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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-10-23, Collections de BAnQ.

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-?F 0 N I) É E N I 5) I 0 ?LE DEVOIR PERSPECTIVES La pub qui roule La promotion de produits de consommation auprès d’enfants qui sont à l’école pour développer leur intellect et stimuler leur curiosité, est à maints égards contradictoire.Telle est du moins l’opinion de nombreux acteurs du milieu scolaire, réagissant à l’installation prochaine d’affiches publicitaires dans 870 véhicules d’écoliers.Pau le des Ri vià res ?Des dizaines de milliers d’enfants qui voyagent en autobus d’écoliers verront bientôt le logo de McDonald’s dans les véhicules.Dans le but de renflouer leur budget, certains transporteurs — pas tous — ont en effet pris la route de l’affichage publicitaire.Rien de bien grave, que des petits logos pour couvrir le coût de messages sur la sécurité, la réussite scolaire et la santé.Un peu plus et on remercierait McDonald’s pour ses belles affiches! Jusqu’à présent, l’école est restée, heureusement, un lieu relativement protégé de la publicité et de l’incitation à la consommation.Pas tout à fait cependant: une compagnie de yogourt a déjà testé ses produits dans une classe, pendant les heures d’enseignement, s’il vous plaît.La Banque de Montréal et le Groupe Investors ont déjà mis à la disposition des enseignants des cahiers d’exercice dans lesquels le nom du commanditaire est bien indiqué.Car les institutions financières trouvent intéressant de se faire connaître auprès des jeunes.Avec la nouvelle loi sur l’Instruction publique, cette question sera laissée de plus en plus entre les mains des parents, qui décideront s’ils veulent solliciter des entreprises pour renflouer leur caisse, s’ils permettent au bienfaiteur de se manifester, et sous quelle forme.Dans le cas de la publicité à bord des autobus d’écoliers, la Fédération des comités de parents ne s’était pas opposée au projet des transporteurs, ce qui en a surpris plus d’un.Guy Beaudin, de la Fédération provinciale des comités de parents, lient à préciser «qu 'il n ’est pas question d’accepter n ’importe quel message».Tout de même, dit-il, il ne s’agit pas, ici, de baptiser des écoles Manoir McDonald’s! Les parents ont reçu la visite de l’Association des propriétaires d’autobus du Québec l’hiver dernier, au moment où les médias faisaient grand cas des compressions imminentes dans le secteur du tran|>ort d’écoliers.Ijes parents n’ont pas sauté de joie mais ne sont pas restés insensibles lorsqu’on leur a dit que les compressions budgétaires pourraient avoir un impact sur la sécurité.Et que la recherche de nouvelles ;; o • I 1 Mi,tin 'ii jlfl; éÊk Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi O max "J4 ^^5 mln 2 Z 0 0 POSTE temporaire pour compagnie d'amusement.Citoyen américain Longues heures.Travail physique.Salaire minimum.(450)424-0214.TRADUCTEUR Vers le français.Français impeccable Diplôme universitaire.Expérimenté Word Perfect/MS Word.40,000$+ par année.Traductions effectuées à nos bureaux de TORONTO.(416)975-5252, poste 310.Objectif 322(H) 000$ 16 561621$ merci cle prêter; r main-fonte Températures : MAX / MIN Gooae Boy Blanc Sablon ¦ 3/-4 La Grande IV ¦ 8/5 ilos de la Madeleine Chibougamau 0‘»iT V * If Ils 6/.O ¦ //Wl,ll " ^ * ' ' jRiviero-du-Loup 7/1 ¦ f™ Chicoutimi / I -*—*” Québec ( étb?Lover 7h30 Coucher 16h39 Val d’Or 10/0 W vU* Trois-Rivioros f J, 14/2 ¦ 10/0 F ^ Sherbrooko fTjü.Tf'T (?—Montréal n P • Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi WT HH i 1 : HH HH 0 0 0 Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi 0 HH HH HH HH O 0 0 Météo-Conseil Environnement Cnnnda 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source I.K I) K V 0 I II , I.K V K X |i || k |) | •> o £ UhÇftoN- n£ fc&îm M oMTÊêAL i * (I II II •i m\ al Discours L ucien Bouchard s’avança au micro.«Chers concitoyens, chères concitoyennes, des élections auront lieu bientôt au Québec.Nos adversaires vous offrent un virage très à droite face auquel nous pourrions nous contenter de maintenir notre politique usuelle, qui est un peu moins de droite: cela suffit, par comparaison, à faire croire que nous sommes de gauche.C’est d’ailleurs en raisonnant de cette manière que mon collègue üindry est arrivé à se convaincre qu’il est de gauche puisque Claude Picher assure qu’il n’est pas tout à fait de droite.Mais nous avons plutôt décidé de vous offrir une réelle solution de rechange.«Nous prônons l’indépendance du Québec.Or, nous avons enfin compris que c’est en gouvernant autrement qu’on fera la preuve qu’elle constitue une voie viable et souhaitable pour la majorité d’entre nous.Sans doute, cette avenue n’obtient l’assentiment ni des maîtres ni du marché; tant pis: nous en avons marre de cirer des bottes qui finissent toujours par revenir nous botter le cul.Nous vous proposons essentielle-met des valeurs et de grandes orientations.Mais nous nous engageons à les actualiser.En prime, cela nous évitera d’avoir encore à improviser un projet de société à la veille du prochain référendum et met toutes les chances de notre côté pour le gagner.«Depuis trois décennies, le politique s’est dissous dans un bassin d’acide sulfurique qui s’appelle mondialisation, déréglementation de flux de capitaux, et qui porte d’autres noms charmants comme flexibilité et concurrence.On nous a fait croire qu’il s’agissait d’un destin: c’est absolument faux.Tout cela ne s’est pas fait tout seul: nous y avons consenti, tous, à commencer par nous, les politiciens.Cette époque se referme aujourd’hui.Durant notre prochain mandat, nous allons ressusciter le sens du politique et de l’action collective: ce sera notre plus grande entreprise et notre plus importante victoire.Le pouvoir que nous a arraché le Nor lia ill m a n cl a rf>eon ?Sénat virtuel mis en place par les marchés financiers, nous allons le reprendre, ensemble.Avec ce pouvoir, nous allons réactiver, partout, les valeurs démocratiques d’égalité, d’équité et de participation.«Nous allons d’abord devoir éteindre des feux.Nous possédons toujours (mais pour combien de temps.) de très précieux acquis.On tente de nous faire croire que ce sont des boulets hérités de la Révolution tranquille: mensonge! Ce sont des ailes, qui ont été construites dans le sang et la sueur par toute la modernité.Ces précieux acquis, qui s’appellent notamment éducation et santé, sont aujourd’hui très sérieusement menacés.Les maîtres les détestent puisqu’ils sont la liberté, la seule, la vraie, et ils veulent donc les tuer.Ils appliquent pour les démanteler des recettes d’une efficacité redoutable et qui ont amplement fait leur preuve ailleurs dans le monde.Nous allons y mettre fin.Par exemple, l’université ne sera pas plus Pepsi que les autobus scolaires McDonald’s ou l’école Power Corporation.«Nous allons également contre-atta-quer sur le terrain de l’économie.Le principe est simple si l’application est complexe: l’économie doit être au service des humains, jamais l’inverse.Nous passerons donc des législations interdisant les délocalisations abusives, les mises à pied injustifiées, encourageant la démocratie dans les lieux de travail et ainsi de suite.En un mot: assurant que c’est nous tous qui déterminerons ce que notre économie produit, comment on le produit et le partage.«Nous, c’est-à-dire surtout pas ces tyrannies privées que sont les corporations ou toutes ces terrifiantes officines plus ou moins secrètes qui les servent.Mais dès aujourd’hui, je veux rappeler que l’impôt est chose saine et que sa progressivité est cruciale en démocratie.Ce que Charest propose, c’est de vous laisser 500 $ de plus dans les poches, après quoi vous devrez vous acheter un hôpital, une université et des autoroutes payantes avec votre magot.«Autre chose: la création d’emplois, c’est une tarte à la crème.Neuf fois sur dix, ça veut dire création de déchets, de laideur et de pollution subventionnés.Nous lancerons donc un grand débat national sur l’économie et aussi sur l’écologie, avant qu’il ne soit trop tard, trop tard parce que notre eau, par exemple, n’a plus de valeur que du fait qu’elle est tellement nitra-tée qu’il faut infiniment la dépolluer.«Nous aurons aussi une nouvelle politique internationale.Il est désormais clair que ceux qui pensaient qu’en commerçant avec des bourreaux on transmet des valeurs ont eu raison.Hélas, et doux commerce mes fesses: ce sont moins nos droits de l’homme qu’ils apprenaient que nous qui assimilions leurs méthodes.Au premier rang de nos préoccupations ne figurent donc plus les voyages d’affaires chez les assassins, mais l’aide internationale, la culture, l’éducation; et nous allons lutter contre tous les AMI présents ou à venir, prôner une taxe Tobin et faire du Québec une terre d’accueil digne de ce nom.En passant: j’annonce une amnistie générale pour le Chiliens.«Ne me demandez pas de fournir des recettes toutes faites précisant le détail de ce cjui précède: je n’en ai pas.Il n’y a rien de plus dangereux que les recettes toutes faites et ce n’est ni à moi ni à personne de décider pour tous.Ce que j’esquisse ici demande à être expérimenté, enrichi, par chacun de nous.Parions que le sens et le goût du politique nous donneront la force d’avoir autre chose que le déficit zéro comme projet collectif.Nous réformerons, faute de pouvoir révolutionner; mais l’essentiel est qu’on s’engage à imprimer ces valeurs et cette direction à nos réformes, qui seront alors beaucoup plus que des réformes: ce seront des réformes non réformistes, selon le beau mot de Gorz.«Voilà.Votre dilemme n’est plus de choisir entre la droite et la droite, entre un ex-conservateur et un exconservateur.Vous avez une réelle solution de rechange.Voter, c’est affirmer son choix.» ?J’en étais à me demander si je n’allais pas voter, juste pour une fois, quand je me suis réveillé.baillargeon.normand@uqam.ca A P R.0 P 0 S -4- .de la culture dans la ville Pendant notre deuxième mandat, nous nous engageons à: ¦ redonner une vocation culturelle à la Bibliothèque centrale, axée sur la jeunesse, en collaboration avec différents partenaires; ¦ continuer l’implantation de la Grande Bibliothèque; ¦ développer d’autres maisons de la culture (Cartierville, Notre-Dame-de-Grâce (Cinéma V), Rivières-des-Prairies, arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension); ¦ développer le patrimoine culturel et historique de Montréal; ¦ implanter le Festival d’hiver (art de vivre, gastronomie et plein air).Cette culture, ce sont les artistes et les artisans, les festivals et les foires qui serpentent la ville et l’animent en juillet, en août ou en décembre.La culture, c’est un creuset d’informations et de renseignements, ce sont des livres, une ouverture toute spéciale vers l’information électronique qui relie les humains et rapetisse la planète.Plateforme électorale de l’Equipe Kourque/Vision Montréal LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI h 0 U R A S S A I, E I fl JANVIER I 9 I fl Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Directeur de l’information CLAUDE BEAU R E (i A RI) Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, PIERRE CAYOUETTE, NORMAND THERIAULT R é dacteur en chef a d j o i n I .1 E A N R 0 B E RT S A N S F A Ç 0 N Rédacteur en chef ad j o i n I C II RIS TIA N TI F F E T D i r c e t r i c e, ventes et marketing MARTINE I) U B É 2050, rue de Bleary, D'élage, Montréal (Québec) HSA 3M9.Tel.: (5 14) 985-3333 F A IS CE QU E DOIS I) F V II I It I.K V !•: X I) It Il I I) I! I! K I il Il S A I LA HA T A I L DES C H E F S Est-ce la fin de l’effet Charest?Il est plausible de penser que l’image des chefs jouera un rôle important dans l’élection qui vient HIC HARD NADEAU Département de science politique, Université de Montréal J E A N - MA R C L É G E R Président de Léger et Léger, Recherche et stratégie-marketing a popularité personnelle des chefs politiques exerce une influence importante sur les résultats électoraux.Ce phénomène, qui a également été observé même lorsque les citoyens, comme au Québec, n’élisent pas directement le chef du gouvernement, a amené certains observateurs à parler de la «présidentialisation» des régimes parlementaires.Ces remarques soulignent l’intérêt de mesurer les perceptions des Québécois sur leurs chefs politiques à quelques semaines du prochain rendez-vous électoral.Ixs résultats de cette analyse sont clairs.Si Jean Charest continue à régner sans partage chez les non-francophones, Lucien Bouchard le devance maintenant largement chez les francophones.Bien que maintenant inégale, la bataille des chefs n’en sera pas moins féroce chez les francophones, car le Parti québécois doit, en raison de l’appui massif au PLQ chez les non-francophones, l’emporter très largement dans ce groupe s’il veut gagner la prochaine élection.Si la popularité actuelle de Lucien Bouchard procure à son parti une victoire décisive chez les francophones, le PQ sera réélu.Par contre, si Jean Charest reprend une partie du terrain perdu et limite les troupes de Lucien Bouchard à une domination plus modeste chez les francophones, le PLQ l’emportera.L’image des chefs Trois mesures globales des perceptions des chefs politiques sont généralement employées.La première, individuelle et rétrospective, mesure l’opinion sur la façon dont les chefs s’acquittent de leur tâche, la seconde, plus affective, évalue l’impression globale des répondants à leur endroit et la troisième, de nature prospective, porte sur la comparaison de leur compétence respective comme chef de gouvernement.Pour mesurer ces différents aspects de l’évaluation des chefs, trois questions ont été incluses dans le dernier sondage Léger et Léger.La première mesure la satisfaction envers la performance de Lucien Bouchard et Jean Charest, la seconde cherche à établir si les répondants ont une impression favorable ou défavorable de ces chefs et la troisième consiste à demander quel leader politique ferait le meilleur premier ministre.Les résultats obtenus à la première question sont présentés au tableau 1.Première constatation, la satisfaction envers Lucien Bouchard est très élevée (61 %), particulièrement chez les francophones où les satisfaits sont presque deux fois plus nombreux que les insatisfaits.lit satisfaction envers Jean Charest est significativement moins élevée, un Québécois sur deux se dit insatisfait (38 %) ou indécis (12 %) quant à sa performance à la tête du PLQ.Le contraste entre les perceptions des francophones et des non-francophones est particulièrement frappant dans le cas du leader libéral.Alors que l’écrasante majorité des non-francophones (71 %) se dit satisfaite de Jean Charest, une nette majorité de francophones se montre insatisfaite (43 %) ou indécise (12 %) à son endroit.Une autre façon de mesurer les perceptions sur les chefs politiques consiste à demander aux répondants d’exprimer leurs sentiments à leur égard par un chiffre allant de 0 à 100.Sur ce thermomètre, des résultats allant de 0 à 50 représentent des évaluations négatives ou tièdes alors que des évaluations supérieures à 50 représentent des évaluations positives.Les données du tableau 2 permettent de constater que les électeurs ayant une impression favorable de Lucien Bouchard (56 %) sont significativement plus nombreux que ceux ayant une impression positive de Jean Charest (47 %).Une profonde polarisation linguistique Les résultats sur la question du meilleur premier ministre illustrent bien la lutte électorale qui s’annonce au Québec marque ces perceptions, Lucien Bouchard dominant facilement chez les francophones (63 % contre 42 % pour Jean Charest) et le chef libéral l’emportant haut la main chez les non-francophones (69 % contre 29 % pour M.Bouchard).Les deux mesures présentées aux tableaux 1 et 2 portent sur des évaluations individuelles des chefs.La mesure présentée au tableau 3 est de nature comparative (et prospective) puisqu’elle demande au répondant de désigner qui, de Lucien Bouchard, Jean Charest ou Mario Dumont, ferait le meilleur premier ministre pour le Québec.Contrairement aux données sur la satisfaction et les impressions d’ensemble, les résultats sur le choix du meilleur premier ministre placent les chefs du PQ et du PLQ virtuellement à égalité.Deux facteurs expliquent cet état de chose: la polarisation linguistique encore plus intense sur cette question et le fait que les appuis reçus de Mario Dumont viennent d’une clientèle plus proche du PQ que du PLQ.Au total cependant, c’est encore la polarisation linguistique qui frappe, plus de 60 % des francophones optant pour les deux anciens chefs du camp du OUI, Lucien Bouchard (46 %) et Mario Dumont (16 %), alors que près de quatre non-franco-phones sur cinq (77 %) jettent leur dévolu sur Jean Charest Les résultats sur la question du meilleur premier ministre illustrent bien les données de la lutte électorale qui s’annonce au Québec.La bataille des chefs est en fait constituée de deux combats inégaux dont l’amalgame devrait produire une lutte âpre et un résultat serré.Ces mêmes données illustrent aussi une dynamique cruciale pour la suite des événements.L’avance de Lucien Bouchard sur Jean Charest comme meilleur premier ministre, qui n’était plus que de six points chez les francophones en mai dernier (43 contre 37 %), s’est creusée depuis et atteint maintenant 15 points (46 contre 31 %).L’image de Jean Charest s’est manifestement détériorée de façon notable chez les francophones depuis quelques mois.Pour espérer remporter la prochaine élection, le chef libéral doit donc renverser la vapeur et reconquérir une partie du terrain perdu dans cet électorat.Les prochaines semaines permettront de voir si le dévoilement du programme du PLQ aura contribué à renverser ou, au contraire, à accentuer cette dynamique d’érosion de la popularité de Jean Charest au sein de la majorité francophone.Conclusion Deux conclusions s'imposent de ce tour d’horizon sur les perceptions des chefs.Premièrement, il est plausible de penser que l’image des chefs jouera un rôle important dans l’élection qui vient.Cette conclusion tient non pas tant à ce que la popularité des leaders peut, à elle seule, bouleverser l’échiquier électoral, les échecs répétés de leaders populaires à la tête de gouvernements discrédités le montrant assez, mais parce qu’un ensemble de facteurs lourds comme la satisfaction relative envers le gouvernement sortant et la loyauté traditionnelle de la clientèle libérale laisse présager un résultat serré dont l’issue pourrait bien dépendre de variations assez modestes de l’image des chefs au cours de la campagne électorale.La seconde conclusion est que l’image de Jean Charest paraît plus friable, et donc plus sujette à changement que celle de son adversaire pé-quiste.Lucien Bouchard a été chef de l’opposition officielle, chef virtuel du camp du OUI et chef de gouvernement depuis près de trois ans.Les électeurs ont donc eu l’occasion de l’évaluer et de le connaître ainsi que l’atteste le pourcentage extrêmement faible, presque nul en fait, de répondants affichant de l’indécision à son égard.Les électeurs connaissent moins bien Jean Charest et un nombre significatif d’entre eux manifestent encore de l’hésitation à se prononcer sur lui.Dans la mesure où les évaluations du chef du PQ reposent sur une information plus complète que celles portant sur son adversaire libéral, à peine 4 % des répondants optant pour Lucien Bouchard comme Tableau 1 Satisfaction envers Lucien Bouchard et Jean Charest Question: Êtes-vous satisfait(e) ou non du travail de Lucien Bouchard comme premier ministre du Québec?De Jean Charest comme chef du Parti libéral du Québec?Tous Bouchard Francophones Non-francophones Tous Charest Francophones Non-francophones Satisfaits 61 65 43 49 44 71 Insatisfaits 38 34 56 38 43 20 Indécis 1 1 1 12 13 9 Tableau 2 Impression de Lucien Bouchard et Jean Charest, Question: Que pensez-vous de Lucien Bouchard et de Jean Charest sur une échelle de 0 à 100 où 0 veut dire que vous n’aimez vraiment pas du tout Lucien Bouchard ou Jean Charest et 100 veut dire que vous les aimez vraiment beaucoup?Tous Bouchard Francophones Non-lrancophones Tous Charest Francophones Non-francophones Favorable 56 63 29 47 42 69 Défavorable 43 36 70 50 .56 27 Tableau 3 Choix du meilleur premier ministre i j •* * Question: Qui, selon vous, ferait le meilleur premier ministre pour le Québec?; Lucien Bouchard, Jean Charest ou Mario Dumont?Tous Francophones Non-lrancophones Bouchard 39 46 11 -l Charest 40 31 77 .Dumont 14 16 6 Source: Sondage Léger et Léger effectué entre le 5 et le 8 octobre.Taille de l’échantillon: 1017.Taux de réponse: 63%.meilleur premier ministre se disent insatisfaits ou indécis à son sujet alors que cette proportion atteint 22 % pour Jean Charest, il est permis de croire que l’opinion au sujet de Jean Cha- rest, qui a déjà beaucoup fluctué depuis quelques mois, pourrait le faire encore de façon notable durant la campagne.Là se trouve peut-être la clé de la prochaine élection.Conférence mondiale sur l’enseignement supérieur Un rôle essentiel pour le développement humain Quelques conditions garantes de la pertinence de renseignement supérieur A CÉLINE SAINT-PIERRE Présidente du Conseil supérieur de l'éducation du Québec.Cette conférence a été présentée le 9 octobre dans le cadre de la séance «Exposés de clôture: L’enseignement supérieur et l'avenir».P REMIER DE DEUX T EXT E S u moment d’entrer dans le XXI' siècle, les institutions universitaires sont mises au défi.L objectif de l’UNESCO en convoquant cette conférence mondiale visait à rassembler les principaux acteurs, tant les pays membres que les ONG, qui, partout dans le monde, se préoccupent de l’enseignement supérieur.Afin d’assurer à l’enseignement supérieur toute sa pertinence comme outil de développement social et économique dans une perspective d’amélioration du mieux-être de l’humanité, certaines conditions doivent être réunies, [en exposerai quelques-unes qui m’apparaissent fort importantes pour revoir les orientations de l’université pour la prochaine décennie: 1.La reconnaissance de la nécessité de l’autonomie institutionnelle et de la liberté de l’enseignement et des responsabilités correspondantes en matière d’éthique et de déontologie; et en contrepartie, l’imputabilité et la responsabilité des établissements d’enseignement supérieur dans la réalisation des objectifs et dans l’atteinte des résultats attendus; les institutions d’enseignement supérieur se doivent donc de faire les efforts nécessaires afin d’aller chercher les appuis requis dans la société et ce, en faisant mieux connaître ce qui se fait dans les établissements.Cela rend ainsi nécessaire de produire l’information pertinente sous une forme compréhensible et accessible pour les partenaires et de la diffuser publiquement afin d’assurer toute la transparence sur le fonctionnement des établissements.2.L’évaluation de la qualité de la formation doit se faire en lien avec les attentes de la société et avec les objectifs propres à chaque programme et a chaque établissement; l’évaluation institutionnelle doit porter sur les résultats obtenus plutôt que sur les façons de faire ou les processus; il faut développer une culture de l’évaluation propre au sys-lème d’éducation et faire de l’évaluation un processus qui soit permanent, qui vise à améliorer la qualité de 1 éduca- tion et à soutenir les acteurs concernés: tant les directions d’établissement que les enseignants, les étudiants et autres employés de l’éducation.3.La réaffirmation de la nécessité de la prépondérance du financement public dans les budgets des établissements afin d’assurer le maintien de l’enseignement supérieur comme service public, en même temps qu’est admis le principe de la diversification des sources de financement.4.Ixs orientations qui guident la révision des programmes rendue nécessaire par les nouvelles exigences de formation doivent aussi traduire les valeurs culturelles propres à chaque société et s’ouvrir à l’interdisciplinarité et à la transdisciplinarité.Il faut rappeler ici la position de TUNES-CO selon iaquelle cette transdisciplinarité doit comporter une dimension éthique dans la façon d’entrevoir les problèmes et de les solutionner.Par ailleurs, les institutions devront agir avec plus de célérité dans l’élaboration de programmes afin de répondre aux besoins de la société et aux changements majeurs que nous vivons actuellement.5.La reconnaissance des acquis par un système adéquat d’évaluation des apprentissages faits à l’extérieur du système d’enseignement formel demeure une tâche à réaliser dans la plupart des pays.6.Tout en reconnaissant le rôle central des NTIC dans le soutien au développement pédagogique et dans l’accroissement de l’accès à la connaissance, ii faut réaffirmer quelles ne peuvent se substituer à la relation professeur-étudiant.7.Li coopération internationale doit être plus présente dans les activités des institutions et répondre à l’accroissement de l'interdépendance des sociétés et des migrations des populations.I )’où l'importance d’encourager la mobilité des étudiants et des professeurs et de s’entendre sur la reconnaissance des diplômes des institutions entre pays.Et il faut rappeler ici la Convention de l’UNESCO à cet égard.Céline Saint-Pierre doit faire partie des programmes d'études et de la culture des établissements.Cela veut dire que l’enseignement supérieur doit préparer les étudiants à s'engager dans une culture de la paix, à pouvoir fonctionner dans plusieurs cultures et à envisager des solutions de type coopératif aux problèmes liés à la mondialisation.Les objectifs des programmes doivent permettre le développement de ces compétences afin de créer des bases de valeurs communes et d'accroître la compréhension mutuelle et la coopération, tant à l’intérieur de chaque groupe qu’entre les diverses communautés d’intérêt.L’acquisition de ces compétences ne doit pas faire l’objet de cours spécialisés réservés à certains étudiants seulement 9.Ixs institutions d’enseignement supérieur doivent inscrire leur mission dans une perspective de partenariat avec les principaux acteurs de la société et donner toute la place qui doit lui revenir à la société civile; c’est dans cette perspective qu’elles se doivent de répondre aux demandes de contribution qui lui viennent des autres acteurs de la société et s’intégrer dans des réseaux nationaux et internationaux.10.Dans le contexte de tous ces changements externes et des nouveaux défis qui se posent à l’enseignement supérieur, un enjeu majeur demeure celui de la formation et du perfectionnement des professeurs afin de les préparer à faire face à ces changements.De la même manière, des programmes de formation spécifiques doivent être mis en place afin de mieux préparer les gestionnaires d’établissements d’enseignement supérieur à assumer leurs responsabilités et leur leadership.Voilà autant de conditions à remplir pour que l’enseignement supérieur puisse consolider sa pertinence et renforcer le rôle qui doit lui revenir dans la société du savoir où une formation de qualité accompagnée d’une diplôniation constitue le passeport recommandé pour exercer une pleine citoyenneté.Demain: Face aux défis à relever, un espoir naît, mais aussi 8.L’éducation à la citoyenneté dans un monde pluraliste l'inquiétude.Le bureau du commissaire PIERRE VADEBONCŒUR Écrivain ¦¦¦=ji interview de M.Bouchard par Stéphan Bureau, LA mardi dernier, ce n’était pas une interview mais ' un interrogatoire de police: une conversation éclairante donc, un grand moment de télé.| Le petit commissaire n’avait qu’une idée: presser le prévenu sur ce que celui-ci pouvait avoir derrière la tète.En journalisme parlé, cette technique est simple: les questions insistantes, soupçonneuses, accusatrices finissent par apparaître comme des réponses, et voilà le point de vue de l’intervieweur qui passe et fait l’émission.S’agissait-il, pour M.Bureau, de se faire pardonner par ses patrons l’impolitesse dont il avait fait montre plusieurs jours auparavant, envers M.Charest cette fois, lorsque, après d’autres inélégances étonnantes, il avait, pour clore l’émission, coupé la parole à son hôte au beau milieu d’une phrase?C’est un spectacle, un régal.Est-ce que, par hasard, on ne se prendrait pas pour un personnage?Pratiquer l’insolence et n’en avoir pas les moyens.Sautiller, s’exciter.Presque couper la parole à l’hôte, encore une fois.Supposer la mauvaise foi.En faire la preuve en l’inventant.Axer l’émission sur un réquisitoire larvé.Nous avons eu droit à tout ça, mardi soir.Le type était rapide, comme toujours.Rapide, efficace.Pas le temps de savoir ni en quoi ni jxiurquoi.Redoutable.Pas le temps de se demander dans quel but.Stéphan Bureau s’annonce de plus en plus comme le produit de lui-même.Cela n’a pas pris de temps.Quelques semaines à peine.La pensée de ses hôtes est simplement sa propre idée à lui.Du haut de son petit tabouret, il dicte.Il pose des questions précipitées qui sont ce qu’il y répond lui-même.D’ailleurs, la télé de Radio-Canada, aux informations, devient proprement imbuvable.Opérations subliminales.L’obligatoire tournée physique du Canada.Propagande de moins en moins subtile.Du canadien jusqu’à plus soif.Sans compter ce délire: Chrétien au moins une fois par soir.C’est fatigant.Je passe à TVA, chez Simon Durivage.On y pense peut-être un peu à autre chose.Pierre Vadeboncœur L • É (} U I* E l) U n E VOIR litiques municipales), Caroline Montpctil, Brian Myles rloset Christine Dumazet (relecteurs) Jacques Grenier el i \ uZ-i.Ar-nnM .listes A l'information générale et métropolitaine Louis Upierrc (adjoint au directeur do l'information).Sylvain Blanchard.Jean Chartier (régions).Paule des Rivieres (education).Jean Dion, Louis-GiUes l'rancœur (environnement), Judith Lachapelle, Kathleen Levesque (actual,tespo- ¦' KUML1IU1N Journ‘ ¦ - • - ¦ ¦ (politique municipale).Isabelle Paré (santé).Jean Pichette (justice).Clément Trudel (relations de travail).Serge T ruffant (questions urbaines) : Michel Carneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (pages editonales, responsable des pages thématiques) : Martin Du- el Jacques Nadeau (photographes) ; à l’information culturelle : Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargeon (arts visuels et théâtre).Paul Cauchon (médias).Marie-Andrée Chouinard (livres et politiques culturelles).Louise Ieduc (musique)., Jean-Piorre : Cérard Uérube (adjoint au directeur de l'information).Robert Dutrisac, Benoit Munger.François Normand.Claude Turcotte ; h l’information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l'information).GuyTaillefer (éditorialiste), cmrntaire à Ottawa).Mario Cloutier el Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Québec).Michel Venne (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec) : à l’information sportive : Yves d'Avignpn ; ?cumentiition Gilles Parc (directeur) ; Brigitte Arsenault, Manou Domine.Serge Liplante (Quebec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBIJCnE ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau r adjoint).Carole Dallai»- mm,,es et owes a ujjres,.ji.cu.ooc- „„ u.js-a,, vilaine Colé.Marlène Côté, Christiane Legauit, Jacques A.Nadeau, Claire Paquet, Chantal Rainville, Micheline Ruelland, Alexandre Leduc (publicitaires) ; Geneviève Landry.Sylvie Laporte, Micheline Turgeon ; Fran- cine Ouellel (secrétaire).IA I’ Christian Vieil.Olivier Zuida.comptables), Jeaniie-d’Arc Uoude (secrét directeur général).leg,mil Odile T remblay (cinéma) , h l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directei Claude I evesoue ,\ l’information politique : Pierre O’Neill, Manon Corncllier tcorrespondante parla Marie-Hélène Aiarie (secrétaire à la rédaction) : Julie Tremblay.Marie-Claude Petit (commis), lit docut (directeur adininl) Carole Dallaire (avis publies et appels d'offres), Jacqueline Avril, Jean de Billy, Gyslain ., , J ., „ *KOI)UCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production), Marie-France 1 urgeon (responsable de la production).C laudine SERVICE A lÀ CLIENTÈLE Johanne Brien (responsable), Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements), Manon Blanchette-Turcotte.Mo \tlv (secrétaire à la direction) ; Céline Fumy, Patrick Inkel (contrôleur).Ghislaine Lalleur, Danielle Nantel (secrétaire administrative), Nathalie Perrier.Danielle Pi de la production).Claudine Bedard, Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Christian Goulet, Marie-Josée Hudon, m Blanchette-Turcotte.Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc-Venne.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services 'onton.Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président exécutif et A 12 i !•: D I- v u i i! .i K v !•: x i> i! k i> i 0 ( I II I! 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