Le devoir, 5 décembre 1944, mardi 5 décembre 1944
Ti* Canada eat une nation souveraine et ne neut avec doctHlté accepter de la Qrande-Breta* vue.ou des Etats-Uni*, ou de qui que ce soit d'autre, l'attitude qu'il lui taut prendre enver» le monde Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n'est Pas envers le Commonwealth britannique dea nations, mala envers le Canada et son roi.et ceux qui contestent ceci rendent, k mon avis, un mauvais service eu Commonwealth." "She ta a sovereign nation and cannot take her attitude to the world doclielv from Britain or from the United States or from anybody else.A Gen Milan's first loyalty la not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's kin* and those who deny this are doing, to mv mind, a great disservice to the Commonwealth.• (l-X-37) Lord Tweedtmulr DEVOIR Montreal, mardi, 5 décembre 1944 RIDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i REUir 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Directeur s Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur eu chef t Orner HEROUX AdminiatreMeu i Rédaction .Gérant i BEIeir 3361 ¦Elair 2984 •Elair i 3361 Soulèvement communiste à Athènes “Why we are divided” Une magnifique tentative de propagande Nos lecteurs n’ont sûrement pas oublié la magnifique conférence de M.le chanoine Groulx: Pourquoi nou» sommes divisés.Elle a été publiée intégralement ici même.Mise en brochure, elle a été répandue à soixante-quinze mille exemplaires à travers tout le pays.C’était une pièce de grande valeur, qui ne pouvait que faire sérieusement penser tous ceux qui restent capables de réflexion.Nous nous réjouissions de voir ce texte entre les mains de tous les jeunes, particulièrement; mais, avec beaucoup d'autres, nous nous disions: Quel malheur que ces franches et nettes vérités ne soient pas mises à la portée de nos concitoyens de langue anglaise, et de nos voisins des Etats-Unis qui, de plus en plus, entendent parler de nous, et pas toujours de la meilleure ou de la plus juste façon?Nous avons le plaisir d'annoncer que ce rêve est devenu une réalité.* * * L'Action nationale, qui avait assuré la diffusion de la version française de la conférence de M.le chanoine Groulx, vient d’en faire une édition an^ ise.Tous les Anglophones auront ainsi le moyen de savoir ce que pense, de nos relations avec eux, de notre histoire et de la ligne probable de notre action future, l’un des esprits les plus distingués de chez nous.L’nne des maîtresses causes de la mésentente entre les races, c’est l’ignorance où nous sommes les uns des autres, l’ignorance surtout où sont de notre histoire, de nos sentiments réels, nos associés et nos voisins de langue anglaise.Cette dernière ignorance est le fait du défaut d’information, ce qui est assez explicable: elle est le fait des calomnies absurdes que l’on répand un peu partout sur notre compte: elle est le fait auesi, malheureusement, du défaut de franchise, des réserves et des réticences de quelques-uns des Canadiens français qui s’adressent, de temps à autre, au public de langue anglaise.Ils n’osent pas mettre les points sur les i.et leurs auditeurs acceptent comme un coup de lait cette matière sans saveur, sans couleur, qui les flatte parce qu’elle ne les oblige à aucune réflexion désagréable, ne les incite à aucune action pénible, qu'elle les porte à croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.Avec le chanoine Grooulx il n’y a rien à craindre de ce côté.Car le chanoine parle aussi franc et net qu’il sc peut.* * * Il y a plus, et c’est l'un des aspects les plus intéressants de la brochure qui vient de paraître.L’auteur aurait pu, avec sa crânerie et son ordinaire franchise, préparer un texte spécialement destiné au public anglais.Il aurait pu.tout en maintenant l'essentiel, projeter sur sa matière les clartés ; qu’exige, plus que d’autres, ce public ignorant de tant de choses.Et cela eût été, à la fois, très intéressant et très utile.Mais les esprits malveillants, auprès desquels on a fait au Chanoine comme jadis à M.Bourassa une réputation d’ogre et de ctoquemitaine, auraient été enclins à penser: C’est là un plat accommodé à la sauce anglaise, pour digestion facile par des estomacs anglais.Le “monstre" parle-t-il de cette façon quand il s’adresse aux jeunes gens qu’il fanatise?Eh! bien, on leur présente aujourd’hui un texte préparé pour un auditoire de jeunes catholiques de langue fran' çaise.dont personne ne s'imaginait, lorsqu’il a été prononcé, qu’il serait un jour ou l’autre publié en anglais, qui se termine par un appel à la fidélité catholique.On le leur présente tel quel, sans rien en omettre, sans rien y ajouter.Les lecteurs de langue anglaise auront ainsi toute chance de juger l’orateur, Vagitateur si l’on veut, tel qu’il est dans la réalité quotidienne, dans son action directe sur ses jeunes compatriotes.Cela pourra surprendre certains, mais cela ne saurait manquer de leur tendre service.* * ¥ M.le chanoine Groulx a fait sa part, sa large part.Et.de même.M.Gordon O.Rothney, le traducteur: de même encore l’Action nationale qui organise la distribution de Why We are divided, ainsi que les hommes d’affaires de langue française qui ont assuré l’impression des premiers vingt mille exemplaires de la plaquette.Grâce à eux tous, à leur bonne volonté, 3 leur générosité, Why we are divided sera adressé à des milliers et à des milliers de gens qui occupent des postes de commande, — au Canada, aux Etats-Unis, en Angleterre.Ce n’est pas assez.Il est fort utile, il n’est pas suffisant que ces vérités atteignent les sommets: il faut qu’elles se répandent dans toutes les couches de notre population et de celle des autres pays de langue anglaise.L’Aefio» nationale (B.P., 1524, Place d’Armes.Montréal) a réduit au minimum les prix de vente de Why we are divided: 5 sous l’exemplaire, S4.00 le cent, $35.00 le mille.Ainsi l’on peut facilement se procurer ce qu’il faut pour sa propagande personnelle.Si l’on ne peut faire soi-même sa distribution, qu'on adresse quand même son offrande à Y Action nationale: elle trouvera bien le moyen d’utiliser, et de façon très profitable, les milliers d’exemplaires supplémentaires dont on aura ainsi assuré l’impression.On vient de nous mettre entre les mains une arme excellente.Sachons en tirer le plus haut rendement possible.5-XH-44 Omtr HEROUX Paris traverse des heures difficiles Lettre d'Ottawa Le sous-amendement de M.Joseph Jean L'attitude des députés de ia province de Québec — Discours de MM.Dorion, Tremblay et Lalonde — La visite de M.King à Hitler a été le premier pas vers la conscription (par Pierre Vigeant) L’actualité Ottawa.4.— Le débat sur la conscription ne semble pas devoir se ranimer.De la dizaine de discours prononcés au cours de la i mimée, il faut retenir celui de M.Frédéric Dorion, l’organisateur du mouvement des indépendants, un groupe qui ne s’était pas encore prononcé au cours de Ja session ex* traordinaire.M.Dorion.qui a débité la plus grande partie de son discours en français s’il l'a commencé et terminé en anglais, a soulevé plusieurs points ’intéressants.Il a notamment déclaré que le premier pas vers la conscription était la visile que le premier ministre King a faite au chancelier Hitler en 1937 pour lui faire savoir que le Canada appuierait la Grande-Bretagne au cas d’une guerre et qu’il n’a révélé au peuple canadien que le 11 août 1944.M.Dorion n’est cependant pas allé jusqu’à réclamer l’indépendance Foble pour grondes personnes fl y avait autrefois une belle et grande forêt.Des arbres de toutes les formes et de toutes les couleurs s'u pressaient.L’orme solide et majestueux y côtoyait le bouleau gracieux; le cèdre altier s'élevait au-dessus du vert sapin.De tous les arbres, le plus beau et le plus répandu était l'érable.Le sol était riche de tant de sève que les branches ployaient sous le poids des fruits.De multiples sources chantaient sous les frondaisons.Mais , dans cette belle forêt, pas une pe-j tite bête.Oh si! il y avait de gros corbeaux, de méchants corbeaux.Un jour, venu d’une contrée lointaine où il n'y avait plus place pour eux, arriva un couple d’alouettes.Emerveille devant la belle et riche forêt, il décida d’y établir son nid.Mais les méchants corbeaux avaient vu d’un oeil mauvais ces intrus.D’abord étonnés qu’ils fussent plus beaux qu’eux, ils ne tardèrent pas à leur faire la guerre.Mais les alouettes avaient apporté de leur pays des moyens de défense qui dispersèrent les mauvais corbeaux.Ceux-ci éloignés, les alouettes bâtirent avec amour leur petit nid.Au printemps la famille s’était augmentée.La forêt retentit de chants et de cris joyeux.Mais un jour de nouveaux venus s'installèrent dans l'autre extrémité de la belle foré* C’était un couple de piverts.Bientôt le bruit saccadé des becs sur l’écorce des beaux arbres vint se mêler aux chants joyeux des alouettes.Doués d’un grand esprit de travail et très ingénieur les nouveaux venus eurent tôt fait de se répandre dans toute la partie sud de la belle forêt.Un jour vint où les deux familles se rencontrèrent.Elles se regardèrent étonnées, puis dans l'ocil du pivert un éclair de convoitise brilla.Peu de temps après cette rencontre, les piverts se réunirent et déclarèrent la guerre aux alouettes.Ce fut une guerre terrible, longue, sans merci.Les alouettes furent battues.Les piverts envahirent la partie de la forêt où vivaient les alouettes.Désormais obligées de vivre côte-à-cote les deux familles sc regardaient d'un fort mauvais oeil.Les alouettes, peu à peu convaincues qu’elles ne pouvaient se libérer du joug de leurs voisins, décidèrent d'essayer de vivre en bons termes avec “ux.Les piverts ne voulurent pas.Les deux familles s’ai-gi lient l'une contre l’autre et les chants d'autrefois disparurent.Ld forêt elle-même s'attrista de cet état de chose et pleura en secret, t.rs sources se tarirent, les fruits se firent rares.Les corbeaux revinrent voter au-dessus des grands arbres.Les deux familles ne furent plus jamais heureuses, Aojm-M VlC Bloc-notes (par Louis Robillard «t O.H.) Obligation aux patrons Lundi prochain, les patrons devront permettre à leurs employés qui ont droit de vote à Montréal de remplir leur devoir électoral.La loi municipale accorde deux heures à cette fin, mais ce temps est fixé a la période du midi: "de midi à deux heures”, précise la Charte."Le jour de la votation, il est permis à tout électeur de quitter l’ouvrage auquel il est occupé, en quelque partie que ce puisse être, de midi à deux heures, aux fins d'enregistrer son vote, sans que son patron puisse, pour cette absence, réduire directement ou indirectement son salaire'’.Mais on ne trouve pas de sanction à cette autorisation.Qu’adviendrait-ii si un employeur refusait à ses subordonnes la permission de s’absenter suffisamment longtemps pour aller aux ur-nés?Quel recours aurau l’électeur frustre dans son droit de suffrage?Sur ce point, la loi provinciale est plus coercitive; elle impose aux patrons récalcitrants une amende de 8190 à $500; de plus, elle fait entrevoir aux contrevenants l’ombre froide de la prison (maximum de douze mois).La Charte manque de ce moyen de coercition.On compte sans doute sur l’esprit civique de la classe employeuse.Deux heures de plus Par contre, l’électeur municipal bénéficie de deux heures de plus que l’électeur provincial pour exercer son suffrage; la période du scrutin s'étend de 9 h.à 6 h., lors-qu’il s’agit de choisir les députés à l’Assemblée législative; elle est de 8 h.à 7 h.du soir dans le cas des élections à l’hôtel de ville.D’un autre côté*, l’électeur provincial jouit d’au moins deux heures pour aller voter, et cela sans compter “le temps normalement accordé pour le repas du midi”.Et cette durée de neuf heures et même de onze heures accordée au scrutin est-elle suffisamment longue dans les agglomérations urbaines où la majeure portion de la population travaille loin de son bureau de vote?N’y a-t-il pas lieu d'allonger la période des scrutins de façon à ne fournir à personne le prétexte du manque de temps pour s’abstenir de voter?M.Churchill déclare que l'Angleterre ne laissera pas imposer le communisme en Grèce par la violence — Les troupes alliées élargissent leur tête de pont de Sarrelouis — Les Russes au lac Balaton en Hongrie ! jÇe carnet j ; du grincheux j Soyons reconnaissants à M.Mackenzie King: il annonce qu’il ne recommencera pas, pour le bénéfice de ceux qui ne l’ont pas compris, son récent discours de trois heures à la Chambre des communes.Ni M.Ernest Bertrand, ni M.Alphonse Fournier, non plus que le général LaFlèche n’ont l’air de vouloir démissionner.Ils sont ancrés à leurs fauteuils de minisires tout comme le transcendant député de Labelle, M.Maurice Lalonde, est ancré dans sa conviction.* * * M.Mackenzie King a, parait-il, inventé une formule démocratique nouvelle: Des élections «i nécessaire, mais pas nécessairement des élections, rien que dans la mesure où ça sera nécessaire.* * * Quand donc le premier ministre mettra-t-il le Parlement et le public au courant de toute la conversation qu’il a eue avec Hitler en 1937?* * * S’il n’a nas été plus clair dans ce qu’il a dit à Berlin que dans ce qu’il dit d’ordinaire à Ottawa, il n’est pas surprenant que le sieur Hiller n’ait pas saisi le sens des paroles de M.King.Voilà pourquoi, peut-être, nous avons eu la guerre.* * * Tn scribe de Cancanada fail son fin-fin et reproche au Grincheux d’avoir dit que le aigle X.R.M.A.correspond à Xational Ressources Military Art alors que c’est Mobilization Act qu’il faut comprendre.Le fin-fin cancanadien voudra-t-il nous dire comment et pourquoi les mots Mobilixation Art ont été substitués au‘mot si simple: eonscrip-tion?* * * La conscription.Cancanada doit comprendre ça: lui-même n’est pas volontaire, il est conscrit dans l’armée du parti libéral.La Grincheux S-Xtt-44 Choses d’hier et d’au ourd hü* 1 ’’L’hypocrisie est un hommage que la vica rand à la vartu." LA ROCHEFOUCAULD Poris, libéré il y o trois mois, a, par certains côtés, l'apparence d'une ville revenue à la vie normale, mais un correspondant de T'Associated Press'', M.Gladwin Hill, signale aujourd'hui que cette apparence est trompeuse et que, sous ce masque, Paris reste une ville ébranlée jusque dans ses fondements par les rigueurs de la guerre.Les élégantes toilettes féminines sont revenues sur les boulevards, mais ces toilettes sont en matériel d'été parce que les tissus d'hiver plus chauds sont très rares.Le champagne coule aux réceptions diplomatiques, mais beaucoup de Parisiens n'ont que la moitié des calories nécessaires, parce que les approvisionnements de vivres sont insuffisants.Si quelques hôtels sont le théâtre d'une grande activité, comme le "Ritx'' qui héberge les dignitaires miiltaires et civils de passage, le ''Grillon" qui abrite le personnel diplomatique et celui de la propagande, par contre la plupart des édifices de la ville ne sont pas chauffés et ne le seront probablement pas de l'hiver.Paris a seize journaux quotidiens, mais ils sont limités à une seule feuille.Le métro fonctionne, mais il n'y a pratiquement pas de service de transport de surface et pas de taxis; même les médecins ne peuvent avoir d'essence pour leurs autos.Les visiteurs vont au Louvre mais ils n'y voient que des expositions spéciales, car les principaux trésors sont encore dans leurs abris de guerre.Les cinémas sont remplis, mais on montre des films qui étaient déjà vieux quand la guerre a commencé.La ration de viande est d’une demi-livre par semaine.Il ny o pas de poisson, faute de moyens de transport.Les volailles vont vers le marché noir et reparaissent en dîners de $20 dans les clubs de nuit, dont les journaux demandent la fermeture pour la durée de la guerre.Environ 10,000 Parisiens sont en prison sous des accusations de collaboration avec les Allemands pendant I occupation.Il n'y a eu jusqu'ici que vingt accusés qui ont subi leurs procès, et dans les corridors du Palais de Justice, les avocats causent de ta lenteur de ces procès.En réponse à la menace formulée par les autorités allemandes d'exercer des représailles si le gouvernement français n'interrompait pas les procès pour collaboration, la radio de Paris a riposté aujour-d hui que le gouvernement français ne permettra à quiconque d'intervenir de l'extérieur dans l'administro-tion de la justice en France et que si les Allemands veulent intervenir les autorités françaises prendront toutes les mesures qu'elles jugeront nécessaires.Cet avertissement allemand, selon un porte-parole du ministère des Affaires étrangères de Berlin, aurait été transmis au gouvernement français par la Croix-Rouge internationale.Dons la banlieue de Billancourt, les usines Renault travaillent pour les forces alliées sous la direction du gouvernement qui a saisi toute cette industrie après la mort de Louis Renault, décédé pendant qu'il attendait son procès pour collaboration, parce que ses usines ont travaillé pour les Allemands pendant l'occupation.Dans un article récent au "Saturday Evening Post" M.Demaree Bess a exposé le point de vue des directeurs des usines Renault.Quand les Allemands ont occupé Paris, cette industrie de l'automobile s'est trouvée dans ?nAnn0tiv® de fermer ses usines ef de congédier ses I Z,000 ouvriers, ou de fabriquer des véhicules de transport pour les Allemands.Les autorités allemandes ont averti les dirigeants de ces usines que s'ils fermaient leurs portes tous les ouvriers seraient conscrits et envoyés au travail dans des usines allemandes.Après avoir consulté leurs ouvriers, les directeurs ont décidé de poursuivre le travail.A deux reprises, les usines furent fortement endommagées par les bombardements allies; chaque fois les difigeants ont obtenu des Allemands des matériaux pour remettre leurs usines en marche, et ils ont pu employer leurs ouvriers à ccs travaux de réparations qui ont duré des mois et pendant ce temps la production était interrompue.Ainsi les Allemands, selon les directeurs des usines, ont eu moins de production de la part de ces ouvriers que si ces derniers avaient été envoyés en Allemagne après la fermeture de l'usine.Les Allemands ont aidé à remettre les usines en état de production, de sorte qu elles donnent actuellement leur plein rendement et que leurs ouvriers peuvent travailler pour les Alliés, tandis qu'ou-trment ils seraient encore en Allemagne et devraient travailler pour l'ennemi.Ces explications ne satisfont pas les communiste-, qui reclament la confiscation des usines.M.Bess dit d ailleurs que les communistes veulent utiliser le* procès de collaboration pour promouvoir leur lutte contre le capitalisme: "Ils réclament, écrit M.Bess que la purge soit utilisée à la destruction permanente du pouvoir economique et politique des prétendues "200 ramilles de France, et pour la dépossession et la punition de tous les industriels et banquiers qui ont traité avec les Allemands pour leur profit personnel.Par la purge, disent les communistes, la banque et l'industrie ourde de France peuvent être rapidement notiona-lisees .C'est une politique économique et sociale plutôt discutable que de travailler à ia nationalisation industrielle et financière au moyen de procès politiques pour collaboration.Ce serait assez cocasse, si ce n'était pas tragique; cor c'est à la suite de la campagne du journal communiste l"'Humonité" que Louis Renault a été arrête.Cela n'est pas particulier aux communistes français.Il semble que ce soif une politique générale des communistes dans tous les pays qui ont été occupés par I Allemagne.Une dépêche de la "Canadian Press" du z4 novembre, rapportait une déclaration de M.Andrija nebrong, ministre suppléant du Commerce et de l'In-dustne dons le gouvernement pro-soviétique du maréchal Tito, à l'effet que le gouvernement yougoslave confisquerait les usines des industriels qui seraient trouvés coupables de collaboration criminelle avec les Allemands; il ajoutait que les autres industries demeureraient des entreprises privées.Il n'est peut-être pas exagéré de penser que c'est une tactique communiste internationale que d'accuser de collaboration les industriels dont on veut confisquer les biens, méthode aussi radicale qu'audacieuse de promouvoir le collectivisme.M.Hill note encore dans sa dépêche de ce matin au sujet de Paris que l'Assemblée consultative française se donne des airs de législature, mais que comme le gouvernement de Gaulle prend toutes les décisions, l'Assemblée n'est donc qu'un forum en attendant le retour des Français qui sont détenus en Allemagne dans les camps de prisonniers ou dans les usines.M.Hill conclut par cette phrase qui donne le même son que l'article de M.Bess et qui indique bien l'acuité du danger communiste en France: "Presque tout le monde loue de Gaulle, mais plusieurs frissonnent simultanément à la mention du communisme .tandis que les communistes de leur côté se lamentenr continuellement sur le règne des trusts".EN GRECE C'est encore le communisme qui se dresse en Grèce, et qui apporte la guerre civile à ce pays déjà si éprouvé par ia guerre.Aujourd'hui à Athènes des membres armés des éléments de gaüche des forces de résistance — Front de libération nationale — ont défié un décret leur ordonnant de se disperser et ont pris le contrôle de vingt des vingt-cinq postes de police de la ville, tandis qu ils en assiègent un autre.Le premier ministre Papandréou a hier après-midi ordonné à ces miliciens de quitter Athènes avant minuit.Une outre personne a été tuée hier soir et trois ont été blessées dans une nouvelle émeute près de la gare d'Athènes, lorsque la police a tenté de disperser des gens qui revenaient des funérailles des vingt et une personnes tuées dans l'émeute de dimanche.Au cours de la journée d'hier environ 400 membres du front de libération nationale armés de fusils et de mitrailleuses ont attaqué le collège naval du Pirée et quelques-uns avaient déjà pénétré dons l'aile de l'hôpital quand le groupe a été dispersé par des chars d assaut britanniques.Le collège naval sert de quartiers généraux < ux autorités navales britanniques et grecques, et les marins ont défendu l'édifice jusqu'à l'arrivée des chars.Trois Britanniques ont été blessés et un interprète a été tué.Des équipages britanniques ont repris le débarquement des cargaisons de secours pour la population^ travail qui avait été interrompu hier par suite de la grève générale ordonnée par le front de libération, en protestation contre le décret qui leur ordonnait de rendre leurs armes.Un policier civil a tiré sur la voiture du chef de la mission soviétique; la voiture arborait un drapeau rouge et le policier a pris cela pour un emblème des émeutiers.A Londres, M.Churchill a déclaré aux Communes que l'Angleterre résistera à toute tentative d'imposer en Grèce par la violence une dictature communiste et qu'elle est prête à employer son armée si c'est nécessaire, pour maintenir l'ordre.En réponse à des questions, M.Churchill a dit qu'il ne peut pas, avec les renseignements qu'il a, dire quel groupe a tiré le premier à Athènes.Il a dit aussi que c'est dans des élections régulières et non par l'émeute que la Grèce décidera librement si elle doit être une république ou une monarchie.M.Papandréou a dit aujourd'hui qu'il a offert sa démission et suggéré la formation d'un gouvernement de coalition composé des groupes de droite et du centre; dans cette éventualité il a suggéré comme premier ministre M.Thémistocle Sophoulis, chef libéral de 82 ans.FRONT DE L'OUEST La 3e armée éfatsunienne exéeufe un mouvement tournant sur un front de 21 milles et se trouve à six milles et demi de Sarrebruck; ses canons de huit pouces tirent sur cette ville, principal centre industriel du bassin de la Sarre, ainsi que Forbach et Sarregue-mines.Elle tient maintenant toute la rive ouest de la Sarre, à partir de la région de Merzig jusqu'à Sarrelouis.Ses troupes ont virtuellement complété l'occupation de Sarrelouis et agrandi cette tête de pont au-delà de la Sarre, en prenant les villes voisines de Roden et de Fraulautern.Sur le front des 1ère et 2e armées étatsuniennes la bataille violente et meurtrière se prolonge et chaque côté tient ses positions.Le communiqué du général Eisenhower dit quo ces deux armées rencontrent une résistance acharnée dans la banlieue de Juliers; les troupes alliées ont consolidé leurs positions dam Lucherberg et Luchem et dans la région de Branden-berg, au sud-est de Huergen elles ont quelque peu avancé.Au nord du front, la 2e armée britannique a complètement occupé la rive ouest de la Meuse en Hollande, et liquidé toutes les unités allemandes de cette zone.Les Canadiens ont repoussé une attaque allemande dans le secteur de Nimègue.Au sud de Strasbourg la bataille de Sélestat en est à sa quatrième journée.La 7e armée étatsunienne a pris Oberbroon, à 11 milles de Haguenau, et Diemeringcn, o 4 milles à l'est de Sarre-Union, et Volkesberg, un peu plus à l'est.FRONT DE L EST L'armée rouge continue son offensive dons l'ouest de la Hongrie et ses troupes sont massées aujourd'hui sur la rive sud du loc Balaton, à 60 milles de la frontière autrichienne.Ces unités ont avancé de 17 milles hier; une colonne qui remonte la rive ouest du Danube est à 37 milles au sud de Budapest.Sur la rive est du Danube les forces soviétiques attaquent depuis plusieurs jours les quartiers de l'est et du sud-est Je Budapest; au nord-est de la ville les communications ennemies sont coupées.'' — Paul SAURIOL 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 5 DECEMBRE 1944 VOLUME XXXV — No 280 Lettre d'Ottawa (suite de la oremlère oagel “Réunissant les deux parties ensemble nous avons la déclaration suivante: “Cette Chambre est d’avis que le Æfrtivernement ne s’est nas assuré de renforts en nombre suffisant et continu en utilisant le plus avanta-geusement possible le personnel du Service général au Canada et les volontaires outre mer sans avoir recours à la conscription pour service outre-mer”.“Ceci est de toute évidence une proposition de non confiance au gouvernement parce qu’il l’accuse d’avoir gâché le régime volontaire et d’en être venu à la conscription.Après avoir voté ainsi non confiance à la politique du gouvernement, comment M.Jean et ceux qui vont l'appuyer pourront-ils ensuite faire le contraire et voter confiance au même gouvernement sur la motion principale?” Majorité et minorité M.Léonard Tremblay, qui a par- convaincu pour sa part que nos troupes outre-mer recevront les renforts nécessaires.Il admet que les Anglo-Canadiens ne comprennent pas le point de vue des Canadiens français, mais il voudrait que les Canadiens français fassent de plus grands efforts pour comprendre leurs compatriotes de langue anglaise.M.J.-W.Noseworthy, député C.C.F.de York-sud, a déclaré qu’il ne croit pas qu'un changement de gouvernement aurait pour effet de retarder l’envoi des renforts outremer.Le gouvernement obtiendrait un vote de confiance véritable, dit-il, s’il annonçait une politique plus vigoureuse.L’arrêté ministé-rel du 23 n’est ni la conscription ni le volontariat; c’est simplement la contrainte pour amener les conscrits à s’enrôler volontairement.M.John R.MacNicol, député conservateur de Toronto-Daven-port, a critiqué plusieurs points de la politique actuelle du ministère de la Défense nationale.Il estime que l’on ne devant pas forcer les jeunes aviateurs démobilisés à servir dans l’infanterie.Il croit ce de Québec depuis trente ans en | 1 faisant appel aux préjugés et le dé- ' i puté de Bellechasse vient encore, I dans une assemblée en fin de se-| maine, de s’en prendre aux con-! servateurs qui ont voté la conscrip- j tion lors de l’autre guerre.Si les La campagne de la Fédération des Oeuvres de ministres de la province de Québec j Elle se tiendra du 11 au 22 février prochain - L'objectif en est de $726,500 — Le montant n'est pas assez élevé pour rencontrer tous nos besoins, dit M.Philippe Brais, le président L’objectif de la prochaine campa- mandement de Mgr l’Archevêque, gne de 1945 de la Fédération des Le Consel des Oeuvres a une lourde tâche à accomplir.Il a réus- avaient eu le courage de défendre leurs positions, conclue-t-il, si le j premier ministre avait eu le coura- | ge de s’en tenir à la politique qu’il a proclamée au début de la guerre j et de risquer au besoin des élec-1 lions, ils l’auraient emporté.Ancré dons so conviction ____ Oeuvres de Chante canadiennes- M.Maurice Lalonde a déclaré : françaises qui aura lieu durant le que l’heure est grave et qu’il veut ¦ omis de février prochain, a été fixé justifier l’attitude qu’il va prendre ! à la somme de $72fv'0U et le nion-sur la question de la conscription, tant n’est “pas encore assez élevé lé en anglais, a rappelé les enga- que les hommes qui ont servi qua- gements contre la conscription pris par tous les principaux chefs politiques canadiens, M.King, M.Lapointe et M.Manion, au début de la guerre et il a terminé son dis-» cours en demandant qui avait brise ces engagements.La majorité en démocratie» dit-il, n’a pas le droit d’imposer à la minorité un engagement dont elle ne veut pas, surtout lorsque les chefs de la majorité ont ont pris des engagements comme dans le cas de la conscription., M.Tremblay a encore affirmé que l’on n’avait pas loyalement tenté d’obtenir du volontariat tous les résultats qu’il pouvait donner.Des officiers et des fonctionnaires nommés par le gouvernement, dit-il, ont entrepris un effort concerté pour obtenir la mise en vigueur de la conscrinli ’ti.Les conscrits ont été malmenés et insultés par ceux qui voulaient les amener à s’offrir comme volontaires pour servir outre-mer.Les Canauiens français ont fait leur part depuis le début de la guerre, mais ils ne sauraient appuyer la conscription qu’ils jugent ni nécessaire ni op-pertune.Quelques députés Le colonel A.-J.Brooks, députe conservateur de Royal, au Nouveau-Brunswick, a déclaré que le Canada a manqué de direction politique au cours de la guerre.La Grande-Bretagne a eu Churchill, les Etats-Unis Roosevelt, la Russie Staline, mais le Canada n’a pas eu de véritable chef.Le colonel Brooks a ajouté qu’il aimerait à voir le colonel Ralston relever le défi du premier ministre King et tenter de former un gouvernement.Il aurait, dit-il, l’appui de la majorité de la population et de la majorité de la députation.tre ou cinq ans outre-mer pour raient tous obtenir un congé si l’on utilisait les conscrits.U est vigoureusement opposé à toute prolongation de la vie du parlement et se dit convaincu que le premier ministre King s’en tiendra aux déclarations qu’il a déjà faites à ce sujet., , M.L.A.Mutch, depute liberal de Winnipeg-Sud, un militaire, a déclaré qu’il n’aurait pas voulu courir le risque de refuser dans les circonstances actuelles de recourir à la conscription pour renforcer ! notre armée outre-mer.II croit que les effectifs que le gouvernement doit envoyer sont suffisants pour répondre aux besoins.Il croit comprendre que tous les conscrits actuellement sous les arnies ou qui viendront à être mobilisés seront disponibles dès que l’on en aura besoin.C’est là la conscription, dit-il, et les conservateurs sont mal venus de prétendre que ce ne l'est P M.Norman J.Lockhart, député conservateur de Lincoln en Ontario, dit que le premier ministre admet que la situation est grave, mais qu’il essaie d’éluder la question.Il a insisté sur la volte-face exécutée par le premier ministre en 24 heures en faisant observer que le ministre de la Défense nationale, le général McNaughton, paraissait en tenir, quand à lui, pour le système du volontariat.M.Frédéric Dorion M.Frédéric Dorion a débuté en déclarant qu’il a foi en la démocratie et que c’est pourquoi il entend être le représentant de ses élec: leurs et non l’instrument d’un parti politique.Il est fier d’être indépendant et il jugera la question à son mérite.,, ,, , M.Dorion répond au député Ira-vailliste-progressiste de Cartier, .___ M.Fred Rose, qui Ta associé aux M.Ralph Maybank, députe libé- fascjstes.Avant de mettre en doute ral de Winnipeg-sud-centre, a an noncé qu’il votera pour la motion principale et contre tous les amendements soumis jusqu’ici.Il est Naissance THIBAULT.— A l’hôpital de Verdun le 2 décembre à M.et Mme Paul Thibault, née Brosseau (Aline), est née une fille, baptisée Marie, Marthe, France, Lorraine.Parrain et marraine M.et Mme Eugène Pitre, oncle et tante de l’enfant.Porteuse, Mlle Année Thibault, tante de l’enfant.Avis de décès MACDONALD.— A la maison-mère des Soeurs de Sainte-Croix, Ville Saint-Laurent, est décédée Soeur Sainte-Marie Bernadette de Lourdes, née MacDonald (Aline), fille de M.et Mme Henry MacDonald, du numéro 1710 ouest, bout.Gouin.Le corps est exposé à la maison-mère, rue Principale, \illc Saint-Laurent.Les funérailles auront lieu mercredi le 6 courant à la chapelle de la communauté.Parents et amis sont priés d’y ter sans autre invitation.question de la conscription Il a voté, dit-il, contre le bill 80, contre Ta conscription, en 1942, et il :> donc tenu les engagements qu’il avait pris vis-à-vis de ses électeurs.Durant cinq ans, je premier ministre a évité Técueil, fait face à l’orage, mais sur la fin de la guerre il a capitulé devant la montée de la vague conscriptionniste.C’est une volte-face complète après la politique annoncée quelques jours plus tôt.C’est la conscription que les chefs libéraux et lui-même, ont dénoncée.» Les explications des chefs du gouvernement, de poursuivre M.Lalonde, ne m’ont pas convaincu' elles m’ont plutôt ancré dans iq conviction que le gouvernement s’est laissé forcer la main par une machination des tories et de la bureaucratie militaire.Les Canadiens français ont fait leur part depuis le début de la guerre, mais on a tout fait pour décourager l'enrôlement volontaire dans la province de Québec, on a versé des recrues canadiennes-françaises dans des unités anglaises où Ton ne comprenait pas leur langue.La mesure prise par le gouvernement est Ta-vant-dernier pas vers la conscrip tion totale réclamée par les tories.M.Lalonde appuie de tout coeur la motion de M.Jean.Il n’oublie pas l’oeuvre du premier ministre au cours de la guerre et il sympathise avec lui dans les circonstances actuelles, mais le premier ministre doit comprendre la situation difficile où se trouve tout un groupe de députés dont il est qui ne peuvent trahir les engagements pris envers leurs électeurs.Les deux derniers orateurs de la journée ont été le lieutenant d’aviation James Sinclair, député libéral de Vancouver-Nord, et M.Russell Boucher, député conservateur de Carleton.Le débat se poursuivra demain.Pierre VIGEANT SÎ*.à date, à grouper soixante-quinze oeuvres de charité.Il serait tr.p long d’énumérer le travail accompli jusqu’ici.Qu’il me suffise pour rencontrer tous nos besoins”, | de vous dire que le Conseil des de dire M.Maurice Trudeau, c.r., Oeuvres nous a recommandé Taffi-président de la nouvelle campagne.I Ration de plusieurs oeuvres nouai! cours de la douzième assemblée l velles que nous avons acceptées annuelle de la Fédération à Thôlel | En voici la liste: Windsor hier après-midi.Maison d’accueil pour garçons: l’Aide aux vieux couples; Colonie de Vacances Saint-Arsène; Colonie Ville-Marie; Centre d’observation et de placement familial pour garçons; l’Oeuvre des terrains de jeux de Montréal; l’Oeuvre des terrains de jeux de Verdun; Petites Soeurs M.Philippe Brais Le premier orateur à prendre la parole a été M.F.-Philippe Brais, c.b.e., c.r., président de la Fédération.M.Brais, dans son rapport.a parlé de la dernière campagne.Il , ae ,.ertlu,î; Petites Soeurs a dit qu’il était encourageant de Assomption; Maison d accueil constater les pregrès accomplis pari P°ur JdJes» une nouvelle Colonie Ja Fédération depuis ses débuts.|Puor tdlelles de 5 à 12 ans; une Toutefois, il nota: “Nous ne sommes! Colonie j pour fillettes de 12 pas encore rendus au point où nous: a ansî Maison Saint-Agnès ou puissions faire face a tous les be-' le Centre d’observation et de pla-soins de notre nombreuse popula-; cement familial pour jeunes filles; tion, et il faut encore aller de ! Camp Boscoville; l’Aide aux pri-Tavant.M.Brais donna ensuite une comparaison des montants recueillis par les différentes organisations du genre de la Fédération.“Nos concitoyens anglo-protestants souscrivent en faveur de leurs oeuvres une somme de $937,000, soit $0.55 par tète; les Israélites recueillent $321,-000, soit $6.32 par tète: nos coeli-gionnaires irlandais, $233,420, soit $3.03 par tête; et notre Fédération pla-llf prisonniers; la Colonie Notre-Dame.En ce qui concerne les distributions des allocations aux différentes oeuvres, M.Corbeil ajouta ce qui suit: “En nous reportant au bilan du 31 octobre 1944, nous constatons que nous avons alloué aux oeuvres un total de $813,519, soit $267,842 en plus du budget original.Nous avons, en premier lieu, fait droit aux demandes additionnelles PRESCRIPTIONS i fMMisiis i vomi Dismiiioi O AtnnruA Kp naplaë SERVICE JOUR et NUIT pmqcic monintOL MM»» Mme MwMiMX M Mi Charles Daquette.proprietaire HA.7251 PUVERT JQW&ihutI Le programme de la campagne Après l’adoption du rapport du trésorier honoraire.M.C.-E.Geof-frion, Me Maurice Trudeau, président de la campagne de 1945, fit connaître à l'assemblée le programme de la campagne qui aura lieu annonça-t-il, du 11 au 22 février 1945.Voici d’abord les nominations qui ont été faites: Bloc - notes (suite de la première page) la loyauté des autres, dit-il, le député de Cartier devrait se rappeler qui il était et où i! était au début de la guerre.Il ne reconnaît d ailleurs pas à M.Rose le droit de parler au nom des Canadiens franJ;,'s' M.Dorion trouve que le débat actuel n’a plus de raison d’être.La Chambre a été convoquée en session extraordinaire, d’apres M.King, pour prendre connaissance de la controverse sur la question des renforts qui avait amené la de- ! mission du ministre de la Defense ; nationale, le colonel Ralston._ La | controverse est terminée depuis la lecture de l’arrêté ministériel du 23 novembre.Non seulement le débat n’a-t-il plus de raison d’être, mais il a servi d’occasion à une campagne d’injures et de fanatisme contre la province de Québec.Le débat est d’autant plus inutile que la question de la conscrip- i tion qui en fait l’objet .est réglée depuis longtemps en principe.La conscription, dit M.Dorion, était décidée depuis la visite du premier ministre King au chancelier Hitler en 1937.L’Allemagne et la Grande-Bretagne connaissaient dès lors la politique du Canada, mais le premier ministre n’a fait part aux Canadiens de sa démarche que le 11 août 1944.La déclaration de guerre du gouvernement en 1939 ne pouvait manquer d’entraîner la conscription et tout le monde se rendait compte dès ce moment-la que la conscription viendrait en dépit de tous les engagements que pouvaient prendre les chefs politiques.La loi de mobilisation est venue en 1940 et il n y u eu (|uc deux députés à enregistrer leur vote contre la mesure.Le discours du trône de 1942 annonçait le plebiscite pour libérer le gouverne-liriCttU ment de scs engagements touchant bourque — a aranby, le 3, a #5 an», 1 ]a conscription et il n’y a eu alors x^e de Lima Duval, ipouae d’Henri Bour- pctit nombre de députés qui ont voté contre le gouvernement La carte d’identité “Le conseiller sortant de charge, Louis Bass, rapportent les jour- ! oeuvres et l’ampleur donnée $670,000^soit une moyenne de $1.08'des anciennes oeuvres.C’est ainsi paf.*«e’” ., .1 due nous avons alloué un supplé- M.Brais a parle aussi de la forma-1 ment rie «90.000 à la Société Snint- tion du Conseil des Oeuvres: “Parmi les événements importants survenus au cours de Tannée dans le domaine de l’action sociale et de la charité, il convient de mentionner que le Conseil des Oeuvres* en vertu d’un mandement de S.Exc.Mgr l’Archevêque de Montréal, constitue désormais la Commission des Oeuvres de charité et de service social du conseil diocésain d’action catholique, avec juridiction intégrale et exclusive sur Torganisation et les activités des entreprises de charité et de bienfaisance, tant laïques que religieuses, de notre diocèse.” A la suite du président de la Fédération, M.Arthur Fontaine, prési- ment de $90,(KM) à la Société Saint-Vincent-de-Paul pour lui permettre de subvenir aux besoins des pauvres, soit un total de $290,060.Nous avons, de plus, alloué au Bureau d’Assistance sociale aux familles, un supplément de $17,060 afin de leur permettre de rencontrer les dépenses additionnelles ' non prévues dans leur budget original.Une dépense de $37,125 a été encourue de ce fait.A la Colonie des Grèves, nous avons accordé un montant de $30,000; à la Colonie de vacances Sainte-Jeanne-d’Arc, $11,750; une somme de $20,006 pour la construction et l’aménagement d’une nou- dent de la campagne de 1944, a pré-i velle colonie pour fillettes d_e 5 à assis- Nécrologis ARCHAMBAULT — A Montréal, le 2.A 67 nus.Mme Eugène Archambault, née Corona Guertln.BERTHIAUME — A Lachlnc.le 2.A 53 ans.Soeur Marie-Louise du Carmel, née Laura Berthloumc.BLOU1N - A Montréal, le 3.A 54 ans, Adélard Blouln.époux de Reglna Clavet.BRABANT — A Vaudreull.le 2.A 57 ans.Napoléon Brabant, époux d'Alexlua Marteau naux, est en faveur de faire servir la carte d’inscription nationale à l’identification des électeurs à l’élection municipale du 11 courant.M.Bass se dit d’opinion que l’usage de la carte d’inscription serait le meilleur moyen d’assurer des élections honnêtes et paisibles et qu’il écarterait toutes les tentatives de personnification”."Il se demande, poursuit un journal, si les autorités municipales ne devraient pas prendre les mesures nécessaires pour imposer ce mode d’identification, le jour du scru-1 tin.Cette suggestion de M.Bass a été bien accueillie par plusieurs de ses collègues (dont on mentionne les noms) qui ont promis de Tap-puyer dans toute démarche qu’il ferait en ce sens”.L’intervention fait belle figure, ; mais le geste est à retardement de j la part de conseillers sortants, j Il leur appartenait de faire préva- ; loir leur mesure au sein du conseil expirant et n’est-il pas trop tard maintenant pour la mettre à exécution, à la veille du scrutin?sente son rapport dans lequel il a remercié tous ceux qui d’une manière ou d’une autre ont aidé au succès de la campagne qu’il a dirigée.M.Emile Corbeil Puis, M.Emile Corbeil, président du comité des budgets, traitant de Txepansion de la Fédération, en a donné deux causes: les besoins des au du Conseil des Oeuvres par suite Rose que.DUMONT — A Montréal, le 3.A 40 an», Alice Dumont.FORGET — A Montréal, le 3.A 70 ans.Ludlvlne McOown, épouse de Joecph-Adé-lard Forget.GEOFFROY — A Montréal, le 3.A 79 ans, Israël Oeottroy, époux d'Emma Laler-rlère.GUILBAULT — A Montréal, le 3.A 44 ans.Paul-Emile Oullbault, époux d'Eugénie Qullmet.LACROIX — A Lachlnc, le 3, A 90 ans.Phélonlse Cousineau, èpo\isc de leu Philippe Lacroix.LAMY — A Verdun, le 3, A 70 ah», Allde Lamy, époux d'Albcrtlne Hamel.LAPOINTE — A St-Vlncent de Paul, A 20 ans.Irène Lapointe.LEONARD — A Montreal, le 2, A 31 ans.Rachel Léonard.POIRIER — A Montréal, le 3.A 71 au».Joseph-Ferdinand Poirier, époux de Marie-Louise Messier.RODRIGUE — A Montréal, le 2.A 75 ans, Théodule Rodrigue, époux d'Evellne Arcand.SEVTONY — A Lachlnc.le 3, A 63 ans Elle Sévlguy, époux d'Aldéa Lalonde.THIBEAULT — A Montréal, le 2.A 75 ans.Mme Georges Thibault, née Marie-Louise Vandelac.LECLAIR — A Montréal, le 1er, A 36 ans, Roland Leclalr, époux de Gabrlelle Goyet-te.MENARD — A Montréal, le 30, A 53 ans, Annie McDougal, épouse de Jos.H.Ménard.ST-CHARLES — A Montréal, le 1er, A 72 ans.Joseph-Arthur St-Charles, époux d'Yvonne Blsson.THEMENS — A Montréal, le 1er, A 52 ans.Eugène Themens, époux de Marle-Blauehe Vlau.VALLEE — A Montréal, le 1er, A 73 ans Mme veuve Augustin Vallée, née Malvlnn Payette.Imprimés de deuil MCMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimé» o» gravés M.Dorion dit qu’il votera contre la motion de confiance parce qu’elle demande d’appuyer une politique contraire à celle qui a permis a M.King d’obtenir son mandat de 1940, parce que Teffort de guerre du Canada a déjà été poussé bien au delà de la limite de ses moyens.Le gouvernement King, ajoutc-t-il, n’est pas le parti de Tunité .nationale comme il le prétend; il a fait toutes scs élections dans la provin- Loi de 1936 Il aurait été si simple d’utiliser une loi provinciale de 1936 qui autorisait le conseil municipall montréalais à décréter la carte d’identité pour fins d’élections; les législateurs québécois ont abrogé cette mesure en 1940 mais elle reste toujours susceptible de rétablissement.La carte d’identification avec photographie et signalement constitue une sage précaution contre les voleurs d’élections.L’électorat honnête la réclame depuis longtemps dans les consultations populaires, municipales ou provinciales.Quels intérêts si puissants réussissent à contrecarrer cette réglementation?Nouveauté Problèmes d’aujourd’hui par Louis MARLIO Nationalisme et internationalisme — Les origines du système corporatif — La renaissance du système corporatif — Les expériences du corporatisme moderne — La corporation de demain — Pour que la France vive ! Volume de 235 pages.Au comptoir $1.25, par la poste $1.35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" 12 ans.Un montant de $50,000 pour la construction d’une colonie pour fillettes de 12 à 16 ans.Un octroi supplémentaire de $1,610 au service de l’Aide aux désemparés et un montant de $25,000 pour l’achat d’un local pour service administratif et abri de nuit.A la maison d’accueil pour filles, 1,424 en plus de leur budget initial de $1,100 au camp “Le Grillon”.Au Camp Boscoville, $3,000; à la Colonie Notre-Dame, $1,500; Maison Saint-Agnès, $1,000; l’Aide aux prisonniers, $10,000; $20,-000 aloués à l’Aide aux vieux couples.Messager, moins de 16 ans; promotion éventuelle; emploi permanent.S'adresser "Le Devoir", 430 Notre-Dame est, Montréal.ACHETEZ VOS FLEURS ICI La Patrie Fleuriste IM Ml.S.-CATHIRINI Llrr&Uon partout direct»-mmt d» noti» •erre-chAuda.RL.1786-IT*?la leu SI CJI.L.F.IR h.U U h.M Mme Joseph-Edouard Perrault, vice-présidente de la campagne et présidente de la section féminine, M.Bernard Couvrette, président ues Noms réservés (section masculine), Mmes F.-Philippe Brais et W.Skinner, direction féminine des Noms réservés, M.Lucien Gauvin, president des arrondissements pa roissiaux, Mme J.-A.Mongeon, présidente section féminine des arrondissements paroissiaux, M.Bernard Archambault, président des Sections spéciales; M.Guy Corbeil president de la Section des employes; M.Edouard Martel, président du “Montréal”; M.Paul Dozois, president du comité de recrutement des auxiliaires; M.Charles Mayer, président du comité de publicité; M.Alexandre L’Heureux, président de Ja Régie interne.Vice-présidents généraux: MM.Antoine Desmarais, Paul Dozois, Maurice Gervais, Eugène Thérien, Jacques Vadboncoeur.L’objectif est de $726,500.Il y aura aussi, du 8 au 15 janvier 1945, une campagne de recrutement et de formation d’auxiliaires, ayant Ie recrutement de -0,000 auxiliaires.Histoire du Canada par F.-X.GARNEAU Tome i :— Les Grandes Découvertes La Nouvelle-France Les Nations Indigènes 286 pages Tome II :— Les origines de Montréal Seigneurs et censitaires L'oeuvre de Mgr de Laval 300 pages Tome III :— Les éclaireurs de l'Ouest Québec repousse l'envahisseur D'Iberville et les Anglais 300 pages Tome IV:— La Louisiane Le Traité d'Utrecht Le Commerce du Canada 300 pages Chaque volume, au comptoir $1.50, par la poste $1.60.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" ! 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MARDI, S DECEMBRE 1944 MJAGEUX, PLUS DOUX AVEC PLITE OU NEIGE MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum 30.Même date l'aa dernier 20.Minimum aujourd'hui 18.Même date l’an dernier 18.BAROMETRE: 10 h.a.m.30.25.U h, a rn.30.20.Midi: 30.15 .(Chiffrée fourni» car la maleon M.-R de Mealé.«4* Sherbrooke est.Montréal».Le major Welsh maintient ses déclarations Les renforts étaient suffisants, dès 1943, a-t-il dit vendredi dernier dans une entrevue — Comment amender la Constitution — M.King et le bureau d'information de guerre 12,000 tonnes de bom-|L,ilecti°n ^ ^ bes sur l’Allemagne L'aviation alliée ne diminue pas l'in- ! tensité de ses raids sur plusieurs villes et centres ferroviaires de l'Allemagne — Revue des opéra- i tiens La campagne municipale Londres, 5 (C.P.-câble) — On annonce aujourd’hui qu’un nombre i considérable de Halifaxes et de Lancasters, représentant M.Houde parle ce soir au marché i Maisonneuve — Pour M.Raynauit, j ce soir à la radio — Les bureaux » de vote sont assurés d'un persan- j nel suffisant_______ Ce soir, de 7 h.à 7 h.15, au poste chaque i CKAC, deux orateurs parleront en Nomination annoncée par M.0.Gagnon i Me Wheeler Dupont devient assistant-surintendant des assurances rités compétentes' les conditions d’établir un organisme de maintien exigeant un envoi de renforts ou- dc la Pfix pour 1 apres-guerre par- Ire-mer”, dont il fut question dans une entrevue qu’il vient de donner aux journaux.Le major Welsh avait avoué à un reporter du Globe and Mail de Toronto, vendredi dernier que, dès novembre 1943, les chefs de l’artillerie canadienne en Italie se sont plaints de l’arrivée de renforts insuffisants et mal instruits, et que la situation ‘‘a rapidement empiré depuis”.i Toronto, 5 (P.C.) — Le major G.-À.Wel'b.de Sunderland, Ont., an-ho”ce qu’il “maintient” les déclarations qu’il a faites vendredi der-hier à un reporter du Globe and Mail.“Je ne porte pas les registres avec moi”, a-t-il rappelé, “mai.!, s’ils n’ont pas été détruits, la preuve s’y trouve”.f L'armée de réserve Le ministre de la Marine, M.Angus MacDonald, a déclaré, en réponse à une question de M.Gordon Graydon, que l’armée de réserve du Canada est maintenue en existence et qu’il dénosera aujourd’hui sur la table des délibérations de la Chambre des communes une déclaration du gouvernement au sujet de l’avenir de cette armée.M.Graydon avait déclaré qu’il ce que le Canada ne participait pas à cette réunion, à laquelle seules les quatre principales puissances alliées furent invitées.Clause à amender La rumeur que les pouvoirs de la Législature fédérale actuelle se* raient prolongés au delà de la date statutaire du 16 avril porte tout le monde à se demander ici quelle procédure devra être suivie en l’occurrence.Un haut personnage de la Chambre a déclaré qu’il faudrait pour cela amender la clause 50 de l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord, qui limite la vie d’une législature a cinq ans à compter du retour des brefs ordonnant l’élection qui l’a choisie; et cette clause ne peut être amendée que par le Parlement d’Angleterre tqui avait adopté cet Acte en 1867) sur demande con les appareils sont revenus a base.Ÿ Ÿ Ÿ Londres, 5 (A.P.) — Les bombardiers alliés ont mené encore aujourd’hui une forte attaque aérienne sur l’Allemagne, jetant plus de 12,000 tonnes de bombes sur huit centres ferroviaires d’une suprême importance pour les armées du maréchal Von Rundstedt.La température favorisa les forteresses volantes et les Liberators au-dessus de la Manche et les résultats s’annoncent aussi brillants ?;ue ceux du grand raid d’hier ef-ectué par 4,000 bombardiers et chasseurs sur Soest, Kassel, Giessen, Bebra, Mainz, Oberhausen, Karlsruhe et Heilbronn.Dès le petit jour, on porta de durs coups à six centres ferroviaires, cinq d'entre eux attaqués par les bombardiers américains.Les aviations anglaise et canadienne prirent soin d’Oberhauser* dans la Rhur et se dirigèrent ensuite M.Houde à Maisonneuve Ce soir, M.Camillien Houde poursuivra sa campagne électorale par une assemblée qu’il tiendra au marché Maisonneuve.On ne sait pas encore si d’autres orateurs parleront avec M.Houde; à l’assemblée de dimanche, au marché Saint-Jacques, l’adversaire de M.Raynauit à la mairie avait été le seul à porter la parole.Personnel suffisant pour le scrutin Le président de l’élection municipale du 11 décembre, M.Alphonse Mongeau, a maintenant le nombre suffisant de sous-officiers-rapporteurs pour servir dans les bureaux de vote au scrutin de lundi.11 manquait une couple de cents | personnes pour agir comme présidents ou greffiers dans les 1129 bureaux de vote disséminés dans les Le gouvernement ne fera pas d'emprunt Québec, 5 (D.N.C.) — M.Onési- jointe'dVsénat eï de'ïa" ClTambre j sur Karlsruhe et Heilbronn, sur le 'reà‘ux 'de^vote'’disséminés’ dans ‘les n?e GaRn°n a déclaré aux courrié-des Communes du Canada, comme ! __! 11 districts où se tiendra le scru- n?tes parlementaires, hier après- de la province de Québec Québec, 5 (D.N.C.) — M.Onési- j me Gagnon, trésorier de la provin- ; ce, vient d’annoncer la promotion j de Me Wheeler Dupont au poste ; d’assistant surintendant des assu-i rances de la province de Québec.' M.Dupont est entré au service du ¦ département des assurances il y a cinq ans Le Canada, siège de l’organisme de l’air Le choix a été fait au cours d'une réunion agitée du comité exécutif de la conférence de l'air à Chicago — On croit que le quartier général sera établi à Montréal M.J.-A.Paradis, qui exerçait Ips ft1.6 1 ofRanisme intérimaire intcrna-fonctions d’inspecteur général des i Uo™1 .d?1 *V»U.on «vile, mais on assurances, a pris sa retraite et a a laisse le,s.oin de choisir un siege été admis à sa pension après 35 ans ! nermanpnl a une séance nlemère de de bons et fidèles services à la pro-^«inference .qm aura lleu ai,)0ur- vjnce | d hui ou demain.Me Dupont, jeune avocat en vuei du Canada a été fait nu de Québec, a été secrétaire particu-j cours Aune ^reunion, qui, «-t-on lier de M.Joseph Bilodeau, alors i rapP0’ ^’ a eje agitée, du comité que celui-ci était ministre des Af- i e.x.écAu,d de .la conférence, qu, a faires municipales, de l’Industrie et i Îîier ioir’ ., , du Commerce dan «le premier ca-j ,'An.ada ?obtenu une bonne binet Duplessis, de 1936 à 1939.A majorité de votes, mais la France a l’avènement du gouvernement God- fait unerude opposition et le Mexi-bout, on lui offrit un poste impor- ^ a obtenu un certain nombre de il en fut fait déjà en 1916.Le gou vernement du temps, celui de M.Borden, avait rédigé l’aniendemeut qui fut adopté tel quel à Westminster.Publication de discours Le premier ministre King a déclaré hier aux Communes qu’il n’avait lui-même donné aucun ordre narlait an nom dp cpHp armép de 1 au Bureau d’information dc Guerre sieurs autres enuommagee.’ miisaue les électeurs ne seront an-pariait au nom ae cette armee «e , : , d i>jrnnrpSSjon et de la cours de plus de oüO envolees au- puisque les eiecieurs ne serom ap reserve qui compte 100 000 hom- dessus «les lignes de bataille.Peles flu a ehre trois conseillers de des pertes alliées est encore incom-, .__, , ., .plet, mais il appert que nos born- Jm.Grace a 1 appel 'anee hier par harrliprc ont rprn mie nnnnsition hi v01e des journaux, M.Mongeau bardiers ont reçu une opposition plutôt modérée.Les Spitfires et Typhoons de l’aviation anglaise ont entrepris de nouveau leur offensive contre les communications ferroviaires de l’Allemagne, venant de leurs, bases en Belgique et en Hollande.Cinq locomotives furent détruites et plu-autres endommagées aiy dispose maintenant de tout le personnel requis; il a déjà reçu plus de cinq cents appels téléphoniques pour offres de services.Dons Notre-Dame de Grâct L’élection sera partielle dans tant au département des assurances i ., , , n ., , , et la compétence avec laquelle il a ! .AdolPh Berle, chef de la délega-exercé ces nouvelles fonctions lui j Uon américaine et president de a vaut la promotion que le cabinet! £onféTence’ a proposé d abord le provincial vient de lui accorder.Çanada c.om™c de J organisme intérimaire et ensuite de 1 organisme permanent.A la seconde motion, le Canada a remporté par une voix mais le délégué du Luxembourg était absent et on a décidé de laisser à la séance plénière d’aujourd’hui le soin dc choisir le Canada comme le siège permanent.L’élection des vingt et un pays pour former le conseil exécutif de l’organisme intérimaire a aussi été laissée à la séance plénière.On croit que le gouvernement canadien, qui aura la responsabilité de déterminer l’endroit, établira le quartier général à Montréal.On aii- midi, que le gouvernement provin cial ne songe aucunement à lancer un emprunt cette année.Voici ce que le trésorier de la province dit à ce propos; “On vient d’attirer mon attention sur une rumeur suivant laquelle le gouvernement provincial serait à la veille de lancer un gros emprunt.La rumeur est dénuée de fonde- mes et s’entraîne deux soirs par se maine ainsi que le samedi, et qui était destinée à servir de renfort à l’armée de défense intérieure (recrues); ces hommes veulent “une distribution de son récent discours, parlementaire sur la question des renforts.Le député conservateur-progressiste de Toronto-Parkdale, le Dr Herbert Bruce, ayant demandé que I on fasse imprimer et distribuer déclaration claire et franche au sujet dc leur sort”.Il ajouta que 1 si tance diminuait aux exercices r ’¦ce que l’annlication de la cons- a ajouté: criotion partielle a diminué l’inté- ne jamais donner aucune instruction spécifique au Bureau d’information cfe Guerre”.lignes Le R., F.Léandre, C.S.C., décédé hier Notre-Dame-de-Grâce (district^ 3K i ment.Le gouvernement ne songe pas du tout à faire un gros emprunt et je puis même vous dire qu’il n’est aucunement question d’un emprunt en 1944.” C’est le Soleil qui avait lancé hier la rumeur niée par M.Gagnon.Le lundi, 4 décembre, le révérend ; John-P.Rowat.la catégorie B et le maire; les ! trois conseillers A (propriétaires) ! ont été élus sans opposition le jour I de la mise en candidature; ce sont MM.J.-O.Asselin, A.-D.Quintin et 70 000 copies du dernier discours «rr^re «aKlrc.de la conRrcMIio.n II j ices de’M fiEn.Ie pfeTer SSK i ft J,» 3ns- n Qirvufô- “l’ai nric rinlo rlr.ilal «U àaCrt-(.OCU1 H .31 11PI \ 1IIB 1, t 61 US rêt pour l’armée de réserve.Supplément d'essence T.e ministre des Munitions, M.Clarence-Decatur Howe, a répondu :ui député libéral de Waterloo-Nord, M.Louis Breithaupt, que, depuis quelque temps déjà, le gouvernement a vu à fournir aux soldats en congé et aux vétérans une ration supplémentaire de gazolinc suffisante pour leurs besoins.M.Breit y aura toutefois contestation les charges de conseillers B j’ai nris romme rèfllp Hp :liu tlu oaun.-v«ucui ut.VCiUs par les propriétaires et les j p s comme regie rtc apr£s pjus de cinq‘anTices d hospi-1 locataires) ; les cinq candidats a talisation., .j ces trois postes sont MM.Jonh Le défunt naquit à Sainte-Croix : Stanley Allen, professeur; John-E.de Lotbinière, le 23 janvier 1871.Il| Lyall, éditeur; J.-Austin Murphy, revêtit l’habit religieux dans la con-j avocat; Jean Rinfret, gérant des grégation de Sainte-Croix le 22 sep-; ventes, et Robert-Alan Speirs, mai-tembre 1895 et fit ses premiers ;jre d’école.M.Allen est le secré-voeux deux ans plus tard.j taire provincial du parti C.C.F.Préposé par ses supérieurs à l’en-! u y a 21,040 électeurs dans No-scignement dans plusieurs maisons.tre-Dame-de-Grâce, distribués dans successivement, le Lrère Leandre ; 95 bureaux de vote.s’est toujours acquitté de sa tâche j comme d’un apostolat sacré, avec; M.Emile Naud appuie M.Houde Lettres des technocrates Les membres du Parlement reçoivent depuis quelques jours chacun une moyenne de 50 à 100 lettres, soit un total actuel de près de 50,000, qui portent, différentes signatures mais demandent toutes la même chose et viennent en majori- té de la Colombie canadienne, Cesi une piété très sincère et un dévoue-! îini'ini ' "'^'siinnlémprif Httres réclament l’adoption du pro-j nient entier.| M.Emile Naud, conseiller sor- n.uipt demandait un supplement gramme (je ja Technocratie et la! Sa dépouillé mortelle est exposée' tant et de nouveau candidat dans d’un gallon par jour par homme jiour chaque jour de congé.Dumborton-Ooks Le premier ministre King a répondu hier à M.John Blackmore, •ription militaire générale.¦a l'Ecole normale Sainte-Croix, à.le district 8, categorie B, annonce ne préliminaire à une cons-i ^^5, ch.Reine-Marie, Côte-des-Nei-[ qu’il appuie M.Camillien Houde.ion totale des hommes, des : «es;, LfLs funérailles ,auront lieu le) Il y a des candidats qui m’ap- coiiscriptio comme machines'etudes rfchesses'^ui exT-J ieiJdi.7 décembre, à 8 hres 30, au ' puieront eterautresque j’appuierai, gc Je service de tous et n’accordel^i^No^^^^^n^face^ d_e; a dd M.Houue au marche Saint-de profits à personne”.Chicago, 5 (C.P.) -v- Le Canada ra besoin d’un vaste édifice pour été choisi hier soir comme siège | loger le personnel.Le comité exécutif a décidé qu’il faudra 26 ratifications pour mettre en vigueur la convention permanente.On avait proposé un nombre bien inférieur, mais le chef de la délégation canadienne, H.-J.Symington, a proposé de porter le nombre à au moins 26 et sa motion a été acceptée.Le Canada est assuré d’avoir un siège dans le conseil intérimaire qui se composera de 21 pays.La réunion hier soir du comité exécutif, composé des chefs des délégations des 54 pays représentés* a été, a-t-on rapporté, agitée j>ar suite des efforts du groupe de l’Amérique latine qui réclame des sièges au conseil et qui désirait voir Mexico comme le siège de l’organisme permanent.On soulève l’hypothèse que d’autres difficultés s’élèveront avant qu’on en vienne à une entente complète.Plusieurs croient que la dernière séance aura lieu mercredi.Le conseil exécutif qui sera alors élu choisira son président et on croit que M.Symington serait un choix populaire, s’il accepte.Au cours «le la journée, on r iftlopté une clause en vertu de laquelle un état-membre, qui a été victime d’une agression pendant cette guerre pourra s’opposer à l’admission d’un Etat ennemi dans l’organisme mondial.Les propriétaires d'autos neuves ou usagées Québec, 5 (D.N.C.).— Tout propriétaire de véhicule automobile, neuf ou de seconde main pourra, à ! B.N.Scobie, de l’armée de la Grèce, partir du premier janvier prochain, elle a été accusée de mutinerie.Du L'agitation continue en Grèce (Dernière heure) Athènes, 5 (A.P.).— Les troupes de la E.L.A.S.— la milice “gauchiste” du front dc la libération nationale — ont fait capituler un certain nombre de quartiers généraux de la police qu’ils avaient capturés.Du fait que la E.L.A.S.est sous le oommandement du major-général j l’Oratoire Saint-Joseph).Parents et Jacques, amis sont invités Ravenne est aux mains des Alliés Les troupes indiennes de la 5e armée ont occupé un certain nombre de hameaux — La ville de Goda est capturée Situation normale Dans le district no 2 Dans un seul district (le numéro à Fort Frances:?^1” élec,,urs ne lnv“s Fort-Frances, Ont., 5 (C.P.).Le calme et la paix sont du 1 qu a voter pour un candidat à la ; mairie, les 6 conseillers ayant été ! élus sans opposition le jour de la .e calme et la paix sont revenus j présentation; ce SOnt MM.J.P.Fré-luns cette ville du nord-ouest ,je;(.jicue Frank Hogan, Ed.O’Flaher- ¦ÏÏS.Ürt ! «ï.coWillm A « MM.Percy Ber- Rome, 5 (A.P.) — Le grand quartier général allié annonce aujourd’hui que les trouj>es de la 8e armée britannique ont capturé Ravenne, importante forteresse allemande sur l’Adriatique.Ÿ Ÿ Ÿ Rome, 5 (A.P.) — Un communiqué allié dit aujourd’hui qu’entre les rivières Montonc et Lnmone, les troujies de la 8e armée alliée oîit ouvert une tète dc pont au-dessus du canal Srola via Cupa, malgré une forte résistance dc la part dc l’ennemi.La ville de Russi a été capturée et toute résistance organisée a cessé à l’est de Lamone, au sud de cette ville.Les troupes indiennes dc la 5e armée ont occupé un certain nombre de hameaux, y compris le mont Visano et sont entrées dans la ville de C.asolo.Hier, l’aviation a concentré son feu sur un grand nombre d’objectifs de la région de bataille du nord dc ritalic.Les aviateurs ont également bombardé des places fortes, des dépôts dc munitions, des positions canonnières, «les édifices fortifiés, des chars d’assaut et les transports motorisés.De leur côté, les bombardiers lourds e» moyens ont jeté des ap-nrovisionnements en Yougoslavie, qui dura trois heures, samedi, ctj ¦ Prnnk HnIîiev et Thomas-éclata entre des recrues, des civils ,j , iinrc h ____________ et des militaires en permission.| Batr.ck Hfaley.i j i i_ ^ On rannnrte one six nersonnrs fu-1 district 2 comprend les quar aUDix îSsr allié, ont éU dosren ! rerU bSÏÏ au cour" de cette Là- ! Saint-Gabriel, Sainte-Anne et L i Vlr 6 ;1 Perre.Les autorités militaires a I Saint-Joseph, lus au cours de ces opérations et :^Vinni et à Ottawa ont dit 1 aviation a effectué environ 1.300 j .e]le*s *.avaient aucun rapport of.sorties.Candidats unis , fiçiel de la bataille.Poutefois, unei Plusieurs candidats au poste de L on rapporte egalement que des 1 déclaration du district militaire no jii,,,.,>„nisspnt nour hrinuer concentrations de navires ont été 110 à Winnipeg dit qu’“environ 100 ]es suffrages de leurs commettants;' bombardées dans le port de Rhodes.! militaires canadiens-français d une] on inentionne, parmi ceux qui font * * * Rome 5, (A.P.) — Les troupes - .liées de la 8e armée ont coupé la 1 - j unite du Quebec étaient ici, same-j gne ensemble: MM.Edmond di, après avoir terminé des travaux Han clfn et Emi,e Gauthier, dans le al- sur les voies ferroviaires, dans les district 10 MM Israël Mo^in Mar.nnc ._ _ cel Lafaille et Joseph Moreau, dans route Ravcnne-Bologne et ont caf-j Uves«ue’ e Id K Al ni n », I ,'n t,ln.i mine, nnnm.n- n.A.LlKlOlC DUllCaU (t U, turé la ville de Godo, annonce quartier général.sc procurer son permis de conduire de 1945 en attendant que les nouvelles licences soient prêtes.Lorsque celles-ci seront émises, fin février ou début de mars, il aura la faculté d’échanger le permis de 1944 pour celui de 1945-46 sans frais additionnels.Le privilège dont il est question était accordé depuis quelques années pour les autos neuves, mais M.Onésime Gagnon vient de l’étendre aux véhicules automobiles de seconde main qui n’ont pas servi du premier mars 1944 au 31 décembre 1944.Ainsi donc, aux termes de ce décret, les enregistrements de véhicules automobiles neufs et de véhicules automobiles de seconde main, qui n’ont pas servi du 1er mars 1944 au 31 décembre 1944, seront permis à partir du 1er janvier 1945 pour le reste de l’année de licence 1944-45 et pour la période entière de l’année de licence 1945-46.Et les propriétaires de ces véhicules ne paieront qu l’honoraire requis pour l’enregistre point de vue britannique, la capture des quartiers généraux de la police entraîne un assaut direct contre le gouvernement légitime.Poussée alliée dans Kcueitchéou Tchoungking, 5 (A.P.) — Des régiments chinois, venant du nord-ouest de la Chine ont mené une poussée autour de la province dc Koueitchétou, aujourd’hui, comme les colonnes japonaises comptaient une avance de 60 milles en deçà de la capitale de Koueiyang, située sur la route de Birmanie.On rapporte que des troupes chinoises de renforts sont aux prises avec les Japonais dans la province de Hounan, au nord de Kouangsi et à l’est du Koueitchéou.I«es dépêches du front laissent ________________ entendre que les Chinois ont rem- ment couvrant une année normale P°rlé des gains plutôt minimes de 12 mois.En outre, les automobilistes pourront, à partir du 1er janvier 1945, se procurer leur permis de conduire pour le reste de l’année 1944-45 et pour l’année 1945-46 au taux d’un permis régulier d’une année normale de 12 mois.De Gaulle est reçu à Moscou i hôtel, entre plusieurs recrues et des civils.Le maire Lewis réélu à Ottawa Ottawa, 5 (C.P.) — Le maire Moscou, 5 (A.P.) — Le général Stan.,ey \-cYis ,a é,é ?té}u P.rf’n'ier Charles de Gaulie, chef du gouver-1 ,tHa?„ls,,r.f*a„d^,„aa5aÇ.daJe ,lcdlTa^ nement provisoire français, a reçu hier par le commissaire russe IT*'; \\V;‘ ^1 "'A'1L'’ u“ 11 mix Affaires étranoèrcs m0]0i0V ! d( s com,nissairos- °11 I1C raPP°r*P i°r.s (i;imc, fc»o8„i, à iari.; SSXSrugWft'Æ.,c prirent part les membres de la colonie diplomatique alliée et neutre pour le district 8 mard, Emile Dubreuil foux, dans le district ges Guèvremont, Marcel Verville, dans Rosemont, Saint-Eusèbe et Préfontaine (dis-i trict 9).er- v»u.ni utiijiitin iv u 11 u il.* / ££ • r été] pour un 8e mandat hier, de même ! L affaire OUCnettG Hull opposé à la conscription Hull, 5 (C.P,) — Le conseil mu- au gouvernement fédéral dc continuer d’appliquer le système du voontariat pour le recrutement de renforts à destination d’outre-mer.dans la province de Hounan.La presse chinoise attache une importance considérable à la déclaration du généralissime Tchiang Kai-chek, disant que si l’ennemi s’enfonce profondément dans la province de Koueitchéou “il commettra une grave erreur stratégique en Chine”.Navire-hôpital coulé i de Moscou.Le luxueux palais de l’Esprit-Nouvcau a abrité à cette occasion des centaines d’invités dont le ministre britannique, le chargé d’af faires américain et nombre d’aubier, ainsi que durant la nuit du 3 très personnages officiels.entendue en février Québec, 5 (D.N.C.) — La Cour d’appel, présidée par le juge Ga- Yanni Yannopoulos condamné à mort La déclaration des quartiers gé- Remoniement complet ou secrétariat d'Etat Washington, 5 (A.P.) — La direction des affaires étrangères des Etats-Unis, sous la juridiction du nouveau secrétaire d’Etat, a presque totalement changé ds mains aujourd’hui dans un remaniement complet.Les démissions de trois représentants de l’ancien régime ont été accepté avec regret mais sans commentaire, et le président Roosevelt a nommé les hommes suivants comme aides au secrétaire d’Etat Edward R.Stettinius: Le sous-secrétaire d’Etat Joseph C.Drew, de Boston, diplomate de carrière, connaisseur du Japon, où il a été ambassadeur pendant les neuf années qui ont précédé l’attaque de Pearl Harbor.Les autres sous-secrétaires sont William L.Clayton; Archibald MacLeish, au bureau de l’information de guerre; Nelson Rockefeller, petit-fils de “John l).”, coordinateur des affaires interaméricaines.Les trois sous-secrétaires qui ont démissionné sont Adolf A.Ber-1, 49 ans; Brcckeridge Long, 63 ans ;et G.Howland Sliaw, 51 ans.) Avertissement ^ d'Eisenhower aux Allemands New-York.5 (P A.) —Le général Eisenhower a nettement averti le peuple allemand de “ne pas compter sur la nourriture, le combustible ou le vêtement que pourrait lui fournir le gouvernement militaire allié, mais sur ses seules ressources.La politique de l’armée allemande de faire le vide devant n** tre avance ne fera qu’accroître vos souffrances”, a-t-il ajouté, dans une déclaration qui fut lue à tous les postes émetteurs alliés de radio en Europe.“Si les armées alliées peuvent aider les populations d« l’Europe, cette aide ira d’abord aux contrées qui ont été ravagées et pillées par les armées allemandes.Les vivres, semences, engrais et machines aratoires doivent être préservées ou récupérées avant tout 1» reste, si l’on ne veut pas que la famine suive la défaite.Les fermiers allemands doivent empêcher les Nazis d’emmener au loin leurs bestiaux.Vos espoirs d’éviter la catas- nérnux alliés a dit: “L’on procède trophe économique après la guerra mplète sur eet in- dependent surtout de 1 opposition Athènes, 5 (C.P.) — Un tribunal grec spécial a condamné à mort lipcault, a accordé hier aux avocats ! Ynnni Yannapoulos, accusé d’avoir j «gj XÏl’AdriaÜ- de Fernand Snvard et Rnfler T.iznt- ! joué un role preponderant dans | s s «««iis iauiuui Tard hier soir, le maire Lewis était bien en avant de ses doux adversaires, C.E.Pickering et V.C.Phelan.250 des 283 bureaux de votation dc la ville donnaient 14,-• 192 Picked Ces donnaient quatre _______________ „ __ _______ que.12,4,01; le Dr G.M.Gelberl, et de droit.i et Finîey McRae, 12,893.S.L.Be-!.,J'CS JPr®^u^pl'ps.jCSr.5kCU*^S» M.Solvotor IsSGUrel j lairc, un de leurs trois adversaires, i Jl,rÇs Mark Drouin, de Québec, et a obtenu 9,765.Dans le quartier 1’‘"Nen Gendron, Montréal, avaient I Bv, l’échevin Eric Quérv fut réélu.! déjà inscrit.A 1 issue de ce procès ! de même mie Jules Morin.Le Dr ! devant les assises criminelles, un J.-H.Lafrnmboise, un ancien) appel sur des questions de droit, échevin, a été défait.à une enquête compl cident”.Les quartiers généraux ont dit qu’ils croyaient qiie les pertes parmi l’équipage étaient légères.De plus le navire ne transportait pas dc blessés au moment du bombardement.Dans une dépêche radiodiffusée le 18 novembre, l’agence allemande D.N.B., a dit que le Tuebinpen L'Angleterre paiera en dollars ifA bas la conscription” Assemblée publique convoquée par le Bloc populaire à l'école La Mennais, jeudi soir prochain — M.André Laurendeau, député provincial de Laurier, sera le principal orateur Une gronde assemblée anticonscriptionniste aura lieu jeudi soir à l'école La Mennais (au coin des rues Beaubien et St-Denis).Elle est convoquée par le Bloc populaire canadien.Le principal orateur sera M.André Laurendeau.Il y aura d'autres orateurs.On annonce que M.Laurendeau "dénoncera pour les marchandises et le maté-! d’appci est donc (i l'attitude de M.King des libéraux et des autres partis conscriptionnistes" riel brut prêtés selon le prêt-bail.| parties.Les accusés Les organisateurs de l'assemblée nous font remarquer que "comme le Lf premier ministre a dit a la 1 Bloc populoir, ne sc prononce po, l'élection en conr, é M.nttéol, ^ Jïïlon’Sïïi™ problèmes municipaux ne sont pas discutes.L assemblée commencera i njout^; ••j'espère que la Chambre à 8 bfurfi.Paipes ft messieurs sont cordialement invités.i n’est pas trop optimiste”.décédé subitement M.Salvator Tssaurel.artiste mu- _ ____ ______ .__________ sicien, est décédé en fin de serrtai- Drs plaidoyers devant la Cour d’ap- i ne à son appartement situé au impel se^nt Prononcés à l’audience j m£ro 4478 ouest, rue Sainte-Cathe-, • Parlement, qui donnera un di- d«.: VïÆL, a„! "»MA'«rdM'é v„,no"'lï,l«-"««T mm*, le Ml v.epcnnani, les semences nés , , r„» samedi soir décembre, soit la veille de son deux accusés, qui devaient être 'JKre.fois dans la rue sa me ni BO,r|7.- nmiivcrsdre de naissance «lin » l» d».dernier.Ce n’est qu’hier midi.que.meme anniversaire uc naissance.s’inquiétant dc ne pas l’avoir en-; M-,H.R.Aimstrong, du loronln trevu depuis plusieurs heures, «on | “far, président de 1 Association des concierge, M.C.Martel, s’inlro- courriéristes parlementaires, qui duisit dans l’appartement 9 qu'lia-! compte près de 50 membres, a débitait le défunt, pour trouver le musicien sans vie dans son lit.On croit que M.Issaurel succomba à une crise cardiaque.Le défunt habitait seul, c’est pourquoi l'alerte ne fut donnée que plusieurs heures après son décès, qui semblait remonter à une trentaine d'heures.qae vous ferez aux plans nazis ds destruction de vos propriéiés et de vos ressources.” Les ressources humaines du Québec Québec, 5 (D.N.C.) — A cause du fait que la population du Québec s'accroît plus rapidement que celle de toutes les autres parties du Canada et conséquemment dc l'importance que prend le Québec sur la scène canadienne, la province de Québec a le devoir de contribuer le plus largement possible au progrès et au développement du Canada, déclarait hier soir M.Huet Massue.M.E.LC.de la Shaioinigan Water A Power, au cours d’une conférence sur les ressources humaines de Què» Ottawa.5 (P.C.).— Le premier ! bec, devant les ingénieurs de Qué-ministre King a accepté l’invitation bec.que lui a faite la Galerie de la Près- J Ml 1 •>u| il il snviati viobio lauruvwiue que le gouvernement anglais avait envoyé ses regrets à l’ennemi.Dîner offert à M.King rendues hier matin, à la suite de | leur procès devant les Assises criminelles.ont de nouveau été remi- ! Londres, 5 (C.P.)! — Le premier ministre Churchill n dit nu- Joud'hui que l’Angleterre espère i ses au 22 décembre prochain, payer les Etats-Unis en dollars | L’appel tel qu’inscrit en Cour divisé en trois s en appelleront d’abord sur des questions de droit uniquement, ensuite sur des questions mixtes de faits et de droit, et enfin, sur des questions de faits seulement.- ‘ * s.O duré que le diner et le cadeau qui sera présenté à celte occasion à M.King "sont offerts non au chef du parti libéral ni au premier ministre, mais à un gnmd Ctmndicn et à un humilie mêlé à la vie publique canadienne depuis 45 nus c qui a dirigé le gouvernement durant 17 ans”.Navires allemands bombardés Rome, 5 (A.P.) — Une unité navale britannique, comprenant un eroiseur et trois destroyers ont bombardé une concentration de navires allemands hier dans le port principal rie l’ilc de Rhodes, annon-ce-t-on aujourd’hui.Les Allemands se servaient des, navires pour des courses dans Iles avoisinantes en quête d’a visionncmenU.v LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 5 DECEMBRE 1944 VOLUME XXXV — No 280 Lo compogne municipole Message de M.Raynault aux ouvriers m X iT • • 1 1r'fc * i Votre Seigneur a besoin encore une ! I pftrpc nu AC tVI ICCinnC riAC MAfAC fuis d’un âne pour le porter”._ ^ V-/JLAC5 Vlv^O X V-'X j Comment il unit le sceptre à la j ^ J>t|| Blancs en Afrique 'Devoir' 'Mon adversaire vient encore se présenter contre; moi et non moi contre lui" — "Il aurait dû se rendre compte que les problèmes qu'il a à régler et les rancunes qu'il a à satisfaire, ce n'est pas au municipal, et au détriment de nos gens qu'il doit les exercer" — Ce que M.Raynault a obtenu pour la classe ouvrière Un vrai roman: Evêque-roi des brigands Un roman qui a pour héros up évêque, ça n’est pas banal! A l’origine de l’histoire des peuples se trouve toujours une épopée.La carrière extraordinaire de Mgr J.l)u-( pont, des Pères Blancs, premier Vi j caire Apostolique du Nyassa et roi, U Afrique reverra par légitime succession, de l’üu-1 cc.*.*n*ati8able; il a L’imagination d’un romancier ne saurait créer épisodes plus poignants.A l'assaut : cadavres, hyènes sans tarder { mitre en recevant de Mwemha j mourant la succession au trône, en I bonne et due forme.Comment en , niais alors si ce n’est pas le hèrement adressé aux ouvriers de 1 la métropole.II a défini son attitude à l’hôtel de ville et montré ce qu’il a fait pour la classe ouvrière.M.Léopold Bernier, homme d'affaires, avait présenté M.Ray- ‘Mille et une Nuits”.Ça promet ! municipal, que vient-il faire dans cette lutte?La question qui fait j e eS{ en germe dans le l’objet des trois quarts^ du discours ] • tje même, les exploits de l’é- de mon adversaire n est lias une j brigands s'esquissent question municipale et ce n est pas , déjà dans son enfance, i i n,i ,.un «p i £.esj ja yendée qui l’a vu naître, nault et M.Ravmond Godin, avo‘j 5jen, dans l’arène municipale qu’elle se réglera, et mon adversaire le sait cat, l’a remercié.Voici le texte de M Raynault: M.Raynault Il m’est agréable de vous revenir pour causer avec vous, comme je le ferais si vous me faisiez l'honneur d’une visite, des questions qui vous intéressent particulièrement durant cette campagne.Mes concitoyens ne m’en voudront pas si.ce soir, je m’adresse surtout à l’ouvrier de Montréal.C’est à lui surtout que je désire ce soir transmettre un message.Il y a chez nos ouvriers un sentiment de sympathie qui les honore, et cette sympathie, ils ne l’ont pas ménagée à mon adversaire.ce dont je les félicite.Certes, ils approuveront mon attitude, quand je leur dirai que pour ma part, je n’ai pas manque durant l’absence de l’ex-maire de recommander strictement à nies amis orateurs en temps d’élection d éviter tou le allusion à ses erreurs passées et que je leur ai toujours recommandé de parler d’affaires municipales en omettant de toucher a tout ce qui pourrait évoquer scs anciennes attitudes.On Pour ma part, lorsque je voudrai régler une question qui est dans le domaine provincial ou dans le domaine fédéral, je me présenterai soit au provincial, soit au fédéral, et vous savez bien, chers élec- donc une tête de “chouan”: la foi bien boulonnée dans l’âme et de la crûneriu à revendre.Petit bout d'homme de trois ans, il affirme cl un ton résolu qu'il sera missionnaire et que les méchants auront à ‘•c convertir.De sa crânerie, on en verra un échantillon sur les barri- milliers de milles à parcourir, a pied ou en pirogue, à travers ces immensités et au milieu des pires difficultés.“Le soleil est brûlant, note-t-il, en route, sur son carnet; le ciel est d’airain et l’air, une étuve.On creuse avec fureur le lit desséché d’une rivière; mais la terre comme les hommes est affreusement altérée.L’eau ne suinte que par gouttelettes, avec une lenteur encore des j jettent comme dans le rêve.La vie de Mgr Dupont, des Pères Blancs, vient d’ètre rééditée au Canada; fl faut la lire.Avec l’intérêt passionnant d’un vrai roman, elle ouvre des aperçus insoupçonnés sur les mystère du continent noir et sur l’héroïsme trop ignoré des pionniers de l’Evangile au coeur de l’Afrique.____ Camille LAFRANCE, des Pères Blancs.Evêque-Roi des Brigands (304 et une parcimonie désespérantes, j pages de texte et 80 pages de gra-La nuit aura passé que certains j vures hors texte, format O r* x n’auront pas pu encore s’humecter 6%) est en vente (n«M ou 4tt commaocromp*-(nées d’an* lattra signée avac edfcM* luthentigaa.La “Davnr” aa arand au la response A propos de "Pontcarral" Montréal, 1er décembre 1941 Monsieur le directeur, Dans votre édition de ce soir, vous donnez un compte rendu de la soirée d’hier au Saint-Denis, au cours de laquelle furent montrés deux films fiançais.Ces films sont un témoignage admirable, et pour le premier, poignant, de la résistance française.Résistance dont les Cana-' diens français de ma connaissance n’ont jamais douté.Ceci dit, je voudrais relever passage suivant de votre article: le leurs, que c’est absolument ce qu il j ca(]Ps.à Paris.Un communard !>on-faut faire.Mais, vous vous rappe- devant lui, le revolver au poing, lez, n’est-re lias, que j’ai pris j D’un coup bien asséné, le jeune sagement lorsque vous m’avez fait l'honneur de me réélire en 1940, engagement réitéré en 1942, de rester en dehors de toute question politique qui ne regarde pas la municipalité.et deux fois par votre vote, vous avez manifesté votre approbation d'une telle attitude.Dans l'intérêt de la ville Encore aujourd’hui, si je me fie aux encouragements qui me viennent de partout, vous voulez que je continue dans cette voie qui a été heureuse pour Ja ville.Et les encouragements qui me viennent de tous les milieux ouvriers avec qui ie me suis tenu en contact tout particulièrement et qui ont été parmi les premiers à insister pour que je me représente de nouveau, m’indique mon adversaire à qui je ne veux aucun mal, aurait dû comprendre cela lui aussi.Il aurait dû se rendre compte que les problèmes qu’il a à régler et les rancunes qu’il a à satisfaire.ce n’est pas au municipal, et ___________________ pourra rout de même ne pas me taxer d’avoir profité de son absence pour quent bien que c’est la politique le combattre.Et j’ai fait plus, j ai vous voulez me voir suivre et l même demandé à ses amis, et je pourrais les nommer, s il serait possible pour moi de faire quelque chose en vue d’aider sa faniille au cas où la chose serait nécessaire.Et des officiers municipaux pourront témoigner que lorsqu il s t s ail détriment de nos gens qu’il doit agi des affaires .le mon adversaire < " ^ en rapport avec la municipalité, je u* Vendéen fait tomber l’arme; il terrasse son ennemi, lui frotte les oreilles d’importance et le fait prisonnier.Il s’efforce d’être bon garçon ca-: il veut être prêtre, mais tant de vie bouillonne en lui! Sa nature prime-sautière a ses échappées: il est le 1 gamin le plus endiablé du village.I “Toi quand tu seras prêtre, lui disent les bons paysans, moi je serai bien évêque.” “Attendez que je sois pape, j’au-rni tôt fait de voi s excommunier.’ Le futur roi des brigands exerça ses premiers brigandages sur ic beau minet de la servante de M.le Curé, en le pendant haut et court, sa sentence attachée au cou: Ci-pend chai blanc.Un ci-devant ,, Tireur-au-flanc.Piètre laboureur le gosier.Ils se précipitent sur le gravier retiré du fond du trou, y collent leurs lèvres brûlantes pour en sucer la fraîcheur.” Il rejoignit une caravane de 7,000 hommes qui portaient un bateau à vapeur sur leur tête (par pièces, il va sans dire!.“Nous marchons au milieu d’un cimetière.Le sentier est semé de cadavres; il nous faut les enjamber quand les buissons d’épines nous empêy chent de les contourner.ici trois hommes côte à côte.Deux sont morts et ont été éventrés, fouillés par les hyènes et les vautours, sous les yeux du troisième qui attend le même sort avec une bestiale indifférence”.En trois ans, il verra cinq de ses compagnons d’apostolat tomber à ses côtés, victimes des fièvres tropicales.Il ne s’effraie pas.Son activité débordante le fait surnommer Moto-Moto (le feu) Comme le feu qui embrase en un instant les vastes plaines aux grandes herbes séchees, il est partout.Constructions, cultures, courses inlassables, prédications, etc., tout marche à un rythme jusque-là inconnu des noirs indolents.__ à la Procure des Pères Blancs, 1640, rue Saint-Hubert, Montréal, au prix de 151.25 (port en plus), et aussi à la Procure des Pères Blancs, 24 Chemin Sainte-Foy, Québec.Prix spécial ($1*00) pour les étudiants des collèges._ Bourse annuelle • aux Club 4-H Brigand et demi ! exercer.Demain, l’ouvrier peut me suis toujours interposé pourJ avoir besoin de l’autorité munici- - ¦ '-t-''' pale qui, aussi longtemps que j au- rai mon mot à dire, saura toujours .se rendre aux besoins des ouvriers.Je l’ai fait dans le passé.Je rappelle à votre mémoire le 27 avril 1034, alors que je demandais au comité exécutif de payer aux pro-priétaires la somme de !?3.00 pour chaque pièce de logement occupé que le traitement le plus favorable lui soit accordé."C'est lui qui s'est présenté contre moi" Donc, mes chers électeurs, on ne peut d’aucune façon m’accuser d n-voir manqué de sympathie a mon adversaire en son absence.Il eon- l par un sans-travail.Le 30 août 1935, vient peut-être que j’ajoute qu’en -i—- - a.-'i- 1936.comme aujourd’hui, ce n est pas moi qui me suis présenté contre lui, mais lui qui s est présenté conlre moi.En 1936, vous savez qu’l' avait démissionné au mois d’août et qu'il n’y avait pas de mai-re alors que je me suis présenté a la mairie au mois de décembre, {'’es* après que je fus candidat qu u est venu se presenter contre moi.Vous n’avez pas aimé ce geste t vous m'avez élu.Aujourd hui* la même chose se répète.Apres que je vous ai servis pendant 4 ans de telle façon qu’en badinant dans son discours, mon adversaire a du tout de même admettre qm’.i étais en service jour et nuit, il vient encore se présenter contre moi et non moi contre lui.Et pour cela, quelle raison don-ne-t-il?Ecoutons scs propres paroles: “Ce n’est pas le municipal qui *************************** Les beaux tomans du R.P.A.Hublef, S.|.pour les moins de 15 ans (essences de lumière (350 pages' Au comptoir $1.25 Par la poste $1.35 Parole de scout Mission péri leuse Les deux âmes Le bande des quetie Leurs frimousses Chaque volume, au comptoir $1.00 par la poste $1.10 Frais minois Alain Belle-Humeur Leurs âmes Têtes folles et coeur d’or Le trésor bien gardé Une nuit dans la tour Le dossier 1248 Chaque volume, au comptoir $0.75 par la poste $0.85 alors que je demandais une allocation de $3.00 par enfant de sans-travail pour subvenir aux besoins de chaussures et de vêtements.Le 11 avril 1936, je réclamais une allocation pour les soins médicaux et l’éclairage de nos ouvriers sans-travail.Solaires plus élevés SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR Vous n'oubliez pas non plus, chers électeurs ouvriers, que l’hiver dernier, lors de la grève des pompiers et des policiers, à ceux qui prétendaient que le salaire demandé par nos policiers était trop élevé en comparaison des autres salaires qui sont payés dans notre ville, j’ai répondu: “Laissons les pompiers et les policiers obtenir un salaire plus élevé et faisons en sorte que les autres éléments de la population aient eux aussi des salaires plus élevés, (’.’est ma grande consolation en ce moment de recevoir des lettres de mes amis ouvriers qui m’apportent leur encouragement en me disant qu'ils ne l’ont pas oublié.Permettez-moi, Mesdames et Messieurs, de terminer en vous réitérant ma ferme détermination de continuer comme maire à travailler dans l’Intérêt de votre ville et dans vos intérêts en n’intervenant d’aucune façon dans d’autres domaines que le domaine municipal.J’ose espérer, chers amis ouvriers, qui m'écoutez, que, tenant compte de mon record à la mairie, vous me ferez de nouveau confiance.J’aurai bientôt le plaisir de vous parler de nouveau et d’ici là je vous dis: “Au revoir”._ Assemblées syndicales Ce soir aura lieu l’assemblée régulière du Conseil de construction au local habituel, 1231 est, rue De-montigny, à 8 h.— Le Syndicat des pressiets de journaux tiendra son assemblée régulière à l’édifice des syndicats, 1231 est, rue Dcmontigny, à 8 h.15.Le père, qui ne trouvait rien de clérical dans son gars, le retire de l’école pour le mettre à la charrue.C’était encore moins sa vocation.“Il fait tout à l’envers du bon sens”, laisse échapper le papa découragé et il le laisse suivre son attrait pour le séminaire.Le jeune collégien n'est pas un endormi.Un bon jour, il reçoit sa feuille de mobilisation; il y a vraisemblablement confusion a\ec un autre Joseph Dupont de la même région, mais les autorités du séminaire ne firent rien pour garder ce luron toujours prêt à faire tics coups pendables.“L’âme du jeune braconnier de (iesté s’épa-lu-uit dans le soldat qui fit honneur à son fusil, dans la guerre de 1870.Viser était atteindre, disait-il plai-s; mment.” Naufrag* Le sang des premiers Pères Blancs venait de rougir les sables du Sahara.Mgr Freppel taxait celle tentative de forcer la porte du con-tir.ent noir d’“entreprise téméraire de Mgr Lavigerie”; et il déclarait que la jeune Société était vouée à la ruine.L’abbé Dupont ne craint pas d’aller demander à ce prélat l'autorisation d’entrer chez les Pères Blancs.On juge l’accueil qui lui fut fait.11 reviendra à la charge sans sc déconcerter.Un jour il part pour l’Afrique de ses rêves, avec son meilleur ami d’enfance: Alexis Pou-plard.Un évêque et un martyr.Dans ce pays des imprévus, son énergie tranquille et sa bonne humeur feront qu’il ne sera jamais décontenancé.Après un naufrage qui a englouti ses bagages, il écrit: “La gent aquatique aura de quoi s'habiller cet hiver; elle pourra même occuper ses loisirs à feuilleter mes cahiers.Plaignez un pauvre professeur dont toute la science est a l'eau!” Le sujet de Pontcarral est un symbole de ce qui se passait alors dans la France occupée.Il est, a sa façon, une pointe de défi à l’endroit de l’oppresseur, des traîtres et des “collaborateurs”.Pontcarral est l'histoire d’un colonel de l’armée de Napoléon, qui, après la mort de son maître et idole, jure de faire une lutte acharnée à la monarchie.Lors d’une réunion du comité consultatif des Clubs 4-H du Québec, Inc., il a été décidé que l’Association forestière québécoise donnerait une bourse de $2(M) aux Clubs 4-H américains, dont, cette association s’est inspirée pour organiser les clubs du Québec.Cette bourse sera accordée chaque année par l’intermédiaire du National Committee on Boys and Girls Clubs Work au membre 4-H américain qui aura réalisé le meilleur travail en sylviculture pendant l’année.Le don de cette bourse sera annoncé par le secrétaire générai des Clubs 4-H du Québec, le Dr A.-R.Gobeil, à l’occasion du 23e congrès national des clubs américains qui se tiendra à Chicago et auquel il est le délégué officiel de la province de Québec.Ce congrès groupe des délégués des 80,600 clubs qui existent aux Eta’s-Unis et -qui réunissent environ 1,700,000 membres.Le National Committee on Boys and Girls Club Work Inc., qui organise ce congrès est une association de grands industriels américains qui aident financièrement les clubs en collaboration avec l'Etat.L’Association forestière québécoise espère favoriser par l’octroi de cette bourse la bonne entente entre le groupement américain et le groupement québécois qui, bien que différents à certains égards, ont tous deux en vue la formation de citoyens honnêtes et éclairés._____ ‘ Poignants épisodes Sa grande aventure du Congo, privé des ressources, bat les exploits de bien des explorateurs.Huit mois de luttes et de souffrances pour s’ouvrir une route de 500 milles à travers un pays sauvage, avec de multiples retours sur ses pas pour retrouver ses compagnons que la fièvre a terrassés en route, ou pour récupérer scs bagages abandonnés dans la brousse par ses porteurs fainéants.Au bout de sa course, il dresse une croix en signe de possession, au nom de son Maître Notre-Seigneur, de toute celle immense contrée.C’est son propre calvaire qu’il vient de dresser: dans quelques jours c’est la catastrophe ^ et le douloureux exode vers l’Europe.Sa hardiesse, on serait porté à dire sa témérité, si on oubliait qu'il comptait avec le secours de Dieu, lui donna un prestige nu’il fit servir au bien de ces malheureuses populations.Les villages exposés aux incursions des Arabes esclavagistes, chasseurs d’hommes, vinrent se mettre sous sa protection, et les bandits n’osèrent pas venir.Quatre de ces bandits s’étaient un jour cachés dans un buisson pour le tuer.L’un d’eux, converti par le Père, lui fit cette confession: ,‘Quand nous te vîmes avec ton fusil, nous eûmes bien peur; n .iis q land tu descendis du premier coup un faisan, nous eûmes bien plus peur encore; nous restâmes paralysés.Ce chevalier de ia Croix forcera la porte fermée de l’Oubemba et s’implantera au milieu des brigands; ce que les Blancs jusque là, avec leurs fusils, n’auront pas réussi à faire.Mwamba, le roi, pour l’intimider, le reçoit entoure de ses guerriers qui ont la consigne de pousser les pires vociférations.Des corps décapités gisent par terre tandis que des crânes humains hérissent les palissades du palais royal.Mais le P.Dupont semble oublier d’avoir peur: “Tu te confies dans tes flèches; moi, je mets ma confiance dans la force de mon Dieu”.A brigand, brigand et demi.Son naturel a plus d’un point de contact avec ces tribus turbulentes, comme il l’avoue: “Je suis ici chez moi, plus sauvage que les nègres qui m’entourent.Tous ces vieux brigands sont mes frères.Je fraternise avec tous ces brigands de chefs qui sont mes meilleurs amis.” 11 a leur confiance.Un chef important, coin-mandant à cinq districts, vient de Compagne POUT mourir.Des compétiteurs du pou- * r voir menacent de lever les lances; pillages et massacres sont imminents.Les anciens de la tribu courent chez Moto-Moto qui, par une merveille de tact et de prudence, discerne celui qui a le plus de droits et lui rallie les suffrages.Avec un aplomb imperturbable, il couronne lui-meme le nouveau roi.Il jette une cotonnade bigarrée sur les épaules de l'élu, dépose sur sa tête, en guise de couronne, un bonnet rouge décore d’une grosse médaille de la Sainte Vierge et fait un solennel signe de croix sur ce front de païen.J’étais à la soirée d’hier et je crois que votre rédacteur a fidèlement résumé les paroles de M.Pierre Blan-char; c’est contre ces paroles, contre l’esprit même du dialogue de Pontcarral que je veux m’élever.Il est odieux et il est faux d’établir un parallèle entre le gouvernement «le la Restauration et l’occupation allemande que vient de subir la France.Admirons Napoléon et admirons ses colonels, et oublions même que l’Empire s’est terminé dans la défaite et qu’il a laissé la F’rance plus petite qu’il ne l’avait trouvée, plus petite même qu’en 1789.Admirons aussi le gouvernement de Louis XVIII et de Charles X et n’oublions pas qu’il a pris la France vaincue, humiliée, ruinée, tenue en suspicion par toute l’Europe; qu’il l’a restaurée, lui a redonné le premier rang sur le continent et que si le colonel Pontcarral a pu gagner ses étoiles en Afrique, c’est parce que la flotte et l’armée de Charles X avaient glorieusement conquis Alger.Alger, d’où les armées alliées ont pu entreprendre la libération de l’Europe.Communions dans toutes les gloires françaises sans en excepter aucune; elles sont toutes nécessaires à la reconstruction qui commence.Acceptez, je vous prie, Monsieur le Directeur, l’assurance de mes sentiments les meilleurs.Jean HOUPERT Messe spéciale pour les policiers de Québec Québec, 5 (D.N.C.) — Ayant a leur tète le chef J.-J.Gagnon et le chef-adjoint Cléophas Brulotte, les policiers de Québec sont allés entendre une ' messe basse célébrée par S.Em.le cardinal J.-M.-R.Villeneuve, archevêque de Québec, samedi matin en l’église de Notre-Dame-des-Victoires.La cérémonie a commencé vers huit heures.En plus des chefs et des constables de la police municipale, on remarquait aussi le gouverneur A.-J.DeGuise, de la prison de Québec; le major G.Bigaouettc, de la prévôté militaire à Québec; le lieutenant-colonel Léon Lambert, directeur adjoint de la Sûreté provinciale.Aux premières places eu avant se trouvaient l'échevin Philemon Garneau, président du comité de la police, et l’échevin Arthur Drolet, nro-maire de la cité, ainsi que l’écnevin L.-Edgar Caron.Mentionnons aussi M.l’abbé Henri Gingras, aumônier de la police.Avec les constables municipaux se trouvaient également le chef Lauréat Laçasse et ses hommes; le sergent J.-I).Beaudoin et ses hommes, ainsi que le sergent Charles Fiset et ses hommes.Après avoir célébré la messe.Son Eminence adressa la parole à l’assistance.A l'Institut Pie XI Le cercle d’étude de l’Institut Pie XI se réunira samedi prochain, le 9 décembre, à 2 h.45, à l’Institution des Sourdes-Muettes, 3725 rue St-Denis, pour étudier une question de grande actualité: service social et charité.Les questions seront posées dans l’ordre suivant: Que vaudrait pour les oeuvres de bienfaisance la technique sans aucune charité?Que vaudrait la charité sans aucune technique?Technique, charité: laquelle est la plus importante?Quelle doit être l’attitude des catholiques et des communautés religieuses devant ces techniques nouvelles?Ijcs élèves de l’Institut Pie XI, les militants de l’action catholique ainsi que tous ceux qui s’intéressent aux questions sociales sont priés de se rappeler que le cercle d’étude leur est spécialement destiné, et qu’ils seront les bienvenus.Entrée libre.Comm.Pourquoi tant de médecins confient-ils leurs clients à notre expert en ajustements médicaux si ce n’est à cause de ses nombreux succès?Venez le consulter.Il mettra à votre service, au moyen de consultations gratuites, ses vingt 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la Société Saint-Jean-Baptiste.Le principal orateur sera le R.P.Alexandre Dugré, S.J.Tous les amis de la colonisation sont invités.POUR ÉVITER DES DÉSAPPOINTEMENTS * EMBALLEZ SOIGNEUSEMENT * ADRESSEZ CORRECTEMENT Expédiez aux points situés dans Pas plus tard que le Colombie-Britannique.15 décembre Manitoba - Saskatchewan - Alberta 16 décembre Québec > Ontario.18 décembre Provinces Maritimes .18 décembre PACIFIQUE î ü CANADIEN PACIFIQUE CANADIEN Ceux qui appuient M.Raynault Dans une causerie prononcée à la radio.Me René Lippé, avocat, a diî.en faveur de M.Raynault: “C’est parce que M.Raynault a toujours placé au-dessus de tout l’intérêt de la Cité et l’accomplissement de son devoir de maire, qu’on trouve aujourd’hui autour de lui des hommes venus de tous les partis.de l’Union nationale, du parti libéral, du Bloc populaire canadien, comme du parti conservateur, qu’on trouve aujourd’hui autour de lui des hommes de tous les groupes, des hommes de toutes les opinions.“C’est sous son régime qu’on a vu Montréal retrouver son autonomie qu’elle avait perdue sous le régime de politicaillerie qui avait précédé son administration.Prenons garde qu’en ramenant l’ancien régime des coteries et des intrigues, on ne replonge la Cité dans le marasme dont elle vient d’être tirée.“M.Raynault, poursuit M.Lippe, veut continuer son oeuvre constructive en appuyant la construction d’un auditorium, le développement du port de Montréal, l’ouverture d’une grande route vers l’Abitibi et le Témiscamingue.” national -i- — -I- • .________U- Feuilleton du "Devoir" LE ROSAIRE roman traduit de l'anglais de Florence-L Barclay par E.de Saint-Segond(,) .J 3.(Suite) Après le thé, en l’absence de Frautcin et de miss Jibb, on conduisit mystérieusement l'excellente femme dans le “scholl room” pour voir miss Jane; elle s’y rendit le coeur tout rempli de l’image du “baby” que sa chère maîtresse et elle avaient entouré des plus ’ ‘ js soins; elle trouva, l’attendant, une grande lille, laide, avec des façons de garçon, et une manière intimt- U> Publié svec l'autorlustlon d* Orangpr Frère* Limitée, seul conce*»ionnatre de la permlRslon da réimprimer au Of*.dantc.raconla-t-ellc plus tard, de prendre l’inventaire de la nerson-nc qui lui parlait; le résultat fut de tarir le flot des réminiscences la bonne Sarah avait répandu si abondamment dans le parloir de la femme de charge, et la réduisit à regarder autour d'elle avec des yeux pleins de larmes: elle sc souvenait avoir choisi la tenture murale de la pièce avec la chère défunte.qui avait été si Joyeuse lorsque le baby remarqua les roses du papier, voulant les saisir.“Et je puis vous montrer, miss, si cela vous intéresse, précisément le bouquet que vous vouliez atteindre”.Avant que la visite de Sarah eût pris fin, Jane avait appris bien des choses insoupçonnées, entre autres que sa mère baisait ses petites menottes.“Ah! miss, elle le faisait souvent, elle les appefnit des pétales de roses et les couvrait de baisers”.Tutièrement inaccoutumée à des démonstrations d’affection, Jane regarda ses mains larges et brunes, puis sc mit à rire, simplement parce qu’elle avait honte du chatouillement qu’elle ressentait à la gorge et des larmes qui surgissaient sous ses paupières: Sarah prit congé sous l’impression que miss Jane en grandissant était devenue une demoiselle de peu de coeur.Mais Fraulcin et Jibb ne surent jamais pourquoi, à partir de ce jour, les mains négligées qui faisaient leur tourment devinrent irréprochables; et le soir de son anniversaire, toute seule, dans l’obscurité, la fillette isolée baisa sous les couvertures ses propres mains, y cherchant la tendresse des lèvres de sa mère morte.Plus tard, quand elle devint sa propre maîtresse, son premier soin fut de mettre une annonce dans les journaux pour re- trouver Sarah Mathews, et la prendre à son service personnel, à des conditions qui permettraient éventuellement « la digne femme de s’acheter une rente viagère.Jane voyait peu son père, qui | avait trouvé difficile de lui par- j donner, premièrement, d’être une | fille quand il souhaitait un garçon, secondement, étant fille, d’avoir hérité de sa laideur plutôt que de la beauté maternelle.Les parents sont souvent assez injustes pour trouver insupportables chez leur progéniture des attributs physiques et moraux qu’ils leur ont eux-mêmes transmis! Le héros de l’enfance de Jane, * le camarade de son adolescence, fut Derek Brand, fils nnique du recteur de la paroisse, garçon de dix ans son aîné; mais meme en cette affection clic ne s’était jamais sentie première dans le coeur de son ami: comme jeune étudiant en médecine, passant chez lui ses vacances, sa mère et sa profession passaient avant l’enfant solitaire dont le dévouement le touchait, cl dont le développement intellectuel et le caractère ferme l'intéressaient; plus tard, il épousa une jeune fille ravissante, aussi différente de Jane qu’une femme peut l’être d’une autre, mais leur amitié sc maintint intacte, gagna même en profondeur, et maintenant qu’il avançait rapidement vers le premier rang de sa carrière, l'appréciation de ses travaux par Jane, la compréhension sympathique de ses efforts et de leur but lui étaient plus précieux même que la marque de la faveur royale récomment venue à lui.Jane Champion n’avait pas d’amie intime parmi les femmes di son monde, sa jeunesse isolée avait développé riiez elle une franchis»* vis-à-vis d'clle-mêmc et des autres qui lui rendait difficile de comprendre ou de tolérer tous les artifice» mondains et les faiblesses de son propre sexe.Des femmes à qui elle avait témoigné une affection particulière, et elles étaient nombreuses, gardaient en sa présence une attitude d'admiration reconnaissante qui sc changeait en un silence prudent, si, en son absence, on mettait Jane sur la sellette.Mais ses omis hommes étaient nombreux, surtout parmi une coterie
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