Le devoir, 15 mars 1943, lundi 15 mars 1943
“Le Canada eat une nation aouve-raine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d'autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des .nations, mais enver le Canada .et son roi, et ceui qui contestent cea rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth/’ ds-a-D Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Montréal, lundi 15 mors 1943 t REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE : BEU» 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration t BEIair 3361 Rédaction i BEIair 2984 Gérant : BEIair 3361 L appel du général Giraud à Fumon des Français Fausseté d une légende que l’on répand Giraud, de Gaulle et Funion désirable des Français La défense du Canada et la conduite d7un groupe de députés, de 1936 à 1939 L’autre jour, M.T.-L.Church, député progressiste-conservateur de Broadview, a rappelé à quelques députés libéraux qu’ils avaient voté contre certains crédits mili-taires'de 1937 à 1939.“Avant la guerre, a-t-il dit, alors que le ministre des Pensions et de la Santé nationale (M.lan Mackenzie) était ministre de la Défense nationale, il a déposé des crédits fort accrus pour l’armée et le marine, et je suis un de ceux qui les ont approuvés, car je voyais venir la guerre.Plusieurs honorables députés que je vois en face de moi se sont opposés à ces crédits en 1937, 1938 et 1939.A cette époque, j’ài également dit au ministre que nous étions menacée du danger d'une invasion et que des sous-marins allemands étaient capables de traverser l’Atlantique sans se ravitailler en combustible.Pendant les sessions de 1936, 1937, 1938 et 1939, jusqu'à la déclaration des hostilités, je demandais si nous attendrions pour nous défendre que l’ennemi se rendît dans la région du Saint-Laurent par mer, par terre et par air et qu’il fît sauter la citadelle’’.M.Church devait ajouter le lendemain que des députés soutenaient les théories du pacifisme et du désarmement avant la guerre, que d'autres voulaient réduire des crédits militaires à un dollar, avec le résultat que.lors de la déclaration des hostilités, nous ne pouvions compter pour assurer notre défense que sur des girl guide*, des scouts et des colonels honoraires.Ce n’est pas à cause de la personnalité de M.Church, non plus que du parti politique auquel il appartient, que nous relevons ses propos.Dès les premiers torpillages de navires dans le Saint Laurent on a invoqué le même argument contre les députés qui avaient voté contre l’augmentation des crédits militaires avant la guerre, leur attribuant une part de responsabilité de l’insuffisance de nos défenses.On allait un peu plus loin.On soutenait que ceux qui s’étaient prononcés contre la politique militaire du gouvernement avant 1939 n’avaient pas le droit de se plaindre de ce qui se passait dans nos eaux territoriales.On réédite aujourd’hui les menus raisonnements dans un but de politique de parti.* * * Quels sont les faits?L’opposition que le gouvernement a rencontrée sur la voie de sa politique militaire n’a jamais été assez forte pour empêcher le ministère d’imposer ses vues et d’aller de l’avant.Cette opposition n’était constituée que d’une poignée de députés: les uns, membres de la C.C.F., avec M.J.-S.Woodsworth en tête: les autres, une douzaine, tous membres du parti libéral et tous de langue française à l’exception de M.J.-T.Thorson qui devint plus tard ministre des Services de guerre.Les autres: libéraux, conservateurs et créditistes, ont fait bloc solide.Ils ont appuyé le gouvernement et repoussé les amendements proposés par les membres de la C.C.F.ou les libéraux dissidents.Le gouvernement a toujours remporté d’énormes majorités.Jamais il n’a été en péril.Pas une seule fois il n’a craint la défaite à la Chambre des Communes.Par conséquent le gouvernement n’a pas été immobilisé par l’opposition peu nombreuse que lui suscitait sa politique militaire.Il a procédé en toute liberté d’action et en toute assurance.Pendant l’année financière 1936-1937.le gouvernement libéral a affecté la somme de $19,800,000 aux différents services militaires.En 1937-1938, il portait cette somme à $36.034.371.L’année suivante, les crédits militaires ont fléchi légèrement à $35,966,000.Mais en 1939-1940.le ministre de la Défense nationale demandait $85,000,000.Voilà les sommes qui ont été votées pour fins militaires, avant la guerre.Elles paraissent maintenant insignifiantes, comparées aux crédits de MM.Ralston, Macdonald et Power.Elles n’en étaient pas moins considérables pour l'époque.En tout cas, elles permettaient aux autorités d’entreprendre sérieusement la réorganisation de nos défenses.Et si, lors de la déclaration de guerre, le Canady ne pouvait compter pour assurer sa défense que sur les scouts et les olonels honoraires, on ne voit pas comment on peut attribuer aux députés libéraux, aux dissidents la responsabilité d'un tel état de choses.Depuis le début de la guerre — c’est-à-dire depuis quarante-deux mois—t ]c gouvernement a eu amplement le temps de réparer ses lenteurs du début.N’a-t-il pas obtenu tout l’ar- gent qu’il fallait pour pousser ses projets à fond, les compléter et les améliorer?* * * On a prétendu, de plus.(que les députés libéraux dissidents, versant dans un pacifisme abject, avaient refusé de voter les sommes que le gouvernement demandait, de 1937 à 1939, pour la défense du pays.On ne trouvera nulle part de texte pour prouver cette accusation.Les députés libéraux dissidents n’étaient par des pacifistes.Ils n’étaient pas, non plus, opposés à la défense du pays.Ils réclamaient cependant la garantie formelle que les sommes que l’on demandait au Parlement fussent affectées à la défense du Canada en Canada.Cette garantie, ils ne l'ont pas obtenue.Les ministres leur donnaient des explications contradictoires.Aujourd’hui la formule reconnue est celle-ci: La défense du Canada e*t liée à celle de toutes les nations démocratiques et l’on peut tout aussi bien (et plus avantageusement) défendre le Canada loin de ses frontières que sur son propre territoire.Cette formule, qui n’est pas sans valeur pratique quand le pays est en guerre, rendait un tout autre son lorsque le pays n’était pas encore engagé dans la conflit.Le Devoir pouvait écrire, sans crainte d'être contredit, au cours de l’été 1939: “Les Canadiens ne savaient pas exactement pourquoi leur gouvernement augmentait chaque année les crédits destinés à la défense militaire.Les raisons officielles qu'on apportait pour justifier pareil changement de politique n’étaient guère satisfaisantes.Les ministres ne s’entendaient pas entre eux: chacun y allait de son explication personnelle.On se trouvait en face de discordances qui ne laissaient pas d’être troublantes.Lorsqu’on faisait remarquer aux ministres les insuffisances de leurs raisonnements, ils affirmaient, d’un ton pincé, que l’on mettait leur bonne foi et leur sincérité en doute’’.Il n’était pas question de la bonne foi ni de la sincérité des gouvernants, mais simplement de l’utilisation ultime des crédits militaires et de l’aboutissement fatal du programme d’expansion militaire et navale.?* 4F Une seule fois on a compris ce qui était réellement en jeu.Pendant la crise de Munich, au moment où le monde s'attendait à des actes d’agression et à des déclarations de guerre, le 28 septembre 1938, M.Mackenzie King a fait une déclaration dont nous détachons le passage sui-vatn: “Le gouvernement (canadien) se tient prêt à toute éventualité et se prépare à une réunion immédiate du Parlement, si les efforts en vue de préserver la paix échouent.Il est essentiel pour notre pays que nous restions unis.A cette fin, nous devons, dans tou*, ce que nous disons ou faisons, chercher à éviter l’occasion de controverse, afin de ne pas créer d’obstacle à une action efficace et concertée lorsque le Parlement sera réuni” On ne devait cependant saisir le sens exact de cette déclaration qu’un an plus tard, en septembre 1939, lorsque le Parlement fut convoqué d’urgence pour prendre position dans la guerre actuelle, car entretemps, au cours de la tession régulière de 1939, le premier ministre et d'autres membres du gouvernement avaient embrouillé les principes directeurs de leur politique.Les députés libéraux dissidents n’ont pas voté, de 1937 à 1939, contre une défense adéquate du pays.Bien au contraire.S’ils avaient eu la certitude que l’on destinait les crédits militaires à la défense du Canada en Canada, ils les auraient approuvés d’emblée.C’est là un point d’histoire qu’il faut établir clairement, avant que, dans la lutte politique qui s’annonce, on ne charche à faire peser sur un petit groupe de députés du Québec les responsabilités qui incombent au gouvernement.Ce n’est pas notre intention de nous immiscer dans la controverse publique à propos du nombre de navires torpillés dans nos eaux territoriales.Les gouvernants ont toute autorité voulue pour prévenir, dans la mesure du possible, la répétition de pertes que tous les Canadiens déplorent.Mais, au moins, que l’on n’aille pas mêler les cartes et jeter le blâme sur des gens qui ont eu assez de clairvoyance pour prévoir ce qui se passe aujourd’hui.iS.m.43 Léopold RICHER L’actualité Sans mes camarades de la Tour de Pierre.Les paroles de nos parlementaires québécois s'évanouiraient en fumée et ne laisseraient à peu près queune trace officielle, sans les comptes rendus qu'en dressent, pour leurs journaux, les quelque quinze coutriéristes installés à la Tribune de l’Horloge, dans la salle de l'Assemblée législative.Le premier ministre, le chef d'opposition, ou un autre honorable préopinant du nord ou du sud de la province porte-t-il la parole dans un débat ou sur le discours du trôné, aucune de leurs phrases n’est consignée dans les Procès-verbaux ou le Journal, qui constituent les (feux seuls rapports authentiques que possède la Chambre des députes sur ses délibérations.Le procès-verbal dressé après chaque jour de séance, sous l'autorité du greffier de la Chambre basse et sous la surveillance de l'Orateur, est “un compte rendu sôm-maire des votes et des opérations ne la Chambre’’.Ce précis “ne mentionne pas qu'il g a eu un débat a moins qu'il n’ait été interrompu f ar quelque opération ou incident qui doit être consigné au procès-verbal”.La discussion sur le diseçurs du tt âne a fourni l'occasion à plu-sieurs commettonts d exprimer leurs vues pour ou contre ta politi-que ministérielle: MM.Robidoux, Guerin, Duplessis, Godbout, Paquette, begin, Caron.Perrault Cas-grain.Chaloull, Bienvenu.Le procès-verbal reste muet sur la plupart ae ces orateurs, il ne mentionne ue ceux qui ont ajourné les deals.Exemple: “Le débat qui s’élève sur cette motion (Robidoux-Gue-rtn) qu’une Adresse soit votée à l'honorable M.le lieutenant-gouverneur est ajourné sur la motion de 1 honorable M.Duplessis”.Mais le compte rendu officiel reste silencieux sur les remarques du député des Trois-Rivières, et il n’indique même pas que M.Godbout lui a donné la réplique.Il noiera que M.Paquette a ajourné le débat: et les seuls initiés sauront que le député de Mont-Laurier a répondu au premier ministre.Ce procès-verbal se présente sous forme de.fascicule de quelques pages renfermant les réponses aux questions, les textes d’amendements, I alignement des votes, la mention des documents déposés, les pétitions prèVminaires à la présentation des iills privés, le litre îles bills privés, les messages du lieutenant-gouverneur, etc.; néanmoins, un chercheur désireux de se renseigner sur les déclarations ou les périodes oratoires de tel ou tel ministre ou de leurs contradicteurs n'g trouverait pas une ligne.Et le Journal, préparé après charpie session, présumé "compte rendu complet des votes et des opérations de la Chambre ', reste aussi discret sur la loquacité des participants aux débats.Aucun aperçu sur tes discours prbnoncês au cours d’une session de trois ou de quatre mois.Le Parlement d’Ottawa pèche cans le sens opposé.Chacune des phrases énoncées au Sénat ou aux (.ommunes est soigneusement enregistrée par des sténographes, traduite, transcrite textuellement, re-lisêe [tar l'auteur, puis publiée intégralement, d’abord par fascicules quotidiens, puis rassemblée en vo- lumes.C'est le Hansard.Ce recueil, facile à consulter, constitue une documentation officielle et une preuve authentique des paroles tombées des lèvres de nos parlementaires oulaouais.A Québec, à quelques reprises, on a proposé l’établissement d’un Hansard, ou rapport verbatim des délibérations, (g compris la partie oratoire) du Parlement.On a préféré s’en tenir aux comptes rendus des courriéristes, qui relatent les débats à leur discrétion.De là l’importance de la presse parlementaire québécoise de la Tour de Pierre, mais aussi ses périls.Avec ses notes prises à la volée, sans le recours commode à une sténographie, officielle, le courriériste devra, après la fatigue des séances prolongées, rédiger currenle dactylographe) (?) un rapport de bonne foi et qui fera loi devant le public.Louis ROBILLARD 15.111-43 t M Bloc - notes .Au Conseil national du travail La Confédération des travailleurs catholiques du Canada, dans un communiqué qu'elle a fait remettre à la presse, se déclare satisfaite de la nomination de MM.Roger Brassard et George Hodge, comme représentants de la province de Québec au Conseil national du travail, tel que récemment reconstitué par Ottawa; elle annonce aussi qu’elle a autorisé son secrétaire général, M.Gérard Picard, à retirer sa démission comme membre du comité consultatif qui est donné en manière d’ap- pendice à ce même Conseil national du travail.La C.T.C.C., qui recrute principalement ses membres parmi les travailleurs manuels du Canada français, n’est pas, à la vérité, et tout le monde en conviendra, trop exigeante.Elle se satisfait d'un conseiller canadien-français sur sept.Ça n'est pas ce que l’on pourrait appeler la stricte représentation proportionnelle et, apparemment, il y a, dans Ottawa, des gens qui ne sont pas très forts en calcul de cette sorte.Mais passons.A l’occasion de ce même communiqué, la C.T.C.C., par son exécutif, fait savoir qu’elle “a l’assurance que le Conseil national du travail ne songe pas à modifier la législation sociale existante de la province de Québec, particulièrement le système des conventions collectives de travail”.Voilà qui peut certes paraître d’un certain réconfort; il faut toutefois tenir compte que le Conseil en question n’existe que depuis fort peu de temps, qu’il ne compte même sept membres, dont un Canadien français, que depuis quelques jours.Au vrai, il ne serait pas possible que ce Conseil, en tant que tel, fit eu le temps de songer encore à grand chose.Il n’en reste pas moins, et il convient de se le rappeler, que ce Con-sei’Mà est constitué pour étudier, en vue d’une adaptation canadienne, le fameux plan Beveridge, mis de l’avant en Angleterre, pour garantir aux Britanniques, dans l’âge d’or de l’après-guerre, tout ce qu’on j.sut imaginer sous la rubrique générale de la sécurité sociale.L’adaptation canadienne du plan Beveridge pourrait très bien s’accommoder d’une juridiction de plus en plus centralisée à Ottawa.On l’a même laissé entrevoir.Dans ruelle mesure cela serait-il acceptable par les provinces et, pour ce qui nous concerne particulièrement.par la province de Québec?Un Jésuite, le R.P.Emile Bouvier qui s’est donné ia peine d’examiner passablement, en ses diverses entournures, le plan Beveridge, est d’avis qu’il ne nous conviendrait pas, que la centralisation qu’il prévoit nuirait au maintien de notre manière catholique et française d’être et d’agir.La centralisation, en sociologie de cette sorte, est-elle jamais recommandable?La question se pose et, si elle ne se posait pas, il se la faudrait poser.Nécessaire diversité D’une centralisation de même sorte, qui entraînerait l’abandon de pouvoirs importants, non plus de gouvernements provinciaux à un gouvernement fédéral, mais de gouvernements de divers Etats au gou- (Suite à ta page 4) 1<£e caxnet du ptincheux j Un garçon qui a vécu de la politique alimentaire dès son jeune âge prétend qu’il n'y a pas de parti tel que le parti libéral soit à Québec, soit à Ottawa.Ce garçon est en train de prouver que lui, au moins, il sait ce que c'est que la reconnaissance du ventre.On ne peut dire que ce soit un ventre-creux.Le vide est dans la tête.A ?M.Anthony Eden nous apporte-t-il, plus et mieux que sir William Beveridge, le paradis perdu ?it * it Ce breuvage planifié ne dit vraiment rien qui vaille.it it it Une dépêche nous apprend que l’Angleterre vient de connaître son hiver le plus doux depuis trente ans.On peut être assuré qu’Hifler n'y a été pour rien.L’un des grands agréments au jour d'aujourd’hui, avec toute la paperasse des rationnements, des taxes, des enregistrements, c’est qu’on n’a pas le temps de connaître l'ennui.La vie passe trop vite pour qu’on ait le temps de la voir.H it * Pour fa petit (cinq pieds ou moine) noyé eu milieu du flot des voyageurs d’un tremway surchargé i sa capacité, un minuscule appareil amplificateur du ton.installé sur ta poitrina du "conducteur”, ferait bian l’affaire pour l'appel du nom de la rua prochaine; mime ai I’"annonceur" à casquette prononce indistinctement et n'e pas suivi les leçons du Con-•ervatclre, on pourrait au moins saisir qualquat syllabes; on soupçonnerait que le prochain errét est la rue DeFleurlmont eu le rue Christophe-Colomb.Le Grinckeua lS-m-43 Citation d’actualité "Tout gouvernement centralisé, étant censé tout faire, est responsable de tout, et toutes les fautes, toutes les injustices, auxquelles donne nécessairement lieu une immense action sociale exercée par une seule main, remontant jusqu’au Pouvoir, l’affaiblissent, le déconsidèrent et finissent par le perdre.” VENTURA DE RAUUCA (Ruai aiu le pouteü public.» Le général Giraud ne répond pas à toutes les propositions du Comité français de Londres — Singulière proposition quant au gouvernement des territoires français en Afrique par ie groupe de Gauiie — Giraud s'engage à disparaître dès que la France libérée se sera choisi une gouvernement légal — "Permettez-moi de demander au Seigneur que la paix soit prochaine", dit Giraud — De Gaulle modérément satisfait — D'autres de son group# le sont moins ____________________ QU'EST-CE QUE GOERING EST ALLE FAIRE A ROME?Ce qui est le plus important de ces heures-ci, c'est ce qui se passe dans le domaine français.En Russie, les Allemands prétendent avoir pris Kharkov et menacer les troupes russes dans la région d'Orel.Quant à Moscou, ad y dit que Kharkov et la région avoisinante sont le siège de combats acharnés, mais les Soviets n'admettent pas encore avoir dû se replier devant la ville.A Londres, on se demande si les Russes dans la région d'Orel, attaquée depuis quelque temps par leurs troupes, ne devront pas ordonner un repli afin d'éviter un encerclement menaçant, vu ce qui se passe du côté de Kharkov.La situation reste donc assez confuse, dans cet secteurs et les communiqués russes sont discrets.Il est néanmoins manifeste que les Allemands, ainsi que le mandait de Moscou par radio, il y a quelques heures à son journal de New-York, le 'Times", Ralph Parker, sont encore assez forts pour déclencher une grande offensive de printemps de nature dangereuse et que cet ennemi a corrigé depuis quelque temps des vices de son organisation militaire, ce qui lui a permis de reprendre une offensive alors qu'on pensait assez généralement qu'il allait évacuer une partie du terrain qu'il occupait sur la rive gauche du Dniéper.C'est dire que la libération de l'Ukraine reste chose à venir, et qu'on s'y battra encore pendant des semaines.On a cru pendant un temps à la possibilité pour les Russes de remettre dès cette année en valeur les terres à blé ukrainiennes.Cette possibilité paraît s'effacer, et vite, devant les nouvelles opérations de l'Allemand.En Tunisie, les choses sont à l'état quasi stationnaire.Il y a eu pilonnage par avions du voisinage de la ligne Mareth, préalablement à une manoeuvre que doit tenter de ce côté la Ville armée de Montgomery.Goering est à Rome depuis quelques jours.Les dépêches allemandes font allusion à ce voyage, qui ne serait pas de longue durée, dit-on en certains milieux.Dans d'autres, on estime que Goering restera en Italie pendant un temps indéfini, afin de raffermir la politique de guerre italienne, s'il y a moyen, et de faire adopter à Mussolini certains projets auxquels il n'aurait pas encore donné jusqu'ici une adhésion qui satisfasse Berlin.On dit d'outre part que Hitler n'a pas été malade, comme on le rapporta.Des informations pessimistes, quant à l'état de santé du maréchal Pétain, chef de l'Etat français occupé par les Allemands, ont circulé samedi et hier; on leur donne un démenti cet avant-midi.Il est vrai qu'à 86 ans, Pétain peut fort bien n'être pas vigoureux comme un homme de 60 ans; mais sa résistance physique reste extraordinaire, dit-on, surtout vu les circonstances tragiques parmi lesquelles il vit depuis bientôt trois ans.On signale de récents raids aériens massifs contre Essen et les grandes usines de matériel de guerre Krupp, en Allemagne, sur lesquelles l'aviation alliée à lancé plusieurs centaines de tonnes de bombes en fin de semaine, allumant des incendies désastreux dans toute lo ville et la région.Des bombes de 4,000 livres chacune ont réduit en poussière une grande partie des usines.Ces bombes ont une force déflagrante terrible et détruisent tout dans un rayon de plusieurs centaines de pieds du lieu où elles touchent le sol et s'y enfouissent pour éclater et projeter des fragments jusqu'à 7,000 pieds de distance.DE GAULLE ET GIRAUD Les deux principales pièces de la fin de semaine, c* sont la déclaration du Comité national français du général de Gaulle et le discours du général Giraud, au sujet de l'union qui devrait exister entre Français, — et qui n'existe pas encore.Samedi, le Comité national français de Londres, dont de Gaulle est le chef, a publié un programme en quatre points expédié fin février par ce comité au général Giraud, et auquel il n'a répondu que dimanche, — hier, — en termes plus ou moins précis.Ce programme de Londres se proposait d'établir la base sur laquelle les deux chefs français et leurs partisans pourraient s'entendre, en dépit de toutes les difficultés qui ont divisé les deux groupes jusqu'ici.Rien n'india.ue que ce programme rencontre l'assentiment absolu de Giraud, à ce qu'on peut voir dans son discours à la radio d'hier, dont le "Devoir" donne ailleurs le texte français original.D'après le mémoire du Comité national français, l'armistice de juin 1940 ne doit plus être considéré comme engageant la France sur quelque point que ce soit parce que cet accord franco-allemand a été conclu pour la Fronce par un "pseudo-gouvernement" et "contre la volonté de la France".Au surplus, toutes les libertés de fond jadis établies en Fronce: liberté de presse, d'assemblée, d'association, égalité de tous les citoyens en face de la loi, tout cela doit être rétabli en France au fur et à mesure que les territoires français reprennent leur liberté.La liberté dont a joui la nation sous la ille République française doit être restaurée sans délai; il n'y a plus "d'Etat français", plus de lois décrétées depuis 1940 par le régime de Vichy; tout cela ne vaut pas, toute la législation adoptée de 1940 à 1942 par ce même régime, "imbu d'idéologie fasciste ou nazie" doit tomber, en Afrique du Nord comme en Afrique occidentale.Et, dès après la libération de la France il faudra assurer la libre expression de la volonté nationale par l'élection d'une représentation adéquate, au suffrage universel, après quoi la France, ayant choisi le régime qu'elle préfère, reprendra sa place aux rangs des premières nations du monde.Il serait dès maintenant avantageux, sitôt qu'il y aura eu d'établi "un pouvoir contrai provisoire", de fonder parallèlement à cela "un conseil consultatif de la résistance française" afin de réussir l'union qui manque présentement entre les divers groupes français, et qui créent de l'angoisse ainsi que du malaise parmi Iss Français, de même que cela mécontente l'opinion publique des pays démocratiques alliés.On a même parlé d'un accord entre Giraud et de Gaulle selon lequel, pour toute*: fins pratiques, le gouvernement de l'Afrique française du Nord et de l'Afrique occidentale française passerait sous le contrôle et la direction du Comité national fronçais dont le général de Gaulle est le représentant aecrédité et le chef indiscuté.A la rédaction de ce texte qu'on lui a remis il y a quelque temps, le général Giraud a répondu hier, par radio, et de façon assez nette, et trop vague, selon certains tenants du Comité national français, en protestant d'abord contre l'annexion allemande de l'Alsace et de la Lorraine."Le monde entier doit savoir que la Fronce n'accepte pas cette annexion.L'Alsace et la Lorraine redeviendront françaises dans une France complètement libérée".Puis le général fait allusion à la défaite, à sa captivité, à son retour en France et il nie que la France ait accepté l'armistice."La France n'a pas accepté l'armistice", dit-il à ce sujet.Là-dessus, accord parfait avec le manifeste du Comité national français de Londres.Après un hommage à ceux qui sont morts pour la France, avant et depuis l'armistice, Giraud affirme que "le peuple français demeure lui-même" et qu'avec l'Angleterre et les Etats-Unis les arméas françaises combattront de nouveau pour bouter l'ennemi dehors, comme aux temps de Philippe-Auguste, de Jeanne d'Arc, d’Henri IV, de Richelieu, de 1/92 et de 1918.L'éloge fait des "partenaires les plus compréhensifs et les plus loyaux" de Casablanca, Giraud promet de mettre sur pied une armée de 300,000 hommes qui luttera pour la libération de la France."La France reprendra ainsi sa place parmi les nations victorieuses; le peuple de France deviendra alors le maître de ses destinées.Les conditions essentielles pour la libre expression de sa souveraineté seront restaurées en France.Le peuple de France formera alors son gouvernement provisoire d'après les lois constitutionnelles de la République.Je donne au peuple de France l'assurance la plus solennelle que son droit sacré de déterminer lui-même le choix de son gouvernement sera entièrement sauvegardé.Je l'assure que les conditions qui lut permettront de faire ce choix dans l'ordre et ses libertés rétablies seront assurées.Je l'assure que cette situation sera créée dès que la France sera libérée".Quant à lui, Giraud, il n'attend rien, ne demande rien, ne veut rien, que la libération de son pays."Je suis le serviteur du peuple français, je ne suis pas son chef.Tous les Français groupés autour de moi, tous, de moi jusqu'au dernier soldat de l'armée de la victoire, nous sommes les serviteurs du peuple de France; nous serons demain les serviteurs du gouvernement qu'il se sera librement donné et auquel nous nous engageons à remettre nos pouvoirs", dit-il explicitement.A ce passage de son discours, Giraud, après avoir qualifié de "nulle" toute la législation française postérieure à 1940, et promis de prendre sans plus tarder des mesures "pour rétablir la tradition française", dit que cela doit se faire dans l'ordre et progressivement, "il est impossible de supprimer des lois et des décrets d'un trait de plume."La loi de discrimination raciale imposée à la France par les Nazis n'existe plus".Giraud termine son discours par le voeu que l'union de tous les Français, indispensable plus que jamais, se ; fasse sans tarder."Permettez-moi de demander au Seigneur que lo victoire soit prochaine, qu'il empêche le retour des horreurs que nous avons vécues, que nous vivons encore; et qu'il donne aux hommes de bonne volonté le moyen de vivre en se tolérant, en se comprenant, en s'aidant, je n'ose pas dire en s'aimant.N'est-ce pas cependant l'ordre qui nous est tombé du Ciel et que nous avons si souvent méconnu.conclut Giraud, en un acte de foi religieuse qui rend un son inaccoutumé, dans certains camps où l'on a toujours ignoré le Seigneur et ses préceptes d'amour fraternel entre les nations.CE QUI RESTE A FAIRE Une première dépêche de Londres, il y a quelques heures, mandait que les cercles de "France combattante" voyaient surtout de la rhétorique dans le discours de Giraud et nulle réponse précise au mémoire du Comité national français.C'est un progrès assez vague et une expression plutôt platonique du besoin d'union entre Français, rapportait-on dans un câblogramme de Londres à des journaux de New-York, cî matin.Plus tard, I! est venu, — vers 10 heures 30, ce matin, — une dépêche de Londres rapportant que 'le général de Gaulle.a exprimé sa satisfaction d'ensemble du discours du général Giraud et réaffirmé son désir d'étudier les moyens d'en venir à un accord avec le gouvernement d'Alger".Il espère que les déclarations de Giraud se traduiront bientôt en actes positifs à Alger, Casablanca et Dakar, pour cadrer avec les principes posés par "France combattante" depuis juin 1940 et surtout dan- le document Ju 23 février dernier rendu public il y a quelques heures par le Comité national français de Londres.Les partisans du général de Gaulle à Londres sont désappointés, selon une autre information, de voir que Giraud n'o pas encore jeté par dessus bord le général Noguès et Marcel Pey-louton, contre lesquels il en ont, sous prétexte que ce ne sont pas d'authentiques républicains et qu'iîf seraient «nta/diés de fascisme.—- G.P.is-m-u U Uc\n?, MUNlREAI L'JMDil MAKi l L.« Bloc Populiirt Canidi«n [1 fait salles combles, à Chicoutimi, à St-Joseph d’Alma, à Jonquière et à Kénogami ît'l HUlUi-l-Ji, ttu JiJiiitU lit* «iCtiiiUlU' Uona.Tous In orateurs de Chicoutimi ont été chaudement applaudis.U Dr Philippe Hamel A Jonquière, l'assemblée est pré-Hiiee par le notaire Jules Gauthier, maire de la ville.Premier orateur, le docteur Philippe Hamel déclare qu’à son avis la monnaie doit être modifiée et le ——— [ crédit doit appartenir a l’Etat, hi 1 j avais mon choix dit-il, je nationa- Discours de MM.L.urendcsu H.mcl Ch.loult, Pierre Çeulhier, Philippe Cinrd, Pierre Sic 'ZJTSÏÏ: Letarte — Pourquoi le Bloc exisfe — Comn1ent¦ il faut nettoyer la politique, tant dant être faux et ne le paraître que fédérale que provinciale — Les cas de MM.Godbout et Duplessis — Politique fa-1 Pjj» Sème^néuire miliale et protection du père de famille —La réforme monétaire, la dictature éco-! actuel.Le régime actuel est absur- nnmmuo la luffe aux trusts de parce que l’on a fait de la moii- nomique et la lurre aux rrusrs naie un producteur quand elle n est .qu’un auxiliaire de ia production.L'argent n’est pas ta richesse, c’est un rêvé qui se dissipera peut-être après la guerre.L'argent n’est qu’un titre de dette.A»scmbléei, conférences, etc.Lundi, 15 mon Aux quatre assemblées la foule acclame les orateurs et le nom de M.Raymond Chicoutimi, l«i.— Le Bloc Popu-i Angers fait applaudir MM.Philippe aire Canadien a déclanché hier sue grande offensive dans les contés de Chicoutimi et du Lac-Saint-lean avec quatre assemblées, à Chi-outimi et a Saint-Joseph d’Alma ians l'après-midi et à Jonquière et i Ké.togami dans la soirée.Aux quatre endroits les lieu tétants de M.Maxime Haymond ont jarlé devant des assistances rent-Missant les salles à déborder; a lonqtiière les auditeurs remplis->aient même les deux salles de Phô-,el de ville.A chacun des endroits, es créditistes ont présenté des re-Tuètes demandant ou Bloc Populaire Je se prononcer sur leur doctrine, .e docteur Hamel a commenté cette -equéte à trois endroits; M.René '.lialoult s'e.sl chargé de cette besogne à Chicoutimi.Partout les ora Girard.André Laurendeau et René Chaloult qui vont porter la parole.M Philippe Girard L'organisateur du Bloc Populaire Canadien pour le district île Monl-| réal, a d’abord un bon mot pour ta population du Saguenay, de Chicou-tinii en particulier.Pourquoi le B.P.C.a-t-il ete fondé?Parce que nous avons raté notre coup en 193(1, dit l’orateur.Nous nous reprenons aujourd'hui avec le même programme, mais adapté aux circonstances actuelles et avec plusieurs des mêmes hommes.Toutefois.nous n’avons pas le même chef.Voilà pour 'Jucbec.A Ottawa les libéraux ont adopté la politique des conservaleurs Rien à faire avec ces eurs ont reçu un accueil très sym- deux paOis.C est pour^cela qiie’^ous jathique.Ils ont commenté cet!-; ivinpalhie 4>n disant qu’étle est de :rès bon augure pour le Bloc Popu-aire Canadien.V Chicoutimi les orateurs uni dé U Philippe Girard.M.André Laurendeau et M.René Chaloult; le doc-eur Philippe Hamel, le docteur Pierre Gauthier et Me Pierre Letar-e parlaient à Saint-Joseph d'Alma, s Jonquière et à Kénogami les six irateurs ont nortlé la parole.Ce soir le Bloc a une assemblée à i’ort-Alfrcd.A Chicoutimi A Chicoutimi M.Philippe Girard pelle les interventions de M.Raymond aux Communes contre l'immigration et en faveur des travailleurs du textile.En 1937, on a commencé à sentir que la guerre redevenait possible.Nous avons eu alors le vote de crédits militaires au montant de trente-cinq millions.C'était alors une somme parce que nous n’avions pas encore perdu la tête à ce moment-là.Ces crédits étaient censés être pour la défense du Canada; mais les hommes prévoyants se sont aperçus que c’était le commencement d'un engrenage oui nous conduirait fatalement à la participation.M.Maxime Raymond était le chef des députés qui s’oppo- Un régime monétaire sain demande l étude des meilleurs cerveaux.J’ai ma conception mais je refuserais de régler les problèmes seul.Je nommerais des autorités, mais non des banquiers.Le problème de l’argent est complexe, ün ne joue pas avec la monnaie.Si vous soûlez un régime qui mette les banques à la raison, prenez garde d’en mettre un qui vous paraîtra bon mais qui conduira au désastre.Pour ma part, je me battrai jusqu’au bout pour une saine réforme monétaire.Le docteur Hamel passe à la question du plébiscite et dit que tout le peuple canadienTrauçais s’est dressé magnifique.Le peuple est resté direction le M.Maxime Raymond, nous avons décidé de fonder un mouvement qui nous donnera une politique véritablement canadienne à Ottawa.M.Girard parle eu-nite de la crise économique que nous avons traversée de 1929 à 1939, crise attribuable, dit-il.aux finau-tiers exploiteurs et aux gouvernants oublieux de leurs devoirs.Il n’y avait pas de raison pour avoir une crise économique au Canada, pays abondamment pourvu en ressources naturelles.Et pourtant, pendant la crise nous manquions de chaussures parce qu’il y avait trop de chaussures, nous man- nvite l'échcvin Adrien Gagnon {« quions de vivres parce qu’il y avait iresidcr.Celui-ci déclare qu'il pré-J trop de vivres.A l'enquête Ste-«idc comme simple citoyen.La vaste vens il a été prouvé que les mou aile de l’hôtel de ville est remplie à léhorder et des haut-parleurs purent les discours à l’extérieur.M.Roland Angers, avocat, présen-e les orateurs il commence par historique du Bloc Populaire Canadien, '‘mouvement nouveau par le nom, mais ancien par l’esprit”.M.NAISSANCE FAMELART — A Montréal, le 7 mars 1943, à \i.et Mme Adolphe Fa-melart fLucienne Bisaillon) une 'idle baptisée Maric-Jeanne-Yvonue-Monique, par te R.P.Maurice-H.Beaulieu, S.4.Parrain, M.Léjm Fa-melart; marra’ne, Mlle Yvonne Fa-melart; portcice.Mlle Lucile Fame-îart.Avis de décès GOLfl — A Montréal, Je 14 mars i94.3, à l’àge de 85 ans, est décédé Favilla Gour, époux en premières noces de feu Eugénie Lévesque et en secondes noces de feu Amanda Clia-rette.Les funérailles auront lieu mercredi, le 17 courant.Le convoi funèbie partira des Salons Georges-Vandelae, Ltée, 114 est, rue Rachel, pour ralliement coin Mas-on et 3ème avenue, Rosemont, à 8 heures 45.pour se çen-dre à l'église Sainte-Philomène de Rosemont, où le service sera célébré n 9 lires, et de ià au cimetière de la Çôte-des-Neiges.lieu de sépul- lins Ogilvie pouvaient produire seulement en six mois assez de farine pour nourrir le monde entier de pain.M.Girard décrit la situation qui régnait à Montréal, notamment pendant la crise.“Je ne suis ni fasciste, ni raciste, dit-il.Je suis pour la démocratie et je veux contribuer à la nettoyer pour qu’elle survive”.L’orateur dit que les ouvriers travaillent aujourd’hui, mais que la crise économique n’a pas été réglée.Elle ne sera réglée que par la restauration sociale.Parce que j’ai commis le crime d’accomplir mon devoir et d’avoir neuf enfants, j’ai peine à me trouver à me loger à Montréal le 1er mat.14,000 familles environ sont dans mon cas dans la _ métropole.On aurail pu, de 1928 à 1939, prendre pour aider notre peuple les mesures que l’on prend aujourd'hui parce que nous sommes en guerre.Avec seulement un milliard on aurait réglé Je problème social.M.Girard tance ceux qui dénigrent des hommes comme le Dr Hamel et M.Chaloult; il dit que dans notre province, grâce à l’esprit de parti, on a fait des héros avec tous ceux qui nous ont trahis.L’orateur reproche à M.Maurice Duplessis d’avoir trahi, lorsqu’il était au pouvoir, l’idéal qu’il avait contribué à donner aux Canadiens français.M.Taschereau, nous savions qu'il était pour les trusts.M.Godbout, lui, est aussi pour les trusts et son plaisir c’est de sc pro- , •».!*«.f - I V.V *T% V4C OV LM U ure.Parents et amis sont pries u y mener avec des étalons dans l’hô- Son cas est réglé assister sans autre invitation Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimes ou gravés.430, Prix et spécimens sur demande.L'Imprimerie Populaire, Limitée Notre-Dame est, Tél.BItâir 3361 CALENDRIER U> mou MARS 31 Jours Demain.MARDI 18 MAR* 1943 STE-IUUENNE.martyre, l ever du soleil.8 h.12.Coucher du soleil, 6 h.0T.Lever de U.lune.1 h.02, Coucher de la lune.3 h 2S.Nouvelle Lune, te 8.» » h.34ni du matin Premier Quartier, le 13.à 2 h.3028 M, André Laurendeau Au debut de son discours, le secretaire général du Bloc lit un message de M.Maxime Raymond.Le chef y dit qu'il regrette de ne pas être présent: “Je serai bientôt avec vous dans la lutte.Bon succès”.M.Laurendeau dit que M.Raymond est dans la lutte jusqu'au bout et il annonce qu’il va résumer la carrière du chef du Bloc.Cela lui permet de résumer la politique fédérale depuis 1937.L’orateur demande au peuple d'ètr vévère pour les politiciens qui ne respectent pas leurs promesses.F.t les gens des deux vieux partis fédéraux comme provinciaux sont dans ce cas-là, dit M.Laurendeau.Le secrétaire général du Bloc rap- sèrent à la politique de M.King.J conséquent avec les fourbes qui M.Laurendeau dit que M.Ray-1‘'avaient éduqué à dire non.Rouges moud et ses dix collègues ont cou-1 ^ bleus nous ont menti tour a tour, tinué à mettre le gouverneme'ii, ^ ne P86 indéfiniment avec King sur ses gardes, il parle ensui-1 “n PeuP!« f!fr et notre peuple l est, te de la motion Chaloult et de la ! ^°.l,s» ** sa8^ pas de dire réception qu’elle a eue tour à tour | non mais de dire un oui éclatant, et de l’Union Nationale et des libé-l^0'* ,n“us “llons appuyer le Bloc | Populaire Canadien.Nous, nous n’avons pas trahi.M.Hamel dit qu’il * combattu M.Taschereau et qu’il a tourné le dos à M.Duplessis.H pardonne à ce dernier, mais il ne peut plus lui accorder confiance.On m’a dit que j’aurais dû rester auprès de Duplessis pour le miner.Quand je savais qu’il allait croche, je ne pouvais pas collaborer avec lui pour tromper le peuple.Le docteur Hamel se défend d’ambitions personnelles.Il dit que s’il voulait se vendre il serait millionnaire et il en coûterait encore moins cher aux irosts que le mal qu’il leur fait en les combattant.La confiance que lui a accordée le peuple est sa seule force.Il n'a que le seul espoir de libérer son peuple de la dictature économique avant de partir.M.Hamel dit que le Bloc n’en veut pas aux autres races mais qu’il veut le respect pour la nôtre et que s’il y a égalité de devoirs, il doit y avoir égalité de privilèges.La Dr Piarra Gauthiar Le député de Portneuf à Ottawa mentionne que les quatre assemblées de la journée ont fait salie comble et que cela promet pour le prochain appel au peuple.Il dit qu’il n’a pas vire capot, mais qu’il a enlevé son capot rouge pour respirer plus librement et pour mieux relever ses manches.Notr* mouvement est beaucoup plus qu’un parti, dit-il.La vague de fond qui se fait sentir va emporter ceux qui nagent entre deux eaux, M.Gauthier rappelle ce qui s’est passé en Chambre ces jours derniers et il affirme que M.King est devenu nervuix.Il cite les déclarations du premier ministre à l’endroit des députés du Bloc et la réponse que celui-ci lui a donnée.L’organisateur québécois du B.P, C.dit qu’il a tourné le dos au parti libéral parce que ce parti a mis au rancart la politique qu’il a prêchée pendant 23 ans.Ceux qui l’accusent d’isolationnisme sont ceux-là mêmes qui ont prêché Visolation-1 nisme pendant un quart de siècle.Le docteur Gauthier parle en passant de M.Duplessis et du message qu’il adressa à M.Bennett après le congrès conservateur de Sherbrooke.Il parle aussi des promesses formelles de M.Godbout et de son attitude présente.Il déclare que rouges et bleus n’avaient pas peur du bloc de Québec avant le B.P.C.Les libéraux étaient heureux de l’avoir en 1921, en 1925, en 1926, en 1935 et en léfO.Il termine par un appel pour que dès maintenant l’organisation s’étende partout.MÎM.Philippe Girard, André Laurendeau et René Chaloult ont aussi parlé à cette assemblée de même qu’à Kénogami où présidait M.Bel-zile.M.Pierre Letarte, de Québec, termine la série des discours et fait applaudir les principaux lieutenants de M.Maxime Raymond.A Saint-Joseph d’Alma, dans l’après-midi, salle comble, comme aux trois autres endroits.Le maire Collard présidait.raux.Puis vient septembre 1939 où ifc parti libéral “fait exactement la même chose que Je parti Borden en 1914”.M.Paul Gouin fait signer dans la province des requêtes anti-participationnisfes que M.Raymond est chargé de présenter à Ottawa.Pendant ce temps, M.Duplessis disait que la participation était une question fédérale et que ça ne le regardait pas.M.Laurendeau mentionne la part prise par M.Raymond dans la campagne du “non” au plébiscite.Il soutient que le chef du B.P.C.s’est avéré le chef de la résistance ant-consrriptionniste.Puis c’est la formation du Bloc Populaire Canadien, M.Raymond cédant aux pressions que l’on exerce sur lui.Avec le B.P.C.finit le jeu de bascule qui nous faisait porter tour à tour au pouvoir les bleus et les rouges.Nous n’aurons plus à choisir entre un moindre mal, nous nous prononcerons pour les véritables défenseurs des intérêts cana-diens-français à Québec et à Ottawa.M.Laurendeau explique pourquoi le B.P.C.agira à la fois au fédéral et au provincial.11 affirme que si M.Godbout avait été réellement chef, jamais le gouvernement King n’aurait passé la conscription.Le secrétaire général expose alors quelques points du programme du Bloc: politique essentiellement canadienne, politique familiale, bref, politique du Canada aux Canadiens, du Québec aux Québécois, (accl.) M.René Chaloult Le député de Lotbinière répond d’abord aux créditistes qui ont soumis une requête réclamant un exposé de principe du Bloc touchant leur politique.M.Chaloult dit que le Crédit social comporte une partie négative et une partie positive.Personnellement, il appuie la partie négative, la lutte contre la dictature, particulièrement des banques.Pour sa part il accepte toutes les idées du Crédit social sur Je terrain de la dictature.! r SOURDS?Avant d'acheter tout appareil d'audition.étudie* ces 9 caractéristique» importante» de l’OTARION.fl) Le plus peut au Canada; (21 te moins apparent au Canada; (J) le plus économique de maniement; (4) Compact et I5*er, l'amplificateur ne pesant que 3 onces; Reproduit «ne plus vaste série de sons que tout autre; (8) Le plus simple de maniement; (7) N’émet aucun son Interne; (S) S'adapte 5 vos exigences personnelles; (9) Le seul appareil d'audttton à QUADRUPLE TUBE approuvé au Canada.APPROUVE PAR ^'AMERICAN MEDICAL ASSOCIATION" (Rappelez-vous qu'il est Imprudent de songer A l’acquisition de tout appareil d'audition ne portant pas rette approbation).Démonstratk.-m gratuites — Conditions faelles de paiement.Les démonstrations et le» conversations téléphonique* se font en anglais ou en français Ouvert le samedi après-midi O T À R I O N rs* ""c organisation qui se voue au i es r\ i w • jpfyjrp ne ceux qui ont l'oreille dure, MEDICAL ACOUSTIC INSTRUMENTS LIMITED Suite 719, immeuble Castle.1410 nie Stanley, Montréal Téléphone; MA.*935.Pour la partie technique, M.Chaloult considère qu’il n’a pas compétence pour exprimer une opinion définitive.Il est d’avis que seuls des techniciens et des spécialistes sont en mesure de le faire.Il «-roU qu’il faudra constituer une commission composée de spécialistes.Nous avoçs, dit-il, de la sympathie pour les créditistes.Je suis disposé piu-que tout autre à étudier leurs réclamations et à leur donner justice, dans la mesure du possible.M.Chaloult annonce ensuite qu’il va faire le procès des deux vietyt partis, parti libéral et parti conservateur.ou ÏVnion Sationale, dft-ii.Il va démontrer quelles ont été les conséquences de l’esprit de parti pour notre peuple, et exposer les remedes proposés par le Bloc.Le député de Lotbinière affirme qu il n’y a aucune différence entre les partis bleu et rouge.Seul le nom change, mais toujours la dictature economique domine.“Nous ne combattons pas deux partis, dit-il, nous combattons un parti à deux noms derrière lequel se cache la dictature.” M.Chaloult rappelle alors les I promesses du parti libéral et de ! YUnion Nationale, touchant le Con- I seil législatif qu’ils devaient abolir et touchant les trusts qu’ils devaient combattre.Il parle aussi de 1 U guerre et rappelle la promesse; solennelle de M.Godbout sur la conscription et dénonce l’attitude i qu il a tenue par la suite, attitude ! qui est cause, pour une bonne part.I (iit-ij, de ce que nous avons la cons- ! uiption.Il traite de sa motion anti- i conscription n i ste et du sort que lui 1 on fait tour a tour l’f/m'on Natio- i nale et le parti libéra).j M.Chaloult parle de la question .^ etectriçiJé qu aucun des deux ! vieux partis provinciaux n'a réglée.Il parle de la situation ouvrière et de la grève d’Arvida en rappelant la declaration de M.Howe Quand les grèves ont lieu dans Québec, dit-il, cest du sabotage, niais quand cost à Sydney.M.King reçoit les grévistes.M.Chaloult affirme que le Bloc typulaire encouragera la coupéra-lioii et le corporatisme.Il fait en-suite allusion à son récent discours I en Chambre ci à la réponse qu’il a ! donnée à M.Godbout.Nous avons j choisi, dit-il, la part du peuple.Il fait alors appel h toutes tes , classes et leur demande de faire | des sacrifices à l’exemple de M.j Raymond et de ses lieutenants.I Nous vous promettons la libération.aumcntmion N Bien Manger Ici, on vous s*rt, chaque (our.les élément» essentiels de bonne et Mine alimentation.REPAS COMPtIT 50« taxe com brise HOTEL LAFAYETTE ANTONIO-H.PATKNAUDE, P top Amherst et Demontigny CH.8I2S Cours publies sur "le foré), ', suspires de l'Ecols de* H.E.C.si de I Ecole du Bénie forestier, trend smphlthéAtre de l'Ecole de* H E.C., 535.ev.Vlger.5 h.30 p m Conférence de M.Pierre Asselln; »u-Jet: "L'administration de* forêts".* * * Institut Pie XI.3725 rue St-Dente.A 41» hr*.Dogme: Le* don» du S.-E&pm dans le Christ, par M A.Perland.pss.: A , 5'j hrs.Morale; La promesse, par M J -B ! Desrosiers, ps s.* 4ê Llnstltut de Traducteur», dîner, hOtel Rita Carlton.A 7 h.* * 45 M T Taggart Smith, gérant général dé la Banque d Epargne, parlera de l'art de la traduction.Le colonel Thomas Guérin présidera.M.A.Papineau-Couture, directeur du laboratoire des a; I men ta et droguée, au ministère des Pensions et de la Santé publique, remerciera le conférencier.* * * Canadian Club, déteuner-cauaerle.hôte! Windsor.A 1 h.p.m.L'amiral air Percy Noble.* 45 45 Société St-Jean-Baptlate.au Monument National.1182 St-Laurent.cours d aesdé-mle.par M.José Delaquerrlére.salle 31 à 7 h.45 P m, * * * Société St-Jean-Baptlate.réunion» des sections suivantes: at-Busèbe—de-Veroell — Assemblée mensuelle A t h.15, au sous-eol de l'église, rue FulSum.Jacques-Cartier de Bordeaux — Réunion A 8 h.15, A la salle 12.131.rue du Boude-Boulogne.Salnt-Jean-de-Jdatha — Séance du mois à 8 h.15.A la salle parolsaiale.Notre-Dame-de-Lourdes — Assemblée ordinaire à 8 b.15.au eous-sol de l'église Francols-Xavier-Garnean — Réunion A 8 h.15.à la salle de la Bibliothèque.A l’angle des rues Boyer et du Rosaire.PRESCRIPTIONS i (DIMISIIS 1 VOIR! O AOT/UÜfc Rnjuae SERVICE JOUR et NUIT WflRIÏlftClt fllOflTREOL M Hos «Mnat tMAAHAtic BI ftCTAit.RU m< Ufl .7251 m Mardi, 16 mars Soclét des traducteur», conférence du Dr A.Flore* Zorllla.salle de l'Académie Bourget.1220.rue de la Montagne, A 8 h.30 p.m.45 45 45 Société St-Jean-Baptiste.Monument National.1182, St-Laurent.coure de publicité par M.Valmore Oratton; sujet: “La rédaction publicitaire, salle 11.A 8 h.45 45 45 Société St-Je.an-Baptiste, réunion de» sections suivantes: Immaculée-Conception — Séance mensuelle A 8 h.15.A 4210.rue de Bordeaux.Notre-Dame du Très St-Sacrement — Assemblée A 8 h.15.A la salle Eymard.4460 rue Saint-Hubert.* * * Société médicale de l'hôpttaj Notre-Dame.réunion A l'hôpital Notre-Dame, présidence M.Adélard Oroulx.A 9 h.p.m.Programme d'étude sur les prurits, par MM les Dr* Léopold Morlssette, Gérard Casgraln.Adrien Lambert.Paul Poirier.Georges-Etienne Cartier.Raymond Simard La Passe du Brenner est à moine d’un mille d’altitude au-dessus du niveau de la mer.Avoe-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR" 430 rue Notre-Dame test), Montréal.Voyage en France La Touraine et les Charente*.Généalogie, histoire, lan-»age.Le parler provincial de France; celui de la province de Québec.“Nos origines ch.i-rentaises”.par Georges Panneton.Brochure en vente au prix de 25c au Service de Librairie du Devoir.K X i f i / a Prmurs Soins.L’Ordre de St-Jean, qui contrôle l'Association ^ et ia Brigade Ambulancière St-Jean, a créé et organisé dans l’Empire Britannique l’art d’administrer les premiers soins aux blessés.Au Canada, le cours de la St-Jean, portant sur les principes fondamentaux de premiers soins, est non seulement donné à nos forces armées, au personnel de la défense civile et aux groupes d’aides volontaires, mais aussi aux employés de chemins de fer et aux milliers d’ouvriers employés dans les usines du Dominion, Pendant la guerre, ce cours, tout comme le cours de soins à domicile, est donné gratuitement par l’Association Ambulancière St-Jean à ceux qui désirent s’entraîner à ce travail essentiel, humanitaire et pratique.Suivez les cours de premiers soins et de soins à domicilo de l’Association Ambulancière St-Jeaft.Pour plus de renseignements» adressez-vous» aujourd'hui à votre succursale locale de l'Association Ambulancière St-Jean» ou écrivez au Secrétoire» St.John House, 321 Chapel St.» Ottawa» Ontario.Association Ambulattrim Nous vous demandons d'accorder votre appui é la campagne de !• Croix-Rouge» à laquelle nous participons.2233 VOLUME XXXIV — No 60 ^ ^ TROIS SOUS LE NUMERO ' ABONNEMENTS PAR LA POST! EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Sauf Momréaî af ta banllaua) E.-Unis et Empira britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E-UNIS et UNION POSTALE 3.00 DEVOIR Le DEVOIR est membre de lo "Canadian Press", de l'"A.B.C." et de la "C.D.N.A." LUNDI, 15 MARS ms Pluie et tteife ce aeir et demetit.MAXIMUM et MINIMUM: Aujourd’hui maximum.20 Mime date l’an dernier.30.Minmum aujourd’hui.U.Même date l’an dernier.M.BAROMETRE : 10 h.a.m., 30.13; 11 h.a.m.30.2Cs Chiffre* fournis par Mme reuve M.-R Med*.«44 Sherbrooke est aoot >.Domaine sur lequel elle devrait porter, d'après M.Onésime Gagnon Québe’, 15 (D.N.C.) — Le député i de Matane à l’Assemblée législative, j M.Onésir, e Gagnon, a remis ce nia- Lo politique M.Gordon Graydon président de progressiste-conservatrice .-—;-;- Itin à la presse la déclaration sui- Reumon de i Association en fin de semaine et choix va”{c: .des membres de I executif — M.Bracken tavorable iisies samedi dernier par ie pre-à l'entreprise privée — Le congrès libéral ontarien ,nier minislre de la prüvince VÜU' aura lieu les 29 et 30 avril — La session ontarienne — M.Noseworthy affirme que la haute finance contrôle le gouvernement — M.McCullagh veut peupler le Canada d'immigrants britanniques — Contre le travail féminin et le communisme L’enquête sur les cou- Les nouvelles de guerre Lises dans leSt-I.aurent Le COmte d’AthlOlie Ct la S.E.le gouverneur général du Canada, le comte d’Athlone, et Son Altesse royale la princesse Alice, sont arrivés à Montréal hier soir.A midi ils ont pris le train de Sherbrooke pour aller prendre part à un dîner qui leur sera offert au liant que le Saint-Laurent soit| King’s Hall, à Compton.princesse Alice à Montréal Ottawa, 15 (C.P.) — Deux cents Eembres environ, représentant tou-s les provinces canadiennes à Pexception de l’Âlberta, ont ouvert ïamedi les portes de l’Association conservatrice-progressiste du Canada à tous ceux qui veulent se ré-tlamer du parti conservateur-progressiste et approuver son program-ne.IM.Gordon Graydon, chef parlementaire de l’opposition à la Chambre des communes, a été nommé président de la nouvelle Association, au cours d’une réunion où elle a changé son nom, pour l’adapter à celui du parti, tel que rénové au congrès de Winnipeg.Le chef John Bracken n’a pas pris part aux délibérations, mais il a prononcé une allo-tution à un déjeuner.La réunion s’est ouverte sous la présidence de M.John-R.MacNi-col, députi de Toronto-Davenport, qui a été pendant plusieurs années président de l’Association.Il n’a été nullement question de l’élection k la Chambre où le remplace, depuis le début de la session M.Graydon.Le caucus a décidé de remettre à plus tard la nomination d’un organisateur pour tout le pays; toutefois, il y aura en permanence des quartiers généraux à Ottawa ainsi que dans chaque province.Plusieurs délégués se sont opposés à une proposition du comité aux fins de restreindre le nombre des membres à une centaine.Il a été finalement résolu que tous les conservateurs-progressistes pourront en Ifaire partie, mais que seuls les représentants officiels auront le droit de vote.Les représentants de l’Alberta seront choisis plus tard.Voici les officiers de l’Associa-t'«n: MM.John Bracken, président honoraire; John-R.MacNicol et M.A.McPherson, vice-présidents honoraires; Gorden Graydon, président; Mme Hugh Mackay (Saint-Jean), Lucien Gendron, (Montréal), L.-D.-M.Baxter (Winnipeg), et Christie MacDonald Ottawa), vice-présidents.Cet exécutif devra se choisir un secrétaire et un trésorier.Les représentants provinciaux de Ouébec à l’exécutif sont M.Bona Arsenault.de Québec, et Mme Leslie Hodges, de Montréal.Allocution de M.Bracken Ottawa, 15 (C.P.) — Au déjeuner de l’Association conservatrice-pro-ressiste, samedi midi, le chef du mence aujourd’hui sa semaine de session qui sera probablement la plus chargée.Les députés auront à discuter de la question de la sécurité sociale et de la réhabilitation d’après-guerre, quand viendront cet été mieux défendu et que pour la prochaine saison de navigation la défense du Saint-Laurent relève d’un endroit précis dans Ja province de Québec et non plus d’Halifax, démontre que nous avions raison d’insister en Chambre pour l’application d’un meilleur système de défense.No,» revendications nous ont valu au moins ce résultat.Le comte d’Athlone et la princesse Alice retourneront à leur wagon privé le soir même pour revenir à Montréal de bonne heure mardi matin.A 11 heures de l’avant-midi, de-maifi, le comte d’Athlone.accompagné du brigadier général E.de B.Panet, commandant du district mi-• iitaire no 4, et assisté du colonel H Les attaques dont j’ai élé l’objet ! Willis-O’Connor, partira de la gare de la part d’une certaine presse j W’indsor en automobile pour se ren-font voir la force des gros intérêts! dre à Saint-Jérôme où il assistera à coalisés pour garder le Saint-Lau- une promotion de cadets-officiers._____ rent fermé à la navigation au bé-1 Le Gouverneur général déjeunera devant la Chambre les résolutions I néfice des chemins de fer et de cer-{ au mess des officiers du centre (Se M.Conant et de M.McArthur à i tains ports de l’Atlantique.A la I d’instruction de Saint-Jérôme.ce sujet.Jeudi probablement, le nouveau trésorier, M.A.St.Clair Gordon, présentera son premier budget.M.Thomas L.Kennedy, conservateur progressiste de Peel, a continué Se débat vendredi.Il s’est déclaré incapable de comprendre pourquoi les agriculteurs ne nqu-vaient obtenir pour leurs produits autant que les agriculteurs américains.I/es prix de ces produits sont bloqués tandis que le coût des articles et instruments nécessaires à l’agriculture ne le sont pas et ont augmenté.Il a qualifié M.Donald Gordon, administrateur fédéral des prix, comme ‘‘l’ennemi numéro 1 des agriculteurs ontariens”.M.John J.Glass, libéral de TV ronto-St-André, a parlé de sécurité sociale.Il a affirmé que s’occuper tie l’effort de guerre et élaborer des plans pour l’après-guerre formaient deux élémenLs d’un même problème.L’Assemblée législative doit accorder son attention à l’amélioration des conditions économiques, sociales et ouvrières de l'Ontario.M.Hepburn, redevenu simple député, ne s’est pas montré en Chambre au cours de la semaine dernière.La finance contrôle le gouvernement Portant la parole à une réunion du parti C.C.F., hier après-midi, à la salle Rochon, rue Papineau, M.J.S.Noseworthy, vainqueur de M.Meighen, à l’élection de vork-Sud, a prononcé un appel en faveur de l’unité canadienne et il a revendiqué pour l’après-guerre de meilleures conditions de vie pour la po- puiation., _ , M.Noseworthy a fait allusion a une source de divisions, en disant qu’à Toronto, on s’imagine que les Canadiens français obligent le gouvernement fédéral à agir dans leue.direction, tandis que dans la province de Québec, c’est l’opinioo contraire qui prévaut.La vente, d’après l’orateur, c’est que ce ne sont ni les Canadiens français tu les Canadiens anglais qui contrôlent le gouvernement, c’est la grande finance et les gros industriels.Quant à la guerre, M.Noseworthy suite des déclarations que j’ai eu f La princesse Alice, assistée de l’occasion de faire à l’Assemblée ié- Mlle Vera Grenfell, visitera l’édifice pislative, l’honorable Angus Macdo nald, ministre de la Marine, a offert de faire une enquête uniquement sur l’un ties nombreux points soulevés au cours du débat.Il a de la Croix Rouge, rue Saint-Anioi-ne, mardi ayant-midi, à 11 heure?» Mardi soir, le comte d’Athlone et la princesse Alice assisteront à un concert donné par la Petite Sym- même nommé son représentant à un comité d’enquête qu’il est prêt à instituer.Quant à moi, je suis prêt, je le répète, à nommer également mon représentant à ce comité, pourvu que l’enquête ne soit pas restreinte à un seul point mais s’étende à toutes les matières per- j n j* .1,,.tinentes à la défense du fleuve, du! Deux baleines de plus.f .golfe Saint-Laurent et des îles ad-j Ottawa, 15 —Les parapluies des jacentes et spécialement: [ Canadiennes auront deux baleines lo Le nombre des bateaux de.^ pjus ceux ,jes hommes et 90 phonie de Montréal à l’Ermitage, 3510, Chemin de la Côte-des-Neiges, sous la présidence de Mme E.M.Drinkwater.Ils retourneront à Ottawa par chemin de fer aussitôt après ce concert.arti, I.John Bracken, a porté la ! ymiiiflne aUe nous avons tout inté- r.-.c, - rêt à la gagner, car sans la victoire, que deviendraient tous _ nos programmes de sécurité sociale?Le président national de la C.U F., M.Frank Scott, a aussi participe à l’assemblée.II a fait 1 éloge du fondateur du parti, M.J.S.Woods-worth.et il a préconisé la creation d’un véritable esprit canadien.arole.Il a déclaré qu’il faut con-rver l’ambition des entreprises qui fournissent des emplois par la sauvegarde d’un traitement éqnita-le aux entreprises honnêtes.L’Etat doit collaborer avec l’entreprise rivée et être prêt à procurer du ravail, si cette dernière faillit à a tâche.Le plus grave danger qui menace l’avenir la prospérité matérielle du Canada, c’est de décourager les initiatives privées.M.Bracken af-irme que son parti a à coeur de ravaiHer à l’abolition du chômage t de coopérer avec le goiiverne-ent à la poursuite de l’effort de lierre, autant qu’il est possible de e faire, sans nuire aux responsabilités particulières de l’opposition, qui doit être le critique officiel du gouvernement.En luttant contre es entreprises privées, nous pouvons en arriver à une répartition plus éruitable des biens matériels, nais ce serait une répartition dans a pénurie et non pas dans l'abondance.Le congrès libéral ontarien Toronto, 15 (C.P.) — Le comité d'organisation de l’Association libérale ontarienne s’est réuni samedi et a dé idé que le congrès pour le choix d'un chef du parti libéral nui1 prendra la succession de M.Hepburn aura lieu les 29 et 30 avril.M.Hepburn, qui a résigné en octobre dernier ses fonctions de premier ministre mais qui a conservé ses fonctions de chef du parti, n'a pas assisté à la réunion de samedi et rien n’indloue qu'il tentera de conserver la direction du parti libéral, don' il a dit son mécontentement dans un discours récent où il a promis son appui à M.Bracken.Les candidats au poste de chef comprennent présentement le premier ministre, M.Conant, dont quatre ministres.MM.McQuesten, De-wan, Kirby et Heenan.étaient présents à la réunion préliminaire de samedi: M.Harry F.Nixon, ancien secrétaire provincial, qui a démissionné te lendemain de la nomination d M.Conant, parce qu’il s’opposait à la manière cavalière dont H.Hepburn avait choisi son successeur; M.Arthur Roebuck, qui fut procureur général dans la premier cabinet Hepburn, et qui n'a pas encore fait connaître officiellement ses intentions, ct le Dr A.-D.Roberts, ancien député provincial du Sault-Sainie-Marle.La session ontarienne Toronto, 15 (C.P.) — L Assem-tlee législative ontarienne com- toutes catégories coulés dans le fleuve, le golfe Saint-Laurent, y compris les détroits.2o L'organisation, la formation et la direction des convois dans le fleuve, le golfe Saint-Laurent et les détroits.3.— Le coordination des forces de l’armée, de la marine et de l’aviation aussi bien que celle de la police montée royale canadienne, pour assurer une défense plus efficace du golfe et du fleuve Saint-Laurent, afin de protéger les convois, les bateaux de toutes catégories, la propriété privée et la vie des citoyens; 4.—- La nature des ordres donnés aux officiers de la marine, de l’aviation et de la police montée relativement aux torpillages et à la direction des convois; 5.— Les raisons pour lesquelles depuis la déclaration de la guerre, le transport du fret destiné à l’Europe est convergé vers les ports de l’Atlantique au détriment de la route fluviale du Saint-Laurent qui est la plus courte, la pius sûre et la moins coûteuse, alors que les efforts concertés pour négliger celle route imposent aux contribuables des taxes additionnelles de plusieurs millions par année; 6.— Les raisons pour lesquelles les autorités navales et des autres départements refusent de construire dans le fleuve et le golfe Saint-Laurent des bases navales ct des stations de défense appropriées contre les avions et les sous-marins ennemis; 7.— Le système d’obscuration inefficace appliqué sur les côtes du fleuve Saint-Laurent à la fin d’octobre 1942: 8— Le refus de» autorités navales et autres de défendre la population des côtes du Saint-Laurent et d’assurer une meilleure protection des convois en construisant des réseaux téléphoniques et des routes modernes propres à la défense militaire le long des rives du Saint-Laurent; 9— Le refus et la négligence des autorités navales et militaires d’organiser un meilleur système de protection contre les sous-marin : | par le moyen de bateaux munis d’é- 1 ' p.c.des approvisionnements disponibles serviront à la fabrication de ces parapluies.Au cours des années passées, en temps normal, les fem- duction canadienne des parapluies | Ces parapluies avaient de 10 à l(i[ baleinese et les parapluies des hom-i mes de 8 à 14.On a dû émettre! cette ordonnance parce que le»! montures en métal qui viennent dis' Etats-Unis onl été limitées à 30 p.c.Perplexité dans Outremont sur une question mal posée j Le libellé d'un bulletin de consultation à propos d'un projet de transformation du chemin de la Côte-Ste-Catherine — Maisons de maîtres ou maisons de location D’ici la fin de la présente semai- de ïa production de' 1941 afin de ;,e’ «n certain nombre de proprié-i ac na r?» ni n iov 'Hires fonciers de la ville conserver l’acier.Les parapluies des Américaines auront 10 baleim’s et ceux des hommes 8.En vertu de la nouvelle ordonnance entrant eu d'Outre- inont sont appelés à se prononcer sur une question municipale de haute importance.Il s’agit de savoir si le chemin de la Gôte-Sainte-Catheri- vigueur aujourd’hui, on a fixé ‘/ois ne, ia prëmièrë èt îonglèmps 18 01^ prix pour les parapluies de fem- huppée des rues outremontoises, va mes.Le rationnement et les hôtels* L’administration du raiionue-ment avertit les associations des hôtels du Canada qu’il n’y aura a i-cun changement dans ia façon d’établir les quote-parts pour obtenir les denrées rationnées dans les endroits de villégiature.Récupération des graisses à leur source continuer d’être ce qu'il est ou s’il va modifier du tout au tout son aspect.La majorité des propriétaires riverains du chemin même de la Côte-Sainle-Catherine ont demandé, il v a déjà quelques mois, aux autorités de la ville de rescinder un règlement de construction qui interdit, des deux côtés de celte large voie, de l'avenue Fernhül.du côté est, jusqu'aux limites ouest de la municipalité, “l’érection de maisons autres que des collages (habitations .pour une seule famille)’’.Il n’y i A partir du 25 mars, toute Pet‘ d’exception prévue que pour l’angle sonne qui abat des bestiaux pour! nord-ouest de l’avenue Nelson et en vendre sera tenue, au moment PanRie Sud-ouest du chemin Belling-de l abatage, d enlever de la cai-|ham.casse, des côtés, des quartieis ou des morceaux de bœuf offerts en vente, toutes graisses internes qui adhèrent à la surface de la cavité du corps de l'animal, connues comme les graisses de l’enfourehure (ou pelvis), les rongons et toutes les graisses internes connues comme les graisses de rognons et les Les pétitionnaires — ce sont plusieurs propriétaires de maisons cossues, — ont représenté que, dans les circonstances présentes, il ne leur est pas possible, vu 1rs lourdes taxes ipporlées par la guerre, d’occuper tes maisons en question; qu'il leur est aussi très difficile, sinon impossible, de les louer à des prix équi graisses adhérant au filet ou aux ! •j’bles.Us veulent obtenir l’autorias flancs; et toutes les graisses de li ‘!on de convertir, en vue de la loca- pointe de poitrine, y compris les graisses dans la région du cœur qui n’adhèrent pas an cœur lorsque le cœur est enlevé,ct la graisse de la bourse, la graisse mes achetaient 90 p.c.de la pro- de pis et du trayon.Encore l'immigration Londres.15 (C.P.) -George McCullagh, directeur du Globe x Man, a déclaré dans une intervioue accordée à la Sunday Dispatch d/*-le Canada est “consentant et désireux de remplir sa situation d in tm prête de l’Empire britannique «.S-CATHIRINi UrnljoB partout dlrecte-mtnt de notre ?erre-chau-de.PL.17ê6-178?Ecoute* C.H.L.P la leudt tl h.JS lî h M de Charles PEGUY Plus on connaît l’oeuvre de Péguy, plus on désire connaître Péguy lui-même, et il n’est peut-être pas un seul auteur qui nous intéresse au même degré.Recueil de pages émouvantes qui sont presque des confessions.Souvenirs nous donne le précieux témoignage de Péguy sur lui-mème et sur son époque.C’est un livre de la plus vivante et de ia plus urgente actualité.Un volume de 125 pages, $0.60.Du même auteur et dans la même collection: Prières, $0.60; La Fran-! ce.$0.45; Pensées, $0.60.Service de Librairie du Devoir.Profonde gratitude j« voudrais que tout le monde saisit l’importance de ces deux mots : "profonde gratitude”, griffonnés sur des cartes de remerciement adressées au Canada par la Croix Rouge internationale, et I mtensité du sentiment qu'tls expriment.Ces cartes, adressées, pour l’identification de la signature, aux plus proches parents des prisonniers de guerre leur procurent un soulagement et un bonheur indicibles, en leur donnant l’assurance que leurs colis parviennent à destination.SAUVEZ DES VIES Bloc - notes (suite de la premiere nage) I vernement «Je Washington, il est présentement question aux Etats-1 i Unis.On sait d’ailleurs que le pré-1 i sident Roosevelt a lui-même exposé un projet de sécurité sociale qui ressemble assez au olan Beveridge.Mais avant cela même il était question là-bas d’un système d’assuran-cc-chômage centralisé à Washington et non plus administré par les divers Etats.Le président du Social Security Board, M.Arthur-J.Altmeyer, a été jusqu’à dire qu’il était nécessaire de faire disparaître toutes les différences qui existent nrésenlement dans la protection par les divers Etats du travailleur qui tombe en chômage.Un grand journal de New-York, le Sun.lépond a cela, en article édi-j t rial, mie c'est celle diversité mê-j me qui est nécessaire, indispensable.pour donner pleine valeur à un système d’assurance-chômage quel contribuent Je gouvernement central et les gouvernements des hitats .“Est-il possible, «lemande le Sun, de formuler une loi d’assurance-chômage, jusque dans le moindre détail - période d’attente, maximum d'indemnité hebdomadaire,! étendne maximum de la période des prestations, et ainsi de suite — qui pourrait être également applicable à des Etats aussi différents que le Dakota-Sud, le New-York, le Missis-sipi et le Michigan?Les sommes inscrites au crédit des divers Etats quant au fonds en fiducie de l’assurance-chômage indique assez comment les Etats diffèrent.Six Etats, tous hautement industrialisés,! avec 7% de la population totale du i pays, ont à leur crédit environ 54?é | du total du fonds; à l’autre extrémité de la liste, six Etals n'ont à leur crédit, ensemble, que moins de 1% du fonds.M.Altmeyer pourrait justement répliquer que nos Etats n’opèrent pas, industriellement, en compartiments étanches et que les travailleurs ne passent pas nécessairement toute leur vie dans un seul Etat.La force de ces arguments n’enlève rien à l’avantage qu’il y a de maintenir le système qui existe, d’après lequel les Etats sont libres d’ajuster les détails de leur assurance-chômage aux circonstances locales et aux changements qui surviennent dans ces circonstances’’.Où l’on voit que la centralisation a des adversaires, et des adversaires sérieux, ailleurs que chez nous, jusque dans un pays dont les institutions sont de bonne inspiration démocratique.Neuf soldats dans une seule famille I.a famille Senez, de Notre-Dame-de-Grâce, avec ses neuf fils enrôlés volontairement dans l’année canadienne pour service à l’étranger, se présente comme une réfutation vivante et parfaite de ceux-là, francophobes incurables pour la plupart, qui ne manquent pas une occasion de dire et de redire que les Canadiens français prennent une troo petite part à l’effort de guerre.Le père de cette famille, M.L.J.-B.Senez, avenue Grovehill, N.-de-G., a ! donné tous ses fils, les neuf, à l’ar-1 mée canadienne.L’un d’entre eux a été subséquemment réformé, peur raison de santé, un autre, qui était de l’aviation, a disparu au cours d’un -aid au-dessus de l’Allemagne et l’on craint qu’il n’ait été tué; les sept autres sont encore en service actif.Le Monitor, hebdomadaire de langue anglaise qui se publie à l’intention des populations de l’Ouest montréalais,^ le quartier Notre-Dame-de-Grâce, les municipalités de Hampstead et de Montréal-Ouest, consacre à la famille Senez, dans sa dernière livraison, le principal article de nouvelles de sa première page.Il fait observer que le cas de la famille Senez, avec neuf fils volontaires dans l’armée, est probablement unique non seulement au Canada mais dans toute l’Amérique du Nord, et il ajoute que pareil cas ne doit pas être, ailleurs non plus, très fréquent.Les soldats Senez, de mère acadienne (Mme Senez est née Me-lanson (Agnès) de Bathurst, N.-B.), îont âgés de 18 à 36 ans et c’est dans l’aviation qu’ils ont tous, moins un, présentement instructeur du camp de Valleyfield.pris du service.Un message de Coventry Merci de voir# magnifique envoi à Coventry.je suit »ûr que *1 vous pouviez constater l’ampleur des besoins de la population et le bon usage qu’elle fait de ces dons, vous seriez ravi d’avoir eu i'occasksn de l’aider.Nous avons ici des dépôts et expédions les objets à Coventry, comme on nous le demande, vu qu’il n’y a pas de bureau à cet endroit, et j'en accuse réception au nom des destinataires.(Signé) Beryl Ryland, County CelAre Leader.Le cas ds cette famille o-d telle- communique ment exceptionnel que Radio-Cana-1 qui lui reste da, l’automne dernier, lui a eonsa- cielle de «¦ré toute une émission qui .s’est faite .;;u domicile même «le h* famille, 'oici.bnèvem venue Grovehill.et a laquelle ont ; faits: «auieili matin, h iris part le père, la mère, la fille i Ire d’entrainement «L l’impression pénible de la cérémonie offi-etnise des grades.•nt pris unique et trois des fils.1! arrivera encore pour le sur.au Parlement d’Ottawa ou ailleurs, que «Jes francophobes malveillants et fanatiques tiennent «les propos d'un genre connu.Il faudra se rappele-«u famille Senez pour leur servir un argument assez difficilement réfutable.Y a-t-ü beaucoup «le families non canadiennes-françaises qui aient donné neuf fils à l’armée?is-nr-43 Emile BENOIST résumés, les lUh., au ceu-officiers «le Brock ville.Ont., 239 cadets reçurent leur grade de lieutenant ou de suns-lieutenant.De ce nombre, il y avait 96 jeunes gens de langue française, soit 46 pour cent du total.Cette cérémonie était présidée par le lieutenant-général sir Richard Turner, accompagné du brigadier Edmond Blais, du district militaire de Québec.Or.selon le témoignage de mère d’un des nouveaux offieiers, Programme du Comité national français Le Comité, dirigé par le général de Gaulle, publie un programme en quatre points — Le ralliement du général Giraud Concentration de navires japonais Quartier général des Alliés en Au ralie, 15 ((‘.p.).— On rapporte au- j «t’importantus concentrations «l«; vaisseaux japonais aux environs Londres.1.» (A.P.) — Le comité national français, dirigé par le gé-nérai t.harles de Gaulle, a publié hier un programme eu quatre j points, dans l’espoir de rallier le la ; général Giraud, haut-commissaire de l'Afrique française, au niouve-|lcs allocutions prononcées le furent ! ment de la France combattante.Ce exclusivement on anglais.Sir Ri-| sont ces points que doivent discu-chard Turner fut le principal m a- ! j?r les émissaires du général de leur.’ ('.elle «pii nous raeonle ce fait topique nous dit que plusieurs parents d'officiers caliadiens-français étaient venus de loin, de fort loin dans le cas «le quelques-uns, pour assister à la promotion de leurs d’Amboine et I - .1 ______________ .a,.4., .des orientales néerlandaises au nord «le l'Australie en même temps qu“ 1 on annonce des succès obtenus contre un convoi japonais qui se di-i i«e vers le no-d «le la Nouvelle-ljui-uée.Le dernier bulletin affirme que les aviateurs alliés ont avarié deux filtres vaisseaux du convoi — un gros contre-torpilleur et un cargo de 7.000 tonnes.Un transport de 8,000 tonnes que l’on avait atteint précédemment a sauté et il n'étaii plus qu’une niasse de flammes lorsqu’on l’a aperçu pour la dernière fois.Un pétrolier atteint précédemment a disparu.Les aviateurs alliés se trouvent ainsi à avoir atteint quatre des huit vaisseaux — cinq navires mar-t hands et trois contre-torpilleurs — qui composaient le convoi, mais on i-roit que les autres navires ont un comme elle, de ne pas entendre un mot de français de la part des officiers supérieurs, qui savent le français.“On nous demande, dit-elle, le sacrifice de nos fils.Et nous n'avons même pas la satisfaction qu’on nous remercie dans notre langue".Gaulle qui doivent arriver en Afri-que ces jours-ci pour entamer des pourparlesr avec le général Giraud.Ue comité national français présente “l’effort de guerre français comme présentement dispersé; le résultat en Afrique du Nord en est la confusion qui constitue un obs- combattants”' a déclaré aujourd’hui tacle a la cohérente participation à Londres que le discours pronon- le retour à la guerre des forces françaises qui sont disponibles mais qui en sont encore tenues éloignées; 2— de réaliser un accord qui permettrait aux intérêts généraux de la France d’être représentés à l’étranger, et d’adopter une attitude conimune*sur les questions diplomatiques; 3— de réaliser un accord également sur les problèmes concrets de finance, d’économie, de santé, de ravitaillement, de transport, et de coordination législative et Administrative.Un porte-parole des “Français En Afrique du lîord Quartier général des Alliés en Afriqüe-Nord, 15 (A.P,) — Des bombardiers alliés ont poursuivi le pilonnage systématique des positions de la ligne Marcth qui prépare bonne chance d’atteindre Wewak en i apparemment une offensive immi-Nouvelle-Guinée qui est apparern-'nen*e de la 8c armee du général ment leur port de destination.Il est Montgomery.Le maréchal Rommel évident que les aviateurs alliés n’ont pas la partie aussi facile que lorsqu’ils ont détruit un convoi de 22 navires il y a quinze jours.L’est que la température favorise les Japonais oui suivent d’oilleurs une route plus au nord, plus éloignée des bases aériennes alliées.Les aviateurs alliés ont bombardé en outre dans ia journée d’hier Dili sur l’iie de Timor, Ubili, Gas-mata et le cap Gloucester en Nouvelle-Bretagne et l’aérodrome de Ma-dang en Nouvelle-Guinée.Le bulletin dit que les Japonais rassemblent des transports et des navires de ravitaillement à Amboine et à Robo au nord-ouest de la Nouvelle-Guinée.Les garnisons de la région auraient reçu de puissants renforts de troupes.On construit également de nouveaux aérodromes.L’ila d’Amboine, qui renfermait autrefois la plus importante base navale des îndes orientales néerlandaises se trouve à 600 milles au nord-ouest de Port-Darwin en Australie,’ Dobo à 500 milles environ.Dans tous les domaines de cette terrible guerre, des hommes, des femmes et des enfants sacrifient leur vie, leur santé et tout ce qui leur est cher pour obtenir la victoire et sauvegarder nos libertés.Le comité de la Croix Rouge internationale est en relations constantes avec tous les pays belligérants et leurs délégués en mission en Europe, dans le Proche ef l'Extrême Orient, aux Indes, en Afrique, aux Antilles, aux E.-U.au Canada.en Australie et dans les pays de l’Amérique latine.La statistique des échanges de télé-, grammes atteste l'excellent travail du comité de la Croix Rouge internationale.Durant la mois de mai 1942, la Centrale a reçu 2,733 télégrammes et en a expédié 2,026.De septembre 1940 à mai 1942.plus de 64.000 messages télégraphiques furent expédiés.SERAIT-CE EXCESSIF DE SACRIFIER UNE JOURNEE DE SALAIRE POUR AIDER CEUX QUI SOUFFRENT POUR NOUS ?¦f1 CANADIAN WESTINGHOUSE COMPANY LIMITED Le français ignoré à une promotion de 96 des nôtres La mère d’un jeune officier cana-dien-français qui a reçu sa promotion, avant-hier, à Brockville, nous occupe des positions en demi-cercle devant les cléments avancés du général Montgomery dans la plaine de Medenine.On rapporte que les patrouilles ont effectué de part et d'autre des opérations de sondage.Le mauvais temps a entravé les opérations ailleurs en Tunisie.Des troupes de la 1ère année ont lancé en fin de semaine une attaque prudente contre la hauteur du Djebel ben Marche, sur le front nord, en fin de semaine.Les soldats anglais ont occupé une partie de cette hauteur qui domine la route entre Dje* bel en Abiod et Sedjenane.Dans les deux camps, on semble attendre des renforts avant de risquer des engagements décisifs.On a constaté l’apparition d’unités d’élite allemande sur le front nord et observé des concentrations qui font croire à l’imminence d’une attaque allemande contre le centre stratégique de Medjez-el-Bab.Des chasseurs alliés qui protégeaient les navires alliés le long de la côte d’Algerie, ont rencontre une formation de huit bombardiers torpilleurs allemands et en ont descendu un et avarié un autre sans subir de pertes.(Le haut commandement italien prétend dans son bulletin que les bombardiers-torpilleurs de l’Axe ont atteint un gros navire marchand dans un convoi au large de Bône).uc ce territoire à la Guerre, l’angoisse et l’insatisfaction dans le peuple français, et certain méeon-t« ntement dans l’opinion publique des pays démocratiques’’.J Le programme “français combat-tant” présente alors le programme suivant, en quatre points: 1— Ce que l’on entend par l’armistice conclu contre la volonté de l.i France par un pseudo gouvernement doit être officiellement tenu en Afrique du Nord et Occidentale, comme nul et de nul effet et n’engageant pas la nation; 2— Les libertés fondamentales de pensée, «le presse, d’assemblée, d’association, d’égalité de tous les citoyens aux yeux de la loi, doivent être restaurées dans tous les terri-loirps fr«nra.î's à mesure qu’lis, son* libérés; 3— La transformation de la “République française” en un “Etat français” et les mesures soi-disant législatives inspirées par les idéologies fasciste ou nazie, doivent être considérées nulles et de nul effet.La légalité républicaine doit être rétablie.4— Il ne doit rester aucun doute quant à la liéiermination de toute i autorité française, d’aider à assurer ! immédiatement après la libération, i la libre expression de la volonté j populaire par l’élection d’une re- i présentation nationale au suffrage j universel.Après avoir formulé ce program- | me.le mémorandum du comité na- ; tional français suggère qu’en atten- | dant la libération totale du territoi- j re français, il serait “avantageux", aussitôt qu’un pouvoir central provisoire sera constitué, “d’établir à ses côtés un conseil c«msultatif de la résistance française”.La fonction «le ce conseil serait de fournir aux Français du territoire occupé, un moyen d’exprimer leur volonté, en autant que cela est possible dans les circonstances, Le mémorandum conclut qu’il considère que dans lintérêt supérieur du pays, il serait nécessaire d’établir immédiatement une coopération aussi étendue que possible avec les Français, en Afrique du Nord et en Afrique occidentale.Cette coopération aurait pour premiers effets; 1—de réaliser la coopération de toutes les forces et de toutes les ressources françaises et d’effectuer que le discours prononce a Alger par le général Giraud, sur l’urgence de l’unité française, “le rapproche des vues du général de Gaulle.” Mais on ajoute que les chefs “Français combattants” ont été désappointés de ce que le général Giraud n'ait pas répudié Marcel Pey-rcuton, le général Jean-Marie Ber-gerel, et d’autres de ses collaborateurs qu’ils tiennent pour des partisans reconnus du régime de Vichy.On qualifie de “vague”, la déclaration d’allégeance du général Giraud à la future république française librement élue.Avez-vüus besoin de bon* !’,i«s?Adcîtssx-vou* au Service de Librairie du "DEVOIR" 430 rue Notre-Dame lest), Montréal.TARIF des annonces classifiées du "DEVOIR" Téliphoiu : BlUir 9)61 1 cent 1» mot 3Sc minimum ecmo-t&nt Annonce* tanturéw tV4e K mot.40c minimum NAIStANCKS i.ERVICBB f.BH VICKS ANNIVERSAIRES, GJÎANiy.MESSES REMERCIEMENTS POOR SYMPATHIES ET AUTRES Zc par mot, minimum «le SOc EIAN-C AILLES PROCHAINS ‘ QBT tl 00 oar Insertion Garçons demandés Commissionnaires : deux garçons de moins de 16 ans pour faire les courses.S’a* dresser au “Devoir”, 430, Notre-Dame est, (près Bon-secours).POUSSINS Poussin».Ecrivez ou téléphonez M»r.ché St-Jean-Baptiste Etal No 2.coin Su Laurent et Lozeau.HArhour 058«, 17-3-4 APPEL AUX INFIRMIÈRES DIPLÔMÉES! zi- 25.-23.23.23.23.23- 23.23- 2$- Depuis le début des hostilités, 17 millions d’articles ont été expédiés outremer par la Croix Rouge du Canada.Ces envois comprenaient du linge, de la literie, des fournitures d'hôpitaux et des couvertures de lame pour les hommes et les femmes des forces armées.Dix-sept millions d'articles î Voilé un chiffre impressionnant, oui témoigne d’une détermination bien arrêtée d’accomplir une tâche nécessaire et qui montre ce que les femmes peuvent faire pour uen cause qui leur tient i coeur.Voilà le bilan de l’oeuvre accomplie par les zélatrices de la Croix Rouge.LES INFIRMIÈRES DIPLÔMÉES DOIVENT S'INSCRIRE LES 17-18-19 MARS 1943 en vertu des RÈGLEMENTS DU SERVICE SÉLECTIF (EMPLOIS CIVILS) Oui doit s’inscrire.—Les infirmières diplômées âgées de moins de soixante-six (66) ans, y compris les femmes mariées, dôivents’inscrire.qu’ellesexercent pleinement ou non leur profession actuellement et sans égard à la période de temps écoulée depuis quelles l’ont exercée.Les infirmières membres des Forces armées ne doivent pas s'inscrire.I-es garde-malades et les apprenties-infirmières ne doivent pas s'inscrire.Raison de l’inscription.—L’inscription se tient par le Service sélectif national à la demande de l’Association canadienne des Infirmières.Elle fournira un relevé à date de toutes les infirmières disponibles pour répondre aux besoins divers du temps de guerre ainsi qu’à toute situation imprévue.Ses résultats serviront aussi au relevé à fond des services d’hygiène actuellement con- m mam Le ministre Humphrey Mitchell duit par la Commission canadienne de recrutement et de répartition du personnel médical.Date d’inscription.—Les infirmières sont tenues de s’inscrire les 17, 18 ou 19 mars.Où s’inscrire.—Les infirmières doivent s'inscrire à tout bureau de Placement et du Service sélectif.Elles peuvent aussi s’inscrire au plus proche bureau de poste, si elles demeurent à plus de cinq (5) milles d’un centre de tiopulation doté d’un bureau du Service sélectif national.Elles peuvent aussi, par arrangement spécial, s’inscrire à un hôpital public.Obligation de s’inscrire.—L’inscription est obligatoire, et chaque infirmière diplômée est tenue de s’inscrire.Peines sont prévues pour manquement.ps marnas, Le directeur du Service sélectif national A.MacNamara 53 VOLUME XXXIV — Ne «0 LE DEVOIR.MONTREAL, LUNDI 15 MARS 194?9 PAGE-FEMINin jr lA La santé des dents'É A T O N ncuK» ü ArrAlKta : (O heur« à 6 heures 30, samedi inclut.Les dents incluses Directrice : Germaine BERNIER Le coeur d*Arvida Que dire de !a population d'Ar-viaa?Cette vtHe a-t-elle une population bien à {île?une population strictement arvidienne, de coeur et de mentalité?Dc-ant ces gens venus de tous les coi.i.- du pays, ei de tous pays, que concb'e?.Ârvida n’a qu’une populatk flottante et cosmopolite, formée en majorité de Canadiens français, de Canadiens anglais, d’Anglais, d’Amé trains et aussi de Polonais, de ï hèques, d Irlandais, de Belges, de Hollandais, d’Ecossais, de Chinois, voire même d’Italiens et d'Allemanas.Toute celte population de dix mille âmes se divise en deux classes sociales.La première, moins nombreuse, se compose des professionnels: ingénieurs surtout, médecins, dentistes et avocats, ainsi que des grands directeurs de la compagnie d'Atu-minium du Canada.C’est l'élite de la ville, et elle se recrute dans son quartier résidentiel qui lui est propre.Aussi, reste-t-elle groupée ensemble.Et ensemble, elle mène le même train de vie mondaine que dano les grandes villes: tout de surface pour les réceptions, bals, banquets, thés, bridges, coquetels, concerts, conférences, etc.S'établit-il de véritables amitiés entre, ces gens venus de partout, et qui se donnent les uns aux autres le spectacle d’une personnalité souvent hypocrite ou surfaite?Question sans réponse.Mais ce sont les mêmes potins et les mêmes médisances que dans les grandes villes qui se fraient un chemin dans cette élite d’Arvida.La seconae classe sonate, ao-minante en nombre, c’est la classe ouvrière.Elle se compose de travailleurs de tous genres, de tous métiers, employés de la Compagnie d’Aluminium du Canada, pour la plupart.Braves coeurs, ces coeurs d’ouvriers! Ignorants du snobisme, ils ont une mentalité toute instinctive, et leurs réflexions sont toutes instinctives, et instinctive aussi est leur politesse! que cela en est même renversant! Ainsi, aujourd’hui, pour un, homme bien né, la politesse acquise, n’est-ce pas de rester ^confortablement assis dans un tramway quand une dame est debout devant lui, les bras chargés de colis?Mais la politesse instinctive, pour un ouvrier, c’est encore de donner sa place sans hésiter aux dames qui sont debout: c’est étonnant, n’est-ce pas?Ainsi, dans une ville ouvrière comme Arvida, où Ton s’attend à côtoyer peut-être la grossièreté, il est rare qu’une dame ne puisse s’asseoir dans les autobus qui font le service dans la ré-gion.L’ouvrier est loyal dans ses réflexions, elles sont toutes spontanées; U émet une opinion personnelle sans se soucier de ce que pourront en penser les autres.Il est vraiment à noter combien d'ouvriers ont un jugement droit, et c’est inné, non acquis par des études prolongées.Et les ouvriers sont aussi très spirituels.l’alcool, en doses légères, pouvant aider la vivacité des réparties, sans doute?Et l’ouvrier est sincère quand il s’émeut des difficultés d’un copain; H ne le laissera jamais dans l'embarras s’il peut l’aider.Cette mentalité de coopération est vraiment remarquable chez l’ouvrier; ils ont l'instinct de se soutenir les uns les autres; c’est ce qui fait leur force de ‘‘grévistes" probablement.On voit souvent des cas d’entr’aide mutuelle qui sont touchants.Ainsi, cet homme de la Gaspésie venu pour travailler à Arvida, et dont la famille était demeurée dans son lointain village; un jour, sa femnte lui écrit que leur propriétaire les met dehors._ Le pauvre homme, qui n'avait pas un sou d’économie, était bien désemparé.Il fit part de son désarroi aux copains: "T’en fais pas, vieux, on va t’arranger ça!" Et ses compagnons, de faire une collecte qu on prêta à l’ouvrier en peine."Tu remettras quand tu pourras!’’ Et le brave homme avec les quelques centaines quelques ’Allis, s’est de dollars recueillis, s’est bâti une maisonnette; c’est une bicoque, soit, mais ça vaut encore mieux que la belle étoile, s’pas?Et c’est à lui, il pourra l’améliorer, l’embellir même à la longue.N’était-ce pas généreux de la part de ses compagnons?Ce geste fut spontané, sans calculer la solvabilité de ce confrère.Le coeur de l’ouvrier est entier, il écoule sans hésiter cet ins-Une' qui lui dit de secourir un frère dans l’embarras.Et combien l’ouvrier est accueillant! Il invite sincèrement toujours, et quand il dit: "Vous viendrez nous voir, j’espère’’, il pense ce qu'il dit, ce n’est pas un dicton mondain évasif.Et il a hâte de vous revoir, et il sera heureux quand vous lui rendrez visite.Les ouvriers se fréquentent avec plaisir les uns les autres, "sans cérémonie", et les maisons sont toujours ouvertes aux amis.La foi de l’ouvrier est la foi du "charbonnier": sincère et sans détour.Il croit en Dieu, en Sa bonté, il est heureux d’y croire, et il y met toute sa confiance! C'est le coeur de l’ouvrier qui fera peu à peu le coeur d’Arvida! MADO Arvida, mars 19i3.Ils protégeront bien les têtes Eh bien oui.il y « moins de chaudrons, moins de casseroles dans les magasins ! Il faut faire durer plus longtemps les vieux.Tout cela s'explique et nous parait même admirable quand on aonge que les usines qui fabriquaient autrefois des ustensiles de cuisine tôt tient maintenant des casques de fer qui protégeront nos soldats contre les éclats d'obus et les projectiles de toute sorte.Ils ne diffèrent guère de forme avec une bonne soupière, les casques sont soigneusement inspectés avant de sortir de l’usine.Archiconfrérie N.-D.-des-Molodes "Donner au Christ Toutes nos souffrances".CHLT.Sherbrooke.Vendredi, 2 h.15; causerie hebdomadaire aux malades.La retraite des malades: 22, 23, 24, 25 et 26 mars.Entrez-y tout entiers.Restez tout seuls.Sortez tout quires.Chers malades, Une retraite est une chose importante pour tout le monde.Elle est encore bien plus essentielle |)our tout malade, toute personne éloignée de l’église, pour tous les fidèles des paroisses où ne se donnent des missions que toutes les deux ou trois années.Et tous sont invités à suivre les exercices de la retraite annuelle.Cela, pour la gloire du bon Dieu, l’extension du culte de Notre-Dame-des-Malades, et la sanctification de chaque souffrant.Oui, avec nous pour la retraite annuelle.Tous ont besoin de retraite.— Le Pape, les évêques, les prêtres, les Freres et les Soeurs font chaque année, leur retraite.Les parents des malades également, et ils en profitent pour prier pour vous.Tous ont un besoin pressant de lire, entendre :i comprendre la pardc de l’Evangile; “Que sert à l’homme de gagner l’univers, s’il vient à perdre son âme?” Mais une retraite est encore plus importante pour un malade.Pourquoi?Récolte prévue: Un arbre qui n'a pas de feuilles au printemps ne vivra jamais plus.Il est mort.La récolte dépend du travail du cultivateur.Une plante a besoin de plus de soin quand elle est étiolée.Le malade, qui a perdu ses forces, a besoin d’être aidé, entretenu, soutenu, consolé, encouragé.Le malace à un traitement à fond, possède, grâce à un traitement à fond, possède un visage frais, il a le coeur joyeux, l'esprit libre, il est tout autre.Ainsi fait la retraite dans l’âme de celui qui souffre.Moyens pratiques: lo Ne pas nous attrister à la vue de la retraite; rien ne nuit plus que la tristesse qui est voisine du découragement; 2o l’âme triste fait peu de travail durant la retraite et ça lui demande beaucoup d’efforts; 3o la retraite est un cadeau de Dieu; l’accepter avec joie; la retraite est un cadeau fait à Dieu, le lui donner avec joie.Mot d’ordre: C’est décidé: je ferai ma retraite.“Sans Jésus, je ne puis rien faire”.Zoël FRECHETTE, pire, Hôpital S.-Vincent de Paul, ^es, a, descendait l’escalier en courant.Arrivée au premier palier, elle s ar rêta, se pencha au-dessus de la rampe de bronze et appela: —Kay! (A suivre) C* lourna) est imprimé su ao 4)0 ni* Notre-Dam* est • Montréel psi l'Imprt*.merle Populaire t» responsabilité limités* éditrice-propriétaire.- Osorgea Ptüattaa.ar Gallup et publié récemment dans les journaux, démontre qu’en ian-., vier le mouvement fondé par M de 1 organe bebdomadaire de M.Du-Maxime Raymond à peine deux Plessis, en parlant du notaire J.-V mois auparavant, ralliait déjà près j Labelle, qui avait dénoncé la par-de 30 pc des votes du Québec.Nos ticipatmn des membres de I l mon Parfois les attaques sont plus vives.Les conférenciers du Bloc Po- j les gens que l’Union Nationale con-pulaire sont traités de menteurs sidère comme sans importance.Me avec une désinvolture surprenante.| Honorius Michaud, avocat de Soil a menti”, dit un scribe anonyme rcl.Me Michaud fut délégué à Win- récentes tournées à travers la pr > vince, l’accueil chaleureux et enthousiaste que nous avons reçu J Montréal, à Sherbrooke, à Magog à Shawinigan.à Drummondville cl xu Lac Saint-Jean, nous permettent d’affirmer que la proportion des électeurs favorables au Bloc Populaire s’accroît à un rythme qui dépasse les prévisions les plus opti mistes.Les vieux partis prennent peur Aussi les vieux partis prennent-ils peur.Ils sont sur la défensive sur tous les fronts.Ce ne sont plus que banquets et réceptions, assemblées et causeries à la radio.On multiplie les caucus.On fait declarations sur déclarations; on profère accusations sur accusations; on utilise mensonges sur mensonges dans une suprême tentative de retenir ou de gagner la faveur populaire.En un mot, les deux vieux partis ne savent plus où donner la tête.Dans le camp libéral, c’est le dé sarroi le plus complet.On fait ap pel à la discipline; on répète sur tous les tons que le Bloc Populaire est un mouvement dangereux.Non pas tant parce qu’il prêche une doctrine nouvelle que parce quil surgit en marge des vieux partis.On se plaint à haute voix que nous sommes en train de briser l’équilibre politique du Québec, alors que les partisans de MM.King et God bout ne cherchent surtout qu’à maintenir t’équilibre du patronage et des faveurs parmi leurs propres amis.Ln attaques de l’Union Nationale Chose étrange, ce sont des atta- Nationale au congrès progressiste-conservateur de VVinnipeg.“Il n’y avait pas un seul député, pas un seul organisateur, pas un seul chef de file de l’Union Nationale à la convention de Wennipeg”, écrit-il.En vérité, l’auteur de cet entrefilet veut se payer la tète du petit groupe de ses lecteurs ou bien il méconnaît de façon fort ingrate les services qu’ont rendus et que rendent encore à l’Union Nationale j certains personnages bien connus.Des "gens sons importance"?Des gens sans importance, semble-t-il dire avec dédain, que ceux nip.s poi r Hichelieu-Verchères et candidat de l’Union Nationale dans le même comté en mers dernier.Et voilà comment les propagandistes de l’Union Nationale avouent avec une candeur déconcertante, sinon avec une duplicité calculée, que leurs candidats officiels, leurs députés, voire même leurs ministres sont “des gens sans importance”.1 On prend bien garde de ne les renier ouvertement.Le choix rie M.Bracken a donné de nouveaux espoirs aux vieux conservateurs du Oué'.ec.Imaginez, si on allait reprendre le pouvoir à la fois à Otta-sva et à Québec, se disent-ils dans les caucus en distribuant à l’avance les places de juges, les contrats et les prébendes.Le nouveau chef progressiste ____ „tii.i i f°rlsc‘rvate»ri chuchote-t-il, est un qui sont allés à Winnipeg, appuje expert dans l’art d’exécuter des rd-e programme conscr ptionniste et “ i, K rouelles.Il serait meme supérieur à M.King, pourtant un maître du camouflage et de la réticence.L’honorable Onésime Gagnon se voit dé- programme conscriptionniste centralisateur de M.Bracken.“Pas un seul député”, affirme-t-il avec impudence.Est-ce de l’ignorance ou de la mauvaise foi?Car aux, jà ministre dc ,a justîcc à la pIace des delegués du .va-Ml pas Jonathan Robinson, député actuel1"11 ' cn gonflant la premiers rangs ries délégués uu, dp M Saint_Laurcnt Quebec, on remarque le nom de Me: .Jonathan Robinson, député actuel de l’Union Nationale pour le comté de Brome, à l’Assemblée législative.M.Robinson est un homme influent auprès de M.Duplessis.Il lui resta fidèle en 1939 et fut réélu dans son comté.On le désigne même comme le futur trésorier provincial au cas du retour au pou voix, à l’hôtel Queen’s: “Conservateur par éducation et tradition, je n’ai abdiqué ni mes principes ni les traditions dont je suis fier, en me joignant à l’Union Nationale”.La convention de Winnipeg Laissons pour le moment M.Ga- voir de l’Union Nationale.Chose gnon à son rêve et revenons aux curieuse, cependant, en décembre ; propagandistes plus obscurs de dernier, il va tout bonnement sié- l’Union Nationale.Aucun organi-ger aux côtés de MM.Meighen et sateur, aucun chef de file de TUnion Hanson, tous deux conscriptionnis- Xalionale à Winnipeg, répète-t-on tes et centralisateurs avérés, et au- toujours.Qu’est-ce donc que Me jourd’hui.on le voit à Québec, au- Ivan Sabourin, de Saint-Jean, président général conjoint du congrès près de MM.Duplessis et Gagnon, danns son fauteuil de l’Union Nationale, aussi confortablement installé qu’il l’était à la place d’hon progressistes-conservateur et prési dent conjoint du sous-comité de ; guerre qui rédigea et fit voter à neur réservée pour lui à VVinnipeg.l’unanimité des délégués, y compris ceux du Québec, la fameuse résolution en faveur de la conscription pour outre-mer?N’a-t-il pas été organisateur de l’Union Nationale pour le district de Montréal en 1936 et en 1939 et avocat en chef de la Couronne pour le même district sous l’administration de M.Duplessis?Et parmi les délègues du Québec faisant partie également de ce sous-comité de guerre, ne remarque-t-on pas les noms de MM.Gustave Mouette, S.-A.Baulne, Bona Arsenault, Mark Drouin et Paul-E.Lafontaine?Me Mouette fut pourtant l’avocat de toutes les causes constitutionnelles du gouvernement Duplessis; il a assisté à tous les caucus du parti de l'Union Nationale depuis 1936 et ses conseils ont du poids auprès de M.Duplessis.M.S.-A.Baulne.ingénieur civil de réputation, est un ami intime de M.Duplessis.Il est, avec le notaire J.-A.Savoie, l’un des conseillers les plus écoutés du chef de l'Union Nationale, beaucoup plus écouté que ne l’avait été M.F.-J.Leduc, autre ingénieur civil qui fut mis un jour prestement à la porte du cabinet provincial.On reconnut l’importance des services de M.Baulne en 1938 en le nommant président du Syndicat Provincial de l’Electricité, cet organisme puissant qui devait màter les trusts.M.Paul-Emile Lafontaine est un avocat rie talent.Il jouit de la confiance de M.Duplessis.Le chef de l'Union Nationale lui a prédit uu brillant avenir dans le parti, et de* puis.Me Lafontaine est devenu secrétaire-général de l'organisation progressiste-conservatrice pour ia province de Québec.Quant à MM.Bona Arsenault et Marc Drouin, tous deux de Québec, ils ont joué un rôle de premier plan dans l'organisation de l’Union Nationale en 1936 et en 1939 dans leur district.Nommons encore Me Philippe Lamarre, de Longueuil, délégué de Ghambly-Rouvilie à Winnipeg.11 fut l’un des principaux organisateurs de l’Union Nationale dans dham-bly aux élections de 1936.M.Duplessis le nomma subséquemment recorder de Montréal-Sud et de Greenfield Park et Me Lamarre abandonna cette fonction en 1939 pour devenir officier-rapporteur rie son comté.Egalement, Me Guy Gui-bault, de Joliette, délégué progressiste-conservateur de Joliette-L’As-somption-Montcalm, Mes René Du-ranleau et Henri Monty, de Montréal, tous conservateurs de vieille souche, qui prirent une part active dans l’organisation et la propagau de de l’Union Nationale depuis sa formation en 1936.Faut-il mentionner maintenant Me Robert Côté, avocat de Québec.Il fut l'un des amis les plus intimes du premier ministre de 1936 à 1933, à un point tel qu’il était difficile dans les rues de la vieille capitale de ne pas se heurter à l’un sans marcher sur les pieds de l’autre?A Winnipeg, M.Côté fit partie du sous-comité des relations ouvrières en compagnie de Me Léon Méthot, des Trois-Rivières, un autre sympathisant de l’Union Nationale.C’est ce sous-comité qui se prononça en faveur de l'établissement d’un tribunal fédéral pour les différends industriels, tribunal qui vient d’etre institué par M.King sous te couvert de la Commission McTague, et contre lequel M.Gérard Picard, secrétaire-général de la Confédération des Travailleurs, a 'protesté récemment de façon éclatante.Ignorance ou duplicité Si cette galerie de personnages n'est pas suffisante aux yeux des propagandistes de l’Union nationale peur leur démontrer leur ignorance ou leur duplicité, on pourra.! mentionner encore parmi les délégués de Winnipeg, des organisateurs et des chefs le file de l’Union nationale.M.J.O.Montplaisir, par exemple, industriel, qui a contribué financièrement aux campagnes Je M.Duplessis, M, Armand Durochcr, organisateur en chef de M.Orner Barrière, candidat de l’Union nationale dans Laval aux élections de 1939.Me Rosaire Dupuis, notaire, nommé reviseur des dossiers des prêts agricoles par M.Duplessis, Mt J.-C.-H.Dussault, jadis a ocaUde la Commission scolaire de Montréal, Me Redmond Hayes, ancien président de la Jeunesse ;!e l’Union nationale, le notaire Georges Laurin, nommé maire de Ville Saint-Laurent, Me Henri-S.Beau-lieu, avocat de Montréal et associé professionel de Me Gustave Monet-te, Me Jacques de Billy, associé professionnel de Thon.Onésime Gagnon, premier lieutenant de M.Du.plessis, et enfin M.Philias Paré, d’Outremont, ancien administrateur des biens de Saint-Sulpice sous le régime Duplessis.Mais le temps passe ci ii me faut abréger.La liste des membres Je l’Union nationale, organisateurs et chefs de file, qui ont participé à ces assises du parti progressiste conservateur, est encore longue.Elle est suffisante pour démontrer i’entente qui existe actuellement entre l’Union r.atiohale et ie parti de M.Bracken.C’est, en stmi-me, un vieux parti qui tente de se souder de nouveau pour mieux tromper le peuple.Et, en terminant, permettez-moj de rappeler cette déclaration de Thon.M.Gagnon, le 22 février, en l'hôtel Queen’s à Montréal: “Personne n’a jamais prétendu, daus TUnion nationale, que nous devions rester neutres et ne pas participer à la guerre”, dit-il.Déclaration significative que Thon.Godbout a notée avec beaucoup de satisfaction, Tautre jour, à l’Assemblée législative, en donnant l’accolade au député de Matane et premier lieutenant de M.Duplessis.Voilà comment.Mesdames et Messieurs, nos deux vieux partis violent leurs promesses et trompent l’opinion publique.Lettres au "Devoir** L’nie sauvage de Hawaii, dont l’espèce menace de disparaître, vit sur les pentes de lave, dans le haut de la montagne, et va rarement près de Teau.Noih n« publiant qua Im lattrat at-•neai au 9ct communications occompa-«nces d'una (ultra signé* s roc sdresit authantique.Lu “Douvir’’ M prand pat lu ruspotisa' (tiré du au qui parait «ms cuttu rubrtquu.Commissaires et institutrices Ste-Marguerite, Dorchester.22 février 1943.Monsieur le directeur.Le Devoir, Montréal.Monsieur, Voici une réponse à une lettre de Mademoiselle la Présidente de la Fédération des Institutrices, parue récemment chez vous.Il est bien beau d’avoir du zèle pour défendre une organisation professionnelle mais de grâce, n’al-iez pas humilier à plaisir les 'uilti valeurs, les commissaires ruraux.Etant commissaire moi-même, je me sens injustement attaqué.J’habite la campagne et je connms les maigres revenus pour de si durs travaux.L’on constate parfois que celles que Ton fait instruire pour enseigner, ce sont souvent celles qui ne veulent pas travailler à la maison et qui ont peur de se salir et celles qui n’ont pas peur de l’ouvrage, de faire le ménage et de se salir les mains et qui savent se contenter de peu, on les garde à la maison; fiour elles on ne parle jamais Je sa aire ni de prime; ce sont elles qui aujourd’hui et toujours ne sont pas comprises mais qui ont aussi leurs mérites.Ce sont sur celles-là que sont fondés les foyers solides d’agriculteurs.A vous lire on croirait que les cultivateurs ont hérité à eux seuls de tous les défauts de l'humanité et qu’ils sont des Iroquois ou des Séraphin Poudrier (au dire d’un certain dirigeant) et que les institu trices, elles, sont une armée d élite et douées des plus beaux dons.Vous n’êtes pas sérieuse, vous attaquez les cultivateurs et leur association.TU.C.C.Notre association a déjà connu assez d’épreuves sans que vous veniez y mettre la dent.Vous rapportez un cas de commissaire brutal?C'est un cas unique et vous csez accuser les deux tiers.Vous savez sans doute qu’il y a des exceptions à toutes les règles, comme il se rencontre parfois des institutrices qui sont légères et qui ne sont pas à la hauteur de leur profession.Nous n’osons pas décrier, par charité.Vous dites être au courant de ùi situation.Ici et aux alentours nos écoles sont des plus propres et jolies.L’institutrice chauffe avec le meilleur bois sec d’une année en avance et ne pellette pas la neige pour en avoir.Le ménage de la classe, si elle le fait, c’est qu elle le veut et elle est payée pour le faire.Voilà de grosses vérités.L’institutrice est une petite reine, si on la compare à sa sœur, la fermière.Merci, Monsieur le Rédacteur.A.GENDRON, commissaire rural.Pour un ministre Nouvel le-E cosse, 10 mars 1943.M.le directeur.le Devoir, Montréal, Veuillez s'il vous plait publier ceci : L'est avec plaisir que nous informons le ministre du cabinet de M.Godbout.M.Bienvenu, que xi le député de Lolbinière -a pu parler avec autant de liberté en session c'est parce qu'il y a des soldats qui le protègent.Ce sont nos soldats Pour nous il nous fait plaisir de \otis_ dire qu’il nous sera agréable ainsi qu’.à bien d’autres soldats de ma compagnie de “protéger” com-me vous le dites le député de Lof-binière, M.René Ghaioull qui lait tant pour les soldats Canadiens français catholiques.C’est un devoir pour nous de vous .souligner que votre chef.M.A.Godbout, le premier ministre ne la belle province de Québec, dit que si quelqu’un était mobilisé contre son gré ou envoyé en dehors du Canada il démissionnerait et'combattrait ce gouvernement qui appliquerait cette loi.Et bien qu* fait ce chef?Il ne se rappelle donc pas de ce qu’il a dit?Nous sommes ici plusieurs appelés et mobilisés contre notre propre gré et nous n’a vons pas vu que M.Godbout respecte sa parole et combatte te gouvernement qui applique cette loi.Comme il a promis de démissionner, qiTattend-il pour tenir sa parole d’HONNEUR?Avant de prêcher il serait préférable qu’i! respecte sa parole qu’il nous fiche la paix et disparaisse, car il ne rend pas service au pays.Nous sommes prêts comme Canadiens français catholiques à protéger Tun des nôtres qui se dévoue et se sacrifie pour faire respecter nos droits de Canadiens français; il y en a tant qui parlent beaucoup et qui n'agissent point.Beaucoup de paroles et peu d’action.Ce n’est pas comme cela que nous obtiendrons ce que nous voulons et demandons depuis longtemps.Agissez il est encore temps.N'attendez pas trop tard.Bien à vous, DES MOBILISES CANADIENS FRANÇAIS.Société Saint Jean-Batiste de Montréal Le Conseil général demande aux sections de mettre à l'ordre du jour des assemblées de cette semaine les directives suivantes: 1.Lutter contre l'influence des mauvaises revues et des mauvais journaux cn répandant les revues et les journaux à idées justes et saines et cn s’y abonnant; 2.Travailler à la refrancisation: 1.de son foyer, en lui donnant une physionomie.îrançaise; 2.de son commerce, a) en faisant imprimer en français ses enseignes ses annonces et ses cartes d’affaires, b) en plaçant dans les vitrines et les montres de son magasin des annonces rédigées en français; 3.Former le caractère, se soumettre à la discipline, acquérir de 1s bonne tenue et de la distinction; 4.Faire un rapport du congrès à i la prochaine assemblée.t; il / w tes m ¦ RAPPORT DES 000 EMPLOYES CHEMINS CANADA GUERRE H A ¥ LAN dernier, nous avons transporté cent cinquante millions de tonnes de matériaux, de vivres et de munitions—trafic double de celui d’avant-guerre.Nous avons effectué le transport de vingt millions de voyageurs de plus, combattants et employés aux oeuvres de guerre.Nous avons construit des chars d’assaut, des canons, des obus et des navires.Et pourtant, vingt-deux mille des nôtres servaient sous les drapeaux.Aujourd’hui, nous sommes plus occupés que jamais; nous assurons au pays le transport massif que seuls les chemins de fer peuvent effectuer.Le pays compte sur nous.Il faut transporter troupes et marchandises.Avec votre aide, nous nous acquitterons de cette tâche.Evitez de voyager en fin de semaine et les jours de fête WÈmÊÊÊm CIFIQUE CANADIEN «BlTÜT / Çéb -oeaoetô' efatco éa* ycc&vte, cdcvfvo éîst, /aacio CANADIEN NATIONAL % 4 VOLUME XXXIV — No 60 LE DEVOIK, MONTREAL, lUNDI 15 MARS 1943 7 Les mères du .acadien Cours du R.F.Bernard, C.S.V., à l'Université Voici la substance d’un récent cours du R.F.Bernard, C.S.V., à la Faculté des Lettres de l’Université de Montréal: “Les meres du peuple acadien”.—- Qu’on nous permette d’appeler ainsi des femmes héroïques, contemporaines et émules de Jeanne Mance, de Marie de l’Incarnation et de Marguerite Bourgeois, qui dirent adieu, elles aussi, aux douceurs du pays de France (douceurs du climat, au moins) pour se consacrer à la création d’une France nouvelle dans la vallée de Port-Royal, sur les bords d’une rivière «e muant en bras de mer, qui leur rappelait sans doute leur Loire natale.On l’a dit avec raison: l’homme fait les lois, la femme fait les moeurs.C’est la femme qui façonne l’âme de l’enfnat, cet homme de demain.C’esl elle qui fixe au sol nouveau les races déplacées, avec leurs coutumes, leurs souvenirs, leurs chansons du berceau.Dans l’oeuvre de colonisation, elle est l’élément conservateur.Pendant que l’homme marche vers l’avenir, la femme ne perd pas de vue le passé.Telle est la femme qui ose, en 1632, s’embarquer à la Rochelle pour l’Acadie inconnue, sur une coquille de bois, tel sera le peuple intrépide qui poussera ses racines parmi les saules et les pommiers de Port-Royal.Le peuple acadien fut, dès ses origines, une tige vivace, forte dans sa foi et ses espérances, parce que ses premiers foyers furent éclairé par l’âme chrétienne et le sourire français des fondatrices venues du Poitou, du Berri, de Bretagne ou de la verte Touraine.Le premier recensement de l’Acadie, oeuvre du P.Molin en 1671 et trop maigre de détails, nous a pourtant transmis les noms de la plupart des mères de famille qui besognaient alors sous les toits de chaume des deux versants du Port-Royal fondé par Poutrincourt des 1605.CUons-les à l’honneur, — un honneur qui leur a été rarement accordé.Par-dessus trois siècles et bien des dérangements, évoquons leurs traits que la grande aventure d’Amérique, la traversée d’un océan dans des conditions matérielles extrêmement pénibles, a marqués d’une gravité énergique, d’un regard prêt à affronter tous les risques, toutes les rigueurs d’un avenir mystérieux comme la forêt du Nouveau-Monde.On aimerait grouper les mères du peuple acadien nées en France, qui furent compagnes d’arrivée des pionniers de 1632, sous la conduite du chevalier de Razilly, et qui vivaient encore en 1671, liens humains entre les pays de la Loire et du Port-Royal.Le P.Molin, pressé d’accomplir sa tâche harassante, ne nous a pas procuré ce plaisir filial.Il faut se contenter d’indications eèches, en essayant de lire entre les lignes, de comparer, de déduire.Voici, en une simple nomenclature, les noms des “mères du peuple acadien” que conservent des feuilles de gros papier jauni, aux archives de la Marine (ministère des Colonies), à Paris.Bon nombre de ces femmes sont évidemment nées en terre acadinne, ce qui ne diminue guère leur mérite.Martine Gauthier, femme de Denis Gaudet, fut l’aïeule de tous les Gaudet acadiens d’Amérique.Nee en France, elle se maria à Port-Royal en 1645, deux ou trois ans après son arrivée sur un vaisseau d’Aulnay.Denis Gaudet était venu en Acadie dès 1632, avec son pere Jean qui avait 96 ans en 16/1 et qui s’était remarié à Nicole (.oison, nu groupement écossais établi a Port-Royal (Scotch Fort) en 1629.Marie Gaudet, fille de Jean, avait épousé Etienne Hébert à Port-Royal, en 1650.Lorsque le P.Molin se présenta chez elle, elle était veuve, à 38 ans, et préparait l’avenir de ses dix orphelins.L une de ses filles, Marguerite Hébert, deviendra la femme de Jacques Prince à Port-Royal, en 1678, et par consequent l’aïeule de tous les Prince acadiens, y compris le premier évêque de Saint-Hyacinthe.Françoise Gaudet, autre fille de Jean, née en France en 1624, épousa Daniel Leblanc à Port-Royal, vers 1650.Elle devait compter trois évêques acadiens dans sa descendance.Le notaire René Leblanc, de Grand-Pré, immortalisé par Longfellow.fut son petit-fils, étant l’enfant de René Leblanc et d’Anne Bourgeois._ Marie Gaudet, fille de Denis et de Martine Gauthier, devint, par son alliance avec Olivier Daigle, la grand’mère d’une nombreuse lignée où l’on remarqua naguère Alexandre Daigle, mort à 101 ans, en 19.U.à Saint-Charles de Kent.S.Ex.Mgr Robichaud, archevêque de Moncton, est aussi un lointain parent de cette Marie Gaudet.Anne Gaudet, autre fills de Denis et de Marthe Gauthier, épousa Pierre Vincent.Sa fille Huguette^ devint à Port-Royal, en 1684, madame Jean de Bastarache, aïeule de tous les Bastarache dont les orievnes se rattachent au pays Basque (Hautes Pyj«nnne) Trahan, femme de Jacques Bourgeois, médecin de Port-Royal, inscrivit dix enfants vivants, au recensement de 1671.i>ee en France en 1631, fille de Guillaume Trahan, elle n’eut pas connaissance de la traversée de 1 Atlantique ou’elle fit en 1632.Elle se maria è douze ans.à Port-Royal, et vécut jusqu’en 1700, témoin de tou tes « vicissitudes acadiennes de la in du dix-septieme siècle, ai’xq iellc.«on mari fut intimement mêlé (U était à la fois médecin çl mar chand, bien connu à Boston, pro-nrétaire à Bcaubassin».P Madeleine Trahnn.beaucoup Plus jeune ouc sa 50™r i u viendra à Port-Royal, en 694.la femme de Jacques Léger, prem «r du nom en Acadie et qui.a mre de soldat, portail le sobriquet de 1 aRade«ondc Lambert, femme de .Lan Blanchard, avait six ®jlfnn,s en 1871.Elle était déjà grand mère.Sa fille atnée, Madeleine Blanchard.28 ans, femme de Miche] Richard, premier du nom.comptait sepl en-fants.L’une des sept.Catherine Ri «.hard, épousera François Brossai d.ancêtre de tous le* Brossard ou Broussard d’Amérique, j compris ceux de la Louisiane.La veuve de François Aucoin, qui a 2 6an : et cinq enfants en 1671, a gardé le secret de son propre nom.Elle s’est mariée à 13 ans et sa fille aînée, Anne Aucoin, à 12 ens.C’est la seule famille Aucoin à Port-Royal.Deux belles-soeurs demeurent dans le voisinage: Michelle Aucoin, femme du lieutenant général Michel Boudrot.et Jeanne Aucoin, menune de François Girow-ard.Ce sont les deux grand'inères , (ir tous les Boudrot et de tous les Girouard acadiens.Françoise Boudrot, fille de Michel et de Michelle Aucoin, a épousé, vers 1663, Etienne Robichaud, ancêtre direct de S.Lxc.Mgr Robichaud, archevêque ue Moncton.Les deux soeurs Gaulcrot, filles de François Gauterot et d’Edmce Lejeune, nées en Acadie, ont chacune quatre enfants en 1671.L’une, Marie, est la femme de Michel Du-peux (Dupuis), l’aulre de Claude Terriau.Celle-ci atteindra 85 ans, et son mari mourra à Port-Royal à 90 ans.L’un de leurs fils, Pierre '1 erriau, marié à Céline Landry, seta le fondateur de Grand-Pré avec Pierre Melanson, en 1680.I^c vieux Jean Terriau, père de Claude, et sa femme Perrine Beau (Bran?), visent encore à Port-Royal en 1671.Catherine Vigneau, femme de I ierre Martin, inscrit cinq enfants nu cens du P.Molin.Le ménage est venu en Acadie avec Razilly, en 1632.Est-il exact que leur fils Mathieu soit “le premier enfant de race blanche né et grandi en Acadie”?C’est à ce seul titre, en tout cas, que Mathieu Marlin deviendra, en 1689, premier seigneur du fief de Cobequid ou Truro.Sa soeur Andrée est la femme de François Pel-h rin, premier du nom en Acadie.Une autre fille de Pierre Martin et ue Catherine Vigneau, Marie, sera b.entôt la femme de Pierre Morin II élèvera une nombreuse famille à Beaubassin.Antoinette Landry, 65 ans, femme 'd’Antoine Bourg (Bourque), élève une famille de onze enfants.Le village des Bourque, sur la rive nord et à faible distance du fort de Port-Royal, fait face au village des Belliveau qui grandit sur la rive sud.Antoine Belliveau, chef de famille, a pour femme Andrée Guyon.Pierre Comeau, le vieux tonnelier de 75 ans.et sa femme Rose Bayols ont neuf enfants.Barbe B.i-yols, veuve de Savinien de Cour pon, a laissé huit enfants en France pour venir vivre en Acadie où sont mariées deux de ses filles: mi-dame Pierre Comeau et madame Jean Pitre.Il y a deux René Landry à Port-Royal, en 1671.L’ainé a épousé Perrine Rotirg, l’autre a pour femme Marie Bernard, venue de France.C’est de la seconde tige surtout que naîtra la nombreuse famille des Landry, Marie Bernard eut quatorze enfants, dont huit garçons qui fondèrent tous des foyers.Sept comptèrent parmi les fondateurs de la colonie de Grand-Pré.alliés aux Thibaudeau, Terriau, Melanson, Dupuis, Richard, Guillebeau, Broqs-sard.Louise Doucet est la femme d’A-braham Dugas, l’armurier de Port-Royal.Leur descendance s’établira par Claude Dugas, née en 1652, marié à Françoise Bourgeois, fille de Jacques, et par Abraham Dugas, né en 1661, marié à Jeanne Guillebeau.Un jeune Anglais de Plymouth, Laurent Granger, est venu en Acadie sur un vaisseau de Thomas Temple, en 1657.U se convertit au catholicisme pour épouser Marie Landry, fille de Hcné et de Perrine Bourg.Le ménage Granger a deux enfants en 1671.Il serait trop long de suivre ainsi jusqu’au bout, en le truffant de quelques détails, le premier recensement de l’Acadie.Bornons-nous maintenant à mentionner les noms d’autres “mères du peuple acadien” qui ont droit à notre souvenir.Ce sont: La mère des Forest: Mario Hébert, femme de Michel de borêt.La mère des Caissy: Marie Poirier, femme de Roger Casey, jeune Irlandais qui sera un des fondateurs de Beaubassin.(Michel Poirier, frère de madame Caissy, épousera Marie Boudrot en 1673, à Port-Royal où il est né, en 1651, de Jean Poirier et Jeanne Chabrat.) La mère des Babin: Marie Mercier, femme d’Au-toinc Babin.La mère d’un groupe des Hébert: Geneviève Lefrane, femme d’Antoine Hébert.La mère des Savoie: Catherine Lejeune, femme de François Savoie.La mère des Colpron: Françoise Savoie, fille de François, femme de Jean Corpe-ron.La mère des Gauterot: Edmèe Lejeune, femme de François Gauterot.La mère des Cyr: Marie Bourgeois, femme de liierre - Sire.La mère des Thibaudeau: Jeanne Ver-riau, femme du meunier Pierre Ihi-baudeau.La mère des Pctitpas: Catherine Bugard, femme de Claude Petitpas.La mère des Guilleueau: Catherine Terriau.femme de Pierre Guillebeau.La mère des Doucet: Henriette Peltret, femme de Pierre Doucet qui était fils de Germgin Doucet, dit La Verdure, ancien lieutenant d’Aulnay et tuteur de ses enfants.La mère des Brot (Brault): Marie Bourg, femme de Vincent Brot.La mère des Bertrand: Hu-guette Lambelot, femme de Clément Bertrand.La mère des Arse-neau: Marie Guérin, femme du capitaine Pierre Arseneau.La mère des Cormier: Madeleine Girouard, femme de Thomas Cormier.Les deux mères des Melanson: Marie Mius d’Entremont, femme de Pierre Melanson, fondateur de Grand-Pré, et Marie Dugas, femme de Charles Melanson, frère de Pierre (tous deux venus ‘d’Ecosse en 1657, avec le gouverneur Thomas Temple).La mère des d’Entremont: Madeleine Elle (Hélie), femme de Philippe Mius d’Entremont, seigneur de Pu*'-nico.La mère des Allain: Marguerite Bourg, femme de Louis Allain.Et d’autres encore, qu’omet le recensement de 1671 et que nous fera connaître le recensement de 1686, œuvre de l'intendant de Meullcs.A toutes ces héroïnes inconnues, le peuple acadien doit un litlèle tribut d’admiration ci de reconnaissance.Il tient d’elles, avec la vie physique, ce qu’il possède de meilleur en son âme: la foi chrétienne, une invincible espérance qui l’a rendu plus grand que son malheur et un eesprit de famille qui sou- Les conférences M.André Lourendecu fait la revue de la semaine politique — Le Dr Charles Vézina et la nécessité de la pasteurisation du lait — Le major-général LaFlèche parle du patriotisme ! prochainement le ressaut victo- ; ; rieux.Or, la France a trouvé sa vi-1 gueur et son génie dans l’assembla-! ge des races différentes dont son i peuple est formé el qui sont gauloi- ; ; se, grecque, romaine, flamande, bas-| que et celte.rappelle quatre ministres libéraux Godbout se sont franchement attaqués au Bloc Populaire, ces der- Le seul moyen capable de proté-! des services nationaux de guerre ger le consommateur, c’est la pas-{dans le cabinet King a parlé, hier teurisation du lait, procédé simple I soir, du patriotisme, qui conserve au lait sa valeur nutri- Lc conférencier fait d’abord aliu live tout en détruisant les germes | sj0.à l’album illustré de M.l’abbé qui peuvent .produire des maladies.Albert Tessier, intitulé: La patrie.| Le Dr Vézina dit que le gouver-{ ça/ titre emprunté, dit le ma-nement provincial doit présenter j jor LaFlèche, à un récit que le juge au cours de la pnesente session un j \jj„tor Rivard, de Québec, a inséré j projet de loi sur l assurunee-maht-i dans son beau livre Chez lions.Le ! dic‘ H le" félicité, tout en remar- conférencier dit que c’est cct album ['.'"je r!' .'"n i a i si l'il li ë "co niiiiu'nàiité ; quant que la meilleure assurance’de l'abbé Tessier oui lui a suggéré i al ‘ lne < ol,l,lllJ iauV-| i-nntri» la maladie c’est la , 11 ssii i qui mi a Miggt K j mteccts, de souvenir» et d aspi- contre la maiamc.c (si ia preven-11 njee de parler de patriotisme.R rations” tion.Aussi, le Dr \ez"ia est-il J., dit ce que doit être particulière- ’ d avis que si le gouvernement pro-j ment le patriotisme des Canadiens En terminanl, le major-général vincial veut completer sa legisla-j fran,.ajSi ; Laflèche dit que les catholiques, en L’expérience et l’histoire, dit-il, j particulier, n’ont qu'à se fier, à la .nous ont montré que la race ne suf-1 sagesse du cardinal-primat de l'Egli- j fit pas à édifier une nation.I se canadienne et de l’épiscopat eu-* “Notre ancienne “Cet exemple de la France prouve assez que le patriotisme ne dé-I coule aucunement d’une conimunaii- 1250 otages exécutés Londres.15 (C.P.).— Le gouvernement yougoslave à Londres vient d’annoncer que les Allemands ont exécuté récemment, 1,250 otages serbes dans la seule ville de Belgrade.apoaremment par crainte d’une invasion alliée dans les Balkans.On parle aussi de semblables massacres dans d'autres villes des environs.Au Bloc populaire Dans sa revue hebdomadaire de de M.20e siècle pasteurisation Sommaire — février 1943 Dans la coulisse — Mon vieux phare breton — Pour un renouveau "Le cothoiique et la guerre" Conférencier à la tribune du “ca-\ fille atnée de l’Eglise, reste le pays national — De Tokio on nous au-mere-patrie, la| nadien, qui, dans une lettre pusto- ; p, en(j qUe.— Qui ne désire se cui- niers jours, rendant à celui-ci “un tholique et la guerre’’, organisée ' des miracles, le foyer du patrie fier service auprès de quelques es- sous ! s auspices de Radio-Canada.I tisme qui illumine toute l’histoire prits sincères qui s’imaginent que le Bloc a pour fonction principale de replâtrer le parti libéral et qui comprendront sans doute (maintenant) que le but du Bloc, ce n’est pas de replâtrer le parti libéral, c’est de le balayer hors du pouvoir.Le secrétaire du Bloc dit que le duel épique qui s’est livré entre Québec et Ottawa au sujet des torpillages dans le Saint-Laurent, indique clairement que les autorités fédérales n’ont pas accordé l’attention nécessaire à cette besogne “qui leur parait évidemment indigne d’elles”; la défense du Saint-Laurent.L’an dernier, elles se sont moquées des mises en garde de la Ligue pour la défense du Canada.Cette année, elles chantent moins haut et elles nous promettent de faire mieux — ce qui constitue un aveu.Et pour comble, l’honorable MacDonald avouait en Chambre, mercredi dernier, d’après le Canada, qu’il ne sait pas encore s’il permettra l’ouverture de la navigation dans notre fleuve.On navigue dans la Manche, et même dans la Méditerranée, mais il n’est pas sûr que les navires aient permission de voguer dans le Saint-Laurent.C’est que, voyez-vous”, continue M.Laurendeau, “nous sommes très occupés à défendre l’Empire (du moment que c’est ailleurs que chez pous) et à stimuler la défense de la civilisation chrétienne en Russie soviétique.” Parlant de la Russie, M.Laurendeau rappelle que l’ambassadeur américain en Russie, l’amiral William Standley, a accusé celle-ci de faire le silence sur l'aide apportée par les Nations-Unies à ce pays: envoi de 5,600 avions, 6.200 chars d’assaut, 85,000 camions, «ans compter des millions de cartouches, des cent mille tonnes de pétrole, de métaux, de caoutchouc, etc.M.Laurendeau trouve étranges les beaux mouvements oratoires de MM.King et Godbout, nous représentant que nous nous battons “pour la civilisation el la chrétien-lé”, alors qu’en Grande-Bretagne, M.Oliver Stanley, ministre dans le cabinet Churchill, a laissé entendre, après MM.fthurchill et Herbert Morrison, que “la Grande-Bretagne se bat en premier lieu pour sauver son empire et que certainement l’administration des colonies britanniques devra continuer à être sous la seule responsabilité de la Grande-Bretagne, après la victoire des démocraties”.Par ailleurs, au sujet du Commonwealth, un autre ministre influent de M.Churchill, M.Clement Attlee, affirme que le Commonwealth est composé de nations libres, que chaque Dominion était libre, en septembre 1939, de déclarer ou non la guerre, à la suite de la Grande-Bretagne.N’est-ce pas là, de continuer M.Laurendeau, ia thèse de Maxime Raymond et de Paul Gouin, en septembre 1939?et un ministre libéral de M.King ne tentait-il pas alors de les écraser sous son mépris parce qu’ils avaient l'audace d’affirmer ce que l’hogo râble Atlee déclare aujourd’hui et ce à qui la veille la Gazette impérialiste applaudit des deux mains?M.Laurendeau dit qu’actuelie-ment une grande menace pèse sur la souveraineté du Québec, du fait des manoeuvres du gouvernement King.La pire des centralisations, dit-il, s’étend peu à peu dans la Confédération canadienne, car le gouvernement King s’avance de plus en plus dans la voie centralisatrice, non plus au nom de l’effort de guerre, mais au nom de l’après-guerre.M.Laurendeau annonce qu’il reviendra longuement sur cette question.Il conclut en parlant des deux motions déposées à l’Assemblée lé- ; gislative de Québec, relativement à .la conscription par MM.René Cha- ; loult, membre du Bloc Populaire Canadien, et J.-A.Beaulieu, député libéral, motions qui, au premier ; abord, paraissent également anti- .conscriptionnistes, mais qui diffè- : rent pourtant du tout au tout.Actuellement, la motion Chaloult n’a pas encore été appelée alors qu’elle aurait dû l'être depuis mercredi dernier, et on se demande même si M.Chaloult trouvera un secondeur.(M.Laurendeau reviendra ultérieurement sur cette question d’impor tance vitale).La question du lait Après les doyens des universités McGill et de Montrai, c’était au * tour du doyen de la F’aculté de me» | decine de Laval, le Dr Charles Vézina, de parler à Radio-Canada, vendredi soir, en faveur de la pasteurisation obligatoire du lait, au cours d’une série d’émissions organisées sous les auspices de la Ligue Canadienne de la santé (section du Québec).Après avoir, comme ses collé- j gués, souligné l'importance vitale du lail pour l’alimentation de l'a- ! dulte comme de l’enfant, le Dr Vé- { zina dit que l’idéal serait d’avoir un lait cru avec tous les avantages nutritifs qu’il comporte.Malheu-reusementè dit-il, nous ne pouvons obteriir cet idéal; car malgré tous les soins apportés au choix et à l'entrelien d un troupeau (malgré les précautions et la propreté avant et au moment de la traite) ainsi qu’à la conservation du lait jus- , qu'au moment de sa distribution, il ; arrive presque toujours qu’il est souillé et infecté, par conséquent dangereux à boire.Le lait peut alors être la cause de maladies qui sc termineront quelquefois par la mort.le major-général LaFlèehe, ministre du monde et dont nous verrons èrance, qui a gardé le beau nom do j pajg du 31 mai dernier, leur ont tiver?— Le retour à la maison — elairement indiqué l’attitude qu’ils voyage - Ernest Psichari doivent tenir dans la présenté, Au comptoir 10s, par la poste 12s guerre.Service de Librairie du Devoir.tient ses forces de résistance française dans les diverses régions ou continuent de se multiplier les vieux noms acadiens de 1671.ttoceveau lecci fiant la m 1/ On voit ici quelqu&s-uns de ces ouvriers et ouvrières de la Canadian Car A Foundry Company Limited qui ont jusqu’ici répondu si magnifiquement à tous les appels de la patrie, iis souscrivirent l’an dernier plut de $12,000 pour le Croix-Rouge canadienne, en plus de généreuses contributions à d’autres campagnes de guerre, comme l’Emprunt de la Victoire, l'Aide à la Russie, le fonds des ‘‘Wings for Britain”.Et ces mêmes ouvriers de la Victoire sont encore résolus à faire up succès de la nouvelle compagne de la Croix-Rouge.{Rangée arriére) Groupe d’ouvrières de l'usine Amberst de CANCAR.{Rangée du bas) Groupe d'ouvriers de l’une des usines montréaUises de CANCÀR.„ -I » - B-RlT*INn: avions* raiDt * v AtcUef de tout*'*c , j’uni unell pré,i!impJo«* rin.e*(dcn, J.volt C>r de Vu»»*1* •^SpettHT DE « ”?;;ard re^hlnnière* elle- J*nCAR ^*,brfnpl°7é* et, dM.r‘! ouvriers de O le*r u yèm« avaient dePM« ^ctoire.La p^eoau® “ f<,r“ ' orgam**«'ir CROIX S.VOBIlpj .lÊO»: USINES A MONTRÉAL • FORT WILLIAM é BRANTFORD # AMHERST 7 R U DEVOIR, MONTRÉAL.LUNDI MARS I94i VOLUME XXXIV — No 60 Lundi, 15 mors 1943 Programmes spéciaux A RADIO-CANADA : OPERETTE DOSCAR O’BRIEN' 900 p.ie.Théâtrj d'opérette de Ra- tio-Canada présente PhlHpplno! de notre •oncitoyec Oscar O’Brien.Le livret est ne 3aétan Valoss.Philippine.qui ne con-oait pas.et surtout qui ne Ta pas connu.:e Jeu amusant et de tant de surprises dans sa simplicité?Deux personnes, aprJs s'être parta«é deux amandes tirées d'une même noix, conviennent que celle des deux qui au prochain revoir s'écrira la Première.Bonjour.Philippine, recevra de autre un présent.Le compositeur et le librettiste ont trouvé dans ce Jeu de sa- _ _ tqu ! la scène lyrique, a donné une" opérette originale et pleine de coloris Le dessin mélodique des airs que renferme cette opérette est conforme à l'écriture d’Oscir O'Brien En d'autres termes, ceü airs s’expriment dans l'originale fraîcheur du folklore, sans toutefois s'en tenir strict î-ment à la formule des arrangemen's Voici comment a été établie la distribution: Mlle Claire Qagnler i Hélène), Mlle Simone (Juesnel (Llset; MM Jules Jacob (Paul), Roger Ftliatrault (Maurice).Lî chef d'orchestre sera M J.-J.Qagnler.L'adaptation radiophonique est *e M Lionel Daunals, et la mise en ondes de M.Georges ’’•ufresne.Sommaire des postes locaux CBT-CM küocyciw 4.15 Récit*; de chant, s.jo Radlo-Collége.1 et 2.S 00 Hsura du thé 3.15 Nouvelles et commeu-Uirea.5.30 Aventure» de Bécassine 5 *> Musique ( M Programma» es aolr 9.10 Sport.*15 Nouvelle» 8 30 Cause rie.« 45 Musique.7.00 th» nomme et ton péché.MS La vl» comme ne» de-cntlCL 7 30 Las c ha usons de Léo- pold Slmoneau.5,45 u fiancée du commando.*00 Intermède.a.» Défilé de 1» victoire 8 30 8 V P 9 oo Philippine, d OBrleu.10 90 Nouvelle».10 15 Cau»érle.10 30 Notre Canada 11 00 Musique variée 11.2* Nouvelles CBM-940 Mlocyclei 4.00 Intermède 4 15 Discours de Roosevelt et Davis oour la Croix Rouge.Al* Causerie.4.3’ Les plus beaux disque».* 00 Front Un» family 5.15 Programmes du aolr.5.30 L'heure du the i «5 Dentistes du Québec b, ou Musique.*.10 Sport, * 15 Radio-tournai 8 io Easy aces 8 45 Nouvelle* de BBC 7 00 Good luck.7.1» Trials of Canuck.1.20 Le» grandes orgues, 7.30 Le tapis magique.T 45 Jean Halg, soprano.8 00 Commentaires 8.05 Le défilé de la victoire.8.30 L’agnculture.8.55 Renseignements tur la ferme 9.00 Chants de l’Amérique du Sud.9 30 Five on my hands.10 00 Radio-Journal.10.15 Revue des événement» de le semaine ’ 10 30 Information, S.V.P.11.00 Nouvelles de BBC.11.30 Nouvelles CKAC-730 kilocycles 4 00 Evénement* sociaux 4.15 Programmes 4.25 Nouvelle».4.30 Pour vous, mesd*- : mes 4.45 Le Vieux loup de mer.5.00 Tante Lucie 5.15 Valses choisies.5 30 Kue principal*.5 45 Madeleine et Pterrs 6.00 Vie de famille 6 15 Quelles nouvelle»?6.30 Programme familial.6.33 Planoiogu».6 40 La pièce du lour.6 43 Nouvelle» 7.00 Originalités.7.15 Restaurant Alouette.7 30 Nazalre et Barnabe 7.45 Lionel Parent.8 00 Amours de Tl-Joa.8.30 Aventures de Rouletabille 8.55 Nouvelle*.9 00 Radio-théâtre Lu* 10 00 Screen Guild Players.10.3'* Chant des cordes, 11.13 orch de danse.10.45 Nouvelle», 11 00 Sport 12.00 Nouvel!**.2.03 Orchestres CFCF-550 kUoeyclM 3 00 Heure du thé.5.15 Hop Harrlgan.5.30 Muslqu».5.45 Music for you.8.00 Sérénade.8.15 Nouvellee-ecltirs.8 25 What's happening 6 30 Lucky melodies.I 6.45 Musique 7.00 Danse ?15 Luni et Abner, i 7 30 Uncle Tror ; 7 45 Rex Battle, pianiste.8 00 Lest we lorget 8 10 Analyse de la guerre.; 8.15 Studio.8.30 True or fais* 9.00 Orgue et piano, i 9,30 Studio.! 9.4 Studio, i 10.00 Novelettes 10.30 Nouvelle».10.45 Danse U .05 Orchestr*.: 11.55 Nouvelles.CHLP-1490 kilocycles 4 00 Nouvelles.410 Cleaver et Rossbo rough.4.30 Chansons française».(.00 The densanv- 5 30 Radlo-spéclal.6 oo Nouvelles.6.15 Méli-mélo.6.30 Musique rtv demand» 7.00 Heure famllltJ*.7 00 Heurt nréclst».7.30 II.Claud* Bourgeois.’’ lî Oncle Troy.8.00 Studio.8.13 Orch.d* dans».8 30 DaSvlva, plan 1st».- 9.00 Studio.9 30 Draines Ignor*», 10.00 Métairie Rancourt.1013 La guerre et nous.10.35 Chest of melody.Mardi, 16 mars 1943 Prc/gramme$ spéciaux * A RADIO-CANADA 1 10.30 pm.L’émission Musique de Mont-.tu présente M.*u! de Marky, planiste.Mlle Dorothy Whyte, chsnteuse de genre, et WelUe Gérard violoniste, avec forchestre d'Allan Mclver.Celul-cl fera entendre un arrangement de Day Break ainsi qu'une fantaisie intitulée.Canada Today, VBT-ttt kilocycle* 1 30 Nouvelle» i 00 Radio-Journal.* lé Elévation».* 30 Pot-pourrt.* 55 Nouvel lé».9 00 Carte Planche.9.30 Le* chansons que vous aimez.* 57 Nouvelles.10.00 Professeur Mlrelii».10.15 Courrier du jour.10 30 Vie de famUl».10.45 Quart d’heure dé détente.11.00 Grande Soeur 11.15 Métairie Rancourt.11.30 Troubadour».Midi Jeunesse dor%e.12 15 Queue» nouvelle».12.30 Nouvelle».12.35 Réveil rural 12.59 Signal-horaire ! 00 Rue principal».M3 Radio-tournai 1.30 Tant» Lucie.1.45 De fil en aiguille, par Mme Gaudet-Smct.2.00 Musique de l'Armée américaine.2.13 C nansonnettes 2.30 Récital Longtln-Belland.3.00 Music-hall.3.30 Nouvelle» 3.33 Chefs-d'oeuvre de :a musique.4.15 Récitai at chant 4.30 Radlo-Collége.1, 2, a 5.15 Nouvelles.3.30 Le Manoir de St-Cri.5.43 Programme musical 6.00 Radio-Canada ce soit 8 1» Nouvel i(» 6.30 Causerie du major R.Garneau.6.43 Nouvellea de la BBC 7 00 Un homme »t son pèche.7.13 La vie commença 7.30 La Petite Maîtrise le Montréal.7.45 Mélodies masquées.8.00 Secret» du docteur 8.33 La mine d'or , 9.00 Concert symphonique do Montréal.10 00 Nouvelles et sport.10.13 Nos hôtes.10.30 Les Disciples de Massenet.10.4C Choeur Victor Brault U.OO Musiqu».11.15 Musique.11.28 Nouvelle».CBM-949 klli'ct'-Je» 7.30 Nouvelle» * 00 Radlo-lournai.8.15 Prières.« 30 Marches militaire» 9.00 Nouvelles.9.lu Everything goes.9.30 Orch Stopak.9.43 Happy Jack, chanteur 10.00 Réfections.10.15 Musique.10.30 Commentaires.10.45 Curry, chanteur.U.OO LU* can be beautiful 11.13 Vie and Sade.11.30 The soldier's wife 11.45 Lucy Linton's.Midi Nouvelles e BBO.12.13 The Road of life.12.30 Ferme el produite 12.59 Signal-horaire.1.00 Radio-Journal 1.13 The happy gang 1.45 Claire Wallace et Russell Todd Ï.00 Big Sister.2.15 Musique.2.30 Récital LongMn-Belland.3.00 Store of Mary Marlin 3 15 Ma Perkins 3.30 Young's (am IV 3.45 Right to happiness.vuO lutermede.4.13 Nouvelle».118 causerie.4.30 Musique A.ît.C.9 00 Front Un» family 5.15 Programme du soir.5.30 L'orch, Richardson j.45 Le choix de l'auditeur.6.00 Musique.*.15 Radlo-Jourut;.0 '
Hollywood news.3.00 Smiling Jack.3.15 Volca of memory.3.30 wendeu Hall.4.00 Club Matin»», 4.50 Men of tne sea.5.00 Heure du tua.5.15 Hop Harrlgan.5.30 Secret Service Bcout.5 45 Today’s Adventure.6.00 Supper serensde.6.15 Nouvelles-éclair».6.25 What's happening.6 30 Luckv mslodlM.6.45 Musique.7.0C Orch de danse.7.15 Lum et Abner.7 30 Uncle Troy 7.45 Sfiorts parade.8.00 Lest we forget, 8.05 Intermède.Analyse de la coerre.j £ 20 Muslqu*.8.30 Fun parade, 9.00 The mystery club.9 30 Music for madam».10.CO Orgue et chant.10.30 Nouveuea )0 45 Orcheatre.1105 Dana*.11 ls Danse.11.55 Nouvelles.ClILP-HM klloevrl»» 8.15 Bonjour, voisin», 8 25 Nouvelles.8.30 Rigolades 9 00 Gaieté» du malin.9.30 NouveUes.9.45 Five of a kind.10 00 Variété».10 15 Prmi vous plslr*.*0.30 Question chanceus».ITOO Orch Raymonde.11.15 Chansons françaises.WMJTÆ muâie*lM- Midi Heure.Midi Heure féminin*.I 00 Radio-Journal.1 05 Heure féminin* 2 00 Heure précis*.2.01 Mélodie*.2.15 Variété*.* 2.30 Valses.2.45 Variétés.3.00 Musique symphonl-que.3 30 Emission pour les ma- i lades 4 00 Nouvelle» 4.10 Souvenir».4.30 Variété».5 00 Thé dansant 5.30 Radlo-spéclal 6 00 Radio-journal.8.15 Méli-mélo.6 30 Musique sur demand» 6.45 Chansons française».7 oo Heure.7.00 Heure familiale.7.30 Clinique sportive.7.45 Orch Troy.8.00 Orch.Flortto, 8.15 Chanteur du Montparnasse.8 30 Classics v» swing.9.00 A ta gloire de» mili- taire».9.15 Orch.Tower.9 30 Comédie 10.00 Métairie Rancourt.10.15 Nouvelle».FAITS DIVERS Chasse à l'homme Plusieurs accidents d'aviation — — Chauffeur de taxi volé — Battu et volé — Les cent ans de notre police Le policier Guy Ménard était en devoir, aux petites heures samedi matin, lorsqu’il a identifié une automobile présumée volée qui se dirigeait vers lui.Il a ordonné au chauffeur d’arrêter, mais ce dernier n’a pas tenu compte de l’avertissement.Au coin des rues Clark et Sainte-Catherine le chauffeur ne l’auto a abandonné la voiture volée pour se mettre à courir.Le policier Ménard l a suivi.11 a d’abord tiré un coup de revolver dans l’atr sans ré-j ussir à ralentir la vitesse du iuy-; ard.Deux autres balles de revolver ! ont blessé Louis Laviolette, ‘24 ans.i 1214, rue S.-Timothée, aux deux i jambes.Dés que Laviolette pour/a quitter l’hôpital S.-Luc il aura a ré-| , pondre à l'accusation d’avoir vole , une automobile.Coffre-fort forcé Des cambrioleurs ont fait leur i chemin à travers un mur de 12 pieds d’épaisseur, dans la nuit de samedi à dimanche, pour forcer le coffre-fort du magasin de la Cou-mission des liqueurs situé à 143:4, avenue McGill College, qu’ils ont vidé.Les autorités n’ont pas révéje.le montant d’argent volé.Accidents Hawkesbury, Ont.(C.P.) — tin chasse-neige a tiré, samedi, sur une longueur de 40 pieds, René Joly, 25 ans, de Hawkesbury, qui git dans un état critique à l’hôpital.L’accident est arrivé près de Calumet, dans la province de Québec.Un tramway a renversé et tué Mme Elizabeth Sowden, 47 ans, 2219, rue Sainte-Catherine, hier soir, vers 7h.30.Chauffeur de taxi volé A la pointe du revolver M, Napoléon Charbonrieau, 1971, rue Mont-Royal, chauffeur de taxi, a dû remettre à un présumé passager $220 et se rendre pédestrement au poste de police le plus rapproché, tandis que le malfaiteur filait avec son taxi, retrouvé boulevard Pie IX.Centenaire Il y a cent ans aujourd'hui on organisait régulièrement la police de Montréal.Le premier chef de police fut M.J.N.Hayes et il demeura en fonction plus de 40 ans.Son successeur fut M.F.-G.Lamothe, puis, quelques années plus tard, M.W.L.Prenton.Vinrent ensuite: MM.Hercule Paradis, G.A.Hughes, David Legault, Olivier Campeau, Joseph Tremblay, Pierre Bélanger et Hulbrit Langevin auquel succéda M.Fernand Dufresne.Soldo t blessé Une auto a heurte, samedi soir, i au coin des rues Sherbrooke et Mc- i Gill, le soldat Earl Winchester, 47 ans, cantonné aux baraques de la rue Bose-de-Lima, qui souffre d'une fracture de la Jambe droite.Collision d'avions Trois-Rivières — Un aspirant-pilote a perdu la vie et deux instructeurs ont été blessés lorsque deux avions sont venus en collision non loin de.l’école d’entraînement du Cap-de-la-Madeleine.Battu et volé Arthur Leblanc, 43 ans, 1182, rue Berri, a été victime d’une aventure peu banale, hier soir, chez des amis qu’il visitait rue Sainte-Elisabeth.On lui a volé «on veston, ses pantalons et $11, tandis qu’à l’hôpital Général on lui a fait 35 points de suture à la tête et au front.Incendia Une cigarette aurait mis le feu, samedi après-midi, au deuxième étage de la Franco Canadian De Luxe Company, 2047, rue Victoria, où les dommages ¦* chiffrent à quelque $2,500.Nommé gardien Ottawa.(C.P.) — On annonce la nomination du capitaine Henry Monks comme gardien du port de Montréal, en remplacement du capitaine Campbell Brown, Morts subites On rapporte les morts subites suivantes à Montréal en fin de semaine: Jean Lalonde, 13 mois, 3028a, rue Albert; Edouard Bourgeois, 63 ans, 3621, rue Saint-Germain; Joseph Gauthier, 71 ans, 2221 esl, rue Beaubien; Daniel Powell, 71 ans, 767, rue Saint-Félix; William Dryden Ross, 15 ans, 930, rue Woodstock; Henry Stapleton, 80 ans, 3515, rue Clark.Les Treize Mardis de Saint Antoine La chapelle Saint-Antoine, 1379 est, rue Lagauchetière, reste le centre antonien par excellence de la ville de Montréal.Cette année, les exercices des Treize Mardis en l'honneur de saint Antoine ne manqueront pas d’y attirer une foule comme par les années passées.A cause des conditions pénibles où nous vivons, les clients du grand saint de Padoue se feront plus nombreux.La paix restera l’intention dominante de nos chants et de nos prières.Vous voudrez sous unir à nous pour demander avec Sa Sainteté le Pape Pie XII la restauration de la paix du monde.Chaque mardi, à partir du 10 mars, fl y aura messe à 7 h.et à 8 1;.mec recommandations, prières et instruction entre les deux messes.Dans l’après-midi, à 2 h.30, chants, lecture des intentions, Instruction suivis de la bénédiction du J.S.Sacrement; ta foule récitera ensemble les prières en l’honneur j de saint Antoine.Le soir, à 7 h.30, S 1 l1eme programme que celui de l’a-| pres-midi.Tous les mardis soirs, à 8 h., exercice en l’honneur de saint An-! mine à ta chapelle des Francis-' i cains de Rosemont, à partir du 16 1 mars.Service spécial d’autobus organise entre le boni.Pie IX et le monastère, commençant à 7 h.15 du soir.Invitation cordiale.(Communiqué) Avion disparu Halifax, (C.P.) —- On est sans nouvelle d’un bimoteur et de ses quatre passagers depuis samedi, lorsqu’il a quitté sa base de Penn-field Ridgc, dans le Nouveau-Brunswick, pour une envolée de routine.Oubli coûteux Mme Jane Harris, 2075, avenue Lincoln, a oublié son sac à main sur un banc près du monument Cartier et ne l'a pas retrouvé quelques minutes plus tard lorsqu’elle est allée le chercher.Il y avait pour $6,000 de bagues dans ce sac à main.Mme Harris avait passé l’a-après-midi à la montagne, samedi, pour surveiller vsa fillette de 12 ans qui faisait du ski._____ Mlle Catharine Crozier à la Société Casavant LE THEATRE La Tendresse Rendons grâces au ciel.et aux directeurs de théâtre.Le dénommé Henry Bataille, manufacturier de pièces sentimentales et passionnelles, a subi une éclipse à Montréal cette saison.On l’a mis au rancart, on l'a évincé comme un personnage agaçant et démodé.Mais les habitudes sont plus fortes que la volonté et qui a bu boira.Il était écrit que notre troupe professionnelle monterait cette année un spectacle dû à la plume, si l’on peut ainsi parler, de Bataille, Henry.C’est maintenant fait, il n’y a plus qu’à regarder l'avenir avec confiance.La Tendresse n'est pas une pièce tendre, elle est plutôt d’humeur batailleuse.Elle est longue ausr.i, très’longue.Sans doute connaît-on assez bien cette intrigue; quelques mots suffiront à l’évoquer.Un auteur dramatique célèbre, qui n'est plus très jeune, vit en concubinage avec une belle et jeune artiste qui le trompe avec un jeune entrepreneur en spectacles.En somme, cette brave enfant doit manger à deux restaurants, si l’on me permet cette comparaison familièrement alimentaire.Elle admire dé; votement son grand homme, elle lui apporte le présent de sa gaieté, de sa voix chantante, de ses mille et une attentions qui plongent l’écrivain arrivé dans le plus complet ravissement.D’autre part, l’appel de la jeunesse est à ce point irrésistible qu’elle y cède volontiers, se torturant de remords, sans pour autant songer un seul instant à opter.Une indiscrétion plus ou moins involontaire rompt le fragile équilibre.Le cher grand homme, au fait de sa disgrâce, tend à la malheureuse un piège de oman policier, peu digne de lui, car ne l’oublions pas, c’est un grand homme, dont la bonté égale le talent ou vice versa.Il chasse la coupable de sa maison.Plus tard, ils en viendront toutefois à un modus vivendi acceptable pour les deux parties.Rendons immédiatement justice à Bataille.Son premier acte est excellent, d’un mouvement rapide, il a un certain accent.Voilà une bonne exposition.Mais la* suite .! Que de redites, de longueurs, d’hésitations et de reprises! On piétine littéralement sur place.L’auteur ne nous fait grâce d’aucun détail; à certains moments, une âme charitable voudrait lui indiquer un dénouement plausible, précipiter les événements.Bataille au contraire continue de s’enferrer, il mêle des considérations accessoires qui n’ont aucun lien avec l’action principale, sauf de la retarder inutilement.Il y aurait lieu de citer le deuxième acte comme le modèle à éviter pour tout auteur dramatique.Et pourtant l’interprétation solide et homogène des comédiens de l’Arcade nous oblige à demeurer jusqu’au dernier baisser de rideau.Tous les acteurs travaillent ferme et donnent une signification, parfois émouvante, à une histoire qui ne l’est guère.L’ensemble du spectacle est minutieusement réglé, chaque scène est tout à fait au point.Du bon boulotl Deux personnages dominent toute la pièce: elle et lui.Elle, c'est Sita Riddez, qui n’a peut-être jamais mieux révélé ses ressources de grande artiste dramatique.Elle a été tour à tour l'amoureuse affectueuse et enjouée, l’amante écrasée d’inquiétudes, la vedette fière de l’admiration qu’elle inspire à un adolescent, et puis, la simple femme blessée et souffrante, émouvante dans sa douleur.Sita Riddez passe d’un registre à l’autre avec une adresse souveraine et une grâce nui lui appartient en propre.J’imagine assez ce qu’une autre interprète aurait pu faire de ce rôle pour apprécier la discrétion et la dignité qu’y a mises Sita Riddez.Vêtue avec son goût habituel, elle n’a pas abusé de cette froideur distant qui compromettait un peu ses interprétations antérieures au cours de la saison.Et n’oublions pas qu’elle nous révèle un aspe, t absolument inattendu de son talent: elle danse très bien à la corde! Marcel Chabrier est né pour les grandes carrières.Je l’ai vu tour à tour avocat réputé, savant médecin, homme d'affaires hardi; il devient cette semaine un grand écrivain et il est tout aussi convaincant.Il possède le don prodigieux de vieillir à la scène, sans exagération manifeste; au troisième acte, vaincu par le sort, il devient un Anatole France pantouflard saisissant de vérité.Chabrier ne joue jamais à la légère; il vit devant nous avec intensité et c’est là une des j clefs de son succès.Dans les emplois secondaires, je signale Jaque Catelain, effacé a souhait; François Rozet, qui transforme habilement une brève silhouette en une petite composition d’une magnifique fantaisie; Jean Duceppe, très au point en jeun* homme admiratif et timide; Denyse Saint-Pierre, petite sténo discrète et soumise, etc.Vous n’aimez nas le théâtre d'Henry Bataille?Ce n’est pas moi qui vous le reprocherai.Qu’à cela ne tienne: allez applaudir Sita Riddez et Marcel Chabrier dans la Tendresse.c4 la âcène, au conceit et à l’écian LE CINEMA Âandom Harvest "'Aujourd'hui' Le drapeau de Bolivie consiste 1 en trois bandes horizontales d’éga-| le largeuf, rouge, verte et jaune.La Société Casavant aura son dernier récital d’orgue pour la présente saisôn le 18 mars, à l’église Trinity Memorial.Mlle Catharine Crozier en sera la soliste et donnera le programme suivant: Tor-cate, Adagio et Fugue en do.J.-S-Baeh; 5 Chorals.,J.-S.Bach; Scherzo (2e Symphonie), L.Vierne: Pastorale, Roger Durasse; Prélude, Bruce Simonds; Gargoyles, G.Ed-mundson; Toccate, Léo Sowerby.Les trois dernières pièces au programme sont d’auteurs américains contemporains.Politique: Le destin de l’homme blanc en Asie.Le Brésil, terre d’avenir.Nos pêcheries maritimes.Arts: Le canot.La vie de l’esprit.Maritain intime.Cinéma 1942.Que sera la musique canadienne?Calixa Lavallée.Histoire: Le vieux Montréal.Montréal au XVII le siècle.Le cardinal de Richelieu.Le Mexique avant Cortès.Sciences: Louis Pasteur.Couleurs modernes.Le lîorc-épic.Variétés: Notre Université.Missions catholiques.De l’arche de Noé.Le film à la campagne.Au comptoir .25s.par la poste •28s.Service de Librairie du voir.De- Quaud s’écrira l’histoire du cinéma, sans doute ce film sera-t-il reconnu comme l’un des plus beaux et des plus émouvants de cet art aux possibilités indéfinies.Rarement a-t-on atteint à une telle intensité dramatique et à une vérité humaine aussi prenante.La plus grande poésie n’habite pas l’excentrique et l’anormal; elle se laisse découvrir dans les situations quotidiennes, dans ces cas individuels où sont aux prises les sentiments les plus profonds de l’homme.Un film d’amour verse aisément dans la sentimentalité et la fadaise; le cinéma a tellement galvaudé l’amour, il l’a travesti à tel point qu’il est souvent difficile de le reconnaître.Dans Random Harvest, le voici dans toute sa pureté, son ardeur invincible, ses réserves infinies de douleur.Rien n’est sacrifié à l’émotion facile, au petit ébranlement cher au coeur des fillettes des deux sexes.Paula connaîtra pendant des années une détresse immense que rien ne saura effacer jusqu’au jour où, finalement, Smithie retrouvera la mémoire; et tout redeviendra clair en eux, comme au jour joyeux des fiançailles au pied d’un arbre, au bord d’une rivière calme, ou comme au matin merveilleux de l’arrivée à la petite maison solidement ancrée à la terre, cette petite maison si accueillante où est né un enfant qui devait tôt mourir.Idylle printanière, si harmonieusement accordée à la jeunesse éclatante de Paula et à ce retour du pays des morts de Claude Rainier, major de l’armée britannique, devenu amnésique à la suite d’une blessure.A côté des scènes déchirantes, que de tableaux jolis, si frais, si naturels! On oublie presque qu’il s’agit du déroulement sur l’écran d’une pellicule de celluloïd.Nous croyons assister vraiment à un drame humain dont nous devenons les comparses.C’est du très grand art.Je ne raconterai ças cette histoire tirée du roman célèbre de James Hilton, qui est -aussi l’auteur de Lost Horizon et de Good-bye Mr.Chips.C’est une histoire très belle, un roman écrit en pleine pâte, sans bavure, un récit d’une grande authenticité, Certains romanciers anglo-saxons possèdent une densité et une plénitude qui ne se retrouvent pas fréquemment chez les auteurs français.Ils ont surtout le sens de la durée, tout comme les Français ont l’instinct de la crise.Ce n’est pas diminuer le mente de l’auteur que de souligner qu il est princièrement servi par deux des plus remarquables veaettes de notre temps.Depuis cinq ans qu elle est en Amérique, l’Irlandaise Grcer Garson n’a connu que des triomphes: Good-bye Mr.Chips, Mrs.Miniver, Random Harvest.C est une sérié impressionnante.Cette artiste est belle, incontestablement, mais cela serait bien insuffisant à expliquer ses succès.Elle possède une maîtrise parfaite de ses moyens et une puissance d’émotion exceptionnelle.Les moindres impressions se traduisent en elle avec une fidélité, une justesse très rares.Elle bénéficie aussi d’une distinction qui n’est pas données à toutes.Greer Garson ne peut descendre à la vulgarité; ses gestes, ses attitudes, sa démarche, tout révèle une dignité naturelle.Même dans la scène où elle apparaît en danseuse et chanteuse, elle ne s’encanaille lias.Plus que tout, la sincérité se peint sur ses traits.Le public, obscurément, s’en rend compte et lui en sait gré.Son interprétation du rôle double de Paula et de Margaret demeurera sans contredit Tun des sommets de sa carrière.Son partenaire Ronald Colman n’est pas un débutant au cinéma.On ne compte plus «es films depuis le rôle sensationnel qu’il jouait aux côtés de Lilian Gish, en 1923, dans The White Sister.C’est un acteur racé, qui joue toujours avec sobriété et conscience.Lui aussi doit rendre vraisemblable un personnage dédoublé par la perte accidentelle de la mémoire.Smithie ne se souvient pas de Claude Rainier et ce dernier rentre dans son manoir et dans ses habitudes, sans savoir que, pendant des années qu’il ne parvient pas à combler, il a été ce Smithie que Paula s’emploie passionnément à retrouver.Il faut noter l’interprétation extrêmement habile de Colman dont l’on peut suivre .sur la figure le travail constant de recherche, jusqu’au moment où il se r^' trouvera finalement lui-même.Voilà du bon théâtre, de l’excellent cinéma., , .Il y a lieu de souligner le debut prometteur d'une toute jeune actrice, Susan Peters, qui prête au rôle de Kitty, la jeune fille spontanément amoureuse de Charles, un accent tout personnel.Désinvolte dans sa déclaration enfantine, elle devient grave quelques années plus tard et elle exprime magnifiquement, dans la petite chapelle déserte, l’ecfeulement de ses rêves.Il est à espérer que les producteurs sauront utiliser sans le gâter le talent de Susan Peters.Random Harvest, rèpélons-le, est un beau et grand film.Il nous est rarement donné d’admirer au même degré une intrigue et une interprétation cinématographique.Cette fois-ci, tous ces éléments sont fondus pour produire une impression profonde 'qui survit au déroulement du film.Greer Carson et Ronald Colman sont des acteurs de grande classe qui ne décevront personne.Life Begins at Eight-Thirty Monty Woolley est venu tard au cinéma, mais il a vite rattrapé le temps perdu.Après The Man Who Came to Dinner et The Pied Piper, il s’est créé un public qui goûte avec raison ta qualité de son humour à froid, de ses remarque» sarcastiques.Dans Life Ueylns al Fiffht-Thirty, l'excellent auteur Ern-lyn Williams lui fournit l’occasion 1 de se produire à son meilleur, en ' personnifiant un vieil acteur qui a 1 connu la gloire, mais que l’amour immodéré de l'alcool a dégradé jusqu'à devenir un Père Noël pour grands magasins.Ce n'est pas un méchant nomme, mais il sombre sans remords dans une existence déchue, que partage sa fille, une créature douce et compatissante.Ida Lupino prête à ce rôle sa figure honnête et son allure résignée.Un jeune compositeur habite le même immeuble.Il a fait la con: naissance île ta jeune fille en lui ramenant son père dans un état pitoyable.Les relations plus suivies ont fait naitre un sentiment réciproque.Mais la jeune fille, qui claudique légèrement, ne se croit pas promise à la joie de l’amour; et pourtant, elle conserve en son coeur simple une affection débordante qui ne cherche qu’à se donner et qui s’épanche, vers un père qu’elle admire et qu’elle vénère malgré son indignité.Un jour vient où il lui faut choisir entre son fiancé qui veut l’amener à Hollywood et son grand enfant de père qui a tellement besoin de sa vigilance.Choix douloureux qui bouleverse le vieux Madden Thomas, qui ne peut se faire à l’idée de vivre loin de sa fille.Finalement, par un geste héroïque, il se sacrifiera au bonheur de la jeunesse.C’est dans ces dernières scènes que Woolley est remarquable.Il écrit sur une étiquette: Mrs.et il remarque, tristement rêveur, comme il lui prendra du temps à comprendre qu’il s’agit de sa petite Kathie.Puis, les yeux lointains, il monologue, il évoque le passé.Et puis, quand il s’en va.résolu, n’emportant avec lui que le dessin malhabile que sa jeune fille avait tracé de lui quand elle était enfant.Peu de gens pourront s’empêcher de rire aux éclats à la scène du Père Noël qui divague délicieusement devant les parents atterrés.De son côté, Ida Lupino est une partenaire très intelligente pour Woolley.Par contre, le jeune premier Cornell Wilde n’a guère compris les intentions de l’auteur.Il est embarrassé, gauche dans ses mouvements et nettement inférieur.Il ne parvient pas toutefois à gâter Life Begins at Eight-Thirty, un bon film qui renouvelle, grâce à la personnalité de Woolley, un sujet rebattu.Roser DUHAMEL l'noraire des spectacles SAINT-DEMS L’Amour guide 12 h.47, 3 h.59, 6 h.39, 8 h.*1, La Soeur Blanche 2 h.07, 5 h.19.8 h.SI.PALACE “Casablanca" 11 h 05.1 h.45.4 h.25, 7 h.«S.9 h.45.LOEWS Randon Harvest 10 h.45.1 b.25 4 h.03.• A.45.9 h.20.PRINCESS.— Lucky Jordan 10 h.30.1 h.25, 4 A.15, T A.10, 10 h.My Heart Belong) to Daddy 11 h.55.2 h.50.5 h.40, t A.35.CAPITOL Life Begin) at Eight-Thirty 11 h.25, 2 h.05, 4 h.45, 7 A.25.10 h.05.Time to Kill 10 h.lu.12 h.50.2 h.30.6 A.10, 8 h.50.Reprise des "Perses" au Gesù A la demande générale, les Perses d’Eschyle seront repris samedi prochain, 20 mars, en soirée, et précédés, comme les 12 et 13 mars, d'une causerie par M.Louis Allard, professeur honoraire de l’Université Harvard.Cette représentation est destinée spécialement à la jeunesse étudiante.Prix unique des billets: 25 sous.La gazette des spectacles Cinémo SAINT-DENIS: L’amour guide, avec Maurice Chevalier, Jacqueline Francell et Marcel Vallée, et La Sœur Blanche, tiré du roman ffa-muntcho, de Pierre Loti, avec Paul Cambo, Madeleine Ozeray, Louis Jouvet et Jacques Erwin.(Du 13 au 19 inclusivement).LOEWS: Random Harvest, tiré du roman de James Hilton, avec Greer Garson et Ronald Colman.(Du 12 au 18 inclusdvement).PALACE: Casablanca, film sur un thème d’actualité, et qui se passe à La Médina, le quartier interlope de Casablanca, avec Ingrid Bergman, Humphrey Bogart, Paul Hcnried, Conrad Veidt, Claude Rains et Peter Lorre.(Du 12 au 18 inclusivement).CAPITOL: Life Begins at S.SO, de l’auteur dramatique anglais Em-lyn Williams, avec Monty Wolley et Ida Lupino, et Time to Kill, film policier avec Lloyd Nolan et Doris Merrick.(Du 12 au 18 inclusivement).PRINCESS: Lucky Jordan, d’après une nouvelle de Charles Leonard, avec Alan Ladd et Helen Walker, et My Heart Belongs to Daddy.(Du ,12 au 18 inclusivement).IMPERIAL: The War Against Mrs.Hadley, avec Edward Arnold et Fay Bainter, et Whislling in Dixie, avec Red Skelton.(Du 15 au 18 inclusivement).Théâtre ARCADE: La Tendresse, d’Henry Bataille, avec Marcel Chabrier.Sita Riddez et François Rozet.(Commençant le 12 mars, en soirée, et tous les jours suivants, en matinée et en soirée).MONUMENT NATIONAL: Le troisième front du rire, revue annuelle de Fridolin (Gratien Géli-nas).(Soirée, du 20 février au 31 mars; matinées, dimanche, jeudi et samedi).MONUMENT NATIONAL: LaMa-zot.rka bleue, opérette en 3 actes de Léo Stein et Bêla Jcnbache.musique de Franz Lehar, aux Variétés Lyriques, avec Marthe Lapointe, Lionel Daunais, Olivette Thibault, etc.(1-3-4-6 avril).Concert EGLISE TRINITY MEMOIUAl— Dernier récital de la Société Casa vant.Artiste invitée: Mlle Catharine Crozier, de Rochester, N.-Y.(Euvres de Hach.Ducasse, Vierne et d’auteurs américains contemporains.(Le 18 mars, à 8h.30 p.m.) PLATEAU: La Symphonie féminine.sous la direction d'Etbel Stark.Artiste invitée: Zara Nelsova, violoncelliste.(Le 18 mars).HIS MAJESTY’S: Ballet Théâtre.(25-26,27-28 mars en soirée, 27-28 en matinée).HIS MAJESTY'S: Eleanor Steber, soprano du Metropolitan Opéra, (le 30 mars).BILLETS en VENTE pour ième une h h semaine du 27 au 31 mare AUJOURD’HUI et pour chaque rcprévnta-llon 200 billets à prix ¦ populaires COMMANDES Poü'alf) accom-paçnéek d'un hêque ou d'un mandat remnllei avec soin.[Aujourd’hui et Jusqu’à Jeudi Edw.Arnold • Fay Bainter “The War Against Mrs.Hadley" Autre spectacle : Red Skelton “Whistling in Dixie" Ce soir; “Veillée d'amateurs’1 MPERIAl^^g ^COLMAN GARSON JAMES HILTON'S TSSfer LO£WÏ , A l'affiche - ¦ SS ür-KwTet « JMm.semaine A t'affiche ALAN LADD' Hi* gun't Hill for hlr*.In H1 tudty JSFttn HELEN WALKER pi%!§E A l’affiche ENIS PAUL CAMBO LOUIS JOUVET MADELEINE OZERAY JACQUESERWIN.W T ARCADE MATINEE ET SOIREE MARCEL CHABRiiR SiTA RiDDEZ Ifl TEflDRESSE t tern .WÆrflJ’*, FRANÇOIS ROZET j.-MUiKiKGHEY * V.CT0R PAC! L“liI MITCHELL * iliM CARSAU Emm’MONNET • MARC FOPREZ jun DUCEPPE ' D ' SAiHTPiERRE JAQUE CATELAIN rttmuNONi 43 A Une création qui fera sensation * INK 8F.MAINF COMMENÇANT LF, 19 MARS “Péché de Femme” Trois acte* de Mme YVETTE MERCIER-GOUIN Assister un ea)a de 1* "première" tim-dredl soir 19 ma».Billet* •« rent*.» VOLUME XXXIV — No 60 LE DEVOIR.MONTREAL, LUNDI 15 MARS 1943 Discours prononcé dimanche par le général Giraud Texte officiel New-York, 15 (C.P.) — Voici le lexte du liscours fait hier à Alger, par le général Giraud, tel que sténographié par l'Office américain de l’Information: “Mes chers amis.“Je ne saurais vous dire ma jçie de me trouver aujourd’hui dans un milieu de Français qui sont résolument patriotes, convaincus de la légitimité de notre cause et prêts à tout sacrifier pour la faire aboutir.“L’Alsace et la Lorraine, je sais, viennent d’être incorporées à l’Allemagne — aucune voix en France né s’est élevée pour protester.Ici, nous protestons; le monde entier doit savoir que la France n’accepte pas cette annexion.L’Alsace et la Lorraine redeviendront française dans une France complètement libérée.“Certains ont pu douter, au lendemain de la catastrophe.Vous, vous n’avez jamais transigé, jamais vous n’avez cédé ni aux promesses mensongères ni aux menaces brutales.Pour nous, la France est une et indivisible.Que vous soyez nés ici ou là-bas, que vous ayez vécu à Mulhouse ou à Lionville.ou à Paris ou à Alger, vous êtes Alsaciens, vous êtes Lorraine, mais vous êtes avant tout Français.C’est ce que n’ont pas compris les hôtes d’outre-Hhin.Malgré la défaite, vous, Alsa: ciens et Lorrains, vous êtes parmi nous, croyant à la F'rance éternelle.“Si la France a été défaite dans sa chair, elle ne l’a jamais été dans son esprit.Depuis juin 194b, elle est muette, elle est bâillonnée.J’ai le droit de vous parler du peuple de France.J’ai vécu sa vie: deux ans d’abord, avec les prisonniers, mangeant leur pain, buvant leur eau.Puis, huit mois en zone libre.En but à une surveillance incessante, j’ai vu les fils de France déportés de force j’ai vu la lutte héroïque contre la “relève".J’ai vu les enfants séparés odieusement des parents, la famille française déchi-rée, la jeunesse précocement mûrie par l’épreuve: ce sont là des éléments essentiels de la résistance nationale.Nous leur devons l’appui car ils sont, pour demain, des facteurs vitaux du renouveau de la France.J’ai vu l’héroïsme des otages, fiers de mourir, j’ai vu le stoïcisme des ouvriers sous les bombardements de leurs usines par les avions alliés.L’Allemagne a cru pouvoir briser et avilir la France, mais tandis que soufflait sur le pays un vent d’humiliation et de malheur, dans eha-ue village, dans chaque usine, dans chaque école, une France héroïque se dressait contre l’affront et la servitude.Le peuple de France n’a pas accepté l’armistice.“Il a été aidé, dans son coeur, pendant ees heures tragiques, par l’héroïque résistance du peuple anglais qui demeurait seul contre l’ennemi commun.Les hérexs de la résistance, les fidèles des {nauvais jours, les croyants des heures désespérées, ont donné à la France sa véritable expression.“Ceux qui sont morts dans ces combats terribles; ceux qui souffrent dans ces camps de torture et dans ces prisons, sont l’avant-garde de la nation.“Citoyens et soldats sans uniformes des bataillons de France, soldats de l’armée française qui luttent sur le front de la guerre de la libér .lion, soldats de l’armée dis- 3 soute, se battent d’un meme coeur et meurent pour le même idéal.C’est un spectacle étonnant de voir la F'rance au moment même où nos ennemis voulaient la morceler et la réduire, renaître partout à la fois, sur le sol même de la patrie profanée, aussi bien qu'à l’extérieur.“Demain, dans les rues de nos villages, à côté des monuments des morts au champ d’honneur, on saluera pieusement le monument des franc-tireurs, des saboteurs, des otages, des déportés, de la multitude héroïque tombée pour la cause de la liberté.“Comme I,incoin disait à Gettysburg, te monde prêtera peu d’oreilles à ce que nous disons et l’oubliera vite, mais jamais il ne pourra oublier ce que ceux de là-bas ont fait.“Il n’y a qu’une catastrophe pour les individus comme pour les nations: c'est l’abandon de soi-même.“Cette catastrophe, jamais la France île l’a connue.Le peuple de F’rance demeure lui-même.Jamais il ne s'est abandonné.Toutes les fois que la F'rance a connu l’invasion, quelles que fussent ses dissensions intérieures ou les idéologies en présence, elle s’est retrouvée unie: l’ennemi a été bouté de^ hors.Ce fut Philippe-Auguste à la tête de ses milices; ce fut Jeanne, son oriflamme à la main; ce fut Henr.IV et son panache blanc; ce fut Richelieu; ce furent les volontaires de ‘92, les poilus de 1918.Ce sont les libérateurs de demain.“L’armée française de la victoire, avec ses alliés, se joindra au peuple de France pour libérer la Pairie.L’Angleterre et l’Amérique jettent aujourd’hui toute leur force dans la bataille, tandis que les Russes donnent au monde étonné le plus magnifique exemple de oa-iriotisme.Soyez tranquilles, messieurs, l’armée française elle aussi sait se battre.Vous avez vu ses soldats, aussi bien à Bir-Hacheim qu’à Medjez-el-Bab, Ksalo, Rihlane et à Metlaoui, — 50,000 d’entre eux font face aux Allemand.; en Tunisie, pendant que d’autres Français venant de Libye, du Tchad vont bientôt leur donner la main.Il n’y aura plus qu’une armée française, une marine française contre l’Allemagne, qu’elle vienne d’Algérie, le Libye ou d’ailleurs.Que dans le; événements récents ils aient résisié aux Américains, ou, obéissant à mes ordres, coopéré avec eux, nombreux sont ceux qui attendent des armes.Ces armes arrivent.Nos amis font tout ce qu’ils peuvent pour nous aider.Mais on n’improvise pas en quelques jours l’équipement d’une armée de 300,000 hommes, minutieusement désarmés par les commissions d’armistice et qui aujourd’hui reprennent la lutte conlre les Allemands.“Fabriquer ce matériel n’est rien, quand on dispose de la prodigieuse capacité de fabrication américaine.Le problème est de le répar tir entre les Alliés, car il s’agit d’approvisionner aussi bien la Chine que la Russie, la France que l’Angleterre.Je suis heureux de proclamer qu’à la suite des conversations si cordiales, si réalistes de Casablanca, où j’ai trouvé les partenaires les plrs compréhensifs et les plus loyaux, non seulement le principe de livraison a été ad- mis, mais les réalisations ont déjà commencé, continuant l’aide que non» a donnée mon ami, s’il per met que je l’appelle ainsi, le général Eisenhower.“Ce sera la F'rance tout entié.e qui partagera avec ses alliés la victoire de la cause pour laquelle ell# a tent souffert; la France reprendra ainsi sa place parmi les nations j victorieuses; le peuple de F'rance j deviendra alors maître de ses destinées.Les conditions essentielles I nour la libre expression de sa sou j veraincté seront restaurées eu j France.Le peuple de F'rance for-ruera alors son gouvernement pro-! visoire d’après les lois constitution nelles de la République.“L’expression de la souveraineté du peuple français a ét interrompue par i’occupation allemande, elle ne sera reprise que lorsque la F'rance sera libérée.Je donne au peuple de France l’assurance la plus solennelle que son droit lacrc de déterminer par lui-même le choix de son gouvernement sera entière ment sauvegardé.Je l’assure que les conditions qui lui permettront de faire ce choix dans l'ordre, et ses il-1 ertés rétablies seront assurées.Je l'assure que cette situation sera créée dès que la France sera libérée.Je suis le servit *ur du peuple français, je ne suis pas son chi*f.Tous les Français groupés autour de moi, tous, de moi au dernier soldat de l’armée de la victoire, nous sommes les serviteurs du peuple Je France; nous serons de main les serviteurs du gouvernement qu’il se sera librement donné et auquel nous , ous engageons à j remettre nos pouvoirs.Depuis la date du 22 juin 1940, la j volonté du peuple français a cessé de s’exprimer librement et politiquement.“En occupant les deux tiers de la France et sa capitale, en contrôlant le gouvernement et les services pu-i blics, en dirigeant l’économie, ou-! vertement ou secrètement, en limi-j tant ou en déformant la vie intellec-l tuelle, en agissant sur la vie socia- ! le.en imposant des législations d’ex- j ception intolérables à la conscience • française, le Reich a interdit hu ! peuple français de faire connaître! son opinion.La volonté du peuple, I seule, peut fonder la loi.En de-1 hors d'elle, les textes sont frappés] du vice de nullité.Ou bien ce soixt ! des constructions doctrinales sans: signification collective, ou bien ce] sont des ordres des puissances oc-1 cupantcs sous l’apparence de lois i nationales.“En l’absence du fondement légitime que seul peut donner la volonté du peuple français, la légis-j lation postérieure au 22 juin 1940, ' ou spontanée mais bureaucratique, j ou dictée et étrangère, est dénuée de I valeur légale.Elle ne peut être con- j sidérée que comme nulle, élaborée i et promulguée sans le peuple fran- ] çais ou contre lui.“De cette situation, nous pou- ¦ vons tirer les conséquences et dans] les textes et pour les hommes.Nous I répudions l’arbitraire imposé au ( peuple français.Des ordonnances! déjà sont prises; d’autres suivront; pour rétablir la tradition française.! “Toutefois, la vie a continué de-puis le 22 juin 1940.Il y a des si-! inations transitoires à régler, des] besoins nouveaux qui doivent être satisfaits.Ignorer cet état de fait serait créer dans la France d’outremer un désordre qui s’ajouterait aux difficultés actuelles.Nous allons nous attacher immédiatement à ré-blir cette situation dans l’ordre.Pour cela, nous prendrons les mesures d’adaptation progressives qu’impose J’enchevêtrement de la vie économique.Tous comprendront, en effet, qu'il est impossible de supprimer des lois et des décrets d'un Irait de plume, sans d’abord organiser l’adaptation aux conditions nouvelles.Agir autrement serait aller à l’encontre du bit que nous poursuivons.Dès maintenant, des mesures sont prises.Les assemblées municipales, les conseils généraux vont reprendre leur rôle traditionnel.La loi de discrimination raciale imposée à la Franre par les nazis n’existe plus.Une ordonnance est promulguée déclarant nulle la loi du 2 juin 1941, et les décrets s’y rattachant.La suppression de ces lois ou décrets rétablit la tradition française de liberté humaine et le retour à l’égalité de tous devant la loi.Sans cette égalité, il n’y a pas de liberté française.Cette suppression efface la marque d’avilissement que, dans leur oeuvre de persécution, les nazis ont voulu infliger à la France en l’associant de force à leur perversité.Dans la même volonté d’éliminer ioute discrimination raciale, le décret Crémieqx, qui avait établi, en 1870, une différence entre les indigènes, musulmans et israélites, est abrogé.Que les Musulmans ne prêtent pas l’oreille aux conseils intéressés que ne cesse de leur prodiguer la I propagande germano-italienne.Les Allemands comme les Italiens oui montré trop souvent comment ils savaient traiter les non-aryens poui qu’on ne se laisse pas prendre à leurs discours.Quant aux rapport, entre Musulmans et Israélites, ils doivent être ceux d’hommes appelés à se compléter économiquement: celui-ci travaillant à l’échoppe; celui-là dans le blé, sans que l’un ait le pas sur l’autre, la France assurant a l’un et à l’autre, ta sécurité et la tranquillité.J’ai trop vécu en Afrique du Nord pour ne pas être convaincu que la chose est possible et même facile.Mai confiance dans le bon sens de tous pour qu’elle se réalise.C’est Jans cet esprit et selon ces principes jue nous administrerons les possessions et les intérêts de ta France, dont nous avons la charge.Nous prése’-verons intactes ces territoires où • * F'rance a apporté la civilisation.La France finira la guerre, comme nation victorieuse, prenant sa place aux discussions d’une paix libre, en possession de tous ses territoires d’outre-mer.La France, meurtrie dans sa chair sera redevenue spirituellement il France de toujours, la France de la liberté humaine et de l’idéal généreux.Le peuple de France est, comme ses ancêtres, animé du souffle de la liberté.A la paix, commencement d’une ère nouvelle pour le monde, elle apportera son idéal inspiré des principes fondamentaux qui unissent, depuis leur origine même, les démocraties américaines et françaises.Elle apportera le fruit de ses réflexions faites dans la souffrance pour aider enfin à bâtir une meilleure Europe, une Europe de paix.J’ai confiance que cette contribution vitale viendra de France.Qu’elle viendra des Français unis et libres, des prisonniers.mes compagnons auxquels je uensc sans cesse.“Dont l'âme, ainsi que me le d:-sait en captivité, un petit gars du nord, est mieux trempée que tes armes”.Français, mes frères, je souhaite de tout mon cœur l’union de nous tous; cette union peut être effective généreuse.Elle rassemblera non seulement les Français de F’rance.courbés sous le joug ennemi, mais les Français qui, comme nous, se trouvent hors de France.Cette union est indispensable C’est une question de vie ou de moi*, pour notre pays.La désunion est U* signe de in défaite, Tuition lu :aa ' que de la victoire.Je suis prêt pour ma part, à coopérer avec mus ceux qui, acceptant les principes traditionnels et fondamentaux tout j’ai parlé plus liant, se joignent aux engagements solennels que te prends vis-à-vis du peuple de France, participent à la lutte contre l’ennemi.Et mainteiian*., pour terminer, mes chefs amis, permeitez-moi de demander au Seigneur nue la vi -toile soit prochaine.Qu’Il empêche le retour des horreurs que nous avons vécues, que nous vivons en tore et qu'il donne aux hommes le bonne volonté le moyen de vivre en se tolérant, en se comprenant, en s’aidant; je n'ose pas dire en s'aimant, N’est-ce pas, cependant, l'ordre qui nous est tombé du Ciel vt que nous avons si souvent méconnu?Tâchons, après cette tragique épreuve, de moins l'oublier et Je mieux l'appliquer.Cela n’exclut pas l’énergie, croyez-en l’évadé de Kœnigstein ! Aux Indes Lahore, In Je.15 51,128; les frais d'exploitation i ont enregistré une hausse de $302,-1118 au chiffre de $1,432,810 et la provision pour la dépréciation a été de $31 1,877 contre $242,741 en 1941.M.T.F.Ahearn.président, mentionne dans le rapport que le montant des impôts a presque doublé, soit $024,880 à comparer à $321,-737 en 1941.Poursuite centre l'hôpital Saint-Luc rejetée M.le juge Bertrand, de la Cour supérieure, a rejeté vendredi une poursuite de Mme veuve Joseph-Adélard Joncas (Juliette Roy), intentée contre l’hôpital Saint-Luc, pour la mort de son mari, tombé dans un puits d’ascenseur à cette institution le 12 mai 1911.La de-i manderesse réclamait $10,500 pour! elle-même et $10,000 pour ses enfants mineurs.Le juge déclare dans son jugement: ‘¦Remarquons que la victime Joncas avait sept éléments pour l’avertir de se garer; a) la similitude des portes donnant sur les ascenseurs; b) le cadran au-dessus des portes, indiquant l'étage où se trouve stationné l’ascenseur, et qui était en place, le jour de la chute de Joncas, comme la preuve le révèle; c) les boulons-avertisseurs, permettant aux visiteurs de signaler, placés juste à côté de l’endroit où Joncas travaillait à ouvrir les portes, avant de tomber; d) la difficulté marquée de] i la victime à manoeuvrer les ports, j en l’absence d'aucune poignée ou j prise, comme elles en auraient été pourvues, si elles avaient donné sur un passage ou dans un escalier; e) l’avertissement des trois dames qui attendant elles-mêmes pour descendre qu’elles avaient signalé un ascenseur qui s’en venait; f) le fait1, que, dans sa difficulté à s’introduire dans l’ouverture qu’il a réussi à pratiquer avec effort, Joncas soit passé de biais, c’est-à-dire une épaule en premier lieu; g) enfin, la constatation évidente que Joncas ne savait pas du tout où il allait, puisqu’il est entré dans le noir, dans le nuits d’ascenseur destiné aux infirmières et au transport des malades exclusivement (.,,) “Considérant qu’il importe d’écarter Télément de responsabi-l té tiré du fait de la chose, parce que la preuve établit sans contredit que ce ne sont pas l’ascenseur no 5, ni les portes qui en ferment l'accès au cinquième plancher qui ont causé le préjudice par eux-mêmes, mais la façon dont la victime les aurait mis en oeuvre, suivant les distinctions de la jurisprudence commentée en détail aux notes qui aecomn tgnent le présent jugement el qu'en conséquence il y a lieu d’écarler l’application de l’article 1054 du code civil.“Considérant que l’ensemble des circonstances établies ne contient pas la prétention que Joncas serait tombé accidentellement dans ce puits d’ascenseur, en pleine obscurité.parce qu’il l’aurait confondu avec un escalier; considérant qu’en conséquence la demanderesse n’a pas établi les allégations fondamental de sa poursuite, et qu’elle doit succomber; par ces motifs, la Cour déboute la demanderesse des fins de son action, avec dépens”.A Munich Londres, 15 (C.P.).— On a appris hier soir de source autorisée que la Maison Brune, le quartier général du parti nazi à Munich, a été fortement endommagée au cours de l’attaque de la Hoyal Air Force dans la nuit de mardi à mercredi.Des photographies aériennes établiraient ces dommages.On dit également que nlurteurs établissements industriels importants ont été démo-lis._ En Haute-Savoie Hernc, 15 (A.P.).— On rapporte que le gouvernement de Vichv a envoyé dernièrement 800 policier-, dans des chnrx blindés, vers la région de la Hnute-Snvoie, pour essayer d'en finir avec le grand nombre de jeunes Français qui préfèrent se battre que d’aller travailler dans les usines allemandes en portant ! uniforme nazi.La résistance croit à mesure que de nouveaux venus, âgés surtout de 20 à 23 ans, se joignent aux nombreux officiers qui secondent le mouvement des Français-Combattants sous les ordres du général de Gaulle.Un grand malaise semble régner partout en France depuis que le gouvernement de Pierre Laval essaie do trouver 250,000 ouvriers pour les envoyer travailler en Allemagne.Rares sont les Français qui désirent co travail forcé; la plupart.par leur refus, sont considérés comme des hors-Ia-lni et alors sont prêts à tout oser plutôt que de se rendre.On a déjà vu un couple de gloutons venir à bout d’un ours de 500 livres.Shcwic m tjdu dec (fatada! iMMI V\A\\\ Vf/.?*** — Quand vous axerez le montant de votre offrande à la Croix-Rouge, songez îf au bien-être et aux douceurs qu'elle apportera à nos prisonniers de guerre Müiy qui en ont un si pressant besoin.Faites votre part pour rendre moins pénible leur lôngue captivité! Publié en faveur de la Croix-Rouge par iMsas CANADIAN INDUSTRIES LIMITED 1 /.- v 1 ' .* ¦ , SIEGiE SOCIAL: C -1 -1 • HOUSE, MONTREAL FORTIFIER LA NATION Voilà l'un Aai Muti ypAincipaux Aa la Goavc-Rowfe.f "So#*-*-;*:- m guerre actuelle a révélé à beaucoup de gens cette vérité pourtant évidente: un peuple débile ne peut être énergique.La Croix-Rouge canadienne le sait.Aussi, malgré' l'indifférence d’un trop grand nombre, a-t-dle créé dans notre province de belles oeuvres d’hygiène sociale ou individuelle: cliniques volantes médico-dentaires dans l'Abitibi et le Témisca-miagtie /'abandonnées cette année, faute de médecins et de gardes-malades }; cliniques aux iles de la Madeleine et en Gaspésie; cours gratuits de soins à domicile; visites aux ménagères pour mouvoir l’économie domestique; service rde lour erode l’alimentation; enrôlement de gardes-malades pour les cas d’urgence; postes routiers de premiers soins, etc.Notre propre intérêt nous commande de seconder par tous les moyens la Croix-Rouge, société qui vise à la régénération physique de notre peuple.Si nous savons collaborer avec elle, profiter de son expérience, nous justifierons cette devise tant proclamée mais si peu pratiquée; Mens sana in corport sano.Pour être ferme, la volonté doit s’appuyer sur un physique solide.Il faut $10,000,000 immédiatement! 770, rue St-Anloine, Monlréol, Plateau 8931 LA CROIX-ROUGE CANADIENNE DONNEZ^ J!'/u4Matuïé dûccjjte cuijaciAiâ'luU plui jam&ti 10 LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 15 MARS 1943 VOLUME XXXIV — No « Bourse d e M o n t r é a 1 £^gpubk"b«n* *“cR U ^ tv» (] StWxcgan.MonuéaJ Sommaire de U semaine dernière 7 A*new-Surp ISO Alsoma Steel 665 Asbestos 25 Ass Brew 290 Aluminium .525 Bathurst A 10» Bell Telephone 147 1510 Brasilian K» B C Power A 200 Do B 1062 Bids Products OUI kiaiit Ué! On» ¦ant 13(4 200 Gypaum 5% J J» a*.é% SA 9% 365 Ham.Bridge .5% 5% 23*4 23% 23% 23% 1467 Hudson Bay 13% 13% 15(4 466 Howard Smith 13% 13(4 11» 121 119 121 3475 lmp.OU 13% 13(4 14 14 13% 14 2940 lmp.Tobacco 10% 10(4 147 J 75 Induat Accept 14 14 18'» 15% 18 896 Int.Nickel .38% 38% 25% 839 Int Pete .17% 18 3% 35 Int Power 9 14% 13 «if 1 100 Lake of Wood» 22% 54ti 54s 12** 13 13>i tou 13»4 37', 17\ 3^1 12Ti 13 H COMMERCE ET FINANCE loîî | Les nouvelles i3*.i en raccourci 37*.18 280 Can Cement .4% 4% 4% 4% I 100 Do nrlv 124 131 Do prtv 84 ! 350 Lang Si Son» 14% 14 335 C Nor Pow 6% 8% ! 1257 Maaaey-Bar 6 6 % « «% 1487 C Steamship 11 11 10% 10% 1 295 McColl-Front 7 7 8% 6% 552 Do prlv 35% 35 35 i 180 Mont Tram 32 105 Can Bronte 331 x , 691 Nat Brew 26% 27% 26% 27% 1230 Gan Car 8% 8% 8% 8% 75 Do prlv 37% 38 37'V 38 690 Do prlv 28% 28 28% j 265 Nat Steel Car 47% 47' -, 45% 45% 441 Can Cetenese 32 33 31% 31% ! 830 Noranda 43% 43% 42% 43% 45 Do prlv .136 136 134 134 1 177 Oallvie 25 ,, 25 Do droits 22 22 | 160 Do prtv 180 1540 Cn Converters 24 28% 23 27 82 Penman* 48 10 Can Cottons .103% 103% 735 Power Corp .8% 8% 8 8% set C Foreign inv 27 28% TT 4k • 28% 360 Price .11% 11% 10 10% 455 C Ind Alcoh A *«% 4* j 4% 4% ' 183 Quebec Power 15 2325 Do B 4 95 Rolland Paper S'- 25 Cn Locomotive 13 il Saguenay P pr 106% 1471 Can Pao Ry .9% 9% 8% 8S 1010 St law Corp 2% 3% 2 2 55 Ooekahutt P! 10 733 St Law Pa pr 37 350 Con Smelting 43 43 41% 41% 951 Shawlulgan 17% 17% 16% 16% 400 Dtst Seagr 27 >, 27% 27 27% 11 Sh Williams 113% 336 Dom Bridge 26% 26% 26% 26% 200 So Can Pow 11 to-.1575 D Coal pr .12% 13% 12% 12% 106 Steel of Can 65 64% 25 D Glass pr 154 154 155 Do prlv 72 ! 1693 D Stee: * C B 9 9% 8% 9 240 United Steel 4% 4% .1 3940 Dom Tar 6% 7% 8% 7% 625 Winn Elect A 3 3% 3 3% j jo Dom Textile 77 387 Do B 3 375 Drvden 6% «% 6% «% 175 Do prtv 57 38 34 38 210 Eastern Dairlea 125 125 Banques 370 Foundation Co 14% 15% 14% 15% Canadienne 128 444 Gatineau 8'- Montreal 154 3065 G Stee’ W 8% 9 8% 8% Nouv-Ecosae 251 154 Do priv 100 Royale 137 138 137 138 ! Amolgomoted Elecfric Corp Lp rapport annuel d’Amalgania-ted Electric Corporation montre un revenu d’exploitation de $559,352 contre $412.108 en 1941.Quant aux profits nets, ils furent de $108,249, contre $105,529 l'année précédente, soit donc l'équivalent de $1.28 par action commune, contre $1.25 précédemment.l,e surplus à la fin de l'année est de $240.539, en regard de $178,436 à la fin de 1941.Toronto.—- Corrugate,.Paper | ix Limited a eu un profit net de j $105,454 durant l'exercice fiscal termine le 31 décembre 1942, contre $102.947 en 1941, soit donc l’équi-! valent de $1.29 par action commune 1 contre $1.24.Ce fonds de roulement était de $566,453, en regard de ! $471.240 en 1941.La Corporation de Téléphone et de Pouvoir de Québec Nominations à la Banque de Montréal Le Curb de Montréal _ Tittea lirrre Item Hue* Offre Dem 452 Ablt P * P 80 55 75 55 410 Mitehei: & CO 13 («% 18 3095 Do 6% pr 6% 130 Moore Corp 48 46% 48 46 50 Do.7% prlv 17 25 Paton Mfg Co 48 50 Alum 6% pr 118% 12 Pow corp 1 pr 91% Pi 368 Beauh LHP 9\ 9\ SO Do I* pr 40 30 Brew ét D 5% 5% S', 5% 415 Rei Grain .20 20% 20 6465 Brit, A Oil Co 19% 19*4 19 19 DO Do prtv 92 76 B C Packer» 17% 15 20 Do prtv 92 427 C & D Sug 19% 19 5 Bar Bridge ft 3 17 C W C pr 106% 107% 35 Sth C P pr 103 102% 1710 Can Brew Ltd 2 180 210 Thrift Sto pr 17% 50% 780 Do prlv 324 32% 31% 31% 128 Walk G & W 49'-» 49% 5 C Dr & Dock 16% 435 Do prlv .19% 19% 19% 19% 70 C ludust B 167 160 167 Mine* 11% 30 Do prlv 164 4125 Alder Copper 12 200 C Int Inv Tr 40 2000 Beaufor Gold 4 225 Can Marconi 125 135 500 Bldgood K O 16 3% 25 C P P Inv V T 55 55 50 50 2000 Bouscad O 2 2% 1 387 C Vickers 4% 4% 4% 4% 1100 Bra!orne Min 885 435 Do prtv 42 42% 39% 40% 100 C Maiartlc 45 10 Catelll F P pr 12% 900 Can Maiartlc 3 4 3 400 Claude Neon 9 20 Dome Mine» 21% 950 C Alcohol» 2% 2% 2% 2% 100 Eldorado G 85 425 C Dlv Sec A 15 , .10 Fair Nickel 340 3948 Con» Pa Corp 3% 3% 800 Francoeur O 26 26 24 26 75 D Eng Wk* 23% 5000 Grab-Bous O 2 350 D Oil & Lnol 26% 27 264 500 Kerr Addison 605 30 Dom Square .160 100 Lage Shore M 14 25 n Wool pr 11% 1100 Mai O’fid* 175 175 168 188 281 Donnac Pa 1% 27% 4% 4% 500 Madsen R Lk 115 310 Con* Ola*» 27 27 27% 20 McIntyre Pore 51 250 East Dalr pr .23% 24 23% 500 McKenzie R L 91 91 88 89 10 Falrch Aire 3 1500 Normetal M 86 75 Finny Farmer 21% 300 O'Brien G «5 175 Fleet Alrcr 4% 4% 4 4 4000 Ont.Nickel 9 8% 829 Ford MCA 21% 22% 21% 22% 1000 Pandora Cad 3*4 3 Foreign P Sec 15 300 Pato C G Dr 230 165 Fra.sec* C Ltd 15 1500 Perron O M 91 90 3965 Do V T 15 200 Pioneer G 162 15 Halifax Ina 13% 1500 Red Crest Old 2 1 1% 1% 40 Hlllcrest Coil 13% 275 Sherr-Gord 85 88 85 88 149 Int Paint* A 3% 2% 600 Slscoe G M 41 42 41 42 470 Int Util A 3% 5% 3% 5% 2600 Sullivan Cons 75 72 890 Do B 30 30 20 20 550 T-Hughe* 325 226 320 20 lAke St John 11 95 Wright-H 325 315 450 MacLaren P P 17% 17% 17% nil Huiles 325 Maple Leal M 6 6% 200 Anglo-dan O «0 7ft Do nrlv 12% 220 Calg <& Edm 143 970 Massey H pr .15% 16% 15% 18% SCO Home Oil Go 335 335 325 20 Melch D pr 6 95 Royauté O Oo 24 V, M, A J.DUPERROV, gérant-général adjoint de la Montreal Tramways, qui répondra au questionnaire préparé par les membres de la Chambre de Commerce des jeunes au dîner-forum du 16 mars, au Cercle Universitaire.Canadian industries Limited Mise ou point La Chambre de commerce des jeunes du district de Montréal nous ; prie de rappeler au public son indépendance totale vis-à-vis des par-tis politiques.Elle désire que cha-j cun ait la conviction qu'officielle-; ment ou non elle n'approuve ou ne condamne aucune des doctrines énoncées par les différents partis.L'expansion continue des activi tés de la Canadian Industries Li Rochot de 5te-Anne-de- mifed en 1942 s'est trouvée affectée Chicoutimi I Par deux causes: d'abord par la i mobilisation antécédente et pres-Québec (Spécial au Devoir).—' que entière de sa puissance de pro-Le village de Sainte-Anne de Chi-î d , coutimi, dans le comté de Chieou- sement marque dans l augmenta-timi, remboursera le 1er mai pro-< l*on d*1 la production industrielle chain $1.300 d'obligations et la e!1 général au cours de l'année Commission scolaire de la même j c?mn,e resu,tat' ^ vente5 en 19i2 j Rimouski (Spécial au Devoir) — Le revenu brut de "La Corpora-j tion de Téléphone et de Pouvoir dei Québec”, qui était de $231,003 en I 1941, a augmenté à 9262.9S7 en! 1942, soit une augmentation dei 13.8%.Le revenu brui en 1941 avail! déjà accusé une augmentation de $20,799 sur la période antérieure.Le revenu net, après déduction des frais financiers et dépréciation, fut de $39,892 en 1942 comparativement à $21,719 à l’année précédente.A la fin de la période, les installations de postes raccordés aux réseaux des subsidiaires étaient de 4*810.soil une augmentation neHej ^ _ .eyiiLIAMS M L W TOWNSEND de 0.6% sur 1941.Le gain net Ici R' '• W,l-LIAMS L-w- townseno 1941 avail été de 10.4% sur l’année* I*» Banque de Montreal annonce que MM.R,-|.Williams et L-W.Town* précédente.Au cours de 1942, la j *vn% 1856 «N Juin 1st 1844 .160H 1*14» MoSt Power 3U% 1963 mal 1er 1946 .9014 100(4 — - r -* * 1983 ¦(4% 1er mal 1948 .994, 100(4 «14% ter Juin 1943 .*H% not.15, 1944 - oet 1.1942 .•4* lutn 1er 1950-55 .«% Juin 1er W3-58 .• ü% Juin 1er 1948-4» .IU% nov 1948-51 .1(4'7, Juin.1er 1956-S6 .• H% OC* 15 1944-49 .• H oct 15.1943-45 .4% oct.*3 1947-52 .4'^ oct.13.1944 .4(4% fév 1er 1946 .*'4% 1er nov 1947-57 .4(4% 1er nov 1947-57 IV.% 1er nov 1948-53 .«V.% 1er nov 1849-59 % 6% oct.15 1943 .•9(4 100(4 90(4 100% 103(4 106(4 101% 10244 101 103 105 )C« 107% 108(4 106% 107% mu io*(» 108% 109% 109% 110(4 102*, — Tiroge au sort d'obligations Québec (Spécial au Devoir) — Des premiers tirages au sort pour 192> im ’ *c remhoursement de la dette obi’-101 '* inîr ! gataire ont été faits, k semaine der-îdont pnw»-•••••• IWX4 103%inière, par trois commissions sco- Mnnt Tramway»1^851.loui* Îm?4 'Iaires dont •« finances avaient été «çnt.Tram way, 1955 "" réorganisées sous les auspices de la Commission municipale de Québec.Ces corporations sont: Montauban-les-Mines.dans le comté de Port-neuf, S.-Honoré et S.-Jean L’Evangéliste (canton Bégin), dans le comté de Chicoutimi.Les tirages furent effectués aux bureaux de la Commission munici- 2?,» b * R 6%’ 1*48 .Ntld L.81 P.1956 .Nflc L.and P.5% 1956 .¦3.L.and P.4% 1957 p i% 1937 OttSWs T.P 4% 19«4 .imu 101(4 I ?ttawa V P 5% 1959 .im» IMS PoVr*r CorP < U % 1959 .105% 104(i «b IMS ,M ,c* SS.f^wrr'iTtsJ^ *7 89 191% IM 101 1W(4 .101 103 — .••.aïnou T *0 iVQJ.Bhawtnlgan 4%% 1957 Shawlnlgan 4(4% 1970 Shawlnîgan 4% i960 St M Power 5% 1956 FINANCE DE GUERRE : 3% 15 tuln 1950-51 .101% 102% 8% 1er oct.1940-52 .100-% 101% 3%% 12 février 1945-52 8 mar 1er 52-54 3 nov.1er 1953-56 .103% 104% 99% 100% 99% 100% AVEC LA GARANTIE DE L’ETAT : C N B.«% 1943 .100 — C.N.B.2%% 1944 .100% 101% INDUSTRIELS ; Do 6, 5% 1955 Alb Pac.O 6% 1946 Atgom» Steel 5% 1948 Atlantic Sugar Hr,, lost Eywater 5% 1968 CNB 3(4% 1946 *00% 101% Brand Henrt sc-iim*.“% .C.N.B 3% 19-r» 101% 10214 ! 8*5 Pulpe% 8lMOÎMï .J,.C.N.B.3"- 1945-50 .100% 101% Bmwa 5%% 1946 gH «4% C.NR.3% 1948-52 .101% CNR 3% 1946-53 .99(4 100(4 CNB 3% 1954-48 .88% *9% CNR 4%% 1951 120% CNR 4% % 1955 .122% 1Ï5 C.NR 4%% 1957 .123 117 CNR M 1954 CNH 5% 1954 .CNR 5% 1942-69 .CNWISS 5% 1955 .DTP 3r7, 1962 Mont Harbour 5% 1949-69 PROVINCIALES : 118 117% 118% 124 124 104% — 124 — Burns * Co 5% 1958 .Canada Cernent 4%% 1951 Cacad» Cernent 4(4% 1951 .f and P In» 6% 1958 .C Int.Pap 6% 1949 can Locomotive 6% 1953 Can Vickers SM,^ 1947 1935 Alberta, 4% 1954 Alberta 4%% 1956 .B C 4(4% 1953 E C.5*4% 1945 tanltoba 4(4% 1956 .anltoba 6% 1947 .107 * B 3% 1951 .95 R 8 4%% 1961 110 Il -E 3% 1950 98 Il E 4(4% I960 .115 100 99 107 100 87 73% 78 74% 71% 114 - 103(4 106 104 107 Ont.H 3%% 1950-58 Ontario 3% 1947-50 .Ontario 4(4% 1949 .Ont.3% % 1949-51 Pro?de Québec 3% 1951 Prov de Qué 3(4% 1949 Pro» de Qué 3% % 1951-53 Pro» de Qué 4U% 1945-SO I flu P -Edouard 3% 1945 Saskatchewan 5% 1938 MUNICIPALES 1 110 87 111(4 100 102 101 10» 101 99 99% 101% 99 101 113 98% 101 92% 95% Dom Steel & C.6%« Dom Tar 4(4% 1951 Dom W & W 6% 1953 Donnacona Paper 4%% 1958 Drvden P 5% 1949 Eastern Dailies 1949 ramou: Players 4(4% 1931 Ped Drain se.194g.Prsaer 6% 1950 O Steel Wares 4'4% 1931» G L.Paper 3% 1955 Ournev Foundry 5%% 1949 Oy L & A.5(4% 194* Ind.Accept.4% 1952 .gj Int C Bks 3%% 1948 .101 Int Paper 6% 1955 .ns 1N% 101 103(4, 94 97 103 103 104 105 - 106% 111% ns4 .- mii ii3% 104 106 .M'i 101 86 U% 63 .100% io*(4 95 .105% .103 156 .101% , , 93% .3 83% 84% 79% J8* 77% .101 104 102% 105% .64% « a 103 105 97 100 .98 101 6J% 98 100 .101% 104 102 106% 98% 101 .78% 79 103 83 88 .101 10» lions désignées par le sort seront remboursées le ter mai prochain.La commission scolaire de Mont-auban-les-Mines avait converti sa dette obligataire en 1942, en vertu du chapitre 208 des Statuts Refondus de la province de Québec.La Marché des oeufs et de la volaille corporation va racheter $600 d’e- re, de même que les industries es-bligations, ce qui réduira sa dette j sentielles.eussent absorbé la ma-à $10,900.Les numéros désignés ; jeune partie de la production, par le sort sont les suivants: 6 xj Le rapport souligne que ‘‘même $100, Nos.17, 36, 42, 56, 79 et 84.| Hj l’état de guerre oblige à donner de la compagnie qui leur est trans- • ® d®,!® Corporation^ les^ .jus mis aujourd’hui même.''¦'* ‘ '.*- 1 En dé.pit de taxes plus élevées imposées en 1942, la réserve pour impôt sur le.revenu et excédents de profits fut un peu moindre que l’année précédente à cause du re- j venu également moindre.Un montant de $60,700 représentant 2% du montant total des taxes duevs est remboursable après la guerre et, de ce fait, n’a pas été déduit du revenu de 1942.Ce revenu équivaut à $6.12 par action ordinaire, à comparer à $7.22 l’année précédente, à $7.27 en 1940 et a $8.52 en 1939.On a maintenu sur les actions privilégiées les dividendes trimestriels représentant $7 l'action.Pour la troisième année consécutive on a réduit les dividendes sur les actions ordinaires.Ils ont été de $5.75 par action au lieu de $6.25 l'année précédente, de $7 en 1940 et de $7.50 en 1939.Le revenu tiré des placements a diminué de 13% en bas de la moyenne de 1941.On attribue cette diminution principalement à la General Motors Corporation qui, en fonds américains, a déclaré un dividende de $2 paoaction en 19*2, à comparer à $3.25 l’année précédente.La Defence Industries Limited, compagnie de guerre, la pro- - Limited, a rapporte des proms , CaUl!?or)e c 30.33 ^ non en car.plus considérables mais, les Uivi- tons d’une douzaine obtiennent deux cents dendes déclarés par d’autres com- moins, pagnies subsidiaires en 1942 furent tn général moindres que l’année précédente, bien que la production totale ait augmenté et que la guer HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Nous Invitons les Communautés Religieuses à se orévalolr de uos services particuliers 441 St-François-Xsvier - Montréal Tél.MArqnett* Z3SS-2JA4 AVOCATS Le marché de* oeufs s affiché un ton très ferme au début de la semaine alors que les arrivage.» étalent extrêmement faibles du fait que les chemins étalent bloqués A la suite des dernières tempêtes, et les prix des catégories supérieures ont enregistré une hausse de un demi à un cent comparativement aux cours de fermeture de la dernière semaine Vu la rareté des recettes.II s’est fait des transactions entre grossiste* à même les arrivages de la semaine précédente, A présent que le temps est plue doux et que l’état des routes est plus normal les envols sont Plus abondant* et suffisent A faire face aux besoins.Il y a très peu d’oeufs de la catégorie A Poulettes, de même que des catégories B et C, tandis que ceux de la catégorie A moyens sont rapidement absorbés pour remplir les contrats militaires.Aujourd’hui le marché semble s’être stabilisé et les achats se font avec prudence vu que les commerçants s'attendent A ce que les expéditions se fassent plus nombreuses.On cote les expéditions triées sur place ce matin aux cour» suivants: Catégorie A Gros 37.Moyens 35.Poulettes 30-31, Catégorie B 31, Catégorie C 25%.Tes prix de gros aux détaillants sont les Anato!» Vanler CJt Guy Vanler, C R VANIER & VANIER AVOCATS IT en est.rue Salnt-3acques Tél H At bear 8841 COMPTABLES Chartié, Samson Cr Cie Comptable» agréé* Chartered Accountants Maurice Chartré C.A Maurlcw Samson.CJV Jacques LaRue.CA A.-E Beauvais.C.A J.-Paul Gauthier CJl ~ “ Léon Côté.C.A P.-Emile Brunet CJ( Lionel Boussln, C.A G.Frank Laffertv.cjt Albert Garneau.C.A Jean Lacroix.C.A Percy Auger.C.A E.Harry Kclght.C.A, Gérard Marceau,C.A.Luclen-p Bélalr.Oj».Jacques Angers.C.A.Dollard Huot.C.A.Ravm Fortier C.A Guy Bernard.O.A.H Bourgouln.CA.Montréal Qaébec Ronyn YVES PELLETIER AVOCAT Bmimu: 60 S»-|acques O., LA.7209 Soir: 3875 Wellington, VerJun WE.2214 P.-A.CACNON & CIE P.-A Gagnon, C_A • René Gagnon, CA Comptables Mhéês Chartered Accountants IMMEUBLE DES TRAMWAY» 1S9 OUEST, RUE CRAIG Tél.HArb.5990 BREVETS D'INVENTIONS _ ecr/rez _ Albert fourrier rpROcmu/>j,MEtrers% » j1 i relevé hebdomadaire de Nesbitt, 88 — : Thomson & Company, Limited.Les 10s 7**% j fonda d’Etat canadiens et les émis- ™ ! sions des chemins de fer nationaux ! ont été fermes H 99% 102% 99 102 107 110 88% 101 98 100(4 98 100 CMgsry 4(4% 1962 .Edmonton 4%% 1967 .¦sllfiu 4%% 1952 .Montréal.4%% 1954 .Montréal 4%% 1954 .MC8 4% 1943 Mont Métal 4%% 1962 .99% 101% Mont.Met 4> 1947 .«8 101 auébéc 4(4% 1950 .102 104% eglna 5"* 1945 .95 99 •alnt-Jesn 4(4% 19T1 .103% IO6V4 Trots-Rivières 4%% 1936 .98% 101 Torom 4% point et des U.» | ternational Hydro 6 p.c.qui ont rdu 1 point.La plupart des valeurs industrU Î4 5Ï| elles ont été stables.Les Moirs Lî-mited 6 p.c.ont été en vedette avec j un gain de 2 points, les Industrial | Acceptance 4% ont grimpé de 1V4 point.Les autres titres de ce groupe ont enregistré des gains fra.-tionnaires.Les Western Grain 6fc i ont été les seul» titres faibles du groupe, glissant de 2 points.Les valeurs des papeteries oui pris une tendance mixte.Les Don* naçona tV’è ont monté de 2 points, les Minnesota and Ontario 5rè ont avancé de 64 de point et les B:own Company 5c/« ont baissé d’un point-Les Consolidated Paper 5liro om reculé de ’j point, le» Lake St John 5rc et les Mersey Paper 6U ont cédé un point.Les autres va leurs de ce groupe sont demeuré.'» à peu près inebaugeest 44 DU NOUVEAU Atsorlimeil complet Underwood Remington.Royal Portatif et Stand ard Machines « Additionner.Calculateur» Protecteurs de Chèques Pupitres, etc.etc Canodo Dactylographe Enr.Nouvelle «dieu# : 44 St-|«eques O.HSrbour 8961 R.-T Armand, prop DACTYLOGRAPHE Royal — Remington — Underwood — U C.Smith — Corona Silencieux, régulier et portatif Protecteur* de chèques.diwiUcateurs, calculateur» et machine» a additionner Vente.service, échange N.MARTINEAU & FILS IOIS rue BLEÜRV BE.MIS Entre le* rue, vitré «t Ugauchetlère MEUBLES Acheter chet Marcotte, C’est être dans la note Ou meuble en général.C’est l’endroit Idéal Av E.Marcotte 3906, ONTARIO EST »fè« Orléans CH.9628 Anderson & Valiquette Comptables-Vérificateurs J.-Charles Anderson.L.I.C.Jean Valh-uette.C.A.L.J.O.Roméo Carie.L.S.C.- CA.A Dagenals L.S.C» CA.D Clalroux.C.A 84 Notre-Damo ouest - PL.V709 CARON & CARON Comptables Agréés — Chartered Accountants Edmond Caron.BA.LB.C.OA Henri Caron.B A.L.L.L.LSC.CA 59.me Bt-Jaeques HArbonr 3935 MONTREAL 159.rue Alexandre.TROIS-RIVIERES REMBOURREURS-MATELASSIERS ENCADREURS Wisintaincr & Fil* «8 JOILEVARD 8T-LAURENT LES ENCADREUR MANUFACTURIERS Mouiurrs — Cadres — Miroirs Réparation, de radres et miroirs LAne 22S*_____________ LAITERIE CK.59S8-25U HOU.LAITERIE ROSEMONT Laiteria ean«d»e«"9-ti«"t*'»9 B PATSKA’JOfc.peoPU*ladre.REMBOURREURS-MATELASSIERS BOYER Limitée Spécialité» meubles et matelas sur commanda ainsi ou» réparations R»Umé» gratuite sur demanda 3886 Henri-Iwlisis .T40.PL.1112 REPARATIONS ELECTRIQUES Réparations électriques Service, vente e» réparations de moteurs.générateurs, transformateurs, radios.4350.PAPINEAU 4M 2141 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Accident Brii do glace Retponeabllité ce».Une police d'assurance placée par moi est une protection abaotae LA VIE SPORTIVE En annulant samedi avec Chicago le Canadien a perdu une belle chance Le Tricolore pouvait passer en avant d«s Eperviers pour la quatrième position, mais la faiblesse de notre défense et une bévue du gérant Irvin ont joué un vilain tour au Tricolore —Cordon Drillon a compté trois points pendant que Buddy O'Connor a obtenu quatre assistances — La dernière joute de la saison jeudi soir prochain, au Forum Les joueurs du Canadien ont en quelque sorte désappointé leurs nombreux partisans samedi soir lorsqu’ils durent se contenter d’un résultat nul de 6 à 6 avec le Chicago après avoir eu un avantage de t points à la fin de la première période et en ne pouvant conserver son avance le Bleu Blanc Rojge a perdu une belle chance de s’assurer la quatrième position de la Ligue Nationale et le droit de participer aux séries éliminatoires.Le Tricolore n’est pas hors de la course mais ses chances sont grandement diminuées et l’équipe locale devra vaincre les Rangers jeudi soir prochain lorsque ces deux équipes en viendront aux prises au Foru.n dans la dernière joute régulière des séries du circuit Calder.Nous avons maintes et maintes fois fait remarquer que la meilleure défense du Canadien est son offensive et une fois de plus samedi soir nous avons pu constater que le Bleu Blanc Rouge est plus redoutable lorsqu'il est en arrière car c’est alors que nos hommes, au lieu de pécher par excès de confiance, se lancent résolument dans la mêlée' et font des prouesses dignes de mention.Samedi la victoire semblait êtrei chose assurée pour ie Canadien à la fin de la première manche mais U nonchalance de nos joueurs de défense, particulièrement Portland et Lamoureux, a joué un bien vilain tour car les Eperviers ont profité de la faiblesse des deux joueurs précités pour forcer l’attaque et assiéger les filets défendus par Paul Bi-beault pour prendre notre cerbère en défaut en trois occasions pendant que Bert Gardiner repoussait tous les assauts du Tricolore, Alors qu’ils étaient sur un pied d égalité avec les visiteurs, les hommes de Dick Irvin se mirent résolument à l’oeuvre, mais ils ne purent obtenir autre résultat que celui d’un verdict nul, qui laissait le Chicago deux points en avant du Bleu Blanc Bouge pour le classement des équipes.Gordon Drillon fut sans contredit l’étoile du Canadien.L’ancien joueur des Leafs a compté trois points au cours de l’engagement, dont deux à la première période et un autre è l’engagement final, ce dernier point évitait l’échec de notre équipe.Benoit, Blake et Lach enregistrèrent les autres buts du Canadien, tandis que Buddy O’Connor faisait sa large part en obtenant quatre assistances.Le pilote Irvin a mérité bien des critiques au cours de la saison de la part des rédacteurs sportifs et des partisans de notre club, et sa- medi soir, les spectateurs ont été à même de constater que le gérant du Tricolore est sujet à commettre des bévues.Au cours de la deuxième période, il a préféré laisser la grosse ligne du Canadien réchauffer le banc des joueurs plutôt que de les tenir en action et l’apparition de ce trio sur la glace au cours de cette période fut plutôt de courle durée.Benoit, Blake et Lach auraient rendu de plus précieux services au Canadien sur la glace que Sut le banc.D’ailleurs, c]est ce qui a été démontré dès le début de la manche finale.car en moins d’une minute Lach avait mis son club de l’avant en comptant le neuvième point de la partie avec le concours de Blake et harmon.La joute de samedi fut dénuée de brutalité.Les joueurs réalisèrent l’importance de rester sur fa glace et l’arbitre Clancy n’eût qu’à imposer trois punitions au cours de Ton-gagement.Seibert était de reu-iir sur l’alignement du Chicago, mais Johnny Gottselig ne revêtit pas l’uniforme des Eperviers et s’est contenter de surveiller le jeu du banc des joueurs.Alignement des équipes: CHICAGO.— Buts, Gardiner; défenses, Allen, Seibert; centre, Dahls-tram; ailes, Purpur et Mosienko.Subs: Hamill, March, D.Bentley, Johnston, Wicbe, Thoms, M.Bent- Jçy Carse# CANADIEN.— Buts, Bibeault; défenses, Harmon, Bouchard; centre, O’Connor; ailes.Drillon, Get-liffe.Subs: Portland, Lamoureux, Benoit.Blake, Meronek, Lach, Hiller et Dheere.Arbitres: Clancy, Wilcox, Joliat.Première période 1 Canadien: Drillon-O’Con- nor-Getliffe .1.20 2 Chicago: Carse-Hamill .6.16 3 Canadien: Benoit-O’Con- nor-Lach .8.38 4 Canadien: Blake-Éach-Be- noit .14.00 5 Canadien: Drillon-O’Con- nor-Getliffe .18.25 Punitions: Allen, Lach.Deuxièma période 6 Chicago: March-Haraill- Carse .4.52 7 Chicago: D.et M.Bentley- Thoms .'.8.31 8 Chicago: Mosienko-Purpur 13.47 Pupnition: Wiebe.Troisième période 9 Canadien: Lach-Harmon- Blake .43 10 Chicago: D.Bentley- Thoms .3.26 11 Chicago: Carse-March .5.03 12 Canadien: Drillon-O’Con- nor-Getliffe .11.43 Aucune punition.Les Torontois ont eu raison des champions Toronto, 15.— Grâce à leur victoire obtenue samedi soir contre les Ailes-Rouges de Détroit, les hommes de Happy Day, les Leafs de Tornoto, ont pu s’assurer la possession de la troisième position de la ligue et se qualifier pour les séries éliminatoires de la coupe Stanley.Les Torontois ont vaincu les champions de la ligue Nationale par le compte de 3 à 1 grâce a leur ralliement de la troisième période alors u’ils enregistrèrent tous leurs points.Le jeune Bud Poile a été le grand héros des Leafs comme il a pris part aux deux points qui ont servi à battre les visiteurs.Poile participa aussi au 3e et dernier point des Leafs quand, aidé de MacDonald, il monta jusqu’à Mowers pour passer à Stewart qui eut le point.Les Ailes-Rouges étaient sans leurs excellents joueurs Orlando et Abel et de plus, Mowers dut quitter le jeu durant plusieurs minutes à la période finale à la suite d’une collision avec Lorne Carr.Alignement des équipcS: Première période Aucun but.Pun.: Poile et J.Stewart.Deuxième période 1.Détroit, Grosso.13.21 (Carveth et Stewart) Pun.: J.Stewart, McLean, Hill.Troisième période 2.Toronto, Davidson.1.38 3.Toronto, Poile.5.51 4.Toronto, Stewart.9-47 (Poile et McDonald) Pun.: Motter et J.Hamilton.De nouveau les Habitants ont annulé Johnny Mahaffy Autre échec fait triompher pour le club les Militaires Après avoir gagné la première joute par 8 à 3 les Aviateurs*de Don Penniston ont dû encaisser un échec hier après-midi au Forum contre le club de l’Armée de Montréal car les hommes de Paul Haynes ont eu raison de leurs rivaux par le compte de 3 à 2 et une troisième partie sera nécessaire pour décider de la série.Cette partie décisive aura lieu ce soir au Forum et l’on prévoit un autre duel contesté.Johnny Mahaffy a assuré la victoire des militaires à la période supplémentaire lorsqu’il enregistra le point victorieux avec le concours de Smith et Moe While.Claude Bourque ne put rien faire pour arrêter le coups et malgré tous tes efforts des Aviateurs par la suite ils furent dans l’impossibilité de reprendre le terrain perdu.Le club de l’Armée a opéré un fameux ralliement pour réussir cet exploit.Les Aviateurs prirent une avance de deux points dans la première moitié de la deuxième période, grâce aux buts de Frank Ed-dols et de Normie Burns.Avant la tin de cette période.Frcd Thurrier a réussi à ouvrir le pointage de son club et ce n’est que dans la seizième minute de la troisième période que Terry Reardon égala le compte et cinq minutes venaient à peine de s’écouler dans l’engage ment supplémentaire que Mahaffy brisa l’égalité pour permettre au elub_dc l’Armée d’éviter l’élimination et égaliser ainsi les chances dans la série.Le vainqueur de l.i série rencontrera les Commandos d’Ottawa dans la finale de la ligue Senior de Québec, une série de trois dans cinq qui débutera mercredi soir.Composition ries équipes: C.A.R.C.— Buts: Bourque; defen-ges: Eddolls et Brennan: centre: Mosdell; ailes Morin et Bessette; subs: Laprad'.:, MaeNichol, Gruhn, Haeaarty.Planche.I.mberg.Burns.ARMEE — Huts: Bessette; défenses: Goupille- et Smith: centre: Do ran; ailes: Reardon et Fillion: subs-Egan.Thurier.MacDonald, Kuntz, Mahaffy, White et Peters.Arbitres: Mullins et Bennett.Première période Aucun point.Punition: MaeNichol.de Détroit Detroit, 15.— Les Leafs de Toronto ont joué leur dernière partie de la saison régulière de la ligue Nationale de hockey, hier soir, alors que les gars de la Ville-Reine ont enregistré leur deuxième victoire consécutive sur les Ailes-Rouges de Jack Adams et cette fois par le compte de 5 à 3.Samedi soir, à Toronto.les protégés de Happy Day avaient triomphé des champions par 3 à 1.Comme le Détroit était déjà assuré le championnat pour la saison 1942-43, le résultat d’hier et de samedi n’a eu aucune conséquence mais cela a permis aux Leafs de s’assurer le droit de participer aux séries de la coupe Stanley.Les étoiles de la joute ont été Carr, Stewart et Pratt pour les vainqueurs.tandis que Carveth, Watson et Abel ont brillé pour les locaux.Alignement des équipés: TORONTO.— Buts: Broda; de fenses: —Joncs et McDonald; centre: Poile; ailes: McLean et G.Stewart.Substituts: R.Hamilton, Pratt, Davidson, ’ Taylor, Carr, Schriner, Forsey, J.Hamilton.DETROIT.— Buts: Mowers; défenses: Simon et J.Stewart; cnetre: Howe; ailes: Bruneteau et Liscotn-be, Subtstitus: Watson.Carveth.Arbitres: Bill Chadwick; Orville Roulston et Doug Young.Première période 1— Toronto: Praü )Carr, Taylor).2— Toronto: McLean (G.Stewar*.Poile) .3— Toronto: Carr (Taylor).Punitions: Abel, Motter.Deuxième période 4 —Détroit: Abel (Carveth, Grosso).55 5— Détroit: Crrbeth (Watson.J.Stewart) .5.55 6— Détroit: Bruneteau (Howc Lfsrombe) .13.57 Punitions: J.Stewart.Pratt.Troisième période 7— Toronto: Poile (G.Stewart McLean) .2.42 8— Toronto; Schriner (Carr.Pratt).14.16 Punitions- Davidson, R.Hamilton.6.01 16.22 18.18 Beau ralliement du Cleveland Buffalo, 15 — Les Bisons de Cleveland durent venir d’en arrière 3 fois hier soir pour pouvoir l’emporter sur les Bisons de Buffalo dans la dernière joute des séries régulières de la Ligue Américaine en cette ville et c’est par le résultat de 6 à 5 que les locaux triomphèrent des détenteurs de la deuxième position.Le Buffalo menait par 3 à 2 au début de la troisième période et Bennett augmenta l’avantage des visiteurs après t» minutes de jeu mais les Barons bataillèrent courageusement et leurs efforts furent couronnés de succès puisqu’ils comptèrent 4 points consécutifs pour l’emporter sur leurs adversaires.CLEVELAND: Ccryance; Mackenzie, Ferens; Stefaniw; Herges-heimer, Trudel; Robetrson, Cook, Dartholome, Burlington, Cunningham, Leswick, Locking, Horeck cl Matte.BUFFALO: Little; Blake, Beislcr, Chapman; Summerhill, Klein; Al-lum, Allen, Knipfel, Rimstad, Bennett, Smith, Gauthier, Hunt, Lewis.Arbitres: Russell et Teasdale.Première période 1.Buffalo, Klein.45 2.Cleveland, Burlington.2.20 3.Buffalo.Chapman.8.54 4.Cleveland, Cunningham .13.45 Punitions: Horeck, Bennett.Deuxième période 5.Buffalo, Summerhill.13.28 Troisième période 6.Buffalo, Bennett.5.10 7.Cleveland, Locking.7.10 8.Cleveland .10.29 9.Cleveland, Trudel.12.00 10.Cleveland.Horeck.17.12 11.Buffalo, Smith.19.11 Aucune punihoic_____ Le hockey professionnel et amateur HIER SOIR TiIGUE NATIONAL* Cinidlen 4, Boeton 4.Rangers 7, Chicago 5.Toronto 5, Détroit 3.PIQUE AMERICAINE Providence 0.Pittsburgh 4 Cleveland 0, Buffalo 5, Indianapolis 8, Hershey 0.LIGUE SENIOR Seml-flnale Armée 2, Aviateurs 2 — 3« parti* d une série de 3 de 3.Aviateurs mènent 2-1.SAMEDI: LIGUE NATIONAL* Chicago 6, Canadien 6.Toronto 3, Détroit 1.LIGUE AMERICAINE Herehey T, Providence 0.Cleveland 0.Buffalo 1.Pittsburgh 7.Washington S, LIGUE JUNIOR Finale Canadien T, Royaux 3 — Canadiens mènent dans la série de 2 de 3 par 2-0.DETAILS PROVINCIAUX JUNtORS Mont-Royal 8.BromptonviUe 3 — Mt-rtoyal mène dans la série de 2 par-tlee, total des points 8-3.CB SOIR; LIGUE SENIOR Seml-flnale Aviateur» vs Armée — 3e partie d une sé-rte de 2 de 3.Série égale l-l.CLASSEMENT DES eQUIPES Boston, 15 — Les Habitants de Dick Irvin tiennent mordicus à prendre part aux séries éliminatoires de la Ligue Nationale et les joueurs montréalais se dépensent beaucoup pour atteindre le but visé, Hier soir le Bleu Blanc Rouge a réussi à faire une autre partie nulle avec les Bruins de Boston dans une partie disputée en cette ville, alors que les Habitants de Tommy vior-man ont tenu tête aux protégés d’Arthur Ross dans une joute très intéressante.Les deux clubs bataillèrent pendant 60 minutes pour eu arriver à un verdict nul de 4 à 4.Comme les Eperviers de Chicago ont été défaits par les Rangers a New-York, hier soir, le Canadien n’est plus qu’un point en arriéré du club de Paul Thompson et jeudi soir prochain, à Montréal, le Chicago et le Tricolore en viendront aux prises dans la joule décisive pour la quatrième position du circuit Calder.Gordie Drillon a été la vedette du Canadien en comptant 2 buts pendant que Brimsek lui disputait La honneurs en bloquant 42 lancers contre seulement 50 pour Bibeault, Les Bruins prirent les devants lorsque Jackson compta l'unique but de la 1ère période, marquée nar une tenue sensationnelle de la part de Brimsek bombardé de tous les coins de la patinoire.Le fameux garrdien de buis des Bruins finit toutefois par céder sous la pression dans la seconde période et Lach égalisa le résultat aprèÿ seulement une minute de jeu •sur des passes de Bouchard et Blake.7 minutes plus tard Drillon donnait l’avance aux Canadiens sur un bel effort individuel et Hiller portait ie résultat à 3-1 en faveur des Canadiens au milieu de l’engagement sur la passe de Sands, puis 3 minutes avant la fin de la période Drillon portait le résultat à 4-1 en comptant son second but de la soirée sur le retour de Getliffe, donnant une avance considérable aux Canadiens.Les Bruins opérèrent toutefois un ralliement sensationnel dans la 3e période qui souieva l’enthousiasme des spectateurs.En moins de 7 minutes, Oscar Aubuchon, une recrue des Bruins, compta sur des passe*-de Cain et Clapper, puis au milieu de l’engagement Gallinger comptait avec l’aide de Demarco et Clapper et 44 secondes plus tard DeMarco égalisait le résultat sur des passes de Gallinger et Clapper .Les Canadiens attaquèrent furieusement par la suite, tout particulièrement durant les dernières minutes lorsque Hollett reçut une punition mais furent impuissants à de jouer Brimsek.Alignement des équipes: CANADIEN : Bibeault; _ Haï mon et Bouchard; Lach; Benoît et Blake; Sands, Drillon, Dheere, Portland, Lamoureux, O’Connor, Gel-liffe et Hiller.BÔSTON.— Buts, Brimsek; défenses, Crawford et H.Jackson; centre, Cowley; ailes: Boll et A.Jackson.Subs: Chamberlain, Cain, Boyd, Hollett, Shewchuk, Gallinger, Guidolin et Schmidt.Arbitres: Clancy, Ag.Smith et Bill Cleary.Première période 1.Boston, H.Jackson (Cowley 8 Punition: Guidolin.Deuxieme période 2.Canadien.Lach.1 (Bouchard et Blake) 3 Canadien, Drillon.7 (Getliffe et O’Connor) 4.Canadien, Hiller (Sands).10 5.Canadien, Drillon (HHler) 16 Punition • Cowley.Troisième période 6.Boston, Aubuchon.6 (Gain et Clapper) 7.Boston, Gallinger.11 (Clapper et DeMarco) 8.Boston, DeMarco.12 (Gallinger et Clapper) Pnr;tion: Hollett.Les chances des Eperviers compromises New-York, 15.— Les Rangers de New-York sont hors la course pour la possession de la coupe Stanley mais les hommes de Lesier Patrick peuvent déjouer les calculs :1e-, Eperviers de Chicago qui bataillent actuellement pour la posses sion de la quatrième place de la Ligue Nationale car à la suite de la victoire des New-York hier soir au Madison Square Garden sur tes protégés de Paul Thompson les Eperviers n’ont plus qu’un droit d’avance sur le Canadien et l’écbcc d’hier par le compte de 7 à 5 pourrait bien contribuer à l’élimination du club de l’Ouest américain.La victoire des Rangers a cauvé un grand désappointement aux joueurs du Chicago car ces derniers comptaient sur une victoire pour leur assurer la quatrième place du circuit Calder et les l'per-viers devront maintenant vaincre 1 Bleu Blanc Rouge jeudi prochain, à Montréal, pour pouvoir mettre le Tricolore hors des séries éliminatoires.La grosse ligne des Rangers formée de Phil Watson, Bryan Hex-tall et Lynn Patrick a participé a cinq des sept points des vainqueurs Watson et Hex tall en ayant compté chacun deux pendant que Patrick en a obL m un.Ce ne fut que dans la dernière période que les Rangers réussirent à s’affirmer alors qu’ils comptèrent trois points consécutifs pour prendre les devants.Les Eperviers n’ont pas été favorisés par la chance dans cette partie car à la première période les Rangers purent recevoir le crédit d'un point ui fut compté par Bert Gardiner, le gardien des buts du Chicago, alors qu’il tentait d’éloigner la rondelle de ses filets.Les visiteurs protestèrent énergiquement et Gottselig reçut une punition d’insubordination pour avoir dit sa façon de penser à l’arbitre Lamport.Alignement des équipes: RANGERS.Buts: Veveridgc; défenses: Myle sel Pike; centre: Watson; ailes: Hextall et Patrick.Subs.Heller, Mancuso, Kirpatrick, Warwick, Smith, Goldup, Shack, Gor-den.CHICAGO.Buts: Gardiner; défenses: Seiber tet Johnston; centre: M.Bentley; ailes: D.Bentley et Allen.Subs.: Hamill.Purpur, March Thoms, Gottselig.Dahlstrom, Car-se, Weibe.Providence en quatrième place Le major Henri d'Odet d'Orsonnens décédé Providence, 15.— Les Rouges de Providence ont clôturé leur saison hier soir par une belle victoire sur les Hornets do Pittsburgh par le compte de 6 à 4 et ils ont pu terminer les séries régulières en quatrième position de la ligue Américaine de hockey.Les locaux prirent l’avantage dès le début de la jrnite et ils eurent constamment le dessus sur leurs rivaux.Toupin et Brown furent les vedettes du club vainqueur avec deux points chacun.Première période 1 Providence: Toupin .Pun.: Singbush, ingoldsby.Deuxième période 2 Pittsburgh: Schultz .3 Providence: Brown .4 Providence: Toupin .5 Providence-.Toupin .R Pittsburgh: Currie.Pun.: Shannon, Mann, maj.son, Webster, Mackie, Smith.Troisième période 7 Providence: Schmidt .8 Providence: Brown .9 Pittsburgh: Schultz .10 Pittsburgh: Corrigan .Pun.: Bessone, Smith, 2 Webster, Pozzo, Ingoldsby 2.08 .49 6.08 11.50 17.42 18.15 Hit- .4.00 .8.38 .16.07 .19.06 Currie, Première période 2.50 1 Chioago: Johnston .(M.Bentley, D.Bentley) 2 Rangers: Patrick .18.06 (Pike, Hextall) Pun.: Gottselig, Myles, Gottselig, match, mauvaise conduite.Deuxième période 8.57 14.00 3 Chicago: M.Bentley .(D.Bentley, Johnston) 4 Rangers: Smith .(Goldup, Schack) 5 Chicago: Dalstrom .19,30 (Purpur, Hamill) Pun.: Pike, Myles, Alien.15 02 22 15 30 'it 08 Troisième période 1.48 Le Mont-Royal est vainqueur Deuxième période 1— C.A.R.C.: Eddolls (Mosdell).7.54 2— C.A.R.C.: Burns (Eddolls).9.341 3— Armée: Thurier (MacDonald et KunU) .Punitions: Goupille (2), Eddolls, White, Egan (mauvaise conduite), MaeNichol .Laprade, Smilh et Burns’.Troisième période 4— Armée: Reardon (Fillion) 15.40 Punitions- Mori net Doran.Période supplémentaire 5— Année: Mnhaffv (Peters et White).5.27 Aucune punition, J.G.P N.P, C.Ps Détroit 49 24 12 12 163 119 59 Poston 49 23 17 9 184 171 55 Toronto 50 22 19 9 198 159 53 Chicago 49 17 17 15 174 174 49 Canadien .49 18 19 12 175 189 48 Rangers .48 11 29 8 153 236 30 UOTTE AMERICAINE J.O P N P C p* Hershey 5« 35 13 8 141 166 78 Buffalo .5* 29 20 7 190 142 65 Indianapolis .56 28 24 4 210 182 60 Providence .56 27 27 2 211 216 56 Pittsburgh .56 26 24 6 209 218 54 Cleveland .56 21 29 8 190 196 48 Washington .M 14 34 8 181 272 36 Le trophée Vézina à Johnny Mowers Johnny Mowers, gardien de buts des Ailes-Rouges de Détroit recevra le trophée Vézina, jeudi soir prochain, alors que Détroit recevra Chicago dans la dernière joute régulière de la saison.Dutton, président par intérim de la Ligue Nationale, se rendra lui-même à Détroit pour ' ire la présentation.Dans sa troisième année dans le circuit Calder.Mowers remporte le trophée donné chaque année au meilleur gardien de buis de l’année.Le club de la Ville Mont-Roya', dirigé par Wilf.Cude, et qui a gi-gné le championnat de la Ligue Mt-Royal Junior, a pu faire un autre pas vers les séries finales des Juniors lorsqu’il a vaincu samedi >>oir, à l’Arena de Laehine.le club BromptonviUe par 8 à 3 et ceh grâce à la superbe tenue de Cliff Malone, une nouvelle acquisition du gérant Cude.Malone a compté 4 buts et a largement contribué à la victoire des représentants de Ville-Modèle.Des rumeurs veulent que ’«s BromptonviUe ne jouera pas la seconde partie de la série et que le Mont-Roya! sera déclaré vainqueur de la série.Alignement des équipes; ! BROMPTONVILLE: But: Hains; défenses: M.Edmond et J.Edmond; centre: Martin; ailiers: G.I Beau dette et H .-P.Beau dette; sub-i stiluts: Auger, Dionne.Benoit, Gcr-geron.Boucher et DeGrâce.MONT-ROYAL: Lemire; Thompson et King; Doherty; Kidd, Morrow; Malone.Porteous, Dumais Mosdell, Crevier et Munn.Arbitres: Carter.Montréal; Mu thieu, de Sherbrooke.Première période 1.BromptonviUe.G.Beaudette 4.29 2.Mont-Royal, Kidd.12.27 3.Mont-Royal.Morrow.13.12 4.Mont-Royal.Porteous.13.2j Aucune punition.Deuxième période 5.BromptonviUe.G.Beaudette 9.04 fi.Mont-Royal.Malone.11.23 7.Mont-Royal, Malone.11.43 8.Mont-Royal, Thompson .13.18 Pun.: Thompson, Bergeron, G.Beaudette et Dionne 2- Troisième période 9.BromptonviUe.Porteous.2,30 lü.Mont-Royal, Malone.7.20 11.Mont-Royal, Morrow.13.5;', Pun.: Bergeron 2, Kidd.Thomp- 6 Chicago: Johnston .(D.Bentley) 7 Rangers: Hextall-Goldup .fi.55 8 Rangers: Watson .7.20 9 Rangers: Watson .7.48 (Patrick, Hextall) 10 Chicago: Hamill.10.16 (March, Carsc) 11 Rangers: Goldup .13.40 (Smith, Schack) 12 Rangers: Hextall-Patrick .16.55 Pun.: Watson (2), Wiebe, Man-cuso* Allen.Canadien gagne et perd contre Royal Après avoir enregistré dix-sept victoires consécutives dans les séries de la Ligue Junior de la Q.A.H.A.le club Canadien a dû baisser pavillon devant le Royal de Lorne White car ce dernier a réussi à vaincre le Bleu Blanc Rouge dans la troisième partie de la série finale par le compte de 4 à 2.Comme le Bleu Blanc Rouge avait gagné samedi soir par 7 à 3, à l’Arena de Saint-Laurent, le tricolore mène par deux victoires contre une défaite.Hier soir, au Forum, O’Connor fut la vedette de la partie car il compta deux buts pour les vainqueurs tandis que samedi, à Saint-Laurent, Bernard Lauzon, Perron et Campeau ont été les étoiles du Tricolore.Composition des équipes: CANADIEN.— buts, Kennedy; défenses, Hamel, Vaillancourt; centre, Petit; avants, Donaldson, Whi-bley; subs.: Perron, Lauzon, Campeau, Heron, Matin, Blais.ROY’AL.— buts, Tousignant et Crandall; défenses, Harvey, Mayer; centre.Gibbon; ailes, Hunter, Hale; subs.: Tamminen.O’Connor, Mc-Queston, Miller, Donnelly, Podolsk!, Richardson, Lilley.Arbitres: Ménard et Booth.Hier Première période 1.Royal.O’Connor (Millar).11.45 2 Canadien, Lauzon.12.10 Punition: Perron.Deuxième pério le 3.Royal, Hunter.-.9.50 Pun.: Perron, Podolski.Troisième période 4.Royal, O’Connor (Millar) 12.33 5.Royal.Gibbon (Harvey).7.02 6.Canadien, Perron.9 10 Pun.: Heron, maj.; Tammenen, maj.; Donoldson.Arbitres: Méanrd et Booth.Samedi: — Première période 1.Royal, Miller.2.Canadien, Lauzon.Pun.: Hamel et Heron.Deuxième période l 3.Canadien, Donaldson.4.Royal, O’Connor.4.3(1 5.Canadien, Campeau.18.27 6.Canadien.Perron.19,37 Pun.: Campeau, insub.; Lauzon.Heron, Donaldson, Hamel, Donnel- ly.Troisième période 7.Canadien, Heron (Hamel) 1.07 8.Royal.Podolski.9.21 9.Canadien, Lauzon (Perron 17.09 10.Canadien, Lauzon., .19.11 Pun.: Vaillancourt, Donnelly, Hunter, 10 min., inconduite.L’Indianapolis gagne par 8 à 6 Indianapolis, 15.— Grâce ai l’avance prise à la première période | le club Indianapolis a pu vaincre les Ours d - Hershey, par 8 à 6 hier j soir dans la dernière joute de la saison de la ligue Américaine de hockey.Les visiteurs se montrèrent menaçants à la dernière manche mais les Capitals ont pu lenir tête à leur rivaux pour conserver la victoire qui était leur vingt-huitième de la saison.Alignement des équipes: HERSHEY.— buts, Damore; défenses, Jenkins, Lauzon; centre, W.Kilrea; ailes.Frost, Graboski; subs.: Levandoski, Hergert, Daley, Sorrell, Fitzgerald, Johnson, Moe, O’Neil.INDIANAPOLIS.— huts, Perris; défenses, Jackson, Sherritt; centre, ! Patterson; ailes, C.Brown, Thomson, H.Kilrea.A.Brown, Weaver, Cunningham, Fisher.Arbitres: Lee et Goodman.Première période 1 Indianapolis: A.Brown .2.12 2 Indianapolis; Fisher____ 12.05 I 3 Indianapolis: Thomson .17.10 : Pun.: Sheritt.Deuxième période 4 Hershey: Fitzgerald .9.10 5 Indianapolis: C.Brown .13.20 Pun.: Levandoski.Troisième période 6 Hershey; O’Neil .3.08 7 Hershey: W.Kilrea .10.14 8 Indianapol.; Quackenbush 11.39 9 Indianapolis: Ross .12.24 10 Hershey: Johnson .15.29 11 Indianapolis: Fisher .16.14 12 Indianapolis: A.Brown .16.24 13 Hershey: Frost.19.20 14 Hershey: W.Kilrea.19.59 Pun.; Jenkins.Fête en l'honneur du juge Legrand Si-Jean-sur-Hiehclieu, 15.— Le major Heur, d’üdet d’ürsounens, marchand de St-Jean-sur-Richelieu, adjudant peuduit la Grande Guerre à la caserne «le recrutement de ta rue Pcel, à Montréal ancien grand chevalier de Golomb du Conseil de St-Jean et cchevin de la cité de St-Jean en 1921 J5.est décédé hicr eprès-midi le 14 mars, en sa demeu-ie, 125.rue '.’Jianiplain.appartement 5.à l’âge de 65 ans.Le major d’Orsonuens était le fils de feu le colonel comte Gustave et de la comtesse d’Orsonnens.Après avoir passe son enfance à la caserns de St-Jean que commandait son père, H s’établit à St-Jean et épousa Hurtense Lomine.Mme d’Orsomiens lui survit ainsi que sa soeur Jeanne, Mme Hemi Raymond, et ses frères, le R.P.Iva.i d’Orsonnens .S.J., et M.Hervé d’Or-sonnens.Le service mira lieu à l’eglise cathédrale de St-Jeau, mercredi, le 17 mars, à 9 heures 30 puis le corps .sera inhumé dans le cimetière de la Côte-des-Nciges à Montréal.Le service sera chanté par le Père Ivan d’Orsonnens, assistant-provincial des Jésuites.r M Le Devoir offre à la famille en deuil .;es plus vives sympathies.Réunions ouvrières ce soir et demain On annonce les réunions ouvrières suivantes: Ce soir, à 8 h., au no 1231 est, de Montigny: Syndicat des charpentiers-menuisiers, sous la présidence de M.Osias Filion, avec discussion du renouvellement de la convention ( ollective du travail.Demain soir, à 8 h., à la salle de l’Assistance publique, coin Lagau-chetière et Berri.Syndicat des employés de lu cité de Montréal, avec rapport de M.A, Courcelle, president, sur son entrevue avec les autorités municipales.Demain soir, à l’Auditorium du Plateau grande soirée artistique organisée par rUiiion nationale du vêtement avec spectacle donné par les Compagnons de saint Laurent.Au no 1231 est.de Montigny.demain soir, cours de l’Institut Pie XI, avec conférence sur le nazisme par un aumônier militaire du théâtre de la guerre.Le club Canadien a offert samedi soir un diner en hommage au juge Orner Legrand, nommé récemment à (a Cour des Sessions de la Paix.Plusieurs orateurs onl tenu a souligner les quaÜ’.és du nouveau magistrat.Le secrétaire provincial, M.Hector Perrici, ancien associé pro- ! fessionnel du juge Legrand, a décia-1 ré que cette nomination est un hommage rendu à l’intégrité de son titulaire.“Humain, Orner Legrand l’a été.l’est et le sera.Avec ces qualités vous embrassez une carrière qui ,-:ei-a remplie de succès.Et la société, est et sera heureuse de votre nomination.’’ Le juge Legrand a remercié ses amis de ce témoignage d’estime.11 a eu de bonnes paroles pour tous ceux qui ont voulu lui exprimer leur ami-lié par leur présence à cette réunion à laquelle portèrent également la parole deux des eollègues du nouveau juge, les juges C.-E.Guérin et Amé-dée Monet, M.Henri Beauchamp, au nom de la presse de Montréal, et M.Charles Duval, SI vous avez différé de vous abonner au "Devoir", ne tardez plus.— Le rationnement très prochain du papier doit amener la limitation des tirages.• Pour la même raison, si vous êtes abonné, soldez votre renouvellement avant l'échéance.TARIF PAR LA POSTE Strictement payable d’aeance nar chèque AU PAIR, slnun ajouter 1S août pour trail d'encaissement : CANADA 1 mois $0.65 — 3 mois $1.65 6 mois $3.15 — 12 mois $6.00 MONTREAL ET BANLIEUES* 3 mois $2.25 — 6 mois $4.50 12 mois $9.00 ?-Par ooete, livraison 1» lendemain A Montréal, le "Devoir" ne livre pas aux particuliers — En le retenant d'avance, on se le procure chez les dépositaires dont la plupart livrent à domicile.LE DEVOIR B.P.500 (PI.d'Armes) Montréal *’UL ABONNEMENT ACCEPTE PAR TELEPHONE 12.04 17.31 0.4; « M fletnotifyvoM aw 15 mars 1943 Montréal, lundi K Dr: VOIR Coup doeil sur le journalisme canadien par Oswald hlAYRAND 4XUUS.¥*• •¦*aal S & ^Ampuis o»i*ene5 VVGE du caractère éphémère des journaux, ce feuillet, que le temps ‘ emporte pour l’effacer demain, ne pourrait contenir en raccourci I histoire du journalisme canadien, meme si nous la li«?mu limitions a la période des soixante-quinze dermeres années; d au-ouf ccs ‘rois quarts de siècle ont marque, chez nous, un développement extraordinaire du journal, devenu le “vade meeum” de tout le monde.e^mnnt nous donc à icter un rapide coup d’oeil sur cet organisme complexe ou ™îerceTci-bas une telle influence qu’elle faisait dire à Monseigneur CeUelJ évêque de Mayence; “Si saint Paul revenait sur la terre, il se ferait journaliste”.la presse d’un pays en reflète les moeurs et les idéals, à ‘el Point fl116 les historiens y puisent souvent leur plus précieuse documentation.nés 1867 l’\cte de l’Amérique du Nord Britannique ayant donné à la Confédération Canadienne une constitution à peu près définitive, les journaux Su Davt devinrent moins combatifs.Leurs rédacteurs purent alors s adonner du pays aewmci i nm.encore des journaux de partis mîS”.“•i’.Jr.* nuestions débattues ayant généralenvent moins d enxergure.le peuple y ntt moini d’imnortance En 1896.par exemple, lorsque le parti liberal fut porté au m° s Ottawa il mainMnt le principe profectionniste à la base de sa poli- p r“H «ri,« MlïdlMnM.L'opportunisme tut subséquemmeot pratique our f.!rÆmttA"A« f^TkT,™,U."srprdmrt‘ d’émonder, d’écarter tel ou tel item qui répug t * la mentalité de certains lecteurs.Il faut tenir compte de l’espace dont on peut disposer pour l’insertion de la matière à lire.L’art de présenter les dépêches les plus importantes, sous des chapeaux qui prennent l’oeil, est très appréciable.S’il est vrai qu’une image vaut plus que mille mots, on comprendra que l’illustration d’un journal n’est pas négligeable.C’est dire que l’organisation du service photographique est très importante dans un journal moderne.Le progrès scientifique permet aujourd’hui de transmettre fidèlement des photos par le télégraphe, de n’importe quelle distance.Ces photos animent les nouvelles auxquelles elles se rapportent et elles en soulignent l’importance.De la cueillette et de la rédaction des nouvelles, passons à leur composition.Sous la direction du prote, leur chef, les typograjthes s’empressent de transformer en caractères métalliques la copie dactylographiée qui leur est soumise.Leurs doigts magiques déclenchent les leviers qui font s’aligner les lettres formées du plomb fondu puisé à la fontaine de la linotype.Dès qu’une pièce est composée, le typographe en tire une épreuve, sur papier blanc, et cette épreuve est envoyée au correcteur qui en Le typographe revise alors son premier travail, recompo-où il v a la moindre correction a opérer.Pour prospérer, le journ»! moderne a besoin d’immenses ressources.Où les puisera-t-il?Indirectement dans le tirage que pourra lui valoir une saine popularité.En effet, le premier exemplaire d’une édition de journal qui sort d’une presse coûte très cher, tandis que les autres qui le suivent coûtent relativement très peu.Faites le'bilan des frais de rédaction, de composition et d’impression.Ajoutez ces frais à ceux de l’administration et de la distribution, vous atteindre! un chiffre formidable.L’éditeur du journal moderne doit faire face à tant de frais inévitables que seul le concours de la publicité payée par les annonceurs peut lui permettre de boucler son budget D’ailleurs l’annonceur trouve lui-même profit dans cette publicité que publie le journal populaire.C’est donc dans une féconde coopération que l’éditeur de journal et l’annonceur trouvent un intérêt commun.Vient ensuite la mise en page.Sous la direction du chef de la Redactaon typographes spécialement entraînés à cette tache, disposent dans un cadre nage, aussi élégamment que possible, les pieces composées, indiquant d une Te s’il y a lieu, dans quelle autre page le lecteur trouvera la suite de 1 infor-tion dont il aura lu le commencement.Une fois fermee dans son cadre cier chaque page est envoyée à la clicherie, où des ouvriers experts en nneut une empreinte sur carton mou, qu’on appelle flan.Une machine spe-le convertit ce flan de carton en un disque de métal qui, adapte plus tara a irevse rotative, se trouve préparé pour être frappé à son tour et recevoir une éreinte.La rotative, où sc dévident des rouleaux de papier blanc, charge d’imprimer définitivement les diverses pages du journal, chacune inl «nhi nrocédés.Il faut voir travailler ces puissantes rotatives, au mécanisme si compliqué, dont les flancs accouchent avec une rapidité vertigineuse de tant d’exemplaires de journal, qui, happés par des courroies, sont convoyés à la salle d’expédition.* * * Observe» le merveilleux travail de coopération qui est à la base des fa itnriiîî i 0Uünal mo^ernt> Tout d’abord, la chasse à l’information objcctiv renLur nP?,nei!'ep0r'Xr5.ae ,ient constamment à l’affût des nouvelles.Ghaqi reporter a un champ d action particulier à surveiller.Il se tient en contact avi rwfi5 0^neS cafable* ,de le bien renseigner sur les événements qui se ratt *,frv ce; A fo[rce ^’appels téléphoniques, il finit par capter l atte if°I.mat/UrS' ?11 nÇ,réussit Pas à obtenir tout de suite les renseign rmiri tri et iîU8 nécessaires, il entreprend une enquête personnelle.H pa: tooranhp n„l ’imüf ^ interro8e> cuei'lc des notes, appelle, au besoin, un ph rédarnon nm,r à/ .i™ "ouvt',,e- Puis revient en toute hâte à la salle « aopronrié et exuêdie 1p tmn ’ S,orn8^’ mi!iÇ au Point, — la pourvoit d’un tit ,'P • au département de la cm Si k jôuinaL information locale, celle qui concerne la ville où s’il Quant à 1 information du dehors de la ville, elle vient de deux soi principales: ou des correspondants particuliers du journal, ou des agene.pressé Dans tons les centres importants de la province et du reste du pay grind journal doit avoir ses représentants spéciaux chargée de lui transir rapidement les nouvelles importantes de leur localité et des alentours nouvelle* «ont communiquées au journal tantôt par correspondance no tantôt par message téléphonique ou télégraphique.Un chef de service avec aoin ce* nouvelles spéciales, en émonde lés passages oiseux ou d; reux du point de vue libelle, puis les expédie promptement, avec titres vrAables, à la composition.C'est d’ici qu’il s’agit maintenant d’expédier les amas d’exemplaires du journal aux multitudes de gens avide* de les lire.L’horaire des trains qui partent successiivemenl guide la distribution.L’important, c’est d’arriver à temps pour ne pas manquer les malles.En outre, il faut se préoccuper de la clientèle locale.Les dépositaires ont hâte de pouvoir offrir le journal en vente aux passants.Des voitures rapides, remplies d’exemplaires dq, journal, les leur apporteront le plus tôt possible.Plus le tirage d’un journal est fort, plus la tâche de la distribution est lourde.Aussi importe-t-il de pouvoir compter sur la diligence de chacun des modestes employés préposés H ce service pour satisfaire les exigences d’une clientèle à qui échappent généralement les difficulté» inévitables de telle livraison L’oeuvre de coopération requise des diverses classe* de travailleurs que nous venons de signaler s'étend aussi à l’important département de la publicité.Les revenus qui découlent de cette source pourvoient à l’existence et à la prospérité du journal moderne.Généralement le lecteur ne paye pas le prix de revient de la gazette à laquelle il est abonné.C’e*t donc l'annonceur qui est le plus ferme appui financier du journal.* * » Avant de fermer notre regard sur l’évolution du journal canadien depuis la Confédération, comparons brièvement trois prototypes croqués sur le vif dans la galerie du journalisme contemporain: Arthur Danscrcau, Olivar Asselin et Lorenzo Prince.Outre ccs informations des correspondants particuliers, il y a celles, beaucoup plus nombreuses, qui affluent des agences à nouvelles auxquelles le jour-fai vraiment moderne est affilié.Mentionnons d'abord la British United Press, PourqOoi ceux-ci plutôt que |an! d’autres, qui ne manquent pas.non plus, de célébrité?C/est que, d'abord, ces trois Journalistes étant disparus, il convient que nous n’en disions quC dû bien.En outre.Dansereau.Asselin et Prince illustrent à nos yeux trois ecoles distincte*.Nou* avoué vécu avec eux.nous les avons vus à l’oeuvre et nous avons pu ainsi observer de tiques respectives.prés leurs caraetérrs- Avocat, H nen était pas moins un érudit silencieux.Il savait écouter mais parlait très peu.Comme Louis Veuillot, il répétait souvent: “Si vous voulez que je pat le, apportez-moi une plume”.La procédure jiarlementaire n’avait pour lui aucun secret et sa mémoire prodigieuse lui permettait de recourir en un instant au texte de n importe quel auteur de sa bibliothèque.Tandis qu’il fut directeur politique de la Presse, après avoir été longtemps le principal rédacteur de la Minerve, il nous arrivait chaque matin avec le premier-Montréal qu’il avait écrit pendant la nuit.Son manuscrit était toujours très soigné: vous v eussiez vainement cherché la moindre faute d'orthographe ou de ponctuation Luirmême corrigeait minutieusement ses épreuves.Son style était à la fois périodique et lucide.C est a bon droit qu’on le surnomma “le prince de* journalistes” de son Dansereau était doué d’un sens politique affiné.Aussi maints hommes , h,al> te!?Chapleau et Laurier, recherchèrent-ils souvent, avec profit toujours, les conseils du “Boss” Dansereau.A la silhouette du journaliste de grande classe que fut Arthur Dansereau, opposon* celle du polémiste ardent, qui a vécu encore plus près de nous et qui a laisse dans la littérature canadienne de si vigoureux èt si éclatants souvenirs-nous avons nommé Olivar Asselin.Taille dans les rochers de Saint-Hilarion, Asselin était plutôt mince, mais il avait la resistance du sabre le mieux trempé.Quelle vie tourmentée tut la sienne! Spirituel comme pas un, il riait de ses propres misères.Il rappelait avoir pratiqué beaucoup de métiers, heureusement tous honorables, quoique, pour un certain nombre, un peu sots (car il y a vraiment de sots métiers, de même quil y a, mais en bien plus grand nomore, de sottes gens)”.Fondateur de la Ligue nationaliste canadienne, Asselin était trop bien doué pour subir indéfiniment la servitude d’aucune doctrine politique.Au fil du temps, il se dégagea des écoles, il s’humanisa et il devint son sêul maître.On le vit se lier d’amitié avec maintes gens à qui il avait porté de rudes coups Mais malheur aux travers qu’il apercevait sur sa route! vite il les culbutait.Ainsi, lorsqu’il fut président de la Société Saint-Jean-Baptiste, il eut tôt fait d’exécuter le mouton qui avait coutume de bêlèr dan* le* processions du 24 juin.Et toujours c'était le bouillant polémiste qui livrait bataille.Sa plume était tranchante comme une épée.Il en vint à s’élever au-dessus des luttes mesquines.Les combats singuliers cessèrent de l’iméresser.Il s’appliqua de plus en plus à l’étude des problèmes nationaux et de la politique internationale.Il tenta d’établir, au Canada français, TORDRE dont il rêvait, d'après son âme, mais, comme dans le CId de Corneille, “son âge a trompé sa généreuse envie”.Les cruautés de la vie combative avaient usé prématurément ce corps d’acier.Ses amis le virent fléchir peu à peu.Il eut pourtant de magnifiques sursauts de RENAISSANCE qui nous valurent d’inestimables articles, mais ses énergies s épuisaient.Il s’en rendit compte et i| déposa sa fière Durandal.L’élan juvénile et désintéressé dont il anima toute sa carrière journalistique suscite encore l’admiration de la jeunesse qui vénère sa mémoire.Pour compléter notre triptyque, campons-y sommairement la figure énergique du nouvelliste le plus populaire de son temps: Lorénzo Prince.Fils d'un ancien zouave pontifical qui était avocat, il eut successivement comme beaux-pères deux hommes de loi qui lui firent étudier le droit.Dès 1892 nous le trouvons au Monde où il s’entraîna au métier de chasseur de nouvelles.Robuste, il déliait tous les obstacles et il ne connaissait de plus grand plaisir que celui de les surmonter.Il avait le flair du plus subtil détective.Travailleur infatigable, il devint le plus fameux chef de l'Information que nous ayons connu.Champion au jeu d’échecs, 11 avait Tart de disposer des pièces de son personnel et il savait communiquer à chacun de ses reporters l’enthousiasme dont il brûlait.Aussi les propriétaires de journaux à fort tirage se disputèrent-ils sa collaboration.Il avait à coeur de traiter à fond la meilleure nouvelle du jour.Quelle profusion de détails n’y mettait-il pas! Il s'entourait d’aides de son choix et il les formait à son école.L’équipe sous ses ordres était constamment mobilisée et rien d'important n’échappait à ses perquisitions.La psychologie des foules lui était familière et les concours populaires qu’il lançait dans son journal étaient toujours couronnés de succès, faisant affluer de nouveaux lecteurs! Sa mise en page prenait Toeil et il savait l’enrichir d’illustrations attrayantes.Bref, Lorenzo Prince fut le nouvelliste modèle de sa génération.* * * Si rien de ce qui est humain n’est étrange aux journalistes, qu’il noua soit permis d’offrir aujourd’hui nos cordiales félicitations et nos meilleurs souhaits à la maison Dupuis Frères, à l’occasion du soixante-quinzième anniversaire de sa fondation.A l’instar du journal moderne, cette grande institution canadienne-française n’est-elle pas une association coopérative modèle, où tant de bonnes volontés, chez Iks employés comme chez les patrons, s’emploient à favoriser la vie économique d’une immense clientèle.I) ailleurs, la maison Dupuis Frères n’a-t-elle pas, en quelque sorte, lié son existence à celle de* journaux qui servent à véhiculer sa publicité?
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