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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 29 novembre 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1944-11-29, Collections de BAnQ.

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**L6 Canada art une nation aouveralne et ne peut arec, docilité accepter de la Orande-Breta-ene.ou des Etate-Unt*.ou de qui que ce «oit d'autre, l’attitude qu'il lui faut prendre envers le monde Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique dés nations, mais envers le Canada et eon roi.et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.’* ‘‘She is a sovereign nation and cannot take her attitude to tho world docilely from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian's first loyalty Is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's kluR and those who deny this are dolnR.to my mind, a great disservice to the Commonwealth/* U-X-37) Lord Tweedsmuir DEVOIR Montréal, mercredi 29 novembre 1944 I REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i BEIsit 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Directeur 1 Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur on chef i Orner HEROUX Administration s Rédaction .Gérant i BEIair 3361 BEIair 2984 BEIair > 3361 Plus de cent candidats aux élections municipales VOIR EN PAGE TROIS! r mportance de l’élection municipale [ntérêt personnel et quotidien de choq ue contribuable de l'insouciance publique On sonne le réveil La partie majeure qui se joue à Ottawa ne doit pas [faire perdre de vue aux Montréalais l’élection municipale [en cours.Elle intéresse chacun des “payants”.De la qua-[lité des administrateurs qu’ils voudront se choisir dépendra la bonne ou la mauvaise administration des deniers [versés sous forme d’impôts divers à la cassette de Con-jcordia.Jusqu’ici, l’électorat montréalais était invité à renouveler sa confiance envers ses fiduciaires tous les deux ans ou là exprime| son mécontentement envers les indésirables qui [l'avaient ™al servi.Cette année, on propose de porter à trois ans la durée d’un bulletin spécial sur lequel l’électeur voudra bien apporter sa réponse.L’importance de la consultation publique fixée au 11 I décembre ne devrait laisser personne indifférent; à l’intérêt civique habituel que comporte une élection municipale s’ajoutera un referendum sur la proposition de substituer là l’avenir la votation triannuelle au scrutin traditionnel Ipris tous les deux ans au début de décembre.Si les répon-|ses affirmatives l’emportent, on se trouvera à prolonger [jusqu’en 1947 la vie du système des 100 appliqué aux [Montréalais, sans recourir à leur consentement direct.Plus de cent candidats s’offrent à servir leurs conci-[toyens au sein de la centurie municipale au cours des deux [ou trois prochaines années, en qualité de maire ou de con-Iseillers.Il faudra opérer un triage sévère parmi toutes ces [offres de dévouement à la chose publique et n’en retenir que 67; les 33 autres échevins échappent au vote populaire; 13 corps publics les nomment par résolution.Cette assemblée de 100 constitue la Législature de [Montréal;«un comité de six membres choisis chez elle sera [chargé du pouvoir exécutif.Par leur vote, les contribuables confieront la gestion de [leurs biens communs à des gérants pour une période don-[née.Ces biens sont le fruit de quotes-parts individuelles [acquittées sous forme de taxes multiples.Le Conseil — et Fie Conseil comprend aussi le maire — surveille ces impôts Let les fait fructifier.Chaque citoyen a donc un intérêt [personnel et quotidien à la gérance profitable de ses cotisations.L’entretien de sa rue, de son trottoir, des parcs, des terrains de jeux pour ses enfants profiteront de la | bonne administration des deniers publics dont il est contributeur.Ce fonds montréalais forme un budget de $56 millions; celui de la province de Québec tout entière ne le dépasse que de $36 millions.On voit tout de suite l'importance d’élire d’excellents administrateurs à l’hôtel de ville.Pour cela, chaque électeur devra prendre part au prochain scrutin et ne pas s’abstenir sous des prétextes futiles.De fait, l’indifférence civique semble devenue une maladie dangereuse à Montréal.En 1942, près de la moitié des personnes inscrites sur les listes du vote n’ont pas daigné se rendre aux urnes.La population électorale n’est pas déjà très nombreuse: on l’évalue à 250.000 cette année; sur ce chiffre, le vote des propriétaires compta pour 62,000.Combien, là-dessus, s'abstiendront, quittes ensuite à se répandre en des plaintes tardives?Un groupe de citoyens s’emploie à galvaniser les électeurs abouliques.Cette communication publiée hier precise leur dessein: En vue d’inviter la population de Montréal à voter lors des élections municipales qui auront lieu le 11 décembre prochain, un comité a été constitué qui poursuivra une forte campagne de publicité et de propagande à ce sujet.Par l’affiche, pat les journaux, pat la radio, on essaiera de convaincre tous les citoyens de Montréal que, pour avoir des élections véritablement significatives de la volonté populaire, il faut que tous et chacun s’acquittent de leur devoir et qu'ils votent le 11 décembre.Les corps publics suivants sont représentés dans ce comité: la Chambre de Commerce du district de Montréal, la Chambre de Commerce des jeunes du district de Montréal.The Montreal Board of Trade, The Young Men’s Section of the Montreal Board of Trade, le Comité des citoyens, la Ligue du progrès civique.Ce comité n’est pas un organe politique.La campagne qu’il a en vue ne tend pas à favoriser un candidat plutôt qu’un autre ni un groupe de candidats au détriment d’un autre groupe.Le seul but, c’est d'augmenter autant que possible le nombre de ceux qui iront au bureau de scrutin et enregistreront leur vote.On sonne le réveil.Que cet appel ne reste pas sans écho.29-X1-44 Louts ROB1LLARD Lettre d'Ottawa ¦ Le débat reprendra cet après-midi L’actualité Le "Parti* indépendant du Canada-Uni" |.a Chambre a siégé à huis clos hier pour se renseigner sur la situation militaire — Le premier ministre veut gagner du temps afin de pouvoir redresser la majorité en Chambre — M.Maxime Raymond exposerait le point de vue du Bloc populaire — MM.Cardin, Dorian et Ralston interviendraient aussi dans le débat (par Pierre Vigeant) Ottawa, 28.— Le parlement a ionnu aujourd’hui sa journée la j'ius calme depuis le début de la Session extraordinaire.Le premier mipistre Mackenzie King continue à diriger les débats de façon gagner du temps afin de pouvoir .edresscr la situation.La Cham-,re a siégé à huis clos pour se ren-feigner sur la situation militaire et .dus particulièrement sur la ques-ion des renforts.Le ministre de : [a Défense nationale, le général [fcNaughton, a fourni aux députés tes renseignements qu’il ne jugeait pas pouvoir donner publiquement mur des raisons de sécurité.Tl [’agissait apparemment de précisions statistiques sur les effectifs ont con*-crits sans l’être tout en l’étant.La Grincheux Les chances d'un accord entre le gouvernement polonais de Londres et la Russie s'estompent de plus en plus.M.Jan Kwapinski, que le président Roczkie-wkx avait désigné comme premier ministre, a échoué dans sa tentative de former un cabinet.Il aurait déjà démissionné et l'on attend d'un moment à l'autre à Londres la publication d'un communiqué officiel annonçant cette démission en même temps que le choix de M.Tcmasz Areiszewski comme premier ministre.Ce dernier est comme M.Kwapinski membre du parti socialiste; il a réussi à quitter la Pologne en mai dernier après avoir pris une part importante à la résistance clandestine.Il a 68 ans.Mais on ne semble pas fonder beaucoup d'espoir sur cette nouvelle tentative de former un gouverno-ment.La rumeur s'était répandue hier que M.Miko-lajczyk, qui a démissionné comme premier ministre la semaine dernière, reprendrait ce poste; il avait eu ou cours de la journée des entretiens avec MM.Churchill et Eden.Mais ce matin il semble que l'ancien premier ministre n'accepterait même pas de faire partie d'un nouveau gouvernement.L'on dit même que M.Miko-lajczyk aurait rompu avec les Polonais de Londres et qu'il irait offrir ses services au comité polonais de libération nationale de Lublin.Un correspondant rapporte que dans les milieux diplomatiques britanniques on dit que l'Angleterre commence à se lasser des conflits entre les groupes polonais.Pendant que les Polonais de Londres cherchent à refaire un front commun, la Russie vient de signifier son intention de ne pas poursuivre les négociations."Pravda" écrit aujourd'hui que le gouvernement polonais de Londres est devenu une force politique hostile avec laquelle toute négociation future est manifestement impossible.Cet article vaut à toutes fins pratiques un acte officiel, et cela signifie l'échec des efforts anglais pour renouer les relations entre la Russie et la Pologne.C'est d'autant plus grave que le gouvernement polonais de Londres représente, au point de vue des Alliés qui sont entrés en guerre pour défendre l'intégrité territoriale de la Pologne, la seule autorité qui puisse négocier un accord ayant au moins une apparence de validité.Même cela n'est pas clair, puisque tout récemment les autorités polonaises ont demandé aux Etats-Unis s'ils considéreraient un accord conclu actuellement avec la Russie comme un accord librement négocié.Car la Russie occupe une forte partie de la Pologne et va incessamment chasser les Allemands de tout le territoire polonais; elle a formé et appuie un gouvernement polonais de son choix qu'elle veut substituer à celui de Londres; il va de soi que ces circonstances exercent une pression considérable sur la liberté des décisions prises par les Polonais de Londres.Mais enfin, c'est tout de même la seule voix polonaise qui puisse se prétendre autorisée à parler au nom du pa abords des ouvrages de défense des forteresses d< Venlo et de Roermond.Dans la plaine de Cologne, les troupes des 1ère et 9e armées étatsuniennes ont gagné un peu de terrain La 9e armée menace de trois côtés la forteresse de Julich et a atteint à deux endroits la rive ouest de la Roer.La 1ère armée a avancé vers Duren.La partie de ce secteur qui est occupée par l'aile droite de la Ze armée britannique est relativement calme.La 9e armée a réussi à prendre intact un pont sur la rivière Inde, à Altdorf, au sud de Julich; toute résistance organisée a cessé dans Koslar, bien qu'il reste encore quelques petits groupes de soldats ennemis qui continuent le combat.Des chars et de l'infanterie de la 1ère armée ont terminé la conquête des villes de Hurtgen et de Jungersdorf aujourd'hui après trois jours de bataille; d'autres unités ont pris Langerweho.La 3e armée étatsunienne poursuit ses succès qu’on attribue en partie au fait que les Allemands ont dû affaiblir leur front de la Sarre pour contenir l'offensive devant Cologne.Les troupes de la 3e armée ont avancé de deux milles hier; elles occupent un front de 26 milles en territoire allemand et 40 milles carrés de sol ennemi.Elles sont à 3 milles et demi de Sarrelouis; les correspondants désignent cette ville du nom que lui c donné Hitler: Soarlautern; Sarrelouis, ville française avant 1815, a été fortifiée par Vouban, et c'est la patrie du maréchal Ney.D'autres unités sont à moins de 8 milles de Sarrebruck.Les Allemands ne résistent que faiblement et retraitent sur les places fortifiées r_______________ ^ _w s________________ __________^ w de Sarrebruck et de Sarrelouis.Les dépêches disent reconnaissait aucun changement territorial en Pologne ?u u?ossout allié contre la ligne Siegfried dons l« depuis le mois d'août 1939.C'est après tout cela que la frontière orientale de la Pologne est remise en question.La Russie promet évidemment la plus entière indépendance à la Pologne, mais certains Polonais auraient exigé, à part des compensations territoriales du côté de l'Allemagne, une garantie des Etats-Unis et de l'Angleterre au sujet de la future indépendance polonaise.On pourrait penser que l'histoire récente justifie quelque peu cette précaution; mais le "Times" de Londres écrivait la semaine dernière, cette phrase étonnante: "A part les objections américaines traditionnelles à des garanties spécifiques bassin de la Sarre semble imminent.Au sud du front, la 7e armée étatsunienne a avancé à moins de 3 milles de Haguenau, au nord de Strasbourg.Ses troupes sont entrées dans Winterhausen el Batzendorf, près de Haguenau.A 12 milles au nord-ouest, une autre colonne a atteint Ingwiller et Zutztn-dorf.La 1ère armée française a fermé un corridor d< 8 milles qui existait dans ses lignes entre Belfort el Mulhouse, ce qui encadre un secteur de 50 milles carrés oû un grand nombre de soldats allemands sont encerclés.Sur le front de l'est, malgré les torrents grossis qui de frontières européennes, une telle exigence était I des Carpathes, l'armée rouge avance vers complètement impraticable.L'unité d'action des grandes puissances est une prémisse majeure à tout règlement durable de la paix".POLITIQUE ANGLAISE Le roi Georges VI a prorogé hier la 9e session du présent parlement de Grande-Bretagne et aujourd'hui il a inauguré la 10e.La nouvelle de la prorogation hier a été retardée par la censure afin que l'ennemi ne sût pas que le roi devait se rendre de nouveau à Westminster aujourd'hui, Le discours du trône a duré 13 minutes.Sa Majesté a dit que l'Angleterre entend renforcer aussi rapidement que possible les armées du Royaume-Uni qui combattent actuellement contre le Japon, et que la victoire demeure le but suprême."Mais une fois la guerre terminée en Europe, a continué le roi lisant le discours préparé par son gouvernement, la transition de la guerre à la paix commencera, et mes ministres sont à préparer des plans pour que, sans nuire en aucune façon à la poursuite active de la guerre contre le Japon, une partie croissante de nos ressources devienne disponible pour la production civile".Le roi a dit aussi que les Nations-Unies peuvent l'ouest tout le long du front de Slovaquie orientale; selon le communiqué de Moscou, elle a pris plus de 60 villes et villages.Dans le nord de la Hongrie, les Russes ont chassé l'ennemi de la rive droite de la rivière Tisza et occupé 14 autres centres populeux.Sur ces deux fronts, qui ont ensemble une longueur de 110 milles, l'avance va jusqu'à 14 milles.Moscou n'a rien dit au sujet d'une prétention de Berlin qu'une nouvelle offensive soviétique aurait été lancée en Hongrie à l'ouert du Danube et aurait atteint la ville minière de Pecs, située à environ 100 milles au sud de Budapest.Le général de Gaulle doit arriver à Moscou samedi.Un porte-parcle du ministère des Affaires étrangères de Paris a dit que le général et son groupe voyagent par chemin de fer à cause de la mauvaise température; ils ont pris le train à Bakou, dans le Caucase, lundi soir.Le comte Carlo Sforza, que les autorités anglaises ont dit leur paraître peu qualifié pour le poste de premier ministre ou do ministre des Affaires étrangères d'Italie, a démissionné comme président de la conférence des six partis qui cherche une solution à la cris* politique italienne.-> Faul SAURIOL LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 29 SEPTEMBRE 1944 VOLUME XXXV — No 275 CHRONIQUE UNIVERSITAIRE par Pierre Laporte Deuxième leçon de M.Oscar Halecki sur "le rôle des peuples slaves dans Thistoire de TEurope" Ottawa, 28.— Le Parlement a baigné toute la journée dans une atmosphère de secret et de mystère.Les deux séances des Communes, auxquelles les sénateurs étaient particulièrement conviés, se sont écoulées en chambre hermétique: j des cerbères en livrée gardaient les Cnurc I en tenaient même les profa-j nés à distance respectueuse.publics de droit commercial ce soir et jeudi à c’était à croire que mat eût eu F,.,.•.'jki D' 'ji a souffrir que des oreilles non au- I Université de Montreal — Resume de la premiere torisées pussent entendre des ap- conférence de l'heure de biologie 5i*pdÆÛ«.p Z rïÆ.foï Il est toutefois permis de supposer ce qui parait être en l’occurence le vraisemblable, savoir: que le général McNaughton a passé tout le temps, de 3 à 6 et de 8 à 11, sur la sellette que lui avait de nouveau ménagée M.Mackenzie King et qu’il a répondu à d’innombrables questions posées par des députés de toutes nuances.Les friands de statistiques et de chiffres sous les formes diverses sous lesquelles ces choses se peuvent présenter ont dû demander à ce pauvre général d’aller jusqu’à l’exposé de probabilités mathématiques.Ce que nous en disons là n’est Bloc-notes parlementaires Br!"e s,éanc,e à la Chambre haute pe dans le sens numérique.Il y a aussi les migrations, les change-ments territoriaux, la formation des Etats (il peut y avoir parfois cependant réaction dans le sens contraire: la réunion de certaines tribus dans un même Etat constitue un facteur d’unité, e.g.la Yougoslavie).Il y a enfin la diversité des religions et tous les autres éléments de diversité qui ont résulté des relations extérieures des Slaves, comme les invasions asiatiques, ce.lle des Hongrois, celle des Mongols et celle des Turcs ottomans.Peuples slaves Du point de vue du monde occidental, on compte trois groupes de peuples slaves: celui du nord-ouest, celui du nord-est et celui du sud.Les slaves de l’ouest forment 3 groupes imparfaitement homogènes.Ils comprennent les Slaves dc-l’Elhe, disparus vers la fin du moyen âge, à l’exception des Serbes de Lusace qui subsistent en nombre très restreint.Ils comprennent aussi les Tchèques et Slovaques qui ne sont séparés que par de légères différences dialectiques.Faut-il écrire Tchéchoslovaquie ou Tchéco-Slovaquie?C’est une question de trait d’union.Entre l’Elbe et l’Oder, existe un groupe intermédiaire, les Poméramiens, tribu rapprochée des tribus polonaises.Les Poméramiens parlent même un dialecte polonais et ils ne doivent probablement leur identité qu’à leur attachement farouche au paganisme.Le troisième groupe des slaves de l’ouest est formé des Polonais, groupe assez homogène.Les slaves du nord-est ont à leur origine plusieurs tribus russes qui ont formé trois nations: les Grands-Russes ou Russes proprement dits _ dont le centre est à Moscou, les ¦mBue^les* facilités'de""cômpréhen-, Petits-Russes ou Ukrainiens (autre- rilTsint appréciables mai, "«b fciaïï^ïomî'™ “maTchef-rêi 11» üé'iéralcs pmm.les,peuple, b,'™"'.',;™;!,;;"'1"1 > M.Oscar Halecki, nouveau professeur d’histoire slave à la Faculté dos sciences sociales de l’Uniyersite de Montréal, a donné un deuxième cours vendredi soir dernier.Voici un résumé substantiel de cette deuxième leçon, tel que nous le communique un membre de l'A-SEP.A l’instar du monde européen, ou peut dire que le monde slave revêt un double caractère d’unité et de diversité.Quel est le caractère dominant?Eléments d'unité L’élémept de la race doit être rejeté comme élément d’unité.Anthropologues et historiens sont d’accord: il n’y a pas de race au sens historique.Au point de vue anthropologique, on voit par exemple que le paysan russe n’a rien de commun avec le paysan bosnien.Môme au sein de chaque pays, le type physique du Slave peut varier considérablement.Ainsi, en Pologne, il y a le montagnard des Carpa’ tes, brachycéphale, mais plus au nord ce type se transforme et disparaît.On pourrait peut-être mentionner comme élément d’unité 1 âme nationale; on reconnaît généralement une les Slaves ont des traits d esprit qui leur sont communs; ils sont pacifiques et à tendance de-iriocratique.Mais il faut se garder de croire qu’il s’agit là de caractères absolus-: certaines nations slaves ont déjà envahi l’orient et d’autres ont des traditions autocrati- La langue est l’élément d’unité le plus fort des peuples slaves.Etymologiquement, “slave” voudrait dire “mot”.Les Slaves ont le culte de la langue.11 ne faut pas cependant exagérer le rôle unifiant de la 1 cependant que pure hypothèse.Le seul sûr et certain, en ce qui concerne la journée des Communes, c'est qu’elle s’est passée dans le secret et le mystère.» * * La matinée, quant à ce qui concerne les députés libéraux de la province de Québec, avait été faite de même tissu.Rien n’a transpiré n’est pas gine irlandaise.L’on sans s’en étonner.* * * S’il fallait en juger par les normes ordinaires, les votes qui se sont La question de confiance dans la la politique de guerre du gouvernement ne se posera pas au Sénat -, .„ - , — Ottawa, 29 (D.N.C.) — La ques- pris, à la Chambre des Communes, hon de confiance dans la politi-en juillet 1942, sur le bill 80.dont que de guerre du gouvernement ne est sortie la loi de conscription que i se posera pas au Sénat, le gouvernement vient de déclarer .aura un débat à la Chambre par arrêté ministériel, de mettre en 'j3; ^ Sllr.a Question de la cons- vigueur, seraient un sûr indice du f*,1 °,n e| sur le problème des renvoie prochain sur la motion de ^«canadienne.Mais confiance que soumet maintenant au Sénat des motions de confiance * ’ 8’ ou de non-confiance.En donnant Mais les normes ordinaires va- c.?s Précisions hier soir, au cours lent-elles en des temps comme ceux j l"}^ jeancf de la Chambre d’aufonnThut?ÏTl&Æ l'Æ.'iï.‘kSTZZI fl 11 Ci o 1 o ’ .i ,, .: 4.¦ • Quoi qu’il en soit, il n’est pas sans intérêt de jeter un coup d’oeil sur les votes, au nombre de trois, qui se sont pris sur le bill 80.Le premier, à la date du 7 juillet, portait sur la deuxième lecture, c’est-à-dire sur le principe même du bill dont allait sortir la loi de conscription; les deux autres, à la date du 23 juillet, au moment de la troisième lecture, d’abord sur un amendement, soumis par M .Li-guori Lacombe et comportant le renvoi à six mois de la mesure, ensuite sur l’adoption définitive de cette dernière.A part le ministre de la Justice, M.Saint-Laurent, dont le vote était forcément déterminé par le jeu de la solidarité ministérielle, seulement trois libéraux canadiens-fran- s— æü rss&Jtü E’-SSE ilfEH slaves.Cette communauté lingpisti-que n’a donc qu’une valeur relati- " Mentionnons encore, comme élément d’unité, le fait que des tribus éloignées se désignent parfois sous le même nom, par exemple les Slovenes; enfin certains mouvements idéologiques comme le panslavisme et le néoslavisme.Eléments de diversité Parmi les éléments de diversité, il y a la différenciation normale de tout groupe humain qui se dévelop- Àvis de décès ROUSSEAU.— En Italie le 22 octobre, à l’âge de 22 ans, 11 mois, a été tué au combat le lieutenant Jean-Marie Rousseau, fils de M.et Mme Antonin Rousseau, 5209 De-celles.Service sera chanté à 1 e-çlise N.1).des Neiges, samedi 2 décembre, à 9 heures.Parents et amis sont priés d’y assister.Nécrologie AUMOND — A Montréal, le 27, il Mme Te'.mont Aumond.né.- Led a Peachy.CARON — A Montréal, le 27.A 51 ans, James Caron.Ills de leu Joseph Carcn.COUTU — A Montréal, le 27.A 70 ans, Thomas Coutu.époux de leu Exlmia Aubé.DORAIS — A Montréal, le 2R A 73 ans, Alphonse Dorais, époux de Céllna Lalran-ce.l.AFRAMBOISE — A St-Hyaclnthe.le 27.A 56 ans.Mme Jules Laframbolse, née Brrtha Chlcolne.ROCHON — A Montréal le 28.A 57 ans, Raoul Rochon, époux d'Hermlnle Valade.TREPANIER — A St-Urbaln.le 27.A 67 ans, Mme veuve Athanasc Trépauler.A L’ETRANGER Les slaves méridionaux comprennent les Yougoslaves.Le sens littéral du mot Yougoslave (slave du sud) dépasse de beaucoup les frontières de la Yougoslavie.Il englobe même la Bulgarie.Les Yougoslaves se divisent en Slovènes, serbes et croates (ces deux derniers groupes ont une langue presque identique).Les frontières géographiques de ces groupes sont difficiles à déterminer.On connaît le problème des Macédoniens animés de sentiments autonomistes et que Serbes et Bulgares veulent rattacher à leurs groupes.Heure de biologie Voici un résumé de la première conférence donnée par M.Léon Lortie, à l’Université de Montréal, dernièrement."La génération des êtres vivants” La découverte du microscope, au début du 17e siècle, a rendu la découverte de nombreux phénomènes qui ont permis d’élucider la plupart des mystères de la génération des plantes, des animaux et de l’homme.Les premiers micrographes ont décrit la structure cellulaire des niantes, l’oeuf des mammifères, les organes microscopiques de l’appareil génital et les spermatozoïdes.Ue sont des savants du 17c siècle qui ont fait toutes ces découvertes.Ceux du siècle suivant ont augmenté le bagage de connaissances expérimentales mais ont surtout discuté le problème de la formation de l'être complet à partir de l’oeuf.Les uns étaient en faveur de la prégformation et se partageaient en ovistes, partisans de l’hérédité venant de la mère, et en animalculistes, tenants _ de 1 hérédité paternelle.Les maîtres de la a Londres a 59 ans.le Dr Julius Lœwy.science étaient prisque tous pre president de la Czechoslovak Medical As- formatiomstes.M'Ul, WOIII, suuuui so.-latlon et ancien professeur A l'ünlver- .|a théorie de l’épigénèse selon la-Sité d- Pranue.j qupllc (’organisme se développe peu à peu à partir de l’oeuf.11 dut s’exiler en Russie afin d échap- A Paris A 81 ans.Arthur Vtel-Plcard.collectionneur d'objets d'arts çt bien connu durant plus de 50 ans, sur les champs de course français.A New-York.Mme Eunice Fuller Barnard, ancienne rédactrice au New York Times.Elle était la femme de Seymour Barnard, directeur de People's Institute of Brooklyn.A Baltimore.A 65 ans.Hulbert Footner.publiciste, auteur dramatique et historien.Canadien de naissance, 11 arriva au Maryland A 35 ans.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimé» ou gravét i - PH» et ipécimen* sur demande L’Imprimerie Populaire, Limitée 430.Notre-Dame est.Montréal Tel.BEIair 3361 CALENDRIER lie mois NOVEMBRE SI Jours Demain: JEUDI.30 NOVEMBRE 1944 SAINT ANDRE, apôtre Lever du soleil, 7 h.19.Coucher du soleil, 4 h.18.Lever de la lune, 5 h.05.Coucher de la lune, 7 h.4L Dernier Guaitier, le 7 à I h.28m.du soir Nouvelle Lune, le 15.à 5 h.29m.du soir.Premier Quartier, le 23.à 2 h 53m.du mat Oleine Lune le 29.A 7 h.52m du soir NOVEMBRE 1944 Dim Lun Mar Mer Jeu.Ven Sam c DQ.7 NL15 $ PQJJ I 2 3 4 5 6 7 8 9 10 II 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 ==?® PL 39 per à l’ostracisme de la science officielle.La fin du 18e siècle voit aussi paraître les travaux de Buf-fon et d’Erasme, Darwin, précurseurs de la théorie de l’évolution.On doit ici retenir les très belles recherches de l’abbé Spallanzani sur la fécondation et sur la génération spontanée.Les perfectionnements apportés * au microscope et l’essor formidable des sciences au début du siècle dernier nous fournissent les beaux travaux de Brown, découvreur du noyau de la cellule, de Schawnn, professeur à l’Université de Louvain, qui propose la théorie cellulaire de la vie, de Nagell, qui observe la division cellulaire, de Hertwig, qui surprend la combinaison des noyaux cellulaires, tlé l’abbé Gregor Mendel, qui découvre les lois de l’hérédité, et enfin de Darwin, qui énonce sa théorie de l’évolution des êtres vivants.Dans un sujet pareil, il est bon de noter la part importante prise par des savants catholiques dans son développement expérimental et théorique.Nalpighi, médecin du pape Innocent XII, l’abbé Spallanzani, Schwann, qui obtient Vimprimatur de l’ordinaire de Malines ayant de publier ses travaux, l'abbé Mendel, moine augustinien de la | Tchécoslovaquie.Darwin lui-même avait étudié la théologie protes- i tante et est resté profonaément | religieux.Tout récemment, le R.R.1 heillard du Chardin annonçait 1 dans une conférence aux Etats-I Unis que le fait de l’évolution est incontestable.La deuxième de cette série aura lieu demain, jeudi, dans la salle H 4 de l’Université de Montréal, à .» heures de l’après-midi.Le conférencier sera M.Jean Fournier, MD., qui traitera du sujet suivant: j “Les cellules sexuelles”.1 Le public est admis, quel le premier ministre, M.Mackenzie King, flanqué du général McNaughton, est venu, parait-il, leur offrir l’agrément de son discours.Il aurait profité de la même occasion pour leur redire quelles peuvent être, quelles sont, dans son cas particulier, les tribulations d’un chef de gouvernement alors que de ses ministres veulent la conscription et que d’autres ne la voudraient point.Du caucus non plus il n’est évidemment rien sorti.Des vents coulis ont toutefois porté la rumeur, sans doute con-trouvée, que des députés québécois ont fait entendre à M.King qu’ils voteraient contre sa motion de confiance mais sans pour autant voter non-confiance en son gouvernement.M.King, avec la subtile dialectique qu’on lui connaît, est un homme à parfaitement comprendre cela: n’est-ce pas un peu dans le genre de la nécessité, dont il a lui-même parlé, du volontariat dans la contrainte et la conscription?Dire qu’il n’est rien sorti du caucus, c’est exagérer légèrement; il en est issu une déclaration du ministre des Services de guerre, le général Laflèche, dont les journaux anglais d’Ottawa, dans leurs dernières éditions du soir, ont fait grand état: “Ç’a été une réunion très cordiale, a dit le général, et il n’y aura pas de lâcheurs”.(It was a verg cordial meeting and thi're will be no bolters).C’est bref, clair, précis;, tout à fait dans le meilleur style militaire.On sait comment Napoléon trouvait à résumer en six mots une harangue à ses armées: “Soldats, je suis content de vous”.Le général Laflèche paraît connaître le modèle.En affirmant qu’il n’y aura pas de lâcheurs, le général voulait-il lui aussi faire entendre qu’un vote contre la motion de confiance ne serait pas considéré comme un vote de non-confiance?Ou voulait-il en dire davantage et signifier aux journalistes qui recueillaient ses paroles que les libéraux québécois, à part ceux qui ont comme de raison déjà boité, appuieront intégralement et indéfectiblement le gouvernement, la conscription y inclu-se?Il reste au temps de vérifier dans quel sens il faut prendre la déclaration du général.» * ¥ Fait qui n’est pas douteux toutefois, c’est que les agents et les démarcheurs du parti libéral, forts de tous les moyens que leur vaut 4e caractère présentement ministériel de leur parti, ne sont pas demeurés inactifs de tout le reste de la journée, y compris les heures officiellement consacrées aux délibérations secrètes et mystérieuses des Communes.D’innombrables petits caucus ont suivi le grand, au cours desquels les fidélités par-lisannes seraient apparues à la pleine cole de leur valeur.Il y a des timballes à décrocher au Sénat, dans la magistrature, dans le fonctionnarisme, le haut et le moyen, dans le ministère même, au cas où le libéralisme ministériel survivrait à la tempête d’aujourd’hui et aux autres petites tempêtes qui sont à prévoir dans un avenir prochain., .Dans quelle mesure cette foire politique réussit-elle, va-t-elle réussir en définitive?Un vote prochain lcl"”' * * * Une autre fait non douteux, c est que la députation québécoise et canadienne-française est présentement le point de mire du monde rent, les trois fois, dans le sens de la conscription: M.Ernest Bertrand, qui allait être récompensé par le portefeuille des Pêcheries, M.Thomas Vien, à qui allait échoir un siège au Sénat et bientôt après la présidence de la Chambre haute, et M.Rodolphe Leduc, député de Wright, resté simple député.Des libéraux canadiens-français des autres provinces votèrent aussi avec le gouvernement: MM.Bra-dette, Chevrier, Hurhibise, Martin, Pinard, tous de l’Ontario, Michaud, ministre des Pêcheries, Léger et Ve-niot, tous trois de là province du Nouveau-Brunswick, Dechène, de l’Alberta, et Urgeon, de la Colombie.Enregistrtèrent leurs votes contre la deuxième lecture: MM.Authier, Bertrand (Terrebonne), Blanchette, Bonnier, Bourget, Brunelle, Cardin, Cloutier, Côté, D’Anjou, Denis, Dubois, Dubuc, Durocher, Eudes, Fau-teux, Ferland, Eerron, Fontaine, Fournier (Hull), Fournier (Maisonneuve-Rosemont), Gauthier, Guignes, Jean, Lacombe, Lacroix (Beauce), Lacroix (Québec-Mont-morency), Laflarume, Lafontaine, Lalonde, Lapointe (Lotbinière), Leclerc, Lizotte, McDonald (Pontiac), Marier, Mullins, Parent, Poirier, Pouliot, Raymond, Rhéaume, Roy, Ryan, Sylvestre, Thauvette, Tremblay, plus un certain nombre de députés de la C.C.F.Quelques autres députés québécois n’enregistrèrent pas leurs votes parce qu’ils étaient “paires”'mais en expliquant que s’ils avaient voté, ils se seraient prononcés contre l’adoption en deuxième lecture: MM.Lapointe (Matapédia-Matane), Picard, Halle et Vincent Dupuis.Un peu plus tard, le renvoi du bill à six mois, sur la motion Lacombe, devait rallier les suffrages suivants: MM.Authier, Bertrand (Terrebonne), Blanchette, Bonnier, Bourget, Cardin, Cloutier, Crête, D’Anjou, Dubois, Durocher, Eudes, Fauteux, Ferland, Ferron, Fontaine, Fournier (Hull), Fournier (Maisonneuve-Rosemont), Gauthier, Gin-gues, Lacombe, Lacroix (Beauce), Lacroix (Québec - Montmorency), Laflamme.Lafontaine, Lalonde, La-pointe (Matapédia-Matane), Leclerc, Lizotte, McDonald (Pontiac), Poirier, Pouliot, Raymond, Rhéaume, Roy, Ryan, Thauvette.Et en troisième lecture, la liste du vote indique les députés suivants comme opposés à la mesure: MM.Authier, Bertrand (Terrebonne), Blanchette, Bonnier, Bourget, Cardin, Cloutier, Crête, D’Anjou, Du-bois, Durocher, Eudes, Fauteux, Ferland, Ferron, Fontaine, Fournier (Hull), Fournier (Maisonneuve-Rosemont), Gauthier, Gillis, Gin-gues, Lacombe, Lacroix (Beauce), Lacroix ( Québec - Montmorency), Laflamme, Lafontaine.Lalonde, La-pointe (Matapédia-Matane), Leclerc, Lizotte, McDonald (Pontiac), Poir'i r, Pouliot, Raymond, Rhéaume, Roy, Ryan, Thauvette, plus un groune imposant de députés de la Que les députés qui se sont ainsi prononcés trois fois contre la loi même de conscription, qui en ont demandé le renvoi à six mois, c’est-à-dire aux calendes grecques, alors qu'elle n’existait encore qu'à l’état de projet, puissent aujourd’hui admettre sa mise en vigueur et voter confiance au gouvernement qui a voté le décret de cette mise en vigueur, la chose paraît dépasser toute vraisemblance.Elle parait même tellement impossible que l’on est porté, malgré toute l’estime que l’on puisse avoir pour les bonnes maniérés et les façons agréables du général LaFlèche, à douter de affirmation à e con- que cela n’empêcherait pas les sénateurs d’exprimer leur opinion sur les problèmes d’actualité qui ont ramené les parlementaires dans la capitale.On ne sait pas encore, toutefois, de quelle façon le débat sera amorce à la Chambre haute.Le Dr King a révélé qu’il étudiait actuellement la question, avec la collaboration du leader de l’opposition, M.C.C.Ballantyne, et le président du Sénat, M.Thomas Vien.Lorsque le Sénat tint sa dernière seance, vendredi passé, il s’était ajourné à hier soir.Il a donc dû se réunir à 8 h., hier soir.Mais comme la séance secrète de la Chambre des communes n’était pas terminée et que les sénateurs tenaient à y assister, ils se sont tout juste réunis pour entendre les explications du Dr King sur la question de confiance et ont immédiatement ajourné leur séance pour retourner assister à l’interrogatoire que les députés faisaient subir à huis clos au général A.G.L.McNaughton, ministre de la Défense nationale.1» MEDECINS RECOMMANDENT NOS ¦AIIDM HinniAIRM.PHARMACIE MONTREAL Charles Dnquette.propriétaire E* pima trmtda mkmrmmwt» VUl ,1ST* 330 S» Réprobation des querelles raciales E.B.Joliffe, chef de l’opposition C.C.F.ontarienne, a dit hier soir, lors d’une réunion du parti tenue à Montréal, que la montée croissante a ! du C.C.F.est due à l’appui de plu pour but de se documenter sur no- sieurs milliers de personnes qui pen- Ire vie sociale et industrielle.Il doit, à son retour au Mexique, publier un numéro spécial de sa revue sur le Canada.M.Audiffred nous dit lui-même que le ministère canadien du Commerce a bien voulu sent à l’avenir et à celui de leurs enfants.M.Joliffe a condamné les éléments qui séparent les provinces entre elles, fomentant les querelles de race qui créent la désunino.les maîtres militaires du lapon 1$:/ par Hillis LORY H t Traduit de l'anglais par Roger Duhamel Volume de 270 pages.Au comptoir, $2.00.Par la poste, $2.10.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Veillée du Jour de l’An d’un prêtre patriote Jbanâ un [oyex canadien-Itançaii politique fédéral.Ôn attend avec moatience de connaître ce qu’elle 1 exactitude do son affirma va faire, quelle attitude e!le va savoir que le parti liberal n prendre en définitive.n:»fra p!»s de bolters.100 KlrkJond HT4:T n'SKzôM an r«70 On n’est pas non plus sans remarquer et sans noter que le seul ministre québécois que la politique conscriptionniste du gouvernement ait fait démissionner au cours de la présente cris», M.Power, est d ori- Attendons la fin, qui ne saurait maintenant beaucoup tarder.Demain la Chambre des Communes se remet à son ordinaire des séances publiques.Emil* BENOIST ON DEMANDE COMPTABLES, HOMMES, POUR LE BUREAU DU CONTROLEUR DU TRESOR, MINISTERE DES FINANCES, $2220-$4200, SELON LA COMPETENCE ET LES FONCTIONS A REMPLIR Nominations à la Division de la Santé nationale et du bien-être social, et à la Division de la Loi sur les terres destinées au* anciens conibaftantSs seon les besoins, dans tout le Dominion: aussi des comptables à Ottawa pour étudier les systèmes ef imaginer des méthodes.Tous les renseigne-ments nécessaires dans les avis affichés aux bureaux de posfe.Les formules de demande, que l’on peut se procurer aux bureaux de poste, aux bureaux de placement ef du service sélectif, doivent parvenir * le Commission du service civil.Ottawa AU PLUS TARD LE 16 DECEMBRE 1944.Cette annonce est autorisée par le Directeur du Service sélectif national.F Neuf générations présentes Un prêtre du diocèse de Montréal assistait, il y a quelques années, à la réunion du jour de l'An de sa famille.Au milieu de la veillée, il demande le silence, fait asseoir tous lés invités en cercle et sort de son sac de voyage un livre mystérieux.C'était la généalogie de la famille; il convoquait les ancêtres et allait les faire participer à la réunion avec les vivants.Le lecteur présenta d'abord son premier ancêtre, un héros, mort martyrisé par les Iroquois, puis un autre de ses ancêtres, compagnon de Maisonneuve, et un autre, marguillier et pionnier de la Côte de Beaupré, etc.La lecture dura une heure et demie dans une atmosphère d'émotion profonde.Et le pratique abbé couronna son beau geste en remettant à chaque chef de famille là présent un exemplaire de ce livre d'or des ancêtres.Nous pouvons faire pour vous, comme nous l'avons fait pour ce prêtre patriote que nous venons de citer, ce livre mystérieux dévoilant les faits et gestes des héros, vos ancêtres.Avec documents authentiques à l'appui.INSTITUT GÉNÉALOGIQUE DROUIN “Une oeuvre nationale digne de votre encouragement7 • 4184, rue Saint-Denis — Montréal Immeme documentation méthodiquement accumulée.31 ans de recherche! patientai.Généalogie de tout Canadien français, Franco-Américain ou Acadien.Ecrivex-noui pour renseignementt ef honoraires. VOLUME XXXV — No z/5 TROIS >OUS lE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTI EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6 00 (Sjuf Montréal et ¦> banlieue) Etats-Unis et Empire britannique B 00 UNION POSTALE 10 00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2 00 Etats Unis et UNION POSTALE 3 00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de r"A.B.C." et de la "C D.N.A." MERCREDI, 29 NOV.1944 Neige ce soir, plus doux demain.MINIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui max mum 24.Même date l’an dernier 20.Minimum aujourd’hui 20.Même date l’an dernier 18.RAilOMETRE: 10 b.a.m.30.00; 11 h.a m.35.00; midi, 30.10.iChlIfres fourni* par ia maison M R de Mrs'é 444 Sherbrooke est Mo trdail 106 candidats en lice pour l’é.ection municipale Deux candidats à la mairie: MM.Camillien Houde et Adhémar Raynault — Neuf conseillers sont élus par acclamation, dont M.J.-O.Asselin dans Notre-Dame de Grâce — Il y aura lutte dans 10 districts Liste des candidatures et des conseillers "C" Autres manifestations contre la conscription Un régiment de conscrits est empêché de partir à Terrace — Défilé à Port Alberni — A Mont-Laurier et à Loretteville Op I * * La lutte contre sur la conscription Timken; lisme I.a proclamation des candidats à l’élection municipale du 11 décem-lire a eu lieu à midi, dans le grand hall de l’hôtel de ville, en présence d’une assistance considérable.Les deux candidats à la mairie sont MM.Camillien Houde et Ad-hérrnr Raynault.Il y a 1Ô4 candidats à l’échevinage; il y aura contestation dans les 11 districts électoraux, à l’exception du numéro 2 (quartiers Saint-CIa,'riel.Sainte-Anne et Saint-Joseph) où les candidats n’ont pas eu d'opposition.Les conseillers de ce secteur municipal proclamés élus sont (tone MM.E.E.O’Fla-herty, J -P.Fréchette et Frank Hogan, dans la catégorie A.et MM.Percy Burrows, T.P.Henly et Frank Hanley, pour la classe B.Trois autres candidats sont proclamés élus, ce sont: MM.J.-O.Asselin, A.1).Quintin et J.P.Bowat dans la catégorie A du dis-Irict Notre-Dame de Grâce.Neuf conseillers sont donc déclarés élus par acclamation M.Houde occupait une place d’honneur à côté du maire Raynault, sur une estrade où le greffier de la ville M.Alphonse Mongeau, proclamait les candidats et les élus.L’arrivée de l’ex-maire et la mention de son nom ont été bruyamment applaudies.Les candidats municipaux Voici la liste des candidats qui brigueront les suffrages à l’élection du 11 décembre à Montréal dans les 11 districts électoraux qui groupent les 33 anciens •••'artiers; les candidats de la catég a’ie A seront élus par les propriétaires, tandis que ceux de la classe B seront choisis par les propriétaires et les locataires de chacun de ces districts; 33 conseillers devront représenter la classe A et 33 la classe B.A la mairie MM.Camillien Houde et Adhémar Raynault.District 1 (quartiers Saint-Paul, Saint-Henri, Sainte-Cunégonde)'.A) Arthur Tremblay, Emery Sauvé, Amédée Marcotte, VV.-E.Lau-riault.B) Israël Morin, Eddy D’Amour, Marcel Lafaille, Joseph Moreau, Ronald Gravel.District 2 (quartiers Saint-Gabriel, Sainte-Anne, Saint-Joseph).A) E.W.O’Flaherty, J .-P.Fréchette, Frank Hogan.B) Percy Burrows, T.P.Hcaly, Frank Hanley.District 3 (Notre-Dame de Grace).„ .A) J.-O.Asselin, A.D.Quintin, John P.Rowat.B) John E.Lyall, Austin Murphy, J.S.Allen, Jean Rinfret, R.A.Speirs.District 4 (quartiers Mont-Royal.Saint-André, Saint-Georges, Saint-Laurent).A) Albert Chevalier, Jessie h.Fisher, L.J.McKenna, Guy Perron .B) Oscar Senécal.R.F.Quinn.Grier Lafleur, P.F.Durnford, M.Gillepsie, Marcel Malépart.District 5 (quartiers Grémazie, Saint-Louis, Laurier, Saint-Michel).A) William Victor.Max Malumed, Harry Kolber, Max Seigler.B) David Rochon, Louis Bass, Sarto Blais, Michael L.Klein, Michael Buhay, Ezra Leithman.District 6 (quartiers Saint-Edouard, Saint-Jean, Montcalm).A) H.Carrière, P.Dandurand, Alfred Fillion, Léonard Léger, H.Pru-dhomme.B) J.-F.Beauchamp, S.Ghalifoux, jG Charland, A.Charpentier, J.-E.j Dubrcuil, J.-L.Gagner, Rodrigue .Moore, Elzéar Simard.District 1 (quartiers Saint-Denis et Dclorimier).A) Rodolphe Corbeil, W.Deslau-riers.C.Desrochers, V.Leblanc.B) M.Charette, Frédéric Duclos, O.Gaucher, J.-M.Goulet, Conrad Petelle, J.-P.Râtelle, J.-M.Savignac, Gérard Thibeault.District (quartiers Saint-Jean-! Baptiste, LaFontaine, Saint-Jacques, \ille-Marie, Bourget).A) Fudore Dubeau, Eugène Gau-dry, Victor Lévesque, L.-P.Hébert.B) P.Desmarais, P.Dozois, G.Godin, A.-F.Goyette, A.Larivière, Eùni-le Naud, Uislr ' 0 (quartiers Rosemont, S -Eusèbe, Préfontaine).A) Adeline Early, G.Lalancette.J.-A.Lamarre, J.W.Nesbitt.B) Achille Dubeau, G.Guévré-mont, H.-G.Lortie, C.-A.Matte, J.Shaw, A.Smith, M.Verville.District 10 (quartiers Papineau, Sainte-Marie, Hochclaga, Maisonneuve, Mercier).A) Edmond Allan, H.Drolet, J.-E.Jeannotte, P.Leblanc.B) J.Bourget, Georges Caron, Camille Côté, Emile Gauthier.Edmond Hamelin, VV.Monarque, L.-C.Parent, A.Routhier.District 11 (quartiers Vüieray, Ahuntsic).A) Jean Constantin, Marc For-iier, J.-E.Foucault, J.-G.Girard, H.Rodrigue.B) Roméo Auger, Hervé Brien, J.-P.Campeau, Edmond Charron, Lucien Croteau, Paul Marchand, Michel Normandin.Les 33 conseillers "C" Voici la liste des 33 conseillers choisis par les treize corps publics pour les représenter dans le prochain conseil municipal de Montréal: r Université de Montréal: MM.Guy Vanier, Albert Lesage et Léon Lortie.Université McGill: Cecil McDougall, Gordon Pitts et Fitz Osborne.Canadian Manufacturers’ Association: MM.Paul Sherman Smith, Alex.Lanoue et Rodolphe Dubuc.Conseil des métiers et du travail: J.-E.Gariépy, Robert Haddow et Alfred Mathieu.Conseil central des Si/ndicats ca-tholiaues et nationaux: MM.Georges-Aimé Gagnon, J.-B.Delisle et Roméo Bellemare.Montreal Board of Trade: MM.C.Marier et Eric Reford.Chambre de commerce de Montréal: MM.Philias Paré et Aimé Parent.Chambre de commerce des jeunes: M.Jean Morin.Junior Board of Trade: M.H.-B.Fewkes.Comité des citonens de Montréal: MM.Clinton Henderson, J.-N.Drapeau et W.-R.Bulloch.Association des marchands dé-, taillants: MM.Oscar Gince, J.-W.; Jetté et Joseph Trudeau.Ligue des propriétaires de Mont-: rial: MM.J.-H.Gagné, Hervé Du-j puis et J.-H.Laframboise.Ligue du progrès civique: MM.I Armand Mathieu, F.-G.Todd et F.-I W.Tofield.Terrace, 20 (P.G.).— Un régi-i ment d’infanterie de la Saskatche-| wan, faisant partie de l’armée de la j défense intérieure, régiment qui j avait été conscrit pour service actif | outre-mer, n’a pu hier quitter son camp pour monter à bord du train, ! à cause des menaces de violence ! formulées par les recrues qu’a frap-! pées le récent ordre de conscription partielle.Un porte-parole de l’état-major de la garnison locale a déclaré que les hommes se livraient à des manifestations parce qu’ils ne veulent pas aller combattre outre-mer.Des soldats du régiment de la Saskatchewan, interrogés, ont déclaré que les grévistes possédaient des munitions et qu’ils croyaient que les rebelles étaient prêts à s’en servir.Les troubles auraient débuté par un défilé de protestation de 300 soldats d’une unité canadiennc-françai-se, en garnison à Terrace, suivi une heure plus tard d’un second défilé, cette fois de 1,500 hommes, faisant partie d’unités des deux langues et dont quelques-uns portaient des mitraillettes Bren.Vancouver, 20 (P.C.).— Selon un porte-parole du haut commandement de la côte du Pacifique, le train qui devait emmener vers une destination inconnue le régiment de la Saskatchewan en garnison à Ter-race aurait quitté cet endroit à l’heure convenue, sans aucun autre incident.Aucune confirmation n’a cependant encore été reçue de Ter-race à cet effet.Le major-général G.R.Pearkes, commandant en chef sur la côte du Pacifique, a publié la déclaration suivante: “Cette unité de langue anglaise de la Saskatchewan avait été choisie pour la défense d’un point de la côte.Les rapports précédents qui auraient dit que celle unité devait s’en aller outre-mer sont erronés.” La déclaration du général Pearkes a ete publiée environ sept heures apres les premières dépêches de la tresse Canadienne qui parlaient d un regiment envoyé outre-mer.Ces dépêches avaient été approuvées par le censeur militaire.Entretemps les enquêtes dirigées par les états-majors locaux se poursuivent aux divers endroits où des manifestations militaires anticons-cnptionnistes ont eu lieu ces derniers jours, soit à Chilliwack, à (.ourtenay, à Prince-George, à Ver-non, à Nanaimo et à Terrace.Le haut commandement de la côte du Pacifique est d’avis que la situation devrait etre réglée par les autorités militaires locales.On n’a aucunement suspendu le paiement de la solde aux recrues de Terrace, a déclaré un porte-parole du haut commandement.“Ce geste est hautement improbable et serait d’ailleurs sans précédent.La solde d’un soldat ne peut être suspendue que si cet homme a été convaincu d’une faute contre les règlements de l’armée et si le burpau du paie-maître a reçu avis de la décision.” “Si les soldats en garnison à Ter-race ont été traités de “mutins”, a continué le porte-parole, “ceux qui les ont ainsi traités n’ont fait qu’exprimer leur opinion personnelle et non officielle.” Défilé à Port-Alberni Fort Alberni, 29 (P.C.)—Environ 20U recrues de l’armée de défende intérieure ont défilé hier à travers cette petite ville de l’ile de Vancouver, en portant des pancartes sur lesquelles on pouvait voir des inscriptions telles que: “A bas la clique de Ralston!”, “Nous serons toujours des Zombies”, etc.Les manifestants ont chanté mais il n’y eut aucune violence durant celte manifestation qui a duré environ une heure.Au passage devant ies bureaux locaux de la Légion Canadienne, tous lancèrent des sifflets; ce fut le seul incident notable.La plupart des participants étaient des Canadiens français du Québec; mais il s'y trouvait ayissi des membres d’unités canadiennes-anglai ses, selon la Presse Canadienne.Mont-Laurier manifeste Mont-Laurier, 29 (P.C.) — Plusieurs centaines de personnes auraient manifesté hier en cet endroit contre le récent arrêté ministériel d’Ottawa, qui conscrit 16,000 recrues pour service actif outre-me».Les manifestants paradèrent aux flambeaux et se rendirent ainsi à l’aréna où eurent lieu plusieurs discours contre cet arrêté.Aucun incident grave n’a été enregistrée *¥*•£•¥* Québec, 29 (D.N.C.) —Plus d’une centaine de jeunes gens de Loretteville et des environs ont manifesté contre la conscription, hier soir, en paradant dans les rues de Loretteville.M.Delphis Dion, maire de Loretteville et M.Albert Legaré, chef de police, ont tous deux signalé que tout s'est passé en bon ordre et que rien n’a été brisé.Les jeunes gens, disent-ils, n’ont fait que chanter, a travers quelques cris de “à bas la conscription”."Une autre forme d'exploitation par l'élément canadien anglais", dit la "Chicago Tribune" New-York, 29 (P.G.) — La presse américaine adopte en général dans ses articles éditoriaux une attitude de réserve, au sujet de la crise poli tique canadienne.La Société St-Jean-Baptiste prend nettement position La Société Saint-Jean-Baptiste satisfaction de dépêcher en Enrô- le la crise poli nous fait tenir la déclaration sui- Pe quelques soldats additionnels, plupart des vante, en marge des événements oui i e* celu! .des patriotes canadiens.nements, même dans'des régions n^n/imie'Ja* fJn86 Pédants.L’avenir du Canada dé-aussi distantes du Domin ion que la nH1!'1.,.Se *dtr:°u,e ®c,ue,'f-, Passe de beaucoup les démarca- lions partisanes.Nos représentants canadiens-français à Ottawa doivent comprendre toute l’ampleur du débat ' * * uii-Tl n II U U UIJ1111J U II Ijllv I«I rtx n 4 n /Ali,,.* !»• « .côte sud-ouest américaine du Paci- • .1 ,,aNVa- A 1 issue de cette fique.Les Etats-Unis se rappellent ,™10,n’ ^ conseil Réneral a émis la violente discussion qui eut lieu ,a .T,cl.?.r.a,'nn suivante: chez eux en 1940 au sujet de la T La,t,tl)de delà Société Saint- ._____ conscription,et leur sympathie est •’pan-Baptiste de Montréal sur la qui se poursuit actuellement; il au-immédiatement sensible., question de la participation cnna-j rn infailliblement de lointaines ré- Voici quelques-unes des opinions dicnne aux guerres impériales est PeÇcl,ss)°l,s- Qu’ils oublient leurs énoncées par leurs journaux et tou* connue de tous; elle n’a jamais préférences ou leurs rancunes per-d'abord celle du New York Herald changé.Des voeux adoptés par ses 1 sonnelles, si légitimes qu’elles puis-Tribune: j congrès semi-annuels, représentant i sen* ctre •en temps normal.L’heu- “Nous connaissons nos propres toutes les classes de la société ca- rt> ?, ?9nn>.de !.un*on d,e tous les - I véritables Canadiens.Ce qui im- ent un ter-pour mener hardi- troubles, à cause de l’existence chez nadienne-française, ont affirmé de- ______.__ ____ puis di culièrement le problème noir.Nous nous de minorités raciales, et parti- puis de nombreuses années ses con- r^n^d’entente1 ,rOUVCnt Un ter* encore élargie par une plus grande concentration géographique et p.» litique.” ni°n.d’une crise angoissante.1 c on c è s >! ! ml * 'n a!!!’ n( concession en N0lIS voulons croire à l’union na-, nous en sommes arrives Ronale, mais qu’on ne fasse pas tout ction de ommen- •y , , - i - - , V VSIia J/U» Uv,V V/111|/I8B 1 18418VS1B VIV llOtFC Le gros de l’opposition à la • resf' pour n en citer que deux, gioupc ethnique sur quelques prin-conscription vient des Canadiens artcnt.°.u* doute à cet égard.Le cipes fondamentaux et il sera alors ne gue A I „ .ll Massé, Marcel Poulin, etc.bras dans une “désobéissance pas- assemblée fait suite à deux sive”.il v a des soldats canadiens- ^»n,ons e-m’cs ^'manche dernier, français en Europe et ils se sont 11 M;1»0» ° a nn.mmondvillc.Jeudi, battus aussi bien que n’importe (,.rnnby et Saint-Jean recevront la quelle autre armée.De grandes i v‘s"e dp' o.rateurs du Bloc.Dnnan- usincs produisent aussi des armes! ‘'h.° procha,.n* la caM,pa«"?SP p?ur: pour les Alliés au Canada français.I Y.ra pa«* 1,0 garnis ralliements a Mais Québec reste le centre de l’iso-j « Sherbrooke à Çh.cout.- lationisme là-bas; , t c’est l’isolatio-' a Amofs’ n, Hou>'n cl 0Utres Cynisme qui a nourri la résistance à,1 Is importants-_________________ la conscription au Canada aussi bien qu’en Australie”, scignée du monde.” "Incidents exagérés", dit M.Robinson , faire croire, quoique je n’aie pas ] < ticore eu le teuw>s de consulter à ! mon aise les journaux.Il y eut bien ! quelques ricanements; mais je puis j assurer qu'au moins 85 p.e.de f as-; s;.slanrc au congrès, soit entre 400 - et 500 personnes, sc montra sym- M.Jonathan Robinson, ministre pUbiquc lorsque je parlai de la uro-ptovineial des Mines, est arrive vinee de Québec.Ces racontars hier à Montréal, de Vancouver, où sont toujours exagérés par la (iis if était allé représenter la province tance”.au congrès de la Société canadienne Le congrès était présidé par M.1 des Mines et de la Métallurgie • Aiu.n Mackay e, réunissait eut e m.-Commc on lui demandait la vente! très tous les ministres des mines sur les ennuis qu’il aurait ¦•omms des diverses provinces du Canada, lorsqu’il parla de notre province à j M.Robinson déclare que l’avenir cette convention, il répondit en minier canadien est favorable et riant: “Ce n'était pas aussi grave i que le désir de coopération des di-que certains journaux ont voulu iel verses classes du pays est évident.Regina se donne un nouveau maire Regina.28 (C.P.) — L’échevin T.G.McNail a été élu maire de Ré-gina à la suite des élections municipales tenues hier.Il a recueilli 5.478 voix, soit une majorité de 1.109 sur son seul adversaire.M.Edward Franklin, lui même échevin.M.McNail succède à M.C.C.Williams, actuellement ministre du tra-vni.dans le gouvernement provincial de la Saskatchewan.Les belles histoires de la Comtesse de Ségur Le» m.-dheuri de Sophie Nouveaux conte» de fée» L'Auberge de l'Angc-Cardien Le général Dourakine J Le mauvait génie Le» petite» fi le* modèle* Le» mémoire» d'un ire Quel amour d'enfant I La fortune de Caipard |ean qui grogne et |eai» qui ril La iocur de Gribouille Aprè» la pluie le beau temp» Le» deux nigaud» Comédie* et proverbe» Le» bon» enfant» Evangile d'une grand-mére Chaque volume, franco .40 SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR* 4 LE DEVOIR, MONTREAL.MERCREDI 29 SEPTEMBRE 1944 VOLUME XXXV — No 275 Protestations de la Société Saint'Jean'Baptiste Adoption de nombreux voeux ou congrès de dimanche — Recommandation en faveur d'un vice-roi canadien — Pour un Office d'expansion française — Jour férié pour la fête de l'Indépendance canadienne — Expression d'opinion contre les fanatiques Au conffr^s général d’automne de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, de nombreux voeux ont été soumis et adoptés par les délégués.Ces résolutions concernent la nomination d’un vice-roi canadien, une protestation contre l’enrôlement force, la création d’un office d’expansion française, le resserrement des relations panaméricaines, des modifications à la loi des allocations familiales, la création d’un ministère de la jeunesse, une protestation contre les fanatiques, une demande de célébration de la fête de l’Indépendance canadienne, l’organisation des bibliothèques de la province de Québec, l’observance de la loi des liqueurs alcooliques, etc., etc.Voici le texte de ces différents vouex: Les membres de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, réunis en congrès le ’JC novembre 1944, recommandent instamment au gouvernement canadien de voir à faire nommer au poste de vice-roi du Canada un citoyen canadien pour représenter la personne du Roi dans notre pays.Us prient le gouvernement provincial d’étudier la possibilité de créer un office d’expansion et de rayonnement français qui servirait les intérêts des Canadiens français dans toute l’Amérique et faciliterait nos relations commerciales avec les différents pays de notre hémisphère.Ils offrent leurs félicitations à l’Union culturelle des Latins d’Amérique pour le magnifique effort de rapprochement entrepris par cette société et prennent note avec plaisir de l’excellent résultat acquis jusqu’à maintenant.Ils prient le gouvernement canadien d’étudier de nouveau le problème des allocations familiales et d’accorder des allocations qui ne soient pas limitées à un nombre déterminé d’enfants.Ils souhaitent également que dans l’application de cette mesure sociale le gouvernement ne passe pas outre aux prérogatives des provinces.Ils sont d’avis qu’il est nécessaire de créer, dès que le moment sera opportun, un ministère provincial de la jeunesse qui verra à s’occuper d’une façon toute spéciale des multiples problèmes de la jeune génération et recommandent respectueusement au premier ministre d’accueillir favorablement cette demande.Ils protestent énergiquement contre tout excès de fanatisme et flétrissent publiquement M.tieorge Drew, premier ministre de l'Ontario, et le séanteur Bouchard, ( tes deux hommes publics qui s’emploient à saboter tout espoir d'union canadienne.Us expriment le désir que les ail; torités scolaires accordent un conge: dans tous les collèges, couvents et écoles le 11 décembre de chaque année et que copie de ce voeu soit adressée aux autorités compétentes.Contre l'enrôlement forcé Depuis trente ans, tous les congrès de notre société nationale n’ont cessé de dénoncer en temps opportun les mauvais effets du service militaire obligatoire.Durant la dernière guerre et les hostilités actuelles, ils ont toujours protesté ouvertement contre les menées publiques ou clandestines d’un impérialisme ' dévoreur de vies canadiennes.D’accord avec cette politique jusqu’ici suivie, notre société nationale, par la voix de ses congressistes réuni» au Monument national ce 26 no-cerabre, prie le Parlement canadien de frire cesser toute brimade contre militaires en service à l’inté-rieui- du pays et de proclamer, de taçon catégorique et effective, que la jeunesse canadienne a assez souffert des douceurs hypocrites du volontariat coercitif, pour qu’on lui épargne au moins la brutale franchise de l’enrôlement forcé au service de n’importe qui, n’importe où et pour n’importe quoi.Les délégués prennent note de la crise très grave qui se déroule à Ottawa et expriment l’espoir que les députés canadiens-français feront l’union sacrée pour faire échec à ce nouvel attentat contre l’union nationale au Canada.Us approuvent la formule préconisée par l’Ecole des Bibliothécaires de l’Université de Montréal et recommandent que les comités, catholique et protestant, du Conseil de l’Instruction publique créent des services spéciaux de bibliothèques à qui incomberaient la fonction de promouvoir la croissanc edes bi-1 liliothèques dans notre province, de préparer des plans généraux et de surveiller leur exécution.Ces services devraient élaborer la législation générale destinée à toute la province et poseraient de cette façon certains principes fondamentaux qui s’appliqueraient ensuite partout.A ces deux organismes provinciaux pourraient s’ajouter dans les grandes municipalités des commissions de bibliothèques formées d’après les principes qui réglementent chez nous les questions d’éducation, c’est-à-dire, en créant une commission catholique et une commission protestante.comité de chaque section demeure en activité jusqu’à la fin de l’année et s’occupe particulièrement de la contribution des anciens membres, 2.Que le directeur de la propagande ou le directeur de la campagne de recrutement de chaque section soit nomme dès le mois de niai, afin qu'il puisse former son comité, nommer ses auxiliaires et préparer ses fiches pour l’annee suivante; 3.Que le comité de la propagande s’occupe particulièrement de l’aide au Prêt d’honneur et de ia fréquentation des cours publics qui se donnent au Monument national.Les membres de la Société Saint-Jean-Baptiste réunis en congrès décident à l’unanimité de recommander au premier ministre de la province a) de diminuer le plus possible le nombre des débits d’alcool à Montréal, b) d’ordonner la fermeture des giiils qui n’ont aucun statut légal Lettres au "Devoir" No**- M oabliom q», let lettroo lignée» eu des cemmuticitient ecrompi-gnée» d’une lettre «ignée avec edretee •uthentique.Le “Oe»iir” ne prend pet U retponse îlité de se «ui pareil de la soirée Intermède Ls Bourse.Nouvelles.Sports.sketea.Nouvelles de BBO.Intermezzo.Ryun et ses chanteurs.O'/mnientalrea Jolly Millar Time Causerie.Crédit social Curtain time.NouveLA Causerie.10 30 Nadia Heisenberg.1100 Nouvenee de •» BBC 11 15 Causerie 11.30 Chants de l'Empire.12.00 Nouvelles CI*AC-lit a!locxt*se 8 oo rie de ramlllé.115 Gueuse nouvelle»» 0.30 Le Forum d,C' ^ Millii FRÉCHETTi • PAUL THERIAULT -S* ettoeu» D àtXHJAMO XfQOUiY CT TOi/Tt LA TV OU PC mm GARLAND LAMARR TURNER ! cfyjK’]r~~ "Our Hearts Were Young and Gay’* — Aussi — "Take It Big"' fin, mi) "Sensations of 1945" — Aussi — 'Talk About Jacqueline" LOEWS 2e semaine SINCE YOU WENT AWAY" PALACE _____________A l’affiche CARY GRANT "Arsenic & Old Lace" KnUM Deux derniers Jours SPENCER TRACY SIGNE HASSO "The Seventh Cross'1 Autre spectacle ; "Mademoiselle Fifi" : 30- 40: CANDIDAT A LA MAIRIE C K AC 7.00 à 7.15 REVELATIONS INTERESSANTES chef JiL d’orchcstrc i f de 14 ant et Anis DORFMAN planiste PROGRAMME Prelude de Bach, Cinquième Symphonic Tchaikovsky.Concerto pou piano.Grieg, .aise Fantaisie.Lionel narrvmore Les Préludes.Liszt RiLLETS: 12.00 Plus taxes Kn vente au St-Denls.Ed Archambault, et C.W Lindsay.•mpresarlo : Canadian terris K Artists Mme Laure Hurteau au "Cercle Universitaire" La première série des déjeuners * la saison 1944-1945 se terminera jeudi, 30 novembre.Au déjeuner de jeudi prochain, me Laure Hurteau sera la pre-jère hôtesse fie la saison.Mme Hurteau fait partie du personnel de la rédaction de la Presse.Elle y dirige le service de In page féminine et signe dans la page éditoriale des articles sous le nom de Laure.Le déjeuner sera sous la présidence de M.Oswald Mayrand.Mme Hur-Icau a intitulé sa causerie: “Femme d’hier, d’aujourd’hui et de demain" Les membres voudront bien retenir leur couvert et celui de leurs amis cn téléphonant it MA.1901 FRANCK-FILM prêtant* VEN.I«r DEC.ST-DENIS v l'Orchestre Fhllharmoniqu* g* Montréal FRANCE-FILM TROIS PHOTOS DE LORIN MAAZEL Cm phofo.nous font vol, trpl» .ttitud« du ^« iî iC.’.^ qyl viendra diriger l’Orchcttrc Philharmonique de Montréal, *«ndr*di Wr décembre au St Dcm*.présente sous les auspices du Comité des Relations CANADA-FRANCE au bénéfice du COMITE DE LIBERATION DU CINEMA FRANÇAIS sous le patronage officiel de M.le Commandant Gabriel Bonneau, délégué du Gouvernement provisoire de France et de l'Hon.Thomas Vien, président du Sénat du Canada PIERRE BLANCHAR (en personne) au Théâtre SAINT-DENIS une seule soirée : le jeudi, 30 novembre 1944 à 8 h.30.PROGRAMME “U tournai do la Résiatanc*” (Libération de Peiis) Film tourné flans la clandesliniti par des Français qui ont donné leur temps, risqué leur vie et exigé l’anonymat.Le ,'ocument authentique d’une t grande épopée de française.la résistance Un film françai» nédit j Pierre Blantha.¦ Annie Ducaux dans : "PONTCARRAL I Colonel d’Empirc i avec Suxv Carrier.Mise en scène de leun Dclannoy d’ap-ès le roman d’Albéric Canuet.Dia'ogues de Bernard Zimmcr, Production : Pathé-Cinéma.Au début du spectacle le grand artiste Pierre Blanchar prononcera une allocution au cours de laquelle i' dira l’héroïsme des membres de la profession cinématographique française tombé, sur les barricades M.Blanchar racontera aus-i comment lui et ses camarades ont pu, durant l'occupation nazie cl au nez d'une Gc tapo vigilante, tourner “PONTCARRAL", qui, sous une affabulation historique, sert des allusions satiriques è l'ennemi.• i Les billets (tou» les fauteuils réservés J SI.001 sont actuellement en vente au theitre.r* VOLUME XXXV — No 275 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 29 SEPTEMBRE 1944 Notre français sur le vif Le centre des \ a 'Godendart" — Un singulier "bonjour'' — "Tronçon-— Quelques conseils sur la pononciation — ' En aucun temps" — "Enfin, nous sommes d'accord" neuse Voici la partie essentielle de la causerie prononcée à Radio-Canada dimanche par M.Jean-Marie Laurence.Ces causeries, comme Von sait, passent tous les dimanches, à midi et demi.Laurence — Une auditrice de la campagne nous interroRe sur le mot oodendart.Elle veut connaître l'orthographe du mot, qu’elle s’inquiète de ne pas trouver dans le Petit Larousse.Ingénie — Je crois qu’on écrit godendart, n’est-ce pas?—C’est exact.Le Glossaire du parler français au Canada donne aussi godendard, mais le français moderne connaît seulement^ godendart.Et le pis du destin, c’est que le français officiel ne reconnaît pas j aussi au mot godendart le sens qu’on lui donne au Canada, c’est-à-dire celui d’une grosse scie munie d’un manche à chacune de ses deux extrémités.—Alors, que! sens le français officiel donne t-il à godendart! —Celui d'une massue-lance, si je puis dire.Le godendart (goden'-dar, comme dit le Larousse du XXe siècle) est une “massue fine et longue de 2 mètres au plus., à tête portant un fer de dague fort et aigu.’’ (En passant, il me semble que dont la tête porte une dague ferait mieux que à tête portant une dague.) —Il me semble aussi.—Enfin, c'est le texte du Larousse.Donc, cette arme étrange en usage au XlVe siècle dans les Flandres, s’appelait godendac ou gogen-o.grt, corruption de l’allemand gu-tentag, qui signifie bonjour.—Bonjour?—Eh oui.Ironie des mots.On souhaitait le bonjour à l’ennemi eu lui assénant un coup de godendart.—Autres temps, autres moeurs.—Oui.Aujourd’hui, on salue l’ennemi à la mitrailleuse.—Les manières changent; les salutations demeurent.—Hélas!.Toujours est-il que le mot godendart est passé dans certains dialectes de France au sens de scie (sans doute par analogie des mouvements qu’il faut exc-( uter pour manier la scie en question et la massue-lance).Quoi qu'il en soit, cette acception dialectale est passée à son tour au Canada.—Et comment le français officiel désigne-t-il la grosse scie que nous appelons godendart''! —En français officiel, le godendart s’appelle passe-partout.— A vrai dire, je préfère godendart.Passe-partout me semble équivoque, car on l’applique également, je crois, à.une petite scie effilée et munie d’une poignée.— Justement.Si j’étais le maître de la langue, je maintiendrais godendart.— Et moi, je tâcherais de protéger le mot contre les déformations qu’on lui fait subir chez nous, comme gadendor, galendor, calendar, etc.— Bravo! Que si le mot godendart déplait aux délicats, je préférerais à passe-partout, qui est imprécis.le joli mot tronçonneuse.— Tronçonneuse.C’est joli, en effet.— C’est très juste aussi, je pense.Eh oui, puisque le godendart sert à partager les troncs d'arbres en tronçons.— C’est bien cela.Mais le français officiel réserve le vocable tronçonneuse pour la scie mécanique dont le mouvement est alternatif, c’est-à-dire en va-et-vient.— En tire-pousse, comme dit l'autre.— Parfaitement.Tel est bien aussi le mouvement du godendart.— F'n effet.Et en cas d’équivoque possible, on n’aurait qu’à distinguer tronçonneuse mécanique et tronçonneuse à bras.— Voilà.En résumé, chère auditrice, si vous tenez à respecter l’usage du français officiel, dites passe-partout-, si vous voulez être comprise chez nous, dites godendart, et si vous voulez innover, dites tronçonneuse.— C’est le cas de dire que vous comblez cette auditrice.— C’est plus fort que mon vouloir.Servons maintenant aux auditeurs, en guise d’apéritif, quelques petits conseils sur la prononciation.Un consultant nous demande s’il est vrai qu’il faut prononcer tous les e et dire la leçon, Véche-pin, le sauvetage, au lieu de: la Vçon, l’cch'vin, le sauv’tage, — S’il faut prononcer tous les e, ce consultant doit trouver que nous parlons fort mal.— Je ne sais pas s’il le pense, mais il a la gentillesse de ne pas le dire.Pour sa récompense, indi-quons-lui les règles générales qui régissent le maintien ou la chute du e.“lo Dans les vers classiques, on prononce tous les e, mais les bons diseurs y appuient plus ou moins, selon les cas.Ainsi l’art de l’interprète peut atténuer le caractère parfois trop archaïque et artificiel de la prosodie traditionnelle.Exemple.Allons, Ingénie, je ne trouve pas d’exemple.— “Tremble, m’a-t-cllc dit, fiüc digne de moi”.— Bravo! terrible Athalie.“2o Dans la langue courante, on supprime généralement IV, sauf Le beau risque de la foi por l'abbé JOLY Notre volonté de bonheur et l'offre du Christ.Psychologie du croyant et de l'incroyant — Points de vue d'autres religions et de l'irréligion contemporaine Volume de 190 pages.Au comptoir 80s, par la poste .85s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU ''DEVOIR'' quand cette suppression entraînerait la rencontre de plus de deux consonnes.Ainsi, on dit la l'çon, le sauv’tage, Vèch’vin (car les deux lettres ch ne représentent phonétiquement qu’une consonne).Mais il faut dire le grediiè, parce que la chute de IV occasionnerait la rencontre des trois cbnsonnes g, r et d; il faut dire aussi l’entreprise, parce qu’autrement on aurait quatre consonnes: tr et pr dont la série est imprononçable.—Fort bien, mais je crois que cette règle n’a rien d’absolu.—Non, Ingénie, vous le savez mieux que moi.Maurice Cîrapi-piont avait décoré cette règle du nom de loi des trois consonnes, dite loi de Grammont.Mais strictement.il ne s’agit pas d’une loi, il s’agit d’une tendance qui n’a rien de mathématique.La bonne prononciation admet souvent la rencontre de trois et même de quatre consonnes.—Je crois que •Martinon, dans Comment on prononce le français, a un bon chapitre sur cette question.—En effet, un chapitre excellent.Encore ne faut-il pas interpréter toutes ses observations au pied de la lettre.L’application de la règle des trois consonnes est subordom née à la nature des consonnes qui se rencontrent, à la clarté, au ton plus ou moins solennel du discours et aussi au goût.L’étude du langage met souvent en déroute le faux esprit scientifique qui fleurit à notre époque.—En pratique, on pourrait au moins conseiller de maintenir les c dont la chute entraîne celle d’une consonne et défigure les mots.Ainsi, on devrait dire votre père, votre mère, l’arbre d'en face, au lieu de vot’ père, vot’ mère, l’ara d’en face.— Mais oui.quand ce serait au prix d’un petit effort de la mâchoire et de la langue, même entre les repas.En revanche, gardons-nous de prononcer tous les c, dans la langue courante, et de dire la galerie, fermez la fenêtre, le médecin, sous prétexte de correction.—Oui, cela fait un peu pédant et scolaire.Quand j’entends dire le médecin, fermez la fenêtre, je ne puis m’empêcher de songer à Adèle Bissonnette et à Mlle Angélique.—Pauvre Mlle Angélique! J’entends encore son air de valse et les soupirs du gros Docteur.Au moins faudrait-il s’abstenir de prononcer les tankes allemands, car si les tanks portent des lance-flammes, ils n’ont pas dV derrière le k.Et voici une autre question bien opportune.Lisez, chère Ingénie.—Comme toujours, je lis.“Que pensez-vous de cette phrase de Gina Lombroso: “Il convient de remarquer qu’en aucun temps, hommes et femmes n’ont été aussi cultivés qu’au XVIIle siècle”?En aucun temps n’est-il pas un anglicisme?” —Certes, "en aucun temps n’est pas français quand il ne signifie pas en aucun temps, mais en aucun temps est de bon français quand il signifie en aucun temps.—Ha, ha, ha, ha! Votre explication me rappelle une chanson fameuse: “Un escalier qui n’a pas de marches, ça n’s’appelle pas un escalier, mais un escalier qui a des marches, ça, ça s'appelle un escalier.” —Qa, ça s’appelle une vérité vraie.11 est vrai aussi qu’il ne faut pas confondre en aucun temps avec n’importe quand.Ainsi, vous viendrez en aucun temps n’est pas du français; il faut dire: Vous viendrez n’importe quand.—Alors, la phrase de Gina Lombroso est incorrecte?—Pas le moins du monde.Gina Lombroso emploie aucun temps au sens de jamais.Ce qui est très juste.Relisez sa phrase.— “Il convient de remarquer qu’en aucun temps, hommes et femmes n’ont été aussi cultivés qu'au XVIIle siècle”.En effet, on peut dire: “11 convient de remarquer que jamais hommes et femmes, etc”.— Résumons: lo Quand, en aucun temps signifie jamais, il s’emploie généralement avec ne.Ex.; En aucun temps on n’a vu chose pareille.2o Ne pas confondre en aucun temps avec n’importe quand.Ex.: Vous viendrez n'importe quand, quand il vous plaira, et non pas c/i aucun temps.— C’est clair: un escalier qui n’a pas de marches, ça ne s’appelle en aucun temps un escalier.— Ingénie, vous portez bien votre nom: vous n'avez pas seulement de l’esprit, vous avez du génie, le génie de la scie, du godendart et du passe-partout réunis.J’aimerais bien vous entendre chanter une autre chanson (et les auditeurs, donc!) mais le temps presse et le potage va refroidir.Voici donc un nouveau cas de conscience.“Dans La condition est des plus faciles à remplir, faut-11 écrire facile, avec ou sans s?” demande un auditeur.— Mon Dieu! Je ne vois pas là matière à procès.— Moi non plus.Ingénie.J’avoue nue je n’aime guère cet emploi de des plus, et que je dirais simplement: La condition est très facile à remplir.Mais cela, c’est affaire de goût.—Et les goûts nç se discutent pas.-•- Entendu.Si notre consultant tient à employer des plus, il peut le faire suivre du pluriel ou du singulier, selon son sentiment.Qu’il écrive f.a condition est des plus faciles.s’il pense: La condition est parmi les plus faciles, est une des plus faciles.— Au contraire, s’il pense: La condition est très facile, qu'il écrive: La condition est des plus facile.— Au vrai, le singulier me semble plus naturel, plus conforme à notre manière de penser en 1944, mais en fait, le pluriel est plus usité.On peut donc mettre l’un ou l'autre.— Ceci me rappelle l’histoire d’un philosophe qui venait de développer une thèse contre l'existence du mouvement.L’un de ses disci- Me F.Dorion livres et revues Baie Saint-Paul L'organisateur du mouvement des indépendants marque le deuxièm2 anniversaire de son élection par une assemblée — M.SasseviHe Roy fait l'historique de la politique canadienne depuis 1938 Son activité couvre tous les fronts de guerre — Témoignage d'une unité canadienne-française dernière imposant la conscription.King démontrait lui-même que noire campagne de 1942.et nos luttes depuis étaient véridiques.King a prou»e que Dorion et Ro> avaient raison*’.M.SasseviHe Roy Communiqué de M.Owen Lobley Les membres féminins du centre des livres et revues du district militaire no 4 ont donné un thé vendredi dernier à l’occasion de leur assemblée annuelle.On remarquait entre autres, parmi les invités d’honneur et les nombreux membres présents à celte réunion, le vice-maréchal de l’air Adélard Raymond.le capitaine Paul Earl, R C.N.V.R., M.L.\V.Townsend, president du conseil de coordination des services de guerre, à Montréal; Mme Allen N'ye Scott, présidente du centre; Mme H.\V.Hunter, vice-présidente; MHe A.G.Jarvis, trésorière.et Mme T.Ca-verhil), secrétaire.L’activité de ce centre de livres et revues s’intensifie davantage à mesure que se développent nos mouvements de troupes sur les théâtres de la guerre.Les témoignages de nos unités du 1).M.no 4, cantonnées un peu partout en Europe, comme en Amérique, prouvent le gland bien que ce mouvement a procuré à nos militaires des trois armes depuis le début des hostilités.I-!t on n’oublie pas nos Canadiens français; à preuve, ce témoignage de gratitude, provenant d’une unité canadienne-fran-aise, servant alors en France: “Nos meilleurs remerciements pour les livres et revues que nous avons reçus de votre organisation.Nous en avons fait la distribution aujourd’hui et il fallait voir la joie manifeste de nos gars.Merci encore une fois à tous les aides bénévoles de votre généreuse association”.Le centre tient à remercier particulièrement les bienfaiteurs et entreprises de publicité, qui lui ont permis et lui permettent la cueillette des livres et revues.Les locaux sont situés aux chambres 70 et 0154A de l’édifice Sun Life, et sont ouverts du lundi au vendredi inclusivement, de H h.30 a.m., à 5 h.p.m., et le samedi, de 8 h.30 à midi.-F.La Baie Saint-Paul.29 Me Frédéric Dorion, député de Charle-voix-Saguenay aux Communes, et organisateur du mouvement des Indépendants, a marqué le 2e anniversaire de son élection du novembre 1942, contre Mme 1 Casgrain, candidate libérale, par ' une assemblée à la Baie Saint-Paul, ! dans la salle du collège.La réunion était présidée par les maires i de la .partie ouest du comté.M.Henri Tremblay, maire du village de la Raie Saint-Paul, souhaita la bienvenue au nom des autres pré-vidents, et le notaire C.-E.Tremblay agit comme maître de cérémonies.Ont porté la parole outre Me Dorion, MM.J .-SasseviHe Roy, député de Gaspé aux Communes, J.-Hormisdas Langlais, député des lies de la Madeleine, Omer Langlois, journaliste, Adolphe Tremblay, originaire de ITIe aux C.ou-dres, Narcisse Morin, de Montma-gny, H.-P.Hould, de Québec, et Me Antoine Cimou, de la Malbaie, qui a présenté une requête d’électeurs et d’électrices de Charlevoix-Saguenay, demandant à M.Dorion de .se présenter de nouveau aux prochaines élections fédérales.Au cours de son discours, le dé-i puté fédéral de Gaspé, fait l’histoi-! re de notre politique canadien-I ne depuis 1938.et invite ses audi-! leurs à le suivre dans “le chemin des larmes” de notre vie nationale, 1 dit-il.M.Roy dit que la plupart ! des libéraux du Québec ont vote ! contre ses amendements, et ceux ! de Dorion en Chambre, à l'excep M.Dorion Les Hollandais déportés en Allemagne D'après des rapports qui nous parviennent de source clandestine en Hollande occupée, le nombre des Hollandais déportés en Allemagne depuis octobre dernier aurait dépasse 100,(KH).pies se lève, fait quelques pas et objecte: “Maître, les faits contredisent votre thèse”.•— “Les faits ont tort”, de répondre placidement notre sage.— Laissons les philosophes, et revenons sur terre.J’oubliais de dire à notre consultant que si l’adjectif qui accompagne des plus se rapporte à un pronom neutre, cet adjectif se met nécessairement au singulier.Ex.: ‘‘Il m’est des plus agréable de citer cet argument en faveur du singulier”.— Comme vous aimez avoir raison! — Vous n’aimez pas ça, vous?— Je ne dis pas non.— Enfin, nous sommes d’accord.M.Dorion a énuméré les principales interventions qu’il a faites aux Communes, dans l’intérêt de ses électeurs et de tous les Canadiens français; sa demande de nomination d’un ambassadeur au Vatican, protestation contre l’entrée au pays, à la suite d’ordres en conseil de plusieurs centaines d’étrangers; découverte d’un envoyé à Lisbonne pour préparer les visa de 323 autres réfugiés de même calibre ou à peu près; l’affaire des subsides cotés à certains hauts officiers; défense du registraire du district de Québec, M.Paré, attaqué par un conservateur de la Saskatchewan; protestation contre M.T.-D.Bouchard; déclaration contre les centaines de divorces adoptés par le Parlement; plaidoyer en faveur des allocations familiales, etc.A ceux qui critiquent le mouvement des Indépendants et les actes de Dorion et de Roy, pour la seule raison qu'ils sont d’anciens bleus, le député de Montmorency-Charlevoix-Saguenay.demande à son auditoire si ce sont les bleus et les rouges qui ont pris la défense des Canadiens français sur les différentes questions qui intéressaient particulièrement notre nationalité et notre province._ “H a fallu un ancien bleu, qui n'a pas peur de son passé, dit M.Dorion, car j’avais alors confiance on mon chef, en 1940, au Dr Manion, pour répondre à Bouchard, à Difenbac-ker, pour dénicher certains petits trucs gouvernementaux et pour I dénoncer catégoriquement les im-I pénalistes bleus ou rouges, genre 1 Meighen ou King.En lisant son arrêté en conseil 8891, la semaine lion de quelques-uns parfois, deux, cinq, ou neuf, dont les noms sont I connus.Unuppellc que la signature de l'arrêté ministériel de la semaine dernière n’est qu’une conséquence logique du geste posé d'abord par King, en 1937, lors de sa visite à Hitler, en Allemagne, puis de la déclaration de guerre 1939, des adoptions des lois de mobilisation, de la conscription îles richesses, des hommes, etc., qui ont suivi et qui devaient être le lit dont il sortirait la eonscripüon pour outre-mer.M.Roy rappelle que lors de la guerre de 1914-18 les libéraux partageaient avec les bleus la responsabilité de la déclaration de la conscription, mais qu’en 1944.ils en sont les seuls responsables.Il ajoute que M.King a manqué de sincérité jusqu’à la fin, puisque la loi était à peine sanctionnée par l'arrêté que déjà des milliers de conscrits étaient dirigés vers l’est, en route pour outre-mer.Un voyage comme celui-là ne se prépare pas en 24 heures, dit-il.M- Roy accuse encore M.King d’avoir manqué à sa promesse de soumettre cet arrêté en conseil, au Parlement, il permet un débat lundi sur la question maintenant que les conscrits sont déjà partis tout simplement pour permettre à ses députés libéraux du Québec, de dire qu’ils sont contre.Maintenant que tout est consommé, M.Roy dit encore que si les ministres canadiens-françals avaient été sincères, ils auraient pu exiger des élections générales et l’on sait, après les résultats d’élections partielles tenues depuis 1942, où King les a à peu près toutes perdues, excepté celle de M.Saint-Laurent, que les Anglais, même de Toronot la pure, auraient en grand nombre voté contre la conscription comme ils l’ont fait déjà.Enfin, il accuse le gouvernement de ne pas avoir organisé assez rapidement la défense du fleuve Saint-Laurent tout simplement pour essayer de sauver le parti libéral et de dire à la population, si les Allemands avaient fait quelque débarquement sur nos côtes, que celte guerre était réellement pour la défense de notre pays, et non pour la défense de l'Empire.; M.Owen Lobley.administrateur des loyers, nous fait tenir le com-j inuniqué suivant : Le 14 novembre, le propriétaire J de la maison de rapport no 2515 •avenue Maplewood, s’adressait à la Commission des prix et du commerce en temps de guerre en vue d'obtenir un permis l’autorisant à donner avis de congé à ses divers locataires pour le 1er mai prochain.Le but du propriétaire est de diviser les appartements en petites unités de logement.Le 16 novembre, chacun des locataires fut notifié de la demande du locateur et invité à adresser à la Commission ses représentations à l’encontre de celte demande 11 n'y eut rien de fait jusqu’au 24 novembre, date à laquelle un avocat représen-eô j tant les locataires informa la Com-: mission par télégramme qu’il pro-I testerait en leur nom, ce qu’il fit j par écrit le samedi 25 novembre.Avant même que les protestations des locataires ne fussent sou-j mises en la forme indiquée, des rapports alarmants parurent dans les journaux tendant à faire croire au public que si aucune pression n'était faite immédiatement auprès (le l’administration des loyers, il serait trop tard pour empêcher que ! le propriétaire n'obtienne l’autori-| sation d’expulser ses locataires.La presse a aussi rapporté que les locataires avaient envoyé des j délégations auprès de conseillers municipaux, et même chez un ministre fédéral, dans le but d’obtenir leur appui pour contraindre l’administration des loyers à refuser la demande du propriétaire.L'administrateur des loyers reçut même une lettre de menaces; on mettait sa vie en danger, s’il accordait la demande du propriétaire.Conformément aux règlements de la Commission, îa_ demande du propriétaire devait être entendue par l’estimateur des loyers le 28 novembre.Par suite de la publicité accordée au point de vue des locataires et la pression qu’on semble avoir voulu exercer sur l’administration, M.Owen Lobley, régisseur des loyers, a décidé, en toute justice, tant pour le propriétaire que pour les locataires et 1 estimateur des loyers, d’annuler l’audition qui devait avoir lieu devant l’estimateur des loyers, et de faire entendre la cause par un juge à une date ultérieure.Les créditistes et la conscription M.Jean Grenier, secrétaire de l’Union des Electeurs, nous communique ce qui suit: L’Union Créditiste des Electeurs réitère officiellement l’attitude des créditistes.comme tels, vis-à-vis de la question qui remplit l'air aujourd'hui—conscription ou volontariat.Chaque créditiste est individuellement libre de sa propre opinion et de ses propres actes sur tout ce qui n’est pas du Crédit Social pro-p.ement (lit, ainsi que le définit expressément la plateforme de l’Association Créditiste du Canada, adoptée à Toronto en avril dernier.Si les créditistes de la province de Québec sont généralement opposés à la conscription, ce n’est pas ii cause du Crédit Social, mais pour des motifs externes à la théorie cré-diliste, motifs d’ailleurs communs à leurs concitoyens non créditistes.De même, si les créditistes des piovinces de l’Ouest se déclarent favorables à la conscription, ce n’est pas du tout parce qu’ils sont créditistes, mais pour d'autres raisons qu’ils partagent en commun avec leurs voisins immédiats non créditistes.Aucun chef créditiste ne peut donc prendre attitude sur la question de la conscription au nom de l’Association Créditiste du Canada.Cette Association n’est nullement un parti politique unissant ses membres, par discipline, sur toutes les questions publiques, mais une association spécifiée sur un sujet spécifique qu’elle s'efforce de faire prévaloir dans la politique.Les déclarations, d’ailleurs mor-ctlées, attribuées à M.Low, ne peuvent donc exprimer que ses vues personnelles, et aucunement celles de l’Association, sur un sujet étranger au Crédit Social.M.Grégoire, vice-président national de l’Association, et M.Even, leader provincial de l’Union Cié-ditiste (les Electeurs, sont allés rencontrer les députés créditistes à Ottawa immédiatement avant l’ouverture de la session.Ces députés ont reconnu, unanimement et sans hésitation, la justesse de l’attitude ex-piimée ci-dessus.Leurs discours en Chambre et leur vote ne pourront interpréter que leurs propres vues ci celles des électeurs de leurs comtes respectifs.Les Canadiens le front stnr de l'ouest Londres.29 (C.P.) — L’agence allemande Transocéan rapportait hier la participation des troupes canadiennes sur le front de l’ouest.Elle rapporte que les Canadiens ont intensifié leur duel d’artillerie avec les Allemands, dans le Bas-Rhin et sur les bords des rivières de Hollande.Attaque aérienne Londres, 29 (C R ) — Au moins 1000 bombardiers lourds de la R.A.F.ont jeté quelque 4,000 tonnes de bombes sur Neuss et Freibourg.i centres d’approvisionnement allemands situés à l’arrière du front ouest.L’assaut dure depuis 72 heures sur cette ligne de front ennemie et les centres de ravitaillement.Déclaration de M.Solon Low Ottawa.29 (C.R.) — M.Solon Low, chef national du Crédit social, a déclaré lundi soir que “déclencher une élection générale à ce temps-ci, serait une folie criminelle.Une élection fédérale ne serait justifiée en aucune manière, n-t-il ajouté.Pour public averti Les Trois Mousquetaires par Alexandre Dumas Dessins de Jean Simard Une édition moderne et illustrée.Deux volumes de 308 pages chacun.Au comptoir Par la poste $2.50.$2.60 SERVICE DU DE LIBRAIRIE 'DEVOIR" Ces pièces de monnaie se sont usées à la tâche Vous avez vu de ces vieux dix cents tellement usés qu’on n’y distinguait plus rien.C’est le sort de l’argent qui circule beaucoup; chaque année, les compagnies d’assurance-vic mettent jusqu’à 2Vi milliards de ces pièces en circulation et chacune fait vraiment sa part.Ce sont les primes que les assurés versent chaque année; en dollars, 250 millions.Si, placée dans une grande variété d’entreprises régionales et nationales, cette monnaie ne chôme pas en temps de paix, au cours des cinq dernières années elle a fait son effort de guerre et a appuyé nos combattants sous forme de plus d’un milliard de dollars en obligations de la Victoire.Ce sont ces pièces de monnaie qui contribuent à acheter, pour vous et les vôtres, la sécurité présente et future, ici et outre-mer.Tout bon citoyen possède de L’ASSURANCE-VIE Vti message des compagnies d’assurance-vie du Canada m m 8 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 29 SEPTEMBRE 1944 VOLUME XXXV — No 275 COMMERCE ET FINANCE BOURSE DE MONTREAL d* l.VMl actions minières, en Haut *«« Bai Fum IM* ! A rujf 16% Am* î K iv'i v VI.vv*! Frtmt*r5 jm* 7% 7% 7% V 24 atr-KA S, L M.V' JXi' ’ :i»% 20% 20% R .J M.Mît.U>AI5 a* M:«e 25 \ , *.o’.'.aJ S: 1 Cat !S 17’.18 vV;-.ÜV.?»•»-"«« f ' 4 \.' .52 51 51 rvt 44 44 v\ ta*-» f\>«rer S34 S».8% .AU FNbMT.v il** i:*# F’.ViJU'sJk e.• SÉ1»4 Cv.Nc* ., ^ 4Î 4T IV Prf .140 IXvr.r.v- rr :vN* Bros 30*4 30% 30% iVxv 55-v A vV*.5 SA( Ruenay P Prf .104 104 104 rvv < .xw S; 1 AYTYefYtV PTf .19 19 19 v>*:.rî«u F*: - 54 sH Sw’V .15% 15».15».Sh e: WiUUms 21 15*4 S aon Ar S 16% 16% rt: .a Ci!v .9% K tscc.\L.n w *îou Prf .105's 105 105% Irr "yc.ii cv : W’ nnîpec 5- - .'trie .5% 5».f • i* % 1î * * î ï’a Do Prf .66 66 66 ïv> Fr: ! 2*^ .21», 21»4 21% ïr.: B-vr.w 4$'» 18*>s rv.' p-: .25 BANQUES : tt:.Fs.t'er Prf In\ pénale .17»4 17».17% P.-, t.K'wer 22*2 2-21 a No uvalle Ecosse .26 % T -At • Woodte 2$ X< 26 Ro raie 15 14% 14% Choses et autres Le >v "> rt financier de Sherwin-Williams mon.re une légère augmentation dans les bénéfices nets.Déductions faites de la dépréciation, de la provision pour " ", augmentation des recettesm.René Chaloult.brutes de Southern Canada Power ~~ Profit net de $721,950, contre $766,324 — Abonnés plus nombreux, d'après le rapport Le 31e rapport annuel de Southern | Le bilan indique une amélioration du Canada Power Company.Limited, pour j capital ni (suite de la page trois) M.Emiiien Rochette M.Emiiien Rochette expose le but de l’assemblée et déclare qu’on accuse à tort les nationalistes d’être des extrémistes.S’ils revendiquent plus souvent que les outres, c’est que ce sont toujours les mêmes qui ont le courage de faire entendre des revendications en net de roulement, à $3,369.-174.» «prec.-,.un, w ^.^«^ce temoinéie'ÏOwptembre 1944.1 contre $3^|7.|52; les espèces en caisse , - , mpôts il 1 59 000 contre $733 0001 du ir|dique une modique augmentation dans sont de oo5,9oO, contre S>/o4,5ZI, les temps opportun.Nous n en voulons fonds de' pension et d’une ^erte de !es recettes brutes et auis, une augmen- placements sont de $2.993.243 contre pas aux Anglais, dit-il, mais nous SI fi 759 à lu w-nte de biens er olace-i tation appréciable du nombre d abonnes I $2.673,486; les comptes recevables, y protestons contre l’imposition de men'ts.le bénéfice net s'élève à $459,907 „ I compris le revenu accru sont à $275,548, la conscription! L’orateur deman- comparativement à $455.9Ùt.Les recettes brutes pour I exercice se contre $282,825.La compagnie a payé un dividende de chiffrées » $3.269.435 a comparer | Les reseaux de la compagnie ont four- 60 cents par action pour l’année et a a $3.230,066.une augmentation demi le service a 1,727 nouveaux abonnes, fait l’acquisition de The Lowe Brothers | |39-|69- Les frais d’exploitation a j y compris beaucoup de cultivateurs, ce Co.ce qui a eu pour résultat une émis- fl 272.266.furent plus éleves de $172.- , qui a porté le chiffre total des abonnes 1 166, principalement en raison de 1 aug- - a 36.846, a la tin de septembre.Le de- LE CURB DE MONTREAL Haut Bi* Ferro 1 Sant Ba* Ferro Abitibi 2».2% 2», Int.Paint» 5% 5% Do 6% Prf.4T% 46% 46’, MacLaxen P.& P .21% Do.7",- prf .110 110 110 M & O.Paper .10’, 10% 10% Aluminum Prf.116 116 116 t Mont.Refrigerator .2% Bathurst B • • j Quebec P.& P.Prf.22 25 Standard Clay .40 39 39% B.C.Palp îlvement Pour le precedent exercice, points à 28 et presque tout ce comparti- j *,outes Réductions, y compris les ment avait tendance à la hausse Dans dlv,'dendes Privilégiés et les dividendes ordinaires, I excédent réalisé, de $660,-295, indique une' réduction de $23,384.200 Abitibi Ouv Han! Ferro 2% 2% 2% 100 Ooniagas flUT 141 Haul F?rm 141 141 770 Do.Prf.47 46% 45% 100 Conlaxum 144 144 144 205 Do.7% Prf.111 105 .11 20 Cons.Bak.15% 15% 15% 1[ 115 Ajax 143 148 .48 205 Cons.Smelting .43 47 47 .< 10 Alum.Prf 93% 93% 99% 1 Cons Gas .143 148 148 200 Aquarius 80 80 80 300 Con west 112 106 106 1 1000 Arjon 12 12 12 100 Dennison .2% 2», 2% 1000 Ashley 5% 4% 4% 150 Diet.Seagram 40’, 40 40% 1000 Astoria 17% 17 17 250 Dome .25% 25 25% 99000 Aubeile 45% 40 43 225 Dominion Malt.14% 14», 14’, 3500 Aumaque 83 81 81 85 Do.Prf.99% 98 98 300 Aunor 375 375 375 215 Dom.Steel B 7% 7% 1000 Bagamac 14 14% 15 115 Dominion Store .13% 13% 13% 10 Banq.de Montréal 16% 16% 16% 250 Dominion Tar .11% 10», 10», 200 Banq.Nou -Eco'sc 28 27% 23 5 Do.Prf.110 110 110 100 Banque de Toronto ?7»4 27 % 27», 1099 Dom.Woollen 6% 6% 6% 15900 Bear Explorer 172 161 165 11000 East Crest .13 12 12% ’ 1575 Beattie 170 170 170 1700 East Mai 241 240 241 46 Bell Telephone 162% 162 162 1900 East Sullivan 48 43 48 10 Bertram 22 22 22 300 Falconbrtdge 455 450 ?55 20000 Bldgood 38% 34% 33% 20 F.Players 27% 27% 27% 100 Blue Rib 8 8 8 55 F.Farm 37'.j 37% 37% , 1000 Boneta 1 17% 17% 17% 10 Federal Grr 1 > 65 65 110 Braelorne 14 IS3.13% 350 Ford A '% 25% 25% 1005 Brazilian 22% 22 22 1290) Franco 0.1 65 66 55 Brit.Am OU 23% 23% 23% 50 Froblsh .580 580 150 B Col Pow.A 19% IS1* 19% 10 Gatineau F \ 94 94 1511 Brit.Dom 68 65 65 65 Gen.Steel \ r> 104% 105 800 Broulan 76 76 76 1600 G.Yel.Knift i?0 825 860 900 Buffalo Ank.545 530 545 4000 Gillies 10’, 10 10 4000 Buffalo Can 6 6 6 2500 Glenora 4% 4% 4% 100 Build.Prod.18% 18% 18% 2000 God's Lake 30 29 29 100 Burl.Steel 10% 10% 10% 1800 Ooldale 22% 22 22 400 Oal.Edm 175 172 172 1000 Golden Gate 10% 10% 10% 100 Calmont 21 21 21 2000 Goodflsh 3 3 3 110 Canada Cement .9% 9 9 45 Ooodvear Prf 56% 56 56% 25 Do.Prf 115 115 115 2250 Graham Bousquet 4 4 4 25 Canada Malt 51 51 51 3 Great Lake 4 4 4 115 Canada Pack A 32% 32 32 9 Do.Prf .22 22 22 25 Do B 13% 13% 13% 100 Do.V.T.23% 23 23 25 Canada SS Prf 37 37 37 30 Great West Sad.10’4 10% 10% 225 Ban.Can, Comm.15 14% 15 10 Do Prf.51 51 51 150 Can.Breweries 8% 8 8% 100 Gunnar 25% 25% 25% 35 Do.Prf 44% 44% 44% lr00 Halllwell 3% 3% 3% 385 Can.Can 1ère prf.24% 24% 24% 100 Hollnor 320 320 320 339 Do B Prf.17 4% 17% 17% 50 Hamilton Bridge 5% 5», 5% 100 Celanese 42% 42' 42% 2440 Hard Rock 88 88 88 200 Can.D.& D.20 18% 20 50000 Harneans 27 % 27 27 50 Con.Food Prc.l 49% 49 49 550 Hasaga 44 44 44 125 Can Ind Al.A 6% 6 6% 509 Heath 57 57 57 20 Canadian Loco.63% 63% 68% 50) High Sarcee 21 12 12 600 Canadian Mai.70 70 70 ICO H2oninger .10 10 10 440 C.P R.11% 11% 11% 409 Home Oil 286 285 286 35 Can W Box .22 22 22 1400 Howey 37 37 37 j 800 Central Pat.218 218 218 220 Hudson Bay 28 28 28 I 30 0 Cent Pore 14 14 14 170 Imperial Bank 17% l"’.17% 50 Chateau Gal .3% 3% 3% 310 Imperial OH 13», 13% 13% j 2900 Ohesterville .130 128 129 250 Imperial Tobacco 12 12 12 20 Chrom.130 130 130 235 Int.Nickel 30% 30»; 30% 3500 Co.WiUnn .296 295 295 455 Int Pete 21 20’, 20’.25 Cockshutt 12 12 12 1000 Jason 32 32 32 6000 Coin Lake 45 44 45 205 Kerr.Add 11», 11% 11% les mines d’or Louvicourt a atteint un nouveau haut pour l’année ainsi que Wasa.A Toronto le volume d’échanges a été assez considérable, mais cela n’a pas apporté un grand changement de prix sur ce marché.Le compartiment des industrielles a ac- tait p'us la plupart.* * * Depuis quelque temps Consolidated r.elters a enregistré une baisse et hier clôturé à 47, ce qui est le niveau le us bas depuis la mi-septembre.La réaction dans son volume de production puis le début de l’année, semble être raison de cet état de choses.La se- * * Ÿ La production pour les 15 premiers jours de novembre à la Great Bend Oil, puits no 2 pu champ Vermilion, a été de 974 barils, d'après une nouvelle communiquée par les directeurs.* * * Proctor & Gamble commenceront bientôt les travaux d’agrandissement projetés, à Hamilton, cette allonge servira à augmenter leur production.Ex-dividende bit en kilowatts-heure, de 264,563,850 k.w.heures, a diminué de 8 p.c.; cette réduction a été due principalement à la sécheresse de l’été.Remarques du président Le rapport, signé par jas.B.Wocdyatt, le président, est présenté sous la forme d un compte rendu très complet, par “Reddy kilowatt — Emblème de l’Electricité’’, — qui est aussi le symbole du service, pour la Southern Canada Power Company, Limited.Discutant les taux réclamés par la compagnie, "Ready Kilowatt" dit en partie: "Les taux pour l’électricité sont le seul article de commodité qui n’ait pas augmenté depuis ces dernières années.Il y a de quoi en parler, si on considère que le coût des matériaux, les taxes, etc., ont augmenté.Nous avons invariablement réduit nos taux quand les circonstances le permettaient.Par exemple, à nos débuts nous avons vu que nos prédécesseurs réclamaient $12.25 pour 100 k.w.heures.Nous avons réduit cela à $2.70 malgré l’augmentation des frais d’exploitation." Rapport financier de "Sherwin-Williams" Au cours de l’exercice terminé le 31 Hces nets de Sherwin- La Bourse de Montréal Williams Company of Canada ont enregistré une légère augmentation et le fonds de roulement a renforci davantage.En présentant le rapport aux actionnai- j res, M.D.-A.Whittaker, président, men- ! Donlinion Rri(i Dosco R B C> pany, ce qui explique que le capital émis Le compartiment des papeteries a été actif et plus ferme sur le marché locpl.B.C.Pulp a fait un saut de trois points à 28 et Abitibi ord.et 6% priv.Cons.Paper, Fraser et Lake St.John étaient à la hausse, mais Donnacona s'est replié légèrement.Dans les industrielles Stelco Priv.a augmenté de 24,720 actions au total de 224,720.M.Whittaker ajouta que la rareté des matières premières, la pénurie de main-d’oeuvre et le restrictions rendues nécessaires par l’effort de guerre ont continué de faire sentir leur influence, de sorte que les frais d’exploitation se sont accrus.Par ailleurs, le chiffre d’affaires a sensiblement grossi, ce qui a permis à la compagnie de réaliser plus de bénéfice.Les stocks suivants se vendront aujourd’hui ex-dividendes tant oar action commune que de priorité: Price Bros, priv.1.371/2 ; Sicks Brew, .75; Fanny Farm 37Vi et .25; Upp.Canada Mines .02Vi: Can.Fairbanks .25; Int.Nickel .40; Les bénéfices bruts se sont élevés à $1,737,453 à comparer à $1,323,383 pour l'exercice précédent; les revenus divers, au montant de $35,606, ont formé un total de $1,773,059.mes.Canadien Breweries et Distil lers-Seagrams ont enregistré un recul dans les boissôns.Dans les métaux, Noranda a pris de l’avance et Hudson Bay Mining et Nickel avaient tendance à la baisse.Imperial était plus ferme dans les raffineries, et dans les mines, Louvicourt et Wasa Lake ont atteint un nouveau sommet.La Bourse de New-York piiquer leur absence et annonce que M.Lacroix sera candidat indépendant aux prochaines élections.Le député du comté de Québec fait ensuite l'histoire politique de M.King, que le groupe' canadicn-français 4 préféré a Fielding, après la mort de Laurier, parce qu’il était anti-conscriptionniste.11 cite ses déclarations, avant comme après le déclenchement du conflit, puis dénonce son changement d’attitude pour nous imposer, dit-ll, la conscription la plus brûlante que nous ayious eue dans le pays.M.Chaloult compare la dispersion des soldats ca-nadiens-français dans les diverses provinces, à la dispersion des Acadiens.Le député du comté de Québec parle longuement, lui aussi, de nos buts de guerre, li déclare que sur les cinq ministres de la province a Ottawa, un seul a quitté le cabinet, en guise de protestation.Et c’était, dit-il, un Irlandais.Parlant de M.Saint-Laurent, M.Chaloult déclare qu’il l’a toujours considéré comma un homme d’honneur.11 ne s'explique pas son attitude après le discours qu’il a prononcé à Québec même, il y a trois semaines, et dans lequel il disait que notre population aurait pu se croire trahie, si ia conscription était imposée.S’il veut, dit-il, garder le respect de ses compatriotes, il n’a qu’à quitter le ministère.M.Chaloult répète qu’il n’en veut pas aux Anglais, mais à ceux qui ont organisé une campagne d’une extrême violence contre les Canadiens français.Il prétend que nos nombreuses familles sont la cause de toute cette haine.Ils ont peur de voir avant longtemps le groupe ca-nadien-français prendre la majorité.Qu’ils fassent comme nous, dit-il, qu’ils élèvent des enfants.M.Chaloult souligne que nous sommes respectueux des lois, mais que la vertu de prudence n’est pas la seule à pratiquer.Affirmons nos droits clans l’ordre, dit-il, mais avec crânerie, comme des gens qui ressentent les injures qu’on leur fait.Le député du comté de Québec déclare que pareille situation ne peut durer.Sinon, il faudra rompre le pacte confédératif.Mais avant d’en arriver là, il importe d’amender ce pacte de façon à ce que les provinces puissent disposer d’elles-mèmes, advenant une déclaration de guerre.C’est précisément la charte de l’Atlantique, dit-il, qui donne aux petites nations le droit de disposer d’elles-mêmes.M.Chaloult réclame également la rupture du lien impérial.Que le Canada, dit-il, soit un pays indépendant au même titre que l’Irlande et le Portugal, deux pays catholiques.conscription.1.orateur deman de aux nôtres d’être énergiques dans leurs revendications, mais les met en garde contre les agents provocateurs.Il fait allusion à un article éditorial du Devoir et souligne, avec ce journal, l’erreur que commettent ceux qui brûlent ou déchirent le drapeau britannique.Respectons le drapeau britannique, dit-il, et travaillons à obtenir au plus tôt un drapeau tien à nous, M.Roger Vézina M.Roger Vézina déclare que le temps des vagues protestations est passé et qu’il est temps de lancer un mouvement positif pour l’affranchissement de notre pays.Il souligne le rapprochement qui s’est fait à l’occasion de l’assemblée de Saint-Grégoire et exprime l’espoir que tous les chefs des Canadiens français sauront s’unir à cette heure grave de notre histoire.M.Vézina dénonce l’attitude de nos chefs à Ottawa et déclare que nous en avons assez de la bonne entente, si pour l’obtenir, il faut toujours courber l’échine.M.Vézina ajoute qu’il faut songer à l’avenir.Aujourd’hui, dit-il, l’Angleterre défend ses intérêts contre l’Allemagne.Demain, elle aura peut-être à les défendre contre la Russie.En terminant, l’orateur réclame l’indépendance du Canada et un drapeau canadien.Le Dr L.-P, Homel Le Dr Philippe Hamel passe en revue les récents événements dans la politique canadienne et dénonce l’attitude de M.King.Quand on veut se faire respecter, dit-il, on commence par respecter ses engagements.L’orateur rappelle que Camillien Houde a passé quatre ans dans un camp d’internement et demande ce que le gouvernement entend faire des sept colonels qui ont i • .» 1 u ., défié l’autorité militaire.Le Dr Ha-1 q," 0,U su restcr en dehors de la guerre.Comme moyen d’atteindre ce but, M.Chaloult demande de rompre avec les partis.Ce qui nous a conduits à notre perte, dit-il, c’est notre attachement aux partis.Cessons nos divisions, dit M.Chaloult en terminant, pour réclamer la réforme de la constitution et l’indépendance du Canada.me] ajoute qu’un certain pasteur Shields bave constamment sur ce que nous avons de plus sacré et que personne ne s’émeut à Ottawa.Si M.King, dit-il, ne veut pas que l’anarchie règne dans le pays, qu’il ait donc le courage de mettre le bâillon sur la bouche de cet incendiaire.Le Dr Hamel accuse M.King de créer la désunion dans le pays pour répondre au désir d’influences occultes et prétend que nos chels politises nous ont tous men- ti depuis Ils nous ont mis Drummond St.Rlty’ .25: Pickle Crow tre 51-07 pour un nombre moindre d’ac-.05; Kerr Addison .05; MacKinnon Steel •tions Exercice précédent, priv.1.25; Central Patricia .03; Agn.BOURSE DE NEW-YORK .n.15 AUtefl Chemical .1511511 Aille Chalmers .S8s» American Can .90’* American Car ét F.as1,* American Loco.22’, American Pow.4t Lt Do.6',, Prf.54 Do.5'.é Prf.4-,'ij American Radiator 1P8 American Roll, m 1414, American Steel Found 26’.American T.& T.165 Arvrtcan Tobacco .65', Do D .eg Anaconda .28 Armour 111.g 38‘j 893a 38 22'à 2', S31, «¦i l'1.13', 25', 161 65 >, 65> 21’ 6 Aviation Corp .Baldwin C.T.B.ndlx Aviation .Bethlehem Steel ___ Boeing Air.Borg, Warn.Can.Pacific .Case J.I.Caterpillar Trac.Che*.& Ohio .Ceng.Nairn .Cons Ed NY.Contlnrntal Can.Continental Motors Continental Oil ___ Crane — Crucible Steel Curtis Wr A Deere & Co.N Dtst.Seagrams Dome Mines Douglas Alr.B .69% 69% 47h 4\ • 21% 21% • 45% 43 .62 61% • 17% 17% .SI’, 37% .10 9’* .36% 33% .43'., 43% .48% 48% .25% 25% ¦ 21% 24% .38 .•7% .8% 8% .28' 23% ¦ ¦ 26% 26% .21 21 .37% 36T* .18% 18»! .40»* 40 .85 34»; .22% 21% .65», 65 Ferm.i Haut Bas Ferm.151% Ligg.& Myers B .77’* 77% 77% 38% ! Lockheed • 19 Vi 19% 19»k 89% : Loew's Inc .72 71», 71% 33 j Louts.& N .90 90 90 22% Mack Truck xd .45 44% 44% 2% Macy Co .30», 30% 30’i 53’* j G.L.Martin .22% 21»; 22% i 'll Mead Corp .12 11% 12 1 11% Mont.& Ward .52% 52’* 52% > 13’, National Biscuit .24% 23% 24 i 25 National Dalrv Prod, .24», 24% 24% i 164’, , National Distillers .35% 35% 35% i 65’, National Lead 23% 22’* 23% j 66 • National P & Lt 7 6% 6% , 28 National Steel .67 63»; 67 ^ i N.York Central .18»'a 18», 18% T._G.priv.1.50; Can.Wire A 1.00, B ¦ 25, F.priv.1.62Vi; Can.Food Prods .62Vi; Dom.Envelop.10; Eng.Electric .25; Can.Inger.Rand .50; Hinde & Dauch .25; jam.Pub.Serv.17, priv.1.75; Mont.Loan & Mge .31 Vs; Paton Mfg.1.00, priv.1.75; Rel.Crain priv.1.62Vi et 1.62Vi; Woods Mfg.50; C’bound Boxes .37Vi, Wall Street a conservé son allure ferme durant la journée et l’intérêt se continue dans les chemins de j fer.mais l’échange n’a pas été eon- Déduction faite de la dépréciation, de i sidérable.L’annonce de dividen- dans l’esprit, dit-il, que la coiis la provision pour les impôts ($1,159,000 ; i 9 16*4 10», 57 34 V4 28», 23', 15S "Si le Canada désire conserver son rang dans l'Industrie minière du monde.East Kootenay Power Co.a eu des re- ! Ü est urgent qu'il prenne immédiatement cettes nettes de $33,297 en octobre, des mesures pour encourager plus effica-contre $34,280 durant le cours du même j cernent la prospection", dit le président mois en 1943.Pour les sept premiers ! de l'International Nickel Co., of Canada, mois du présent exercice financier, les j Ltd.M- Robert-C.Stanley, dans un ar-! ^es* n^rtp^ fracU es nette, ,a ,nnt tnteiicA** 4 1 tide adressé aux journaux canadiens.".‘ recettes nettes se sont totalisées à $258,849, en regard de $276,675 durant la même période l’an dernier.Les conditions abaissées de l’eau seraient cause de la hausse des frais d'opération.Dividende de "Quebec Power Co." A une assemblée du conseil d’administration de la Quebec Power Company tenue hier, un dividende de vingt-cinq M.Stanley demande que l’on accroisse les rétributions aux prospecteurs, que l’on revise la taxation et les réglementations, que les agences gouvernementales, les compagnies minières et les particuliers intéressés aident davantage les prospecteurs et enfin que la prospection soit incluse dans le programme de réhabilitation des membres des forces armées.Afin d’acroifre le nombre restreint des prospecteurs au Canada, M.Stanley re- Sur le marché de cette ville, les industrielles ont fait quelques gains mais les mines d’or ne se sont pas aussi bien comportées.Louvin-court a fait un gain de 8 cents a 1 et Wasa Lake de 3 cents.De légers gains furent enregistrés par West Malartic, Gonwest, Bear, Aumaque et East Malartic et ionnaires pour Kerr-Addison, Toburn, O’Brien, Kirkland Lake, Springer-Sturgeon, Leitch et Omega.Smelters a haussé d’un point à •18 et Noranda a eu un recul de 1-2 à 51, Steep Bock de 5 cents à 2.60 et Nickel de 5-8 à 30.Dans les industrielles les huiles étaient fermes, mais les divers et les aciéries accusèrent de légères pertes.B C.Bakers a fait un gain de 3-4, Western Canada Flour de 56S 56', 1 cents (25c) par action a été déclaré sur commande l application du programme i 1-4, et B.A.Oil, Imperial et Intcr- 47% 47% Iles actions ordinaires, sans valeur nomi- éducatif proposé par la "Prospectors and | national ont fait des gains de 1-8 15', 16% Inale.de la compagnie pour le trimestre Developers Association”, avec l’aopui des à 1-4.Abitibi 6 pour cent a grim- 17% 36% 99» , 19% 24», 32% 13 34 58>i 28», 28% 35% 32% 54% 17% 47 »l lit» i se terminant le 31 décembre 1944, paya- I gouvernements, l'aide financière des corn, ble le 26 février 1945, aux actionnaires Pa
de

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