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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 14 novembre 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1942-11-14, Collections de BAnQ.

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"Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” luttes qu’amènera sûrement l’après-guerre.— C’est vraiment un beau programme.__ Certes! Il ne tente pas votre intelligence, votre coeur de Canadien français, je dirai même, votre sens des affaires?—.Franchement, oui! Je dois faire ma part, je le sens, je le veux.Envoyez-moi votre recruteur.Je lui promets mon adhésion signée des deux mains.Je m’aperçois que j’ai beaucoup à apprendre en patriotisme agissant et fécond.Mieux que cela, si vous voulez, je me ferai recruteur, moi aussi.pour réparer le temps perdu.Au sujet du colonel Macs Washington, 14 (A.P.)— Le congressiste démocrate Melvin Vincent, du Kentucky, a accusé le congressiste démocrate le colonel Maas, démocrate du Minnesota, d’aider et d’encourager l’ennemi, et il a demandé une enquête du Congrès sur “les accusations graves” de Maas.“Si son discours avait été dicté par Berlin ou To-kio”, dit Vincent, il n’aurait pu être plus efficace pour briser 'e moral de notre peuple”.Le congressiste républicain J.Martin, du Massachusetts, demande au Congrès de prendre les moyens immédiats voulus pour remédier à la situation décrite par Maas.Parité du Canada et des Etats-Unis pour le pétrole Washington, 14 (C.P.) — Le contrôleur du pétrole, M.Harold Ickes, a annoncé hier que les demandes canadiennes de pétrole auront parité avec celles des Etats-Unis pour toutes les allocations futures.Les négociations ont MM.‘ ’ PRESCRIPTIONS % CDIMISItS t VOIRI OISPilSIIIil O ASJtnnw sCj Rapide SERVICE JOUR et NUIT WQRIflRCIE fllODTRERL M *»3 onantc mamwc.i h oZtmi *u «10 un .7251 f OUVERT JOUR 4 HUIT * -—** Lundi, 16 novembre People's Forum, au Montreal High School Auditorium, rue Université, 8 h.15 p.m.M.Richard Wllmer Rowan: Comment dépister nos ennemis cachés.Galerie des Arts, conférence par M P.R.Scott, professeur au McGill: De l'art et du gouvernement.A 8 h.30 p.m.ÿ Ecole des hautes études, salle de l'école, à 5 h.30 p.m.M.Jean Delâge: l'Industrie a Montréal.* * * Chambre de Commerce, à 8 h.15 p.m.MM.J.R.Legendre et H R.Aubry, cours de technologie et d'utilisation des bols de la province.Ÿ Ÿ * Anciens élèves de l'Ecole polytechnique, réunion dans l'amphithéâtre de l'école, 1450 rue St-Denis, a 8 h.15.Conférence de M.Aurèle Séguin : Les ateliers d« Radio-Canada avec démonstrations.Films en couleur de M.Roger Morin sur la radio, * * * Corporation des agronomes, hôtel Windsor, a 7 h., dîner.Mgr Philippe Perrier, Mgr Olivier Maurault, MM.Adélard God-bout, Henri C.Bols et F.E, Duchesne y parleront.L'Unlott économique d'habitation, salle paroissiale de l'immaculée-Conception, a 8 h.30.film sur l'habitation.Conférence j le M.Eugène Thérien, président du Board of Estate de Montréal: Vers l'habitation à logement unique.* * * Ecole des parents, a l’école Cherrler, coin des rues Cherrler et St-Hubert, à 8 h.30 p.m.Le juge Arthur Laramée parlera de l'enfance malheureuse et de» lois qui la protègent.éê Comité d'éducation nationale, salle paroissiale St-Malo.M.l'abbé Albert Tessier, conférence: Pour aimer le pays.Four l'hôpital Ste-Justine Bien chers confrères.Je rne sens le devoir d’attirer votre bienveillante attention sur l’appel que notre hôpital Sainte-Justine doit lancer cette semaine en faveur de nos petits enfants malades.Sainte-Justine est notre seul hô- | pital général pour enfants à Montréal.Au cours de la présente année plus de 8,000 enfants y ont été soignés; fi,000 consultations ont été données au dispensaire; 15,600 visites onl été faites à domicile par Un Bon ^hisk^Z /AlltEk ses infirmières: c’est pour notrs ville une institution indispensable, consacrée pieusement au salut de nos petits malades, et qui a des égards particuliers pour les enfants de nos familles pauvres.Nous sommes bien reconnaissant aux pouvoirs publics de leur récente et opportune intervention.Mais notre hôpital porte encore une dette trop lourde qui ralentit son essor et qui l’empêche de rendre tous les services qu’il voudrait à l’enfance malade.Nous devons le débarrasser de sa dette.Nous pouvons par notre obole lui donner la liberté de faire tout le bien que nos familles attendent de lui.Chers confrères, je vous recommande donc, et vous prie de recommander chaleureusement à vos fidèles, la quête de dimanche prochain, de même que la quête à domicile qui suivra, pour venir en aide à l’oeuvre si belle, si topchan-te de Sainte-Justine.Je laisse aux petits enfants que vous aurez ainsi contribué à sauver, à guérir, le soin d’obtenir que Notre-Seigneur, qui les aime, vous le rende en grâces et en bénédictions.tJoseph CHARBONNEAU, archevêque de Montréal.(la Semaine religieuse de Montréal) _____ Association amicale Christophe-Colomb Les élections générales de l-’Asso- : dation auront lieu demain, 15 novembre, à L h.30 de l’après-midi, i à l’école Christophe-Colomb, 6891 rue Christophe-Colomb.Un pro- , gramme de chant, musique et de prestidigitation a été préparé avec soin pour agrémenter la réunion.1 Notre association aura bientôt dix ans et nous la devons à l’initiative ; de M.Edgar Blais, maintenant dé- j cédé depuis 1937.Chaque année la réunion générale groupe environ | 150 membres.Cette année, il _serait à souhaiter qtte ce chiffre soit lar- gement dépassé.Les Frères de St-Gabriel seront heureux de souhaiter la bienvenue à tous les anciens qui voudront bien répondre à leur appel.ACHETEZ VOS FLEURS ICI Fleuriste La Patrie 168 ett.S.-CATHERINE Livraison partout dlrecta-ment de notre serre-chaude.PL.1786-1787 Ecoutez C.H.L.P.le jeudi U h.15 12 h.30 Ge°T*e* PIVA LIMONADE LAXATIVE — PURGATIVE Très agréable au goût Si votre pharmacien pat de ‘’PIVA” PL.9622 n s SIGNALEZ “Du moment qu’un déplacement vertébral se produit, de ce moment même la maladie se développe’’.PALMER FAITES CORRIGER LE MAL A SA RACINE Laurent Hurtubise CH I ROPRATICl EN 4553 ST-DENIS — HA.7524 "Le bijoutier de confiance” Comblera tous vos rêves pour les fiançailles et le mariage MONTRES BULOVA - OMEGA - TISSOT - CYMA \RGENTERIE - COUTELLERIE - HORLOGERIE pour cadeaux Les prix sont tou tours raisonnables chez W.RIOPEL * 902 EST, RUE BELANGER DOIIard 0640 tv.ht twrtps â Test de Saint-Hubert bagues diamants "BLUE RIVER” blue hiv» Ile mois NOVEMBRE 30 jours Demain: DIMANCHE 15 NOVEMBRE 1942 XXV PENTECOTE.S.Albert 1# Grand.Lever du soleil.6 h.59.Coucher du soiell.4 h.30, Lever de ta lune.1 b.19._ ._ .coucher de la lune, malin.Incorporée pwr Lettres Patente» d» la Provint* d» Québec au capital d» IliO.OOO Dernier Quartier, le l.* l n.18 m du mat.AÜSURANCB EUNERAIRE ET CIRXCTSURS DE FTNERAUXES Nouvelle l,une.le S.à 10 h- 19 m *[U mat.Taut en conformité avec la ioi dm «MUjMlé.nar M Parlant d.Quétm K&nS*.ta »?'*V h.ZI m du Zr Dépôt de 125.000.00 au Gouvernement - Saio«ortuatre.t m dtapoatuoo du public ! D"n'*’ Uuar‘1"' ,e k * h 17 m d,, *®,r SERVICE JOUR ET HUIT été conduites entre Cottrelle.Ickes et Derniers devoirs .— Lélstaz-nous vous assister dans vos derniers devoirs envers ceux qui partent.Nos conseils sont basés sur l’expérience.SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE GEO.VANDELAC PONDES EN 1990 LIMITES G.Vandelac.|r.—• Aies.Cour 120 EST, RUE RACHEL, MONTREAL - BEIair 171?NOVEMBRE 1942 Dim Lun »Ur Met Jeu ven Sam —-i— ~=r~ 1 2 3 4 5 é 7 1 8 9 10 11 12 13 14 lis U 17 18 19 20 21 i22 23 24 2S 2é 27 28 » 30 C • 1 » ® 1 Ü.Q.t N.' > p JlI» PL I! Offices de l'Eglise LE DIMANCHE 15 NOVEMBRE XXVe dim.après la Pent., Vie après l’Epiphanie, semid.(vert) Messe: Dicit Dominas (comme au 23e dim.après la Pent, et au 6e après l’Kpiph.), avec Gl.et Cr.; 2e or.de suint Albert le Grand E.D., 3e commandée M.: m.; préface de lr.Trinité.— Aux vêpres du dim.(Vie après l’Eplph.); mém.de sainte Gertrud* V (I Vn.) et de saint Albert le Grand E.D.(Il \Tp.).AU PRONE ?.,7smiG0lNG STRONG ,0,N,uo.sm»° „ DistiUà.embout*'"* TARIF des annonces classifiées du "DEVOIR" Téléphone : BEIair 1361 I cent le mot.25c minimum ccmp-tant An non «a facturées PAO le mot.40c minimum NAISSANCES, t ERVICBS.FICRVICES ANNIVERSAIRES.GRAND».MESSES.REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES 2c par mot, minimum de 50c FIANÇAILLES PROCHAINS MARIA-OR SI 00 car tnaertion Papier d’emballage Serviettes de papier Sacs de papier Papier de toilette Mac Gregor Paper Bag Co.Inc.451, rue St-Sulpice, Montréal Svccunale à QUEBEC A MacGregor demandes si c’est fait de papier LAncoster 2274-5 On annonce: Celle semaine, on recevra les contributions de l'Union de Prières, (Dim.prochain, 4e dimanche de novembre, dans le diocèse de Saint-Jean de Québec, on fera la collecte pour les diocèses de l’Ouest.- Cette quête devra sè fai-rt le 22 novembre: et non pas le C décembre.) 4 TERRE A VENDRE Belle ferme.265 arpents, tous cultivables et fertiles.2 maisons, résidence propriétaire, et fermier.40 milles Montreal.Terre et bâtisses en excellent état.Gros stock d'animaux de race.Placement de guerre, solide et sûr.Acheteurs sérieux seulement.Pas d’a-d’agent ni échange.Ecrire à case 79, le “Devoir’*.SOURDS! Comparez AUROPHONE avec tout autre Instrument et JURez par vous-mêmes de la clarté du son.de son volume et de sa portée.Venez ou écrtvez-nous pour une démonstration.I,'AUROPHONE 1942 est la culmination d',,38 nd dlPt'ou,?etet^repré- ronstruction d’appareils scientifiques pour I amélioration de sente re qu'il y a de plus avancé dans cet art.Approuvé par le Conseil de Physiothérapie de l'American Medical Association.LAncartePaws Aurophone de Montréal 1 sionnements et des munitions a avions cnncniis, ic eommuiiuaui )na)S que avance a etc insgm-Liniiinatinn Ht.h» la Adolph Malan, 35; Beurling.29; 18 .destination du commissaiiat de la tes chefs d’escadrilles J, H.Lacey qu ailleurs ics attaques o.ir ; Marine de l'Est du Canada, ii!, 1 inis w imuui .ma j.-T icté repoussées, et que dans la re-' - — ,000 e un ______" | gion de Nalchik les Busses ont rc- ____ ______ ___,___ au! pris des positions aux Allemands.H.-.L Carmichael a résigné son P°s*lCours de i,, semaine dernière dans les| Mitchell Gft dfi FGtOUf Le prix des kodaks te de président et d’administrateur j régions d(J sudde |â Hha.lande ISiam) , dc la War Supplies Ltd, compa-jqu| esj sous |e co prix des jumelles et 6876 ’ r e Sa n 'JacqHeS’ 1 ” HA’|dcs appareils photographiques usa Ce soir, CH LP.des nom du “canonial lies ciinsi i ns .(-.an* D’autres émissions nuront lien cha-1 «•te,ot’(lon 1an‘’e ^ *u* que soir jusqu’à l’avanl-vcilte ,h, ! jumelles, aux verres objectifs et scrutin, au même poste, à des heu-j aux accessoires jiludogi apluques u 1 usagés de toutes sortes, f t , , j;ès à 100% de leur prix neuf, r.samedi, a 7 h an poste ^ » Godfrey, l’administrateur f es orateurs parleront nu ., ‘ -a* nrjUico “candidat des conscrits”.| ^ Hr‘?Z res qui seront annoncées.» 4 lE DEVOIR, MONTREAL SAMEDI H NOVEMBRE 1942 VOLUME XXXIII — No A>b Uie musicale lit cela rarm-ne, à une constata- L'opéra-comique de M.Eugène Lapierre — Une remcr-quable trilogie — La publicité puérile — Ayons peur pour les déracinés Les journaux annoncent, que, pour la clôture des fêtes du Tricentenaire, M.Eugène Lapierre, directeur du Conservatoire National de Musique, — ne pas confondre avec te Conservatoire de Musique et (l’Art dramatique, — fera représenter, sous l’égide de la Société Saint-Jean-Uaptiste, un opéra-cqmique lion qu’on fait avec timidité, non pas parce qu’elle serait reprocha-tite, mais parce qu'on a peur de l'envisager.Uue deviendront après la guerre tant de déracinés, même en supposant qu’ils soient, lorsque licenciés, en pleine possession de leurs mem-j lires et de leur cerveau?Ceux qui n’avaient qu’une préparation générale sans orientation particulière ! pourront s’adapter à quelque chose ] avec le temps égal à celui qu'ils auront dépensé à l’armée.Ceux '¦ qui se seront déjà spécialisés avant , , ¦ , n _____ 1 d’aller au camp, dont la carrière mais simplement musical.11 N en a .aHra ^éjà été amorcée et la fonc-cu d autres qui remplissaient les tjok| sociaie établie, pourront-ils le deux premieres conditions, ma1 s J fajre Jans les emplois peu nom Unir sort fut tellement ephemere j ct/ la àcène, au conceit et à l’ècxan LUNDI a L'ARCADE qu’il vaut mieux les oublier Ÿ * * J’ai déjà parlé ici d’un volume édité par la Maison Norton de Newport: Music in Western Ciuiliza- jean-liapnsie, un upei a-< yiuuiui • dont il est le parolier et le musi- hon, de Haul M.Lang, de lUmver-L.jen silé Columbia.Je viens d’en rece- M.Eugène Lapierre a établi dans! voir deux autres: History of Music son œuvre une formule heureuse) Inttruments, de Cari Sachs, et Mu-qui peut prêter à dos compositions | sic m inc Middle Ages, de Gustave d’un genre nouveau.Pour l'énorme I'c^se-, .¦ .majorité des livrets, on les cons-1 , Ce n est aucunement dans le but Huit sur des actions dont les per- -servations ne seront pas plus écoutées que celles d’autres personnes d’une bien plus haute autorité que la mienne sur d’autres sujets d’une égalé et souvent supérieure importance.' Je connais bien ce jeune soldat, je suis convaincu que dans la pratique de son art il ira loin.Mais je connais bien aussi sa prestance physique et je ne suis plus aussi convaincu qu’il soit du bois dont on fait les soldats forts et résistants.L’armée, en l’enrôlant, a gagné une unité, mais l’art y perdra un cerveau bien équipé à ses exigences.A cela non plus, nul n’y peut rien, et c’est bien le cas de répéter ufirès d’autres: Dura lex, sed tex.pas tant la virtuosité pourtant réelle qui compte, que l’interpréta; lion.Sans rechercher l’effet, ce qui serait une erreur, Mme Orréa Per-nel a plongé dans la pensée de Beethoven et en a tiré toute la peau te qu’elle renferme.Elle y a été d ailleurs aidée par l’intinie collaboration que lui ont donnée Mlle F.thel Stark et scs instrumentistes.Bref, ce fut un concert-extnane-ment remarquable et je plains ceux qui s’en sont abstenus.Je dois iri faire une confession qui, je 1 espe-re, sera suivie par d’autres.La première année, je n y suis pas allé,mais je n’ai pas ensuite manque une soirée de la saison suivante, parce que je voulais réparer une négligence.Et c’est alors que i ai trouvé que je n’avais pas perdu mon temps, puisque je me trouvais vis-à-vis un travail sérieux fait avec dévouement et intelligence.Cette saison-ci, je n’en manquerai pas une soirée.Que les melophiles en fassent autant: c’est la grace que je leur souhaite.Frédéric PELLETIER “My Sister Eileen”, tel est le film quFprend l’affiche aujourd’hui au cinéma Palace avec Rosaline Russell et Janet Blair dans la distribution.“My Sister Eileen” est un film inspire de la pièce du même nom qui a tenu l’affiche deux ans sur le Broadway.L’intrigue en est légère, gaie et romantique.Alexander Hall a dirigé cette comédie et l’on dit que Hall ne pourra jamais dépasser le succès qu’il obtient dans cette production.On sait que Hall a dirigé des films du calibre de “Here comes Mr.Jordan”, “This Thing called love “They all kissed the Bride” et au très succès.Mlles Russell et Blair sont simplement délicieuses dans celte production.Une distribution choisie avec le plus grand soin encadre les vedettes.Des sujets courts d’un vif intérêt complètent le programme.C’est lundi soir que le rideau se lèvera sur la comédie ‘Le Coeur dispose”, de F'raneis de Croisset, mettant en vedette Mme Germaine Aussey et Marcel Journet.De Croisset a écrit une histoire d’amour dans laquelle il prouve que la raison propose mais que Je coeur dispose toujours en définitive.La lutte .sentimentale qui met aux prises Hélène et Robert Lavaltier est bien faite pour intéresser tous ceux qui se passionnent pour Vs choses du sentiment.Observation, finesse, tact, subtilité, l’auteur a mis tout en oeuvre pour captiver notre attention.Mme Germaine Aussey trouve iei un rôle channant.Quant à Marcel Journet il sera très bien.Le rôle est tout à fait dans ses cordes et ii l’a travaillé avec son habituel souti du travail soigné.Les deux vedettes sont secondées par MM.Marcel Chabrier, Charles Dechamps, Mmes Sita Riddez, Jeanne Demons, Rose Rey-Duzil, MM.Kingsley, Pagé, Garceau, Monnet et Forrez, M.Antoine Godeau assure la mise en .scène et des décors dans le ton tout à fait moderne ont été brossés par M.Marcel Salette.“Le Coeur dispose” est une oeuvre délicate qui sera à l’affiche toute la semaine à compter de lundi, avec matinée le mercredi tt le dimanche.Ce soir, demain en matinée et demain soir, derniers spectacles de “Madame Sans-Gêne”, avec Mme Fernande Albany dans le rôle-titre.P Concert de l'orchestre et de la chorale Sainte-Cécile L’orchestre symphonique el la chorale Sainte-Cécile célébreront leur fête patronale et leur cinquième anniversaire de fondation, le dimanche 22 novembre prochain, à 2 h.15 de l’après-midi, au Monument National.Un chanteur de renom et le studio de chorégraphie Morc-noff seront aussi au programme.Cet orchestre, composé de 45 musiciens amateurs et cette chorale, de 30 voix mixtes, sont sous une direction unique, celle de M.H.-J.Walker.Le public est cordialement Invité à cette grande manifestation artistique."Volpone" au Gesù Le comité d’art dramatique du collège Sle-Marie prépare, pour le 1er déceplbre en soirée à la salle du Gesù.une magnifique représentation artistique.La pièce est moderne, d’actualité et vous ne manquerez pas de passer une agréable soirée en venant voir Volpone, écrit par Ben-Jonson, adaptation française de Jules Romains et Stefan Zweig.Pour renseignements, signalez LA.5966 ou 5962.L'AFFICHE DU PRINCESS Retener le "Devoir" d'ovonce chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Tùléphonex «u servie* du tiraf* : BÉIjir 3361° : il voui donner* l’edrene d’un dcootiteire de votre voitinx*.L'Oiseau bleu" de Maurice Maeterlinck Le collège de Saint-Laurent est heureux de remettre à l’affiche “L’Oisegu bleu”, de Maurice Maeterlinck.L’expérience acquise durant les quatre représentations de Fan dernier permettra aux directeurs artistiques d’assurer la qualité d’un spectacle déjà connu du rand.public par un film de la ilm Fox, intitulé “Blue Bird”.Ge film n’exploitait cependant que quelques épisodes du conte dramatique qui vaut d’être vu en entier.Mettre à la scène un conte qui réunit à la fois la poésie, le charme mystérieux et l’atmosphère merveilleuse des contes des ’’Mille et une nuits”, telle est, en effet, la gageure qu’a tenue Maurice Maeterlinck.L’éminent écrivain belge a laissé son imagination vagabonder dans le monde merveilleux du rêve pour créer une pièce éblouissante et d’une fraîcheur exquise, il serait vain de chercher dans “L’Oiseau bleu” une solution complète du bonheur.Il vaut mieux goûter le conte et se laisser emporter vers un monde merveilleux par la magie poétique du texte, du jeu, des décors et des costimies.“L’Oiseau bleu” sera représenté, en matinée, les 26 et 28 novembre; en soirée, le 30 novembre, à l’auditorium du collège de Saint-Laurent.Location des billets: BY.2444.Au Capitol “Cairo”, avec Robert Young et Jeannette Macdonald, est le film qui prend l’affiche aujourd'hui au cinéma Capitol.Le film raconte l’histoire d’une fameuse vedette de l’écran améneain el de son séjour au Caire, ville de mystère.Un jeune reporter, c >r respondant de guerre, se rend au Caire et fait la découverte de la vedette.Il la soupçonne d’être à la tête d’une bande d’espions.Et oe là, les aventures s’enchaînent à un rythme enlevant.Plusieurs numéros de chant et de musique sont entendus durant cette belle n reduction.En plus des artistes mentionnés on verra dans ce film, Elhtl Waters, Reginald Owen, Giant Mit chell, Lionel Atwill, Larry Nunn.Dennis Hoey.Le second film an programme est “A date with the Falcon”, avec George Sanders dans le rôle prirtc-pal.C’est un film plein d'imprévus qui plaira à tous.ZHIX2 Une semaine commençant LUNDI en soirée GERMAiNE AUSSEY MARCEL JOURNET U HXUR DISPOSE «4 f *â»OS tt CffOiS St T MARCEL CIIABRiER ïiT* RiDDEZ •¦‘‘“"DEMONS juuMuiftMCSiEY.*,TpUlil_ CHARLES DECHAHP5 Ecoutez Mme Germaine Aussey dimanche soir à CKAC — 7 h.30.*! «n Ce loir.Demein en matinée soirée.Dernière* chançet “MADAME SANS-GENE’’ Tnoraire des spectacles tils MAJESTY'S ••PrKate Live»”: 8 h.30.Mat.mere, et sam.* 2 h.30.LOEWS •The Major and the Miner” U b 15.1 b.55.4 h.30.7 h.10, 9 b.55.PALACE • “My Sister Eileen” 10 h., 12 h 15.2 h.40, 5 h 05.7 h.30, 9 h 55.CAPITOL ‘•Cairo” 10 h.12 h.55.3 h.55.6 h.50.9 b.45.“A Due with the Falcon” U b7 40.2 h.35, 5 h.35.8 h 30.PRINCESS “Meet the Stewaru” 11 b.25.2 U.10.4 h.50.2 h.30.10 h 15."Submarine Raider” 10 h.10.12 h, 50, 3 h.30.6 h.15.8 h.55.Au Loew s “The Major and the Minor” est la comédie qui prend l’affiche aujourd’hui au cinéma Loew’s.Les vedettes en sont Ray Milland, Ginger Rogers, Robert Benchley et Diana Lynn.C’est un film rempli d’aventure* réjouissantes et d’amour, qui plaira par sa fraîcheur et sa spontanéité.On ne raconte pas un tel fiim car il s’agit moins d’une intrigue pleine d’unité, qu’un ensemble de situations qui ne laissent jamais languir l’intérêt.Ginger Rogers est plus jolie, plus pétillante, plus agréable que jam i.s dans cette production qu’elle anime de sa dynamique jeunesse.Ray Milland la seconde avec succès.De nombreux sujets courts complètent le programme du cinéma Loevv s qui est toujours des plus variés il des plus attachants.j&t'lES COMÉDIE NS DE ¦mnc est.fc Montreal, par l'Imprt-merl» Populaire (à responsablllD HmltMl.éditrice-propriétaire.— George* FtUttM, directe ur-dtreftL 6 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI H NOVEMBRE 1942 VOLUME XXXIII — No 266 LES LETTRES AU CANADA FRANÇAIS Z aïiétéâ LE S A LOS DU LIVRE LA RELEVE DU MATIN Àujoutd hui nume s'ouvr* It Salon annuel du Livre sous les auspices de la Société des Ecrivains canadiens C'est un événement à ne pas laisser passer inaperçu.Il im- Rien n’est aussi odieux que les querelles de générations.L'âge ne doit pas servir de critère; le talent, les dons, lî goût du travail sont les seules normes acceptables.Pour porte au contraiie d'attirer l'attention du public sur cette * quoi jeter la pierre à tel personnage pour la seule raison manifestation intellectuelle qui permet de faire le point qu'il est moins jeune qu’il l'était il v a vingt ans-’ Pour et d’apprécier ce qui s’est fait au cours des douze mois quoi également ne pas reconnaître la valeur d’un jeune écoulés.Peu de temps après sa fondation, la Société des Ecri vains canadiens a cru sage de réunir ainsi périodiquement tous les ouvrages en langue française parus au Canada Initiative heureuse, qui procure une excellente publicité aux écrivains et aux éditeurs et qui permet au public de s; rendre compte du travail accompli.Il est d'usage d'otga niser des expositions pour tout et pour tien: les manufac turiers convoquent la population à aller admirer leurs pro duits.Pourquoi dès lors les écrivains ne feraient ils pas autant pour les produits de leur esprit ’ Il est heureux qu'un gtoupemem corporatif comme la Société des Ecrivains ait co- prs dès ses debuts la nécessité d’exposer annuellement les livres canadiens et les ou vrages en langue française réédités au Canada.Depuis la Il existe* des écrivains pour lesquels nous éprouvons une ainilié homme, pour la seule et unique raison qu'il est jeune?instinctive, avec lesquels nous en-II manque d'expérience et de maturité, dira-t-on.La belle affaire! Comment voudrait-on qu il acquière de 1 experien que d’autres sont plus grands ce.si on lui interdit d’autorité les moyens d’apprendre?j qu’eux, nous connaissons leurs dé- Courrier des lettres por Roger DUHAMEL Mémoires, par André Maurois Le Petit bois, par Jules Supervielle Turenne, par Weygand ' faire paraître cet ouvrage, les auto-i pas pour un vaste public qui u« ! rites militaires l’obligèrent à signer ! saurait peut-être pas toujours re-j d’un pseudonyme.Il choisit alors connaître l’arl supérieur d une pen-! André, en souvenir d’un cousin tué ; sée et d'un style remarquables.1 à l’ennemi, et Maurois, "nom d’un est un poète- contemporain dont i village proche de Cambrai, parce j toutes les oeuvres révèlent un souque j’en aimais la sonorité triste”, j ci de perfection également, éloignée Un choix heureux, deux noms promis à la célébrité.M emoires, Le génie spontané est chose rare.Je crois davantage que c’est une longue patience et qu'il est essentiel que les jeunes gens aient l'occasion d’essayer leurs forces, de commettre même des erreurs, pourvu qu'ils aient l'étoffe néces saite pour les reconnaître et s'en corriger.Il faut ainsi assurer régulièrement la relève des générations, il faut favoriser l’accession de ce que Montherlant a appelé, dans un livre superbe aux sonorités symphoniques, la relève du malin.Ces réflexions me viennent à l’esprit à 1 occasion de deux petits faits que j'estime d un très heureux augure.J'assistais dimanche dernier, dans le sous-sol du local des fauts et leurs limites, mais nous tient au domaine public: les oeuvres successives qui établissent son prestige, les tirages astronomiques, les relations flatteuses dans tous les pays di^ monde, l’admiration de la foule el la considération de ses pairs, l’Académie française.La guerre actuelle lui a porté un dur coup?Certes, mais encore une fois c’est le sort commun.Plus heureux aimons presque également leurs (jUi bien d’autres, il a pu traverser missiles comme leurs échecs.C’est en Amérique et poursuivre ici un enseignement qui lui est cher.Une guerre, depuis notamment la rupture dies relations réguliè Compagnons de saint Laurent, à Outremont, au premier res avec la France, il a îaliu en grande partie combler b d'u,,* s£rje d, cours sur le théâtre de M.Marcel Raymond, pénurie des volumes qui nous arrivaient autrefois à chaque Raymond esc un jeune homme qui publie depuis quel-courrier d'Europe.Plusieurs éditeurs ont alors décidé de qUCS années des études littéraires justement remarquées, réimprimer ici les livres les plus appréciés des écrivains pou[ ma part, je considère qu’il est très probablement le français contemporains et de parer, dans la mesure du pos Canadien français le mieux informé de la littérature fran-sible, à une pénible solution de continuité que nous ont contemporaine.Doté d'une vaste culture, il accom- imposée les pénibles événements survenus dans le monde p|jj une oeuvre extrêmement utile en célébrant.Par.**•* depuis trois ans.Il est donc important que le public se artjcles et ses conférences, les maîtres des lettres françaises.rende compte de cet effort et qu il sache le juger à sa juste valeur.Grâce à Dieu, nous avons eu également des ouvrages français inédits, soit qu'un exemplaire paru en France ait pu se rendre clandestinement jusqu’à nous, soit même que des manuscrits nous soient parvenus.Nous avons pu ainsi suivre de loin les répercussions de l’atroce tragédie qui déchire la France.Nous avons pu surtout nous convaincre que le prestige intellectuel et moral de la France demeurait intact et qu'une défaite militaire, si dure qu elle soit, n'a jamais suffi à étouffer une nation millénaire, une nation dont le monde éprouve cruellement le besoin et dont les Canadiens français tiennent leurs plus authentiques lettres de noblesse.Et il y a aussi les ouvrages des écrivains canadiens.Il est remarquable qu'en ces dernières années la production indi-gèoe s’est accrue considérablement en volume (sans calembour vraiment trop facile), sinon toujours en qualité.Dans l’ensemble toutefois, il est équitable de souligner des oeuvres de belle qualité qui indiquent, à n’en pas douter, un réveil intellectuel au Canada français et la volonté Sans aucun pédantisme, car le savoir véritable est incompatible avec la vanité, il énonce des jugements d’une sûreté rare et il définit le sens des oeuvres les plus marquantes de notre temps.Ce n’est pas un mince mérite et il serait ridicule d’attendre que M.Raymond soit cacochyme pour L lui dire.• Il inaugurait dimanche dernier une série de leçons sur Jacques Copeau et l’influence du Vieux-Colombier sur le théâtre français en ces vingt dernières années.La clarté de l’expression s’ajoutait à la solidité du fond pour faire de cette heure un véritable enchantement.Et je me disais en l’entendant que toute université se flatterait à juste titre de confier une de ses chaires de lettres à un jeune homme aussi érudit et aussi lucide pédagogue.N’attendons pas qu il soit quinquagénaire pour reconnaître sa valeur.Un autre fait à signaler, c’est la nomination de M.Guy Frégault à la chaire d’histoire du Canada de 1 Université de Montréal, où il remplace l’abbé Groulx pouf les cinq cours publics que le titulaire professe régulièrement chaque année.Depuis longtemps, l’abbé Groulx, surchargé de besognes et soucieux de mener à bonne fin son oeuvre magistrale, souhaitait se trouver un suppléant qui un sentiment de cette nature tiue je nourris à l’égard d'André Maurois.Je n’ignore pas qu'on l'a accusé en certains milieux d’être superficiel cl de se fier a sa remarquable facilité.11 y a en effet des gens pour qui l’obscurité est synonyme de profondeur et qui apprécient surtout les écrivains qu'ils s’imaginent être les seuls à comprendre! Snobisme littéraire, pédantisme ridicule.Maurois est l’écrivain de bonne compagnie, l’humaniste par excellence.Il possède vie difficile Le mot le plus juste ne serait-il pas celui de son maître Alain: “Je vous connais bien.Vous êtes un tendre garçon”.Les premiers chapitres des années d’apprentissage nous introduisent dans un milieu attachant et précieux de la bourgeoisie industrielle à la fin du siècle dernier, ce milieu que Maurois allait décrire dans son Bernard Quesnay.Ces tisserands d’Alsace établis en Nor- surtout le grand mérite de la me- ; mandie, à Elboeuf, possédaient une sure et même de la retenue.Son oeuvre est le triomphe ou si l’on veut l'épanouissement de l’harmonie et de l’équilibre.Le bon sens est son domaine de prédilection.Il réhabilite la norme dans un monde désaxé.Ses ouvrages n’auraient tradition faite de rigueur et d’honnêteté.Iis avaient le goût et même le culte du travail bien fait et l'amour de leur métier.Cette vie quotidienne entraînait bien ses petites servitudes et un certain rétrécissement de la pensée.Notre auteur la y • , ’ • ills.Ai i.U V- il* S s S- SX VI s t su qu un mince mente si sa santé m- : dépeint avec une sympathie teintée tpllpotiipllp np se complétait pas I .,>û11tvl„llt.v,,»* nnrnnnnc mipiiit J’ai glané ici et là à travers ces Cüü pages de texte dont la lecture est infiniment agréable.On y trouve de très belles pages qui demeureront peut-être des sommets dans son oeuvre.Je pense surtout à la rm du premier volume dont la densité dépouillée atteint à une emotion bouleversante.Sur les hommes et les choses de France, il y a de nombreuses observations d’un grand inlérêt.Le récit des événements récents est évidemment moins muf pour qui a lu Tragédie en France Partout nous trouvons des notations qui révèlent le psychologue et le moraliste, “le moraliste austère tapi tout au fond rie moi-même”.Les Mémoires d’André Maurois sont* une oeuvre de foi, le témoignage d'un grand Français tt un document littéraire d'une importance considérable pour l'histo're intellectuelle de notre temps.C’est un ouvrage qui restera et auquel nous serons souvent heureux üe nous reporter.Le Petit bois, Comme Jules Laforgue et Lautréamont, Jules Supervielle est né a Montevideo et comme eux h appi.-tient d’emblée à la littérature fran çaise.Il était un pont entre l'Amérique latine et la France ci ses livres apportent un élément exotique d’un appoint très précieux.Supervielle est avant tout un poète.du conventionnel et de l’hermétisme.necessaires les connaissances l'honnête homme.S’il est quelqu'un qui saisisse parfaitement ses propres frontières, c’est bien Maurois.Il n’a jamais forcé son talent, parce qu’il voulait tout faire avec grâce.Et il a toujours réussi cette adéquation de la matière et de l’expression renient de la joie.Car Superviel.e découvre le monde à chaque instant et le communique tel qu’il l a 1 retrouvé, comme un paradis per-Aujourd hu., ayant voya-, du D’ mondei n a solIvent une et observe vjsjon cosmique, mêlant dans un Maurois rend hommage à ses mai i très, à ceux qui l’ont initié au savoir et lui ont ouvert la fenêtre du ! monde i gé en tous pays compte de l’extraordinaire chance que nous avions, nous, lycéens Romancier, biographe, essayiste, I français, de trouver pour maîtres, à tous ses livres reflètent le même j ,ijx anS) des hommes dignes d’en jugement serein et modéré, four- soigner dans toutes les universités millent d’observations pertinentes du mon(lei Ces maîtres de l’ensei-et qui vont souvent très loin.I) au- j gnement secondaire n’avaient d’aucuns regretteront qu il ne soit pas lre ambition que de former, de î, TE ! ET lEÆETS 'S uSS kEE'EnLTvsi I IVM.lH ation de la P'-écoM maturité sans doute un tort chez un homme ; ^ F).en‘'t‘e ^ expression que nous _____ ________________ _ fût bien jffinnée de nos compatriotes de ne rien négliger.pour {apab|e devcnjr pour lui un digne successeur.Il a ap créer ici une littérature qui, tout en se rattachant étroite- j patemment trouvé l'oiseau rare et c’est très bien ainsi, ment à 1a tradition française, veut néanmoins interpreter} ^ pr^gaujt s’cst d'abord fait connaître par des la réalité canadienne.Ce n'est pas ici 1 occasion d énumé j art;cjes f0UgUeux et parfois injustes qui révélaient une ter les réussites et les espoirs, mais plutôt de signaler aux j ^ souplesse dc style et un accent très personnel.Il a lecteurs distraits ou préjugés qu’ils auraient tort de mettre | depuis JU;vj des études techniques aux Etats-Unis qui l'ont l'interdit sur toute la production littéraire canadienne.préparé à assumer son métier d'historien et je suis con-II v a donc lieu d'espérer que le public se rendra nom vajnfu qU.j| a attcint désormais à la sérénité de l'histoire, breux au Salon du Livre qui se tient cette année à i Ecole du Meuble, où M.Jean-Marie Gauvrcau offre l'hospitalité de son nouvel immeuble aux écrivains.Ce sera l’occasion de se rendre compte de façon concrète du travail accom pli au cours de la dernière année.Je n'ai aucun doute que ; ^ ^ ^ maintcnant chargé d’un cours d'histoire qui plusieurs seront agréablement surpris de constater que nos ^ j,objigera à un traVail solide et qui lui permettra de pu-romanciers et nos poètes, nos historiens et nos essayistes régUijèrement des ouvrages d’histoire.Les quelques pages de sa thèse sur d'Iberville que j'ai eu l’occasion de parcourir m’ont convaincu, malgré la sécheresse inhérente à ce genre d'exercice, qu’il possède les dons requis pour devenir un historien sérieux.Raymond.Frégault, deux jeunes qui sont en voie de s'affirmer dans notre monde intellectuel et qui préparent la relève des aînés.Us s'engagent sur une voie peu encombrée où ils seront en mesure de justifier les espoirs qu’ont fait naître leurs premiers succès chez leurs contemporains immédiats.Roger DUHAMEL d’action, mais quel appoint inestimable chez un écrivain qui ne doit rien vouloir démontrer à priori, qui doit au contraire rechercher la vérité où elle est et telle qu’elle se présente.J'ai lu d’affilée les deux volumes de Mémoires que Maurois vient de faire paraître h New-York avec les deux sous-titres suivants: Les années d’apprentissage et Les innées de travail.Lecture passionnante et d’un intérêt qui ne se dément pas.J’ai préféré le premier volume, car ne chôment pas.Une section spéciale réservée aux ouvra ges inspirés du troisième centenaire de Montréal «ra une heureuse rétrospective qui permettra de voir que, si les fêtes n'ont pas été aussi grandioses que nous l’eussions légitimement souhaité, plusieurs livres de grande valeur ont néanmoins marqué cet important anniversaire.11 serait injuste de dote ces notes sans signaler le travail considérable que s'impose bénévolement le président de la Société, M.Victor Barbeau, qui ne ménage ni son temps ni sa peine pour faite de chaque initiative intellectuelle un succès éclatant.En lisant les revues Le Bulletin des Etudes françaises Au sommaire de la derrière livraison de cette intéressante revue, on trouve un article très opportun de M.P.Guédeuet, ancien élève de l’Ecole Normale Su- périeure et actuellement professeur à Mount Holyoke College, sur Saint-Simon: de l’Union franco- anglaise à la paix universelle.On se souvient qu’en juin 1940, aux dernières heures d’une lutte inégale, M.Churchill proposait tardivement au gouvernement français de fondre les ressources des empires anglais et français.La proposition était-elle viable?tl serait trop long de répondre à cette question qui demeure encore sans doute toute spéculative.Le fait à souligner, c’est que ce projet n’est pas neuf, qu’il u déjà été esquisse au siècle dernier par un écrivain français, Saint-Simon, qui a oonsi-cré à l’étude de cette question un volume intitulé Dc la réorganisation de la société européenne.Qu’était ce Saint-Simon qui a donné son nom à un système?(“était le cousin du fameux mémorialiste qui a laissé sur la cour de Lotus XIV un livre unique et irremplaçable.Après s’être battu iiour l’indépendance des Etats-Unis, Claude Henri de Rouvroy, comte tic Saint-Simon, se consacra ensuite aux études philosophiques.En de nombreux mémoires, il a exposé its grandes lignes de sa doctrine qui en a fait le pontife des saint-simo-niens.11 estimait que l’on peut emprunter aux sciences exactes, a la physique notamment, une méthode d’analyse applicable aux fails sociaux.Il conçut cette idee assez loufoque que c’est l'industrie qui doit assumer les responsabi des du pouvoir politique, puisqu elle Représente la plus grande force sociale de notre temps.11 reconnaît la loi du travail et.la jugeant absolue, H estime qu'elle doit même supplanter la morale négative du chrisla-nsme.C’est ainsi que Sant-Simon ¦st amené à créer une espèce de religion qui ne lui a pas survécu.En politique internationale, il.avait des opinions assez hardies.Il préconisait en effet une réorganisation de la société où les peuples, tout en sauvegardant leur intégrité territoriale, délégueraient ¦les représentants a un Parlement international dont le but serait de réaliser le bien commun.Il y a n la fois de la générosité et de la chimère chez Saint-Simon, comme chez tous les penseurs qui negU; gent les exigences du réel et qui cèdent trop aisément à la tentation îles constructions intellectuelles sans fondement dans les fads.C.e n’est pas le propos du professeur Guédenet qui n’étudie qu un aspect des théories saint-simonien-nes, à savoir le projet de fusion entre l’Angleterre et ia France.Peut-on imaginer rassemblance plus grande avec le projet de Winston Churchill, quand on voit Saint-Simon demander Végalite des peuples anglais et français.I union de leurs parlements, de leurs marines, de leurs commerces, de leurs industries, et proposer pour les deux pays un seul papier-monnaie tnaranli par une banque d'émission franco-anglaise?Voici le texle: ••Que les Anglais et les Français entrant en société établissent entre eux un parlement commun Admirons chez les Français.Il existe une tradition d’enseignement que complète un milieu favorable.G'est le privilège des peuples adultes, héritiers d’une culture étendue et profonde.L’état de santé de Maurois l’aurait facilement dispensé du service militaire.11 ne voulut pas bénéficier de cette exemption et il vécut un an sous les drapeaux, après ses études secondaires.11 a conservé à l’armée une amitié qu’il exprime éloquemment dans une page que j’aime citer, car elle fait justice de certaines accusations détestables consécutives à la défaite de 1940: “Dans cette Europe furieuse du XXc siècle, un pays valait ce que valait son armée et nul ne pouvait dire qu’il comprenait la France s’il ne, connaissait bien l’armée française.Je l’ai, je crois, bien connue et profondément aimée, bien que je fusse sensible à ses fautes,.Elle avait de belles traditions, venues de l’ancien régime, de l’Empire et des guerres coloniales.Elle était, en France, une des rares institutions qui eussent franchi le pont de la Révolution.Formés dans les écoles savantes, ses officiers atteignaient pour la plupart, dans leur jeunesse, à un niveau d'intelligence et de culture très honorable.Beaucoup d’entre eux venaient à l’armée, comme me le décrivit plus tard Lyautey, pleins d’une foi mystique, presque religieuse.La faute était, dans la plupart des corps de troupe, de donner à leur enthousiasme peu d’aliments.Une année qui n’a pas une tâche bien définie s’endort.Aux colonies, les officiers travaillaient.A elle vraiment facile?’Né d’une fa-j l’Ecole de Guerre, quelques professeurs passionnes réveillaient les meilleurs.Mais dans les garnisons, vement son choix, qu’il s'engage de manière résolue qu’il est suprêmement intéressant de l’étudier de près et de participer avec lui à ses doutes sur lui-même, à ses angoisses el à ses premiers succès.Les Mémoires sont détestables quand ils dissimulent une complaisance' mal déguisée de l’écrivain.Ils ne le sont pas moins quand ilS s’emploient maladroitement à s’humilier et à se diminuer.Maurois évite ces deux vices du genre, il se contente d’être sincère et loyal.H ne se voile pas la figure pour raconter ses succès et sa satisfaction et il ne cherche jamais a se donner un rôle avantageux.“L'homme que je vais peindre est celui que je fus, ou que je crois avoir été.Pardonnez-lui ses offenses, bonnes gens, comme il pardonne lui-même a ceux qui l’ont offensé”.Charmante simplicité qui ne se dément pas.A deux ou trois reprises, Mâurois parle dc sa vie difficile.Ne se fait-il pas un peu illusion sur son propre compte?Pour qui la vie est- Ti1 ! même attachement le-s hommes et les animaux, les hommes et les dieux.Son appréhension est totale et dépasse les distinctions courantes.II est un miroir fidèle de la réalité plénière.Je viens de terminer la lecture de son dernier recueil de contes, paru au Mexique dans une édition de luxe ornée de dessins de Ramon Gaya, d’un crayon audacieux et concis.Supervielle reprend des récits éternels, sans meme chercher à en extraire le symbole qui se dégage de lui-même, par la seule vertu de l’expression.Quel plaisir de participer au destin du Minotaure, d’assister à l’enlèvement d’Europe, de pénétrer dans l’amitié frate;-neflle de Castor et Pollux, de plaindre Cerbère! J’ai particulièrement goûté le splendide récit qui clôt ce volume où l’auteur raconte le drame familal de la guérison de Tobie.L’intérêt de ces pages, c’est que Supervielle sait allier avec un rare bonheur l’humour à la fantaisie la plus poétique.C’est ce qui fait l’enchantement du Petit Bois et des autres contes.La langue est d’une nudité voulue et d’une précision qui sait toujours se garder de la sécheresse.Supervielle n’écrit Turenne, C’est un beau livre que le général Maxime Weygand a consacré à Turenne, l’une des plus pures gloires militaires de la France.Je l’avais lu autrefois avec plaisir, je l’ai repris avec un intérêt décuplé.Car c’est un ouvrage d’un équilibre tt d’une solidité rares, qui gagne a être approfondi.La personnalité de Turenne y contribue beaucoup, mais c’est le mérite du biographe d’avoir su nous donner,de cet homme de guerre, qui fut aussi un grand homme, un portrait aussi attachant.Turenne n’est pas de ces génies éclatants qui passent dans le monde en météores.C’est l’homme d’une longue patience, d’un caractère élevé et droit, capable de consentir l’effort nécessaire pour accomplir son devoir.Weygand ie peint fidèlement quand il écüt: “Sans rien de brillant dans l’exte-rieur, ni dans l’esprit; mais affirmant une personnalité par la netteté de ses goûts sérieux, par une persévérance due à ses hérédités auvergnates et hollandaises et que ne rebutent point les difficultés: ayant déjà accompli des actes de soldat qui lui valent l’estime; imbu du culte de sa famille; très réservé et difficilement pénétrable à d’autres qu’aux siens.Tel se présente ce gentilhomme de dix-neuf ans que l’intérêt de la maison de Bouillon, vient de pousser au service du Roi”.Tel également il sera tout au long de sa carrière.D’aucuns ont reproché à Turenne d’avoir momentanément combattu contre la France.Le biographe expose clairement toutes les circonstances qui expliquent, si elles n’excusent pas, cet errement passager.La notion de patrie était beaucoup moins précise au XVlIe siècle qu’elle i’est devenue par la suite.Un gentilhomme était d’abord lié à sa maison et à son prince, avant de Pêtre au roi qui représentait le pays et la réalité nationale, en un temps où l’unité n’était pas encore un fait accompli et admis de tous.La loyauté d’esprit de Turenne se révèle par mille traits de sa carrière.Le plus bed exemple, c’est sans doute sa conversion du calvinisme au catholicisme, conversion qu’il consentit au moment où il n’avait pas à en attendre des avantages personnels et qui exigea de lui une rupture avec un passé auquel tant de liens l’attachaient.C’est dans de semblables conjonctures que se révèle un noble carac-tère.Deux témoignages suffisent à juger Turenne.D’abord celui de son rivail qui le connut bien, Condé: “Si j’avais à me changer, je voudrais être changé en M.de Turenne; c’est le seul homme qui puisse me faire souhaiter ce changement”.Et Napoléon, qui n’avait pas l’éloge facile: “De tous les généraux qui m’ont précédé et peut-être (suite à la page sept) les politiques, pour convaincre les Français et les Anglais d’opérer cette union qu'il leur prêche.Un paragraphe du chapitre intitulé "Qu’il est de l’intérêt de la France et de l’Angleterre de s’unir par un lien politique'’ montre très nettement le terrain où il entraîne la discussion: "L’Angleterre et la France sont menacées l'une et l'autre d’nne^ grande secousse politique, et ni l’une ni l'autre ne peut trouver en soi les moyens de la détourner d’elle.Toutes - deux trébucheront infailliblement, si elles ne se pré- - .tent un mutuel appui; et par un ha- u a fait ensuite un mariage mer-j la France et du prodigieux pain mille industrielle fortunée, le jeune Emile Herzog a eu une enfance choyée.Il a connu, tout le long de ses études, au moment où les blessures sont plus amères, des succès la routine engendrait l’indifférence.On constatait peu d’efforts pour faire mieux, pour rajeunir les mé constants.Jeune homme, il a ac-.thodes, pour tenir compte des pro-ouis très rapidement une situation grès scientifiques.On ne parlait enviable dans l’entreprise familiale.! pusjisscz aux soldats dcs_ gloires de "Dans ses rapports avec te reste du globe, la France partagera tous les avantages dont jouit l'Angleterre.L’empire de la mer.devenu rommun à ta nation française, tiendra le commerce, accroîtra l’industrie, ouvrira ia navigation.Un papier-monnaie, rendant ia circulation plus active, est nécessaire pour donner de l'essor à l’industrie française: une banque commune nu.| deux nations établir par 'e iiarlement anglo-français, salis-— r à eet égard les désirs de la classe commerçante’’.Saint-Simon prétend disposer de véritables arguments, arguments sérieux, arguments d’intérêts, dignes de loucher les diplomates et sard heureux, autant qu’étrange, le seul recours qu'elles aient contre une révolution inévitable, est celle union qui doit accroître la prospérité de chacune d’elles".Voilà l’idée générale, et Saint-Simon s'efforce d’en prouver la justesse par un examen minutieux des affaires de France et d’Angleterre.H va sans dire qu’en 1814 ces idées n’avaient pas grand chance d’être adoptées.Trouveront-elles plus facilement des oreilles sympathiques ces années-ci?On en peut raisonnablement douter.Le professeur Guédenet conclut son article documentaire par les paragraphes suivants qui indiquent clairement qu’il juge que ce projet contient des notions viables, qu* pourront peut-être être reprises, le jour où l’atmosphère se sera éclatr- Le* projet de Winston Churchill conrevait enfin quelque chose de neuf, et en pensant à l’Influence de l’homme d’Etat anglais, il est saisissant de lire dans Saint-Simon son regret de n’être qu’un Individu obscur, sans force pour faire prévaloir scs vues audacieuses: “11 eut été souhaitable, sans doute, que le projet île réorganisation de la société européenne eût etc conçu par un homme d’Etat verse dans les affaires, et célèbre par ses veilleux qui comblait tous ses voeux j moine qu’elle avait à défendre.La Pèlerinages dans le passé par l'abbé Albert TESSIER 0 Premier volume de la Collection RADIO-COLLEGE.• 216 pages de lecture reposante agrémentées de vingt-cinq dessin* de Rolland Boulanger.# Une pédagogie nouvelle rivée aux réalités de notre univers personnel.0 Cours d’histoire canadienne présentés l’an dernier à II tribun# de RADIO-COLLEGE à Radio-Canada.0 Vingt-cinq leçons pratiques de patriotisme.0 Le meilleur livre pour apprendre l’histoire en se distrayant.Prix: $1.00: par la poste: $1.10.Autres nouveautés : UN REFORMATEUR DU THEATRE : LEON CHANCEREL, par Jean Cusson $0.40; par la poste: $0.45.«t, CHANT D’AMOUR, par Roger Brien.$1.00; par la poite: *1.1 U.FRANCELINE, par Mme M.-A.Grégoire-Coupal, $0.50; par la poste : $0.55.EDITIONS FIDES 3425, me Saint-Denis Montréal Tel.: HArbour 7228 Connaissez-vous la revue “MES FICHES”?Demandez un numéro spécimen.et auquel ne manquait pas Télément romanesque qui pouvait toucher tm coeur comme le sien.Puis il y eut la guerre, évidemment, comme pour des millions d’autres Français.Ses relations conjugales en ont souffert, sans doute, mais ce n’est pas politique, surtout après l’affaire Dreyfus, avait pénétré dans l’armée et la divisait.Le Parlement tenait avant tout à ce que les grands chefs fussent républicains; il aurait fallu aussi exiger qu’ils fussent des chefs.On le vit bien quand, en un cas exceptionnel.De la guerre, j 1914, des hommes que le ministère qu’il fit au reste avec courage, mais ! avait tenus à l’écart bondirent, par cependant dans des conditions puis avantageuses que beaucoup rt autres, il rapporta son premier livre qui lui valut sans peine une belle popularité et décida bientôt de l’orientation nouvelle de sa carrière.La mort de sa première femme fut de toute évidence une lourde épreuve, mais il eut l’avantage de connaître quelques mois plus tard leurs talents, aux premiers postes.» Ce fut le grand mérite de Painlevé, puis de Clemenceau, que de préférer, lorsqu’ils furent ministres de la Guerre, les vertus militaires aux fureurs partisanes”.¦ \ i! mus plus de deux années, André Maurois a fait preuve : un tact et d’une réserve admirables qui lui ont valu souvent de ses insultes.Parce qu’il n’a pas une jeune veuve remarquablement ha intelligente et fine, beaucoup mieux | voulu prêter son prestige aux que-adaptec à comprendre et à secon- relies françaises transplantées en der l’écrivain éminent qu’il allait devenir.La suite dc sa vie appar- Amérique, on lui a fait reproche | d’être un mauvais Français, lui qui ; a servi fidèlement dans les deux | guerres et s’cst refusé d’envenimer des blessures encore ouvertes."Mon devoir, me semblait-il, était de servir la France malheureuse jusqu'à l’extrême limite du possible.Je talents en politique.Ce projet sou- liront qu’il faut rcgler les points tenu d’un grand pouvoir ou d’une d’intérêt général, avant de deseen grande renommée.aurait plus dre aux intérêts nationaux; alors promptement attiré les esprits; les maux commenceront à devenir mais la faiblesse de l’intelligence ! moindres, les troubles à s’apaiser, humaine ne permettait point aux les guerre à s’éteindre.C’est la que choses de suivre celte allure.I nous tendons sans cesse, j est l.i En juin 1940 un grand talent.¦ que le cours de l'esprit humain soutenu d’un grand pouvoir et : nous emporte!” d’une grande renommée, échouait .R.D.également.Son projet, destiné a assurer la continuation de ia guerre, venait trop tard, comme celui de Saint Simon, destiné à nssurer^^^^B rétablissement de la paix, était ve I pris le parti de continuer à defen-nu trop tôt.|| ne reste qu’à espérer j dre en mes discours, non certes ce malgré tout, contre tout, en dépit ; qui me paraissait Indéfendable, de tout, avec Saint-Simon: .mais, la culture française, la mémoi- “11 viendra sans doute un temps rt.,|(.,u,s morts, l'honneur dc notre armée, et surtout les enfants, les prisonniers français, qui avaient, de l’appui américain, si grand besoin”.Cette attitude n'est-elle pas préférable à des dénonciations rétrospectives et à des attaques inqualifiables?Pourquoi Emile Herzog est-il devenu André Maurois?Pour une raison très simple.Quand l’auteur des Silences du colonel Bramble voulut où tons les peuples de l’Europe seq- * :___i .*.*» a* k 1 m I «i 1 Collection CakietA cTcAxt c4tca Contribution au renouveau artistique canadien • Présentation claire et simple, accessible aux profanes.• Tous les amis de l'art y trouveront des aperçus plus instructifs que dans les corpulents ouvrages de savants critiques.• Le premier cahier est consacré à l'oeuvre d'Henri CharÜer, l'un des plus grands sculpteurs de notre temps.Il vient de paraître ; PEINTURE SCULPTURE BRODERIE ET VITRAIL par Henri CHARUER Volume de 156 pages.En supplément, 23 pages des plus belles oeuvres de CharÜer, reproduites sur papier couché.Prix : $1.50; par la poste : $1.60.< • • • En préparation : • La pensée artistique, par Henri-Paul Bergeron, c.s.c • L'oeuvre architecturale de Dom Paul Bel lot, o s b.• Propos d'un Bâtisseur, par Dom Paul Bel lot, o.sb.• L'Art chrétien, par Henri CharÜer.• Le Secret de l'Harmonie dans l'Art (Etude sur les proproportions), par Dom Paul Bellot, o s b.Cdit ion à Hide* 3425, RUE SAINT-DENIS, Tél.: HA.7228 I i Fîtes MONTREAL VOLUME XXXIII — No 266 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 14 NOVEMBRE 1942 7 Avec les Prêtres des Missions-Etrangères Un centenaire — Par Clovis Rondeau, P.M.E L’anore 1942 aura été fertile eu centenaire.Nous en aurons compté sûrement une demi-douzaine.A côté des centenaires brillants qui se célèbrent par un déploiement de fêtes religieuses et de spectaclea profanes, il en est d’autres plus humbles et plus modestes, telle ia violette sous l’herbe, qui n’ont pas paru aux yeux, mais qui n’en sont pas moins dignes d’éloges.Le centenaire de l'Oeuvre de la Sainte-Enfance est l’un de ceux-là, je voudrais vous en dire un mot aujoui-d’hui.J L’Oeuvre de la Sainte-Enfance, dite d’abord l’Oeuvre enfantine, est née d’une pensée de foi, d’apostolat.Deux grands coeurs apostoliques, Mgr Charles-Auguste de For-bin-Janson et Pauline Jaricdt se rencontrent un jour à Lyon.Tous deux déplorent le sort malheureux de tant d’enfants païens qui meurent sans 1a réception du sacrement de baptême.Pauline Jaricot, qui a déjà fondé l’Oeuvre de la Propagation de la Foi, propose à Mgr de Forbin-Janson de faire participer les enfants à cette oeuvre enfantine.Monseigneur aussitôt se rallie à cette idée.L'Oeuvre de la Sainte-Enfance est fondée.La Sainte-Enfance a donc pour but d’intéresser les enfants catholiques au salut de leurs petits frères païens; tout jeunes encore, elle en fait des apôtres.“La Sainte-Enfance, écrit Béringer, unit les enfants chrétiens, dès leur âge le plus tendre, au divin enfant-Jésus, et leur fait faire, en vue de cet auguste modèle, et dans la mesure de leurs forces, le plus grand acte d’amour du prochain.Cet acte consiste pour eux, et c’est le but principal de l’oeuvre, à coopérer effectivement et persévéramment.au salut des milliers d’enfants qui, en Chi-, ne et dans d’autres pays, sont si brutalement abandonnés par leu.s parents païens, et à procurer à ces pauvres petits êtres, par leurs aumônes et leurs prières, la grâce du saint baptême et le bonheur d une éducation chrétienne”.A peine fondée, cette belle oeuvre fut approuvée par Grégoire XVI et enrichie d’indulgences.Elle se répandit bientôt dans le monde entier.En 1856, Pie IX l’honorait d’un bref dans lequel il disait: “En invitant les enfants à travailler dans la mesure de leurs ressources au salut de ces pauvres petits abandonnés, elle leur procure par cet acte de charité, l’occasion de témoigner la reconnaissance qu’ils doivent à Dieu pour la grâce de privilégiés par laquelle le Seigneur a daigné les appeler à la lumière de Deuxième édition Quelle vie ! Biographie par Adrienne MAILLET Vie mouvementée d’une Canadienne française jetée par toutes sortes de circonstances inattendues dans des conditions de vie tour à tour heureuses et tragiques, mais toujours traversées avec un optimisme inaltérable et une confiance indéfectible en l'avenir.L'ouvrage n'est jamais sans intérêt.Les événements se succèdent en vitesse.Il n'y a pas de calme plat.Volume de 224 pages $^ 00 (par la poste, $1.10) En vente à la LIBRAIRIE DU "DEVOIR" LA TERRE DE CHEZ NOUS est un hebdomadaire agricole qui appartient aux cultivateurs et qui défend leurs intérêts professionnels et coopératifs.• • • L'abonnement coûte un dollar par année et est payable à La Terre de Chez Nous 515, ovenue Viger, Montréal Vl«n» de p»r*tfr* Sources.par Léo-Paul DESROSIERS Roman du Québec actuel, du Montréal moderne, de la ieunetie, de la nature, “Le* Opiniâtre»" décrivaient le point de départ en Nouvelle France, de famille» » implantant au toi dan» de* condition* d’une effroyable dureté; “Source*” décrit leur point d’arrivée.e’e»t-à-dire leur état présent.Ce» deux livre* compoient ainsi un diptyque, deux tableaux qui se tiennent, so font face.C’e»t l’existence des ancêtre» opposée à la nôtre, le pa**é eu présent, les deux chaînons extrêmes d’une mêi.*e chaîne.En vente au service de librairie du "Devoir”, $1.10 franco.la foi En allumant dans le coeur des enfants les premières étincci-les de la charité, elle y fait pénét^r les vrais sentiments d’une tniséu-cordieuse compassion et les dispose à s'attacher plus tard à l’Oeuvre pieuse de la Propagation de la Foi”.Léon X1H s’est plu souvent à l’encourager et à la bénir: “Je voudrais, disait-il, en 1882, voir tous les en fants du inonde catholique membres de celte belle Oeuvre de >3 Sainte-Enfance”.Pie X n’avait pas d’autres sentiments et ne tenait pas un autre langage.Le 7 décembre 1913, .1 écrivait: “Dans le vif désir de savoir tous les enfants catholiques agrégés à la pieuse et très salutaire association de la Sainte-Enfance, ce qui contribuera admirablement à leur bonne éducation, et attirera sur leurs familles les mea-Icurs grâces célestes, Nous leur accordons de tout coeur, ainsi qu’à leurs bien-aimés parents, la bénédiction apostolique”.Dans un éloquent discours, prononcé au Vatican, le 18 juin 191o.Sa Sainteté Behoit XV laissait ainsi parler son coeur; “Ce n’est pas à tort qu’on a donné le nom de petits sauveurs aux enfants inscrits dans la Sainte-Enfance.Si l’on considère la grandeur des résultats qu’ils peuvent assurer, il ne faut pas appeler de petits sauveurs mais de véritables apôtres, ceux qui arrachent chaque année des milliers d’enfants à la cupidité de parents inhumains ou ceux qui procurent l’eau régénératrice du baptême à tant d’enfants qui, sans l'Oeuvre de la Sainte-Enfance.n’auraient pu obtenir le salut éternel.” Pie XI.a son tour, a béni et encouragé l’Oeuvre, tout particulièrement dans son Encyclique Rermr> Ecclesiae, et Pie XII, qui était protecteur de l’Oeuvre avant son accession au trône de saint Pierre, a bien voulu, pour marquer la .singulière estime qu’il lui témoignait, en demeurer le protecteur officiel.Fondée à Paris et propagée d'abord en France, l’Oeuvre de la Sainte-Enfance se répandit rapidement en Europe et en Amérique.Dès 1842, Mgr de Forbin-Janson la faisait connaître à plusieurs prélats anglais réunis à Berming-ham, et en 1844, date de la mort du regretté fondateur, elle avait atteint la Belgique, l’Italie, la Suisse, la Hollande et la Bavière.L'Oeuvre de la Sainte-Enfance fut introduite au Canada vers 1845.Mgr Bourget, le “grand évêque de Montréal”, qui avait à son crédit tant d’initiatives apostoliques et mis sur pied tant d’oeuvres diverses, ne pouvait se désintéresser de cette oeuvre nouvelle.Voici le témoignage que lui rendait en 1861 M.de Girardin.directeur de la Sainte-Enfance à Paris: “Monseigneur, il nous est impossible de reporter nos regards vers le Canada sans penser tout particulièrement au diocèse de Montréal.C'est là, en effet, que la Sainte-Enfance a pris naissance de ce côté de l’Atlantique, c’est de là qu’elle s’est répandue dans foule la contrée.Et comme c'est à vous, après Dieu, que nous sommes redevables de ces succès, puisque c’cst par votre impulsion et avec votre encouragement que l’oeuvre s’est établie et qu’elle se maintient, nous saisissons avec bonheur celte occasion de déposer aux pieds de Votre Grandeur l’hommage de notre profond respect et de lui offrir l’expression de notre bien sincère gratitude”.De Montréal, l’Oeuvre s’étendit à l’archidiocèse de Québec, puis aux diocèses de Saint-Hyacinthe, des Trois-Rivières, de Rimouski et de Chicoutimi.Partout une noble émulation s’empara de la jeunesse scolaire.Vienne le jour où un relevé complet soit dressé de toutes les sommes recueillies depuis cent ans! Il y aurait là certainement un grand sujet de consolation et d’édification.Mais l’oeuvre au Canada devait subir une éclipse partielle.A un moment donné, le zèle de plusieurs se refroidit, et les recettes en plusieurs diocèses furent inferieures à ce qu’elles avaient été dans le passé.Cette grande oeuvre n’était pas morte, elle sommeillait.Elle devait se réveiller vers 1914 pour courir à une gloire plus brillante, à des conquêtes plus fructueuses.Les causes de ce réveil furent l’appel de Sa Sainteté Benoît XV sollicitant des apôtres e! des ressources pour les champs infidèles ravagés par la grande guerre de 1914-18.L’épiscopat canadien répondit presque unanimement à cet appel.A Montréal, Mgr Bruchési publia une lettre pastorale en date du 26 février 1917 dans laquelle il réorganise l’oeuvre de la Ste-Enfance.Il charge une jeune communauté missionnaire du soin de sa diffusion dans l’archidiocèse.Voici ce qu’il écrit: “Parmi nos nombreuses et bienfaisantes communautés religieuses, :i en est tine fondée il y a quelques années à Montréal, sous l’inspiration d’un prêtre aussi pieux que distingué, l’abbé Gustave Bourassa, et qui a pour but de se dévouer aux missions étrangères: c’est celle des Soeurs missionnaires de Finima^ culée-Conception.Le Pape Pie \ lui-même a donné le beau nom qu'elle porte.Elle s’est développe^ rapidement.Elle a vu venir à elle, de toutes les parties de la province, de courageuses jeunes filles, désireuses de consacrei* leur vie au plus noble des apostolats.Elle n'a pas tardé à traverser l’océan Pacifique et s'est établie en Chine, à Canton.Là, elle a la charge de crèches poil'-les nouveau-nés, elle a même accepté.dans File St-Paul, la direction d’une léproserie considérable.Elle se donne à toutes les plus belles oeuvres de charité.On lui doit déjà un grand nombre de conversions, et c’est par milliers que se comptent les pauvres petits êtres délaissés, recueillis et baptisés par ses soins.Ce n’est pas tout: deux religieuses, après avoir parfaitement appris la langue chinoise, sont revenues au pass et travaillent avec un inlassable dévouement à l’évangélisation des.Chinois de notre ville."C'est à ces Soeurs de ITmmacu-lée-Conception, nos très chers frères, que nous confions tout spécialement ’oeuvre de la Ste-Enfance dans le diocèse de Montréal.Cet honneur, il nous semble, leur revient de droit.M.l’abbé Lelandais, prêtre de St-Sulpice, veut bien continuer à remplir les fonctions de directeur, dont il est chargé de.puis plusieurs années.Les Soeurs missionnaires seront les ouvrières actives.Elles sont autorisées à aller dans les pensionnats et dans les écoles, à réunir des zélatrices et à stimuler la ferveur des enfants, afin de les enrôler tous dans la sainte milice”.La fondatrice de cette communauté missionnaire.Mère Marie du St-Esprit, une émule, peut-on dire, de Pauline Jaricot, n’avait pas attendu ce îour pour se dévouer à l’Oeuvre de la Ste-Enfance.Depuis une dizaine d’années elle s’intéressait à cette oeuvre méritante.En 1908, avec la bienveillante autorisation du curé eront pas de connivence avec l’ennemi.Comme les Sikhs du Pendjab et les Gurkhas des Himalayas, qui se sont distingués dans les opérations dans le Moyen-Orient, ils sont des guer.riers-nés, pareils en cela aux Japonais.C'est aussi à travers une partie de la vallée du Chindwin que tous les renforts en hommes et en matériel des Britanniques devait s'acheminer.Cette route, depuis le chemin de fer Assam-Bengale jusqu’à Imphai, dans l'Etat de Manipur,; possède une surface asphaltée excellente; une autoroute, d’une longueur d’environ 25 milles lui succède, puis une piste, sur une longueur de 45 milles, et enfin, un che- j min muletier sur 1ÜÜ milles Ira-* verse les vallées du Yu et de la Kale ! jusqu’à Kalewa, place sur le fleuve I Chindwin.La construction d’une nouvelle route allant de Bhamo à travers | Namkham pour rejoindre la “Burma road” tout près dé la frontière | chinoise, ne semble pas pouvoir être réalisée à cause de la rapide j avance des Japonais sur les lignes ; de communications entre les Indes j et la Chine.Un des seuls chemins permettant j d'atteindre la Chine en venant des Indes, passerait maintenant à l’extrême nord de l’Assam, qui se trou- j ve à l'angle du Tibet; étendue déso-1 lec et déserte, privée pour ainsi dire de routes praticables.C'est là que se porte cependant l'effort des! Anglais, soucieux de venir en aide à leur vaillante alliée, la Chine.Il i y a également de bonnes possibilités pour construire des routes à travers les montagnes des Patkois, en passant par le Chaukan-Pass.L’Assam est un des centres les plus importants de l’industrie du thé, il constitue plus de la moitié de la production totale des Indes.En 1937, il y avait un million sept cent «quatre-vingt cinq mille acres de plantations de thé en Assam, avec un rendement de douze millions soixante-dix mille trois cent cinquante kilos par an.(La production totale des Indes est de 21,-512,500 kilos par an, dont 1(3,700,-000 kilos sont exportés).Environ 510,569 personnes étaient employées dans les plantations de thé en Assam.75,000 de celles-ci ont été engagées maintenant pour construire et entretenir des routes et des aérodromes de la R.A.F.La- défense du pays, actuellement, passe avant la culture du thé.En outre, les montagnards des régions de Bhutan et des montagnes Nagas et Patkois accourent en foule pour offrir leurs services comme guides, à travers des cols, a première vue inaccessibles, pour que les Britanniques soient prêts, sitôt la mousson terminée.La retraite des Britanniques, hors de Birmanie, créa des problèmes très compliqués pour les autorités militaires en Assam.Non seulement elles ont dû aider une armée à sortir intacte de la Birmanie, mais elles ont dû encore en mettre une autre en état de défendre l'Assam contre l’envahisseur.De plus, elles ont dû aider les 80,000 réfugiés de Birmanie, en fuite pendant des semaines à travers la jungle, à s’approvisionner en vêtements, en nourriture et en médicaments, car le pourcentage de malades de la malaria était très élevé.Des pilotes de la R.A.F, et des pilotes américains risquaient leur vie pour découvrir ces malheureux et laisser tomber pour eux des provisions dans la jungle ou sur les pentes des montagnes.Quelques-uns d’entre eux réussirent même à prendre dos fuyards à bord.L’aide dévouée qu’offrirent les planteurs, leurs femmes et leurs enfants, fut, dans cet épisode tragique, très efficace.Leurs bungalows, au gazon verdoyant, leurs jardins fieu- général Guisan parle de Tarmée suisse De La Suisse industrielle et corn- nent s’ajouter les exercices en cam-merciale, numéro de juillet: pagne, les manoeuvres, les mar- Dans une récente interview, le gè- ches.néral Guisan, commandant en chef Les périodes de releve sont precede l’armée suisse, a précisé quelles : dees d un cours de cadre ou chaque sont les tâches de Tannée suisse en 1942.“L'effort principal, a-t-il dit, doit se porter avant tout sur l’instruction.La guerre moderne impose le perfectionnement continuel des cadres et de la troupe, qui doivent être capables d’accomplir les actes qui font appel non seulement à l’automatisme pur.mais aussi à la officier et sous-officier se remet “sur la forme”, répète ou apprend ce qu'il exigera de ses subordonnés, fera méfier d’entraîneur en donnant l’exemple et en payant de sa personne.Au cours de cadre succède la mobilisation des unités, avec les transports, les prises de cantonnements, les reconnaissances de sec- réflexion.L’apparition de nouvelles leurs; puis le travail, les mises au armes et de nouvelles méthodes de combat oblige l'armée à les étudier et à les adapter sans tarder pour maintenir intact le degré de préparation de l’armée suisse.“Sans doute, precise le général, il s’agit bien de former des unités qui auront une mission initiale concrétisée par des ordres précis, mais les nombreuses campagnes de cette guerre nous ont mis en présence d’un facteur d'importance primordiale: la surprise.Nous devons être en mesure de faire face, d’un instant à Tautre, à des situations imprévues qui exigeront de la part de tous de l’initiative et de l’esprit de décision.Aux attaques classiques, frontale et latérale, est venue s’ajouter la menace verticale.Le champ de bataille est maintenant à trois dimensions.Les leçons que nous devons en tirer sont simples et ne souffrent aucune discussion.On doit tenir, quand bien même on est encerclé et débordé» quand bien même les liaisons seront coupées et les moyens de transmission inexistants.Mais pour cela, il faut que chacun donne le maximum de soi en tous terrains, en toutes saisons, à toute heure du jour et de la nuit.Il faut que chacun s’impose le culte de l’effort et une discipline qui, une fois acquise, permettra de supporter l'épreuve du feu.".Les troupes helvétiques ont été dotées de nouvelles et excellentes armes pour combattre les engins modernes: l'arquebuse antichars, le lance-flammes, etc.Il s'agit non seulement de les manipuler d'une façon parfaite, mais aussi de savoir s’e v servir à bon escient, d’acquérir le point de détail, l’instruction aux armes, les tirs réels, les tirs combinés, etc.Viennent ensuite les exercices dans le cadre de la Division, qui peuvent comprendre, par exemple, des défenses de points de passage obligés, de cours d’eau, de mouvements à exécuter sur les flancs d’un adversaire, etc.Ou voue aussi une attention particulière aux exercices de nuit, à la mise en place des éléments dans le terrain, au jalonnement des itinéraires, indispensables et de première nécessité dans un terrain comme celui de l’Helvétie.Il faut encore inclure, dans la relève.un certain nombre de jours pour les cours spèciaux: arquebuses antichars, lance-flammes, patrouilles de chasse, etc., où sont appelés un certain nombre d’officiers et de soldats.Pour clore enfin la période d’instruction, il y a les marches de retour sur les places de démobilisation, comportant des services en vqfcpugne et, enfin, le licenciement, ns certaines divisions, on com-e, à la minute même de la mo-bTffsation.à placer les troupes dans une situation critique, ce qui permet de mesurer le degré de préparation physique et morale de la trou-.pe, les réactions des chefs et des hommes à leur entrée en service.Il arrive aussi que le général alarme tel secteur, plaçant les cadres et les troupes dans des conditions difficiles, impliquant une série de décisions rapides et nettes.Cela permet au commandant en chef de juger, dans un laps de temps très court, des chefs et des hommes.res.Avec l'absence de routes, les camions ne suivaient que difficilement.Les soldats durent se résigner à pourvoir eux-mêmes au transport du matériel.Je me souviens que certain jour, quatre mille d’entre eux, avant d’arriver à So-kota, réussirent au cours d’une marche de 36 kilomètres à transporter, en plus de leur armement et de leur charge individuelle, 60 tonnes de vivres.Aucun d’eux ne resta en arrière.Plus tard, le général Bastico me raconta que, ce jour-là, il avait interpellé un soldat courbé sous son faix pour lui demander ce qu’il portail: "Mon général, répondit l’homme en toute bonne humeur, je porte des vivres et des munitions.Je fais le mulet du mulet.” Après la guerre d’Abyssinie, le général Bastico participa à la guerre d’Espagne et, collaborant déjà avec un autre chef étranger qui a’était autre que le Caudillo, commanda les troupes italiennes à la bataille de Santander.Puis, il fut appelé à la tête de T“armée du Pô”, épine dorsale des forces mécanisées italiennes.Au début de cette guerre, il fut commandant militaire du Do-décanèse et reprit aux Anglais Tile de Castellorizzo et contribua à la conquête de la Crète.Dès 1941.il est le bras droit de Rommel.Avec sa réserve instinctive, il ne fait que peu parler de lui.Il n’en joue pas moins un rôle considérable.I.a collaboration Rommel-Bastico est totalitaire comme celle des deux armées de TAxe.Elle est sous le signe de la communauté du destin.(1) En Italie, ce même colonel avait interdit à ces hommes de passer par Tescalier pour se rendre dans leurs chambrées.Ils devaient utiliser des cordes: système qui les transforma en d’excellents athlètes et grimpeurs.Graphologie au "Devoir” Lagune endormie.— Délicate, sensible, un peu sentimentale et romanesque, elle a beaucoup d’ima gination mais assez de bon sens pour corriger les exagérations ima ginatives.Animée, gaie et active.L’humeur est très capriceuse et il faut peu pour la changer dans un sens ou dans Tautre.Bonne et affectueuse mais d’une réserve timide qui nuit à l'expansion.La volonté est ferme, un peu autoritaire; vive et impatiente, elle est nerveuse et facilement irritable.Généreuse, capable de dévouement.Sincère et d’une parfaite loyauté dans ses amitiés.Fierté et distinction.Pas de vanité.Pas assez d’écriture.Salomé.— Pas assez d'écriture.Ardente et pas du tout idéaliste, elle est très sensible et imaginative.Les exagérations sentimenta- OURRURES de qualité En tus de leur beauté et de leur qualité, les fourrure*, qui portent l’étiquette P.-A.ASSELIN, ont cette caractéristique qui plait toujour* : Exclusivité.Voici un groupe merveilleux de fourrure* a de* prix attrayant*.SPECIAL : 10 MANTEAUX de SEAL MARANDA pour seulement chacun ; 3 MANTEAUX de CHAT SAUVAGE pour seulement chacun : MOUTON DE PERSE MOUTON BOMBAY CRIS SEAL HUDSON irat musqué teint) ECUREUIL BRUN RAT MUSQUE do* ASS ELIM P.-A.ASSELIN et ses FILS, 1439, AMHERST - Tél.; CH.9644 ‘‘Il faut que chacun se persuade, coup d'oeil pour les manoeuvrer et a conclu le général Guisan, que lai -“o-"-'"- les placer dans le terrain.Quant aux condition première de nos relations et1 passionnées nuisent * nouvelles méthodes de combat, elles avec l’étranger est notre neutralité et sentent au jugement.Elle est t la preuve qu eiîe sera défendue par une armée bien préparée; c’est ainsi que chaque Suisse qui accomplit son , devoir militaire participe à la protection des intérêts nationaux.Il ne peut être question de se relâcher un instant, de se laisser vivre avec la fausse illusion de l’éloignement du danger.” nécessitent un entrainement particulier; le corps à corps, les groupes d’assaut, les patrouilles de chasse exigent une formation physique spéciale qui développe parallèlement le côté physique et les réflexes de Tin-dividu: le cran, l’audace, la maîtrise de soi, qualités indispensables du combattant moderne.A cela vien- Chez les Italiens La formation des bersagliers — — L'associé de Rommel : Bastico lite.Son nom est certes moins connu que celui du maréchal Rommel.Cet officier allemand qui dirige les _______ opérations en direction du Nil est mais, malgré assez de résolution, l’un des plus jeunes commandants eiie est très influençable et elle d’armée de cette guerre.11 n’a pas réserve des surprises et des décep- vers toutes les jouissances terrestres.L’humeur est fantasque, le caractère un peu difficile car elle_ est jalouse et susceptible.Elle est timide et cependant capable d’une assurance extrême.Pas da tout pratique; desordre et dépensière.quand elle le peut.La bonté existe mais elle est souvent étouffée par de l'égoïsme peu combattu.Volonté plus vive que forte; entêtements, coups de tête Il n'en coûte RIEN pour vous renseigner.Ecrivex-nous les noms de votre père et de votre mère et, par le retour du courrier, nous vous indiquerons le coût des recherches à faire pour compiler et dresser votre volume et votre arbre généalogiques.Gabiiel DROUIN » ARCHIVISTE et GENEALOGISTE Institut Généalogique Drouin D’un article de M.P.Gentizon, le correspondant à Rome de plusieurs journaux étrangers, notamment du Temps, à la Gazette de Lausanne du U août: Dans les communiqués italiens, il est souvent parlé des bersagliers.Nul n’ignore qu’il s’agit d’une troupe d'élite que le haut commandement utilise dans des circonstances exceptionnelles, pour des actions d’éclat.Ce furent les nersa-gliers qui emportèrent d’assaut Bir el Hacheim et se distinguèrent dans , les premiers combats près d’ElAla-i mein, après une avance de plus de ! 700 km.Ce sont les soldats favoris I de la péninsule.A Rome, lorsqu'ils défilent dans les revues à une allure extrêmement rapide, le- plu met au képi, le tusil à la main, ils sont toujours salués par des manifestations enthousiastes.Durant les préparatifs de la campagne d’Abyssinie, je visitai un jour, en Erythrée, un régiment de bersagliers.Et c'est Time des plus fortes im-j pressions de vie militaire que j’aie i ressenties.A plus de 2000 mètres | d’altitude, sous un soleil éclatant, | nos 3000 bersagliers, torse nu et bronzé, certaines compagnies même en simple caleçon de bain, évo-I luaient autour de leur camp dans un mouvement perpétuel de lutte, ! d’assauts de boxe, de course, de i tournois de football, de voltiges.i Plusieurs centaines d’entre eux I (voilà de l'entraînement!) firent 1 devant moi le saut périlleux, c'est-' à-dire le saut qu'exécutent les acrobates quand le corps fait un tour entier en Tair.Quelques-uns l’effectuèrent avec armes et bagages.Et le colonel lui-même, un magnifique athlète, termina la séance en ’accomplissant en grand uniforme 50 ans et déjà il est Tun des plus grands experts de la guerre motorisée.C’est un mystique du char armé en même temps qu’un stratège de grande intuition.Bien plus, il s’est fait à l’Afrique.Déjà son nom, — que les soldats italiens transforment en celui de Romulus, le fondateur de la ville éternelle,— est lié à des batailles de première grandeur.Mais ce n’est point diminuer le maréchal Rommel que de ranger à ses côtés celui qui fut également à la tête des combats les plus âpres et les plus sanglants du désert, son conmilitone, le général Bastico.Cet officier italien a un brillant état de service.Nommé sous-lieutenant de bersagliers en 1896, il entra à Tétat-major en 1913 après avoir participé à la guerre italo-turque.Il conquiert ses grades pendant la guerre mondiale.En 1928, il est promu général de brigade et, en 1931, général de division.Lorsque éclata le conflit italo-éthiopien, il dnnanda et obtint la charge de constituer la première division des “chemises noires”: le 23 Mars et partit à sa tête pour l’Afrique orientale.Ayant eu l’occasion de l’approcher lors d’une réception chez le maréchal de Bono, il m’invita à son état-major.C’était avant la déclaration de guerre.Ma tente avait été dressée non loin de la sienne et, durant près d’une quinzaine, je pus assister quotidiennement à des inspections, marches, à des exercices d'alarme.La troupe était magnifiquement entraînée.Les qualités du chef se reflétaient en elle.Je participai même, monté sur un mulet, à une grande manœuvre nocturne, ainsi qu’à la “critique” à Tauhe à côté des autres officiers.De ce contact, j’ai gardé du général Bastico ’impression d'un homme d’équili- ct sabre nu côté! , , , , , C'est le fameux Lamarmora.he- bre.de mesure, d un administrateur ros de la guerre de Crimée, qui créa sagace en même temps que d’un I le corps des bersagliers, il y a près ! soldat énergique, doté de solides h d'un siècle, en vue de disposer de vertus militaires.Au cours de la formations de tirailleurs (àersa-gliere vient de bersaglio: la cible) rapides et légères.Dès 1900, plusieurs de leurs unités furent pour- 4184, Saint-Denis Montréal Généalogie complète de toute famille canadienne-franfai*e, franco-américaine, acadienne de 1608 à no* jour* — Noa archives contiennent quarante-troii million* 143,000.0001 d'acte* de baptême, mariage, sepulture, de 2.200 paroistes du Québec, de l’Ontario, de l'Acadie, du Maine et du Vermont.(crivei-nou* pour prix et renseignements.campagne, il fut appelé au commandement du 111e corps d’armée q*i fut chargé de flanquer, l'iMi.-sl.l.-i cnloiine pi un ip.dr pin vues de bicyclettes pliables que j marchait sur Addis-Abeba.Il s’a-riiomme portait sur le dos dans les gissait de s’avancer au travers d’un terrains accidentés.On peut même | terrain très accidenté, presque indire que les bersagliers ont été les connu.La marche fut des plus du-précurseurs de la motorisation de' .Tannée italienne.Aujourd’hui, cer-j Il laines de leurs formations, entière-ji ment montées sur motocyclettes, j | j accompagnent les tanks.C’est dire ; le rôle considérable qu’ils jouent ! 15 dans la guerre du désert.Mussolini lui-même porta leur uniforme.Il ; déclara un jonr: “Le bersaglier est | : le soldat le plus représentatif de I l’armée italienne, le soldat dans le- j j quel le peuple italien aime à se re-| trouver.* * * De même que le Duce, le com; mandant des forces italiennes qui ! combattent en Egypte, le général i Bastico, appartient à ce corps d’é lions à ceux qui croient la connai-fre.Myosotis (Val-Brillant.) —- Beaucoup de bon sens, de réflexion, de pondération et un bon jugement.Délicate, sensible, bonne et généreuse, c’est une femme dévouée dont le dévouement est aimable et souriant, et ne sent jamais l’effort.L’activité est égale, sereine, sans agitation ou tapage.Elle est pratique.elle a de Tordre, de la méthode et elle sait organiser son affaire.La volonté est précise, active, ferme, une volonté bien équilibrée et toujours raisonnable.Modeste et toujours simple et naturelle, elle est bien féminine, aimable et charmante.Sincère et fron: che, c’est une jeune personne qui a de bien belles qualités auxquelles se joint une humeur égale et souriante.Ghgslaine.— Imagination active qui favorise les illusions, et.un peu la rêverie, dans les moments de solitude.Elle est pratique et active, vive et impulsive.Bon coeur affectueux, beaucoup de droiture et de sincérité.Elle est crédule et naïve.La sensibilité est vive, elle est un peu nerveuse et d’humeur très variable.L’orgueil et la susceptibilité existent, cette dernière est combattue par le bon sens et jiarait peu.Ambitieuse, remplie de bonne volonté elle a du courage et beaucoup d’optimisme pour le soutenir.Confiance en elle, ce qui ne_ l’empêche pas d’être souvent timide.Gaie et animée.La volonté n’est pas forte: Elle est plus impulsive que résolue, elle manque de persévérance et elle est très influençable.Elle peut avoir de la fermeté mais elle cède facilement, non par raison mais par faiblesse.Paladin.— 11 a du bon sens et de la réflexion, il est appliqué et sérieux.Très délicat, il a un coeur sensible et affectueux.Il est modeste, et il manque de confiance cq lui.ce qui nuit à l’efficacité de son travail.U a besoin d’approbation et d’encouragement.Sincère et franc, un peu naïf, facilement trompé; il est si réservé, cependant, que sa discrétion lui sert de défense contre l’indiscrétion des autres» Il manque d’ordre quoi qu’il aime beaucoup qu’on le fasse autour de lui.Peu d’initiative.La volonté est précise, égale et ferme.Beaucoup de bonne volonté et Tamour du devoir.Conscience délicate et droite.— C’est peu d’écriture.Sa timidité le rend gauche parfois et il en souffre.Eprise des arts.— L’esprit est appliqué, réfléchi, sensé; le sens pratique va se développer avec l’occasion de l’exercer.Bonne petite nature naïve et ignorante de la vie.Elle est bonne, sincère, d’une grande droiture.Les affections sont calmes et durables.La volonté [ est égale et ferme.De la timidité et cependant de la confiance en elle-même, active et dévouée, courageuse, généreuse et énergique, elle est créée pour faire du bien autour d’elle.Humeur un peu variable.Impatiences et vivacités.— Pas assez d’écriture.Ami.— Ces quelques lignes sont bien insuffisantes pour un travail sérieux.C’est étrange qu’on ne comfprenne pas que pour étudier une écriture, il en faut.— Nature ardente et énergique.Emportements fréquents et généralement de l’irritabilité et de l’impatience; ambition, activité, initiative et toujours l’ardeur qu’il apporte en tout.Sincère, il peut avoir des franchises brutales.Personnalité qui s’affirme hautement partout et avec tous.Contradiction et discussions passionnées.La passion nuit parfois à la sûreté du jugement.Bon coeur et accès de générosité.Son impressionnabilité le rend très influençable et lui-même exerce beaucoup d’influence autour de lui.Gertrude.— C’est imprudent d’envoyer une ou des pièces d’argent dans une lettre.On se fait voler.Des timbres ou un mandat-poste sont demandés.Sensée, active, pratique, elle a de l’initiative et des plans.Très animée, courageuse, aimante et dévoués, elle est capable et elle doit bien organiser son affaire.Elle a un coeur bon et tendre et un grand besoin d’affection.Elle donne la sienne généreusement, elle est loyale et constante.Très franche, elle dit impulsivement ce qu’elle pense et sa franchise peut blesser.La volonté est résolue, ferme et autoritaire: elle mène son affaire et son monde, mais je crois que personne ne s’en plaint.Vive et emportée, elle manque beaucoup de patience et quand on résiste à sa volonté, cela ne se passe pas en douceur.Confiance en elle et assurance; elle a une personnalité accentuée et qui s’impose dans son milieu.Venez-y voir.— Non, je ne donne pas de leçons.Votre manuscrit au crayon ne peut servir à une étude.Donnez, votre adresse et je vous renverrai vos timbres; vous les aviez collés, vous aurez le plaisir de vous en servir.Ministre des emportements—Très \ mauvais spécimen: ce papier trans-1 parent dont les deux côtés se confondent, Tencre blanche.je me sers des quelques lignes sur le bout du papier.Pour une bonne étude il ; faut un bon spécimen.—Personne ardente, sensible, irritable et qui manque absolument de calme et de douceur.Très intel- | ligente, elle fait des erreurs de jugement à cause de cette passion qui exagère tout et fait agir et parler trop vite et trop fort.Gaie, animée, généreuse, bonne, capable de dévouement et de désintéressement.La volonté est résolue, autoritaire, obstinée.L’orgueil est grand et elle est susceptible.Elle est franche et elle a peu d’égards pour la susceptibilité de ceux à qui elle dit ce qu’elle pense.Toujours simple et naturelle, elle a le charme des natures vivantes qui animent tout autour d’elles.Elle est très aimable quand elle est calme et en paix.De la distinction.Alternatives de gaieté et de tristesse.L’activité et l’humeur sont très variables.Personnalité remarquable.JEAN DESHAYES ANTIKOR-LAURencE r mxrtMtuH WARMAGC lAlKWŒ I MONTREAL t 90 * comitÊBfa ire Où Von $’habille bien KNB.Coup® spécial* à chacun F»«m soigné» Aussi "Valet Servie*’* à votre disposition.ERNEST MEUNIER MARCHAND-TAILLEUR »»4, Rachel est - FR.9343-9850 LE PADFUM DU JOUR TULIPE NOIRE CREATION CHENARD Fkffaa csptlvant Ineompxrsbl» poor I» àtiMnetlon d* mn ¦rame.Omni da Dm* O».Montréal.Is mirgue d* l’howm* bl*n vêtu , , .«gjfc-OEUB-PROVU/o# FRÈRES BEURRE de Crémerie ST-HUBFRT MONT-ROYAL ONTARIO E.ONTARIO E.ST-LAURBNT ST-HUBERT MONT-ROYAL ONTARIOO E.STE-CATHERIN* R, MASSON WELLINGTON.(VerdniD 6312.rue 1127.rue 2309.rue 347S.rue 5195.rue 6920.rue 2034.rue 1374.rue 15*4.rue 2929.rue 4835.rue Premiere Q „ Qualité J O Deuxième Qualité troisième Oualité • h.30 tou» le* tour* excepté les vendredis et samedi* Nou* fermon* à Coupon graphoioglau* CSCUISSf GEAPHCI-CiCICUE j)e fajt( pendant tout le au (.J.N.D autres se spécialisent en VOyage> ces messieurs furent edi-l'histoirc naturelle et racontent ; fj^s (jp „ous vojr ,jjre noire imé-l'histoire naturelle dés plantes, fies vjj,jre ej fajre |10S autres exercices animaux en général, des insectes,.(|p pj^ sur ie pont, des minéraux.Le journal est jo-1 Nous foulons du pied cette chère liment illustré.Afrique qui occupe nos pensées Dans le numéro de juin 1912.on ! depuis si longtemps! Et ce sont de pouvait lire dans I.e Brigidain: | vrais Nègres de l’Afrique qui en- “Les vacances s’en viennent à grand pas.Nous souhaitons à tous de bonnes vacances, particulièrement aux Jeunes Naturalistes.“Pourquoi restez-vous oisifs et vous ennuyez-vous?Nous vous suggérons de participer au concours, , , de botanique que Radio-Canada j «mis doivent nous croire au fond tassent nos-valises dans un petit camion.En deux minutes nous sommes chez les bons Pères Salé-siens qui nous reçoivent à bras ouverts.Vite nous nous rendons au haitî une bonne demi-heure à contempler la ville, la mer et lés montagnes.9 iuillet.— Avec le Père Cinq-Mars je suis allé dire ma messe dans un couvent de Sea Point; la plage de Capetown.Que la nature est belle en Afrique! De coquettes maisons blanches aux toits en tuiles rouges, entourées de la verdure sombre des palmiers.Promenade Historique Les Promenades historiques organisées par Ja Société Suint-Jeu/i-B(ii>-tiste de Montréal, sous Jes auspices de Ja Commission du II le centenaire.suscitent un vif intérêt chez les étudiants de nos maisons d’enseignement.Le samedi 7 novembre ce fut le Mont-Saint-Louis qui répondit à 1 appel de la Saint-Jean-Baptiste.Un bon nombre.d’étudiants, accompagnés de deûx professeurs, furent accueillis officiellement à la Place Royale par les membres du Conseil général de la Société.Le samedi 21 novembre, ce sen ie tour de l’Ecole supérieure du Plateau.Le dimanche 15 novembre, un groupe de jeunes filles du Cercle Notre-Danie-de-la-Joie, pensionnat du Mont-Royal, a exprimé le désir de visiter les endroits historiques où ont vécu le fondateur et les pionniers de Ville-Marie.Les anciennes élèves de ce pensionnat sont cordialement invitées à se joindre aux membres du cercle.Le rendez-vous aura Heu à la Place Royale, rue des Commissaires, entre les rues Saiut-Sulpice et le Château de Ramezay.Comité d'éducation nationale Lundi le 16 novembre, à 8h.15 précises, à la salle paroissiale St-Malo, le Comité d’Education Nationale présentera une conférence avec films par M.Tabbé Albert Tessier.Le conférencier sera présenté par M.l’abbé Paul-Emile Gosselin, secrétaire du Comité Permanent de Survivance française en Amérique.M.Bernard Benoit, gérant général-adjoint de la Laurenlienne, remerciera M.Tessier.“Pour Aimer le Pays”: tel est le sujet que traitera TAVI.La Société chorale mixte Saint-Gérard exécutera un programme de choix, sous la direction de M.l’abbé Gérard Robitaille.Que tous les nationalistes se donnent rendez-vous à Saint-Malo ce soir-là.Les anciens de St-Zotique Le Directeur de l’Ecole Saint-Zotique invite tous les anciens élèves de cette institution à se réunir à leur Alma Mater le 18 novembre prochain.Que tous considèrent cette invitation générale comme personnelle! Qu’ils amènent le plus grand nombre possible de leurs anciens compagnons de classe! Tous sont assurés d’y passer une agréable soirée avec leurs anciens maîtres et compagnons d’enfance et ils en profiteront pour former un comité d’organisation en vue de futures réunions.La réunion commencera vers 8h.' du soir.et absolument rébarbative à se iais-‘cr entamer, un plat de riz qui suffira encore à mon repas de demain du lait qui a ia couleur du café, et du café qui a la couleur du lait, les deux se rejoignent en une espèce de gris sale qui, cependant, n’enlève rien à l’intérêt que je prends à mon repas, le premier de la journée.Je me repose en étudiant les statistiques des différentes Missions des Pères Blancs en Afrique.Il y a des Vicariats où l’Esprit Saint souffle en tornade; d’autres ou II souffle au ralenti.En certains, les pêcheurs ont de la peine à rentrer leurs filets; en d’autres, ils ont de la difficulté à jeter l’hameçon.Il y en a qui sont débordés par le travail du rivage; d’autres, où, en pleine mer païenne, on cherche a ramener au rivage des âmes plongées en niasse dans des eaux sans espoir.Je suis rêveur: Vicariat de Tabo-ra, 22,000 convertis.Un de mes amis, qui a parcouru trop vite ie tableau des statistiques, m’écrit d’Europe pour me féliciter du résultat: “62,000, c’est merveilleux”.Làs! il s’est trompé de Vicariat.Ta- bora: 22,000.Et pourtant nous marchons, nous augmentons les stations et le personnel et les succursales.Si l’on excepte les ressources, pour le reste nous avançons sur toute la ligne.N’épargnant pas nos forces, nous visitons nos gens, nous instruisons et baptisons; nous prions aussi; et nous sommes, il faut le dire, contents du résultat.Mais cruauté des chiffres comparés: 399,000.329,000.97,000.etc., et enfin Tabora: 22,000; un point, c’est tout.Au temps où j'étais étudiant et où je faisais des rêves, j’enlendais ies comment lires du Père Supérieur du Scolasticat; “Eh bien, voyez-vous, disait-il, malgré les résultats divers, tout le monde est heureux; et même ceux de Tabora ne voudraient pas être ailleurs.” J’écoutais alors; je réalise maintenant.Et que non, je ne voudrais pas être ailleurs! Car nous vivons; puisque nous avons 14 prêtres indigènes, grands et petits séminaristes en nombre suffisant pour fournir iliaque année 2 ou 3 prêtres, 25 Sœurs indigènes qui font l’orgueil du Vicariat et l’admiration de tous.Tous les ans des postes sont fondés; et, malgré l'étendue de notre territoire, la diversité des tribus et des langues, nous gagnons du terrain, nous l’emportons sur le paganisme “aujourd’hui plus qu’hier et E* CHAUDS -0r EDREDONS 3 y;> Pour le narrait confort k la personne qui dort la fenêtre ouverte tout l’hiver.Pour Ht simple.ou double.Perse fleurie, centre et panneau de satin.Kose, bleu.vert, or, mauve.Chacun rempli de coton neuf et bien piqué.SERVIETTES RATINE CHACUNE Serviettes de bain en ratine douce et sponxleuse Pour une bonne frlctlor après ia douche ou y bain.Environ 22" x 44" Ces serviettes sont blaa chea COTON “CHIX” Coton à fromage poi
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