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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-05-30, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR V () L .L X X XIX - X " II!) M () N T II K A L .1.K S S A M K I) I A O K T I) I M A N C II K 3 I M Al I HD K (' A II I K II S !) r> $ A X K S = 2 r> s LES ARTS Ville-Marie accueille la Biennale internationale d'art miniature, page B 1 LES ACTUALITÉS Sondages: la Cour suprême défend la liberté d'expression, page A 5 LES ACTUALITÉS Les réserves d'eau d'Hydro-Québec continuent de baisser, page A 4 LIVRES Alberto Manguel raconte l'histoire de la lecture, page D 1 Christia n Rio ux PERSPECTIVES La droite française coule à pic Si la droite canadienne est divisée, la droite française est en miettes.et risque de l’être encore pour quelque temps.st-ce la gauche française qui fait preuve d’une intelligence particulière ou la droite qui accumule gaffe sur gaffe?La question déchire la France depuis plusieurs semaines.En fait, depuis que la guerre semble littéralement engagée entre les formations de droite, qui se divisent et se rassemblent au gré de la conjoncture changeante, pour ne pas dire de la météo.Elu il y a deux ans, Jacques Chirac semblait «parti» pour un septennat tranquille après les années Mitterrand.Il contrôlait une majorité écrasante de députés à l’Assemblée nationale et au Sénat, la plupart des régions et des élus locaux.Mais ce scénario était trop simple.Aujourd’hui que la droite française est à feu et à sang, la plupart des élus se demandent comment tout cela a bien pu survenir.L’affaire a commencé avec la dissolution ratée de l’an dernier, î§f qui a coûté à la droite le gouvcr- Jj| nement qui lui semblait pourtant H assuré après 14 ans de milterran- i §: l|| disme.Pour éviter de changer de I» premier ministre et sauver l’im- populaire Alain Juppé, Chirac a ouvert la porte toute grande à Lionel Jospin.Pendant ce temps, le parti gaulliste, le RPR, se donnait un nouveau chef en la personne de Philippe Séguin.Un chef que l’on pourrait probablement définir comme l’ennemi juré du président de la république, Jacques Chirac, seul véritable leader de la droite.Puis, ce fut l’épisode récent des élections régionales, pourtant facilement remportées par une majorité de candidats de droite.Sauf que certains n’ont pas trouvé mieux que de s’allier au Front national d’extrême droite pour demeurer en place.Il n’en fallait pas plus pour faire éclater toutes les hargnes et les divisions qui croupissaient depuis des mois.Contre toute attente, ce sont les candidats de l’UDF (comme Charles Millon), ce regroupement souple de partis plutôt libéraux, qui se sont montrés les plus empressés à s’allier aux extrémistes pour conserver la direction de leur région.Les jours de l’UDF étaient d’ores et déjà comptés.Voilà donc les ingrédients qui ont mené depuis quelques semaines à la quasi-désintégration de l’UDF, puis à la constitution d’une nouvelle confédération ralliant l’UDF aux gaullistes (RPR), tout simplement baptisée l’Alliance.Sauf qu’à Paris, on ne donne pas cher de ce nouveau regroupement.D’abord, parce qu’il n’est que le résultat de jeux de coulisse et de réunions d’états-majors.Pas de congrès, pas même de réunion des grandes instances des partis.L’affaire s’est réglée au cours de quelques dîners en ville alors que des leaders de premier plan, comme Jean-Louis Debré, n’étaient même pas au courant.On raconte à Paris que Philippe Séguin n’aurait accepté la constitution de l’Alliance que pour empêcher la création d’un pôle libéral autour d’Alain Madelin, démissionnaire de l’UDF, qui était en train de rallier autour de lui plusieurs leaders du regroupement en ruine.Reste ensuite l’épineuse question du programme.En effet, toutes ces séparations suivies de reconstitutions se sont faites sans aucun programme.Or la désarticulation de la droite française n’est pas le simple fait des luttes de pouvoir, même si celles-ci semblent parfois inscrites dans les gènes de ses leaders.Elle est le résultat des curieuses alliances (c’est le cas de le dire!) qui caractérisent la droite de ce pays.A cause de ses origines et de l’influence historique du gaullisme, celle-ci tente depuis toujours d’unir des étatistes forcenés comme ceux du RPR (souvent plus étatistes et «de gauche» que les socialistes) à des partis plus proches de la droite américaine, comme celui d’Alain Madelin.Entre les deux, existent à peu près toutes les nuances possibles et imaginables.Ajoutez-y le Front national, qui recueille l’appui stable de 15 % des Français, et vous aurez la droite la plus biscornue d’Europe.Mais le tableau ne serait pas complet sans cet autre ingrédient typiquement français: les immanquables cas de corruption, baptisés ici «casseroles».Depuis deux mois, l’ancien ministre Jacques Toubon est littéralement en guerre contre le maire de Paris (et successeur de Jacques Chirac à ce poste), le RPR Jean Tiberi, à qui il cherche à ravir la mairie.Disons-le, une chatte n’y retrouverait pas ses petits.Les électeurs français non plus.En attendant les prochaines élections présidentielles, la cote de Lionel METEO Montréal Ensoleillé.Max: 22 Min: 11 Québec Ensoleillé avec-passages nuageux.Max: 17 Min: 7 Détails, page C 9 Agenda INDEX .Bit Livres .D 1 Annonces.C 10 Le monde .A 8 Les Arts .B 1 Les sports.C 12 Avis publics.C 2 Montréal .A3 Économie.Cl Mots croisés .C 9 Éditorial .Alt) Politique .A 7 www.ledevoir.com W£?É VivC-sf - 'car ma* ÆËMÊ La médecine dans le cyberespace Accessible partout au Québec, le dossier médical minimal informatisé pourrait sauver des vies, estiment des chercheurs Quelque 700 millions de dollars seront consacrés, en trois ans, à l’informatisation du réseau de la santé au Québec.Pour faire quoi, au juste?Le Devoir explore dans les prochains jours les différentes facettes de cette aventure.Ballon technologique ou progrès nécessaire?Il y a des sceptiques.Tentative de peser le pour et le contre.Premier article d’une série de cinq MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Vision d’avenir.Un avenir pas si lointain.Nous sommes le 8 juin 2001.Lucien Rochon, un ouvrier d’aluminerie de 53 ans, d’Alma, est de passage à Montréal pour assister à une réunion syndicale.La journée est chaude et la réunion difficile.Le comité présidé par M.Rochon est malmené.La rencontre se termine sur une impasse et un désaveu.Bouleversé, le syndicaliste arrive tôt à la résidence de sa fille, sur le Plateau Mont-Royal.Puisque celle-ci est absente, l’ouvrier va prendre un peu l’air en espérant calmer la tension qui le serre.Devant le dépanneur où il s’arrête, il commence à ressentir une sourde douleur à la poitrine.Il trébuche, s’évanouit.Un passant lui porte secours.Bientôt, l’ambulance est là.l.es ambulanciers, maintenant formés comme techniciens médicaux d’urgence, installent à M.Rochon un soluté et les électrodes nécessaires pour prendre un relevé graphique de son cœur.Ils trouvent la carte d’assurance-maladie du patient dans son porte-monnaie.Cette carte est désormais munie d’un microprocesseur (une puce informatique) qui contient les renseignements d’identité de l’homme et un index comprenant une série de codes secrets permettant à un médecin d’avoir accès, à distance, à différents éléments de son dossier médical.Grâce aux instruments de télécommunication installés dans le véhicule, l’information figurant dans la puce ainsi que le résultat de l’électrocardio-gramme sont instantanément transmis au médecin d’urgence qui recevra M.Rochon à l’Institut de cardiologie dans quelques minutes.Evidemment, l’homme n’a pas de dossier à l’Institut de cardiologie.On ne connaît rien de ses antécédents.Le tracé électrocardiographique transmis par l’ambulance montre des signes de lésions au cœur.L’hypothèse d’un infarctus aigu se précise.Surtout que, entre-temps, le médecin a reçu le contenu du dossier minimum informatisé de M.Rochon.11 apprend que ce dernier a été hospitalisé pour un infarctus en décembre 1999 à Alma et qu’il a subi un nouvel examen en mars 2000.Avant d’ordonner l’injection d’un anticoagulant au patient, ce qui serait de rigueur dans un cas pareil, le médecin décide de comparer le tracé cardiographique obtenu de l’ambulance avec le plus récent, fait un an plus tôt.Grâce à l’index inscrit dans la puce de la carte, le médecin fait apparaître le résultat de cet examen, fait à Chicoutimi en mars 2000, à l’écran de son ordinateur à Montréal.Surprise, le relevé précédent et celui d’aujourd’hui sont JACQUES UKEN1EK LE DEVOIR Le président du conseil d’administration du CHUM, Jacques Girard, a réitéré hier sa confiance à l’égard de la directrice générale Cécile Cléroux.Un week-end sur deux roues Le CHUM pris dans la tourmente Miné par de multiples déchirements, le CHUM entreprend désormais de se refaire une image MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Un terrain d’entente semble finalement en vue entre le ministre de la Santé, Jean Rochon, et les événements culturels et sportifs qui sont commandités par les compagnies de tabac.L’idée, du Festival international de jazz de Montréal, est d’allonger la période de sevrage à cinq ans et de créer un fonds de transition ou d’incitation qui compenserait les événements qui ne parviennent pas à trouver immédiatement des commandites de remplacement.«Je trouve qu’ils ont fait un bon bout de chemin», a ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Dans le havre de paix du jardin des Sœurs hospitalières de Saint-Joseph, petit paradis idyllique lové au cœur de l’Hôtel-Dieu, le président du conseil d’administration du CHUM, Jacques Girard, a presque l’air de régner sur un éden.Pourtant, depuis 18 mois, la gestion du grand navire qu’est le CHUM n’a rien de paradisiaque.On sait plutôt le CHUM déchiré par ses démons intérieurs, et son image est souvent assombrie par de gros nuages noirs que ne parviennent pas à dissiper les discours officiels.Pourtant, ce navire médical à trois têtes qu’on tente de maintenir à flot depuis un an possède tout pour voguer allègrement.Comment un paquebot comptant près de 800 médecins — parmi les plus chevronnés du pays —, plus de 9000 employés et 375 millions de budget a-t-il pu frapper autant d’icebergs au terme d’une aussi courte croisière?Si le sourire protocolaire était sur toutes les lèvres lors de la signature officielle de la fusion à l’automne 1996, depuis, les esprits s’échauffent.La directrice générale, Cécile Cléroux, en fonction depuis à peine un an, s’est attiré les foudres des syndicats.Certaines séances publiques du conseil d’administration prennent aujourd’hui l’allure de combats rangés — on peut imaginer celles qui se tiennent en privé —, où les membres s’égratignent entre eux et multiplient les alliances pour bloquer les décisions qui désavantagent leurs pavillons.Cette semaine, le représentant des JACQUES NADEAU LE DEVOIR N’EN DEPLAISE aux automobilistes qui en profitent les 364 autres jours de l’année, la ville appartiendra aux cyclistes, ce dimanche, à l’occasion du quatorzième Tour de l’île de Montréal.Hier après-midi, Marie-Josée Gervais s’entraînait en vue des nombreux événements cyclistes qui auront lieu tout l’été.A Montréal, quelque 45 000 personnes enfourcheront leur bicyclette pour conquérir l’est de l’île à compter de 7h30.Les organisateurs estiment que la plupart des cyclistes termineront leur parcours au parcjarry à 14h.Tabac: un compromis est en vue Rochon accueille favorablement une proposition du Festival de jazz de Montréal t Y 778313000696 Mode d'emploi Dès le 13 juin 1998, le nouvel indicatif 450 remplacera le 514 dans les régions de Laval, des Laurentides, de la Rive-Nord, de Lanaudière, de la Montérégie, de l'Estrie, de la Rive-Sud, du Haut-Richelieu et de la tf 111 * * Haute-Yamaska.Ce changement modifiera le mode de composition des appels locaux d'un indicatif à un autre, en voici des exemples.Composition du 514 Exemple: si vous appelez de Longueuil à Montréal, composez le + le numéro.Composition du 450 Exemple : si vous appelez de Montréal à Laval, composez le 450 + le numéro.Ne faites pas le 1.Les appels qui étaient locaux restent locaux.Ne faites pas le 1.Les appels qui étaient locaux restent locaux.Si vous désirez en savoir plus, appelez-nous au 1 888 450-3450 ou visitez notre site Internet au www.bell450.com 4 4 I.!•: I) K V OIK.I.K S S A M K I) I A O K T D I M A X (' Il K A I M Al I !> !» S A 3 -* LE DEVOIR —- MONTREAL Grande Bibliothèque L’opposition veut un médiateur Les libéraux suggèrent ufye solution au gouvernement pour faire avancer le choix du site de la Grande Bibliothèque: la nomination d’un médiateur.JACQUES NADEAU LE DEVOIR La maison Saint-Gabriel, l’un des attraits du Pôle des Rapides, fête cette été son 300' anniversaire.¦ y ’êmm ftiwwPw fW >*Tr T’.mmèM ù .*¦ *Vk* BBS ¦ _A-X.jr * * Le Pôle des Rapides dévoile ses charmes MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC L> opposition libérale proposera à la > ministre de la Culture, Louise Beaudoin, de nommer un médiateur pour faciliter les négociations entre la SIQ et la SITQ et conclure l’achat du Palais du commerce pour y ériger la Grande Bibliothèque ,du Québec.Le critique libéral Pierre-Étienne Laporte devrait faire cette suggestion à la ministre Beaudoin mercredi lors de la reprise des travaux de la commission parlementaire qui étudie article par article le projet de loi créant la GBQ.«Je crois que ce serait un bon moyen pour sortir de l'impasse», a affirmé le député d’Outremont à l’Assemblée nationale.Les négociations avancent présentement à pas de tortue entre la SIQ (Société immobilière du Québec), qui représente le gouvernement, et la SITQ (bras immobilier de la Caisse de dépôt et placement), qui est propriétaire du Palais du commerce où le gouvernement voudrait ériger la GBQ.Devant ce retard, l’agrandissement de la bibliothèque Saint-Sulpice est redevenu une option.Et le député libéral ajoute qu’il ne faut pas disqualifier la place Émilie-Gamelin, toujours dans le Quartier latin.«C’est un très beau site offrant un belle visibilité.Si on pense à long terme, il ne faut pas l’écarter.» E N Tour de l’île : automobilistes, attention ! M.Laporte évoque également la possibilité que son parti vote contre la loi 403 puisque le concept est en train de changer, selon lui.«Nous avons voté pour le principe, mais le concept tel que défini maintenant, avec une seule tête dirigeante.» M.Laporte dit avoir carte blanche et l’appui de son caucus là-dessus, mais la question n’a pas encore été abordée avec le nouveau chef Jean Charest.Mais le député d’Outremont déplore encore une fois la décision prise par la ministre Beaudoin de fusionner les postes de président et de directeur général de la GBQ.«C’est une vision à courte vue pour une institution qu’on va garder durant 100 ans.On déroge à la tradition des grandes bibliothèques, des Public Library qui gardent une distance de “arm’s length"face à l’État.» Au ministère de la Culture, on explique la décision d’avoir un seul dirigeant à la GBQ par une volonté de créer un leadership fort, plus efficace et plus facilement assumé.Le critique libéral croit plutôt qu’il s’agit d’une décision dictée par les besoins du Conseil du trésor.M.Laporte se demande même si un candidat éventuel n’aurait pas été approché et n’aurait pas demandé d’être seul maître à bord.«Il ne faut pas penser à court terme, se tenir loin du pouvoir étatique et du modèle bureaucratique.Et il faut assurer la pérennité de l’institution.» BREF mobilistes au 521-TOUR, samedi entre 9h et 17h et dimanche entre 6h et 17h.Il faut de noter que les véhicules garés sur le parcours seront remorqués.LE DEVOIR La Corporation touristique du Pôle des Rapides, dans le sud-ouest de l’île de Montréal, a dévoilé hier sa programmation estivale.L’organisme, qui regroupe des morceaux de territoire des villes de Montréal, Lachine, LaSalle, Saint-Pierre et Verdun, a fait publier une carte touristique, à raison de 80 000 exemplaires, pour faire mousser ses attraits.Le Pôle des Rapides, c’est notam- ment le canal Lachine, 100 kilomètres de pistes cyclables en zone urbaine et la maison Saint-Gabriel, qui fête cette année son 300‘ anniversaire.Du 19 juin au 12 septembre, la maison où Marguerite Bourgeoys a accueilli les Filles du Roy sera en fête.Tous les dimanches au cours de cette période, il sera possible de découvrir les aspects de la vie quotidienne d’antan.Potiers, tisserandes, ébénistes, fermières, dentellières et bien d’autres enseigneront les «vieux métiers».Plus de 1,1 million de visiteurs ont mis les pieds sur le territoire du Pôle des Rapides l’année dernière, contribuant à des retombées économiques d’une quinzaine de millions de dollars.La Corporation compte cette année plus de 60 membres dans quatre catégories: activités aquatiques, parcs et jardins; sites culturels et historiques; services; événements et attractions.L’école de voile de Lachine, le parc Angrignon, l’Auberge de jeunesse de Montréal et le marché Atwater figurent entre autres parmi les membres.(Le Devoir) — Quelque 45 (XX) cyclistes prendront part dimanche à «la plus grande randonnée cycliste de la planète» sur un parcours de 60 kilomètres fermé à la circulation automobile.Des milliers de bénévoles seront postés aux intersections pour fermer les rues, guider les automobilistes et aider les piétons à traverser le train cycliste.Les participants partiront à l’angle des rues Notre-Dame et Saint-Laurent, longeront la rue Notre-Dame vers l’est, emprunteront les rues Saint-Jean-Baptiste, de Montigny, Henri-Bou-rassa et Armand-Chabot, reviendront vers l’ouest par les boulevards Perras et Gouin avant de redescendre vers le parc Jarry.La circulation automobile sera détournée en plusieurs endroits et, pour faciliter les déplacements, les organisateurs du Tour ont distribué 500 000 exemplaires du dépliant Info-Circulation dans les foyers montréalais entre le 12 et le 17 mai.Le plan des rues fermées est aussi présent sur le site Internet du Tour à l’adresse www.velo.qc.ca.Enfin, un service téléphonique d’information sur la circulation, InfoTour Bell, conseillera les auto- GROSSISTE OUVERT AU PUBLIC ne.Depuis : " T: Costumes • Smokings • Chemises Cravates • Pantalons • Imperméables Sportswear • etc.VEN 10 h à 18 h SAM 10 h à 16 h Soir sur rendez-vous 201 A Drummond, Suite ‘)()2 (coin Maisonneuve) Montréal (514) 845-6067 ITEMPORAIN INTERNATIONAL MOBILIER La marche des Partenaires dimanche LE DEVOIR Une Marche des partenaires se déroule dimanche dans onze villes canadiennes.Elle a pour but cette année de recueillir des fonds pour des projets qui aideront à combattre la désertification et la déforestation en Afrique et en Asie.U1 tout est organisé par la Fondation Aga Khan Canada, qui s’est assurée l’appui d’une cinquantaine de commanditaires.A Montréal, l’événement se déroule au parc des Iles à compter de 1 lh dimanche.Il permet d’allier divertissements et contribution à une activité de solidarité avec moins fortuné que soi.La présidence d’honneur est confiée à M' Pierre Marc Johnson.La Fondation Aglia Khan a ainsi recueilli depuis 1985 plus de 10 millions de dollars.Le montant recueilli le 31 mai sera doublé en raison d’une contribution de même valeur que versera l’Agence canadienne de développement international.Le thème choisi en 1998 est «Semons pour l’avenir».Les organisateurs mentionnent que, déjà, dans l’État du Gujarat (Inde), quelque 44 000 journées-personnes ont vu le jour dans le cadre d’un programme local de foresterie.Pour sa part, le Bangladesh s’enorgueillit d’avoir, depuis dix ans, planté 25 millions de mûriers.La désertification, contrairement à une idée reçue, menace un très grand nombre de pays (une centaine).A sa manière, la Fondation Aga Khan contribue, en offrant son appui à de multiples initiatives, à semer la préoccupation pour les questions d’environnement tout en favorisant la production de revenus et la pleine participation des femmes.Notons que M'Johnson a effectué de nombreuses missions dans le monde en rapport avec l’environnement.Il fut notamment conseiller du secrétaire général de la Conférence de Rio sur l’environnement et le développement, en 1992.mndEnnn ACHILLE/1200 DESIGN PAF; PLOLDH LUNDI @ SAMEDI 4200 ST-LAURENT (1402 514.842.4061 & Jqdointl USII — r m B E I | I N G Goodman Phillips & Vineberg vtVU Claude Jodoin.Spécialisé en fiscalité.Cuisinier amateur.sans salades.Le monde évolue.Nous aussi.Goodman Phillips & Vineberg.Meilleurs que jamais.Goodman Phillips & Vineberg Nous parlons affaires.Hong Kong • Montréal • N v.w York Singapour • Toronto • Vancouver A 4 K I) K V 0 I I! I.K S S A M K I) I 3 0 K T I) I M A N 0 II E 3 I M A I !» !) 8 LES ACTUALITES ligne Hertel-Des Cantons Hydro n’est pas au bout de ses peines NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE uébec — Hydro-Québec en est venu à un accord de principe avec 87 % des propriétaires de terrains /al Saint-François sur lesquels sera construite une ligne hydroélectrique.Mais cet accord n’autorise que des travaux d’arpentage, et ne constitue pas une expropriation.C’est ce qui ressort d’un document produit par Hydro-Québec et déposé hier à l’Assemblée nationale par le premier ministre Lucien Bouchard.Un litige sur le tfacé oppose 260 propriétaires de l’Es-trie à la société d’Etat, après qu’Hydro-Québec a décidé de construire une ligne hydroélectrique d’appoint, la ligne Hertel-des Cantons, pour éviter des pannes de courant attribuables au verglas comme celle de janvier dernier.Se basant sur des données d’Hydro-Q uébec, le premier ministre Lucien Bouchard affirmait en début de semaine que la société en était venue à une entente avec 90 % des 260 propriétaires affectés par le tracé de la nouvelle ligne.Mais dans le document rendu public hier, le président d’Hydro, André Caillé, soutient que l’accord de 90 % des propriétaires «n’est pas aussi évident qu'il appert».Le bilan tracé par Hydro révèle que 249 des 260 propriétaires de terrains touchés par la ligne ont été rencontrés, que 215 dossiers font l’objet d’un accord de principe et que 34 s’y sont opposés.Toutefois, l’accord n’est qu’un «accord de principe pour procéder à des travaux d’arpentage».11 faudra des «négociations individuelles en vue de l’obtention d’une option de servitude [un acte notarié] entre Hydro et chacun des propriétaires concernés afin d'en venir à un accord de gré à gré», explique le document.Les propriétaires avec qui aucun accord n’aura pu être convenu, feront l’objet d’un décret d’expropriation, mentionne le document.L’échange verbal sur ce dossier hier à l’Assemblée nationale entre le premier ministre Bouchard et le député libéral de Laurier-Dorion, Christos Sirros, a donné lieu à des propos musclés de part et d’autre.Le député Sirros a accusé le chef du gouvernement de «cacher la vérité» et de «manipuler les faits».11 prétend notamment qu’une alternative moins coûteuse existe pour le tracé de la ligne, mais l’étude de cette voie alternative aurait été négligée par Hydro ou par le gouvernement.Le premier ministre a rétorqué pour sa part que la solution alternative défendue par le député Sirros «avait été étudiée par Hydro et n'avait pas de bon sens».«Les connaissances techniques du député dans ce domaine ne se sont pas améliorées depuis qu’il était ministre», a ironisé M.Bouchard à l’endroit de M.Sirros qui était ministre responsable du dossier dans le précé- Films et reprises Un été très léger à TVA PAUL CAUCHON LE DEVOIR Plus que jamais, les réseaux de télévision gardent leurs gros canons pour la saison d’automne-hiver et TVA prévoit pour cet été une programmation très légère, farcie de reprises et de films.Il est assez frappant d’ailleurs de constater que tant Radio-Canada que TVA ont procédé de la même façon pour lancer leur programmation d’été: aucun lancement officiel, aucun cocktail pour s’autoféliciter, aucune invitation particulière aux médias.Plutôt un envoi de quelques communiqués par la poste, vendredi dernier dans le cas de Radio-Canada (Le Devoir en faisait état daps son édition de samedi), et hier dans le cas de TVA.À TVA, on ne se casse pas trop la tête.Le Poing] fait relâche tout l’été et la chaîne propose deux nouvelles émissions quotidiennes légères pour encadrer le TVA de 18h.D’abord, à 17h30, Chez nous, chez vous réunit Marcel Lebœuf et sœur Angèle qui prépareront un barbecue à un invité, et, à 18h30, Scènes de rue, alors que Jean-Michel Dufaux et des chroniqueurs rendront compte de la multitude de festivals à Montréal et ailleurs.Dominique Michel animera une nouvelle émission hebdomadaire de décoration le lundi soir, Louise Deschâtelets proposera Fleurs et jardins le mercredi soir, et toujours dans le domaine des rares nouveautés, Nathalie Richard (une ancienne de MusiquePlus) proposera le samedi midi des spécialités gastronomiques provenant de l’ensemble du Canada.J.E.en direct, le TVA de 18h et le TVA réseau de 22h sont maintenus.Pour le reste, les soirées sont essentiellement occupées par des reprises d’émissions comme Chambres en ville, Colombo, Reporter et l’indescriptible Alerte à Malibu.Le dimanche soir à 19h, on ressort même Fort Boyard avec Marie-Soleil Tougas.Plusieurs soirées sont consacrées à des films, dont le vendredi soir, où le téléspectateur pourra choisir, par une ligne téléphonique, le film qu’il préfère.TVA présentera aussi à l’occasion une émission spé- Les réserves d’eau d’Hydro-Québec continuent de baisser LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Malgré le verglas de janvier, qui a sensiblement réduit la consommation d’électricité au Québec, les réserves d’eau d'Hydro-Québec se situaient au début de février à un niveau inférieur à celui de l’an dernier, ce qui semble confirmer qqe la décennie de faible hy-draulicité dont la société d'Etat fait les frais se poursuit et s’aggrave peut-être.C’est ce que Le Devoir a appris de sources bien informées au sein de la haute direction d’Hydro-Québec, où on s’affaire à mettre au point une stratégie pour reconstituer en partie ces réserves stratégiques au cours de la prochaine année en raison des impacts financiers majeurs liés à cette épineuse question.Mais l’absence de données publiques sur l’état des réserves hydro-québécoises empêche de savoir si la situation actuelle est un effet de leur gestion et des ventes américaines ou du phénomène climatique.Hydro-Québec refuse depuis deux ans au Devoir et aux autres médias l’accès à ces informations, désormais classées confidentielles en raison, présumément, de leur valeur stratégique sur le marché concurrentiel où évolue la société d’Etat.Le quotidien Im Presse conteste cette thèse hydro-québécoise devant la Commission d’accès à l’information, où la cause est pendante.Selon les informations néanmoins obtenues par Le Devoir, les réserves d’Hydro-Québec se situaient au début de février, après les longues semaines de pannes causées par le verglas, à 37 %, soit deux degrés de moins que l’an dernier, alors quelles se situaient à 39 %.Il est normal que les réserves soient plus basses à la fin de l’hiver puisque les réservoirs ne peuvent se remplir, faute de pluie.Cependant, le niveau des réserves à ce moment de l’année fournit un bon portrait des tendances, explique une source bien informée, du fait qu'il donne le résultat des efforts de l’année écoulée pour les gérer.Le seul bassin hydrographique qui avait pris du mieux, si l’on peut dire, à la fin de l'année d’exploitation 1997 était le bassin de Churchill Falls, où les niveaux se situaient respectivement à 34 % et à 43 % à la fin de janvier 1997 et de janvier 1998.Malgré cette reconstitution partielle des réserves de Churchill Falls, ce bassin et ceux de la Baie-James, de l’Qutaouais et du complexe Bersimis-Outardes étaient jugés «sous la normale» par Hydro-Québec.La situation était jugée encore plus sérieuse dans les ARCHIVES LE DEVOIR L’évacuateur des crues de LG3: c’était avant la baisse des réserves d’eau.bassins de la Manicouagan et du Saint-Maurice, ce que ne devrait pas améliorer sensiblement l’hiver dernier, qui ne se caractérise pas par des précipitations exceptionnelles, tout comme les dernières semaines.Alors que le Québec manquait de puissance hydroélectrique lorsque la demande atteignait son sommet en hiver dans les années 80, c’est maintenant d'énergie qu’on manque, c’est-à-dire de réserves d’eau, à la suite d’une décennie de faibles précipitations moyennes.Pour régler ce problème, en principe cyclique, Hydro-Québec mise à moyen terme sur le détournement de nouvelles rivières vers des centrales existantes, ce qui augmente leurs réserves d’énergie sans augmenter la puissance des turbines.Hydro pourrait aussi miser sur l’énergie éolienne du fait que l’abondance des vents varie moins d’une année à l’autre que celle des pluies.Cette question a été débattue cette semaine devant la Régie de l’énergie.Mais Hydro-Québec n’entend pas investir dans l’éolien, sauf pour une portion marginale de son portefeuille énergétique.Elle n’entend par ailleurs nullement ralentir ou abandonner ses projets de détournement de rivières si on lui impose de développer cette filière.L’éolien permet essentiellement de fournir de l’énergie puisqu’on peut engranger l’eau derrière les barrages lorsque souffle le vent alors que son utilisation L’avis d’un géant de l’industrie éolienne est plus problématique comme source de puissance puisque le vent peut tomber n’importe quand.Cependant, et de façon générale, les grands vents coïncident avec les mois de grande consommation en hiver au Québec.La baisse du niveau des réserves québécoises est d’autant plus surprenante qu’elle s’est produite à un moment où Hydro-Québec a pu compter sur des apports .plus importants d’eau par le Saint-Laurent, ce qui a permis de faire fonctionner à plein régime la centrale au fil de l’eau de Beauharnois (1500 MW).De fortes pluies dans la région des Grands Lacs ont en effet gonflé à bloc ces plans d’eau.Depuis le début de l’hiver, les autorités canado-américaines tentent de relâcher un maximum d’eau via le Saint-Laurent sans causer : de problèmes aux riverains, une situation qui se poursuit encore.11 n’est pas possible, d’autre part, de déterminer si la location des réservoirs d’Hydro-Québec par des socié-, tés publiques et privées américaines pour y engranger leur production d’électricité diminue marginalement ou substantiellement l’énergie stockée dans les barrages d’ici.Jean-Claude Lefebvre, porte-parole de la société d’Etat, a qualifié hier de «minime» la part d’énergie appartenant aux sociétés de l’extérieur du Québec.Hydro-Québec offre deux stratégies à ses voisins du Sud.Ils peuvent lui fournir l’électricité dont elle a besoin à certains moments de l’année, ce qui permet à Hydro de garder son eau dans les réservoirs et de la redonner au «client» sous forme d’électricité plus tard, moyennant loyer.Cela a rapporté l’an dernier plus de six millions à Hydro-Québec, précise son porte-parole.Hydro recourt aussi à la stratégie du SWAT: elle de-, mande à l’entreprise A, par exemple, de fournir à sa pla- , ce de l’électricité à l’entreprise B, à laquelle elle vient de vendre un bloc d’énergie, ce qui lui permet de garder son eau en réserve.Elle remettra l’électricité en question à l’entreprise A sur demande.En jouant sur les, prix, qui varient selon les périodes de l’année, Hydro-Québec peut ainsi réaliser des profits intéressants.Et; même la racheter elle-même en cas de besoin.Mais ces deux stratégies de location de ses barrages ont des impacts environnementaux qui ont été mis pour la première fois en lumière lors de la dernière commission parlementaire à Québec.En effet, sans le savoir, les Québécois consomment à certains moments de l’énergie produite avec des combustibles polluants alors que la so- Le Québec a tout pour devenir un leader de l’éolien LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le Québec a tous les atouts dans son jeu pour développer la filière éolienne de façon à pouvoir, en prime, structurer cette industrie de façon viable sur son territoire.C’est ce qu’a affirmé hier devant la Régie de l'énergie Soren Krohn, le directeur de la prestigieuse Association danoise de l'industrie éolienne, dont les membres détiennent 60 % du marché mondial! Selon M.Krohn, «s’il y a quelqu'un, en Amérique du Nord, qui a un marché stable et où il y a une réelle possibilité de structurer une base industrielle dans ce secteur, c’est le Québec.» M.Krohn a précisé que, si le Québec tirait parti de l’expérience de pays comme l’Angleterre, qui ont monté de gros projets éoliens mais sans suites industrielles parce qu’ils n’offraient aucune possibilité de production continue, il pourrait maintenant, de la «fenêtre» qui s’ouvre en Amérique dans ce domaine, prendre la tète du peloton, contrairement à ce qu’affirme Hydro-Québec, qui soutient qu’il est trop tard et que c’est trop hasardeux.Le Québec, a-t-il dit, détient deux atouts majeurs dans son jeu, soit un énorme potentiel de vents de forte puissance, le plus important au Canada d’ailleurs, et la proximité du marché américain, voué à un essor considérable à la suite des nouvelles politiques annoncées par la Maison-Blanche.Le spécialiste danois, dont les écrits font autorité à l’échelle internationale, a par ailleurs flanqué une gifle retentissante au Syndicat des ingénieurs d’Hydro-Québec, qui a proposé lundi d’attribuer une timide quote-part de cinq mégawatts à leolien.Hydro-Québec propose l’équivalent ou moins, ont révélé les audiences des derniers jours.«Votre proposition aurait été une excellente proposition en 1985», a-t-il dit au représentant syndical des ingénieurs, Michel Lacharité, puisqu’elle aurait permis — mais à cette époque — de produire environ 75 machines dont la puissance était alors très faible.M.Krohn a aussi précisé que la proposition du Syndicat professionnel des scientifiques de l’IREQ, soit quatre programmes décennaux de 600 MW à intervalles de trois ans, constituait par son effet d’accumulation une stratégie susceptible, elle aussi, d’intéresser de grands manufacturiers pour créer une plate-forme de production éolienne au Québec.Le témoin devait ajouter, à propos de la proposition d’Hydro-Québec, soit de réserver entre 10 et 15 MW à l’éolien, qu’il n’en «voyait pas le rapport avec le présent», c’est-à-dire avec les exigences économiques, technologiques et industrielles actuelles des grands manufacturiers internationaux.M.Krohn témoignait comme expert pour le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement (RNCRE), qui a aussi retenu les services du Centre Hélios.Le mémoire de cet organisme préconise quatre ap- pels d’offres consécutifs, à intervalles de trois ans, pour des programmes de production de 50 MW par année.Hydro-Québec, dont les réticences à gérer l’éolien sont de plus en plus ouvertes, aurait, selon ce plan, un rôle fort limité.C’est la Régie de l’énergie qui administrerait les appels d’offres pour en garantir la neutralité, et la participation d’Hydro-Québec dans les appels d’offrès se limiterait à uqe participation sans contrôle effectif.La société d’Etat serait cependant responsable d’inventorier les vents, de publier ces données sur Internet et d’y tenir un registre à jour du rendement de chaque parc éolien, sur le modèle norvégien où tous les producteurs, privés et publics, divulguent en permanence tous leurs rendements de production afin de constituer un bassin collectif de connaissances sur les machines et le potentiel des sites.Et cela, malgré la concurrence, a-t-il expliqué au Devoir! M.Krohn devait préciser que l’intégration de l’éolien dans les réseaux publics de distribution de l’électricité ne posait non seulement aucun problème important mais qu’il en solutionnait certains, en aidant à maintenir à bon compte la stabilité des équipements.C’est un problème aussi banal que de brancher une entreprise nouvelle sur un réseau, a-t-il dit, surpris du monstre technologique que certains appréhendent à ce sujet.Au Danemark, a-t-il expliqué, le gouvernement oblige désormais les municipalités et les régions à déterminer leur potentiel éolien et à y empêcher par zonage toute construction, voire même le reboisement, parce que cette ressource constitue en quelque sorte un capital com- Pierre Dansereau, nouveau «Phénix» de l’environnement LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Ly écologiste de renom Pierre Dansereau, professeur ¦ émérite à l’Université du Québec à Montréal et pionnier de l’écologie scientifique, a été reçu dans le nouveau cercle des «Phénix» de l’environnement du Québec, cette semaine, avec trois autres personnalités québécoises.C’était la première fois que Québec organisait un gala pour remettre ces distinctions honorifiques à des personnalités et entreprises ayant marqué le milieu et la question environnementale au Québec.Les trois autres Phénix ont été remis à André Beauchamp et Harvey Mead ainsi qu’à sœur Estelle Lacoursière.Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a probablement connu certaines de ses heures les plus prestigieuses sous la présidence d’André Beauchamp, théologien et essayiste en matière d’éthique sociale et d’environnement.Il a aussi été l’un des artisans du ministère de l’Environnement dans ses premières années, comme secrétaire général, avant de présider le Conseil consultatif de l’environnement puis le BAPE.Sœur Estelle Lacoursière est, de son côté, non seulement la première femme diplômée en sciences forestières au Québec mais aussi une écologiste émérite qui a développé de nombreux outils pédagogiques en biochimie végétale.Quant à Harvey Mead, il préside depuis des années l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), un des deux principaux groupes environnementaux du Québec.Ce militant environnemental de longue date a aussi été pendant quelques années sous-ministre adjoint au MEF, où il dirigeait notamment la Direction des évaluations environnementales.Pour sa part, le «père de l’écologie» québécoise a atteint, par ses travaux, une renommée qui déborde les frontières du Québec.Ce chercheur a toujours considéré comme un devoir de s’engager avec sa science et ses convictions dans des dossiers environnementaux, ce qui lui attire encore l’admiration des étudiants malgré ses 80 ans.Les travaux de Pierre Dansereau ont modifié profondément la science de l’écologie par son approche globale et multidisciplinaire, qui intègre toutes les dimensions des dossiers, du plus humble mécanisme de régulation bio- ALESSI UUffl BONALDO La maison ots idées nouvelles 105, St-Paul ouest, 3' et 4' étages, Montréal Kl: (514) 287-9222 1-8) é ici' niétnahe/ de/ !l S LES ACTUALITÉS A 5 Loi électorale Défaite fédérale en Cour suprême Empêcher la diffusion des sondages pendant les trois jours précédant le scrutin est une atteinte à la liberté d’expression Sondage SOM Décision importante pour la liberté de presse hier: la Cour suprême du Canada a rejeté la loi fédérale qui interdit de publier des sondages trois jours avant la journée des élections.PAUL CAUCHON LE DEVOIR La Cour suprême a jugé que l’article 322.1 de la Loi électorale du Canada, qui interdit la diffusion de sondages électoraux 72 heures avant le vote, est une atteinte à la liberté d’expression.Il s’agit là d’une décision majoritaire des huit juges de la Cour suprême (le neuvième juge, le juge Sponkia, étant décédé entre-temps), mais d’une décision partagée à cinq contre trois.Et, fait curieux, les trois juges dissidents sont les juges québécois, dont le juge en chef Antonio Lamer lui-même.Le gouvernement Mulroney avait adopté en 1993, à la veille des élections fédérales, une série d’amendements à la Loi électorale du Canada, dont cet article 322.1.L’article a été contesté en cour par un regroupement de journaux des chaînes Southam et Thomson (dont The Globe and Mail).La contestation s’était d’abord portée en Cour supérieure de l’Ontario, puis en Cour d’appel, toujours au bénéfice du gouvernement.La Cour d’appel avait même étendu l’interdiction en question aux sondages informels, les vox populi.Mais Ottawa vient d’essuyer une rebuffade en Cour suprême, qui estime que l’article 322.1 a un effet «profond» sur la liberté d’expression.«Il s'agit d'une atteinte à la circulation d'information se rapportant à la fonction démocratique la plus importante dont s'acquittent la plupart des Canadiens au cours de leurs vie.» Le plus haut tribunal du pays estime également que le message transmis par une telle interdiction est que les médias «peuvent être muselés par le gouvernement».Un des grands arguments invoqués par le gouvernement canadien à l’appui de sa loi était que les sondages peuvent être erronés et qu’il peuvent influencer le comportement de l’électeur.De plus, advenant qu’un sondage biaisé soit diffusé à la dernière minute, les personnes lésées n’ont plus le temps de répliquer de façon adéquate.La cour se dit plutôt d’avis que la preuve fournie n’a pas du tout établi que des électeurs ont été victimes de méprise quand à l’exactitude d’un sondage.La cour fait valoir qu’il faut présumer que l’électeur canadien est un être «rationnel» capable de juger de façon indépendante de la valeurs des sources d’information électorale.Les trois juges dissidents ont pour leur part estimé que les restrictions à la liberté d’expression découlant de l’article 322.1 constituaient une limite raisonnable à cette liberté d’expression et qu’il était important que l’information communiquée ne soit ni erronée ni trompeuse.Les dissidents font même valoir que cet article améliore en fait la qualité de l’information que reçoit le public pendant les campagnes électorales.La FPJQ se réjouit Le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, Michel C.Auger, s’est réjoui hier de ce jugement.«Dans le fond, le jugement dit que ce n’est pas au gouvernement à décider de ces affaires-là», a-t-il expliqué au Devoir.«La cour dit aussi au gouvernement qu’il ne peut pas tenir pour acquis que les électeurs sont des tartes!» Michel C.Auger a aussi fait remarquer que le gouvernement était incapable de prouver que les sondages avaient un tel effet sur le vote.«Et cet article de loi présentait des aspects absurdes, a-t-il ajouté.Comme chroniqueur politique, non seulement je n’avais pas accès ata sondages récents dans les trois derniers jours de la campagne, mais je ne pouvais même pas évoquer publiquement les sondages précédents.» L’Association canadienne des jour- La cour présume que les électeurs sont capables de juger de la valeur des sources d’information électorale naux s’est également réjouie de cette décision.La réaction du professeur de science politique Guy Lachapelle était plus mitigée hier.M.Lachapelle avait recommandé à la commission Lortie, qui avait tenu des audiences sur la réforme électorale préparée par le gouvernement fédéral, d’introduire deux mesures dans la loi: un embargo de 72 heures sur les sondages et une obligation pour les médias de diffuser la méthodologie des sondages.Guy Lachapelle constate que le jugement laisse aux médias l’entière responsabilité de s’assurer de la validité d’un sondage et croit que ce jugement représente une étape importante puisqu’il permettra probablement de mieux baliser les sondages et leur valeur scientifique.M.Lachapelle est également frappé par le fait que ce sont les trois juges québécois qui sont dissidents.«Ils semblent avoir été plus sensibles à l’équilibre à trouver, dit-il, alors qu’au Canada anglais, de plus en plus, la Charte est primordiale et l'individu prime avant tout.En fait, on remarque que la loi électorale fédérale a tendance à s'américaniser, et je ne serais pas surpris que devant les tribunaux, la prochaine étape soit la levée des limites aux dépenses électorales.» L’offre du gouvernement est rejetée Les moyens de pression des médecins se poursuivront MARIO SIMARD PRESSE CANADIENNE Même si la proposition soumise le 22 mai par le gouvernement québécois aux médecins omnipraticiens «contient certains éléments qui constituent un progrès», selon les termes du président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, Renald Dutil, elle demeure insuffisante pour que la FMOQ renonce à ses moyens de pression.Lors d’un point de presse à l’issue de son allocution prononcée devant plusieurs centaines d’omnipraticiens réunis au Palais des congrès pour une journée d’études, hier, le Dr Dutil a évalué les mesures proposées par le gouvernement à 12,7 millions de dollars, ce qui demeure tout de même bien loin des 188 millions pour trois ans réclamés par les omnipraticiens dans le cadre des négociations pour le renouvellement de leur entente avec le gouvernement.«Il y a une brèche sur certaines demandes spécifiques de la fédération», a reconnu le Dr Dutil.«Mais tous les éléments majeurs de notre dossier ne se retrouvent pas dam ce dépôt du ministère, et là je pense aux frais de pratique, au coût de l’arrivée des nouveaux médecins, au redressement pour tenir compte de l'augmentation de la charge et des heures de travail plus longues.» Par crainte que le gouvernement ne retarde délibérément le processus de négociations, peut-être même jusqu’au déclenchement d’élections générales à l’automne, le Dr Dutil a fait savoir que la FMOQ mettrait en oœuvre les moyens de pression déjà annoncés — soit l’interruption des services à compter de 17h les jours de semaine ainsi que lors des fins de semaine et jours fériés, et ce à compter d’aujourd’hui —, sans écarter le recours à d'autres moyens de pression au cours des prochaines semaines.Le comité exécutif de la FMOQ se réunissait d’ailleurs, hier, pour discuter de ces nouveaux moyens de pression.«La fédération n’acceptera pas que l ¦ W^: Iw ¦ JACQUES NADEAU Des centaines de médecins omnipraticiens étaient réunis au Palais des congrès de Montréal, journée d’étude.Ils ont décidé de continuer leurs moyens de pression.LE DEVOIR hier, en les négociations piétinent, a dit le Dr Dutil.Pourquoi avons-nous reçu une première offre écrite le 22 mai?Parce que les moyens de pression avaient déjà débuté [journée d’études du 14 mai].Malheureusement, c’est la dynamique dans laquelle s’inscrit ce gouvernement et le ministère de la Santé.«La seule assurance que je peux donner, c'est que les services essentiels seront toujours assurés», a-t-il ajouté.Le principal point en litige, de l’avis de M.Dutil, est le redressement financier de trois pour cent demandé par les omnipraticiens pour compenser l’augmentation de leur charge de travail causée par le virage ambulatoire ainsi que l’augmentation des frais de pratique.M.Dutil évalue le coût d’un tel redressement pour le gouvernement à 80 millions.Lors de sa présentation aux membres de la FMOQ, M.Dutil a révélé que le gouvernement avait jusqu’ici consenti à l’abolition du plafond de 50 examens par jour, à rémunérer la garde en disponibilité les fins de semaine et les jours fériés, à Pas d’injonction envisagée Rochon se fie au sens de l’honneur des médecins PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — Pour l’instant, le ministre de la Santé et des Services sociaux Jean Rochon n’a pas du tout l'intention de réclamer une injonction pour forcer les médecins à offrir des services à leurs patients, il a plutôt choisi de faire confiance «à leur sens de l'éthique professionnelle».Hier, en Chambre, le ministre a été longuement interrogé par le porte-parole libéral Pierre Paradis et il n’a pas cessé de répéter que la population n’a pas à s’inquiéter et que la situation est sous contrôle.«Je fais confiance à l’honneur des médecins, a expliqué le D'Rochon, à leur sens de l’éthique professionnel et à l’intérêt qu’ils ont pour les malades.Ils ont dit eux-mêmes qu’ils s’assurent de maintenir le système de garde qu’il faut pour que les patients ne soient pas privés des services dont ils ont besoin.» Cette confiance inébranlable manifestée par le ministre en laveur des médecins fait en sorte qu'il n’est évidemment pas encore question de faire appel aux tribunaux pour assurer les services d’autant plus, selon le Dr Rochon, que les négociations se poursuivent normalement malgré les sessions d’étude décrétées par les omnipraticiens.«La situation est bien simple, a-t-il dit, il n'est pas question d’obtenir une injonction présentement, les médecins se sont engagés, se sont coordonnés dans chacune des régions et vont assurer les services.Alors on s'en tient à ça.» Puisqu’au centre des négociations il y a la question de la rémunération des médecins omnipraticiens, le D' Rochon a rappelé que des offres ont été faites et qu’elles sont présentement en discussion.S’il y a de l’argent, a-t-il dit, il est sur la table de négociation.On verra bien ce qui va se passer dans les prochains jours ou dans les prochaines semaines.«La population, a-t-il ajouté, peut Les anglophones partagent la vision de William Johnson JEAN DION LE DEVOIR Ce sont les délégués qui auront le dernier mot, mais le candidat à la présidence William Johnson s’est présenté hier soir au congrès d’Alliance Québec avec d’excellentes nouvelles à se mettre sous la dent.Comme M.Johnson l’avait lui-même prédit la veille, lors d’un débat radiodiffusé, une forte majorité de la population anglophone du Québec appuie les grands principes qu’il a définis au cours de la campagne, des idées que plusieurs, à commencer par son adversaire, la présidente en poste Constance Middleton-Hope, n’ont pas hésité à qualifier de radicales et d'utopiques.Voilà du moins ce que révèle un sondage SOM sur l’état d’esprit des Anglo-Québécois, réalisé pour le compte de 77te Gazette et publié hier.Le sondage indique que, contrairement à ce que certains politiciens comme le chef libéral Jean Charest affirment, il n’y a pas de consensus sur les politiques linguistiques qui transcende la barrière de la langue.Ainsi, pas moins de 82 % des anglophones interrogés se disent en faveur d’une liberté de choix complète en matière scolaire et d’un accès universel à l’école anglaise, 80 % pensent que les clauses législatives portant sur la langue d’affichage devraient être modifiées afin d’autoriser une.présence égale de l'anglais et du français, et 68 % affirment que, si le Canada est divisible, le Québec l’est aussi.Toutes ces positions sont défendues par M.Johnson, qui a évoqué, dans le cas des restrictions linguistiques, la possibilité de s’adresser aux tribunaux, voire aux Nations unies, pour corriger ce qu’il considère comme des iniquités.Sur la question de la partition, Alliance Québec ne s’est jamais prononcée de façon ferme.Lors de son congres Je mai 1997, au plus fort de la mouvance partitionniste, AQ s’était contentée d’une déclaration de principes neutre, soulignant qu’elle comptait des membres de chaque côté de la clôture.De son côté, Mme Middleton-Hope a signé une pétition pro-unité canadienne dans sa ville de Hudson, a déclaré cette semaine, étonnamment, quelle «érigerait une barrière sur le pont de Pile aux Tourtes» advenant une déclaration unilatérale d’indépendance du Québec, mais a ajouté qu’il n’y aura pas de telle déclaration, ce à quoi a agréé William Johnson.Par ailleurs, cette identité de vue entre la population et M.Johnson confère à ce dernier un appui beaucoup plus important qu’à sa rivale.Parmi les gens interrogés, 23 % préféreraient le voir à la tête de l’Alliance, contre 8 % pour Mme Middleton-Hope.M.Johnson est aussi la personne qui reflète le mieux les vues de 6 % clés Anglo-Québécois, contre 2 % pour la présidente d’AQ; à cet égard, c’est Jean Charest qui rafle la mise avec 52 % d’avis favorables.Mais en tout état de cause, on peut douter qu’Alliance Québec soit au cœur des préoccupations des anglophones.Ainsi, même au terme d’une course au leadership fortement médiatisée, plus du quart d’entre eux (27 %) déclarent ne pas connaître l’Alliance, 23 % ne savent pas qui ferait le meilleur président ou refusent de répondre, et 18 % ne choisissent aucun des deux candidats.Le congrès d’Alliance Québec a commencé hier soir, à Dorval, et se terminera demain.L’élection à la présidence, à laquelle peuvent participer 272 délégués, a lieu ce matin.EN BREF Vers un règlement pacifique Fredericton (PC) — En dépit de la lenteur des négociations et des menaces de blocus brandies par certains autochtones, le conflit sur les droits de coupe du bois au Nouveau-Brunswick pourrait bientôt se régler, et ce, de façon pacifique, selon un porte-parole des bûcherons autochtones, Tim Paul.M.Paul, président de la Native Loggers Business Association, a indiqué hier qu’une offre de règlement, actuellement en voie de préparation, pourrait être soumise au gouverne- ment provincial dès lundi.«Nous verrons si nous pouvons régler cela de façon pacifique, a-t-il déclaré.Ca se résume à une question de chiffres.» A titre de solution temporaire à l’impasse, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a offert aux bûcherons autochtones cinq pour cent des coupes annuelles autorisées sur les terres de la Couronne.Une telle proportion représente 250 000 m:' de bois.Toutefois, les autochtones estiment avoir droit à davantage.Les Projets V Nouveauté majorer le tarif des visites à domicile pour les personnes en perte sévère d'autonomie fie tarif serait porté à 65 $ le jour et 100 $ la nuit), à majorer de 12 $ le tarif des actes nécessitant du matériel chirurgical, ainsi qu’à créer deux comités techniques, l’un qui se pencherait sur une possible majoration de la rémunération pour les services dispensés en cabinet ou dans les CLSC les fins de semaine ou les jours fériés, et l’autre sur la répartition des effectifs entre les régions ainsi que le recrutement.linon Immohllia être tout à fait tranquille.Les mesures ont été prises, les médecins se comportent de façon responsable et je pense qu'on peut leur faire autant confiance qu’à toutes les suppositions de malheurs appréhendés qui sont le lot normal de l’opposition libérale.» Le premier ministre Lucien Bouchard, interrogé par le chef de l’Opposition Monique Gagnon-Tremblay, a tenu le même discours.«Il faut éviter de dramatiser cette question en brandissant des menaces de loi spéciale, a-t-il dit, contre des gens qui, jusqu'à maintenant, dans l’histoire de leurs rapports avec leurs patients, se sont toujours comportés de façon impeccable.» \ partir w de 109 000$ m\m* Salit M 889 SüTU , av.•dira dcVÊpée làba \(ih JONCTION NOUVEAU PROGRAMME DE FRANÇAIS nouvelle TERMINOLOGIE FRANÇAIS V SECONDAIRE Cahier d'apprentissage 288 pages, 13,95 $ ÉRIC SIMARD Le cahier d'apprentissage Jonction -première secondaire - a été conçu dans l'esprit du programme de français de 1995.Il couvre l'essentiel des contenus d'apprentissage relatifs au fonctionnement de la langue: grammaire de la phrase, orthographe grammaticale, conjugaison et lexique.Conçu pour amener l'élève à réfléchir à la grammaire.Jonction guide l'élève et l'enseignant ou l'enseignante à travers la démarche d'apprentissage.Les nombreuses notes explicatives, synthèses et procédures permettent également à l'élève d'utiliser Jonction comme outil de référence.De plus, la conception de ce cahier d'apprentissage permet son utilisation avec tous les manuels de base.Jonction se veut un outil rigoureux, mais convivial.Il permet à l'élève d'améliorer de façon significative ses compétences en écriture et sa compréhension des phénomènes linguistiques.À l'enseignent qu à l'enseignante, il offre une planification simplifiée et un accompagnement de qualité dans l'enseignement de la langue.IES EDITIONS IK PENSEE me.4243, rue Beaubien Est, bureau 1 Montréal (Québec) H1T 1S5 Téléphone: (514) 593-1144 Sans frais: 1 800 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Il, I.E S S A M E I) I :$ 0 E T I) I M A N (' Il E I M Al I !» !) 8 LES ACTUALITES Au Carrefour de théâtre de Québec Showtime : le défaut de ses qualités SHOWTIME Texte: Tim Etchells et Forced Entertainment.Mise en scène: Tim Etchells.Bande sonore: John Avery.Scénographie: Richard Lowdon.Eclairage: Nigel Edwards.Une production de Forced Entertainment présentée les 28,29 et 30 mai au Périscope (Québec).HERVÉ GUAY Des deux spectacles anglais invités au Carrefour de théâtre de Québec, Showtime est certes celui qui risque le plus de désarçonner les festivaliers.Pour la bon- ne raison que ce spectacle remet en cause l'idée que nous nous faisons d’une représentation théâtrale.En fait, si l’on évoque ici les attentes des spectateurs, c’est pour mieux les déjouer, pour lui faire des propositions plus audacieuses.Bref, Forced Entertainment opte pour la confrontation, décidé à secouer quelques-unes des conventions dramatiques les plus ancrées.Plus concrètement, l'action se déroule dans un décor de dizaines de boîtes de carton et de ballons de couleurs variées.Vont bientôt y intervenir un acteur qui tente tant bien que mal d’établir des liens avec le public, un type qui se pointe nu sur scène, des comédiens costumés en arbre, un chien à la triste figure ainsi qu’un jeune homme qui a la particularité de se souiller de spaghetti en boîte.Le ventre ainsi barbouillé, affalé comme un blessé par balles, il doit répondre à une série de questions, de celles que l’on pose ordinairement dans des circonstances plus graves, mais aussi quelques-unes qui sont aussi loufoques que la situation dans laquelle ce dernier se trouve.11 va sans dire qu’il est inutile de chercher une montée dramatique traditionnelle dans Showtime.Tout comme il est insensé d’essayer de décortiquer la psychologie de ces personnages en goguette, ou de voir en quoi le décor ou leurs costumes viennent appuyer la situation dramatique.Nulle construction linéaire dans Showtime, qui privilégie, bien entendu, la juxtaposition d’éléments disparates, le contraste momentané, quand ce n’est pas l’interférence organisée.Le paradoxe d’un tel spectacle, qui pose pourtant un nombre considérable de questions, c’est que s’il par- vient à déstabiliser le spectateur dont les habitudes théâtrales sont plutôt classiques, il tend en même temps à le confirmer dans l’idée que le théâtre expérimental n’est pas porteur de sens, qu’il ne se situe qu’en réaction à l’autre.Par ailleurs, ceux qui fréquentent déjà ce type de théâtre ne verront sans doute rien de bien extravagant dans Showtime, sinon un exercice de style réussi.Effectivement, il s’y trouve une foule de double-sens et de trouvailles rafraîchissantes, rendus par des acteurs minutieux.Voilà par quoi ce spectacle se démarque surtout d’une certaine recherche théâtrale, en quête d’une originalité toujours plus fuyante.Ici, la mesure et la justesse des interprètes en disent davantage sur la qualité de l’expérimentation que l’ensemble de la production qui a le défaut denses qualités.Commission des transports du Québec Avis de la Commission des transports du Québec N S AVEC LES TRANSPORTEURS DEPUIS 25 ANS La Commission regroupe par rubrique les avis devant être publiés conformément à la Loi sur le camionnage (L.R.Q.1987, c.C.5.1), la partie III de la Loi de 1987 sur les transports routiers (S.C.1987, C.35), la Loi sur les transports (L.R.Q.c.T-12), la Loi sur le transport par taxi (L.R.Q.c.T-11.1) la Loi sur les chemins de fer (L.Q.1993, C.75) et aux règlements en découlant.Ces avis contiennent un résumé des natures de demandes Introduites à la Commission.A l'occasion, la Commission publie aussi des informations susceptibles d'intéresser les demandeurs et les titulaires de permis.Le texte complet d'une demande peut être consulté aux : Bureau de Québec : (418)643-5694 200, Chemin Sainte-Foy Québec (Québec) G1R 5V5 Bureau de Montréal : (514) 873-6424 545, boulevard Crémazie Est, bureau 1000 Montréal (Québec) H2M 2V1 Ligne sans frais : 1-888-461-2433 Adresse internet de la C.T.Q.: http://www.ctq.gouv.qc.ca Heures d’ouverture de nos bureaux : 8 h 30 à 12 h-13 h à 16 h 30 AUTOBUS Délai d’opposition ou d’intervention : 10 Jours de la publication M98-16066-1 LAURENT CLICHE AUTOS INC.(Autobus Pelletier Sherbrooke) 1979, rue King Est Fleurimont QC J1G 5G7 PROC.: VAILLANCOURT GUERTIN ET DEMANDEUR-CÉDANT LOCATION DE L'ESTRIE (1995) INC.4141, King Ouest Sherbrooke QC J1L 1P5 TRANSFERT : 8-M-000916-001B Transport Nolisé AUTOBUS Délai d'opposition ou d’intervention : 21 Jours de la publication M98-16004-2 Edery, Yakov 7111, avenue Kildare Côte-Saint-Luc QC H4W 1C2 MODIFICATION : SCOLAIRE Demande d’ajouter à son territoire les écoles suivantes: Académie Salomon Schechter, Académie Hebrew et Bialik High School.M98-16025-7 TRANSPORT ADIRONDACK INC.505, boul.de Maisonneuve Est, 3e étage Montréal QC H2L 1Y4 PROC.: BROUILLETTE CHARPENTIER FOURNIER S.E.N.C.MODIFICATION D'HORAIRE, PARCOURS ET/OU FRÉQUENCE: INTERURBAIN 8-M-001021-001A Territoire : De Montréal et Longueuil à la fontière Québec/États-Unis.Affichage : Du 23 mai 1998 au 1er juin 1998 M98-16026-5 AUTOBUS INTER-CITÉ (1986) LTÉE 438, rue Saint-Jean Granby QC J2G 2H4 PROC.: Me Pierre Morissette RENOUVELLEMENT : NOLISE 6-M-001072-002A Durée : 5 ans M98-16028-1 ALBERT BRAULT & FILS INC 1409, chemin St-Louis Beauharnois QC J6N 3B8 RENOUVELLEMENT : NOLISE 1-M-000160-001E Durée : 5 ans M98-16044-8 JARDIN D'ENFANTS LA CAPUCINE INC.415, rue Van Dyck Brassard QC J4W 2E4 RENOUVELLEMENT : SCOLAIRE 5-M-000836-002A Durée : 5 ans M98-16069-5 AUTOBUS LASALLE LTÉE 149, rue West, C.P.370 Shawville QC J0X 2Y0 DEMANDE : ABONNEMENT Territoire : De Pontiac (Partie Quyon) et Hull (Parc de la Gatineau) à la Frontière Québec - Ontario en direction d'Ottawa et de Fitzroy Harbour Clientèle : Jeunes du camp d'été B'Nai Brith du Québec et de l'Ontario Horaire/fréquence : Du lundi au vendredi de la fin juin à la fin août de chaque année.Conditions/restrictions : Le service sera effectué avec des autobus affectés au transport des élèves.A chaque année le service sera offert de la fin juin à la fin août.Catégorie : A2-A5 Durée : 5 ans Q98-11077-7 Petiquay, Pierre (TRANSPORT PETIQUAY ENR.) Via Sanmaur.C.P.42 Wemotaci QC G0X 3R0 DEMANDE : ABONNEMENT Territoire : De Wemotaci à La Tuque et Shawinigan Clientèle : Population Atikamekw de Wemotaci (rendez-vous médicaux, consultations médicales) Horaire/fréquence : Disponible à la C.T.Q Condition/restriction : Le permis est conditionnel au maintien en vigueur du contrat avec le Conseil de bande de Wemotaci Catégorie : A6 Durée : 5 ans Délai d'opposition ou d'intervention : 10 jours de la publication M98-16023-2 Aber.Housseine 2343, rue de Verone Laval QC H7M 3C4 , ET DEMANDEUR-CÉDANT Jolin, Noël 520, rue Patenaude Laval QC H7G 3G3 TRANSFERT : 8-M-215324-001A A-08 Laval M98-16024-0 Poirier, Régis 1054, rue Laperle Rock Forest QC J1N 2L4 PROC.: Me Richard Laprise ET DEMANDEUR-CEDANT Leroux, Patricia 671, Ranger Sherbrooke QC J1E 2R1 TRANSFERT : 2-M-216419-001A A-43 Sherbrooke M98-16031-5 2854-8592 QUEBEC INC.7474, boul.Provencher Saint-Léonard QCH1S 2V8 ET DEMANDEUR-CÉDANT Sabir, Es-Saaid 155, boul.Deguire, app.402 Saint-Laurent QC H4N 1N9 TRANSFERT : 9-M-217220-001A A-11 Montréal M98-16032-3 Beaulieu, Dominique 2641, rue Hogan, app.15 Montréal QC H2K 2Tp ET DEMANDEUR-CEDANT Jolin, Yvan 18, Boismou Auteuil Laval QC H7H 1C5 TRANSFERT : 1-M-213821-001A A-08 Laval M98-16035-6 St-Laurent, Linda 473, rue Terry-Fox Mascouche QC J7K 3S5 PROC.: Me Jean Chpyer ET DEMANDEUR-CEDANT Guerrier, Lucienne 5226, boul.Cavendish Montréal QC H4V 2R5 TRANSFERT : 2-M-208697-001A A-11 Montréal M98-16039-8 Vaudry, Jean-Guy 10625, rue du Plein Air Mirabel QC J7J 1W3 ET DEMANDEUR-CEDANT Jolin, Yves 1256, Terrasse Dupont Laval QC H7Y 1E9 TRANSFERT : 6-M-209626-001A A-08 Laval M98-16041-4 Morse, André (Taxi André Morse) 934.rue Bernard Pilon McMasterville QC J3Ç3 1L6 ET DEMANDEUR-CEDANT Transporteurs S & J 1775, av.Surrey Dorval QC H9P 1W9 TRANSFERT : 9-M-217774-002A Limousine de Grand Luxe La Province de Québec M98-16057-0 Belkhadir, Driss 3350, Rolland Longueuil QC J4L 3T4 ET DEMANDEUR-CEDANT Fournier, Jean-Guy 228, boul.Fréchette Chambly QC J3L 2Z5 TRANSFERT : O-M-215637-001A Région 205701 Chambly Formée de : Chambly.Carignan M98-16058-8 Leroux, Rollande 467, rue Catherine Lachute QC J8H 1G7 ET DEMANDEUR-CEDANT Lamoureux, Robert 58.rue des Hirondelles Lachute QC J8H 3Z9 TRANSFERT : 9-M-217097-001A A-07 Lachute Q98-11193-2 Cormier, Léonard (TAXI CORMIER ENR) 425 avenue E.Keays, app.24, C.P.1839 Chandler QC G0C 1K0 ET DEMANDEUR-CEDANT Poirier, Nelson 636, des Roseraies Chandler QC G0C 1K0 TRANSFERT : 7-Q-206476-001A Région 200201 Chandler Formée de : Pabos, Chandler Q98-11195-7 Lemay, Marcel 1217, rue Collin Val-Bélair QC G3K 2K2 PROC.: MARTIN, FÇCTEAU, ROY ET DEMANDEUR-CEDANT Sanschagrin.Thérèse 5140, rue Pothier Québec QC G2E 6A1 TRANSFERT : 4-Q-205000-001A A-36 Québec Q98-11197-3 Guerrera, Rosalba 2291, boul.du Royaume Chicoutimi QC G7H 5B3 PROC.: DUMONT, DUGUAY & ASSOCIÉS ET DEMANDEUR-CEDANT Verreault, Raymond 600, av.Wilfrid-Laurier, app.512 Québec QCG1R2L5 TRANSFERT : 6-Q-205883-001A A-36 Québec Q98-11202-1 Dubord, Steven 02-2100, rue Ste-Marguerite Trois-Rivières QC G8Z 4N3 ET DEMANDEUR-CÉDANT Dubord, Madeleine Turcotte 257, rue Principale Ste-Cécile-de-Lévrard QC G0X 2M0 TRANSFERT : 2-Q-203312-001A A-40 Trois-Rivières CAMIONNAGE LOCAL INTRAPROVINCIAL La Commission délivrera la licence intra-provinciale ou le permis de camionnage, a moins de recevoir une opposition dans un délai de 21 jours de la publication.L'opposant doit, par un écrit assermenté, convaincre la Commission que l'exploitation de l'entreprise visée est susceptible de nuire à l'intérêt public.La Commission entendra l’opposant sur la recevabilité de sa requête.Dossier de Montréal (M) à Montréal Le mardi 30 juin 1998 à 10 h.Dossier de Québec (Q) à Québec.Le jeudi 2 juillet 1998 a 10 h.M98-15982-0 9038-6970 QUÉBEC INC.3355, Place Decelles, app.302 Montréal QC H3S 1X3 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupes 07-26-32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines M98-15991-1 COURREX COURRIER INTERNATIONAL INC.9495, route Transcanadienne Saint-Laurent QC H4S 1V3 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupes 32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines M98-16000-0 CAMSCO EXEL INC.365, boul.de la Concorde, suite 5 Laval QCH7N 1J4 DEMANDE : TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens : Groupes 07-26-32-34-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines M98-16019-0 LOGISTIQUE INTERNATIONALE CAMERON INC.451, rue Principale Hudson QC J0P 1H0 DEMANDE : TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens : Groupes 07-26-32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines M98-16038-0 OLIGEL DISTRIBUTION INC.2775, rue Bourdage Nord Saint-Hyacinthe QC J2S 5S3 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupes 07-26-32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines M98-16040-6 Legault, Daniel (Daniel Legault Excavation) 99, chemin Lac Lynch L'Ascension QC JOT 1W0 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupes 07-26-32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines M98-16048-9 3384438 CANADA INC.(Khural Truckline) 8044A, rue Browning Lasalle QC H8N 2G1 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupes 07-26-32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines M98-16053-9 9059-7683 QUEBEC INC.70, chemin High Forest Sawyerville QC JOB 3A0 DEMANDE : TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens : Groupes 07-26-32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines M98-16054-7 Lévesque, Rosaire (Mini Transport Rosaire Lévesque) 1049, 7e Rang Saint-Théodore-d'Acton QC JQH 1Z0 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupes 07-26-32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines M98-16056-2 LOGISTIQUES CALMATT INC.1995, avenue Ward Saint-Laurent QC H4M 1T3 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupes 07-26-32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines M98-16062-0 Abtahi, Atta Ollah (Transport Atta) 6630, rue Sherbrooke Est Montréal QC H4B 1N7 DEMANDE : TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens : Groupes 07-26-32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines M98-16064-6 Saheb, Amar (Ali Baba Transports Magiques) 51, rue Chatillon Dollard-des-Ormeaux QC H9B 2B9 DEMANDE : TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens : Groupes 07-26-32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines M98-16070-3 LAURENDELLE INC.35, rue De Cahors Morin-Heights QC J0R 1R1 DEMANDE : TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens : Groupes 07-26-32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines Q98-11126-2 Petitgrew.Daniel (Entreprises Daniel Pettigrew) 233, Place J.J.Bélanger.RR 1 Rivière-du-Loup QC G5R 3Y4 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupes 32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines Q98-11172-6 Paquin, Claude (Remorquage Claude Paquin Enr.) 2682, rue St-Dominique Jonquière QC G7X 6P4 DEMANDE : TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens : Groupe 35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines Q98-11174-2 9000-8541 QUÉBEC INC.(Transports M.D.Enr.) 113, avenue Dufour Dolbeau-Mislassini QC G8M ?M7 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupes 07-26-32-34-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines Q98-11181-7 9007-1937 QUÉBEC INC 425, route 159 Saint-Tite QC G0X 3H0 DEMANDE : TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens : Groupe 35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines Q98-11182-5 2735-8860 QUÉBEC INC.627, boul.Charest Ouest Québec QCG1N 2B8 DEMANDE : TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens : Groupes 32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines Q98-11185-8 TRANSPORT SIGNAL INC.142, rue Principale Nord.C.P.359 Saint-Jean-de-Dieu QC GOj.3M0 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupe 35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines Q98-11187-4 UNIMAT EXPRESS INC.707, avenue du Phare Est Matane QC G4W 1A9 DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupes 32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines Q98-11188-2 9063-0039 QUÉBEC INC.131, rue Bédard, C.P.372 Sainte-Thècle QC G0X 3GQ DEMANDE : TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens : Groupes 32-35 Toutes les MRC, tous les territoires et toutes les communautés urbaines CAMIONNAGE EN VRAC Délai d'opposition ou d'intervention : 10 Jours de la publication M98-15984-6 TRANSPORT MJT INC.180, rue Mercier Saint-Jean-sur-RicheJieu QC J3B 6G9 ET DEMANDEUR-CEDANT JEAN-PAUL TRAHAN LIMITÉE 178, rue Mercier Saint-Jean-sur-Richelieu QC J3B 6G9 TRANSFERT : 2-M-500622-001A Région 6 - Matières inscrites au permis M98-16011-7 DENIS VIVARAIS TRANSPORT INC 5148, rue Bal Moral Pierrefonds QC H8Z ?N2 ET DEMANDEUR-CEDANT Tremblay, Edmour 161, rue Saint-Cyr Montréal-Est QCH1B4T4 TRANSFERT : 8-M-504057-002A Région 10 - Toutes matières M98-16012-5 TRANS-EXCAV INC.1140, rue Dusseault L'Assomption QC J5W 2R7 ET DEMANDERESSE-CEDANTE EXCAVATION RO-BEX INC.160, rue Principale Huberdeau QC J0T 1J0 TRANSFERT : 7-M-515229-001A Région 6 - Toutes matières M98-16014-1 Gravel, Stéphane (Les entreprises S.Gravel) 201, rue Legault Blainville QC J7E 4H5 ET DEMANDEUR-CEDANT LES ENTREPRISES MARTIN PIGEON INC.800, chemin du Golf L’Assomption QC J5W 1J9 TRANSFERT : 2-M-514987-001A Région 6 - Toutes matières M98-16015-8 TRANSPORT MARCEL DUMONT INC.10630, boul.Henri-Bourassa Montréal QCH1C 1S4 ET DEMANDEUR-CEDANT Imbeault, Monique 12275, boul.St-Jean Baptiste Montréal QCH1C1S4 TRANSFERT : 6-M-516392-001A-002A Région 10 - Toutes matières M98-16016-6 Mainville, Sylvain 301, rang Saint-Étienne Saint-Placide QC J0V 3B0 ET DEMANDEUR-CÉDANT Mainville, Rémi 318, rang Saint-Étienne Saint-Placide QC J0V 3B0 TRANSFERT : 4-M-508375-005A Région 6 - Toutes matières M98-16020-8 Lauzon, Ghyslaine 318, rang Saint-Étienne Saint-Placide QC J0V 3B0 ET DEMANDEUR-CÉDANT Mainville, Rémi 318.rang Saint-Étienne Saint-Placide QC J0V 3B0 TRANSFERT : 4-M-508375-004A Région 6 - Toutes matières M98-16033-1 TRANSPORT M.C.1923, route 111 Ouest Amos QC J9T 3A3 Proc.: Lavoie Morency ET DEMANDERESSÉ-CÉDANTE TRANSPORT NORD-OUEST INC.1842, 3e Avenue.C.P.1490 Val-d'Or QC J9P 5Y8 TRANSFERT : 7-M-508281-028B Région 8 - Toutes matières et matière 26 inscrite au permis M98-16045-5 Duquette, Bernard 440.rang Montcalm Sainte-Julienne QC J0K 2T0 ET DEMANDEUR-CÉDANT 9028-7368 QUEBEC INC.3925, rue Leman Laval QC H7E 4V7 TRANSFERT : 7-M-515732-001A Région 10 - Toutes matières M98-16050-5 9062-4669 QUÉBEC INC.5.rue Labelle Ouest Laverlochère QC JO?2P0 ET DEMANDEUR-CEDANT Lambert.Richard (Transport R.Lambert Enr) 5, rue Labelle Ouest Laverlochère QC J0Z 2P0 TRANSFERT : 5-M-512418-001A Région 8 - Toutes matières M98-16060-4 9003-2814 QUEBEC INC 76.rue des Cèdres Lebel-sur-Quévillon QC J0Y 1X0 PROC.: Me Doris Rqtté ET DEMANDEUR-CEDANT LES TRANSPORTS MIGNEAULT INC.381,2e Rue Chibougamau QC G8P 1M4 TRANSFERT : 0-M-512074-002B Région 8 - Toutes matières M98-16071-1 TRANSPORTS DE L'EST ENR 878, route 222.C.P 27 Saint-Denis-de-Brompton QC JOE 1Y0 MAINTIEN : 1-M-516363-001A 098-11178-3 Stanley, Harry 17, boul.Fontenelle, C.P.33 Gaspé QC G0E 1H0 ET DEMANDEUR-CÉDANT Ste-Croix, Romuald 117, montée Cortereal, C.P.1250 Gaspé QC G0E 1H0 TRANSFERT : 4-Q-507355-001A Région 1 - Toutes matières Q98-11184-1 LES ENTREPRISES RENÉ OUELLET & FILS INC.22, chemin Kempt Matapédia QC GOJ 1V0 ET DEMANDEUR-CÉDANT ENTREPRISES RÉGIS LITALIEN & FILS INC.29, rang de l'Église Nord L'Ascension-de-Patapédia QC GOJ 1R0 TRANSFERT : 5-Q-510259-003A Région 1 - Matières inscrites au permis.Q98-11189-0 TRANSPORTS JACQUES RIOUX INC 330, rue Principale St-Gabriel-de-Rimouçki QC G0K 1M0 ET DEMANDEUR-CEDANT LES ENTREPRISES C.T.E.INC.48, 3e Avenue Ouest, C.P.1450 Sainte-Anne-des-Monts QC G0E 2G0 TRANSFERT: 1-Q-506814-003A Région 1 - Toutes matières Q98-11194-0 JACQUES PLOURDE TRANSPORT INC.137, rue Laval, app.2 Rivière-du-Loup QC Ç5B 1V8 PROC.: Me Brigitte Çmond ET DEMANDEUR-CEDANT N.SIMARD & FRERES INC.1210, rue St-Edouard Saint-Urbain QC GOA 4K0 TRANSFERT : 4-Q-507850-004A Région 3 - Toutes matières Q98-11198-1 Fournier, Jacques O.6, rue de la Rivière Grande-Vallée QC GQE 1K0 PROC.: Me Brigitte Émond ET DEMANDEUR-CEDANT Gleeton, Denis 522, route 132, C.P.58 Cloridorme QC G0E 1G0 TRANSFERT : 4-Q-507520-001A Région 1 - Toutes matières Q98-11200-5 9020-6202 QUÉBEC INC.121, Portage des Mousses, app.3 Port-Cartier QC G5B 1E2 MAINTIEN : 2-Q-511664-001A Q98-11203-9 TRANSPORT CAISSY ET OUELLET INC.264, boul.Ste-Anne Est Sainte-Anne-des-Monts QC G0E 2G0 ET DEMANDEUR-CÉDANT Debigaré, Roch 158.route 132 Est, C.P.247 Saint-Omer QC G0C 2Z0 TRANSFERT : 9-Q-506576-001A Région 1 - Toutes matières Q98-11206-2 9001-8086 QUEBEC INC.182, rue Ouellet Rimouski QC G5L 4F)5 ET DEMANDEUR-CEDANT EXCAVATION WALTER GAGNE INC.182, rue Ouellet Rimouski QC G5L 4R5 TRANSFERT : 5-Q-510085-002A Région 1 - Toutes matières Q98-11208-8 TRANSPORT SEBASTIEN GAGNE INC.14, rue de L'Espérance Chute-aux-Outardes QC G0H 1C0 PROC.: LES AVOCATS P0ULI0T L'ÉCUYER S.E.N.C.ET DEMANDEUR-CÉDANT LESAGE TRANSPORT LTEE 8, rue des Camps Fermont QC GOG 1J0 TRANSFERT : 6-Q-505407-007A Région 9 - Toutes matières VRAC COURTAGE Avis donnés en vertu des dispositions des règles de pratique et de régie interne de la Commission.Délai d'opposition ou d’intervention : 10 Jours de la publication Q98-11140-3 TRANSPORTEURS EN VRAC DE CHAMPLAIN INC, 179, rue Principale Saint-Stanislas QC G0X 3E0 RENOUVELLEMENT : 8-Q-52415P-002D Q98-11157-7 TRANSPORTEURS EN VRAC DE LAVI0LETTE INC.481, rue Frigon, C.P.177 Saint-Tite QC G0X 3H0 RENOUVELLEMENT : 7-Q-52411P-002D Q98-11171-8 TRANSPORTEURS EN VRAC DE DRUMMOND INC.711, rue St-Pierre, app.1 Drummondville QC J2C 2W8 RENOUVELLEMENT : 6-Q-52416P-003D Q98-11176-7 TRANSPORTEURS EN VRAC DE NICOLET INC 16980, boul.des Acadiens, C.P.577 Bécancour QC G0X 2T0 PROC.: JOLI-COEUR, LAÇASSE, LEMIEUX, SIMARD, ST-PIERRE RENOUVELLEMENT : 4-Q-52417P-003D Q98-11186-6 TRANSPORTEURS EN VRAC D'ARTHABASKA INC.33, Crochetière Victoriaville QC G6P 6Z9 RENOUVELLEMENT : 9-Q-52410P-002D Q98-11196-5 TRANSPORTEURS EN VRAC DE MASKIN0NGE INC.241, Désaulniers Yamachiche QC G0X 3L0 RENOUVELLEMENT : 5-Q-52412P-002D MARITIME Cette publication constitue l'avis que la Commission donne à tous les titulaires de permis pour satisfaire à l'article 9 de l'Ordonnance générale sur le transport de passagers et de marchandises par eau.Délai d'opposition ou d'intervention : 21 jours de la publication Q98-11123-9 G.G.R.CYR TRANSPORTS INC.460, ch.Boisville O., C.P.1313 L'Étang-du-Nord QC G0B 1E0 RENOUVELLEMENT : CLASSE l-B TRAVERSIERS 0- Q-700186-003A Q98-11127-0 LA COMPAGNIE DE NAVIGATION DES BASQUES INC 11, rue du Parc.C.P.490 Trois-Pistoles QC G0L 4K0 RENOUVELLEMENT : CLASSE l-B TRAVERSIERS 1- Q-700128-001C Q98-11129-6 9005-6425 QUÉBEC INC.C.P.42 Saint-Augustin QC GOG 2R0 RENOUVELLEMENT : ÇLASSE II MARCHANDISES GENERALES 5-Q-700207-001B Q98-11137-9 Monger, Chantal (SERVICE MARIN DE NOLISEMENT) C.P.54 Côte-Nord-du-Golfe-Saint-Laurent QC GOG 1N0 RENOUVELLEMENT : CLASSE l-A PASSAGERS 7-Q-700130-002B CLASSE IV CHARTE-PARTIE 7- Q-700130-003B Q98-11142-9 URGENCE MARINE INC.Section 110 N., Port de Mtl., C.P.511 Montréal QCH1B5P3 PROC.: Me Céline Trudeau RENOUVELLEMENT.: CLASSE II MARCHANDISES GENERALES 2-Q-700218-001A Q98-11144-5 Bouchard, Gaétan 16, rue St-Laurent Sept-îles QC G4R 1A2 RENOUVELLEMENT : CLASSE l-A PASSAGERS 5-Q-700215-001A Q98-11145-2 TRANSPORT IGLOOLIK INC.Edifice Sutherland 3e, Section 47 Port de Montréal, C.P.186, Suce.M Montréal QCH1V3L8 RENOUVELLEMENT : ÇLASSE II MARCHANDISES GENERALES 2- Q-700200-001A Q98-11146-0 MUNICIPALITE DE LA COTE NORD DU GOLFE ST-LAURENT Côte-Nord-du-Golfe-Saint-Laurent QC GOG 1G0 RENOUVELLEMENT : CLASSE II MARCHANDISES GENERALES 8- Q-700089-005A CLASSE l-A PASSAGERS 8-Q-700089-006A Q98-11150-2 EXCURSIONS MARITIMES CHARLEVOIX INC.35, rue Royale Ouest LTIe-aux-Coudres QC GOA 3J0 RENOUVELLEMENT : CLASSE III MARCHANDISES EN VRAC 4-Q-700083-001B CLASSE IV : CHARTE-PARTIE 4- Q-700083-002B Q98-11151-0 9000-818Ç Québec Inc.(Taxi des Iles enr.) 124, rue St-Louis Montmagny QC G5V 1M8 RENOUVELLEMENT : CLASSE l-A PASSAGERS 3-Q-700191-001A CLASSE IV CHARTE-PARTIE 3- Q-700191-002A Q98-11152-8 NAVCO NORD INC.C.P.79 Gros-Mécatina QC GOG 1T0 RENOUVELLEMENT : CLASSE IV CHARTE-PARTIE 6-Q-700206-001A Q98-11154-4 LES BATEAUX DE PECHE DU CAPITAINE JEAN INC.56, rue Principale, C.P.145 Percé QC G0C 2L0 RENOUVELLEMENT : CLASSE l-A : PASSAGERS 5- Q-700173-001C CLASSE 1V : CHARTE-PARTIE 5-Q-700173-002C Q98-11156-9 Fraser, Jacques Chemin Principal Notre-Dame-des-Sept-Douleurs QC G0L 1K0 RENOUVELLEMENT : CLASSE l-A PASSAGERS 0-Q-700178-001E Q98-11158-5 OCEAN TRANSPORT MARITIME INC.105, rue Abraham-Martin, suite 500 C.P.1963, Terminus Québec Québec QCG1K7M1 RENOUVELLEMENT : CLASSE IV CHARTE-PARTIE 1-Q-700185-001D Q98-11159-3 FEDNAV LIMITEE 1000, rue de la Gauchetière Ouest, suite 3500 Montréal QC H3B 4W5 PROC : STIKEMAN, ELLIOTT RENOUVELLEMENT : CLASSE III MARCHANDISES EN VRAC 4- Q-700208-001A Q98-11161-9 CHANTIER NAVAL MATANE INC.1460, rue Matane-sur-Mer, C.P.204 Matane QC G4W3N1 PROC.: TREMBLAY & TREMBLAY RENOUVELLEMENT : CLASSE l-B TRAVERSIERS 7-Q-700205-001A Q98-11162-7 NAVIGATION MADELEINE INC C.P.245 Cap-aux-Meules QC GOB 1B0 PROC.: GAGNÉ.LETARTE, S.E.N.C.RENOUVELLEMENT : CLASSE l-A PASSAGERS 0-Q-700152-Q05C CLASSE Il : MARCHANDISES GENERALES 0-Q-700152-006C Q98-11163-5 TROIS-RIVIERES REMORQUEURS LTEE 2, rue Delormier Trois-Rivières-Ouest QC G9B 1C6 RENOUVELLEMENT : CLASSE l-B TRAVERSIERS 3-Q-700001-007A CLASSE IV : CHARTE-PARTIE 3-Q-700001-008A Q98-11205-4 Lachance, Donald 45, av.Joncas Montmagny QC G5V 4C9 RENOUVELLEMENT : CLASSE l-B TRAVERSIERS 1-Q-700193-001A CLASSE IV CHARTE-PARTIE 1-Q-700193-002A Le Secrétaire de la Commission Léonce Girard Québec » tl ¦ 35^ I.K l> K V (lin.I.K S S A M K I) I 3 (I K T I) I M A N (’ Il E A I M Al MM) 8 A 7 LE DEVOIR POLITIQUE Revue de presse La paix en Irlande, la bataille au Canada L’affaire Levine a continué cette semaine à nourrir les pages d’opinion de la presse canadienne-anglaise.À mesure que la poussière retombe, les positions se clarifient.Suite et (espérons.) fin d’une polémique.Antoine Robitaille • * Le Devo ir On croyait bien que tout avait été dit sur «l’affaire Levine».Mais les événements marquants ont ceci de particulier que nul journal, nul chroniqueur, ne peut manquer d’en faire mention.Quitte à y revenir.Richard Gwyn racontait mercredi dans The Toronto Star qu’il causait paix en Irlande autour de son barbecue, avec des amis, quand il s’est rendu compte d’un fait troublant: «Le seul conflit ethnique séculaire subsistant toujours au sein des pays développés et démocratiques est celui, au Canada, qui oppose les Québécois et les autres Canadiens» [«and the rest of us»).Certes, convient le chroniqueur, on ne peut pas vraiment comparer les violences en Irlande et notre débat somme toute civilisé, sauf pour quelques soubresauts, telle l’affaire Levine.Mais, insiste Gwyn, les Irlandais, eux, «ont au moins commencé à s'affranchir de l'histoire.Nous n’en sommes pas encore là».En Irlande, chaque partie a accepté d’avouer ses torts, rappelle Gwyn, qui attribue cette ouverture à l’économie de cette île, qui s’est beaucoup améliorée ces dernières années, rattrapant même celle de l’Angleterre.«Les Irlandais ne se perçoivent donc plus comme des victimes.Ils s'affirment de plus en plus comme des Européens et non plus comme une simple tribu sur les bords des îles Britanniques.» Quelles leçons tirer de ce processus de paix?Gwyn reste allusif.Tout le contraire chez Ernest Cadegan, du Daily News de Halifax, qui tirait, mardi, les leçons de l’affaire levine.Citant Nietzsche en ouverture de son texte — «La folie est rare chez l’individu, mais dans les partis, les nations et les époques, elle est la règle» —, il affirmait que «les deux côtés ont été atteints par la folie» dans l’affaire Levine.Selon lui, la folie à Ottawa s’explique par le fait que, dans cette région, le «bilinguisme [.] est ressenti comme une plaie douloureuse.Aucune autre région du pays n’a subi avec autant d’impact cette politique, où le préalable de pouvoir fonctionner dans les deux langues a brisé ou propulsé plusieurs carrières».La tension créée par le bilinguisme s’est d’autant plus accentuée avec les coupes budgétaires.«A cela, il faut ajouter l’interminable crise de l’unité nationale et la rhétorique enflammée et malhonnête du mouvement souverainiste québécois.» Voilà, selon Cadegan, qui ne justifie pas mais explique la réaction des gens d’Ottawa; réaction qui devrait nous faire prendre conscience d’une chose: «Le divorce Canada-Québec ne peut être qu’un événement imprégné de rancœur» (une opinion trouvée aussi sous la plume de Douglas Fisher, du Toronto Sun de dimanche).L’intolérance tolérable Ernest Cadegan enchaîne avec une réflexion sur l’idée de tolérance.S’inspirant d’un chroniqueur de Newsweek, il affirme que la tolérance, c’est bien joli, mais qu'«elle constitue un symptô- La presse Canada me d’une forme contemporaine de décadence» quand elle «est fondée sur une absence de croyance solide».Dans certains cas, donc, la tolérance peut être une démission.Un relativisme confortable.Réagir, juger, cela peut parfois être un signe de rigueur, de courage.C’est ce que Cadegan voit chez les opposants de Levine: «Par leur refus de la nomination d’un séparatiste présumé, ils ont montré qu'ils manquent de tolérance pour ceux qui veulent détruire le Canada.Et ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose.» Les propos de Cadegan faisaient écho à ceux du célèbre chroniqueur Alan Eotheringham, qui écrivait samedi dernier dans The Financial Post et dans le Toronto Sun que le problème de Levine était le suivant: «Il ne croit pas au pays.» Réplique de Rick Slu-tin, dans The Globe and Mail d’hier: «Quoi?Iœ Canada est-il maintenant devenu une religion?» «C’est vrai, ce serait bien plus facile d’être tolérant s’il n'y avait rien qui nous dérangeait dans ce monde», rétorque-t-il, ironique.Séparer ou non le travail et les opinions En éditorial, The Financial Post exprimait mardi une position contraire à celle de son chroniqueur Fothe-ringham.Le FP, en s’appuyant sur la Charte des droits et libertés, plaidait pour une distinction claire entre sphères du travail et du politique.«Ce pays [.] accueille des réfugiés qui fuient leur pays parce qu’ils ont des raisons de croire qu’ils pourraient être persécutés pour des motifs raciaux, religieux, [.] ou liés à des opinions politiques.» Pourquoi nous permettrions-nous d’avoir deux poids deux mesures en terre canadienne, s’interroge en substance le FP?A ce principe de la séparation des sphères, deux quotidiens d’Ottawa ont répliqué, cette semaine.Dans le Sun, c’est le chroniqueur Douglas Fisher, qui rappelait mercredi que Lucien Bouchard avait été embauché comme ambassadeur à Paris sous prétexte que ses opinions politiques ne comptaient pas.«Personne ne saura jamais s’il était alors un cheval de Troie conscient ou non.» Le même exemple a été repris en éditorial par The Citizen, mardi, qui rejetait la séparation travail-politique pour réitérer sa position en faveur d’une démission volontaire de Levine.«Lucien Bouchard ne sera sûrement plus jamais nommé ambassadeur du Canada à Paris.1.] On sait de même qu’un néonazi avoué ne serait jamais pressenti pour occuper quelque poste public d’importance que ce soit.» Il ne faut voir ici aucune identification entre le PQ et un parti nazi, insiste The Citizen.Mais simplement «un test pour ce que Ton entend par “opinion politique”, qui doit intervenir ou non dans le choix d’une nomination».Le journal affirme enfin que le cas de Levine a révélé qu’il existe bien un «seuil au delà duquel» les opinions politiques doivent être prises en compte lors d’une nomination à des postes publics.Dans le cas de Levine, The Citizen répète qu’il y avait de quoi s’interroger.Congrès biennal Manning est prêt à risquer gros pour voir triompher les réformistes Le projet du chef suscite la méfiance des délégués Le chef réformiste Preston Manning a livré hier soir son plaidoyer le plus passionné en faveur d’un réalignement politique qui ouvrirait la porte à un gouvernement fidèle aux principes réformistes.Il ne croit pas que son parti doive abandonner son nom ou son chef, mais si cela est nécessaire pour bâtir l’alliance nécessaire, il est prêt à payer ce prix.MANON CORNELLIER LE DEVOIR London — Le Canada a un besoin urgent d’un gouvernement fondé sur les principes réformistes.La situation est si grave aux yeux de Preston Manning qu’il serait prêt, si nécessaire, à voir son parti perdre son nom et lui-même céder sa place, a-t-il soutenu hier devant ses partisans réunis en congrès biennal.Il a toutefois avoué ne pas croire ni souhaiter en arriver là.Au contraire.«Je suis votre chef, et je dois préciser que j'attends deux choses de l’alternative unie: je veux que nous formions le gouvernement ensemble, et, avec votre soutien, je veux diriger ce gouvernement», a-t-il pris soin de préciser devant plus de 2000 partisans.Il convient que i’entreprise n’est pas sans risque, mais il est prêt à le prendre si cela fait triompher ses idées.«Risquons-nous le leadership d’un tel mouvement?Est-ce que je risque le poste de chef que vous m’avez accordé ces onze dernières années?La réponse franche à cette question est oui ! Mais si, en tant que chef j’estime que ce risque vaut la peine d’être couru—si le résultat d’un tel risque serait la création d’un parti au pouvoir fondé sur les principes réformistes, sous la grande bannière réformiste —, pourquoi ce risque devrait-il nous faire hésiter?» M.Manning a dressé un bilan sévère des réalisations libérales et réitéré les grands axes du programme réformiste pour mieux illustrer la nécessité d’un changement de gouvernement à Ottawa.«Le Canada est devenu un pays en attente — un pays defiles d’attente.[.] N’est-il pas temps de laisser quelqu’un d’autre faire le travail?, a-t-il demandé avant d’exprimer le sentiment d’urgence.Citant en exemple les pères de la Confédération, Preston Manning a demandé à ses supporters d’envisager un réalignement politique qui viserait avant tout les partisans de partis politiques provinciaux, en particulier les conservateurs albertains, ontariens et manitobains, et les supporters de différents partis d’un bout à l’autre du pays.Il a même évoqué la nécessité de rejoindre les Québécois, dont les souverainistes modérés qu’il croit attirer par ses idées de rééquilibrage des pouvoirs.La première étape du processus qu’il propose serait la tenue, au début de 1999, d’une assemblée spéciale dont le but serait de «rassembler sous un même toit politique» des gens qui appuient les grands principes réformistes de réforme du fédéralisme et de responsabilité fiscale, sociale et démocratique.L’autre objectif consisterait à «élaborer une plateforme et un plan d’action politiques pour faire élire à la Chambre des communes une majorité» de ces députés aux prochaines élections fédérales.Conscient des réticences de ses troupes, il a insisté sur le fait que les résultats de la rencontre leur seraient soumis.«C’est vous qui avez le dernier mot.» Le chef réformiste a aussi tenté de dissiper la confusion générée par son idée.Il a souligné qu’il ne s’agissait pas d’une union de la droite, ni d’une fusion avec le Parti conservateur fédéral.Son appel traduit une admission, celle que son parti est incapable de faire une percée suffisante à l’est du Manitoba.Il croit que la création du Reform par des gens venant seulement de l’Ouest a créé une barrière.«Peu importe le succès que nous avons remporté, et peu importe la sincérité avec laquelle nous avons invité les gens d’autres régions à se joindre à nous, ces personnes ne pouvaient éprouver ce sentiment d’appartenance et de détermination qui découle de la participa- Manning évoque même la nécessité de rejoindre les Québécois tion à la fondation d'un nouveau mouvement politique.Voilà pourquoi, ce soir, je soumets cette proposition.» Son projet rencontre beaucoup de méfiance chez les délégués, qui l’ont manifestée en atelier jeudi.Ils craignent que leur chef et ses conseillers leur tirent le tapis de sous les pieds.Décidés à ne pas s’en laisser imposer, ils ont passé la matinée d’hier à rejeter toutes les initiatives de dernière minute que tentait d’amener l’establishment du parti.Ceci a eu pour résultat que des membres fondateurs du parti, des députés et leur chef n’ont pu interrompre la plénière et ont dû attendre plus d’une heure en coulisses avant de pouvoir se livrer à une petite cérémonie.En conférence de presse, Preston Manning a minimisé l’incident, tout comme la minirébellion de la veille en atelier, disant n’y voir que le reflet de la nature de son parti.«Ce n’était qu'une session.Je suggère d’attendre que le projet soit entièrement expliqué et que les débats sur la motion aient lieu avant de conclure au manque d’appétit des militants.» Son entourage, de son côté, niait avoir été surpris par la première réaction des délégués.Il s’interdisait toutefois de prédire le sort qui attendait la motion aujourd’hui en plénière.Le vote devrait avoir lieu en après-midi à la suite d’un débat qu’on prédit houleux.Harel instaure un supplément de revenu pour faciliter le retour au travail PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — La ministre de l’Emploi et de la Solidarité, Louise Harel, a mis sur pied un nouveau programme visant à favoriser le retour au travail d’au moins 29 000 prestataires de l’aide sociale et d’environ 13 000 bénéficiaires de l’assurance-emploi.Le programme prévoit qu’un montant de 500 $ pourra être remis à un requérant qui se trouve un emploi et décide de travailler au moins pendant un mois, soit l’équivalent d’un salaire de 740$.Le bénéficiaire pourra faire appel à ce programme à deux reprises au cours d’une même année pour un supplément total maximum de 1000 $.Les personnes admissibles à ce supplément devront être prestataires de la sécurité du revenu ou de l’assu-rance-emploi depuis au moins trois mois consécutifs au moment de retourner au travail.Le délais de trois mois a été consenti à la demande de l’Union des producteurs agricoles, qui souhaitait que les travailleurs saisonniers puissent profiter, dès cet été, de ce supplément de retour au travail.Ce montant maximum de 500 $ accordé aux gens qui auront obtenu un travail rémunéré aux taux du salaire minimum devrait servir, selon la ministre, à leur procurer les moyens de faire face aux dépenses inhérentes au travail comme des équipements, des vêtements et des outils.«Avec ce geste de plus pour l’emploi, a expliqué Mme Harel, une personne admissible pourra ainsi faire face aux dépenses liées à un nouvel emploi et entamera son retour sur le marché du travail avec moins d’inquiétudes financières.» Le salaire brut de la personne qui bénéficie de ce supplément doit être de 740 $ ou plus par mois, soit l’équivalent d’une rémunération au salaire minimum pour un emploi de 25 heures par semaine.Au total, le programme coûtera au Trésor québécois la somme de 20 millions de dollars.L’opposition libérale, par la voue de son porte-parole officiel Russell Cope-man, n’a pas mis de temps à réagir à cette nouvelle.«Depuis le F janvier, a-t-il expliqué, les prestations de l’aide sociale sont imposables et la fiscalité québécoise ira chercher 50 millions.Là, on retourne 20 millions dans la poche des assistés sociaux pour les inciter à retourner au travail.» M.Copeman a précisé qu’un assisté social qui retournera au travail et qui défoncera le montant de revenus autorisé se verra donc imposer ses prestations reçues antérieurement.«Où est donc l’incitation?», a-t-il demandé.Compagnons des 1269, Van Home, Outiemont tél.: 277-5772 prop.: Maxime BailUèrei et Jirftme Dallalre Ouvert 7 Joun/iem.{Reproduction*, menl/es d'époque, couleurs exceptionnelles • \ottoc/fc cof/cdion f/ièp/it/tte t/c nttt.scc » Accessoirex Jéeorufifs Ouvert TJoursUem, Tout sur les stratégies, tactiques et manœuvres fédérales \t Claude Morin LA DÉRIVE D’Ottawa Catalogue commente des stratégies, tactiques et manœuvres fédérales \ ¦¦ Claude MORIN FU* ¦ \Sfjr 2 ’*• ¦¦ i W v flMdl BORÉAL \fy "gt y/ T Claude Morin LA DÉRIVE DÛttawa Catalogue commenté des stratégies, tactiques et manœuvres fédérales « Claude Morin ne mâche pas ses mots.» NORMAND GIRARD, Le Journal de Montréal « Les fédéralistes auront autant besoin de La Dérive d’Ottawa que d’un mal de dents.» MICHEL CORBE1L, Le Soleil n6 pages • 15,95 $ 1 Boréal Qui m aime me lise.Minto Place Suite Hotel Tarifs d'été exceptionnels! .v\ îtX w I v V' ¦ •/, •En occupation simple ou double.25 juin au 7 septembre '98.Sujet à la disponibilité.Cuisines, restaurants et service aux chambres Studios et suites d'une et de deux chambres Gratuit pour les enfants de 18 ans et moins Piscine et centre de forme physique À deux pas de la colline parlementaire! Ottawa (613) 782-2350 Canada et É-U: 1-800-267-3377 Fax: (613) 232-6962 Site Web: www.mintohotel.com Courrier électronique: mpshotel@minto.com 433, avenue Laurier ouest, Ottawa (Ontario) KIR 7Y1 1, E I) E V OUI , 1.E S S A M E I) I A 0 E T I) I M A N (’ Il E 3 I MAM !» !» 8 A 8 LE DEVOIR LE MONDE REVUE DE PRESSE Mondialisations Il n’y a pas qu’à Montréal qu’on parle de mondialisation et de «SalAMI».Au pays du knack-wurst, au pays du sushi et ailleurs, des secteurs prospèrent tandis que d’autres s’en vont en eau de boudin.Et s’il est vrai que les biens, les services, le capital et les clichés circulent plus librement que jamais, les citoyens, eux, restent le plus souvent prisonniers des frontières nationales.Ils vivent donc la grande communion planétaire en rang dispersé.Claude Lévesque Le Devoir Ly Union européenne récompensera les pays en développement qui se montrent socialement corrects, rapporte le quotidien français Libération.Plutôt que de brandir un bâton sous forme de sanctions, l’UE offrira une carotte sous forme d’abattements douaniers aux pays qui s’abstiennent d’employer de la main-d’œuvre enfantine et qui respectent les normes de l’Organisation internationale du travail en La presse du monde matière de libertés syndicales et de conventions collectives.Le projet prévoit que les pays latino-améri-JJr cains et asiatiques bénéficiant déjà du «système de préférence généralisé», y V 40 qui allège les droits de douane sur " une série de biens, pourront ainsi se voir accorder une réduction tarifaire de 25 % sur les produits industriels et quelques produits agricoles.«Cette mesure européenne devrait relancer le débat, beaucoup plus vaste, sur la “clause sociale" qui avait agité le monde entier à l'automne 1993, lorsqu'était négocié l’accord fondant l’Organisation mondiale du commerce [OMC]", dont on n’a pas beaucoup reparlé depuis.«L’idée était alors de fixer des tarifs douaniers supérieurs pour les pays qui ne respecteraient pas les normes sociales minima.Ce projet avait deux défenseurs de poids: les États-Unis et le France.Mais très vite, de nombreux pays en développement s’y sont opposés, y voyant une façon pour les nations riches de réintroduire des mesures protectionnistes déguisées contre les économies à bas salaires», rappelle Libé.Incidemment, le magazine Géo publie un bon reportage sur le travail des enfants dans le monde.On peut lire leur histoire et les voir à l’œuvre en photos.Ils tissent des tapis au Pakistan, ramassent des papiers et des guenilles en Inde, cassent des cailloux à Madagascar, portent les sacs d’épicerie des bourgeois au Pérou.?Le naufrage de grandes institutions financières, l’arrestation de bureaucrates corrompus et le suicide de certains d’entre eux ont ajouté récemment une note dramatique au marasme économique qui affligeait le Japon depuis un bon moment déjà.Echaudés, les Japonais déposent maintenant leur argent dans les bureaux de poste — qui servent d’institutions d’épargne et de crédit offrant un taux d’intérêt minimal — ou ils achètent des coffres-forts.Après l’éclatement d’une énorme bulle spéculative il y a une dizaine d’années, le Japon a exporté du capital chez ses voisins d’Asie.Si ces «tigres» viennent de s’effondrer, le pays du Soleil levant, lui, n’y a tout de même pas perdu sa chemise.L’épargne des Japonais représente encore un véritable Fuji de yens; relativement appauvris, les Japonais consomment moins qu’avant mais ils exportent encore plus, ce qui exaspère les autorités américaines, notamment.Dans un long article, The Atlantic Monthly tente d’analyser les racines sociales du malaise nippon.Malgré les apparences, le Japon ne serait pas «moderne», selon l’auteur de l’article.Ce dernier cite le pouvoir énorme que les bureaucrates de ce pays ont toujours exercé et exercent encore de nos jours.Il fustige aussi les coteries, l’absence de transparence dans l’économie et la politique, des tares qu’il attribue à 1’«ethno-eco-nomics».Pour étayer cette accusation, il met aussi dans ce même panier des comportements qui relèvent tout bonnement d’une solidarité nationale de bon aloi, voire du simple civisme.Curieusement d’ailleurs, histoire de meubler sa prose, l’auteur, un Australien vivant au Japon, raconte que ses voisins se sont un jour cptisés pour remplacer sa maison rasée par un incendie.A se demander qui sont les véritables ethnocentristes.Ni * 11 Les terrains vagues qui jouxtaient le défunt mur de Berlin constituent aujourd’hui le plus grand chantier d’Europe.Wired, le magazine des «branchés», s’interroge sur le sens à donner à cette reconstruction.«Berlin rêve d'être la capitale, riche et dotée d’une économie de services, du pays le plus riche d’Europe, ainsi qu’un phare pour ses voisins moins prospères à l’Est.» Mais si Hong-Kong a longtemps été le passage obligé entre la Chine communiste et l’Occident, Berlin n’est en rien le passage obligé entre les pays de l’Est et ce même Occident.Berlin demeure pauvre, le taux de chômage y avoisine les 17 %.La situation ne manque donc pas de contradictions.Wired s’étonne de deux choses: pourquoi investir autant dans le développement d’une capitale à une époque où les multinationales apatrides ont plu$ de pouvoir que les États?Et pourquoi essayer de redonner son lustre à un ancien centre industriel alors que l’économie se fait de plus en plus immatérielle?Il faut y voir un exercice de «national mythmaking», voire de «théâtre urbain», croit l’au- WH R MD teur de l’article.La reconstruction suit un plan assez rigoureux inspiré par un urbanisme classique, comme si on voulait combler un hiatus de 50 ans en même temps que le trou laissé par le mur.Apparemment, certains Berlinois préféraient qu’on s’inspire du chaos visuel en place, qu’on y trouve en quelque sorte une esthétique postmoderne.C’est d’ailleurs la folie propre à cette ville que certains entrepreneurs essaient d’exploiter, en y réussissant parfois.C’est le cas de certains «travailleurs de l’information» (entendre: des intervenants des industries de la publicité et du divertissement).Wired constate que les préoccupations de sa brochette d’heureux élus diffèrent de celles de toute une masse de Berlinois: ils étaient en effet 100 000 à rendre hommage cette année à la révolutionnaire socialiste Rosa Luxemburg.Les grandes puissances vont réfléchir sur rinsécurité nouvelle en Asie Les sanctions commencent à s’abattre sur le Pakistan Plusieurs pays ont concrétisé hier leur condamnation verbale des essais nucléaires pakistanais par des sanctions économiques et diplomatiques contre le premier pays islamique membre du «club nucléaire».Au terme d’une réunion, le Conseil de sécurité des Nations unies a «très instamment prié» les frères ennemis nucléaires de ne pas récidiver.AGENCE FRANCE-PRESSE feKUTERS V' >- mÉxji _ Manifestation progouvernementale à Islamabad.New York — Les grandes puissances, après avoir condamné hier les essais pakistanais, étaient résolues à accentuer leurs pressions sur l’Inde et le Pakistan pour éviter une escalade de la tension en Asie du Sud.Washington a ainsi proposé hier une réunion des ministres des Affaires étrangères des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie).Ces cinq pays, les seuls à détenir un droit de veto au Conseil, sont aussi les cinq puissances nucléaires déclarées.La réunion aurait pour objectif d’évoquer la «détérioration» de la sécurité en Asie du Sud et la nécessité de promouvoir «une réponse au niveau international plus coordonnée», a ipdiqué le porte-parole du département d’État, James Rubin.Hier matin, le Conseil de sécurité a «vivement déploré» les cinq essais réalisés jeudi par Islamabad, dans une déclaration présidentielle qui requiert l’unanimité des quinze membres.Et surtout il a «très instamment prié» les deux pays de ne pas procéder à de nouvelles explosions nucléaires qui risqueraient de déstabiliser un peu plus la région par une course aux armements incontrôlable, alors que des informations faisaient état de nouveaux essais imminents au Pakistan.Face aux doutes sur l’efficacité de ces déclarations, l’ambassadeur américain à l’ONU, BUI Richardson, s’est employé à présenter la réaction du Conseil comme «un message clair» de fermeté envoyé par les grandes puissances aux deux pays.Il a souligné que la déclaration a été adoptée par «les principales puissances mondiales».«Ce n’est pas une feuille de papier, cela a de l’importance», a-t-il affirmé en réponse à des journalistes lui demandant si cela suffirait à dissuader Indiens et Pakistanais.Islamabad a notamment justifié ses propres essais par la faiblesse de la condamnation internationale après les essais effectués les 11 et 13 mai par New Delhi.Mais la réaction unanime du Conseil de sécurité cache mal les divergences entre ses membres, dont une majorité (non seulement la Chine alliée du Pakistan, mais aussi la Russie et Jes Européens) ont refusé de suivre les États-Unis dans la voie des sanctions.Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a lui aussi avoué son impuissance à peser sur les deux pays.Après avoir proposé jeudi ses «bons offices» pour faire baisser la tension, le porte-parole de l’ONU a affirmé vendredi que M.Annan «n’avait aucune initiative spécifique» à proposer.Pour autant, les membres du Conseil cherchaient les moyens d’intensifier leurs pressions diplomatiques pour amener l’Inde et le Pakistan à signer à la fois le traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et celui d’interdiction complète des essais (CTBT).Mais, dans ce domaine, les puissances nucléaires marchent sur des oeufs et ont multiplié depuis jeudi les échanges à cinq.Les cinq grands craignent que l’ouverture d’un large débat sur l’usage de l’arme atomique n’ouvre la voie à «une fronde des non-nucléaires» à l’égard des pays nucléaires, soupçonnés de vouloir conserver leurs privilèges.Une autre explosion ?Le Pakistan pourrait effectuer un nouvel essai nucléaire ce week-end et un test de son missile à moyenne-portée Ghauri est attendu dans une semaine, ont affirmé hier des responsables des services de renseignement américains.Ces derniers ont indiqué que des préparations pour un nouvel essai étaient en cours dans un site nucléaire situé dans la chaîne montagneuse de Ras Koh, au Balluchistan, près de la frontière avec l’Afghanistan.Plusieurs pays ont concrétisé hier leur condamnation verbale des essais nucléaires pakistanais par des sanctions économiques et diplomatiques contre le premier pays islamique membre du «club nucléaire».Moins autosuffisant que l’Inde, le Pakistan, qui est dans une situation économique catastrophique, devrait beaucoup plus souffrir de ces sanctions.Les États-Unis, qui n’ont pas réussi à convaincre leurs alliés européens et la Russie d’adopter des sanctions, devraient préciser les mesures visant Islamabad.Le président Clinton a déploré que le Pakistan ait mené, malgré toutes ses mises en garde, sa série d’essais et a promis d’imposer à Islamabad les mêmes sanctions sévères que celles adoptées contre son voisin indien après ses propres essais il y a deux semaines.Ces sanctions américaines, qui prévoient notamment le gel des aides bilatérales et que Washington s’oppose à l’octroi de crédits au Pakistan par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, devraient coûter des milliards de dollars à Islamabad.Premier pays contributeur d’aide au Pakistan, le Japon a annoncé qu’il allait suspendre ses prêts et dons au Pakistan.Ses dons ont totalisé 45 millions de dollars et ses prêts au développement se sont élevés à 440 millions de dollars au cours de l’exercice budgétaire achevé en mars 1997.Tokyo va aussi rappeler son ambassadeur au Pakistan pour consultations.Le Canada mis fin à l’aide au développement au Pakistan, rappelé son haut commissaire à Islamabad et interdit les exportations d’armes de même que la Suède et les Pays-Bas, qui ont également gelé leur aide économique.La Suisse a gelé tout nouveau projet de coopération avec le Pakistan.Le secrétaire au Foreign Office Robin Cook a appelé hier à la plus «extrême prudence» à l’évocation de sanctions contre le Pakistan, «afin d'être sûrs qu’elles atteignent bien les gouvernants et n’affectent pas les pauvres».La Grande-Bretagne a rappelé pour consultations son haut commissaire à Islamabad.L’Union européenne, qui est «consternée» par les essais nucléaires pakistanais, n’adoptera pas de sanction contre Islamabad, selon l’Allemagne.FRANCE Grand ménage avant le Mondial CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS A deux semaines de la date fatidique, imperceptiblement, la capitale française se prépare au grand jour.Comme si de rien n’était, les petites comme les grandes choses se mettent lentement en place.Car la préparation du Mondial de soccer est un événement qui s’organise longtemps d’avance et ne souffre aucun oubli.La France en est aujourd’hui aux préparatifs de dernière minute.Mille huit cents militaires viennent soudain d’envahir la capitale.Plus que le dernier boulon à visser ou le dernier coup de balai à passer, c’est du côté de la sécurité que s’activent aujourd’hui les responsables d’un événement qui rejoindra 37 milliards de téléspectateurs (en audience cumulée), soit deux fois plus que les Jeux olympiques.Le ministre de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, l’avait annoncé, la coordination avec les polices européennes serait au cœur de la sécurité du Mondial de soccer.Rien de surprenant donc à ce que, deux semaines avant l’événement, elles aient arrêté la même journée, dans plusieurs pays, près d’une centaine de personnes proches des milieux islamistes, dont 53 en France seulement Démonstration de force ou rafle préventive?L’opération qui impliquait 500 policiers français relève probablement des deux, bien qu’on n’ait saisi en France qu’une seule arme: un fusil de chasse de calibre 12! Les forces policières soulignent néanmoins que cette action fait suite à une activité accrue des réseaux islamistes à l’approche du Mondial.Des membres d’une famille interpellés dirigent une entreprise située à 500 mètres du tout nouveau Stade de France, à Saint-Denis.L’opération aurait été principalement dirigée contre les partisans de Hassan Hattlab, l’un des chefs du GIA qui aurait l’intention de porter la guerre algérienne en Europe.En Belgique, par contre, les islamistes arrêtés avaient l’intention de mener des actions pendant la coupe du Monde.Le quotidien Le Parisien précise que Mohamed Benaitou et Farik Melouk avaient recruté des hommes pour cela et réunis des explosifs et des détonateurs.En Allemagne et en Italie, les écoutes téléphoniques auraient tout au plus permis d’intercepter des conversations faisant indirectement ;dlusion au Mondial.Deux semaines plus tôt, on avait trouvé à Paris un engin explosif de fabrication tout à fait semblable à ceux qui ont explosé en 1995.Les policiers français auront donc préféré mettre derrière les barreaux quelques-uns des islamistes les plus actifs de France.Cette première opération pu- Plusieurs habitués des stades se plaignent des exigences exagérées de la sécurité blique ne représente cependant que la pointe de l’iceberg de ce qu’on a baptisé ici le «plan Chevènement», du nom du ministre de l’Intérieur.Au ministère, on précise que le Mondial se prépare depuis des mois en collaboration avec toutes les polices européennes.En avril, le ministère avait réuni les polices spécialisées dans la lutte contre la violence dans les stades des 14 pays européens qualifiés pour la coupe du monde.Au poste de coordination mis sur pied par la police française, on trouve des représentants des polices des 31 pays participant aux compétitions.Ils sont chargés de repérer et d’observer les individus connus chez eux pour leur comportement violent Chaque lieu de compétition est équipé d’un dispositif de vidéo-surveillance.Une loi votée en mars dernier permet à la police française d’interdire l’accès des stades à ceux qui y ont déjà provoqué des troubles.Le dispositif est tellement au point qu’on a récemment interdit l’accès du stade Bollaert, à Lens près de la frontière belge, à un journaliste sportif local et au président du Racing-Club de la ville! Il n’est pas rare d’entendre ici et là les habitués des stades se plaindre des exigences exagérées de la sécurité.A Bordeaux, par exemple, on aurait demandé l’installation d’un éclairage de deux millions de dollars pour des raisons de sécurité, alors qu’aucun match du Mondial ne s’y déroulera la nuit Des milliers de «stadiers» ont été formés spécifiquement pour accueillir et orienter les 2,5 millions de spectateurs à l’intérieur des stades, les organisateurs ayant pris soin de répartir soigneusement les places selon la nationalité des acheteurs.Pas question en effet que les Roumains côtoient les Brésiliens dans une rencontre Brésil/Roumanie.Après tout, le soccer n’est peut-être pas vraiment le lieu idéal pour fraterniser.Cette collaboration policière est particulièrement renforcée avec la Grande-Bretagne, lieu par excellence des émeutes ces dernières années.Depuis des mois, les hooligans britanniques ont été fichés et répertoriés.Ceux qui sont classés dans l’une des trois catégories (définies selon le danger) seront automatiquement interdits de voyage en France.L’un des responsables de la police britannique, Eddy Curtis, estimait néanmoins qu’environ 150 hooligans dangereux pourraient malgré tout traverser les contrôles.Ils viendront sans billet et tenteront de s’en procurer sur place au marché noir.Pour la protection des joueurs, les équipes du RAID (un groupe d’intervention rapide) et les parachutistes de la gendarmerie nationale prendront en charge 24h sur 24 chacune des 32 équipes nationales dans les 10 stades où ils se déplaceront Certains pays, comme l’Espagne, où existent des mouvements terroristes, jouiront d’une protection particulière.Paris reconnaît le génocide arménien AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — La France est devenue hier le premier grand pays de l’Union européenne à reconnaître le génocide arménien du début du siècle avec le vote à l’unanimité des députés français d’une proposition de loi socialiste.Cette proposition affirme que «la France reconnaît publiquement ie génocide arménien de 1915».Le vote a été accueilli par de longs applaudissements dans l’hémicycle.Perpétrés par le gouvernement des Jeunes Turcs de l’Empire ottoman, les massacres et les déportations d’Arméniens, de 1915 à 1917, ont fait entre 1,2 et 1,3 million de morts, selon les Arméniens (entre 250 000 et 30Q 000, selon les Turcs).A l’exception de quelques pays, dont la Russie et Canada, la grande majorité des Parlements ne reconnaissent pas ce génocide, même, si dans un passé récent des chefs d’État comme François Mitterrand et George Bush l’ont reconnu, à titre personnel.Au sein de l’Union européenne, seul le Parlement grec l’a reconnu.Mais le Parlement européen a adopté en 1987 une résolution affirmant la nature de «génocide» des massacres de 1915, demandant à la Turquie de faire de même.Le gouvernement turc avait vivement mis en garde Paris ces derniers jours contre l’adoption d’un tel texte.L’enfant prodige du journalisme américain était un imposteur MARIE SAN/ AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — A25 ans, Stephen Glass était considéré comme l’enfant-prodi-ge du journalisme américain.Aujourd’hui son employeur, le très sérieux hebdomadaire The New Republic admet, dépité, que certains de ses reportages loués pour leur originalité n’étaient qu’un tissu de mensonge.Publiant un long mea-culpa dans le numéro daté du 1er juin, le vénérable hebdomadaire politique, fondé en 1914, indique que depuis décembre 1995 et sous trois rédacteurs-en-chef différents, Stephen Glass a publié 41 articles, qui semblaient constituer «le travail légitime d’un journaliste prometteur».«Malheureusement, note sombrement le magazine présentant ses excuses à ses lecteurs, nous savons maintenant avec certitude» que certains articles n’étaient pas «le produit d'observations judicieuses ou de repor- tages audacieux, mais un tissu de mensonge».«Pour des raisons connues de lui seul, ajoute l’hebdomadaire, Glass a mis sur pied des manoeuvres compliquées, incluant la falsification de documents et de notes, pour tromper ses supérieurs».Stephen Glass, dont la plume et l’originalité avaient vite été remarquées dans le petit monde de la presse écrite américaine, contribuait également à d’autres magazines et journaux prestigieux comme le Washington Post, George et Harper, qui tout comme The New Republic lui ont maintenant signifié son congé.Le journaliste avait ainsi publié un reportage saisissant sur une rencontre supposée d'«activistes anti-Clinton» en Virginie, de fanatiques réactionnaires persuadés que «Bill Clinton est en fait une femme — l'amante homosexuelle de la Première Dame».Un autre article intitulé «Monica se vend» rapportait en détail une convention de vendeurs de plus de 3000 articles et objets liés à Monica Lewinsky, la jeune stagiaire de la Maison-Blanche au cœur d’un scandale sexuel, qui s’arrachaient comme des petits pains.Dans un autre reportage intitulé «Loué soit Greenspan» fie président de la Réserve fédérale), Stephen Glass racontait comment dans une firme de Wall Street, les jeunes loups de la finance étaient si occupés qu’ils n’avaient pas le temps d’aller aux toilettes et utilisaient «des urinoirs portables comme ceux utilisés par les policiers faisant le guet».En outre ces investisseurs pressés, selon Glass, «louaient les services d'un étudiant pour qu'il leur fasse chaque semaine des résumés culturels afin de pérorer dans les fêtes».«J’avoue que j’ai lu cela avec incrédulité», confesse Richard Cohen, éditorialiste du Washington Post.Mais, écrit-il, «j’ai conclu que si c'était dans le New Republic, cela devait être vrai».L’imposteur a finalement été démasqué par des confrères qui avaient tenté de contacter les sources, non-existantes, citées par Glass dans un article sur des pirates informatiques.Le New Republic reconnaît la faillite de son système de «fast-checking» qui permet aux journaux américains de vérifier l’authenticité de la copie.«Visiblement les précautions que nous avons prises n’étaient pas suffisantes pour empêcher les mensonges de Glass d’être imprimés» regrette lliedomadaire.En 1981, une autre histoire d’imposture avait secoué la presse américaine.Janet Cook, jeune journaliste au Washington Post gagnait à 26 ans le prestigieux prix Pulitzer pour un reportage bouleversant sur un enfant de 8 ans, Jimmy, drogué à l’héroïne.Il devait s’avérer peu après que l’histoire n’était que fiction et Janet Cook, sommée de rendre son prix et de démissioner, tombait dans l’oubli et la disgrâce.Aujourd’hui elle vivrait dans le Michigan et travaillerait comme vendeuse dans une boutique de vêtements.2009 I, K I) K V OIM.I.K S S A M K I) I A O K T l> I M A N (' Il K A I M Al I il !l S A 9 E M ONDE* COLOMBIE Affaire Lewinsky Un scrutin sous haute surveillance Le procureur Starr met les bouchées doubles HENRY ROMERO REUTER 205 000 soldats et policiers sur un pied d’alerte.la plupart du temps.WLh, CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR Il se peut que, demain, les Colombiens décident de mettre fin à onze ans de régime libéral, dans une atmosphère électorale tendue, comme à l’habitude — 205 000 soldats et policiers sont sur un pied d’alerte.20,7 millions de votants devront faire fi des menaces que constituent la guérilla, les groupes paramilitaires de droite, les réseaux de kidnappeurs et la délinquance commune.Des 13 candidats à la présidence, le conservateur Andrés Pastrana s’est maintenu sans faille en tête de liste (hjns les sondages; il ne réussira cependant pas, au premier tour, à dégager une nette majorité, et il devra se soumettre le 21 juin au ballottage, soit avec Horacio Serpa (libéral), ancien ministre de l’Intérieur, soit avec l’indépendante Noemi Sanin, ancienne ministre des Affaires étrangères, qui se bat sous la bannière à’Opciôn Vida avec une organisation de fortune.Mme Sanin réussira peut-être à contrer le machisme qui barre fréquemment la route aux femmes dans les hautes sphères.Serpa est handicapé, dit-on, par sa longue amitié avec le président sortant Ernesto Samper, lequel a nettement raté le «grand saut social» promis en 1994, même si l’on note que 1997 a marqué une hausse de 42 % des investissements étrangers, qui ont atteint l’an dernier 4,4 milliards.Samper, même si une commission parlementaire, l’a blanchi en juin 1996 de cette accusation, est toujours soupçonné devoir accepté du cartel de Cali six millions pour sa campagne de 1994.Noemi Sanin, quant à elle, a réussi à se classer première dans un sondage réalisé à Cali, devant Pastrana et Serpa.Dans la capitale de Bogota, elle vient au deuxième rang (28 %) derrière Pastrana (34 %) et en avance sur Serpa qui ne rallierait que 24 % des votants.La forte popularité de Noemi Sanin constitue l’une des surprises de cette fin de campagne.Un ancien général à la retraite, Harold Bedoya, n’arrive pas à gagner le peloton de tête.Pastrana, âgé de 44 ans, est avocat.Son père, Misael, occupa la présidence de la Colombie de 1970 à 1974.“Andrés», comme on le désigne couramment, fut chroniqueur dans un hebdomadaire et à une station de télévision appartenant à sa famille.Après avoir siégé au conseil de ville de Bogota, Andrés Pastrana en devint le premier maire élu en 1988.Il siégea comme sénateur avant de se lancer sans succès une première fois dans la course à la présidence qu’il espère, cette fois-ci, assumer jusqu’en l’an 2002.La carrière politique d’Horacio Serpa s’étend sur 30 ans.Cet avocat de 55 ans s’est fait connaître par sa défense des travailleurs dans de nombreux conflits.Dans ses discours, il se présente conjme distinct de Samper (auquel les Etats-Unis refusent un visa d’entrée).Il n’en demeure pas moins qu’il a milité pour Samper en 1994 et qu’en 1996 il s’en fit Tardent défenseur, affirmant que, si de l’argent sale était parvenu à infiltrer son organisation, Samper l’ignorait.Sous la gouverne de deux autres présidents libéraux, Virgi-lio Barco et César Gaviria, Me Seipa s’est fait connaître dans le passé par ses efforts pour en arriver à un dialogue avec les diverses composantes de la guérilla.Aujourd’hui encore, malgré les plus dura des dirigeants des forces armées humiliées par de nombreuses pei tes aux mains des guérilleros, Serpa se prononce en faveur de pourparlers avec la guérilla et accuse l’extrême droite de vouloir déstabiliser le pays.I>es «affaires» ne cessent d’occuper une large place dans l’actualité en Colombie, où le taux de délits et de crimes impunis est très élevé.L’un des politiciens condamnés, Fernando Bo-tero (ex-ministre de la Défense), a déjà passé 30 mois en prison après un retentissant procès, et la Fiscalia a annoncé jeudi qu’elle ouvrait une nouvelle enquête pour tirer au clair l’allégation que Botero et l'antiquaire Santiago Medina s’étaient approprié les six millions que le cartel de Cali destinait à l’organisation Samper en 1994.Tous les candidats jurent que c’en sera fini de la promiscuité avec les milieux mafieux.Les électeurs les jugeront-ils crédibles sur ce point?Avec l’Agence France-Presse Equateur: lassitude après les crises AFP ET LE DEVOIR Ly Équateur choisit demain un président et un vice-pi ési-llent, en plus de 20 députés nationaux et une centaine de membres de législatures provinciales.7,2 millions de citoyens ont droit de vote.Dans ce pays andin qui conjugue quotidiennement les crises, 1997 fut une année faste.Le président Abdula Bucaram fut destitué (6 février) pour «incapacité mentale»; il a choisi l’exil au Panama.La vice-présidente, Rosalia Arteaga, n’eut le titre de présidente que durant trois jours (elle est demain l’une des deux femmes à briguer la présidence, on ne lui crédite que 3 % de la faveur populaire).Puis Ton désigna par intérim Fabiân Alarcon, président de l’Assemblée nationale.Ijes remous subséquents ont provoqué la destitution de 17 députés (sur 82) pour corruption et la déchéance de 31 juges de la Cour suprême! Entre-temps, une assemblée constituante a mis au point une nouvelle Constitution qui sera proposée, le 5 juin, par le président de l’Assemblée nationale, Luis Mejia; elle entrera en vigueur le 10 août, jour de passation des pouvoirs d’Alarcon à son successeur.Cette fois, on a soin de prévoir les modalités de destitution d’un président dans un pays qui a connu deux coups d’Etat militaires au cours des années soixante-dix avant de vivre une transition vers la démocratie avec le populiste Jaime Roldos, en 1979.Roldos est mort dans un accident d’avion (1981) peu «près un conflit frontalier aigu avec le Pérou.Ce litige s’est d’ailleurs ravivé en 1995; la guerre éclair fut suivie de médiations, qui se poursuivent toujours; il en sera question lundi à Caracas, où se tient une réunion des ministres des Affaires étrangères de TO TA Des six candidats à la présidence, unanimes à promettre la fin de la corruption, de nouveaux logements et un système d’éducation mieux structuré, deux devraient se retrouver en ballottage le 12 juillet au deuxième tour: le favori, Jamil Mahuad, maire démocrate-chrétien de Quito, la capitale — il recueillerait 36 % des voix au premier tour —, et Alvaro Noboa, l’homme le plus fortuné du pays, qui obtiendrait le quart des suffrages.Noboa a l’appui du parti roldosista (PRE) de Tex-président Âbdula Bucaram; il laisse entendre que Mahuad, par son frère Jorge Eduardo, trésorier de campagne, a des liens avec la mafia, ce que nie catégoriquement Jamil Mahuad, qualifiant Bucaram et Noboa de calomniateurs.Le troisième candidat, selon les sondages, est Tex-président Rodrigo Borga (1988-1992) du parti de la gauche démocratique (ID).Las de la politicaillerie, préoccupé des dommages réels causés à l’économie du pays par le phénomène El Nino, l’électorat pourrait bouder les urnes dans une proportion de 30 à 40 %, selon l’Institut d’études sociales et de l'opinion publique (IESOP).ELECTION i o ! < e 277, av.Laurier O 270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 CONSEILLERS • EXF! lOMIiOUM Francesco Sm m to Calvin Klein lOMIiOUM Votre Nom mm.Laundry /•
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