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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1998-10-01, Collections de BAnQ.

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Culture Page B 9 Economie Page B 3 Les sports Page B 8 Télévision Page B 9 Le Devoir HORIZONS I.K I) K V (III!.I.E .1 K I' IM I * " (I (' T U R II E I !M) 8 Jean Dion Follow the money Il n’y a pas trente-six façons d’être dans le vent par les temps qui courent, et Dieu, qui a créé le baseball à Son image, sait qu’ils courent vite.Il suffit de s’indigner du traitement infligé à Felipe Alou, pester contre Claude Brochu, prier pour un sauveur et crier haut et fort que Montréal doit conserver son statut de grande cité internationale où les vraies affaires se passent.Vous en avez marre d’entendre parler de cette histoire de stade de balle et d’Expos qui n’en finissent plus de ne pas savoir s’ils resteront, s’en iront ou franchiront honteusement le cap du nouveau millénaire tant attendu dans les limbes du sport professionnel?Vous n’en pouvez juste plus de vous faire seriner le message du prophète qui annonce une ville fantôme si Montréal BQ.se laisse déchoir hors du cénacle des ligues majeures?On vous le pardonne.Mais faites bonne provision de boules (fuies, peuple impie, parce que ce n’est pas fini.Il y a alerte à Mégapolis.Jamais n’avons-nous été si près de perdre notre club, et notre âme avec, et de joindre la cohorte des fières cités qui se sont retrouvées du jour au lendemain trous de rase campagne parce qu’elles n’avaient pas su ou voulu se faire assez belles pour séduire les mécènes modernes que sont les magnats du sport.Une cohorte, faut-il le rappeler, qui rassemble d’authentiques bleds comme Atlanta, Baltimore, Buffalo, Cleveland (deux fois), Denver, Hartford, Houston, Kansas City (deux fois), Los Angeles (deux fois), New York (deux fois), La Nouvelle-Orléans, Minneapolis/St.Paul (deux fois), Oakland, Ottawa, Québec, St.Louis, San Diego, Seattle, Washington et Winnipeg.Toutes, au cours des 30 dernières années, ont eu à déplorer la perte d’un être cher.Très cher, même.Trop cher?Allons donc.Ce genre de truc n’a pas de prix.On ne lésine pas quand il s’agit d’être premier violon dans le concert urbain universel.On ne chipote pas quand il s’agit d’emboîter le pas à la plus belle aventure qui soit, la longue marche qui mène à un championnat auquel nous avons droit.L’Amérique, c’est comme votre bien, on veut l’avoir, et on l’aura.Peu nous chaut, dans ces circonstances, que nos bonnes gens d’affaires soient arrivées au terme d’un parcours de 15 mois en ayant amassé un ronflant 16 % des sommes nécessaires à la réalisation de leur projet Ce sont les gouvernements qui n’ont rien compris, incapables de saisir le sens pourtant évident des choses.Il faut le croire, même si on assiste à une situation étrange où la classe politique se tient droite comme un chêne pendant que les entrepreneurs-bâtisseurs si prompts à lui faire la morale se chamaillent et louvoient à grands renforts de langue de bois.Mais il finira par comprendre, l’Etat.Mardi, on sentait (lue Lucien Bouchard n’attendait qu’une perche, appelée «nouveau plan d’affaires», pour se dépeinturer du coin où il s’était peinturé et affronter l’électorat en disant à la fois «pas de fonds publics» et,«je suis prêt à écouter».Et il comprendra d’autant plus, l’Etat, que les Expos lui auront donné une chance en or de le faire.Cette chance, Jacques Ménard l’a évoquée et Serge Sa-vard l’a explicitée.Trouvons le moyen pour les Expos de tenir une autre année avant de décider, ont-ils dit, et laissons passer les élections au Québec.Alors, de deux choses l’une.Ou bedon Jean Charest est élu, et cela épointe considérablement les angles.Ou bedon Lucien Bouchard est élu, et il a un mandat frais pour s’ouvrir grand les oreilles.Bref, en un mot comme en 250 millions, le raisonnement est limpide: le pouvoir dira oui si on lui offre quatre ans pour faire oublier au bon peuple que, par une loterie ou une affectation directe des impôts des joueurs au fonds de construction d’un nouveau stade ou quelque autre entourloupette que ce soit, on l’aura rincé et que ce sont ses sous, au fond, qui auront servi à faire tourner la machine à millions.Et quatre ans, c’est bien en masse pour qu’il oublie tout ça et se souvienne plutôt qu’il aura contribué à faire d’une ville promise à la perdition une mé-gapole internationale des ligues majeures.Avec tout ce que cela comporte.Le bon peuple paiera d’autant plus volontiers qu’il aura au préalable été savamment travaillé par les médias, ces relais efficaces d’une propagande qui n’ose dire son nom.Efficaces, du seul fait du volume d’«informa-tions» qu’ils auront charriées dans un dossier dont on se demande sérieusement s’il en mérite tant.Efficaces aussi parce qu’ils se seront donné en fin de parcours une bonne conscience apparente en critiquant la démarche des Expos mais en ayant, sauf rares exceptions, évité tout du long de remettre en question le fondement même du projet.Mais le sport professionnel est comme ça: il lubrifie tout.Rien n’est moins subtil que ce rallye d’appui aux Expos organisé hier par CKAC, une station de radio qui se réclame du «plus important réseau d'information privé au Québec», et d’autres du même acabit, toutes farouchement indépendantes probablement.Conflit d’intérêts?«Le départ des Expos, ce serait l'équivalent de scorer dans nos buts», disait le patron de CKAC.Ben tiens.Deep Throat, l’informateur des journalistes du Washington Post dans l’affaire du Watergate, avait raison.Pour tout comprendre, un truc imparable: «Follow the money.» É L E C T I O N S À L O N G 11 E U l E Tranquille campagne Les candidats s’adressent d’abord au contribuable avant de solliciter le citoyen, et pour des questions administratives bien plus que des débats politiques L’inhabituel empressement d’employés de la voirie à réparer le moindre nid-de-poule dans les rues et l’apparition soudaine aux carrefours d’affiches reproduisant les visages souriants de plus ou moins célèbres inconnus sont des signes qui ne trompent pas: la saison électorale est arrivée clans plusieurs municipalités du Québec.A Lon-gueuil, quatrième ville en importance au Québec, une campagne un peu terne s’est engagée entre le maire Claude Gladu et son opposante Gisèle Hamelin.ÉRIC I) E S R O S I E R S LE DEVOIR Cl onfiant en sa réélection le l" novembre prochain, le maire sortant refuse toute confrontation directe avec son opposante.Elle, de son côté, s’évertue à convaincre des électeurs occupés à autre chose que tout ne va pas aussi bien qu’on le pense.Dans les deux cas, on s’adresse au contribuable bien avant le citoyen.«C'est très tranquille cette année, rapporte François Laramée, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Le Courrier du Sud.Im même chose se passe à Brossard, Saint-Iximbert et Boucherville.Les administrateurs municipaux se présentent de plus en plus comme des gestionnaires, un point c’est tout.Et quand quelqu'un décide de s’afficher contre eux, ils n’osent pas trop mhmhI s’avancer en dehors des questions de budgets et de taxes.» Un important marchand d’articles de sport sur la Rive-Sud, Claude Gladu s’avère une figure indiscutablement populaire à Longueuil.De personnalité plutôt effacée, il a un véritable talent pour établir le contact avec les électeurs.A son arrivée à la mairie, il y a quatre ans, avec un peu plus de 40 % des voix et 14 conseillers sur 20, il a institué par exemple Les Samedis du maire pour permettre aux gens de lui faire part directement, de 9h à midi, entre deux bouchées de croissant, de leurs problèmes de nids-de-poule ou de panneaux de circulation.Méfiant à l’égard des journalistes mais bénéficiant d’une forte machine électorale, le chef du Parti municipal de Longueuil (PML) a concentré jusqu’à présent ses efforts de campagne sur le porte-à-porte et les apparitions promotionnelles.«On dit aux électeurs de se fier sur le passé, explique-t-il.Depuis les quatre dernières années, la ville a été très bien administrée.Au moment de la dernière campagne, on avait promis de geler les taxes et on a tenu promesse.Elles ont même baissé de 3 % et la dette municipale a diminué de 12 millions.Et nous avons fait tout ça en maintenant le niveau des services.» Promettant le dévoilement d’un programme électoral complet le 9 octobre prochain, Claude Gladu s’est déjà engagé à maintenir le gel des taxes municipales jusqu’en 2002 et à attirer durant la même période des investissements privés totaux de 200 millions.Parmi ceux-ci, il a déjà été annoncé qu’un complexe de 20 salles de cinéma serait installé au coût de 20 millions à la station de métro Longueuil.L’opposition Son opposante, Gisèle Hamelin, ne se montre pas impressionnée.Elle promet à son tour une réduction en quatre ans de 10 % des taxes et de 40 % de la dette.«Longueuil a besoin d’un sérieux coup de barre, décla-re-t-elle.Contrairement à la perception des gens, elle a été mal administrée depuis que le PML est arrivé au pouvoir, il y a 16 ans.» Pour casser l’illusion de bonne gestion du maire Gladu, l’Alliance de Longueuil a distribué à la fin de l’été un journal d’une dizaine de pages dénonçant la piètre situation financière de la ville.Chiffres officiels à l’appui, on y dénonce entre autres un taux de taxation et une dette supérieurs à ceux des autres villes de la Rive-Sud.On déplore également la chute de 7 %, en quatre ans, de la valeur moyenne des maisons.Pas étonnant, dit Mme Hamelin, que le phénomène du «trou de beigne» se produise à Longueuil.Avec 128 000 habitants, constate-t-elle, la ville a accusé une légère diminution de population depuis le début des années 1990.Défaite aux deux dernières élections, la chef de l’Alliance de Longueuil a adopté la stratégie contraire à celle de son rival, le poursuivant sans relâche pour qu’il accepte la tenue d’un débat public, courant toutes les tribunes disponibles, convoquant une conférence de presse par semaine et disposant même de son propre site Internet.Voulant rester «au niveau du débat d’idées», elle s’est gardée jusqu’à maintenant d’exploiter les accusations portées à la fin d’août par le Directeur général des élections contre le maire Gladu et son parti, relativement à des manœuvres électorales incorrectes.Ses plus féroces critiques, elle les garde plutôt pour le développement du terrain de golf municipal.«On avait annoncé que ça ne coûterait pas plus de 8,5 millions, ce projet-là, dénonce-t-elle, alors qu'on a dépensé jusqu’à aujourd'hui 26 millions.Quand on voit l’état des finances de la ville, l’état des rues, on se rend compte que le maire a complètement perdu de vue la réalité.» PHOTOS MARTIN CHAMBKHLANO LF.IIKVOIR P** rôle Claude s I | 0 (' T (l It It E I II II K B 3 —-* LE DEVOIR ?- ECONOMIE Leurs représentants demandent des «éclaircissements» Les producteurs remettent l’entente en question Baisse des taux directeurs r Trop timide aux Etats-Unis, trop rapide au Canada CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Ly entente signée vendredi dernier t par la Fédération des producteurs de porcs et le gouvernement du Québec est remise en question par les producteurs, qui maintenant demandent des «éclaircissements», c’est-à-dire plus d’argent.Par ailleurs, le Vérificateur général continuait toujours hier soir de réfléchir, alors que le ministre de l’Agriculture attendait fébrilement de recevoir sa bénédiction.Bref, l’accord qui, disait-on vendredi, devait être confirmé lundi matin, après que les fonctionnaires eurent vérifié certains points juridiques pendant la fin de semaine, n’en finit plus d’être sur le point d’être annoncé et divulgué.Un seul communiqué a été émis hier, celui de la Fédération des producteurs de porcs.«L’hypothèse de travail mise sur la table vendredi dernier à Québec pour régler la crise porcine suscite plusieurs réserves de la part des représentants des producteurs.Après vérifications, nous constatons que des éclaircissements sont nécessaires», déclare le président, Clément Pouliot.Les représentants de l’U PA et de la Fédération disent «constater qu’il manque des sommes pour satisfaire les demandes des producteurs afin de respecter la loi sur la sécurité des revenus agricoles».Il y aurait eu entente sur un montant de 9,50 $ par porc, mais les producteurs veulent qu’on y ajoute les 4 $ qui avaient été retirés le printemps Québec (PC) — Le premier ministre Lucien Bouchard s’en est pris, hier, au gouvernement fédéral qui s’apprête à utiliser à sa guise les surplus de 20 milliards de la caisse d’assurance-emploi qui appartient aux entreprises et aux travailleurs.Dans une vigoureuse sortie contre Ottawa, M.Bouchard a parlé de scandale et de honte.«C’est un des plus grands scandales auquel nous aurons assisté», a-t-il dit, avant de demander au ministre canadien des Finances, Paul Martin, de réduire les cotisations des employeurs et des travailleurs en plus de bonifier les prestations pour ceux qui en ont le plus besoin.«Nous pensons que le gouvernement fédéral devrait réduire substantiellement les cotisations, ce qui aurait pour effet de contribuer à l'élan de l’économie et de l’emploi.Le surplus fédéral est ausi suffisant pour permettre de consacrer une autre part à la bonification des prestations, surtout pour les grandes victimes de sa récente réforme, les travailleurs précaires, dont la majorité sont des femmes, des jeunes et des travailleurs saisonniers.» dernier, alors que le gouvernement penserait le contraire.La divergence d’interprétation se trouverait là.La nuance est majeure quand on la met en chiffres.Un ajout de 9,50 $ pour cinq millions de porcs veut dire un débours de 50 millions, dont le tiers cependant est à la charge des producteurs eux-mêmes.part de 4 $ totalise 20 millions, dont 13 millions devraient être payés par le gouvernement.Changement de cap Pourtant, vendredi dernier, dans son communiqué, la fédération faisait dire au président de l’UPA, durent Pellerin, que «pour la première fois en deux ans le gouvernement a déposé aux producteurs de porcs une proposition concrète sur papier pour résoudre la crise porcine».M.Pouliot ajoutait pour sa part le commentaire suivant: «D’ici lundi, des vérifications légales seront effectuées.Si elles s’avéraient positives, la nouvelle proposition gouvernementale pourrait nous satisfaire.» Par ailleurs, l’accord de vendredi soumis à l’examen du Vérificateur général y était toujours hier soir.On on attendu son opinion tout au long de la journée.Peut-être allait-elle venir en soirée, peut-être viendrait-elle aujourd’hui.En ce qui concerne les producteurs de porcs, peut-être entendent-ils profiter de cette période préélectorale pour essayer d’obtenir encore plus d’argent de la part du gouvernement.Le premier ministre n’a pas mâché ses mots pour qualifier l’ensemble des politiques fédérales dans le dossier de l'assurance-emploi.«L’impact de cette réforme de l’assurance-emploi est une honte», a-t-il lancé, devant un auditoire de gens d’affaires qui a semblé apprécier.Devant l’Alliance des manufacturiers et des exportateurs du Québec, le premier ministre a incité les gens d’affaires à utiliser au maximum les instruments mis à leur disposition en régions, comme les Centres locaux de développement (CLD) et les Centres locaux de l’emploi (CLE).«Vous, des entreprises, allez partager ce pouvoir de décision avec vos collègues des municipalités, du secteur de l’éducation, des syndicats, de l’économie sociale, de l'économie rurale et avec des jeunes.Vous, des entreprises, avez une responsabilité particulière.Vous détenez en moyenne 15 % des sièges aux Cil).Vous êtes ceux qui créez la richesse, qui savez faire fructifier l’investissement, qui savez gérer une entreprise.Votre objectif doit être de faire partager ce savoir, de faire preuve à la fois de rigueur et d'imagination.Vous avez l’esprit d’entreprise.Vous devez être contagieux.» GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Si la baisse du taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) n’a pas plu, parce que trop timide, celle du taux d’escompte de la Banque du Canada a déplu, parce que trop rapide.Les parquets boursiers ont donc chuté violemment hier, à la grandeur de la planète, alors que le dollar canadien a abandonné 89 centièmes, pour terminer à 65,31 C US.Le recul, mardi, de 25 centièmes du taux sur les prêts interbancaires de la Réserve fédérale, largement escompté, a provoqué un nouveau plongeon des indices boursiers.Les opérateurs, qui s’attendaient à un repli d’au moins 50 points, ont qualifié ce geste d’action symbolique tout en reprochant au président de la Fed, Alan Greenspan, sa mauvaise lecture de la détérioration rapide du climat économique mondial.Ce recul, un premier depuis le 25 mars 1997 et qui devrait ouvrir la porte à d’autres réductions au cours des prochains mois — les analystes voient le taux directeur de la Fed atteindre au moins les 4,5 % d’ici le printemps —, a été suivi par une diminution d’un quart de point du taux préférentiel des principales banques américaines, de 8,5 à 8,25 %.La petite banque de St.Louis, Soutwest Bank, a été la première à bouger, jeudi dernier, en commandant une baisse de 50 centièmes.Au Canada, le dollar a été particulièrement malmené.Il avait déjà entamé un repli mardi, en réaction à la décision de la Banque du Canada d’imiter son homologue américain en retranchant 25 centièmes à son taux d’escompte.Ce geste a pris le marché par surprise, les opérateurs ayant estimé que la banque centrale s’accorderait plus de temps et s’assurerait que la remontée récente de la devise s'inspirerait de l’élargissement de l’écart de taux pour se tonifier davantage.Si le dollar est passé de 66,58 à 66,20 C mardi, après le geste de la Banque du Canada, il a plongé de 89 centièmes hier, pour clôturer à 65,31 C US.Le plongeon est également attribuable à cette nouvelle lecture de Statistique Canada faisant ressortir une contraction du PIB en juillet, pour un quatrième mois consécutif.En Bourse, l’indice TSE 300 de Bay Street a piqué du nez, abandonnant 147,64 points (2,6 %) au cours de la séance pour fermer à 5614,46.L’indice a subi les pressions d’un secteur de technologie de pointe qui, avec Nortel en tête, continue de subir le mouvement de délestage des investisseurs.Journée difficile Mais Toronto n’a pas été isolée.En fait, les marchés financiers mondiaux ont connu hier une nouvelle journée difficile, les investisseurs se montrant déçus par l'ampleur limitée de la baisse des taux américains et inquiets devant l’ampleur de la crise financière mondiale.Wall Street a terminé en recul de 237,90 points (-2,9 %) à 7842,62 points, retombant sous ses niveaux du début de l’année.En revanche, le rendement de l’obligation du Trésor à 30 ans, principale référence, est tombé sous les 5 % (4,98 %) pour la première fois depuis que le Trésor a commencé à émettre régulièrement ce type d’obligation en 1977.Cette ruée des investisseurs vers les obligations confirme que ce marché joue plus que jamais son rôle de refuge face à des placements boursiers devenus très aléatoires.Les fonds de placement américains en actions ont ainsi subi en août des retraits nets de 11,2 milliards de dollars.C’est la première fois que les retraits sur un mois l'emportent sur les apports depuis septembre 1990.La déroute a été tout aussi prononcée sur les Bourses latino-américaines: Sào Paulo perdait 4 %, Buenos Aires 4,3 % et Mexico 3 %.Ce recul généralisé suivait une débandade sur les marchés européens, qui, à l’exception de Londres qui n’a perdu que 0,9 % sur des anticipations de baisse des taux, ont également passé une très mauvaise journée.Bruxelles abandonnait 2,5 %, Milan 3,4 %, Amsterdam 2,5 % et Madrid 4,8 %.Les pertes s’élevaient, à 2,3 % à Francfort et à 4,3 % à Zurich.A Paris, la nouvelle dégringolade des valeurs bancaires faisait perdre 4,2 % à l’indice CAC 40.Quant à la place de Tokyo, elle a atteint ses niveaux les plus bas depuis février 1986 après un nouveau recul de 3 %.La Réserve fédérale américaine a diminué mardi son taux interbancaire d’un quart de point à 5,25 %, «afin d’amortir les effets sur les perspectives de croissance économique aux Etats-Unis d’une faiblesse croissante des économies à l'étranger et des effets de conditions financières moins favorables ata États-Unis».Mais ce coup de pouce n’a pas suffi à rassurer les investisseurs qui attendaient davantage face aux craintes de récession.Des investisseurs inquiets face à une conjoncture mondiale qui n'affiche aucun signe de redressement.D’ailleurs, le Fonds monétaire international a dû considérablement réduire ses prévisions de croissance mondiale par rapport au printemps — une deuxième révision à la baisse en quelques mois.Le FMI ne mise plus que sur une progression du PIB de 2 % en 1998 et de 2,5% en 1999, contre 4,1 % en 1997, en raison des conséquences des crises asiatique et russe.Avec l’Agence France-Presse Recul du PIB L’économie s’essouffle, mais il y a de l’espoir Ottawa (PC) — Les conflits de travail ont ralenti la croissance de l’économie canadienne en juillet, mais plusieurs économistes estiment que le pays est en meilleure santé économique que ne le suggèrent les statistiques.Le produit intérieur brut a reculé pour un quatrième mois consécutif en juillet, perdant 0,3 %, a indiqué hier Statistique Canada.Comme en juin, la grève chez General Motors s’est avérée la principale cause du recul, aidée par des conflits de travail dans le secteur des pâtes et papiers.Il reste qu’exclusion faite des effets de cette grève, le PIB canadien a tout de même reculé de 0,1 % en juillet.Ix' recul s’est également fait sentir dans la production manufacturière et les services de transport, qui ont régressé de 1,7 % et 1,6 % respectivement.Etant donné que la grève chez GM s’est terminée au début d’août, la plupart des économistes prévoient un rebond de l’économie au cours de ce mois.Les plus récentes données sur le PIB, combinées à une baisse du taux d’intérêt à court terme de la Banque du Canada mardi, ont fait du tort au dollar canadien, qui a ouvert la journée hier à 65,64 é US, en baisse de 0,66 C US par rapport à la veille.Sherry Cooper, économiste en chef chez Nesbitt Burns, croit que les pâles statistiques sur le PIB de juillet expliquent l’empressement de la Banque du Canada à suivre la banque centrale américaine dans sa réduction du taux directeur.Favoriser une baisse des taux d’intérêt La Banque du Canada profitera vraisemblablement de toutes les occasions qui se présentent pour favoriser une baisse des taux d’intérêt, de manière à stimuler une économie canadienne éprouvée par les effets de la crise asiatique, a soutenu Mme Cooper.La Réserve fédérale américaine a retranché un quart de point à son taux directeur mardi, le ramenant à 5,25 %.Moins d’une heure plus tard, la Banque du Canada appliquait une baisse identique à son taux directeur pour l'amener à 5,75 %.Craig Wright, économiste en chef adjoint à la Banque Royale, croit pour sa part que les statistiques sur le PIB dévoilées hier sous-estiment la santé de l’économie canadienne à cause de l’effet des grèves.«Im croissance au Canada ralentit de façon générale, mais ces données exagèrent le ralentissement.» M.Wright anticipe toujours une croissance de l’économie de 3 % cette année et de 2 % en 1999.Les seuls signes de vitalité de l’économie canadienne en juillet se sont fait sentir dans les secteurs du commerce au détail, de l’hébergement et de la restauration, ce dernier secteur profitant d'un afflux de touristes américains mis en appétit par la faiblesse du dollar.Ministres des Finances joyeux REUTERS L’HEURE était à la rigolade, hier à Ottawa, où sont réunis les ministres des Finances des 54 pays du Commonwealth.Sur la photo, le ministre des Finances du Canada, Paul Martin, en compagnie du secrétaire général du Commonwealth, le Nigérien Emeka Anyaoku.Bouchard souhaite que les entreprises s’impliquent dans les régions salaire Hausse du salaire minimum Le T'r octobre 1998, le salaire minimum augmente.Les nouveaux taux du salaire minimum sont : • Taux général : 6,90 $ l’heure • Salariées et salariés au pourboire : 6,15 $ l’heure Quant aux domestiques qui résident chez leur employeur, leur salaire minimum est désormais de 271 $ par semaine, pour une semaine normale fixée à 49 heures.Réduction de la semaine normale de travail Le 1er octobre 1998, la durée de la semaine normale de travail Grande région de Montréal est réduite à 42 heures.Rappelons que la durée de la semaine Ailleurs au Québec, sans frais normale de travail est réduite graduellement depuis le 1er octobre 1997 et sera de 40 heures au 1er octobre de l’an 2000.La semaine normale de travail, telle que fixée par la Loi sur les normes du travail, permet de déterminer à partir de quel nombre d’heures par semaine un salarié ou une salariée doit voir son salaire horaire habituel majoré de 50 % (temps et demi).U y a quelques exceptions à l’application des dispositions relatives à la durée de la semaine normale de travail.Pour toute information relative au salaire, à la semaine normale de travail ou à toute autre norme du travail, contactez la Commission des normes du travail.(514) 873-7061 1 800 265-1414 Site internet http://www.cnt.gouv.qc.ca Les normes du travail, comme les gens, ça se respecte.Gouvernement du Québec Commission des normes du travail I.!•: I) K V (I I li .I.K .1 K I I) I I y-, „ vjs&ra rj&mmxœmU- REUTERS 1-0 président Clinton présentant les résultats financiers montrant un surplus de 70 milliards.M A K C H K A I B A N T A G E N C E F RANG E -1> R E S S E Washington — U1 président américain Bill Clinton, en annonçant hier un excédent budgétaire de 70 milliards de dollars, a affirmé que les États-Unis sont redevenus le pilier de la stabilité économique dans le monde.«Il y a 29 ans, Neil Armstrong marchait sur la Lune»-, c’est également à cette année-là qu’il faut remonter pour retrouver trace d’un excédent budgétaire aux États-Unis, s’est félicité Bill Clinton.Le budget fédéral américain 1997-98, clos hier, affiche un excédent provisoire de 70 milliards de dollars, soit un montant jamais atteint depuis les années 50, a-t-il souligné.En 1969, le surplus était de seulement trois milliards de dollars et quand il est arrivé à la Maison-Blanche il y a six ans, le déficit du budget frôlait les 300 milliards.Il y a également six ans, au Sommet de Tokyo, les principaux chefs d’Etat et de gouvernement se plaignaient que la faiblesse de l’économie américaine était un véritable boulet pour leur propre économie, s’est souvenu Bill Clinton.«Notre réussite a favorisé la confiance aux États-Unis, mais également dans le monde, et ce que nous avons fait en six ans a permis de soutenir la croissance ailleurs», a-t-il dit.Le jour même où le FMI prévoyait un net ralentissement de la croissance et dressait un tableau peu réjouissant de l’état de l’économie mondiale, le président Clinton a fermement loué le rôle clé des États-Unis.«Alors que des turbulences apparaissent dans certaines régions du globe, il est crucial de se souvenir que notre économie sert de pilier à la stabilité dans le reste du monde», a-t-il dit.Sans l’économie américaine, «le reste de l'économie mondiale serait en plus mauvaise santé qu’elle ne l'est en réalité», a martelé le président américain.Selon lui, la politique budgétaire, résolument tournée vers la réduction des déficits publics, a favorisé la baisse des taux d’intérêt, la hausse des investissements et une amélioration de la richesse nationale.«Le taux de chômage est au plus bas depuis 28 ans, le nombre d’Américains dépendant des prestations sociales est le plus faible depuis 1969 et l’inflation est à son niveau le plus faible depuis 33 ans», a indiqué le président américain.Four autant, M.Clinton ne veut pas se reposer sur les succès économiques américains, illustrés notamment mardi par la décision de la Réserve fédérale de réduire les taux d’intérêt aux États-Unis.«Ce n 'est pas le moment de se laisser distraire de notre mission de renforcer notre pays pour le prochain siècle et de conduire le monde vers la prospérité, la paix et la liberté», a-t-il dit.Ia‘ président américain a réaffirmé son opposition à tout laxisme de la politique budgétaire et à des réductions fiscales afin de dégager régulièrement des excédents qui serviront à financer li‘ système de sécurité sociale, surtout au moment où la génération du baby-boom va arriver à la retraite.De leur côté, les républicains, à un mois des élections au Congrès, défendent une politique de baisse des impôts.Pour John Kasich, président républicain de la commission budgétaire à la Chambre, il faut «réduire les impôts et donner aux Américains les moyens d’améliorer lents conditions de vie».«Nous ne sommes pas contre la baisse des impôts», a indiqué Bill Clinton, soulignant ([lie des déductions fiscales sont prévues dans le cadre du prochain budget, notamment pour l'éducation, l’aide aux petites entreprises et, le dévelopix'inent des investissements en faveur de l’environnement.En revanche, |ias question de prélever de l’argent sur l’excédent, a affirmé Bill Clinton.Iii réduction progressive des déficits publics et le retour à l'excédent budgétaire a permis aux Etats-Unis de réduire leur dette, favoriser ainsi la baisse des taux d’intérêt pour alimenter l’investissement, la consommation, et donc la croissance.I, f, MARCH E I! 0 I! R S11! Il O c c d’œil Volume Ferme Var.Var.(000) (S) Théâtre Maisonneuve Place des Arts Billets en vente ou réservations Place des Arts - 842-2112 Admission - 790-1245 - I 800 361-4595 journée A t A miKGl cj ue Activités présentées par le Conseil québécois de la musique CONCERT COMPLEXE DESJARDINS Le jeudi 1er octobre - 16 h 30 À 19 h 30 - Mireille Lagacé et Geneviève Soly - L’Atelier lyrique de L’Opéra de Montréal - Cappella McGill et Groupe vocal de McGill - L’Ensemble Amatl PIQUE-INIQUE MUSICAL AU „ VIEUX-PORT DE MONTRÉAL re ' Le samedi 3 octobre - 12 h 30 À 14 h 30 Montréal Jazz Big Band Entrée Jacques-Cartier ¦ Métro Champ-de-Mars Pour Information: (514) 496-PORT http://www.cqm.qc.ca adm@cqm.qc.ca Les Arts du Maurier Gouvornomont du Quôbec Ministère de la Culture et dos Communications fi: devoir
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