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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 30 octobre 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1943-10-30, Collections de BAnQ.

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“Le Canada rît une ration souve* raine et ne peut avec docilité arcepter de la Grande-Bretagne, ou de; Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui iaut prendre envers le monde.Le premier devoir de 'oyalisme d'un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers e Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (u-x-37) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Montréal, samedi 30 octobre 1943 REDACTION CT ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONE: BEisit 336I4 SOIRS, DIMANCHES ET Pi AdministratiM : BEIal» 3361 Rédaction i BSIiir 2984 Gérant i BEIair 3361 La Toussaint Il n’y a qu’une tristesse dans le monde.t Les saints furent, comme nous, des errants de la terre: les saints de petite journée comme Bernadette: les miteux et les crasseux comme Benoît Labre; les saints de haute stature comme Augustin; les poètes comme François d'Ombrie: les facétieux comme Laurent; les saints humains et souriants comme François de Sales: les saints drapés de fulgurance comme Thomas d’Aquin: les familiers et proches de nos coeurs comme Jean-Marie Vian ney; les saints qui s’enfermaient au mystère des cloîtres comme Catherine de Sienne: ou ceux qui marchaient en tapinois dans le sillage de l’Amour comme Thérèse de Lisieux; et ceux qui recommençaient les Colisées comme Jean de Brébeuf: et les passionnées comme Marie-Madeleine; et les âmes graciles comme Blandine.Ils se découpent sur l’arrière-plan empourpré des premières heures chrétiennes où des milliers ajoutèrent au jaillissement alerté par la lance du Golgotha la surenchère d’un autre sang, innombrable: les martyrs qui achetèrent l’épanouissement du grain de sénevé.Chacun dans son style, différent du voisin, ils explicitent un aspect de Dieu qui s’est exprimé, d’un seul coup, sans bavures, par son Verbe, le Christ.Parce qu’ils étaient tout imprégnés d’amour.Dieu les a reconnus dignes de la grande fusion amoureuse, remuante au sein de la Trinité.Et c’est pour cela, pour la joie ineffable qui est leur climat définitif, pour la saisie d’absolu qui leur est accordée, que les errants de la terre, encore tout empêtrés de contingences, âmes bredouillantes et consciences embroussaillées, les contemplent avec envie.Avec le pressentiment aussi, pour eux-mêmes, d’une prochaine stabilisation dans la Vie.Et c’est la joie qui vous entre dans le coeur.* * * L’Eglise, cette profonde connaisseuse du coeur humain, n’a pas au hasard prévu la fête des Saints, au bord même du mois des Trépassés.Nous avions besoin des allégresses de la Toussaint, à l’heure où l’obsession de la mort va s’imposer à nous, plus insistante qu’à l’accoutumée.Dans les cimetières, c'est la jonchée des feuilles, découvrant la méditation des stèles.On ne peut pas ne pas penser à la mort.Il vous prend à la gorge une nostalgie, embusquée depuis quelque temps, déjà, au pli des premières rides: rides des yeux, de l’âme.Morsures inédites du mauvais âge observées, un matin, devant son miroir.Cheminement indiscret de la maladie.On ne peut pas ne pas penser à la mort.Et la mort reste une énigme, capable de vous révolter m.* * ¥ Quand j'étais petit gars, effronté comme un servant de messe, je m'engageais parfois dans l’escalier craquant et fatigué qui menait en haut du clocher paroissial.Equipée pleine d’ombres.I Les premières étapes franchies et dépassée la porte qui ouvrait sur le jubé des chantres, c’était la grande aventure qui commençait.Une étrange angoisse me venait au coeur, à mesure que l’obscurité s’épaississait et que les pierres se rapprochaient des marches plus fréquentes et que le vent libérait ses graves musiques.Un moment venait où je ne voyais plus rien, me sentant perdu.Je continuais mon ascension, tiré en haut par un obscur besoin de percer le mystère.Et tout à coup, quand d’un grand effort j avais soulevé la trappe, je débouchais dans la comblante lumière: le petit servant de messe s’attardait à regarder la terre, étale et lointaine.Cette expérience d’enfant me revient aujourd'hui, comme une suggestion de la vie.Elle était, en petit, l’image de cette aventure dramatique: uns vie humaine, si difficile à délabyrinther.On en amorce le déroulement, joyeux et insouciant, et voici déjà, au bout du chemin franchi d’une seule haleine, l’ombre froide de la mort et les tâtonnements dans la moiteur de l’inconnu.Naître, mourir, qu'tst-ce?On a cru voir une ombre et entendre une plainte.C’est ce qui s’appelle l'homme (Lamennais), Chrétien, mon frète, il ne faut pas trembler ou te désespérer comme ceux qui n’ont pas d’espérance.Tu dois, tout au contraire, regarder bien en face la mort, ‘‘cette soeur de charité”, comme l'appela un jour Rimbaud.Je sais bien que tu n'y inclines pas, effrayé par son mystère, ou distrait entièrement par tes affaires, ou cmtnuré dans tes plaisirs.Tu devines, en gros, que la mort, si tu t'attardais à savoir sa rêcbc leçon, n’autoriserait plus tes fragiles sécurités et que tu devrais, sous peine de pêcher contre la lumière, déterminer en toi un radical déclenchement.Et tu hésites, et tu détournes ta face et tu te saoules d’agitation, afin d’ignorer la vraie couleur de tes pensées, afin d’oublier Y inoubliable.Les saints, nos frères, entrés dans la maison du Père, te font signe aujourd’hui d’un geste de la main tout irisé de joie.Us sont les seuls, avec ceux-là de la Patrie, qui n’entreront jamais au catalogue temporel des canonises, qui n’aient pas raté leur vie.¥ ¥ ¥ Je sens pleurer en moi un éttanger sublime Qui m’a toujours caché sa patrie et son nom.Cet inconnu dont la présence s’imposait au poète, tu sais bien qu’il est là, au milieu de ton âme à toi aussi et qu’il n’est pas un remous de ta vie qui en pourrait abolir l’exacte figure.Veux-tu que je t’en rappelle le nom?Il est, en toi.celui qui a faim de Dieu.Il y a cette faim de Dieu dans le bouillonnement de tes passions, dans cette frénésie de vivre qui te tient paradoxalement rivé à ton dur boulot, dans ces rêves orgueilleux de dépassements surhumains, dans cette déception cent fois éprouvée devant un absolu que tu croyais tenir et qui s'est aboli entre les parois renâclantes de ton âme.Elle est tellement présente et universelle et inéluctable qu’elle détermine les cheminements les plus inattendus, au pays illusoire de l'orgueil et de la luxure.Tâtonnant et fourvoyé, ne t'étonne pas que la mort t’apparaisse comme le mal péremptoire.Tu as une telle hantise de vivre, de vivre.Et quand, avocat, tu serais devenu un as de la plaidoirie, et quand, écrivain, un jongleur de prose, et quand, artiste, un prestigieux magicien des musiques et quand, financier, tu aurais annexé le monde à tes budgets et quand, noceur, tu aurais épuisé toutes les pulsations de la volupté, qu’aurais-tu fait d’autre que de frôler à peine la vie?Tu sais bien, à l'expérience profonde de ton coeur d’homme, que tout ceci que j’ai dit ne saurait combler en toi une faille sans rivage et qu’il faut bien chercher ailleurs la plénitude.Et si c’était par delà ce brouillon d’éternité qu’est notre vie de la terre, de l’autre côté de la mort.Et si la mort n’était pas l’abdication de la vie mais l’entrée dans la plénitude, mais l’affranchissement de toutes nos précarités.Et si.Nos frères, les saints, nous font aujourd’hui signe de la main.¥ ¥ ¥ La mort ne s'improvise pas.Ni Augustin ne l’a fait, liquidant un jour ses troubles amours pour l’Amour essentiel, ni François d'Assise troquant ses strophes licencieuses pour le Cantique du Soleil, ni Thérèse de Lisieux, couventine têtue et coquette projetant bientôt un grand flamboiement d’amour dans l’histoire des âmes.La mort ne s'improvise pas.Pas plus que ne s'improvise une belle réussite humaine.Pour aborder demain, à travers la mort, aux espaces inasservis de la Joie, i! faut commencer, dès aujourd’hui, l’austère apprentissage de la sainteté.Remarque que je ne suis pas distrait.Je sais que tu n’es sans doute ni moniale ni clerc.C’est à toi, laïque, inscrit parmi ce que nous avons accoutumé d’appeler notre élite, que je ¦rappelle sérieusement la haute leçon de “nos frères les saints”.Si la mort leur est apparue comme une soeur infiniment délectable, c’est que toute leur vie ils s'étaient appliqués à la dépasser en esprit pour apercevoir au delà du provisoire: l’éternel.Sainteté des laïques.On a peur d'accrocher un sourire, en l’écrivant, tant s’est gauchie la plus élémentaire vérité.Affadissement général des âmes.Et puis, on s’est tellement habitué à maintenir cette désastreuse ligne de démarcation entre le sanctuaire et la nef.Que les prêtres, les religieux s’efforcent au dynamisme spirituel, on ne voit rien là que de très naturel.Mais que des laïques prennent pour leur compte l'impérieux appel: “Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.” cela devient si rare que d’en rencontrer un, un vrai de vrai, qui entretient avec le Christ un commerce fraternel, on demeure tout ébahi.Il ne serait pourtant que d’ouvrir les yeux sur l’efflorescence de christianisme authentique chez nos cousins de France depuis quelques années.L’éloquence nous rejoint de tous ces livres qui trouvaient preneurs: Somme théologique.apologétique, histoires du Christ, hagiographies rédigées à l’intention des laïques par des laïques ou des prêtres.Et l’éloquence aussi de ces milliers qui, répudiant Voltaire, Renan et le père Combes, se sont repris à aimer en esprit et en vérité.Et qui ne répugnent pas à la- méditation, à la messe quotidienne, à la communion fréquente: professionnels, étudiants, industriels.Splendides types d’humanité, précisément parce qu’ils se sont faits de minutieux familiers du Christ.Nous retardons affreusement.J’en sais qui en sont encore à la rance sauce de l’anticléricalisme voltairien.Cela les amuse de marquer le pas quand nous sommes invités à courir dans le stade la merveilleuse aventure chrétienne.Il ne s’agit pas d'une vague et infructueuse lutte contre ses passions, d’une mesquins humiliation de ses forces vives, mais d'une excellente croisade, pleine de soleil et de joie.Emancipation plénière d’une personnalité chrétienne.Conviction presque sensible de vivre enfin et pour toujours.Le tragique n’est pas de vieillir ni d’apercevoir la mort à la limite de nos vies.“II n’y a qu'une tristesse dans le monde, c’est de n’être pas des saints” (Léon Bloy).Emile LEGAULT, C.S.C, 30-X-43 La souveraineté et l’intégrité du Vatican (voir en page trois! el s'appliquent à en sortir victorieux.Mais il est une autre catégorie d’épreuves qui ne sont, croyez-en mon expérience, rien autre chose au'abêtissantes, déprimantes, abrutissantes, desséchantes pour le mal-heureâx quelles accablent: j’ai nommé les épreuves d'imprimerie, dans le fouillis desquelles le correcteur a la tâche, à la longue journée, (le sarcler, d’émonder, de rejeter, de ratisser, et que sais-je encore! Corvée ingrate, en quelque sorte “négati-' j ve" puisque le correcteur ne se voil \ guère accorder de crédit pour la | besogne colossale qu’il abat, ses j “guetteurs" étant bien trop pressés j de lui mettre sous le nez les quelques erreurs qu’il aura pu commet Arrestation de deux chefs ouvriers dans la grève de raluminium Philip Cutler et Jean Jodoin, chefs du groupe de à Shawinigan, arrêtés par la police fédérale — rA.F.L " - Refus de qui fait la grève cautionnement LES TROIS-RIVIERES, 30.- Philip Cutler et Jean Jodoin, tous deux organisateurs de la grève de l'Union internationale aux usines de l'Aluminum à Shawinigan, ont été arrêtés par la police fédérale, la nuit de jeudi à vendredi, et traduits hier devant le magistrat F.-X.^________^_____ Lacoursière pour répondre de leur conduite durant la \tre et qu’eux, accidentellement sans \ grève de l'Aluminum Co.of Canada Ltd.idoule, auront relevées, j La plainte apportée contre eux par le sergent Lau- Chien de métier! Quel est donc renf.Gosselin, de la Gendarmerie royale, les accuse ison droit a l existence?Alors que 1 ' 7 ' L’actualité Les épreuves (par Edouard Biron) A tous gnons I.es épreuves sont le loi des humains.Leur loi et leur loi.Aucun moyen de les rail d'ailleurs est admis par minimum de l’épreuve est 7 sa mission ie purifier, d’amener ri s'amender ceux qu’elle atteint, on de simplement tremper leur courage.L’on dit d'un peuple comme d'un individu: il sortira, il est sorti grandi de l’épreuve.C'est même une expression dont on abuse quelque peu par le temps qui court.Les épreuves sont de toutes sortes.Il en est de crucifiantes :\ deuils, maladies, séparations.La guerre englobe tout cela.Aussi est- j ce avec raison qu’on l'appelle elle-' mes compu-d’inforhine esquiver.Ce ne se-pas généreux, car il • tous ceux qui ont un sens chrétien que une nécessité, qu'elle bien définir qui esl même une épreuve formidable.Si les épreuves ne sont pas toujours aussi accablantes, elles comportent toutes, cependant, ri des degrés variables, l'idée de souffrance.C'est sans doute pour cela que l'on a étendu le sens du mot — cela atteint parfois à la quasi-prostitution — ri tout ce qui gêne, qui indispose, qui fatigue, qui tracasse, qui embête.Endurer, par exempte, les raseurs de tout poil — sans jeu de mots — doit bien être une épreuve méritoire.On soumet à l’épreuve d'examens ennuyeux le candidat qui veut se faire une carrière dans un métier, un art.une profession.Cela corn-mence ri l’école technique, ou ri l’atelier, ri l'école des beaux-arts ou an studio, au collège ou à l’université.L'élève affronte tqut cela, les regards tournés vers l’avenir, dont il rêve.Les jeunes qui, par exemple, se destinent à l'art lyrique doivent se résigner à une veritable gymnastique de la glotle, de l’épiglotte, du larynx, du pharynx, de l'oesophage, du diaphragme (j'en oublie on j’en dis trop).Rien ne les rebute parce qu’ils ne désespèrent pas d’être sacrés, un jour, émules de Caruso ou de la Calvé.L’aspirant pianiste roule toule la journée durant des gammes qui ont chance de lasser les voisins bien avant que lui-même en ressente delà fatigue.C’est l’épreuve d’assouplissement.Mais que voulez-vous qu’il lui en coûte, s’il croit pouvoir réussir, dans un avenir plus ou moins rapproché, à effacer le souvenir de Paderewski?On fait subir à l’alhlète qui vise ri un championnat l’épreuve d'exercices harassants, d’une diète amai-grissaide, de sauts prodigieux, de.courses à perte d'haleine.Il s’y prête de bonne grâce parce .qu'il a l'ambition et l'espoir de ceindre un jour une couronne (expression un peu forcée pour désigner la ceinture emblématique dont le vainqueur d'un concours de boxe ou de lutte s’entoure les reins).Tontes ces épreuves, grandes on moyennes, si elles ont momentanément un effet de contrainte, ouvre ni du moins de belles perspectives à ceux qui ont le couraae de les subir dans l’ordre naturel établi, fidèles à leur mission, bellement et noblement, les épreuves corrigent, pourquoi faut-il que s’exerce en regard la tâche, détestable et contre nature, de corriger les épreuves?Edouard BIRON 30-X-43 Bloc - notes Pour les anciens du S.T.R.Voici une nouvelle qui fera plaisir aux anciens du S, T.R.(Expliquons, pour les profanes, que le S.T.R., dans la parlure des initiés, c’est, tout simplement, le Séminaire des Trois-Rivières).Les.anciens du S.T.R.sont nombreux à Montréal et dans le voisinage.C’est le privilège — peut-être discutable — des villes modestes de fournir à la grande ville beaucoup de sujets.Ces anciens, pour la plupart, se connaissent ou se fréquentent peu.Même ceux de la même génération sont disperses à travers la ville immense et n’on pas souvent l’occasion de se renctf trer.L’une génération à l’autre, on s’ignore presque.Et.pourtant, tous sont les fils de la même mère et tous souhaiteraient se retrouver de temps à autre.Sentiment qu’ils partagent, du reste, avec tous les anciens des divers collèges, puisque'' 'ombr,e de ceux-ci ont leurs réunions régulières.Mais il fallait, pour provoquer une prise de contact entre les anciens du S.T.R., que quelqu’un en prit l’initiative et se donnât la peine de mettre sur pied un rudiment d’organisation.Ce quelqu’un s’est trouvé.Il s’appelle Roland Diamond et poursuit à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales, après ses études de Droit, un cours spécial.L’an dernier, à Québec, il a été mêlé au mouvement qui a groupé, en de fraternelles agapes, les anciens de la Capitale.Le succès lui a mis l’eau à la bouche, il s’est tout de suite demandé, en arrivant à Montréal, pourquoi les anciens de notre ville ne suivraient pas l’exemple de leurs camarades de Québec.Naturellement, tous ceux à qui il en a parlé ont applaudi à son projet.^ Au séminaire on est deux fois en-! chanté.A la prochaine réunion, le j supérieur et plusieurs professeurs | seront là, cornms ils furent à Québec.L’abbé Tessier produira des films du collège actuel et de son prédécesseur.Nous ne faisons pas de réclame: à quoi cela servirait-il?Les anciens ont tous le désir de se revoir entre contemporains, de connaître leurs ainés ou leurs cadets.Il suffit de leur dire que la réunion, qui prendra la forme d’un dîner de famille, aura lieu au Cercle Universitaire, le soir du 1er décembre.Et que, pour tout renseignement supplémentaire, ils n’ont qu’à communiquer avec M.Roland Diamond, 507, Place d’Armes, Montréal, bureaux 1804-1805.Qu’est-ce qu’un Canadien français ?La question parait très simple; elle ne l’est peut-être pas tant que cela.En tout cas, tout le monde n’y répond pas de la même façon et, sous les auspices de Ylnstitut de la I Nouvelle-France, François Hertel, ] esprit curieux, a décidé de la débattre publiquement une fois de-plus.Il parlera sous la présidence de M.le chanoine Lionel (îroulx, et celui-ci aura, lui aussi, l’occasion de dire ce qu’il pense du point d’interrogation.i F,a séance aura lieu mercredi soir | à la Palestre rue Cherrier.On peut | être assuré qu’elle ne manquera pas d’intérêt.0.H.Les pays indépendants On ne semble avoir jamais tant •célébré l’indépendance des pays que depuis quelques années; on i parait vouloir faire le tour de tous les Etats qui se sont affranchis d’une! lutelle étrangère.Avant-hier, c’était I le tour de la Tchécoslovaquie; cet | : Etat commémorait le vingt-ein-1 quième anniversaire de sa libéra-tion du vasselage austro-hongrois.Et notre premier ministre ne man-, qua point de féliciter les pays qui | ont eu le courage de secouer le d'avoir le 23 octobre 1943, au cours d'une assemblée par eux organisée, conseillé, provoqué et excité des employés de l'Aluminum Co.of Canada Ltd a commettre une offense alors que parlant aux employés de cette compagnie engagés dans la production, le transport, l'entreposage et la livraison de munitions et d'approvisionnements de guerre, ils leur ont conseillé illégalement de ne pas retourner au travail et d'empêcher leurs compagnons de retourner au travail.Les prévenus sont accusés d'avoir à ces fins invité les employés à faire certains actes et à omettre de faire certains autres actes qu'ils étaient en devoir de faire à l'endroit du public et de la compagnie, actes et omissions dont lo conséquence naturelle et probable est de retarder et d'obstruer la production, le transport, l'entreposage et la livraison de tels munitions et approvisionnements, le tout contrairement aux règlements de la défense du Canada et à la loi.Le magistrat Lacoursière a refusé' d'admettre les prévenus à caution, et ceux-ci devront demeurer en prison jusqu'à la date de leur procès qui a été fixé au 3 novembre prochain.Mtre Gérald Fauteux, c.r., subsittut du procureur général à Montréal, agit pour le ministère de la justice en cette cause de concert avec Mtre L.Pin-sonnault, c.r., avocat de la Couronne aux Trois-Rivières.— (suite à la p.3) guent des Etats-Unis), mais qui refuseraient d’adopter la monarchie pour leur compte.En fait, si l’on consulte la nomenclature des cent et quelques Etats organisés sur notre planète, on constate qu’une bonne partie de ces gouvernements sont encore sous la dépendance directe ou indirecte des grandes Puissances ou d’intérêts étrangers.Pour sa part, la Grande-Bretagne en compte une soixantaine, sous le nom d’Empire colonial ou de Commonwealth, qui gravitent dans son orbite.Et M.Churchill ne se fait pas faute d’annoncer qu’il n’a pas l’intention de “liquider” cet Empire, même après la déclaration de principes Roosevelt-Churchill connue sous la désignation de Charte de l’Atlantique, qui énonce les espoirs d’indépendance en ces termes très larges: “Ils (le président des Etats-Unis et le premier ministre du Royaume-Uni) respectent le droit de tous les peuples de choisir la forme de gouvernement sous laquelle ils veulent vivre, et ils souhaitent voir restaurer leurs droits souverains et leur autonomie gouvernementale aux peuples qui en ont été dépouillés par la force”.Vraisemblablement, encore cette fois, il s’agit des autres.Toutefois, le gouvernement des Etats-Unis a reconnu l’indépendance des Philippines, sous sa tutelle depuis 1808; les Philippins avaient par ailleurs reçu, avant cette guerre, la promesse de leur émancipation complète à dater de 1946, à la suilc d’un fort mouvement national d’affranchissement politique entretenu depuis la conquête américaine de cet archipel malais sur les Espagnols.Le chemin à parcourir est encore long avant de voir l’émancipation totale de tous les pays de la terre.50 bibliothèques scolaires Notre brève mention des bibliothèques publiques montréalaises n’avait pas la prétention d’êlre complète et exhaustive.Elle renfermait des omissions et il nous est agréable d’en mentionner une que l’on nous signale aimablement.Ce sont les cinquante bibliothèques mises à la disposition des élèves de notre Commission scolaire catholique, abondamment pourvues de livres, installées dans les écoles d’autant de quartiers et assidûment fréquentées.Nos autorités scolaires ne veulent pas s’arrêter en si beau chemin; rétablissement de ces sanctuaires de lecture au milieu de notre jeunesse écolière fait partie d’un projet dont l’on poursuit la réalisation.Et cela, sans compter la belle bibliothèque du Plateau à l’usage du personnel enseignant.Nous serons toujours heureux d’inserire au tableau d’honneur ces initiatives fécondes vers notre progrès cultured.Louis RGB ILLARD 30-X-43 Les Canadiens français et la lutte pour la démocratie Nous publions ci-dessous la traduction française, faite au "Devoir", du texte d'une conférence de M.Gordon-O.Rothney, professeur-adjoint de Sciences sociales au Collège Sir George Williom, à Montréal; cette conférence a été donnée devant le congrès annuel de la Provincial Association of Protestant Teachers of Quebec", au "High School de Montréal, le 8 octobre courant.Le "Devoir" en a déjà parlé (page 3, le 8 octobre), mois la pièce est d'une telle importance qu'il a cru devoir s'en procurer le manuscrit pour le traduire.(Titres et sous-titres sont du "Devoir").eÇe caïnet du gtincheux S’il faut en croire des journaux de là-bas, la ville dg Toronto serait menacée dans son autonomie: des gens mécontents de l’administration municioale demandent à la Législature de faire disparaître l’autonomie locale.Sainte Démocratie, priez pour les Torontois.* * * M.Hoover ne tient pas pour recommandable le mariage de Britannia avec l'Uncle Sam.pas plus comme mariage de sentiment que comme mariage de raison.Un tel mariage finirait, dit-il, par un divorce.Il y a comme cela assez de di- Vous m’avez demandé de vous entretenir d'une période définie de l’histoire de notre pays, du point de vue de l’instituteur.Comme je ne suis pas plus spécialiste en matière d’enseignement que vous ne l’êtes, je ne vais pas vous entretenir de méthodes d’enseignement.Je vous parlerai plutôt comme quelqu’un qui se spécialise dans l’étude de l’histoire.Je vais poser une question d’ordre fondamental et puis, je vais essayer d’y suggérer certaines réponses.Voici d’abord la question: Que nous proposons-nous de faire lorsque nous enseignons l’histoire?Quel est notre premier but?Je suis heureux de voir que vous portez à votre programme l’histoire en tant que science sociale.Cela implique que vous ne considérez pas l’histoire simplement comme sujet de culture; mais comme sujet vivant et pratique.Celui qui fait de la science sociale, et cela comprend l’historien moderne, s’occupe surtout du présent et de l’avenir.S’il étudie la société dans le passé, c’est pour apprendre comment l’améliorer pour l’avenir.Cela veut dire que son étude doit être objective.Il doit donc se contraindre à être extrêmement honnête.Son but, c’est d’acquérir des connaissances nouvelles, afin de pouvoir développer des aptitudes nouvelles et meilleures que celles qu’il a eues jusque là.Il faut du courage C’est une affaire dangereuse.Tous tant que nous sommes, ici, à commencer par moi, nous entretenons une masse de préjugés.Nous les absorbons dans notre milieu, tout le long de notre vie; et nous détestons d’avoir à changer d’avis.L’être humain s'accroche à des idées préconçues; il n’aime pas à admettre qu’il a pu faire erreur.Les spécialistes en sciences sociales, qui s’efforcent d’être objectifs et sans préjugés, s’exposent donc à être impopulaires.Mais si notre tâche est dangereuse, elle est néan- de la population du monde.Le Basic English lui-même est peut-être la très belle chose que dit M.Churchill, qui ne peut être toutefois la solution du problème de Babel.w * * Accusera-t-on M.Hoover d'être, lui aussi, un isolationniste?Il ne parait être pourtant qu'un simple réaliste.* * * Le New York News a publié, en trois semaines, six comptes rendus en Basic English et aucun de ses lecteurs ne s’en est aperçu.Le Basic English se fonderait-il sur le slang yankee?Le Grincheux 30-X-43 joug.M.Mackenzie Ring a adressé yqrces dans le monde, assez de ménages ses “chaudes félicitations et ses (meilleurs voeux” aux Tchécoslo-, vaques, : Evidemment, il esl toujours plus ; facile de se réjouir de l’imlépen-! dance des autres, comme les Ré-| publiques se plaisent à couvrir de fleurs les rois qui leur rendent vi- où les conjoints ont tôt fait de se jeter réciproquement à la tête la porcelaine même des cadeaux de noces.* ?¥ Une hégémonie anglo-saxonne fondée sur la linguistique ne signifierait pas grand'chose, note encore M, Hoover; les peuples de langue anglaise ne repré Citation d actualité ”11 faut avoir l'esprit juste, et ne pas se préoccuper du bien qui ‘arriva à autrui jusqu’à méconnaître ou mépriser le nôtre.” FRANÇOIS DE SALES i site (nous avons l’exemple fré- sentent tout de même que dix pour cent Le Devoir, lundi Lundi, fête de la Toussaint, le “Devoir” ne paraîtra pas et ses bureaux seront fermés toute la journée.moins nécessaire.Les professeurs d’histoire doivent être courageux.S’ils ne veulent pas affronter carrément la vérité, afin d’enseigner à leurs élèves comment améliorer le présent, ils scfnl mieux d’écarter i’histoire, d'ensèigner le latin ou les mathématiques, sujets bien moins dangereux.Le Canada a besoin de professeurs de sciences sociales courageux.Les sciences naturelles ont donné à l’homme un pouvoir beaucoup plus étendu qu’il n'en a jamais eu jusqu’ici dans l'histoire du monde.Néanmoins, notre généra lion a vu plus de pauvreté dans l’abondance qu’il n’y en a jamais eu; et, aujourd’hui, il y a plus de désordre dans le inonde, de plus grands massacres (pie jamais d’hommes par d’autres hommes.La raison de tout cela c’est que la science sociale est bien en retard sur les sciences naturelles.Elle n’a pas appris aux hommes comment se bien servir des pouvoirs que la science naturelle leur a donnés.Nous, professeurs de sciences sociales, par où devons-nous commencer?L'entente entre notions Ce qu’il y a de plus important à enseigner à un élève à l’école, c’est la réponse à cette question: Comment les peuples peuvent-ils s’entendre entre eux?Je crois que nous nous accordons tous sur la réponse à cette r: estion: Par la compréhension des autres.En tant que professeurs entraînés, vous vous entendez avec moi si je dis qu’on ne peut pas apprendre cela aux enfants en le leur disant, sans plus.Il faut leur montrer comment comprendre les autres.Il faut leur donner l’expérience de l’accord avec les autres.11 faut donc commencer chez nous.Si nos enfants apprennent bien dès l’école comment s’entendre entre eux et comment comprendre les autres, dans la société où ils vivent, nous pouvons espérer que plus tard, lorsqu’ils seront devenus des citoyens adultes ayant à décider des questions d’affaires extérieures, la même conduite qu’ils auront adoptée dans leurs relations intérieures vaudra également lorsqu’il s’agira pour eux de s’entendre avec les gens des autres nationalités.Je puis vous dire que c’est grâce ou développement de l’attitude convenable à prendre chez soi, bien plus que par l’étude de la politique internationale, que nous pourrons élever une génération qui saura comment écarter la guerre de 1a surface du monde.L'histoire du Canada, , de 1791 à 1841 Passons au point.Qu’est-ce que tout cela peut avoir à faire avec l’enseignement de telle ou telle leçon de l’histoire; ainsi, par exemple, de l’histoire canadienne de 1791 à 1841?Tout bon professeur doit présenter sa leçon en tenant compte des conditions présentes et en posant un problème de nature a intéresser les élèves dans leur vie quotidienne.Ainsi, supposons que nous traitions de la question de races.Supposons que nous ayons un court débat sur les idées des Nazistes à propos de races et sur les raisons pour lesquelles Is Canadiens pensent que les Nazisles sont tellement dans le tort.Supposons que nous nous demandions: Et puis, nous, quelle est notre attitude sur la UuiU à la paga deux) 2 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 30 OCTOBRE 1943 VOLUME XXXIV — No 250 Les Canadiens français et la lutte pour la démocratie (suite de la première paae) question de races?V a-t-il un problème des races chez nous?Entendons-nous des Anglo-Canadiens parler contre les Canadiens français?N’avons-nous jamais entendu les Canadiens français traités de “zombies” (1) ?En fait, il y a un problème des races au Canada; et il s’intensifie par suite de ceci, qu’en général nos deux principales races ont des attitudes quelque peu différentes, au sujet de la guerre.Il y a chez nous de l’intolérance envers nos concitoyens c a n a d i e ns-français.Tant qu’existera cette attitude chez nous, dans notre pays, comment pourrons-nous, en tant que Canadiens, nous attendre jamais à contribuer de quelque façon que ce^ soit aux relations pacifiques entre les gens du monde extérieur?Le premier devoir d’un professeur d’histoire du Canada, c’est d’enseigner aux enfants la vérité au sujet du passé de la société dans laquelle ils vivent.C’est pourquoi il est si important que nous enseignions l’histoire de Québec.Il est malheureux que nos manuels en disent si peu de l’histoire sociale, politique et économique du Québec.On nous enseigne nombre de choses, à l’école, au sujet de Champlain, de Frontenac, de Talon et de Montcalm; mais qu’est-ce que nous apprenons au vrai des Canadiens français, depuis 1759, sauf que Papineau a conduit une “rébellion”, et que Laurier fit excellente figure à la conférence impériale de Londres?A l’école, nous avons toujours parlé du Canada comme si c’était un pays anglais depuis 1759.Or cela n’est pas le cas.C’est un pays à la fois anglais et français.Incidemment, je suis content do voir que des chefs des partis libéral, conservateur et C.C.F.doivent vous entretenir, ce soir, de politique et d’ nseignement.Cela prouve que les instituteurs s’aperçoivent au moins que la politique est chose importante, pour nous comme pour toutes les autres classes de la société.La politique est d'importance fondamentale.C’est l’affaire de tout le monde, .le félicite votre Conseil exécutif d’avoir reconnu ce fait.Mais je ne puis m’empêcher d’être surpris de l’absence, ce soir, du Hloc populaire canadien.D’apres nombre d’indices, ce parti est en train de balayer cette province.De toute façon, c’est un facteur de fot'ce importante, sur la scène politique.C’est le seul grand parti qui ait gagné une élection partielle dans notre province, cette année, et cela dans un comté des Cantons de l’Est, où il existe d’anciennes traditions anglaises.Quant à l’autre élection, elle a eu lieu dans un comté conscriptionniste et, par conséquent, peu représentatif: celui de Cartier.Elle a fourni peu d’indices, car le candidat du parti travailliste-progressiste, qui a gagné l’élection, n’obtint que.30% des voix données.Nos partis politiques Votre Conseil exécutif répondra sans doute qu’il n’a voulu inviter que des représentants des partis nationaux, c'est-à-dire de l’ensemble du pays.Mais je crois que ce choix d’orateurs démontre que nous pensons encore que le Canada est un pays de langue anglaise.Cela n’est pas juste.C’pst un pays à la fois anglais el français.Et il n’y a pas un seul député conservateur ou C.C.F.de langue française à la Chambre des Communes.Aucun de ces partis ne détient un seul coin dans le Québec, ni au fédéral, ni au provincial.Si le Bloc populaire canadien n’est que le parti d’une seule race, cela n’est-il pas également vrai du parti C.C.F.et du parti (Il N.de la R du •'Devoir’-.— "Comble", terme méprisant d'argot, américain qui do!i~ne des citoyens Incomplets, lulntel-llgtrrts et qui n'agissent que sous le fouet de la menace.La "Gaeette" use et abuse couramment, de ce terme, à l'endroit des jeunes Canadiens français conscrits pour service militaire.conservateur?Pour nous, du Québec, n’est-il pas absolument important de connaître le point de vue du Blocl L’enseignement, est-ce une question provinciale ou fédérale?Quelqu’un parmi nous pen-serait-il que les conservateurs et les C.C.F.sont plus importants dans notre province que ne l’est le Blocl Quand des instituteurs veulent entendre des opinions d’hommes politiques quant à l’enseignement dans le Québec, n’est-il pas important qu’ils sachent aussi ce que pense le B/oc?Pourquoi n’invitons-nous jamais ses interprètes?Je pense que c’est parce que le Bloc compte ses partisans surtout parmi les Canadiens français et qu’on le considère de bien moindre importance que les partis de langue anglaise, tels les conservateurs-progressistes et les C.C.F.Nous n’aimons pas à admettre un fait tel que cela; mais n’est-ce pas la vérité?Si nous remontons dans notre histoire, nous découvrons maints faits que, dans le passé, nos écoles ont préféré ignorer.Comme vous êtes des professeurs de science sociale et que vous tâchez d’avoir l’esprit ouvert, je suis sûr que vous me permettrez de mentionner certains faits qu’on nous a jusqu’ici laissés ignorer et dont la connaissance peut nous contraindre à ce qu’il y a de plus difficile au monde: à changer notre opinion sur cerlaines matières.La conquête de la démocratie dans le Québec Comme préface à une leçon d’histoire du Bas-Canada, nous pourrions nous demander s’il est vrai, comme on le dit souvent, que les Canadiens français sont contre la conscription parce qu’ils ne s’intéressent pas autant que nous au sort de la démocratie.Invitons nos élèves à remonter le cours île l’histoire et à voir comment nous avons obtenu notre démocratie politique au Canada, dans ce que l’on avait coutume d’appeler le Bas-Canada.Après la conquête britannique en 1759-1760, les Canadiens français furent, du point de vue militaire, défaits et sans aucun espoir.Mais il leur restait du courage et la détermination de survivre.On nous a enseigné à tous, à l’école, qu’ils ne connaissaient rien de la démocratie, qu’ils obtinrent le gouvernement représentatif simplement parce que les Uni' on sait, eut tort vernement de ne reconnaître corn- j ou raison> Le p0int, c’est que si les me officiel que le texte anglais de | gens ne peL1vent exprimer libre-nos lois.Pourquoi cela?Est-ce que ; ment leurs opinions, ne peuvent cette province n’est pas un pays ; L.ompter subir un procès juste et britannique?Oui; mais si vous j en public, alors notre confiance croyez à la démocratie, vous (levez | Jans ja démocratie, que cela soit croire au droit de ia majorité de j juste ou non, n’est pas bien profaire des lois dans sa langue, mê- 1 me si nous vivons dans un pays britannique.Je n’entrerai pas dans les détails de la lutte pour la démocratie qui s’ensuivit.Vous connaissez les fonde.L'union des deux Canadas Après la rébellion de 1837f lord Durham vint ici d’Angleterre.C’é- faits, et comment les juges de lan- ! talt ll.la homme en vue; mais il gue anglaise étaient aussi membres j croyait que le Canada devait etre du gouvernement; (peut-on atten- | unÇ colonie anglaise, avec une po-dre justice d’un juge qui est aussi j pulatiou anglaise, une legislature adversaire politique?) ; com-1 anglaise et des lois anglaises.ment le gouvernement britannique I proposa donc la réunion des Haut •¦ ¦¦ 1 et Bas-Canada et voulut lancer une II refusa de changer la comment les gouverneurs situation; , , ., .s’em- i grande immigration anglaise nou- ployèrent à dissoudre les assemblées, lorsqu’ils n’aimaient pas ce qu’elles faisaient; à les dissoudre même quelquefois, sur ordre venu d’Angleterre; comment, après beaucoup d’efforts, l’Assemblée finit par obtenir un salaire pour son président, Papineau (il est difficile de se livrer à une lutte politique quand vous n’avez pas de salaire pour vous aider à vivre); comment à la longue l’Assemblée réussit à velle.Nous n’avons pas à traiter ici, aujourd’hui, de l’hisioire de la période du gouvernement d’Union.Le Bas-Canada, en tant^ que province séparée, disparut* en 1841.Bien que les Canadiens français fussent en majorité, l’on s’arrangea de telle sorle qu’ils ne pussent être qu’une minorité dans l’Assemblée du Canada-Uni.Mais vous vous rappelez que le bloc populaire dé- en 1837, un “rebelle”.Conclusion : Soyons justes pour tous Prenons donc garde d’endoctriner nos élèves.Enseignons-letir Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imurimés ou gravés.Prix et spécimens sur demande.L’Imprimerie Populaire, Limitée 430, Natre-Dame est Montréal Tél.BEIaii 3361 Tél.CRescent 5700 MAGNUS POIRIER Entrepreneur Pompes Funèbres Expert Embaumeur 6603 rue ST-LAURENT •— loyaliste pareille idée démocratique?Mais, (iira-l-on, le gouvernement britannique donna la démocratie nu Bas-Canada.N’avez-vous jamais lu la Constitution de 1791?Elle établit bien une Assemblée, mais elle n’établit pas du tout la démocratie.Il fallail avoir une propriété d’une valeur fixée?pour voter (quelle race pouvait bénéficier le plus de cette clause?) Aucun instituteur ne pouvait être élu (peut-être parce qu’ils auraient été trop dangereux).Il y eut un Conseil législatif, nommé par des fonctionnaires britanniques, et qui pouvait annuler tout ce que l’Assemblée des députés avait décidé.Au surplus le parlement britannique gardait le pouvoir absolu d’opposer son veto à tout ce qui aurait réussi à franchir les étapes du Conseil et à passer du consentement du gouverneur britannique.Le gouverneur contrôlait les finances, sans s'occuper de ce que voulait l’Assemblée, situation telle qu'elle ne peut exister en démocratie.Le pouvoir exécutif n’était d’aucune façon ! responsable au peuple.Le Bas-Ca-' nada vivait donc sous une dictature pure et simple.Enseignons-nous donc la vérité à nos enfants lorsque nous leur enseignons que la Grande-Bretagne nous donna la démocratie?Les Canadiens français pour la démocratie Comment se fait-il que nous ayons fini par avoir le sclf-Govern-I ment au Bas-Canada?Voyons ce qui arriva.ïél.: WElUnrton 1145 Slèf« loclal : 26J0 NOTRE-DAME OUEST La Compagnie (TAssurance Funéraire URGEL BOURGIE, Limitée Incorporée par Leïtrea P&tentea de ia Province de Québec au capital de *150,000 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Tau* en conformité avec la loi des assurances sanctionnée par le Parlement de Québec le 22 décembre 1916 SERVICE JOUR ET NUIT DénOt de *25.000.00 au Gouvernement — Salon» mortuaires à la disposition du public prendre barré sur le fonçtionnaris- j mocratique tanadien-français tint me.Qui était démocratique dans i encore ferme et qu’enfin le disci-lout cela?La bureaucratie anglaise | pie de Papineau, La Fontaine, aidé ou le parti de la survivance fran- ; par quelques Anglo-Canadiens, çaise?| dont Robert Baldwin, nous obtint En 1827, lorsque le gouverneur i ja démocratie politique.Et le jour Dalhousie refusa de consentir a de vjnt jes hommes d’affaires an-nouvelles concessions democrati- g]ajs ]eS plus conservateurs de ques, le bloc populaire se tint son-.jdorijr£aj votèrent pour Cartier, de derrière Papineau.En 18-4, les j homme absolument respectable, fameuses Quatre-vingt-douze 1 es j- , j avait tout de même été, lutions ne furent simplement qu u- .ne déclaration par des Canadiens français de droits démocratiques élémentaires.Le parti de Papineau balaya 1g pays cette annee-la.La Grande-Bretagne refusa obstinément de céder quoi que ce fut sur la question essentielle du contrôle des fonds publics.Lord John Russell s’était battu, en 1832, pour un Bill de Réforme, en Angleterre, mais 11 s’opposa à ce que les Canadiens français eussent le contrôle de la dépense de leur argent, le contrôle de leur gouvernement.Bref, il refusa la démocratie au Bas-Canada.Les événements de 1837 En 1837, les partisans de Papineau vinrent à l’Assemblée vêtus d’étoffe du pays.Le bloc populaire tint son bout et, après n’avoir siégé que deux jours, l’Assemblee tut Hull.30.—Bloc Populaire ea-dissoute par le gouverneur.Com- : nadien a tenuu une assemblée mer-ment pouvait-on alors gagner un i Credi soir, à Hull, dans la salle No-gouvernement démocratique.Il ny : tre Dame.avait plus qu’un seul moyen: la ie-| ^es orajeurs étaient MM.A mité btdlion.Plusieurs nesitei enl a ce i j aurenr|eau, secrétaire du Bloc, sujet.L eveque de Montrea ni s .phj]jppe Qjrard! organisateur pour fidèles en garde con I'e .lia région de Montréal, Marcel Pou- SX, verrons S j pSSpï'S S fes YngloraCanaedien!.Ceqquèe FEgUse Côté le notaire R.-L.Ménard et Ar-8 ¦ thur Loyer.M.André Laurendeau a rappelé comment la Ligue pour la défense du Canada avait été fondée lors du plébiscite de 1942, comment elle avait livre la lutte dans des con- démocratie, dans le Québec, au gouvernement anglais, aux Canadiens de langue anglaise, ou bien aux Canadiens français.Les élèves seront alors en meilleure posture pour décider si les divergences d’opinion entre la majorité du Québec et la majorité des autres provinces, ces temps-ci, ont quoi que ce soit à faire avec des attitudes idéologiques au sujet de la démocratie.Le bon professeur de science sociale demandera à ses élèves s’ils croient que c’est parce qu’une personne est de telle ou telle race qu’elle favorise ou qu’elle combat la démocratie; ou si cela n’est pas purement une question de savoir de quel côté est la majorité.11 leur demandera s’ils consentiraient à accepter la règle démocratique du gouvernement par la majorité, dans le monde, si les Anglo-Saxons y étaient en minorité.Il leur demandera si une minorité peut jamais/>e prendre d’enthousiasme en faveur d’une démocratie qui reviendrait au fond à Ja dictature absolue de la majorité.Il leur demandera s’ils croient que le nationalisme cana-dien-français est une politique de défense ou d’agression et, si c’est simplement une politique de défense, s’il y a lieu de le craindre.Il leur demandera d’examiner si la démocratie sage et pleine de succès ne serait pas celle où la majorité, au lieu d’agir cruellement (qu’esi-ce qu’il y a de plus cruel que la conscription, pour service militaire, de gens qui ne la considèrent pas nécessaire?) agirait plutôt avec le respect constant de l’opinion de la minorité.Si l’on enseignait de cette façon l’histoire dans nos écoles, les élèves seraient vite sur la route d’une meilleure compréhension du Canada français.Cela ne veut pas nécessairement dire qu’ils accepteraient toutes les opinions'des Canadiens français; mais ils connaîtraient sur quelles raisons elles se fondent et, conséquemment, ils seraient plus tolérants.Comprendre son concitoyen, cela conduit à la tolérance; or la tolérance conduit à l’accord el à la bonne volonté.Le professeur d’histoire ou de sciences sociales qui travaillera dans ce sens travaillera pour un Canada meilleur et pour un monde meilleur, tout aussi bien que l’homme qui se bat aujourd’hui sur les champs de bataille.S’il y a quelque chose qui vous blesse dans tout ce que j’ai dit, je crois qu’au moins vous comprendrez maintenant ce que j’ai voulu dire quand j’ai dit que l’enseignement de l’histoire, en tant que science sociale honnête, est chose nécessaire, mais dangereuse, plutôt à réfléchir.Demandons-leur — (Traduction du “Devoir”.Tous droits de considérer si nous devons notre I réservés).-iglo- soit au fond de tout mouvement politique canadien-français que nous n’aimons pas.Les instituteurs devraient tenter de se débarrasser de tout préjugé sur ce point).Papineau quitta Montreal, en 1837, avant que la rébellion n’écla- Assemblée du Bloc populaire à Hull M.Laurenfteau affirme que le ministre Fournier a le record des contradictions —- Le Statut de Westminster — Discours de MM.André Laurendeau, Marcel Poulin et Philippe Girard et enrayer la propagande impérialiste qui prépare et soutient les participations aux guerres extérieures, propagande faite à haute pression et qui reçoit tous les encouragements et tous les avantages.Le Canada est notre unique patrie.Nous n’en avons pas d’autre.M.Marcel Poulin M.Poulin montre par des chiffres que les 14 milliards que nous coûte jusqu’ici la guerre auraient pu fournir une maison de $3,000 à chacune des 2 millions et demi de familles du pays; un ménage de Ç100Û à chacune de ces familles; un roulant de ?1Q00 à chaque cultivateur; un hôpital de 8100,000 dans chacun des 245 comtés du pays, de même qu’un orphelinat et un refuge dans chacun de ces comtés; une dote de 8100,000 à chacune de ces institutions; une somme M MEDECINS RE-’OMMANDENT NOS «AllDES MIMIIAIRIS.PHARMACIE ‘MONTREAL La plu* gronda Pharmacia rffc détail au ntando.Porte* U bande qui convient i votre malaise.Nous avons un assortiment complet de bandes herniaires, bandes médicales, bas élastiques, supports, vestes en chamois ou en flanelle rouqe pour deux qui souiirent de bronchite Essayage à domicile ou dans nos salons privés sans irais additionnels.Experts et expertes à votre service ajustant selon l'critonnance de votre médecin.JOUR ET NUIT ( ditions difficiles, car le gouverne-tât pour tout de bon.Le gouyer-! ment King avait interdit la radio neur expédia des soldats pour Par- ; aux tenants de la négative.Ceipen-rêter.Us se heurtèrent à des Pal'U" | dant l’immense majorité du Québec sans courageux du bloc democrati- | répondit par un non retentissant à que, dans la vallée du Richelieu.: ]a demande de M.King qui voulait n , Qui déclencha la rebellion?Il y- faire dégager de ses engagements ^nuelle (!e par enftai},1 eana: eut quelques légers heurts et.la ieS PiuS Solennels M Laurendeau cilPfn Pendant 10 ans: e‘serait bellion prit fin Papineau était pas- fracontè ensuiteComment M.King rPSîe( encore une somme ,res apPre' se aux Etats-Unis, peut-etre pour en ^ venu au cackau du prem;er sé Vorn connaissez l’histoire des milliard, puis à la loi de conscrip-dénor ta lions des pendaisons, des i Ron pour outre-mer.Il s attaque a emprisonnements de la période j M- Alphonse Fournier, ministre de qui suivit.Pourquoi tout cela?Par-j M.King.ce que les Canadiens français] Il y a un ministre.M.Fournier, avaient tellement cru dans la dé-i député de Hull, qui a vraiment le mocratie qu'ils étaient prêts à mou- ; record des contradictions, dit l’ora-rir pour leurs convictions.Pour-]leur.En dépit de ses promesses tant le gouvernement et la plupart ; personnelles anticonscriptiomiis-des Anglo-Canadiens les qualifié-] tes, il demandait à la population rent de “traîtres”.Comme tou-1 de s’apprêter au plus grand sacri-jours, certains hommes de langue :fjce iors de i'adresse sur le disanglaise, dont John Nelson, avaient cours du Trône, à la session de compris le fond de la question.Ils 11942, discours où le plébiscite desvirent leur coopération accueillie ^ dégager le gouvernement de par ces “fanatiques ’ Français.: sps engagements était annoncé.A Cela fut-il agréable aux partisans ir(Hé de m.Fournier vote de Papineau de subir ce QU ils su- cpnti,e ]0j de mobilisation de birent pçur la démocratie, en loo/* son gouvernement, la population A-t-il été agréable Pour yja , ’ de son comté avant répondu majo- rière daller en prison, à Bordeaux, ! ritairement . panier entre dans satisfait d)1 C0P 8 ' ini)itaire 'e ministère qui a fait voter et est qui, refusés pou a .appelé à appliquer la conscrip- se battirent dans Outremont^il ^a ^ (.Vs( ^ V(!ritab,P record de auxquels oVne permettait plus de pirouettes pour une période rie S participer à la politique ni primer leur il été content du cour d’ex- mois, dit M.Laurendeau.M.King ciable.M.Philippe Girard Le Bloc existe non seulement pour combattre la conscription mais pour restaurer l’ordre social, ra-, mener le règne de la justice, déli-1 vrer la masse de l'exploitation j éhontée qu’elle subit.Nos gouver- j nants sont dominés par le requin de j la haute finance contrôlée par Lon-1 dres et Washington.Les industries sont aux mains des étrangers et nous sommes les serviteurs, les esclaves.La puissance financière contrôle la vie politique et économique.C'est un état de choses qui ne pourra durer indéfiniment.On trouve des milliards pour la guerre et même à donner, et dans la période de crise on prétendait n’avoir puar d’argent pour faire vivre les Canadiens.avant le Tantum ergo, on fera l’acte de Consécration au Sacré Coeur (Très doux Jésus-Rédempteur) et on récitera ensuite les litanies du Sacré-Coeur (Pie XI, 28 avril 1926).Consultez le livre Pieces et Orationes, pp.72 et 69: English Section, pp.65-60.Aujourd’hui, dimanche: torte la journée — il est défendu de sonner les glas, ainsi que demain (lundi) jusqu’à 4 heures de l’après-midi, à cause de la fête du Christ-Roi et de la fête.de la Toussaint.• Demain, la Toussaint, R.109: fête d’obligation: règlement des dimanches pour les messes.Le lundi 1er novembre: Toussaint, Double 1 cl.(blanc).Messe: Gaudeamus, avec Gl.et Cr.; une seule or., préface commune.— Aux II Vêpres, nulle mém.— Après le Benedicamus Domino, Vêpres des Morts pendant lesquelles, il n’y a pas d’encensement.Double (noir).Instruction.Le mardi 2 novembre: Commémoration des fidèles défunts.Double (noir).Messe: Requiem.Quête pour les niorts.' près la messe principale on chantera le Libéra.— Après les messes, on mettra au tabernacle le voile blanc: (douleur du Saint-Sacrement).Le soin des dents Conférence du docteur Antonio Reny, directeur de l'enseignement de l'hygiène dentaire prononcé ven-, dredi, 22 octobre, à 5 heures Comment les microbes s’introduisent dans les dents, quelles sont leurs relations avec la carie dentaire, voilà ce que le docteur Antonio Reny, directeur de l’enseignement de l’hygiène dentaire au département de la santé et du bien-être social, a expliqué vendredi soir devant les dentistes et gardes-malades réunis en congrès à Québec.Le docteur Reny a fait l’historique de la bactériologie dentaire.“C’est à Miller, bactériologiste anglais, que l’on doit la découverte de l’invasion microbienne dans le processus de la carie, dit-il.Par une série d’expériences simples et ingénieuses, il a démontré qu’il existe dans la salive une substance qui a la propriété de réagir sur les carbohydrates et qui forme l’acide lactique.Cette réaction ne se produit pas lorsque la salive a été bouillie au préalable ou, encore, traité avec un antiseptique; il en déduit que les besoins initiaux de la carie dentaire sont dus à la fermentation des carbo-hydrates sur la surface de la dent.Bien que la théorie de Miller ait été mise en doute par plusieurs, elle demeure pratiquement la même de nos jours.“Goadby, continuant ces expériences, soutient qu’il existe deux sortes de carie dentaire: la rampante ou celle qui affecte plusieurs l dents à la fois, et la carie lente, qui; s’attaque à chaque dent séparé- ] ment.” Le docteur Reny expose ensuite les doctrines des principaux dentis- tes touchant la bactériologie dentaire et conclut en ces termes: “Si la dent, par manque de calcification, possède une fissure dans un de ses sillons, les microbes, activés sans cesse par la salive, formeront une cavité qui, si elle n’est pas traitée à point, entraînera souvent à brève échéance la perte de cette dent, avant même sa complète formation.“Tout le monde devrait prendre l’habitude de se brosser les dents après chaque repas, de manière à enlever les débris alimentaires logés dans les sillons et les espaces inter-dentaires; ajoutons aussi que l’abus des bonbons et des chocolats entre les repas, surtout pour les enfants, est une bien mauvaise habitude.Pourquoi ne leur donne-t-on pas une pomme ou un autre fruit à ia pla-ce?” Assemblées, conférences, etc.Dimonche, 31 octobre Société S.-Jean-Baptiste, au Monument national, conférence sur l’hygiène, par le Dr C.-N.Valin.Sujet: "Nous faisons des poisons, aidons leur élimination"’.Projections lumineuses, entrée libre, salle 11, à 3 h.de l'après-midl.Lundi, 1er novembre People’s Forum, au Montreal High School Auditorium, rue Université, à 8 h.15 pm.M.Herman Finer, économiste et auteur, aviseur sur la reconstruction d’après-guerre, de l’I.L.O.A travaillé comme aviseur du gouvernement anglais et dans plusieurs pays d'Europe.Sujet: "La bureaucratie, maîtresse ou servante du 20e siècle?” * * * Canadian Club, déjeuner-causerie, au Windsor, à 1 h.p.m.M.Bemard-K.Sand-well, gérant du "Saturday Night”.Sujet: “Post-war currencies”.Mardi, 2 novembre Société S.-Jean-Baptiste, au Monument national, 1182, Saint-Laurent, salle 11, 7 h 45 te à 9 h.p.m., cours relatif à r,m-pot sur le revenu, par M.Alfred Doucet A- •Y* Société S.-Jean-Baptiste, réunions des sections suivantes: Pointe-aux-Trembles: assemblée mensuelles à 8 h.15 au sous-sol de l’ésrlise Louis-Hébert, réunion du mois, à 8 h 15, à la salle paroissiale, 2030, rue Maisonneuve; réponse au dernier concours et prix de présence.Mercier: Longue-Pointe, séance ordinaire à 8 h.15: au sous-sol de l’église S.-François d’Assise.Notre-Dame du Très Saint-Sacrement assemblée bimensuelle à 8 h.15 .à la salle Eymard, 4460 Saint-Hubert.Mercredi, 3 novembre Société S.-Jean-Baptiste, réunion de la section Notre-Dame, à 8 h.15, à la salle paroissiale, 428 rue S.-Sulpice.EXAMEN Boehel'»» Hubert Jérôme Offices de l'Eglise LE DIMANCHE 31 OCTOBRE Christ-Roi, Double, 1 ri.(ornements d’or ou blancs).Messe pro- Pour fixer la toile en place, glisser le fermoir sous la planche.La gélatine est apparemment Introuvable, voyez donc sans retard LE DUPLICATEUR KOPY-RITE Plus de gélatine à faire fondre FABRIQUE AU CANADA Plus de bassin i remplir Cardin, cl nrinïer leur avis?Papineau aurait- était embarrassé pour trouver un pre; Dignns est, avec G.et Cr.'; 2e • ’ ourage de l’orga- ministre en reinplacemem de M., or< du dim.XX .seulement; préface .‘ »La Jc,.e ,ei yellx J\"V.i propre; dernier Ev.du dim.— i .11ères Vêpres de La Toussaint, Don- j accepte ri emblee.sans s occuper ])lp , e, ;ant Vj(U tlirbam magnmn: de se contredire de plus en pl«* mémi du Christ-Roi (Il Vp.) : ant.dans .scs attitudes.Habct.V, Multiplicabitur) et du La souveraineté : dim.XX.1 Au prône, on annonce: Aujourd’hui, fêle du Christ-Roi: CALENDRIER 10e mois OCTOBRE 31 jours Quoi qu’on ait dit et malgré le Westminster, notre pays n’est pas pleinement souverain ne : ‘d’après une ordonnance de nos se comporte pas comme un pays en-j Seigneurs les evèques, le Saint-Sa- Derniers devoirs .— Lalssez-nous vous assister dans vos derniers devoirs, envers ceux qui partent.Nos conseils sont basés sur l’expérience.SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE GEO.VANDELAC FONDEE EN 1890 LIMITEE C.Vandelac.|r.— Alex.Cour \ 120 EST, RUE RACHEL, MONTREAL - BEIair 1717 Demain: DIMANCHE, 31 OCTOBRE 1943., XX Pentecôte.Fête du CHRISï-ROl.j shltllt lie Lever du soleil, 6 h.37.Coucher du soleil, 4 h.49, ., .rXherFdeîiiU"me 6 h 57 ! tièrement maître de sa politique in-! çrenient devra rester exposé toute Plein" Lune, le 13 " s h.23 m du matin lerieuie et exlérieure.Comme quel- la journée depuis la fin de la der-Deruler Quartier, le 29.à 8 h.42 in du soir qu’un l’a dit ou écrit: M.King tra- niere messe jusqu apres Vepres Nouvelle Lune, le 28.à s h.59 m.du soi».VMj||t, pmir j’Kmpire les trois pre- qui se termineront par le Salut niiers jours de la semaine, pense! (dans l’après-midi ou dans la soi-aux Etats-Unis les trois jours sui-j rée).— Au Salut, devant le saint OCTOBRE *4-» Dim.Lun.Mar.Mer.1 Jeu.V«n Sam s; «PP:: 1 ¦¦ >¦ >:->X4«*9j.vs '%&&Ægs$S88l ' .mm**., , m .:«S?«mœm s J» P lit 4 ISP Cette page est pufahée grâce au généreux concours des commanditaires suivants : Canada Dactylographe Enr*g Ca rrière Lagacé * O* : >' pj ¦rtn/jOBv Charbonneau Limitée Biscuits et pâtes aünientÆircs NOUS n’avons pas encore gagné les dernières batailles, celles qui décideront de l’issue de la guerre et qui nous permettront de dicter nos conditions de paix.Il faudra du temps, et il faudra surtout plus de canons, de navires, d’avions, d’armes et de vivres.Les Obligations de la Victoire nous mettent en mesure d’armer et de nourrir nos combattants et de fournir une aide indispensable à nos Alliés.Votre obligation de $50, $100 ou $1000 achètera de l’essence pour un avion, un canon pour un char d’assaut ou des grenades sous-marines pour un destroyer.Chacun faisant sa part, le produit de l’Emprunt fournira au Pays l’argent dont il a besoin pour soutenir son oeuvre de guerre.Votre argent, converti en Obligations de la Victoire, forgera les armes qui vaincront l’Axe.Le chemin de la Victoire est pavé d’Obligations.Votre argent qui aura servi à abréger la guerre, vous sera très utile au retour de la paix.Vous serez bien aise, alors, d’avoir accumulé un petit capital qui vous permettra d’acheter les choses que vous désirez depuis longtemps.Assurer la Victoire et assurer la Paix: tel est l’objet des Obligations de la Victoire.Rendez-vous bien compte qu’en achetant des Obligations de la Victoire non seulement vous aidez le Pays, mais que vous vous aidez vous-même.C’est un prêt que vous faites, prêt garanti par toutes les ressources du Dominion.Vous êtes assuré d’être remboursé à l’échéance et de toucher, en outre, de bons intérêts tous les six mois.Achetez donc des Obligations de la Victoire à la limite de vos moyens.Hâtons la Victoire Couvrette-Sâuriol Limitée Dionne Limitée Gouroch Ropes & Canvas Limited C.-J.Grenier & Compagnie Grand-Mère Knitting Company Limited Les Jardiniers Modèles F.-J.Raskin, Inc.DE LÀ ACHETEZ DES VICTOIRE LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 30 OCTOBRE 1943 VOLtîOLUME XXXIV — No 250 LES LETTRES AU CANADA FRANÇAIS j Courrier des lettres j par Roger DUHAMEL • 7 Canada français, à la loupe communiste L’opinion d’un universitaire français i LIVRES ET REVUES On s'intéresse de plus en plus au ] bécoise, l’émigration massive des Canada français.Livres et articles se succèdent et essaient de cernei Je plus possible la réalité canadien-ne-française.ne-française.Les uns sont em- sur ic uumume ue ia uumuime, preints de sympathie et d’incom- c’est tout à fait erroné.Si nous préhension, les autres mêlent Tani-I avions toujours eu à Québec des inosité à l’ignorance la plus abso- gouvernements éclairés et convain- Canadiens français dans le dernier quart du XIXe siècle et la mainmise des grandes compagnies sur le domaine de la Couronne Si nous I • Les hommes politiques élaborent des projets d’après-guerre; c’est leur rôle et il n’y a qu’à souhaiter qu'ils sachent combler les lacunes du passé.Ces différents plans ne parviendront pas toutefois à corriger tous les défauts.de l’expérience historique des Anciens — et au maniement des problèmes généraux.N’oublions pas que la suppression l’origine, un type invariable, comme celui d’une *espèce animale”.Bandjoun, au Cameroun français | Le Père Albert publie à Montréal Quel missionnaire intelligent ne j un ouvrage d’une grande valeur do-seraH pas en même temps un elhno-| cumentaire, c’est peut-être l’indica de l'histoire et de ses annexes est une des premières mesu- nr‘*P|le_ de grande s aleur?Qui mieux ; lion qu il commence à y avoir chez res que prennent les oppresseurs lorsqu’ils veulent réduire lue.11 n’empêche que l’on se rend compte qu’il existe dans la province de Québec un groupe humain unique en Amérique par sa formation et sa culture, un peuple de trois millions d’habitants qui se rattachent à la France par la langue, à Home par ses convictions religieuses et à l’Angleterre par ses liens politiques, même si ces derniers sont théoriquement abolis.Sous le titre de French Canada.Stanley B.Ryerson vient de publier un ouvrage qui ne manque pas d’intérêt et où il fait l’histoire de notre nationalité.Ou connaît le nom de l’auteur.C’est un jeune homme d'une trentaine d’années, qui possède une belle formation universitaire et qui parle et écrit aussi facilement le français et l’anglais.Depuis plusieurs années déjà, il milite dans les rangs du parti communiste.C’est un doctrinaire zele, qui ramène tous les problèmes qu’il étudie à la ligne du parti.Son livre se ressent de cette deviation initiale.Si son exposé historique est, dans l’ensemble, conforme aux faits, il se glisse ici et là des affirmations du partisan se substituant à l’historien.C’est ainsi que Ryerson essaie trop souvent de tout expliquer a l’aide de deux ou trois clefs; si les événements ne se soumettent pas docilement au cadre qu’il a d’avance établi, tant pis pour eux! Au fond, la grande faiblesse de cet ouvrage, dont certaines parties sont excellentes, c’est qu’il procède d un esprit systématique et qu’il mele bizarrement des res à des i! est for lions de eus de la nécessité de servir les intérêts canadiens-français, tous ces maux ne se seraient pas produits.Un programme généreux de colonisation, un appui constant à l’agriculture et une surveillance vigilante sur l’octroi des territoires boisés et des chutes d’eau, tout cela devait être l’oeuvre du gouvernement provincial.Le régime seigneurial, compare aux responsabilités des autorités politiques, apparaît un facteur à peu près inexistant.Ryerson, influencé par ses lectures, a voulu étudier notre problème agraire selon l’optique européenne.D’où des approximations qui frisent souvent 1 inexac-titude, non pas des faits, mais de leur interprétation.L’auteur de French Canada con-.sacre plusieurs pages solidement documentées à la situation économi-que actuelle des Canadiens français.11 souligne l’excessive cou- j centration industriellle de la pro-' vince de Québec, l’emprise des monopoles et les salaires souvent médiocres de nos travailleurs.Si nous ne nous accordons pas avec nu pour résoudre ces proMe-mes, nous lui donnons volontiers^raison quan'd id dénonce des abus indéfendables et oui révoltent à juste titre tout esprit droit.ÿ * * Pour brosser un tableau d ensemble de l’état d'esprit actuel du Canada franças, l’historien cede carrément le pas au partisan.Si à nous faire pénétrer dans un nouvel âge d’or.Il demeure' un pays.Et ces études, éparses aujourd’hui — un peu une foule de problèmes qui ne se peuvent résoudre par des j aux Sciences sociales, un peu aux Lettres, quelque vague mesures de sécurité sociale.Ce serait vraiment trop facile! conférencier occasionnel ou quelque jeune amateur qui leur Il appartient aux universitaires et aux publicistes, conscients de leurs responsabilités, de voir au progrès intellec- consacre les loisirs d’un autre métier, rarement une Vraie compétence — ne devraient pas intéresser seulement un pu tuel de notre groupe ethnique.Répétons-le une fois de blic de futurs professeurs: elles devraient faire partie inté- plus: nous ne pouvons compter sur la puissance du nombre ni sur les richesses matérielles pour nous imposer dans le monde.C’est par l’esprit seul que nous avons chance de nous épanouir et de créer en Amérique un type de civilisation autonome.Pour y arriver, il est vain de nous replier peureusement sur nous-mêmes et de croire faussement que nous accomplirons de grandes choses en vivant exclusivement sur l’acquis.Nous ne pouvons demeurer immobiles, au risque de nous fossiliser, nous ne pouvons, refuser d’avancer sans être acculés à la retraite.grante de l’éducation des journalistes; on les entendrait1 publie le R.P.A.Albert, qui a vécu moins souvent se Vanter de ne tien comprendre, en con- \ plus de dix ans auprès des indigè- que lui est en mesure de connaître I nous un milieu propice pour des li-les moeurs, les coutumes partieu-: vres qui ne flattent pas le vulgaire hères, les idées dominantes des j et qui s'éloignent des sentiers bal-groupes humains les plus éloignés | tus.du courant de notre civilisation et qui conservent depuis des millénaires un ensemble de traditions tribales et de superstitions tenaces?C’est là l’intérêt de l’ouvrage que dure fièrement que “nous sommes bien mal informés’ extrauaguer dans leur présentation ou leurs commentaires, et l’on aurait moins souvent l’impression que les annonceurs de la radio s’arrachent les cheveux toutes les fois que dans les dépêches apparaît un nouveau nom propre.,.Cela nous amène du moins à un autre groupe d’études, les études linguistiques.Elles sont envisagées pour l’instant uniquement sous l’angle pratique.On apprend l’an' Personne ne met sérieusement en doute l’importance ca- glais pour se faciliter les relations d’affaires avec les An-pitale de nos universités dans l’accomplissement de cette mission.C’est à elles qu'il appartient en premier lieu de se tenir à l’avant-garde et de battre la marche.Les valeurs intellectuelles doivent être fécondes; autrement, elles n’ont nés du Bandjoun, au Cameroun j français, et qui tout en poursuivant son ministère spirituel les a étudiés de près, s’est penché sur eux et a consenti l’effort généreux de les comprendre et de les aimer.Cette étude est solide, sérieuse, dense.C’est un ouvrage auquel les amateurs d’ethnographie voudront se reporter, tant ils y trouveront d’informations précises et la clef de certains mystères de l’âme indi- glais, l’espagnol pour trafiquer avec l’Amérique latine; j l’idéal paraît celui du commis-voyageur ou de la dactylo Sp‘ne- I' 11 ^ a Pa;s \’fu dans une ,.r , ., ., - simple note de détailler la riche bilingue.Les cours existants correspondent a ceux que donnent les “lecteurs” dans les Facultés européennes.Mais ient des informations su- | R .son n-él.ait pas aussi inteMigen s ragots de propagande.U • • j pourrais admettre qu ni rt amusant de lire des cita- « ci t , j certaines in for- iour rendre un culte Public aux I yit^Qaefhec, ‘1 1(j eclairer franç sai pour siens aucune signification, elles ne sont d'aucun bénéfice j/ ne vient guère à l’esprit, apparemment, que par la con-pour la communauté.C’est peut-être ce que nous avons j naissance des littératures on pénétrerait l’âme des peuples, trop tardé à comprendre.Par notre paresse, nous nous qu’au lieu de se situer sur le plan des intérêts qui se con sommes laissé devancer et nous demeurons ensuite étonnés i currencent, on percevrait les qualités humaines qui rappro Il est permis de préférer se | il connaît a fond notre milieu.réclamer d'autorites ses.* moins douteu- * ¥ Ryerson se dit démocrate; il a voulu écrire un livre sympathique sur les Canadiens français.H a donc associé Canadiens Lançais et démocratie et interprété dans cette perspective les p h é n o m è n e s économiques et sociaux de notre province et les événements historiques qui ne peut donc sincèrement nous pre-1er des opinions et des sentiments qui ne sont pas les nôtres.Il a délibérément sacrifié l’objectivile aux nécessités de sa thèse.Les communistes et les socialistes ont toujours vu dans Québec se profiler l’ombre du fascisme.Nous serions en rapports suivis avec_ les dictatures totalitaires et nous rêverions d’établir au Canada un despotisme inspiré d’Hit'ler ou de M ifs so- s’v sont déroulés.11 fait remonter | Uni.Que de vagues bagoulards de la tradition démocratique cana-1 faubourgs colportent ces légendes, dicnnc-française à Papineau et à | le mail n’est pas très grand; n de- LaFontaine, tout en s’étonnant que ces “purs” soient aujourd’hui, comme il le dit, annexés par les nationalistes.Il oublie que c’est là tout à fait naturel et que les Canadiens français, sans toujours avoir à la bouche les mots creux de démocratie et de liberté, ont toujours montré un attachement profond et sincère aux institutions qui expriment dans les faits la liberté et le droit de vivre reconnu à chacun.Nous n’avons jamais empêché personne de parler sa langue ni de pratiquer sa religion; notre traitement de la cure regrettable que Stanley Ryer-iii coupe dans ce bobard et nous ainsi une publicité mensonge-1 m so fasse re et fausse.| Il est bien permis, par exemple,) de ne pas partager les vues natio-1 nales et politiques du Bloc popu- , laire canadien et de la Ligue pour) la défense du Canada; il est cependant inalhonnêie d’écrire: ''lhe: prostitution of Fremch-Capadian na- : tionall sentiment in the interests of: fascist reaction, which found its | first outspoken expression in the ; Duplessis regime, has been carried inorité anglo-protestante dans la a stage further in the present war) situation by the defeatists and Axis i sympathizers who head •the so- j called “League for the Defence of j Canada” and the Hloc Populaire'’., Sur les visées des Anglais au 1 fi est également légitime de ne pas mi province de Québec est le témoignage le plus éloquent de notre sentiment de la justice et de notre largeur de vues.XIXe siècle à l’endroit du Bas-Ca uada, sur les origines de la Confédération et le rôle de Riel au Manitoba, l’exposé de Ryerson paraît très juste.Son analyse de la carrière de Laurier est plus sujette à caution.Il parait exagéré de lui attribuer une très grande influence dans la conquête de l’autonomie canadienne.Malgré certaines déclara- approuver les buts poursuivis par , certains groupes de jeunesse en ces dernières années, mais il est à la fois ridicule et faux d’écrire qu’ils étaient “linked closely with the Italian fascist organizations on the one hand, and with certain fascist ; elements in the leadership of some of the main Church youth organiza- ; lions, on the other’’.' Au reste, tout | lions de circonstance, ses actes dé- j au lon„ (|c ce livre, on saisit un fort montrent au contraire qu’il sac-j d'anticléricalisme-nui, évi- de constater que nous sommes a peu près toujours au même point.C’est à nous de sauver l’héritage culturel dont nous aimons souvent nous vanter en phrases sonores.Auparavant, il faut avoir la foi et le malheur veut que beaucoup de nos pseudo-intellectuels ne paraissent pas animes d’une conviction bien ardente pour les diciplines dont nous sommes ici à la fois les représentants et les produits.Un universitaire français qui habite Québec depuis quelques années, M.Auguste Viatte, vient de signer dans l.a Nouvelle Relève un article courageux sur l'éducation internationale des Canadiens français.Connaissant pat lui-même les conditions particulières à notre milieu, il cent d utiles vérités, qui ne plairont pas sans doute aux assis et aux satisfaits, mais qu’il fait bon de méditer.Pour M.Viatte, “le grand Canadien français sera celui qui saura embrasser du même coup d oeil sa province et 1 enchevêtrement mondial où elle se situe, defendre fièrement sa tradition sans ignorer l’universel, affirmer son droit à sa personnalité tout en démontrant par l’exemple que c’est la personnalité d'un peuple adulte ’, Le professeur de Laval apporte quelques recommandations précises dans le domaine des études historiques.L'ensemble de son exposé révèle une lucidité telle que je m empresse de le citer ici abondamment: Les université devront prendre conscience du rayonnement que leur sens de la culture générale peut leur conférer sur un continent souvent déficient à cet égard, elles n’ont pas à s'humilier, ni à douter d’elles-mêmes, ballottées par les snobismes et les reclames; il suffit qu elles pratiquent une saine auto-critique, toujours prêtes à se corriger et à se compléter.Et c’est ainsi que tout naturellement leurs rapports avec les institutions similaires, les échangés de professeurs et d’étudiants, l accueil aux maîtres et aux spécialistes du dehors les aideront à poursuivre leur mission catholique et française qui péricliterait si elle restait locale.Sur ce point beaucoup est déjà fait.Elles n ont qu à demeurer fidèles à une tradition qui a été la leur des le début comme celle des universités catholiques au moyen âge et de nos jours.La faillite du super-nationalisme fasciste les y confirmera.Mais c’est du côté des matières enseignées qu’un élargissement paraît nécessaire.Une lacune frappe: la carence des études historiques.Les chaires existantes, en ces matières, portent toutes sur l histoire nationale, c'est-à-dire précisément sur une histoire qui se résume dans une lutte intérieure ou tout au plus dans un tête-à-tête avec Londres, sans apporter presque obligatoirement, comme l'histoire de France, des vues suc l ensemble du monde.Un manuel d'histoire universelle a comme têtes de chapitres les noms de Louis XIV ou de Napoléon; l histoire du Canada n’occupe qu’un tout petit coin, mais elle en dépend, et ne saurait se comprendre si on l’en sépare.Il en va de même du droit international, dont les professionnels s’en tiennent trop souvent à des variations sur le statut de Westminster.Et où sont, en dehors du point de chent: combien peu entreprennent, à travers les écrivains anglais, de comprendre le fond de la psychologie anglaise! A peine esquissé pour le peuple de Shakespeare, un tel effort ne lest pas du tout à propos de Dante, de Goethe, de Cervantes.Ici encore un approfondissement de la tradition “humaniste”, propre aux universités canadiennes, élargirait du même coup l’horizon.On Voit quel pourrait être, dans un tel approfondissement, le rôle des Facultés des Lettres.Elles sont traitées beaucoup trop en Cendtillons.Sans doute portent-elles la peine d’avoir été conçues autrefois suc un plan de pure rhétorique, comme une sorte de succédané du sacerdoce, ou de bifurcation, sans issue précise, pour les séminaristes manqués; elles formaient “l’éloquence” des futurs parlementaires, des futurse avocats, des futurs setmonnaites, leur enseignaient trop souvent à se payer de mots, débitaient un style emphatique qui se modelait sur les oraisons funèbres plutôt que sur la prose moderne; même aujourd’hui, trop d’élèves journalistes sont tentes d’y apprendre à perfectionner leur phrase sans s'occuper du fond.C est aussi, entre parenthèses, cette habitude du délayage oratoire qui nous explique comment le français, langue précise et concise par excellence, a fini par passer au Canada comme moins propre que l’anglais au langage des affaires.Plus tard on s’est aperçu que l’on avait négligé les sciences, que le Canada français avait besoin d’ingénieurs des mines, d’inyénieucs-électriciens, de chimistes, que ses luttes se transportaient du terrain parlementaire sur le terrain économique.Mais demain, s il ne veut pas que d autres prennent à sa place les responsabilités internationales qui l’engageront, son champ de conquête va se déplacer encore: c’est le moment où les Facultés des Lettres, rajeunies, auront à développer tout un côté de leur enseignement qui reste encore embryonnaire, et se révéleront formatrices, non seulement du luxe que représente l'ornement de l’esprit par les “belles-lettres”, mais des connaissances indispensables à ta conduite d'un peuple parmi les méandres contemporains.Les gens de bonne foi, qui ont toujours vu dans nos modestes plaidoyers en faveur d’un enseignement supérieur des belles-lettres la manifestation intempestive d’une matotte personnelle, devront en prendre leur parti et admettre qu'il ne s’agit pas d'un vague dilettantisme ni d’un art d’agrément, propre à quelques riches fils à papa désireux de se donner un vernis de culture.Si tel était le cas, vaudrait-il la peine de réclamer à grands cris une amelioration notable, et non pas fictive, de l’enseignement universitaire dans les facultés dites de culture, c’cst-a-dire qui n’aboutissent pas à l’exercice d’une profession déterminée.Dieu merci, il s’opère chez nous un réveil étonnant.Toute une jeune génération, impatiente, généreuse, instruite, désire participer activement au coûtant des idées et n’acceptera plus les formules figées des manuels.Elle sent que tout bouge autour d’elle, que la contemplation sterile du passé ne lui permettra pas de s’égaler au rôle magm i- matière de ce bouquin; je me contente d’en souligner au public cultivé tout l’intérêt intellectuel.En lisant cette analyse très fouillée et d’une abondante documentation, on ne peut s'interdire d’admirer l’oeuvre civilisatrice de la France et, plus particulièrement, l’admirable zèle patriotique déployé par les missionnaires français qui se sont faits bénévolement, auprès des populations les plus arriérées, les plus efficaces ambassadeurs de la France.Ils ont le mérite de comprendre que la civilisation française est composite, qu’elle n’est pas enfermée dans des cadres rigides et qu’elle ne procède pas arbitrairement par esprit de système.Accueillante à tous, elle fait don volontiers des trésors de sa culture.Et l’on comprend sans peine que l’auteur de Bandjoun se plaise à citer cette réflexion d’Henri Focillon: “La France porte en ses flancs des Celtes, des Ibères, des Latins, des Germains, des Scandinaves, des Sémites et d’autres races plus lointaines, elles-mêmes résultats de mélanges immémoriaux.Elle les a combinés.Elle les a martelés dans un idéal commun, dans le même attachement à quelques principes qui leur sont naturels et nécessaires.Elle n’a pas reçu, dès Le catholique devant la guerre Comme il lui arrive parfois pour une série d’émissions qui lui paraissent remarquables, la direction do Radio-Canada vient de réunir en volume les textes de treize causeries prononcées à son micro sous la rubrique Le Catholique devant la guerre.Les conférenciers sont variés, tout comme la valeur de leur allocution; des politiciens voisinent avec des hommes de pensée et de doctrine.Nous pouvons lire quelques pages du cardinal Villeneuve, de M.Adélard Godbout, de Mgr Alexandre Vachon, du juge Thibo- (suite à la page neuf) Honoré Gervais par Aegidius Fauteux “Le portrait et l'exemple d’Honoré Ccrvais seront des leçons toujours précieuses”.Mgr CAMILLE ROY llliltllll Nouveouté L’Utile et le futile par Victor Morin Volume de 315 pages.Au comptoir $1.25, par la poste $1.35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" illll FRANCE-LIVRE VENTE et ECHANGE 1325 EST, RUE ONTARIO Convertissez vos vieux livres et revues en argent; nous vous les achetons à bon prix.Allons chercher toute quantité à domicile.Renseignements : AM.4264 commodait fort bien de l imperia lisme britannique, même s'il devait parfois jeter un peu de lest pour assurer sa réélection.Lu souveraineté de notre pays n’était pas son souci dominant et, à cet égard, sa déminent, n’a rien qui doive surprendre de la part d'un communiste notoire.Comme ses compères, Ryerson essaie d’attirer à l'idéal communiste les Canadiens en citant l’héroïque vue economique, les chaires de géographie générale?Et ces [ qUe qu’elle entrevoit pour elle.Et c est am q ^ chaires d’histoire ancienne qui compléteraient si bien la' r* oui s est produit soi.scnt politique marque une regression j résistance du peuple russe à l'en très nette sur celle de son prede- j vahisseur.C’est toujours le même cesseur Macdonald.Le témoignage | lriIC (,e confondre la doctrine bol-suiyant, tire de la Westminster Gu-• ^viste et le peuple russe.*ctte de Londres, sx passe de com-1 i>aivc que les Russes se défen-rnentaues.Il taut se leliciter du ! (|cnt magnifiquement, pourquoi succès i emporte par sir \\ ilfru, | noiIS sentirions-nous obligés d’ac-Launer; il est dévoue a notre politique et il est le seul homme d'Etat canadien capable de la rendre ac-1 fllle nous sommes démocrates que 1 licence ès lettres et ces cours d institutions grecques et romaines, qui éclaireraient tant de choses sut notre propre civilisation?Toujours le même phénomène: un inventaire parfois très sérieux du passe national, des ressources nationales, mais s’arrêtant là, s'exposant à fausser les perspectives, renonçant même à des richesses latentes le trésor peut-être ce qui s’est produ toire, que ce seront les éducateurs qui seront eux-memes éduqués, parce qu’ils n’auront eu que des certitudes de tout repos et parfois même superficielles à offrir a une jeunesse en qui ne se sont pas encore taries les sources d une vie ardcntC' Roger DUHAMEL HENRY BORDEAUX de l’Académie Française.L’OMBRE SUR LA MAISON LIBRAIRIE FLON, PARIS (Réimprimé par Rony) "L'Ombre sur la Maison", publié en France au cours de 1942, est l'un des plus beaux livres, et des plus humains, des plus passionnés, que l'on puisse trouver et qu'il faille lire.EN VENTE CHEZ TOUS LES LIBRAIRES Prix du vulumc.$1.25 Par la poste .$1.35 Librairie J.'A.PONY Ltée 554 est, rue SAINTE-CATHERINE Téléphone; HArbour 2577 MONTREAL faire oeuVre polémique plus qu’his-1 rites de M.Esdras Minville, intitulé ! vail eni Alleniagne dit jî.,8*} torique et faire servir l’histoire à r»”'irz,r,«„ „ / „in, Invitation à l'étude (FlDES, édit.).ses fins C’est sous cet angle qu’il ! Dans Invitation à l’étude, l'auteur .•.Inns,.1ns nrohlèmos naiticubers a copier un régime que nous jugeons i ses mus.ue»» s~» -—v— •»—• .n«rti>>niier« a odieux?C’est précisément parce ! importe de juger sou Inrc.j pose ss p t ,, ceptable à ses compatriotes de lan gue française.” Je comprends très bien qu’un journal anglais fût heureux de l’élection de Laurier.Est-ce à dire toutefois que les Canadiens français aient eu à se réjouir également de l’accession de ITin des nôtres à la direction des affaires du pays?Ryerson consacre un pitre de son livre à la si attaché qu’il se proclame à la démocratie, n’est au fond qu’un totalitaire prêt à se soumettre servilement à une dictature de gauche, I tout comme il reproche faussement , , là quelques-uns d’entre nous de sou- leuur 'se'" ^ ImRer une dictature de droite.Vrai-gneuriale.Je n’ai pas l’intention ! l‘a démocratie a des amis .lan- de défendre ce régime, qui a sans «e.r,’ux (ll" 'a serrent sur leur pot-doute eu ses avantages en son Inné, pour la mieux etonffer! temps, et qui est depuis longtemps 11 va SI,T1S -0.Jiautice D.Th., LL.L., D.Péd.$2.50 l’exemplaire En vents dans foutes les librairies et à L’IMPRIMERIE DE LAMIRANDE, 4557, rue St-Denis, Montréal.PRIME A fous ceux qui nous feront parvenir le montant de leur abonnement (10 numéros : $2.00) avant le 31 novembre, nous offrons en prime « deux volumes ; IOLIFF ET MACADUR.HOMMES DE MER roman par Maurice Kerdrue $1.25 et l’un des deux La pureté dans l’art par Wallace Fowlie .$0.90 livres suivants ; L’Extrême-Orient et Nous par Auguste Viatte .$0.65 Spécimen gratuit sur demande.LES EDITIONS 60 ouest, rue Saint-Jacques, DE L'ARBRE HA.3924 Montréal VOLUME XXXIV — No Lê DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 30 OCTOBRE 1943 Livres et Revues “NOtfC frailÇaiS SUf 1C Vif” (suite de la page huit) deau-Rinfret, du R.P.Arthur Caron, du général LaFlèche, du R-P.Thomas Delos, O.P., du juge Ferdinand Roy.du R.P.Frédéric Saintonge.S.J., de M.Jean Bruchési, de l’abbé Armand Perrier, du sénateur Gouin et de M.Jacques Ma-ritain.Le nom seul des conférenciers suffit à évaluer l’intérêt respectif de ces causeries.La situation du catholique eu face du conflit germano-russe soulève quelques difficultés.Le Père Caron s’emploie à les résoudre, en i faisant la distinction fondamentale entre la doctrine communiste et le peuple russe.Distinction essentielle que d’aucuns négligent plus ou moins délibérément.“Grace à Dieu, écrit-il, le peuple russe n’est pas le régime.Si celui-ci mérite j notre réprobation inconditionnée, eeluialà a droit à toute notre sympa-1 thic, à tout notre appui, à toute notre admiration dans la lutte qu’il livre.pour la défense de ses terres et de ses enfants, contre le colosse germanique déchaîné, sur son soi''.Le grand péril, à peu près inévitable, c’est que les adoptes du communisme n’utilisent l’équivoque actuelle pour mousser les intérêts de leur patrie intellectuelle.Beaucoup de ces textes contiennent une documentation abondante.soir, à 10 heures 15.—Bonsoir, Ingénie.Le sort en ; est jeté: il faut en finir aujourd'hui! même.—Avec la vie?Mais non; avec l'egout.la fa-; meuse question du regard d’égout.—En effet, il est grand temps d'en sortir.—Le mot anglais manhole signi-! fie littéralement trou d'homme, I c’est-à-dire : ouverture pouvant li-I vrer passage à un homme, i Mais le français possède, pour ' rendre ce terme, toute une gamme de vocables.1° La langue courante dénomme regard l’ouverture ou puits qui permet la visite d’un aqueduc, d’un égout.Dans le cas d'un égout, on | trouve aussi bouche d’accès et trou
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