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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1998-10-17, Collections de BAnQ.

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Ihiàtrede, if»»-.-» mm et ouvert- saison 98 LA LICORNE \ 3rv£&fl Jean Denis Leduc Bonjour public, Aimez-vous les petites salles ?Moi, je les adore.Parce que malgré leurs limites, elles permettent des rencontres singulières entre acteurs et spectateurs.Dons une petite salle, tous ensemble et coude à coude, nous acceptons plus facilement sons retenue ni pudeur d’être touchés, émus, ébranlés et captivés.Elles ont la joyeuse capacité de créer cette relation unique d’intimité qui aide à foire passer le courant, comme on dit.Dans une petite salle, nous respirons d’un même souffle.L’objectif du Théâtre de Lo Manufacture est de présenter à La Licorne des spectacles de qualité qui sauront, je l’espère, vous interpeller et vous étonner.Les plaisirs de la surprise.Créer des textes inédits.Offrir un théâtre contemporain qui a à cœur le développement de notre dramaturgie.Un théâtre qui, par son propos, ses thèmes, son rythme et son écriture, nous ressemble.Un théâtre qui fait preuve également d’ouverture sur le monde.Cette année, nous vous invitons à voyager.Nous vous proposons une saison variée, basée sur la découverte de nouveaux univers : l’insolite et la pertinence de Koulsy Lamko, la chaleur et la passion de Maureen Hunter, l’intensité et la vérité de Jean Marc Dalpé, l’invention et l’irrévérence du Sous-marin jaune, le secouant et dérangeant Théâtre Ô Parleur, l’implication sociale et l’authenticité du Théâtre Teesri Duniya, ainsi que l’humour et l’intelligence de Beaux et courageux.Ça bouge à La Licorne.C’est ce qu’on nous dit et c’est vrai.Notre désir est de continuer à changer, à se poser des questions et à se remettre en question.Aller plus loin, jusqu’au bout de nos rêves, vous les faire partager parce que rêver, c’est exaltant et infini.Dans les pages qui suivent, il nous fait plaisir de vous présenter quelques artisans de nos coups de coeur de la saison 98-99.Le train quitte la gare.Embarquez-vous ?MOT DE Lfl DIRECTION ARTISTIQUE Le Théâtre de Lo Manufacture Direction générole et artistique: Jean-Denis Leduc Direction générale et du développement des publics: Daniel Simard Direction administrative et des communications: Danièle Drolet Direction technique: Étienne Boucher-Coiabon Secrétoriot et réception: Danielle Ducharme Billetterie et accueil: Louis Maher Stagiaire aux communications: Karine Plouffe mm SOMMAIRE TOUT BAS.SI BAS.4-S LE THEATRE DE LA MANUFACTURE LA LICORNE LA PETITE LICORNE Objectifs de voyage Comptabilité: Claude Labrie Guichetiers et placiers: Rnne-Marie Boisvert Corl Dellozizzo Julie Racine Patrick Pelletier Serveurs: Maria Rrsenoult Robert Bobineau CANDIDE.6 LITTORAL.7 L’ATLANTIDE.8 L'AFFAIRE FARHADI.9 BEAUX ET COURAGEUX.9 TRICK OR TREAT.9 Depuis 22 années de voyage théâtral, Le Théâtre de Lo Manufacture, compagnie professionnelle à but non lucratif, poursuit fidèlement son itinéraire artistique, saison après saison.Favorisant la création d’œuvres originales et la découverte de nouveaux auteurs et de leurs univers, Le Théâtre de La Manufacture privilégie un théâtre contemporain nord-américain ou qui, à travers le filtre nord-américain, parle à notre coin de pays par ses affinités, ses ressemblances, ses thématiques, son rythme.Conseil d'administration: Président: Pierre Després Vice-président: Jean-Fronçois Beaudry Secrétaire-Trésorier: Pierre Brodeur Rdminitroteurs: Marie-Christine Beaudry Suzanne Lalande Jean-Denis Leduc Daniel Simard Ce tabloïd promotionnel est produit par le Théâtre de la Manufacture inc.Tirage : 25,000 copies.Coordination : Danièle Drolet Rédaction : Raymond Bertin, Danièle Drolet Korine Plouffe, Lise Vailloncourt Graphisme : Folio 1, Sonio Poirier Photo de la page couverture: Yves Renoud Impression: Québécor LA PETITE LICORNE.10 TARIFS.11 INFO-SPECTACLES .12 Deux passeports ont été créés pour donner vie à ces objectifs : La Licorne (1981) et La Petite Licorne (1995) dont la direction artistique et la direction générale sont assurées par Le Théâtre de La Manufacture.RÉSERVATIONS .12 Par ses productions et celles qu’il invite en codiffusion, Le Théâtre de La Manufacture entraîne le public sur le chemin de l’inédit et des avenues inexplorées.Ensemble, " Les Licornes " forment ainsi une enceinte culturelle dédiée fondamentalement au développement artistique des créateurs de chez nous et à l’essor d’un public pour la dramaturgie d’ici. 2» h > Jiv ïfc k&'v r , 9v*'a.Æsl* lïissjn S££eK PRENEZ LE DEPART A LA LICORNE TOUT BAS.SI BAS de Koulsy Lamko Jusqu’au 7 novembre 1998 Mise en scène: Martin Faucher Avec: Valérie Blais, Patrice Coquereau, Philippe Cousineau, Stéphane Demers, Muriel Dutil, Gérald Gagnon, Luc Morissette et Maryse Poulin Une production du Théâtre de La Manufacture EN COPRODUCTION AVEC LE THÉÂTRE LES GENS D’EN BAS -V OUVERT- SAISON 1998-1999 CANDIDE d’après Voltaire Dès le 17 novembre 1998 Adaptation: Lorraine Côté Mise en scène: Antoine Laprise Une production du Sous-marin jaune EN CO DIFFUSION AVEC LE THÉÂTRE DE La MANUFACTURE wmm \)mrnrrjmm LITTORAL de Wajdi Mouawad Dès le 2 décembre 1998 Idée originale de Isabelle Leblanc et Wajdi Mouawad Mise en scène: Wajdi Mouawad.Avec: David Boutin, Manon Brunelle, Pascal Contamine, Claude Despins, Miro, Steve Laplante, Isabelle Le blanc, Gilles Renaud ET LE MUSICIEN MATHIEU FARHOUD DlONNE Une production du Théâtre Ô Parleur EN CODIFFUSION AVEC LE THÉÂTRE DE La MANUFACTURE Littoral s’inscrit aussi dans la tournée LES VOYAGEMENTS de Réseau Scènes DES TARIFS EN SERIE CONSULTEZ LA PAGE 11 LES MERCREDIS fl 19H ET.DE 5 À 7 C’EST L’APÉRO 2X1 L ATLANTIDE de Maureen Hunter Dès le 12 janvier 1999 Une traduction de Michelle Allen Mise en scène: Olivier Reichenbach Avec: Germain Houde et Marie Tifo Une production du Théâtre de La Manufacture CONTINUEZ L AVENTURE fl LA PETITE LICORNE DES 22H L AFFAIRE FARHADI de Rahul Varma Dès le 17 février 1999 Traduction de Pierre Legris Mise en scène: Jack Langedijk AVEC LA COLLABORATION DE PAUL LEFEBVRE AVEC: CAS ANVAR, Micheline Dahlander, Mireille Métellus et 5 autres comédiens Une production du Théâtre Teesri Duniya en codiffusion avec le Théâtre de La Manufacture BEAUX ET COURAGEUX récits de Gérard Potier Dès le 9 mars 1999 avec Gérard Potier Accompagné à l'accordéon par Gérard Baraton Une production du Bazar Mythique et de Gérard Potier EN CODIFFUSION AVEC LE THÉÂTRE DE La MANUFACTURE LA LICORNE V 4559 Papineau Montréal, Québec H2H 1V4 TRICK OR TREAT de Jean Marc Dalpé Dès le 30 mars 1999 Mise en scène: Fernand Rainville.Avec: David Boutin, Pierre Curzi, Jean Marc Dalpé, Maxime Dénommé et une comédienne Une production du Théâtre de La Manufacture Réservations: 514 523-2246 8Ë5S2 V * % M V?la venue de Monsieur Lomka a été rendu possible grâce ou sottren du ministère des Affaires étronJères et du Commerce international et de l'Agence de lo francophonie (ACCT).Montréal, 22 septembre 1998, veille de mon départ pour Limoges (France).Je suis invitée en tont qu’auteure à fêter les dix ans de la résidence du Festival international des francophonies.Ce festival tourne essentiellement autour de l’écriture dramatique et des auteurs francophones.La résidence est un moment privilégié où l’on nous donne un cadre des plus favorables pour écrire et rencontrer des auteurs du monde entier.En 1994, j’étais à Limoges avec six autres auteurs originaires du Togo, de la République centrafricaine et du Burkina Faso.C’est avec Kangni, Kossi, Koulsy et Wajdi, entre autres, que je me suis promenée dans les bibliothèques ou dans les lycées pour faire lecture de mes textes et entendre les leurs.C’est avec eux, durant trois mois, que j’ai échangé sur l’écriture et sur la vie.R Limoges, je retrouverai avec un très grand plaisir Koulsy Lamko, originaire du Tchad et Wajdi Mouawad de Montréal qui verront leurs pièces Tout bas.si bas et Littoral être présentées à La Licorne cette saison.Cette année, je serai en résidence au Théâtre de la Manufacture et pour moi, c’est un peu la même chose qu’au Festival des Francophonies.D’abord, les programmations de la Licorne ont toujours collé de très près à ce qui s’écrit en ce moment et qui est caractérisé au niveau de notre dramaturgie nationale, autant ici qu’à l’étranger, par sa diversité.Ensuite, le directeur artistique Jean-Denis Leduc, sensible au fait que nous vivions sur le continent américain, a toujours eu cette curiosité de ce qui s’écrit au Canada anglais et aux États-Unis et cette préoccupation de nous faire partager ses découvertes.Enfin, parce que La Licorne est un lieu qui favorise de plus en plus les liens entre les artisans et développe des complicités artistiques, nous y retrouverons la pièce Tout.bas si bas qui était lue lors de la dernière édition du Festival de Théâtre des Amériques.KOULSY LAMKO, LE BARDE, LE CONTEUR ET LE CHANTEUR Des auteurs francophones africains que j’ai rencontrés à Limoges en 1994, Koulsy Lamko était celui qui se rapprochait le plus du barde ; un mélange du conteur et du musicien.Chez les auteurs africains, il y avait deux générations: celle des 30 ans dont faisait partie Koulsy et celle des 50 ans comme Étienne Goyemidé.Si les auteurs de 50 ans sont marqués par la décolonisation des années 60, l’accès à l’université et à la culture blanche, ceux qui ont vingt ans en 80 et qui iront également à l’université, seront marqués par la corruption politique et l’exil.Chez Étienne Goyemidé, c’est le discours d’un homme qui a acquis la culture blanche et qui ovait l’espoir que la situation change.Chez les 30 ans, qui arrivent dans une situation qui ne cesse de se dégrader, c’est un langage plus libre, plus urgent, avec une réappropriation de leur propre culture et la révolte qu’on entend en fond sonore comme le roulement d’un tambour, comme le bouillonnement d’une rivière, comme les craquements d'une débâcle, comme tout ce qui annonce le plus grand que soi et qui peut s’apparenter au danger.Chez ces écrivains, l’exil est une marque.Koulsy Lamko, originaire du Tchad, réside au Burkina Faso et, en 1994, donnait des ateliers d’écriture dans des lycées de Limoges.Chez Koulsy comme chez beaucoup d’artistes africains que j’ai rencontrés, la création permet l’envers de la destruction.On marche vers quelque chose qui s’annonce, même dans la plus grande noirceur, on voit furtivement une image et on va dons sa direction.On la voit l’espace d’un éclair et on en parle.On y croit et on l'écrit.On se débarrasse de la croyance et on prend de la distance.On invente une fable.On s’ancre dans une réalité, celle du conte qui représente une situation impossible.On prend le pari de la représentation et du ludisme, de l’humour et de l’artifice.Bref, on raconte une histoire.Koulsy Lamko vient d’une culture de conteur, de griot.Le griot, c’est le poète, le musicien, le sorcier.C’est celui qu’on retrouve au centre des villages africains et qui va raconter une histoire avec forces détails, mimiques et voix différentes pour bien identifier chacun des personnages, pour bien donner la dose et même la surdose : l’exagération fait voir ! En novembre 1991, je suis allée au Congo, au Zaïre et en République centrafricaine.J’ai eu un tel choc: les conditions de vie des gens, la répression et la corruption, le pillage des ressources naturelles de tout un continent, les traces encore fraîches de la colonisation.La fable de Koulsy Lamko, pour moi, relate une situation on ne peut plus difficile, cruelle et complexe telle qu’elle m’est apparue au Congo et au Zaïre.La fable de Koulsy vous donnera peut-être cette odeur d’étrangeté.En même temps qu’on oime l’exotisme, la fable possède une grande capocité de résonance.C’est-à-dire qu’on peut entendre cette histoire ici et être remué «familièrement».Ainsi, je pourrais aller jusqu’à dire : «Écoutons notre histoire par la voix d’un homme qui vient de très loin.» Et pourquoi pas ?Après tout, la quête du bonheur, du rêve, pour moi qui suis née au Québec ou pour un autre qui vient du Tchad, c’est toujours la quête de toute l'humanité.Ces quêtes aussi fondamentales, le sont parce qu’elles restent les bases sur lesquelles les structures doivent se référer pour exister et non le contraire.Lise Voilloncourt Dramoturge et romoncière, Lise Voilloncourt est auteure en résidence ou Théâtre de La Manufacture.On lui doit, entre outres, Balade pour trois baleines, Billy Strauss, Balade pour Fannie et Carcassonne le Petit Dragon, l’éloge de lo luxure dans les Huit pèches capitoux créé l’on dernier por le Théâtre Pe Petit.Son dernier romon L'Été des tiders se classait finaliste oux Prix littéraires du Gouverneur généri Le THÉÂTRE DE LA MANUFACTURE en coproduction avec le THÉÂTRE LES GENS D'EN BAS présente en collaboration avec Les Arts du Maurier .\ De Koulsy LaMko Mise en scène : MARTIN FAUCHER Assistance à la wise en scene J FAN GAU DRE AU Inlerpretes: VALÉRIE BLAIS PATRICE COQUEREAU PHILIPPE COUSINEAU STÉPHANE DEMERS MURIEL DÜTIL GERALD GAGNON LUC MOR1SSETTE et MARYSE POULIN Concepteurs : ANGELO BARSETT1 RAYMOND MARIUS BOUCHER MARYSE POULIN ANDRÉ RIOUX PATRICIA RUEL MARC SENÉCAL LA LICORNE V 13 octobre au 7 Noveivibre 1998 du Mardi au saMedi à ZOh le Mercredi à 19h et diManche à ISh 4S59 PapiNeau Icoi* Mont-Royal) Reservations: (514) 523-2246 Petit a général - 1996. Le metteur en scène: Martin Faucher COURROIE DE TRANSMISSION L’.auteur: Koulsy Lamko La force des mots "Je suis issu d’un milieu très modeste, mon père était instituteur: je me suis réveillé, un peu comme Marcel Pognol, dans une salle de classe”, relate Koulsy Lamko ou bout du fil, depuis Limoges où est créé Tout bas.si bas, en même temps qu’à Montréal: "J’oi très tôt appris à triturer les livres, à voyager dons cet univers, entre les mots et les images.” Né à Dadouar ou Tchad en 1959, Koulsy Lamko o dû s'exiler au Burkina Faso, où il vit depuis 1983.Homme de théâtre, animateur culturel, il est aussi auteur, metteur en scène, comédien, poète, nouvelliste, conteur, chanteur.Après avoir été enseignant et agent de conception à l’Institut des Peuples Noirs, il créait, en 1994, "Kaléido Culture”, une agence d animation de projets culturels.Artiste et intellectuel engagé, ce sont des raisons politiques qui l’ont fait fuir son pays et l’ont incité à écrire.Mon pays était en guerre, se rappelle-t-il; dans la région où je me trouvais, il y avait une rébellion contre le pouvoir central et nous étions menacés.J'ai vu pas mal de choses qui m’ont déchiré et plus tard, à dix-neuf ans, vingt ans, ço s est reproduit.Alors je me suis senti le devoir de saisir la plume pour dénoncer certaines choses; ço s’est présente comme une façon d’exorciser une certaine douleur.J’ai une conscience assez forte du pouvoir des mots et quand j’ai pu, je les ai utilisés.” Koulsy Lamko a signé une douzaine de pièces, dont Mon fils de mon père, la liggourat de Babel, Le camp tend la sébile, Ndo Kela ou I Initiation avortée et Comme des flèches.Joué en Afrique, en France et maintenant ou Québec, boursier de la Fondation Beaumarchais, invité fréquemment comme auteur en résidence au Festival des francophonies à Limoges, où a été écrit Tout bas.si bas, il se rendait récemment au Rwanda avec neuf autres écrivains pour recueillir des témoignages sur le génocide."Le but était d’écouter les gens sur ce qui s’est possé en 1994, être o un moment de l’histoire un témoin de cette portie de notre vie.Puis de s’en servir comme bose à une fiction quelconque.C’est parti de l’idée que les intellectuels et les hommes politiques ofricains sont restés sourds ou je dirais.pas insensibles, mais il n’y a pos eu une vision collective qui s'est dégogée o l’époque pour dire: ce qui se passe au Rwanda, c’est mauvois.Nous, on arrivait quatre ons plus tord, mois en nous disant que ce n’est jomais trop tard.” Séjour éprouvant: "Quand vous entrez dans une église où dix mille, vingt mille crânes ont été rassemblés; où des prêtres ont violé des femmes; quand une personne que vous côtoyez depuis trois semoines vous raconte qu’elle o perdu cinq enfonts et son mori, c’est difficile à encaisser.” Avec le matériel omossé, l’écrivain croit pouvoir pondre, à partir de thèmes comme la rocine, la femme, l'origine, un texte de plus de cent pages qui ne sera "ni vers, ni prose, ni théâtre, ni roman”.RB I La pièce: Tout bas.si bas LA PAROLE QUI ENFANTE Tout bas.si bas est le récit d'une naissance: dans le quartier déshérité dit "des accroupis”, un enfant ou bras pyrogravé est né d une femme de 75 ons.Symbole de renouveou, d’espoir d’une vie meilleure, le nouveou-né sero convoité por l'Etat, l’évêque, l’imam, le moire.L’ennui, c’est qu’il n’existe pas: fruit de l’imaginotion d’une fillette qui voulait inciter un père à descendre de l'orbre où il est perché depuis six mois, le mensonge, relayé por un reporter, vo grossir, grossir."Le personnage principal, croit Martin Faucher, c’est la prise de parole.Les gens se débattent avec le mensonge et veulent, par la parole, allumer les autres intérieurement.Il y o un espoir de révolution, ovec lo conscience que tout peut être éphémère.Le journaliste dit: ça vo peut-être durer le temps d’un soleil, mais le temps que ço durera, ce sero extraordinaire.C’est comme donner un espace d’imaginoire aux gens.” Après ses succès de l’année dernière, Lo Maison Amérique du Gallois Edward Thomos et Les Quatre Morts de Marie de Corole Fréchette, Martin Foucher se lonce dons la mise au monde de Tout bos.si bas, un texte à la fois politique et poétique, qui mise sur le mythe pour redonner espoir.Une histoire de porole multiple qui sied bien au metteur en scène des adaptations des romans de Réjeon Ducharme, À quelle heure on meurt?et La Fille de Christophe Colomb, ainsi que de Lo Bonne Femme, de Jasmine Dubé, qui lui a valu un Mosque de lo mise en scène en 1996.Dons Tout bas.si bas, Martin Faucher a aimé l’ospect fabuleux du conte pour adultes "simple comme une histoire rocontée dans un village pour faire plaisir aux gens” : "Il y a une grande sophistication dans la langue, doublée d’une grande naïveté dans la forme, note-t-il.Le défi était de rendre la légèreté de la langue: comment ça s’incarne dans un corps de comédien?Car il faut croire ou quartier des accroupis, au quotidien de ces gens qui ne vivent que par la parole.” Et puis, quelle part de l’Afrique, quelle part du Québec privilégier dans la représentation?Réduite au minimum, l’imagerie africaine se limite à quelques éléments: de lo tèrre, un arbre, des palissades, une calebasse.Des couleurs "franches, vives, tranchées”, inspirées du Douanier Rousseau et de Gauguin, viennent exprimer lo beauté de lo vie à l’état naturel."Je ne voulais pas être un touriste, prétendre représenter l’Afrique telle que je ne lo connais pos.Ces gens désespérés, je pouvais les transposer sur le Plateou, sur lo rue Ontario; c’était facile de trouver des correspondances.La dimension politique, ils la vivent de façon plus aiguë que nous, mois l’abus de pouvoir et lo répression existent partout.J’oi voulu foire ressortir les valeurs de dignité humaine du texte.Si on peut éveiller aussi une certaine conscience des gens d’ici sur lo réolité africaine, tont mieux.On voit des reportages, des imoges de charniers, mais dons une application quotidienne, à quoi ço peut ressembler?Je veux donner lo porole à Koulsy pour qu'il témoigne de ce que lui vit.” L’outeur a été emballé por lo lecture publique dirigée por Martin Foucher, en moi 1997, lors des Lectures francophones du CEAD et du FTA: "C’est extraordinaire, Martin, il me comprend sons qu’on ait beaucoup parlé : sons être allé en Afrique, il a su pénétrer cet univers et y retrouver la quintescence de ce que j’ovois envie de transmettre.” RB UNE AFRIQUE, DES AFRIQUES.De loin, on o une vision vogue de l’Afrique, mélonge de clichés folkloriques et d’imoges de cataclysmes, guerres et mossocres, diffusées por lo télévision.On parle de ce grand continent comme d’un seul et même poys aux couleurs uniformes.C’est oublier sept cent millions d’individus, répartis en quarante pays, parlant plus de mille longues ou diolectes! "Il y o une Afrique qui vit, précise Koulsy Lomko, où des paysans qui ont de la force cultivent, sont nourris por ce qu'ils font de leurs bras et n’otten-dent pas d’avoir un téléviseur ou un magnétoscope.Et ils ont lo joie de vivre! Cette imoge n’existe pas souvent, même dons nos médias à nous.Il y a oussi des Afriques.Moi je suis très africain dans mo démarche, je milite pour enjamber allègrement les frontières.Néanmoins, il y a des spécificités, des identités qui ont le droit de s’exprimer.Quond on globolise, c’est pour nous minimiser.” Koulsy Lamko renchérit: "Il y a une allégorie de la porole dons ma tradition: c’est une graine qui vo du bas-ventre, comme une semence, et remonte tout le corps, passe por le ventre, s’enrichit ou niveou de l’estomac, prend toutes les humeurs au niveau du foie et remonte jusqu’à lo bouche.Alors la porole peut être chargée d’omertume, mouvoise parole qui ne féconde rien.Elle peut aussi être chargée de bénédiction: une bonne parole est nécessairement une porole qui enfante d’autres paroles.” À travers le mythe de l’enfant miraculeux, qui ici "vomit de l’argent”, la pièce joue ovec la symbolique de la femme, de la fécondité, très forte en Afrique.Si lo grand-mère représente lo tradition, elle est ébranlée dons ses voleurs por la fillette qui revendique le droit de porole et d’oction, ainsi que por le maire, une femme qui se fourvoie peut-être en exerçant le pouvoir à la manière des hommes."Il y a quelques années, raconte Koulsy Lamko, on a décrété au Burkino Faso une journée dans l’année où ce sont les hommes qui vont au marché.Avant, la cuisine était l’offoire des femmes.Alors, les hommes y sont allés un peu pour s’amuser, d’autres en boudont parce que c’était un mot d’ordre.Aujourd’hui, les hommes vont au marché sons complexe.Pour moi, c’est un signe.Beaucoup de femmes ont de plus en plus de rôles, qu’elles exercent brillamment, dans l’administration ou les entreprises.Dans mes textes, l’essentiel des personnages qui amènent le changement, ce sont les femmes.Les choses ne changent pas du jour ou lendemain, il faut peut-être des siècles pour qu'elles changent réellement.Sij’écris, c’est parce que je ne suis pas pessimiste.” ÇD~| "Sinon, un dynamisme existe à côté du pessimisme qu’on peut ressentir.L’Afrique est un continent d’avenir.Le drame c’est qu’on n’o pas encore véritablement nos indépendances: on est sous lo botte, pour beaucoup de poys, de nos anciens colonisateurs.Maisj’espère fortement: même dans les pays où il y a eu de grands génocides, il y o de l’espoir et une volonté de libération des peuples.” Koulsy Lamko termine un doctorot sur les nouvelles esthétiques théâtroles en Afrique noire froncophone et peut témoigner des difficultés du théâtre africain: "Je constate une certaine léthargie.Les gens tournent en rond pour différentes raisons: les créations ne sont pos soutenues; le public n’a pos suffisamment de moyens pour ossurer so nourriture ' ue ; les compagnies sont presque obligées de faire du théâtre de développement, c’est-à-dire d’utiliser le théâtre pour reloyer des messages.Ço confine à une espèce de parlotte où la recherche artistique passe au second pion.Or, il me semble que c’est un ort et dans l’art, il y a une esthétique, il y o le beau, la force des mots, un espace à occuper.Si on report du texte comme base de la création théâtrale, on pourra peut-être faire surgir quelque chose de nouveau.” RB RB 48 CANDIDE D’APRÈS VOLTAIRE—, Du.17 au 28 novembre 1998 1 mardi 20h mercredi 16h et 19h jeudi vendredi 20h samedi 16h et 20h- dimanche 22 novembre 1 Sh et 20h Adaptation: Lorraine Côté Mise en scène: Antoine Laprise Marionnettistes: Roxanne Boulianne.Lorraine Côté.Antoine Laprise.Jacques Laroche.Guy-Daniel Tremblay Scénographie: Bernard White Une production du Sous-marin jaune en codiffusion avec le Théâtre de La Manufacture Une adaptation pour marionnettes du célèbre conte philosophique de Voltaire! Suivez l'errance d'un jeune garçon qui, chassé de son château de la Westphalie pour l'amour de la belle Cunégonde, sera condamné à une longue errance avant de mériter son jardin sur les rives du Bosphore musulman.Plus d'une heure en compagnie de Candide et de ses amis à travers l'Ancien et le Nouveau Monde, dans une quête au bonheur où chacun rivalise de malheurs! On y verra, entre autres: Des carnages sanglants! Des scènes d'amour! Un tremblement de terre! Un naufrage! Des armées en marche! L'Eldorado! Présenté avec succès l'an dernier à Montréal, Candide a reçu un accueil des plus élogieux : «Le spectacle le plus étonnant, le plus brillant, le plus impertinent et le plus fou.dans une version débridée du Candide de Voltaire.» (La Presse) 2 % Le spectacle: HEUREUX QUI COMME CANDIDE "Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes”, voilà ce que Moître Pangloss, son précepteur, a enseigné au jeune Candide.Il faut être optimiste! C’était avant que Candide, surpris à embrosser la fille du baron, Cunégonde, dont il est amoureux, soit chassé du château de Thunder-ten-tronckh.Avant qu'il découvre le monde, c’est-à-dire la guerre, enrôlé de force dans l'armée des Bulgares, les persécutions, l’Inquisition en Espagne, les catastrophes naturelles, tremblement de terre, naufrage et j’en passe, avant d’aborder ou Nouveau-Monde, au paradis d'Eldorado.Antoine laprise, le metteur en scène de Candide, a lui aussi couru le monde: au printemps 1997, il termine la Course Destination Monde.Son bilan?Plus optimiste que celui de Voltaire, qui supposait que personne n’était heureux sur la terre: "Le monde est beaucoup plus vaste qu’on le croit: il y a toujours des gens pour t’aider, la majorité de la population est paisible; seule une gang minoritaire de zinzins qui ont été battus et manquent d’affection veut le pouvoir et s’en empare.” Candide, lui, conclut de son expérience qu’il faut cultiver notre jardin”, travailler à améliorer le monde et le sort des hommes.Sérieux, le conte philosophique signé par Voltaire en 1759?Bien sûr, avec une dose de burlesque et beaucoup d’ironie.Ce sur quoi a su miser le Théâtre du Sous-marin jaune, dans son adaptation pour théâtre de marionnettes.L’équipe, menée par le Loup Bleu, philosophe stoïcien, animateur et narrateur, lui-même une marionnette, s’est donné pour mission de présenter des classiques de la littérature en "mini-théâtre épique”.Iconoclaste et baroque, audacieux, débridé, multipliant les gags visuels et musicaux, Candide est une bouffée de bonheur, du pur plaisir pour citoyens libres et consentants.RB LA MARIONNETTE JDANS TOUS SES ETATS Présenté à Montréal en avril 1997, Candide a connu un véritable triomphe.Il faut dire qu’on n’assiste pas souvent à ce genre de spectode qui s’adresse à l’enfant dans l'adulte, ou vice versa: "Ici, ou Québec, croit Antoine Laprise, la marionnette jouit d’un préjugé infantilisant, de la même façon que l'enfant en est victime; c’est un cercle vicieux.Nous, on foit un théâtre pour tout le monde, mais on n’est pas politically correct, on n’est pas soges: nos marionnettes s’embrassent, elles baisent, elles font toutes sortes de choses.On considère que c’est de la marionnette pour adultes à couse de l’intelligence critique de Voltaire, de la rigueur, des difficultés du texte.Des enfants de cinq ans peuvent y assister et ça va provoquer des questions chez eux.C’est une façon de mettre les parents dans l’eau bouillonte, de les obliger à répondre à des questions qui sont à notre avis fondamentales.” Irrévérencieux, les créateurs de Candide s’accordent une liberté totale dans le contenu et dans l’approche formelle.Un vent de délinquance souffle sur la scène, sur un air des Beatles."Nous on est des acteurs et on fait fi des conventions traditionnelles de la marionnette, admet le metteur en scène.On se permet des choses avec nos outils de travail: on les maltraite, on les massacre, on rentre dedans, on les attache, on les déshabille.”Lo manipulation à vue, une vraie contradiction puisque les acteurs sont debout dans le castelet qui devrait leur servir à se cacher, est oussi l’un des éléments intéressants du spectacle, car il permet au public de voir travailler les manipulateurs et à ceux-ci de jouer d’une interaction avec leurs petits personnages.RB LITTORAL Du 2 ou 1 9 riéremhre 1 99B J du mordi au samedi 19h ¦ kl « -ke De retour d'une tournée européenne et québécoise, la joyeuse troupe de LITTORAL prendra d'assaut la scène de La Licorne.Lors d'une nuit de plaisirs désordonnés, un jeune homme de vingt-cinq ans reçoit un appel qui lui apprend que son père vient d’être découvert, mort, assis sur un banc, non loin du port.Commence alors pour Wilfrid une aventure dont il n'est en mesure de soupçonner ni l'ampleur, ni l'immensité.À travers la mort de cet homme qui lui était relativement inconnu, il va remonter à la source de lui-même en cherchant un lieu de sépulture pour son père.Cette quête le mènera jusqu'au pays de ses ancêtres, traînant sur son dos un cadavre qui parle, danse et donne son avis sur tout et rien, au fil du trajet qui sera ponctué par des rencontres fabuleuses.Un spectacle fleuve où l'imaginaire, le farfelu, le grotesque et le grossier côtoient la réalité et son quotidien, l'onirisme, le sacré et le mystère, et cela pour mieux parler de cette grande expérience qu'est la perte du père et la quête de la mémoire.Texte de Wajdi Mouawad Idée originale de Isabelle Leblanc et Wajdi Mouawad Mise en scène: Wajdi Mouawad.Avec: David Boutin.Manon Brunelle.Pascal Contamine, Claude Despins, Miro, Steve Laplante, Isabelle Leblanc,Gilles Renaud et le musicien Mathieu Farhoud Dionne Scénographie et costumes Charlotte Rouleau Éclairages: Michel Beaulieu Musique originale: Mathieu Farhoud Dionne Une production du Théâtre Ô Parleur en codiffusion avec le Théâtre de La Manufacture , La pièce: Littoral LA MEMOIRE ET LA MER Wilfrid est dérangé par le téléphone en pleine boise: on lui apprend que son père, qu’il o peu connu, est mort.Se sentant coupable, le gorçon prend le codovre de son père sur ses épaules et port au pays notol pour l’enterrer.Mais là-bas, les cimetières sont pleins à cause de la guerre et commence alors pour Wilfrid une erronce qui lui fera voir du pays, faire des rencontres et des découvertes, réfléchir et refaire sa mémoire.Wojdi Mouowod o beaucoup mis de lui-même dons ce texte: l'impudeur, la révolte adolescente, la quête des racines s'expriment ovec outrance, parfois violente, parfois cocosse.L'outeur dit avoir été transformé por ce travail d’écriture: "Il y o un dénuement qui s'est produit, qui se produisait petit à petit dons mes pièces précédentes et qui o trouvé son achèvement avec Littorol.Dénuement por rapport à ces thèmes de lo guerre, lo famille, l’odolescence.Je n’ourois pos pu, ou moment de l’écriture, être plus sincère que je l’ai été.Associer le sexe à lo mort, le grotesque à l’onirique, tous ces mélanges font portie de ma vision de lo vie." La mort du père, incorné ici por Gilles Renoud, porte une richesse symbolique inouïe, d’outont plus que le codovre du paternel, ce poids que le fils traîne de villoge en village, porle, gesticule, se débot et se décompose progressivement."Il y o une métaphore associée à la mémoire: quand on o 30 ans, qu’est-ce qu’on fait avec ses parents?Il fout bien s'en débarrosser, mais comment?”, s’est demandé Wajdi Mouawad.À lo fin, c’est à la mer que le fils confie la dépouille du père, lieu mouvant, symbole de l’inconscient individuel et collectif: on o mis, comme ancres à ses pieds, les bottins dons lesquels l’un des personnages o recueilli tous les noms des défunts du pays.L’auteur et metteur en scène: Wajdi Mouawad LA PECHE MIRACULEUSE Wajdi Mouowod est l’un des jeunes artistes les plus en vue du théâtre au Québec.Auteur, metteur en scène et comédien, il signe notamment: Journée de noces cher les Cromognons, Willy Protagoras enfermé dans les toilettes, les Moins d'Edwige au moment de la naissance et Alphonse.Il met en scène des spectodes à so démesure: Voyage ou bout de lo nuit et le Tour du monde en 80 jours-, il dirige Oedipe Roi ou Théâtre Denise-Pelletier et odopte Don Quichotte pour le Théâtre du Nouveau Monde.Il est aussi cofondateur, en 1990, avec Isobelle Leblanc, du Théâtre Ô Parleur: oprès une pouse de trois ans, lo compagnie présente Littorol en mai 1997, dons le cadre du Festival de théâtre des Amériques.Le spectode o été conçu à partir d’une idée originale de Wojdi et Isobelle Leblanc.Cette dernière, qui y est aussi comédienne, retrouvoit son partenaire de théâtre oprès des mois de voyage grâce à la Course Destination Monde."Dans Littoral, le garçon va errer jusqu'ou moment où il rencontre une fille qui s’appelle Simone et qui décide de l’occompagner, rappelle Wajdi Mouowod.C’est exactement notre histoire à tous les deux, Isobelle et moi.Ce n’est pos lié uniquement à mon histoire à moi.En fondant le Théâtre Ô Porleur, nous ovons voulu créer un lieu de réflexion et que ces réflexions prennent une forme concrète à trovers le théâtre.C’est avant tout un lieu philosophique où l’on se réunit, un groupe d’omis, pour discuter de sujets importants: la mort, l’amour, lo joie, lo souffrance et lo peine.” Né au Libon, Wojdi Mouowod a connu lo guerre dons son enfance; ce thème honte toutes ses oeuvres.S’il affirme que "tant qu’il n’y o pos quelqu’un de très proche de lui qui est touché, un enfant posse à travers lo guerre comme si c’étoit un jeu”, il admet toutefois que cette expérience a façonné sa vision des choses, so définition de la beouté.Quant à l’écriture, l'auteur, dont les textes sont épiques, baroques, foisonnants, ne connaît pos l’angoisse de lo poge blanche: "C’est quond je ne me sens pos inspiré que je travoille.Être inspiré, c'est comme être sur lo plage et recevoir l’écume de la mer.Travailler, c’est monter sur un bateau et aller sur lo mer.C’est oiler pêcher.Si on se dit: Ah! tiens, il y a du poisson qui arrive, on pêche toujours le même genre de poissons.Si on veut pêcher des poissons plus mystérieux, il faut aller sur la mer.” La tournée: LE FEU DE LA PASSION Forte du succès de critique et de public remporté à lo créotion, l’équipe de Littorol entreprenoit en septembre une tournée: L’Europe -Bruxelles, Limoges, (où le spectacle a fait un «tobac» ou Festival des Francophonies) Chambéry, Rome -l’Est du Québec et la région montréalaise précèdent les représentations de décembre à Lo Licorne.Spectacle dépouillé ou niveou scénique, Littoral a été encensé pour lo belle cohésion de son équipe.À so créotion, ce spectacle-fleuve durait quotre heures et demie.Réoménogée, lo nouvelle version fait une heure de moins." C’est un spectocle exigeant, note Wojdi Mouowod, par sa durée et par le fait que les acteurs sont toujours en scène.Lo mise en scène est foite en fonction du mouvement, des déplacements: les corps bougent constamment, tout en parlont, donc il y a très peu de moments de repos pour les acteurs.Quond vient un pépin technique, je leur dis: le spectacle, on le feroit dans un oscenseur, tous debout ovec un spectoteur et ce serait extraordinaire.On le ferait en jeans, je m’en fous, tout ce qui compte, c’est vous, ovec lo parole qu’il y o à l’intérieur de vous.On mettrait une lampe, des bougies et ça marcherait.Si le théâtre brûle, on jouera à côté ", RB *NDLR à l'initiative de Réseau Scènes, le regroupement des diffuseurs de la grande région montréalaise littoral se retrouvera à longueuil les 22-23 octobre, à Baie Comeou le 28 octobre, Riviere du loup le 29 octobre, au Bic les 30 et 31 octobre, New Richmond le 3 novembre, Moncton les 6-7-8 novembre, St-Jérôme le 11 novembre, Valleyfield le 13 novembre, Ste-Thérèse le 14 novembre, Gronby le 20 novembre, l'Assomption le 21 novembre et Québec du 24 ou 2B novembre. : 'H Maureen Hunter Houde Marie Tifo L* ATLANTIDE .Du 12 janvier au 6 février 1999 1 du mardi ou somedi 20h mercredi 19h dimanche 15h Ben, un Canadien dont la vie n'a plus de sens, fuit son pays pour se réfugier dans un petit village sur l'île grecque de Santorini dont on dit qu'elle est le berceau de l'Atlantide.Sa solitude est perturbée par la rencontre de Mircea, une femme à laquelle les villageois prêtent des pouvoirs exceptionnels: une déesse, leur madone.Un amour et une puissante passion naîtront entre ces deux êtres qui n'ont pour tout vocabulaire commun que leurs silences, leurs regards et leurs étreintes.Les villageois ne pardonneront pas cet amour à Mircea.Ils le pardonneront encore moins à Ben qu'ils voient comme un de ces étrangers qui prennent ce qu'ils veulent et s'en vont.Ben deviendra pourtant Sàntorinien.Et dans cette île aux contours coupés au vif par le sol qui tremble régulièrement, chacun sait qu'être Sàntorinien, c'est vivre au bord du précipice.de Maureen Hunter Traduction: Michelle Allen Mise en scène: Olivier Reichenbach Avec: Germain Houde et Marie Tifo Assistance à la mise en scène: Hélène Turp Décor Guillaume Lord Costumes:Linda Brunelle Une production du Théâtre de La Manufacture Germain La pièce: SOUS LE SOLEIL EXACTEMENT Un homme et une femme.Une île grecque, Santorini, qu’on dit être l’ancienne Atlantide.Le silence, la lumière, la mer, et une passion folle qui va se déchaîner.Tous les éléments sont en place pour la tragédie.Ben, un Canadien, a fuit son pays, son passé et s’est fait sculpteur de déesses et de taureaux.Solitaire et silencieux, il s’éprend de Mircea, femme belle et étrange à qui les villageois ottribuent des pouvoirs exceptionnels, qu’ils ont en quelque sorte consacrée madone.Atlantis, de la Canadienne anglaise Maureen Hunter, fut présentée en lecture publique à Montréal, en traduction française, lors de l’événement "Transmissions", organisé par le Centre des auteurs dramatiques et Playwright’s Workshop Montreal, en mors 1997.L’auteure vit au Manitobo et a écrit plusieurs pièces dont Transit of Venus, jouée au Canada et à la Royal Shakespeare Compony de Londres.La pièce Atlantis, créée au Canadian Stage à Toronto, a connu un succès considérable au Canoda anglais, et a aussi fait l’objet d’une production aux États-Unis.C’est Michelle Allen, elle-même auteure (loé perd son temps, le Jeu des oiseaux) et traductrice de Shakespeare (le Songe d’une nuit d’été, le Marchand de Venise) et d’Edward Bond (la Compagnie des hommes), qui en o assuré la traduction.L'Atlantide est une oeuvre envoûtante dont il fallait arriver à rendre la longue poétique mais incarnée."C’est une pièce qui a une facture ossez particulière, commente la traductrice, parce que ce sont deux voix qui se répondent: les personnages ne sont jamais en relotion.Deux choses m’ont frappée: la langue, qui est très belle, puis l’univers, un mélange de réalisme et de symbolisme à trovers lequel se tisse la trajectoire amoureuse de ces deux personnages.Il y a toute une réflexion sur les limites de la parole, d’autant plus qu'ils ne parlent pas la même langue.Ce qui entre en jeu, c’est un autre type de communication, par le corps ou par l’énergie ou par l’âme." La structure de la pièce entrelace les monologues olternés de Ben et de Mircea, deux êtres qui parlent peu et vont jusqu'à remettre en question la valeur des mots."L’homme, Ben, est un être blessé, poursuit Michelle Allen, parti tout oublier au bout du monde; c'est un fugitif.Mircea est une femme prisonnière du regard que la société porte sur elle.Et quand ils se rencontrent, ils retrouvent un lieu de liberté.Lui échappe à son passé et elle à son image de sainte: elle ne peut être perçue autrement, sauf par un étranger." Une passion physique, érotique, très forte, va noître entre l’étranger et l'insulaire.Mois nous sommes dans un villoge où rien ne peut être caché et du jour au lendemain, Mircea tombe de son socle de madone, et c’est le mot "putain” qu’on entend chuchoter dans les ruelles du hameau.Quant à l’étranger, n’a-t-il pas corrompu ce qu’il y avoit de plus pur dans l’île?L’Atlantide : LIEU Les découvertes archéologiques récentes semblent convenir que lo fobuleuse Atlontide, dont Platon situait l’existence 9000 ans avant son époque, aurait D UN SAVOIR OUBLIE eu Pour berceau l’emplacement actuel de l’île de Santorin, dans la mer Égée.Comme une présence sourde, souterraine, l’ancienne cité hante l’esprit des habitants de Santorini, dans la pièce de Maureen Hunter.Fasciné, Ben le sculpteur passe des heures à observer ceux qui travaillent aux fouilles archéologiques, rêvant de se joindre à eux.Mais on le chosse du site, comme on aimeroit bien le chasser de l’île."L’Atlantide est un continent perdu, une civilisation disparue et ainsi on peut imaginer que cette société avait une connaissance que les gens de l’île ont oubliée, explique Michelle Allen.Quand elle retrouve d’anciennes représentations dionysiaques, Mircea comprend qu’elle se réclome d’une autre tradition.Comme si elle était porteuse d’une connaissance que la rencontre avec Ben révèle.Il y a une dimension spirituelle dans la pièce, en ce sens que toutes les âmes semblent liées au-delà de l’enveloppe charnelle.” "La passion entre Ben et Mircea est vouée, non pas à l’échec, mais à une fin, à cause de la société qui ne veut pas de cette passion.À la fin, Mirceo disparaît, mois dans l’univers de Maureen, je crois que cette fin est une sorte de passage.Les personnages charnels sont sacrifiés au monde des conventions , mais les âmes accèdent à une autre réalité dont ils ont toujours pressenti l’existence.” HIVER 99n AN**' L’AFFAIRE F fl R H fl DI Du 17 février au 6 mars 1999 1 du mardi ou somedi 20h mercredi 19h Montréal, aujourd'hui.Un homme frappe son épouse, et ce n'est pos lo première fois, l'homme s’appelle Shopoor Forhadi, il est d'origine ironienne et attend son statut d'immigrant reçu.So femme, Shozio, est fille d’immigronts indiens, lo police intervient.Une trovoilleuse sociole noire s'occupe de Shozio.Tout rentrerait dons l'ordre si ce n'étoit de monsieur Moolchand, un Indo-Conodien qui milite contre le rocisme.Monsieur Moolchond a des ambitions politiques et provoque une enquête pour montrer que Farhodi o été arrêté pour des motifs racistes, les médias s'emparent de l'offaire et le président de la Fraternité des policiers doit s'en mêler.Et l'on voit que lo politique, toutes tendances confondues, est devenue fort hobile à récupérer les «exceptions culturelles».quitte à détruire quelques vies.Créée en anglois à Montréal Tan dernier sous le titre de Counter Offence, L'AFFAIRE FARHADI o eu l’effet d'un électrochoc.de Rahul Varma Traduction de Pierre Legris Mise en scène: Jack Langedijk avec la collaboration de Paul Lefebvre Avec: Cas Anvar, Micheline Dahlander, Mireille Métellus et s autres comédiens Une production du Théâtre Teesri Duniya en codiffusion avec le Théâtre de La Manufacture C-1 wsÉ&H BEAUX ET COURAGEUXn Du 9 au 20 mors 1999 1 Gérard Potier du mardi ou samedi 20h mercredi 19h Une des révélotions de lo Bourse Rideau 1998.Au lendemain de sa prestation à cet événement réunissont les producteurs de spectacles québécois, Le Soleil de Québec titrait «Captivant, ce Gérard Potier».Incontestablement, il s'agit d'un oiseou rare! Avec la grâce de l'alouette, l’oreille du rossignol et la mémoire du pélican, Gérard Potier possède ce don merveilleux de transporter un public dans des mondes imaginaires.Le conteur vendéen (Fronce) séduit avec ses histoires tontôt belles et tristes, tantôt cocasses, mais toujours envoûtantes.Avec comme seul décor une chaise, et la présence de son complice occordéoniste, Potier occupe pen-dont une heure et demie tous les coins et recoins de lo scène qu'il fait vibrer de ses histoires ahurissantes.Tout un numéro! «Que faites-vous si vous apprenez que la fin du monde a lieu demain?» demande Potier au public.«Vous faites vos valises et vous venez en Vendée, parce qu'en Vendée, on o quinze ons de retord».Contes de et avec Gérard Potier Accompagné à l'accordéon par Gérard Baraton Une production du Bazar Mythique et de Gérard Potier en codiffusion avec le Théâtre de La Manufacture î •J David Boutin TRICK OR TREAT Du 30 mars au 24 avril 1999 1 du mordi ou somedi 20h mercredi 19h dimanche 15h Un soir d'Halloween, il fait presque nuit.Le «vieux Ben», quorantaine avoncée et digne représentant de la petite pègre du quartier, est seul dans le local de Bereczky et fils, un atelier de réparation d'appareils électroniques et de téléviseurs.Survient Mike, un odolescent de quinze ons qui s'est fait «toxer» il y a peu de temps.Il tente de convaincre Ben de lui vendre un revolver, question d'être paré pour sa prochaine rencontre ovec ses agresseurs.L’arrivée de Cracked, la vingtaine délinquante, fera basculer le tout dans une joute cruelle.Un jeu dont les règles sont mol connues de Mike et où tout se posse si vite.comme dans un film.TRICK OR TREAT, c'est un texte moderne et urbain, un thriller dynamique, percutant et vif sur un sujet d'octuolité.Dans un style bien à lui, Jean More Dolpé nous propose ici une écriture rythmée où l'on sent constamment la tension et les enjeux.Maxime Dénommé Pierre Curzi de Jean Marc Dalpé Mise en scène: Fernand Rainville.Avec: David Boutin, Pierre Curzi, Jean Marc Dalpé, Maxime Dénommé et une comédienne Assistance à la mise en scène: Allain Roy Décor: Réal Benoit Éclairages: Martin Labrecque Bande sonore: Larsen Lupin Une production du Théâtre de La Manufacture i LA petite LICORNE PETITE LICORNE : v PASSEPORT SANS FRONTIERE POUR 4 AVENTURES THEATRALES ,:S|feg La Petite Licorne a vu le jour tout doucement en 1995.Si elle entame sa troisième saison, elle s est faite jusqu à maintenant toute discrète.Elle a pris ses deux premières saisons comme une période d incubation qui lui a permis de trouver son identité, c’est-à-dire de se distinguer par sa raison d être de sa grande soeur, La Licorne.Ainsi, La Petite Licorne se veut tout naturellement le prolongement artistique de son aînée.Elle se veut une tribune d’exploration tant pour de jeunes artistes que pour des artistes chevronnés désirant explorer de nouveaux territoires.W La Petite Licorne?Une salle intimiste visant à favoriser le développement de notre dramaturgie et de nos artistes créateurs, un endroit idéal pour une première rencontre entre l’artiste et le spectateur dans le but de voir éclore entre eux une histoire d’amour spontané! La Petite Licorne est enfin prête à prendre son envolée.Elle vous propose d’y prendre part avec quatre spectacles! ATTENTION.MADAME amût» amût» Du 15 au 24 octobre 1998 Du mardi au samedi à 22 h (sauf le 21 octobre) Le 18 et 25 octobre à 2oh et le 30, 31 octobre 22h Collage et mise en scène de Jean Bélanger Avec Marie-Josée Bastien Créé à Québec en 1995, ATTENTION.MADAME a séduit le public et lo critique de Québec.Quatre textes, quatre personnages, une comédienne, Marie-Josée Bastien, prennent possession des planches de La Petite Licorne pour nous étonner à notre tour.Un collage réolisé à partir de Outrage au public de Peter Handke, 26bis, impasse du colonel Foisy de René Daniel Dubois, Le Facteur réalité de René Gingras, l’Éloge de la luxure qui roconte les mésaventures d’une princesse russe se remémorant certains moments de so vie de stor.Excessive dons ses propos, déconcertante dons son attitude, elle s’amuse à divertir son auditoire en le prenant à témoin de ses expériences de vie.Aventure déroutonte garantie.Premier départ le 15 octobre à 22h.Une production du Théâtre du Marteau en codiffusion avec Le Théâtre de La Manufacture.Tarifs : 12 $ odulte 10 $ étudiant et abonné.l’heure dite Du 3 au 14 novembre 1998 et du 19 au 21 novembre 1998 Du mardi au samedi à 22h Textes et chants de Marie Savard.Avec Marie Savard et Monique Fauteux.La poète qui chonte, Morie Sovard propose une nouvelle odyssée, L’HEURE DITE, réunissont à la fois poèmes et chants de ses récentes publications.Accompagnée par la voix et les claviers de Monique Fouteux, anciennement du groupe Harmonium, voici comment elle nous présente son spectacle : «L'île était une fois / la douce géante / Elle aurait oublié ses blocs / sur le bord d'un fleuve / distraite / en des temps très anciens / Ses blocs / comme des reliquaires à marée bosse sous la lune / m'ont longtemps appelée / J'étais sourde / parce que l’île était quelqu’une / dont j'oubliois jusqu’au souvenir.» Dès le 3 novembre à 22h.Une production de Sonotexte en codiffusion avec Le Théâtre de La Manufacture.Tarifs : 14 $ odulte 12$ étudiant 10 $ abonné.Collectif formé de finissants de Ste-Thérèse, (1996) Dirigé par Jean-Stéphane Roy.Texte colligé par Marc Prescott.Avec : Sophie Labelle, Fanie Lavigne, Marie-Claude Marleau et Louis-David Morasse.« Ço » est né de l’envie de créer une production dons le plus grond risque.Construire un spectacle à partir de l’énergie de ses créateurs plutôt que de partir d’un texte.Pourquoi « Ço »?Parce que ce sera ço.Un spectacle sons prétention, un acte créateur qui ne se base sur aucune théorie.Comédie?Drame?Tragédie?” Ço ”! Une impulsion qui tend à toucher l’essentiel : la vie! Premier envol le 24 février 1999.Une production autogérée en codiffusion avec Le Théâtre de La Manufacture.Tarifs : 14 $ adulte 12 $ étudiant 10 $ obonné.LA MONTAGNE Du 6 au 17 avril 1999 Du mardi au samedi à 22h Texte de François Archambault Avec: Benoît Archambault, François Archambault, Marie-Hélène Thibault.Une mise en scène de Jean-Stéphane Roy.Fronçois Archambault, jeune dromoturge (Cul sec, les Gagnants, Si la tendance se maintient, 15 secondes), propose ici LR MONTAGNE : une comédienne, un outeur, un pioniste-chonteur.« Quelque chose comme un recueil de nouvelles théâtrales parsemé de chansons.Une juxtaposition de récits pour tenter d'explorer /’infiniment grand et /'infiniment petit.L'invisible et le mystérieux.On pourrait dire que c'est une messe pour célébrer le Doute.Un homme monte sur une montagne en espérant se rapprocher de Dieu.» F.Archambault Déport pour l’ascension de La Montagne le 6 ovril.Une production autogérée en codiffusion avec Le Théâtre de La Manufacture.çfl Du 24 février au 20 mars 1999 (sauf le 10 mars) Tarifs : 14 $ odulte 12 $ étudiant 10 $ obonné. LES TARIFS Tarifs réguliers ADULTE 22$ ÉTUDIANT 16$ AÎNEl6$ Tarifs "EN SERIE " adulte étudiant/ aîné adulte étudiant/ aîné adulte étudiant/ aîné 2 spectacles 34$ 30$ 17$ 15$ 10$ 2$ 3 spectacles 45$ 39$ 15$ 13$ 21$ 9$ 4 spectacles 56$ 48$ 14$ 12$ 32$ 16$ 5 spectacles 70$ 60$ 14$ 12$ 40$ 20$ 6 spectacles 78$ 66$ 13$ 11$ 54$ 30$ 7 spectacles 91$ 77$ 13$ 11$ 63$ 35$ ' •'T * Lfl LICORNE * * T Wv/ T wwT les p’tits dimanches les mercredis à les jeudis 10$ 19h 2x1 Les 2e dimanches .Et le bor de la Licorne En vigueur pour des représentations de TOUT offre un 2x1 pour votre apéro les 7 spectacles BRS.SI BAS, L’ATLANTIDE, TRICK OR TREAT.de 5h à 7h Aucune réservation acceptée Se présenter au guichet pour 19h Argent comptant seulement Valable pour 2 personnes LE CALENDRIER AUTOMNE 1998 TOUT BAS.SI BAS CANDIDE d’après voltaire LITTORAL OCTOBRE Mor Mer Jeu Ven Sam Dim 13 14 15 16 17 18 20 21 22 23 24 (B) 27 28 NOVEMBRE 29 30 31 Mar Mer Jeu Ven Sam Dim 1 3 4 5 6 7 NOVEMBRE Mar Mer Jeu Ven Sam Dim 17 18 19 20 21 22 24 25 26 27 28 DÉCEMBRE Mar Mer Jeu Ven Sam 2 3 4 5 8 9 10 11 12 15 16 17 18 19 Mardi au samedi 20h/ mercredil9h/ dimanche 15h mordi 20h mercredi 16h et 19h jeudi vendredi 20h Mardi au samedi 19h samedi 16h et 20h-dimonche 22 nov.15h et 2ûh LAUCORHE V HIVER 1999 L’ATLANTIDE L’AFFAIRE FARHADI BEAUX ET COURAGEUX TRICK OR TREAT Mardi ou samedi 20h/ mercredi 19h/ dimanche 15h JANVIER Mardi ou samedi 20h/ mercredi 19h FÉVRIER FEVRIER Jeu Ven Sam Dim Mar Mer Jeu Ven Sam 14 15 16 17 17 18 19 20 21 22 23 d£> 23 24 25 26 27 28 29 30 31 MARS Mar Mer Jeu Ven Sam Jeu Ven Sam Dim 2 3 4 5 6 Mardi au samedi 20h/ mercredi 19h MARS Mer Jeu Ven Sam 10 11 12 13 17 18 19 20 2 3 4 5 6 O '« p'tits dimanches 10$ *En raison de la fête de Pâques, il n'y a pas de représentation *24 avril : représentations à 16h et à 20h Mordi ou samedi 20h/ mercredi 19h/ dimanche 15h MARS Mar 30 Mer 31 Jeu Ven Sam Dim RVRIL Mar Mer Jeu 1 Ven 2 Sam 3 Dim 6 7 8 9 10 13 14 15 16 17 18 20 21 22 23 24* IA petite LICORNE LA LICORNE V LaManufacture GUICHET: Ouvert tous les jours de midi a 18 heures.Lorsqu’il y o représentation, le guichet ne ferme qu’une demi-heure après le début du spectacle.IN FO-SPECTACLES ET RÉSERVATIONS Info-groupes: (514) 523-0130 4559 Papineau Montréal (Québec) H2H 1V4 Les réservations téléphoniques sont acceptées.Les billets doivent être payés au plus tard 48 heures après la réservation.Les taxes sont incluses dans le prix.Frais d’administration en sus.La direction se réserve le droit d’apporter des changements à la programmation.¦ .;>¦ Nous tenons à remercier nos PARTENAIRES PRIVILÉGIÉS qui, inlassablement, nous apportent leur soutien : METRO Vûfitioutte Ainsi que nos ASSOCIÉS : F^MDS Œ QUEBECOR INC SNOLAVAIJN STANDARD LIFE F3 Vé/ina, Dufault Merci également à nos subventionneurs qui nous aident à vous offrir un billet ouvert sur le théâtre! CONSEIL DES ARTS ET DES LETTRES DU QUÉBEC i A»il j Tmi (jiiuii Cmim i CONSEIL DESERTS COMMUNAUTE HHAINI „ W MON TW Al {O ¥ Ville de Montréal - IZ - ¦
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