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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-06-13, Collections de BAnQ.

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I, E I) K V (MK.I.E S S A M EDI I 'A K T I) I XI A X ( HE II .1 l’ I X I !» !» « ?LE DEVOIR ?La chronique de Lise Bissonnette Page B 3 Expositions Page B 3 Cinéma Page B 4 Vitrine de la vidéo Page B 5 Vitrine du disque Page B 6 Disques classiques Page B 7 Arts visuels Page B 8 Grilles télé du week-end Page B 10 Agenda culturel Page B11 Formes Page B 12 ?EXPOSITIONS Un été qui jongle Le cirque sera à l’honneur tout l’été dans la capitale CIRCUS MAGICUS Au Musée de la Civilisation Jusqu’au 6 septembre 1999 RÉMY CHAREST CORRESPONDANT DU DEVOIR A QUEBEC Belle rencontre au sommet que cette exposition Circus Magicus concoctée par le Musée de la Civilisation en collaboration avec le Cirque du Soleil.Art populaire par excellence, né de la fête foraine, des saltimbanques et des freak shows, le cirque est présenté ici par deux des plus gros joueurs du monde culturel québécois, deux institutions de calibre international, nées dans les années 80, qui ont su marier haute culture et engouement populaire avec un succès rapide et constant De quoi en faire un incontournable, bien entendu.Sans éclipser Rodin (qui a provoqué de véritables embouteillages au Musée du Québec dans les jours qui ont suivi l’ouverture), Circus Magicus sera certainement l’un des grands rendez-vous de l’été, comme l’était il y a peu le chapiteau du Cirque du Soleil à Sainte-Foy.Le cirque émerveille les foules depuis des siècles: ce n’est pas cette année que tout ça va s’arrêter.Les fans de chapiteau seront d’ailleurs servis par cette exposition qui vise tout à la fois à présenter l’histoire du cirque, ses formes modernes, la nature et le design des spectacles, et la palette d’attractions et de numéros offerts aux spectateurs.Pour ce faire, la salle est découpée en trois sections: la passion, l’imagination et les sensations.Des clowns et des femmes à barbe La première section offre un survol de l’histoire du cirque en pointant les grandes lignes d'évolution de ces arts dont les origines sont millénaires — comme en témoignent un moulage de statue gallo-romaine et une sculpture de pierre romane représentant des acrobates.Entre de grands rideaux rouges, autour d’îlots circulaires au centre desquels se retrouvent costumes, écrans et autres objets d’interprétation, on y retrace certains moments cruciaux, comme le tracé de la piste moderne de 13 mètres de diamètre, établi au XVHL siècle par le cavalier Philip Astley pour ses spectacles équestres, ou l’émergence des grandes dynasties du cirque (les familles Rancy et Knie, par exemple) .Et on y entrevoit aussi certaines réalités plus permanentes, tel le défi du quasi-nomadisme que peut représenter la vie des artisans du cirque, tournant de par le monde avec leurs chapiteaux, en cousins aujourd’hui acceptés de ces saltimbanques d’autrefois qui, eux, étaient considérés avec une forte méfiance.Dans la deuxième section, dessinée comme une piste de cirque, le travail des concepteurs est présenté sur l’extérieur du cercle, tandis que les cirques modernes sont présentés au centre — entre autres par une intrigante installation vidéo de l’artiste Wyn Geleynse, commandée par le Cirque du Soleil pour illustrer l’intégration des arts au monde du cirque.On y voit le contraste important entre les costumes très Vegas de Barnum & Bailey et ceux, raffinés, du Cirque du Soleil.On y apprend l’invention du cirque à trois pistes par P H.Barnum, véritable apothéose du cirque à grand déploiement qui a aussi donné naissance, en anglais, à une expression colorée: dire qu’un endroit est comme un three ring circus, c’est décrire un véritable capharnaüm.Et on y sent aussi l’importance que prend l’esprit particulier de chaque cirque: les arts présentés restent les mêmes, ils se renouvellent par l’âme de chaque chapiteau, du rude cirque Archaos à l’éclatant Barnum & Bailey."" ' H Ul Le RockFest est derrière nous, le Festival des feux d’artifice bat son plein et les FrancoFolies débutent jeudi.Suivront le jazz, les Nuits d’Afrique, le Festival Juste pour rire, alouette.Vous fréquentez les festivals pour trouver l’âme sœur, pour le plaisir de vous trouver au cœur de la foule.Vous courrez les festivals.pour les festivals.Leur profusion et leur popularité font-elles pour autant de Montréal une ville d’exception?Les festivaliers typiques Chaque festival attire sa clientèle bien particulière.«Iœ Festival Juste pour rire, plus clownesque, intéresse beaucoup plus les familles que le jazz, dont la clientèle typique est un couple sans enfant», analyse Pierre Bellerose, directeur en recherche en développement à Tourisme Montréal.Pour brosser plus avant le profil du festivalier typique, il faut consulter l’étude de positionnement touristique des quatre grands festivals d’été de Montréal — le Festival international de jazz (F1JM), Juste pour rire/Just for laughs (JpR), les FrancoFolies de Montréal et le Festival des films du monde (FFM) —, dirigée en 1996 par le titulaire de la chaire de tourisme de l’UQAM, Michel Archambault.Dans ce document se trouvent plusieurs données d’intérêt, dont celle-ci: 56,9 % des spectateurs du FFM seraient célibataires et 47 % de ces festivaliers détiendraient un diplôme universitaire ! De tous les festivals montréalais, le FFM est sans aucun doute le plus spécialisé, même s’il ne s’adresse pas qu’aux seuls fins connaisseurs.LOUISE LEDUC LE DEVOIR Hors des festivals, point de salut.Si la tour du CN et le Jardin botanique ont longtemps été les figures emblématiques de Toronto et de Montréal, l’heure est aujourd’hui à la culture dans le marketing touristique.Fête ou crève! Toronto présentera au cours de l’été sept festivals majeurs.Toronto a elle aussi son festival de jazz, son festival de feux d’artifice, son festival de films (désormais mieux coté et plus rassembleur [jour l’industrie), ses courses automobiles (en Formule CART plutôt qu’en Formule 1), son festival multiethnique Caribana.En prime: un festival de gais et lesbiennes, qui attire pas moins de 700 000 personnes chaque été, et un festival aérien.«Les baby-boomers sont friands d’activités culturelles.Chaque année, nous vendons sept millions de billets pour nos spectacles et pièces de théâtre.La moitié d’entre eux sont achetés parles touristes», fait remarquer Richard Chassie, porte-parole de l’Office de tourisme de Toronto.Pour sa promotion à l’étranger, Montréal a choisi pour slogan «Montréal, ville des festivals».De son côté, Toronto est présentée comme «un monde au cœur de la ville».«Par ce slogan, nous voulons aussi bien mettre l’accent sur notre vitalité artistique que sur notre caractère multiethnique», continue M.Chassie.Fait rare, Montréal et Toronto partagent un caractère distinct commun : leurs festivals en plein air, en pleines villes.Beaucoup plus sécuritaires et bien plus propres que les grandes villes américaines, leurs festivals peuvent envahir les rues et les places sans mal, au plus grand bonheur des touristes et des résidants, l’oreille tendue et l’orteil dans les fontaines au pied des gratte-ciels.+ VOIR PAGE B 2: CIRQUE VOIR PAGE B 2: FESTIVAL ROBERT SKINNER 1 itPWA* ALCAN CIRQUE En plus du Musée de la civilisation, le Marché du Vieux-Port recréera lui aussi le petit monde du cirque SUITE DE LA PAGE Finalement, une tournée des sensations fortes offertes par le cirque nous fait passer des dompteurs d’animaux au monde parallèle des nains, femmes à barbe, géants et autres étrangetés qui garnissaient autrefois les alentours des chapiteaux.L’importance du rire et des clowns, tout comme celle du danger y sont également illustrées abondamment et parfois très habilement, comme dans ce jeu de projection au sol qui permet de voir des numéros de trapèze de la perspective vertigineuse du trapéziste.Au total, l’exposition est toutefois grevée par de sérieux problèmes d’affichage, les petits panneaux multiples engendrant la confusion et l’identification des artefacts souvent superbes (on souligne ici la contribution importante d’un collectionneur français hors du commun, Alain Frère) étant à certains endroits presque impossible à déni- RTS \ F FAI RE S La Ville de Montréal félicite les lauréats du Prix Arts-Affaires de Montréal 1997-1998 cher.On se heurte aussi à son caractère inévitablement statique, en comparaison avec le foisonnement de mouvement et de vie qui caractérise intrinsèquement le cirque.C’est pourquoi on suggère fortement d’assister, au cours de l’été, à une des nombreuses démonstrations et spectacles des arts du cirque qui seront offerts au Musée.Vue dans la foulée d’un spectacle, l’exposition y gagnera peut-être un peu plus de vie et de sens.Le Festival du cirque Outre le tandem Musée de la Civilisation-Cirque du Soleil, une autre grande institution culturelle québécoise s’est mise sur la piste du cirque, cette année.Le Festival d’été de Québec — rappelant au passage qu’en 1982-83, il «voyait naître en son giron ce qui allait devenir le Cirque du Soleil» — accueille cette année certains des artistes du cirque entrés en piste dans la foulée de cette multinationale de la jonglerie et de l’acrobatie.Du 10 au 19 juillet, l’espace du Marché du Vieux-Port accueillera en effet l’événement Circo-Cité, qui cherchera à recréer le petit monde des cirques itinérants, pour, comme il se doit, le plus grand bonheur des petits et grands.Dans le Quartier Forain, on pourra voir une galerie de personnage démontrant leur talent, dans l’espoir d’être re-marqué par le grand patron du cirque, Monsieur Loyer.Parmi les artistes pré-’ ' sents, plusieurs sont de renommée internationale, comme les clowns Dézo, Chocolat, Blass Villalpando, ainsi que de nombreux acrobates,.magiciens et autres joueurs de tours.A la Place des Acrobates, les visiteurs pourront non seulement assister à des démonstrations de fil de fer, de jonglerie, de trampoline et de trapèze, entre autres, mais également s’initier à ces techniques.Dans l’espoir de se joindre aux professionnels un jour?L’événement Circo-Cité est dû au Regroupement En Piste, rassemblement d’une douzaine d’institutions liées aux arts du cirque qui a créé le Cirque Parasol (dans le sens de.) JACQUES LESSARD Une des aires de l’exposition Circus magicus ison Théâtre Centre de diffusion et d'animation théâtrale pour l'enfanee et la jeunesse Une brochure à l'intention des écoles est également disponible.BANQUE NATIONALE LE DEVOIR Catégorie grande entreprise Bell Canada Catégorie personnalité arts-affaires Monsieur Marco Fortier Premier vice-président Groupe Vie Desjardins-Laurentienne Monsieur Jean Cypihot A Chambra de commère* W du Montréal métropolitain Board o! Trade of Metropolitan Montreal Ville de Montréal LE DEVOIR dès maintenant ! Mm ».\s 245, rue Ontario La Ballade du plombier (4 à 8 ans) • du 2 au 18 octobre 1998 UOgrelet (6 à 10 ans) • du 21 octobre au 8 novembre 1998 Mentire (8 à 12 ans) • du 11 au 22 novembre 1998 Un éléphant dans le cœur (6 à 10 ans) • du 2 au 20 décembre 1998 Il était deux fois (6 à 11 ans) • du 25 au 29 novembre 1998 Le Petit Bon à rien (4 à 8 ans) • du 10 au 28 février 1999 Le Jardin des songes (5 à 9 ans) • du 3 au 21 mars 1999 Les Vieux Amis (6 à 12 ans) • du 1" au 11 avril 1999 Les Trains (14 à 17 ans) • du 20 au 23 avril 1999 La Poupée dans la poche (3 à 6 ans) • du 12 au 30 mai 1999 Patraque (3 à 5 ans) • du 30 avril au 4 mai 1999 Les Papas (7 à 12 ans) • du 5 au 9 mai 1999 FESTIVAL Un événement attire-t-il plus de touristes et d’argent ici qu’il n’en verse aux artistes étrangers?» vous offre 12 créations théâtrales, des expositions et des activités Voyez des histoires d'ogre et de chair fraîche, de masques et de mensonges, d'amour et d’éléphant, de village et de clefs, d’anniversaire et de jardinier, d'espoir et de trains, de poupée et de sorcières, et de magicien.Profitez de réduetions avantageuses.Il suffit de choisir 3 spectacles pour vous abonner.Pour obtenir gratuitement notre brochure de saison : Saison 19981999 Impact sur les régions Pareil dynamisme festivalier dans les grands centres n’est pas sans conséquences pour les régions.qui s’y mettent aussi ou y songent sérieusement.Depuis 21 ans, la région de Lanaudière profite grandement d’un festival de musique classique qui procurerait à ses hôtels 2(XX) nuitées.Pendant ce temps, Charlevoix attend ses visiteurs.«Depuis quelques années, notre saison touristique commence beaucoup plus tard, vers la deuxième semaine de juillet.Normal: 50 % de nos visiteurs viennent de Montréal et 30 % de Québec!», rapporte Éric Fournier, directeur général de l’Association touristique régionale de Charlevoix.«Il faut se rendre à l’évidence: nous ne sommes pas en mesure de concurrencer les festivals géants de Montréal et de Québec.Par contre, nous élaborons actuellement une stratégie de support technique et financier aux gestionnaires désireux de lancer des festivals dans notre région», continue-t-il.«Il s'agit de s’inspirer du cas de Baie-Saint-Paul, qui a pris sa dynamique bien particulière, celle de la peinture, pour en faire un festival.Septembre et octobre sont de bons mois.Il faut maintenant trouver des événements pour attirer les gens au printemps.» Eh oui! La carte des festivals du Québec, déjà porteuse de quantité de manifestations musicales et de festivals de la patate, pourrait-elle s’alourdir encore?«Pourquoi pas un festival de l’Halloween ou un festival du cirque pour mettre en valeur notre force toute montréalaise», suggère Michel Archambault, de l’UQAM.«Les FrancoFolies et le Festival iriç ternational de jazz sont encore en pleine croissance», renchérit Alain Simard, dont l’entreprise cherche à mettre sur pied un festival d’hiver.De quoi achever le festivalier, lè voir implorer grâce, l’entendre rêve)" tout haut de villes mornes et grise?où dormir sans se sentir coupable de rater l’événement de l'année.Faites l’expérience du théâtre jeune public en famille ou entre amis 514 288-7211 Est, Montréal (Québec) H2X 3Y6 SUITE DE LA PAGE B 2 Le président du FIJM, Alain Simard, est bien conscient du caractère éphémère de la mélomanie montréalaise.«Non, le jazz ne sera jamais plus à Montréal ce qu’il était dans les années 30 ou 40.Le reste de l’année, le jazz reste marginal.Les gens viennent surtout au festival pour “cruiser" ou pour se mêler à la foule.Le cocooning, l’Internet et la télévision, voilà qui est bien, mais chacun éprouve le besoin, à un moment, de côtoyer des gens.Sinon, comment expliquer que des artistes, aussi peu connus que le compositeur René Dupéré et Cubanismo, aient attiré de telles mégafoules?» D’abord un outil de promotion Vu l’état du jazz à Montréal, pourquoi avoir pensé, il y a 19 ans, consacrer tout un festival à ce genre, musi-, cal jugé difficile d’abord?«L’Équipe Spectra [que dirige Alain Simard] produisait pendant toute l'année des spectacles de jazz et nous avions besoin d’un truc de promotion pour attirer plus de gens dans les salles pendant l'année.De plus, je rêvais de bâtir un village, une place publique au sens presque mystique du terme, où, pendant dix jours, les gens se parleraient et danseraient ensemble.Ça fait un peu “preacher", tout ça, hein?» Il suffisait d’y croire.«A ma première demande de subventions pour le Festival international de jazz de Montréal, j’avais mentionné que l’intention était d’attirer un jour des millions de touristes américains! J’avais tellement fait rire de moi!», se souvient M.Simard.Selon les derniers chiffres disponibles, le Festival de jazz, le Festival Juste pour rire/Just for Laugh, les FrancoFolies et le Festival des films du monde avaient attiré trois millions de participants en 1995.«D'un point de vue économique, le FIJM est particulièrement intéressant parce qu'il attire des touristes venus exclusivement pour y assister et qui n'auraient pas choisi Montréal autrement, insiste François Colbert, titulaire de la chair.e de gestion des arts des Hautes Études commerciales.Grand adversaire du modèle des retombées économiques, selon lequel «on additionne toujours la même piastre, qui pourrait aussi bien être dépensée dans les restaurants que dans un festival», François Colbert privilégie l’analyse de l’impact net d’un événement.«Ixi question est simple: un événement attire-t-il plus de touristes et d'argent ici qu’il n’en verse aux artistes étrangers?» Le FIJM l’emporte haut la main à ce chapitre.«Par contre, selon la même logique, les Expos sont extrêmement dommageables pour l’économie du Québec et de Montréal.Quand on pense que les politiciens et les gens d’affaires mordent aux arguments de Claude Brochu et ne saisissent même pas ces concepts enseignés en économie 101», se désole M.Colbert.Chose certaine, les festivals rapportent, et ils rapportent gros.Quelques exemples?Pendant les FrancoFolies et le Festival international de jazz de l’an dernier, Archambault Musique, le seul disquaire autorisé sur les sites, y a vendu 14 000 disques.Selon une étude commandée par l’Office du tourisme et des Congrès de la Communauté urbaine de Québec, environ 114 millions de dollars auraient été dépensés par des visiteurs dont la motivation était la participation à l’un ou l’autre de ces événements: Transat Québec-Saint-Malo 1996, le Carnaval de Québec 1997, le Festival d’été de Québec de 1996 et les fêtes de la Nouvelle-France de 1997.741^11 L E I) E V OIK.I, E S S A M EDI I 3 E T 1) I M A N C HE II .1 U I N I !) !l S B -A.Ëjjf 1 —— — .^ I Problème de son Deux tables de travail ayant vu de meilleurs jours, quelques étagères surpeuplées, une fenêtre sur cour, un placard de dimension résidentielle où s’alignent quelques milliers de disques dans des rayons qu’il faut être farfadet pour longer.Bienvenue à la Phonothèque québécoise, dite aussi Musée du son, dont on se demande dans quel taudis elle logerait si son amie et complice, la Cinémathèque québécoise, ne lui consentait feu et lieu à prix léger dans les espaces de service de ses nouveaux locaux du boulevard de Maisonneuve à Montréal.Parions que vous n’en connaissiez pas l’existence.Mais vous êtes déjà disposé à admettre qu’une phonothèque nationale est une idée évidente, nécessaire, essentielle, comme me l’a enseigné sur les lieux son président, Réal La Rochelle, que j’allais rencontrer plutôt pour son expertise de la discographie de la Callas (je vous en entretiens la semaine prochaine).Le premier phonogramme, comme ces gens-là appellent les disques, est apparu en 1889, le XX' siècle a été celui de la diffusion et de la conservation du son pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, le patrimoine sonore universel ou québécois mérite d’être étudié et mis en valeur tout autant que les créations visuelles ou littéraires.Et pourtant, avant la création de la Phonothèque en 1989, non pas en société publique mais en organisme sans but lucratif inventé par des bénévoles qui le sont restés, aucun établissement québécois n’en avait la mission.Il y a bien la Bibliothèque nationale du Québec, qui a rassemblé au cours des ans plus de 40 000 enregistrements, mais son mandat est limité aux documents sonores québécois.Et elle n’a surtout pas les moyens d’entreprendre des recherches, d’organiser des événements, de réaliser des compilations.Tout au plus peut-elle consacrer quelque temps et énergie à combler les carences de sa collection, qui sont nombreuses puisque l’obligation de dépôt légal des œuvres produites au Québec n’a été promulguée ici, pour les enregistrements, qu’en 1992.(Elle a été instituée en France en 1938.) Ainsi, vous auriez en votre possession une précieuse collection de 40 000 disques 78 tours parmi les plus anciens — l’exemple n’est pas fictif, il paraît qu’il existe à Montréal un monsieur conservant un tel trésor — que vous ne pourriez les donner à la BNQ, à moins de démembrer l’ensemble pour en extraire le québécois.Destination naturelle, la Phonothèque devrait peut-être refuser aussi le don, ou l’accepter dans des conditions impossibles.Elle n’a qu’un ou deux employés à temps partiel, selon les saisons.Elle ne dispose d’aucun espace de rangement et de conservation digne de ce nom.Elle ne peut inventorier, évaluer, classer, consigner et rendre accessibles aux amateurs, d’une façon ou d’une autre, les collections privées dont elle n’a même pas les outils pour traquer l’existence et inviter les propriétaires, ou leurs héritiers, à la générosité.Au mieux, certaines collections prennent le chemin des phonothèques universitaires spécialisées, donc sélectives, ou de la Bibliothèque nationale du Canada.Au pire, qui est presque toujours sûr, elles aboutissent dans les marchés aux puces, ces institutions bien distinctes que le Québec privilégie comme lieu de fréquentation de son passé.La Phonothèque devrait abriter aussi une collection d’appareils à son, du gramophone à la chaîne dernier cri, des anciens postes où crépitaient les nouvelles de la guerre aux baladeurs qui massacrent aujourd’hui les tympans adolescents.Vous en trouverez plus chez le premier antiquaire venu que dans ses bureaux: où voulez-vous qu’elle les entasse?La Phonothèque devrait nous proposer des rééditions de notre patrimoine sonore.Elle n’a pu le faire que deux fois, grâce à la collaboration de la maison de disques Analekta, qui a produit en ià J*.L ise Bisson nette 1993 l’intégrale de La Bolduc (86 titres et un livret) puis en 1996 l’ensemble Filmusique Filmopéra de Maurice Blackburn, avec la coopération de l’Office national du film.La Phonothèque devrait accueillir les chercheurs et leurs recherches, elle le fait du mieux qu’elle peut mais n’a pu éditer elle-même que de rares documents, une histoire de la maison RCA Victor à Montréal, une étude du bâtiment Berliner qui l’abritait et un répertoire des collections personnelles d’archives sonores du Québec.Et encore est-ce miracle.Car la Phonothèque québécoise vit uniquement des cotisations de sa centaine de membres et d’une subvention annuelle de 25 000 $ accordée par notre ministère de la Culture qui est aussi celui des Communications.Sans l’ombre d’une amélioration sérieuse en vue.Comme des gens qui ont déjà subi une décennie de ce régime sont immunisés contre le désespoir, ils ont dessiné la solution parfaite à court terme, branchée par le pôle négatif au déficit zéro et par le pôle positif à l’inforoute.Musée du son, ont-ils proposé, pourrait être d’abord virtuel.Outre qu’il servirait de guichet unique pour se promener dans les autres collections sonores, il nous offrirait un accès direct au son: extraits d’émissions radiophoniques (la Société RadiœCanada vient de donner à la Phonothèque un important fonds d’archives), d’œuvres contemporaines de ses membres, de ses recherches historiques, de ses rééditions, de capsules sonores de produits rares.Il est difficile de trouver projet qui soit mieux accordé à la fine pointe du multimédia désormais de plus en plus sonore, et au meilleur des promesses de l’inforoute, ce trajet pavé de bonnes intentions en lieu et place de bons contenus.Mais il arrive que le Fonds québécois pour l’autoroute de l’information (FAI) a félicité pour la deuxième année la Phonothèque de son beau programme mais lui a encore refusé le chèque faute de crédits.Rappelons que le FAI disposait de 6,5 millions de dollars, soit exactement un dixième de la somme de 65 millions que le ministère de l’Éducation consacrera cette année et pendant quatre années encore à bourrer les écoles d’une tuyauterie informatique où ne circule et ne circulera, dans l’avenir prévisible, qu’un mince filet de produits éducatifs et vraiment intelligents.Reste la friture Grande Bibliothèque du Québec qui, inspirée par la Bibliothèque nationale de France et la British library, du moins le présumons-nous, devrait abriter tout naturellement la Phonothèque québécoise et lui donner enfin l’espace réel et virtuel où se déployer.Mais elle n’ouvrira ses portes qu’au delà du millénaire, si tout va bien, et pendant ce temps, les marchés aux puces ne cesseront pas de digérer d’autant mieux le patrimoine sonore qu’il est encore disponible à prix d’aubaine.Pourtant, le son, c’est le Québec.Un peuple dispersé sur un immense territoire, longtemps rassemblé autour de la programmation unique de la radio de Radio-Canada, des familles à pianos et accordéons, des intellectuels propageant la grande musique à défaut des livres interdits par la censure, la chanson populaire qui fut l’accompagnement de toutes les «petites vies» avant que la télé les tourne en dérision.Cette histoire a été l’ancêtre de nos grands-messes du jazz et de Céline, et de nos superbes entêtements de musique contemporaine, comme de la prolifération de nos radios, dont les communautaires sont parmi les plus audacieuses sans toutefois avoir appris à conserver leurs archives.Nous ne sommes pas plus mal lotis que beaucoup d’autres, dit Réal La Rochelle.«Depuis la Renaissance et la fin de la civilisation orale, nous avons vécu un impérialisme de l'œil et désormais de l’image.» Il le sait d’expérience, lui dont même les librairies françaises ne savent où caser son ouvrage discographique alors qu’elles réservent des rayons entiers au cinéma.Les universités, souligne-t-il, ont des chaires en cinématographie mais non en discographie, aussi prolifique et souvent excellente que soit aujourd’hui l’industrie du disque eu égard à celle du film, notamment au Québec.Iœ siècle du son ferait-il tellement de bruit, en s’achevant, qu’il n’arrive pas à s'entendre?ARTS VISUELS Max Ernst, le sculpteur Présentée jusqu’au 27 juillet à Beaubourg, l’exposition explore un aspect méconnu du peintre, si souvent associé aux surréalistes SOURCE CENTRE GEORGES POMPIDOU Max Ernst et sa compagne «occupant» le Capricorne, que l’on peut voir à l’exposition présentée à Beaubourg.FONDATION DLS MALADIES DU COEUR h!ou s n'a von 5 la hno)-fa& du, chemin.(314) 871-1551 ou 1 800 567-8563 LA MAISON DE VLB Tout l'été venez piquer une jase avec l'auteur du populaire téléroman BOUSCOTTE 4 1 8 8 5 il « 8 5 2 25, rue Pelletier Trois-Pistoles (Québec) .sffik CIFT UNIBROUI San CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR A PARIS On parcourt les petites salles de Beaubourg lentement, sans se presser, comme si l’on marchait dans une forêt de l’Arizona ou sous les pins parasols d’un village de la Méditerranée.C’est dire comment les sculptures de Max Ernst, exposées depuis peu au Centre Georges-Pompidou, ont la capacité d’évoquer les décors pour lesquels elles ont été faites.Car le peintre surréaliste, lorsqu’il s’adonnait à la sculpture, ne sculptait pas pour n’importe où.Il transformait son décor, ajoutait un élément à sa maison, dessinait des frises sur la façade, ornait une porte, faisait parler son jardin, bref, intégrait l’art à tout ce qui l’entourait.Bien sûr, le visiteur n’a d’autre choix que d’imaginer l’environnement pour lequel ont été conçues ces œuvres.Quelques photos accrochées au mur l’aideront un peu.Mais il devra surtout se retenir de ne pas toucher aux œuvres de pierre qu’il a devant lui, tellement celles-ci incitent à l’action.«La sculpture se fait dans une embrassade à deux mains, comme l’amour.C’est l'art le plus simple, le plus primitif», disait d’ailleurs Max Ernst.Des traces L’exposition présentée jusqu’au 27 juillet à Beaubourg veut explorer un aspect méconqu du peintre si souvent associé à Éluard, Breton et aux autres surréalistes.Celui de la sculpture.Aucun musée n’avait encore montré la sculpture de Max Ernst par elle-même.Exception faite des œuvres dadaïstes réalisées durant sa jeunesse et disparues pour la plupart, Ernst réalisa ses premières sculptures en 1934, à la suite d’un voyage chez Alberto Giacometti, à Maloja, dans les Alpes suisses.Par la suite, presque tous les séjours un peu longs de l’artiste laisseront des traces sculptées: à Tarrenz dans le Tyrol (chez Giacometti encore), à E^ubonne dans les Pyrénées (chez Éluard), à Saint-Martin-d’Ardèche, en Arizona et sur les bords de la Loire.Lorsque, en 1935, il ramasse des pierres sur la grève de l’Orlegna, un torrent près de Maloja, il commence à les polir, à y tracer des lignes et à les peindre.«J'ai aidé un peu la nature», dit-il alors simplement.Le Capricorne, réalisé en 1948 dans les paysages fabuleux de Sedo-na, en Arizona, est la parfaite illustration du lien intime que Max Ernst veut tisser entre l’art et la nature.Le surréaliste, qualifié d’«ennemi étranger» en Allemagne, s’est établi aux Etats-Unis en 1941.Après avoir remporté un prix de peinture avec son tableau La Tentation de saint Antoine, il s’achète un terrain à Sedona, au cœur des grandes formations rocheuses.Il s’y installe avec son amie, la jeune artiste américaine Dorothea Tanning, et y construit une maison de ses mains.Max Ernst ne réalise pas que Le Capricorne: il sculpte des briques sur les murs, met des frises aux fenêtres qui s’inspirent de motifs des Indiens hopis, navajos et apaches qu’il côtoie à cçtte époque.Dès son arrivée aux États-Unis, Ernst avait collectionné les sculptures autochtones.A New York, il fréquentait régulièrement le Museum of the American Indian que lui avait fait découvrir André Breton.La «réussite» L’exposition de Beaubourg ne présente pas que les œuvres américaines de l’artiste.Elle s’intéresse aussi bien aux premières sculptures de l’époque dadaïste dont ne nous est cependant parvenue que Les Amoureux, une œuvre en bois réalisée en 1923.On y trouve aussi quelques huiles sur plâtre réalisées sur les murs de l’appartement qu’il a partagé avec Paul Éluard en 1923.Jusqu’à une porte magnifique entièrement peinte et où courent des mains de couleur.Ces peintures ont été redécouvertes à la fin des années 60 sous une couche de papier peint puis détachées du mur et reportées sur toiles.Vers la fin de sa vie, Ernst réalisera la fontaine d’Amboise, en Touraine, où il a vécu 14 ans à partir de 1955.Les personnages évoquent un calvaire avec un Christ au centre et deux larrons sur les côtés.En bas trôpe aussi une immense tortue.A nouveau, Ernst peuple sa maison de sculptures posées à même le sol ou accrochées aux murs.Les œuvres de cette époque paraissent plus massives.Elles ne manquent pas d’ironie non plus, comme ce Corps enseignant pour une école de tueurs, de grands bonshommes qui tirent la langue, réalisée en 1967 et qui ressemble étrangement à une photographie, [irise plusieurs années plus tôt, de Ernst avec Prévert, où un troisième larron tirait la langue.Vers la fin de sa vie, ses formes s’arrondissent, elles deviennent plus souples, plus lisses.Comme si l’artiste rejetait soudain le superflu et semblait faire un grand pied de nez à tout ce qui l’entourait.Sans jamais rien perdre de son ironie.Quatre ans avant sa mort (en 1976), il déclarait: «Après avoir été en butte aux pires difficultés pendant cinquante ans, après avoir enrichi sans le vouloir les collectionneurs, sans regrets les marchands et sans m'en douter trois “cultures” nationales différentes, il m'est enfin permis de vivre mes dernières années à l'abri des raseurs et on m’alloue, sans que je le demande, quelques hochets dont je me moque éperdument.C'est ce qu on appelle la réussite.» MAX ERNST, SCULPTURES, MAISONS, PAYSAGES Centre Georges-Pompidou Jusqu’au 27 juillet Diffuseur officiel Hydro K Québec !$« Radio C Le Festival International du Domaine Forget Samedi, 20 juin ET HwUË Les avant-goûts du festival | Alain Marion, pote '$'! Michael Radulescu, orgue Les violons du Roy Direction: Bernard Labadie œuvres de Devienne, Haydn, Moza, Soirée Hydro-Québec Dimanche, 21 juin Samedi, 13 juin Karina Cauvin, soprano Les Violons du Roy Direction.Bernard Labadie L'Ensemble de cuivres du Domaine Forget Direction.Vincent Cichowicz œuvres de Bach, Moussorgski, Mozart, Vivaldi Soirée Les Arts du Maurier Vendredi, 19 juin PORTES OUVERTES Robert Girard, clavecin et orgue Robert Sigmund, clavecin et orgue Ensemble Arabesque Marie-Andrée Paré, soprano Claude Gagnon, guitare Marc Gagnon, violon Anne-Marie Cassidy, violoncelle En collaboration avec Hydro-Québec Philippe Magnan, hautbois # I Claire Ouellet, piano œuvres de Ravel, Raymond Guiot, Saint-Saëns 2 Les Arts du Maurier Bronches-Musique Tous les dimanches de 11 h à 14 h 14 juin Saxsonata Répertoire varié 21 juin Arabesque Chansons de France et du Québec B 4 1.E 1) K v 0 I It .I.K S S A M E D I I 3 E T I) I M A N C II V.I 4 .1 U IN I 9 il K CINÉMA i «M Variation sur le film noir égal, ne masque cependant pas l'intelligence de ce film à la fois cynique et bon enfant, emblématique d’un cinéma Scandinave «nouvelle manière» dont on nous affame en dehors des grands festivals.Voyant que Line (Andrine Saether), une jeune blanchisseuse atteinte de surdité partielle, a oublié ses clés sur sa boîte aux lettres, Roy (Robert Sk-jaerstad, excellent), petit postier désabusé, s’en empare et pénètre dans l’appartement de la jeune femme, pour aussitôt découvrir que celle-ci cache dans sa lingerie un important magot et accumule sur son répondeur les messages répétés d’un truand peu avenant.Du vol de sa sacoche par des voyous qui l’enverront à l’hôpital pour quelques jours jusqu’à la tentative de suicide de Line, qu’il sauvera in extremis alors qu’il se cachait dans son appartement, une succession de circonstances extraordinaires aspirent Roy dans un univers du crime et du mensonge.Un long tunnel, en fait, au bout duquel, le courrier distribué et l’argent caché, il trouvera peut-être l’amour.Junk Mail constitue une variation contemporaine sur le schéma — commun au film noir et à ses héritiers plus récents (dont L'Appartement, de Gilles Mimouni) — du candide aspiré, à cause des beaux yeux d’une femme, dans un monde veule et fourmillant de dangers.En pénétrant dans l’appartement de Line, Roy ouvre en effet une boîte de Pandore, viole une intimité elle-même emblématique de toutes celles qui transitent dans sa sacoche avant d’être disséminées aux quatre coins d’Oslo.Une ville grise et humide que le réalisateur illustre comme Kieslowski illustrait Cracovie, muni d’une palette de verts brumeux qui habillent ses décors glauques et suintants.Des tons, des climats qui jurent avec le cinéma Scandinave qu’on a connu si lumineux à travers les œuvres de Widerberg et Troell, et que de jeunes cinéastes (dont Ole Bornedal et Erik Skjoldbjaerg), plus sensibles au corpus finlandais façonné par les frères Kaurismaki, teintent aujourd’hui d’un réalisme sombre et désespéré, à mi-chemin entre la réalité et le cauchemar.Bien que sa propension à appuyer par le détail des climats blafards, à grossir à l’extrême des personnages peu volubiles, frôle la complaisance (on pense à la sinistre galerie de collègues de Roy, sans intérêt pour l’intrigue), Pàl Sletaune compose ici un climat riche et cohérent, rattaché à un récit qui, sous des dehors simples et somnambulesques, cache une réflexion intelligente sur la vie privée, l’amour, le fonctionnariat et l’argent.Quelques ressorts supplémentaires n’auraient certes pas gâché la sauce, quoique tel qu’il se présente, ce petit polar se goûte avec une curiosité qui va croissant.JUNK MAIL De Pal Sletaune.Avec Robert Skjaerstad, Andrine Saether, Per Egil Aske.Scénario: Pàl Sletaune, Jonny Halberg.Image: Kell Vassdal.Montage: Pal Gengenbach.Musique: Joachim Holbek.Norvège, 1997,83 minutes.Au Centre-ville.MARTIN BILODEAU Pour une fois qu’un film norvégien sort sur nos écrans, il fallait que ça se fasse dans l’indifférence la plus totale, les médias n’ayant pas été prévenus, la semaine dernière, que Junk Mail, premier film de Pàl Sletaune, prenait l’affiche à l’Égyptien en version originale avec sous-titres anglais.Déporté depuis hier (c’était à prévoir) dans une des boîtes à sardines du cinéma Centre-ville, les chances de succès de ce petit polar semblent passablement réduites.Primé un peu partout sur son passage, remarqué au cours de la Semaine de la critique au Festival de Cannes de l’an dernier, où il a obtenu le premier prix, Junk Mail, véritable bouquet de premières expériences (les acteurs, le coscénariste et le réalisateur y font leurs premier pas), se situe à la croisée du polar, du drame psychologique et de la comédie.Un alliage audacieux dont le résultat, in- SOURCE CFI’ Robert Skjaerstad et Andrine Saether Homrr» qu Will Hunting lusse et autres De tin rcu r col COJMSUI.TLX IIS I1C IRAI KIS (IN KM A offre d’emploi [Gouvernement Idu Québec Ministère de la culture et des communications Emplois occasionnels de professeur(e)s Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec Le présent avis vise à constituer une banque de candidatures pour des emplois occasionnels de professeur(e)s dans les conservatoires de musique et d'art dramatique du Québec pour l'année scolaire 1998-1999.Les candidates doivent mentionner la ou les matières à enseigner ainsi que le conservatoire concerné (Conservatoire de musique: Chicoutimi, Trois-Rivières, Hull et Val-d'Or - Conservatoire d’art dramatique: (Québec).Les emplois disponibles à compter de la session d'automne 1998 sont les suivants: MUSIQUE SPÉCIALITÉ PÉRIODES/SEMAINE CONSERVATOIRE Chicoutimi Chicoutimi Trois-Rivières Trombone Violon Basson Hautbois Trompette Clarinette et saxophone Piano-accompagnement PERIODES/SEMAINE 2 1,5 1 Trois-Rivières Hull Val-d’Or Val-d’Or Exigences Détenir une attestation d'études d’au moins dix-huit (18) ans de scolarité dans la spécialité concernée et reconnue par l'autorité compétente, ou par voie d’équivalence et répondre à deux (2) des six (6) exigences suivantes: 1) Avoir obtenu un premier prix ou diplôme d'un conservatoire d'État ou d’une École supérieure de musique de renommée internationale; 2) Posséder une appréciation d’un grand maître jugée pertinente; 3) Avoir obtenu un premier prix ou diplôme du Conservatoire de musique et d'art dramatique de la province de Québec; 4) Avoir obtenu un prix ou être lauréat d’un concours de renommée internationale; | 5) Avoir obtenu un premier ou un second prix d’un concours national mis à profit; j 6) Faire une carrière artistique objectivement prouvée par le dossier du candidat et indiscutablement reconnue dans la spécialité qu’il ou qu’elle doit enseigner.ART DRAMATIQUE SPÉCIALITÉ PÉRIODES/SEMAINE CONSERVATOIRE Tragédie grecque 3 Québec Exigences Détenir une attestation d’études d’au moins dix-huit (18) ans de scolarité dans la spécialité concernée et reconnue par l'autorité compétente, ou par voie d'équivalence et répondre à deux (2) des cinq (5) exigences suivantes: 1) Avoir obtenu un premier prix ou diplôme d’un conservatoire d’État ou d’une École supérieure d'art dramatique de renommée internationale; 2) Posséder une appréciation d'un grand maître jugée pertinente; 3) Avoir obtenu un premier prix ou diplôme du Conservatoire de musique et d’art dramatique de la province de Québec; 4) Avoir accompli du travail professionnel dans une compagnie théâtrale de renommée reconnue avec appréciation du directeur de la compagnie jugée pertinente; 5) Faire une carrière artistique objectivement prouvée par le dossier du candidat et indiscutablement reconnue dans la spécialité qu’il ou qu'elle doit enseigner.TRAITEMENT - Selon la convention collective en vigueur.Inscription - Soumettre un curriculum vitae complet, photocopie des diplômes et relevés de notes, l'attention de scolarité officielle émise par le ministère de l'Éducation ainsi que tout autre document pertinent à l’appui de votre candidature avant le 17 juillet 1998 à l'adresse suivante: Ministère de la Culture et des Communications Direction du personnel et de l’organisation du travail À l'attention de Mme Hélène Giard 225, Grande Allée Est (bloc C, 1er étage) Québec (Québec) G1R 5G5 Téléphone: (418) 643-6557 - Télécopieur: (418) 646-6440 Québec a n a a mm MEI.INDA SUE CORDON Jim Carrey Bonjour Big Brother ! THE TRUMAN SHOW Réalisation: Peter Weir.Scénario: Andrew Niccol.Avec Jim Carrey, Laura linney, Noah Emmerich, Natascha McElhone, Holland Taylor, Ed Harris.Image: Peter Biziou.Musique: Burkhard Dallwitz.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Paranoïaques s’abstenir! Ceux qui ont la maladive sensation de se croire observés par tous, voire filmés à leur insu, qui sentent leur destin contrôlé par un mystérieux deus ex machina tireur de ficelles, devraient fuir la projection de The Truman Show sous peine de voir leurs pires hantises se concrétiser sous leurs yeux.Car The Truman Show est un film d'épouvante qui ressemble à ces délires psychotiques où le moi est traqué, épié, séquestré.Nos sociétés où la culture de l’image prime sur le réel, où la télévision omniprésente se superpose à la vie et la dévore, pouvaient seules enfanter ce cauchemar virtuel affolant et réussi.Peter Weir, le talentueux cinéaste de Green Card et de Dead Poets Society, avec The Truman Show, vient de remporter son pari de traduire à la fois une menace psychologique et une invasion (réelle) du social dans la sphère privée.Il y a du Big Brother là-dessous, un œil qui voit sa victime et un pouce qui le broie, un télécran, comme dans le roman d’Orwell, ce 1984 qui faisait rimer l'enfer avec la perte de toute intimité, avec la tyrannie d’une autre volonté venue imposer sa loi sur la vôtre.Il y a certainement aussi une influence lointaine du film de Michel Poulette, Louis 19, sur ce scénario.Les idées se chevauchent, puis s’éloignent.Notre Louis 19 national était consentant à ce que ses faits et gestes soient captés par la caméra du matin au soir.Dans The Truman Show, il s’agit du viol d’une intimité: de l’existence d’un homme de trente ans, filmé à son insu depuis sa naissance dans une île transformée en immense studio où tous participent à cette duperie sur un innocent.Les déboires de Truman sont suivis avec délectation par le reste de la planète, alors qu’un metteur en scène diabolique (Ed Harris, vraiment inquiétant) modifie le cours de la vie de son personnage, fait mourir son père devant ses yeux lors d’une tempête en mer bi- don, lui insuffle des phobies, lui trouve une épouse (Unira Linney), alors que son cœur brûle pour une inconnue disparue aux îles Fidji.Dans le rôle-titre, Jim Carrey, soudain pénétrant un registre qu’on ne lui a jamais connu, délaisse la grimace, la caricature, pour se révéler un comédien somme toute capable d’un jeu nuancé.Une certaine exagération dans les décors, la mise en scène et le contours des personnages prête par ailleurs à une distorsion de jeu qui convient bien à Carrey.Entendons-nous: The Truman Show demeure un film hollywoodien qui a nettoyé son propos pour le rendre accessible à tous.Filmer quelqu’un 24 heures sur 24 implique l’intrusion dans une intimité sexuelle et physique dont il ne saurait être question aussi.La décence est de mise, les héros habillés.Un cinéaste indépendant eût poussé l’affaire en des zonas plus chargées et plus troubles.Mais Peter Weir a réussi avec une trame hautement angoissante à rendre le climat suffocant de cette victime médiatique qui, au tournant de la trentaine, comprend qu’elle est filée, liistée, mais ignore d’où le coup provient et tâtonne dans le noir.Ce sont toutes les vieilles terreurs occultes que ce film réveille.The Truman Show garde son suspense, n’en rajoute pas trop, prend son sujet avec finesse sans dévoiler le pot aux roses au départ, mais en faisant patienter le spectateur pour l’entraîner dans un univers factice et trouble, où les maisons et les jardins semblent artificiels, où les épouses et les passants sourient trop souvent, où l'on comprend par petites touches que quelque chose d’anormal se passe.Ce sont les décors, les costumes qui parlent.On se croirait parfois dans l’univers préfabriqué û'Edivard Scissorhands de Burton.La direction d’acteurs répond au kitsch des maisons, des jardins, des vêtements.Tout le monde, et avant tout Laura Linney en blonde épouse préfabriquée, a l’air de sortir d’une pub vantant les délices de la société américaine.L’angoisse naît du contraste entre l’artifice des décors et le sort horrible réservé au dindon de la farce qu’est le pauvre Truman.Ed Harris offre la plus grande performance d’acteur de la distribution, en éminence grise tour à tour sadique et paternaliste qui s’offre le pouvoir absolu sur le destin d’un homme.L’intensité de son regard fiévreux donne la mesure de la mégalomanie du personnage.Malgré un dénouement prévisible, qui clôt l’histoire en queue de poisson et laisse Ed Harris (tout comme Jim Carrey) orphelin de la crise qu’il aurait dù nous servir, The Truman Show constitue une très bonne comédie de fin de siècle collée aux tares de nos sociétés.Elle devient ainsi porteuse d’une résonance qui dépasse le genre et flirte avec la terreur pure.! MEI.INDA SUE GORDON «Film délicat, rempli de nu FEMMES Un film de Moshe Mizrahi Israël 1996 v.u.rr> htbrew », I.français 'une grande luminosité» jouée m vmMà'VM ¦nptis iiv 'uÆlItcurfiim eini K.FILMS AMÉRIQUE A A CINÉPLEX ODEON TOUS LES JOURS: L’AFFICHE! COMPLEXE DESJARDINS ® 12:50 - 3:05 - 5:15 - 7:30 - 9:40 «Pascale Montpetit.touchante, d'un naturel sidérant.» • Francine Laurendeau - RADIO-CANADA au pornj film de CHARLES BINAME avec PASCALE MONTI ANNE-MARIE CADIEUX ¦ GUY NADON • GUVLAINE TREMBLAY A L'AFFICHE! ciNtrLCx odéon 13 CENTRE-VILLE ^ PAVILLON DES ARTS _ DE STE-ADÈLE Samedi 20 juin à 20 h Trio Cousineau ANIMATEUR Deano Clavet A GAGNER JOURNÉE BIEN-ÊTRE ET BEAUTÉ A Massage et soins corporels (514) 845 8455 aqua cité Tirage le 20 juin Les règlements du concours sont disponibles au Journal de Montréal | Billet:25$ (incluant vin & fromage après le concert) | RÉSERVATION: (514) 229-258 6 - journal -monlreal 1364, chemin Stc-Marçuerite (.sortie 69 de l’autoroute des Laurcnlidcs) ^ y Jim Carrey K I) E V II I II , I.E S S A M EDI I à E T I) I M A X < Il E I I .1 I' I X I !» !» « B 5 ) n I 1 0 CINÉMA BARKY WETCHER Chris Eigeman, Kate Beckinsale, Mackenzie Astin, Matt Ross et Chloë Sevigny Chronique d’une décennie annoncée THE LAST DAYS OF DISCO Ecrit et réalisé par Whit Stillman.Avec Chloë Sévigny, Kate Beckinsale, Chris Eigeman, Mackenzie Astin, Matt Keeslar.Image: John Thomas.Montage: Andrew Hafitzjay Pires.Musique: Mark Suozzo.Etats-Unis, 1998,100 minutes.MARTIN BILODEAU Dernier volet de la trilogie de l’Américain Whit Stillman sur la jeunesse bourgeoise des années 80, commencée avec Metropolitan (1990) et Barcelona (1994), The Ixist Days of Disco, dont l’action se situe, au début de la décennie Reagan, dans le microcosme du Manhattan nocturne des discothèques branchées, est un film-synthèse, imparfait mais jouissif, sur le crépuscule d’une époque insouciante et l’aube d’une période de crise.Visiblement inspiré par ce projet, son plus ambitieux à ce jour, tant d’un point de vue narratif que formel, le cinéaste des |x>rtraits de groupe fait le bilan des effets de cette période charnière chez ceux pour qui elle coïncide avec l’apprentissage de la rie adulte.Avec pour résultat une comédie moraliste intelligente, raffinée et rebondissante, inscrite dans la continuité de l’œuvre jusqu’ici sans faute majeure du plus roh-mérien des cinéastes américains.Solidement arrimé à ce repère historique flou que sont «les derniers jours du disco», Stillman observe les chassés-croisés d’un groupuscule de jeunes professionnels en mal d’affirmation sociale et amoureuse, qui se retrouvent les week-ends dans une grande discothèque gérée par Des, joué par Chris Eigeman, acteur fétiche de Stillman, associé aux rôles d’insupportables égoïstes au verbe acide.Autour de lui, on rencontre Alice (admirable Chloë Sévigny), humanoïde typiquement new-yorkaise abritant dans le même corps vertu et vice en éternel conflit, et Charlotte (Kale Beckinsale), séduisante écervelée aux aspirations sociales insaisissables, qui fait peser sur sa copine le souvenir douloureux des récentes années de collège.A leurs côtés, on retrouve Jimmy (Mackenzie Astin, excellent), un publicitaire désabusé.Torn (Robert Sean Leonard), avocat environnementaliste, et Josh (Matt Keeslar), assistant du district attorney en repérage dans le but de piéger le patron de la boîte, soupçonné d’évasion fiscale.Cette intrigue parallèle prendra de l’ampleur à mesure qu’avance le film, sans toutefois convaincre de sa perti-hence à l’intérieur d’une dense étude de caractères, tissages de liens et relais de MTS vis-à-vis desquels elle paraît accessoire à l’enjeu principal du film, axé comme dans Metropolitan et Barcelona sur les territoires sociaux.Des territoires symbolisés ici par la discothèque fréquentée par une faune triée sur le volet à l’entrée, dérivatif contemporain des cours royales, sur laquelle Stillman pose le regard bienveillant d’un marionnettiste qui balance ses candides dans une fosse aux fions.Des candides dont l’éducation spirituelle et sociale repose sur Le Magicien d'Oz, Im Belle et le Clochard et Bambi, comme en font foi plusieurs Scènes magnifiquement tapissées de dialogues suaves et acides a deux, quatre ou six personnages, qui constituent la colonne vertébrale de ce film au foyer autrement rendu fuyant par tous ces personnages fascinants qui vont et qui viennent à l’avant-plan.Stillman a privilégié une reconstitution minutieuse mais minimale, en rupture avec les évocations tapageuses (voir Boogie Nights), où l’essentiel réside dans la construction psychologique des personnages, sobrement secondés par les coiffures et le fard à paupières bleu ciel.A cet égard, 'Die Last Days of Disco est une véritable «décaricaturisation» des années disco, voire une idéalisation dont seuls sont capables ceux et celles qui les ont vécues pleinement, comme le démontre son rejet en bloc par la génération qui l’a précédée, qui s’acharne depuis à la ridiculiser et que le cinéaste ridiculise à son tour au cours d’une plaidoirie finale.Hommage appuyé par un corpus musical exclusivement composé de la crème du genre, Die Last Days of Disco n’a toutefois rien du manifeste revanchard.On y lit simplement, à travers la musique et la mode qu’elle a générée, les symptômes de la désillu- sion qui suivra, superbement synthétisés par un scénario riche en observations psychologiques.Le film de Stillman se veut ainsi la douce chronique d’une décennie annoncée notamment par Jimmy, dont le métier de publicitaire présage de la dictature commerciale qui suivra, et les gais musclés, gantés de cuir et s’étreignant au beau milieu d’une faune hétérosexuelle qui ignore leur présence, annoncent la débandade psychosexuelle des années sida.En trois films espacés sur huit ans, Whit Stillman a imposé une écriture limpide, un style raffiné, une intelligence de l’esprit et un instinct pour imposer de nouveaux visages, qui en font l’un des plus indispensables auteurs de sa génération.Espérons que ce film lumineux sur l’entrée du tunnel (cf.la dernière image du film), inscrit dans une œuvre cohérente qui pourtant annonce la fin d’un volet, marquera pour lui le passage heureux de la confidentialité à la notoriété.y ASKAFilM Présente SPÉCIAL WONG KAB-WA1 il w Un film de Wong Kar-Wai ifi et CHUNGKING EXPRESS Leon Lai*Michele Reis*Takeshi Kaneshiro 13 A L’AFFICHE! CINEMA PARALLELE 3682 bouL St-Uurent MJ-MOI* ?nrw-^i i lyrusici * ^ de fïlontréal c o r d e s sensibles Ai T u r o v s k y directeur artistique Deux veDettes De La saisoN du 15e aNNiveRsaiRe SÉRIE____ 1CONCeR ts-événements oLiveR JONeS joue Gershwin et Ellington Plus.SÉRIE___________ o £ i L v y vLammiR spivakov, violoniste et chef des Virtuoses de Moscou Concerts en matinée et à l'heure de pointe : IN foRmatlONS: 982-6038 COMMANDITAIRE PRINUl’Al I BANGUI 1AUKENIIFNNI NüRTEL .Aktiiur Andersen OGILVY Le Groupe Mallette Mahcu NORTHERN TELECOM VITRINE DE LA V 1 D É O Entre réalisme et légende MARTIN BILODEAU THE HANGING GARDEN (LE JARDIN SUSPENDU) ?Premier film du Canadien d’adoption Thom Fitzgerald, The Hanging Garden est avant tout un astucieux mélange d’atmophères et de styles, de sens et de références, qui composent un climat poétique proche du conte psychanalytique.Portrait d’une famille dysfonctionnelle vue à travers le regard d’un homosexuel (Chris Leavins) revenu auprès des siens dix ans après s’être pendu par le cou à l’arbre du jardin, ce psychodrame poético-fantaisiste entremêle les thèmes conflictuels de la religion, de la famille et de l’individu, abordés avec humour et lucidité par un scénario rempli de zones d’ombre.Les images aux couleurs saturées signées Daniel Jobin (Lilies) contribuent pour beaucoup au climat surréaliste du film, autrement nourri par les mouvements d’appareil graciles, qui semblent léviter au-dessus d’un sol dénivelé, accidenté, et dont les reliefs évoquent des nombreux niveaux de récit.De ce film d’atmosphères ressortent quelques visages humains troublants, dont celui de Seana McKenna, une comédienne de théâtre qui fait ici ses premiers pas sur grand écran et se révèle très forte dans le rôle difficile de mère à la fois victime complaisante et bourreau qui s’ignore.Un rôle pour lequel elle a reçu un prix Génie, tout comme son vis-à-vis Peter MacNeill, qui campe admirablement son mari alcoolique.Entre ces deux pôles dramatiques, Chris Iœavins et Kerry Fox (Shallow Grave), dans le rôle de la sœur, jouent avec conviction sur des registres moins spectaculaires.finit/(ti/'O (/c /tr nie un rône, ef/ùitv t/'nti fine une /Tu/itc.• l'ilRRl CURIE OWê de M.5CHUTZ un hlm ni: CLAUDE I’INOTEAU ijmjrr LES PALMES DE MONSIEUR SCHÜTZ ?Cette adaptation pour l’écran de la célèbre pièce de Jean-Noël Fenwick racontant la rencontre de Pierre Curie (Charles Berling) et Marie Sklodowska (Isabelle Huppert) — qui deviendra Curie presque par enchantement — puis de leur découverte ultérieure de la radioactivité et du radium, constitue, tant sur le plan scénario que du traitement, une habile faufilage entre l’histoire et la légende, où l’un et l’autre se complètent et se répondent.Réalisée par un Claude Pinoteau en grande forme, par ailleurs adaptée pour l’écran par lui-même et l’auteur, cette comédie attachante et intelligente (au rythme parfois incertain) ne cache pas ses origines théâtrales mais s’en sert plutôt pour conférer au film un climat poétique joliment rustique, auquel contribuent des décors naïfs et des personnages secondaires colorés, dominés par un Philippe Noiret rop-blard à souhait en directeur de l’Ecole de physique et de chimie de Paris, qui pousse ses poulains dont il défend les découvertes devant l’Académie.Huppert et Berling, méconnaissables dans ces contre-emplois sculptés à la hache, témoignent d’un merveilleux instinct comique.MIDNIGHT IN THE GARDEN OF GOOD AND EVIL ?Cette adaptation du best-seller de John Berendt par Clint Eastwood manque de la folie, du panache et de l’élégance qui faisaient de l’expérience littéraire un régal pour l’es- prit en introduisant le lecteur à la faune bigarrée de Savannah, ville singulière du Deep South, au lendemain du meurtre d’un jeune gigolo Onde Law) par un millionnaire bien en vue (Kevin Spacey), au terme d’une réception à laquelle participait un journaliste new-yorkais Oohn Cusak), qui suivra l’enquête de près et à travers le regard duquel l’histoire nous sera racontée.Eastwood concentre son attention sur les démêlés judiciaires qui ont suivi la fusillade, là où le livre se servait de celle-ci comme point d’appui à une peinture en largeur et en profondeur d’une ville d’une beauté exceptionnelle, peuplée de gens dont le vernis conservateur craque de toutes parts pour enfin découvrir un visage hypocrite, noir, spectaculaire et baroque.Bien qu’il soit relevé par quelques figures, dont celle de la fabuleuse Lady Chablis, une transexuelle locale qui joue ici son propre rôkf Midnight est affadi par le regard médusé du cinéaste, resté à l’écart de ces personnages qu’il filme comme des bêtes de foire et dont seuls les traits les plus saillants semblent retenir son attention.LOS LOCOS ?1/2 Pour son premier film américain, Jean-Marc Vallée (Liste Noire) a réalisé un western où les références à Leone (// était une fois dans l'Ouest), Zinnemann (Le Train sifflera trois fois) et Lucie y L u k e sont 1 é-gion, mais demeurent sans écho.Enduit de goudron et de plumes, Chance (Mario Van Peebles) est retrouvé à moitié mort aux abords d’un asile d’aliénés situé en plein cœur du désert.Recueilli, puis soigné, il reçoit de la mère supérieure mourante l’ordre de conduire ses ouailles à une mission située à centaine de kilomètres.Le périple dans le désert sera jonché d’obstacles.Avec son scénario extrêmement confus, ses personnages de fous dont ne sont exploités que les aspects spectaculaires (dont un débile qui régurgite ses repas à petites doses), ses situations comiques et dramatiques mal exploitées et son montage qui rapièce l’utilisable davantage qu’il ne rassemble l’essentiel, Los Locos est un véritable fournir.CltftuEN OFQÙpD UD11 k* V askli-ii Q^Hydro Québec m Dï MONTREJUJ Billets en vente maintenant ! au Spectrum, à la Place des Arts (842-2112) et aux comptoirs Admission Commandes téléphoniques: 790-1245- *(< (axes et Irais de service) Billets gratuits Avec chaque billet des FrancoFolies de 20 S ou plus (avant use* et jervtcM) acheté au guichet du Spectrum, recevez un BILLET GRATUIT parmi les spectacles FrancoFous identifiés par ce symbole ^ Bleue dry « Événements spéciaux pour I les 10 ans des FrancoFolies I >, '"l1' Framo,un - 87641969 120hoo LES ÉVÉNEMENTS /"N Hydro toi*, Québec SALLE WILFRID-PELLETIER el THÉÂTRE MAISONNEUVE DE LA PLACE DES ARTS 175.Salnte-Catherlnt Ouest Spectacle d ouverture Avec Johanne Blouin, Nicole Croisille et 17 musiciens sur scène La fête à Michel Legrand Salle WilfridPelletier Le triomphe des FrancoFolies 1991 \ Supplémentaire le vendredi 26 juin Juliette » Greco IhMIre Mononnem L’événement des FrancoFolies 1995 Claude Nougaro Théâtre Maisonneuve Invités: Dan Bigras, Loulou Hugues, Éric Lapointe et Bruno Pelletier Carte blanche à Lu ce LI U Tel Ult Théâtre Maisonneuve 12ihoo LES NUITS air Transat MÉTROPOLIS 59, Sainte-Catherine Est ara Pour la première fois aux FrancoFolies de Montréal Avec Juliette Créco, Dan Bigras, Térez Montcalm, Renée Claude Pierre Flynn, Isabelle Boulay, Nicole Croisille et Marie Philippe t=llut à eo Ferré Théâtre Maisonneuve Julien Salle Wilfnd-Pelletier BS f H|_ENP La nuit du hip-hop Passi La nuit de la salsa Première partie: Joé Armando et Grupo Picante Yuri Le créateur de «A/e me A m ¦mm m m quitte pas» en salsa Buenaventura* La nuit du rai Première partie: | M.El Mrabet Cheb Mami* air Transat 1*1 ssssss»» s Première partie 96 POUR TOUS Dubmatique La nuit du nouveau funk I Ht Avec Isabelle Boulay, Éric Lapointe, Michel Rivard et Florent Voilant La fête à Zachary Richard* Qxpho © i»i La nuit africaine Première partie: Takadja Le créateur de >3 nu «Soul Makossa» ango* et ses musiciens Première partie: Féroce F.E.T.A.ë »&n?94 " Sinclair* @ Desjardins i i.r.i) e v uiu.i.!•: s s a m k d i A K T I) I M A N (' Il E I I .1 II IN I !)!) X A L ’ K CHAN ?: chef-d’œuvre ?: remarquable ?: très bon ?correct sans plus ^ ?: très faible : pur cauchemar THE SPANISH PRISONER (LA PRISONNIÈRE ESPAGNOLE) ?1/2 David Mamet, maître dramaturge et scénariste, met en scène un polar d’une complexité extrême, fort intelligent, alambiqué, pas toujours vraisemblable, mais fascinant, s’emboîtant à la façon des poupées russes.Avec une distribution de grande qualité (Campbell Scott, Rebecca Pid-geon, Ben Gazzara, Steve Martin), l’intrigue machiavélique et ficelée comme un saucisson montrera comment un jeune inventeur naïf peut se faire duper par tous les faux amis masqués qu’il rencontre.Une mise en scène de haut vol pour un polar de qualité supérieure comme Mamet en a le secret.Cinéplex Odéon.Odile Tremblay LES ANGES DECHUS Wong Kar-Wai, brillant et éclaté cinéaste de Hong-Kong qui a su imposer son style rythmé et déconstruit à travers Chungking Express et Happy Together, livre avec Us Anges déchus un nouveau morceau de style particulièrement réussi.Entremêlant ses intrigues en braquant son projecteur sur un jeune tueur à gages, sur fond d’humour, de polar, et dans un registre ultra-urbain, il impose une fois de plus son brillant langage cinématographique.Au Parallèle.O.T.SOURCE ASKA FlI.M Une scène du film Les Anges déchus ge imaginaire extraordinaire.Habitué à un cinéma du mouvement perpétuel, Tony Gatlif s’est arrêté cette fois au carrefour de deux cultures, pour y contempler et étudier les personnages, liés aux fils très fins d’un récit peu volontaire.Famous Players.Martin Bilodeau G AD J O DILO Troisième et dernier volet d’un triptyque que Tony Gatlif a consacré aux Tsiganes d’aujourd’hui, Gadjo Dilo (qui veut dire «étranger fou») nous fait pénétrer dans ce monde par l’intermédiaire de Stéphane (Romain Duris), un jeune Parisien qui, lancé sur les routes de la Roumanie à la recherche d’une voix entendue sur une cassette, échoue dans un village tsigane et y fait la découverte d’un paysa- SONATINE ?Takeshi Kitano, le cinéaste de Feux d'artifice, dans le même registre du polar noir, livre avec Sonatine une œuvre d’épure et de violence stylisée.Il incarne lui-même, avec sa dégaine de dur imperturbable, le gangster pris dans une guerre de gang.Le stoïcisme du thème, la brutalité de plusieurs scènes alternent avec une pudeur, une retenue, une stylisation à l’opposé des repères américains du genre.(Cinéma du Parc) O.T.THE HORSE WHISPERER ?MORT ACCIDENTELLE une comédie de DARIO FO Mise en scène de DENISE AGIMAN DU 11 AU 28 juin 1998 Martine BEAULNE Gabriel GASCON Jacques E.LE -BLANC Paolo MOLESINI Silvio ORVIETO 100,’ av.des Pins Est, Mtl.Pierre Tel.:(514) 845-7277 -PINCHIAROLI Réseau Admission (514) 790-1245 Billets : 20 $ et 15 $ Pour la première fois de sa carrière, Robert Redford se donne te premier rôle dans une immense production où son «moi» cinéaste, parti d’un best-seller capable de susciter des attentes impatientes, étudie patiemment la rencontre des mondes urbain et rural à travers un face-à-face entre une éditrice new-yorkaise (Kristin Scott-Thomas) et un cow-boy du Montana (Redford), réunis par un cheval blessé.Sorte d'Ordinary People transplanté au pays de A River Runs 'Through it, The Horse Whisperer transcende sa confusion sentimentale et atteint l’universel grâce à la qualité des figures qui le traversent et la perspective déstabilisante des immenses prairies qui dénudent le drame de ses artifices mélodramatiques.Famous Players.M.B.WILDE ?Sur le thème explosif de la vie d’Os-car Wilde, écrivain victime de son homosexualité dans l’Angleterre victorienne, un film puissant était à faire.Brian Gilbert a privilégié l’approche anecdotique avec de belles images, les costumes raffinés de l’écrivain dandy, mais n’a pas fait exploser son sujet en l’entraînant en des sphères intérieures et symboliques plus poussées.Stephen Fry campe un Oscar Wilde qui ressemble à son modèle mais qui ne l’habite guère.(Cinéplex Odéon) O.T NIAGARA, NIAGARA ?1/2 Petit film artisanal qui a fait la ronde de festivals avant d’atterrir au Cinéma du Parc, Niagara, Niagara suit sur les routes du midwest américain deux outsiders, lui (HenryThomas), fils mal-aimé à l’aube de la vingtaine, elle (Robin Tunney), gosse de riches atteinte du syndrome de Tourette.Avec pour seule variante la maladie-obstacle de la jeune femme, cette énième production sur le thème de la jeunesse en déroute irmnque d’originalité, d’assurance, de cohésion et d’atmosphère.Bob Gosse aurait voulu réaliser un outil audiovisuel pour le lobby médical s’intéressant au syndrome de Tourette qu’il ne s’y serait pas mieux pris.M.B.HOPE FLOATS ?1/2 Cette bluette sentimentale raconte la douleur d’une femme (Sandra Bullock) de retour dans sa ville natale après avoir été plaquée par son mari devant l’auditoire d’un reality show.Une galerie de personnages parallèles (sa mère, sa fille et son futur) épaississent des situations que ce scénario truffé de bons sentiments ne résoudra jamais.Reste un bilan bien-pensant, illustré sans conviction par l’acteur-cinéaste Forest Whitaker (Waiting to Exhale), conçu pour un auditoire qu’on espère sentimental et complaisant.Gena Rowlands y gaspille son talent, mais Harry Connick Jr.y commet les ravages attendus.Cinéplex Odéon.M.B.A PERFECT MURDER Adaptation contemporaine de Dial M for Murder, pièce de Frederick Knott qu’Alfred Hitchcock avait transposée à l’écran en 1954, ce déluge de lieux communs et d’images tape-à-l’œil qui a ixiur titre A Perfect Murder n’est qu’un ramassis d’idées tellement usées que son histoire d’épouse (Gwyneth Paltrow) menacée par un mari machiavélique (Michael Douglas), qui a engagé son amant ixnir la tuer, ressemble à une satire soumise à l’esthétique du clip, à l’odeur du cash et à la culture du hit.Cinéplex Odéon.M.B.Cinéplex Odéon: 849-FILM Famous Players: 866-0111 Parallèle: 843-6001 Cinéma du Parc: 287-PARC R É P E H T O I R E LA MAGIE MELIES Un siècle après la réalisation de ses premiers films, George Méliès demeure un artiste original, inimitable, essentiel.La Magie Méliès, documentaire du Français Jacques Mény produit pour la chaîne Arte (à laquelle la Cinémathèque québécoise lève son chapeau tout au long du mois), est à la hauteur de son sujet, qu’il saisit à bras-le-corps et transporte à travers le temps, substituant à l’académisme de la biographie chronologique les soubresauts de la digression et faisant de la vie de l’homme le décor de ses films.Fils de bottier parisien, né à Paris en 1862, Méliès tourne le dos à l’entreprise familiale en achetant le théâtre de Robert Houdin (dit Hou-dini).Prestidigitateur fasciné par les possibilités du médium cinématographique dont il a observé la naissance à travers toute sa pano- plie de gadgets, Méliès s’en empare, fait construire un studio à Montreuil et s’improvise metteur en scène, producteur, scénariste et exploitant.Le cinéma comme art du spectacle est né.A travers les extraits d’une trentaine de ses fantaisies filmiques (il en a réalisé plus d’une centaine), des témoignages de spécialistes (dont le Québécois André Gaudreault) et de nombreux documents d’archives, La Magie Méliès dresse le portrait d’un homme fascinant, entrepreneur, artiste, illusionniste, pionnier d’un médium dont il a pressenti toutes les possibilités.Et qui, par la suite, a tout inventé.Si, de son vivant, il n’a pas eu droit à un rôle de premier plan, l’histoire, ainsi que ce superbe documentaire, donnent désormais l’heure juste.A voir demain à 15h, à la salle Fernand-Séguin de la Cinémathèque québécoise.Martin Bilodeau VITRINE I)U DISQUE Rendez-vous à la plage des morts-vivants HEAD SHRINKIN’ FUN The Bomboras Zombie A Go-Go Records (Universal) A-HAUNTING WE WILL GO-GO 'Die Ghastly Ones Zombie A Go-Go Records (Universal) TY éduisez la tête de votre oppo-"l\sant avant qu’il ne réduise la vôtre! C’est le fantastique nouveau jeu des Bomboras, fabriqué par Zombco!» Ainsi s’annonce Head Shrinkin’ Fun, nouvel album du quintette californien Bomboras, l’un des deux fabuleux disques de garage-surf déposés ce matin par le courrier.Quel beau métier que le mien.Cet envoi est un authentique signe du destin.Le Tout-Puissant, le grand surfeur du firmament, me signifie que le temps de l’insignifiance, de la vacance de l’esprit, est revenu.Bref, que c’est l’été, que la plage et ma planche de surf m’attendent.Mais non, je n’ai pas de planche de surf.En vérité, je tiens à peine en équilibre sur le plancher des vaches, le soleil fait grimper mon hypertension et je tiens le sable pour une saleté qui s’infiltre partout.N’empêche que je me sens comme qui dirait happé.L’appel irrésistible du vide.Ouste le fond, exaltons la forme.Non sans raison: la musique surf est la forme la plus saine, génialement zen et fondamentalement défoulante du rock.Guitares déferlantes, basses puisantes, batteries frénétiques, nappes d’orgues Velveeta, c’est une lame de fond qui vous lave l’intérieur de toute sombre pensée, qui vous noie tout résidu de morosité dans la blanche écume.Né au début des années soixante du mariage de la culture surf (ne rien faire, prendre des bains de soleil, traquer la vague ultime) et du rock de garage (on sait trois accords, mais on va faire un sacré bruit), le garage-surf a survécu à tous les courants chauds et froids de la grande mare pop-rock, exactement pour les raisons expliquées ci-dessus, à savoir, en gros, que la musique songée, les structures savantes, les mixages sophistiqués, les épais beurrages, Céline Dion et tralalère, c’est lassant à la fin, quoi.Le retour à l’avant-plan du genre, gracieuseté de Quentin Tarantino et de son brillant choix de l’hymne surf Miserlou du guitariste-dieu Dick Dale et ses Del-Tones pour thème de son Pulp Fiction, n’est en cela que la plus notable vague d’un flot à peu près ininterrompu (sinon dans les années de retour à la terre des seventies, nettement trop sérieuses).Les B-52’s à la fin des années 70, les Surf Punks au début des années 80, Laïka & The Cosmonauts, Teisco Del Ray, les Aqua Velvets et nos propres Jaguars et Baronies dans les années 90 ont tous perpétué le genre, aussi éternellement actuel et vital que le rockabilly sauvage des années 50.De la compagnie de disques Zombie A Go-Go, basée en plein Sunset Strip à Los Angeles, nous parviennent donc les derniers disciples de cette musique qui glisse sur l’eau et les problèmes.Les Boni- Jin* SILVY GRENIER et l'étrange vielle à roue : exploration de cet instrument issu d'une technologie moyenâgeuse dans un concert audacieusement intemporel.LEONARDO, INGÉNIEUR ET MUSICIEN, en direct de la Caserne Dalhousie à Québec.Anim.Jacques Languirand.Réal.Danielle Bilodeau.Ce soir à 23 h Création mondiale du projet CHANTS CACHÉS, huit pièces d'improvisation libre avec trois extraordinaires musiciens : JOHN HEWARD, batterie, MALCOLM GOLDSTEIN, violon, et RAINER WIENS, guitare électrique préparée.LE NAVIRE " NIGHT Une émission d'Hélène Prévost.Dimanche à 21 h 30 NANCY HUSTON, MADELEINE GAGNON, LUBA JURGENS0N et CH0CHANA B0UB0VSKA discutent autour du thème CRÉATION-PROCRÉATION.Trois rendez-vous passionnants animés par Monique Durand.Réal.Doris Dumais.Lundi 15, mardi 16 et mercredi 17 juin à 11 h LA BANDE MAGNETIK avec L'ENSEMBLE CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL dirigé par VÉRONIQUE LACROIX.Oeuvres d'Ana Sokolovic, Matthew Herskowitz, Michel Frigon et Guy Gingras.Anim.Michel Keable.Réal.Richard Lavallée.Mardi à 20 h LES FRANC0F0LIES DE MONTRÉAL Élizabeth Gagnon rencontre les artistes et nous indique les spectacles à voir dans un spécial FrancoFolies.CHANSONS EN LIBERTÉ, une émission d'Élizabeth Gagnon Vendredis 19 et 26 juin à 18 h 30 101,9 ALLARDVILLE • 100,9 CHICOUTIMI • 95,3 LAMEQUE • 98,3 MONCTON • 100,7 MONTREAL • 102,5 0TTAWA-HULL • 95,3 QUEBEC • 101,5 RIM0USKI • 90,7 SHERBROOKE • 90,3 TORONTO • 104,3 TROIS-RIVIERES boras, qui tirent leur nom d’un titre mythique de 1963 par les Surfaris, pratiquent un garage-surf particulièrement graisseux, voire dégoulinant, dans la lignée des ronflantes bandes sonores de films de gars de bicycles des années 60, surtout celle de Wild Angels (1966) par David Allan & The Arrows, à base de saturation de guitare fuzz.De la chouette musique malpropre jouée à la va-vite par des pas-beaux au cool imparable.The Ghastly Ones, eux, dignes héritiers des Del-Aires et leur trame du film The Horror Of Party Beach (1964), se spécialisent en zombie-surf, curieuse sous-catégorie de garage-surf alliant l’imagerie des films d’horreur de série Z au son immense et mystérieux des guitares branchées dans les fameuses unités de réverbération Fender.Une thématique un peu grand-guignolesque à laquelle j’adhère moins, la saveur kitsch durant moins qu’une gomme Bazooka, mais qui parler de durer?Danser vingt titres d’affilée en goûtant au passage la voix d’outre-tombe à la Wolfman Jack sur Doctor Diabolo Speaks.et l’orgie d’effets sonores extraterrestres qui enrobe Attack Of Robot Atomico, voilà qui suffit amplement aux exigences minimales d’un soir d’été.Avertissement gratuit, tel que fourni en fin de disque par The Ghastly Ones: «Repeated listenings of this record have been known to produce the sensation of being watched.» Bouh! Sylvain Cormier ME, MY GITAR AND THE BLUES Jimmy Dawkins Etiquette Ichiban Bonté divine! C’est fou ce que le dernier album de Jimmy Dawkins est convaincant, séduisant, passionnant C’est fou ce que cet album est une extraordinaire illustration du blues pesant.C’est fou comment cet album invite au revenez-y.Une fois écouté, on recommence à l’écouter et encore et encore.Bon.Jimmy Dawkins, c’est un guitariste réputé pour son sale caractère.C’est un dur, un tatoué.C’est surtout un type entier.Passionné et écorchéi.Ça paraît?Non! Ça s’entend.Et pas à peu près.Accompagné par un guitariste rythmique, un pianiste-organiste, un bassiste et un batteur, Dawkins défend id les couleurs du blues le plus noir qui soit.Toujours, c’est incisif.Toujours, il y a urgence.C’est bon, bon, trèfe bon.Serge Truffaut I I I A TRIBUTE TO MILES DAVIS World Saxophone Quartet Etiquette Justin Time Le World Saxophone Quartet, c’est, dans l’ordre comme dans le désordre, David Murray, ténor et clarinette basse, Oliver Lake, alto et soprano, Ha-miet Bluiett, baryton et opinion, et John Purcell, alto, ténor et architecture sonore.Depuis plus de vingt ans maintenant, le WSQ, comme disent les intimes, est l’une des formations les plus aventureuses qui soient.Après avoir rendu hommage à James Brown, Duke Ellington et quelques autres, ils se sont attelés, en début d’année, à saluer la mémoire musicale de Miles Davis.Ils ont arrangé les Seven Steps Tu Heaven, The Road To Nefertiti, quelques autres, et surtout le splendide AU Blues.Résultat, cet hommage s’avère un des meilleurs albums du WSQ.S.T.MÉLODIES L'unique magasin de disques exclusivement JAZZ au Québec LE SPÉCIALISTE DE L'IMPORTATION JAZZ 4375, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2J 2L2 Tél.: (514) 845-1736 ;$ Fax:(514) 845-7233 I.K I) K V OIK.L E S S A XI E 1)1 13 E T D I XI A X (' Il E II .III X I !» !) S B 7 Instruments anciens et musique américaine FRANÇOIS TOUSIGNANT BACH ON THE LUTE, VOL.3 Jean Sébastien Bach: Suites pour violoncelle seul n° 1 (do majeur, BWV 1007), n° 2 (la mineur, BWV1008) et n° 4 (si bémol majeur, BWV 1010), transcrites pour le luth et interprétées par Nigel North.Durée: 63 min 50.Linn Records CKD 049 Après les suites pour luth, revoici Nigel North qui s’attaque à son tour (il n’est pas le premier à le faire) aux suites pour violoncelle seul de Bach.On commence à écouter le disque comme une curiosité et, très vite, on est pris dans un monde expressif et dense inouï.Prise de son remarquable, image sonore fascinante, présence de la salle — ou plutôt de l’église — plus vraie que vraie, les conditions techniques exploitées par la maison Linn Records sont idéales pour le mélomane et l’au-diophile.Cela vaut bien les quelques dollars de plus du produit—car en musique aussi, il est parfois bon de payer un peu plus cher pour plus de qualité.Il y a un peu de génie sur cet enregistrement.Les transcriptions de Nigel North sont remarquables d’idiosyncrasie pour son instrument.Il modifie parfois la direction d’un trait, tantôt la réalisation d’une harmonie, sans que jamais on ne soit heurté par cette réécriture subtile du texte, commandée par le langage idiomatique de l’instrument.C’est comme si on entendait une analyse de la pensée de Bach.Cette version «apocryphe» devient donc plus qu’une curiosité: il y a fort à parier qu’elle arrive à s’imposer comme une interprétation remarquable d’un des monuments du grand Bach.Di conviction du jeu du luthiste force l’adhésion.Bien sûr, on peut préférer tel mouvement en un tempo plus rapide, regretter que la note ne tienne pas aussi longtemps à la corde pincée qu’à la corde frottée, mais ces petits inconvénients disparaissent vite.Four vous en convaincre, écoutez deux fois à la suite le prélude de la lm' suite en do majeur.Première écoute: sentiment d’étrangeté, de dérangement et de «ce n’est pas tout à fait cela».Deuxième audition: transport vers un autre monde dont on ne saurait plus se passer.L’indescriptible sens mélodique de Bach se réincarne en une autre chair, son sens harmonique inégalé se voit ressuscité sous les doigts magiques — et l’oreille qu’on dirait divine — de North.On oublie presque que ces partitions ont été écrites pour violoncelle.C’est dire la force de l’artiste et la grandeur de sa réalisation.Si vous aimez Bach, vous adorerez le redécouvrir sous cet éclairage original.CHOPIN - MAZURKAS Frédéric Chopin: 29 Mazurkas op.6,7,17,24,30,33 et 4L Patrick Cohen, piano.Boîtier de deux disques.Durée: 87 min 08.Glossa GCD 920506 Que penser de ce premier volet de l’intégrale des 56 mazurkas de Chopin, présentée par Patrick Cohen, si- N 1GI.L NOR TH VOLUME THRII non qu’après une superbe série de sonates de Haydn, on est un peu déçu.Soulignons d’abord que Cohen joue sur un piano Érard de 1855, une sorte d’instrument que n’a pas connu Chopin mais qu’on dit ressembler d’assez près à ce qu’il aimait.Si les aigus font encore penser à ce que Beethoven qualiliail de «maudite harpe», le reste du registre est surprenamment moderne.Seule une résonance de la table d’harmonie plus éolienne que ce à quoi les instruments modernes nous ont habitués fait sentir l’âge honorable de l'instrument (et cela met en relief la grande qualité de la prise de son).Si le livret des sonates de Haydn était formidable, celui-ci est tout ce qu’il y a de plus mal foutu, amateur et sans aucune rigueur: on y apprend que Chopin adorait Beethoven (en réalité, ses lettres nous disent qu’il l’abhorrait!) et que la valse est à l’origine du scherzo des symphonies (?).Bref, ne le lisez pas.La musique, car c’est elle qui doit avoir la primauté, va choquer les amoureux de Chopin.1-oin de toute conception artistiquement accomplie (et ici, les exemples de pianistes abondent), Cohen joue ces perles comme les étudiantes du compositeur devaient seules être capables de les rendre: ennuyeuses fadaises pour fausses aristocrates ou bourgeoises ennuyées qui veulent se targuer de vernis artistique.Alors on s’ennuie vite, très vite, et on désespère de trouver un peu de musique là-dessous.Reste que pour la sonorité et la manière dont l’instrument fait sentir le flou harmonique, le professionnel ou l’étudiant entendra ici comme un écho de ce que l’imaginaire de Chopin avait dans l’oreille quand il composait.Malgré la lassitude ressentie, on apprend quand même quelque chose si on laisse ses attentes au vestiaire.DVORÂK - QUATUOR AMÉRICAIN Antonin Dvorak: Quatuor à cordes n° 12 en fa majeur, op.96 (13179), «quatuor américain»; Terzetto en do majeur, op.74 (B 148); Cinq Bagatelles pour deux violons, violoncelle et harmonium, op.47 (B79).Quatuor Prazak, Jaroslav Tuma, harmonium.Durée: 63 min 12.Praga Digitals PRG 251 110, HMCD 65 Je vous parlais de ces interprètes il y a peu, et voilà que, hasard des horaires des distributeurs, ils nous reviennent avec une aussi belle réussite.Une version estivale du quatuor américain de Dvorak pleine de lumière et de fraîcheur.Alors que beaucoup d’interprètes tentent de faire sérieux dans cette musique, le quatuor Prazak joue la cyclothymie du compositeur: la dépression et l’ennui sont loin et l’euphorie de la beauté lyrique s'empare du rythme de l’œuvre.Sous ces archets, Dvorak semble nous parler d’une jeunesse éternelle qu’on ressent toujours dans nos souvenirs (peut-être celle qui, hors des propos anecdotiques dont on entoure le quatuor, était encore à l’époque pour les Européens l’américaine terre promise de toutes les ouvertures).En complément, le Terzetto pour deux violons et alto, sympathique et amical à souhait, une piécette qui demande plus d’attention (ce qu’on a découvert au récent Festival de musique de chambre de Montréal) et qui, désormais, pourra accompagner vos moments de disponibilité au charme et à la grâce.Et aussi les Bagatelles.Toujours mignonnes, mais la prise de son, un peu acide, et le jeu curieusement et soudainement plus roide, font regretter — chauvinisme oblige?— ce que notre quatuor Alcan en avait déjà proposé pour agréablement meubler le décor.THE WORLD SO WIDE Extraits d’opéras américains.A Copland: Laurie’s Song (The Tender Land); J.Adams: This Is Prophetic (Nixon in China); L Bernstein: What a Movie (Trouble in Tahiti); T.Leon: Oh Yemanja (Scourge of Hyacinths); D.Stuart Moore: Willow Song (The Ballad of Baby Doe); IC Weil: Lonely House (Street Scene); S.Barber: Give Me Some Music (Anthony and Cleopatra); C.Floyd: Ain’t It a Pretty Night (Suzannah).Dawn Upshaw, soprano; Orchestre de St.Luke’s.Dir.: David Zinman.Durée: 45 min 26 lx* genre de programme qui en bouche un coin, n’est-ce pas?Un disque-récital d’airs d’opéra (oui oui, opéra!) uniquement consacré à de la musique américaine.Et qui montre la vigueur et la variété des compositeurs de ce côté-ci de l’Atlantique qui n’ont plus rien à envier à leurs collègues européens.L’éventail échantillonné par cette défenderesse hors du commun de la musique de son pays qu’est Dawn Upshaw est assez vaste dans les influences.On va du très conservateur Autliouy and Cleopatra de Barber (échec retentissant en son temps et qui n’arrive toujours pas à passer la rampe tant le livret de Zeffirelli d’après Shakespeare est mal foutu et que la musique est ampoulée, mais qui contient — à l’instar de tant de navets italiens — de beaux airs, comme ici) au plus actuel Scourge of Hyacinths de l’immigrée cubaine Tania Leon (retour à une esthétique tonale et folklorique simple mais efficace pour une berceuse).Naturellement, les minimalistes y passent (air de Pat Nixon dans l’opéra d’Adams) et (incontournable Kurt Weil.Sa présence vous surprend?Rappelez-vous qu’il a bel et bien émigré et que l’opéra dont est tiré l'air retenu vient de ce que le compositeur a lui-même appelé cette œuvre An American Opera (un opéra américain).Et n’oublions lias le si bel air de Suzannah Ain 't It a Pretty Night.Dawn Upshaw est souveraine dans ces genres et styles divers, allant du burlesque ironiquement critique de Bernstein (What a Movie) au naïvement plaisant Copland (attention: cette musique américaine est, contexte politique oblige, souvent à décoder à plus d’un degré).Elle s’impose facilement comme une interprète «américaine» qui a ces musiques dans le sang.Alors, pas d’effort apparent, pas d’encombrements techniques ni de flottements stylistiques.On se sent entre bonnes mains.Du reste, bien accompagnée comme elle l’est, il est difficile de résister au menu.Certaines fines bouches toiseront encore cet art si différent — mais tout aussi essentiel — du «grand» répertoire, voire oublieront que certains compositeurs géniaux ont déjà choqué en s’inspirant d’idiomes d’origine populaire.Personnellement, je préfère mordre dans la vie, surtout présentée de cette façon.Et le texte du livret est passionnant pour qui veut comprendre en quelques mots l’histoire de l’opéra made in USA.Ce qui ne gâche rien.;cios$a Cimi'iN I l > M \/l Kk NS Cohen PRAZAK QlïARTET t V/UY/V l) V()ft .[ K nTRIM» QUAKTET No.12 «tji.% H l"9 ttif \M! KH t Y iFK/imo.i -«bin luuutiUA un -' BRAND NEW RELEASE AT A NICE PRICE ,1lv ?A FREE 1998 CATALOGUE ZXfrf* £)•» (4) (The Hunt for the Red October) E.-U.1990.Drame d’espionnage de J.McTiernan avec Sean Connery, Alec Baldwin et Scott Glenn.Le commandant d’un sous-marip soviétique qui met le cap vers les États-Unis pour passer à l’Ouest éveille ainsi l’inquiétude des Américains qui ne connaissent pas ses intentions.TQS20U30 MÉMOIRES DE FEMMES (3) (A Woman’s Taie) Aust.1990.Drame psychologique de P Cox avec Sheila Florance, Gosia Dobrowolska et Norman Kaye.Une vieille dame atteinte d’un cancer tient mordicus à finir ses jours dans sa demeure.TQ 21 h DIMANCHE NOS CHOIX Paul Cauchon YUL Reprise de cette série inégale, diffusée ce printemps à MusiquePlus et qui propose le regard de dix jeunes réalisateurs sur dix grandes villes du monde.TQS, 18h LA COURSE DESTINATION MONDE Le grand gala de clôture de la saison.Radio-Canada, 19U30 BOUILLON DE CULTURE Un spécial aux couleurs de l’Italie, avec des auteurs italiens ou qui écrivent sur l’Italie.TV5, 20U30 LES ENFANTS, C’EST POUR QUAND?Une émission spéciale des Beaux Dimanches, réalisée par Denis Boucher, qui propose une réflexion sur le désir d’avoir un enfant et la baisse de natalité au Québec, le tout appuyé par un sondage SOM réalisé auprès de 1000 Québécois.Radio-Canada, 21h ¦ÆlWi OCDCD (jOŒDQ ŒDID3® CD .’Arche de Noé Les Contes d'Avonlea Le Téléjournal O Ce soir Découverte Les Beaux Dimanches / Gala de la Course destination monde Les Beaux Dimanches / Les enfants, c'est pour quand?Le Téléjournal Sport (22:27) Cinéma/BOU CREPUSCULE avec William H Swanson (22:5 .EVARD DU (D olden, Gloria 3) OGDŒD OOCD CDSBCDD (4® Cinéma/LES DE FIFI BRIND avec Tami Erin NOUVELLES AVENTURES ACIER (5) .David Seaman Jr.(16:00) Le TVA Drôle de vidéo Fort Boyard (en coulisses) Cinéma/SANS RETOUR (5) avec Bridget Fonda, Gabriel Byrne Le TVA TVA Sports (22:55) / Loteries (23:14) Vins et Fromages £3:21)7 Évangélisation 2000 (23:51) (55) Sz) (?4) (30) @6) Les Nouvelles Aventures de Skioov Heidi L'Étalon noir Le Monde mer Disney veilleux de En pleine nature On aura tout vu Les Pays du Québec Cinéma/KRAPATCHOUK (4) avec Guy Pion, Piotr Zaitcher iko Montagne (22:41) Faune nordique (23:10) Pause musicale (23:38) meus® SCI (351(49) Passion plein air Pas si bête que ça! Le Grand Journal YUL Alfred Hitchcock présente Hercule Cinéma/BRILLANTINE (5) avec John Travolta, Olivia Newton-John Salle d'urgenc e (22:23) Le Grand Journal (23:23) Cinéma (23:53) 1 dm) Le Journal FR2 Aujourd hui Bull, jeunes .Pacifique Horizons.Monde ce soir Ent.des artistes Le Siècle du peuple Le Journal RDI | Scully RDI Point de presse Second Regard Enjeux Plus (0® SOUS.(15:30) Journal suisse Cap Aventure École des fans / Tourisme (1845) Journal FR2 Drucker & Co Stars & Co Bouillon de culture Bons Baisers d'Amérique (2135) Journal belge Courants d’art Viva CD Le Corps (16:00) Mémoire des bo ites à chansons M'A'S'H .juste pour rire Les Châteaux./Domaine Biltmore Le Goût du monde / Thaïlande Biographies / Mao Dze Dong | Monde et Mystères / Ovnis Cinéma CD La Vie en vrac / Prostitution Combat.chefs Croque la vie Médecine enq.Santé en.L Hôpital Chicago Hope / Dernière Victoire | Des Histoires de famille | Guérir autrem.Ailleurs sur la terre / Avoir 20 ans (SB Musique vidéo (14 00) I Cimetière Fax Musique vidéo / Se poursuit jusqu'à 2h30.(MX) Musimax Collection (14 oo) Maximax / Joint Concert for ' fel Aviv - Chanson Gréco - Robbie Robertson: Making | Musimax Collection / Se poursuit jusqu à 2h00.I ŒD Soeur volante Ma sorcière.Les Aventures de Sinbad Chahut Bahut Joy.Naufragés Premières Fois (TTF) Scooby Doo 2 Stupid Dogs Cléo et Chico Le Diable.Yogi Tours Fifi Brindacier Bêtes à craquer Capitaine Star Ned.triton | Les Simpson | Image par image Highlander Les Simpson Ned.triton SB® Soccer/Youg loslavie - Iran c 16:00) Sports 30 Mag Atlantique | Soccer / Jamaïque - Croatie (poss.d'un 6e match de la finale de la NBA) Série Superbil
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