Le devoir, 30 mai 1998, Cahier B
I K I) 1: V (I I It .I K s s A M K l> I :t h I I I) I M A \ ( Il I :> I MAI I it it 8 ?le Devoir ?La chronique de Lise Bisson nette Beige B 3 Opéra Beige B 3 Cinéma Beige B 4 Vitrine de la vidéo Beige B 5 Hommage à Roger Frappier Beige B 5 A l’écran Beige B 8 Théâtre Beige B 9 Vitrine die dise]iee Beige B 9 Grille télé du week-end Beige B 10 Agenda culturel Beige B 11 Disques classiques Beige B 12 ?c ii iri s Risquer ! Les cinquièmes Coups de théâtre sont lancés! Jusqu’au dimanche 7 juin, 24 productions se succéderont dans sept salles différentes, illustrant les grandes tendances de ce théâtre de l’improbable dont nous parlait le directeur du festival, Rémi Boucher, la semaine dernière.La programmation est riche.Parfois même provocante.MICHEL HÉLAIR LE DEVOIR Hier soir, leTeatro Arte Cuticchio envahissait le Marché Bonse-cours avec Ir Siège de Baris, un collage de textes remontant jusqu’à Charlemagne et dits par des marionnettes fabriquées en Sicile au XIX' siècle.Plus tard en semaine, on fera appel à un scénario de Simenon (mardi à l’Espace Cîo), a Bartok et Chostakovitch (à l’Usine C, jeudi), même aux Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach (vendredi a l'Agora de la danse).Un peu partout à travers les spectacles, qu’ils viennent du Pérou ou d’Israël, du Québec ou d’Europe, on évoquera la mythologie, la réalité crue comme la réalité rêvée.Lœ théâtre jeunesse a des lettres et l’Histoire lui sert aussi de point d’appui.L’audace Le théâtre jeunesse a des lettres, oui, mais ce n’est pas d'abord ce qui le caractérise.Devant l’impressionnant étalage des spectacles sélectionnés pour les Coups de théâtre, il faut plu-tôt parler d’audace et de goût du risque.Contrairement â l’image de sucre d’orge que certains peuvent encore s’en faire, le théâtre jeunesse n’a plus rien â voir, de près ou de loin, avec Walt Disney et les gentilles histoires rose bonbon pour amuser les tout-petits.11 arrive toujours un âge où Cendrillon rate son carrosse et où Blanche-Neige ne se réveille plus.Si l'édition 1996 des Coups de théâtre avait marqué l’intrusion de la «vraie vie fantasmée» dans le répertoire jeunesse — peut-être une lointaine influence québécoise —, la programmation de cette année laisse entrevoir la confirmation de cette tendance.C’est qu'on parle ici de «coup monté pour libérer l'humanité de la télévision» (Los Mansardinos, dimanche et lundi à l’Agora).Du «passage difficile d'une vie à une autre» pour un enfant malade (Mathieu trop court, François trop long, à l’Espace Go, jeudi).Dans un autre registre, on pourra voir aussi une séductrice être conquise par un homme-porte-manteau (Be-tites histoires, à Tangente dimanche et lundi).Et constater qu’il est «difficile d'apprivoiser son instinct et ses désirs troubles-> (L’Ogrelet, au Théâtre d'Au-jourd’hui, vendredi).Le théâtre jeunesse n’est pas politically correct: il prend des risques.C'était l’un des secrets les mieux gardés du «milieu», mais au moment où le raz-de-marée du festival commence à déferler, aussi bien le faire savoir à tout le monde.La toute petite municipalité de V reçoit plus de 500 de ces œm»t en soi, que sont les miniatures.dans le mondé l’art m profit d tenement • •V"* tifmm '-é' 2 5 VITRINE DE LA VIDÉO Le couple mis à l’épreuve MARTIN BILODEAU Eprouvé par un décès, l’arrivée d’un étranger, la résurrection d’un souvenir ou l’infidélité d’une de ses parties, le couple constitue, au cinéma comme dans la vie, la cellule la plus solide et la plus friable qui soit.Ces nouveautés sur les tablettes en font la démonstration.THE SWEET HEREAFTER ?1/2 Couronné à Cannes l’année dernière, ce remarquable 77/e Sweet Hereafter, du Canadien Atom Egoyan, formule une admirable réflexion sur l’innocence, le mensonge et la culture de la loi, à la faveur d’un récit en mosaïque tournant autour d’une communauté éprouvée par la disparition de ses enfants, morts prisonniers de leur autobus d’écoliers qui, à la suite d’un dérapage, s’est enfoncé sous les glaces d’un lac.Sorte d’examen de conscience collectif et de radiographie d’un tissu social effrité, doublé d’une étude de caractères à la lumière de l’enquête menée par un avocat (Ian Holm) qui cherche à unir les voix des parents contre la commission scolaire, The Sweet Hereafter est un véritable cri resté dans la gorge, un hymne à la puissance de la vie.Traversé par des personnages denses et originaux campés par des acteurs admirablement dirigés (dont Bruce Greenwood et Sarah Polley), richement photographié et texturé par une musique d’inspiration irlandaise, ce film-instant de grâce reste dans la tête longtemps après le rembobinage de la cassette.à r.;v lyFMYAwÀTnrNroAfTNTr ian holm the sweet hereafter a film by atom egoyan THERE IS NO SUCH THING AS THE SIMP! F.TRUTH “THE BEST FILM OF THE YEAR!” FOB PROMOTIONAL USf ONLY.NOT TOR SAIL OR RENTAL.NETTOYAGE À SEC ?1/2 Nettoyage à sec est une fascinante étude de caractères, où la tension sexuelle qui unit un couple de quadragénaires à un jeune inconnu s’accentue au gré d’un récit conçu comme une bombe à retardement, avec pour détonateur final la franchise brutale de ce dernier et son besoin d’être aimé.Le scénario entremêle avec subtilité les thèmes de la pulsion sexuelle et de la quête du père, privilégiant une approche impressionniste qui déstabilise totalement les spectateurs.Ce troisième long métrage de la Française Anne Fontaine (Augustin) -est mis en scène avec délicatesse et retenue, privilégiant toutefois une photographie brute qui sacrifie à la coquetterie.Ainsi, aucun effet de style ne vient adoucir l’intime face-à-face entre les spectateurs et les personnages ordinaires et tragiques, admirablement campés par Miou Miou, Stanislas Merliar et surtout Charles Berling, qui fait ici une brillante démonstration de son talent et de sa polyvalence.nBttuyageàseç L’APPARTEMENT ?Singulier, séduisant et personnel premier film du Français Gilles Mi-mouni, L’Appartement est une superbe expérience orphéenne dans laquelle le passé amoureux d’un jeune homme d’affaires (Vincent Cas-sel) refait surface lorsqu’il entend, provenant d’une cabine téléphonique, la voix de celle qu’il a tant aimée (Monica Bellucci).Il ratisse Paris à sa recherche, laissant dans le brouillard une future épouse (Sandrine Kiberlain) qui le croit en voyage d’affaires et mettant dans le coup un vieil ami retrouvé (Jean-Philippe Ecoffey).Quelques indices cueillis ici et là le conduisent à une jeune femme (Romane Bohringer) qui prétend être celle qu’il recherche.Un escarpin la trahira.Ce quatuor d’hommes divisés et de femmes doubles nous promène entre le rêve et la réalité, le passé et le présent, le mythe et la femme.L’exercice paraît parfois laborieux, la démarche trop précise et calculée; pourtant, derrière la surface léchée du film se cache un regard trouble et perturbé, lourd de sentiments cachés dans les replis de l’inconscient, replis que la composition fascinante de Vincent Cassel, qui tient le film sur ses épaules, évoque avec une grande force.AMERICAN PERFEKT ?Sous ce premier titre de l’Américain d’adoption Paul Chart, né à Ixmdres, se cache une comédie noire grinçante et un thriller hitchcockien déroutant, qui défile à grande vitesse sur les routes poussiéreuses de (Arizona, à la remorque d’un délirant trio de personnages, livré au hasard d’une pièce de monnaie interrogée à chaque carrefour par un étrange psychologue, flanqué pour un temps d’une secrétaire névrosée qu’il a recueillie sur les routes (Amanda Plummer) et disparaîtra sans laisser de traces, puis de la sœur de cette dernière (Fairuza Balk), à qui la première a fait faux bond.Dans leur sillage, une nuée de cadavres remontent à la surface tandis que le visage aimable du psy(chologue) prend des allures de psy(copathe).En rupture avec les Kalifornia et autres Kiss or Kilt qui l’ont précédé, American Perfekt joue sur les ressorts de Psycho, auxquels Paul Chart arrime une réflexion austerienne sur le destin, le hasard et l’absolu.Moins original qu’efficace, moins spectaculaire qu’appliqué, son film révèle néanmoins un auteur prometteur, dont la griffe attend encore de se raffermir.POUR RIRE ?Second long métrage de l’acteur Lucas Belvaux (Beau temps mais orageux en fin de journée), Pour rire est une variation sur l’amour et le hasard, axée sur le personnage de Nicolas (Jean-Pierre Léaud), époux aimant et attentionné qui découvre que sa femme a une liaison avec un photographe (Antoine Chappey), en même temps que leur meilleure amie (Tonie Marshall) est larguée par son mari qui lui préfère une jeune infirmière.Pour rire repose avant tout sur le personnage tragicomique campé par Léaud, et c’est là son principal défaut, l’acteur plus tiqué que jamais ne parvenant jamais à composer un personnage.Sur le même registre de l’intellectuel irritable, Léaud irrite les spectateurs et tient cette histoire, dont il représente l’œil et la clé, dans le noir le plus total, d’autant plus que le système de mises en abyme et de hasards fantaisistes instaurés par le scénariste-réalisateur ne dépasse jamais le stade de l’artifice.LTndo-Canadienne Deepa Mehta (Sam and Me, Camilla) nous offre ici un film inégal qui raconte l’histoire d’amour de deux belles-sœurs dans l’Inde contemporaine encore pétrie de traditions.Quelques personnages forts habitent ce récit qui oppose le réel à (imaginaire, la tradition à l’émancipation, l’amour au dogme.Passée la démonstration, Fire réserve peu de surprises et moins d’émotion, malgré le jeu sensible de Shabana Azmi.GRAND PRIX DES AMERIQUES FESTIVAL DES FILMS DU MONDE DE MONTREAL '97 LÉOPARD D'ARGENT LOCARNO '97 LÉOPARD DE BRONZE MEILLEURE ACTRICE LOCARNO '97 PRIX DE LA JEUNESSE LOCARNO '97 ayïc ROMaIH duris roua rartbter isidor sherbar OVIDIU BALAN ?DAN ASTILEANU • VALENTIN TEODOSIU Frappé du sceau Frappier MARTIN BILODEAU Onze producteurs du monde entier ont été honorés au dernier Festival de Cannes.Au milieu de ses homologues Claude Berri et Roger Corman, le québécois Roger Frappier, producteur entre autres films du Déclin de l’empire américain, d'Un zoo la nuit et de Cosmos, recevait les honneurs devant un parterre de journalistes du monde entier rassemblés par Gilles Jacob, délégué général du festival, qui a par la même occasion programmé, dans la section Un certain regard, le nouveau film de son protégé, Denis Villeneuve, intitulé Un 32 août sur terre.Peu avant l’événement, Michel Coulombe, directeur des Rendez-vous du cinéma québécois, notamment co-auteur du Dictionnaire du cinéma québécois, recevait du Media Business School de Madrid la commande de rédiger une entrevue-portrait avec Roger Frappier.Cette entrevue, dont nous reproduisons aujourd’hui de grands extraits pour, à notre tour, souligner l’importance du travail du producteur d'Anne Trister dans l’industrie du cinéma québécois, sera publiée en juillet dans une nouvelle monographie éditée par Antonio Saura (fils de Carlos), de l’institution madrilène, qui a rassemblé des entretiens avec chacune des onze personnalités honorées à Cannes.Dans cet entretien, qui compte dans sa forme originale un bonne vingtaine de pages, Roger Frappier se JACQl Roger Frappier confie à Michel Coulombe, aborde les principaux moments de sa carrière de producteur-réalisateur (amorcée avec Le Grand Film ordinaire en 1970), en plus de reproduire, par un dialogue, ses réflexions sur (industrie québécoise du cinéma, tant privée que publique, et de s’interroger sur ses rapports avec la relève, sa collaboration avec les grands cinéastes d’ici, la barrière de la langue et la dictature du marché et du financement, toujours à la lumière de son importante filmographie, dont plusieurs titres frappés du sceau Frappier ont contribué à relancer (industrie du cinéma québécois.Et par la même occasion façonné sa réputation, qui n’est plus à faire, de producteur nouveau genre, qui croit fermement qu’un film «naît de la relation entre un réalisateur, un scéna-riste et un producteur», et qui tra-J vaille à cette alchimie, / moduler les Sur le cinéma québécois et ce qu’il faut entreprendre pour lui redonner son lustre d’antan, Frappier, es grenier le devoir qui a étudié à Londres et travaillé auprès de (Américain Robert Altman sur Nashville, se montre on ne peut plus clair: «Si on ne fait pas le poids, il faut faire la différence.C'est pourquoi je veux produire des films personnels qui rejoignent un large public, des films qui auront une écriture européenne et une mise en marché américaine», explique-t-il à Michel Coulombe dans cette entrevue-fleuve que nous vous invitons maintenant à découvrir dans les pages qui suivent.ARLETTE Réalisé par un Claude Zidi (Les Ripoux) essoufflé et sans inspiration, Arlette dessine le parcours accidenté d’une serveuse (Josiane Balasko), héritière qui s’ignore d’un millionnaire américain mourant à qui des truands balancent entre les pattes un Casanova (Christophe Lambert) qui lui fait le coup de Cendrillon.Le canevas, usé, s’inspire de bon nombre de comédies qui, par comparaison, brillent de tous leurs feux.Car pas une seule idée nouvelle ne vient à la rescousse de cette comédie à (américaine sans relief, par ailleurs bête et vulgaire.Tf JpSL* M (L'ETRANGER FOU) ¦ -r' t ÿ.MmÊm i SOCIETE DE DÉVELOPPEMENT DES ENTREPRISES CULTURELLES G VERSION ORIGINALE AVEC 4$ | rigtèS SOUS-TITRES FRANÇAIS 1vP ‘ “1 À L’AFFICHE! ?CD [“''•2=1 CINÉPLEX ODÉON COMPLEXE DESJARDINS *© TOUS LES JOURS: 12:30 - 2:35 - 4:40 - 6:50 - 9:10 I 755.boul.René-Lévesque Est (Siège) Bureau 200 Montréal (Québec) H2K 4P6 Téléphone : (5 14) 873-77687 Service 800 : 1 -800-363-040 I Télécopieur : (5 14) 873-4388 36 1/2, rue Saint-Pierre (Bureau de la Capitale) Québec (Québec)G l K 3Z6 Téléphone : (4 18) 643-258 I Télécopieur : (4 18) 643-89 I 8 Québec U ?U U popcorn L'agence de publicité de l'industrie du cinéma Nous saluons Roger Frappier Cinéplex Odéon (QUÉBEC INC.) pour sa contribution unique au 7e art % J L E I) E V 0 I It .I.E S S A M K I) I :t 0 E T I) I M A N (' Il E :t I MAI I !l il K B 6 A g I ^— — ——— ’W ^ Hommage à Roger Frappier Roger Frappier On célèbre en lui le réalisateur et le producteur, le dénicheur de talents, l'initiateur d'oeuvres majeures et le «père» de toute une relève.On se rappellera qu'il a été hier président de l'Institut québécois du cinéma, et qu'il est aujourd'hui président des Rendez-vous du cinéma québécois.Mais il ne faudrait pas non plus oublier qu'il est au nombre de ceux et celles qui ont voulu doter notre industrie d'un centre de formation à sa mesure, un centre auquel il a passionnément cru, pour lequel il s'est généreusement dépensé et dans lequel il demeure activement engagé, un centre qui porte aujourd'hui fièrement le nom de INIS.TNTS INSTITUT NATIONAL DE L'IMAGE ET DU SON mfr P hologramme de Un looki mû de Jwn-Oowte Lmiï«i met Roger LeW et Site Mohw Les réalisateurs et les réalisatrices du Québec, jeunes et moins jeunes, saluent leur collègue Roger Frappier pour sa vision, sa persévérance et son amour inconditionnel du cinéma L’Académie CANADIENNE DU CINÉMA ET DE LA TÉLÉVISION FÉLICITE h POUR l’hommage qu’on lui a RENDU LORS DU DERNIER FESTIVAL de Cannes et pour son apport AU CINÉMA QUÉBÉCOIS.Roger Frappier est le seul producteur au Canada qui a mérité trois fois le Prix Génie du Meilleur film, décerné par l'Académie, pour Le Déclin de l’empire américain, Un Zoo la nuit et Jésus de Montréal.Frappier Il est aussi le seul producteur au Canada qui a remporté trois fois la Bobine d'or, décernée annuellement par l’Académie au film ayant réalisé les meilleures recettes au box-office, pour Le Déclin de l’empire américain, Jésus de Montréal et Ding et Dong, le film.Métier: producteur ANDRÉ CORNELLIÉR PROPOS recueillis PAR MICHEL COU LO M BE Après avoir été critique de cinéma, monteur, assistant caméraman, assistant réalisateur et réalisateur, vous vous êtes entièrement consacré à la production à partir du milieu des années quatre-vingt.De quel métier rêviez-vous au départ?Je rêvais de réaliser.Je ne pensais aucunement devenir producteur.La réalisation était pour moi la façon de faire du cinéma, le moyen de m’exprimer.J’ai d’abord réalisé des documentaires.après avoir soutenu dans un long article que la fiction était beaucoup plus forte que le documentaire.Si la fiction me paraissait difficile, c’est que j’avais des idées, mais pas de talent d’écriture.J’ai écrit plusieurs scénarios de fiction, plus ridicules les uns que les autres, et je n’ai pas trouvé un scénariste pour donner forme à mes idées.Si cela avait été le cas, je serais certainement demeuré réalisateur.Comment qualifieriez-vous les films que vous avez réalisés?Je suis incapable de les revoir! J’ai revu Le Grand Film ordinaire il y a quelques années à l’occasion d’un anniversaire de la troupe de théâtre avec laquelle j’ai tourné, Le Grand Cirque ordinaire, et j’ai souffert le martyre.Le film, il est vrai, a tout juste coûté 6000 $.On empruntait de la pellicule à gauche et à droite, on comptait sur les laboratoires pour développer le film à bon marché et on tournait les fins de semaine, si bien que dans l’une des scènes, tournée sur une période de neuf mois, une comédienne a les cheveux longs puis courts, et porte un chandail noir puis blanc.Cela n’avait alors aucune importance.On ne travaille plus de cette façon.On ne prend plus le genre de risques que j’ai couru lorsque j’ai tourné L’Infonie inachevée, le premier long métrage documentaire en stéréophonie au Québec, avec sept Na-gras en synchronisme, méthode artisanale qui a ensuite exigé des prouesses au montage sonore et des nuits entières de travail de précision.J’essaie aujourd’hui de retrouver ce rapport exceptionnel avec la création.Après avoir tourné votre seul long métrage fiction, Le Dernier Glacier, en coréalisation avec Jacques Leduc, vous êtes définitivement passé à la production.Pourquoi?Si j’avais trouvé un producteur qui ait eu confiance en moi, en mon talent, je me serais consacré à la fiction.La mise en scène, le travail sur le plateau me plaisaient beaucoup.Par contre, je ne pouvais pas supporter de faire un film tous les quatre ans ou, simplement, de chercher un sujet pendant six mois.J’ai besoin d’action.Quand j’ai fait le choix de devenir producteur, bien sûr il m’a fallu apprendre, notamment tout ce qui concerne le budget et le financement des films, mais comme j’avais touché à tous les métiers du cinéma et tourné des films publicitaires, des fictions, des documentaires, l’ensemble de ces expériences s’est révélé une véritable école.La production m’est apparue comme la dernière étape d’un cheminement entrepris des années plus tôt et je m’y suis senti bien immédiatement.Je ne l’ai jamais regretté et je n’ai jamais eu le sentiment d’agir comme un réalisateur frustré.J’ai pu, comme je le souhaitais, faire quatre films par année et multiplier, de cette façon, les occasions de travailler avec des gens que j’aimais.Lorsque le producteur Jacques Bobet a pris sa retraite de l’Office national du film, on m’a offert de produire les films de fiction de cet organisme.J’avais produit la plupart de mes films de même que plusieurs documentaires à l’Office national du film, mais j’ai tout de même mis un mois à réfléchir à cette offre avant de l’accepter.On n’en avait alors que pour les films d’époque et je m’intéressais plutôt aux films contemporains, aux films qui parlent de ce qui nous touche, de ce que nous sommes.J’ai posé une condition: comme je trouvais les cinéastes meilleurs que leurs films, je voulais qu’on me permette de regrouper des réalisateurs pour former un groupe de travail cinématographique.J’ai aussi demandé un million de dollars et le droit de décider du moment où il fallait lancer une production plutôt que de soumettre chaque scénario à un comité dont les membres l’apporteraient en week-end pour prendre une décision le lundi.Je demandais que l’on me juge sur les résultats.On a accepté mes conditions et j’ai formé un groupe composé de trois cinéastes de l’Office national du film, Tahani Rached, Jacques Leduc et Bernard Gosselin, et de trois cinéastes de l’extérieur, Léa Pool, Pierre Falardeau et Denys Arcand.L’expérience a tenu une année.On se voyait une fois par semaine, d’abord pour discuter d’idées de films puis, au fil des mois, pour commenter chaque version des scénarios des membres du groupe.Certains films n’ont été tournés que plus tard, comme Octobre de Pierre Falardeau et Trois pommes à côté du sommeil de Jacques Leduc, mais ce travail a aussi donné, plus immédiatement, Le Déclin de l'empire américain de Denys Arcand et Anne Tris-ter de Léa Pool.Des années plus tard, arrivé à un tournant, vous vous êtes de nouveau entouré d’un groupe de cinéastes, les six réalisateurs de Cosmos.Plus rien ne fonctionnait en production à ce moment au Québec et, dans ce contexte d’incertitude, j’ai voulu reprendre l’expérience avec la jeune génération.Comme je ne voulais pas produire des courts métrages, j’ai eu l’idée de faire un film avec plusieurs cinéastes, trois gars et trois filles: Jennifer Alleyn, Manon Briand, Marie-Julie Dallaire, Arto Paragamian, André Turpin et Denis Villeneuve.Le film s’articulerait autour d’un chauffeur de taxi et de ses clients et se passerait sur une journée à Montréal.Nous nous sommes vus une fois par semaine, et j’ai retrouvé le même plaisir qu’avec le groupe précédent.Il y a actuellement au Québec une solide génération de jeunes cinéastes dont se détacheront les deux ou trois talentueux qui se feront connaître sur le plan international.Le contexte de production a-t-il beaucoup changé depuis le milieu des années quatre-vingts?Il a suffi de quatre jours pour financer Le Déclin de l’empire américain, qui a coûté 1,8 million de dollars.Aujourd’hui, c’est impensable: il faut compter trois ou quatre mois à temps complet pour boucler le financement d’un film.Le parcours est beaucoup plus complexe et les règles du jeu changent constamment.En fait, elles ont été différentes pour chacun des films que j’ai produits, ce qui nous fait perdre un temps fou et nous oblige à demeurer très alertes.Les allers-retours entre la société de production et ses différents partenaires, télédiffuseurs, distributeur, organismes gouvernementaux de financement, sont plus nombreux que jamais.Ces interventions sont parfois bénéfiques, mais pas toujours.Trop sou- Roger Frappier vent, on nous invite à tendre vers un cinéma qu’on a déjà parcouru, ce que je tiens à éviter à tout prix.L’histoire du film, ou sinon la façon de la raconter, doit me paraître complètement nouvelle.Dans le cas de Cosmos par exemple, je ne voulais pas reproduire le modèle des films à sketches mais arriver à ce que cela ressemble à un seul film, trouver des façons de lier les différentes histoires.Cela permettait de créer un élément de surprise et d’obtenir un film qui ne soit pas conventionnel.Il faut savoir prendre la ligne du risque.Misez-vous sur des cinéastes ou sur des scénarios?Je fais un pari sur un réalisateur.Je crois fondamentalement que la seule chose que les cinématographies des petits pays puissent exporter ce sont des réalisateurs et non des films.Lars von Trier, Ingmar Bergman, Aki Kaurismaki, Emir Kusturica et Pedro Almodovar se sont imposés plus que les cinémas danois, suédois, finlandais, yougoslave et espagnol.Au Canada anglais, Atom Egoyan a pu s’affirmer sur la scène internationale parce qu'il a tourné un film chaque année, fidèle à sa vision mais de plus en plus accessible.Denys Arcand aurait une renommée internationale s’il avait tourné à ce rythme.Les producteurs doivent identifier les cinéastes de talent et leur donner la possibilité de travailler dans la continuité.C’est la seule chose à faire dans un petit pays.Vous percevez-vous comme le coauteur des films que vous produisez?Jamais.J’essaie de comprendre la vision du réalisateur et de la pousser le plus loin possible.Il arrive tout de même que j’apporte dés idées.Ainsi, au moment où je travaillais avec le groupe de cinéastes à l’Office national du film, comme je cherchais une façon de faire un film rapidement, j’avais imaginé un film qui se serait entièrement déroulé dans un restaurant fermé et qu’on aurait tourné à plusieurs caméras.Des hommes prenaient l’apéritif en attendant leurs femmes et ils parlaient d’elles, puis ces femmes se joignaient à eux et la conversation changeait et lorsqu’elles restaient seules, au dessert, elles parlaient à leur tour des hommes.Denys Arcand a souhaité reprendre l’idée et il en a fait Le Déclin de l’empire américain, qui est tout à fait son film.Quel contrôle exercez-vous sur les différentes étapes de production?Le métier de producteur exige un dialogue constant avec le réalisateur, le scénariste, le directeur de la photographie, le monteur, le compositeur, le mixeur, et ce à toutes les étapes.Si on fait bien son travail, c’est la logique du film qui s’installe.Ainsi, lorsque Jean-Claude Lauzon nous a soumis un montage de deux heures quarante de Un zoo la nuit, montage qu’il considérait final, comme je partage toujours l’approbation du montage final avec le réalisateur je lui ai proposé de réunir une quarantaine de personnes, vingt de son choix, vingt du mien, et de leur montrer le film.De manière unanime, elles ont trouvé le film trop long.Après quoi Jean-Claude Lauzon l’a beaucoup trop coupé, aussi m’a-t-il fallu le ramener à sa durée idéale avec le monteur Michel Arcand.VOIR PAGE B 7 ,1 L’Association Cinéma Propriétaires Ciné-parc du Québec heureuse ner la contribution exceptionnelle de Roger Frappier au succès du film québécois ainsi que l’enthousiasme du grand public pour chacune de ses oeuvres. I, K I) K V (lin.I.K S S A M K I) I :$ 0 K T I) I M A X (' Il K I M Al I !l il S B 7 SUITE I)E Ij\ PAGE B 6 Intervenez-vous à l'étape de la mise en marché?Je discute de tout jusqu’à la mise en marché puisqu’elle peut précipiter la mort d’un film.Cela tient parfois à un détail, le titre du film par exemple.On n’est jamais assuré de la carrière que connaîtra un film, ce qui est très stimulant mais aussi particulièrement épuisant.Il m’arrive de rêver d’un métier où il y a plus de certitudes, où l’on n'est pas toujours sur la corde raide.Il n’y a pas de formule en dehors du cinéma hollywoodien et c’est devenu beaucoup plus difficile pour les petites cinématographies depuis quelques années.Le üéclin de l'empire américain, Un zoo la nuit et Jésus de Montréal ont tenu un an l’affiche à Montréal, ce qui n’est plus possible maintenant.Un film tient en salles deux ou trois mois tout au plus.Nos films occupent beaucoup moins de salles que ceux des Américains, aussi devons-nous, chaque fois, faire événement.Comme nous n’avons pas la piachine américaine, qui n’a besoin ni de festivals ni même de bons films, nous devons chaque fois trouver d’autres moyens.Les festivals constituent-ils désormais des vitrines incontournables?Absolument.Les films de Lars von Trier, d’Atom Egoyan et de Denys Arcand se sont imposés grâce au rayonnement des festivals.Au Québec, on fait trop souvent des films dont on ne parle dans les médias que deux semaines avant leur sortie, ce que la sélection dans un grand festival peut en partie contrer.La reconnaissance à l’étranger conditionne certainement le public.Même nos critiques ne peuvent pas se montrer aussi durs.Vous dites du cinéma québécois qu’il est condamné à se démarquer pour réussir.Si on ne fait pas le poids, il faut faire la différence.C’est pourquoi je veux produire des films personnels qui rejoignent un large public, des films qui auront une écriture européenne et une mise en marché américaine.Les grandes œuvres sont toujours accessibles.Jésus de Montréal, par exemple.Je veux faire des films en français au Québec qui feront le tour du monde, ce qui exige de travailler dans la continuité.Qu'est-ce qui fait la différence?Qu’est-ce qui permet à un Jilm de s’affirmer à l’extérieur de son marché national?Il y a quelques années encore, lorsqu’on montait encore sur support film, je partais chaque fois avec une copie du montage final et je la présentais à un public sélectionné dans une salle à Paris.A la projection de Jésus de Montréal, on nous a fait remarquer que le film insistait sur la situation difficile du système hospitalier au Québec, or nous ne voulions pas mettre l’accent sur cet ARCHIVES I.E DEVOIR Une scène du film Un zoo la nuit aspect.Le réalisateur, Denys Arcand, a donc retiré l’une des deux scènes qui donnaient cette fausse perception.Chaque fois, ce vision-nemenl-test s’est révélé profitable, sauf lorsque nous avons présenté Le Déclin de l’empire américain.Personne n’a ri, et on nous a suggéré non seulement de revoir complètement le montage mais aussi de changer le titre! Nous n’en avons rien fait.On connaît la suite.Vous avez produit le premier film en langue anglaise de Denys Arcand, Love and Human Remains, ce qui a soulevé bien des passions dans les médias québécois.La production de films de langue anglaise vous semble-t-elle inévitable?Mon point de vue sur la question n’a pas changé depuis la sortie de ce film.Ceux qui nous ont attaqués ne s’en étaient pas pris, par exemple, à Wim Wenders lorsqu’il a tourné Paris Texas en anglais aux États-Unis.Tous les cinéastes des petits pays y viennent un jour pour atteindre un plus large public.Toutefois, s’il n’y a pas de film à l’écran, les chances ne sont pas plus grandes de réussir.La langue est liée au sujet que l’on aborde.Je ne transposerais jamais l’univers du dramaturge et romancier québécois Michel Tremblay en anglais, mais puisque la pièce de Brad Fraser dont est tiré Love and Human Remains a été écrite en anglais, le problème ne se pose pas.J’admire les cinéastes qui ont su trouver un équilibre entre les tournages dans leur langue et ceux en anglais, notamment Louis Malle, qui tournait aussi bien Au revoir les enfants que Damage.Nous pouvons trouver un tel équilibre à Montréal, nous qui sommes à la jonction de l’Amérique et de l’Europe.Cette dualité constitue une force.Vous avez étudié au London School of Film Technic, et travaillé, à vos débuts, sur le plateau de Nashville de Robert Altman.Avez-vous été tenté par une carrière américaine?Je devais travailler comme assistant réalisateur sur le tournage de Pour le meilleur et pour le pire de Claude Jutra, mais il était constamment reporté.Aussi, après avoir vu Thieves Like Us de Robert Altman avec Claude Jutra, je lui ai annoncé de but en blanc que je partais travailler avec ce cinéaste que je n’avais jamais rencontré.La semaine suivante, tenant parole, je suis parti pour les États-Unis, après avoir vendu mon automobile et contracté un emprunt.Trois se- ARCHIVES l.E DEVOIR Le film Le Déclin de l’empire américain a remporté un vif succès maines plus tard je conduisais la voiture de Robert Altman jusqu'à Nashville.J’ai d’abord travaillé comme assistant de production sur le plateau de Nashville, puis j’ai remplacé Alan Rudolph en tant qu’assistant réalisateur lorsqu’il a dû quitter le tournage, et j’ai même dirigé la deuxième équipe, en cinémascope.Une expérience inouïe.A la fin du tournage, Robert Altman m’a offert de le ramener à Los Angeles et j’ai refusé, préférant rentrer à Montréal.Longtemps je l’ai regretté, et je me suis demandé ce qui me serait arrivé si j’avais accepté de rentrer en Californie avec lui.Des années après le tournage de Love and Human Remains, vous vous rendez régulièrement à Ijis Angeles et vous développez des films en langue anglaise, en prenant tout votre temps.Je développe deux projets que j’espère tourner l’an prochain.Comme je ne crois pas que les organismes de financement du cinéma mis en place au Canada seront toujours là, je trouve important, surtout pour les films de langue anglaise, d’explorer de nouvelles sources de financement.Peut-être les revenus de ces films permettront-ils, dans dix ans, quand je n’y serai plus, de financer un long métrage en français.Il faut toutefois y aller à fond pour que cela fonctionne, pas du bout des lèvres.Vers quoi s'oriente le cinéma?Dégagez-vous des tendances?Lorsqu’on cherche à épouser une tendance, on est toujours un film en retard.Nombreux sont ceux qui ont cherché à s’inspirer de Four Weddings and a Funeral de Mike Newell après que le film eut connu un succès colossal.Mais il était déjà trop tard.On peut vous voir dans plusieurs des films que vous avez produits et vous aimez la vie publique, les fonctions de représentation, les débats.Au Québec, un producteur doit défendre la liberté de l’espace dans lequel il travaille, accompagner ses films, accepter les débats.Une attachée de presse m’a déjà recommandé de me faire plus discret, mais c’est contraire à ma nature, semblable à celle de mon père qui était soudeur mais aussi délégué syndical.Il cherchait à changer les choses.Je n’oublierai jamais cette phrase qu’Abel, interprété par Marcel Sa-bourin, écrit au tableau dans II ne faut pas mourir pour ça de Jean Pierre Lefebvre: «Aujourd’hui, j’aimerais transformer le cours des choses.» Ce pourrait être ma devise.On peut transformer le cours des choses.mm mm mmm Mmm mmà fçÆÊÈÈÈ ymmi mm WXI mmm mmfûê mM 'MMt WW: wÈÊÈÊÊÉÊËËî KArasai [¦wms m mm n .mm < m,* mm WH.mm mm WWW- :•'/ .ill ns rm mm ¦kw'jfX M I V >/r v yitrfM'l ¦¦ « '~ r-'-f 'P :• /J.- ¦ r&fcSfb' -t-Jï‘‘ter',-è*?+4 - Nf i‘.ÿ •.?m?.% ¦£' Ù'TI J ¦•rœgr-ÆM1***.m*# [C/.y sur les écrans du monde.Par son association à Roger Frappier, Wsi- fr.-h- JjÇïs’j, *r&S?i prétendre y arriver "MJ s/r - .¦ ¦ * • Félicitations à ce pionnier, à cet innovateur de l'art cinématographique québécois ! C E I_ L E M V A ¦ y- t é l é f i I enthousiasme ('industrie canadienne d pour féliciter ger Frappier rTR'JOU DES MAINS ET DES MOTS Les mille visages d’un des plus grands artistes québécois À la CINEMATHEQUE QUEBECOISE salle Fernand-Séguin 335 boul.de Maisonneuve Est jusqu’au 31 mai à 20h00 Aussi exposition des oeuvres au Musée des Beaux-arts (Ga.Vent.& loc.) à ne pas rater! www.cinemalibre.com www.cam.org Cfj \our sa magnifique contribution à notre cinématographie .*Ï9 \erci, Roger, de nous avoir confié la distribution de I II»"" 'i(a (io/nfe,s\se sé devant leur porte.Canal l) 1 Oh DOCTEUR PETIOT (4) Fr.1990.Drame de C.de Challonge avec Michel Serrault, Pierre Romans et Zbigniew Horoks.Durant l’Occupation, un médecin parisien attire des juifs en leur promettant de les sauver et les tue pour s’emparer de leurs biens.TQ 21 h LE MALIN (3) (Wise Blood) É.-U.1979.Drame psychologique de J.Huston avec Brad Dourif, Amy Wright et Daniel Shor.A son retour de guerre, le petit-fils d’un predicant se met à prêcher une religion sans Christ.SRC 22h50 NUIT MAGIQUE (4) (Night Magic) Can.1985.Comédie musicale de L.Furey avec Nick Mancuso, Carole Laure et Jean Carmet.En une nuit magique, trois muses viennent inspirer un chanteur réputé et l’une d’elles s’éprend de lui.CanalD23h mtmm ¦Q 2 4 1(6) 7 O 9 oi 12 1(E) Hockey / Stars - Red Wings (14:00) La Dictée P.G.L.(sous réserves) Le Téléjournal O Ce soir Découverte (sous réserves) Les Beaux Dimanches / Les pilules, on s'en occupe Les Beaux Dimanches / Passion musique: les lauréats des prix Opus 1997 Le Téléjournal Au delà des apparences (22:27) Les Nouvelles du sport (23:27) Cinéma / LE MALIN (3) avec Brad Dourif, Amy Wright (23:50) HO 5 ^ 6 HO ET 9J a CD CtD 0$ 1(40) Téléthon Opération Enfant Soleil Les Artisans d'une époque Le TVA TVA Sports (22:25) / Loteries (22:44) Vins et Fromages (22:51) Pub (23:21) Hod 37) (m) ¦(Midi) Les Tribulations du cabotin Mais où se cache Carmen Sandiego?Pignon sur rue Expédition - Pamir, sur le toit du monde Hors-circuit / La Bête de foire Cinéma/DOCTEUR PETIOT avec Michel Serrault, Pierre F tomans Québec plein écran (22 49) Lectures de fin de soirée (23:49) 80®®) jjSD (HD (49) Passion plein air Pas si bête que ça! Le Grand Journal Hercule Accès interdit Cinéma / LA RIVIÈRE DU SIXIÈME JOUR (5) avec Craig Sheffer, Brad Pitt Le Grand Journal (22:40) Pub (23:10) l(MD Le Journal FR2 Aujourd'hui Bull, jeunes .Pacifique Ent.des artistes Monde ce soir La Facture Le Siècle du peuple Le Journal RDI | Scully RDI Point de presse Second Regard Enjeux Plus 1@ SOUS.(15:30) Journal suisse Cap Aventure École des fans/Tourisme Journal FR2 Drucker & Co Stars & Co Bouillon de culture [ Bons Baisers d'Amérique (21:35) Journal belge Courants d'art Viva (cir Le Corps (16 00) Mémoire des boîtes à chansons M'A‘S*H .juste pour rire Les Châteaux américains Goût du monde / Fêtes chinoises | Biographies / Agatha Christie Monde et Mystères / Guérisseurs Cinéma/NUIT MAGIQUE (4) ¦x La Vie en vrac / Vampires de l'info Combat.chefs Croque la vie Médecine enq.|Santé en.L Hôpital Chicago Hope | Victoire | Des Histoires/Enfants hyperactifs | Guérir autrem.Ailleurs sur la terre pj(ME) Le Week-end Génération Pop (12 00) Cimetière Fax Musique vidéo / Se poursuit jusqu'à 2h30.9(H) Musimax Collection (1400) Maximax / Vladimir Ashkenazy - Uzeb & Tiger Okoshi Musimax Collection / Se poursuit jusqu'à 2h00.¦sr Soeur volante Ma sorcière.Les Aventures de Sinbad Chahut Bahut Joy.Naufragés Premières Fois H(m) Scooby Doo 2 Stupid Dogs Cléo et Chico Le Diable.Yogi l'ours Fifi Brindacier Bêtes à craquer Capitaine Star Ned.triton Les Simpson Image par image | Highlander Les Simpson Ned.triton Bros Rugby / Canada - États-Unis Sports 30 Mag Formule Indy / Miller 200 Série Superbike AMA Festival des célébrités sportives Sports 30 Mag Génération.§4 Hockey (14:00) Cinéma / BEVERLY HILLS FAMILY ROBINSON (6) avec Dyan Cannon, Martin Mull No Price too High Cinéma/DIEPPE avec Victor Garber, Gary Reineke Sunday Report Undercurrents Sunday Report Sports Late Night HûOSiO CJOH Telethon for C.H.E.O.Due South (possibilité d’un match de basketball) America's Funniest Home Videos Cinéma / WHAT THE DEAF MAN HEARD (5( avec Matthew Modine, Claire Bloom CTV News News |CQ Wine & Cheese .Horses Fashion TV Puise Travel Travel Touched by an Angel Pulse / Sports Igbl Chris Cross The Simpsons Global News Sportsline Talking Heads 60 Minutes Simpsons King of the Hill The X-Files Sliders Sportsline Newsweek Imprint.(16:00) Yo-Yo Ma: Inspired by Bach Dialogue Allan Gregg The Soong Sisters Hamish Macbeth The National Dream The View from Here Allan Gregg Footnotes IcfT Golf/The Memorial Tournament (15:00) News ABC World News Sunday Cinéma / BEVERLY HILLS FAMILY ROBINSON (6) r~> r» « A Cinéma/DRIVING MISS DAISY (3 avec Jessica Tandy, M.Freeman News Pub mm avec uyan oaiinun, iviarim iviuii Cinéma/TRIAL BY FIRE (4) 01/00 f^oil n'fîroHw IZnifh Porr orlino E.T.this Week ¦(ID Children's Miracle Network Telethon (12 00) World Nev/s.M'A'S'H jtivuu vian vnauy, ixaiiu uanaumo The Entertainers BSgd Nike Prefontaine Golf Classic (16:00) Sunday News Seinfeld 60 Minutes Touched by an Angel Cinéma / WHAT THE DEAF MAN HEARD (5) oimn f fl'ilHinm hénHiim PlnirA Dlnnm Mad About You Pensacola lacs) News LPGA javeu menu te w iviuuiiig, vncuic diuuiii News Xena (23.35) H 5J Tennis / Roland-Garros (1500) NBC News TV Censored Blooper (poss.d’un match entre les Bulls et les Pacers) Dateline NBC Cinéma / LOVE'S DEADLY TRIANGLE: THE TEXAS CADET MURDER (6) avec Holly Marie Combs, David Lipper Viper jjio; Telethon LPGA News NY Wired Hes Quest (16:00) | Quest: Energy, Power and Spirit | Yanni - Tribute Concert from the Taj Mahal and the Forbidden City Roy Orbison & Friends (2105) Austin City Limits / Roy Orbison Mystery 057 .Heaven | Healthweek Travels Europe | ITN Wrld Focus | Religion, Ethics | Ballykissangel Edith Piaf / La Vie en rose [Engelbert: King of Romance (2140) Cinéma 1'MMi MuchLaunchesEdgefest '98 (12 00) MuchEast |
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