Le devoir, 13 novembre 1944, lundi 13 novembre 1944
"t* Oaaads «at un* nation «mveralu* et ne Be ut avec docilité accepter de la Grande-Breta-gne.ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d'autre, l’attitude qu'il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi.et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth." She Is a sovereign nation and cannot take her attitude to thu world docilely from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian's first loyalty Is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's king and those who deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Commonwealth.-' fl-X-37) Lord Tweedsmnfr LE DEVOIR Diredtenri Georges PELLETIER Montréal, lundi 13 Novembre 1944 REDACTION ET ADMINISTRATION *30 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LU SERVICES TELEPHONE < REIsIr 3361* SOIRS.DIMANCHU ET PETES AdministrstiM I REIsir 3361 RédMtiM i REUir 2984 I REIsir i 3361 La France dans le rôle d’une grande puissance Après l’assassinat de lord Moyne La crise palestinienne, ses origines et ses conséquences - Un duel aux répercussions énormes — La question de la Déclaration Balfour et celle du Livre blanc-Le jeu des forces contradictoires L assassinat, au Caire, de lord Moyne, l’un des grands personnages de la politique anglaise, spécialement chargé de la surveillance des intérêts britanniques au Moyen-Orient, est un événement considérable.Sur l'origine et les responsabilités directes de l’assassinat, il n’existe aucun doute.Les asssassins, deux jeunes Juifs, ont déclaré qu'ils font partie d’une société juive qui s’intéresse violemment, tomme l’on voit, à l’avenir de la Palestine et qu’ils ont agi par ordre.C’est ce qui donne au drame du Caire sa grave portée.II évoque brutalement un problème qui agite depuis longtemps le monde britannique, le monde juif et le monde arabe, dont les répercussions se font, et surtout peuvent se faire sentir beaucoup plus loin encore.Nos lecteurs sont au courant des grandes lignes de cette affaire.II n’est tout de même pas mauvais de les rappeler à l’heure où l’assassinat de lord Moyne proclame que la situation, assez largement masquée par les événements d’Europe, devient de plus en plus aiguë.Ÿ * * Il y a d’abord une question de géographie.La Palestine est voisine du canal de Suez et le canal de Suez est la tête de la grande route des Indes.Les Indes sont le plus riche joyau de cet Empire britannique, dont M.Churchill a dit que ce n’était point pour présider à sa liquidation qu’il avait accepté le poste de chef du gouvernement de Londres.La Grande-Bretagne a donc un intérêt extrême à exercer en Palestine une influence considérable.C’est à elle qu’en juillet 1922, la Société des Nations attribuait le mandat de veiller sur ce pays, et l’on ne voit pas qu’elle se soit beaucoup opposée à cette décision de la Société.Mais si elle la jugeait fort utile pour elle, la Grande-Bretagne ne se faisait point d’illusion sur les difficultés que comporterait cette situation.Ses fonctionnaires et ses politiques connaissent probablement mieux que qui que ce soit les choses du Moyen-Orient.Face à face en Palestine se trouvaient Arabes et Juifs.Les Juifs, à ce moment-là en nombre fort inférieur à celui des Arabes, se rappelaient que la région avait été aux siècles passés, en des temps lointains, le pays de leurs pères.En Europe, et jusqu’en Amérique, se développait le mouvement sioniste qui tendait à opérer la reconquête pacifique de la Palestine, par l’appoint de l’émigration, des capitaux de l’extérieur, etc.Entre les deux peuples un duel s’engageait, où les Anglais devaient un jour ou l’autre faire fonction d’arbitres.Voici une vingtaine d'années, un homme qui n’était ni Anglais, ni Arabe, ni Juif, mais qui avait d’excellentes raisons de connaître le pays et ses affaires, exposait à Montréal, dans une réunion intime, les données maîtresses et 'es conséquences probables de ce duel.L’un de ses auditeurs >sa tout à coup cette question: Les Arabes ont-ils des cmes?— Oh! répondit cet homme sage et qui n’était plus eune, si les Arabes avaient des armes, il n’y aurait plus 'là-bas de problème juif.Car, en vingt-quatre heures, tout ce qu'il y a de Juifs aurait disparu.Et rien, on ne conviendra, ne pouvait projeter sut le fond de la question une plus inquiétante lumière.* * * Derrière les Juifs de Palestine ont fini par se grouper à peu près toutes les forces juives de l’univers.Elles sont considérables, elles occupent en nombre de pays des postes stratégiques.Dans la presse notamment, elles comptent pour beaucoup.Au cours dt la campagne présidentielle qui vient de se terminer chez nos voisins, on a vu des hommes éminents des deux grands partis faire, en faveur des Juifs de Palestine et des projets des chefs sionistes, des déclarations fort sympathiques.Peut-être, s'il y avait eu aux Etats-Unis moins d'électeurs juifs, si les Juifs n y avaient été si puissants dans la finance, dans la presse, au cinéma, ces déclarations eussent-elles été moins nombreuses et moins ardentes.Les chefs politiques, aux Etats-Unis comme ailleurs, sont humains et, dans une campagne électorale.ils tiennent à mettre de leur côté les forces les plus , puissantes possible.Les Arabes avaient bien quelques amis là-bas.mais ils n’y paraissent pas avoir beaucoup plus compté que, le cas échéant, ils ne compteraient en notre pays.Les facteurs qui grandissent l’influence arabe sont loin de se faire sentir aussi nettement, aussi fortement aux Etats-Unis qu’en Grande-Bretagne.Et cela, pour des raisons qui sautent aux yeux.* * * • Les Arabes sont, en immense majorité, musulmans et, erître musulmans, il existe une solidarité très forte qui peut, à l’occasion, s'affirmer sur le terrain politique.Or, il y a aux Indes des mitions et des millions de musulmans, dont l’influence contre-balance présentement celle de MM.Gandhi et Nehru.La Grande-Bretagne a toutes les raisons du monde de ne point offenser ces musulmans.Elle en a d’égales de ne pas froisser leurs coreligionnaires des autres pays orientaux et, plus particulièrement, les Arabes qui, dans le voisinage de la Palestine, habitent des terrains qui flottent, si l’on ose dire, sur le pétrole.Résultat: les influences juives, qui sont considérables en Angleterre, se heurtent de la sorte aux soucis que font naître la puissance des musulmans d’outre-Palestine et celle des Arabes de l’extérieur qui ont la main ou le pied sur le pétrole.Entre ces deux forces gigantesques, les autorités britanniques manoeuvrent, le plus habilement qu’elles peuvent, et dans l’intérêt supérieur, évidemment, de leur pays.Ÿ * * En novembre 1917, le 2 novembre exactement, lord Balfour, alors ministre des Affaires étrangères, écrivit à lord Rothschild (c’est la fameuse déclaration Balfottt) que le gouvernement britannique ferait de son mieux (would use their best endeavours) pour faciliter l’établissement en Palestine d’un foyer national juif (Jewish National Home).Cette promesse fut incluse dans les conditions du mandat qui, en juillet 1922, conférait à la Grande-Bretagne la surveillance de la Palestine, avec d’autres clauses qui l’obligeaient à y développer des institutions autonomes et à sauvegarder les droits religieux et civils de tous les habitants.Mais les tertes valent ce que valent les forces qui s’appliquent à les traduire en actes.Les Juifs à qui l’on promettait un foyer national au pays de leurs ancêtres ne constituaient alors dans ce pays qu’une minorité relativement peu considérable.L’important, si l’on voulait effectivement améliorer la situation de cette minorité, c’était d’en grossir le nombre.D’où une poussée juive vers la Palestine.On calcule que, depuis 1922, quelque 350,000 Juifs sont entrés en Palestine, ce qui porterait le chiffre total de la population juive à un demi-million contre un millions d’Arabes.Cette immigration massive provoqua, naturellement, une vive réaction arabe.Il y eut des révoltes dont les dépêches nous apportèrent l’écho.Le résultat de ces protestations violentes fut un changement dans la politique britannique, changement formulé dans le Livre blanc de mai 1939.La puissance mandataire (c’est-à-dire la Grande-Bretagne) permettait une immigration juive totale de 75,000 âmes pour les cinq années expirant le 31 mars 1944, après quoi nul Juif ne ferait admis en Palestine sans le consentement des Arabes.En 1943, les conditions nées de la guerre, n’ayant point permis l’entrée de quelque 30,000 des 75,000 Juifs qui auraient eu le droit d’y émigrer, on prolongea les délais nécessaires à la réalisation de l’objectif premier, mais ce fut tout.Les sionistes savent parTaitement que, si cette politique de freinage de l’immigration juive se poursuit, c’en est tout proba’ lement fini de leur rêve de faire de la Palestine un Etat juif.D’où les protestations que nous avons vu s’affirmer jusque dans les rues de Montréal, où de braves gens se demandaient ce que pouvait être ce Livre blanc que dénonçaient les pancartes portées par des gamins.D’où les violentes manifestations qui ont amené les autorités britanniques, ainsi que le signalaient des dépêches récentes, à expulser de Palestine deux ou trois cents terroristes juifs.D’où, enfin, l’assassinat commandé de lord Moyne.* * * Il va de soi que personne ne songera à attribuer aux chefs juifs, pas même aux plus ardents sionistes, la responsabilité de cet attentat.Ils le dénoncent avec vigueur, et c’est, évidemmént, le fait d’une poignée d’extrémistes.Mais il révèle l’acuité de la situation et la violence du drame aux répercussions possibles énormes, qui se joue là-bas.On fera bien de ne pas perdre de vue cette crise particulière, qui se développe dans la crise générale et qui peut, dans une certaine mesure, en affecter le résultat.13-XI-44 Orner HEROUX Choses d'Ottawa M.Ralston ne se compromet pas dans sa première déclaration Il insiste sur la nécessité d'envoyer des renforts le plus tôt possible — Les conscrits pourraient être utilisés plus tôt que les volontaires — Les pertes de l'infanterie plus élevées qu'on ne l'avait prévu ~ Le discours de M.Saint-Laurent aurait accentué le malaise au sein du cabinet (par Pierre Vigeant) commandant après sa tournée d’inspection des champs de bataille l’envoi des conscrits outre-mer, mais il n’a pu faire accepter sa recommandation ni obtenir "l'assurance que le gouvernement se considérait lié à cette politique par les discours du premier ministre”.M.Ralston note que c’est le premier ministre qui lui a demandé sa démission.‘‘Dans les circonstances, dit-il, comme le premier ministre me le demandait, j’ai immédiatement remis ma démission comme ministre de la Défense nationale”.La rumeur que M.King se serait servi d’une lettre de démission vieille de deux ans pour forcer M.Ralston à quitter le cabinet continue à s’accréditer.Le dernier correspondant à reprendre cette version est M.Blair Fraser, dans la dernière livraison du Fi-nanefat Post, 11 novembre.L'ancien ministre de la Défense nationale, le colonel J.L.Ralston, vient de faire la déclaration que l’on attendait, que certains réclamaient de lui depuis sa démission.Ce n’est pas une déclaration sensationnelle.M.Ralston continue à observer la plus grande prudence et h ne pas brûler de ponts.Sa déclaration s’en tient à un simple exposé de faits, à une analyse technique de la question en litige.Ce n’est que dans les derniers para-graphes que M.Ralston touche a l'aspect politique de la question et il le fait en termes pesés et mesurés.L'ancien ministre de la Défense dit qu'il avait toujours compris que la politique du gouvernement comportait l’envoi outre-mer des conscrits de l'armée de la défense du Canada si l’on ne disposait pas d’un nombre suffisant de volontaires pour assurer les renforts nécessaires.C’est, dit-il, le sens qu’il avait donné aux discours prononcés par le premier ministre en 1942 et la politique qu’il a constamment défendue en Chambre.Il a cru se conformer à cette politique en re- Lo question des renforts L’ancien ministre de la Défense nationale estime que M.King n’a pas donné toute la substance de.son rapport dans le résumé qu’il en a fait dans son discours de mercredi dernier et il croit devoir le compléter en tonte justice pour le public et pour lui-même.Il insiste sur la nécessité d’envoyer de nouveaux renforts d’infanterie “le oins tôt” possible: c’est, dit-il, le point le plus important de tout son rapport.(suite à la dernière page) Churchill prononce un discours à Paris L'actualité 1 Femme de carrière (per EVE) C’est une grande question qui se pose devant nos yeux aujourd’hui que celle de la femme de carrière, et, les mères qui ont de grandes filles se demandent si elles doivent suivre le courant et les orienter vers le B.A.puis ensuite vers l'université.Evidemment le monde a changé depuis vingt-cinq ans et de même que nous ne porterions pas les coiffes de nos grand-tnères nous ne pouvons pas non plus faire nôtres les idées d’autrefois.Etant donné que c’est la mère qui doit faire la première éducation de l’enfant, plus nos filles étudieront plus cela vaudra pour la gêné" V - à venir et pourvu que l’émc 'lion de la femme dans le donm e intellectuel ne l’éloigne pas du premier rôle qu’elle doit ambitionner dans le monde, personne n’aura raison de se plaindre.J’ai tant vu d’hommes instruits épouser de jolies ignorantes et après quelques mois de ménage en avoir un peu honle dans certains milieux professionnels.La femme instruite est un appui pour le mari, l appui le plus solide qu'il puisse souhaiter.S’il a épousé une fortune les événements peuvent faire que les époux perdent leur argen*; s'il a épousé une beauté, “l’irrépu- (suite à la dernière page) .Bloc-notes (per Alexis Gagnon) La part du Québec .Da,ns le premier discours du gé-î]e i McNaughton comme ministre de la Défense nationale, il a promis de faire cesser les persécutions auxquelles les conscrits réfractaires a I enrôlement ont été soumis depuis de longs mois de la part de supérieurs qui raejla^vt leur bravoure et leur couràge à insulter des inferieurs qui ne pouvaient leur repondre.On conçoit d'ailleurs qu'un soldat de grande classe comme le général McNaughton répugne à de tels procédés qui peuvent donner quelques résultats immédiats, mais en definitive sont le moyen le plus efficace pour décourager le recrutement.On parait enfin s’en aviser.La Winnipeg Free Press, après avoir reconnu que “nombre des gens concernés qui ont loyalement rempli les obligations de la loi, ont été soumis à des pressions qui étaient souvent injustes”, ajoute ce qui suit: “Il en est chez qui la longue campagne d'abus et de mépris a eu un effet inévitable.Ces violentes attaques ont déterminé chez eux la détermination de ne rien faire du tout.Us ent le plus difficile problème à résoudre, car non seulement ils ont à prendre une décision, mais il leur faut libérer leur esprit de la colère que les abus auxquels ils ont été soumis, a pro- I voquée chez eux.Et s’ils le font, ils (suite à la dernière page) aÇe carnet du grincheux Un mot drôle de Me Maurice Lalonde, député de Labelle, dans un discours à la radio : “Enfin, vient le parti libéral dirigé par M.King.Il ne m’appartient pas d’en faire l'apologie.” * ¥ ¥ Mais à qui cela peut-il bien apoarte-nir ?Si M.King n’a pas M.Lalonde pour faire son apologie, qu'est-ce qu’il va donc pouvoir devenir?¥ ¥ ¥ New-York peut se payer à la fois tous les luxes et toutes les fantaisies.Il s’y tient présentement une exposition des oeuvres de Delacroix et une autre de tableaux abstractionnistes et surréalistes, dont un certain nombre de Picasso, dernière manière.* * 5 Un critique artistique, du N.Y.Times Edward Alden Jewell, écrit que (“’Ecole de Paris devrait se hâter de se choisir un autre pontifex maximes, et au plus vite.” C’en est un autre qui ne comprendra jamais.¥ ¥ ¥ Les adeptes canadiens de la cigarette en ont grillé 11,256,544,000 pendant les douze mois de 1943.C’est quasiment autant de cigarettes que de dollars dépensés pour la guerre, les petits cadeaux et l’entretien des dudes que sont les one dollar a year men.L* Grincheux 13-XI-44 Choses d’hier et d’âuiourd’hui “C’est un principe funeste de mettre le salut et les intérêts de l’étranger avant ceux du Canada, Luttons contre la pieuvre impérialiste, immense, puissante, dont les tentacules sont les politiciens.” ATHANASE DAVID (Conférence.U Juin 1917).Le gouvernement de Gaulle invité par la Russie à faire partie de la Commission européenne-La question du sort de l'Allemagne sera étudiée de nouveau pour tenir compte des points de vue français-L'établissement de la paix sera dirigé par les cinq grandes puissances alliées - Himmler lit une proclamation au nom de Hitler, demandant au peuple allemand de résister jusqu'au bout- Succès de la 3e armée étatsunienne dans le secteur de Metz — Avance des Russes en Hongrie et en Yougoslavie Le conférence Churchill-de Gaulle commencée à Paris samedi marquera-f-elle le retour de la France au rang des grandes puissances?Après un entretien de 4 heures avec le général de Gaulle et ses conseillers en politique étrangère, le premier ministre britannique a déclaré dans un discours à Paris, que, selon le gouvernement britannique, ('établissement d'une armée française forte, le plus tôt possible, est chose absolument nécessaire pour l'équilibre de l'Europe.Il a affirmé aussi que la France doit reprendre sa place avec les autres grandes nations, et il a demandé aux Français de se rallier autour du général de Gaulle qui, a-t-il dit, est un chef incontestablement compétent.Il a rappelé qu'il a eu quelques divergences de vues avec le général et a ajouté: "Ralliez-vous autour de lui afin que la France demeure unie et indivisible.M.Churchill a parlé en fiançais à une réception à l'hôtel de ville.Il a félicité les Parisiens de la révolte qui a aidé à la libération de leur ville, et il a ajouté qu'il comprend le désir des Français de jouer le plus grand rôle possible dans la guerre et pour cela de compter sur l'aide des Alliés; mais, dit-il, nous ne pouvons évidemment pas prolonger la guerre pour cette seule raison, et l'Allemagne sera peut-être vaincue dans six mois; mais nous ferons tout ce que nous pourrons pour permettre à la France de faire le plus grand effort»possible dans la guerre.Les correspondants rapportent que la question de la participation de troupes françaises à la lutte finale contre l'Allemagne a été l'une des principales discutées à la conférence de Paris, mais que les autorités militaires alliées n'ont pas voulu s'engager quant à l'équipement, d'abord à cause des besoins des forces alliées qui sont déjà sur le front de l'ouest, et aussi en raison du manque d'entrainement des Forces françaises de l'intérieur que le général de Gaulle veut armer.Les experts français ont parlé de créer de S à 8 divisions, et un des conseillers du général de Gaulle a dit que le chef du gouvernement provisoire voudrait que l'armée française groupe au moins 30 divisions à la fin de la guerre, comme symbole du rôle de la France en tant que grande puissance.Les Etats-Unis et la Russie n'étaient pas directement représentés à ces entretiens, mais ils y ont joué un rôle.M.Churchill a tenté de dissiper les inquiétudes du général de Gaulle quant à l'attitude du président Roosevelt, au sujet notamment du retard apporté par le président à reconnaître le gouvernement provisoire français, et des observateurs croient qu'il a réussi dans une bonne mesure.Pour ce qui est de la Russie, l'ambassadeur de ce pays à Paris, M.Bogomolov a envoyé une note au ministre des Affaires étrangères de France, M.Bidault, pour l'informer que la Russie a formé le projet d'inviter la France à la Commission européenne.A Washington, cette invitation est interprétée comme signifiant que la France jouera un premier rôle dans le règlement du sort de l'Allemagne, et que même les questions déjà décidées par les trois grandes puissances à ce sujet sont rouvertes afin de tenir compte des points de vue français.La principale tâche de la Commission européenne en effet est de préparer l'occupation et le contrôle de l'Allemagne.Le travail déjà fait par cette commission l'a été par les seuls représentants de l'Angleterre, des Etats-Unis et de la Russie, et sans tenir compte des vues de la France, parce que les Français n'ont pas voulu donner leur avis à moins d'avoir voix aux décisions et aux responsabilités.Avec la Chine qui sera partie à toutes les décisions importantes, il semble donc que désormais l'organisation de la paix et le règlement de tous les problèmes connexes relèveront du groupe des cinq grandes puissances alliées.La conférence Churchill-de Gaulle et l'invitation russe signifient probablement que la France assume le rôle qu'on avait prévu pour elle aux entretiens de Dum-barton-Oaks sur la sécurité internationale; on avait établi que le conseil de la future société internationale compterait cinq membres permanents: Angleterre, Etats-Unis, Russie, Chine et, éventuellement, la France.Cette éventualité se serait réalisée à la suite de la reconnaissance du gouvernement de Gaulle par !cs autres alliés.UNE PROCLAMATION DE HITLER Le chef du front intérieur en Allemagne, Heinrich Himmler, a lu hier à la radio une proclamation au nom du chancelier Hitler.Il y a maintenant près de quatre mois que Hitler ne s'est pas fait entendre, depuis l'attentat contre sa vie le 20 juillet dernier.Ce long silence a donné naissance à des rumeurs qu'il est mort, ou blessé, ou malade.L'explication qu'on a donnée hier du fait qu'il n'a pas parlé lui-même, c'est qu'il est trop occupé pour quitter ses quartiers généraux, même pour quelques jours.Himmler a parlé à Munich, et on avait retardé du 8 au 12 novembre la célébration de l'anniversaire du coup d'Etat manqué de Munich, afin de ne pas nuire au travail un jour de semaine.Cette proclamation est un appel à la résistance et à la loyauté.Hitler avertit les Allemands que son pouvoir est absolu, et affirme qu'aussi longtemps qu'il vivra "l'Allemagne ne subira pas le sort des pays européens qui ont été inondés par le bolchevisme".Il déclare que la reddition ne serait pas un allégement pour le peuple allemand, rejette toute idée de compromis ou de capitulation et promet la victoire finale.Le temps des gens qui favorisent les compromis ou oui font des réserves est définitivement passé, dit la proclamation; nous devons être prêts à sacrifier la vie afin de sauvegarder la vie; la mort attend tout Allemand qui s'opposera à la décision de combattre jusqu'au bout.Aussi longtemps qu'il y aura un souffle de vie en moi, mon corps et mon âme ne serviront qu'une pensée: rendre mon peuple fort dans la défense et dans l'attaque contre le danger mortel.Quiconque tente de semer le doute parmi les autres, quiconque lève une épée ou lance une bombe contre l'Allmagne sera détruit sans merci.En avertissant les Allemands du sort que subirait une Allemagne vaincue, Hitler a dit que la capitulation ne serait pas une fuite bon marché, mais l'extermination et la destruction du pays.Le premier résultat d'une telle capitulation, c'est le chaos bolcheviste et la guerre civile; la deuxième phase, c'est la livraison des prétendus criminels de guerre, des hommes de valeur, et un grand nombre de gens prennent ainsi la route de la mort, victimes de la faiblesse de leurs chefs.Le chancelier a terminé en faisant l'éloge du Japon.Le ministre Goebbels, parlant à Berlin devant de: régiments de la milice populaire, a dit que ces régi-mnts seraient utilisés sur le front pour renforcer tout secteur qui serait menacé, et a déclaré: "Nous ne déposerons jamais nos armes".Il a dit que ces régiments de miliciens seront armés de mitrailleuses légères et lourdes, et ajouté que le peuple allemand se défendra de rue en rue et de maison en maison.FRONT DE L'OUEST La 3e armée étatsunienne du général Patton poursuit son offensive avec succès sur un front de 70 milles des deux côtés de Metz, et menace d'un mouvement de pinces la ville-forteresse dont on dit que les Allemands ont commencé de se retirer.Les troupes ennemies retraitent vers la Sarre le long de routes qui n< sont pas encore coupées, à l'est de Metz, dans un corridor de 15 milles de largeur de chaque côté duquel les unités étatsunlennes attaquent.Ils détruisent sur leui route les barrages des canaux et des rivières.Au sud de Metz, l'infanterie doit affronter de défenses ennemies de plus en plus fortes.Au nord d< Château-Salins les Etatsuniens ont chassé l'ennemi d< la forêt du même* nom et sont entrés dans les village de Château-Brehain, d'Oron et de Delhain.Au nord est de ces positions la 4e division blindée a poussé ur saillant au nord de Dieuze et a repoussé des contre attaques ennemies venant de Morchingen.Tout le lonç de ce secteur à l'est de Pont-à-Mousson la résistance allemande faiblit, sauf juste au sud de Metz.Au nord de Metz, au contraire, la résistance est devenue plus ferme, et les troupes étatsuniennes doivent combattre pour regagner du terrain perdu par suite d'une contre-attaque à la tête de pont de Koenigsmacker, au delà de la Moselle.La 3e armée a réussi à établir une tête de pont de l'autre côté de la Moselle, à Uckange, à quatre milles au sud de Thionville.Un bulletin allemand à la radi: a admis que les Alliés ont pris Koenigsmacker, mais affirme que les têtes de ponts au delà de la Moselle sont soumises è un feu d'artillerie intense.Sur le front de la 7e armée étatsunienne, à l'est de Bruyères dans les Vosges, le communiqué allié rapporte de légères avances, y compris la prise de deux petits villages près de Saint-Dié.On n'a pas de nouvelles du front de la Meuse en Hollande, ni de la 1ère armée étatsunienne dans le secteur d'Aix-la-Chapelle.Un correspondant de ('"Associated Press" dit que selon toute apparence le général Patton a de nouveau été choisi pour porter un coup difficile, et qu'il s'agit vraisemblablement du premier coup de la grande offensive contre les défenses du Rhin; il ajoute que ce ne sera pas nécessairement la 3e armée qui portera le grand assaut contre la ligne Siegfried et qu'il se pourrait qu'une outre déclenche à son tour une offensive vigoureuse sur une autre partie du front.FRONT DE L'EST L'armée rouge, qui occupe déjà la banlieue sud de Budapest, a augmenté aujourd'hui sa menace contre la capitale hongroise en prenant Manor, à 14 milles au sud-est, et en enlevant d'autres positions ennemies à moins de 30 milles à l'est.Par la prise de Manor les Russes sont maintenant maîtres de presque toute lo voie ferroviaire qui unit Budapest à Szolnok.A l'est, les Russes ont pris Ujszasz, et après une avance de 11 milles ont pris Fermas.Des contre-attaques vigoureuses des troupes allemandes et hongroises n'ont pas réussi à déloger les Russes de leurs positions dans la banlieue s.:d de Budapest.Un communiqué des quartiers généraux du maréchal Tito rapporte que les troupes yougoslaves assiègent Skoplje, ville de 65,000 âmes dans le sud de la Yougoslavie, sur le chemin de fer Belgrade-Athènes, et importante position allemande qui protège le corridor par lequel les Allemands continuent à sortir des Balkans.Des troupes russes en nombre considérable ont traversé le Danube près d'Apatin dans le nord de la Yougoslavie, et avancent vers l'ouest; ce mouvement a un double objectif: tourner Budapest, et fermer la retraite aux Allemands qui sont au sud.Dans une autre offensive lancée la semaine dernière à l'ouest du Danube et au nord de Budapest, les Russes annoncent avoir pris Mezokovesd, à 65 milles au nord-est de la capitale hongroise.Mezokovesd esi une ville d'importance stratégique sur la route ferr°-viaire qui va à Miskolc; les Russes ont ainsi le contrôle d'une section de 25: milles du chemin de fer qui relie les Allemands de Budapest à ceux qui défendent la Slo-vajuie orientale.Une colonne soviétique qu’ a avancé au nord-ouest de Ujszasz a pris la ville de Boidoghaza; c'est une autre étape vers Joszbereny, le dernier bastion important où les Allemands puissent protéger Budapest à l'est.— Paul SAURIOL.13-Xl-M LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI IB NOVEMBRE 1944 VOLUME XXXV — No 261 Le Christ doit avoir sa Nouvelles de guerre ! FAITS DIVERS flanc Ip mnnrlP Hpc affairpc Montrésil honore ses disparus Un motocycliste pans ie monoe oes anairesj de la dcrn|èfe guette frappé morte» mortellement Le R.P.Emile Bouvier l'affirme à la messe d'inaugu-l- , , “7 : r.,-, _ ration de la semaine provinciale de la Chambre de Ceremon,e au cenotaPhe au carre Dominion — ^ nombr.ux «cident, en fin de se- commerce des jeunes — Mgr Joseph Charbonneau célèbre la messe — La justice sociale et le rôle des jeunes Messe de requiem — "Les Loups" à Fornham — Nos Canadiens en Grèce — Canadiens français promus outre-mer moine en Ontario — Un homme se tue en descendant l'escalier de la cave — Deux femmes se blessent en tombant d'un camion La Chambre de commerce des jeunes de Montréal a inauguré hier sa Sente ne provinciale par une messe célébrée à 9 heures au Gesù.Son Exc.Mgr Joseph Charbonneau.archevêque de Montréal, a célébré cette messe, alors que le sermon de circonstance a été prononcé par le H.P.Emile Bouvier, S.T., qui a parlé du “Christ dans les affaires” .A l’issue de la messe, les membres de la Chambre des jeunes ont été reçus à déjeuner dans le réfectoire du collège.Mgr l’Archevêque est venu prendre le café avec eux et il a causé de choses pendant plus d’une demie heure.Son Excellence a surtout parlé de justice sociale et du rôle que pourrait jouer un organisme tel que la Chambre cadette comme propagandiste d’une telle vérité.Voici un substantiel résume du sermon du Père Bouvier: La plus importante de vos sessions, dit-il, est celle où vous affirmez la primauté du spirituel sur le temporel, la place de Dieu dans le monde, plus précisément la place du Christ dans les affaires et l’industrie.En fait vous affirmez publiquement votre caractère de chrétiens en plaçant les activités de vos Chambres de commerce sous l’égide de Dieu et de l’Eglise.Certains curieux pourraient se demander pourquoi vous transposez des préoccupations profanes tlans un lieu saint en mêlant les vérités éternelles aux problèmes d’affaires et d’industrie.Quelle compétence possèdent des hommes d’Eglise pour se mêler aux affaires?Quand il s’agit de commerce et de production, les règles de conduite ne se dégagent-elles pas plutôt de la sagesse humaine que d’une doctrine révélée?Comment des thèses rigides de théologie mo Nos vétérans des deux guerres,) A bord du David, il y avait plu-ô "a défense des débardeurs Mgr ',es so!da,s- mar'ns ri aviateurs de t sieurs représentants, diplomatiques Ketteler ne sortait pas de son do- nos forces armees.enfrendu, et autres, du gouvernement grec, maine alors qu’il venait au secours : s31"™1 matin, devant le cénotaphe de meme que quelque 00 hommes de ses mineurs.| du carrô Dominion, un vibrant i et officiers des signaux.Le voyage dura environ quatre jours et les membres de la mission grecque, une fois en vue d’Athènes, furent «menés à terre dans des péniches des soldats i de débarquement du navire-père C’est ce qui vous explique la pré- I hommage a nos héros disparus de sence de notre Archevêque, qui en 1 la premiere grande guerre.n peu dépit de sa prenante besogne et avant onze heures, l’archidiacre A.des soucis innombrables qui l’oc- j Gower-Rees récita une prière publique à la mémoire cupent, prend le temps de venir bénir vos activités et de se mêler à vous.11 tient à ce que le Christ règne dans les affaires.Le monde du commerce et de l’industrie a besoin de Notre-Seigneur.car il souffre d’nninralité, de matérialisme et d'idées révolutionnaires.L’amoralisme se manifeste par une certaine immoralité camouflée, que l’on entretient par une séparation volontaire de la vie publique et de la vie privée.On reste fidèle au code d’honneur commercial, mais le dollar est le grand levier de commande de toutes les décisions.L'homme d’affaires vient à la messe le dimanche, il prend part aux organisations paroissiales, mais dè.s qu’il arrive à l’arrière d’un bureau ou d'un comptoir, ce n’est plus le même homme.La recherche du gain en fait un dictateur qui mesure ses jugements àu rendement pécuniaire.Cet utilitarisme de vie prend sa source dans cette conception matérialiste de la vie économique qui découle du libéralisme en affaires.Il en est résulté un endurcissement ties consciences au point que tous les moyens sont bons pour accroître les profits et se lancer dans une spéculation effrénée.Le déchristianisation de la vie sociale et économique à son tour a amené l’apostasie des masses, le radicalisme révolutionnaire et la lutte implacable entre capital et travail.A cette douloureuse déchristianisation, le seul remède consiste à re- tombés au front en 1914-18, apres avoir dirigé la foule dans le chant Lest we forget.Le clairon sonna ensuite le dernier appel, et après deux minutes de silence, de superbes gerbes de fleurs furent déposées au pied du cénotaphe par les différents représentants des forces armées, des vétérans, etc.On remarquait parmi les invités1 d’honneur le major-général E.-J, Renaud, C.B.E., commandant du D.M.no 4; M.Hugh Hanson, repré- canadien Prince Henry.Canadiens français promus outremer Ottawa, 13.— Quatre officiers canadiens-français de la province de Québec figurent sur la liste des officiers canadiens récemment promus outre-mer, liste publiée par le ministère de la Défense nationale.Ce sont: promus majors: les capitaines J.-A.Berthiaume, de Saint-Hyacinthe, et Marcel Bordet, rale peuvent-elles s’accorder à des mettre le Christ dans le monde réalités mouvantes et rébarbatives' n la logique?Comment soutenir ce parti pris de charité avec des hommes aux prises avec les faits et les brutalités de la vie?Malgré ces objections courantes, l’Eglise en plongeant au vif _ des réalités économiques et sociales ne sort pas de sa tradition.Elle reste fidèle à son devoir.Relisez son histoire, et vous verrez son chef se.pencher sur les misères de son peuple.Léon XIII ne sortait pas de son domaine en causant des heures avec ses ouvriers; le cardinal Manning ne sortait pas de Avis de décès CHAREST.— A Montréal, est décédé à l’âge de 82 ans.Adélard Cha-rest.époux de feu Alma Tanguay.Les funérailles auront lieu mardi, le 14 courant.Départ du salon L-S.Vallée, G662 Saint-Denis à 8 h., pour se rendre à la demeure du défunt, 10750 Grande-Allée, joù un ralliement aura lieu à 8 h.15, et de là à l’église St-Nicolas d’Ahuntsic, ( il le service sera célébré à 8 h.30.Inhumation à la Côte des Neiges.Parents et amis sont priés d’y assister.économique, à intégrer le christianisme dans les affaires.Comment alors faut-il procéder?Premièrement, par l’influence doctrinale de l’Eglise, ensuite par l’action surnaturelle de l’élite et enfin par des institutions sociales.Ici, le Père Bouvier montre l’influence doctrinale de l’Eglise dans le domaine de l’économique en soulignant le caractère de la dignité humaine, le maintien et le développement de l’organisation professionnelle et la collaboration entre le capital et le travail.Il repasse ensuite l’influence des Encycliques dans le monde social.11 insiste particulièrement sur l’action surnaturelle de l’élite.La seule action capable de favoriser la paix et l’entraide parmi les hommes, dit-il, est celle qui reçoit sa fécondité des sources spirituelles.“Une vraie collaboration entre les hommes ne s’établira nue lorsque tous auront l’intime conviction d’être les membres d’une grande famille, de ne former dans .le Christ qu’un seul corps.Alors les riches et les dirigeants, trop longtemps indifférents au sefrt de leurs frères moins fortunés, leur donnera des preuves d’une charité effective et accueilleront avec une bienveillance sympathique leurs justes revendications” (Pic sentant le maire de Montréal, le de Châteauguav; promus capitai- vice-marechal de l’air Adélard Ray- • -• mond, du C.A.R.C.; le capitaine Paul Earl, de la marine royale canadienne; le colonel W.-H.Kippen, A.A., et Q.M.C., D.M.no 4, le lieut.-colonel Guy Montpetit, M.B.E., du régiment de Maisonneuve, officier d’état-major, grade 1, D.M.no 4.De nombreux régiments de la métropole, dont les Fusiliers Mont-Royal, le Châteauguav, le Black Watch, les Victoria Rifles, le Maisonneuve, les C.E.O.C.des universités de Montréal et McGill, assistèrent à ces imposantes cérémonies avant de prendre part à une parade militaire, qui commença à 11 heures et suivit le parcours, Metcalfe, jusqu’à Sherbrooke et sur cette rue, en allant vers l’ouest, jusqu’à Guy.Le major-général E.-J.Renaud, C.B.E., rendit le salut des troupes durant la parade.Remerciernent’S ROY.— Madame veuve Dr|XI).Les industriels et les homines Edouard Roy et messieurs les ab-; d’affaires vraiment surnaturels in-bes Napoléon et Donald Roy re-: fluenceront leurs ouvriers et leur mercient sincèrement toutes les», feront du bien.Lçurs actes et Jeurs personnes qui ont bien voulu leur j gestes ne seront pas des trucs de témoigner des marques de sympa-j rendement; ils exerceront sur leurs Ihie à l’occasion de la mort de Mlle.| ouvriers une influence de paix, de dharité et de bienveillance.Marie-Antoinette Roy, soit par offrandes de messes, soit par bouquets spirituels, visites et assistance aux funérailles.Nécrologie DEGUISE — A Montréal, le 10.à 81 ans, Mine veuve J.-B Déguisé, née Marie Saint-Jean.DUBOIS — A Montréal, le 10.k 57 ans.Alma Mardi, épouse de J.-Hector Dubois.GONEAU — A Montréal, le 10.à 49 ans, Raoul Goaeau.MARSOLAIS — A Montréal, le 10, k 63 ans, Hermcnégilde Marsolels.époux de Clémentine Labelle.A L'ETRANGER A New-York, k 56 ans.Mlle Jane Orey.Mlle Grey tenait depuis près de trente ans les premiers rôles de la scène américaine.Elle débuta ii Loe Angeles.A Mexico.Mme Edda de Mtstura Clan-tarra.épouse de Camille Clanfarra, correspondant du New York Times à Mexico.Mme Clanfarra était née A Podgorlce en Yougoslavie, elle etudla le droit k TUnl-versité de Rome et y fut durant plusieurs années correspondante du New York Times.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimé» oc gravé* Pria et spécimens sur demande L’Imprimerie Populaire.Limitée 430.Notre-Dame est.Montréal Tel BEIair 3361 CALENDRIER Ile mois NOVEMBRE 3! tours Demain: MARDI 14 NOVEMBRE 1944 s JIOSAPHAT, évêque et martyr.Lever du soleil.6 li 58.Coucher du soleil, 4 h.31.Lever de la lune, 5 h.21.Ccurhre de la lune, 4 h.25.D-rnicr Quai tier, le 7.à I h.28m.du sotr.Nouvelle Lune, le 15.A 5 h.29m.du soir.Premier Quartier, le 23.A 2 h.53m.du mat Pleine Lune, le 29.à 7 h 52m.du soir.NOVEMBRE 1944 Dim Lun Mar.Mer Jeu.Ven Sam G l>Q.7 « VLI5 » PQJ3 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 2# 21 22 23 24 25 1» 27 21 29 36 pljV Qu’on sc rappelle la transformation du chef ouvrier socialiste de la Suisse, Charles du Commun.De radical et de révolutionnaire, il est devenu chrétien à tel point que soq syndicat partage les mêmes principes que ceux du syndicalisme catholique.Il a suffi de quel-¦ ques contacts avec un chrétien qui l a amené à la prière et du Commun s’est transformé en un autre homme.Qu’on se rappelle l'exemple d’un Léon Harmel.le Père du Val des Bois, ces patrons catholiques de la Belgique et de la Hollande qui n’ont pas peur de recourir à Dieu dans la conduite de leurs affaires.Et le Père passe ensuite à la conclusion: Noubliez pas une vérité.messieurs! Dans toutes vos activités, Dieu doit avoir la première place.Quoi que vous fassiez du point de vue publicité, quelles que soient les améliorations que vous apportiez dans vos industries, soyez assurés que si vous ne vivez pas votre foi et votre christianisme, votre action fera du bruit, mais elle n'amènera pas les âmes vers Dieu.Il faut qu’au-dessus des bureaux, des usines, des banques, des entreprises de commerce et de finances règne le Christ, domine le Christ à qui soit honneur, gloire et puissance, La chorale de Sainte-Madeleine d’Outremont, sous la direction de M.Paul Tremblay, a exécuté un ma gnifique programme de chant.La chorale avait été invitée par M.Jas-ques-R.Saucier, membre de la Chambre de commerce des jeunes.M.Gérard Turcotte touchait l’or-gnr.n .r Droit commercial Cours public de législation commerciale, donné sous les auspices de la Faculté de droit de l’Université de Montréal.Me Alexandre Gérin-Lajoie don liera cette semaine, mardi et jeudi 14 ri 16 novembre, à 8h.30, se» neuvième et dixième cours de législation commerciale, dans la salle H’502 de l’édifice de l’Université de Montréal.2900 blvd du Mont-Royal.Il traitera les sujets suivants: 1 Mardi soir: Le louage et le transport.Jeudi soir: Le gage sur marchandises et sur titres.Le cautionnement et l’hypothèque.____ Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous au Service de Librairie du "Devoir", 430 est, rue No-I re-Damo, Montréal.Messe de Requiem Une messe de Requiem a été célé-bree samedi matin au C.E.O.C., de 1 Université de Montréal par le capitaine honoraire A.-M.Guille-mette, à la mémoire du major Alexandre Dugas, du régiment de Maisonneuve, tué en France alors qu’il menait sa compagnie à l’attaque.Tout le régiment assista à la ceremonie au cours de laquelle le capitaine Guillemette fit Reloge du héros disparu.Parmi'ceux qui as-sislaient au service, mentionnons Mme veuve Alexandre Dugas, le Dr J.-G.Dugas et Mme Roger Lauzon, père et soeur du disparu, Mme Georges Martel, le R.Père Bergeron, Mme J.De Wever, le major W.Lavigne, Mme Maurice Fau-teux, le lieutenant-col.et Mme Urge! Mitchell, le lieut-col.Guy Mont-petit, M.B.E., le major Jacques Lu-pien, le capitaine Hervé Benoit et le lieut.-col.Paul Ranger."Les Loups" à Fornham “Les loups”, peloton de recrues du camp de St-Jérôme, qui passaient récemment en bloc à l’armée active, sont hier passés à Montréal en route pour le centre d’instruction militaire de Farnham où ils poursuivront, encore tous ensemble, leur entrainement.A la gare Windsor; hier après-midi, entre deux trains, le major général E.-J.Renaud, C.B.E., accompagné du lieut.-col.Guy Montpetit, M.B.E., du régiment de Maisonneuve, officier d’état-major grade 1 du D.M.no 4, et du lieut.-col.Paul Bros-seau, E.D., officier commandant du camp St-Jérôme, alla leur souhaiter bonne chance après les avoir passés en revue aux sons de la fanfare du D.M.no 4,dirigée par le sergent major W.G.Black, et en présence de plusieurs personnes vite attirées par ce rassemblement militaire en pleine salle des pas perdus.“Les loups” ont fait ensemble leur premier entrainement militaire à St-Jérôme.Ils vont le poursuivre à Farnham, formant encore un même peloton et avec le même officier, le lieutenant J.-E:-R.Ouimet, et les mêmes instructeurs.Tous espèrent se rendre ensemble outre-mer et éventuellement au front.“Les Loups” portent sur leur casque d’acier un insigne qui leur est exclusif et particulier.C’est une tète de loup imprimée en bleu sur un fond blanc.La gueule du loup et la langue, évidemment peinturée en rouge, donnent une impressionnante idée de la détermination du soldat surnommé “Le Loup”.Voici les noms, au complet, de ces jeunes soldats recrutés avec tant de succès à Saint-Jérôme: sergent intérimaire R.Hé-roux, caporaux intérimaires J.Fa-quette, L.Hugron et G.Poirier; lance-caporaux intérimaires A.Boyer, J.-L.Charbonneau, P.Grondin et R.Moreau; soldats L.Beaudet, P.-E.Bélair, L.Bellemarre.R.Boucher, L, Desjardins, R.Gagné, R.Hayes, Y.Héroux, J.Lachance, B.Lareau, J.Lawrence.H.Legault, H.Lemieux, R.Léonard.J.Létourneau, U.McAuley, J.Maille, J.-L.Michon, R.Newby, R.Page, H.Pageau, B.Saint-Pierre, R.-P.Petitclerc.J.-P.Spénard, E.Thibault.G.Thouin, G.Tousignant, R.Tremblay et J.-L.-L.Turcotte.nés: les lieutenants G.-B.Dionne et C.-D.Hazard, tous deux de Montréal.Dons l'aviation Les aviateurs canadiens-français suivants ont dernièrement reçu leur brevet d’officiers outre-mer: les pilotes F.-R.Dionne, de Riviè-re-du-Loup, et J.-M.Gaston, de No-randa; les bombardiers J.-A.-L.Tremblay, Lac St-Jean, et J.-P.-B.Brochu, de Montréal; les radiotélégraphistes J.-.T.-P.Beaupré, d’Est-court, J.-L.-R.Racicot, de Montréal, et J.-F.Perron, de Lac-Saint-Jean; les mitrailleurs J.-R.Pépin, de Mont-Saint-Grégoire, Iberville, et J.H.-O.-J.-P.Lamarche, de Montréal.Dîner à l'arsenal de Verdun A l’occasion de la formation de l’Association des ex-officiers du Corps d’intendance royal canadien un dîner sera offert, mercredi soir prochain, à 6 h.30, à l’arsenal des ateliers divisionnaires no 3 (R) du corps d’intendance royal canadien dont l’officier commandant est le lieutenant-col.E.J.Church, O.B.E.Les casernes de cette unité sont situées à l’auditorium de Verdun.Le lieut.-col.Charles Adams, colonel honoraire et élu président de la nouvélle association, présidera et annoncera l’objectif et les activités du nouveau groupe.Les invités d’honneur comprendront le major général E.-J.Renaud, C B.E., le lieut.-col.A.Lemay, M.G.-E Côté et Son Hon.le maire de Verdun, M.Wilson.Au cours de la soirée, on passera en revue la tâche accomplie par le corps d’intendance depuis le début de la guerre aussi bien outre-mer qu’au Canada.Le comité en charge de la réception comprend le capitaine, M.le juge M.MacKinnon, le lieut.-col.Charles Adams, les majors F.McKean et L.W.Inwood, et les capitaines H.Nelson, W.Webb et W.C.Stannard.Tous ceux désirant assister à la réunion n’ont qu’à s’adresser au régiment.• Nommé commandant Avec la C.A.R.C., en Grande-Bretagne, 13 (Dépêche retardée) — Le capitaine de groupe J.G.Kerr, A.F.C., de Saint-Thomas, Ont., qui fut commandant, pendant cinq mois, en 1941, de l’école d’aviation de Saint-Hubert, Que., vient de se voir confier le commandement de la base des escadrilles des Porcs-éjtics et des Tigres.Arrivé en Grande-Bretagne en juin dernier, il dirigea pendant quatre mois une unité d’entraînement final à bord des bombardiers lourds avant d’être affecté à ses présentes fonctions.Le Dr Angelo Patri se repose Hamilton, 13 (C.P.) —• Le Dr Angclo Patri, professeur américain et nouvelliste, est présentement sous observation du médecin et repose dans un hôtel ici.Le Dr Patri fait une tournée de conférences dans les villes canadiennes, et le Dr W.G.Cornett a déclaré que le visiteur s’est senti faible hier, après une journée bien remplie.Collision entre motocyclette et auto Gilbert Matte, un motocyclis-*® de 28 ans.domicilié au numéro 7>ul°’ »riie Saint-Laurent, est mort a 1 hôpital Notre-Dame, samedi soir, (les suites de blessures reçues lois d un accident survenu quelques heures plus tôt sur le boulevard lascheroau, près du pont Jacques Cartier.M.Matte pilotait sa motocyclette lorsque celle-ci vint en collision avec une automobile conduite par M.Eugène Tremblay, 4033, rue Pa-pineau.L’auto capota dans le fossé et M.Matte fut pris sous le garde-boue de la voiture.Transporté d’urgence à Notre-Dame, la victime succombait quelques heures plus tard.Chute dans un escalier Alex Martinez, 52 ans, 1201, rue saint-Dominique, est mort instantanément d’une fracture du crâne, samedi soir, au numéro 1232, rue Saint-Laurent, alors qu’il fit une chute dans l’escalier.Le cadavre a été transporté à la morgue pour 1 enquête du coroner.Accident d'avion Trois membres de l’aviation canadienne ont été tués samedi alors qu un avion s’écrasa près de Phelp-ston, 15 milles au nord de Berrie, Ontario, L on tiendra une enquête sur cet accident afin d’en déterminer la cause.Morts instantanés Mme Anne May Wiles, de Lan-sing Ontario, et Mme Patricia Mc-yv alters, egalement de Toronto, ont rie tuees instantanément au début de la journée d’hier alors que l’automobile dans laquelle elles voyageaient prit le fossé à l’intersection de la rue Yonge et frappa un poteau.La voiture roulait à gauche du chemin.Chute d'un camion Mlle Anna Coaillier, 23 ans, et Mme Albert Goyer, 22 ans, toutes deux de S.-Léonard-de-Port-Mauri-ce, ont été blessées en fin de semaine, Les deux victimes avaient pris place sur la plate-forme d’un ca- » • c • LES MEDECINS RECOMMANDENT NOS ¦AdOIS HIRMAIRM.tfa nQLualiti PHARMACIE MONTREAL Charles Duquette, propriétaire Cê elas trmmdm mkmmtU 4k dit mil mm-a- Portes la banda qui conviant à votre Noaa avons on assortiment comptai da bandaa herniaire», bandas madlcalas, bas «lastiquea.rapport», vastes en chamois sa en flanelle rouqe pour caua qu) soutirent do bronchite.Essayage à domicile ou dans noa talons privés tans bals addittonnals.Experts at experts* i voir* servie* alu» tant salon l'ordonnance d* voir* médecin.!Ot H ET NV IT 88b Vï i mion lorsqu’elles furent projetées contre la chaussée.Les deux blessées ont été transportées d’urgence à Notre-Dame où elles sont traitées pour commotion cérébrale.• Frappé par un camion Christopher Pickering, âgé de 84 ans et demeurant à St-Thomas, Ontario, est mort à l’hôpital après avoir été frappé par un camion sur la route nationale numéro 3.Victime d'explosion Wilbert Graham, 34 ans, de St.Catharines, Ontario, un travailleur de guerre, est mort de brûlures reçues hier lors de l’explosion de la remorque dans laquelle il vivait.La victime s’est.apparemment servie de pétrole pour allumer son poêle.Tombé dons la cave James Jacks, âgé de 59 ans, de Toronto, est mort subitement, samedi dernier, de blessures reçues alors qu’il tomba eu bas d’un escalier conduisant à la cave d’une maison de la rue Dundas, La police dit qu’il se rendait pour allumer une fournaise alors qu’il mit le pied à côté de la marche.Accident d'outo Vancouver, 13 (C.P.) — Alexander Gçeenhorne, âgé de 50 ans et demeurant à Vancouver, a été tué avec son compagnon, Charles Lee.âgé de 56 ans, un inspecteur de la ville de Vancouver, alors que leur automobile prit le fossée, samedi.Chasse fructueuse Chutes Niagara, 13’(C.P.) — El-lis Ostrander, de Brantford, Ontario, et quatre amis, sont revenus de la chasse avec quatre élans, troi* olrs, huit renards, un chat sauvage et de nombreux oiseaux.Cette chasse a été faite à Moosonee, On< tario.4020 est, Ste-Catherin* .AM.2111 Cote Jeanne D’Arc, près boni.PI* IX Nouveauté Mariage de guerre par Henry BORDEAUX Roman de 245 pages.Au comptoir $1.25; franco $1.35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" T | 'll U L’ANTIQUITE EST UN TITRE DE NOBLESSE >0 ZJoute famille qui peut xetxacei ancêtre* 250 *e* ou 300 ¦ > ans en arriéré Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphones au servie* du Mraga : BEIair 3361* t il vous donner* l’adrassa d’un dépositaire d* votre voisinai*.Nos Canadiens en Grèce Sur le croiseur auxiliaire canadien Prince David en Méditerranée.— i-e premier ministre de Grècte, i v a,,endrc entend de’cette manière [eur^0 Ces Incidents5sont^êpendant i ^11** ont eu 'ieu ce matin à , é9lise qu’il s’écoulera au moins deux mois ; certaine, J apres^ un rapport japo-1 continuer sa politique de mettre en (le nature à laisser dans l’ombre i St-Georges - Délégations universitaires ____________________________________________________________________________________________________________________________________________ A 9h.ce matin, à l’église Saint-1 Georges de Montréal, ont eu lieu les .«J fu'mrai'Ies de M.Gérard Delorme, .’ice volontaire; le second, c’est i professeur des Hautes Etudes C,om-le général lui-même est un lut- ; merciales et ^mversité de Mont-iitur puissant et courageux et qu’il1 rea ’ m°rt a^.9ld nnriie de ! ne s’est pas engagé dans cette lutte | ^"VrenHtîl P ic! particulière les yeux fermés.! chDes ^présentants de toutes les d’ici à ce que ces hommes soient | nais annonçant la chute de la 1 valeur‘tout {’être humain, car il traînés pour être prêts au combat; de Kunming, l’Air Transport Coin dans un avenir rapproché), ils ne mand a effectué plus de 40 randon-pourraient pas combattre avant le : nées, permettant l’évacuation de lô janvier., : nombreux passagers et d’une quan- 10—Ce délai peut paraître exagé- jtité importante de marchandises, ré, mais il est nécessaire pour les ; de la base de Lioutchéou jusqu’à la procédures de préembarcation; les : province de Yunnan, arrangements administratifs et d’en-1 Kieilin, capitale de la province trainement avec le Royaume-Uni, j de Kwangsi et ancien site d’une cela comprend l’embarcation, le I base aérienne américaine, à 95 mil-voyage, l’entrainement nouveau au;jes au nord de Lioutchéou, semble Royaume-Uni et le transport sur les; perdue.Le haut commandement théâtres particubers de guerre.chinois a déclaré que depuis ven La campagne d'Italie au ralenti Rome, 13 (A.P.).— L’infanterie j particulière - ., ., comme professeur — - acharnée.Le communique qui rap- .la premiere reaction fut des applau-, comme homme de science.La pres-t porté cette nouvelle ne mentionne ! dissements, qui venaient sans doute j que totalité des élèves et du corps - -, - 1 ciunuia a ntv-.a.i- H“>- —.r-— —- j pas de changements sur d’autres ; d’un groupe restreint, mais certai-; professoral de l’Ecole des Hautes Les premiers o.UUU n auraient eie dredi, on n’a pu établir aucune ¦ points du front italien.! nement pas d’une simple claque, j Etudes étaient présents à l’église, aucune utilité durant les ^ communication par radio avec lai Le dernier obstacle est les “Fiu-;ces applaudissements furent natu-j La levée du corps a été faite par decemore, pour .camixnn.T.ps Janonais ont raonor-! mi uniti” ou “les rivières unies’, àirpiipmnni nnvpx au bout de quel- i M.l’abbé Francis Archambault, cu- et novembre contingen cela aurait rassuré les unités de no tre infanterie, leur montrant que nous sommes déterminés à les appuyer, La pénurie du mois de décembre aurait été reculée au début meme.* * * court délai possible.fi.a phrase j Les 8,000 autres qui restent, ceux^ “trouver le moyen d’assurer l’en-1 là qu’a mentionnés le premier mi-; vnî de renforts d’infanterie parfai- nistre, auraient pu se rendre sur les1 • * - __ .1 • « rx .!,re attention sur le fait que cet-çus, il est évident que le total de '< tp marque de commerce fut enre-$1,500,000,000 serait atteint et que a4 Canada le 30 septembre luthqntiqqq.Lq la rasponia ilité i ‘Dewvir” na prtnd pai :• qui parai: «oui La "Cellophane' le septième emprunt de la victoire serait le plus grand de tous.C’est un accomplissement magnifique, a .dit le ministre des Finances.Le jniblic a réagi superbement à la demande du pays en l’instance.L’armée a dépassé les espérances avec ses $52,000,000.Tous les Canadiens et les organisateurs de l’emprunt actuel peuvent être fiers du résultat, a terminé M.Ilsley.Darmouth, en Nouvelle-Ecosse, est la ville qui a le plus souscrit, ayant atteint 176% de son objectif.Les autres villes marquantes sont New Waterford, Nouvelle-Ecosse, 171%; North Sydney, Nouvelle-Ecosse, 164%; les Trois-Rivières, 130%; Vancouver, 118, Halifax, 117, Sherbrooke, 116 et Québec, 115, etc.Parmi les provinces on mentionne l’Alberta, la Colombie, la Nouvelle-Ecosse.Au nombre des grandes souscriptions de la dernière heure, on cite la .Dominion Foundries and Steel Limited, de Hamilton, $1,-350,000.1932 et s'applique exclusivement à une sorte de pellicule cellulosique que nous fabriquons.Vous nous obligeriez beaucoup en voulant bien apporter une attention spéciale à cette expression lorsque vous l’emploierez dans votre publication.Il s’agirait de la traiter comme une marque de commerce en l’insérant entre guillemets avec un C majuscule (la “Cellophane”).Cette petite précaution nous aidera à maintenir la validité de l’enregistrement et à protéger indirectement le public contre l’usage inopportun d'un nom qui ne saurait qualifier que notre sorte de pellicule cellulosique régénérée.Veuillez agréer, cher monsieur, avec nos remerciements anticipés, l’expression de nos sentiments bien dévoués.Lewis G.McNAB, gérant intérimaire de* la division “Cellophane”.L'indépendance polonaise célébrée hier La fête de l’Indépendance de la Pologne a été célébrée hier par la colonie polonaise de la métropole au cours de deux cérémonies aux églises polonaises de la rue Centre et de la rüe Montgomery, et à la salle de la société polonaise de l’Aigle blanc.A ce dernier endroit, le Dr Tadeusz Brzezinski, consul général de la Pologne au Canada, et M.R.Rszkowski, président de la section montréalaise du congrès polonais, ont affirmé leur “solidarité et leur attachement au gouvernement polonais à Londres”.Une résolution fut adoptée demandant “le désarmement complet de l’Allemagne” et “de la bonne volonté de la part de la Russie” dans ses relations avec la Pologne.Les deux chefs polonais ainsi que le consul, ont adressé la parole dans leur langue maternelle et ont loué les héros de la résistance à Varsovie.Aux noms spéciaux Le comité des noms spéciaux du Comité national des finances de guerre rapporte les souscriptions suivantes de compagnies et de par- .,Üculiers de Montréal: Cité de West- qm a obtenu des souscriptions de; mount augmente sa souscription enacun des 169 employés du ser- pour former un total de $524,000’ vice de la comptabilité des wagons Royal-Liverpool Insurance Group La betteraverie fonctionne à Saint-Hilaire Maison détruite par le feu Saint-Hyacinthe, 13 (D.N.C.) — Un incendie de cause inconnue a réduit en cendres, ces jours derniers, la maison de M.Clément La-flamme, à Saint-Marc-sur-Riche-lieu.Le feu se déclara en pleine nuit.Malgré l’aide des voisins et de plusieurs villageois, accourus sur les lieux, on ne réussit à sauver qu’une partie de l’ameublement de la famille Laflamme.du réseau.Ces employés ont acheté des obligations du 7e emprunt pour un montant de $22,000, une au.qmentation de 34% sur le total souscrit lors de l’emprunt précé-dnet., deuxième fanion a été remis a MM.R.Cannon, L.-J.Lanctôt et v ’ meml)rps .U8Crit aU C0Urs du 6e em* Dons l'ensemble du pays $200,000; Canadian Resins and Chemicals Ltd $200,000; Canadian Breweries (Quebec) Ltd $100,000; Springfield Fire and Marine Insurance Co.$65,000; Canada Floôring Co.Ltd $50,000; United Brotherhood of Carpenters and Joiners of America, Indianapolis, Indiana, $50,000; Association de bienfaisance et de retraite de la police de Montreal, $40,000; Quebec Hospital Service a augmenté sa souscription pour former un total de $35,000; Caledonia-American Insurance Co., $25,000; The American Eqcitable Assurance Co.of New-York, $25,-000; Benson and Hedges (Canada) Ltd $25,000; Alban Janin $25,000; New Hampshire Fire Insurance $25,000; Price Brothers and Co.Ottawa, 13 (C.P.) _ Her ^ Québec.?1.250,000; l’Assuran- & bêe-SV'ÆSr &X Saint-Hyacinthe, 13 (D.N.C.) — La raffinerie de sucre de Saint-Hi-laire-sur-Richelieu, mise sur pied par le gouvernement Godbout et que vient de terminer le gouvernement de l’Union nationale, sous l’impulsion de M.Laurent Barré, ministre de l’Agriculture, a commencé de produire effectivement.Vers cinq heures du matin, samedi, 4 novembre, ses employés pouvaient admirer pour la première fois le résultat de leur travail: du sucre blanc de première qualité.La raffinerie fonctionne de ce temps à pleine capacité, 24 heures par jour.Elle broie quotidiennement 50 tonnes de betterave, soit l’équivalent de deux sacs de sucre à la minute.Le rendement en sucre de la betterave, tel que constaté jusqu'ici, est de 16 pour cent.i campagne du 7c emnnint u V e’ Gauvreau Beaudry «1 « chiffrait à $S2956 100 Québec.130,000; J.M.Des.su-«t-à-dire que l’objectif naHonïi, R,ault Inc- Nouvelles 9 00 Théâtre de Hollywood.9.30 Valses.loot.Screen Guild Player» 10.30 Musique moderne, iü sa Nouvelles 10 55 Commentaire».11.00 Sport.11.15 Joan Brooka.chan- 11.30 Orch.' Castle.12 00 Nouvelles.12 05 Danse 12.30 Orchestre.1.00 Nouvelles.CFCF-550 kilocycles 6 00 Aventure.6 15 Nouvelle».6.25 Ce soir._6.30 Mélodies.la 8.45 Aventures de Jimmy Dale 7.00 Danse 7.15 Lum et Abner.7.30 Oncle 1Toy.7.45 Rex Battle, planiste.8.00 Devinettes.8 30 Au son du rythme.9 00 Heure Heldt.9.30 Information plea* 10 00 Rendez-vour avec vie.10.30 Nouvelles.10.45 Orch de danse.11.00 Le raconteur.11.15 Musique de danse.11.30 Saludo amlyoe.12.00 Nouvelles CHLP-1490 kilocycles 6.00 Radlo-1 ournal.6.15 Méli-mélo.6.25 Radlu-sporte.6 30 Heure 6 30 Vague» musicales.6.45 La lutte.6 50 Chansons françaises.7.00 Heure 7.00 Heure familiale.7.30 Causerie.7.45 Oncle Troy.8 00 Heure 8 00 Métairie Rancourt.8.15 Le Père Jovial.8.30 r .ythmlc Age 8,35 This Rhytmlc Age.8 45 La guerre et nous.9 00 Conte» de chez nous 9.30 Propriétaire» unis.10.00 Heure.0.00 Ensemble a cordes.10.15 Nouvelle».10.30 Heure de la danse.11.00 Heure.Mardi, 14 novembre 1944 Programmes spéciaux A RADIO-CANADA: 9.00 p.m.CONCERTO No 2 DE RACHMANINOFF.— Alexandre Brallowskl, planiste d’origine russe, exécutera pour l’auditoire de Radio-Canada, mardi, le Concerto no 2 de Rachmaninoff.L’orchestre exécutera la Suite Casse-Nolsitte de Tchalkowsky.Sir ETnest MacMillan dirigera.11.30 p.m.COMPOSITEURS CONTEM- PORAINS.— Radio-Canada fera le relais mardi d’un concert exécuté sous la rubrique Le» compositeurs contemporains.Van Cleave qui dirigera fera entendre son nouveau poème symphonique Satanstoe, d’après la nouvelle de James Fenlmore Cooper.Il fera également entendre une autre de ses compositions, Rhapsodie pour trompette et orchestre, ainsi que Tun des mouvements de la Symphonie de Normand Lockwood.Sommaire des postes locaux CBF-690 kilocycles 71» Nouvelles et m’islque 8 00 Radlo-jouihal.815 Revalions 4 30 Pot-pount musical • 55 NouveUee.9 03 Musique.9.30 Les chansons que vous aimez 9.45 Les plus belles mélodies.9.57 Nouvelles.10 00 Chez Rose 10.15 Courrier-confidences 10.30 Vie de famille, lu 45 Le quart d heur» de détente 1100 Grande Soeur.11.15 La métairie Rancourt 11.30 l>s Joyeux troubadours.Midi.Jeunesse dorée.12.15 Quelles nouvelles 12 30 Nouvelles 1?36 Réveil rural.12 59 Signal-horaire.1.00 Rue Principale.1.15 Radio-journal.1 30 Vers le soleil 1.45 Les Llptonalres.2 00 Colette et Roland.2.15 Récital.2.30 La femme tulourd’hul.2 45 Chansonnettes.3.00 Music Hall.J 30 Chefe-d’oeuvre de la musique.4 30 Raolo-Collége.4.45 Radto-Coîléce.5.15 Heure du thé.5.30 Les Amis de T Art.£ 45 Cotes de la Bourse.6.00 La radio ce soir 6 15 Radlo-iournal * 6.25 Causerie .6 30 Intermède musical." 6 45 Murique 7.00 Un homme et son Oé-ché.7 15 Métropole 7 30 Romance» 7 45 Fantaisie musicale, 8 03 Dr Morhange» 8.30 La mine d oi.9.00 Les concerts symphonique».10.00 Rndlo-Journsl 10.15 Causerie sur l’après-guerre.10 30 Récital.11.00 Musique de dans».11 15 Musique 11.28 Nouvelles 71.30 Musique contemporaine 12.00 Nouvelles CBM-940 kilocycles 1.30 Nouvelles 8 00 Radlo-lournai 8 15 P-téres 8 30 Marches en musique * 00 Nouvelle» 9 05 Relais de NBC.9 30 lies classiques de la musique 9 45 Musique en travail- lant 10.00 Emission educative tu 10 Corrmentalres 10 35 R citai de piano 10 iS Curry, chanteur .1 00 Musique 11.15 Campagne pour .a conservation du vêtement.11 30 The soldier * wu».I 45 Lucy Union’*.Midi Nouvelles • BBO 12 15 The Hoad ol ni* 12 30 La terrre et ses pro dults.12 59 bigiini-norawe 1 00 Rndlo-lournsl 1.15 The happy gang.1.30 Troplcana.1.43 Mélodie».2 00 Big sister 2 15 Vie and Sade 2.37 Valses.2.45 Concert.3 00 Femme d’Amérique 3 15 Ma Perkins 3 30 Young’s am il 3 43 High* b happiness 4.00 Les Uptonr'ree.4 IS In'.vallée 4.18 Causerie.4.30 Musique.4 45 Artiste» de demain 5.00 Front Une tamlly.5.15 Le train de nuit 3.30 Relais de Londres 5.45 A choisir.6 00 lYogrammee du soir 6.10 Cotes Je la Bourse.6.15 Radio-murn».6.25 7e Emprunt de la Victoire.6.30 Sketch.6 45 Nouvelle* de BBO 7.00 Ann Watt, chanteuse.7.30 Le trio de Toronto.7.45 Commentaires 8.00 Le mauvais amour.8.15 Beaux disques.8.30 Choses à venir.9.00 John et Judy.9.30 A choisir.iU.'JU Nouvelle» 10.15 Chronique bibliographique.Chants de l'Empire.10.30 U 00 Nouvelles 4« BBO.11.15 Relais de BBC.11.30 Classiques du Jour.12 00 Nouvelles.’ CKAL-Ti* «neeyeiee 7 00 Rtveu.7.15 Déjeuner musical.7.30 Pot-pourri.7.45 Oratoire.8.00 Nouvelles.8.10 Ortglnalltéa.8.15 Les chansons de Louise.8.30 Piano.8.45 Korn gobblers, vu Nouvtute.9.10 Tangos.9.13 Guy de Courcy.9.30 Musique sud-amétl-calnc.9.45 Le coeur dispose.10.00 Chef mystérieux.•* tiourt tecreative.i 10.30 Recueil musical.| 10 45 Nouveuea I 10 45 Cspsuies n.f.odiqu** ! \\ ^ ÇJaoues oour tou* 11.15 Musique tzlgine.I ü «iu Meiouiea ctinuoevsies | 1145 Heure ensoleille* V11 H E U M Représentation supplémentaire DIMANCHE, 10 DECEMBRE •QCyiiipe présente FANNY MONUMENT NATIONAL AUTRES REPRESENTATIONS : JEUDI, le 7 décembre (soirée) SAMEDI, le 9 déc.(mat.-solrée) Le contrôle du Monument : 10 a.m., à 6 p.m.MA.3253 KATHARINE HEPBURN - ^ Walter Huston •.| isg, Akim Tamiroff ^ U'fïFjt'iZ.ème semaine 1 'ofevéry G./.,nrtee^4 j I hpim-iMra-EiiNvdm -I Âiwi HAIDING » Hebert BENCMEY » Alan HAU \ A Vaffiche It FRANCE-FILM présente VEND.17 NOV.ST-DENIS en récital HOSTU æ*BM*»* 'Petti COt KKE BBDCE LEO CABULLO 7 tAU SOHDOSAAM DOWLAS mMBMH PUT KB | I _A I'afflchc ItUBOSHUTZil * NEMENOFF/ sensationnels duettistes du piano comme soliste» par T08£,*>flNI.ORMANDY.koussevitsky MONTFUX.REINER GOLSCIIMAN.STEWART Billets: 81.00.SUoTmV _ Plus taxes ¦s.,St-Denis.Ed.Archambault et C.W.Undstv.Impresario : Canadian Concerts * Artists" OONG'oftta OPEN'Ri «•(.[DEAR BERGEN chareie McCarthy BONITA GRANYlIlf W.C.FIELDS itr.v: SAMMY KAYE .ÏÎ.Ü'J , glider ] A i'afflchc Aujourd'hui et Jusqu'à Jeudi CARMEN MIRANDA DON AMECHE "Greenwich Village" Autre spectacle : "Secret Command" .'ORNmv/VAH 40 7446 VOLUME XXXV — No 261 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 13 NOVEMBRE IV44 Notre français sur le vif Questions de prononciation — "Dégingandés" et "grégaire" — "Arguer" — D'où vient "pataquès"?— "Papier ministre" et "papier écolier" — "Je vous remercie d'avance" — Comment trad "seniority?" — "Vaporiseur" et "vaporisateur Voici la substance de la eau- ! peut désigner toute faute grossière sérié donnée à Radio-Canada, | de langage; par exemple: extra de dimanche, par M.Jean-Marie chasse pareille pour extrait de sal- Laurence.Ces causeries, qui portent le titre général de “Notre français sur le vif”, passent, comme l’on sait, tous les dimanches, à midi et demi.Laurence.— J’ai entendu l’énormité que voici: “Les Allemands, en-nhardis par leurs premiers succès, ont commis des erreurs irréparables”.Ingénie.— Ah! bien, voilà de quoi donner la colique.— Sino^ le delirium tremens, parce que hardi s’est combiné avec en, ce n’est pas une raison pour cesser d’aspirer l’h.On dit enhardir, enhardi, pardi! — Je pense bien, maugrébleu!.Une autre faute qui me fait endê-ver, c’est dèguingandè pour dégingandé.Et le plus curieux, c’est que la plupart de ceux qui prononcent dèguingandè connaissent l’orthographe du mot (dégingandé).Ils oublient que le g devant i ou in est généralement doux.— Us connaissent même parfois le sens du mot.Us savent que dégingandé signifie: qui est comme disloqué dans ses mouvements, dans sa démarche.— Un individu dégingandé, c’est un grand démanché, quoi! — Oui, Armand Bernard, par exemple, quand il s’en donne la peine.Mais votre dégingandé me fait penser à grégaire, que beaucoup de gens prononcent grègeai-re, sans s’aviser que le g est toujours dur devant a, o, u.— C’est comme arguer (c’est-à-dire accuser ou conclure) que plusieurs prononcent argher au lieu d'argu-er.— D’où j’argue (entendez bien j’arguë) que vous devriez conjuguer le verbe arguer, en souveni-r de planchéier.— Merci bien.Il serait beau- je vous remercie d’avance?— Tiens, voilà justement une condamnation qui me chiffonne, moi aussi.— Moi itou, .comme on dit au pied de la pente douce.D’abord les querelles sur les trois formes d'avance, à l’avance, par avance sont absolument vaines.Les trois d'avance" -Comment traduire '““"à dire je vous remercie d’avance.puisque tous les dictionnaires, y compris celui de l’Académie, autorisent je me réjouis d'avance ou par avance?D’ailleurs j’ai souvenance d’avoir lu dans Georges Duhamel je vous remercie par avance.Et sans doute trouverait-on bien d’autres exemples semblables chez les meilleurs écrivains; mais ce n’est pas la peine de pousser plus loin la justification d’un fait de langage absolument normal.— Dieu soit loué! encore une défense qui tomber —- Oublions aussi la distinction inutile et inobservée de à terre et par terre qui s’emploient indiffé-remment, sauf dans quelques expressions figées comme aller ventre il terre, mettre pied à terre.Gardons nos foudres pour l’expression être sur un comité, sur un conseil, sur une commission.— Bon! en voilà un fameux d’anglicisme, dirait Mme Velder.Corn coup plus simple de mettre un tré-mut sur l’é d’arguer, pour éviter toute erreur.Que voulez-vous, Ingénie, les lexicographes n’en veulent rien faire.— 11 faudrait que les usagers s’en mêlent.— C’est bien mon avis.Pour ma part, je prends la résolution d’écrire arguer avec un tréma, en dépit des dictionnaires.Si‘tout le monde en faisait autant, les lexicographes seraient bien forcés d’entériner cet usage.— Et ce serait pour le plus grand bien de tous.Mais j’ai encore une petite bête à chasser.— Allez, Ingénie, allez pendant que la chasse est encore permise.* — Vous reste-t-il une cartouche pour infectueux, qui prend trop souvent la place d'infectieux?— Ah! oui.Ingénie, j’ai une bonne balle explosive pour ce monstre.Il suffit de songer à la parenté d'infection et infectieux, pour tuer le barbarisme infectueux.Tuons du même coup l’anglicisme de prononciation qui fait dire volt pour volt.— Rcquicscant in pace.__ Kt voilà close notre premiere liste de pataquès._ Et volià deux fois que vous parlez de pataquès.Je sais bien qu’un pataquès est une faute, mais, pardonnez mon ignorance, je ne sais pas au juste quelle sorte de faute ce joli mot peut bien designer., „ — Ne rougissez pas de votre ignorance, Ingénie.L ignorance nui se connaît vaut mieux que i or a n ce qui s’ignore et que a suffisance.Un très grand linguiste français, déjà avance en uge, avouait iftodestemcnt qu il vena d’apprendre le mot quignon (vous savez: un quignon de pain).— Ce linguiste n était pas de ces gens qui prétendent tout savoir.— Parce qu’ils ne soupçonnent pas tout ce qu’il Y a à Mais revenons a pataquès, d°n\je brûle de vous raconter l’h.sto re.C’est même pour cela que le < répété.“Un beau diseur était au spectacle dans une loge, a co e de deux femmes d’origine POP1'1"1™’ Tout à coup le jeune hnmme oinc sous sa main un éventail: Madame, dit-il à la première, cet éventail est-il à vous?- U n’est poin-z-à nioL de répondre la dame separeille, qu’un de nos annonceurs a entendu de ses propres oreilles.— N’était la véracité de cet annonceur, je croirais à une histoire de chasse-galerie.— Comme quoi le vrai peut n’être pas vraisemblable.Mais pendant que nous nous attardons dans les pataquès, plusieurs correspondants attendent la solution de leurs cas de conscience.Une auditrice veut connaître la traduction exacte de papier foolscap.Allons, Ingénie, traduisez.— Au temps de mes classes, nous disions papier écolier.— C’est le mot juste pour désigner le papier réglé de grand format.Quant au papier grand format non réglé, il se dit papier ministre.Le papier tellière (du nom de Michel Le Tellier, chancelier et garde des sceaux sous Louis XV) est plus grand encore: il mesure environ 18 pouces sur 14 et n’est pas d’un usage très courant.— Si je comprends bien, en dehors des institutions d’enseignement, c’est généralement le papier ministre qu’on désigne par foolscap?— C’est bien cela.Un autre auditeur demande pourquoi certains puristes condamnent l’expression niorité n’existe pas en français.Le mot anglais seniority se rend en français, selon le cas, par priorité d’âge, supériorité dàgc, doyenneté, et le plus souvent par ancienneté.—Et je crois qu’ici se pose un problème difficile: l’avancement a l'ancienneté vaut-il mieux que l'avancement à la compétence?—Comme tout ce qui touche à l’humain, ce problème ne peut se résoudre par a plus b.Quoi qu’il en soit, il me semble que si lev nominations se faisaient toujour* scion le mérite et la compétence, le problème des promotions se trouverait bien simplifié: la compétence étant donnée, l’avancement dépendrait surtout de l’ancienneté et de la conscience professionnelle.—De la conscience professionnelle ou du cabotinage?—Ingénie, vous êtes une enfant terrible! Vous nous ferez pendre.Il est vrai que la pendaison, en votre compagnie, doit perdre beau-ccup de son horreur, mais permel-tez-moi d’hésiter à tenter l’expérience.-—iTésitons ensemble.—Et mêlons-nous de nos affaires.C est bien assez qu’on nous reproche d’avoir employé le mot vaporiseur au lieu de vaporisateur dans un précédent entretien.—C’est vous, je crois, qui avez prononcé ce mot.Ha.ha! vota voulez vous dé- simple :st.en principe, toujours la meilleure.Aussi convient-il de féliciter tes spécialistes de l’orientation professionnelle, qui s’intitulent orienteurs plutôt uu'orientateurs, comme le voudrait un consultant.| —Et que pensez-vous de décao-sulateur pour désigner l'instrument qui sert à ouvrir les bouteilles d'eau ou de liqueurs gazeuses?—Bien entendu, ilécapsulateur vaut mieux qu opener, mais je pre- Le maire Raynault et Saint-Jean-Baptiste Précieux appui à recrutement la campagne de Le maire de Montréal, M Adhé- J§8______ _____ _ _____ a|
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.