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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 9 novembre 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1943-11-09, Collections de BAnQ.

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"te Canada eet one nation anuve-raine et ne peut avec docilité arcepter de la Grande*Bret«gne, ou de: Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu'il lui laut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers e Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (U-X-3T) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR «jÈ* Weatréal, mardi 9 novembre 1943 MDACTION rr administration' 410 1ST, NOTRE.DAMI MONTREAL TOU» LU SERVICES TlLIRNONIi BEiair 3361*- SOIRS, DIMANCHES ET FETES AAalalstratlM l BEIeir 1361 RMmHm i .J .BlUIr 29S4 CAsat t ,.t DEUir 3361 M.Churchill dit que la campagne de 1944 sera la plus coûteuse Une oeuvre qui grandit et qui II est plus que jamais question du deuxième front mérite toutes les sympathies Les Chambres de commerce des Jeunes Li Chambre de Commerce des Jeunes poursuit sa cam- De ces visites, comme des principales oeuvres de la pagne d’étude et de propagande.On a vu dans le journal Chambre des Jeunes, nous avons plus d une fois parlé déjà, d’hier le récit de ses premières manifestations.Ce soir, le cat nos lecteurs savent que la Chambre est 1 une des insti-P.Desmarais, O.P., qui a récemment fait un voyage en tutions qui nous intéressent le plus.Rappelons donc sim-Amérique du Sud, par'era de ces lointains pays qui, avec plement qu’elles permettent aux jeunes gens de connaître tant de raison, paraissent de plus en plus intéresser nos à fond tel commerce ou telle industrie, ses relations avec gens.La fin de semaine sera employée à une oeuvre de le monde extérieur, etc.Ce sont de magnifiques leçons de £karjtÉ choses.Les jeunes ont, en même temps, l’occasion d’y ren- Ce qui se fait à Montréal se répétera, sous des formes contrer leurs aînés et il serait étonnant que de nouvelles diverses naturellement, en une quarantaine d’endroits de carrières ne trouvassent point dans ces rencontres leur la province.Car, et c’est là le premier, et le p’us symp- point de départ, tomatique phénomène qu’il importe de noter, non seule- ^ ÿ ?ment la Chambre des Jeunes, telle qu’elle fut d’abord con- Mais, et c’est là quelque chose, on en conviendra, de çue à Montréal, a vécu et s’est développée, non seulement particulièrement beau, ces praticiens, en contact tout le elle a multiplié ses moyens et ses formes d’action chez temps avec la matière, ne s’occupent point que de leurs nous, mais elle s’est propagée au loin.D’autres groupes, intérêts personnels et immédiats.Ils ont le souci du bien d’inspiration identique, sont nés d’un bout à l’autre de la | général et sont prêts à aider toutes fes oeuvres de bienfai-province.Ils travail’ent dans leur domaine propre, ils en ^ sance.Ils ont organisé la collecte du sang et ce pot-pourri tretiennent entre eux de fraternelles relations.Ainsi se développent, dans les milieux qui s occupent d affaires, des forces nouvelles: ainsi se crée une alliance dont l’on peut attendre des choses fort utiles.(L’expérience l’a prouvé).Cette durée, ce progrès, dans une province où tant d institutions ne naissent que pour mourir, c est un fait dont il faut se réjouir, et presque s’émerveiller.¥ * Il va de soi que c’est de la Chambre montréalaise que nous pouvons le mieux suivre les progrès.Nous n imaginons pas qu’on puisse lui refuser un haut tribut d’éloges.Ces jeunes gens ont réellement fait de très belles choses.Us s’emploient d’abord à augmenter leur compétence, et c’est chose essentiel’e.Ils savent très bien que l’on n arrive, règle générale, qu’à 1a force du poignet, que cela sera plus vrai demain que jamais, plus vrai encore pour les Canadiens français que pour leurs principaux voisins.Ce sont des réalistes, en contact quotidien avec les faits et qui peuvent donc constater chaque jour ce dont ils ont plus particulièrement besoin.De là ces multiples comités ou ils s’efforcent d’étendre leur formation technique et genera e.De là, entre autres, ces visites industrielles et commerciales qui sont bien l’une des plus utiles choses auxquelles ils aient pensé.de charité où ils associent à la charité, à la grâce de leurs jeunes et charmantes contemporaines leur propre dévouement, ainsi que leur esprit d’initiative.Ils ont donné un solide coup d’épaule à la campagne pour la presse acadienne et on les trouvera sans doute au premier rang dans la prochaine campagne pour la radio française dans 1 Ouest.Leur visite à l’Université dimanche n’était que la suite de la formidable excursion à la Montagne qu’ils organisèrent jadis pour faire mieux connaître l’institution nouvelle.Ils sont du reste, et n’en font point mystère, fidèles à ce qu’il y a de plus grand dans notre héritage spirituel.Ce n’est pas pour rien qu’ils ont donné pour préface a leur semaine de propagande la messe du Mont-Saint-Louis.¥ ¥ ¥ Les Chambres de Commerce des Jeunes constituent déjà l’une de nos meilleures forces, et elles peuvent presque indéfiniment se développer.Dans leur domaine propre, avec les moyens qui leur sont particuliers, elles mènent une campagne analogue à celle des autres et des meilleurs groupes de jeunesse.Elles méritent la plus vive et la plus efficace sympathie.Orner HEROUX 9-XI-43 A Ottawa Les libertés avec l’Histoire que prend M.Alphonse Fournier Le ministre des Travaux publies du gouvernement King fait une relation à sa façon des circonstances qui ont entouré l’entrée du Canada dans la guerre LA DEMISSION DE M.CARDIN Pas d'unanimité L’actualité (par Léopold Richer) Ottawa, 9-XI-43 — Le ministre des Travaux publics, M.Alphonse Fournier, a dit à Graeefield, corn-lé de la Gatineau, que M.Mackenzie King, après que l’Angleterre et la France eurent déclare la guerre a l’Allemagne et que celle-ci eut envahi la Pologne, avait reuni députés et sénateurs à Ottawa pour decider de l’attitude à prendre.Nous avons vu vendredi dernier que cette déclaration ne corresponaau pas aux faits historiques.Plusieurs jours avant l’ouverture des hostilités en Europe, le gouvernement libéral, sous la direction de JT.King, a établi èe qu’on peut appeler un état d’urgence.Il a invoque la loi des mesures de guerre, mis en vigueur les règlements de la censure, appelé en service actif marins, soldats et av*ateuIls\.vernement libéral a, en fait, decide de l’attitude du pays.Il a convoque les Chambres pour faire approuver sa propre politique et obtenir 1 autorisation de déclarer officiellement la guerre à l’Allemagne.Lorsque les Chambres canadiennes se sont réunies au début de septembre 1939, elles étaient en face d un fait accompli, c’est-à-dire d’un état de guerre.Dans son discours à Graeefield, comté de Gatineau, le 30 octobre dernier, M.Alphonse Fournier a pris d’autres libertés avec l’histoire.Voici ce qu’il a dit: “L’état de guerre fut alors déclaré (à la session d’urgence de septembre 1939) suns aucun vote à la ChamRre des communes.Trois députés seulement ont fait alors des discours, à .savoir que nous devions garder une certaine neutralité.Mars ils n’ont pas demandé le vote.Le Canada est donc en guerre pur la volonté unanime de ses représen-t ints ” Il est vrai que l'état de guerre a été déclaré officiellement le 10 septembre 1939, après que la Chambre des communes eut adopté le discours du trône.Il n y a pas eu de vote.Mais cela ne signifiait pas l'unanimité.L absence d un vote enregistré ne montre qu une chose.vu l'atmosphère qui régnait alors à la Chambre des communes et dans la coulisse, et les pressions qui s’exerçaient (pressions verbales, discussions, visites, ®îc-\ .,Up ' , députés dont on redoutait opinion.ceux qui ne partageaient pas l’avis du «ouvernemen e n approuvaient pas sa politique, ont jugé bien inutile de soutenir un dé bat prolongé et d’exiger des prises de vote qui n’eussent donné aucun résultat pratique.Ils ont tout de même fait suffisamment d’opposition et exprimé assez clairement leurs opinions pour que le ministre des Travaux publics ne puisse pas dire aujourd’hui que la politique libérale a été unanimement approuvée.“Trois députés seulement ont fait alors des discours, à savoir que nous devions garder une certaine neutralité, a) déclaré M.Fournier.Mais ils n’ont pas demandé le vote.Le Canada est donc entré en guerre par la volonté unanime de ses repré.sen-tants".M.Fournier fail bon marché de la vérité historique.Il a assisté aux séances de la session de guerre de 1939.Il ne devrait pas être nécessaire, semble-t-il, de lui rafraîchir la mémoire.Pour des fins électorales, pour créer une légende et excuser le gouvernement dont il fait aujourd’hui partie, il dénature la vérité et affirme des faussetés.11 avait été entendu, en septembre 1939.que l’adoption de l’adresse en réponse au discours du trône devait être interprétée, par le gouvernement King, comme une autorisation de déclarer officiellement la guerre à l’Allemagne.Voici ce qui s'est passé au moment de l’adoption de l’adresse.l/e président de la Chambre a déclaré: La Chambre est appelée à sæ prononcer sur la motion principale.Ceux qui sont en faveur de la motion principale voudront bien dire: “Oui”.Des voix: “Oui”.Le président: Ceux qui s y opposent sont priés de dire “non .Des voix: “Non”.M.Woodsworth: Il y en avait parmi nous qui s’opposaient à la motion principale.M.Casselman: Un seul député s’est levé de son siège.La motion principale est adoptée.Une voix: Sur division.A notre avis plus d'un député s est levé avec M.Woodsworth, comtne M.Liguori Lacombe devait l'affirmer dès le lendemain.Mais là n’est pas la question.L'essentiel réside dans le fait que lorsque le président de la Chambre a demandé aux députés qui s'opposaient a l’adoption de l'adresse au discours du trône de dire “non", plusieurs, en effet, ont dit: “non’’.De telle sorte qu’il n’est pas exact de soudante à la dernière page) La passion des débats Nous sommes nés d'une race fié-re et surtout processive, comme on disait jadis.Nous avons le culte de la parole publique.François Hertel explique ce goût par notre paresse à penser, nous faisant préférer que d’autres expriment devant nous des idées que nous n’avons pas la peine nous-mêmes de rassembler.Il y a sans doute beaucoup de vrai dans celte opinion; tous ceux qui se sont mêlés un peu de campagnes électorales pourraient aisément la confirmer.De plus, nous avons au plus haut point la manie de l’argumentation; et par là, nous sommes demeurés bien Français et Normands par surcrott.Il y a des juges à Bouen, c’était souvent l’argument suprême dans toute querelle entre nos ancêtres venus de Normandie.Rien d'étonnant que ce trait de caractère ail duré jusqu’à nos jours.Nos luttes politiques, où surnagent à peine quelques idées dans un océan de mots, ont accentué cette déformation.Nous négligeons volontiers le grain des choses pour la paille des mots.Un beau discours.farci de rhétorique, nous comble d'aise et nous sauvons ainsi la patrie plusieurs fois la semaine.L’orateur, tout autant que ses auditeurs, s'enivre lui-même de sa parole.Il aime partir en campagne contre les moulins à vent.Son don quicholtisme verbal ne cannait pas de bornes.Si bien qu’il s’inventera au besoin des ennemis pour les pourfendre, s’excitant contre des adversaires fictifs.C’est ce même besoin de la polémique qui explique la vogue Incroyable des débats publics.Dans toutes les salles de la ville, des jeunes gens s’affrontent pour discuter le pour et le çontre d’à peu près toutes les questions imaginables.Fi le plus curieux, c’est que les auditeurs ne manquent pas pour ces joules.Le public se passionne pour telle ou telle opinion, et.le pins souvent, pour tel ou tel orateur, dont la voix esl plus ronflante., dont les ronds de bras sont plus harmonieux, dont la réplique est plus cinglante.Cerf es.c’est là un divertissement qui en vaut bien d’autres.Il ne va pas toutefois sans quelques inconvénients.On habitue ainsi les gens à exagérer leurs idées, à s’enfoncer dans leurs prèjunès, à élever l’arbi-traire à la hauteur d’un dogme.D’un côté, blanc, de l’autre noir; pas de milieu, pas de nuances.Les débats ne sont sûrement pas une école de subtilité.Et pourtant, quelle question peut vraiment se mesurer an cordeau, se trancher par un oui ou par un non?Le bon sens esl ami du juste milieu, de la mesure, de l’équilibre.Les orateurs de ces débats ne songeant ramais à poser la question familière à Montaigne: "Que sais-je?" Et il y a les sujets de res discussions.La nlnpart ressortissent à ta pure sophistique, anand ils ne sont pas de la simule niaiserie.Faire un débat sur la valeur d'un débat n'est-il pas le commencement de h décadence du genre?Malgré les limites d’une formule, admettons qu'une discussion peut avoir quel- que intérêt, si le sujet choisi met en jeu des problèmes réels et importants, dont chaque orateur nous fournit un angle différent.Mais, parait-il, ce ne sont pas ces sujets-là qui font salle comble.Ce n’est pas flatteur pour nous.Dire qu’il y a des gens à qui ne suffisent pas les éternel» débats qui se livrent incessamment dans la conscience humaine! Roger DUHAMEL 9-XX-4Î ^ ____________ Bloc - notes (par Louis Rebillard) Nos nouveaux compatriotes Jusqu’ici les candidats à la naturalisation canadienne prêtaient leur serment d’allégeance devant un notaire, un juge de paix ou autre officier autorisé ad hoc; cette formalité s’effectuait privément.Désormais, à la suite d’un amendement à la loi de naturalisation, cette prestation de sêrment revêtira un caractère de solennité; la cérémonie se déroulera en présence d’un juge.M.le juge Stackhouse, de la Cou de circuit de Montréal, a inauguré cette pratique jeudi dernier et il avait invité les photographes des journaux—.Un groupe de 41 sujets étrangers ont, a cette occasion, juré d’oublier les liens qui les unis saient à leur ancienne patrie et promis de défendre le Roi du Canada et de respecter les lois canadiennes et notre forme de gouvernement.On répétera cette solennité dans chaque cas afin, a-t-on expliqué, “de bien graver dans la mémoire des naturalisés les devoirs et les obligations que leur confèrent leurs droits de la citoyenneté canadien ne”.Les journaux de jeudi et de vendredi illustraient cette prestation de serment; une partie du groupe des 41 étrangers qui demandaient leur admission à fa jouissance de nos droits civils et prïitiques apparaissait sur les photographies.Mais tous ces nouveaux compatriotes restaient anonymes; aucun nom, ni aucune indication de leur pays de provenance, ou de leur jancienne nationalité.On devrait, nous semble-t-il, ne pas oublier de présenter les nouveaux sujets canadiens aux anciens ,d’une façon plus précise que par un vague portrait d’incognitos.Cette présentation nous serait très utile.Nous aimerions à connaître, au fur et à mesure, ceux que l’on autorise à partager désormais notre vie quotidienne sur un pied d’égalité.Le français à l’Armée On nous communique une formule de “permission” à l’usage des membres de l’Armée canadienne qui obtiennenl des congés, el cette formule est libellée en français.On y lit ces mots; “A remettre au permissionnaire.Lieu.Date.Permission.Unité.a la permission de s’absenter de son quartier de.heures.le.jusqu’à heures.dans le but d’aller.Timbre.Le lieutenant-colonel-commandant.et autres indications dans notre langue.On nous avait- précédemment représenté que des “passes” étaient émises à des permissionnaires ca-nadiens-français où ne se lisait que de l’anglais; on s’en était plaint à bon droit et nous avions signalé cette anomalie ou ce défaut de courtoisie à l’égard des soldàts de notre langue.La preuve est maintenant faite que des formules de permission exclusivement rédigées en français sont à la disposition des commandants d’unités militaires qui veulent s’en servir.Cette initiative dépend du sens français de chaque commandant.Des camps français d’instruction de la province de Québec utilisent ces formules françaises; on nous cite l’exemple de celui de Sherbrooke.Le point est acquis.U existe bel et bien des formules de “permissions” libellées dans notre langue; il appartient aux officiers des.régiments canadiens-français d’en faire la demande, s’ils n’en ont pas encore dans leurs bureaux, et, surtout, de s’en servir.Autre fait intéressant: les autorités militaires fournissent de la papeterie bilingue pour fins de correspondance officielle avec les civils; la correspondance s’échange toutefois en anglais à l’intérieur de l’Armée.Nous avons sous les yeux une enveloppe parfaitement libellée en français et en anglais: "Q.f{.M.S, — S.de S.M.— Don't waste words — Don’t waste paper — Economisez les mois et te papier".Il existe donc une papeterie française et bilingue pour l’Arméo à l’usage des militaires qui veulent l’iililiser et il appartient aux régiments canadiens-français, pour le moins, de s’en prévaloir.Diminution de 805 élèves Les derniers cheffres fournis par la Commission scolaire catholique de Montréal accusent une nègres sien de 805 sur l’année dernière relativement à la fréquentation sco- La date probable de l’offensive en Europe occidentale — Le délai accordé aux aviateurs pour réduire l’Allemagne à merci—Le front italien perdrait de l’importance —Les Japonais continuent è réclamer des victoires navales dans le Pacifique La question du deuxième front en Europe occidentale est plus que jamais à l'ordre du jour.Il semble bien que les puissances anglo-saxonnes et la Russie soviétique en sont venues à une entente à ce sujet lors de la conférence de Moscou.Le premier ministre Staline a déclaré samedi que l'ouverture du deuxième front est prochaine et depuis quelques jours les dépêches ne cessent de ramener la question sur le tapis.Au cours de ces dernières heures, les porte-parole les plus autorisés des deux coalitions, le premier ministre Winston Churchill et le chancelièr Hitler, ont ‘parlé à leur tour et n'ont pu s'empêcher de faire allusion aux opérations décisives qui s'en viennent.Le Führer a défié les Alliés de tenter d’ouvrir un deuxième front en Europe.S'ils tentent l'aventure, dit-il, ils verront si lés réserves que nous nous sommes ménagées dans divers domaines sont un indice de faiblesse ou de prudence.M.Churchill a déclaré que la défaite de l'Allemagne est imminente, mais qu'elle ne saurait se produire avant 1944.Il à ajouté que la campagne de 1944 en Europe sera la plus dure et la plus coûteuse en vies humaines que les Alliés aient encore entreprise.Les campagnes de l'année prochaine, dit-il, encore, peuvent rejeter dans l'ombre les tragédies de Waterloo et de Gettysburg et è moins de quelque événement heureux, sur lequel nous n'avons pas le droit de compter, l'année 1944 verra les plus grands sacrifices de la pert des armées anglaises et étatsuniennes.Hitler dispose encore de 400 divisions, il nous promet une lutte désespérée et nous ne pouvons ignorer la possibilité d'attaquas d'un nouveau ganre contre notre île.De tous ces discours officiels qui doivent nécessairement s'en tenir è des déclarations vaguas, on peut raisonnablement supposer que l'invasion de l'Europe occidentale est prévue pour Tunnée 1944.Cette impression est d'ailleurs confirmée par las renseignements officieux que nous apportent las dépêches.On essaie de prévoir le moment où sera déclanchée cette grande offensive attendue depuis si longtemps.Certains observateurs soulignent que pour produire tout son effet l'offensive doit coïncider avec une offensive russe sur le front oriental et que par conséquent elle devra précéder ou suivre l'occalmie que le printemps et la font* des neiges imposent dans las plaines de Russie.La plupart de ces observateurs sont d'avis que les Anglo-Américains voudront mettre è profit les succès sensationnels que remportent les Russes et qu'Hs n'attendront pas la fin du printemps pour se mettre en campagne.Les agences de nouvelles allemandes ont d ailleurs signalé des mouvements de troupes et de navires dans le sud de l'Angleterre.L'OFFENSIVE AERIENNE Si l'on en croit une dépêche de Washington, I offensive contre le continent dépendrait dans une large mesure des résultats obtenus par l'offensive aérienne actuellement en cours.On se rappellera que le premier ministre Churchill a déclaré il y a quelques mots qu il valait la peine de tenter de réduire l'Allemagne o merci par la seule force des bombardements aériens.On affirme maintenant que l'on aurait donné un délai bien défini aux chefs de l'aviation pour démontrer la valeur de la théorie qui veut que I aviation puisse gagner la guerre seule.Si l'Allemagne est encore en mesure de poursuivre la lutte à l'expiration de ce délai, on déclencherait l'offenshre contre I Europe occidentale.A Moscou, les représentants de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis auraient mis les Russes au courant de cette décision et les auraient fixes sur le délai ainsi accordé aux chefs de l'aviation, le général H.-H.Arnold, qui commande le corps d aviation de l'armée des Etats-Unis, et le maréchal en chef de I air tir Arthur*!.Harris, commandant de I aviation de bombardement de la Royal Air Force.Pour sa part, sir Arthur Harris a promis la semaine darnière que l'on réduirait en ruines 90 des principaux centres de l'industrie de guerre allemande.L aviation a||ié« poursuit son offensive en portant du principe que l'Allemagne devra inévitablement abandonner la partie si on démolit des usines qui représentent 40 pour cent de sa production.On se demande par ailleurs si o la suite de la conférence de Moscou les bombardiers lourds alliés ne pourraient pas foire la navette au-dessus de l'Allemagne en utilisant des bases soviétiques On prévoit que l'utilisotion de tout le réseau d'aérodromes oménogés par les Allemands et occupés depuis à Foggia en Italie pourrait permettre de bombarder les villes allemandes aussi vigoureusement par le sud que par l'ouest.LE DEUXIEME FRONT Le correspondant londonien du "Times" de New-Yôrk, M.Drew Middleton, qui a souvent été le premier à nous apporter des informations de toute première importance et à annoncer l'ouverture d'une phase nouvelle de la guerre, affirme aujourd'hui que le nord-ouest de l'Europe est devenu la principale xone d'opérations.La zone de la Méditerranée, dit-il, est appelée à perdre de l'importance au cours de l'année è venir.Le front italien ne serait plus qu'un front secondaire dont la mission ne serait que d'immobiliser 250,000 hommes de troupes allemandes et des généraux de le valeur du maréchal Erwin Rommel et du maréchal Albert Kesselring.M.Drew Middleton affirme encore que l'organisation du front du nord-ouest de l'Europe progressa favorablement, que le choix du général George-C.Marshall comme commandant an chef des armées alliées qui débarqueront en Europe est maintenant un fait acquis.Il va jusqu'à dire que l'opération nécessitera l'emploi de deux groupes d'armées, soit au moins 16 divisions, et de forces navales et aériennes plus considérables que toutes celles que l'on a utilisées en Méditerranée, et fournit nombre d'autres renseignements sur les préperatifs en cours.Il en est d'autres qui se demandent è la suite des entretiens angle-turcs du Caire si le deuxième front ne serait pas établi dens las Balkans en liaison avec les Russes.Cette deuxième hypothèse semble cependant beaucoup meins probable que la première.A un correspondant qui lui demandait pourquoi les Alliés n'avaient pet envahi la Yougoslavie, un chroniqueur de I'"Associated Press", M.Dewitt Mackenzie, répond que les Russes «'objectaient è cette opération parce qu'ils considèrent les Balkans comme leur propre zone d'influence et que d'ailleurs on ne saurait envahir les Balkans i moins d'être solidement installé dans le sud de l'Italie.L'avance anglo-américaine en Italia, ajouta-t-il, n*« pae progressé aussi favorablement qu'on l'espérait.LES OPERATIONS MILITAIRES Les deux armées russes qui ont rtprit Kiev continuent d'avancer en direction des frontières de la Pologne et de la Roumanie.Celle du nord a pris Makarov, è 28 millet à l'ouest de Kiev, tandis que celle du sud n'est plus qu'à 140 milfes de la frontière roumaine après avoir dépassé Fastov.Les troupes rouges ont encere élargi la brèche de Kiev en s'emparant de Garnaïstàpol, à 45 milles au nord de la capitale ukrainienne.Dans le nord, les Russes auraient atteint les environs de Polotsk sur la ligne de chemin de fer Vitebsk-Rige, à 20 milles seulement de le frontière polonaise et on parle toujours d'une retraite générale des Allemands sur le front de Leningrad.Pour leur part, les Allemands affirment qu'ils ont repoussé une nouvelle tentative de débarquement au sud de Kertch en Crimée et que leurs troupes ont contre-attaqué avec succès en divers secteurs du front.Une dépêche de Suisse dit que les Allemands ont déjà évacué quelques contingents de la Crimée et qu'ils sont en train de rassembler de nombreux bateaux en mer Noire pour tenter de teuvar la 6e armée allemande isolée dans la péninsule.En Italie, les troupes de la 8e armée ont atteint la région de la rivière Sangro où les Allemands tenteraient d'établir une ligne de défense pour l'hiver après avoir réalisé une avance de 5 milles.A l'ouest, les troupes de le 5e armée qui avancent sur Cassino è l'intérieur se sont heurtées à une puissante concentration de troupes allemandes dons la région de Mignano et leur artillerie a brisé une contre-attaque allemande avant qu'elle ait pu être déclenchée.Les Alliés ont pris les villages de Torino de Sangro, près de l'Adriafiqu*, de Paglieta, à moins de 2 milles de la rivière Sangro, de Torrebrune qui sont tombés aux mains de troupes anglaises, canadiennes et indiennes, de PesCôlanciane et de Fernelii, près d'Isernia.L'aviation allié a attaqué le part de Durazzo en Albanie.Dans le Pacifique, les Japonais réclament une nouvelle grande victoire remportée hier par leur flotte et leur aviation au cours d'une attaque contre un convoi au large de Bougainville.TokyO prétend que ses vaisseaux de guerre et tes ariens ont coulé 3 cuirassés, 2 croiseurs, 3 contre-torpilleurs et 4 transports, qu'ils ont avarié 1 cuirassé, 3 croiseurs et 3 contre-torpilleurs.Les Américains disent que les photographies aériennes établissent que leur attaque aérienne de vendredi contra le port de Rabaul a fait sauter un croiseur et atteint 7 outres croiseurs et 2 contre-torpilleurs.Il se fait décidément uns très grosse consom-motion de vaisseaux de guerre dans les eaux du Pacifique.- Pierre VIGEANT.9-X1-43 enfants de fi à 14 ans n’a évidemment pas obtenu Jusqu’à maintenant l’effet désiré.Divers facteurs peuvent motiver cette diminution dans l’assistance (suite à la dernière page) catnei du grincheux Sans étr* Nippophile ou Irpor.ophl-le, on peut être amateur de beaux chrysanthèmes; et alors ne pas rater l’exposition qui se tient toute cette semaine aux serres du lardin Botanique.Même ceux qui ne sont pas amateurs de ces üire.La coercition imposée aux.) fleurs le deviendront per le «impie feit d’une visite à l’exposition.*** Cancanada s’amusait récemment d’une coquille typographique dans le Devoir.Ne voili-t-il pas que lui-méme, dans sa page des spectacles, annonce Le Barbier de Séville de Beauharnois?Caneanada devrait être prudent: la moindre illusion à Beauharnoit peut déplaire i M.Mackenzie King, rapport à la Vallée d* l’hu-miliaHen.?* * Un savant historien des Itats-Uni* vient de découvrir que la Rome de Dioclétien (IVe siècle après f.-C.) a connu un régime de contrôles et d économie dirigée assez semblable i celui de nos jours.Ce qui n’est pas fait pour nous rassurer.as u * La veuve d’un général de la guerre de Sécession vient de se f«u« embaucher dans une usine de munitions,quelque part aux Etats-Unis.Elle n'est pas encore tout è fait centenaire.Il n’y a plus d’enfants! le petit dernier doit être bien è plaindre pendant que cette mere est è l’usine, * * * Le prince Waithyakorn est le chef du gouvernement pro-japonais de la Thaïlande.Pour les Yankees, qui comprennent la langue thaie, cela doit vouloir dire quelque chose comme: le prince qui attend un blé-d’lndef Le Grincheux CVIX-6 ¦ —— - Citation d’actualité* Il y a des gens qui ne se disent la vérité que quand ils sont sûrt qu’on ne les croira pat.ANDRK SIIGFRIlt 2 LI DEVOiK, MONTREAL, MARDI 9 NOVEMBRE 1943 VOLUME XXXIV — No 29f Faite divers Le gouvernement provincial a la responsabilité d’enquêter sur les garderies Accidente — Affaires de Cour — Causes de !a Commission des prix On entendait dire l’autre jour, à | en est à sa septième arrestation, l’hôtel de ville, que la responsahi- j toujours pour vagabondage, lité d’enquêter sur la mort des bé-bés survenue à la suite d'un séjour Le reporter vole dans des garderies incombe au gou- Assemblées, conférences, etc.Mardi, le 9 novembre Société su Monument nétlonal.cour» relulf à l'Impôt *ur 1» revenu p*r M Alfred Poucet, e*Ue 11, A T U.« et à » h.Cour» gretult.* * * réunion» dae vernement provincial.Depuis le début de l'année, 103 bébés ont été mis en pension dans 11 garderies munies d’un permis.De ce nombre, 11 sont morts, non du manque de soins, a-t-on souligné, à l’hôtel de ville, mais de causes aussi naturelles que ja naissance avant terme, la mastoïdite et, le dernier, de diarrhée.On a appris en cour du coroner que l'enquete a été complétée dans le cas d’une garderie suspecte hors des limites de la ville et que les conclusions ont été exposees au procureur général de la province.La police provinciale enquête encore dans le second cas.Dans les deux cas, la mort est due à la malnutrition.Les enfants ont été amenés de Pont-Viau el de Montréal-Nord, hors des limites de la ville, à des hôpitaux de Montréal où le dévouement des médecins et des infirmières a été inutile, rie de M.Langlois, avant je dîner En résumé, la ville refuse d'ac: 1 " - cepter la responsabilité de ce qui se passe hors des limites de son territoire et qui relève du gouvernement provinciaL On a appris que M.Henri üroulx.ministre provincial de la Santé et du bien-être so- Gosselin, pris de curiosité, s’en ap-cial.a conféré avec le Dr Adélard pr()t,ha et voulut le caressser.Mal-GrouJx.directeur du service d ny- heureusement, la bête devint apeu-giène municipal, mais aucune de- r(;e ej écrasa l'homme contre la claration n'a été faite.j paroi de l’étable, avant de lui lan- „ i cer ses pattes de derrière dans Mort accidentelle !e das £e Dr Arthur Charbon- \f Qdüon neau, demandé aussitôt, donna les BoSr 31 ïns.“"chemin Hem- premiers soins au blessé, puis le Rousseau, rhônital Sainte- transporta en automobile a 1 ho- mings.es.Drurm£orldvftle- vendre- pital Saint-Charles de Saint-Hya- Pendant qu’il suivait les audiences du Palais de justice, se fiant tranquillement aux policiers qui gardent étroitement les voleurs, un reporter s’est fait enlever son paletot qu’il avait laissé à la salle des __________________ journalistes.On n’est même plus en Xoua les presidents.le* secrétaires, les tr«-sûreté, au Palais de justice.I sorters et les directeurs des romltés dac- Soclêté Et-Jean-Baptiste, sections suivantes: 3t-rrançol*-Solano: Me Maxime-Henri Oagnon, notaire, président de la section N -D.du T St-Sacrement, prononcera une causerie Intitulée: Leçons nationales à 8 h.15 au sous-sol de l'église.Tous les membres et les autres paroissiens sont tn- v't*3 » „ 6t-Bernerdln de Sienne: assemblée a 8 b.15 à la salie de l hôtel de vile de St-Ml-chel.St-Enfant-Jésus: réunion i 8 h.30 au jou*-sol de régUte.Le comité régional du nord tiendra une importante assemblée le mardi, 9 novembre à 8 h.15 au Jardin de l'Enfance, 6545 rue St-Laurent, près de la rue St-Zotlque.On procédera à l'élection du conseil et des délégué» du congrès du 25 novembre Blessé par un cheval Saint-Hyacinthe.(D.N.C.) — Un j homme d’une trentaine d’années, M.Gaston Gosselin, boucher, de cette ville, souffre de luxations et de fractures de plusieurs côtes, à la suite d’un accident survenu sur la ferme de M.Eugène Langlois, à La Patrie, comté de Compton.M Gosselin et ses compagnons, MM.Anatole D’Anjou et Eugene Dufour, aussi de Saint-Hyacinthe, étaient en excursion de chasse, quand tous trois décidèrent de visiter l’écu- 11s y pénétrèrent et se dirigèrent vers les chevaux qui reposaient.M.Langlois leur fit remarquer que l’animal qui se trouvait au fond, près du mur, venait de l'Ouest canadien et pesait 1,740 livres.M.di^ soîr.^des brûlures reçues le ma-1 cinthe.blImCTl'aïS’di Prl”J' &«“< périssent dons un incendie Heurte par un camion André Bourdeau, 6 ans, 7527, rue Berri, a été heurté par un camion, vers 3h.30, hier après-midi, au coin des rues Berri et haillon.Transporté à l'hôpital Sainte-Justine, il souffre de traumatisme crânien et de la fracture probable d’une jambe.Blessé par une auto M.Hector Deshaies, 54 ans, 563B, av.Rosemont, a été blessé par une auto, à 7h.45, hier soir, ay.Papineau, au sud de la rue Marie-Anne.Le conducteur de la voiture, M.Roland Calestagne, 2411, av.de La Salle, arrêta immédiatement.Transporté à l'hôpital Notre-Dame, M.Deshaies souffre de plaies contuses au cuir chevelu et d'une fracr ture de Ja clavicule droite.Incendie dons une école Ottawa (C.P.) — Environ 150 étudiants de l’école séparée des Saints-Martyrs ont «évacué leurs classes, quand le feu se déclara à l’ccole.Les dommages sont évalués à 5500.Tempête de neige qui paralyse la navigation Port-Arthur (C.P.) — Plus de 40 navires pour le transport du grain et du minerai étaient à l’ancre, à la Baie du Tonnerre.Une tempête de neige et de grésil balaie le lac Supérieur.Huxley, Al'b., 9 (CJ5.) — Les soeurs jumelles Mirna Louise et Marian Ann Sdott, trois ans, ont perdu la vie hier dans l’incendie d’origine inconnue qui a détruit une ferme près d’ici.Leur mère était à traire les vaches.Elle tenta de secourir les enfants, mais il était trop tard.Les enfants se trouvaient dans la maison de M.Guy Rictor, où leur mère travaille comme employée.Leur père est outre-mer.Un ami des chiens Dans le monde ouvrier La majorité des 8,500 mineurs en grève dans l’Ouest ne sont pas retournés au travail, bien que le gouverne* ment ait annoncé officiellement la fin de la grève, dès samedi soir — Les enquêteurs sur la grève de Shawi-nigan —.Déclarations de M.Alfred Charpentier et de la compagnie sur l’imbroglio de l’aluminium — Les délégués provinciaux acceptent le principe d’un code national du travail — Le comité d’arbitrage fédéral favorise l’Union internationale du textile New-York, 9 (C.P.I — Daniel Lewis, 83 ans, aime les chiens.Cela l’a conduit en Cour hier où il I a reçu l’awis de se défaire d’une meute de ohiens qu’il abrite dans un logement vide.Sur une plainte des voisins, un inspecteur du département d’hygiène a trouvé .56 chiens dans le logement.On lui donne jusqu'au 12 novembre pour se défaire des chiens Sans quoi, il recevra Une punition.tlon spécialisée de?section» du nord sont invité» avec Instance.* * * Institut Pie XI.A l'université de Montréal.2900.boul.Mont-Royal, cours dac-tlon catholique et d’histoire de 1 Eglise, respectivement A 4 h.45 et 5 h.30.* ¥ ¥ Women'» Canadian Club, salle de bal du Ritz-Carlton.A 3 h.15.Dr Wilder Pen-fleld Sujet: “A gllmpee of free China .¥ ¥ ¥ Le Cercle d’étude populaire, réunion hebdomadaire, 355 est, Craig, oolrn des ruea Saint-Denis et Craig.Sujet: 'Notre ré-veü national”.Mercredi, 10 novembre La Société généalogique canadlenne-françatse.2080 ouest.Dorchester, A 8 h.15 p.m.Trois travaux présentés: Principales sources de renseignements sur l'origine de nos ramilles, par le R P.Archange; Comment on devient généalogiste, par M.E.Falardeau; Les 82 paroisses primitives du Québec, par Casimir Hé- bert’ ¥ * * Club St-Laurent-Klwanls, déteuner-causerle.salle de bal du Ritz-Carlton., A midi et demi M.Armand Vlau.conseiller technique de la commission de reconstruction du Conseil législatif.Sujet:: "L'avenir de l'entité canadienne-franc.lise au Canada ".& tfe tfr Société St-Jean-Baptiste, au Monument National, cours d’académie par M.José Delaquerrlère.salle 31, A 7 h.45.Société 6t-Jean-Baptlste.au Monument National, cours de diction française par M.Jules Massé, salle 15 A 7 h.30.Société St-Jean-Baptiste, réunions des sections suivantes: Saint-Arsène : M.le Juge Monet prononcera une conférence A l’assemblée de la section A 8 h.15 A la salle McCaughan, 6933a.rue Christophe-Colomb.Tous les membres et leurs amis sont Invitée.Notre-Dame-des-Anges: Cartlerville — séanoe du mois A 8 h.15 A la salle 8964, boulevard Oouln ouest.Saint-Henri: assemblée A 8 h.30 au sous-sol de l’église.Société St-Jean-Baptlste.Monument National, cours d’alimentation rationnelle, par Mme Rachel Beaudoin, salle 11, à 7 h.45eti#h’ ¥ ¥ ¥ Advertising ic Sale» Executives Club, dé- jeuner-causerie, au Mont-Royal, A midi et demi.M.John Nevln B am an, vice-président de la White Motor Co.de Cleveland.Sujet: “A Sales Executives Hole in post-war planning”.¥ ¥ ¥ Association des chefs de police et de pompiers de la province de Québec, dé ' A midi et demi, salon Sod Sujet: “Le travail Echec total d'Ottawa auprès des mineurs • Calgary, 9 (C.P.) — Bien que le gouvernement d’Ottawa ait annoncé dès samedi soir, à la suite d’entretiens avec le ministre du Travail M.Mitchell et les délégués des grévistes du district no 18 des United Mine Workers of America, que la grève des 8,500 mineurs de charbon de l’Alberta et de la Colombie canadienne, était définitivement terminée, il faut se rendre à l’évidence que la plupart des 8,500 grévistes continuent la grève et qu’ils ont refusé d’obéir à l’ordre de retourner au travail que leur avaient donné les quartiers généraux fie IVnion à Ottawa.Ainsi, en Colombie canadienne, 2,350 mineurs ont décidé de continuer la grève en attendant d’autres conférences de leur Union qui doivent avoir lieu aujourd’hui même.Dans les mines de Crow-Nest, 2,000 mineurs ont de même méprisé les instructions de leur Union et continuent à empêcher la reprise de la production dans les cinq grosses mines de cette région, A Blairmore, au cours d’une assemblée tenue hier, 1,250 autres mineurs ont décidé, par une imposante majorité, de rejeter les propositions du ministre fédéral du Travail, M.Mitchell.Dans la grande vallée minière de Dumhller, un certain nombre de grévistes sont retournés au travail mais plusieurs mines qui avaient recommencé la production partielle hier matin, ont dû de nouveau fermer leurs portes hier midi, faute de personnel suffisant.La Commission royale chargée d’enquêter sur les griefs et requêtes des mineurs, doit recommencer à siéger aujourd’hui à Calgary.Dans ^affaire de l'aluminium constitués pour étudier de telles situations, et en temps de guerre, la grève n’était certainement pas un moyen de régler la situation.¥ ¥ ¥ Par ailleurs, l’Aluminum Co.of Canada, dans un communiqué publié hier, relativement à la récente grève, a précisé ce qui suit au sujet des cuves d’aluminium, étant donné qu’on a donné comme principal motif de la grève le mécontentement des cuvistes d’avoir à surveiller plus de cuves en hiver qu’en été.“La question des 7 ou 8 cuves par homme ne donne pas une image fidèle du problème, et ne peut que prêter à confusion.Il y a plusieurs dimensions de cuves.Il y a aussi des types différents de cuves.Les conditions de travail varient egalement.Il y a aussi le problème des nouveaux cuvistes.Un ouvrier sans expérience est incapable de fournir la même somme de travail qu’un autre qui a plus d’expérience.Ceci, bien entendu, n’est pas exclusif à l'industrie de l’aluminium ou au travail de cuviste.Parce que nous avons agrandi nos usines, nous avons engagé un nombre incalculable de nouveaux cuvistes qu’il fallut entraîner.De sorte que toute déclaration catégorique mentionnant qu’un homme surveille 7 cuves, 8 cuves ou 12 cuves (comme c’est le cas pour certains cuvistes de Shawinigan) ne veut rien dire.Le principal est qu’un homme fasse une bonne journée de travail pour un salaire raisonnable.” A In conférence fédérale-provinciale Ottawa, 9 (C.P.) — Les délégués des gouvernements provinciaux à la conférence fédérale-provinciale convoquée par le ministre Mitchell en vue de reviser la législation ouvrière et d’approuver certaines modifications projetées, se sont prononcés dès hier, en faveur du principe d’un code national du travail, tel que préconisé par le gouvernement d’Ottawa.Les délibérations de la conférence ont lieu dans la salle du comité sénatorial des chemins de fer.De 25 à 30 délégués des gouvernements fédéral et provinciaux y participent.LIS MEDECINS RECOMMANDENT NOS • ••ss ¦AMIS MMIIâlRM tfa AJfàualiîï Je Jets PHARMACIE MONTREAL U situ (ra.Ss ,karmm,U J» «.m mtondm.Ports» la band* qui c ourlent i robe malaise.Roas avons on assortiment comptât do bandes herniaires, bandes médicales, bas élastiques, supports, restes on chamois ou on flanelle touqo pour ceux qui soutirent do bronchite.Essayage à domicile ou dans aoa salons privés sans bals additionnels.Exports et exports» 1 votre service élus-tent salon l'ordonnance do votre médecin., WVH BT NUIT .1 .j pens qu’il en coûte quelque cho-corps mystique, et de doctrine sociale, A v Ju n ?¦ a i s
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