Le devoir, 5 juillet 1943, lundi 5 juillet 1943
"Le Canada eat une nation tmiv£ raine et ne peut avec docilité a rcepter de la Grande-Bretagne, ou der, Etata-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu'il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers e Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.'' (12-X-37) 4 Lord TWEEDSMUIR LE Diractaar i CeergM PELLETIIR FAIS CI QUI DOIS Rétfacttiir «n chef : Omtr HEROUX tfontrloT, îunSî 5 Juillet 1943 ) IIOACTION (T ADMINISTRATION1 410 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i SEIsir 3361* SOIRS.DIMANCHES ET PETES ARmlniitraHM > BEIair 3361 RMactta t BEIair 2984 Gérant i BEIair 3361 Sikorski, premier ministre de Pologne, meurt en avion (Voir en page 3) !' Qu’est-ce que servir le Canada r Etre vraiment Canadie n, non pas être colonial M.John Gtorge Diefenbaker, l’un des membres les plus! malgré la politique de concessions pratiquée par ses poli-ut.tients du parti progressiste-conservateur à la Chambre | ticiens provinciaux et fédéraux — dans l’élaboration de des Communes, entretient des idées complètement fausses sur le principal problème politique canadien.Assez jeune encore, puisqu’il n'a que 47 ans, M.Diefenbaker est pourtant un politicien d’expérience puisqu’il participe aux luttes électorales depuis une vingtaine d’années.Il a été intimement mêlé à la vie politique de la Saskatchewan.En 1937 j| devenait chef du parti conservateur de cette province.Elu aux Communes en 1940, il s’est fait remarquer par ses interventions parlementaires.Bien que son éloquence soit médiocre, parce que trop défiante, hargneuse et nasillarde, et bien qu’on lui ait préféré M, Gordon Graydon pour diriger l'opposition officielle, il n’en demeure pas moins un pilier du parti.Il représente, avec MM.Bruce, Hanson, Church et White, le vieil esprit tory.1} est de la plus pure tradition conservatrice.C’est lui qui entretient le flambeau et qui s’efforce de transformer en un corps de doctrine le vieux rêve d’unifier le Canada selon les vues d’une minorité agressive.* * * Lundi dernier, il a exposé sa pensée en marge du discours que M.MacNamara prononçait le 7 avril de cette année à l’Académie des Sciences politiques de New-York.M.MacNamara n’avait pourtant pas tenu un langage révolutionnaire.A ses auditeurs étatsuniens il avait expliqué le problème politique canadien tel qu’il est en réalité, compte tenu de la constitution et des droits du Canada français.“Le Canada, comme les Etats-Unis, est une union fédérale, avait dit le directeur du Service sélectif, mais parce que nous n’avons que neuf provinces et qu’ils ont quarante-huit Etats, l’opinion de chaque province influe probablement plus que celle de chacun des Etats sur la détermination de la politique fédérale”.Constatation de fait, qui n’implique aucune considération de principe.M.Diefenbaker y a vu la négation des principes fédératifs et découvert des germes de désunion.Le député progressiste-conservateur de Lake-Centre (Saskatchewan) a pris les choses de haut en faussant le jeu des éléments qui constituent la situation canadienne.* Cette déclaration, a-t-il dit, va à l'encontre de nos principes confédératifs et frustre les espérances des auteurs du pacte de la Confédération.Transposée en termes simples, elle signifie qu'au Canada n’importe quelle province, la Saskatchewan ou une autre, peut entraver les plans du gouvernement (fédéral), parce qu’une province exerce une plus grande influence dans une confédération qui en compte neuf que peut en exercer un Etat dans une confédération qui en compte quarante-huit”.M.Diefenbaker n’est pas très fort en arithmétique.Il s’étonne qu’un neuvième contienne plus de cinq fois un quarante huitième.C’est pourtant élémentaire.Une province canadienne exerce sur la politique fédérale une influence comparable à celle qu’exercent cinq Etats sur la politique de Washington.Y a-t-il là de quoi crier au scandale, à la confusion et au chaos?N’y a-t-il pas là, au contraire, tien que de naturel et d’inévitable?Ce n'est pas une province en général que M.Diefenbaker avait en tête, mais bien la province de Québec en particulier, ainsi que la suite de ses remarques l’a démontré.La province de Québec n’est pas n’importe quelle province, ni du point de vue du chiffre de sa population ni de celui de son caractère propre.La province de Québec, de par sa population, a le droit d’exercer autant d’influence à elle seule que les cinq provinces suivantes: Nouvelle-Ecosse, Nouveau-Brunswick, Manitoba, Saskatchewan et Alberta, autant d’influence, par conséquent, que plus de la mditié des provinces canadiennes.De plus, la province de Québec représente le Canada français, la population de langue française répartie dans toutes les autres provinces.Sous quelque aspect qu’on envisage la situation, les prétentions du député de Lake-Centre sont absolument erronées.Elles équivalent à un défi de mauvais aloi inspiré par le désir de placer, à l’américaine, toute la population canadienne dans un même moule, au mépris même de la lettre et de l’esprit du pacte de la Confédération.C’est de l’es-•ence de toryisme.* * * Boiteuse en ce qui concerne la juste part d’influence que la province peut exercer de droit — et qu’elle exerce du fait de spn existence et du%hiffre de sa population, la politique nationale, 1a thèse de M.Diefenbaker est défectueuse en ce qui se rapporte aux fondements sur lesquels repose le pacte de la Confédération.M.MacNamara avait dit à l’Académie des Sciences politiques de New-York: ‘ Bien que la population du Canada, tout comme celle des Etats-Unis, comporte plusieurs races, sa vie politique et sociale est quelque peu compliquée, même si elle s’est également enrichie du fait que cette population provient de deux sources principales, la race française et la race britannique.Dans l’élaboration de tous ses programmes, le gouvernement [d’Ottawa] doit tenir compte de leurs droits spéciaux et de leurs convictions”.M.Diefenbaker n’a été d’accord avec M.MacNamara que sur un point: l'enrichissement de la population canadienne du fait de la présence de deux cultures.Quant au reste, il a différé complètement d’opinion avec le directeur du Service sélectif."Si cette déclaration [ expose le point de vue du gouvernment [de M.Mackenzie King], a-t-il déclaré, elle prive le pays de l’espoir de jamais réaliser l’unité [nationale] de l’Atlantique au Pacifique.Elle enlève aux citoyens l'occasion de devenir Canadiens, unis, fermes, forts et libres sous l’égide de Iji Corffonne britannique, unis dans leur désir de se vouer ensemble au service et au sacrifice.Je répudie la doctrine que prêche ce discours.Elle ne produira pas le véritable canadianisme.C'est le genre de doctrine qui divisera le pays, qui le désunira, qui nous séparera au lieu de nous rapprocher par les liens du commun sacrifice”.L’idéal de M.Diefenbaker ne serait-il pas de voir tous les Canadiens unis sous une même loi de conscription pour outre-mer, ainsi que le laissait clairement entendre le discours prononcé par M.R.-B.Hanson le jour même où le député de Lake-Centre faisait ses stupéfiantes déclarations?M.Diefenbaker a exprimé clairement sa pensée à la fin de son discours.Mettant toute réserve de côté, il a parlé nommément de ia province de Québec.“Le moment n’est-il pas venu, a-t-il demandé, de donner à toutes les parties du Canada des droits égaux de servir le pays, de façon à enrichir le canadianisme dont nous sommes ai fiers?Nous devrions fournir à tous les hommes et à toutes les femmes du pays l’occasion de servir d’une façon aussi égale que possible.La population de la province de Québec est parfaitement disposée à défendre le Canada.Elle a accepté la loi de mobilisation des ressources nationales.Elle a accepté le principe du service pour la défense du Canada.Mais la façon actuelle de mettre la loi en vigueur prive la province de Québec de l’occasion qu’ont les huit autres provinces, du privilège et de l’honneur de marcher ensemble sans égard à la diversité des races, dans une union inconnue jusqu’ici”.M.Diefenbaker a prétendu par là que les appels au sercvice militaire sont moins élevés dans la province de Québec qu’en d’autres régions du pays.* ¥ * M.Diefenbaker voudrait voir les Canldiens unis dans un commun désir de servir le pays.Qui ne partage cette idée?Où les difficultés sérieuses s’élèvent, c’est quand on en vient à définir ce qu'on entend par servir le pays.Ainsi que le député de Lake-Centre l’a dit, la population de la province de Québec est parfaitement disposée à défendre le pays.Elle ne s’y est jamais refusée.Par son vote sur le plébiscite elle a manifesté la volonté bien ferme de défendre le Canada.Mais la population du Québec, quand elle parle de défendre le pays, songe au Canada, au territoire canadien.Par pays, elle n’entend pas un groupe quelconque de nations.Elle n’est pas impérialiste.Elle veut servir le Canada d’abord.Elle a sa formule de canadianisme.Elle prétend.elle est convaincue que cette formule est la bonne, qu’elle est 1a seule bonne.Elle n’acceptera pas cette sorte de canadianisme qui est simplement du colonialisme gonflé, prétentieux, naïf et satisfait.Donner aux Canadiens français des droit* égaux?A la bonne heure! Mais pas seulement comme conscrits! Que nos droits commencent par être des droits à un traitement équitable dans le fonctionnarisme fédéral et dans huit provinces canadiennes.En somme, que nos droits soient des droits véritables et pas seulement des devoirs travestis en droits! s-vn-43 Léopold RICHER L’invasion imaginée par Goebbels 10% d’Acadiens, et nou» avons pu apprécier particulièrement leur civilité et leur esprit de camaraderie.Je crois que nous aussi nous pouvons donner à la cause de nos frères acadiens un coup d’épaule.” Quelques jours plus tard, les gars m’apportaient la généreuse souscription de {75.00; je dis généreuse, en considérant le revenu du soldat et le fait que notre unité n’est qu’une compagnie et non point un régiment.Et voilà qui prouve que nos camarades n’oublient pas ce qui se passe chez nous.C’est avec grande joie que je me fais leur porte-parole en vous envoyant cette souscription, ainsi que nos meilleurs vaux aux Acadiens.,.Est-ce assez beau?Est-ce assez admirable?Et de quel puissant zxemple devrait être un pareil geste?.Nous rappelons qu’un peu partout, et dans le diocèse de Montreal particulièrement, la souscription se continue pour permettre à ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de faire leur part de se reprendre.Les listes resteront ouvertes jusqu’au 15 juillet.(A Montréal, s adresser au Comité de la Presse acadienne, à la Palestre nationale, 840, rue Cherrier.Téléphone; Frontenac, 2158.On fera prendre les offrandes à domicile, sur demande).O.H.Les hebdos reconnaissants La presse quotidienne, s’il faut en croire d éventuels articles qu’el Il a fixé déjà deux dates fausses — Le pourquoi de ces mensonges — Un nouveau ministère polonais?— Moins de torpillages en Atlantique — Du côté de la Martinique — La souveraineté française CE QUI A FAIT SAUTER PIERRE BOISSON, A DAKAR La Pologne va devoir se choisir un nouveau chef de gauvernement; les dépêches de cet avant-midi annoncent en effet la mort, dans un accident d'avion, alors qu'il revenait du Proche-Orient, du premier ministre et général polonais Sikorski, dan* des circonstances dont on trouvera te détail ailleurs.M.Miko-lacjcjzyk, chef du parti agraire poloncis, agira comme premier ministre intérimaire dons le gouvernement polonais de Londres.Le général Sikorski était déjà venu plusieurs fois en Amérique du Nord et même au Canada.On se rappelle qu'il a, dans certaines circonstances, dénoncé les visées affichées et les manoeuvres singulières'du gouvernement des Soviets à l'endroit de la Pologne de demain.Sikorski n'entendait pas que Staline imposât ses plans annexionnistes sur une large partie de la Pologne, dès le prochain traité de paix européen.Il a fallu l'intervention de Londres et de Washington pour que Staline, apparemment, modifiât son point de vue, ou du moins ne l'affichât pas de façon aussi catégorique.L'invasion du continent européen par les Alliés, que Berlin prétendait, pour des fins de propagande, devoir commencer samedi dernier, n'a pas eu lieu, et pour cause: parce que les Alliés n'ont jamais fixé de date pour cette invasion et que jamais ils n'ont considéré ni le 22 juin ni le 3 juillet comme jour du déclenchement de leur offensive continentale.Les services de fausses nouvelles allemandes fixent maintenant l'offensive au 14 juillet, jour anniversaire de ia prise de - j I® Bastille.On a déjà signalé ici même que si Goebbels !Lan; 1 Paraltr« SU1 le sujet, n’a | avoi* parlé à la radio des prétendues offensives du 22 re du JrvLS^iHlCi!e5.-?ulre,^c/!u.- )uin ct du 3 ^Wet, c'était afin de mettre le public re du service fédéral dit de l’Infor-mation en temps de guerre.Mais les journaux quotidiens, lassés sans doute par la chaîne serrée de leur quotidienneté, ne sont peut-être que des malcontents, des insatis-laits parce qu’insatisfaisables.La presse hebdomadaire, celle de langue française tout particulièrement, paraît être d'un sentiment assez semblable à l’endroit de ce même service d’information.Le député liberal et ministériel de Terrebonne à la Chambre des Communes, M.Lionel Bertrand, lui-mê-me directeur d’un hebdomadaire, a déjà eu l’occasion, qu’il a saisie d ailleurs tout aussitôt, le 23 mars, de s en ouvrir à ses collègues parlementaires.M.Bertrand a dit, sans hesitation aucune, que le service de I Information en temps de guerre est inefficace, sa raison d’être, nulle, son organisation sur une base pratique, impossible.Comme certificat, c’était, on le concédera, déjà pas mal.Notes gaspcsicnncs A lo Station biologique de Lavai (par Lucien Desbiens) • VII Un port du Saint-Lâurent, 27 — ,4a cours de son inspection de la Oaspésie, le brigadier Edmond Blais.M.C., et le$ membres de sa suitè, dont un groupe de représentants de la presse quotidienne, des agences d’information et de la radio d’Etat, ont été princièrement n çus par l’Université Laval, d sa Station Biologique de Grande-Rivière.A va At le déjeuner au homard pti* à la Station même, les réservistes aè Grande-Rivière ont fait un débarquement simulé fort réussi et ils ont attaqué une tète de pont à l’aide de dynamite et de carabines chargées à blanc.Le tout emit d’un parfait réalisme.Le site choisi pour ces manoeuvres se prêtait d’ailleurs on ne peut mieux à cette symbolique manifestation.Le pittoresque village lui-mirnè, d’où sont partis plusieurs des valeureux gaillards gaspèsiens faits prisonniers à Hong-Kong, ap-parait, de la pleine mer, comme un monumental pain d’épices rougeâtre que des rongeurs auraient entamé (en l’occurrence, un ra: de marée qui.l’an dernier, a lavé le chemin du bord de Veau, emportant lout sur son passage.) Xatre bon ami le Dr Jean-Louis i Tremblay, directeur de la station biologique, avec qui nous avons ressassé de vieux souvenirs du Séminaire de Québec, en attendant l arrivée du brigadier Blais, nous avait aimablement invité à prendre l>lace dans la barque du détachement d"‘invasion”, de sorte que nous avons pu assister à celle-ci, d un poste d’observation particulièrement favorable.Bloc notes (per O.H., Emile Benoist et Louis Robillard) Un g«stc admirable Nous recevons ce matin, par poste aérienne, du camp de Debert, en Nouvelle-Ecosse, accompagnée d’un et mirent te feu aux broussailles voisines pendant qu’on leur répondait par un crépitement de balles.Les réservistes montrèrent une telle habileté que des gens du village, accourus sur le pont pour voir tes opérations, prirent la fuite, visiblement effrayés, pendant que des gardes-malades se précipitaient sur les jteux pour secourir les "blessés”, alors que le camion à incendie du C.P.C.te mettait en devoir u éteindre le feu allumé sur la câte.Immédiatement après ces manoeuvres, le Dr Tremblay recul notre groupe dans les laboratoires de la s/a/ioh biologique, transformés en salle, de banquet, pour la circonstance.Des dames et des jeunes filles de la paroisse s’étaient chargées de préparer un succulent buffet au homard et de décorer artis-tement la salle avec des filets de pêche.A l’issue du déjeuner, notre hôte nous donna des détails fort intéressants sur te village de Grande-Rivière — principal centre de pêche de toute la Gaspèsie — ainsi que (suite A la dernière page) i,0KHivCi ?ucJe facteur d’un autre hebdo le Rien-Public, publié aux irois-Rivieres, ajoute à cela.Il rappelle que les hebdomadaires ont longtemps eu la satisfaction d’avoir a jeter au panier, d’un geste pour ainsi dire automatique, les communiques et autres papiers leur venant de l’information de temps de guerre.Celle-ci a voulu bonifier encore son service: elle a désigné un ancien gérant de quotidien pour enquêter sur les besoins de la propagande dans les hebdos.Mais laissons la parole au rédacteur du Bien Public, qui met ses D" au bas de l’article: Voici maintenant que le Service oe I information pousse sa condescendance beaucoup plus loin.Convaincu, après tant d’enquêtes discrètes^ que les hebdos de langue française peuvent être utiles, à condition qu’on nomme pour les représenter un journaliste qui con- i1?!* I1.!0!!* besoins el leur mentalité, i Information annonce la nomination de ce journaliste cana-dien-français bien connu, M.Jim Greenblat, éditeur du Sun, de Swift Current, Sask."Les hebdos du Québec, qui recrutent plus d’un demi-million de lecteurs, sont reconnaissants à la Commission de l’Information d’avoir mis à leur service un journaliste dont le nom seul a une assonance beauceronne ou saguenéen-ne.Les esprits étroits reprocheront (suite à la dernière page) lettre du lieutenant René Leduc, “au nom de la 15e Compagnie de Campagne des Ingénieurs royaux canadiens”.Nous publions avec un plaisir que partageront sûrement nos lecteurs 1 essentiel de celle, lettre: Le soir du Si juin, la fbème Compagnie de Campagne des ingénieurs Canadiens s’amusail rondement.Comme on m'avàit prié d’adresser quelques mots à mes camarades, je leur dis a peu près ce qui suif: "Je crois que ce Soir est le bon moment de vous rappeler ceci: Dans ta vie de tout homme, il y a des mo-menfs durs; cela est également vrai dans la vie d’une nation, et de la nation acadienne particuliérement.Chez nous, dans Québec, on fait en ce moment une souscription en faveur de la presse acadienne.Vous savez que te journal est indispensable a la défense de nos droits.Les Acadiens en ont peut-être besoin allemand sous l'impression que dans tes deux cas les Alliés avaienf dû modifier leurs projets par suite de la vigoureuse défense de l'Europe continentale par les nations de l'Axe.Goebbels, avec ses fausses nouvelles, compte sur l'effet psychologique des insuccès alliés imaginés par ses services de propagande.Quand l'invasion viendra véritablement, peut-être Goebbels oura-t-il tant crié au loup, comme le mauvais berger du fabuliste, que son public ne le croira plus guère; car cela viendra et Goebbels, qui le sait, sait aussi fort bien qu'il n'en connaît pas plus à ce sujet que la masse des gens.Tandis que les Américains pressent leur nouvelle offensive en Océanie, dans le Pacifique, contre les Japonais, les avions alliés continuent de jeter des centaines de tonnes de bombes, chaque nuit, sur des villes italiennes ou allemandes.C'est ainsi que Cologne, grande plaque tournante ferroviaire de l'ennemi, a subi samedi soir son 118e raid d'avions et que le grand port de Hambourg, où se fabriquent des submersibles et s abritent des centaines d'entre eux a été bombardé le même jour pour la 98e fois.La centième ne tardera pas, d ici la fin de la 201e semaine de cette guerre-ci.Tant en Allemagne qu'en Italie continentale, des centaines de mille civils doivent quitter leurs habitations et se réfugier dans des régions du pays moins souvent attaquées que celles où ils ont vécu jusqu'ici.On signale que les ravages de submersibles aile-fnands onf sérieusement diminué depuis quelque temps en Atlantique, pour quelles couses au juste, on ne le soit pas très bien, sauf que la vigilance alliée en mer et ia protection des convois se font plus effectives.Il y a aussi l'emploi de nouveaux types de navires d'escorte, ainsi que l'usage plus répandu des hélicoptères, qu on embarque à bord de navires marchands alliés en Atlantique et qui peuvent décoller facilement du pont d un navire de tonnage moyen et y retourner aussi bien ce que ne peut faire un avion ordinaire.M.Chur-cmll a déclaré il y a quelques jours à Londres que depuis lo mi-mai, très peu de navires marchands ont été coules, en Atlantique, et que juin est le meilleur ny>l?,,** depuis le début de la guerre, de ce coté-la .Les navires porte-avions des Alliés servent aussi a traquer les submersibles allemands, dont une trentaine ont figuré au tableau de chasse anglo-américain, rien qu'en mai dernier.Des submersibles allemands prennent la mer toutes les trois semaines, mois quand il sen coule un par jour, la situation des escadrilles sous-marinei de l'Axe peut vite devenir critique.A LA MARTINIQUE La Martinique, la Guadeloupe et les quelques autres lies françaises des Antilles vont-elles sous peu passer sous contrôle des Français d'Algérie et du Comité national de libération?Cela en a tout l'air.L amiral français Georges Robert, jusqu'ici préposé en tant que commissaire de Vichy au gouvernement de ces îles, a fait demander il y a quelques jours à Washington un plénipotentiaire chargé de négocier lo reddition de ces Antilles à un gouvernement allié.L amiral américain Hoover, commandant dans la mer des Caraïbes, s'est rendu à la Martinique, où il a conféré avec Robert.Celui-ci, qui avait il y a des mois commencé de négocier avec Washington, — ces négociations n'aboutirent guère, dans le temps, et Washington finit par établir une sorte de blocus des Antilles françaises sous la direction de Robert, - a pose des conditions préliminaires qui se résument ainsi: les Antilles dont il a la charge passeront sous une autorité française reconnue, pourvu que: lo — i «r.?.ZtiTLTT"’:,1’ * '° mée: “Cm hommM »onr kart da l'aari-I n ° Çaise sur ces îles, 2o — il n y aura aucune •(je carnet du gxincheux La vieille tory ulstérlenne de le rue Saint-Antoine a fait de ion mieux pour piétiner le député des Deux-Montegnes.Elle avait été la première à demander que M.King lui fit ravaler ses paroles.Quand ia vieille tory ulstérienne va-t-elle ravaler le mot d'invective abiecte: ZOMBIES, qu'elle eut à l'adresse de soldats de Sa Malesté, les conscrits canadiens?* * * M.Bracken dans son récent discours agn culture, Hors de l’industrie, hors de ia guerre.Hors de (eut, si et n'est le trésor public.A mon avis, cette armée de conscrits pour service au pays non seu-lament représente-t-elle une injustice pour los hommes gui la constituent, mais elle est la plus grande mystification gui ait iamais été perpétrée centre le na-tlen,” ÿous auon* ! M.Bracken a parlé aussi de renvoyer au notre Compagnie environ J les eqnierlt* à l'afrieulture et à l’Indue- intervention de forces armées étrangères; 3o — il y aura reprise des opérations de ravitaillement de ces îles françaises par l'extérieur.Pourvu donc que le gouvernement, ou le Comité de libération français d'Alger délègue un gouverneur de son choix aux Antilles, qui resteront sous la direction suprême de François, et sous la souveraineté française, — l'amiral Robert veut visiblement éviter l'occupation des Antilles françaises par un gouvernement ou des forces armées soit américaines, soit anglo-américaine.:, — ces Antilles, Robert est prêt à les remettre aux Français, quitte aux Américains à en assurer le ravitaillement d'ici une date indéfinie; cor il y a famine dans ce groupe d'îles où il y a d'autre part des quantités considérables de canne à sucre, de sucre brut, de rhum et de différents autres produits d'exportation dont les Alliés et l'Afrique du Nord ont sérieusement besoin.On mande d'Alger que le Comité de libération va désigner un envoyé français chargé de recevoir la gouvernement des Antilles des mains de l'amiral Robert, dès que l'affaire aboutira.GIRAUD AUX ETATS-UNIS D'ici quelques heures, s'il n'y est déjà rendu, le général Giraud sera aux Etats-Unis.Il a passé par ia route transatlantique aérienne de Dakar, en Afrique occidentale française, à Natal, au Brésil, pour remonter de là vers l'Amérique du Nord et arriver finalement à Washington où il sera l'invité du président Roosevelt pendant quelques jours.Le motif de son voyage, c'est de prendre de plus près contact avec les autorités militaires américaines et d'assurer l'armement continu de ses forces par les Etats-Unis.Il visiterait du même coup des camps d'entraînement de jeunes officiers français établis aux Etats-Unis avec l'assentiment de Washington, et peut-être viendrait-il dans l'est du Canada, — ce qui reste à décider, s'il a le temps de faire ce voyage.Là-dessus, rien n'est arrangé.De Gaulle préside le Comité de libération d'Alger, entretemps, et le général Alphonse Juin, chef d'état-major de l'armée de Giraud, agit en tant que commandant en chef des troupes françaises d'Afrique, par intérim.On s'attend qu'il résultera des avantages définis du voyage de Giraud en Amérique du Nord et que sa visite aux Etats-Unis unifiera davantage les différents éléments français en séjour dans ce pays depuis juin ou juillet 1940.Il faut se rappeler que le Comité de libération d'Alger, en tant que représentant ia France continentale, a plusieurs navires de guerre en radoub ou en séjour dans des chantiers de New-York, de Boston, de Baltimore et d'ailleurs, chez nos voisins; en particulier le grand cuirassé ''Richelieu” einsi que d'autres unités jadis réfugiées à Dakar et que l'accord américain avec le gouverneur du temps, Pierre Boisson, mis tops drapeau français, à la disposition des Alliés, vers la fin de 1942.Incidemment, à propos de Pierre Boisson, qui a remis il y a déjà quel-aues jours sa démission à Alger, en tant que gouverneur de l'Afrique occidentale française, — H a été depuis relevé et remplacé par un autre grand fonctionnaire français d'Afrique, jadis degaulliste, — un périodique d'affaires des Etats-Unis, "Newsweek" (28 juin), prétend que les degaullistes, dons lu campagne obstinée qu'ils menèrent contre lui, firent circuler sous le manteau des extraits de rapports qu'il aurait adressés jadis à Vichy avant l'invasion anglo-américaine en Afrique du Nord.Dans ses rapports, dit-on, il aurait exprimé des sentiments de méfiance à l'endroit de l'Angleterre et il aurait fait connaître son intention He résister à toute tentative d'occupation anglaise que ce fût du côté de Dakar, où il avait, en septembre 1940, fait échec à une offensive limitée du général de Gaulle appuyé par des navires de guerre anglais.A la longue cette propagande sous le manteau aurait eu raison de sa détermination de rester au poste et il se serait rendu aux raisonnements de certains de ses amis qui, pour la bonne entente entre Fronçais, lui auraient conseillé de quitter Dakar et l'Afrique occidentale française.- AU CANADA On doit s'occuper cette semaine, à Ottawa, de la question de remettre à plus tard le remaniement de la représentation aux Communes, consécutivement au dernier recensement fédéral.On sait que le Manitoba et la Saskatchewan devraient perdre 7 députés, si ce remaniement avait lieu dès cette année.Le Québec a déjà protesté de façon officielle contre la politique affichée du ministère King désireux de retarder ce remaniement jusqu'après la guerre, sous prétexte que si on le faisait à l'heure présente, cela créerait du malaise dans l'Ouest canadien.On a célébré à Ottawa, cet avant-midi, les funérailles religieuses de M.Robert Manion, ancien chef du parti conservateur fédéral à l'élection générale de 1940, où ce parti fut défait par M.King.M.Manion, mort soudainement vendredi soir, dans la capitale, était dons le particulier chirurgien de marque et il avait servi pendant ia grande guerre de 1914-1918; il avait quitté le parti libéral, en 1917, pour devenir membre du parti unioniste.De 1930 à 1935 il fut ministre dans le cabinet Bennett.Il sortit de la politique active après l'élection de 1940 et son parti lui donna très vite un successeur.— G.P.S-VII-4J tri».Il peut être assuré que le gouvernement n’«n fera rien.M, King a bel *t bien fait modifier la loi pour ou» ce* conscrits, appelés d’abord pour le seul service au pays, puissent êtr» envoyés n’importe où et quand il semblera bon eu gouvernement.w g v Quand II s’est agi de cette modification à la loi, Ig parti dont M.Bracken est devenu le leader fut d’ailleurs parfaitement d’accord avec le gouvernement dit libé'il de M.King, * * * Les buanderies de Montréal, privées de main-d'œuvre, menacent de fermer leurs portes.Il taudre laver son linge sale en famille.Le Grincheux s-vn-ss Citation d’actualité “Si l’on découvrait le sec'et di proscrire à jamais la guerre, de multiplier le genre humain, et d'assuré; à tous les hommes de quoi subsister combien nos meilleures lois paraîtraient-elles ignorantes et ba bares." VAUVENARGUES DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 5 JUILLET 194* VOLUME XXXIV — No 150 Au Bloc Populoire Canadien Au nom de l’unité c’est toujours à nous de consentir des sacrifices Coup de force constitutionnel pour diminuer notre représentation au Parlement fédéral —• L’ampleur de notre effort de guerre, selon Mme Tchiang Kai-Shek et M.Mitchell — Les communistes qui ne sont plus communistes.— Nous avons un excédent de viande.Nouvelles des Etats-Unis On prévoit un accord prochain au sujet de la Martinique Les trois points de l’amiral Robert — L’anniversaire de l’indépendance américaine —- Tournée des membres du Congrès — La production américaine de navires marchands — Rapprochement entre la Finlande et les Etats-Unis — Une/cause des querelles racistes Mort de Técrivain Jules Bois Voici les principaux passages de la revue de l’actualité politique, faite sous les auspices du Bloc Populaire Canadien, _ par M.André Laurendeau, secrétaire general.Cette causerie a été prononcée le 30 juin au poste CKAC et le 1er juillet au poste CHRC: Il y a deux semaines environ, MM.King et St-Laurent ont manifesté leur volonté de ne pas modifier la carte électorale du pays.Pourquoi?En somme, disent-ils, pour favoriser l’unité nationale.L'unité nationale Mes chers amis, depuis le début de la guerre, chaque fois qui! est question d,unite nationale» il faut dresser les oreilles*, car on est alors à la veille de demander un nouveau sacrifice à la province de Québec.On a invoque lumté nationale” pour déclarer la guerre; puis on l'a invoquée lors du plebiscite, quand M.King s est fait libérer par l’Ontario et les autres provinces anglo-canadiennes, des promesses qu’il avait solennellement consenties au Québec; on a reparlé d’“unité nationale pour faire voter la loi de conscription pour service outre-mer.Réclamons-nous justice dans le fonctionnarisme fédéral?On nous répond que ces questions nuisent à l’umte nationale.Demandons-nous pour les ouvriers du Québec des salaires égaux à ceux des ouvriers des autres provinces?Vous êtes, vous re-plique-t-on, de dangereux ennemis de l’unité nationale.Suggérons-nous à nos concitoyens de repondre NON au plébiscite, parce que cela répond à leurs idées et que nous vivons en démocratie?Vous divisez le pays, s’écrie un ministre d’Ottawa, auquel répond un écho dans le ministère Godbout: Hitler ne ferait pas mieux.Défendre l’autonomie provinciale comme le fit durant l’autre guerre le premier ministre liberal sir Lomer Gouin, lutter contre les dictateurs économique^, utiliser les principes de la Charte de l’Atlantique pour mettre en valeur des droits acquis: autant d’attentats, paraît-il, à 1 unité nationale.Bref, on a prostitue cette expression magnifique, on en a fait un synonyme de sacrifice unilatéral et d’écrasement.Aussi, quand: on invoque cet argument à propos de la carte électorale, raison, de nous mé- lation décroître relativement à la nôtre.En conséquence, elles devraient perdre sept députés.Par surcroît, pour des raisons complexes qu'il serait trop long d’analyser en détail aujourd'hui, l’Ontario, en toute justice, (mais non en toute légalité) devrait perdre environ 8 représentents.Bref, d’après la Constitution, c’est sept députes et, d’après la justice, c’en est une quinzaine que les autres provinces devraient compter en moins aux prochaines élections.Notre représentation électorale serait donc plus importante si l’on faisait cette nécessaire modification.Or, on ne la fera pas.Ainsi en ont décidé MM.King et Saint-Laurent.Au nom de l'unité nationale __ .on accordera à d’autres provinces françaises des Antilles; b) non-in- tervention de troupes étrangères; San-Juan, Porto Rico, 5 (A.P.) — A son retour de la Martinique, le vice-amiral américain John H.Hoover, s’est montré optimiste sur le résultat des pourparlers qu’il a eus avec le haut-commissaire des Antilles, l’amiral français Georges Robert.Les deux marins ont étudié de concert les modalités d’un changement éventuel de régime, qui permettrait à cette colonie française de renouer des relations diplomatiques et économiques avec les Etats-Unis.Radio-Martinique exposait samedi soir un programme en trois points, élaboré par l’amiral Robert et qui faciliterait le transfert des Antilles à une autre autorité française.Voici ces trois points, a) demande de garantie de la souveraineté française sur les possessions de avons-nous fier.plusieurs députés auxquels elles n’ont pas droit.Savez-vous que cette injustice peut avoir de graves conséquences?Si les prochaines élections sont chaudement contestées, comme on peut le prévoir, savez-vous qu'elles pourraient nous faire perdre la balance du pouvoir?Ce coup de force constitutionnel (l’expression paraîtra risejuée, mais elle est juste), risque d’enlever aux députés du Québec la participation au pouvoir, du moins dans certaines circonstances.Est-ce cela qu’on a décidé et voulu d’avance?A-t-on voulu prémunir la majo-ité actuelle ou l’autre vieux parti, contre la protestation effective de notre province?Des fanatiques, effrayés des gains sensibles que nous faisons dans l’ordre démographique, désirent-ils créer un précèdent et supprimer la représentation proportionnelle?Nous nous contentons aujourd’hui de poser la question et d’enregistrer l’injustice grave et nouvelle dont nous sommes victimes au nom de l’unité nationale.Mme Kai-Shek et M.Mitchell Rendant visite à notre pays, la femme du dictateur chinois, Mme Tchiang-Kai-Shek, déclarait textuellement à Ottawa le 15 juin dernier: “Au prorata de sa population, le Canada a plus fait pour l’effort de guerre que tout autre pays des Nations-Unies”,.Et le même jour, notre ministre du Travail.M.Mitchell, laissait échapper à Montréal l’aveu suivant: “Je pense parfois que nous essayons de 'faire trop.Ici, nous sommes un pays de 11 millions d’habitants essayant de faire le travail d’une nation de 20 millions”.M.Maxime Raymond, chef du Bloc Populaire Canadien, avait soutenu la même thèse dès 1941, mais il avait reçu des insultes de toute la presse jingoe.Aujourd’hui, presque tout le monde s’est rangé à son opinion, mais le gouvernement n’en agit pas mieux.Car, jeudi dernier, le même M.Mitchell qui se demande si nous n’en faisons pas trop, et si nous ne nous prenons pas pour une nation de 20 raillions d’habitants, continue de rious forcer à agir comme si nous étions deux fois plus d’habitants et accentue ces excès.Il analysait dans son discours le problème de la main-d’oeuvre.Il constate que nous passons par une crise, Mais rien n’y fait: cette crise le remplit d’aise, elle le convainc que nous accomplissons bien notre devoir.U conscrit au travail les tout jeunes gens de 16, 17 et 18 ans: la chose est décidée.Et l’on reparle de plus en plus d'une mesure autrement grave et dommageable, la conscription des femmes.Mais M.Mitchell aime les excès.Il aime que JVf.Ralston demande toujours plus de soldats, même si l’agricplture et l’industrie manquent de bras.Sans doute, n’hési- rensrement‘deV194Tviennent d'être tera-t-ll pas.demain, à venir cher-censemem __ ._ - cjjer nos femmes et nos filles, à les arracher de leur foyer pour les traîner de force à l’usine.Que voulez-vous, nous nous battons, disent-ils, pour la civilisation et la chrétienté: pourquoi se gêner?Pourquoi ne pas disloquer la famille?Nous avons commis bien des folies — milliards à l’Angleterre, conscription pour service n'importe où — ne sommes-nous pas mûrs pour commettre la dernière des folies, cette conscription des femmes que la morale catholique réprouve et que l’intérêt national interdit?.Le congrès communiste Terminons sur une note gaie, On sait que le parti communiste est illégal au pays.Cependant, les chefs communistes ont été libérés U y a quelques mois, Ils ont et c) reprise du ravitaillement éco nomique de la population, réduite actuellement à la gêne du fait de son isolement entre les deux belligérants.C’est, semble-t-il.Washington qui décidera en dernier ressort, mais seulement après avoir soumis le cas au Comité français d’Alger, reconnu par les Alliés.Ce Comité aurait désigné M.Hoppenot, l’un des membres de sa mission à Washington.comme envoyé spécial à la Martinique.Il v a deux ou trois navires, charges de denrées à destination des Antilles françaises, çpii atten-dent à Porto-Rico la levée de 1 interdit qui frappe la Martinique.L'anniversoire de l'indépendance américaine geront de concert et leurs dépenses seront défrayées par des associations qui s’intéressent à la collaboration d’après-guerre.De leur côté, les hommes politiques qui s’opposent à ce que les Etats-Unis s’engagent dans aucun projet d a-près-guerre, entendent bien ne pas chômer et essayer eux aussi de .or-mer l’opinion à leur gré.La production américaine de navires marchands Washington, 5 (A.P.) — Les chantiers américain^ ont fabrique, dans les six premiers mois de 1943, plus de navires qu'au cours de toute l’année 1942.La production pour ce premier semestre s’établit à 879 navires jaugeant 8,818,6-2 tonnes, à comparer à 747 navires et 8,089,732 tonnes pour 1942.Toutefois, la production de juin est légèrement inferieure à celle ,1e mai, mais la Commission maritime explique que le mois de mai comptait un jour de plus.Il ne fait pas de doute qu’il sera possible d’exe-cuter le programme de 1943 qui prévoit environ 19,000,000 de tonnes de navires marchands.Ropprochement entre la Finlande et les E.-U.Notre représentation De quoi s’agit-il?D’im fait bien simple.Quand la Confédération a été fondée, on a décidé que la province de Ouébec aurait toujours un nombre égal de représentants à Ottawa; quelle que soit notre population, nous n’aurons jamais plus de 65 députés dans la capitale fédérale.Ce chiffre sert de base pour calculer le nombre des représentants des autres provinces au Parlement.Par exemple, si le chiffre de notre population diminue, alors qu’il augmente dans l’Ontario, nous continuerons d a-voir 65 députés, tandis que la province voisine, au lieu d en avoir, disons 75 comme précédemment, en comptera 80 ou 85, suivant les cas.Et à l’inverse, si le nombre des habitants du Québec augmente, tandis qu’il diminue en Saskatchewan, nous garderons nos 60 représentants mais la Saskatchewan perdra quelques-uns des siens Ce rajustement se fait chaque fois que le résultat d’un nouveau recensement est connu.Or les principaux chiffres dure v.ensement de 1941 viennent d etn publiés.Ils indiquent que deux provinces de l’Ouest ont vu leur popu- New-York, 5 (A.P.) — Cette année, toutes les Nations-Unies ont célébré le 167e anniversaire de l’indépendance américaine comme symbole de la guerre mondiale livrée par les Alliés.En Grande-Bretagne, les journaux ont marque la collaboration anglo-américaine.Aux quartiers généraux alliés en Afrique Nord, on a rappelé à la population la part prise par les troupes françaises dans la révolution américaine.Le général Eisenhower a présidé à des cérémonies de commémoration.Même des pays qui ne sont pas en guerre ont voulu marquer l’importance de cet anniversaire.Tournée des membres du Congrès Washington.5 (A.P.) — Seize membres du Sénat et de la Chambre des représentants doivent entreprendre une tournée des Etats-Unis, au cours des vacances parlementaires.pour convaincre 1 opinion publique qu’il est du devoir du Congrès d’exposer les projets Washington, 5 (A P.) — La semaine dernière, il s’est fondé une asociation finlandaise dont le but est de promouvoir l’amitié de la Finlande, aliée de l’Allemagne contre la Russie, et des Etats-Unis.Le président en est M.Eljas Erkko, ancien ministre des Affaires étrangères de son pays.L’intérêt de cette société, c’est que sa fondation parait marquer une diminution de l’influence allemande, puisque les Finlandais ne redoutent plus d’afficher au grand jour leur amitié pour les Etats-Unis.Des observateurs y voient un signe additionnel de la victoire alliée.Les Finlandais voudraient " Dernier Quartier, le 23, 4 11 ti 38m du ».Pas eu?Nouvelle Lurie, le 3t.i 11 h.6w.du soir JUILLET 1943 rim.Lun.Mar.Mer.Jeu.Ven l 9»m.j j 9 N I.J G PO K* PL.J < » DO» 1 2 3 j 4 5 6 7 8 9 io ; » 12 13 14 15 16 171 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 « se réunir bientôt à Ottawa pour fonder un parti.M.St-Laurent déclarait, il y a dix jours, qu’il les laissera faire, pourvu que leur parti ne soit pas communiste.Quel raisonnement magnifique et digne d’un grand avocat! Car vous ima-1 ginez bien que les communistes, s’ils fondent un parti, défendront l’idéal chrétien, comme leur sainte mire la Russie soviétique.Mais M.St-Laurent se dit sans doute: “Nous avons bien changé, nous autres libéraux, et notre parti n’a plus de libéral que le nom.Pourquoi les changeraient-ils P______¦[ Après tout, qui sait si les communistes ne deviendront pas libéraux et ne porteront point l’étoile démocratique h quatre pointes de l'Institut T.-D.Bouchard?Excédent de viande ?Dernière heure, Par ordre jiu paravant une lettre de la Secrétai rerie, annonçant que Son Eminence présiderait la séance des jeunes et clôturerait le Congrès National.Ces deux actes de bienveillance du Primat de l’Eglise Canadienne, ajoutés à ceux de l’Archevêque de Montréal, sont un puissant encouragement pour les organisateurrt du Congrès.Ils ont conscience de travailler en communion d’idée avec la hiérarchie et avec cette assurance ils ont l’espoir de mener l’entreprise à bonne fin.Le but du Congrès est connu: mieux organiser la milice séraphique, lui procurer l’avantage de prendre conscience de sa puissance d’expansion, mettre son influence au service de l’Eglise.Au Cana- “Eh bien! mes chers frères, en ce moment c’est la société qui se corrompt; il faut qu’il y ait parmi vous des chrétiens qui sauvent le monde, des chrétiens intrépides, véritablement détachés et sacrifiés.Où pourrait-on les mieux trouver sinon chez tous ceux qui se sont mis à l’école et qui pratiquent Limitation de saint François, par conséquent de Jésus-Christ!.” Les manifestations du Congrès à la Cathédrale, à Notre-Dame, au Plateau, devraient aider les intéressés à sc convaincre toujours plus de ces vérités, à stimuler leur générosité en ce sens et à devenir partant de parfaits chrétiens, prêts à se porter où leur action serait requise et à devenir au moindre signai des chefs des militants de l’Action catholique.P, FERDINAND, O.M.L Est-ce que nous rationnons pour avoir des surplus de viande à ex-lictnteur de la viande, M.L'M.i pédier à l’Empire?Je laisse Pearsall, nous exporterons nos i le problème suivant à votre surplus de viande en Angleterre : ! méditation : le gouvernement King, notre viande suivra le chemin de qui a conscrit nos hommes pour nos milliards.Mais quoi?Nous ; service n’importe où.et qui mena-aurions des surplus de viande?Ne sommes-nous pas rationnés?Est-ce qu’il ne faut pas présenter au boucher des petits coupons bruns pour obtenir du boeuf ou du porc?ce de conscrire bientôt nos femmes à l’usine, aurait-il décide de conscrire au surplus la viande de no» moutons et de nos boeufs.pour service outre-mer?Pour les vingt ans de Colette par Monique Lavallet-Montal Tabla daa matière» : Préfaça du Docteur René Blet Un mot 1 Colatte, ma Mit La Femme, l’Amour et la FamiHe Le Mariage au service da l’Enfant Le Mariage et le bonheur do la Femme Mariage Indissoluble et mariage cassé La Chasteté conjugale La Chasteté en dehors du Mariage Lectures.Films, Conversation La Nudité St le Nudisme Idéal.Mariage et Maternité.Volume ée 290 pages.Au comptoir $L25.par posta S1.3S.SERVICE DE LIBRAIRIE OU “DEVOIR’’ ta H Nous sommes de vrais AVARES - et ça nous plait!" ¦1 SU! 5^ Ê §\ m JOSs "Lz paye! Tant mieux, car j’en étais à mon aernier sou!” ANNE: "Que faites-vous de tout votre argent ?” JOSs "Je paye tous les frais de la maison, j’entretiens ma famille, je paye mon assurance-vie, et j’achète des OBLIGATIONS ET DES CERTIFICATS D’ÉPARGNE DE GUERRE.” ANNE: "Chez.nous aussi! Nous épargnons notre argent; nous avons appris à être avares et ça nous plaît!” JOS: "C’est notre tâche.L’autre jour, j’ai entendu quelqu’un dire que cette guerre concernait aussi l’arrière; que nous .autres, au Canada, avions un rôle important à jouer pour empêcher les prix de monter.Il disait aussi que nous ne devrions acheter que le nécessaire.” FRED: "C’est tout i fait sensé.Si noua continuons à accroître la demanda pour des choses dont nous pouvons nous passer, les gens qui travaillent i la production de marchandises pour les civils ne pourront pas les approvisionner assez vite, et les prix monteront." JOS: "Exactement! Cet homme dont je vous parlais disait aussi que l’inflation était ce que l’arrière devait combattre et que la seule façon de la combattre c’était de n’acheter que les choses dont nous avons réellement besoin, et de réduire nos dépenses en épargnant autant que nous le pouvons.Je trouve que cela est beaucoup plus facile à faire en achetant régulièrement des Obligations et des Certificats d’Epargne de Guerre et en LES GARDANT!” Ne manquez pas de maintenir votre assurance-vie en vigueur.Vos primes sont placées en Obligations de la Victoire qui aident i gagner la guerre.Faitea venir le livret budgétaire de poche qui a pour but de vous aider à tirer le plus possible de votre revenu.Vous le trouverez utile.précieux.NORTH AMERICAN ASSURANCE COMPANY LIFE Sfeg* SoeUh TORONTO, ONT. - VOLUME XXXIV — No ISO TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST! EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6 00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unl* et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE |f 00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press" de r'À.B.C." et de la "C.D.N.A." LUNDI, 5 JUILLET 1941 4 Dtmiin: NUAGEUX et FRAIS.MAXIMUM et MINIMUM I Aujaurd’bal maximum.W.Mime date l’an dernier, 72.Minimum aujourd'hui.M.Mtme date l'an dernier.«0.BAROMETRE : 10 h.a.m., 26.M; 11 h.t.flâ, 25.M; midi.29.35.Chiffrée fournie air Mme veuve M.-R de Nouvelles de guerre Des trains devions sillonneront le ciel Conclusion à tirer de la traversée expérimentale du ____ planeur de Dorval à Londres — Le chef d'escadrille |.Quar,i*r ?én.ér.a.1 _des Alités enj F.-M.Gobeil à l'honneur— Voyage de 28 heures, | o 125 milles à l'heure — Sherbrooke fête ses hommes j de l'armée active — Quatre aviateurs tués en Ontario Londres, 5 (C.P.) — Le minislè-re de l’Air annonce l’arrivée en Angleterre du premier train d’avions qui ait traversé l’Atlantique.Le train se réduisait à deux appareils Aériens: un Douglas bimoteur qui faisait l’office de locomotive et un planeur, qui équivalait au wagon de marchandises.Les trains de l’a-îvenir pourront compter cinq et dix appareils, articulés les uns aux autres comme le sont les wagons.Celte première traversée d’un train aérien de Dorval en Angleterre a duré 28 heures.Le voyage s’est fait au milieu de tempêtes — deux heures et demie de neige — à 125 milles à l’heure en moyenne.C’est la première fois qu’un planeur fait la traversée de l’Atlantique.Depuis plusieurs mois, des aviateurs se promenaient dans le ciel de Dorval, province de Québec, près de Montréal, au volant de planeurs.La principale expérience faite avant celle de la traversée de l’Atlantique a été celle de Montréal, Terre-Neuve-Labrador et Montréal.Satisfaites de cette envolée de grande envergure, les autorités décidèrent que le moment était venu de tenter la traversée atlantique.Elles firent charger le planeur de .vaccins à destination de la Russie, de radios, de parties de moteur, puis elles le firent accrocher solidement à un bimoteur Douglas, surnommé le Dakota?Le planeur peut porter 3,000 livres de marchandises.L’équipage se composait de sept aviateurs: le chef d’escadrille F.-M.Gobeil, du C.A.R.C., de Montréal, pilote du planeur; le lieutenant W.S.Longhurst, de Toronto, le chef d’escadrille R.G.Seys, assistant de Gobeil; les deux autres Canadiens, H.G.Whightman, de Vancouver, et le commandant H.Fur-ner, de Dorval.L’équipage comprenait aussi C.W.H.Thompson, de la Nouvelle-Zélande, copilote du Douglas, et l’ingénieur R.H.Wor-mington, d’Angleterre.L’expérience démontre qu’à l’avenir il pourra y avoir des trains d’avjons enti*e les continents et que ces trains pourront peut-être même transporter du matériel de guerre.Le planeur piloté par Gobeil a 84 pieds d’envergure, Les communications entre les deux appareils se faisaient par T.S.F.L’expérience a été conduite sous les auspices du P.A.F.Transport Command.En Angleterre, l’atterrissage s’est fait à la perfection.Après s’être détaché du Douglas, libre dans lt ciel, le planeur fit des tours bien calculés et se posa au centre du champ d’atterrissage.Le Dakota sortit des nuages à son tour et se posa sur le soi.L'Armée fêtée o Sherbrooke Sherbrooke, 5.— Un festival de l’armée, organisé à Sherbrooke, a duré deux jours: samedi et dimanche.Le ministre des Services nationaux de guerre, le général L.-R.La-Flèche, présent aux cérémonies, a remis aux parents de soldats de Sherbrooke enrôlés dans l’armée active des fanions d’honneur.Le premier fanion a été remis à Mme Godfrey Dionne, qui compte onze petits-enfants et un gendre en service actif.Avant la présentation des fanions, le major-général LaFlèche, D.S.O., M.C., a passé l’inspection d’une unité du CWAC, service féminin de l’armée canadienne.Il était accompagné du major-général E.-J.Penaud, C.B.E., commandant du district militaire no 4, et de M.le chanoine Ira Bourassa, représentant de l’évêque de Sherbrooke.A l’issue d’un déjeuner qui a précédé la démonstration de l’après-midi, M.le chanoine Bourassa a loué l’armée canadienne et il a dit espérer que, après la guerre, la discipline, que nos gens apprennent dans l’armée, se perpétuerait au foyer.Une double parade d’église a eu lieu dimanche matin.Le It.-col.E.Chartier, chapelain catholique sé-nior du district militaire no 4, a célébré une messe en plein air au parc Dufresne.Au défilé, le salut a été reçu en face du marché Sherbrooke par le major-général LaFlèche.Celui-ci a assisté à la messe en plein air des catholiques avec le major général Renaud, le brigadier E.-A.Blais, commandant du district militaire de Québec, et un groupe imposant d’officiers d’état-major.Hier midi, le ministre des Services nationaux de guerre s’est rendu à l’hôtel de ville en compagnie du maire A.-C.Ross, de Sherbrooke, pour y signer le livre d'or de la u guerre aérienne L’offensive américaine Le général Sikorski, premier minis- dans le Pacifique tre ^ p0|0gnei tué dans Un accident d’aviation L'avion s'écrase peu après le départ de Gibraltar et 16 des 17 passagers trouvent la mort, dont la fille de Sikorski L'aviation alliée attaque la Sicile et la base d'Ostle — Nouveau bombardement sur Cologne et Hambourg — Le commandement italien prétend avoir descendu 108 avions 21 avions japonais descendus — La prise de Vura sur l'île de Vangunu Afrique-Nord, 5 (A.P.) —Les bom-1 .Quartier général des Alliés en bardiers alliés ont violemment at-i "us.tr.abç> 8 (A.P.).—- Les forces taqué les aérodromes de l'Axe en 1 ame,r,.c?,ln.^s australiennes qui Sicile dans la journée d’hier et des- c0?a 1 offensive dans 1 archipel de cendu au moins 43 des chasseurs ennemis qui ont offert une résis- Salomon se sont emparées hier du village stratégique de Vura sur l’ile Ce grand festival a été inauguré samedi par le maire Ross.Samedi matin, le comité civil consultatif du CWAC avait ouvert un nouveau bureau de renseignements et le major-général Renaud a présidé cette cérémonie.Les oignons à la rescousse des pommes de terre Il allait exister une telle pénurie d’oignons à Montréal que les expéditions de l’Ontario vers cette ville ont dû se faire par express du Canadien National.Il est arrivé hier un plein train d’oignons de Leamington, Ont.pour distribution et vente aujourd’hui.C'est la première fois depuis 43 ans que des oignons soient transportés en aussi grande vitesse vers Montréal.On sait que les pommes de terre étaient extrêmement rares les semaines passées.Il vient d’en arriver d’excellentes à pleins wagons des provinces maritimes.Oignons et pommes de terre se suivent.Quatre aviateurs se tuent Pendleton, Ont., 5.— Deux avions d’instruction du C.A.R.C.sont venus en collision samedi près de Pendleton et se sont écrasés au sol.Les quatre jeunes gens qui y avaient pris place ont trouvé là mort dans la chute.Les victimes de l’accident sont: le sergent V.-A.Poulin, de Curran, Ont.; Douglas Marker, de Toronto; Jamcs-M.Brownie.d’Ottawa, et R.-F.Shat-tock, d’Ottawa.Correspondances destinées aux prisonniers de guerre Les maîtres de poste voudront bien noter qu’à l’avenir les lettres mises à la poste au Canada à destination des prisonniers de guerre et des internés au Canada peuvent être acceptées sans l’affranchissement ordinaire.Cependant, si les envoyeurs désirent transmettre ces lettres par la poste aérienne ou les recommander, la taxe aérienne ordinaire ou celle de la recommandation doivent être perçues.Il n’y a pas de changement dans la procédure relative aux colis mis à la poste au Canada à destination des prisonniers de guerre ou des internés au Canada.Comme par le passé, ces colis doivent être affranchis de la manière habituelle à moins qu’ils ne portent l’étiquette rouge officielle se lisant comme suit: "Canadian Internment Operations — Postage Free” — "Opérations Canadiennes d’internement — En franchise”.ou "Prisoner of War Mail — Postage Free” — Correspondance pour Prisonnier de Guerre — En franchise".Dans ce cas le colis peut être accepté sans affranchissement.Les élections mexicaines djiicjuja qui uni uiicri une le?*!»- ,j„ \r „ .j s *49 tance déterminée au cours de fu- H neux engagements aériens.Les aviateurs alliés ont bombardé Cata- avions japonais au-dessus de Pile de Rendova, où s’est effectué le premier débarquement dans les îles de la Miïo GLeebdelanierStnrti„CO?îiSO ^ Nouvelle^ nouvelle de la WOp 'Pn Î!ki re’! prise d11 villa«e de Vura a suivi de I.P*fp .obi*ctlfs SUPj près l’annonce que le général Dou- llsChln preSide R.
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