Le devoir, 23 octobre 1942, vendredi 23 octobre 1942
“Le Canada e«t une nation «ouve-raine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce «oit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.’’ (i2-z-ni Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Dirsctsar t Gtorgti PELLETIER .l^iontréal, vendredi 23 octobre 1942 REDACTION ET ADMINISTRATION 4S9 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE t BEIjir 3161» SOIRS.DIMANCHES IT PETES Ad mi nutrition t Rédaction i Gérant i BEiair 3361 BEIcir 2984 BEIalr 3361 » L’Angleterre place une forte escadre sur l’océan Indien Natalité et conscription À qui la conscription pour service outre-mer ferait-elle le plus de mal, aux Canadiens fiançais ou aux Canadiens anglais?La guerre provoque une augmentation des naissances.Il semble que les conséquences de la tourmente — danger physique plus ou moins prochain pour les jeunes hommes, taxes lourdes pour ceux qui ont un tant soit peu d’argent ou des situations assurées, augmentation de gain pour les anciens chômeurs et les petits salariés, accélération générale du rythme de l’activité sociale — tout cela favorise la vie.Dans le danger on a moins peut des risques.Donc l’accroissement naturel dans notre province est passé de 14.4 par 1.000 âmes en 1939 à 16.3 en 1941: les chiffres correspondants pour tout le Canada sont de 10.7 et 12.2 et.pour l'Ontario, de 7.1 et 8.7.En chiffres absolus, l’excédent des naissances sut les décès a été en 1941 de 54.294 pour le Québec et de 32,998 pour l’Ontario.C’est le fait que notre taux de natalité est le double de celui de l’Ontario qui explkflie qu'avec 436,000 habitants de moins que la province voisine, notre accroissement soit quand même d’environ 65 pour cent plus élevé que le sien.Cela ne donne d’ailleurs pas un tableau véridique de la situation des groupes canadien-français et canadien-anglais.parce que les Franco-Ontariens contribuent à élever le taux de l’Ontario, tandis que les Québécois qui ne sont pas d’origine française affaiblissent un peu le nôtre.Le Toronto Star, après avoir cité ces chiffres, conclut: That, in Wartime, is not the whole story.Many Canadians have died on active service outside Canada.and this loss — the loss of the nation's best and bravest manhood ¦— is not included in Canadian vital statistics.No one knows to what extent it will ultimately offset the natural increase at home.On prépare une offensive contre les Japonais en Birmanie que, pout la durée des opérations militaires où nous serions engagés à fond, notre accroissement naturel serait moins au-dessus de celui de l'Ontario qu en temps normal.Il convient toutefois d'examiner quelle serait la situation après la guerre, à supposer qu un grand nombre de jeunes Canadiens des deux origines fussent disparus, la proportion des victimes étant naturellement plus forte chez nous.• , C’est ici que la répartition de la population scion 1 age prend toute sa signification.La natalité se comporte comme l’intérêt composé; c'est une courbe qui ressemble bien plus à une progression géométrique qu'à une progression arithmétique.Voilà pourquoi le groupe canadien-français, parce que sa natalité est beaucoup plus forte, est en train de rejoindre l’autre rapidement, en attendant de le dépasser.Dans l'hypothèse formulée plus haut, une génération H n’a pas l’insolence du premier ni la bêtise du second, mais, comme tous les deux, il choque, il rebute, il dégoûte.* * * Si le fat ennuie, le pédant assomme; Le pédant raisonne peu, quoique grand raisonneur; Savant grossier, opiniâtre, il a plus l'usage des livres que du monde et plus de lecture que de jugement; (suite à la page sept) Le carnet du grincheux C’est nous qui soulignons ultimately.Rien à dire sur cette phrase qui est très juste.Mais certains lecteurs en déduiront peut-être la pensée que la conscription pour service outre mer diminuerait la pression de la natalité cana-dicnne-française sur l’élément anglo-saxon.Ce serait là néanmoins un mauvais calcul.Certes, pour les années de la guerre, ce serait vrai.Mais pour plus tard — encore plus ultimately —, ce serait exactement le contraire.Il suffit pout s’en convaincre de regarder la répartition des deux g.oupes selon l'âge.Les chiffres du recensement de 1941, quant à l’âge, ne sont pas encore connus, mais ceux de 1931 justifient notre affirmation.A cause de notre forte natalité, la moyenne d’âge des Canadiens français est sensiblement plus faible que celle des Canadiens anglais: cela veut dire que proportionnellement ils onf plus de vieillards et de gens d’âge mûr que nous et nous, plus qu’eux d'enfants et de jeunes gens.Le recensement donne la répartition de la population selon l’âge pour chacune_dcs origines raciales.Les chiffras n suivants sont établis sur” ceux au recensement de 193’.j' A cette date, les enfants de 0 à 4 ans représentaient 10.35 pour cent de la population de tout le Canada; or, pour les Canadiens d'origine britannique, cette proportion n’était que de 8.61.tandis que pour les Canadiens français, elle était de 13.15.A mesure que l'âge augmente, l'écart diminue, puis la proportion se renverse.C'est un phénomène inséparable d une différence prononcée dans le taux de natalité.Si nous réunissons les âges de 5 à 24 ans, nous avons, toujours pour 1931, les proportions suivantes: 40.07 pour cent pour l ensemblc du Canada.37.06 pour les Ca On a écrit qu'en Allemagne il y a tellement de bureaucratie et de bureau- ., ,, , • __-, ; crates qu’on n'y arrive plus à se démê- bien importante au point de vue démographique aurait .|er d.un bureau h |.autre et que nombre été décimée.Cela affaiblirait incontestablement les deux ^’affaires restent ainsi en panne (voir groupes.Pourtant, ces pertes, biefi que proportionnelle- Lait Train from Berlin, de H.K.Smith), ment moins considérables, seraient beaucoup plus graves Chez nous aussi la bureaucratie fleuriR pour les Canadiens anglais.Les enfants de 4 ans et moins en 1931, nous l'avons vu, étaient proportionnellement beaucoup P'u* r nombreux chez nous que chez les Canadiens anglais, v oici ce que cela représentait en nombres absolus.Pour les Canadiens français, 385,162; pour les Canadiens d'origine britannique, 463,100; n’oublions pas que dans ce dernier chiffre se trouvaient 106,681 Canadiens irlandais: les Canadiens originaires de l’Etat libre d’Irlande devraient normalement, comme on le fait aux Etats-Unis, être classés à part _ ^ ^_______ des Canadiens anglo-saxons et, en tenant compte de la part ayâri|.adopté et mettant en principe les approximative de l’Irlande du Nord, qui doit aller aux méthodes de la Gestapo de Berlin ou de Anglo-Saxons, cela signifierait une diminution d'au moins !a Tchek» de Moscou?Elles ont toutes 80,000 sur le total des Canadiens d’origine britannique, deux plus d'adeptes et de^plagiaires que Et c’est, par exemple, à cause de cela qu'on ne peut savoir si c’est Me Saint-Laurent, en tant que ministre de la justice, ou tel ou tel autre ministre qui a ordonné d'envoyer M.Houde de Peta-wawa à Fredericton.Ça ne peut pas être Me Saint-Laurent qui a imposé à la famille Houde des sacrifices additionnels pour aller voir son chef deux fois plus loin, chaque mois.Me Saint-Laurent s’en défend catégoriquement.Alors qui est-ce?Un quelconque bureaucrate Canadiens français et Canadiens anglo-saxons sont donc à peu près en nombre égal dans cette categoric, qui a au- on pense, jusqu’au Ca tie?Liberté?Respect deîpi; lanala.de fin Démocra ndividu?En attendant, qui mettra à la raison ce quel- Cênes subit un violent bombardement aerien de la part des Alliés — Dommages considérables — La double mission de Rommel dans le Proche-Orient — M.Pouliot (Témiscouata) attaque M.Macdonald, ministre de la Marine — Ce qui se passe et ce qui ne se fait pas, dans le bas Saint-Laurent — Apparente incurie de fonctionnaires et de bureaux fédéraux — Constatations d’une enquête sur place menée par un journaliste québécois Le Canada aura souscrit en cinq jours un tiers au moins de l’emprunt llsley On prévoit une offensive prochaine des Alliés du idu fleuve.Les gens de la Gaspésie savent bien que si le côté de la Birmanie.Ce qui le fait croire, c'est que les i gouvernement exposait la véritobie siïuahon, I opinion généraux Wavell et Auchinleck, pour les Anglais, Stilwell, pour les Américains, ont eu une longue conférence ces jours-ci; et qu'une escadre britannique, formée de 3 cuirassés: le "Warspite", le "Resolution", le "Royal Sovereign", ainsi que du porte-avions "Illustrious" et de plusieurs croiseurs et contre-torpilleurs, sous le commandement de sir James Sommerville est passée dans l'océan Indien il y a quelque temps et fait la patrouille dans une zone voisine de l'Inde, ainsi que la chasse aux navires japonais qui pourraient transporter des renforts uux troupes qui ont envahi lo Birmanie il y a déjà des mois et en ont chassé )es Alliés après ce que le général Stilwell, usant d'une expression américaine, a qualifié de "hell of a beating", — ce qui veut dire, en termes populaires de chez nous, "une m, .dégelée".On se rappellera que le général Auchinleck, dont le nom reparaît dans les dépêches, fut le successeur de Wavell en Egypte et dans le nord de l'Afrique, jusqu'à ce qu'il eût été déplacé par Londres à la suite de la dernière campagne de Rommel qui avança jusqu'à 80 milles environ d'Alexandrie; le général Auchinleck avait dû prendre la direction personnelle de la Ville ormée britannique refoulée de Tobrouk et de la Libye, il y a déjà plusieurs mois.A ce propos, on signale que Rommel vient d'être * * , , t* 1 _ LqWl I I IÇ I I : u O ici >* w jourd’hui de 11 à 15 ans et qui vraisemblablement | conque tyranneau de la bureaucratie fé sera pas profondément touchée par la guerre.Donc après la guerre, à mesure que d’une année à l’autre nos enfants arriveraient à l’âge adulte, le nombre des foyers nouveaux serait sensiblement égal de part et d autre.Peu après, comme les chiffres de 1941 pour les enfants de 0 à 9 ans l’établiront, le nombre de nos familles nouvelles l’emporterait graduellement sur celui des nouveaux foyers des Canadiens anglo saxons, puis de l’ensemble des Canadiens d’origine britannique.Or, tandis que nos jeunes foyers combleraient rapidement les vides faits dans nos rangs par la guerre, car ces ^ jeunes Canadiens français garderaient au moins dans un.Saxons du Canada pour faire remonter bonne mesure nos traditions de fécondité et de familles l’histoire du Canada à la fraîche date de nombreuses, chez les Canadiens anglais une tradition de j leur immigration, natalité relativement faible rendrait la chose plus difficile.! * * * En peu d années, la situation respectis'e des deux grou- ^ métjer de prédjcant de ,a Bône Entante pes serait devenue plus défavorable pour les Canadiens an- j ^ base jg conciliation et d’a-rangement glais que s’il n’y avait pas eu de guerre.Sans doute même à supposer que la guerre finisse aujourd’hui —, d’ici une trentaine d’années, si 1 on se fonde sur les derniers recensements, les Canadiens français auront rejoint les Canadiens anglais.A ce moment-là les gens qui dépassent aujourd'hui 50 ans seront presque tous disparus, de dérale ?¥ ¥ * Des étudiants de Québec, de passage à Régina, ont scandalisé des gens de cette capitale saskatonne, en paradant dans les rues avec des oriflammes qui portaient le nom de leur université: Laval.Saskstons et Saskatonnes scandalisés pouvaient-ils savoir que le’pre-mier évêque du Canada et de toute l’Amérique du Nord, il y a près de trois siècles, s’appelait François de Montmorency Laval.14 se trouve des Anglo nadiens d’origine britannique et 44.70 pour les Canadiens part ct d’autre, et ce sont les âges où nous sommes le plus français.Pour le reste de la population — 2 5 ans et plus cn £tat d’infériorité.Les enfants d’aujourd'hui, catégorie la situation est inverse: 49.56 pour cent pour l’ensem- ' 0ù n0us atteignons l’égalité, seront au sommet de la vie.« r a -y c ____ r*__________i : J ’ ~ ~ 1 ____ j •.i i *» non on Nrvri c nniic au- ble du pays, 54.35 pour les Canadiens d’origine britannique ct 42.13 pour les Canadiens français.Ceux qui avaient de 5 à 24 ans en 1931 ont en 1942 de 16 à 35 ans.C’est dans les rangs de la moitié masculine de cette catégorie que la guerre fera le plus de victimes.Comme ces jeunes hommes représentent une plus forte proportion chez nous que chez les Canadiens anglais, nous sommes donc Les jeunes d'alors.les prochaines generations ou nous au tons la majorité, feront contre poids aux gens d’âge mûr el aux vieillards qui représenteront les dernières générations à majorité canadienne-anglaise.Mais si la guerre fait des coupes sombres dans les deux groupes, cette éventualité arrivera encore plus vite.Si la dernière génération, où dominent vraiment en nombres ____ toujours proportionnellement — plus absolus les Canadiens anglais, est décimée, et rendue à qu’eux pour la conscription et pour les victimes j moitié stérile par le fait d'une longue absence de jeunes les de la guerre.Nous disons proportionnellement, hommes, cela accélérera encore 1 issue prévue de cette conquête des berceaux: car les pertes seront plus difficiles a combler d’un côté que de l’autre, à la fois parce que plus nombreuses en chiffre absolu — bien que proportionnellement moins fortes — et à cause de la différence dans la Si nous étions les racistes (antiques et assoiffés de domination que certaine presse nous accuse d’être, nous devrions être plutôt favorables qu'opposés à la conscription.Mai* nous n'en voulons pas.même si elle doit faire encore plus de mal, un mal plus irréparable aux Canadiens anjais qu'à nous-mêmes." Paul SAURIOL 23-X-42 exposes éventuelles de la guerre car en nombres absolus, ce ne serait plus le cas.étant donné que, pour les âges de 5 à 24 ans, il y avait en 1931 1.308.693 Canadiens français et 1,993,454 Canadiens d'oHgine britannique.Comme les conscrits sont a l'âge où l’on a des enfants, il est évident que ces vies terminées prématurément, les mariages ajournés et l’ensemble des jeunes hommes absents du pays, tout cela diminuera les naissances dans les deux groupes.Et à cause de notre forte natalité, bien que le nombre de nos conscrits soit moins élevé en chiffre absolu que celui des Canadiens anglais, cela privera le Québec de plus de naissances que l’Ontario.La conséquence, c est des textes, est sans doute d'avis que c’est là un petit fait dont il convient de tenir compte.¥ ¥ ¥ Trouvé dans la Gazette de Québec, du 29 septembre 1756: Ceci est pour avertir let Habitants de la Ville de Québec que Patrica McClement enseignera aux enfants français là son école au Collège de?jésuites) à lire, à écrire et à parler la langue angloise.Et comme toutes les affaires publiques de cette Province se font à présent, et se feront à l'avenir, en lan ,'ue angloise, il eipère que les Citoyens ne négligeront pas cette occe-sion de faire instruire leurs enfants dans une langue vivante.?Dire qu’il y a des gens pour prétendre que le Canada français ne s’est jamais soucié de l’enseignement de l’anglais ! ?Savoir l'anglais comme savoir son petit catéchisme ?A ce compte, bon nombre de gens qui préconisent l’englais n’en sauraient pas long.Le Grincheux 23-X-42 publique réagirai! assez vigoureusement pour exiger une action plus efficace de ia part des autorités.Us ne sont pas loin de se demander si la censure n'est pai parfois qu'un prétexte pour cacher de l'incurie et de la négligence.Les gens remarquent .un peu plus d'activité de la part des avions, mais dans l'ensemble rien n'est changé.On semble convaincu que le gouvernement abuse du slogan; "Il ne faut pas renseigner l'ennemi", pour voiler à la population l'insut-fisance de nos moyens de defense., On semble n'entretenir aucune animosité contre les militaires, soit ceux de l'armée, de la marine ou de l'aviation.Tour sont d'avis que si ces derniers possédaient le maténer nécessaire, si on leur laissait plus de liberté, la situa< tien serait grandement améliorée.La population n'«ime pas les fonctionnaires qui, de leurs bureaux d'Ottawa, voient à la défense de nos côtes".DES FAITS Là-dessus, l'enquêteur (Edouard Laurent) donne connaissance de deux faits "bien contrôlés", dit-il, et "de nature à démontrer que leur intervention [celle des fonctionnaires d'Ottawa] n'est pas toujours des plus heureuses".Un matin, M.Louis Keable, maire de Méchins, vit apparaître à un mille du quai de sa localité "un sous-marin ennemi" de fort tonnage.Il prévint immédiatement l'aérodrome de Mont-Joli, dont les chefs avisèrent Oitawa.Les fonctionnaires fédéraux dépéchèrent sur les lieux.deux policiers fédéraux.Ils parcoururent 28 milles pour faire enquête.Celle-ci démontra l'exactitude de la nouvelle.Ils firent rapport à Ottawa et "un bombardier.arriva à Méchins huit heures après le départ du sous-marin".Il était loin."Autre incident, dans le comté de Gaspé, cette fois, un député qui filait sur le route aperçut à peu de distance de la côte un sous-marin ennemi.Le député s'empressa d'avertir les autorités.L'avertissement tut donné durant l'aprcs midi et le premier avion qui survola les lieux le fit.le lendemain matin".Dans les deux cas des personnes responsables ont contrôlé les faits.Et le ministère de la Marine a bougé on sait comment: en retard et alors que c'était devenu inutile, par suite du temps écouie.L'enquêteur de l'"Action catholique" a constaté au surplus que même le gouvernement fédéral ne prend pas ou sérieux l'ordre d'obscuration, de l'Ile-Verte, dans le comté de M.Pouliot, jusqu'à Douglastown, en Gaspésie, du littoral sud du fleuve ef du golfe."Personne n'observe cette presetiption, .Les phares, les bouées et les objectifs militaires gardent leurs lumières allumées toute la nuit.Les automobiles du gouvernement circulent avec toutes leurs lumières durant la nuit.Ce qui se passe pour l'obscuration est une image, sans jeu de mots, de ce qui st passe dans d'autres domaines".L'unquêteur conclut de là qua "cela semble être la conséquence de l'intervention inefficace des fonctionnaires dans notre défense ct du silence du gouvernement pour cacher aux gens de la côte la véritable situation où ils se trouvent.Du moins c'est ce que l'on pense là-bas".Dons une seconde tranche de son enquête, le journaliste québécois dit que l'on craint en Gaspésie non pas rien que pour les personnes et les villages ainsi que pour les embarcations de pêche, mais pour toute l'industrie forestière de la région, l'une des principales richesses de la péninsule, dont les forêts valent "quelques centaines de millions".Des feux de forêts seraient bien vite allumés par des bombes incendiaires allemandes.Politique canadienne Sur le départ de M.Hepburn De choses et autres Portraits quant aux vrais motifs de la sortie du premier ministre libéral ontarien — Avait-il perdu la foi dans son parti?LE POUR ET LE CONTRE DU PERSONNAGE Par Léopold Richer O/i les rencontre dans tous les mondes, ces èlres que le diction-_ _________ I naire el le commun langage ap- Contentement i Ott.w.dé»rr.i i Toronto - Curionté | •-J.l-.J-.m po;„ ,,,« /„/„ oublier aux autres la loi inexorable de vivre avec Imites sortes de caractère et d’humeurs.Analysés, dépeints, catalogués par des moralistes; ceux-ci nous disent ce qu’ils en pensent: Le fat ou le petit-mai Ire esl l’espèce d’homme la plus vaine et la plus détestable qui végète sur la surface de.la terre; C’est un homme don! la vanilé seule forme le caractère, qui it'agil que par ostentation el qui, voulant s'élever au-dessus des mitres, fait tout cc qu’il peut pour être méprisé de tous; I.e fat est un homme d'espr/l pour les sots qui l’admirenL c'est un sot pour les gens sensés qui ie subissent; Le sot n’a pas assez d’esprll pour être fat; le fat n’a pas assez de jugement pour être homme d’esprit; Ottawa, 23-X-42 — M-Hepburn a le floût du dramatique.11 v doit une grande part de ses succès.11 vient de démissionner comme premier ministre de Ontario.11 a agi brusquement, sans avertissement préalable, au moment où il existe six vacances a ‘a .,e-islature.Un dirait que M.t»ep- vaste.11 était peut-être fatigué de l’administration provinciale.Qu’il quitte son poste pour cause de maladie, on en doute beaucoup.Ces jours derniers encore il faisait preuve d’une excellente santé, disant son fait à l’administration fédérale.Malade?Pas plus ni moins que les hommes de son âge nui se sont surmenés, ont accumulé les soucis, se sont fait des ennemis.Citation d actualité ".C’est une bien trompeuse illusion de croire qu’il faille commencer très tôt à prononcer l’anglais pour pouvoir le parler de façon correcte, je dirai même de façon élégante; quiconque a de l’oreille, est observateur, intelligent et tenace, peut arriver àvec le temps et par la pratique, à prononcer l’anglais de façon très convenable, s’il commence à vingt ou trente ans, même à cinquante ans.Tout le monde connaît l’excuse classique des paresseux : oh ! si j’aveis commencé plus tôt ! L’étude de la langue anglaise, comme de toute langue.est très difficile et exige beaucoup d’attention et de persévérance.Quel que soit l’âge auquel on commence à l’apprendre, il faut continuer l’étude de la langue; autrement, on a tôt fait de l’oublier, et tout est à recommencer".Maurice LEBEL (L'Etude et l’ensetKnement de t'an-glals.19421.désigné par Berlin au commandement général, armées de terre et de l’air, ainsi qu’opérations en mer, — des forces italo-allemandes du côté de lo Méditerranée; il a aussi mission de conduire à la fois deux offensives: celle contre l’Egypte, déjà en train, et une autre à amorcer contre ta 5iyrie, en se servant pour cela des îles grecques en possession de l'Axe, dont la Crète.On note dans les dépêches de provenance alliée l'information, admise par Rome, qu'il y a eu une forte attaque aérienne de la part des Britanniques contre 'a ville et le port de Gênes, en Italie, avec des dommages très sérieux, du propre oveu de l'état-major italien.Il y avait eu il y a déjà plusieurs mois une attaque navale sur Gènes par les Anglais.Ailleurs, sur les différents théâtres de la guerre, il y a peu de nouveau à relever.L'EMPRUNT DE GUERRE CANADIEN Il y aura eu au moins $225 millions de souscrits à l'emprunt de guerre canadien, ce soir, — après 5 jours de campagne vigoureuse.Ce qui fait croire que le tiers de la souscription aura été atteint si vite, c'est qu'hier soir, après 4 jours de campagne, le total souscrit atteignait, d'après les statistiques officielles compilées à Ottawa, près de $197 millions (exactement $196,-682,600) et que la moyenne des souscriptions dépasse les $46 millions par jour jusqu'ici.C'est en tout déjà $32 millions de plus que lors de la dernière souscription, pendant le même nonibie de jours.L'optimisme règne au siège principal de souscriptions et l'on entrevoit lo possibilité de toucher le milliard d'ici le 10 novembre prochain.Le Québec compte déjà $42 millions et tiers souscrits, soit 21.17% de l'objectif fixe pour lo province’; et là-dessus le district de Montréal a souscrit $33 millions et trois quarts.La ville de Sherbrooke est en tête de toutes les municipalités de la province, ayant dépassé déjà 53% de son objectif.Au nombre des fortes sousciiptions reçues à Ottawa, il y a celle de la "Metropolitan Life", seefion cano dienne d'une forte société d'ossurance-vie américaine.A même leurs fonds canadiens, les bureaux de cette , || y a des moyens de protecHon "à peu près négligeo-société chez nous ont souscrit $20 millions.On pré- blés, dans la région", des services auxiliaires qui voit que d'autres sociétés canadiennes du même genre, , devraient s'appuyer sur des services essentiels; ma.s dont les souscriptions sont certaines, affecteront à cela qu'est-ce que ceux-là pourraient donner sans ceux-ci?des sommes sinon égales, du moins proportionnellement j "Tous ceux que j'oi interrogés affirment qu'ils n'ont aussi élevées, eu égard à leurs disponibilités.Et puis il y aura les souscriptions grossissantes des banques, des établissements de crédit, de grandes institutions financières et industrielles, etc.M.llsley n'a pas d'inquié tude, il aura plus que ce qu il demande, et il saura à quoi l'affecter.I! est de plus en plus satisfait des ren jamais vu dans le fleuve ou dons le golfe un convoi accompagné par des avions; et cela malgré les dangers de la guerre sous-marine".Chose singulière, il y a en Gaspésie et dans les environs des "patrouilles américaines" constamment au-dessus de nos côtes.Les gens de la Gaspésie aimeraient bien obtenir une v-.- ¦ a SOUCIS, se sum I«U ne» emiciuis.?urn a eu peur de la lutte et qu n ¦ Cettc raisnn officieIle de son dé.décidé de sen aller P*”'0' • i part ne trompe personne.M.Hep- soutenir 1 attaque de *® ll burn serait peut-être disposé à quit- res.Façon peu courageuse et peq ^ |e canada pour se rendre en élégante de résoudre une situa Angleterre pour y occuper un pos-compliquée.Voilà ce que Pc'1f,ent te quelconque, ou à se laneer dans plusieurs Ontarçens qui a''»'™' UIle nouvelle aventure politique.Un péré avoir l occasion Prochama de ho|nme al|S#i actif qne U,j SP fatj-montrer à leur premier ministre ajt vile de ]*0i8jveté.Qu il ait qu’ils n approuvent pas la façon " j rojet cn vur< u (.hosc cst dont 11 s’ingère constamment dans jrn attendant qu’il nnnon- ]cs affaires fédérales, non plus qu ^ ses v^rjtahTes intentions, la non-son récent rapprochement avec vejje de sa d^mjssjon crée toute une Tim Buck et le parti communiste.sensatjon ct donne naissance aux M.Hepburn d’ailleurs semblait éprouver le besoin d’une arène plus (Suite d la page 7) Le retard d’hier Nous nous ezeusons auprès do nos loctours do lour «voir livré hior soir le "Devoir” passablement en retord.Un grand nombre d’entr» eux._ inquiet* de ne pas voir leur journal à l’heure habi-tuelie, ont téléphoné à nos bureaux ou à not rédacteurs pour tonnsitre la raison Je ce retard.En (ait il n’v eut de cela aucune cause extérieure.Un court-circuit dans un transformateur essentiel à trées de fonds de fout genre et tout ce qu'il o jusqu'ici explication à ce sujet".Bref, tout ce qui se passe, demandé, il l'o obtenu.et ce qui ne se foit pos et devrait se foire dans cette A,,*rL,-r région "exerce un effet désastreux sur la mentalité LA DEFENSE DU SAINT LAURENT population.La Gaspésie.a l'impression que Une dépêche d'hier mandait que M.Jean-François Je reste du pays se désintéicsse de son sort qu'il la Pouliot, député de Témiscouata aux Communes, venait »û'S*e complètement seule en face des hasards de la de déclarer que si M Macdonald, ministre de le g^rre.Une attitude moins cn.gmatique de la part du Marine n'est pas capable d'assurer la défense effective gouvernement pourrait corriger la situation.Le reste du Bas-Saint-Laurent, il n'a qu'à quitter un poste la province et du pays ignorent les inquietudes àe .la publication du journal noua a con- l.r fat est enchanté de lui-même: j traint».afin d’évitar un plus grava acci-aussi aime-t-il à se montrer; (font, i fair« Imprimor lo "Dovolr” hors Il a la plus haute idée de ses je roi atoliors.talents ct il esl le plus content du Las choses sort entrées dans l’ordro monde de sa personne; dés cat avant-midi.No* romercioment* U est entre l’impertinent et le ] au “Petit Journal" grica auqual nous sot, étant composé de l’un et de avons pu paraître vori la fin do la jour-iuutre; néa d'hier.la Gaspésie; on ignore, à cause du silence du gouvernement, que la guerre soit si proche de ses demeures, de sa misère et de ses richesses".La conclusion de tout cela?C'est que M.Pouliot n c pas si tort, non olus que M.Roy, d'insister sur l'apparente inertie, le détachement inexplicable dont l'autorité fait montre au sujet de la situation dans le bas Saint-Laurent.Imaginons que de tels faits se passent autour de Halifax, je Saint-Jeon (Nouveau-Brunswick), d'autres points du littoral des Provinces Maritimes.Est-ce que l'opinion publique ne s'alerterait pos?Et se peut-il que l'on parlerait de tout cela avec le désintéressement qu'on reproche au ministère en certains milieux bien informés?La défense maritime ct océonique du Canada pour lequel il ne serait pas qualifié.M.Macdonald, il y a quelques jours, o dédoré en Colombie canadienne, qu'il protège la région en question le mieux possible, mois qu'en fin de compte il ne peut toujours pas retenir à cette fin foute la flotte conodienne."Le bas Saint-Lourent n'est pas un littoral, c'cst un fleuve, et les coulages récents indiquent bien que l'ennemi c su pénétrer à l'intérieur du pays.Si M.Macdonald ne s'en avise pos, qu'il s'en aille", a conclu le vigilant député de Témiscouato.Un journal québécois bien disposé envers le ministère King, T'Action catholique (H et 15 octobre 1942) o publié uu sujet de ce qui se passe dans le golfe Soint-Lourent une enquête sérieuse, faite sur place, où on lit entre autres choses - - - ¦ .qu'une atmosphère d'inquiétude flotte un peu partout ‘mporfe autant, smon davantage, que celle des An-en Gaspésie; que l'habitant dr la région soit très bien [t'Hes anglaises ou des cotes du Royaume-Um.Qui paie, quel danger il y a dons la région; qu'un bon nombro ici, pour que le pays soit défendu comme '' 'c ''ont vu des scus-marins nnemi," ef que "d'outres ont Les outre, ou les Canadiens?A mem» miHws été témoins de torpillages de navires allié,.ont vu que va bientôt recevoir M, ^aurenfVA M ou entendu parler des marins blessés.Ce qui auq à la defense effect.ve du basSam-Laurent.AM mente l'angoisse collective, c'est d'abord le silence du Macdonald de demander sa part pour cela.- le.r.gouvernement sur tout ce qui se passe dans le bas i m-x-** t LE DEVOIR, MONTKIAI VENDREDI 23 OCTOBRE 1942 VOLUME XXXIII — No 247 L’Allemagne recourra à la force pour obtenir des ouvriers français Darlon parle d'une menace contre Dakar — Laval songerait-il à quitter Vichy?— Alertes à Lyon et à Toulouse FAITS DIVERS Marin recherché pour vol à main armée .Vichy, 23 (A P.) — Les autorités militaires d'occupation à Paris ont menacé de recourir à la force, si ies ouvriers spécialisés français refusent d’aller travailler en Allemagne.C’est ce que vient de déclarer le commandant allemand de la zone parisienne, après avoir constaté qu'un groupe de travailleurs qui devaient se rendre à une gare pour gagner l’Allemagne ont négli- t gé de faire acte de présence.On a .aussitôt assigné un autre groupe j pour aujourd’hui, avec l’avertissement comminatoire que ceux qui ne suivraient pas les instructions s’exposeraient eux-mémes à des mesures de coercition.2* 11 sait d’ailleurs tout ce qu’il risque dans la crise qui croît toujours.3“ 11 peut même aller jusqu’à recommander au gouvernement d’évacuer Vichy, pour soutenir ailleurs la résistance.4’ S’il n’ose pas aller jusque là et1 si la pression nazie augmente en-| core, d'autres pourraient s’y resou * * * Londres, 23 (C P.) — Une aleite aux avions a sonné hier soir à Vichy, capitale du gouvernement français administrant la zone non Pierre Laval, qui a dit à ses com- I occupée.Des rapports radiophoni-patriotes au début de la semaine ' ques du continent rapportent qu’un qu'ils doivent aller librement en j tir antiaérien très violent a été en-Allemagne pour satisfain sa de- tendu a Lyon, mande de 150.000 travailleurs, est; , ., , retourné à Vichy après avoir con- j ^es P0!>,es ‘Ie radio de loulous féré avec les autorités allemandes à Paris.U a aussitôt discuté de la situation avec Jacques Barnaud, di- Les postes de radio de toulouse (en zone non-occupée) et de Paris (occupée) ont cessé leurs émissions durant l’alerte.Les batteries anti- recteur des relations économiques aériennes de Vichy ont tire a Jh.franco-allemandes, le maréchal Pé- ; 'lu.'s,‘?.ir‘, L obscuration est en tain et Fernand de Brinon, ambas- force a loulouse, dit-on.sadeur de Vichy a Paris., nacj10.vichy a rapporté hier que L amiral Jean Darlan, chef des d édifices, dans le département forces années de la France, est ., Ha,ii»Vionn» nv.ioni âi» î., ______x ,i «e ta Haute-Vienne, usaient ete m- cncore à Dakar où il complete son inspection des défenses fortifiées de ce port de l’Afrique occidentale.Hier, il a transmis par T.S.F.aux résident» de la colonie un message de Pétain où il les avertit qu’ils doivent faire face à une nouvelle menace que les autorités mettront tout en oeuvre pour écarter.De sources étrangères, à Berne, on affirme que ce discours de Pétain n’est qu’une feinte pour convaincre les Allemands qu’il n’est nul besoin de troupes nazies en Afrique occidentale.Dans les milieux des Nations-Unies, on estime que l'insistance de la presse de l'Axe à affirmer que Dakar est en danger n’est que de la propagande pour gagner les Français à l'idée de permettre aux Allemands de se servir de Dakar comme base.¥ ¥ * cendiés, par des bouteilles remplies de liquide inflammable jetées du haut des airs “par des avions ennemis”.Une Journée des parents à l'Académie Saint-Paul, Westmount Berne, 23 (A.P.) — Des observateurs bien informés affirment que l’amiral Jean Darlan, chef des forces armées du gouvernement français de Vichv (armée de terre, de mer et de l’air, comprenant les quelque cent mille hommes d’armée de campagne laissés à la France par l’armistice, l’importante flotte française, dont une partie est armée à Toulouse sur la Méditerranée, une autre partie armée à Dakar, en Afrique occidentale, et une autre escadre enfin désarmée et neutralisée par les Britanniques en rade d’Alexandrie; plus les quelque 300,000 hommes de l’armée d’Afrique) serait allé à Dakar en parti-vulier pour étudier la possibilité d’y établir une base de sécurité française, sur laquelle se replierait le gouvernement français dans l’éventualité où les efforts faits pour décider les ouvriers français à aller travailler en Allemagne provoqueraient une révolution obligeant Vichv à se retirer aux colonies.Tout dépend, semble-t-il, de la pression plus ou moins forte qu’exerceront les Allemands pour obliger les ouvriers français à aller travailler en Allemagne.Les patrons eux-mémes se mettent en travers.La crise est devenue si aiguë deux jours avant le discours de Pierre Laval mardi soir que, d’après des informations privées, les membres du cabinet auraient reçu l’ordre de se tenir prêts a partir dans les 24 heures.1! ne s’est rien produit, et “l’alerte" a été rappelée.Mais depuis l’armistice de juin 1940, la situation n’a jamais cessé d’être aiguë en France, se calmant à peine pour rebondir aussitôt sous un nouvel incident.L’affaire du travail forcé en Allemagne, parce qu’elle touche tous le-i Français, est évidemment la plus grave.Voici les faits sur lesquels tous les observateurs paraissent d’accord: 1“ Laval mène un dur combat pour se remettre en selle et se fai*-de nouveau accepter par les Fran-I çais comme "le moindre mal’’, dit I la Gazelle de Lausanne.Avis de décès MENARD.— A Montréal, le 2t octobre 1942, est décédé à l’âge de 55 ans, Philadelphe (Phil.) Ménard, époux de Berthe Deschène.Les funérailles auront lieu samedi, le 24 octobre.Le convoi funèbre partira du no 2610 chemin Sainfe-Cathrine, à 8 h.45, pour se rendre à l’église Saint-Germain d’Outre-mont, où le service sera célébré à 9 heures, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Samedi dernier, une soixantaine de parents des élèves du cours français de l’Académie Saint-Paul se réunissaient à l’école pour y rencontrer les professeurs de leurs enfants.Après un mot de bienvenue de la révérende Mère Supérieure, les parents visitèrent l’édifice et purent constater le bel aménagement des classes.La visite de l’école se termina par un goûter préparé et servi par les élèves du cours d’enseignement ménager.Mme J.-B.Lefebvre, présidente du Cercle des Mamans, remercia ieSj religieuses de leur gracieuse hospitalité et exprima l’espoir de tous que cette visite à l’école créerait une collaboration plus intime entie professeurs et parents.Dans l’assistance on remarquait M.et Mme W.-E.Clement, A.Côté, L.Dubois, G.Forget, G.Grenier, P.-E.Labelle.A.Labrèche, G.-H.Lafontaine, J.Paradis, A.Plessis-Bélair, J.St-Germain, J.Senécal, P.Stephenson, Mmes A.Archambault, J.Barrette, A.Bourgeau, R.Biron, H.Ca-dieux.P.Collet, C.-\.Daigneault, F.-B.Décarie, E.Desforges, H.Dufresne, M.Durand, J.Fabien, A.Gagnon, C.Humber, L.Joubert, W.Johnson, C, Kenncdv, A.Lacaille, F.Langlais, D.Laroche, J.-B.Lefebvre, E.Lemaire, H.Leduc, H.Lo-ranger, L.Masson, R.Ranger, P.-S, Viau.meublez VOTRE maison CHEZ A^ÛÜPoNÎlïL* 4°5C*™'*1N' • r« Oil, MONUMENTS Fandta en 1877 Manuficturlcrt de monuments WE.2640 4485, Cète-des-Neiges Montréal Vient de paraître Sources.par Léo-Paul DESROSIERS Roman du Québec actuel, du Montréal moderne, de la jeunesse, de la nature.“Les Opiniâtres" décrivaient le point de départ en Nouvelle France, de familles s’implantant au sol dans des conditions d’une effroyable dureté; "Sources" décrit leur point d'arrivée, c'est-à-dire leur «fat présent.Ces deux livres composent ainsi un diptyque, deux tableaux qui se tiennent, se font face.C'est l'existence des ancêtres opposée à la nôtre, le passé au présent, les deux chaînons extrêmes d'une même chaîne.En vente au service de librairie du "Devoir”, $1.10 franco.La police du Québec et celle de l’Ontario recherchent Earl-Herve Provosf, 23 ans, marin déserteur soupçonné d’avoir été le complice du suspect Patrick-Gerald McKu-hen, 23 ans, abattu récemment par la police dans une salle de danse de Hull, relativement au vol à ma ai année commis dans le bmeau du gérant de la salle de cinéma Orpheum, à Montréal.La police sait que Provost a été vu à Montréal, la semaine dernière et que, depuis, il aurait été aperçu le long de la rivière Oulawais, à Chêne-ville et à Papineauville.Cycliste riiè par un chauffard La Sûreté municipale détient Joseph Daly, 47 ans, chauffeur de ca-! mion domicilié au no 888, rue Mau-; rice, relativement à l’accidcnt qui j s’est produit, hier soir, rue Notre-; Dame, prés de la rue des Seigneurs, | et qui a coûté la vie au jeune Reg-' gie TitLy, 18 ans, 6429, Briand j aspirant marin.Titley a été reu-j versé par un camion alors qu’il se promenait en bicyclette.Des témoins de l’accident ont pris le numéro de permis du camion qui u a pas arrêté après l'accident, ce qui a amené l'arrestation de Daly, qu’on soupçonne être le conducteur du camion.Codieux subira son procès Armand Cadieux, 30 ans, 5655, Cartier, accusé de diverses opérations frauduleuses alors qu’il était employé comme inspecteur aux usines des Defence Industries Ltd à Montréal, accusé aussi d’avoir obtenu des sommes d’argent en se faisant passer pour solliciteur d’un "fonds patriotique” en faveur du 22e Régiment royal, subira soi; procès, le 29 octobre prochain.Un manoeuvre se noie Un jeune manoeuvre de 17 ans, Jean Â’incelette, 414, 1ère avenue, Verdun, s’est noyé accidentelle-meni alors qu’il était à réparer le pont Victoria, pour le compte de la Durite Company of Quebec, Ltd.Au moment de l’accident, Vincelette était sur l’un des gros piliers de béton du pont, lorsqu’il perdit l’é-qùilibre et tomba dans le fleuve.On n’a pas encore retrouvé le cadavre.Fuyards a l'enfroînement Carmino Arcaro, 32 ans, 503, Bennett, a plaidé culpabilité, hier," devant M.le juge Tétreau, à l’accusation de ne s’être pas présente à l’examen médical exigé pour l’entrainement obligatoire.11 recevra sa sentence, le 28 octobre.Un autre conscrit.Berger Bouiay, 1361 est.Ontario, a comparu hier devant M.le juge Mcnet, et l’a informé qu’il s’était soumis à l’examen médical depuis sa récente comparution devant le tribunal.Il a été condamne aux frais de la cause ou, à défaut, à huit jours de prison.Un troisième jeune homme susceptible d’être appelé à J’entraine-ment militaire, Jean Larochelle, 20 ans, autrefois de Saint-Bernard de Dorchester, a été condamné à Fil) d’amende et aux frais pour avoir négligé de communiquer son changement d’adresse à la division d’enregistrement .des conscrits.Fraudeurs de la loi des prix M.J.-B.Gagné, de Sorel, Qué., accusé d’avoir vendu du sucre à un prix plus élevé que celui de la période de base, a été trouvé coupaple par le juge Allard, sié-ge-.rt à Sorel, et il a été condamné à 8100 et aux frais, ou à un mois de prison.¥ * * S’étant avoués coupables d’avoir haussé illégalement le prix des viandes entre le 1er décembre 1941 et le 28 août 1942, MM.Abraham Afrin et Sol Goldstein, faisant affaires sous la raison sociale de Main Kosher Meat Market, 3783, boulevard Saint-Laurent, ont été condamnés par le juge Armand Cloutier à payer sur trois chefs d’accusations une amende globale de 3250 et ies frais.* * * MM Morris et Charles Letovsky, faisant affaires sous la raison sociale de Letovsky Brothers, 5481, avenue Papineau, se son» aussi avoués coupables d’avoir illégalement haussé le prix du veau et du porc durant le mois d’août 1942, Le juge Armand Cloutier les a condamner à payer concurrement 8190 et les frais ou à faire chacun un mois de prison.Attaque sur Gênes _____ Lo R.À.F.y déclenche de violents incendies — Aucune perte pour la R.A.F.Londres, 23 (A P ) — La Royal Air Force a franchi les Alpes la nuit dernière pour porter un dur coup à l'Italie en bombardant la grande ville de Gênes.Quelques escadrilles ont aussi bombardé la grande ville de Turin où se trouve un arsenal important, mais c’est surtout contre Gênes que l’aviation anglaise a fait porter ses coups.En dépit des hautes montagnes qu’il fallait survoler ainsi que du feu de l’artillerie antiavions française à Vichy et à Lyon, où le passage des formations a provoqué des alertes, de même que dans la ville suisse de Genève, tous les appareils anglais sont rentrés à leurs bases.C’est la première fois en six mois que l’Italie doit subir l’attaque d’avions partis de bases en Grande-Bretagne.Gènes est à la fois le principal port du nord de l’Italie et un important centre industriel.La distance à franchir pour les bombardiers anglais — aller et retour — était de 1.50Ü milles.C’était la première attaque aérienne contre Gênes depuis le 28 septembre 1941.Des escadrilles anglaises et canadiennes ont attaqué dans la journée d’hier plusieurs endroits en FTance occupée, notamment Ja cour ferroviaire d’Amiens.* * * Le ministère de l’Aviation a publié aujourd'hui le communiqué suivant: “La nuit dernière, une puissante escadrille de bombardiers a attaqué le port et la base navale de Gênes.La température à Gênes était belle et les bombes ont été jetées par un beau clair de lune.On a pu observer de grands incendies.Tous nos appareils sont revenus”.Rome, 23 (A.P.) — Le haut-commandement italien admet aujour d’hui1 que les avions anglais ont causé des dommages considérables à Gênes la nuit dernière, que l’at laque a pris une ampleur considé3 rable et que d’autres avions anglais ont allumé de petits incendies à Turin.Le bulletin rapporte que les avions anglais ont attaqué Gênes en plusieurs vagues successives, que l’artillerie antiavions a descendu deux appareils et que la population s’est comportée de façon exemplaire pendant l’attaque.M.Romuald Bourque L’on compte au Canada des soi disant patriotes qui se plaisent à constamment jeter la pierre aux Canadiens français mais tant que cette catégorie de gens continuera à exploiter ce vieux thème, son effort de guerre sera loin d’être complet, a déclaré M.Romuald Bourque, lieutenant-gouverneur élu du Kiwa-nis International pour les districts d’Ontario-Québec et Provinces Maritimes, a déclaré aux membres du Montreal Westward Rotary à l’hô'e de ville Montréal-Ouest aujourd' V.l "L’on parle souvent d’efforts uj guerre mais malheureusement, ce sont des différences d’opinions su_ perficielles qui nuisent à cet ofJ fort”, a ajouté M.Bourque.“Et ces différences, quelles sont-elles?L'un parle angkiis, l’autre le français.Y a-t-il une raison pour que le Canadien français soit epnsidérê déloyal et les autres comme très loyaux?Ne sommes-nous pas tous Canadiens quoique parlant une langue différente?Un homme doit-il être considéré comme indigne du titre de Canadien parce qu’il assiste à la messe le dimanche matin plu^ tôt que d’assister à des offices religieux au cours de l’après-midi ou dans la soirée?’’ Pour apprécier les conséouences, de la zizanie telle que celle qua; s'efforcent de créer certains Canadiens, de dire M.Bourque, il ne faut | que jeter les yeux sur la France.La division des Français a été la cause de la chute de cette nation.La Norvège a eu ses Quislings qui ont certainement aidé à amener la domination allemande.Les Tchèques et les Slovaques ont découvert trop tard que leurs guerres intestines ont assuré le succès des nazistes.“A tout événement, a fait remar-j quer M.Bourque, il ne faut pas oublier qu’au Canada, les Canadiens français se sont montrés aussi patriotes que ceux des autres nationalités.Ils ont su se porter de l’avant contre l’ennemi aussi souvent que les Canadiens d’autres origines." Assemblées, conférences, etc.Vendredi, 23 octobre Monument National, 1182 rue St-Laurent, salle 11, à 7 h.45 et à 9 h.p.m.Cours de coopération (2e année).M.Emile Girardin: “Les coopératives de crédit”.* * * Collège Brébeuf, à 8 h.p.m., souper aux huîtres.Commodore de Niverville, président.A- Jardin Botanique, salle Léon-Provancher, à 4 h.30 p.m.Cours de floristique laurentienne.* * * Association des infirmières diplômées de l'hôpital de la Miséricorde, à 8 h.15 p.m.Réunion.¥ àè ionger jusqu’à la porte même Deux avions anglais ont été des- j jp l'immeuble universitaire, tendus.Les attaques sur Malte se sont continuées.il y avait un général allemand accompagné de plusieurs officiers; tous ont été tués.D’autres guérillas ont détruit un transport de troupes ennemies, tuant un grand nombre de soldats.” Le communiqué de Berlin Berlin (d’après des émissions al- Pour des élections complémentaires Toronto, 23 (C.P.) — Il est très , probable que la C.C,.F.va porter lemandes), 23 (A.P.) — Le com-1 devant le tribunal de la Cour su-muniqué allemand, vendredi: j prême son action pour obliger le .• '*“'1 * r.- —.Raymond, couru vers le pouvoir avec le cri j importait souverainement, pensais-je, pour contre-ription, les libéraux ont imposé à ce pays balancer l’influence de nos associés, que Québec, au militaire pire que celui que nous avons nom des Canadiens français, affirme son opposition Les vieux partis Les méfaits de l’esprit de parti vous donnent la a cette politique dangereuse.Si ma motion eût été agréée par une Chambre unanime, exprimant ainsi l’opinion de lout un peuple, partenaire^ droits égaux dans la Confédération, ne pcnsez-vous*f>as, Mesdames et Messieurs, qu’Ottawa eût hésité, en septembre 1939, à déclarer la guerre à l’Allemagne?Le parti libéral, toujours patriote dans Topposi tion, faut-i! le répéter?m’appuya de ses discours et de ses votes.Mais le gouvernement au pouvoir, élu nausée.Mesdames et Messieurs.Que je vous com* ; sur un programme profondément nationaliste, s'op prends! Je m’en excuse, mais je n’ai pas fini J’ai siégé pendant plus de six ans à l’Assemblée législative de Québec, trois ans sous chacune des deux administrations.J'y ai observé de près, et attentivement, nos deux vieux partis; tantôt j’ai collaboré avec l’un, tantôt avec l’autre; j’ai fréquenté assidûment les caucus et les comités; j’ai connu leurs méthodes, leurs tactiques aussi bien que leurs secreLs.Dans un livre ou dans une conférence, je vous présenterai un jour mon menu parlementaire et je vous assure que vous le trouverez varié: il ne manquera assurément ni de sel.ni de poivre et il vous enlèvera pour toujours, prenez-en ma parole, le goût de pactiser avec nos vieux partis.Pour l’instant, qu'il me suffise de vous assurer que seules les manières de procéder les distinguent et que cette différence est surtout attribuable aux chefs; l’un est courtois, Tautrc parvenu.Quant au reste, no» partis sont des frères jumeaux, que leur mère elle-même, la dictature économique étrangère, qui les allaite pourtant tous les jours, ne saurait reconnaître.Ils se confondent au point, puis-je soutenir, qu’ils ne forment plus qu’un seul être à deux faces, et le malheur veut qu’on nous montre toujours la plus laide: celle du pouvoir.Chez les deux, même absence de doctrine, meme souci d’opportunisme, même patriotisme affecté et prodigalité de promesses dans l’opposition, même trahison cynique au pouvoir, même Indifférence pour le bien commun.Vous pensez que ces coteries se détestent?Mais non, malgré les apparences, elles s'entendent admirablement.Et Pourquoi pas?Leurs bailleurs de fonds, leurs intérêts, leur politique sont exactement les mêmes.Je vous assure que l’étiquette seule les caractérise.Que surgisse du peuple un mouvement généreux, désintéressé, soucieux du bien public, et, comme dans le passe, ils s uniront pour le combattre.11 y a quelques decades d’années, se greffait sur le parti libéral une aile radicale oui ne manquait pas de couleur et que dirigeaient les Dorlon, les Doutre, les I.aflamme, les Reaugrand; on remarquait également T aile ultramontaine du parti conservateur, sympathique et pittoresque celle-là, composée des “castors", suivant l’expression du temps.Mais aujourd’hui!!.A moins que John-Charles Harvey prétende constituer à lui seul la gauche anticléricale de son parti.On ne peut tout de même pas comparer un pygmée à des géants: Beau-grand, Laflamme, Doutre étaient quelqu'un, John-Charles, ce n’ost pas même quelque chose.Le Conseil législatif Voulez-vous des exemples qui illustrent bien le manque de sincérité el l’opportunisme de nos vieux partis/ Vous n’ignorez pas que toutes les provinces du Canada, sauf Québec, ont aboli leur Conseil législatif.Ici, il y a plus de 50 ans que les conservateurs, mais surtout les libéraux, annoncent scs funérailles.En 1936, l’Union nationale, dont j’étais alors membre, s’engage formellement à^e dissoudre On consigne posa violemment à ma motion et refusa même, en dépit des règlements et de:» usages constitutionnels, de l’appeler et de la mettre aux voix.J’ai dû batailler pendant deux mois, avec mes alliés du temps, pour forcer un vote sur le mérite de la question, mais sans jamais y parvenir.Aux étudiants, accourus en foule à la legislature pour réclamer à hauts cris l’adoption par la Chambre de la “motion Chaloult”, on répondit par une vague déclaration de loyalisme et de calembours de tpauvais goût.Suivant la tradition des vieux partis, on était redevenus, au pouvoir, impérialistes et capitalistes, A cause de leur partisannerie politique, mais surtout, il faut l’admettre, pur crainte des représailles du patron, aucun député ministériel ne me seconda: plusieurs pourtant jugeaient nécessaire cette motion et ils me l’affirmaient en secret.L’année suivante les rôles sont renversés: les libéraux gouvernent et la guerre est déclarée.En juin 1940, appuyé par M.Camillien Houde, j’inscris une nouvelle motion affirmant que notre participation à la guerre devrait rester “libre et modérée”: j’employais à dessein, dans mes conclusions, les expressions mêmes de MM.King cl Lapointe.Le parti libéral, qui m’avait efficacement aidé en 1939, s’empresse de renier les promesses de ses chefs, déclare me motion “inopportune”, “regrettable" et la rejette à Tnuanimité.Quant à l’opposition, qui avait combattu nu pouvoir mie résolution de même nature, elle vote Mercier dont toute la vie s'inspire d’un amour fou gueux pour sa race et sa religion.Honoré Mercier, il importe plus que jamais de ranimer chez nous ce souvenir lumineux et fécond.Chef de peuple aux conceptions nationales hardies, ce premier ministre québécois s’en allait partout, à Paris, à Rome, en Nouvelle-Angleterre répétant avec fierté et crânerie: “Cette province de Québec est catholique et française, et elle demeurera catholique et française”.11 fut le premier et le seul de nos ministres à appliquer chez nous une politique d’envergure, dégagée de l’esprit de parti, véritablement conquérante et cana-dienne-française.Ne désespérons pas.Mesdames et Messieurs, nous comptons encore parmi nous, et plus que jamais peut-être, de véritables patriotes qui rejoignent les grandes figures du passé.Puis*é-je vous avoir convaincus que les causes de notre déchéance, étudiées à la lumière de notre histoire et des événements contemporains, se réduisent à l’esprit départi.Si nous ne comptons aujourd’hui, dans notre Etat français du Québec, que 2 millions d’habitants au lieu de 6 millions, n’est-ce pas attribuable au fait que trop de nos politiciens se sont main, si elles nous permettent enfin de nous ressaisir et de nous rattacher aux lignes maîtresses de notre histoire?Mais, alors, Mesdames et Messieurs, si je vous a-quelque peu convaincus, vous devez comprendre que le devoir vous commande d’aider à combattre et à vaincre nos pires ennemis, les vieux partis politiques, et surtout l’esprit délétère qui les anime.S’il fallait rechercher les causes de la déchéance de notre vie publique, il se pouirait peut-être qu’une ries principales fût l’abstentionnisme d’une élite, nui laisse depuis longtemps la place ouverte à tous les aventuriers et à tous les brasseurs d’affaires.Chacun, à sa manière, peut collaborer à l’oeuvre de régénération politique.Du travail, de la ténacité, du désintéressement, de la mystique enfin; voilà lout ce qu’il faut pour provoquer dans notre peuple une véritable révolution spiirtuelle.Puisque c’est la poli-tique qui nous a perdus, oh bien! que la politique nous sauve; mais la vraie politique, cette fois, celle qui s’inspire de générosité et de dévouement à la patrie, celle, Mesdames et Messieurs, que votre sens national et social assure pour notre libération.L'Aide à la jeunesse Québec, 23 (D.N.C.) — Pour la quatrième année consécutive, le Les cours de l'Institut Pie XI ouverts à tous Voici un extrait d’une lettre de S.Exc.Mgr Charbonneau au direc-seryice de 1 aide à la jeunesse, en {eur je pécole d’A.C., du diocèse vertu d une entente federale-pro- ; (je Montréal.yineiale et en collaboration avec: .Je vois dans cette école annexée 1 Ecole des pêcheries, organise une à notre Faculté de théologie un série de cours destinés aux jeunes moyen à la fois sûr et nécessaire de pêcheurs de la Côte Nord et de la ! donner à l’Action catholique et à Gaspésie.j l’Action sociale qui me tiennent tant .„., iàcoeur.enmèmetempsqu’unebon- ».nre d initiation, a decla- ne orientation, plus d’unité.Aussi ré M.Perrier, a pour objet de per-; je désire que l’article 323 des eons-fectionner les connaissances d’un titutions synodales du diocèse ne certain nombre de jeunes gens des régions mentionnées ci-dessus sur tout ce qui se rapporte aux principes de la navigation, à la pêche proprement dite, à la transformation, à la conservation et au commerce coopératif du poisson, à la fabrication des filets, au fonctionnement et à la réparation des engins de pêche.” Durant les trois dernières années, de 150 à 200 jeunes ont bénéficié de ces cours.Plusieurs de ces derniers ont trouvé par la suite des emplois intéressants dans différentes maisons commerciales s’occupant de ta production de filets frais ou sont devenus gérants de leurs syndicats coopératifs paroissiaux.En d’autres termes, leurs apti-* reste pas lettre morte.Je désire également que mes prêtres, surtout les jeunes sur qui je voudrais compter, en ce moment, pour organiser l’Action catholique dans le diocèse, les religieux, surtout enseignants, et les laïques qui s’occupent d’oeuvres, s’imposent les sacrifices nécessaires pour suivre ces cours préparés avec tant de soin par une si belle équipe de professeurs.Un extrait des constitutions synodales du diocèse de Montréal, dit: Art.332.Institut Pie XI: — L’Institut Pie XI, école d’Action catholique et de sciences religieuses an-, nexée à la Faculté de théologie, per-' met aux laïques de parfaire leur formation religieuse et de s’initier à l’Action catholique.Les étudiants, les professeurs, les professionnels .- , les universitaires et les dirigeants tudes, aidées d’une bonne instruc-, d’Action catholique, en particulier, lion, les ont conduits à des postes se feront un devoir de s'inscrire qui leur permettent aujourd'hui nombreux à ses cours, d’orienter et de guider leurs eom-j Les cours de l’Institut Pie XI se patriotes.' donnent L« “contrôle des naissances" et l'Eglise catholique Dénonciation du cardinal de Boston •— Un referendum au Massachu-setf» à l'élection de novembre Boston, 23 (A.P.) — S.Em.le cardinal O’Connell, archevêque de Boston, a déclaré que l’Eglise catholique condamne et dénonce sans équivoque et absolument le "contrôle des naissances”.Selon un amendement qui sera soumis en referendum aux électeurs du Massachusetts, à l’élection de novembre, les médecins auraient le droit de donner aux gens mariés des conseils de “contrôle des naissances” pour la protection de la vie et de la santé.Le cardinal a déclaré que l’Eglise catholique condamne comme une violation grave de la loi divine, toute intervention artificielle destinée à empêcher la fin sacrée du mariage.L’histoire prouve, a-t-il dit, que de telles pratiques entrai Des ministres protestants refusent de bénir la dague de l'Emprunt Vancouver.23 (C.P.) — Le révérend sir Francis Heatcote, évêque du diocèse anglican de New Westminster, a révélé hier qu’jl a refusé de bénir une dague de commando à une cérémonie publique organisée ici dimanche dernier en faveur du troisième emprunt de la victoire.Le révérend J.-B.Skene, ancien modérateur de l’Eglise presbytérienne du Canada, a déclaré aussi qu’aucun membre du clergé presbytérien n’était à la cérémonie.Nous avons même demandé à nos fidèles de ne pas assister à de telles manifestations le dimanche”.Ils ont fait ces déclarations lorsqu on leur a demandé de commenter une déclaration faite mercre-van* ^ •Vnode de Montréal et d Ottawa de l’Eglise presbytérienne.Le secrétaire des missions de cette dernière a dit à Montréal, en effet: ‘Il y a eu du malaise dans certaines chaires, dimanche der-mer, lorsque des ministres furent pries de bénir le poignard qui sert (J emblem e a la présente campagne de 1 emprunt de h» victoire”.A la "Dominion Textile" Des groupements d'étude pour les contremaîtres viennent d’être inaugurés par la Dominion Textile Company Limited, dans toutes leurs succursales, nous ont annonce hier, les officiers de la compa-gme.En plus des cinq filatures rte Montréal, ce plan entre en vigueur dans les filatures de Québec, Magog, ¦Sherbrooke et Drummondviîle.Le but de ces classes est d'aider lis contremaîtres et autres employés en charge dans leurs contacts journaliers avec ceux qui travaillent soils leurs ordres et de promouvoir la bonne entente et l’esprit de franche camaraderie.Des films sonores, spécialement préparés en français, sont employés à cette fin.Les contremaîtres qui suivent ces cours se rencontrent t ans les filatures durant la journée de travail, voient ces films et discutent ensuite le sujet traité.L usage de tels films est considéré comme une des formes le* plus avancées de l’éducation rie I employé que Ton connaisse jus-qtTà présent.Les cours, qui sont déjà commencés, vont continuer pour au moins six mois et les officiers de la compagnie disent qu’on les prolongera peut-être au delà rie cette période s’ils ont du suc-cès."Relations” SOMMAIRE — OCTOBRE 1942 Editoriaux: Moralité de guerre — Liberté syndicale.— Jusqu’où poussera-t-on l'enrôlement?Articles : Le Canada français à a croisée des chemins, Burton Le-Dotix; Panaméricanisme Intégral, Isaac Tanajos; (.’electrification rurale — Pour-gy i et comment étatiser?Albert iuotix; Loi anglaise et droit canonique, Loins C.de Léry, S.J.; Commentaires: Ici et là.en éducation.— La valeur de la famille illustrée par la guerre — Suis-je le gardien de mon frère?Chroniques: L'école catholique en Ontario, hrnest-C, Desormeaux; Un modèle: “Sunny Acres”, Al-bert Plante, S.J.; Horizon international: Mexique.— Brésil.— France Li* Lie.— Israël.-, Espagne.Cinéma, Jean Vallerand; voies de la poésie, Roger Duhamel.Livres récents: Les Canadiens français et leurs voisins du sud, Guy Sylvestre; Le mariage, Paul Racine.Au comptoir ,25s, par la poste ,28s.Service de Librairie du Devoir.Société Sf-Jeon-Bopfiste Section Côme-Cherrier Les cours sont gratuits.Le service de Taide à la jeunesse défraie Muettes, di, mercrer le coût de la pension et du loge- h.45; et les mercredi et jeudi soirs, ment des stagiaires pendant leur à 8 heures.L’entrée est libre, séjour à Sainte-Anne, de même que le coût du transport par chemin de fer, bateau ou autobus.On peut obtenir des formules d’inscription et tout renseignement additionnel en s’adressant à M.Edmour-J.Proulx, administrateur, service de Taide à la jeunesse, 88 Grande-Allée, Québec.luge en chat de I» Cou- supérieure, a ma motion avec enthousiasme.Au Parlement, Tin- été assermenté mercredi pour ses nou- Juges assermentés M.te juge William Langley-Bond, qui a quitté la Cour d'appel pour devenir vraisemblable est souvent vrai.Même attitude et même illogisme cette année, lorv que j’ai proposé une motim contre le plébiscite.Un mois plus tard, cependant, ceux-là mêmes qui avaient rejeté ma motion ne craignirent pas de se coitredire el votèrent contre la conscription une motiRn ani-logtie à la mienne: entretemps la voix de Québec avait rctepti et, pour nos politiciens, la crainte du peuple est le commencement de la sagesse.Et si cette même opposition, qui, à deux reprises, s'esl solidarisée avec moi el a singulièrement facilité, je l’avoue, mes efforts contre la conscription, retournait au pouvoir, comme en 1939, elle déclarerait ces mêmes motions inopportunes et elle entonnerait, à son tour, le vieux couplet impérialiste.Cela, c’est aussi certain que ma présence parmi vous ce soir.La dictature économique Voici un dernier exploit de nos caméléons politiques : Nos vieux partis, l'un en 1936, et l'autre en 1939, désireux de flatter le sentiment populaire pour s’emparer du gouvernement, se sont engagés verbalement et par écrit, de la manière la plus ferme, à lutte*' contre la dictature économique et plus spécialement contre le monopole de l'électricité Tous les deux ont promis In nationalisation de nos ressources hydroélectriques.Or, une fois élus, ils n'ont pas combattu, ni tenté de combattre la concentration des richesse», mais par-dessus la démarcation officielle des lignes v«ll«i fonction, M.Qrville S.Tyndale, qui succède comme juge de U Cour supérieure, eu iug< McDougall nommé à la Cour d’appel, a aussi prêté son serment d'allégeance et son serment d’office hier.M.le juge Demers, doyen des juges de la Cour supérieure, a présidé à la double cérémonie.La conférence de M.Chaloult On annonce que l'importante conférence qu'a prononcée mercredi M.René Chaloult au Monument national et dont le "Devoir'' termine aujourd'hui la publication intégrale paraîtra sous peu aux ^Editions de l'Action nationale".¦J M.Henri Grou sera candidat M.Henri Grou, échevin d’Outre-mont, annonce qu’il sera candidat à l’élection fédérale du 30 novembre dans le comté d’Outremont.Comme son adversaire.M.LaFlè-che, M.Grou déclare qu’il n’est pas un politicien et se présente pour protester contre l’intervention des puissances d’argent dans l'administration de la justice et pour protester contre la loi d’assurance-chômage qu'il dit être injuste et ultra vires.M.Grou entend contester cette loi et des procédures à cette fin sont actuellement devant les tribunaux.Il a l’intention de commencer sa campagne dès les premiers jours de novembre._ Nouvelles restrictions Washington, 23 (A.P.).— M.Do-nald-M.Nelson, président de l’Office américain de la production en temps de guerre, prévient la population américaine qu’elle peut s attendre à de nouvelles restrictions ries marchandises pour usage civil qui ne «ont pas de stricte utilité.Bombes rebondissantes Londr»*, 23.(C.P.) — ls Pr«i* A»*o-ciation dit que des personnes témoins du raid d'auiourd’hul rapportent que les Allemands se servent de bombes rebon-dissentes.Une bombe tombée sur une riv# e rebondi par-dessus les maisons du bord de l'eau et e frappé une maison plusieurs centaines de verges plus loin.D’autres bombes sont tombées dans les rues et ont rebondi à 200 verges plus loin par-dessus une rangée de cottages _________Réunis en assemblée générale nent des conséquences désastreuses! annuelle à la Palestre du National, pour l’individu, la famille, TEtat et; rue Lherner, mercredi soir, le 14 la nation.i octobre dernier, les membres de la Ce qu’il faut aujourd’hui ce n’est; *eÇti°n Côme-Cherrier (paroisse de pas la décadence de la licence1 '\a*nt-Eouis-de-France) de la So* païenne mais la force de la vertu C|_ete Saint-Jean-Baptiste de Mont-chrétienne, non pas le contrôle des i roah ont eiu le bureau de direction ¦ suivant: président, Jean-Robert vice-président, Gustave t à t’inJ nV rtL sm.rH,., ' naissances mais le contrôle de soi.suivant: ! 3725, nie sl'.Dlnl.Æ’S: >•' rardin.l , aM.lé que ce „ e,t gjnn.er crerti et leudi après-midi à « Rfi,?“"'.¦,'.,l!ï?,e.5“ t.rdlL ' tholique est la seule à prendre, mais que des millions de gens en dehors de l’Eglise catholique ont toujours reconnu la sagesse de cette doctrine.Valleyfield achète les terrains de l'exposition Valleyfield, 23.— Le conseil municipal de Valleyfield a appris que le lieutenant-gouverneur en conseil et la Commission mu approuvé l’achat par 1 terrains de la comnagnu- m- .ipa- f|pilr position au coût de *33,000 ainsi vf'sHitarH fvr directeur aéné-que Temprunt de $60,000 pour les j ^ j Société, conduisit In protravaux dégoût dans le village Bil- frélection avec S() maîtrise secretaire, Gabriel Desjardins; secrétaire-adjoint, P.-Z.Nadon; trésorier, Gléophas St-Au-bin, vérificateur, Léon Dionne et Roméo Cusson; ex-président, Alex.Dupont-Hébert; aumônier, Tabbé Ernest Ri vest; directeurs d’action spécialisée, Eloi Gervais (économique), Paul Vaillancourt (action nationale), Thomas Duchesne (loisirs) et Gérard Pominville (propagande); porte-drapeau, J.-E.Véii* na.En outre, pour le congrès général de novembre prochain: délégués, J.-R.Bonnier, J.-A.Ferland, B.Broutllette, Dr J.-E.Ractcot et substituts, Eloi Ger-Hurtu-G.Belle- **kk* V| .ïj.nruuiutfue, ur .i.-c.ruu ir en conseil j ju]es Massé; substituts, Eb i nid pale ont vajS) p Archambault, H.Vl, bise, P.Vaillancourt et G.ime de Tbx- lette.habituelle.Nouveautés ou réimpressions LA CONQUETE ECONOMIQUE, par Edouard Montpetit Perspectives (tome III), 295 pages.Au comptoir $100, par la poste $1.10.VOTRE TESTAMENT ET VOTRE SUCCESSION, par M de La Bruère Fortier, notaire, 157 pages.Au comptoir $1.00, par la poste $1.10.VOL DE NUIT — par Antoine de Saint-Exupéry, 181 pages.Au comptoir $1 00, par la poste $1.10.PAS DE VICTOIRE SANS L'OFFENSIVE, par le Lt-Col.W, F.Ker-nan, 190 pages Au comptoir $1.00, par la poste $1.10.POUVOIR — Les Génies invisibles de la cité - par Gugilelmo Ferrera, 350 pages.Au comptoir $1 50, par la poste $1 60.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR** VOLUME XXXill - No 247 Politique canadienne (tuiU de la première page) commentaires les plu» fantaisistes, car M.Hepburn est un troublç-iéta.Conséquences è prévoir Les conséquences politiques de son départ peuvent être considérables.A Ottawa, M.Mackenzie King n’a pas versé de larmes.Lorsqu’on lui a demandé ce qu’il pensait de la démission de son ancien disciple ( t admirateur, devenu plus tard son adversaire le plus acharné.M.King s’est contenté de dire: “C’est une affaire qui n'ip-iéresse que le gouvernement de l’Ontario et, naturellement, je n’ai pas de commentaire à faire”.Comme mot d’appréciation, c’était plutôt maigre.On estime ici que la démission de M.Hepburn permettra aux libéraux d’Ontario de se rallier aux libéraux fédéraux.M.Gordon Co-nant, le nouveau premier ministre, ne continuera peut-être pas la politique de rapprochement que M.Hepburn avait inaugurée avec le chef conservateur ontarien, le colonel George Drew.De ce point de vue, les libéraux auraient raison de se réjouir.Cela porterait un coup aux conservateurs qui se préparaient à exploiter le rapprochement Hepburq-Drew.M, Hepburn est capable de tout.Mais quoi qu’il fasse maintenant, il n’entrainera pas nécessairement avec lui le gouvernement de Toronto et les libéraux provinciaux.On prétend que le ci-devant premier ministre torontois pourrait faire partie du mouvement soi-disant populaire lancé nar M.Arthur Meigh-en ou, ce qui serait encore plus extraordinaire, accepter un poste dans le cabinet fédéral, enterrer la hache de guerre à Ottawa pour la mieux brandir en Europe.Cette interprétation s’apparente à celle qui voulait que M.1.-1,.Halston quittât le portefeuille île la Défense nationale pour devenir juge.On ne sait rien de certain sur tout cela.Nous sommes à un tournant de la guerre, pour employer une expression surusée.Mais c’est vrai.Le temps est probablement venu d’un chambardement de portefeuilles à Ottawa.Mais qui peut l’affirmer?Groipes et incertitudes 11 ne faut pas oublier, non plus, l’état d’incertitude dans lequel se débattent les hommes et les partis politiques.Les groupes s'agitent et s’organisent.La C, G.F.prend de l'essor, même en Ontario; elle y est devenue un groupe agressif, sans cesse à l’attaque, s’en prenant avec force à M.Hepburn et à son administration.Les conservateurs font des efforts inouïs pour ne pas mourir.Les communistes eux-mêmes, qui jouissent de sympathies si surprenantes et inattendues par le temps qui court, n’entendent pas gaspiller les avantages de la publicité gratuite et héroïque que leur font les journaux tories, organes des millionnaires impérialistes, Bref, on assiste à une sorte d’affolement général.On a perdu la boussole.Sans aucun principe directeur, sans véritable patriotisme canadien, avec rien que des soupçons d’attache au sol et à notre pass, on est prêt à tous les risques.Quand nous comparons la volonté de survivance des Canadiens français, leur profond patriotisme canadien, les valeurs de religion et de culture qu’ils défendent, nous devons admettre que nos compatriotes sont encore les mieux équipés pour les luttes à venir.Une conspirobon Mercredi de cette semaine, dans une note de rédaction, le Soleil de Québec, organe du parti libéral, lançait un cri d’alarme.Voici ce qu’il '• disait: “Le fait s’avère qu'une trame politique s’ourdit dans l’ombre, à la faveur de l'organisation d’une convention plénière du parti tory, pour se choisir un chef et un programme.11 entre dans cette combinaison des éléments, des intérêts et i des personnages apparemment irréconciliables.On n’en cherche pas moins à s'entendre sincèrement, en vue des élections et de l’avenir.Car il s’agit, si possible, d’entraîner les provinces anglaises dans un suprê- me élan conservateur Pour y arriver, les Meighen, les Bennett, les Herridge et d’autres s’imposeront de véritables sacrifices.Les sacrifices d’argent leur coûteront moins que les sacrifices d’amour-propre ou d’ambition personnelle.Car ces gens-là savent de quel côté s’oriente aujourd’hui la jeunesse canadienne, et ils veulent à tout prix la ramener, par cajolerie, par duperie, par brigue, dans le giron impéria-iisfe.Ce ne sera pas facile, même avec la connivence des courtiers en valeurs de nuisance ou d’intrigue, même avec un mouvement parallèle non avoué dans lu province de Québec.et même avec des trucs plus inattendus que ceux dont on a usé en 1917”.Le Soleil termine son avertissement sur une note optimiste.“Aussi, que les bonnes gens soient sans crainte, dit-il.Il sortira de cet effort total un immense bienfait, celui de son avortement final”.C’est bientôt dit.Personne n’est encore en mesure d’estimer exactement les forces que les tories sont capables rie réunir pour leur effort total, ainsi que s’exprime le confrère.Dans la province de Québec, le sort des conservateurs est décrété depuis longtemps, bien qu’il s’y rencontre encore des hommes prêts à faire le jeu des vieux chefs tories.Mais dans quelques autres provinces les conservateurs peuvent tenter de s’allier aux libéraux impérialistes qui sont plus nombreux que le Soleil ne l’admettra jamais, Ce sont les libéraux impérialistes qui mènent tes affaires canadiennes à l’heure actuelle.Les choses ne vont pas aussi vite qu’ils le désirent, c’est entendu.Mais leur influence se fait sentir partout.Le parti liberal se meurt du même mal que le parti conservateur: {’impérialisme.Il y a des libéraux impérialistes jusque dans le gouvernement de la province de Québec.Quelques-uns sont conscients.D’autres sont inconscients.Mais les uns et les autres se prêtent aux manigances des impérialistes el servent les intérêts des tories.Un mérite de M, Hepburn Le Soleil faisait-il allusion, dans son bref article, à la démission de M.Mitchell Hepburn?Un député de langue française de la région de Québec était à Ottawa ces jours-ci et il semblait très affairé.11 prenait îles airs importants et mystérieux, il se disait même porteur de secrets formidables.Il est allé à Toronto.Il n’est pas sans connaître les raisons véritables du départ du premier ministre ontairen.Mais beaucoup s’agitent pour se donner l'illusion d’agir.Beaucoup parlent et s’imaginent penser.Le meilleur service que M.Mitchell Hepburn pourrait rendre à son pays, ce serait de se retirer pour de bon de la vie publique, de prendre sa retraite, de s’occuper de sa ferme.A ses heures champion de l’autonomie provinciale, il a eu cet autre mérite d’aider considérablement les écoles séparées sans toutefois avoir eu le courage de régler le problème définitivement.Il a acquis, depuis quelques années, une valeur de nuisance considérable, embarrrassant sans cesse les autorités fédérales.Il s’est montré impérialiste et esprit léger depuis une couple d’années.Il aurait pu mieux se comporter.On comptait beaucoup sur lui.11 a déçu ses amis et ses admiraleurs.Il a aidé ses adversaires.Sa carrière comme premier ministre se termine par un coup de théâtre qui peut présager l’échec éclatant.Léopold RICHER Les berçeaux tragiques roman par Albert GIULIANI Roman d'une lecture infiniment attachante.286 pages, format bibliothèque.Au comptoir, $1.25; por la poste, $1.35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR" LE GENIÈVRE (y 4 Doms ACTION ^ .J ^ Æ le m KUYPER mV la veritable taveur «te Hollande tait du de Kuyper (e Gin-âenièvre qui se vend In plut dani ta province de QuebeC'e! danv le monde entier.10 ONCES, 1.15 26 ONCES, ‘2.70 40 ONCES, ‘3.90 Oittlttè •< •mtouttdM •¥ »*v» lu stsrvttttcpc» Utrtriu Ut J#Ni* Ua Rvypu* ft tu*, OHUftuluswt, IWaftuwftu.*411**1 MAISON Et EN l'AN 1693 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 23 OCTOBRE 1942 De choses et autres Nouvelles de guerre (suite de la première page) Un d'autres termes, suivant Uct-tenu: “Un pédant enivré de xq vaine [science, i Tout hérissé de grec, tout bouffi ^d’ignorance, Et qui de mille auteurs retenus mot [pour mot, Dans sa tête entassés, n’a fait sou-[vent qu’un sot’’.* * M Le vanitetur, an contraire, est dévoré de la soif des louanges; Il a besoin de savoir que c'est lui, que c'est bien lui qu'on louange ; .4 l’encontre de l'orgueilleux qui ue loue que soi-même, le vaniteux fin et délicat loue pour avoir du retour; l.e vaniteux ramène tout à lui; l’histoire de son pays et de son temps n’est qu’un grand drame dont il est le héros; rien ne lui plait s’il n’y trouve son nom; Le vaniteux n’irrite pas, il fait pitié, c’est l’aliment quotidien de la satire; tiendu odieux par la vanité, il se fait de plus ridicule si la vanité n’est pas jointe au mérite; Et il semble que moins on a d’esprit et de capacité, plus on est d’ordinaire vaniteux et suffisant.* * ¥ Les portraits de la nature humaine ne sont-ils pas des guides précieux pour la conduite des gens du monde?.//s invitent à prendre position.Aimer les gens d’esprit, de commerce agréable, les personnes aimables; souffrir patiemment les fats, les pédants, les vaniteux ou les petils-maitres, qui Iie sont pas mres, e est un autre bon moyen de prendre la vie telle qu’elle est H‘"é «och Bloc-notes Après le “Soleil”, (’“Action Catholique” Une brise étrange, partie d’on ne sait où, passe présentement sur la presse d’expression française de la ville de Québec et lui souffle son inspiration.La semaine dernière, \e Soleil, se donnant des airs à la fois conciliants et contrits, faisait quelques petites remontrances à la province d’Ontario et battait sa coulpe, sans que personne l’en eût pourtant prié, sur la poitrine des gens de la province de Québec.Après avoir signalé que les industries de guerre de la province d Ontario refusent souvent d’embaucher des gens qui ne sont pas de race anglo-saxonne, de langue anglaise et de foi protestante, il ajoutait: “Les “préjugés et la persécution sévissent donc encore en Ontario, même an cours d’un conflit dont l’objet, dit-on, est d’établir un régime plus libéral dans le monde.Cette constatation faite, 3S1 «¦'s 53i 25>: 33 Holllnger .92 Imp.Oil 510 Imp Tobacco 10 Int.Nickel .65 Int.Pete 90 Lake of Woods 723 Mont Power .185 Nat Brew 106 Nat Steel Car 445 Noranda 79 Ogilvie 53 Power Corp.100 Price .200 St Law Corp 3 St Law Pa pr 345 Shawlnlgan Banques 15 Montreal 9 Nouv -Ecosse 13 Royale .our Haut Bas Clôt, 600 9'j 9j4 33 14's 16*2 21 22Ih 31 33 19 4 7 105 25 14 139 218 121'i 9Ti S’a 9’» COMMERCE ET FINANCE f 22 37 1334 216 121‘i 37‘â Le Curb de Montréal Coura fournis par la maison L-J FORliEl & CIE, 471.rue St-Frs-Xavler.Montréal Uuv Haut Bas Clôt.9 Abl P A P Co 55 100 Do 6 - pr .4‘« 40 Alum Ltd 8714 1004 Beautaa LHP 9*a 2 Bre A D of V 4>4 15 Brit A OU Co 16\ 100 C A D Sugar 13', 50 C Brew Ltd 110 5 Do prlv 23'', 63 c Gen Inv 7'2 30 C Int Inv Tr 5 l C P A P I V T 5 1 Cons Pa Corp 170 80 D Oil A Llnol 20^ 179 Donnac Pa 2\ 15 Eastern Dr pr 10 15 Fsnnv Farmer 17^ .SO Ford M of C A IS1* Ouv.Haut Bas Clôt 42 Goodyear T R 51'a 6 53i 6 4'g 4 4 5 MacLar P & P ! 2-'i« 87', 87 87 75 Mass Hr.pr .13's 2107 Melch D Pt 5", 65 Sarnla Bridg-’ 7 165, Î611 16'» 1 Sth Can Pr 102 10 Walker Brew 115 Mine» 10000 Cent Cadillac 3 200 Lake Shore M 675 800 .Vacassa Min.145 1300 Mal Glftds 100 100 Slscoe Old M 27 3000 Wood Cad 1 Huiles 45 Dalhousle 011 14 100 Home Oil Co 235 145 105 142 100 142 105 Houvelles Raisons Sociales Les sociétés et compagnies récemment enregistrées 0 K, Meal Market 4r Grocery, 1299 est, ! Becubien, Dame Yvette Desrochers, ép.de loseph Choumard.Au Service Mcdèle.8071 St-Denis, boucher et épicier, Rosario Drouin.Institut Franco Indien, 2239 Des Carrières, Dame Ernestine Caudet, ép.de C.E.LaSalle.Chei Yolande, 3801 est, Ste-Catherine, j Philip Caplan.Garden Court Apartments Co.Dame Adrienne Labrosse, ép.de Wilfrid Du-mesml.Wartime Records Protective System, 4184 St-Denis, GabrieKDrouin.Restaurant St-|ean-Baptiste Enreg., 988 est, Rachel, Dame Osanna Dénommée, ép.de Paul Lalonde Marché de Montréal Prix de détail Volailles Courtoisie d- u maison E.NantrI, 22.Marché Bonsecnurs.tél.: HA 8211 Poulets à rôtir du printemps, 3 à 4 Ibs 29 Poulets à rôtir 4 à 5 !bs .30 Poulets à rôtir 5 à 6 Ibs .32 Poulets 6 Ibs et plus 34 Canards domestiques.5 Ibs et plu» .29 Pigeon» pair» .' .40 Pigeonneaux paire .80 Dindes .35 Prix de gros Les nouvelles Cassonade no 2.100 Iba Cassonade no 3 100 Iba 16 61 $8 55 Beurre, et fromage Courtoisie de la nat ¦>> Il Dithnls A Cle 171 ast- rue St-Paul, rél.: HA 4274 Beurre de crémerie, bloc d'une livre .37 Ordonnances L% Gazette du Canada publie diverses ordonnances dont voici quelques extraits: AVIS DU GOUVERNEMENT LA COMMISSION DES PRIX ET DU COMMERCE EN TEMPS DE GUERRE EXPOSE DE POLITIQUE Distribution équitable des marchandises imr les fabricants et les grossistes qui sont à court d'approvisionne ment Beurre, eu blot de 56 livres côté un léger pourcentage du total des marchandises disponibles pour se constituer une réserve où ils puiseront lorsqu’ils seront autorisés à augmenter les quotités dans des régions particulières par suite d’une variation de la population.Par exemple, si un fournisseur s’attend à avoir en disponibilité 84 pour cent des marchandises livrées en 1941, il calculera ses quotités de base sur 80%.De plus, il retiendra pour cette même fin toutes les quotités non utilisées qui pourraient se produire, tel le retrait des affaires d’un client régulier, par exemple.(5) En vertu de leurs pouvoirs n-jnc i „ ¦ , ' généraux, les administrateurs ont ^XP°^de P"1*' ! l’autorité d’enjoindre à un fournis- cn raccourci Bourse des Mines ’ DE TORONTO Cours fournit P*r O E.LESLIE Hi C*.360 St-Jacque» ouest.Abitibi P.& P.Stock: Haut ba* Ferm I Haut Bas Ferro 500 Aldermar 8*4 83, B3, 1 500 Lake Dufault .35 35 35 2000 Base Metals .7',a 7*4 7'-, | 50 Laura Secord .8 8 8 1866 ,\unor ,.77 75 77 1650 MftC&ssa 145 141 141 1000 Bear Expi.3*a 3'/:, 3H 1 2100 MacLeod .91 90 91 150 Beatty A 83, ! 1500 Madsen 33 32 33 204 Do.1ère prf .103'* 1093, 109's 4200 Malartlc Gold .105 100 105 50 Bertram .7 73, iu 260 McIntyre .35 34'2 35 1000 Bobjo .6*,4 6' 4 6*4 100 McKenzie 45 45 45 230 Braelorne .,.470 463 470 1400 Min.Corp .101 100 100 60 B.A.OU .163i I63» 1s3, 100 Model .13 13 13 2500 Br.Dom.OU .21*j 21 21'2 200 Moneta .21 21 21 ICO Broulan .4 27 >a 27*i 27‘2 65 Nat.Groc.Prf .25 25 25 950 Buffalo Ank.95 95 95 2000 National Pote .5 5 5 50 Can.SS.Line .7 7 7 523 Noranda .38 37 37 200 ' Do.prf 29', 29', 29Vi 1800 Nurmetal .78 78 78 75 Can Celanese .25 25 25 22500 Ontario Nickel .13 12'j 123, 908 C.P.R 6's 6-', e-i 5000 Pacalta • 33, 3(4 35, 250 Cent.Pat.52 52 52 70 Page Heraey .,.85 85 85 1000 Cochenour .46 46 46 100 Pamour .32 32 32 95 Cockshutt 7>m 7*j 7>i 100 Pan tepee 4*4 43a 4-H .00 C-ms.Mining .35>a 35'2 33‘a 200 Pickle Crow .103 105 500 Delnlte 43 43 43 50 Power Corp • 4', 4*4 4(4 205 Dtst.Corp .24's 24 24 1500 Preston .103 101 103 545 Dome .13', 13 13 200 Queonston .15 15 15 3550 East Malartlc .75 73 75 500 Reno 71 •» 7U n* 200 Falconbrldge ’.245 245 215 600 San Antonio .120 120 120 50 F.Farmer .17', 17*., 17'4 10CO Senator ¦ 12'* 12', mi 280 Ford A ., 19’8 19'2 19' j 1100 Sherrltt .67 87 67 2500 God a Lake .11 11 n 1900 Slscoe 26 25 25 1000 Goldale .6Jj 6lv 6»Aj 500 Sladen .15 15 15 6300 Gold Eagle .2N 258 27« 4000 Slave 234 23* 2*4 55 Goodyear Prf.50'a 50 50 130 Stand.Pav.Prf.5 5 5 1000 Hard Rock .26 26 25 4923 Steep Rock .125 122 125 555 Holllnger .600 580 600 900 Sylvanite .10 10 10 800 Home OH .238 230 230 500 Tcck Hughes 125 125 125 700 Hudson Bay Min.25'i 25‘a 25'i 193 Union Gas 5 5 5 100 lmp.Tobac.9 3 4 9->* 934 100 United Steel — .33» 3\ 3», 560 Int.Nickel .33\ 323, 32», 500 Upper Canada .50 50 50 308 Int.Pete .145s 143a 14sa 100 Waite Amulet .345 345 345 1000 Jelllcos 1 1 1 180 Walker G.Prf, .18"; IS3, IS3, 4000 Kerr Addison 300 295 300 700 Wendigo .15 15 13 1500 Kirkland Lake 32 31 31 100 Weston .I0‘i 10 10',» 255 Lake Shore .680 680 680 100 Winn.Elec.A.23, Z-V, 23, 100 Lamaque .285 285 285 250 Wright Harg.190 185 190 Ferine •« engrsi» Canrtol y Kn seau de 20 très .n , POISSON Courtoisie de 1a maison D Hatton A Co 428 ru Bonsecours tél.HA.328$ Poisson trais Aiglefin .j 3 Morue fraîche .13 Filet d’aiglefin .28 Filet «e morue .21 Truite de lac .t.32 ¦ Poisson gelé Flétan petit .29 Saumon rouge .25 j Saumon rose .17 Doré .201 Brochet .13 Maquereau .12 J6', tique publié par la Commission des prix et du commerce en temps de TeUeZlrTT ^ ni-dianilK.Union Carbide .74% 74% 74% — % Hiram Walker 38% 37% 37*2 - % Union Pacific .33 82% 83 4 % Homestake .24%.23% 24% 4- % Union Aircraft 30% 29% 30-34 4- 3, Houston Oil 3% 3% 3% 4- % Un Air Lt.17% 17 17% 4 % Howev Sound .33% • 21% 33% 33%, - >, United Corp.prf 14 13% 14 4 % Hudson Bay 21% 21% — % United Fruit .55% 54% 55% 41 Tllln.Central Ry 8% 8% 8% •4* H U.S P.A F .28 273, 28 4 % Inspiration .12% 11% 12% 4- % U.S Rubber .23% 233» 23% 4 % Interl ike Iron 7'% 7 7% 4- L4 U S.Rubber prf .94 93 94 4 % Int.Harvester .52% 51% M% - % U S.Smelt.41 % 41% 41% - % Int.Nickel Ltd .30% 29% .0* , - % U.S.Steel 49 ¦.49>, 49", _ % Int P A: F N 9% 9% 9% - % Vanadium Steel .18 18 18 4 V, Int.P At P, prf .48 47% 48 - % Warner Pic.6% 6% 6% - % Johnsh Man 61 '4 fil 61% 4- ’ Western Union .29% 29 29% - >, Kennecott 32% 31% 32 - % 1 Westinghouse , .76 743, 76 41 Krcsge SS .19% 19% 19% — % Yellow Trucks 12% 123, 12% - % Les livraisons de papier-journal i en septembre ont été de 33,873 toi.1 nés, contre 44,292 en 1941 et 29,208 ^ en août; les livraisons de pâtes chi-i iniques, de 8,055 tonnes, au lieu de 12,820 en septembre 1941 et 8,636 en août.Wright-Hargraves Au cours de Texercic terminé le 31 août 1Ü42, la mine Wright-Hargraves a fait un bénéfice net de $2,-691,177, se traduisant par 48.9 cents par action, comparativement à 83,817,810 ou 69.4 cents l’année précédente.La production de la compagnie a diminué de $8,576,063 à $6,259,-433, mais cette baisse a été partiellement compensée par une réduction des dépenses, soit de $3,017,-591 à $2,376,651, et des taxes, soit de $1,685,000 à 81,135,000.B.C.Power Corp.En septembre, les revenus bruts de la British Columbia Power Corporation ont été de $224,974 plus élevés que l’an dernier mais les frais d’exploitation ont accusé une augmentation de $264,593; comme résultat, le bénéfice net attribuable aux actions “A” a subi une baisse de $38,134, en tenant compte du fait que les intérêts et dividendes privilégiés ont pris $1,485 de moins qu’en 1941.Prêts aux courtiers Washington, 23.— Le bureau de la Réserve fédérale rapporte que ks prêts consentis aux courtiers et négociants en valeurs de placement contre des titres détenus par les banques membres du système se chiffraient par $417,000,000, soit une augmentation de $96,000,000 pour la semaine terminée hier, comparativement à la semaine precedente.Les emprunts à pareille date l’an dernier étaient de $378,-000,000, Dividendes déclarés Cochenour Willans Gold, S cenls par action, payable le 21 novembre aux actionnaires inscrits le 5 novembre.Ontario Silknit Ltd, $1 par action privilégiée, payable le 20 novembre aux actionnaires inscrits le 5 novembre.Upper Canada Mines, 2 1-2 cents par action, payable le 28 novembre aux actionnaires inscrits le 14 novembre.Cunard .Steamship Co.Les directeurs de la Nati lonale Assemblée de la Société de la Caisse de retraite Cunai d Quebec Power Company Selon l’état des recettes et dépenses de la Quebec Power (Company pour les neuf premiers mois de 1942, les recettes brutes él iienl de $545,315 plus élevées, se chiffrant à $4.438,209, tandis que les frais d’administration, à $2.768,792, accusent une augmentation de $455,935.Déduction faite de $368,-760 pour frais fixes, qui étaient en diminution de $3,825, et après avoir réservé un montant de $450,000 pour dépréciation, contre $284,223 en 1941, le bénéfice net, sujet â l’impôt sur le revenu et la taxe sur les bénéfices, était de $848,657, comparativement à $921,227 en '.Oli., .— priorité C p.c.cumulatif, pour la période de 11 annecs à partir du 1er juillet 19,il au 30 juin 1942.Cela implique un déboursé de 330,000 livres ster-ling après déduction de l'impôt sur le revenu de 10 shillings par livre.1 Siège vendu pour $27,000 New-York, 23 (A.P.) i;n nou-veau prix maxima pour 1942 vient d’etre payé pour un siège à la Bourse de New-York.T/, vente a été conclue à $27,000.soit „u gain de $1,000 sur la^venle antérieure.Marché des grains PROPRIETAIRES, ATTENTION ! L’administration de vos propriétés vous cause des soucis qu’il serait facile d'éviter.Confiez cette tâche à notre société d'administration.Vous économiserez du temps et de l’argent.Notre société vous offre les garanties de sécurité, de compétence et de permanence dont vous avez besoin.Consultez-nous.Nous tenons i votre disposition un personnel courtois et prêt à vous aider.SOCIETE ET DE FIDUCIE 1W" Administratrice et Fiduciaire 5 EST, RUE SAINT-JACQUES - MONTREAL Immeuble Credit Foncier Franco-Canadien Téléphone : PLateau 3821 T RU — Octobre Décembre Amin» — Octobre sr.-rm.*’ .Haut Ba* WINNIPEG SOI, 90*4 903, Clô» 47 % Décembre .451 .46 Mal tirer — Octobre 6U4 Décembre .eo> Ma! seiei» _ Octobre Décembre Mal .81 57 ¦1« 59 47»i 45', 46 613i 60»8 61H 57 59'j 46’-, 45 S 45'!, 60’, 603„ 60’, 57 S 59 90 OO3; 47', 45'j 45’, 60*4 604, 60’, 56’, 56', 594 La Société de la Caisse de retraite de la Banque Canadienne Nationale a tenu, mercredi, à son siège social, à Montréal, son assemblée générale annuelle, sous la ptésiden-ce de M.Beaudry Leman.Le rapport du dernier exercice, qui a été soumis à l’assemblée par le secrétaire-trésorier, M.J.-A.Du-lude, fait ressortir le capital de la Société, au 31 mars dernier, à $918.328, en comparaison de $884,-053 il y a un an.L’excédent des revenus sur les dépenses de l’exercice s’élève à $34,275, à rappro-rher de $34,732 l’année précédente.Au 31 mars, plus de 1500 sociétaires étaient assurés, et la somme d’assurance collective en vigueur se chiffrait par $3,899,000.La Société compte actuellement 56 pensionnés qui touchent un montant annuel de $55,093.Au cours du dernier exercice, la Société a versé à ses membres et à leurs ayants-droit, sous forme de pensions^ d’as-surance_ eji d’intérêts, une somme de $74,525.Il est intéressant de noter que, depuis 1921, la Société de la Caisse de retraite de la Banque Canadienne Nationale a distribué à ses membres et à leurs familles un monîant de $823,996.MM.J.-R.Dumoulin.F.-M.Marcotte et Ulric Roberge, représentants du personnel de la Banque dans le conseil d’administration de la Société, ont été réélus.Marché du bétail Les arrivages durant Ta semaine finissant le 22 octobre 1942, sur les deux marchés de Montréal furent comme suit: 2.136 bêtes à cornes, îv.lbo moutons et agneaux, 7 961 porcs et 3,700 veaux.En plus, 284 betes a cornes, 98 moutons et agneaux.17a porcs et 165 veaux furent consignés aux maisons de salaison.Les taureaux.Tes veaux de qualité commune, et les agneaux étaient a des prix plus bas.Les autres categories d animaux vivants stables a fermes.Los bouvillons variaient de $7 pour les communs à $11 pour trois i bars de bouvillons de choix, les moyens $9.25 à $10.00.Les taures $7 a >10 en partie $7.50 à *10.Les bonnes vaches $8 à *8.50 les moyennes, $7 25 à $8 et les communes de boucherie $6.50 à $7.Les vaches pour la mise en conserve $5 a $6.25, la plupart $5.50 à $6.Quêl-2oC-'n .«n taureaux rapportaient a $9.La majorité des taureaux se composait de sujets de qualité commune et se vendaient en- •finnn'5?iA8-’ Lcs.vaches buüères i $80.00 a $1 id.OO chacune.Le prix des veaux de lait à peu près stables de $11 à $15.en partie de *14.50 et moins.Les veaux de champs $7 à $9 et les amenais $6.50 a $7.25.Les agnelles et les agneaux châtres de qualité movrnnement bonne à bonne se vendaient $11.50.Un lot rapportait $11.75.Les béliers subissaient une coupe de $1 et les commun^ $1 à $2 du cent livres.Les moutons variaient de $5 à $8.Les prix des porcs furent inchangés à $16.35 pour B-l habillés (abattus).Les truies pesées vivantes rapportaient $11.50 à $12 et les porcs d’engrais $11 à $11.75.Grade A obtenait $1 de prime par tète avec les déductions sur les autres catégories, La Chambre des Jeunes à la Cie Industrielle du verre Demain, samedi, les membres de la Chambre de commerce des Jeunes du district de Montréal visiteront les usines de la Cie Industrielle du verre.Les membres sont priés de se rendre aux usines situées à 57, rue Ouimet, Ville Saint-Laurent.pour 2 h.30 p.m.Nnrf".»v visite, un buffet sera servi et ii y aura réception.present exposé.Les fournisseurs, Période de crédit, en se basant sur qu il s’agisse des fabricants ou des J- 1 grossistes, doivent adopter une ligne de conduite en conséquence; cependant, si la chose est nécossai-re, les administrateurs de la Commission donneront des directives spéciales dans des cas particuliers pour donner suite à la politique exposee ci-dessous: (1) Les fabricants et les grossistes (appelés içi fournisseurs) ne peuvent plus répondre aux besoins complets des détaillants pour ce qui est d’un grand nombre d’assortiments de marchandises^ Là où cet état de choses existe, le fournisseur devra répartir proportionnellement ses approvisionnements disponibles parmi ses clients à qui il a vendu des marchandises au cours de l’année 1941.Ainsi, si en 1942, un fournisseur ne peut disposer que de 60 p.c.des marchandises qu’il a distribuées en 1941, chacun _______ _________ ___________________ de ses clients aurait droit à une i n’acceptera, après la date des pre-quantité de 60 p.c.de ses achats de sentes (12 octobre 1942), dans la la position de crédit de son client et sur sa propre situation financière, mais lorsque le fournisseur a pris sa décision, sa politique de crédit, scs prix, ses comptes, etc., doivent être tels qu’ils ne constituent pas une infraction aux règlements sur les prix maximums.(6) L’administration du commerce en gros ou l’administrateur intéressé d’une industrie doit être consulté lorsqu’un fournisseur doute de la ligne de conduite à suivre, ou si celui-ci entend changer sa manière de procéder de telle façon qu’il dérogerait à l’esprit de la politiciue exposée ici.Ottawa, 6 octobre 1942, Bois de construction Aucun fabricant ou vendeur en crois de bois de construction (selon la définition de ladite ordonnance no T.C.1) n’exigera et-ou Marché des changes De 1* Banque nanaOlenne Nationale Service des relations étrangères Daprè* le» taux de la (anaue du Canada, le crlx d'achat du dollar étatsunlen est de 10 pour cent et le Prix de vente de H pour cent à Montréal aujourd'hui tan-di» que le prix d'achat de la livre sterling est de 44.43 et le prix de vente de 44.47 Voici les taux & l'ouverture sur le marché de New-Yor': : Angleterre, livre (câble, chèque) .4 03\; France, franc .2393 Suède, Couronne .2385 Brésil, mürela .0516 A Montréal : Livre sterling .84 43-44.47 Dollar étatsunten .4110-4111 FYanc .A New-York: Livre sterlln- .Dollar canadien.Franc franats .En or : * Pound .Dollar étatsunlen Cours tel» ou» fournis Canadian Press • Dollar canadien .SJ.Ofl pas cot4 .404 .87 V.cas eotl .10 8.61.08 cent à midi par 1» Marché des vivres PRIX DU GROS A MONTREAL Oeufs ¦n cents la douzarn».— Les oeufs en pétltss quantités sont vendus en boite* de carton aux détaillants: libres Us »« fendent 2 j-nt» de moins la douzaine: d demande: a.offre; t traité: SR.ou LJl.sous réserve; I P.Inspecté par !• gouvernement fédéral Prix de fermeture en Bourse du Commerce.Lltraaon Immédiate! A-gros — A-moyena .A-poulettes B — .C — .47-48 .46-.47 .44-,43 .44-.43 .36-.37 Prix fourni* Bar v# gouvernement Prix de vente Au wagon Petite» nu comptant quantité.A-l gros .56 A-gros .52 A-moyens .51 A -ooulettes .44 -.44% .49 H — .49 C — brèche .42 1941.(2) Lorsque la situation décrite au paragraphe précédent se présente, le fournisseur doit refuser d’accepter un nouveau compte à moins qu'il ne le fasse sur demande spéciale de l’administrateur.(3) Un fournisseur, qui a son ou ses propres débouchés de vente au détail, doit considérer ce ou ces débouchés comme un seul client et doit de ce fait s’imposer à lui-même à titre de détaillant, les mêmes limitations que celles qu’il impose à tous ses autres clients.(4) Des cas se présenteront â l’occasion où par suite d’une augmentation extraordinaire de la population, il ne serait pas raisonnable de distribuer les marchandises dans un endroit particulier d'après la base des ventes de 1941.Dans de tels cas.les débouchés de détail intéressés où les fournisseurs peuvent demander une revision des quotités à l’administrateur du commerce en gros.Ces administrateurs étudieront la situation et s'ils constatent que la population a suffisamment augmenté pour justifier l’augmentation des quotités, ils donneront, par le truchement de l’administrateur intéressé, les directives nécessaires aux fournisseurs intéressés.Dans d’autres cas où une réduction considérable de la population s’est produite, les administrateurs du commerce de détail ou du commerce en gros, pourront prescrire des réductions de quotités.En déterminant des quotités de base selon les dispositions du paragraphe (1) ci-dessus, les fournisseurs doivent, si possible, mettre de région du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse, pour au bois d'épineüe en grume livné à n’importe quel endroit au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Eeosst-, un prix ou des prix plus élevés que le prix ou les prix, pour le mime bois livré à Montréal, énoncé dans la liste refondue no 1 de l’Ontario et du Québec, réimpression “C” du 9 mars- 1942, moins cependant la somme de deux dollars et cinquante cents ($2.50) par mille pieds, mesure de planche.A.S.NICHOLSON, régisseur du bots.Le cuivre 2.Production des plaques et des feuilles cuprifères.A compter du 10 octobre 1942 aucune personne, sauf en vertu d’un permis écrit du régisseur des métaux, ne fera, ne fabriquera, ni ne produira des plaques ou det feuilles cuprifères (c’est-à-dire des plaques ou des feuilles d’acier contenant du cuivre).G.-C.BATEMAN.régisseur des métaux.Ventes d'obligations Selon une compilation de la firme A.E.Ames and Co., le total des ventes d’obligations sur le marché canadien durant le cours de la semaine dernière s’est chiffre à $90,000,000; ce qui porte le total des ventes depuis le début de l’année jusqu’au 19 octobre à .53,019,-132,505, contre $2,172,785,744 durant la même période l’an dernier et 51,855,121,788 durant le même espace de temps en 1940.Drôche de br&eserte, gros 426; détail 428.Volailles Prix la livre aux détaillant» pour U qualité A La qualité D est de deux sous en moins: Dindons qualité A plus 18 Ibs.34 Boulets engraissés au lait, qualité A Plus de 5 Ibs .J2 Qualité A 4 Ibs environ .31 Qualité B.plus d, 5 Ibs .31 Qualité B 4 Ibs environ .JSO Beurre Prix d» fermeture en Bourse du Commerce : Livraison Immédiate: Québec, 92 points .35!i Marché a terme: Octobre .JSU Novembre .36 Décembre .3834 Janvier .373j Février .373 » Mars .37V4-.3>1i Patates Patates blanches d» Québec Patates du N.-B .Patate»' de FX.du P.-E.Les céréales CHICAGO Blé - Décembre Mal .Juillet Sial» •— Décembre Mal .123 125*s 1243» 125 .127>4 138 H 127»s 1273, .128'4 1281- 128'» 128*4 „ .79*1 80', 79*4 M»l .84», 85*» 84', Juillet .86'ij 86*, 8#H Cours des trusts fixes x-Affülated Fund Inc.C.x-Boston Fund inc .x-Butlock Fund Ltd.Can.Intern Tr.Can Invest, Fund xd Common Int Corp xd .x-Cornoratc Tr Share .x- Do.accum .x- Do accum Mod.x-Cumuiatlve Tr Sh.x-Dlversified T S.C .x- Do.D .x-Dlvdiend Shares .x-FundamenUi ts A x-Independence Tr Sh.Oem.Offre 1 98 2.15 12 91 II 27 359 3 00 1.91 1 82 2 20 382 2 90 4 40 98 3.75 1.79 80*» 85*» j x-Mass Investors Tr.16.54 48 47 V» 50-\ 503 4 Atom» Décembre .4714 Mal .so (i Juillet .Fève soya 2î,obrè .159V» 159*i 157 Décembre .Mal .telrle — Décembre .#6', «lia, mx» Mat .72*, 72*4 72»» Juillet .74*4 744» 74*4 86’ï x- Do.2e Fund inc.x-Natton Wide Sx;.48 x- Do Voting .SO3, x-North.Am T S .61’, x- Do.IMS .x- Do.1936 .157 x- Do 1938 160'j x-Qusrterley Income 9ha, 165 United Bond A Shares .x-V.S Elec.I, * p A «6*4 1 x- Do.B .72't, - 74(41 x-Fonds américains.7.91 2 74 .09 1,70 208 2 01 1 66 4 40 8 .11 1.14 13.88 12 36 4 25 3 30 2.38 4.95 1 08 4 54 2.03 17.69 8.31 1 09 5 20 1 25-1 40 1 30-1.40 1 33-1.45 B!é Northern no 1 99 Blé Northern No 2 96 Avoine d'alimentation .71 BANQUE DE MONTREAL IONDII IN |«|t DIVIDENDE NO lli AVIS est par les présentes donné qu'un DIVIDENDE d'UN DOLLAR CINQUANTE par action sur le capital-actions rayé de cette institution a été déclaré pour it trimestre en cours: ce dividende ?era payable le et après le MARDI, le PREMIER jour de DECEMBRE prochain, aux actionnaires inscrits aux livres à l’heure de la fermeture, le 31 octobre.1942.L’assemblée générale annuelle des action naire» sera tenue au siège social de l'Institution le LUNDI, le SEPTIEME loux de DECEMBRE prochain.L’assemblée commencera i midi.Par ordre du Conseil, JACKSON DODDS, G W SPINNEY, Directeur-Général.Directeur-GenéraL Montréal, le 20 octobre, 1942.Faites un placement dans la VICTOIRE Les nouvelles obligations de la vietoir* sont le meilleur placement que vous puissiez faire.Le Canada no jamais manqué de rencontrer ses obligations à temps et entièrement.Achetés de» OBLIGATIONS VICTOIRE NOUVELLE EMISSION iMonlreaLTrust tompany tTABu» in ie»e BUREAU CHEF 511 PLACE D’ARMES.MONTREAL Halifax • Toronto • Winnipeg • Edmonton • ^ ancouvef St-Jean, Terrenruve • Londres, An g.• Nassau.Bahamas * ¥ 1379999 Volume XXxnt - No 247 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 23 OCTOBRE 1942 11 LA VIE SPORTIVE Le Canadien alignera un puissant club sous la direction de Dick Irvin Les joueurs du Bleu Blanc Rouge s’affirment supérieurs aux Bruins Le club de Dick Irvin a réussi à vaincre le Boston, hier soir, par 6 à 2 dans une joute d’exhibition à Cornwall — Gordie Drillon a été l’étoile des Habitants en comptant deux points — Un point et deux assistances pour Tony Demers Cornwall, 23 — Le club Cana-1 avant que la période prenne fin, les dien a continué sa série de parties | Canadiens avaient repris les desans connaître l’amertume de la | vants «race au point enregistré par défaite, alors qu’hier soir il triom- Elmer Lach, sur des passes de 13e- phait des Bruins de Boston par le compte de G à 2, dans une joute ^’exhibition disputée à la patinoire locale, en présence d’environ deux mille personnes.Tous les joueurs du Bleu Blanc Rouge ont pu démontré qu’ils étaient en bonne condition physique et qu’ils seront de taille à faire une dure lutte aux autres équipes du circuit Calder lors des prochaines séries de championnat de la Ligue Nationale de hockey.Gordie Drillon, obtenu des Leafs de Toronto, s'est particulièrement mis en évidence en enregistrant deux points pour son club, le premier avec le concours de Jack Portland, et le second avec l’aide de Buddy O’Connor.Les autres compteurs des Canadiens ont été Maurice Richard, Elmer Lach, Tony Demers et Chamberlain.Art.Jackson et Buzz Boll ont compté les points de Boston, aidés tous deux de Bill Cowley.Demers a obtenu une paire d’assistances en plus de son but pour les Canadiens.Jack Portland a été effectif à la défense et a aidé Drillon et Demers à compter des buts.Les Canadiens se montrèrent de beaucoup supérieurs à leurs adversaires et sans la magnifique tenue rie Frank Brimsek dans jes buts le pointage aurait été plu-: élevé.Les Canadiens dominèrent le jeu dans chaque période, mais ce fut dans la troisième période qu’ils* se montrèrent plus redoutables que jamais, alors qu’ils enregistrèrent 4 points pour sceller l'issue de la joute.Drillon donna l’avance aux Canadiens à la première période sur mers et Richard.Richard prit Brimsek en défaut moins de quatre minutes après le Autre joute entre l’armée et le Tricolore Le gérant Tommy Gorman nous annonçait hier qu’il avait réussi à organiser un troisième match d’exhibition entre les Habitants de Dick Irvin, et le club de l'Armée Votez le premier d'une sérié d’articles de la “Canadian Press" analysant les chances de chaque club dans la course au championnat de la N.H.L.cette saison: Il y a trois ans, les Canadiens ont entrepris une reconstruction, avec des jeunes joueurs, afin de regagner leurs gloires du passé dans la N.H.L., et ils ont donne avis à toui le monde qu’il ne fallait pas s’attendre immédiatement à un championnat, mais que le club serait rapide et combatif.Les Canadiens ont joué un grand ., nombre de parties depuis ce temps, et que cette rencontre aurait heu ] et aujourd’hui, alors que le club se demain soir, au Forum.prépare à la campagne 1942-43, ou gardien de buts régulier, et Irvin affirme que Paul sera plus effectif que jamais cette année.Bibeamt a gagné en expérience, a déclare Dick, et son sang-froid est remarquable.Une première saison est toujours difficile pour un gardien de buts recrue.A l’avant, Drillon formera probablement une ligne avec Buddy O’Connor au centre et Ray Getliffe à l’aile gauche.Toe Blake jouera au centre de la deuxième ligne Le club de l’Armée insista pour cette partie d’exhibition pour tenter d’egaliser les chances dans cette série.Les deux clubs annulèrent lors de leur première partie à l’auditorium de Verdun, tandis que les uji/iua uc uutiii c un nuu.ctijica iv , - ' i i début de la troisième période.Canadiens gagnèrent la seconde Après que Buzz Boll eut enregistré le 2e point des Bruins.Drillon a réussi son 2e but lui aussi, avec l'aide de Buddy O’Connor, et Deniers réussit à déjouer Brimsek sur des passes de Lach et Portland, et, une minute plus tard, Chamberlain compléta le pointage avec l’aide de Benoit et Blake.Composition des équipes: CANADIEN — But, Bibeault: défenses: Bouchard et Goupille; centre, Lach; ailiers: Richard et Deniers; substituts: Portland, Lamou-reux, Chamberlain, Blake, Benoit, O’Connor, Drillon, Carragher, et Phillips.BOSTON — Brimsek, Crawford et Shewchuk; A.Jackson; Hiller et Cain; Clapper, Hollett, Cowley, H.Jackson, Boll, Gallenger, Guidolin, Schmidt, McClelland et Smith.Arbitres: Contant cl Denneny.Première période 1.Canadien, Drillon (Portland) .' 18.15 Aucune punition.Deuxième période 2.Boston, H.Jackson.8.04 (Cowley) 3.Canadien, Lach .16.23
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