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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1998-11-25, Collections de BAnQ.

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?F 0 N L) É E N 19 10 ?v n I.X X XIX N " 1 (i 8 M i c h e I Bêla i r PERSPECTIVES L’an 2000 est déjà là ! Derrière les nouvelles alliances, les montagnes de chiffres et les Himalaya de stratégie, c’est la pénétration d’Internet dans la vie du commun des mortels qui s’impose à petites doses.La rumeur courait depuis une semaine, mais c’est lundi, en début d’après-midi, quelle s’est transformée en nouvelle: America Online (AOL), le plus important serveur Internet, se prépare à mettre la main sur Netscape, le pionnier des fureteurs, l’ennemi juré de Microsoft.La communauté Internet retient son souffle.Et tonton Bill Gates se fait de la bile en silence.C’est une grosse histoire.Sur le plan des gros sous d’abord: une fois l’entente signée, l’échange d’actions de Netscape impliquera des sommes variant entre 3,8 et 4,2 milliards de dollars américains selon les experts.Mais on a l’habitude des mégatransactions et ce n’est pas cela qui fera passer la fusion AODNetscape à l’histoire.C’est plutôt sa portée stratégique.Et le marché gigantesque qu’elle laisse entrevoir.On l’a lu dans tous les journaux mais il n’est pas inutile de rappeler qu’environ 70 millions de copies des logiciels Netscape donnent un peu partout accès au réseau des réseaux.Les internautes de la deuxième génération, ceux qui ne connaissent rien à l’informatique et ixjur qui Internet est un outil comme le réfrigérateur ou le téléphone, ont presque tous mis les pieds sur le Web avec Netscape.Netscape est un pionnier de l’industrie.Mais un pionnier qui connaît des problèmes depuis que Microsoft s’est mis à gruger ses parts de marché avec son fureteur Internet Explorer.En moins de deux ans, la domination de Netscape est passée de 80 à 45 %.Et AOL est l’un des principaux responsables de cette situation puisque le serveur américain intègre depuis 1996 des copies gratuites de Internet Explorer à ses abonnés.Par le plus incontournable des hasards, cette entente d’exclusi-?vité Microsoft-AOL prend fin le 1er janvier 1999.Dans la perspective de la fusion — qui n’est toujours pas conclue —, Netscape se joindrait à AOL en continuant de développer ses fureteurs, et c’est Sun Microsystems, le troisième partenaire de l’entente, qui se chargerait de gérer ses logiciels de commerce électronique.La nouvelle entreprise porterait le nom de Netscape-AOL et donnerait forme, pour la première fois, à un concurrent de taille pour l’empire Microsoft.L’intérêt stratégique de AOL est assez clair selon les experts du Washington Post et du Wall Street Journal tout comme pour les analystes pratiquant en ligne sur les sites dédiés à l’industrie du Web (www.thestatulard.net et www.bloomberg.com).Il s’agit de créer un bloc autonome face aux visées de Microsoft.AOL est déjà le plus important serveur Internet avec ses 14 millions d’abonnés (auxquels s’ajoutent les deux millions de l’ancien CompuServe), alors que le réseau de Microsoft, MSN, n’a encore que 1,4 million de membres.AOL mettrait aussi la main sur le fort populaire Netcentre, le site de Netscape dédié aux entreprises qui attire plus de 20 millions de visiteurs chaque mois, et damerait ainsi le pion à Yahoo! sur le front des «portails».Mais pourquoi s’agite-t-on autant autour d’une simple transaction?Oublions les chiffres et les performances technologiques.L’absorption de Netscape par AOL, c’est la disparition de l’un des derniers symboles de l’ingéniosité de ces petites compagnies «West Coast» faisant fortune en un rien de temps grâce à un produit miracle: chouchou des internautes, Netscape est un monument qui s’écroule, une sorte de mythe qui s’évanouit sous la pression du marché.Sniff.Voir Netscape se fondre dans AOL, c’est presque parler d’un ancêtre choisissant le suicide assisté par injection de capital.Pourtant, rien n’est plus faux: Netscape lançait son premier Navigator il y a à peine plus de trois ans et Communicator, il y a un an! Et c’est précisément cette «accélération exponentielle de l’histoire», comme disait Buckminster Fuller, qui fait problème.Tout va tellement vite dans le secteur des nouvelles technologies de l’information (NTI) qu’on perd pied à vouloir suivre le rythme.Ce qui compte, c’est le positionnement stratégique: être là, être prêt au moment où «ça» arrivera.C’est la logique de la fuite en avant: les générations d’ordinateurs se succèdent à tous les trois mois; Internet change de visage à un rythme encore plus rapide; les fabricants de supports informatiques se déchirent dans une lutte suicidaire; la guerre des plates-formes vient de reprendre avec le iMac.Et tout le monde a des projets de WebTV, AOL y compris.Dans les cartons des principaux joueurs sur le marché, on place ses pions.On en est à l’an 2000.Ou 2002.Et sur papier, les chiffres sont déjà là: d’ici trois ans, cinq maximum, le commerce électronique représentera au moins le quart de tous les échanges commerciaux sur la planète.L’économie mondiale passera bientôt par Internet.C’est cela qui se dessine derrière la vague de concentration déferlant sur les NTI.Et c’est la raison pour laquelle on n’a pas fini de se bousculer au portillon.Voir Netscape se fondre dans AOL, c’est presque parler d’un ancêtre choisissant le suicide assisté par injection de capital M É Montréal Ensoleillé le matin.Ennuagement en après-midi.Max: 5 Min: -4 T É 0 Québec Ciel variable.Max: -1 Min: -4 Détails, page B 4 INDEX Annonces.B 6 Avis publics.B 4 Culture.B 9 Economie.B 2 Éditorial.A 8 Horizon.B 1 Le monde.A 7 Les sports.B 7 Montréal.A 5 Mots croisés.B 4 Politique.A 2 Télévision.B 8 www.ledevoir.cotn MONTRÉ A h.I.E ME RC R.K 1)1 2 .r 'V j N O V EM R R E I DDK 8 7 e + T ,\ x K s = I $ / T O I! O X T O I $ HORIZONS La chronique de Josée Blanchette: L’élu de mon cœur, page B 1 ÉCONOMIE La FTQ presse Bouchard de favoriser l'offre de Loblaw, page B 2 LES ACTUALITÉS Rentrée difficile pour le nouveau Solliciteur général, page A 6 Place à l’étapisme libéral L’entente sur l’union sociale ne constituerait qu’une première marche dans la quête de la reconnaissance du Québec, explique Charest MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Beauport — Jean Charest a lancé son ultime offensive contre Lucien Bouchard hier matin.Le chef libéral qualifie de «référendaire» la présente élection.Il prévient l’électorat québécois que le processus «irréversible» de la «séparation» sera mis en marche dès l’élection du Parti québécois.À l’opposé, il offre aux Québécois de l’élire et de le juger sur sa capacité de renouveler le fédéralisme durant les quatre années d’un mandat libéral.Il se dit «prêt à être jugé là-dessus».Mais si le PC) gagne, il ne répond plus de rien et craint le pire.«Une fois le vote dans la boite de scrutin, le processus de séparation est mis en branle et ce processus va devenir irréversible.En d’autres mots, on aura donné toutes les cartes au président du Parti québécois.Ce que lui décrit comme les conditions gagnantes d’un référendum, c’est lui et lui seul qui décidera.Les Québécois auront abandonné leur liberté, leur marge de manœuvre à quelqu'un qui, dorénavant, contrôle le jeu.» Le chef libéral promet de conclure durant son premier mandat l’entente sur l’union sociale qui, clairement, devra respecter les compétences du gouvernement du Québec et encadrer le pouvoir fédéral de dépenser.Il s’agit, selon VOIR PAGE A 10: CHAREST Mario Dumont au Devoir JACQUES NADEAU I.E DEVOIR Les conditions gagnantes, je ne pense pas que ça va arriver», croit Mario Dumont, Bouchard troquera la souveraineté contre le rapport Maire MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le chef de l’Action démocratique du Québec, M.Mario Dumont, prédit que Lucien Bouchard ne réussira jamais à réunir les conditions gagnantes d’un référendum sur la souveraineté et que, pour éviter de faire perdre la face au Québec, il va se tourner vers une négociation constitutionnelle avec le reste du Canada.Dans une telle situation, M.Dumont croit que le premier ministre emprunterait la voie proposée par l’ADQ dans son programme, c’est-à-dire de proposer au Canada une réforme constitutionnelle fondée sur le transfert au Québec de la pleine compétence dans 22 domaines, tel que le proposait le rapport Allaire en 1991.C’est le scénario esquissé hier par Dumont à l’occasion d’une entrevue avec l’équipe éditoriale du Devoir.La proposition adéquiste consiste à faire adopter par l’Assemblée nationale une loi qui prévoit un moratoire sur la tenue d’un référendum sur la souveraineté pour la durée du mandat et qui oblige le gouvernement à proposer, VOIR PAGE A 10: DUMONT Il EI! E C A L Oui au Parti québécois Le gouvernement Bouchard est le mieux placé pour poursuivre et compléter les réformes entreprises.Il est aussi le parti qui inspire le plus confiance pour défendre les intérêts du Québec face à Ottawa.• Lire l’éditorial de Bernard Descôteaux en page A 8 Lire aussi ¦ Le PLQ veut mettre la culture à l'abri, page A 2 'Social-démocrate, dites-vous?page A 3 Quatre comtés chauds à Laval, page A 4 ' Ottawa marche sur des œufs, page A 3 Le nombre de sans-abri a doublé en dix ans SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Le nombre de personnes fréquentant le réseau d’aide aux sans-abri de Montréal est pratiquement le double de ce qu’il était il y a unje dizaine d’années, soit 28 000 contre 15 000 en 1989.À l’ensemble du Québec, la recherche effectuée sur ce sujet par Santé Québec indique que le nombre de sans-abri est de 40 000 environ.Dévoilées hier par le groupe Solidarité-Itinérance, ces données ou conclusions sont contenues dans une étude intitulée Dénombrement de la clientèle itinérante dans les centres d’hébergement, les soupes populaires et les centres de jour des villes de Montréal et Québec.Plus exactement, les chiffres communiqués se retrouvent dans Montréal: premiers résultats.Un deuxième rapport consacré à la santé des sans-abri devrait être publié ultérieurement Cette augmentation très prononcée, notamment à Montréal, du nombre de sans-abri découle pour une bonne part d’une extension de l’extrême pauvreté au cours des huit dernières années.Une extension à laquelle évidemment les coupes commandées par les autorités politiques ne sont pas étrangères.Selon René Charest responsable du Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes (RAPSIM) et organisateur de la conférence de presse au cours de laquelle ces réalités de l’itinérance ont été dévoilées parce que les autorités concernées tardaient à les communiquer, cette expansion de l’itinérance n'a pas tellement surpris les personnes qui, comme lui, travaillent quotidiennement sur le terrain.«Au cours des trois, quatre dernières années, a précisé M.Charest on s’est surpris à être dans l’obligation défaire de l'accompagnement des sans-abri à travers le dédale administratif.Il ne faut pas oublier qu’en plus défaire des coupes draconiennes dans l’aide sociale, le gouvernement a rendu l’accès aux services beaucoup plus complexe qu’il ne l’était auparavant.» C’est à la faveur de cet accompagnement, entre autres choses, que «nous avions réalisé que le nombre d'itinérants était plus important que celui avancé par les autorités.» VOIR PAGE A 10: SANS-ABRI E L E C T11! N S Q Ml 118 É D I T O R I PORTRAIT Line Beauchamp, la candidate-surprise MARIE-CLAUDE DUCAS LE DEVOIR On l’a vite surnommée «la candidate-surprise» du Parti libéral du Québec.Beaucoup ont été étonnés d’apprendre que Line Beauchamp, directrice de Pro-Est, un mouvement pour la promotion de l'est de Montréal, ex-directrice générale de la radio communautaire CIBL-MF, se commettait en politique.Ceux qui la connaissent mieux et qui savent que, dans les faits, l’implication en politique pourrait lui aller comme un gant ont quand même sursauté en voyant son nom associé au PLQ.Line Beauchamp, 35 ans, diplômée en psychologie et étroitement associée au mouvement communautai- re, a le genre de «profil» que l’on associe d’emblée au Parti québécois.Mais voilà: Jean Charest, le chef du PLQ, a été le premier à l'appeler, en septembre, pour la recruter.«Oui, j'ai été étonnée», dit aujourd’hui line Beauchamp.Elle a réfléchi, fait son bilan de carrière, soupesé les risques.«On risque de se retrouver avec une étiquette, même si on perd, dit-elle.Et si je gagne, je suis là, au départ, pour quatre ans.Et pour vraiment avoir le temps dé faire quelque chose, je vais viser un autre quatre ans.Ensuite, j’aurai 43 ans.Et je serai devenue une femme politique.» En rencontrant Jean Charest, elle a tout de suite précisé quelle était une social-démocrate.«Il n’a pas essayé de me VOIR PAGE A 3: BEAUCHAMP mm JACQUES GRENIER LE DEVOIR Line Beauchamp 778313000665 A 2 L E I) E V DIB.I.E M E It C It E I) I 2 5 N 0 V E M It It E I !> !> 8 ^elections~qT~ebec hips* «Gel» et compressions Le PLQ veut mettre la culture à l’abri Macerola croit que le Québec peut obtenir davantage du fédéral EN BREF Appui au restaurateurs Beauport (PC) — Le chef libéral Jean Charest a donné son appui hier aux représentants des chaînes de restaurants du Québec dans leur lutte contre la loi 161 sur le crédit relatif à la déclaration des pourboires.M.Charest a promis de rencontrer l’ensemble des intervenants du domaine de la restauration une fois élu afin d’établir un traitement plus équitable entre les employeurs et les travailleurs à pourboire.Selon le chef libéral, le gouvernement Bouchard s’en est pris aux travailleurs à pouboire durant son mandat parce qu’il est incapable de créer de la croissance économique et des emplois.Ix's représentants des chaînes de restaurants du Québec disent, de leur côté, que le ministère du Revenu s’est déchargé de son rôle de percepteur d’impôts sur le dos des restaurateurs.Pour une CAM à prix réduit (Le Devoir) — Les candidats péquistes Yannick Proubc (Marquette) et Yves Bernard (Verdun) sont venus appuyer liier midi à l’UQAM la revendication de la Coalition étudiante pour le transport en commun, la CETEC, qui réclame des tarifs réduits pour les étudiants montréalais de plus de 18 ans, soit 23 $ au lieu de 45 S pour la carte autobus-métro mensuelle.Les deux candidats demandent à leur parti de faire connaître sa position sur ce dossier, la seule grande formation politique à ne pas l'avoir fait pendant la campagne électorale.La CETEC avait présenté une pétition de quelque 22 000 noms en faveur du tarif réduit le 14 octobre à la ST-CUM.lit présidente de la CUM, Véra Danyluk, s'est dite ouverte à cette revendication, prétend la Coalition, mais soutient que son organisme est incapable d’en assumer les coûts.«Pierre Bourque a été le seul candidat à la mairie de Montréal à ne pas prendre d'engagement envers la CUM, alors il faut pousser à des niveaux supérieurs», a déclaré Yves Bernard.La CETEC prévoit que les étudiants économiseraient 1200 $ pendant leur scolarité si les tarifs réduits étaient mis en place, ce qui diminuerait d’autant leur endettement.MARIE- A N I) R É E C H O U I N A R D I.E DEVOIR Un Parti libéral au pouvoir hisserait la culture au rang des secteurs de l’économie à protéger des coupes et du «gel», et tisserait des liens plus serrés avec le gouvernement fédéral afin de s’assurer que le Québec ait droit à la part de gâteau qui lui revient en matière de culture.C’est François Macerola, candidat libéral dans le comté de Vimont, à Laval, qui rencontrait la presse hier et faisait part, à la demande expresse de son chef Jean Charest, des objectifs de son parti en ce qui a trait à la culture.À moins d’une semaine de la fin de la campagne électorale, les libéraux s’exprimaient ainsi sur leurs opinions et intentions culturelles.«La culture, aux côtés de la santé et de l’éducation, fait partie des secteurs où le gouvernement libéral souhaite ne pas geler les dépenses», a affirmé d’entrée de jeu François Macerola, anciennement à la tête de Téléfilm Canada et de l’Office national du film.Tel que le rapportait Le Devoir la semaine dernière, le programme politique du Parti libéral ne s’aventure guère dans la voie des chiffres et des programmes culturels très précis: il prône ainsi un partenariat plus organisé avec le gouvernement fédéral par l’entremise d’institutions telles Radio-Canada, Téléfilm, l’Office national du film, le CRTC, le Conseil des arts du Canada, souhaite une implication plus importante du secteur privé dans le financement des arts, croit à l’implantation de délégations du Québec en certains pays négligés ces dernières années et appuie d’ailleurs la création d’une politique de diffusion internationale.De façon plus précise, M.Macerola a affirmé hier «pri- vilégier un financement pluriannuel» — sur une base de trois ou cinq ans — d’organismes tels le Conseil des arts et des lettres du Québec et la Société de développement des entreprises culturelles (SODÉC).«Ces organismes sont toujours à la merci du [budget du) 31 mars, a affirmé le candidat, qui livre dans sa circonscription une lutte qu’on dit assez serrée à son adversaire péquiste, le ministre du Tourisme David Cliche.Avec des budgets de trois ou cinq ans, ils pourraient planifier de façon plus éclairée.» Une attitude de revendications Revenant souvent à la charge avec des exemples relevant des secteurs du cinéma et de la télévision, M.Macerola a défini un des premiers mandats qu’il souhaiterait donner à la SODEC, soit celui de rétablir une «synergie avec le gouvernement du Canada afin de s'assurer que les programmes canadiens répondent bien aux besoins des Québécois».Ecorchant au passage le gouvernement sortant, qui a négligé de donner au Québec à l’intérieur de certains programmes et organismes «la place qui lui revient de droit», François Macerola a ajouté que «le Québec doit être roi et maître de sa culture tout en collaborant avec le gouvernement fédéral et en prenant une attitude de revendications».Le candidat libéral pense notamment à un rôle de représentation plus soutenu du gouvernement du Québec dans la vaste opération de consultations que mène actuellement le CRTC sur les contenus de télévision canadienne.En matière de politique de diffusion culturelle internationale, les libéraux n’insisteraient peut-être pas autant que l’actuel gouvernement sur les liens à privilégier avec la France.«Je pense que ce gouvernement a d’ailleurs pris en compte des considérations politiques au détriment de considérations culturelles.» En plus de donner un second souffle aux délégations québécoises — on pense à l'Asie, à l’Allemagne, à l’Italie et aux Etats-Unis comme lieux d’implantation privilégiés —, un gouvernement libéral ciblerait mieux ses interventions culturelles.«Si j’avais une piastre à dépenser, j’irais la mettre ailleurs que sur une Semaine du cinéma québécois à Paris, et je la transporterais peut-être en Allemagne!», a lancé M.Macerola, faisant allusion à un événement qui battait son plein il y a peu dans la capitale française et qui ne suscite pas autant d’intérêt qu’on le voudrait bien.Quant aux «nouvelles voies de solution ata problèmes de, financement des organismes culturels québécois», M.Mare* rola songe à une participation financière annuelle obligée et fixe de la part de sociétés telles que Loto-Québec, en plus de penser à favoriser une participation accrue d’enfrê-prises privées dans la commandite, en échange d’incitatifs financiers gouvernementaux à saveur d’abri fiscal.François Macerola regarde d’un œil intéressé — même s’il dit ne pas avoir une seule minute pour y penser _ un ministère de la Culture ou un rôle de critique de l’opposition en matière de culture.Aux côtés de Rocli Carrier, ancien directeur du Conseil, des arts du Canada, et du député d’Outremont Pierre-Etienne Laporte, il a soumis ses visées culturelles au chef du parti, qu’il affirme appeler tous les jours pour savoir «quand?quand?» il mettra la culture à l’agenda des discours publics.«C'est vrai que la culture n 'a pas été une priorité de la campagne, et je le déplore.Ça a peut-être été négligé au niveau national mais, dans les comtés, je peux vous assurer que la culture était à l'ordre du jour.» Une meilleure banque pour les Canadiens BANQUE ROYALE Banque de Montréal Æmm IL NE SUFFIT PAS D'ÊTRE PLUS GRAND.IL FAUT ÊTRE MEILLEUR.Voilà pourquoi la Banque de Montréal et la Banque Royale désirent fusionner.Nous croyons qu'en unissant nos talents, nos énergies et nos ressources financières, nous vous offrirons, ainsi qu a l'ensemble du pays, des services bancaires de meilleure qualité.Ce projet de fusion soulève plusieurs questions.C'est pourquoi nous avons conçu ce livre intitulé Deux banques.Un engagement.Il vise à répondre au plus grand nombre de questions possible.Notre intention est de clarifier ce que vous pouvez retirer de cette fusion.Nous vous invitons à le lire et à nous dire ce que vous en pensez.Nous sommes déterminés à vous offrir une banque meilleure, plus personnelle, plus ouverte.C’est l’engagement que nous prenons.Le président du Conseil et chef de la direction Le président du Conseil et chef de la direction Banque de Montréal Banque Royale RCA (a/- ^ John E.Cieghorn Matthew W.Barrett Pour obtenir un exemplaire gratuit de notre livre Deux banques.Un engagement., appelez sans frais au 1 877 842-2566 ou visitez notre site au www.propositionRision.com.» < X 0 V K NI 1$ |{ K ON S B E (' Social-démocrate, dites-vous ?La Fédération des femmes du Québec critique sévèrement les orientations du gouvernement Bouchard La fin de campagne se fait sentir chez les péquistes où on tente de maintenir la confortable avance sans faire de vagues.Coté engagements, Lucien Bouchard est en train de réviser la liste énoncée jusqu’à présent, mais c’est sans compter sur les critiques sévères de la Fédération des femmes du Québec.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le gouvernement du Parti québécois n’est pas social-démocrate comme il prétend l’être, a jugé hier la présidente de la Fédération des fe/nmes du Québec, Françoise David., «Il y a eu de tels reculs au plan de la pauvreté, ce qui touche beaucoup de femmes, beaucoup d’enfants.On ne peut pas dire que tout ça, c'est la social-démocratie en action, bravo, on va voter pour vous!» Mme David a fait ce commentaire à la sortie d’une rencontre hier matin avec Lucien Bouchard, qu’elle dit avoir sollicitée de longue date.L’un des plus graves problèmes soulevés par la présidente de la Fédération concerne la réforme de la santé combinée aux très nombreuses compressions.«Le gouvernement Bouchard n ’a pas, ne vit pas le sentiment d’urgence que nous nous vivons comme femme avec la transformation du réseau.[.] On ne peut quand même pas passer ça sous silence», estime Mme David.Si cette dernière reconnaît que le gouvernement Bouchard a fait certaines avancées, dont les garderies à 5 $, une nouvelle politique en matière d’agression contre les femmes d’ici trois mois et les allocations familiales, elle ne s’en satisfait toutefois pas.Françoise David a réclamé à M.Bouchard l’élargissement de la clause de l’appauvrissement zéro à l’ensemble des assistés sociaux.Mais le chef du Parti québécois refuse d’aller au-delà de ce qui a déjà été accordé, soit aux seuls bénéficiaires jugés inaptes au travail.«C’est incompréhensible.On nous dit qu’on ne coupera plus dans la sécurité du revenu, mais on refuse de vous donner une clause d’appauvrissement zéro pour toutes les personnes à la sécurité du revenu.Alors là, il y a vraiment un problème», a affirmé Mme David.M.Bouchard a répliqué par la suite qu’il était hors de question de donner une telle garantie compte tenu de la situation financière du gouvernement dont l’objectif du déficit zéro doit être atteint au printemps prochain.«Nous n'avons aucune intention de couper quoi que ce soit dans le niveau d'aide individuelle aux bénéficiaires d'aide sociale pour arriver à ce résultat», a indiqué Lucien Bouchard.Manifestants En début d’après-midi, ce dernier a été accueilli à son arrivée à la Chambre de commerce et d’industrie de laval par quelques dizaines de manifestants.Il s’agissait d’avocats ainsi que du personnel de soutien de l’Aide juridique sans contrat de travail depuis trois ans.la réforme engagée en 1995 dans ce secteur a notamment mis en péril l’accessibilité des services d’aide juridique aux plus démunis de la société, dont les personnes âgées et les travailleurs payés au salaire minimum, soutiennent les syndiqués.Le ministre de la Justice, Serge Ménard, a rappelé hier que le Vérificateur général de la province accusait l’Aide juridique de laxisme et, maintenant, il y a moins de demandes, ce qu’il n’associe pas à l’accès aux services plus étroit.11 note toutefois que, s’il devait être reporté dans ses fonctions actuelles, il entend faire du règlement de ce dossier une priorité.«Pour faire des coupures, il faut couper», a conclu Serge Ménard.Devant les gens d’affaires, M.Bouchard a prononcé un discours à saveur économique, rappelant l’ensemble des engagements pris dans ce secteur de- y JACQUES NADEAU LE DEVOIR La présidente de la Fédération des femmes du Québec, Françoise David (à l’arrière-plan), a demandé hier à Lucien Bouchard que soit appliqué à l’ensemble des assistés sociaux le principe de l’appauvrissement zero.appliqué puis le début de la campagne électorale.11 a par ailleurs établi un nouvel objectif quant au rang mondial que le Québec devrait poursuivre au cours de la prochaine décennie.«En termes de création d’emplois, lorsque l’objectif du sommet sera atteint [23 % par rapport au Canada], nous devrons nous en fixer un nouveau.En ce moment, nous sommes au quinzième rang mondial pour la compétitivité.Nous allons tout mettre en œuvre pour classer le Québec parmi les dix premiers au monde d’ici dix ans», a expliqué Lucien Bouchard.encore en L’équipe Charest-Dionne Jusqu’au bout! MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Beauport —Jean Charest et Michèle Dionne forment une équipe qui continuera de travailler à l’unisson d’ici la fin de la campagne électorale.Le chef libéral compte sur l’appui de Michèle Dionne et, si l’on en croit cette dernière, M.Charest n’a pas l’intention d’abandonner la partie au Québec tant qu’il ne sera pas premier ministre.«C’est quelqu'un que je connais assez bien, a-t-elle déclaré hier, que j'ai choisi il y a 25 «Encore ici, ans pour sa gran- de détermination.dans la C’est un homme optimiste, qui campagne, croit en la vie., Quand il s'enga- ()n est dans ge gans quelque , j .chose, il va jus- le dernier qu’au bout.» droit et elle Devant plus (trou et eue d-une centaine pousse de militantes li- 1 berales hier ma- tin, dans la circonscription de arrière» Montmorency en banlieue de Québec, M.Charest a raconté une anecdote savoureuse sur les débuts des jeunes mariés Dionne-Charest et sur leur voiture, qui connaissait à l’époque des problèmes de démarrage.«Partout où on allait, il fallait stationner dans une côte.Michou n 'était pas très habile pour partir la voiture, alors j'avais toujours l’avantage d’être assis dans l’auto, pendant qu’elle poussait en arrière.Encore ici, dans la campagne, on est dans le dernier droit et elle pousse encore en arrière.» Le chef libéral a décrit son union avec Mme Dionne comme un voyage, un périple, un choix de vie où les deux voyageurs travaillent pour avancer dans la même direction, en partageant les bons et les mauvais moments.D’ailleurs, Mme Dionne a fait le tour du Québec durant la campagne électorale afin de rencontrer les électeurs qui lui ont fait part de leurs préoccupations et de leurs inquiétudes.«Je suis là d'abord pour les écouter et, ensuite, je transmets les messages au chef.» Mme Dionne se dit préoccupée par la situation des réseaux de la santé et de l’éducation.Elle affirme qu’elle sera sur le terrain jusqu’à la fin de la campagne électorale en raison de l’importance des enjeux abordés jusqu’ici.Elle dit vouloir continuer jusqu’au 30 novembre avec la même détermination qu’elle avait quand elle a entrepris cette campagne.CANDIDATE-SURPRISE SUITE DE LA PAGE 1 séduire, dit-elle.Je veux dire qu ’il n ’a pas changé son discours pour essayer de me faire plaisir.Il a été honnête, il m’a présenté la situation telle qu’elle était.Il m’a parlé de son souci pour le développement de la métropole.Il a insisté sur le fait que le Parti libéral, justement, ne s’attardait pas aux étiquettes, qu’il y regroupait des gens de toutes tendances.Il m’a dit: “Tu y as ta place.” Et, pour moi, c’était très clair.» Ceux qui la connaissent, qu’ils partagent ou non ses opinions politiques, se réjouissent d’emblée de sa décision.«De voir une femme de 35 ans, de son calibre, se présenter en politique, je suis déjà content, dit Jacques Primeau, aujourd'hui gérant d’artistes, ancien président du conseil d’administration de CIBL.Son esprit pragmatique va toujours prendre le dessus.C'est une personne qui va faire avancer les choses sur le terrain, qui va se rendre utile aux gens de sa communauté.» La préoccupation numéro un de Line Beauchamp est d’ailleurs l’appauvrissement.«Pas seulement ce qui concerne les plus démunis, mais aussi l'appauvrissement de la classe moyenne, dit-elle.Redonner des moyens à la classe moyenne, entre autres avec des ajustements à la Jiscalité, est très important pour moi.» On lui a offert de se présenter dans Sauvé, qui couvre une partie de Montréal-Nord, après que Marcel Parent, le député libéral sortant, eut décidé de tirer sa révérence.Elle a de bonnes chances d’y gagner contre le candidat péquiste, Umberto Di-Geno-va, un enseignant à la retraite, mais se refuse à considérer sa circonscription comme «gagnée d’avance» pour les li- E N BREF 20 millions aux commissions béraux.«C’était quand même le comté de Jacques-Yvan Morin avec le PQ, dit-elle.Pour moi, rien n'est coulé dans le béton.» Line Beauchamp connaissait déjà bien une bonne partie de l’est de File de Montréal.Depuis le début de la campagne, elle découvre, porte après porte, cette portion un peu plus au nord, dont le caractère cosmopolite lui a tout de suite «j, a jnsisté plu.«Il y a beaucoup d Italiens, d’Haïtiens, et d'hispa- sur |e nophones», dit-elle.Plusieurs clients du Tim Hor- que le Parti ton où elle donnait l’entrevue, hier, boulevard Henri- libéral ne Bourassa, la reconnais- ( .saient et la saluaient sponta- S attardait nément.«Il y a beaucoup de pauvreté ici, mais, contrai- Pas aux renient à ce que l’on voit Arimipftps dans certains quartiers euqueiiea, pauvres, les gens ici ne sont (|U’j| y pas “cassés", ils sont fiers, ^ ^ poursuit-elle.Et le quartier regroupait a de bonnes assises.Il y a un bon taux de propriétaires oc- des gens de cupants, et aussi un bon réseau communautaire, entre toutes autres pour ce qui concerne l'accueil des immigrants.» tendances» Sur les problèmes quelle voit à résoudre, Line Beau-champ devient vite intarissable.«Il y a 3000familles monoparentales à Montréal-Nord.Il y a des mesures à prendre pour favoriser le retour au travail.Mais cela veut dire tout de suite penser aux garderies.Tout s'enchaîne.Le décrochage scolaire est un autre problème, très important chez les jeunes Haïtiens.On ne peut pas parler de développement économique sans regarder ce genre de problèmes.» Pense-t-elle avoir de l’influence et le pouvoir de changer les choses, en dépit des inévitables compromis qu’impose la politique?«Honnêtement, je ne sais pas quoi répondre, dit-elle.Je peux seulement vous dire que je suis connue comme quelqu'un qui livre la marchandise à livrer.Je ne suis pas agressive, mais j’ai la tête dure! Et j’ai quand même relevé, jusqu’ici, des défis pas toujours faciles.» Des défis qui, soulignent d’ailleurs ceux qui la connaissent, demandaient de concilier des intérêts souvent disparates.«C’est une personne de consensus, dit Jacques Primeau.Et c’est quelqu’un qui écoutç autant qu’elle parle.» A CIBL, où il faut concilier les points de vue des bénévoles avec les impératifs de gestion et de rentabilité, Line Beauchamp a solidifié le département de publicité, assuré l’autosuffisance financière et créé le service d’information.A Pro-Est, qui regroupait, entre autres, des groupes d’intérêts, les Chambres de commerces, les syndicats, les groupes communautaires, les gouvernements fédéral, provincial et les villes de banlieue, elle a mené à terme des dossiers comme la transformation du boulevard Henri-Bou-rassa et le développement, dans le secteur, de l’industrie des plastiques.«On dit que c’est une social-démocrate, dit Pierre Paquet, ancien vice-président de la CSN et vice-président de Pro-Est.Mais c’est surtout à cause de ses actions.Elle se rend compte tout de suite des choses à réaliser.» Le Parti libéral est-il le meilleur endroit pour y arriver?Une Beauchamp n’en a aucun doute même si, comme elle l’a révélé d’entrée de jeu à Jean Charest, elle a voté OUI au référendum de 1995.«Je l’ai quand même fait en gardant en tête la notion de partenariat.Je crois à la position du Québec au sein de la fédération.Ce n ’est pas beaucoup connu, mais les provinces se parlent, et il y a eu des changements au cours des dernières années.Malgré tout, j’aurais réfléchi sérieusement si le PQ m’avait approchée», dit-elle.L’au-rait-il fait?Line Beauchamp est la compagne, dans la vie, de Pierre Bibeau, ancien directeur général du Parti libéral du Québec et ancien conseiller spécial de Robert Bourassa.Un fait auquel, dit-elle, il ne faut quand même pas accorder trop d’importance.«La preuve, c’est que tout le monde me prenait comme acquise au PQ!» Mais l’objectif de la souveraineté et, surtout, la perspective d’un troisième référendum sont maintenant loin de l’emballer.«Lucien Bouchard parle de conditions gagnantes, de référendum gagnant.Mais Jacques Parizeau, en 1995, devait être sûr qu'il gagnerait! Ça reste toujours impossible à garantir.Et^que gagnerait-on avec 52 % de OUI?À 60 %-40 %, ce serait peut-être pire: on aurait une société divisée entre les francophones et les autres.Ce n 'est surtout pas ce que je veux.» Les libéraux fédéraux marchent sur des œufs JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — En cette dernière semaine de campagne électorale québécoise, les libéraux fédéraux marchent sur des œufs: les ténors se taisent et les députés d’arrière-ban avancent timidement leurs opinions.Hier, le ministre des Finances, Paul Martin, a été la seule des grandes figures du gouvernement Chrétien à accepter de faire des commentaires.Et, encore, il a été prudent.«Je pense que Jean Charest va gagner les élections.Je pense que les points qu’il a soulevés, c’est-à-dire la santé et la nécessité d’avoir la certitude économique, sont des points qui sont très importants», a-t-il affirmé, sans ajouter un mot de plus, malgré l’insistance des journalistes.Pour sa part, le premier ministre Jean Chrétien, de retour depuis lundi d’un périple de 10 jours en Asie, n’a pas voulu se prononcer.( )u presque.A sa sortie du Conseil des ministres, hier, il s’est contenté de dire, quand les journalistes lui ont demandé de donner son avis, qu’il ne se mêlait pas d’élections provinciales, mais que son appui allait à Jean Charest.C’est le même message qu'il avait répété avant son départ pour l’Asie.Plusieurs d’entre eux étant impliqués activement dans la campagne, les députés libéraux d’arrière-ban du Québec pouvaient, quant à eux, difficilement se taire.Ils repoussaient tous la possibilité d’une intervention massive d’Ottawa pour donner un coup de pouce à la campagne de Jean Charest.«Ce ne sont pas les gros canons qui vont faire la différence, c'est sur le terrain que ça va se faire, vote par vote par vote.Nos bénévoles [du Parti libéral du Canada] travaillent pour tous les candidats libéraux au Québec; je pense que ça va porter fruit», a expliqué Nick Discepola, qui représente Vaudreuil-Soulanges.M.Discepola a ses propres théories sur la campagne québécoise.Ainsi, il verrait très bien Jean Charest accomplir ce que, selon lui, le maire de Montréal, Pierre Bourque, aurait réussi à faire: remporter une victoire éclatante alors que les sondages le donnaient pour perdant.En réalité, les sondages des dernières semaines de la campagne électorale municipale donnaient M.Bourque vaipqueur.A son avis, le plus gros du travail pour les libéraux provinciaux doit se faire en cette dernière semaine auprès des indécis, qui seraient légion, selon lui.«D’après nos sondages, 20 % des personnes sont prêtes à changer leur opinion, autant dans le camp fédéraliste que dans celui du PQ», dit-il.Aussi, estime-t-il, «tout peut changer d’ici le 30 novembre».Sa collègue de Notre-Dame-de-Grâce-Lachine, Marlene Jennings, soutient que les libéraux fédéraux en font assez actuellement.«On leur fournit [aux libéraux provinciaux] toute l’aide qu’ils veulent avoir», note-t-elle.Farouchement partisan, Denis Coderre (circonscription de Bourassa) refuse de céder au pessimisme.«On ne me fera pas dire que la campagne va mal présentement: la campagne va bien, M.Charest est partout et il se promène.» «Quand moi je me promène sur le terrain, je trouve que le message de M.Charest passe quand même assez bien.Il est important qu'on rappelle à la population quels sont les vrais enjeux», ajoute-t-il.Il n’est pas question pour lui à l’heure actuelle de se lancer dans de grandes analyses sur l’allure de la campagne libérale.«Il faut peut-être attendre les résultats pour voir si ça va mal ou pas.» scolaires (PC) — Emploi-Québec fournira 20 millions aux commissions scolaires pour leur permettre de fournir de la formation aux personnes référées par les centres locaux d’emploi.Cette mesure devrait aider plusieurs milliers de personnes qui veulent retourner aux études, mais qui éprouvent des difficultés particulière?à le faire, a déclaré la ministre de l’Education, Pauline Marois, en conférence de presse hier.Elle a expliqué que certaines des personnes qui faisaient appel aux centres locaux d’emploi pouvaient s’inscrire sans problème aux différents programmes d’études donnés par les commissions scolaires, qu'il s’agisse de formation générale ou de formation professionnelle.Toutefois, certains ont besoin d’un bon rattrapage, qu’il s’agisse d’alphabétisation ou de francisation, a-t-elle indiqué.DECO Un style élégant, très personnel |.|.Un bonheur d’écriture qui devient pour nous, jusqu’à la fin dramatique et inattendue, bonheur de lecture.Lise Lach ance, Le Soleil Un grand cru |.|.Un coup d'envoi fort réussi.- Stanley Pi an.Ici vlb éditeur PAYEZ idans n mois ¦ AUCUN INTÉRÊT | Achat minimum 500$ |*ur approbation du crédit TAPIS berbère, sisal, torsadé, saxon?, velours, commercial PRÉLART sans cirage CARPETTES mollis, modernes, classiques, orientales jusqu’à 50 MEILLEUR PRIX | GARANTI Claude Bouchard I Propriétaire I Installation Garantie | 3645) bout.St-Joseph Est Montréal (514) 729*0891 I | ——- I 18455, boul.Langelier St-Léonard (514) 324-8455 j 11090, rue Laurier Ouett Outromont (514) 274*1090J GUERIN NOUVEAUTÉ POUR L’AMOUR DE LA LANGUE FRANÇAISE AU QUÉBEC ET AU CANADA 208 pages.18,50$ Guérin Littérature Jean Pellerin Jean Pellerin.homme de lettres, a exercé durant onze ans les fonctions de professeur de français et d’anglais a Trois-Rivières avant d occuper tour a tour pendant six ans le poste de réalisateur et d’animateur de télévision aux Affaires publiques de Radio-Canada et pendant vingt-deux ans celui de journaliste et éditorialiste au quotidien La Presse de Montréal.Entre-temps, il a publié plusieurs essais et cinq romans.Il a repris du service comme professeur de langues en soumettant à ses petits-neveux ces réflexions sur la langue parlée au Canada.Siège social : GUÉRIN, éditeur Itée, 4501.rue Drolet, Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone : (514) 842-3481 Télécopieur : (514) 842-4923 Adresse Internet : http://www.guerin-editeur.qc.ca I.!•: I) K V (I I li .I.E M K li (' It E I) I X 0 V !•: M It I! E I !l !l S A 4 ¦HUirmms ijiiÊitm: unis* La Côte-Nord a besoin d’outils pour grandir Les préoccupations des électeurs québécois sont les mêmes: développement économique et social, qualité des soins de santé, dynamisme de leur région.Le Devoir poursuit un tour d’horizon des régions québécoises, question de savoir ce qu’on attend, dans chacune d’elles, des candidats à l’élection provinciale.Aujourd’hui, les régions les plus vastes et les moins densément peuplées, la Côte-Nord et le Nord-du-Québec, de même que la région de Laval.JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Après n’avoir été pendant des années que des villes industrielles, des villages isolés, des rassemblements d’Amérindiens ou d’Inuits et des terres sauvages à perte de vue, la Côte-Nord et le Nord-du-Québec se métamorphosent grâce au tourisme.«Il y a des gens qui avaient découvert la région, mais on ne les écoutait pas, raconte le maire de Baie-Comeau, Claude Martel.On bâtissait des machines à papier et on agrandissait des alumine-ries.On disait que le tourisme, c’était pas important.» Aujourd’hui, le tourisme est en train de redonner un nouveau souffle à l’économie nordique.Baie-Comeau a bien besoin de ce regain.Pour la première fois depuis 1936, la ville a connu un ralentisse- ment de sa croissance, principalement dû à la rationalisation d’Hydro-Québec et des grosses usines du coin.Le maire Claude Martel espère que le nouveau pacte fiscal promis par Québec portera une attention particulière aux villes industrielles, aux prises avec une contestation des taxes devant les tribunaux de la part des usines de leur territoire.Sur le bord du Labrador, la ville minière de Fermont mène sa bataille pour la réalisation de son projet de fusion des services santé-éducation-municipal (SEM).Si les ministères de la Santé et de l’Education participent activement à la mise en place du projet-pilote, c’est du côté des Affaires municipales que le maire de Fermont, Robin Bélanger, doit se faire plus convaincant.Le projet SEM, une fois en marche, permettrait à la petite localité située à 300 km au nord de Sept-Iles de garder chez elle les centres de décision des services de la santé et de l’éducation, et de fusionner l’administration municipale d;uis la même structure.Si l’expérience est concluante, elle pourrait être étendue à d’autres régions.La crise du verglas en permanence Quant au Nord-du-Québec, «les gros problèmes visent les responsabilités que le fédéral ne veut pas reconnaître», explique l’ancien président de l’Administration régionale Kativik, Jean Dupuis.Ce que la région veut en priorité ce sont.des maisons! Depuis 1995, les programmes de construction d’habitation sociale qui permettaient aux Inuits de posséder leur propre toit a été aboli, excepté pour les réserves indiennes.«Notre problème, dit Jean Dupuis, c’est que les Inuits ne vivent pas dans des réserves.» Its quelques maisons privées disponibles exigent un loyer inabordable pour la plupart des Inuits.Et pendant ce temps, les services de santé et d’éducation de la région offrent des maisons à prix réduit à leurs employés.Sans les sous pour se payer une maison bien à elles, les familles inuits ivcv Ph ' *»-¦- • Gabriel-Yvan Michel Gagnon I .étourneau s’entassent à deux ou trois par habitation.«Vous vous rappelez sûrement la crise du verglas où deux ou trois familles cohabitaient ensemble, lance, narquois, Jean Dupuis.Mais chez nous, dans le Nunavit, il y a beaucoup de familles qui vivent la crise du verglas en permanence!» La promiscuité, on s’en doute, engendre des situations difficiles à vivre pour les Inuits.De l’asphalte et pas de gravier Mais le Nunavit n’est pas au bout de ses peines.Le gouvernement fédéral vient d’accorder des fonds à Kuuj-juaq pour la réfection de la seule piste asphaltée de son aéroport.Mais rien n’a été prévu pour les huit mois où la piste sera fermée, empêchant les avions de cargo et de passagers de se rendre à Kuujjuaq.La solution envisagée — une navette de petits avions (qui peuvent se poser sur une piste de gravier) entre Kuujjuaq et I.a Grande — coûterait près de huit millions et torpillerait la saison de la chasse et de la pêche.Les efforts pour attirer l’attention d’Ottawa sur ce problème sont restés vains jusqu’ici.Les Fermontois aimeraient bien que la route 389, entre Baie-Comeau et leur ville, soit mieux entretenue.«On a l'air un peu fou en disant qu'on veut occuper le territoire, dit Robin Bélanger.On veut se donner un pays mais on ne peut pas l’occuper adéquatement!» Baie-Comeau aussi souhaite le développement de la 389, un atout économique important qui confirmerait la ville comme carrefour entre le Nord et l’Est.Avec le pont sur le Saguenay, tout serait en place pour donner «un nouveau visage à la Côte-Nord», croit le maire Claude Martel.Des études sont en cours et l’avenir du pont devrait être fixé ce printemps.À surveiller Pas de grosses surprises attendues dans ces régions fortement péquistes, une tendance que le maire de Fermont, Robin Bélanger, explique par le Côte-Nord population: 103 281 habitants Duplessis Normand Dugay, PQ, majorité de 1866 voix (OUI à 62,78 %) Saguenay Gabriel-Yvan Gagnon, PQ, majorité de 6994 voix (OUI à 73,33 %) Nord-du-Québec population: 38 413 habitants Ungava Michel Létourneau, PQ, majorité de 1905 voix (NON à 53,09 %) Entre parenthèses, les résultats du référendum de 1995 penchant plus «pro-régions» du PQ.Par contre, la Basse-Côte-Nord songe à réclamer une nouvelle circonscription électorale pour sa région, estimant être trop souvent oubliée par le député de la (très) grande circonscription de Duplessis.À Laval, quatre circonscriptions chaudes sur cinq Le vote au nord de Montréal s’annonce serré, comme à l’extrême ouest de la Montérégie.Laval n’offre pas de circonscriptions électorales de tout repos, sauf la dernière, à l’ouest de l’île.JEAN CHARTIER LE DEVOIR Des cinq circonscriptions électorales de Laval, une seule a une issue coulée dans le béton, Chomedey, composée d’une forte minorité d’origine grecque.Cette circonscription reste assurée au controversé Thomas Mulcair.Il a obtenu une majorité de 16 000 voix en 1994, forte comme dans le West Island.Its quatre autres circonscriptions de Laval font l’objet de luttes serrées.Trois ont été remportées avec des majorités de 1000 voue environ: Laval-des-Rapides, la circonscription que Serge Ménard a remportée avec 1733 voix en 1994, Mille-Iles, que Lyse Leduc a gagnée avec 1371 voix, et Fabre, que Joseph Facal a enlevée avec 1109 voix.Vimont avait fourni la plus chaude de ces luttes, David Cliche l’emportant par 128 voix.Quelle est l’importance des enjeux régionaux dans ces circonscriptions?Difficile à dire.En tout cas, la Chambre de commerce de Laval a posé 25 questions aux candidats et chefs de parti.Richard Darveau, son vice-président exécutif et directeur général, évoque huit questions posées sur la métropole en ces termes : «Laval n’est ni métropole, ni capitale, ni ville-centre.On vit dans l’ombre de la métropole et il importe de savoir ce que chaque candidat pense des fusions municipales sur l'ile de Montréal.1m-val a fait son ménage en 1965.La Rive-Sud ne l’a pas fait et l’ile de Mont- David François Cliche Macerola réal ne l’a pas fait.» On se demande à Laval ce qu’il adviendra du ministère de la Métropole.Pour la promotion économique, Laval ne se satisfait pas du tout de l’agence Montréal International.Celle-ci ne favorise pas le développement de l’industrie à Laval, à l’inverse de Laval Technopole.On parle de 300 entreprises manufacturières qui exportent déjà de Laval vers l’étranger.La Chambre de commerce de Laval demande donc à chacun des chefs La Fondation du DEVOIR Félix Leckrc lürcÜLÇMiÆ tWXWtMC VftUX vtcu*c ft Vv- ’s c/es Féî, plus taxes Félix cadeau Cette année, se donne en Impression sur papier québécois haul de gamme, écologique ei sans acide Reliure superbe, pleine toile moirée, signet, dorure, incrustations et médaillons tollé Présentation spectaculaire sous coffret fenêtre de 17 po X 22 po sPéciai Pour In Prix régulier : 27 Quelques mois avant son décès, Félix Leclerc avait revu et corrigé lui-même son œuvre littéraire dans le but de la regrouper a sa façon et de la faire publier de manière exceptionnelle.Il nous a malheureusement quittés avant d'avoir pu nous offrir personnellement ce beau cadeau.L'éditeur québécois Henri Rivard a exaucé le vœu de Félix en regroupant, dans les quatre plus beaux livres d'art jamais publiés ensemble au Québec, ce que notre grand poète voulait que l'on retienne de ses écrits qui ont marqué et séduit plus d’une génération.Une édition unique qui fera désormais partie du patrimoine familial pour ceux qui la posséderont.Hommages illustrés par des reproductions pleines couleurs de tableaux de 51 peintres québécois renommés : de Dumas à lacurto, en passant par Cosgrove et Ladouceur, etc.La Fondation du Devoir vous invite à vous procurer, à prix d’ami, l’œuvre littéraire de Félix Leclerc.Une partie du produit de la vente de ce coffret de luxe ira à la Fondation du Devoir et servira à la création de bourses d’études à l'intention des étudiants de l’ordre collégial du Québec qui participeront au Grand Concours annuel de journalisme Le Devoir.HENRI RIVARD 1-877-584-2609 Témoignages d'amour écrits par 60 personnalités québécoises et françaises : Aznavour, Devos, Plamondon, Maurice Richard, Vigneault, etc.On peut se procurer ce coffret de luxe de quatre tomes, non disponible en librairie en communiquant à l’adresse et au numéro de téléphone suivants : La Fondation du Devoir 2050, rue de Bleury, 9' étage Montréal (Québec) H3A 3M9 Téléphone : (514) 985-3431 Télécopieur : (514) 985-3310 2000 pages réparties en quatre tomes 7“* CI L W’ W* Joseph Johanne Facal Gauthier de répondre à la question suivante: «Croyez-vous essentiel de construire un pont reliant l’est de Montréal et de Laval?» Richard Darveau fait remarquer à ce sujet que, «dans le contexte de la libération des marchés à l’échelle continentale, le protectionnisme sur l'est de l’ile de Montréal, ce n’est plus valable.» La Chambre de commerce de Nival considère que la productivité de ses entreprises est compromise par la fiscalité élevée.On compte 490 usines à Laval contre 2300 en Montérégie.Les usines de Laval procurent de l’emploi à 13 000 ouvriers.It CCL précise que Laval produit 40% des fleurs du Québec.C’est la capitale du poinseltia.On cultive les fleurs aux deux extrémités de l’ile, à Saint-François de .Sales et à Sainte-Dorothée.Di val représente même la capitale horticole de l’est du Canada et de nombreux congrès s’y tiennent à ce sujet.Pour battre David Cliche, le député qui avait obtenu la plus |x*tite majorité en 1994, le Parti libéral a choisi un ancien nationaliste qui a bénéficié d’une nomination à titre de président de l’ONF sous les conservateurs, François Macerola.Contre Joseph Facal, c’est une ancienne attachée politique de Robert Bourassa, Johanne Gauthier, qui fait la lutte.Dans Mille-Îles, Sylvain Lefebvre, un jeune avocat de Saint-François-de-Sales, a commencé sa campagne voilà déjà deux mois.L’ingénieur Robert Lefebvre présente pour sa part sa candidature pour les libéraux contre Serge Ménard.Dans Laval, la composition de la population change presque aussi vite que sur l’ile de Montréal, au nord-est.Laval population: 330 393 habitants Chomedey Thomas Mulcair, PLQ, majorité de 16 656 voix (NON à 72,62 %) Fabre Joseph Facal, PQ, majorité de 1109 voix (OUI à 51,42 %) Laval-des-Rapides Serge Ménard, PQ, majorité de 1733 voix (OUI à 52,65 %) Mille-Îles Lyse Leduc, PQ, majorité de 1371 voix (OUI à 51,64 %) Vimont David Cliche, PQ, majorité de 128 voix (OUI à 50,01 %) Entre parenthèses, le résultat du référendum de 1995 Par t ir pour l e royal air maroc sii vviliibvrüthu i f./—-air- JùlZXJ :JJy JJIDJUÏ inez ceci ’Une semaine au spectaculaire Palmeraie Go à Marrakech.•Un parcours de go exceptionnel, dessiné par Bobby Trent Joncs, • U n club battue comme aucun autre avec six restaurants et cinq piscines.•Un service /4/ de Royal Air Maroc, «leu caravanieru du monde» vous invitent à participer au concours: Abonnement f idélité Le Devoir Vous n aurez qu a vous abonner pour une période minimum de trois mois à recevoir Le Devoir à votre porte six jours semaine et votre nom sera inscrit au concours.Le concours se termine le vendredi 1 1 décembre à 21 h le /(Y decentb 3 800$ y rmT?* j e Nos autres abonnés peuvent s’inscrire en nous envoyant leurs coordonnées au Concours Abonnement l'iMiti1 Le Devoir.Kétileinènls du concours disponibles aux bureaux du Devoir.20.Î0, rue de lllcury, ') étage, Montréal, Qe, I I,ÏA .ÏM‘).Le gagnant devra répondre à une question d’habileté mathém.uiqtic pour mériter son prix.Le gagnant devra avoir un abonnement actif (i joui s au ISdéi emlire WR. I I I) K v II I II .L K M E It prouvée au conseil d’hier.Devant les objections du conseiller Richard Théorêt, du RCM, qui rappelait que le YMCA devait encore 700 000 $ en taxes à Montréal et qu’il n’avait pas atteint ses objectifs de financement auprès du secteur privé, le responsable du dossier, Saulie Zajdel, a voulu se montrer rassurant.«Nous posons diverses conditions.Toutes les taxes devront être payées avant le 1er février, la démolition des cours Drummond devra commencer dans les trois ou quatre prochains mois et le terrain [laissé vacant par le réaménagement des lieux] devra être vendu.» M.Zajdel a encore souligné que le projet du YMCA, lié à la construction souhaitée de deux tours de 25 étages sur le site actuel, devrait rapporter 800 000 $ par an en taxes foncières à Montréal.aswiTïi JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le nouveau porte-conteneurs de 2800 conteneurs commence la navette entre Montreal, la Tamise, Le Havre et Anvers.Le Canniar Honour se joint à 17 navires qui font l’aller-retour en trois semaines à Montréal pour l’agence Canada Maritime.Porte-conteneurs neige devient nécessaire, les employés municipaux installeront les habituels panneaux amovibles pour aviser les résidents du début de cette opération.Des panneaux ont déjà été installés dans le secteur touché, et des brochures d’information envoyées pour aviser les citoyens de cette nouvelle mesure.En composant le 872-2237, poste 555, les citoyens pourront de plus connaître le moment où débutera le remorquage, si cela s’impose, des véhicules stationnés sur le côté droit des rues.Tous les hivers, la Ville doit remorquer entre 25 000 et 30 000 véhicules mal garés en période de (Jéneigement.A ce jour, Montréal a dépensé 70 millions en déneigement et elle réclame de Québec entre vingt et trente millions pour la tempête de verglas.Chaque année, la Ville de Montréal établit ses budgets de déneigement en prévision d’accumulations de 180 centimètres.Or, au cours de trois des cinq derniers hivers, il est tombé plus de 250 centimètres sur Montréal.Ne serait-il pas temps de faire preuve de plus de réalisme?«Si nous établissions nos budgets sur une base de 200 centimètres et que survenait un hiver plus doux, nous nous retrouverions avec des surplus et nous aurions trop taxé les citoyens», conclut Jacques Marleau, l’assistant directeur à la division du soutien et de la gestion à la Ville de Montréal.Les géants font leur entrée Des études effectuées il y a plus d’un an ont évalué une marge d’erreur de 14 à 26 % engendrée par ces machines.Or, lorsque les prix ne figurent pas sur chacun des articles achetés, il est difficile pour le consommateur d’évaluer les erreurs commises à la caisse.Tout récemment, les associations de consommateurs ont participé à un comité tripartite regroupant des associations de commerçants et l’Office de protection du consommateur.Hier, les associations de consommateurs ont fait valoir que la loi exige que tous les articles en vente soient étiquetés, hormis les biens vendus à moins de 0,40 $, ceux qui se vendent au poids, ceux qui ne sont pas directement accessibles aux consommateurs ou ceux qui se vendent à l’aide d’un distributeur automatique.JEAN CHARTIER LE DEVOIR Le deuxième navire d’une nouvelle génération de porte-conteneurs a commencé la navette entre le port de Montréal, la Tamise, Anvers et Le Havre.Canmar Honour, d’une capacité de 2800 conteneurs, a entrepris la liaison avec Thamesport, le nouveau port de conteneurs à l’embouchure de la Tamise, première halte de la ligne régulière à partir de Montréal.Toutefois, en raison de l’étiage du fleuve, le mastodonte de 32 mètres de largeur n’a pu faire le plein de conteneurs pour son voyage inaugural.La principale filiale de CP Navigation dans le transport de conteneurs, l’agence Canada Maritime, étrenne ses deux immenses navires oranges à la coque renforcée pour les glaces dans le Saint-Laurent.Ils ont fait le tour du monde depuis le chantier naval de la Corée du Sud, après avoir été enregistrés à Hamilton dans les Bermudes et avoir pris des marins de Hong-Kong à bord.Canada Maritime dirige la navigation de 18 porte-conteneurs sur le Saint-Laurent, en association avec la compagnie chinoise OOCL, pour qu’ils relient Montréal à l’Europe à Montréal en 21 jours, par rapport aux 28 jours des porte-conteneurs qui font la navette de l’Europe à New York, par Halifax parfois.CP Navigation dirige son siège social de Londres, mais la compagnie change le port de sa principale ligne de Fe-lixtowe à Thamesport, au Royaume-Uni, le nouveau port à l’entrée de la Tamise, sur la route de Londres.Canada Maritime a un problème avec le bas niveau du fleuve, huit centimètres sous le niveau habituel, 11 mètres d’eau dans le chenal.On ne charge pas les navires à plein, d’autant plus que le dragage du chenal de 11 à 11,3 mètres (36 à 37 pieds), entrepris le 21 août, ne sera achevé que Tan prochain, après la saison des fraies, de Montréal au cap à la Roche.Le plus grand nombre de conteneurs est livré du port de Montréal au port d’Anvers sur les deux premières lignes de Canada Maritime.La troisième ligne relie plutôt Montréal à Liverpool.Anvers sert de principale porte d’entrée en Allemagne pour les conteneurs de Canada Maritime.Le président de Canada Maritime, le Britannique Jeremy Masters, explique en ces termes les liens avec Thame-sport et Liverpool: «Traditionnellement, nous avons des partenaires commerciaux au Royaume-Uni mais le commerce se fait plus intense de l’Amérique au Royaume-Uni et de l'Amérique à l’Europe qu’au retour.Il s'agit d’un marché primordial.Nous voyons croître tous les marchés européens.Nous ne nous concentrons pas au Royaume-Uni».Un trafic à 65 % aux USA La maison mère, CP Navigation, n’embauche que 12 personnes à Londres comparativement à 200 au siège de l’agence Canada Maritime, place Alexis Nihon, et 100 chez Cast, l’autre filiale de CP Navigation.Les conteneurs embarqués sur les bateaux de Canada Maritime aux quais de Montréal proviennent de 60 à 65 % des Etats-Unis.Il en est de même au retour pour la destination.«Notre coût d’opération de Chicago à Dusserldorf de porte à porte est le meilleur en Amérique.Il est resté constant malgré l’inflation de 45 % depuis 1984.Nous réalisons une économie d’échelle sur le volume», dit Jeremy Masters.Cela explique la position dominante de cette compagnie.«Ce qui nous rend compétitif, c’est l’intermodal, le coût exceptionnel pour le transport par camion et pour le système du rail.» Il pense d’ailleurs que le chemin de fer du CP vers Toronto et Chicago est le meilleur.Le chef de la direction de CP Navigation, Michel Beau-regard, précise: «Le marché de l’intermodal croit de 5 à 6% par an.Montréal est très bien placée pour un intemodal très fort.Halifax ne peut pas concurrencer notre système.» Il s’arrête avant d’ajouter: «Nous avons le bon équipement au port de Montréal.Ce port est très spécialisé, vous savez.» Le chepiin de fer relie Montréal à Chicago sur 1200 kilomètres.A Québec, avant 1978, il fallait compter près de 300 kilomètres en sus.Ce n’était pas économique de poursuivre la route du conteneur jusqu’à la capitale selon lui.Ottawa ne fournit pas de subventions au transport par conteneur comme il y en a pour le transport des céréales; alors, les agences vont au moins cher.Jeremy Masters conclut: «Montréal est le seul port en Amérique où vont les porte-conteneurs de Canada Maritime.Nous desservons même la Californie à partir de Montréal.» Encore en train de courir après le cadeau idéal ?Voici les 10 raisons principales qui font du téléphone SCP Clearnet le cadeau que tout le monde veut.1 C’est le téléphone SCP bimode le plus vendu au pays.2 Seul Clearnet offre un forfait de temps d’antenne illimité la fin de semaine.Cela représente plus de 11 000 minutes à partir de seulement 30$ par mois (on pourra vous dire merci mille fois!) 3 Seul Clearnet offre la messagerie vocale, Iafficheur et Iappel en attente sans supplément.4 Seul Clearnet facture à la seconde pour 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I.E I) E V OIK.I.!•: M K It t K E I) I 2 .1 N o \ E M It It E I !l !» ft A (> A C T11A rr Ottawa et la gestion des cours d’eau Nouveau risque de conflit avec le Québec?La CMI a reçu le mandat de créer des «conseils hydrographiques internationaux» LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Au moment où Québec lance sa consultation publique sur la gestion des eaux, Ottawa et Washington donnent mandat à la Commission mixte internationale (CMD de mettre sur pied des «conseils hydrographiques internationaux» sur toutes les eaux présentes dans des bassins qui touchent les deux côtés de la frontière.Le-mandat que le fédéral donne ainsi à la CMI étend, techniquement, sa compétence opérationnelle en matière de gestion des eaux sur tous les cours d’eau et les eaux souterraines sur des dizaines, voire des centaines de kilomètres en bordure de la frontière.Par exemple, un conseil international ayant autorité sur les eaux du bassin versant de la rivière Richelieu toucherait ce cours d’eau jusqu’au cœur du Québec.Il est évidemment impossible de déterminer jusqu'à quel point le développement de ces conseils pourrait entrer en conflit avec les pouvoirs, normes et outils de gestion des provinces, propriétaires des richesses aquatiques en vertu de la Constitution.Le mandat conféré à la CMI (www.ijc.org) fait suite au rapport de cette commission qui proposait, le 16 avril 1997, de faire face aux «défis de la gestion des eaux au XXI' siècle» par la mise en place de «conseils hydrographiques internationaux», qui conseilleront les deux gouvernements sur les activités, les normes et la manière de gérer les eaux communes aux deux pays.La CMI, qui administre le traité sur les eaux limitrophes signé au début du siècle, a essentiellement concentré jusqu’ici ses travaux sur les Grands Lacs.C’est d’ailleurs de ce modèle de gestion internationale que les deux gouvernements veulent s’inspirer pour gérer les bassins hydrographiques communs, de Vancouver à Halifax.Le mandat donné par les deux gouvernements touche toutes les eaux, indistinctement, ce qui engloberait normalement autant les eaux de surface que les eaux souterraines.La CMI s’était d’ailleurs activement intéressée l’an dernier au dossier de Franklin, au moment où Aquaterra voulait y exploiter un gisement aquifère, ce qui a pu influencer l’arrêt rapide du projet de cette entreprise, qui fait de bonnes affaires aux Etats-Unis.La CMI aura notamment pour mandat de préciser sur quel bassin versant devrait être implanté un premier conseil hydrographique international et préciser par la suite la structure, la composition et les mandats des autres conseils, tout en «développant des projections quant aux coûts et aux sources de financement», ce qui pourrait ouvrir la porte au paiement de droits d’exploitation, comme on pense le faire dans la future politique québécoise.Le Québec débat depuis deux ans le dossier très médiatisé des embou-teilleurs d’eau potable et de leurs différents projets, ainsi que des projets d’exportation d’eau potable en vrac plus ou moins réalistes.Après avoir tenu un forum sur l’état des eaux au Québec, où l’on a peu parlé des effets sur l’état des nappes souterraines de problèmes majeurs comme le drainage et la pollution agricole, Québec a lancé une consultation publique assortie d’un moratoire mis en place par la loi 405.Le ministre de l'Environnement et de la Faune, Paul Bégin, a décidé de confier cette consultation au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).Il a d’ailleurs mandaté cet organisme formellement le 29 octobre.Mais la composition de la commission n’a pas encore été arrêtée.Le mandat donné par le ministre précise que la consultation devrait normalement mener à la mise en place d’une «politique québécoise sur la gestion de l'eau».La commission, précise M.Bégin dans sa lettre, devra notamment faire des recommandations sur tout ce qui peut améliorer la gestion de cette ressource et «favoriser son exploitation», ime priorité de Québec, dans le respect des principes du développement durable en tenant compte des besoins particuliers des régions.Eau Secours! réclame un moratoire Le lancement imminent de cette consultation a amené hier la coalition Eau Secours! à réclamer du gouvernement qu’il prolonge le moratoire institué par la loi 405 pour «éviter une pluie de projets» le 1" janvier, date où la loi perdra tout effet.En conférence de presse hier, k porte-parole d’Eau Secours!, l’écrivaine Hélène Pednault, a demandé à Québec, pour des raisons de cohérence administrative et pour ne pas compromettre la crédibilité de la consultation en marche, de prolonger le moratoire en cours «pour toute la durée du débat public prévu à compter de janvier et ce, jusqu’à l’adoption d’une politique globale et intégrée de l’eau au Québec».La coalition, qui ignorait hier tout du mandat donné par Ottawa et Washington sur les eaux limitrophes, demandait par ailleurs au gouvernement de réaffirmer durant cette élection que «la souveraineté d'un pays commence par la souveraineté sur ses ressources; sinon, on risque de se retrouver avec une souveraineté déshydratée», selon le mot d’une autre écrivaine, Suzanne Jacob.Une telle pétition de principe est jugée d’autant plus nécessaire que le ministre Paul Bégin a récemment laissé entendre, selon la coalition, que Québec avait changé son fusil d’épaule et qu’il ne voyait plus l’eau comme un patrimoine public collectif, comme l'affirmait le projet de politique dévoilé il y a deux ans par Québec, mais un bien privé ou privatisable.Le gouvernement, ajoute la coalition, doit aussi par cohérence étendre le moratoire institué par la loi 405 aux eaux de surface, en raison de leurs liens inextricables avec les eaux souterraines, ainsi qu’aux projets d’exploitation des cours d’eau, petits barrages et détournement de rivières compris.la coalition craint que le moratoire actuel ait été mis en place essentiellement pour créer une accalmie politique, dont les promoteurs semblent avoir profité intensément au cours des derniers mois pour préparer une pléiade de nouveaux projets.Déclaration publique du nouveau Solliciteur général, I^iwrence MacAulay Première journée, premier faux pas Le nouveau Solliciteur général Lawrence MacAulay a connu une entrée en scène difficile hier.À peine a-t-il dit ignorer si le rapport de la commission d’enquête sur les incidents de l’APEC serait publié qu’il a dû se rétracter.L’opposition, elle, a profité du départ d'Andy Scott pour recentrer ses tirs sur le premier ministre et exiger la tenue d’une enquête judiciaire indépendante, seule capable de faire la lumière sur une possible ingérence politique.M A N O N CORN E L LIE K DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le rapport de l’enquête sur la répression des manifestations survenues en marge de la réunion de l’APEC, l’an dernier à Vancouver, sera rendu public, comme l’avait promis le premier ministre Chrétien, il y a un mois.Pour quelques heures hier, on a cru que le contraire pourrait être possible.«Le rapport [de la Commission des plaintes du public contre la GRC] me sera remis et je vais décider ensuite s’il sera rendu public ou non», a d’abord répondu à la presse le nouveau Solliciteur général Lawrence MacAulay.Cette déclaration, faite 24 heures à peine après sa nomination, venait contredire Jean Chrétien qui ne cesse de répéter que la lumière sera faite sur toute cette affaire de l’APEC et que les conclusions de l'enquête seront rendues publiques.Première journée, premier faux pas donc pour M.MacAulay mais il a appris plus vite que son prédécesseur car il admettait son erreur quelques heures plus tard.«J’ai fait une erreur.Je veux clarifier les choses.Le rapport sera rendu public comme le gouvernement l’a dit», a-t-il déclaré.Le néo-démocrate Dick Proctor, qui a provoqué la démission d'Andy Scott en révélant des commentaires qu’il avait faits sur les conclusions de la commission, s’est montré clément, donnant à M.MacAulay le bénéfice du doute.«C’est son premier jour en poste.Je peux bien lui donner le droit à l’erreur dans ces circonstances», a-t-il dit.Sur le coup, les chefs bloquiste et réformiste n'étaient pas aussi tendres.«Il est dans les patates, sûrement», avait lancé Gilles Duceppe.«Il n’apprend pas vite», d’insister Preston Manning, qui a ajouté que M.MacAulay connaîtrait le même sort qu’Andy Scott s’il cherchait à camoufler les conclusions de la commission.Les partis d’opposition ont, quant à eux, profité du départ d’Andy Scott pour recentrer leur attention sur le rôle du premier ministre et de son entourage dans les incidents survenus à Vancouver, il y a exactement un an aujourd’hui.Ils ont répété qu’une enquête indépendante était le seul moyen de faire la lumière sur une possible ingérence politique dans l’organisation des mesures de sécurité.«Nous voulons que ce soit le premier ministre qui fasse l’objet d’une enquête», a lancé sans détour la réformiste Deborah Grey.«Ce qu'il faut éclaircir, ce n’est pas seulement les gestes posés par la GRC, mais également les gestes posés et les ordres donnés par l’entourage du premier ministre, et par le premier ministre lui-même», a renchéri Gilles Duceppe.Selon les quatre partis d’opposition, ia commission existante peut seulement se pencher sur les agissements de la GRC.Elle n'a pas le mandat d’enquêter sur ceux du premier ministre ou de son entourage, ni de déterminer si les droits constitutionnels de quelques Canadiens ont été enfreints pour des raisons politiques, disent-ils.Le premier ministre Chrétien n’est pas de cet avis.«[La commission] peut faire témoigner qui elle veut.C'est à elle de décider.Us avocats de la commission ont commencé depuis des semaines à interviewer du monde, et tous les documents qu'ils ont demandés leur ont été remis.Ils n’ont absolument aucune restriction dans cette enquête et ils peuvent poser des questions à qui ils veulent dans l'administration», a-t-il dit aux Communes.REUTERS Ix?Solliciteur général, Lawrence MacAulay Aux réformistes qui lui demandaient ce qu’il craignait, il a répondu qu’il n’avait absolument rien à se reprocher ni à cacher.En tant qu’hôte du sommet, il avait un travail à accomplir, a-t-il dit, et ce n’est pas lui qui a donné l’ordre de disperser les étudiants à l’aide de poivre de Cayenne.Il a de plus rappelé que la Commission des plaintes du public est indépendante, existe en vertu d’une loi du Parlement et a l’obligation d’enquêter sur les plaintes qui lui sont soumises.Le gouvernement ne peut pas la stopper.Ces arguments n’ébranlent pas les partis d’opposition.Selon le réformiste John Reynolds, la commission peut fouiller tout ce qu’elle veut mais ses recommandations, ses blâmes ou ses accusations ne peuvent toucher que la GRC et ses agents.Contrairement aux réformistes, Gilles Duceppe pense que la commission peut continuer son travail qui s’apparente à celui d’une commission de déontologie policière.Mais il faut, en parallèle, mettre sur pied une enquête judiciaire indépendante pour examiner le contexte plus large qui a mené à la répression des manifestants.Le Guide alimentaire canadien revu et corrigé?Les experts prônent la révision de certaines normes alimentaires ISABELLE PARE LE DEVOIR Des experts suggèrent de revoir à la hausse les apports quotidiens recommandés de certaines vitamines, considérées comme cruciales pour les femmes enceintes et les personnes âgées, afin de diminuer le risque d’anomalies à la naissance et de maladies cardiaques.Telles sont les conclusions qui émanent d’un groupe de scientifiques canadiens et américains, mandatés pour réviser l’ensemble des normes nutritionnelles recommandées par l’Académie nationale des sciences des Etats-Unis et par Santé Canada.Le Dr Philippe De Wals, chercheur et professeur associé à l’Université de Sherbrooke, également membre de ce comité conjoint, affirme qu’il est urgent d’augmenter la quantité d’aci- de folique dans le menu quotidien des femmes enceintes.Depuis le début des années 90, des études ont démontré que la consommation d’acide folique permettait de diminuer de 70 % les risques de malformations congénitales chez le fœtus.«C’est prouvé que cela peut réduire le risque de certaines anomalies à la naissance.Or, une minorité de femmes prennent ce type de suppléments.C'est pourquoi nous recommandons que toutes les femmes qui planifient une grossesse absorbent 400 microgrammes d’acide folique par jour», affirme le Dr De Wals.Selon les chercheurs, l’acide folique contenu dans les aliments ne suffirait pas à combler les besoins des femmes enceintes, surtout le mois précédent la grossesse et lors du premier trimestre de gestation.«Us recherches nous démontrent que la prise actuelle est insuffisante», ajoute le chercheur.Les recommandations faites par ce comité de chercheurs ont déjà été entérinées aux Etats-Unis, mais Santé Canada, qui poursuit son étude du rapport, tarde à prendre position.Malgré tout, les fabricants de céréales et de produits céréaliers, contraints par une loi américaine, ont déjà commencé, dès janvier 1998, à produire des céréales, de la farine, du pain, des craquelins et divers autres produits additionnés d’acide folique.On estime que ces changements pourraient réduire notamment les cas de spina bifida et autres défauts de la moelle épinière et du cerveau, qui touchent un nouveau-né sur 1000.Par ailleurs, ce même groupe recommande aussi de hausser les apports minimaux de vitamines B12 et B6, qui sont autant d’éléments m Desjardins Caisses populaires et caisses d'économie Desjardins AQ.OCI Association québécoise des organismes de coopération internationale MITCH! Faites votre don à votre caisse Desjardins.Soyez solidaires! Laide aux populations sinistrées d AMÉRIQUE CENTRALE sera assurée sur le terrain par les organisations suivantes: CARDINAL LÉGER et ses Oeuvres 130, av.de l'Épée Outremont H2V 3T2 514-495-2409 ou 1-87-PAUVRETÉ CECI 180, rue Ste-Catherine Est Montréal H2X 1K9 514-875-9911 ou 1-888 655-0055 DEVELOPPEMENT ET PAIX 5633, rue Sherbrooke Est Montréal H1N 1 A3 514-257-8711 ou 1-888-234-8533 0HFAM-QUÉBEC 2330, rue Notre-Dame Ouest Bureau 200, Montréal H3J 2Y2 514-937-1614 ou 1-888-693-2697 suco 3680, rue Jeanne-Mance Bureau 410, Montréal H2X 2K5 514-982-6622 ou 1-800-471 7826 Un reçu vous sera émis pour fins d'impôts par une de ces organisations.soupçonnés de jouer un rôle important dans la prévention des maladies cardiovasculaires, notamment chez les personnes âgées.Même si cet effet protecteur n’est pas encore totalement démontré, plusieurs médecins pressent déjà leurs patients de prendre ce type de suppléments vitaminiques.«S'il s'avère que la prise quotidienne de vitamine B12 peut combattre les maladies cardiovasculaires de façon efficace, alors ce sera une découverte aussi importante que le rôle attribué au cholestérol dans ces maladies.On pourrait prévenir de façon beaucoup plus efficace et moins coûteuse», affirme le D' De Wals.Pour l’instant, le comité ne fixe donc pas les doses requises pour améliorer la santé en prévenant les maladies cardiovasculaires, mais établit plutôt à 100 mg l’apport quotidien minimal pour éviter les carences graves menant à des problèmes neurologiques.«La science avance, alors cela remet régulièrement en question les normes actuelles en matière d'alimentation», souligne le D' De Wals.En effet, toutes les normes relatives aux groupes de vitamines et aux nutriments sont actuellement passées en revue dans la foulée d’un projet gigantesque de révision des normes alimentaires entrepris sous l’égicje du Food and Nutrition Board des Etats-Unis et de Santé Canada.4?\y SL Le Centre D/ McGill d’études Vfc.*/ sur le vieillissement ^ vous invite à uno CONFÉRENCE PUBLIQUE dimanche le 29 novembre 1998 intituléo «Les soins palliatifs à domicile» Contôronciors M.Jacques Fortin, infirmier.Programme du sorvico à domicilo CLSC Môtro Mme Anne Roy, travuillouso sociale profossionnollo CLSC Môtro Endroit: HÔTEL DELTA MONTRÉAL 450, rue Sherbrooke ouest (475, rue Président-Kennedy) métro McGill Collègo Houro de 14h à 16h , Entrée Libre (cofô et thô soront sorviB) Pour de plus amples renseignements, téléphonez au (514) 766-2010.commanditée par: *”ERCK.FROSST 4 Delta.— Mon H val I.K I) K V OIK.I.K M K K < |( K I) I 2 X O V K M K K K I !) !l X LE DEVOIR LE MONDE Affaire Oealan Ankara souhaite l’extradition vers un pays tiers A G E N C E F RANCE-PRESSE Ankara — La Turquie a lâché du lest hier en évoquant pour la première fois la possibilité que Rome extrade vers un pays tiers le chef rebelle kurde Abdullah Oealan, dont la demande d’asile politique à l’Italie semble mal partie.I-es deux pays ont fait référence à l’Allemagne comme pays susceptible de prendre en charge le chef du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatiste) et de régler ainsi la crise qui les oppose depuis son arrestation à Rome le 12 novembre.Ix* premier ministre turc Mesut Yilmaz a reconnu qu’Ab-dullah Oealan ne serait vraisemblablement pas extradé vers la Turquie, mais a estimé qu’il pourrait l’être vers l’Allemagne, qui a lancé un mandat d’arrêt international contre le chef kurde, ou un pays tiers.«L’asile politique en Italie ou une extradition vers la Turquie sont tous deux improbables», a déclaré M.Yilmaz devant les députés de son parti de la Mère Patrie (Anap, droite).«Il est possible qu’il soit extradé vers l’Allemagne ou envoyé dans un pays tiçrs», a-t-il ajouté.Le secrétaire d'Etat italien à la Justice Giuseppe Ayala a déclaré à Rome que l’hypothèse de l’octroi du droit d’asile au chef du PKK était en train de «s'éloigner», insistant sur «la meilleure voie à suivre»: son extradition vers l’Allemagne.«Ix climat international a changé depuis quelques jours, et, par exemple, les Etats-Unis ont compris que l’Italie ne peut pas extrader Oealan vers la Turquie», où la peine de mort est en vjgueur, a-t-il déclaré.Ix‘s Etats-Unis ont soutenu la demande turque d’une extradition du chef rebelle kurde vers Ankara.Mais vendredi, le secrétaire d’Etat Madeleine Albright avait souligné que «d’autres pays étaient concernés» par le problème, citant elle aussi l’Allemagne.En dépit de ces appels du pied insistants, le ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer a répété que Bonn maintenait sa décision provisoire de ne pas demander l’extradition d'Abdullah Oealan, et appelé au calme.Ixi tension est toutefois restée vive en Turquie, aiguisée par la décision de l’Union européenne de football (UEFA) de reporter d’une semaine la rencontre à Istanbul de Ligue des Champions entre Galatasaray et la Juventus, les joueurs du club de Turin craignant pour leur sécurité.Cette décision, qualifiée d’«hypocrite» par la presse sportive italienne, a déclenché la colère de la presse turque qui parlait de «scandale».Des manifestants ont brûlé le maillot de l’équipe nationale italienne devant l’ambassade d’Italie à Ankara, où des actions de protestation se déroulent depuis huit jours.lx‘s formes économiques de cette protestation — un boycottage des produits italiens — ont valu une sévère mise ;ui garde de l’Union européenne à la Turquie.Ankara encourt des mesures de rétorsion de l’UE si elle décide un boycott officiel des produits italiens, a déclaré à Bruxelles le président de la Commission européenne Jacques Santer.«Un boycott décrété par les autorités turques ou par des entreprises publiques turques constituerait à notre avis une violation claire de nos accords» avec la Turquie, et l’UE pourrait alors «légitimement» prendre «des mesures de rétorsion», a-t-il dit.lx* porte-parole du gouvernement turc Sukru Sina Gurel a répondu qu’aucun boycottage officiel n’avait été décidé par la Turquie.Pourtant, la société d'Etat de l’industrie mécanique et chimique (MKEK) avait annoncé samedi sa décision d’arrêter l’importation de matériel militaire en provenance d'Italie, et le ministre de la Défense Ismet Sezgin affirmait dimanche que les sociétés italiennes seraient désormais exclues des appels d’offres du gouvernement pour ses forces armées.Pleins feux sur les lords «éternels» Le gouvernement travailliste engage le processus d’abolition des 750 pairs héréditaires de la Chambre haute du Parlement britannique KIEKAN DOHERTY REUTERS La reine Elizabeth et le prince Philippe, en tenue d’apparat, ont inauguré hier la session du Parlement.Cinq magistrats de la Chambre des lords doivent rendre une décision sur la demande espagnole d’extradition du général chilien Augusto Pinochet.Cette même Chambre était hier l’objet d’une attention dont elle se serait passée: le gouvernement de Tony Blair a déposé son programme législatif, dans lequel il propose de supprimer le privilège héréditaire d’y siéger.Hier également, un juge d’instruction belge a lancé un mandat d’arrêt international contre le général Pinochet et la Belgique a immédiatement transmis une demande d’extradition à Londres.La Belgique est le quatrième pays à réclamer l’extradition de Pinochet.A Paris, la justice française a lancé un second mandat d’arrêt international contre Pinochet pour la disparition de deux Français.AGENCE FRANCE-PRESSE Londres —Le premier ministre Tony Blair a engagé hier le processus d’abolition des 750 lords héréditaires du Parlement britannique, solidement installés à Westminster depuis huit siècles et déterminés à vendre chèrement leur privilège.Suprême ironie, c’est la reine Elizabeth II elle-même, archétype de l’aristocratie britannique, qui a dû annoncer la réforme en lisant, comme le veut la coutume, le programme législatif du gouvernement pour la nouvelle session parlementaire.«Un projet de loi sera introduit pour supprimer le droit des pairs héréditaires à siéger et à voter à la Chambre des lords», la Chambre haute du Parlement, a dit la souveraine qui s’exprimait dans l’enceinte même des pairs du royaume.Les lords «éternels» ont écouté la «sentence» le visage grave, aux côtés des députés réunis pour une cérémonie dont le protocole quasi-moyenâgeux avait été cette année timidement allégé dans un souci de modernisation.«Ce sera la première étape d’un processus de réforme visant à rendre la Chambre des hnds plus démocratique et représentative», a souligné la reine, parée de ses plus beaux atours.Les travaillistes se préparent d’ores et déjà à un bras de fer, d’autant qu'ils ne savent pas encore par qui remplacer les pairs héréditaires.Une commission va être mise sur pied pour émettre des propositions, envisageant une chambre d’élus, de membres désignés ou un compromis des deux.Les 750 pairs «éternels» — ducs, marquis, barons et comtes — qui se transmettent ce privilège par la naissance, pour certains depuis le XII' siècle, ne rendront pas les armes sans lutter.Ils ont menacé à demi-mot le gouvernement d’une guérilla parlementaire l’an prochain.Acquis pour la plupart au parti conservateur, les lords aristocratiques peuvent en outre compter sur le soutien des Tories qui ont taxé hier le Ixibour de «vandalisme constitutionnel».William Hague accuse Ixirs d’un débat à la Chambre des Communes, le leader de l’opposition, le conservateur William Hague a averti le premier ministre Tony Blair que la réforme des lords «dominerait la session parlementaire» et «serait une lourde pierre pendue à son cou».Il a accusé M.Blair de vouloir «châtrer» la Chambre des lords, pour en faire une «Chambre de copains».«Vous pensiez que c’était une chambre indépendante quand elle défaisait l’ancien gouvernement», a ajouté M.Hague.Tony Blair a répliqué en affirmant qu’«aujourd’hui, la ligne de division entre les deux partis (travailliste et conservateur] devient très claire.Ce gouvernement mène les politiques de l’avenir de la Grande-Bretagne, les Tories restent bloqués dans le passé».11 est temps de «mettre fin à la domination féodale d'une moitié de notre législature par un parti conservateur qui proclame disposer d’un droit divin pour gouverner ce pays et qui provoque un gâchis à chaque fois qu’il le fait», a-t-il lancé.Les travaillistes ont justifié, par la bataille qui s’annonce, le report de plusieurs textes, sur le droit à l’information, le contrôle de la qualité de la nourriture ou le financement des partis politiques.Dans le domaine des institutions, outre la réforme des Lords, le gouvernement a confirmé qu’il allait soumettre des textes sur l’élection l’an prochain d’assemblées semi-autonomes en Écosse et au Pays de Galles, puis d’un maire et d’un conseil municipal à Londres, à l’horizon 2000.Autant de projets approuvés par référendums.Les travaillistes vont continuer la refonte de l’État-providence, un système qu’ils avaient mis en place au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale.Les fraudeurs à la sécurité sociale seront pourchassés et les allocataires — chômeurs, handicapés, mère célibataires — fermement incités à travailler.Droit d’asile Dans le même ordre d’idée, la législation généreuse sur le droit d’asile va être durcie afin de combattre les abus.En outre, le gouvernement veut abaisser de 18 à 16 ans l’âge du consentement pour les homosexuels, modifier les tribunaux pour jeunes délinquants et réintroduire un projet de réforme du mode d’élection des candidats aux élections européennes, rejeté à cinq reprises par les Lords lors de la précédente session.En attendant le verdict de Iomdres La tension monte au Chili Un homme d’affaires espagnol est kidnappé dans le nord du pays A G E N C E F R A N C E - P K E SSE Santiago — La tension est montée subitement hier à Santiago avec l'annonce du possible enlèvement de deux touristes espagnols par des partisans d'Augusto Pinochet, à la veille de la décision de la Chambre des Ixirds sur le sort de l’ancien dictateur.Selon le sénateur Sergio Bitar, président du Parti pour la démocratie (PPP, gouvernemental), l’industriel espagnol Gonzalo Fernando de Cordova Lopez, 64 ans, et sa fille Ana, 23 ans, auraient été enlevés dans le nord du pays peu après avoir quitté le Pérou.Le journal Im Hora a, pour sa part, précisé que l’enlèvement se serait produit vendredi dernier dans la région d’Iquique, 1460 km au nord de Santiago.De son côté, le conseiller de l’ambassade d’Espagne, Julio Rodriguez, a confimé à l’AFP que deux filles de M.de Cordova ont pris contact avec le consulat de Santiago pour annoncer qu’elles avaient reçu un communiqué de leur père.Selon M.Bitar, les deux otages se rendaient à Santiago lorsqu’ils ont été pris en otage et les ravisseurs auraient décidé de garder les deux touristes en otage jusqu’à la libération de Pinochet, détenu à Londres depuis le 16 octobre à la demande de la justice espagnole.Tous deux auraient ensuite envoyé un mail à un membre de la famille habitant la capitale chilienne pour lui annoncer l’enlèvement, a ajouté le sénateur.Le gouvernement chilien n’a pas confirmé l’information pour l’instant.Il a cependant ordonné l’ouverture d’une enquête.Pendant ce temps, adversaires et partisans de Pinochet se préparaient à passer une longue nuit de veille en attendant la décision de la justice briûinnique qui sera rendue le jour même du 83e anniversaire de l’ancien dictateur.Les parents des disparus ont choisi de se réunir mardi soir face au palais présidentiel de La Moneda, où est décédé le président socialiste Salvador Allende lors du coup d’Etat sanglant du 11 septembre 1973, dirigé par Pinochet Ils ont prévu d’allumer des bougies et de se retirer ensuite pour veiller jusqu’à l’heure annoncée du verdict, soit 11 heures du matin Ce genre de rassemblement nocturne à la lumière des bougies porte le nom de «velaton» au Chili.Les adversaires de Pinochet ont convoqué une autre manifestation du même genre sur la Place d’Armes, au centre de la vieille ville, face à la cathédrale de Santiago.De leur côté, les partisans de l’ancien dictateur se rendront à une messe dans la soirée et il est jxjssible qu’ils entament eux aussi un «velaton» dans le quartier huppé de Las Condes.La Fondation Pinochet a d’ores et déjà invité ses membres à se rendre ce matin au siège pour suivre en direct et sur écran géant le verdict de la Chambre des lords.Les partisans de Pinochet avaient annoncé l’organisation ce soir d’une grande manifestation, quelle que soit la décision britannique, dans le quartier de Providencia, dont le maire, Cristian Labbé, est l’un des plus farouches défenseurs du général.M.Labbé avait notamment décidé de ne plus retirer les déchets de l’ambassade d’Espagne, située sur sa commune.Le préfet de Santiago a cependant interdit cette manifestation, car elle ne remplissait pas toutes les conditions de sécurité.Face à cette décision, la Fondation Pinochet n’a pas écarté la possibilité de manifestations spontanées et incontrôlées de la part des «pinochétistes».Vol d’enfants Un ancien amiral argentin est mis aux arrêts AG K NC E F RANCE-PRESSE Buenos Aires — L’ancien amiral Emilio Eduardo Massera, 73 ans, ancien numéro deux de la junte militaire en Argentine en 1976, au moment de la répression la plus aveugle, a été placé en détention par un juge fédéral, hier à Buenos Aires, pour le vol de deux enfants de détenues, apprend-on de source judiciaire.Il s’agit du deuxième membre de la junte militaire a être emprisonné, l'ancien chef de la junte, l’ex-général Jorge Rafael Videla ayant été lui aussi arrêté et emprisonné pour «appropriation illégale d’enfants nés en captivité», en juin dernier, par un autre juge.L’ancien chef de la Marine, qui n’a rien perdu de sa superbe, était entendu hier par la juge fédérale Maria Servini de Cubria, en qualité de «témoin», dans une affaire d’appropriation illégale de deux enfants nés en captivité.Il a finalement été inculpé au terme d’une audition de quatre heures et demie et placé au secret.Le 3 décembre.Emilio Massera devra également répondre aux questions du juge Adolfo Bagnasco dans le cadre d'une autre instruction portant sur «un plan systématique» d'enlèvements de nouveaux nés des détenues.Tous les anciens dirigeants militaires argentins impliqués dans les atrocités commises lors de la dictature militaire — 30 000 disparus selon les organisations humanitaires — ont été jugés et condamnés en 1985 avant de bénéficier des lois d’amnistie de 1989 et 1990.Pourtant, depuis quelques semaines, plusieurs juges fédéraux ont entamé une bataille de procédure en ouvrant des informations sur «un plan systématique de vols de bébés de détenues».Selon ces juges «le délit d’enlèvement, de dissimulation et de détention de mineurs, en raison de son caractère permanent, dépasse les limites fixées dans le temps par les lois d'amnistie».Cette amnistie, selon leur interprétation, souligne-t-on de source judiciaire, couvre uniquement la période allant du 24 mars 1976 au 26 septembre 1983, ce qui leur permet d'ouvrir une brèche dans l’impunité dont jouissent les militaires.Un premier avion atterrit à Gaza «Un jour historique pour les Palestiniens», affirme Yasser Arafat PPV-; f Liwptttw isiasaai JIM HOLLANDER REUTERS Garde d’honneur pour un Airbus égyptien.AGENCE FRANCE-PRESSE Rafah — Les Palestiniens ont inauguré dans la liesse nationale hier l’aéroport international de Gaza, la nouvelle porte sur le monde appelée à donner une bouffée d’oxygène à la Palestine en devenir.«C’est un jour historique pour les Palestiniens», s’est félicité le président Yasser Arafat en saluant une délégation officielle égyptienne arrivée dans le premier avion à avoir touché le tarmac, un Airbus A-320 d’EgyptAir.Huit avions ont suivi, venant du Maroc, de Jordanie, d’Espagne, et Autriche, avec même un appareil israélien transportant l’envoyé spécial européen au Proche-Orient Miguel Angel Moratinos.Un Fokker-50 des Palestinian Airlines a précédé l’avion personnel de M.Arafat, un JetStar II qui doit le transporter aujourd’hui à Paris.M.Arafat a en effet réservé à la France son premier déplacement officiel à l’étranger à partir du nouvel aéroport.Le président américain Bill Clinton doit arriver quant à lui le 14 décembre à bord d’un avion qui se posera sur l’aéroport lors de sa première visite dans les territoires autonomes palestiniens, a indiqué à l'AFP le ministre palestinien de la Coopération internationale, Nabi! Chaath.L’aéroport a été décrit par des res-ponsables palestiniens comme un nouveau symbole de souveraineté mais aussi comme un poumon économique pour les Palestiniens, qui avaient jusqu’ici les plus grandes difficultés à sortir de leurs territoires et à exporter.«L’ouverture de l’aéroport signifie que nous sommes de retour sur la carte politique, géographique et économique», a expliqué le négociateur en chef palestinien, Saëb Erakat L’autonomie limitée dont jouissent les Palestiniens a cependant été mise en relief lorsque des agents de sécurité israéliens en civil sont entrés dans les appareils qui venaient d’atterrir pour les inspecter, après le débarquement des délégations officielles.Les Palestiniens de Gaza peuvent désormais prendre l’avion pour l'étranger mais ils ne peuvent toujours pas se rendre en Cisjordanie, le corridor terrestre leur permettant de circuler n’ayant toujours pas été ouvert.Malgré ces restrictions, plusieurs milliers de Palestiniens, dont de nombreux officiels, étaient venus à l’aéroport pour exprimer leur joie en chantant et dansant.Deux fanfares des forces palestiniennes ont entonné les hymnes officiels alors que les invités étaient introduits dans le salon d'honneur de l’aéroport, surmonté d’une coupole dorée imitant celle du Dôme du Rocher à Jérusalem.Plusieurs centaines de badauds en liesse, venus de la ville palestinienne voisine de Rafah, ont investi le tarmac entre chaque atterrissage, au mépris des règles les plus élémentaires de sécurité.Quelque 200 protestataires ont également saisi l’occasion de la présence de nombreux journalistes pour déployer des banderoles réclamant la libération des prisonniers politiques palestiniens détenus par Israël.Israël et l'Autorité palestinienne ont signé la semaine dernière, conformément à l’accord de Wye Plantation, un protocole définissant les modalités de fonctionnement de l’aéroport de Gaza.Mais les vols d’hier étaient uniquement des vols d’inauguration, les lignes commerciales régulières devant commencer à une date qui n’est pas encore fixée.Des milliers de Russes rendent hommage à la députée Starovoïta AGENCE FRANCE-PRESSE Saint-Pétersbourg — Plusieurs milliers de Russes, réformateurs en tête, ont rendu un dernier hommage, hier à Saint-Pétersbourg, à la députée libérale Galina Starovoilova, dont le meurtre a choqué la Russie et suscité de grandes inquiétudes pour l’avenir de la démocratie dans ce pays.À Moscou, près de 3000 personnes se sont rassemblées en fin de journée, à l’appel des partis réformateurs, place Pouchkine oii elles ont allumé des bougies.Les principale^ figures de proue des réformateurs — les anciens ministres Boris Nemtsov, Anatoli Tchoubàis, Egor Gaidar — sont venus saluer leur «camarade», assassinée vendredi soir à son domicile de Saint-Pétersbourg.«Les criminels veulent créer le chaos en Russie.On veut nous faire peur», a déclaré Boris Nemtsov, face au cercueil ouvert de la députée de la Chambre basse du Parlement, placé au centre de l'immense salle de marbre du musée d’ethnographie, oii la foule se pressait.«Je sais pourquoi elle a donné sa vie et je vous assure que nous continuerons [son oeuvre], ce n’est pas la première fois qu’on tue l’un de nos camarades», a lancé, visiblement ému, Anatoli Tchoubàis, originaire de Saint-Petersbourg comme Galina Starovoïtova.et très proche d’elle.Alors que les personnalités officielles prononçaient leurs discours à l’intérieur de l'ancien palais, où le cercueil avait été installé sur une estrade drapée de velours rouge, plus de 5000 anonymes, selon la police, ont dû attendre plu sieurs heures dehors, dans un froid vif, pour pouvoir s’incliner devant la dépouille mortelle et déposer leur bouquet.Aucun responsable communiste n’a pris la parole au cours de la cérémonie civile où l’absence du maire de la ville, Vladimir Iakovlev, officiellement malade, a été remarquée.Les réformateurs ont accusé ces derniers jours, sans en apporter la preuve, les communistes d’être derrière l’assassinat de la députée, qui avait suivi depuis le début la perestroika du dernier président soviétique Mikhail Gorbatchev.Les trois derniers ex-premiers ministres russes de Boris Eltsine (Egor Gaidar, Viktor Tchernomyrdine, Sergueï Kirienko) avaient fait le voyage à Saint-Pétersbourg pour rendre hommage à Galina Starovoïtova. L K h K V () I K .I.E M K li (' Il E I) I > f> N 0 V E M H It E I !MI S AS ÉDITORIAL ÉLECTIONS 1998: LE CHOIX Oui au Parti québécois La campagne électorale de 1998 que l’on promettait historique touche à sa fin.Elle se termine comme elle a commencé, sans éclats et sans que l’affrontement annoncé entre deux visions de l’avenir de la société québécoise ait eu lieu.écevante et somme toute assez terne aura été cette campagne électorale.Le combat de titans qui devait avoir lieu entre Lucien Bouchard et Jean Charest, ces deux grandes pointures politiques, se sera résumé aux traditionnelles escarmouches électorales.D’entrée de jeu, le chef libéral aura bien essayé d’imposer un nouveau discours avant de réaliser très rapidement que le Québec n’était pas prêt à ce grand virage économique et social vers la droite qu’il avait imaginé.Faute de bien ________________ connaître la planète Québec sur laquelle il venait à peine de débarquer, il n’aura eu d’autre choix que de faire campagne sur le terrain du premier ministre sortant et de s’attaquer au bilan d un gouvernement jugé plutôt positivement par les Québécois.Ordinaire, cette campagne l’aura été parce qu’elle se sera attardée surtout aux problèmes quotidiens.On y aura parlé de santé, de santé et encore de santé, puis d’écoles, de garderies, de développement économique et de réductions d'impôt.C’est ce que voulaient les Québécois qui, après quatre années de réformes exigeantes, sentaient le besoin de faire le point.L’heure n’était pas aux grands débats existentiels.Cela, Lucien Bouchard l’avait bien compris en réduisant l'enjeu de cette élection à son expression la plus simple, celle de la confiance.Défendre le Québec Aujourd’hui, il faut répondre à cette question de la confiance qui est, au bout du compte, la plus importante quand vient le moment de choisir.La confiance est un sentiment qui se fonde largement sur la connaissance que l’on a d'un parti, de son programme et de son chef.Lorsqu il s agit de 1 avenir politique du Québec, la prudence s’impose car la confiance des Québécois a été justement mise à rude épreuve à plusieurs reprises.Il n’y a qu’à se rappeler 1982 et le rapatriement de la Constitution, ou 1990 et l’échec de l’Accord du lac Meech.Peu présent dans cette campagne, le débat sur l’avenir politique du Québec est néanmoins un enjeu important.On a relevé les ambiguïtés du discours de Lucien Bouchard sur les «conditions gagnantes», ce concept fourre-tout qui lui a permis de parer les attaques de son adversaire.Souverainiste, M.Bouchard l’est et le dit clairement, mais du même souffle il nous promet qu’il n’engagera pas le Québec dans la voie de la souveraineté avant un éventuel référendum.Il nous assure qu’il défendra entretemps les meilleurs intérêts du Québec.Quant à Jean Charest, fédéraliste, il ne cache pas qu’il ferait tout pour que le Québec reprenne, par étapes, sa place au sein du Canada mais sans nous dire vraiment comment il s’y prendrait.Les ambiguïtés de M.Bouchard sont plus rassurantes que les silences de M.Charest car on a au moins l’assurance que toutes les portes demeurent ouvertes.Bernard Descôteaux O O «• Donnons l’occasion au Parti Le bon gouvernement Plus clairs et nets sont le Parti libéral et le Parti québécois lorsqu’il s'agit de la gestion des affaires de l'État.L’alternance au pouvoir leur a permis de bien connaître les problèmes auxquels ils offrent souvent des solutions similaires.Tous deux se seront gardés d’ailleurs de proposer durant cette campagne de nouvelles réformes.Ces quatre dernières années, le Québec a eu son lot de révisions, de réorganisations et de réformes corn me jamais dans le passé: l’aide sociale, la formation professionnelle, les politiques familiales et les services de garde, les programmes d’enseigne ment primaire et secondaire, les services de santé, l’équité salariale, l’assu-rance-médicaments, tout y est passé.Et tout cela sous la pression de l’objectif du déficit zéro et des compressions budgétaires.La plupart de ces réformes étaient nécessaires.Peu de gens le contestent, pas même Jean Charest qui ne remet en cause ni l’atteinte du déficit zéro ni la réforme de la santé.Ce que libéraux et péquistes proposent, c’est essentiellement l’engagement de compléter les réformes inachevées et de corriger celles qui ont laissé dans leur sillage d’im portants problèmes, comme ce fut le cas en santé.La campagne électorale aura permis de mettre en lumière un fait essentiel.L’obsession du déficit zéro a exercé une pression trop grande sur le système dont les effets sur les personnes ont été ignorés par un gouvernement aveuglé par une approche trop technocratique.Cela a été le cas dans le secteur de la santé tout particulièrement, mais aussi dans le secteur de l’éducation et dans le système de sécurité du revenu.Lucien Bouchard et Jean Charest admettent l’évidence qui consiste à redonner l’oxygène budgétaire dont plusieurs programmes ont besoin.La volonté des libéraux a cet égard est à souligner.En santé, leur campagne aura fait réaliser l’urgence de mettre fin dès maintenant aux compressions.On ne peut accepter toutefois les prémisses sur lesquelles se base le Parti libéral pour affirmer qu’il aura les revenus nécessaires permettant à la fois d'injecter de nouveaux fonds et d’atteindre l’équilibre budgétaire.Prétendre que l’élection d’un gouvernement libéral relancerait par magie la croissance économique et générerait de nouveaux revenus fiscaux, cela relève de la pensée magique.Les prévisions budgétaires des péquistes sont plus crédibles.Ils ont su ces dernières années tenir le cap malgré les difficultés et ils devraient faire de même s’ils sont reportés au pouvoir.Par ailleurs, on sait que pour répondre aux attentes des citoyens, le levier de l’Etat restera un outil important.Le désengagement de l’Etat que souhaite M.Charest apparaît être à contretemps.L’ère du dirigisme économique est, il est vrai, révolue, mais il faut se garder des outils de développement.Cela a bien servi la société québécoise au cours des dernières décennies.Tout particulièrement, cela a rendu possible le partage des fruits de la croissance entre le plus grand nombre.Le Parti québécois a raison de vouloir conserver cette partie de l’héritage de la Révolution tranquille.québécois de poursuivre et de compléter ses réformes.Ces prochaines années, le gouvernement québécois aura à poursuivre le travail de réorganisation de l’appareil et des services gouvernementaux entrepris avec une certaine audace au lendemain du référendum de 1995.Essentiellement, il s’agit de continuité et dans cet esprit, le gouvernement de Iucien Bouchard saura mieux que le Parti libéral conduire à terme ses réformes.Il mérite la confinance qu’il réclame.Il ne s’agit pas toutefois de lui donner un mandat sans conditions.Si le Parti québécois veut garder son étiquette de parti social-démocrate, il devra modérer ses ardeurs technocratiques, penser non seulement au bien de la collectivité mais aussi à celui des personnes, ce qui lui a manqué ces dernières années.Faire confiance au Parti québécois vient aussi naturellement lorsqu’il s’agit du dossier constitutionnel.Il ne s’agit pas d’une confiance aveugle a un parti qui a souvent joué sur les mots, comme ce fut le cas en 1994 avec l’«enclenchisme».Il ne saurait être question d’accepter qu’il abuse cette fois de son mandat pour réunir les «conditions gagnantes» qu’il recherche.Il ne faut pas non plus être naïf.La période de paix constitutionnelle que l’on connaît est toute relative.Dès le lendemain de cette élection, les attaques d’Ottawa ne manqueront pas de reprendre contre les compétences du Québec.Pour en assurer la défense, le Parti québécois peut, mieux que le Parti libéral, rallier les Québécois de toutes tendances.bdescoteauxfaledevoir.ca LE DEVOIR FONDÉ FAR H K N RI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Directeur de l’information CLAUDE: BEAURECïARD Directeurs adjoints de l'information PIERRE CAYOUETTE, PIERRE BEAULIEU, NORMAND THÉRIAULT Rédacteur en chef adjoint JltAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique CHRISTIAN TI FI'ET Directrice, ventes et marketing MARTINE: DUBE éfcANt) NÎ -—AWmjÆu^=- jj?m > é éAR^rcc r
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