Le devoir, 17 janvier 1998, Cahier E
13- ( ?I.v.I) K V OIK, I.K S S A M K I) I >-tr K T D I M A N (' Il Y •TT' .1 A X V I K I! I !» (t s L'éducation québécoise en effervescence PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR mm mm : ït;; Mil tants au niveau collégial, il n’en reste pas moins que les cégeps resteront clans la ligne de tir.Déjà, un rapport accablant du Conseil supérieur de l’éducation concluait, récemment, que les enseignants travaillaient trop en vase clos, ce qui nuisait grandement à la vie du collège et à la qualité de la formation.Ce dossier est à suivre.Ixs universités, pour leur part, sont engagées dans une grande entreprise d'évaluation de tous leurs programmes, qui s’étendra sur plusieurs années.11 s’agit, en période d’austérité budgétaire, de mettre en commun les ressources de plusieurs institutions qui avaient jusqu’à ce jour entretenu des rapports de concurrence.Il s’agit aussi de rendre certains programmes plus pertinents, de manière à ce qu’ils collent à la réalité contemporaine.Des tensions sont à prévoir.Mais à court ternie, les universités attendent avec impatience la politique sur les universités que Mme Marois doit rendre publique au cours du présent mois.Les grandes orientations de l’université de demain y seront proposées et donneront lieu, n'en doutons point, à de vifs débats, notamment sur le lien enseignement-recherche, l’autonomie universitaire et l’évaluation de la performance des institutions au niveau de l’enseignement.La controverse reste vive, en effet, sur les différences permises d’une école publique à l’autre, autant pour le niveau primaire que pour le niyeau secondaire.La ministre de l’Éducation a tenté de clarifier sa position dans la nouvelle loi sur l’Instruction publique adoptée en fin de session parlementaire à Québec, avant les Fêtes, mais le débat se poursuivra encore longtemps sur la pertinence d’avoir des voies et des écoles dites enrichies où sont attirés les enfants les plus doués.La Centrale de l’enseignement du Québec continuera de dénoncer toute différence et de prôner l’uniformité totale, seul gage, selon elle, d’une véritable égalité des chances.Car à son avis il ne fait aucun doute que les plus doués sont, en fait, ceux qui sont nés dans des milieux favorisés et qui s’offrent une formation en vitesse accélérée.Une chose est certaine, à l’heure des compressions budgétaires, il est probable que les écoles de milieux plus favorisés seront tentées de faire appel aux parents ou à l’ensemble du quartier pour s’offrir des services, des cours, des activités que les budgets des écoles ne permettront plus.Les mois qui viennent seront des mois de transition vers une réduction du nombre de commissions scolaires qui deviendront, en juillet, des structures non plus confessionnelles mais linguistiques.De nombreux arbitrages sont à prévoir entre les différentes commissions scolaires.Comme si ces changements ne suffisaient pas, la prochaine année scolaire sera aussi celle d’une modification importante des rôles et des pouyoirs entre le ministère de l’Éducation, les commissions scolaires et les écoles.D’ici là, au cours des mois à venir, les différents dirigeants devront résister à la tentation de faire trop de politique et s’assurer que'les élèves continuent à apprendre.Si les changements s’annoncent moins impor- rente-cinq ans après le rapport Parent annonçant la prise en chqrge de l’éducation par l’État, le secteur de l’éducation est à nouveau en pleine effervescence.De la maternelle à l’université, des changements sont en cours ou sont à prévoir.Les petits de cinq ans sont désormais à la maternelle toute la journée; aux niveaux primaire et secondaire, certaines matières disparaîtront pour faire place aux apprentissages dits de base, soit du français et des mathématiques.hes enfants, a dit la ministre de l’Éducation, Pauline Marois, doivent réapprendre à écrire et à bien parler.A ces niveaux, l’enseignement de l’histoire retrouvera sa place, de manière à ce que les futurs adultes puissent se situer dans le temps et dans l’espace et ainsi s’inventer une conception du monde qui ne fait plus du temps présent la seule dimension de la vie, la seule référence.Ces changements passeront aussi par la réduction des matières optionnelles au niveau secondaire, de manière à ce que tous apprennent la même chose pendant les trois premières années du secondaire.Mais cela ne veut pas dire pour autant que tous les débats sont clos.+ é'v Conférencier international /rionaiCH?T\ol>c7to d-ixineilo Membre de la Information 1259, rue Berri, bureau 400 Montréal (Québec) • H2L 4C7 Tél.: (514) 848-9977 Téléc.: (514) 848-0166 Internet : http://www.lafac.qc.ca Courriel : fac@lafac.qc.ca Colloque sur l’avenir de la profession enseignante 16 et 17 janvier 1998 Crowne Plaza - Métro centre \ ' "V* , m PwS?Wïvfef'f¥ :fe”'ï; u&ÉMIM| Hff D 1C A T 0 N Que fait votre enfant à la maternelle ?Le nouveau programme de maternelle est très semblable à celui qui a été conçu en 1981 CLAIRE HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE Votre bambin fait partie des quelque 94 500 petits — représentant près de 98 % des enfants de cinq ans — qui fréquentent la maternelle à temps plein.Qu’apprend-il à l’école?Comment le programme éducatif lui permettra-t-il de partir du bon pied en première année?Lancé le 12 juin 1997, le programme renouvelé de la maternelle est très semblable à celui qui a été conçu en 1981, lors de l’instauration du régime pédagogique de l’éducation préscolaire et de l’enseignement primaire.Selon Stéphane Richard, directeur de l’école Lanaudière de Montréal où 42 enfants de cinq ans fréquentent la maternelle, les enseignants ont désormais plus de temps pour enrichir le programme, par exemple, en introduisant des activités qui préparent à la lecture et à l’écriture.Outre ce facteur, le contenu du nouveau programme est plus précis, de sorte que les enseignants du préscolaire ont une philosophie et une approche communes.Selon Denise Archambault, responsable du programme d’éducation préscolaire au ministère de l’Éducation du Québec, il fallait tenir compte de l’arrivée au préscolaire de quelque 2000 nouveaux enseignants qui n’avaient pas tous la même expérience en maternelle.C’est pourquoi on traite d’aspects qui sont normalement absents dans les programmes du ministère, par exemple, les besoins et le développement des jeunes enfants à partir des connaissances actuelles.A cela s’ajoutent d’autres modifications mineures comme des textes sur la motivation au préscolaire et sur le passage au primaire.Dans la version 1997, le ministère a aussi précisé les assises du programme, soit le jeu, la participation des parents et le processus d’apprentissage, réaffirmant la non-scolarisation.Mme Archambault signale que la maternelle n’a pas pour but de procéder aux apprentissages cognitifs de la première année, mais de faire découvrir à l’enfant le plaisir d’apprendre et d’explorer son univers.«Les interventions éducatives visent à respecter le rythme d’apprentissage de tous les enfants en leur proposant des défis à leur mesure.» Les objectifs Dans le nouveau programme, les objectifs généraux de 1981 ont été en partie mis à jour.Ces objectifs visent à apprendre à l’enfant d’âge préscolaire à se connaître et à s’estimer, à vivre en relation avec les autres et à interagir avec son environnement.On poursuit ces objectifs notamment dans les cinq domaines suivants: la motricité, la communication orale et écrite, les arts, les sciences de la nature et les mathématiques.Par ce programme, l’enfant sera ap- pelé à danser, attraper, manipuler, assembler, découper, etc.Il acquerra ainsi plus d’aisance et de dextérité.A la fin de l’année, l’enfant pourra exécuter des mouvements qui exigent davantage de souplesse et faire des activités manuelles qui demandent unç certaine adresse.A la maternelle, on accorde davantage d’importance à la communication orale qu’à la communication écrite.L’enseignant encouragera l’enfant à s’exprimer en s’attardant d’abord sur ce qu’il veut dire, puis sur la forme de son message.Il corrigera au besoin les erreurs candides du genre «si j’aurais», «il a pleuvu» et «je m’ai fait mal».Même si l’accent est mis sur la langue parlée, on a également pour but d’éveiller la curiosité de l’enfant face à l’écrit.En classe, l’enfant trouvera des affiches, des livres de conte ou tout autre imprimé susceptible de l’intéresser à la lecture.Il n’est toutefois pas question qu’il ânonne les «ba, be, bi, bo, bu».«L’objectif n’est pas qu’il décode avec exactitude le langage écrit, mais qu’il l’utilise spontanément pour poser des questions, inventer et se rappeler toutes sortes de choses», dit Mme Archambault.Durant l’année, l’enfant explorera aussi divers moyens d’expression, tels la danse, la poésie, la musique, le théâtre ou le dessin.Pour développer son esprit scientifique, on veillera à ce qu’il s’intéresse au monde animal et végétal, à l'air, à l’eau et à la lumière.En mathématiques, on fera appel à son jugement et à sa logique en l’invitant à comparer, trier et classer des objets.On l’amènera ainsi à reconnaître un problème, à se le représenter, à trouver des solutions, à en parler et à confronter ses découvertes.Par exemple, durant la semaine qui a précédé le congé de Noël, les enfants de la maternelle de l’école Saint-Émile se sont fabriqué des costumes pour la fête d’Astérix et des Romains.Pour ce faire, ils ont découpé sept languettes, ce qui développe non seulement leur motricité, mais leur apprend aussi à mesurer çt à compter au moins jusqu’à sept.A cette occasion, ils ont également joué avec les JACQUES GRENIER LE DEVOIR Dans sa version 1997, le ministère de l’Éducation a précisé les assises du programme préscolaire, soit le jeu, la participation des parents et le processus d’apprentissage, réaffirmant la non-scolarisation.mots et fait des rimes, Alexandre devenant Alexandrus, Mario, Marius, etc.De plus, ils ont vu que les noms s’écrivaient de gauche à droite, ce qui les familiarise avec le code de l’écrit.Enfin, ils ont appris des chansons, explorant ainsi l’univers musical.A quelques reprises durant l’année scolaire, les parents recevront un bulletin les renseignant sur le développement de leur enfant.Il n’est toutefois pas question d’étiqueter un enfant de cinq ans en portant un jugement tranchant.L’évaluation à la maternelle se fait sous forme d’observation, de façon continue et en mettant l’accent sur les aspects positifs.L’enseignant notera, par exemple, les activités que préfère l’enfant et les points sur lesquels il doit s’améliorer.«Certains exigent davantage d’attention», explique Pâquerette Dubé-Haeck, en- Si) seignynte à la maternelle à l’école Saint-Emile.Rappelons que la maternelle à temps plein a été implantée pour favoriser la réussite scolaire.Selon Mme Dubé-Haeck, qui enseigne au préscolaire depuis trente ans, à la fin de la maternelle, les petits devraient normalement pouvoir faire preuve d’un minimum de discipline, ajouter et retrancher des objets, écrire leur nom, reconnaître les noms qui commencent comme le leur et faire des rimes.«Lorsqu’ils arrivent en première année, la marche est moins haute et ils s'adaptent plus facilement», üi transition a de meilleures chances de se faire en douceur, car l’enfant a développé ses capacités d’écoute et de mémorisation, tout en apprenant à organiser son travail.Mais on peut légitimement se de- mander si on n’a pas étiré sur une journée les activités qu’on faisait autrefois à mi-temps.Notons aussi les résultats préliminaires d’une recherche indiquant que ce n’est pas le temps que les enfants passent au prè scolaire qui compte, mais la qualité de l’intervention.Cette récente recherche a été menée par Richard Tremblay, professeur au département de psychologie de l’Université de Montréal.Sur ce point, selon un sondage mené en novembre par le groupe Léger & Léger auprès de 700 enseignants, la majorité des répondants estiment que le programme est suffisamment exigeant.Mais rien n’est coulé dans le béton.Le MEQ procède actuellement à l’évaluation de ce programme et prévoit le bonifier d’ici le mois de juin.FNEEQ Investir dans un système d’éducation de qualité, c’est se donner les moyens de réussir Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec 1601, av.de Lorimier, Montréal H2K 4M5 514-598-2241 • Fax:514-598-2190 fneeq@accent.net ducation Hr *• l': I' V- V " I li • I.K S S A M K I) I h-tt- E T |) | M A \ (' Il E -4—t- .1 A X V I E II I II II 8 EDUCATION Du nouveau en histoire D’ici deux ans, l’histoire et l’éducation à la citoyenneté seront au programme à chaque année du secondaire E 13 CLAIRE HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE Pour faire en sorte que les jeunes aient une meilleure compréhension de la société dans laquelle ils vivent, les cours d’histoire seront renforcés.Ils tiendront davantage compte de la diversité de la population du Québec et seront plus ouverts sur le monde dans son ensemble.Rappelons que l’actuel programme d’histoire au primaire et au secondaire est le même depuis plus d’une quinzaine d’années.En 1981, le ministère a élaboré le programme de sciences humaines au primaire, puis, en 1982, les deux cours d’histoire obligatoires au secondaire, soit l’histoire générale en deuxième année et l’histoire du Québec et du Canada en quatrième.En 1988, le ministère a ajouté le cours facultatif sur l’histoire du vingtième siècle, en cinquième secondaire.Au primaire, le programme de sciences humaines comprend une initiation à l’histoire, au deuxième cycle.Les enseignants abordent, par exemple, les principaux événements historiques du pays, l’origine et le mode de vie des Amérindiens et des Inuits avant l’arrivée des Européens, et le mode de vie des Canadiens au XVIII' siècle.Ce programme a pour but de donner à l’élève de 9, 10 ou 11 ans quelques repères historiques importants.En deuxième secondaire, le cours d’histoire générale vise à donner aux élèves une vue d’ensemble de la société occidentale afin qu’ils puissent en comprendre l’évolution.Ce cours est un survol qm va de la préhistoire à l’histoire contemporaine.En quatrième, le cours d’histoire du Québec et du Canada passe en revue l’ensemble du passé du Québec et du Canada, tandis qu’en cinquième secondaire, le programme est axé sur les principaux faits historiques du vingtième siècle.«a* r ¦¦¦ Av- r * ¦ JACQUES GRENIER LE DEVOIR Les nouveaux cours d’histoire tiendront davantage compte de la diversité de la population du Québec et seront plus ouverts sur le monde dans son ensemble.Le rapport Lacoursière En octobre 1995, face aux multiples inquiétudes que soulevait l’enseignejnent de l’histoire, Jean Ga-ron, alors ministre de l’Education du Québec, a mis sur pied un groupe de travail sur la question.Ce groupe avait pour mandat d’examiner l’enseignement de l’histoire au Québec et dans d’autres pays, de définir les objectifs généraux des programmes d’histoire selon chaque niveau scolaire, de déterminer les programmes obligatoires, et, enfin, d’indiquer les critères de qualification et de compétences des enseignants.Présidé par l’historien Jacques La-coursière, ce groupe se composait de 11 spécialistes dans le domaine.Selon leur rapport final intitulé Se souvenir et devenir, voici les principales lacunes de l’enseignement de l’histoire: les programmes sont désuets et doivent être mis à jour; le temps alloué à l'histoire est insuffisant: la qualification et la formation des enseignants n’est pas adéquate.Au primaire, le groupe note que le programme n'insiste pas assez sur la contribution historique des populations autochtones et des diverses communautés culturelles.Au secondaire, le problème est surtout le manque de temps.Ix>s apprentissages historiques ne sont pas continus et le cours en cinquième secondaire, qui n’est pas obligatoire, attire seulement 15 % des élèves.De plus, comme au primaire, on ne tient pas assez compte de la diversité culturelle du Québec.Les changements Four corriger cette situation, Pauline Marois, ministre de l’Education, accorde dans son énoncé de politique une plus grande importance à l’enseignement de l’histoire.Au primaire, l’enseignement des sciences humaines commencera donc en troisième année plutôt qu’en quatrième.Il comprendra un volet sur l’éducation à la citoyenneté, c’est-à-dire les fondements de la démocratie, les droits de la personne, etc.On consacrera une heure par semaine, pendant quatre ans, à l’enseignement des sciences humaines au lieu de deux heures pendant trois ans.Selon Marius Langlois, qui a assumé les fonctions de secrétaire du groupe de travail sur l’enseignement de l’histoire et qui est responsable des programmes de sciences humaines au ministère de l’Education, cette heure suggérée correspond mieux à la réalité dans les écoles primaires francophones.Il fait observer qu’environ 70 % des enseignants du primaire ne respectent pas le temps par semaine alloué à l’enseignement des sciences humaines, soit les deux heures proposées dans le Régime pédagogique de l’éducation préscolaire et de l’enseignement primaire.De son côté, Grégoire Goulet, président de la Société des professeurs d’histoire, juge qu’il n’y a pas d’amélioration au primaire, mais plutôt un recul.«À une heure toujours non prescrite s’ajoutent des objectijs en éducation à la citoyenneté qui viendront gruger le diem! •Saisir le jour, saisir l'occasion, donner aux adolescents et aux adolescentes à un moment charnière de leur vie les moyens de découvrir et de comprendre le monde qui les entoure.Les amener, par un enseignement complet, diversifié et attentif, à jouer leur rôle au sein de la société.Au Collège de Montréal, collège privé et mixte de niveau secondaire, nous mettons en place les conditions pour que vos enfants aient confiance en eux, pour qu'ils aient l'esprit ouvert et le regard large.Nous enseignons l'équilibre.Le Collège de Montréal LE PREMIER COLLÈGE DE MONTRÉAL 1931, rue Sherbrooke Ouest, Montréal ( Québec ) H3H ll-.I w 311m "*8 h 30 O temps consacré toutes les semaines à l'enseignement de l’histoire», déclare-t-il, précisant que les quelque 345 membres représentés par l’organisme se réjouissent toutefois des améliorations apportées à l’enseignement de l’histoire au secondaire.Au secondaire, l’histoire sera enseignée à chaque année et inclura aussi des notions d’éducation à la citoyenneté.Le cours d’histoire générale (de la préhistoire à la période contemporaine) s’étalera sur la première et la deuxième année du secondaire.On assurera ainsi une meilleure continuité des apprentissages historiques, en plus de leur consacrer le temps nécessaire pour que les élèves puissent bien les assimiler.Le cours d’histoire du Québec et du Canada sera réparti sur les deux années suivantes.En troisième secondaire, on envisage de traiter de la préhistoire amérindienne jusqu’à 1791, date où la province de Québec a été divisée en Haut-Canada (aujourd’hui l’Ontario) et Bas-Canada (aujourd’hui le Québec), ou jusqu’à 1840, moment où le gouvernement britannique a créé le Canada-Uni.En quatrième secondaire, on couvrira la période allant de l’Acte constitutionnel ou de l’Acte de l’union jusqu’à aujourd’hui.«Ces cours seront enrichis pour mieux tenir compte de la contribution historique des anglophones et des autochtones», explique M.Lan-glois, ajoutant qu’il est question d’initier les élèves francophones et anglophones aux regards que portent l’autre communauté sur ces événements.En cinquième secondaire, le cours Connaissance du monde contemporain remplacera l’actuel cours d’éducation économique.Ce cours obligatoire devrait reprendre en partie le cours optionnel d’histoire du vingtième siècle, tout en offrant aux élèves des notions fondamentales en économie et en géographie.L’implantation de ces nouveaux cours devrait débuter dès la rentrée de 1999 et être complétée, au primaire, au terme de l’année scolaire 2002-2003 et au secondaire à la fin de l’année scolaire 2005-2006.Les en» m dtm** antes s enseignants en premiere ligne ^FECS Fédération des enseignantes et enseignants de commissions scolaires (CEQ) C'eft ble ¦ cjyÇ Ç3 te ; Qr fUtnOm Les intervenantes en petite enfance, qui vivent quotidiennement ta mise en œuvre du programme éducatif, occupent une place privilégiée pour juger de son incidence et identifier les ajustements qui s’imposent.Mais encore fàut-il que leur voix soit entendue.La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec leur offre la chance de jouer pleinement leur rôle.9405, rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec) H1L 6P3 • (514) 356-8888 ou 1-800-465-0897 • Courrier électronique : Gpeq@ceq.qc.ca 1 I.E I) E V DIR, E 4 (2 I.E S S A M E I) I «J-—B— E I' I) I M A N C II E f-4- .1 A N V I E II I 0 !» « • EDUCATION- Le dépistage précoce C’est au niveau préscolaire que doivent être décelées les difficultés d’apprentissage MARIE-CLAUDE PETIT COLLABORATION SPÉCIALE \ A la maison, jusqua l’âge de quatre ans, l’enfant a ses petites habitudes, son langage et ses jeux avec son cercle d’amis.De leur côté, ses parents se sont habitués à son comportement, comprennent ce qu’il dit.En fait, ils sont loin de se douter que quelque chose ne va pas.Souvent, l’entrée à la prématernelle ou à la maternelle vient bousculer leur insouciance.Car, en principe, c’est au début de la scolarité de leur enfant que les parents apprennent qu’on a dépisté chez lui une ou des difficultés d’apprentissage.C’est-à-dire des problèmes qui se situent principalement au niveau du langage, de la compréhension et de la concentration.Toutefois, au préscolaire, les modalités de dépistage de ces difficultés ne sont pas uniformes d’une école à l’autre.Les compressions et les restructurations en éducation ainsi que la façon dont les écoles sont en mesure de dispenser des ressources d’aide spécialisée expliquent en grande partie cette situation.En effet, l’investissement dans des services en orthophonie, en orthopédagogie, en psychologie et en psychoéducation dépendent des ressources financières de l’institution, de la disponibilité des spécialistes — beaucoup d’écoles n’ont pas d’orthophonistes, d’autres ne reçoivent la visite d’un spécialiste qu’une ou deux fois par semaine —, et des types de difficultés que présentent les enfants.Conséquemment à cela, les évalua- >// t «PS Les problèmes d’apprentissage se situent principalement au niveau du langage, de la compréhension et de la concentration.ARCHIVES LE DEVOIR ARCHIVES LE DEVOIR Les.évaluations et les interventions spécialisées ne sont pas équivalentes pour tous les enfants d’âge préscolaire.LES CONSEILLERS ET CONSEILLÈRES D’ORIENTATION Partenaires de votre avenir ¦ Orientation / réorientation ¦ Bilan et gestion de carrière ¦ Évaluation de potentiel, personnalité, intérêts ¦ Information scolaire et professionnelle ¦ Recherche d’emploi ¦ Qualité de vie au travail ¦ Développement de carrière dans les organisations ¦ Préparation à la retraite ¦ Psychothérapie Procurez-vous gratuitement notre Répertoire des membres en pratique privée! Ordre professionnel des conseillers et conseillères d’orientation du Québec ® (514) 737-4717 ou 1 800 363-2643 Profession à titre réservé régie par le Code des professions COLLÈGE STANISLAS DE LA P RÉ-MATERNELLE (4 ans) AU COLLÉGIAL (1ERE ET TERMINALE) BACCALAURÉAT FRANÇAIS PRÉPARATION AUX UNIVERSITÉS QUÉBÉCOISES NORD-AMÉRICAINES ET EUROPÉENNES À MONTRÉAL À QUÉBEC 780, BOULEVARD DOLLARD OUTREMONT - QUÉBEC H2V3G5 TÉL: 514 -273-9521 FAX : 514 - 273-3409 2415, RUE MARIE VICTORIN SILLERY - QUÉBEC G1T1K2 TÉL: 418 - 527-9998 FAX : 418-527-0399 ÉTABLISSEMENT PRIVÉ, MEMBRE DU RÉSEAU INTERNATIONAL DES ÉCOLES ET LYCÉES FRANÇAIS fions et les interventions spécialisées ne sont pas équivalentes pour tous les enfants d’âge préscolaire.Ainsi, dans les écoles des milieux défavorisés, là où d’importantes lacunes d’apprentissage sont relevées, les spécialistes sont très présents.D’ailleurs, au cours des cinq dernières années, leurs interventions ont été favorisées par l’implantation du projet Opération Renouveau qui se base sur la réalité sociale de ces milieux.Grâce à lui, des écoles bénéficient de ressources additionnelles afin de mettre en application des mesures de soutien à l’apprentissage.Ces mesures préconisent un enseignement qui doit tenir compte de la culture et du milieu des enfants, solliciter la collaboration des parents et celle de la communauté afin qu’ils reconnaissent l’importance de la réussite scolaire.Cette démarche a été établie parce que, de façon générale, les enfants issus des milieux défavorisés ont, avant leur entrée à la maternelle, été moins stimulés à la maison — il n’est pas rare de retrouver des enfants qui n’ont jamais colorié —, n’ont pas eu un contact privilégié avec l’écriture, et n’ont pas eu les mêmes expériences culturelles que les enfants de leur âge issus des milieux moyens ou favorisés.Signalisation continue Là où le dépistage systématique des difficultés d’apprentissage ne peut être assuré dès le préscolaire par des spécialistes, il existe toutefois la signalisation continue.C’est un processus devaluation, par des activités en classe, qui permet à l’enseignant de discerner quels élèves semblent vivre des difficultés qu’il pressent Cours de montage cle (leurs séchées rrvntajfe Hihtti Créez un décor fleuri d'orge, d'emnne et de (leurs NICOLE CLÉMENT Session de fJ heures en -3 périodes - Inscription dès maintenant 1069, rue Laurier O., 2e étage, Outremont Tél.: (514) 276-5670 MÉLOMANE: Personne qui aime la musique avec passion.(Le Petit Robert) INVITATION À LA MÉLOMANIE Une série de huit cours d’initiation à la grande musique Approche dynamique basée sur l’écoute Documentation abondante fournie Claudio Ricignuolo de l’Orchestre Métropolitain Coût: 200 S Séances d’information gratuites Renseignements: 385-5015 Sur le Web : http://www.colba.net/~claudior 7 P/ Plus qu'une école privée, une pédagogie exceptionnelle ouverte à tous ,tr I f aüP deMOPJTRÙU- m Enseignement préscolaire primaire secondaire PORTES OUVERTES 1998 à 19 h 30 (conférence) le samedi, 7 février de 10 h à 16 h le vendredi, 6 février 1998 à 19 h 30 (conférence) «Le CONGRÈS PÉDAGOGIQUE e mouvement et le développement de la pensée» du 19 au 22 février 1998 Pour informations supplémentaires: (514) 481-5686 8205, chemin Mackle Côte Saint-Luc H4W 1B1 comme non passagères.«Im signalisation continue permet de faire ressortir les problèmes chez n'importe quel enfant, de la maternelle jusqu'au secondaire», explique Andrée Duval, psychoéducatrice et conseillère en coordination et développement à la CECM.«Et pas nécessairement chez les élèves les plus agités, mais aussi chez ceux qui passent un peu plus inaperçus, qui fonctionnent lentement.» Bien qu’il soit au cœur de cette toute première évaluation, l’enseignant s’adjoint tout de même, lors de leur passage dans l’école, la collaboration des spécialistes.Ils lui apportent le soutien pédagogique nécessaire et lui proposent l’adoption de stratégies.L’application de ces stratégies, notamment celle de la stimulation de l’enfant, vise à détecter les difficultés qui risquent, tôt ou tard, de nuire à son apprentissage.Périodiquement, l’enseignant propose des activités et des jeux adaptés à l’âge des enfants de sa classe.De cette manière, il sera à même de détecter quels enfants comprennent peu, réagissent moins, ne peuvent deviner la suite d’une histoire.Ou encore, lesquels arrivent difficilement à reconnaître des lettres et des chiffres.Puis, à la lumière des résultats qu’il décèle, l’enseignant expose ses constatations aux services professionnels de l’école.Si le diagnostic présente effectivement l’indice d’un problème chez l’enfant, un plan d’intervention continue est mis en place.La classe de maturation Pour un élève qui présente un retard d’apprentissage ou un problème persistant qui laisse croire qu’il échouera sa première année, la classe de maturation doit être envisagée.Cette étape a lieu au retour de la période des Fêtes.Les parents reçoivent alors un avis de la direction de l’école qui explique que leur enfant aura besoin, au cours de l’année sui-viuite, d’un encadrement spécialisé en vue de rencontrer les exigences de passage du préscolaire au primaire.En classe de maturation, l’élève, parmi une quinzaine d’autres, suit un programme dispensé par un orthopédagogue.Des activités spéciales sont prévues pour stimuler davantage la préécriture, la prélecture, et la socialisation de l’enfant.Mis à part le rattrapage scolaire quelle procure à l’élève, la classe de maturation lui demande cependant une grosse adaptation: sa nouvelle classe n’est pas située dans son école de quartier.«C’est un pensez-y bien», soutient Claire Roy, conseillère pédagogique en adaptation scolaire au regroupement 5 (quartiers Villeray/Petite-Pa-trie/Rosemont/Hochelaga-Maison-neuve) de la CECM.«Cela signifie que l'enfant est détaché de ses petits amis.Mais aussi, qu’il doit effectuer, matin et soir, un voyage en autobus dont la durée peut aller jusqu’à une heure et demie.» Aussi, s’ils veulent éviter la classe de maturation à leur enfant, les parents doivent, bien avant qu’il ne termine sa maternelle, recourir à des ressources spécialisées externes.De cette façon, l’enfant a une chance de combler ses retards accumulés ou de corriger ses difficultés d’apprentissage.^ UN PROF.À LA MAISON le: SERVICE PRIVÉ D’AIDE aux études n&r inc.Une équipe de 350 professeurs.Cours privés à votre domicile.Récupération, aide aux devoirs, préparation aux examens, perfectionnement.Primaire, secondaire, collégial.Régions de Montréal et de Laval.7 jours/semaine à l’heure qui vous convient.Au service du public depuis 1993 (514) 973-4526 de 9h à 21h.Nous sollicitons la candidature de professeurs pouvant enseigner les mathématiques, le français, la physique, la chimie et l’anglais (primaire secondaire ou ________collégial.Permis d’enseigner au Québec OBLIGATOIRE.Cl O U rS de EQGES Enfants • Adolescents • Adultes Parents-enfants • Jazz-moderne ~- Danse créative • Claquette • Classique Danse combinée • Danse-sanlé Classe d'essai gratuite On découvre, on danse, on apprend, on s'amuse; c'est tout un monde qui s'ouvre à nous ! Enfants (à partir de 4 ans) et adolescents Jazz, funky, chanté-dansé, vidéo, mode et théâtre Spectacle à chaque camp Tout ce que vous auriez voulu faire à leur âge! Aussi camp intensif en danse La qualité.juste pour le plaisir! Au V du cœur du plateau Mont-Rpyal (514)521-3456 monlrealmedia.qc.ca/dansell L'Ê c o I o pour t â u % f LOUISE LAPIERRE DANSE CoLLÈGÊMEAN-DÉ-BrÉBÉUFi I U^institùtm tournée mslelsuccès JANVIER Votbe enfant médite ce cju 'il y a de mieux ! ÛAÈm »ijÎ\ mm AMENS D’ADMISSION pour septembre 1998 LA PREMIÈRE LA CINQUIÈME jSFiiCnNriAiBïï On peut s’inscrire aux examens d’admission nn folonfiAnont «in corrofurliit rln nivotin 514 5es0lympiades québécoises de la formation professionnelle et technique Une fierté à partager Les 23 et 24 avril 1998 Jjp à la Place Bonaventure, Montréal Une occasion unique d'assister à des démonstrations concrètes dans quelque 35 métiers et techniques exécutées par près de 300 jeunes provenant de toutes les régions du Québec.Créateur dù programme collégial .CONCEPTION SONORE ASSISTÉE PAR ORDINATEUR» Reconnu par le Ministère de l'Éducation - permis #749841 • Prêts el bourses • Sprint • Prolongation de i'assurance chômage 1717, boni.René-Lévesque Est.suite 440.Montréal (Québec) H2L 4T3 Téléphone: (514) 521-2060 / 1-800-824-2060 http://www.musitechnic.com À la rescousse des parents Les difficultés d’apprentissage ne se règlent pas d’elles-mêmes et exigent une intervention rapide .pas de problème, y’a de la place pour toi .must^eclinic En route vers les 35es Olympiades internationales de la formation professionnelle et technique Du 11 au 14 novembre 1999 à Montréal MARIE-CLAUDE PETIT COLLABORATION SPÉCIALE \ A la maternelle comme au primaire, il y a de moins en moins d’heures allouées pour les services spécialisés aux enfants qui éprouvent des difficultés d’apprentissage.Aussi, une aide insuffisante en milieu scolaire, voire même des interventions inefficaces de la part des parents peuvent, tôt ou tard, engendrer chez l’enfant un retard à l’école, le développement d’un complexe, une réticence à aller à l’école.C’est qu’en fiiit, les difficultés d'apprentissage ne se règlent pas d’elles-mêmes et qu’elles nécessitent une intervention rapide.Une fois munis de l’évaluation médicale de leur enfant, les parents peuvent choisir qu’il ira en classe de maturation l’année suivante.Mais, pour accélérer la correction de ses lacunes, ils peuvent également avoir recours aux services d’un orthopédagogue ou d’un orthophoniste en clinique privée.En ce cas, ils doivent s’attendre à débourser entre 35 $ et 60 $ pour une leçon d’une heure à une heure trente.Contrairement à ce qui se passe à l’intérieur d’une classe d’une trentaine d’élèves, l’enfant bénéficie de toute l’attention dont il a besoin pour comprendre les notions scolaires.Une intervention individuelle a l’avantage de développer sa confiance, l’expose à moins de distractions et le met en contact avec une personne souvent plus patiente.Service privé Le Service privé d’aide aux études N & R inc.(SPAE), fondé il y a cinq ans par Robert Tremblay, un professeur aujourd'hui à la retraite, se donne comme mission d’être une continuation de l’école.L’élève doit apporter ses manuels de classe à la maison puisque son tuteur se déplace chez lui.Ensemble, ils révisent les travaux, analysent les difficultés éprouvées au cours de la semaine et en arrivent à des explications précises.Parmi les 350 enseignants du SPAE, il se trouve des orthopédagogues pour les enfants qui ont des difficultés d’apprentissage.Ils sont sélectionnés en fonction de deux principes: la relation élève-enseignant et la convenance de l’enseignant, compte tenu des difficultés de l’enfant.Si l’élève apprécie celui qui lui enseigne, il aimera la matière à étudier.Et si à l’école il n’y a que des enseignants âgés, un plus jeune pourra alors être sélectionné pour aller lui enseigner.«Dam 90 % des cas, pour des enfants qui veulent vraiment apprendre, les parents constatent des hausses de notes, soutient Robert Tremblay.Parfois, les difficultés d'apprentissage ne cachaient qu'une mauvaise méthode de travail, un manque de discipline personnelle ou un milieu familial inadéquat.A ce propos, les devoirs ne devraient pas se faire assis au bout de la table de la cuisine, dans le vacarme.» Le Déclic Depuis deux ans, au Centre pédagogique Le Déclic, situé à Laval, c’est de rééducation qu’il est question.L’or-thopédagogue Lise Morin suggère deux volets d’aide.D’abord, il y a un suivi orthopédagogique auprès de l’enfant.Elle reprend avec lui ce qui a été mal compris en classe, par des séances adaptées à ses besoins, mais surtout selon ses goûts.Son suivi ne se limite toutefois pas qu’aux difficultés du moment, mais il s’attaque aussi à celles que l’élève traîne avec lui.«Quand par exemple, après trois mois de première année, l’enfant n’arrive pas encore à identifier ses lettres ou à lire de courtes syllabes, la rééducation passera alors par un retour à la base.» Le deuxième volet s’adresse aux parents.Il consiste en une visite-conseil à la librairie attenante au local d’étude.Là, des logiciels éducatifs, des cahiers d’exercices sur les matières scolaires et des ouvrages sur les techniques d’apprentissage sont mis en vente pour ceux qui désirent poursuivre l’aide à la maison.La souris Mère d’une fdlette qui a été en classe de maturation et qui a eu un suivi en orthopédagogie et en orthophonie, Julie Radicioni a fondé Au pays de la Souris.Depuis un an, elle travaille à temps plein à effectuer de la recherche concernant les logiciels éducatifs.«J’ai ressorti tous les objectifs que ma petite devait atteindre et je les partage avec d’autres enfants en difficulté», explique celle qui, en parallèle, forme des enseignants dans le cadre du nouveau programme du préscolaire qui veut intégrer l’ordinateur en classe.Ainsi, pour un enfant qui a de la difficulté à structurer l'information, l’atelier porte sur les consignes: s’il s’agit de motricité, il s’exercera davantage avec la souris de l’ordinateur.La CLÉ Dans sa Clinique de lecture et d’écriture (CLE) — un réseau de quatre franchises situées à Montréal, à Québec, à Trois-Rivières et à Hull — la fondatrice et docteure en psychopédagogie, Ré-jeane Fiset, insiste principalement sur les notions de lecture et d’écriture que les touts-petits de cinq ans doivent maîtriser avant de débuter la première année.Ses ateliers s’adressent aux enfants qui ne démontrent pas d’intérêt pour les histoires qui leur sont racontées et à ceux qui s’expriment très peu ou très difficilement.Les plans de rééducation touchent d’ailleurs plusieurs difficultés.Par exemple, ils viennent en aide aux enfants qui, après avoir entendu une phrase, ne peuvent reconnaître par logique le dernier mot, ne font pas de distinction entre la fin, le milieu et le début d’une histoire — cela même quand le texte est sous leurs yeux.Aussi à ceux qui font des phrases incomplètes, prononcent mal ou qui ne se rappellent que de la dernière partie d’une phrase quand vient le temps de la répéter.Pour les élèves dyslexiques du primaire et du secondaire, Réjeane Fisçt a fondé, avec ses collègues de la CLE, un réseau de communication écrite.L’Association des jeunes lecteurs dyslexiques du Québec, un organisme à but non lucratif, a pour objectif de stimuler et de briser la réfraction des jeunes face à la lecture et à l’écriture.En plus de leur éviter l'isolement, les échanges épistolaires leur permettent de savoir que d’autres éprouvent le même problème.L’intervention individuelle développe la confiance de l’enfant tout en l’exposant à moins de distractions JACQUES CKEN1ER I.E DEVOIR A la maternelle comme au primaire, il y a de moins en moins d’heures allouées aux services spécialisés pour les enfants qui éprouvent des difficultés d’apprentissage.Serais-tu du genre U ^isTlQl^ ou peut-êtreun peu p ANATICOBC/Sffcf£$soLoGU£ ou encore TCCHNOCRÉ|| porté des transformations majeures dans le réseau —, les professeurs du collégial ont joui d’une autonomie relativement large et profité d’une bonne marge de manœuvre individuelle dans l’exercice de leur profession.Au fil de tout ce temps, leurs Champs d’enseignement sont en quelque sorte devenus des territoires privés sur lesquels, dans bien des cas, les enseignants définissent et appliquent eux-mêmes, tout au moins en partie, les règles pédagogiques; si le besoin s’en fait sentir, ils protègent farouchement les frontières de ces chasses gardées.A telle enseigne que le le Conseil supérieur de l’éducation a jugé bon de faire le point sur toute la question dans un avis à la ministre de l’Education, rendu public en décembre dernier et intitulé L’enseignement au collégial, une pratique professionnelle en renouvellement.Le Conseil fait état dans son étude du repli sur soi et de l’enseignement individualisé au collégial, qui ont donné cours à certains abus durant les trois dernières décennies.Avant la publication de son document de réflexion, le Conseil a tenu quatre tables rondes composées de douze personnes étroitement liées à l’expérience vécu professionnelle des cégeps, qui ont été invitées à partager leurs idées sur le thème suivant: «Les mutations souhaitées dans la pratique professionnelle du personnel enseignant du réseau collégial».Il a de plus procédé à des consultations dans le cadre du 16' colloque de l’Association québécoise de pédagogie collégiale et JACQUES GRENIER LE DEVOIR Un cours de trois crédits représente quinze périodes de trois heures, dont la première est consacrée à la distribution du plan de cours et la dernière à l’examen final.En soustrayant les périodes utilisées pour les évaluations périodiques et celles où le professeur est absent, à peine une dizaine de périodes sont réellement consacrées à l’enseignement, et souvent même moins.procédé à vingt-neuf entrevues de groupes auxquelles ont participé plus de 175 enseignants appartenant à 24 établissements collégiaux.A la suite de quoi, le Conseil supérieur écrit notamment dans l’introduction de son avis: «On ne saurait taire le malaise vécu et exprimé à l'occasion par des représentants des populations étudiantes au regard d’une certaine pratique enseignante.Même si le malaise n’est pas généralisé, il incite lui aussi à réfléchir sur certaines pratiques en cours et le contexte dans lequel elles s'exercent.» Sans que les spécialistes du Conseil dressent une liste exhaustive des malaises, nombre de témoignages émanant de parents et d’étudiants et se situant au cours d’un vécu institutionnel de trente ans servent à déterminer les plus connus.Le plus souvent, il est reproché à l’enseignement collégial de ne pas toujours livrer toute la marchandise, c’est-à-dire de ne pas fournir aux étudiants le nombre d’heures prévu et requis pour passer à travers le contenu réel des cours.En raison de l’absence fréquente des professeurs, de blocs d’enseignement réduits, de sujets abordés qui sont plus ou moins pertinents par rapport au plan de cours, et de la formation de groupes de discussion mal encadrés et orientés, les étudiants ne peuvent acquérir ciue partiellement la formation prévue et attendue.Dans de telles situations, en définitive, pour sauver la mise et la face, des méthodes comme la normalisation des notes et des évalutions teintées de complaisance peuvent faire partie de la trousse de l’enseignant.Plutôt que de s’attarder en détail sur ces pratiques, le Conseil propose une vision d’ensemble et des solu- tions d’avenir où se profilent avec constance, en toile de fond, l'interaction et la mise en commun des compétences et des énergies en milieu collégial.Après avoir disséqué l’état ACADEMIE MICHÈLE-PROVOST inc.MAJORES Collège privé mixte - fondé en 1957 agréé pour fins de subventions Primaire & Secondaire ADMISSION SUR RENDEZ-VOUS POUR TOUS LES NIVEAUX PORTES OUVERTES TOUS LES JEUDIS ENTRE 10 H ET 12 H Téléphonez au 934-0596 1517 av.des Pins - ouest - Montréal (Québec) H3G 1B3 {entre l'hôpital Royal Victoria et l'hôpital Général de Montréal, autobus 144 ou I6S, métro Guy) Fai les découvrir à vos élèves les meilleures produclions de théâtre jeune public.Le Champ (9 à 13 ans), de Louise Bombardier.Un théâtre très cinéma.Du 3 au 8 février 1998.Les Petits Orteils/Tiny Toes‘(4 à 8 ans), de Louis-Dominique Lavigne.Une reprise attendue ! Du 11 février au 1"' mars 1998.Prolongation du 20 au 24 mai 1998.Le Porteur (6 à 12 ans), de Richard Lacroix, André Laliberté et Richard Morin.Un spectacle de marionnettes d'une poésie visuelle extraordinaire, sans barrières linguistiques.Du 4 au 22 mars 1998.Salvador* (8 à 12 ans) de Suzanne Lebeau.Un voyage au cœur de l'Amérique du Sud.Du 25 mars au 5 avril 1998.Pescetopococcodrillo' (4 à 8 ans).Théâtre d'ombres d'Italie.Du 15 avril au 3 mai 1998.Tu peux toujours danser (12 à 92 ans), de Louis-Dominique Lavigne.Le sida et les MTS abordés d'une façon humoristique et touchante.Du 5 au 8 mai 1998.* Représentations en anglais sur demande La nouvelle Maison Théâtre vous propose également : Des ateliers de fabrication et de manipulation de marionnettes, Jouer avec les mots, des visites guidées du théâtre, des rencontres avec les comédiens, des parcours culturels, la possibilité de dîner au théâtre.Renseignez-vous sur la possibilité d’obtenir un remboursement de 40% du coût du transport par autobus scolaire grâce à la mesure Specta-Jeunes du ministère de la Culture et des Communications du Québec.Offert chaque année jusqu’à épuisement de la subvention.Faites vite ! m • f n l»MT ThMic \ y_*-• ' '•* Renseignements : (514) 288-7211 245, rue Ontario Est Montréal (Québec) H2X 3Y6 / 'ai r ALCAN BANQUE NATIONALE LE DEVOIR IPTVH Le Porteur de la situation à l’intérieur de cinq chapitres détaillés, la Commission de l'enseignement collégial du Conseil supérieur de l’éducation résume les enjeux dans une série de quatre considérations qui sont assorties d’une vingtaine de recommandations.Dans un premier temps, elle constate la nécessité de stimuler l’engagement institutionnel des enseignants par la promotion de la responsabilisation des instances départementales, qui seraient appelées à jouer un rôle primordial dans le développement professionnel.Le Conseil invite le milieu collégial à mettre à jour les structures organisationnelles locales, pour une meilleure réalisation des programmes et un soutien plus efficace dans le développement du personnel enseignant.Pour atteindre cet objectif, le Conseil prône une plus grande ouverture à la négociation locale, la revalorisation de l’exercice de la coordination départementale et «le devoir de chaque enseignant de participer activement aux tâches départementales, incluant les contributions aux instances programmes».Après quoi le Conseil aborde la question de l’évaluation.À ce sujet, il rappelle «l’importance de procéder à une évaluation plus systématique du personnel enseignant».Il souhaite à cet égard la mise en place et le développement d’une culture de l’évaluation, l’équité dans sa pratique et le développement des compétences reliées à l’utilisation de l’évaluation formative.Autant de mesures qui s’imposent pour «parvenir à relever le défi que re- présente l’implantation d'une évaluation dont la fonction première est d’apporter une contribution significative au développement professionnel du personnel enseignant».Troisièmement, le Conseil propose de tenir compte des enjeux relatifs à la qualification professionnelle.Il cerne cinq champs de compétence et de savoir qui pourraient figurer dans le projet de formation des futurs professeurs: compétences d’ordres didactique et psychopedagogique, compétences interdisciplinaires, compétences reliées à l’initiation à la recherche et aux nouvelles technologies et, finalement, compétences relevant de la socialisation à l’univers professionnel de l’enseignement.Dans un quatrième et dernier temps, le Conseil supérieur est d’avis qu’il serait également nécessaire de «chercher à favoriser une meilleure reconnaissance de la diversité des pratiques, sans sacrifier la recherche d'une identité professionnelle commune au sein du personnel enseignant des collèges».Il insiste sur quelques interventions précises sujettes à l’atteinte d’un tel objectif.Voilà autant d’observations qui s’inscrivent dans la trajectoire amorcée d’un renouvellement en profondeur de l’enseignement au collégial.Ce renouvellement attendu pourrait réduire au silence les sonnettes d’alarme de plusieurs universités qui, au cours des dernières années, ont manifesté leur inquiétude et leur insatisfaction quant à la qualité de la formation de nombre d’étudiants en provenance du collégial.dm Conservatoire d’art dramatique de Montréal AUDITIONS D’ENTREE ANNÉE SCOLAIRE 1998-1999 Date limite d’inscription : 2 février 1998 à 16h30 Séances d’information : le dimanche 18 janvier 1998 à 14 h Pour être admises, les personnes sélectionnées à la suite des auditions devront être titulaires d’un diplôme d’études collégiales au plus tard une semaine avant la rentrée.Pour renseignements : Conservatoire d’art dramatique de Montréal 100, rue Klotre-Dame Est, Montréal (Québec) H2Y 1C1 Téléphone : (514) 873-4283 Gouvernement du Québec Ministère de ta Culture et des Communications Québec U U u a .L par chot\ 3e, 4e, 5e et 6e du primaire Cours secondaire complet Pensionnat et externat pour filles et garçons.École privée dirigée par les Clercs de St-Viateur.EXAMENS D’ADMISSION (Ire, 2e et 3e secondaire) «j Le samedi 31 janvier et le samedi 14 mars dès 9h00 % - Enseignement de l’espagnol et iniliation à l’informatique dès Ire secondaire.'._ Collège s Bourget ] Rigaud (Vaudreuil) [ Pour plus de renseignements composez le (514) 451-0815 Site internet: http://www.collegebourget.qc.ca votre fournisseur de licences scolaires pour les de P/M SV © m DIFFUSION B Sl’l o 1200, rue Papineau, bureau 321 Montreal, Québec H2K 4R5 web : http://www.diHm.com tel.: (514) 527-0606 DM\ Diffusion Ma Eaten) (#(o)(yte§oc DM\ >4 i ANGLAIS I __I ^ Ë 8 n- r * E I) K V 0 I a , L E S S A M E I) I E T I) I M A N C 11 E J_U .1 A N V I E II 19 9 8 EDUCATION * JACQUES NADEAU LE DEVOIR Depuis environ cinq ans, les universités essaient de mettre l’accent sur la formation générale, souhaitant élargir le corridor actuel de connaissances qui débouchent sur l’hyperspécialisation des étudiants.Une meilleure formation générale à l’université ?CLAIRE HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE Depuis environ cinq ans, les universités essaient de mettre l’accent sur la formation générale, souhaitant élargir le corridor actuel de connaissances qui débouchent sur l’hyperspécialisation des étudiants.Auteur de nombreux articles sur la question, Georgçs Leroux, professeur de philosophie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), rappelle que la formation générale correspond à l’éducation libérale, un héritage de la Renaissance, surtout des Jésuites.«Elle consistait à former un être libre indépendamment de l'exercice de son métier ou de sa spécialité, en insistant sur la culture, le jugement et l’engagement moral et spirituel.» En héritant de ces valeurs au XIX' siècle, les collèges américains ont formé un système qui cantonnait la formation générale dans les premières années de l’enseignement.Selon M.Leroux, le Québec a fait l’erreur d’accentuer ce fossé lorsqu'il a créé les cégeps dans les années soixante.«On a réaffirmé que la formation générale ne faisait pas partie du mandat des universités, ce qui va à contre-courant des exigences de polyvalence et d’habiletés transférables actuelles.» Parallèlement à cette situation, on a assisté à un glissement de la formation générale, laquelle ne constitue plus une fin en soi, mais un préalable à la spécialisation.Au cégep, les étudiants du préuniversitaire reçoivent un enseignement de plus en plus éloigné de la culture et des valeurs de la formation générale.«En 1994, la réforme de i’exministre de l’Éducation Lucienne Robillard a porté un dur coup à l'enseignement de la philosophie et du français.Cette réforme a introduit dans les cours de français des objectifs pour améliorer la maîtrise de la langue écrite, au détriment de la littérature et des cours de philosophie», note M.Leroux.Des tensions contradictoires A cela s’ajoute le fait que l’université est soumise à des tensions contradictoires.Il y a les ordres professionnels qui exigent que les programmes répondent à leurs propres besoins.Prenons l’exemple d’un étudiant qui aspire à devenir psychologue.Celui-ci doit suivre une formation très pointue qui ne lui permet pas de circuler librement dans les domaines majeurs du savoir, comme la littérature ou la philosophie.En revanche, ses pairs qui étudient dans des programmes disciplinaires comme la biologie ou (anthropologie n’ont pratiquement plus accès aux cours de psychologie, une composante autrefois importante dans le curriculum.On assiste au même phénomène en droit, car on ne forme plus des juristes en Amérique du Nord, mais des avocats, alors qu’en Angleterre, en France et en Belgique le droit est intégré aux sciences politiques.Au Québec, M.Leroux observe aussi ce rétrécissement du curriculum universitaire en sciences politiques où les étudiants.s’orientent de plus en plus en administration publique.«A plus ou moins long terme, il y a lieu de craindre la disparition du volet sciences politiques qui fait actuellement partie des sciences humaines.» Les intérêts des profs Outre les exigences des ordres professionnels, Jack Lightstone, vice-recteur à l’enseignement et à la recherche de l’Université Concordia, note que les départements universitaires ont souvent pour but de former des chercheurs dans leur discipline.«Cette hyperspécialisation provient du fait que les professeurs ont surtout intérêt à enseigner leur spé- cialité et que l’université veut avoir le monopole d’un marché.» En plus de (enseignement, rappelons que les universités ont pour mandat de faire de la recherche fondamentale.Elles doivent aussi remédier au sous-développement de la recherche appliquée.De nombreux professeurs perçoivent donc le baccalauréat comme une étape menant à la maîtrise et au doctorat.Selon M.Leroux, la perspective que leur discipline ne pourrait être qu’une simple composante dans la formation des étudiants leur répugne.«Par conséquent, on forme des esprits très étroits, ayant une capacité d’analyse limitée.» Par ailleurs, ajoute le philosophe, la grande majorité des étudiants s’inscrivent dans les programmes disciplinaires sans avoir de projets de vie précis.«En ne leur permettant pas défaire de lien entre les connaissances et ce qu’ils veulent devetiir, l’institution les pousse à l'abandon», dit-il, déplorant le cynisme dont fait preuve (université qui laisse sur le carreau environ «60 % des étudiants qui décrochent dans les programmes disciplinaires».De son côté, Louise Milot, vice-présidente à (enseignement et à la recherche à (Université du Québec, souligne qu’une formation trop pointue va à (encontre des besoins clés employeurs.«Les jeunes professionnels doivent s’adapter à l’évolution du marché du travail, représenter leur entreprise à l'étranger et pouvoir communiquer facilement.» Les étudiants abondent d’ailleurs en ce sens.La Commission des états généraux sur (éducation observait dans son Exposé de la situation qu’ils souhaitent un retour vers une formation plus générale et des programmes qui leur assurent des assises scientifiques solides, c’est-à-dire des outils de communication et une démarche scientifique et méthodologique.Ils militent en faveur d’une formation qui leur permettra d’intégrer le marché du travail.L’avenir Les universités ne demeurent pas insensibles à ces revendications.Claude Godbout, vice-recteur aux affaires académiques et étudiantes à (Université Laval, explique que (institution est à la recherche d’un meilleur équilibre.«Cet équilibre consiste à permettre à l’étudiant d’œuvrer dans la discipline de son choix, tout en lui offrant la possibilité d'être polyvalent.Aujourd’hui, un étudiant est souvent appelé à travailler dans un domaine connexe à sa spécialisation.» A (Université de Montréal, Irène Cinq-Mars, vice-rectri-ce à (enseignement, signale qu’on tend aussi vers une plus grande interdisciplinarité.«On détermine actuellement la proportion de cours disciplinaires et de cours interdisciplinaires qui pourraient faire partie d’un même programme.On évalue aussi la possibilité d’élaborer des cours magistraux, par exemple en méthodologie et en mathématiques, et de les intégrer à la formation en arts, en lettres et en sciences humaines», dit-elle, précisant «qu’il s'agit d’un exercice complexe, qui exige une profonde réflexion.» De son côté, (UQÀM vient d’introduire le baccalauréat composé d’une mineure et d’une majeure (respectivement 10 et 20 cours), notamment en sciences du langage et en informatique.Lynn Drapeau, vice-rectrice à la formation et à la recherche, souligne cependant que ce jumelage a des limites.«Il n’est pas question de permettre n’importe quelle permutation.» L’UQAM mise plutôt sur une «structure plus souple» pour répondre aux besoins de certains étudiants et aux nouvelles exigences du marché du travail.Et M.Lightstone de conclure: «L’université a non seulement la responsabilité de former des spécialistes, mais aussi des citoyens.C’est pourquoi il faut encourager les étudiants à suivre des cours en dehors de leur discipline au fur et à mesure qu'ils acquièrent une maturité intellectuelle.» Notre société, en fait, aura toujours besoin de libres penseurs.On veut séduire la clientèle universitaire Les universités québécoises sont engagées dans une entreprise de séduction.L’enjeu?Les étudiants, bien entendu.Car avec la diminution de leur clientèle, les institutions ne peuvent plus attendre que l’on frappe à leurs portes.Elles font tout, au contraire, pour aller chercher les étudiants.PAIILE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Contrairement à la tendance générale, (Université Laval n’affichait aucune baisse du nombre d’étudiants en septembre dernier.Et cet exploit ne devait rien au hasard.L’institution a tout mis en branle pour renverser la diminution de clientèle qui (a affectée avant les autres universités.Ainsi, parallèlement à une ingénieuse stratégie de marketing, Laval a entrepris une révision de ses programmes et modifié ses critères d’admission.Rien n'est écarté.Dans trois départements, à titre de projet-pilote, des professeurs ont eux-mêmes téléphoné en avril dernier aux étudiants ayant fait une demande d’admission mais jonglant toujours avec plusieurs options.Le résultat fut immédiat.Dans ces trois départements, témoigne le directeur des communications de l’université, Michel Héroux, la clientèle a augmenté dès (année suivante.M.Héroux, qui n'est pas peu fier des efforts de Laval pour recruter des étudiants, observe cependant que «toutes les institutions ont des stratégies, car nous n’avons plus le choix».Personne n'ignore, en effet, que non seulement les subventions gouvernementales aux universités ont diminué mais également que celles qui demeurent sont liées au nombre d’étudiants.Personne n'ignore non plus que le bassin des étudiants ira en diminuant au cours des prochaines années.Mais certaines stratégies sont payantes.Toujours à Laval, la direction a réduit ses critères d’admission et n’exige plus que la simple possession d'un diplôme d’études collégiales, dans la plupart des programmes.«Nous avons éliminé, par exemple, des configurations en mathématiques, nécessaires dans certains programmes», souligne M.Héroux.De plus, parallèlement aux tournées dans les cégeps et aux publicités dans les agendas des cégépiens, (Université Laval a rendu beaucoup plus attrayant le passage à des études supérieures aux étudiants ayant terminé un cours de trois ans en formation technique.Désormais, elle accorde des crédits pour les cours de niveau universitaire ressemblant à ceux complétés au cégep.«Nous ne pénalisons plus ces étudiants qui n'auront plus à répéter un seul cours», dit M.Héroux.Résultat?Dans certains programmes de génie, la clientèle a augmenté radicalement.l aval n’est pas seule dans cette course.L’Université de Sherbrooke achètera sous peu du temps d’antenne à MusiquePlus pour vanter son originalité auprès des jeunes téléspectateurs.La direction de (université insiste beaucoup sur le caractère humain de son personnel et de la vie sur le campus.Personne ne peut plus se permettre d’ignorer la vie universitaire.Après tout, les étudiants ne veulent pas se sentir perdus et veulent pouvoir trouver des interlocuteurs lorsqu’ils ont des difficultés d’ajustement ou d’orientation.D’ailleurs, s’il y a les étudiants qu’il faut attirer, il y a aussi ceux qu’il faut garder.Le décrochage étant particulièrement intense entre septembre et novembre, plusieurs institutions «mettent le paquet» pendant cette période pour encadrer (étudiant.En bref, «l’approche-client» domine.Les deux universités francophones de Montréal ne sont pas non plus inactives.«Nous prenons les moyens pour parler aux jeunes», résume Francis Marin, directeur du Bureau de recrutement de l’Université de Montréal.Plutôt que de se livrer à une «publicité tonitruante», (Université de Montréal mise sur (information, en rappelant aux jeunes que le choix d’un programme universitaire ne doit pas être pris à la légère.Le 25 janvier prochain, (université organise «le dimanche des études», entre midi et 17h.Des professeurs et des étudiants de chaque département sont sur place pour répondre aux questions des étudiants.Les agents d’admission sont aussi sur place et (jeuvent jeter un coup d’œil au dossier du cégépien qui se demande s’il possède les qualifications nécessaires pour être admis au programme de son choix.«Il est très important d’avoir la bonne personne au bon endroit, souligne M.Marin.Sinon, au bout de trois ans, notre étudiant, on ne l’a plus.» Toutes les universités achètent de la publicité dans le métro, moyen de transport privilégié des jeunes.Certaines, comme (Université de Sherbrooke, recourent aux quotidiens.Mais à (Université de Montréal, M.Marin a conclu qu’il ne servait à rien d’acheter de la publicité dans les journaux.«Les jeunes ne lisent pas les journaux», dit-il.L’Université du Québec à Montréal, qui nous informe depuis peu dans les abribus de la ville que «le monde de demain évolue à l’UQAM», organise elle aussi des rencontres d’information.Elle offre notamment une «soirée d’information express» à (intention «des adultes pressés».«On peut alors faire une demande d’admission, remplir son formulaire et avoir sa réponse sur place.Ça intéresse les gens pressés», note Françoise Talbot, attachée à la direction des communications de la constituante montréalaise.Cette soirée se tiendra le mois prochain.Comme plusieurs autres, (UQAM a son comité de promotion institutionnelle.Une telle structure s’avère de plus en plus nécessaire, au moment où les universités ont tendance à confier aux familles ou départements un rôle de plus en plus grand dans le recrutement de leur clientèle.Mais les efforts et certaines rencontres doivent néanmoins être coordonnés.Il faut souligner aussi que toutes les universités québécoises sont engagées dans une évaluation de leurs programmes, de manière à les rendre plus conformes aux besoins du marché et des étudiants.Institut International des Soeurs de Sainte-Marcelline de Montréal UNE INSTITUTION: Lycée Claudel Un enseignement de qualité Une solide culture générale Avantages Le Lyccc Claudel prépare garçons et filles aux universités canadiennes, américains et européennes.Affilié à un réseau international de lycées français, il permet aux élèves de poursuivre leurs études sans rupture dans de nombreux pays du monde.Défis Des défis stimulants attendent les jeunes dans un monde toujours plus complexe et compétitif, lx- Lycée Claudel crée un environnement propice pour les y préparer.En motivant les élèves à devenir autonomes sur le plan intellectuel, les professeurs et le personnel du Lycée Claudel incitent chaque élève à réaliser son plein potentiel.Formation Tout en préparant les élèves au Baccalauréat français, le Lycée Claudel donne un complément en histoire, géographie, économie et littérature du Canada, en langues anglaise et espagnole, une spécialisation en mathématiques au niveau du secondaire ainsi qu'une solide formation en technologies nouvelles dès les classes primaires.Il offre un service personnalisé d’orientation et d'information scolaire.La gamme d’activités parascolaires comprend chorale, théâtre, clubs de soccer et de débats, ainsi que des voyages éducatifs organisés.Inscriptions Le Lycée Claudel accepte les inscriptions pour les niveaux: • maternelle (3 à 5 ans) • élémentaire; et • secondaire Les inscriptions ont lieu dès aujourd'hui.iniii min S T* mm mm r mm a4*ï ii ^ ii Lycée Claudel îiiïïi T Him ecole privée fondée en 1962 Renseignements Yves Thézé, Proviseur 1635, Promenade Riverside Ottawa (Ontario) K1G 0E5 Téléphone: (613) 733-8522 T élécopieur: (613) 733-3782 www.claudel.org Préscolaire et primaire pour garçons et filles Secondaire pour filles Examens d'admissions pour la 6ième année: le samedi 14 février 1998 à 9h.Le Collège Sainte-Marcelline 9155, boul.Gouin Ouest Montréal (Québec), H4K1C3 Tél.: (514)334-9651 Télec.: (514)334-0210 Internet http://college.marcelline.qc.ca « • « • • « La Villa Sainte-Marcelline Préscolaire, primaire et secondaire pour filles Admissions: Rencontres individuelles tous les soirs, sur rendez-vous.La Villa Sainte-Marcelline 815, avenue Upper Belmont Westmount (Québec), H3Y1K5 Tél.: (514)488-2528 Télec.: (514)488-5384 Courrier électronique: cdc@villa.marcelline.qc.ca Le Collège dans la Cité Préuniversitaire pour garçons et filles Admissions: Visites guidées sur rendez-vous.Programmes offerts: Sciences de la nature Sciences humaines Lettres Baccalauréat français Projets d’études à (étranger Culture générale intégrée à tous les programmes Le Collège dans la Cité 815, avenue Upper Belmont Westmount (Québec), H3Y1K5 Tél.: (514)488-2528 Télec.: (514)488-5384 Courrier électronique: cdc@villa.marcelline.qc.ca
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