Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 19 novembre 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1943-11-19, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
“Le Canada eat one naHoa «Olivers in t et ne peut avec docilité a:cepter de la Grande-Bretagne, ou de: Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l'attitude qu’il lui taut orendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers e Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Ccmmonwealth.” «ï-xon Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Ikontreoi, vendredi Tv novembre 194s REDACTION ET ADMINISTRATION 410 EST.NOTRE-DAMI MONTREAL TOUS LES SERVICE TELEPHONE i SEIalr 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FITIS AdministratiM t BEIalr 1361 RédtctiM j ICIair 2914 Cdraat i •llair 3361 La Turquie s’orienterait vers la guerre contre l’Axe M.Louis Fitch et la “tolérance” De quoi se plaint, en réalité, l'avocat israélite ?L’ancien député de Saint-Louis, M.Louis Fitch, s’est joint, on se le rappelle, à plusieuts de ses congénères Israélites pour qualifier de faux la pièce produite à Sainte-Claire de Dorchester, le dimanche 7 novembre, par M.Duplessis.Mais il ne l’est pas contenté de cette dénonciation.Il a ajouté (nous avons reproduit ce texte dès le 10 novembre) : Le plug grand malheur, c'eit que l'essence de l'his-toire ne soit pas vraie.Ce serait une bonne affaire pour cette province si 100,000 Juifs y venaient.Ils y apporteraient l’esprit d'entreprise et la tolérance, deux choses dont la province a besoin.(The greater pity is that the essence of the story is not true.II would be a good thing for this province if 100,000 Jews come into it.They would bring enterprise and tolerance, both of which the province is in need of).Sur quoi nous faisions observer: Nous ne chicanerons point M.Fitch sur la haute opinion qu’il a de ses congénères: c’est chose naturelle et, d’ailleurs, plus d’une fois nous avons noté ici même qu'à certains égards, ceux-ci pourraient nous servir d’exemple, — en ce qui concerne, par exemple, l’ardeur au travail et l’esprit de solidarité.Mais nous aimerions savoir — cela pourrait nous aider à nous amender — en quoi notre province manque d’esprit de tolérance; en quoi aussi la venue de 100,000 Juifs additionnels pourrait, de ce point de vue, la transformer pour le mieux! M.Fitch n’est pas le premier venu.Sa parole peut avoir du retentissement à l’étranger.Il doit au public des précisions.Nous avons le regret de constater que M.Fitch n’a pas encore répondu à notre invitation.Peut-être, au fait, n en a-t-il pas eu connaissance.Nous prenons donc la liberté de la renouveler, Ÿ Ÿ * Ce n’est point, qu’on nous prie de le croire, pour le p'aisir de volet à M.Fitch quelques minutes de son temps.La question est plus importante que cela.11 n’est pas besoin d'avoir l’oreille très fine pour constater qu'il y a tendance en certains milieux à donner aux Israélites figure de victimes dans notre province, S qualifier d’antisémites, et même d’antisémites virulents, des gens qui sont bien étonnés de la chose.Mais c'est h première fois, croyons-nou», qu'un homme de la qualité de M.Fitch, avocat, ancien député, qui vit depuis lontemps dans notre prçvince( il est né en Au- triche, mais il est arrivé ici bébé), qui parle le français, qui a étudié à Québec, à McGill et à Paris, indique ainsi publiquement que nous aurions besoin d’un nouvel appoint de tolérance et que cet appoint nous pourrait venir par les quelque 100,000 Juifs dont il regrette qu’il ne soit vraiment pas question de les faire passer ici.II est tout naturel alors que nous demandions à M.Fitch des précisions.Peut-être, ainsi que nous le disions dès le premier jour, y trouverions-nous motif à nous amender.En tout cas.les cartes seraient étalées et nous saurions exactement de quoi l’on se plaint.Ou, plus exactement peut-être, de quoi se plaignent les Juifs, car ce doit être à ses coreligionnaires que pense d’abord M.Fitcb quand il parle du manque de tolérance dont souffrirait la province.* * * De prime abord, — mais, du dehors, on est exposé à ne pas voir les choses dans leur pleine exactitude — il ne semble pas que les Juifs aient eu beaucoup à souffrir de leur séjour dans la province de Québec, fe viens, pour ma part, d’un pays qui a élu un Juif à l’Assemblée législative de Québec, alors que le Parlement anglais leur était encore fermé.Ce n’est point leur faire un reproche de constater qu’ils sont arrivés ici, pour la plupart, sans grande fortune: c’est le cas de presque tous les émigrants, et ce fut celui des nôtres qui passèrent aux Etats-Unis.Certiins des leurs sont aujourd'hui très riches.Ce n’est pas uniquement en commerçant avec les leurs qu’ils ont acquis ces fortunes.Les professions libérales ne leur sont pas fermées: à preuve le succès de M.Fitch lui-même et de ses nombreux collègues du Barreau, Qu’il y ait eu de-ci de-là des heurts entre Juifs et autochtones, cela dépasse-t-il les querelles qui se sont produites entre ceux-ci et d'autres immigrants, entre les autochtones eux-memes?Et qui mena jamais contre la religion juive une campagne qui égalât en virulence, en intensité, en durée, celle dont sont, au vu et au su de tous, victimes les catholiques?Nous ne prétendons point que la province (ou même le Canada entier) soit pour les Juifs, ou pour les Canadiens de vieille souche un nouveau Paradis terrestre: mais il resté que les Juifs, règle générale, ne semblent pas fâchés d’y être, qu’ils y restent, alors qu’ils ne peuvent y avoir les mêmes attaches sentimentales que les indigènes: qu’ils y restent même quand ils rêvent de retour en Palestine.Cela semble assez significatif.Nous attendrons en tout cas avec intérêt les nouvelles explications de M.Fitch.;T « Omtr HEROUX A Ottawa L’actualité On est étonné à Londres de l’effort de guerre du Canada M.Howe, de retour de la capitale britannique, dit qu'on ne comprend pas là-bas qu’un pays de 12,000,000 d'habitants puisse faire ce qu’il fait — Le ministre voit en cela “un sujet de légitime orgueil’’ — Des points de comparaison — L’après-guerre et danger de mégalomanie — Acte de foi en l’avenir (par Léopold Richer) Ottawa, 19-X1-43.— Au banquet annuel du Board of Trade des Provinces Maritimes, M.C.-D.Howe, ministre des Munitions et de l’Approvisionnement, a fait hier une revue générale de la production de guerre du Canada et des perspectives économiques et commerciales d'après-guerre.Le ministre, selon son habitude, a parlé chiffres et faits.C’est un homme d’affaires qui est terriblement terre à terre la plupart du temps, mais qui a des idées nettes et sait les exposer avec clarté et sobriété.Cela nous repose des longues et filandreuses explications dans lesquelles se complaisent trop de ses collègues.M.Howe a eu la tâche énorme d’organiser tout l’aspect matériel, industriel, de notre effort de guerre.Les statistiques démontrent qu’il a réussi au delà de toute espérance et peut-être, hélas! au delà de toute prudence.Mais c’est là une autre question.Du progrès rie la guerre et des chances d’une poix prochaii.e, il n'a pas dit grand’chose.“J'ai rendu visite, a-t-il déclaré, à mon uni le maréchal de l’air Harris aux quartiers généraux des bombardements aériens et l'ai vu là des nhotogra-phies représentant les villes allemandes détruites.Il n’est pas probable que le peuple allemand puisse supporter longtemps les ravages immenses que ces photographies révèlent.Dans la grande ville de Hambourg, par exemple.80 pour 100 des édifices ont été détruits par les bombardements ou les incendies Un «nmd nombre de villes industrielles ont subi des pertes aussi considérables.On ne peut s’imaginer comment la population de ces villes peut se trouver un abri.Les nouvelles du front russe ne sont pas de nature à relever le moral du peuple allemand, pas plus que les victoires britanniques dans la zone de la Méditerranée.Cependant, malgré tout cela, il ne nous est venu d’Allemagne aucune nouvelle que l’on pourrait interpréter comme un indice d’effondrement prochain.” Les Alliés poursuivent leurs préparatifs d’offensive pour 1941, voire pour 1945.Cela amène M.Howe à parler de notre effort de guerre: "Partout j'ai constaté qu’on apprécia énormément la contribution du Canada à la cause des Alliés, tant en troupes qu'eu nourriture et en équipement.L’effort de guerre du Canada est bien connu à Londres et on est étonné qu’un pays de moin» de 12,000,000 d’habitants puisse prendre une part aussi considérable à la guerre.L’objet des conférences auxquelles j’ai pris pari a été notre programme de production et ce programme est un sujet de légitime orgueil pour tout citoyen canadien.Du côté des Alliés, notre produc lion de matériel de guerre n’a été dépassée que par le Royaume-Uni, les Etats-Unis et la Russie.Par sa variété.sa qualité et sa prompte exécution, notre production a contribué puissamment à changer la défensive désespérée des Alliés en une offensive victorieuse." Quelques points de comparaison M.Howe prétenl donc que notre effort de guerre est apprécié à son juste mérite.A Londres, on s'étonne de son ampleur.Il n’y a pas qu'à Londres! Ici même on se demande comment un pays, si apathique, si amorphe, si craintif, avant la guerre, a pu se transformer aussi rapidement et donner un effort qui dépasse celui de pays plus populeux e» aussi riches.Nous demeurons d’avis —qu’on qu'en puisse penser la Free Press de Winnipeg-que, compte tenu de notre population et toutes proportions gardées, nous avons fait un effort de guerre qui dépasse celui des Alliés.Eu quantité, il est incontestable que la production et la fourniture d’hommes des Etats-Unis, de ia Russie et de la Grande-Bretagne r.'.'nt plus considérables.Mais là n’est pas la question.11 s’agit de savoir si la Grande-Bretagne seule fait quatre fois notre effort de guerre, si les Etats-Unis produisent onze fois plus que nous.Quant à la Russie, il n’y a pas de doute qu'elle va jusqu’à l’extrême limite des sacrifices.Res-te à savoir maintenant si nos grands alliés, qui s’étonnent à bon droit de notre effort de guerre, voudront bien le reconnaître nu moment de la signature de la paix et si l’indépendance complète, entière, absolue, sera la récompense de notre contribution.Voici quelques chiffres qui feront comprendre ce que nous (suite A la page six) Nos Caisses popuioires (par Paul Sturiol) Les Caisses populaires ont atteint dans notre province une puissance telle que Ton peut s’attendre à ce qu’elles rendent à notre groupe ethnique des services encore plus grands que par le passé.Mais la coopération est un instrument délicat.qu'il ne faut pas manier n'importe comment.Sur les possibilités des caisses populaires, comme sur leurs réalisations et leurs problèmes, M.Rodolphe Laplante vient de publier une brochure bien au point, qu'il a intitulée: Une oeuvre d’utilité publique.L’auleur rappelle les origines de la coopération de crédit chez nous, expose le fonctionnement des caisses et les principes qui les guident.Il y a là des renseignements déjà familiers à ceux qui connaissent la coopération, mais qu’il est bon de rappeler pour l'Information non seulement du public profane, mais sans doute aussi d’une partie des sociétaires des caisses à cause du développement rapide de ces institutions: les -caisses populaires comptaient en effet, le 31 décembre /942.1SH,2S5 membres.Des publications comme celle-là sont opportunes et le seront tant que nos caisses populaires ne jouiront pas de l'estime et de la considération publique qu'elles méritent par leurs services passés ei actuels, par leur importance d'aujourd’hui et leurs promesses d'avenir.On n fait beaucoup de bruit autour de quelques échecs isolés, mais l’auteur note que la grande finance aussi en a eu des échecs, et qu'elle a fait perdre aux gens qui lut avaient fail confiance des montants beaucoup plus considérables.M.Laplante insiste fort justement sur la fonction paroissiale de la caisse populaire.Alphonse Desjardins a fondé ce mouvement pour lutter contre l’usure, promouvoir la vertu sociale de l'épargne et faire servir nos épargnes au progrès des Canadiens français et au développement de leur patrimoine.Pour cela, la caisse a comme fonction initiate de prêter aux paroissiens, avec les garanties de sécurité el d'emploi profitable de l’argent, cela va de soi, * Ensuile elle doit s'efforcer de contribuer par ses placements au progrès de notre groupe ethnique.Dans ce domaine, Hua déjà des oeuvres.Nos caisses ont prêté plus de $3,500,000 à nos maisons d'enseignement et à nos commissions scolaires: ainsi lors de la reconstruction du collège de Saint-Jean d'Iberville, et en attendant que les obligations soient mises sur le marché, les caisses ont fail un prêt temporaire de $200,000.En septembre dernier, date de publication de cette brochure, les caisses avaient des prêts pour plus de $2,500,000 (suite à U page six) La sécurité collective et l’équilibre européen Bloc - notes (par Louis Robilltrd) Prolongation des restrictions Nous ne nous forgeons pas une fausse joie à l'idée d’un relâchement immédiat de nos privations dans le boire et le manger aussitôt que les sirènes nous auront annoncé la signature de l’armistice.Les restrictions et le rationnement se prolongeront v r a isemblablement encore durant une période assez étendue.Les populations européennes qui souffrent d’une insuffisance d'approvisionnement en vivres, en vêtements, en savon, en vitamines, en médicaments et en calcium devront compter sur l’aide des Nations-Unies.Le mémoire du bureau international du travail sur la santé des enfants en Europe occupée le marque nettement: "Les restrictions sur l’alimentation établies au cours de ta présente guerre devront sans doute rester en vigueur quelque temps encore après ta suspension des armes; ou plutôt, il faudra décréter certaines restrictions afin d’assurer une distribution équitable des choses nécessaires à la vie à ceux qui en manqueront”.Ces retranchements contribueront, espère le B.I.T., "à préparer un climat* d’opinion favorable à une paix établie sur une compréhension véritable de l’interdépendance des peuples et de Ja solidarité humaine”.La participation du Canada à ces fournitures de vivres aux Euro-pééns est déjà fixée k $90,000,000 par ia conférence d’Atlantic-City.Nous serions invités à fournir des produits laitiers et peut-être une certaine quantité de vêtements.De toute évidence^a fin -de la guerre ne marquera pas la fin de nos restrictions.Le plan Beveridge el les immigrants Au cours des six derniers mois, plus de 5,000 immigrants ont élu domicile au Canada, contre 4,374 durant ia période correspondante de 1942.Nous arrivons donc au chiffre imposant de près de 10,000 nouveaux venus en l’espace de quelques mois.On ne révèle pas toutefois le lieu d'origine et la nationalité de ces gens que nous nous empressons d’accueillir, non plus que l’occupation qu’ils entendent exercer, ni les provinces ou les villes vers les- (suite à la page six) i*(je carnet du grincheux • - » Toronto adopte Stalingrad, Winnipeg adopte Kiev et l'on demande à Montréal d'adopter Nikolaev.Quel pays d'Europe nous fera-t-il jamais des cadeaux d'un milliard?Quelles villes d'Europe ou d’Asie en viendront-elles à adopter des villes canadiennes?g g » Un chien célèbre vient de mourir à Tampa, en Floride.Il s'appelait Bazo.Au cours de tournées aux Etats-Unis et au Mexique, pendant ses treize années de vie, Bozo a étonné, parait-il.des psychologues.Huit universités lui auraient décerné des doctorats honoraires.On a inhumé Bozo au Humane Socitty Cemetery après l'avoir enseveli dans un cercueil capitonné de soie.CM projette d’élever un monument sur sa tombe.Voilà un chien qui n'a pas eu à se plaindre et qui, jusqu'après sa mort, n’a pas à se plaindre de l’ordre social.* * * Un Siamois ou Thaïlandais vient d'étre incarcéré à Denver, Colorado.Il a nom et prénoms: Lleinsszuieucczasses Willii-himinississteizi Hurrississteizzi.Le géo-lier est bien à plaindre qui a eu à inscrire cela sur la liste d'écrou.* * * Si le Torontois Harry MacLean continue à distribuer, par cent et par mille, des dollars aux soldats, le ministre des Finances sera peut-être tenté de le faire interdire pour prodigalité.De telles distributions équivalent à des dépenses somptuaires, justement de celles-là que le ministre, dans sa crainte de l’inflation, déconseille dans chacun de ses discour*.• * F Le général Catroux, dépêché en vitesse au Liban pour v rétablir l'ordre, s’v sera vraisemblablement rendu en avion plutôt qu’en «juat'rouei.L’onomastique retarde manifestement sur la science du transport La Grincheux ll-XI-43 Citation d actualité Le travail châtiment de la déchéance.est devenu la loi de la régénération.C’ait lui qui fait les époques glorieuses quano il Vttrouve l'Inspiration, ef quand elle n’v est pas, c’est encore lui qui fait les hommes utiles et les plus estimables.OZANAM La Société des Nations et l'organisme annoncé par M.Cordell Hull—Prise de Rechitsa et de Korosten par les Russes — Bombardement massif de Berlin — Le sort du Dodecanese et des détroits Le discours que M.Cordell Hull a prononcé hier devant le Congrès des Etats-Unis a surtout mis en lumière la décision des Nations-Unies d'instaurer dans le monde d'après-guerre le système de la sécurité collective pour remplacer le système traditionnel d‘e l'équilibre européen.L'expression est d'ailleurs devenue assez impropre, — c'est plutôt équilibre mondial ou équilibre des puissances qu'il faudrait dire, — car il y a déjà plusieurs années que le système a débordé les limites de l'Europe pour embrasser le monde entier par suite des nouveaux moyens de communication qui avaient rapproché les pays et les continents.C'est l'équilibre européen que les Anglais désignent, non sans quelque dédain, sous le nom de "power politics".Le secrétaire d'Etat aux Affaires éfrangères des Etats-Unis a clairement indiqué que le temps des alliances était passé et que les principes adoptés à Moscou par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie soviétique et la Chine prévoient l'établissement d'un organisme international qui groupera sur le pied de l'égalité souveraine tous les Etats, petits ou grands, qui veulent sincèrement la paix.Le monde est donc appelé à faire pour la deuxième fors l'expérience du système de la sécurité collective.La première remonte à i outre guerre et elle a échoué avec la défunte Société des Nations.La sécurité collective est avant tout une création anglo-saxonne e! c'est chez les Anglo-Saxons que la Société des Nation;: avait surtout recruté ses défenseurs.Ce sont enèore les Anglo-Saxons qui ont fait apparemment triompher le principe de la sécurité collective à la conférence de Moscou.On ne voit pas encore en quoi l'organisme international dont nous a parlé M.Hull différera de lo Société des Nations.On o attribué la faillite de la S.D.N.à l'abstention des Etats-Unis dont le Congrès ovait répudié le projet favori du président Wilson, à l'égoïsme des grandes puissances qui dominaient trop absolument la société, à la méfiance instinctive que le système nouveau inspirait aux diverses nations qui ont cherché des garanties supplémentaires dans des alliances particulières et aux dispositions trop floues du pacte qui ne prévoyait pas d'intervention assez prompte pour empêcher les conflits ni de sanctions assez efficaces contre un agresseur.On ne nous a pas encore dit quels sont les correctifs que l'on a imaginés pour combler les lacunes que l'expérience a fait constater dans l'organisme de Genève.Les deux Chambres du Congrès ont évidemment souscrit ou principe de la sécurité collective en dépit des protestations pathétiques du sénateur Hiram Johnson, le dernier survivant de l'équipe qui a victorieusement mené la lutte contre le président Wilson après l'autre guerre.M.Hull a lui-même admis dans son discours d'hier qu'H faudra probablement du temps et de grands efforts pour modifier des habitudes séculaires et une dépêche de Washington parle des formules qui pourront permettre de disposer du problème que posent les alliances déjà existantes telles que le pacte anglo-russe de 20 ans et l'alliance que la Tchécoslovaquie s'apprête à conclure avec l'U.R.S.S.Les tenants de la sécurité collective ont déjà mis de l'avant nombre de projets de police internotionale qui pourrait être faite par les grandes puissances avec le concours des petites qui leur fourniraient au besoin des bases d'opération ainsi que leur appui moral.On peut croire que les techniciens des Nations-Unies sent déjà à l'oeuvre pour doter le monde d'un organisme international dont la constitution éviterait les défauts que l'on a reprochés à la défunte Société des Notions, mais on ne nous a pas encore fait connoitrc les dispositions nouvelles qui en assureraient le fonctionnement efficace.Le principe d'équilibre a été pendant longtemps le principe daissique de toute la politique internationale.Il a pour lui une expérience séculaire.Cela n'«st pas suffisant pour établir qu'il est impossible de lui substituer un système meilleur, mois c'est assez pour justifier un certain scepticisme.La conception de la sécurité collective semble procéder largement des idées de Rousseau sur la bonté naturelle de l’homme en supposant que l'on pourra policer les nations et les habituer à subordonner leurs intérêts à l'intérêt supérieur de l'humanité.On peut se demander sous quel angle Staline, l'un des politiques les plus réalistes de notre époque, peut envisager un tel système moralisateur.Il est vrai que certains de ses tenants comptent résoudre les difficultés qui pourront se présenter dans ia pratique en confiant la police du monde aux grandes puissances qui auront gagné la guerre.Le système de l'équilibre était fondé sur la connaissance des passions ef des foiblesses humaines telles qu'elles sont ef non pas sur le postulat que l'on pourra améliorer les hommes en leur donnant des institutions mieux conçues.Le plus clairvoyant des critiques du traité de Versailles, Jacques Bainville, avait résumé toute sa doctrine en reprenant le mot de Fontenelle, à savoir que "le monde politique, aussi bien que le physique, se règle par nombre, poids et mesures".Ceia ne l'a pas empêché de prédire avec une sûreté prophé tique, vingt ans à l'avance, l'annexion de l'Autriche, le démembrement de lo Tchécoslovaquie et une guerre pour la défense du corridor polonais.LES OPERATIONS MILITAIRES C'est en Russie que se sont déroulés les plus importants événements militaires des dernières heures.L'armée du général Rokossovsky s'est emparée de la place forte de Rechitsa en Ukraine tandis que l'armée du général Vatutine enlevait aux Allemands le centre ferroviaire de Korosten dans le nord de l'Ukraine.Ces deux victoires ont donné lieu à un nouvel ordre du jour triomphal du maréchal Staline et à de joyeuses salves d'artillerie à Moscou.On rapporte que la prise de Korosten a permis au général Vatutine de poursuivre sa marche vers lo frontière polonaise et de briser la contre-offensive que les Allemands avaient déclenchée dans le secteur de Jitomir.A l'ouest, la Royal Air Force a lancé contre l'Allemagne de formidables effectifs aériens que l'on évalue à 700 et même à 1,000 bombardiers.Les aviateurs anglais s'en sont pris à Berlin qui n'avait pas subi de bombardement massif depuis deux mois et ois grand centre industriel de Ludwigshafen.Ils auraient jeté quelque 2,500 tonnes d'explosifs sur ia banlieue de Berlin où se trouvent la plupart des établissements industriels de la capitale allemande.Au moins six escadrilles canadiennes ont participé à cette double attaque et 7 des 32 bombardiers qui ne sont pas rentrés étaient canadiens.En Méditerranée, l'aviation alliée a continué à s'en prendre aux aérodromes allemands de Grèce et des formations américaines ont pilonné pour ia quatrième journée consécutive l'aérodrome d'Eleusis près d'Athènes ainsi que celui de Larissa.Sur le front italien, la boue et les inondations ne permettent pas autre chose que des escarmouches de patrouilles et des duels d'artillerie.Des unités de la 8e armée ont réalisé quelques gains près du village d'Archl au nord-est d'Atessa.Les derniers rapports indiquent que les Allemands ont 50 divisions en Italie et dans le sud-est de l'Europe.Ils en utiliseraient 10 sur le front italien contre les 5e et 8e armées alliées.Les autres seraient tenues en réserve dans le nord de l'Italie au employées à combattre les partisans dans les Balkans.Les partisans communistes du général Bro* (le camarade Tito) réclament de nouveaux succès en Yougoslavie, notamment en Bosnie et dans le Monténégro, mais ils admettent que l'offensive allemande progresse de plus en plus vigoureusement en Dalmatie et qu'ils ont dû abandonner les villes de Trogir, de Mab-Ostrovo et de Velinki-Drvenik.Ces opérations sur la côte dalma*e ont évidemment pour but, tout comme celles du Dodé-eonèse, de consolider les lignes de défense des Balkans qui avaient été ébréchées à h suite de h défection italienne.LEROS ET LA TURQUIE Les Allemands annoncent qu'ils ont exploité leur succès de Leros en occupant les îles voisines d'Ikaria, de Lipsos et de Patmos qui auraient été tenues par des garnisons italiennes.Ils ajoutent que leur aviation continue à bombarder l'tle de Samos où se serait retiré# une partie de la garnison anglaise de Leros.Le commandant des forces anglaises dons le Proche-Orient, le général sir Henry-Maitland Wilson, a déclaré que les pertes allemandes en navires, en avions et en hommes dans le Dodécanèse ont été bien plus élevées que les pertes anglaises et que l'occupation de Leros et des île voisines constitue une diversion pleineme.it justifiée et qui a rapporté des dividendes.Le général Wilson a ajouté non sans quelque mélancolie que ce semble être son lot d'aller soutenir des causes perdues d'avance et il a fait allusion à la campagne de Grèce qui ne fut pas inutile, dit-il, puisqu'elle a retardé l'invasion allemande de la Russie et probablement contribué plus que toute autre chose à sauver Moscou que les Allemands n'ont atteint qu'à l'approche de l'hiver.Les explications du général Wilson n'ont pas satisfait l'opinion à Londres qui est fort marrie des revers de Cos et de Leros au moment où l'on espère voir la Turquie s'engager aux côtés des Alliés.Les dépêches des dernières heures affirment en effet que la Turquie s'oriente vers la guerre contre l'Axe.Le correspondant William-B, King rapporte que l'aide indirecte que ia Turquie accorde actuellement aux Alliés équivaut à celle qu'ils recevaient des Etats-Unis au cours des mois qui ont précédé Pearl-Harbor, que la Turquie sera probablement en guerre avant le printemps.Dans une dépêche subséquente, le même correspondant rapporte que l'ambassadeur turc à Berlin est arrivé à Ankara pour conférer avec ton gouvernement tout comme M.Franz von Popen s'est rendu à Berlin après les entretiens de M.Eden avec le ministre turc des Affaires étrangères et que le journal indépendant "Tanin" a publié un article qui pourrait bien avoir pour but de préparer lo nation turque à la guerre, car il insiste vivement sur l'alliance avec l'Angleterre.Un autre correspondant qui rentre précisément du Proche-Orient et qui a visité la Turquie, M.Paul Kern Lee, estime qu'il est fort significatif que la censure turque ait laissé passer des dépêches disant qu'elle s'oriente vers la guerre, et cela au moment même où les Alliés viennent de subir des échecs dans le Dodécanèse, tout près de lo côte turque.Cela signifie, dit-il, que les Turcs n'ont plus peur des bombardiers allemands du Dodécanèse et qu'ils sont convaincus que la guerre entre dans sa phase décisive.Les Turcs, dit-il encore, ont toujours laissé entendre qu'ils conserveraient leur neutralité le plus longtemps possible mais que s'ils se voyaient forcés de combattre ils se rangeraient du côté des Alliés.Les Turcs auraient en ce moment plusieurs motifs d'entrer en guerre.Tout comme la Grèce, ils ont des prétentions sur les îles du Dodécanèse qui constituaient jusqu'ici une possession italienne: leur intervention aux côtés des Alliés pourrait fortifier leurs prétentions.Us craindraient en outre les visées traditionnelles de la Russie sur les Dardanelles et le Bosphore.Leur intervention pourrait leur valoir des fifres à la reconnaissance des Alliés et plus particulièrement des Russes.C'est pour sauvegarder le flanc sud de leur voit# front oriental que les Allemands ne négligeraient rien pour consolider leurs positions dans les Balkans.C'est pour déborder ce flanc par les Balkans que les Russes désireraient l'entrée en guerre de !a Turquie dont les provinces européennes pénètrent comme un coin dans les Balkans occupés par l'Allemagne.— Pierre VIGEANT. LE DEVOIR, MONTREAL, VENDRIPI 19 NOVEMBRE 1943 VOLUME XXXIV — No ! quatre ans de pénitencier hier par !e juge en chef Gustave Perrault, pour avoir malicieusement endom-; rnsgé la machinerie d'une manufacture de vêtements qui reçoit des i contrats de guerre.Bettison a éga-! lenient reçu trois condamnations à j trois ans et une quatrième à trois 1 ans également, par le juge C.-E.Gué- ! rin, pour quatre accusations de vol.Winnipeg, 19 (CP.) ! Toutes ces sentences seront purgées compte un membre de plus dans I concurremment.l’Assemblée législative manitobaine, \ — Fernand Pelletier, 17 ans, sans alors que les partisans du gouver- domicile connu, renvoyé de la Cour nenient de coalition ont vu leur des jeunes délinquants, coupable nombre descendre à 45 dans une d'un vol d'auto et de cambriolage! Chambre de 55 membres, à la suite dans un magasin, a été condamné; des élections partielles d’hier à ___________ ___________ hier à deux pefnes de quatre ans de ] Brandon et à Portage-la-Prairie.— ce matin, lorsque leur avion Har- Camille Parent, l'un des témoins de pénitencier, avec confusion, par lej L’élection du Dr Dwight L.John d’entrainement s'est écrase | la poursuite, dans la cause de Phi-i juge en chef Gustave Perrault.Lej Foits divers Un aviateur perd la vie ce matin près de Saint'PauM’Ermite Fillette tuée par un camion — Accusée du vol de $19,500 — Témoin hostile à Tenquête de Cutler et Jodoin — Affaires de Cour La C.C.F.gagne le siège de Brandon Le candidat du gouvernement de coalition remporte la victoire dans Portage-la-Prairie La C C.F.In aviateur d* la R.C.A.F.a per-lA 1 enquête de Cutler et Jodoin du la vie et son copilote a été gra- j-—- veinent blessé, un peu après minuit Les Trois-Rivières.19 (D.N.Cd — juge en cher Gustave Perrault, i-e i son à Brandon donne à la C.C.F.juge René Théberge l’a condamné ' cinq membres dans une opposition vard dans un trou de gravier près de la j Up Cutler et Jean Jodoin, organisa ., _ _ __ JB route, à trois milles au nord de teurs de la Fédération américaine ;i deux ans pour port d’arme illé-jde neuf.Un siège à Winnipeg est Saint-Paul l'Ermite.On ne publie-j du Travail, a été déclaré hostile f gai et cambriolage.Pelletier pas-; vacant.ra le nom de la victime qu'après la par le tribunal hier après-midi, à ; sera en lout quatre ans au péniten- : M.Charles E.Greenlay, gouver- fin de l'enquête.la demande de Ve Léopold Pin-; der, | nement de coalition, a conservé _ .sonneault, procureur de la Cou- # # pour le pouvoir le siège de Portage- rillettt hiee por un conuon ronne.Fumeur d'opium en prison la-Prairie, occupé par un conser- Dorothy Teasdale.6 ans.95 boni.En accédant à la demande de la ' Hin Poon Wah.1286, rue Saintè-! '‘‘üans^ces1 den^rnmtés le vote a Quinn, Longueuil, a ete écrasée par poursuite, le juge J.-A.Métayer, qui Elisabeth, coupable de possession LJ Dius éleVè«neH^nis olusieurs li.t hUr ns** : J .Ai _ I L .* .1.-.Z.; ' rl^rvinns « AfA orvnHorn isû à I eieVC qUC CiepiUS piUSlCUIS ; O m _ 1 _ è un camion, hier., au coin des rues ! enJeiui cette cause, a déclare ce qui1 illégale d’opium, a été condamné à; £ .eve que aepiu» pmsie Victoria et Saint-Laurent, a Lon- suit: “Je suis extrêmement surpris >ix mois de prison hier, par le urand’n %* «a à Port-i ce de voir que des gens qui appartu n- juge F.-T.Enright.P™"rie 9 P nent à une union et qui doivent étu- dier une question qui les intéres-j Accusé de voies de fait se.écoutent des discours et ne se William Trueman, 20 ans, mate-rappelient rien.Le témoin 1 arent j j0j angjais accusé de voies de fait, a persiste durant tout son téraoi- a reco8nnu sa cuipahUité hier, de- gueuii.Le véhicule était conduit par M.Armand Boisvenue, de Contrecoeur.Il arrêta aussitôt et le Dr Pierre Jodoin, de Longueuil.donna les premiers soins à la victime.Transportée à l’hôpital Sainte-Justine, la fillette y est morte à 1 h.45, hier après-midi.Le corps est à la morgue pour enquête.Morts subites Hussell Simons.36 ans.2329 ave ncn» a une ccia pour iauc icmm- dollar an'on rui devait il sau-Rushbrooke.est mort subitement quer que la Cour n’est pas prête a ; ^ ^Sire.U de bAuTottàwa.1' 3U minie‘° La poursuite commença alors imari" recevra sa «ntence le 23 no-Mlle Elsie W, Sessenden.63 ans, ; l’examen du témoin Parent déclaré !'e'm'I>re* est morte subitement au debut de j hostile.A un moment, le juge Mé- D i vkmde de cheval ' la soirée d'hier, à son domicile, layer intervint encore pour décla- gnage à dire ne rien se rappeler et ne pouvoir assermentei ce que rjn t entré mercredi soir, dans le la Couronne essayait de savoir de «__________» j„ v ; o«a vaut le juge F.-T.Enright.Le ma rin est entré mercredi soir restaurant de Pedro Francisco, 968 E PfA/"Métaver 9jt1 ouesL rue“saint-jaoqû^r Prét«.tiens a dire cell pour faire remar-*tant lui moquait la monnaie la- Prairie Dans Brandon, le Dr Johnson a reçu 3.713 votes, contre 3,203 au maire Fred H.Young, ce qui lui donne une majorité de 515.Il succède à feu George Dinsdale.député conservateur du comté pendant 11 ans.M.Greenlay a obtenu une majo-' rité de 696 voix, recevant 1,722 vo- ! tes, contre 604 au maire H.A.Ireland, C.C.F.et 422 à Lac.Bernard Muller, progressiste-travail H ste.- L’élection du Dr Johnson marque la seconde victoire C.C.F.au cours de cinq élections partielles dans les .derniers deux ans.Le parti a aussi remporté la victoire à Le Pas, représenté auparavant par M.Bracken.Le Dr Johnson, âgé de 45 ans, est né à Rapid City, Manitoba.C’est un vétéran de la première grande guerre et il est syndic pour la Commission scolaire de Brandon.M.Greenlay, âgé de 40 ans, est secrétaire-trésorier de la municipalité rurale de Portage-la-Prairie depuis 13 ans.Il est né sur une ferme près de High Bluff, à quelques milles à l'est de Portage-la-Prairie.4410 ave Montclair.Dans chaque cas, le corps a été transporté à la morgue pour enquête.Accusée du vol de $19,500 L’affaire de Saint-Etienne a eu un écho hier, au palais de justice, à la comparution d’une dame Adrienne Desautels, veuve de Do- rer qu'il prendra les mesures qu’il faut, car les fins de la justice sont en péril, par l’attitude des témoins.Ün ne pourra pas laisser continuer 1 enquête si on persiste à cacher la vérité Après une suspension de l’audience demandée par la poursuite pour permettre au témoin Parent Montréal jouit d'une meilleure situation Financière Causerie de M.George C.Marier devant le Comité des citoyens — Eloge du conseil des 99 — La Commission métropolitaine M- George-C.Marier, vice-pré- un montant de «19,500.propriété de la succession vacante de feu le chanoine L.-A.-W.Lessard, ancien curé de Saint-Etienne.Me John Ahern, avocat de la poursuite, a expliqué que les valeurs auraient été prises dans un coffret de sûreté au nom conjoint de feu le chanoine Lessard et de Taccusée Adrienne Desautels.L’accusée aurait pris ces valeurs le lendemain de la mort du chanoine Lessard, le 12 décembre 1942.Lorsque l’accusée s’empara des valeurs, dans le coffre de sùretc qui se trouvait au Royal Trust, rue Saint-Jacques, on lui aurait demandé des nouvelles du curé Lessard.Elle aurait répondu de façon à laisser entendre qu'il était encore vivant.L’accusée a été libérée, moyennant un cautionnement de «950, en la poursuite l’ajournement à ce matin à dix heures, alors que l’on continuera à interroger le témoin Parent déclaré hostile, et aussi pour permettre à tous les témoins de bien peser les remarques du juge.Le juge Métayer déclara avant de prononcer l’ajournement: “Ces quelques remarques s’appliquent encore.La Cour ne cherche pas le Québec, (C.P.) — Témoignant hier devant une commission municipale d’enquête, M.Rosaire Mar-jsident du comité exécutif, a pro-coux, à l'emploi d’Adjutor Lépine.Jnoncé hier une causerie sur l’ad-boucher de la basse ville, a déclaré i ministration municipale, à l’as-que l’on a vendu à cette boucherie, ; semblée annuelle du Comité des pendant sept mois en 1941, de trois ! citoyens.à quatre chevaux par semaine.Onj E a dit que la situation financiè-vendait du cheval pour du boeuf.ire de Montréal s'est grandement ., i,, i.j .cours 30 avril enus de .97 plus élevés que les dépenses, en dépit M.Gardiner loue son chef, M.King totalitarisme uiP smsqn vos fiiiîis son: développés dimpRimis En DEUX HEURES ' APPELEZ (HA PHRRiïlOCIE (llOflTREQL tA M.U) «RAffoc AMAAHACif (N dVtjuc au m OHM HR.7251 S Il est opposé à socialiste" un aviateur negre Windsor, (C.P.) — Le propriétaire d’un restaurant de cette viltle 6P du fait qu’on a payé à même les revenus ordinaires, «2,965,047 de dépenses capitales, et «2,780,921 de qui a refusé de vendre une tasse dejsec0l,irs Qui étaient auparavant dé café à un aviateur nègre, devra vom-payées avec de l'argent emprunté, paraître devant la commission de la, Les surplus auraient été encore police, le 2 décembre, afin de don- p!us élevés si^ l’on n’avait pas dû succès ni l’insuccès des causes, mais j re,taurateur.ner les raisons de sa conduite, s’il ne veut pas perdre son permis de cherche à connaître la vérité, qui se hase sur ce que les témoins rapportent.Les témoins doivent tout rapporter aussi exactement qu’ils le peuvent.” Cette affaire pourrait être très longue, car la poursuite a de nombreux témoins à faire entendre.A deux reprises, au cours de l’avant-midi d’hier, Me Gerald Fau-teux, c.r., représentant du ministère de la Justice, dans la cause de mettre de côté, comme réserve pour des créances douteuses d’avant 1940, une somme de «6 millions.Il est vrai, a ajouté M.Marier, que pendant cette période la ville n'a rien versé au fonds d’amortis-de la marine marchande qui a pris sement de sa dette.Elle a toutefois feu hier oir dans le bassin Bedford i racheté pendant cette période pour a été amené à un quai ici.On veut I-56,867,108 d’obligations, et elle a Navire marchand en feu Halifax, (C.P.) — Un navire allié fixée au 25 novembre.Avis de décès ARCHAMBAULT — A Montréal, le 19 novembre 1943, à l’âge de 70 ans, est décédée Mme LLrgel Archambault, née Dorion (Lucienne).Les funérailles auront lieu lundi le 22 courant.Le convoi funèbre partira des Salons mortuaires Magnus Poirier, 6520, rue St-Denis, à 8 hres 40, pour se rendre à l’église St-Vincenl-Ferrier, où le service sera célébré à 9 hres, et de là au cimetière de la • C.ôte-des-Neiges, lieu de sépulture Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.S.v.p., pas de fleurs.Ralliement angle Gounod et St-Denis à 8 lires 50.BOURQUE — A Ottawa, le 17 novembre.à l’âge de 84 ans, est décédée Rachel I.angevin, épouse de feu François Bourque et mère de M.Ko-muald Bourque, de Montréal.Les funérailles auront lieu samedi matin.La dépouille mortelle est exposée aux Salons mortuaires Racine, 157 rue Georges, Ottawa.HURTUBISE.•— A Montréal, le 1S novembre .1943 à.l'âge de 63 ans, 3 mois, est décédé Louis Hurtubise, epoux de Blanche Varin, de Montréal.Les funérailles auront lieu samedi.20 novembre 1943.Le convoi funèbre partira de la demeure de son gendre.3515 rue Van Home, à 8 h.30 pour se rendre à l'église Saint-Pascal Baylon, où le service sera célébré à 8 h.45.Et de là au cimetière de la Côte des Neiges, heu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.attendant^ l’enquête préliminaire j cutier ^ jodoin,’avait menacé de ' demander au tribunal de déclarer hostile un autre témoin de la poursuite, M.Charles-Auguste Trudel, employé à l’AJuminum Company of Canada à Shawinigan.L’autre fait marquant de ce procès a été l’admission faite par 3 témoins que l’un des accusés, Jean Jodoin, a fait répéter après lui, a la foule assistant à l’assemblée du 23 octobre, une sorte de promesse.Ce serment tel que lu par la Couronne et admis par la Cour, qui prit en considération cependant, une objection des avocats de la défense, Me Lucien Gendrpn et Me Lucien Gagnon, se résume comme suit eu substance: “Je jure solennellement sur rnon honneur, fidelité à l’Union.Si la compagnie veut accéder à notre demande de donner 7 cuves par homme, je suis prêt à retourner à l'ouvrage, si la compagnie décide de maintenir huit cuves par homme, je ne suis pas prêt à reprendre le travail.Je promets de supporter mes officiers dans leurs demandes.” Les témoins ont admis se rappeler des bribes de ces paroles prononcées par Jodoin et répétées par la foule, mais ils n’ont pu établir si décharger la cargaison dont une partie est endommagée par le feu et l’eau.Les pompiers ont combattu les flammes toute la nuit.Tempête coûteuse Saint-Jean, Nouveau-Brunswick, diminué sa dette aux banques de 811,560,600.Le 30 avril dernier la ville avait en mains plus de $16,-000,000 en argent ou en obligations, soit à peu près 89,000,000 de plus qu’en 1940.M.Marier attribue ce résultat à une meilleure perception des reve Prince-Albert, Saskatchewan, 19 (C.P.) — M.James-G.Gardiner, ministre fédéral de l’Agriculture, a rendu hommage hier soir à ,1a di- j rection en temps de guerre du pre-1 mier ministre Mackenzie King, député de Prince-Albert depuis 1916.En 1940, la population canadienne a confié à M.King la direction de notre effort de guerre quand tout ne paraissait guère brillant.Aujourd’hui, quand la victoire est assurée, tous les chefs de Nations-Unies s'unisent pour reconnaître les mérites de M.King et du Canada dans leur appui et leur contribution inappréciable à la victoire.Quoique tous les Canadiens n’admettent pas les vues de M.King, tous reconnaissent que sa politique a sincèrement pour but d’aider l’effort de guerre canadien.Passant à l’établissement éventuel d’un gouvernement socialiste au Canada, M.Gardiner a dit: “Pour ma part, je suis opposé à l’adoption dans notre pays d’un gouvernement semblable à ceux de nos ennemis, alors que les jeunes générations les mieux instruites combattent pour nous”.Il faudra qu’ils puissent participer à l’élection qui décidera si nous aurons ici un “totalitarisme socialiste”.brigadier honoraire C.C.Hepburn, M.C., E.D., qui vient d’être promu dii grade de lieutenant-colonel et nommé aumônier principal (protestant) de l’Armée canadienne.Il est le recteur de l’église anglicane AH Saints, d’Ottawa.(Photo Armée canadienne) La tempête de samedi soir : nus> a ja suppresion de toute ingé-au Nouveau-Brunswick a d™.l’oUrrUr.Ui.-o- Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimés ou gravés Prix et spécimens sur demande L'Imprimerie Populaire, Limitée 430, Notre-Dame est, Montréal Tel.BEIair 3361 (C.P.) dernier au Nouveau-Brunswick S rence politfgwa dans l’administra tenement endommagé les poteaux et (ion, au fait çu’on a limité les dé-les fils téléphoniques, que la N’eiu-j penses au strict minimum, et à Brunswick Co.Lfd.^évalue les dom-,(’étroite collaboration qui a régné 'entre l'administration de la ville et la Commission municipale de mages à nu moins $60,000.Contre la mise en liberté de Mosley Toronto, 19 (C.P.) — Le Conseil du travail du district de Toronto a proposé unanimement hier soir un vote de protestation contre la , mise en liberté en Angleterre de Québec.Il a pris la défense du conseil de 99, et a dit que ceux qui ridiculisent les conseillers parce qu’ils n’ont pas les pouvoirs d’un ministre font le jeu des aventuriers Mr Oswa d M^ey,.ancien chef Politiques qui voudraient revenir fasciste anglais que l’on .voudrait j|(0ts-de‘ relâcher.Le conseil a décidé de demander au Congrès des métiers et du travail de protester par le truchement du gouvernement canadien.Double capture sur la route Deux Individus qui ont donné les noms de Perrier et de Gariépy ont été arrêtés de bonne heure hier, par l,e sous-inspecteur André vin et de la petite politique de quar tier.Il a ajouté que les assemblées du conseil se tiennent maintenant avec plus d’efficacité qu’au début.Il estime qu’on doit garder ce système parce qu’un conseil nombreux est une assurance contre le genre d’administration qui a été tant critiqué dans le passé.M.Marier a parlé de plusieurs problèmes de l’administration et a dit notamment que les relations de La conférence de M.le chanoine Groulx Pourquoi sommes-nous divisés?tel est le sujet de vive actualité que traitera M.le chanoine Lionel Groulx dans sa conférence dùTundi 29 novembre, au Monument national, sous lés auspices de la Ligue d'Action nationale.Les predicants de Tunité à sens unique doivent comprendre que les Canadiens français n'ont jamais boudé l’harmonie Ancmblées, conférences, etc.Vendredi, 19 novembre M Thomas Qr&enwood, maître
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.