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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-12-29, Collections de BAnQ.

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américains à une batterie anti-aérienne irakienne, affirmation immédiatement démentie par la Maison-Blanche.L’incident, le plus grave depuis la fin des frappes américano-britanniques, entre le 16 et le 19 décembre, a fait quatre morts et sept blessés côté irakien, a reconnu Bagdad.Le communiqué militaire irakien a assuré que le commandement était presque sûr» que sa défense anti-aérienne avait abattu un «avion ennemi».Le texte indique que des «recherches sont en cours pour retrouver l’épave et le pilote».Un porte-parole militaire, cité par l'agence officielle INA, a affirmé que les militaires américains n’avaient pas annoncé la perte de l'avion dans l’espoir de tenter de retrouver le pilote.«Il est probable que les parties américaines concernées n’ont pas annoncé la destruction de l'appareil pour permettre à son pilote de se sauver, s’il était encore en vie, ou bien pour fournir à leurs agents l’occasion de rame- ner son corps s’il était mort», selon le communiqué.«C'est absolument faux», a déclaré à Washington un porte-parole1 de la présidence américaine, David Ixavy.«Tous les équipages sont rentrés sains et saufs.C’est tout simplement de la propagande irakienne», a-t-il ajouté.VOIR PAGE A 8: ACCROCHAGE Lire aussi en page A 6 ¦ L’éditorial de Guy Taillefer Disons-le tout de suite au risque de casser le party avant même qu’il n’ait commencé, les bilans de fin d’année n’ont aucun sens et ne servent qu’à remplir les bulletins de nouvelles qui n’ont pas assez d’accidents, d’histoires de magasinage et de vœux du pape à se mettre sous la dent.De toute manière, pourquoi se préoccuper de 1998 alors qu’on est si proche de l’an 2000?il fallait quand même découper l’année ’ sportive, elle irait de février à février.Février 1998: les Jeux de Nagano démarrent au milieu d’une toute petite controverse concernant l’usage par les hockeyeurs professionnels de pseudoé-phédrine, une espèce de sirop contre la toux qui a la faculté de faire croire au sujet que la Ligue nationale présente un quelconque intérêt.Fuis, Ross Rebagliati vole le spectacle olympique en exhibant bien malgré lui des traces d’herbe du diable usagée.Février 1999: le Comité international olympique tiendra, en Suisse, la plus importante réunion internationale sur le dopage de l’histoire.11 y sera peut-être question de marijuana, et peut-être méditera-t-on sur la considérable ineptie qu’émettait l’été dernier le président du CIO, Juan Antonio Samaranch: «Le dopage désigne tout ce qui, premièrement, porte atteinte à la santé du sportif et, deuxièmement, améliore artificiellement sa performance.Si seule cette seconde condition est remplie, pour moi, ce n’est pas du dopage.Mais si la première Test, c’en est.» Mais cette conférence, même si elle ne donne rien d’autre qu’un énième constat de l’avance infinie dont jouit la science du dopage sur celle de son contrôle, aura au moins la particularité de se dérouler à un moment intéressant.Les derniers mois ont été fort chargés dans le merveilleux monde de la drogue sportive.Non que le Jean phénomène soit nouveau — un ex-D i o n cellent dossier publié en novembre par Le Nouvel Observateur, Tous do-* * * pés, montre que la prise de substances illicites en cyclisme remonte au moins aux années 1950 —, mais on semble soudain faire toutes sortes de découvertes en même temps.Le Tour de France, l’une des plus prestigieuses épreuves sportives au monde, est sérieusement passé à la moulinette et a même failli être interrompu à la suite des agissements de la police et de la justice françaises.Les coureurs leur ont reproché d’utiliser la manière forte et de les traiter comme des criminels, mais il reste que la France, qui s’est dotée à l'automne de la loi antidopage la plus sévère de la planète, a eu un courage dont seules l’Allemagne et l’Italie — où le gouvernement peut intervenir à loisir dans ces domaines ailleurs réservés à des organisations sportives plus ou moins enclines à laver leur sale linge en public — ont aussi fait preuve à ce jour.Il n’est pas fortuit, d’ailleurs, que ce soit en Italie qu’une enquête sérieuse est menée sur des allégations de consommation répandue d’érythropoïétine, un stimulant sanguin, par les joueurs du calcio, le championnat national de football.Et que ce soit en Allemagne que le plus vaste procès à saveur sportive de l'histoire, mené par le parquet de Berlin et portant sur le dopage institutionnalisé dans l'ancienne RD A, a lieu.Autre fait: le décès sportif le plus percutant de 1998 a été celui, à 38 ans, de l’ex-championne du monde du sprint Florence Griffith-Joyner, dont l’ascension fut aussi fulgurante que suspecte et qui détient toujours, 10 ans plus tard dans une discipline où les marques tombent pratiquement tous les mois, les records du 100 et du 200 mètres, qui n’ont d’ailleurs jamais été menacés.Il n’a jamais été prouvé que Flo Jo était une adepte de la gon-fiette, mais il est de petites pilosités et des protubérances musculaires qui, disons, amènent le citoyen moyen à s’interroger: ou à se dire que, justement, c’est peut-être que les Etats-Unis ont beaucoup de talent pour camoufler certaines affaires.Et puis, qui fait actuellement la une d’à peu près tous les magazines américains à titre de sportif de l’année?Mark McGwire.Le héros, le champion, celui qui a redonné au baseball ses lettres de noblesse et à l’Amérique un peu de l'innocence qu’elle avait perdue pour cause de grève et de nombre de zéros avant la virgule, McGwire n’a même pas caché qu'il s’était confectionné une sacrée belle paire de biceps — un simple coup d’œil aux photos «avant» et «après» suffit pour s’en convaincre — en sirotant de l’androsténé-dione, un «supplément nutritif» pourtant interdit par le CIO, la N FL et la NCAA.Bel exemple pour notre jeunesse, encore.Faut-il aussi parler des championnats mondiaux de natation, tenus en Australie, où les Chinois se sont finalement fait prendre la main dans le sac de bonbons et en ont,récolté moult suspensions?Evidemment, cerner le problème est une chose, trouver la solution en est une autre.Depuis des années, le CIO court après un mirage en tentant de rattraper les pros du dopage, souvent des médecins qui ont acquis leurs connaissances dans des organismes actifs dans.le dépistage du dopage! Les athlètes eux-mêmes affirment, dans une proportion significative, que la victoire n’a pas de prix, même pas la mort à brève échéance.Et, comme le demandait Le Nouvel Observateur, les amateurs de sport s’y intéresseraient-ils toujours si les performances diminuaient de façon draconienne du jour au lendemain?Des records, on aime ça! Québec sort de son mutisme Rien n'indique toutefois que le gouvernement versera des indemnités L'expulsion La redéfinition de la Il n’y a pas que les réformistes et les conservateurs qui, avec leurs projets respectifs d’union de la droite, tenteront en 1999 de secouer l’échiquier politique canadien.La chef néo-démocrate Alexa McDonough espère amener la gauche à redéfinir ses politiques et élargir sa base, comme a su le faire le Labour britannique.Cette transformation est toutefois loin d’être un fait accompli.MANON CORNELLIE R DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA En août dernier, les 21 députés du Nou veau Parti démocratique ont décidé de préparer la nouvelle session parle mentaire en s’embarquant dans une longue traversée du Canada en train.Durant cinq jours, de Vancouver à Mali fax, ils ont débattu de leur programme, de la situation de leur parti et de sa pertinence à l’aube de l’an 2(XX).Leur chef, Alexa McDonough, souhaitait cette réflexion depuis un bon moment mais n’avait pu s’y attaquer au lendemain de son accession à la tête du parti en 1995.Le NPD était alors en piteux état.Après avoir fait élire 43 députés en 1988, il n’en avait plus que neuf après les élections de 1993, le privant du même coup de son statut de parti officiel aux Communes.La première tâche de Mme McDonough consistait donc à reprendre pied, ce qui fut fait en 1997.Développement majeur dans le dossier des «Orphelins de Duplessis» alors que le gouvernement du Québec s’apprête à faire une déclaration publique sur le mauvais traitement qu’ils auraient subi entre 1940 et 1960.Mais contrairement aux attentes des principaux intéressés, cette déclaration ne sera pas suivie, du moins pas dans un proche avenir, de versement d’indemnisations.Enfants illégitimes pour plusieurs d’entre eux, les orphelins de Duplessis avaient été placés, sous la pression de la société bien-pensante de l'époque, dans des orphelinats gérés par diverses communautés religieuses où ils auraient été erronément déclarés arriérés mentaux, parce que les institutions recevaient alors plus d’argent de l’État, et auraient subi de mauvais traitements.Certains disent avoir été battus, enfermés et même agressés sexuellement.Ces personnes, dont le nombre est évalué à 3000, ont aujourd’hui entre 55 et 80 ans.Bien qu’au cabinet du premier ministre Lucien Bouchard on n’ait pas voulu confirmer cette information, il semblerait, selon le Comité des orphelins institutionnalisés de Duplessis que la déclaration sera faite au mois de janvier ou de février.«Le gouvernement n’aurait pas de problèmes à faire des déclarations publiques portant sur la situation particulière VOIR PAGE A 8: ORPHELINS Un daguerréotype bouscule Phistoire de la photographie Le Collège des médecins entend aussi réévaluer la santé mentale des orphelins ABED OMAR REUTERS X APRES avoir utilisé des gaz lacrymogènes, des soldats israéliens ont expulsé hier un Palestinien et son fils de leur maison, avant de la raser complètement au bulldozer.Selon les autorités israéliennes, Hussam Abu-Yacoub avait construit sa demeure illégalement.gauche Un daguerréotype daté de 1837 agite le monde de la photographie.Attribué à Louis Daguerre, il serait le plus ancien portrait photographique connu à ce jour.Mais les experts américains et français se divisent sur son authenticité.M I C II E L G U E R RI N LE MONDE Experts français et américains se disputent autour de ce qui pourrait être le premier portrait photographique, daté de 1837, dû à Louis Daguerre, dont de multiples travaux récents réhabilitent l’importance capitale.Ce minuscule portrait photographique, qui tient dans la paume de la main, est peu flatteur mais fait l’effet d’une bombe tant il bouscule le microcosme des spécialistes.De quoi s’agit-il?D’un visage laiteux d’homme, échevelé, les yeux ouverts, gravé sur une plaque de cuivre argenté qu’il faut incliner patiemment pour voir surgir, comme dans un miroir, les traits du modèle.Au dos de ce daguerréotype est mentionnée la date manuscrite de 1837.Il s’agirait du plus ancien portrait photographique connu à ce jour.Son auteur, toujours mentionné au dos, serait Louis Daguerre, le co-inventeur de la photographie avec Niepce, qui donnera son nom au procédé dévoilé au monde en 1839.Comme le dit Marc Pagneux, marchand réputé de photographies, propriétaire de daguerréotypes exceptionnels: «C’est autre chose qu 'une photographie; un objet appar- VOIR PAGE A 8: PHOTOGRAPHIE O ARCHIVES LE DEVOIR O Il y a 40 ans, la grève des réalisateurs ¦ À lire, page B 8 dâÊktk Orphelins de Duplessis 778313000658 Cette offre se termine le 31 décembre Dernier .V ' *»• ^ ' /I ' i V % * V 4P F/é/o double votre temps d’antenne pour un mois.En plus, il vous offre gratuitement un couvercle rouge ou bleu.!•> IMOKIA Nokia 5190 SCP 75* •Petit, léger et facile à utiliser • Pile longue durée ultraperformante •Touche Navi-Key donnant accès à toutes les fonctions •Clarté exceptionnelle de la transmission de la voix •Puce Fido à seulement 25 $ Si vous faites activer le Service Fido® entre le 12 novembre et le 31 décembre 1998, Fido doublera le temps d’antenne de votre forfait SCP pour un mois, et ce, pour la période de facturation débutant en janvier 1999.Cette promotion n’est pas applicable au Service FidomaticMC.Jusqu’à épuisement des stocks.Appe!ej«(e par aoh nom 1 888 482-FIDO wvm,fido*ca C’EST VOWa LE MAÎTRE, fido LES MAGASINS Fido et Fidomatic sont des marques de commerce de Microcell Solutions Inc.• 1004, rue Sainte-Catherine Ouest • Carrefour Angrignon • Carrefour Laval • Centre Rockland • Place Versailles • Centre Eaton • Place Rosemere • Les Galeries d’Anjou • Place Vertu • Centre Fairview • Place Longueuil • Carrefour du Nord, Saint-Jérôme • Carrefour de l’Estrie, Sherbrooke • Carrefour Richelieu, St-Jean Fido vous attend aussi dans les points de vente participants de la grande région de Montréal : CDmPUŒnTfiE' FUTURE SHOP CENTRE DE DOMOTIQUE licnufç lIC MM Ü Téléphonique EATON COOPSCO AILES HsSs i * I.K l) K V 0 (It , L K M A RDI 2 !l I) K ( K M U |{ K I !) !) K A 3 LE DEVOIR ACTUALITES Fin du lock-out Retour au travail pour 4000 employés du textile FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR La grande majorité des 4000 employés du textile de la région de Montréal en lock-out depuis deux semaines retourneront au travail le lundi 4 janvier.L’Association des manufacturiers de vêtements pour hommes avait décrété le 11 décembre dernier un lock-out dans ses 18 ateliers de la région métropolitaine après qu’environ 70 % des 4000 travailleurs eurent rejeté sa dernière offre.Afin de trouver un terrain d’entente, les deux parties s’étaient rencontrées le 16 décembre au Bureau du commissaire du travail à Montréal.Ce fut un échec.Mais juste avant Noël, le Syndicat du vêtement, textile et autres industries (SVTI—PTQ) a réussi à trouver un compromis avec la plupart des manufacturiers en négociant usine par usine plutôt qu’avec l’Association des manufacturiers de vêtements pour hommes.«On a négocié séparément avec les différentes compagnies au lieu de négocier avec l’Association des manufacturiers;», a expliqué hier le directeur canadien du SVTI-1TQ, John Alleruzzo, lors d’un entretien téléphonique.En fait, le syndicat a proposé à l’une des 18 compagnies en lock-out un «modèle» de règlement, a-t-il précisé.Ce modèle a été par la suite présenté aux autres compagnies, qui l’ont accepté à une très forte majorité.Seulement deux des 18 usines en lock-out ne sont pas parvenues à trouver un terrain d’entente avec la partie syndicale, a mentionné M.Alleruzzo.«Im majorité des 4000 employés vont donc retourner au travail le 4 janvier, après leurs vacances de Noël.» A l’heure de mettre sous presse, l’Association des manufacturiers de vêtements pour hommes n’avait pas rappeler Le Devoir afin de donner sa version des faits.Le règlement accepté par la majorité des 18 fabricants de vêtements pour hommes prévoit des augmentations salariales de 75 cents de l’heure sur trois ans à la fois pour les travailleurs payés à l’heure et ceux payés à la pièce.L’offre patronale du 5 décembre, rejetée en assemblée générale le 10 décembre par les 4000 employés, prévoyait des augmentations salariales de 65 cents de l’heure, mais seulement pour les travailleurs payés à l’heure, selon la partie syndicale.C’est donc un gain important pour les travailleurs.De son côté, l’Association des manufacturiers a toujours soutenu que cette augmentation de 65 cents de l’heure s’appliquait aussi aux salariés payés à la pièce.Les manufacturiers ont également accepté la proposition syndicale adve-nant l’abolition du décret sur l’industrie du vêtement qui fixe les conditions minimales de travail pour les syndiqués et non-syndiqués au sein de l’industrie du vêtement pour hommes.«On a obtenu que le minimum contenu dans le décret soit intégré dans les nouveaux contrats de travail s'il devait être aboli», a mentionné M.Alleruzzo.Ce soir et demain La station orbitale sera visible à l’œil nu PRESSE CANADIENNE Ottawa — Si le ciel est clair ce soir et demain, il se peut que vous puissiez voir passer la station orbitale au-dessus de chez vous.Selon les experts, la station orbitale internationale pourrait être visible à l'œil nu au-dessus des régions situées à l’est du Québec à deux reprises cette semaine: pendant une minute vers 18h08 (UNE) ce soir, et pendant trois minutes à compter de 17hl4 demain.Si les conditions météorologiques s’y prêtent, les résidants des autres villes canadiennes devraient pouvoir contempler eux aussi la station.Le passage de la station orbitale constitue un événement inusité à l’heure actuelle, mais sera beaucoup moins rare d’ici quelques années.«Us Canadiens auront l’occasion de la voir à plusieurs reprises», explique un porte-parole de la NASA, Phil West.«Et comme toutes les futures navettes spatiales qui se rendront à la station orbitale passeront elles aussi au-dessus du Canada, vous les verrez plus d’une fois.» La NASA indique régulièrement sur son site Web, habituellement une semaine à l’avance, l’itinéraire de la station orbitale dans le ciel.L’adresse Internet est: hltp://www.space-flight.nasa.gov/ realdata/sightings/.Parlementaires en herbe RENF.MATHIEU LE DEVOIR REUNIS à l'Assemblée nationale depuis samedi dernier, 85 jeunes, âgés de 18 à 25 ans et venant de partout au Québec, auront l occasion de débattre de plusieurs sujets d’actualité dans le cadre de la 49 législature du Parlement Jeunesse du Québec.Appelés à «remplacer» les députés en vacances, ces jeunes parlementaires, en plus de discuter de projets de lois précis comme l’effet de serre, la démocratie directe par voie de référendums et la fiscalité des entreprises, auront aussi à voter un budget et à se rencontrer en commissions.L'activité se termine le 30 décembre.Lt station orbitale, qui fait 23 mètres de haut, tourne autour de la Terre sur une orbite ouest-est variant légèrement chaque fois.Elle ne comporte actuellement que les deux premiers modules, assemblés ce mois-ci par l’équipage américain et russe d’une navette.Au cours des cinq ou six prochaines années, 43 missions sont prévues, au cours desquelles des sections seront ajoutées à la station.lorsqu'elle sera terminée, elle sera aussi grande qu’un terrain de football et facilement repérable.«A l’œil nu, elle ressemblera à une étoile qui se déplace à très grande vitesse», explique M.West Pour voir la station, il faut se trouver en dessous juste au bon moment, soit avant le lever ou peu après le coucher du soleil, lorsque l’engin est dans la lumière brillante du soleil, à plus de 400 kilomètres au-dessus de ia Terre.En ce moment, la station orbitale apparaît comme une brillante lumière blanche qui se déplace en ligne droite, d’ouest en est.Aujourd’hui, la station apparaîtra dans le ciel des régions du sud et se déplacera jusqu’à un point situé un peu au sud de la ligne d’horizon de l’est.Demain soir, elle devrait apparaître un peu à l’est du plein nord et se déplacer jusqu’à un point situé au-dessus de la ligne d’horizon de l’est.LeCPQ blâme André Arthur LE DEVOIR Le Conseil de presse du Québec vient de formuler un «blâme sévère» à l’endroit de l’animateur de radio André Arthur et des stations CHRC de Québec et CKVL de Verdun.Essentiellement, le CPQ reproche à la poubelle des ondes d’avoir fait preuve d’irrespect et de mépris, de s’être exprimée à un niveau de langage inacceptable sur les ondes d’un ra-diodiffuseur.Cette décision du CPQ renvoie à des plaintes portées en rapport avec des émissions diffusées les 17 et 18 juillet 1997, dans le contexte de l’inauguration d'un monument élevé à la mémoire du général de Gaulle, sur les Plaines D’Abraham.L’animateur André Arthur a alors fait l'objet de trois différentes plaintes.Au nom, des «Amis de Charles de Gaulle», la plainte de M.Charles Durand alléguait que l’animateur avait tenu des propos haineux et qu’il avait incité ses auditeurs à troubler l'ordre public, en les incitant à déposer des détritus au pied de la statue.La plainte déposée par le vice-président du Mouvement souverainiste, Gilles Rhéau-me, alléguait que l’animateur avait tenu des propos diffamants en le qualifiant de raciste.Marie Marra, elle, accusait André Arthur de l’avoir insultée en la qualifiant de «maudite folle».Dix-huit mois plus tard, le Conseil de presse du Québec vient de donner raison aux trois plaignants, soulignant avoir constaté dans le comportement d’André Arthur plusieurs manquements aux règles déontologiques auxquelles sont assujettis les animateurs de radio et les journalistes.«Le CPQ formule un blâme sévère», peut-on lire dans la conclusion du jugement.Cotistellatiuii Les prostitués ont leur magazine CAROLINE MONTE ET IT LE DEVOIR Montréal vient de voir naître le premier magazine canadien écrit par des prostitués.La revue Constellation a été produite par l’organisme Stella, qui défend les droits et la sécurité des travailleurs du sexe de Montréal.La première édition donne entre autres des informations sur la création de liste de mauvais clients, pour les femmes qui travaillent dans la rue ou chez elles.Il fournit les références d’organismes de citoyens opposés à la brutalité policière, à la violence conjugale ou à ia violence tout court.Il présente des textes poétiques ou autobiographiques écrits par des prostitués.Ces textes font souvent la part des choses entre les difficultés et les attraits du métier.«Je suis une femme qui a pris racine dans un monde corrompu de misère et frémissant de beauté.Je suis un arbre de la ville qui cherche désespérément sa vraie nature», écrit Roxanne, dans Mémoires et séquelles.«J’ai perdu l’effet du vertige et le vertige lui-même.Il me reste les coups absorbés à l’atterrissage.J’ai peur.Comme j’ai eu peur quand on a essayé de me tuer», écrit-elle encore.«Automate programmée amèrement à l’audace, la patience, la violence.» Bilingue, le magazine parle aussi de discrimination envers,les travailleurs du sexe.«À combien d'entre vous est-ce arrivé de se faire abuser verbalement et/ou physiquement par un agent de police, ou alors de ne pas recevoir de service de santé adéquat et respec- tueux, au CISC, à l’hôpital ou en clinique médicale, sous prétexte que vous gagnez votre vie par le travail du sexe», demande Josée.Une femme raconte comment, enceinte, elle a choisi de travailler au téléphone.«Je suis pute et c’est bien parce que tu as besoin de moi, écrit une autre [.].La pute se prête mais ne se donne jamais.Son essence et son cœur de femme n 'est pas au travail.Sa sexualité de femme aussi est ailleurs.» Un texte signé de la Coalition pour les droits des travailleurs du sexe fait état d’une démarche effectuée auprès de la ministre Louise Harel, pour l’obtention de mesures de protection, énoncées comme normes du travail, pour les travailleuses du sexe.«Trois semaines plus tard, lit-on, le ministre du Travail du gouvernement du Québec communiquait avec la Coalition pour les droits des travailleurs du sexe.Il semble que le gouvernement prend le dossier au sérieux et qu’il voulait étudier comment les lois s’appliquant aux travailleurs en général pourraient s'appliquer aux travailleurs du sexe.» Enfin, certaines informations sont données à propos de la loi.Un texte fait d’ailleurs référence à un projet-pilote.Ce projet veut que les policiers évitent d’arrêter les prostitués dans un quartier précis, et de les diriger plutôt, lorsque c’est pertinent, vers des organismes communautaires.Une équipe vérifierait également si les plaintes des citoyens, concernant la prostitution, sont justifiées.Or, selon Constellation, le service de police tarde à approuver le document final.Une dernière rencontre aurait également été retardée à cause des dernières élections municipales.K N H R E F Poulamon: de l’espoir sent le travail des pourvoyeurs.«Si le mercure descend à -15 °C au cours des prochaines nuits, nous prévoyons fonc-(PQ — U [lèche au poulamon a débuté lentement, mais donner à plein régime au jour de l'An, a indiqué hier le prési-les pourvoyeurs de Sainte-Anne-de-la-Pérade ne sont pas au dent de l’Association des pourvoyeurs, Guy-Paul Brouillet-bout de leurs peines car les caprices de la nature ralentis- te.Ijcs pourvoyeurs espèrent accueillirlOO (XX) visiteurs.TAPIS DÉCOR _____ifrir {vous MÉRITEZ UN iCADEAU VENTE DE CARPETTES À motifs aztèque, oriental, moderne, sisal, berbère.INVENTAIRE Réduction ^\0/ jusqu'à J 1 /O 1090, rue Laurier Ouest, Outremont (514) 274-1090 BOUTIQUE Lu: GRAND SOLDE EST COMMENCÉ 60 20 % à de rabais sur la marchandise automne - hiver Vêtements pour enfants 0-18 ans Vêlements de maternité 1007, rue Laurier Ouest, Outremont Tel.: 274-2442 =r1 Si vous voulez remonter votre montre, tournez simplement la page.Zc rotor Perpetual à l’intérieur d’une Rolex Oyster transforme le plus petit mouvement de votre poignet en une réserve d’énergie.Cela permet non seulement à votre Rolex de se remonter automatiquement, mais également de maintenir une tension optimale dans le ressort-moteur, assurant une précision de fonctionnement constante.w ROLEX OYSTi R IM RIM MM DAM Nous sommes 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X A 4 E S A C T U ALITES EN BREF Les pompiers essaient la conciliation (Le Devoir) — L’Association des pompiers de Montréal et la direction du Service de prévention des incendies de Montréal (SP1M) doivent se rencontrer aujourd’hui, à la demande expresse du ministère du Travail.Parallèlement à cette séance de conciliation, la première en l’espace de deax semaines et depuis la séries d’actes de vandalisme commis sur le matériel du service, le SPIM doit demander aujourd’hui à la Cour supérieure de renouveler l’injonction provisoire d’urgence interdisant aux pompiers tout acte de vandalisme et de sabotage de l’équipement de combat contre les incendies.In première injonction prenait fin aujourd'hui.Outre la préparation à ce premier face-à-face, on ne signalait rien d’anormal hier dans l’activité du SPIM et les pompiers vaquaient à leurs tâches habituelles.Fin de cavale Nashville, Tennessee (AP) — Six détenus, qui avaient profité de la distribution de repas aux musulmans observant le Ramadan pour s’évader dimanche matin d’une prison de haute sécurité de Riverbend (Tennessee), ont tous été repris et se trouvaient de nouveau sous les verrous hier.Cinq des détenus, ont été repris dimanche soir et dans la journée d’hier.Les évadés avaient utilisé une échelle pour franchir les grilles.La course Sydney-Hobart tourne au drame srsm '••'Ir*'*' - • ¦ > :.Vtlf.REUTERS Le maxi américain Sayoïiara filait hier sur une mer exécrable près de la côte de l’île de Tasmanie.Le voilier a pris la tête de la course Sydney-Hobart qui a déjà coûté la vie à trois marins.Le bilan des morts pourrait être plus lourd.Trois marins ont péri au cours d'une forte tempête et trois autres manquent à l'appel ASSOCIATED PRESS Sydney — loi course à la voile Sydney-Hobart vit ses pires heures en 54 ans d'histoire.En raison de la très violente tempête qui sévit dans la zone, trois navigateurs participant à cette compétition entre le sud-est de l’Australie et l’ile de Tasmanie sont morts.Trois autres marins pourraient aussi avoir subi le même sort puisqu’ils sont toujours portés disparus aux dernières nouvelles.Sur les 115 bateaux en lice, 59 ont dû trouver abri et de nombreux autres ont été abandonnés, selon le PC course.Pas moins de 27 bâtiments de la marine australienne étaient partis, hier, à la recherche des naufragés.Hier, deux navigateurs du Winston Churchill ont pu être récupérés dans leur canot de sauvetage sur une mer déchaînée: des creux de 15 mètres et des vents à 140 km/h.Un peu plus tôt, un autre hélicoptère avait sauvé quatre autres membres d'équipage du voilier qui se trouvaient à bord d'un autre canot.Mais on n’avait aucune nouvelle de leurs trois derniers camarades.Robin Poke, porte-parole de la sûreté maritime australienne (AMSA), a déclaré qu'il était très improbable que Glyn Charles, 33 ;uis, puisse survivre plus de 24 heures en mer après avoir été emporté par une lame dimanche soir alors qu’il se trouvait à bord du Sword of Orion.«Ce serait un superhomme s'il y parvenait», a-t-il estimé.Deux hommes, les Australiens Bruce Guy et Phil Skeggs, sont déjà morts dans l’épreuve, dont le départ avait été donné samedi.Leurs corps ont été découverts sur le Business Post Naiad, à une centaine de kilomètres au large de Merimbula, en Nouvelle-GalIes-du-Sud.Selon David Gray, un autre porte-parole de l’AMSA.une cinquantaine de marins ont été secourus dans la course cette année.Cent quinze concurrents avaient pris samedi le départ de cette classique longue de 630 milles nautiques.Et environ la moitié ont été contraints à l’abandon.«J’étais vraiment inquiet.À un moment, j'ai pensé que je ne survivrai pas», a témoigné l’Américain John Campbell qui a passé 40 minutes dans l’eau glacée avant d’etre secouru par un hélicoptère.11 souffrait alors d’hypothermie après que Kingurra eut chaviré.Le premier décès dans la Sydney-Hobart remonte à 1984 quand un skipper de 72 ans avait été emporté par une lame.Cinq ans plus tard, un homme de 58 ans avait été tué par la chute du mât.La course, en revanche, se ’ s conditions météo extrêmement mauvaises pour le maxi américain Sayonara, en tête devant l’Australien Brindabella, vainqueur de l'édition 1997.Le leader devrait franchir la ligne d’arrivée aujourd’hui.Le record de la course avait été établi en 1996 par le maxi allemand Morning en deux jours, 14 heures, sept minutes et 10 secondes.La moitié des 115 concurrents ayant pris le départ ont été contraints à l’abandon Téléphone: 985-3322 P E TIT E S ANNONCES Télécopieur: 985-3340 I * N * D * E »X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100» 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-echange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 À 1 7 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit feMERtC&Nl I EXPRESS 170 HORS-FRONTIÈRES À LOUER «PARIS» Xle, très proche centre, 2 1/2, équipé, confortable, chaleureux.600$ semaine.Tél.: (450)974-9181, fax (450)974-2901.CHALETS À LOUER STE-AGATHE.Grands chalets.Idéal skieurs.200S/jr 341-6194 301 OEUVRES D’ART Propriétaires ! 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sa sœur Carmen (Oscar Soucy); son frère Roger; ses beaux-frères et belles-sœurs Côté; M.l’abbé Maurice.Richard (Hélène Turcotte), Christian (Pierrette Saucier).Louise (John Read), Solange et Renée, ses petits-enfants, ses neveux et nièces et de nombreux ami(e)s.Elle a œuvré pendant de nombreuses années à promouvoir la musique pour les enfants, en particulier chez les Jeunesses musicales du Canada Veuillez compenser l’envoi de fleurs par des messes, des dons à la Société canadienne du cancer ou à d’autres œuvres N__________________________________________________/ JEAN-LOUIS DELISLE À Québec, le 22 décembre 1998, à l’âge de 86 ans, est décédé, entouré de l’amour des siens, monsieur Jean-Louis Delisle, époux bien-aimé de Constance Charetle.Né à Québec le 14 janvier 1912, (ils d’Antonia Côté et de François Delisle, Jean-Louis Delisle fit ses études classiques au collège Saint-Antoine de Trois-Rivières et au Petit séminaire de Québec; son droit à l’université Laval et, par après, obtint un M.A.en économie politique et philosophie à l’université d’Oxford où il était détenteur d’une bourse Rhodes.Après avoir exercé le droit quelques années à Québec, il entra au ministère des Affaires étrangères à Ottawa et fut assigné durant quatre ans au cabinet du premier ministre du Canada avant d’entreprendre une carrière diplomatique d’une trentaine d’années au cours desquelles II fut secrétaire d’ambassade à Rio de Janeiro, Brésil, puis consul général à Bos ton, conseiller culturel et d’information à Paris, chargé d’affaires et chef de mission à Varsovie, premier ambassadeur du Canada auprès de cinq pays de l’Amérique centrale, soit le Costa Rica, le El Salvador, le Honduras, le Nicaragua et le Panama, ambassadeur en Turquie ainsi qu’ambassadeur et représentant permanent du Canada auprès de l’Office européen des Nations Unies à Genève.Il fut aussi membre d’une Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies.Outre son épouse Constance, il laisse dans le deuil son (ils Martin, sa fille Sylvie (Georges Hénault) et son petit-fils Olivier Carré-Delisle, de même que ses frères, ses sœurs, ses beaux-frères et belles-sœurs: François Delisle, Paul De Lisle (Alice Lajeunesse), Marie-Antoinette Delisle, Marcelle Delisle-Faguy, Geneviève Delisle, Gérald Charette (Paulette Patry) d’Ottawa, Pierre L Morel (Marina Charelte) d’Ottawa, plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et de nombreux amis.L’ont précédé dans la mort, Roland Delisle et Simone Delisle-Craig.Selon ses dernières volontés, Il ne sera pas exposé.Le service religieux sera chanté le 30 décembre 1998, en l’église Saint-Dominique, Grande-Allée Ouest, à 14 heures.La famille accueillera les condoléances une heure avant le service à l’arrière de l’église.La direction très funérailles a été confiée à la Coopérative funéraire du Plateau, Ste-Foy, (418) 688-2411.Que vos témoignages de sympathie se traduisent par des offrandes do messes ou par un don à une fondation de votre choix.________________________________________________J 537^9431 I.E I) K V (MK.I.K M A K I) I Il I) I E M lî I! I.I II fl s A 5 ?L E S A C T U A L T E $ ?Les trésors des seigneurs de Montréal JEAN CHARTIER LE DEVOIR Le responsable des Archives de messieurs de Saint-Sulpice, Rolland Litalien, assume la responsabilité de la réorganisation de ce centre à nul autre pareil tandis que l’étude patrimoniale d'un archéologue établit la perspective d’ensemble sur les archives, les livres et les œuvres d’art de messieurs de Saint-Sulpice.Jacques Des Rochers, consultant en patrimoine et aménagement, doit remettre ces jours-ci la première perspective après l’examen des sources secondaires sur les bâtiments, les collections et le jardin de messieurs de Saint-Sulpice pour le ministère de la Culture.Le très riche patrimoine des ' seigneurs de Montréal a été conservé au sein du Vieux-Montréal dans des conditions difficiles.On vient juste de recevoir une revue de la situation, pour expliquer ce qu'il y a à faire.A la requête de la Fondation d’art religieux, l’archéologue et historien d’art a préparé un survol des biens patrimoniaux que conservent les anciens seigneurs.Tout a commencé par la classification comme monument historique et site historique en 1984.Jacques Des Rochers parle des inventaires datés du fonds d’archives privé le plus important de Montréal — 630 mètres linéaires de documents d’archives —, le bilan des maisons, des meubles, des œuvres d’art et l’examen de la bibliothèque ancienne.Ix“ plus ancien bâtiment de File Le consultant en archéologie explique sa perspective en ces termes: «C'est le plus ancien bâtiment de l’île de Montréal et l'un des plus importants.Il a un jardin d'origine qui garde son tracé au même emplacement, ce qui constitue un cas exceptionnel.» Beaucoup de choses ont disparu.On a trouvé par exemple «le livre d’orgue de Montréal» déposé par un Sulpicien à la fondation Lionel Groulx.Il parle de centaines de folios du XVI1' siècle, les 32 livres de Buffon, L’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert, tous des originaux bien entendu.On trouve les œuvres complètes de Voltaire, 45 volumes de l'édition de 1785 en parfait état.Il y a Rivarol, Condillac, Fénelon, Montaigne dans les salles sombres.L’archiviste des documents notariés ou signés par les gouverneurs, Marc Laçasse, a pris le relais du Sulpicien Bruno Harel, décédé voilà une dizaine d’années, mais il constate l’impossibilité de classer tous les documents à la manière d’un véritable fonds d’archives disponible aux chercheurs, dans les voûtes du monastère.On doit tout reconsidérer, ce qu’il fait sous la direction de l’abbé Rolland L’Italien, tandis que le ministère de la Culture attend la réaction des Sulpiciens au rapport de l'archéologue pour envisager une mise en valeur.Jusqu’à maintenant, le me nistère de la Culture n’a investi qu’un million dans le Vieux Séminaire de Saint-Sulpice.En janvier, il y aura une rencontre entre le ministère et les messieurs de Saint-Sulpice pour décider de la suite des choses.Monique Bario, la directrice de la région de Montréal au ministère de la Culture, souligne que 60 millions ont été investis depuis trois ans dans le patrimoine religieux.L’architecte du ministère de la Culture, Mario Brodeur, pense que les archives des Sulpiciens doivent demeurer des archives privées mais dans d’autres conditions de conservation.Les immeubles des Sulpiciens L’inventaire des biens des Sulpiciens comprend le Vieux Séminaire, les magasins de la rue Saint-François Xavier et l’immeuble de la rue Saint-Sulpice de biais par rapport au cours lx- Royer, donnant tous sur la cour privée de la maison seigneuriale.Il y a aussi la chapelle du Bonse-cours, l’Accueil Bonneau et l’immeuble situé en face de l’église du Bonsecours.Ils conservent la chapelle Notre-Dame de Lourdes face à l’UQAM, uii le curé est un Sulpicien mais ils ont cédé la bibliothèque Saint-Sulpice en 1936, la première bibliothèque universitaire de langue française à Montréal.Ix‘s Sulpiciens conservent le Grand Séminaire au bout de la rue du Fort, avec les deux tours du XV1L siècle a l’entrée mais le collège Marianapolis occupe le Séminaire de Philosophie en haut à l’est.Ix's Sulpiciens ont loué le premier externat de l’ile de Montréal, le collège André Grasset de la rue Crémazie, un immeuble coincé entre les autoroutes.Autrefois, les Sulpiciens possédaient le manoir de Batiscan, la seigneurie du village Saint-Sulpice et la seigneurie du lac des Dcux-Mon-tagnes à partir de 1717.Ils ne conservent que les biens dans l’église et la chapelle d’Oka, telle la Vierge d’Oka, «une vierge en argent» qui date du Régime français.Jacques Des Rochers parle de crucifix avec des Christ en ivoires.Les communautés religieuses et le patrimoine Une maison seigneuriale au cœur du Vieux-Montréal La gentilhommière des messieurs de Saint-Sulpice est appelée à devenir un haut-lieu de la recherche sur la Nouvelle-France Les ordres religieux ont joué un rôle majeur dans la préservation du patrimoine québécois.Par exemple, la Maison seigneuriale de messieurs de Saint-Sulpice, qui constitue le dernier grand ensemble du Régime français dans le Vieux-Montréal.Un lieu exceptionnel en Amérique.JEAN CHARTIER y LE DEVOIR A Montréal, les bâtiments du Régime français sont rarissimes mais le plus important de tous les bâtiments du XVII" siècle dans le Vieux-Montréal reste conservé par les messieurs de Saint-Sulpice, un cas d’espèce.Il a été classé monument historique en 1984 et on envisage enfin la mise en valeur publique du bâti et de ce patrimoine exceptionnel.La «maison des Seigneurs de l’Isle de Montréal», comme l’appellent les textes d’époque, ou «le bastiment du nouveau Séminaire» érigé à partir de 1(584, reste le plus bel acquis du Régime Français à Montréal.Le reste a disparu en grande partie dans le Vieux-Montréal.Avec les doubles voûtes du XVIL siècle dans les sous-sols et le jardin privé dans les murs d’enceinte, cette «belle, grande et magnifique maison de pierre de taille», comme la décrivait le baron Lahontan au XVII siècle, était «bâtie sur le modèle de celle de Saint-Sulpice de Paris».Le supérieur Dollier de Cas-son avait prévu la première église de la paroisse de Montréal, l’église Notre-Dame, à 500 mètres du vieux séminaire, au milieu de la rue Notre-Dame actuelle, une église qui a disparu dans les années 1840.La Maison seigneuriale de messieurs de Saint-Sulpice constitue le dernier grand ensemble du Régime français dans le Vieux-Montréal.Son coips central reste en bon état, trois siècles après sa construction par des artisans venus du Loiret Les ouvriers érigèrent de 1685 à 1691 cette gentilhommière de province donnant sur «un jardin d’environ six arpents clos de muraille», précise Robert Dili;lise, l’auteur du livrç qui fait autorité sur la question 1res Edifices conventuels du Vieux Montréal, chez Hurtubi-se.On la construisit avec une pierre locale grossière, le calcaire argileux pris à même une île, précise-t-il.De la rue Notre-Dame, on avait prévu trois étages plus les combles pour le manoir.Du jardin, un étage de plus avec la descente du terrain.Les galènes de bois ajoutent au charme de ce vieux bâtiment érigé sur le plus beau jardin du Vieux-Montréal, à l’ombre des tours Notre-Dame.L’île pour 100 OOO livres ( )n se demande s’il n’y aurait pas lieu de remettre cette partie centrale au crépi tel qu’au moment de la construction.L’aile ouest date de 1705 et abrite l’extraordinaire bibliothèque dotée de milliers de livres des XVIL et XVIII' siècles, une aile dessinée par le deuxième supérieur, Vachon de Belmont.L’historien Robert lahaise dit que les messieurs de Saint-Sulpice étaient des séculiers vivant au XVII’ siècle, des aristocrates riches.Di compagnie des 100 associés se trouvait au bord de la faillite lorsque les Sulpiciens ont acheté la seigneurie pour 100 (XX) livres à la compagnie Notre-Dame de Montréal.Ils mirent en chantier un premier séminaire en 1657, près de la rue Saint-Paul, et le nouveau séminaire en 1684, quelques centaines de mètres plus haut Robert Lahaise raconte la chose: «Ce sont trois Sulpiciens riches qui ont racheté l’ile de Montréal.A l'époque, les seigneurs étaient des officiers militaires pauvres promus par récompense.Ainsi, Maisonneuve était un militaire de bonne réputation.» Acheter une seigneurie restait hors de la portée du militaire.Quant à un ouvrier de métier, il gagnait deux livres par jour, précise l’historien pour donner un ordre de grandeur des 1(X) (XX) livres qu’ont payé les Sulpiciens pour cette seigneurie extraordinaire.il raconte qu’à compter de 1627.la compagnie des 1(X) associés a travaillé à réunir 300 (XX) livres pour l’Amérique.Mais elle ne pouvait remplir ses obligations.C’est pourquoi Jérôme Le Royer de La Dauversière s’est joint à Jean-Jacques Olier, curé de la paroisse Saint-Sulpice à P;uis, au début de 1642, pour constituer la Compagnie de Notre-Dame qui allait fonder Montréal.Celui-ci devint le directeur général de la Compagnie de Notre-Dame en 1650 et envoya quatre Sulpiciens à Montréal.Puis en 1663, le Séminaire de Saint-Sulpice de P;uis acquit les seigneuries de l’Isle de Montréal et de Saint-Sulpice.Bientôt on trouva dans la «maison des Seigneurs de la dite isle», cinq Sulpiciens et «plus de 32 Domestiques», écrit Robert Lahaise.Leur nombre passa à 17 Sulpiciens et la paroisse mère s’entoura peu à peu de neuf paroisses rurales dans l’île de Montréal.Di seigneurie de Pile de Montréal «K » 11 •*"/•?5-VN uSSm *• » » < », *5 *; T- Pi mm *3 ;; j; •• & un] f ïïi ui m tu m ut; Q a ¦rm?: llli'aS pu OT&2 •T____ ¦mm :-V4£- En fait, les Sulpiciens restent propriétaires de Montréal, précise le supérieur.Si une école ferme, la propriété du terrain leur revient mais ceux-ci ne demandent que des montants symboliques.Au Fort de la Montagne, les premiers Sulpiciens ont été enterrés, y compris Dollier de Casson.C’est le cimetière le plus extraordinaire de Montréal.Une croix noire pour chaque Sulpicien.On s’étonne de la promenade dans un champ sous-terrain bien entretenu, le cimetière des premiers citoyens de Montréal.Ijc Fort de la Montagne devenu Grand Séminaire de la rue Sherbrooke.Il reste les deux tours du Régime français.Dans les archives fabuleuses de l’institution du Vieux-Montréal, un plan du début du XX' siècle montre îes limites du Domaine de la Montagne, une propriété de 305 arpents, de la Côte des Neiges, décrite comme «le Centre de la double voie de tramways» jusqu’à la Côte Saint-Antoine, au-delà de la rue Atwater qui n’existait pas à l’époque.Le Domaine de la Montagne allait au nord de l’avenue des Cèdres au boulevard Dorchester, tandis que la rue Sherbrooke s’arrêtait à leurs murs de la Côte des Neiges! Bref, le domaine comprenait le site du collège Marguerite-Bour-geoys et celui des sœurs de la Congrégation Notre-Dame.L’historien Robert Lahaise insiste sur le fait que dans le régime seigneurial, les serfs ne sont pas propriétaires.Le serf doit faire la corvée trois jours par an pour le seigneur, payer cens et rentes, soit un centième de ses revenus en Nouvelle-France, et aussi donner des produits au seigneur.Il souligne que l’habitant ne payait que 12 % de ses revenus au seigneur en Nouvelle-France par rapport à 50 % en France.Bref, le régime seigneurial de la Nouvelle-France ne faisait pas souffrir l’habitant.L’historien a soutenu sa thèse sur les communautés religieuses de Montréal.Il dit que les Sulpiciens ont eu un statut précaire à partir de la Conquête îorsque les Jésuites et les Récollets furent expropriés massivement.Ix*s Sulpiciens ont dû se faire conciliants.Et à la Révolution française, une trentaine de Sulpiciens ont fui la France pour atterrir à Montréal.Les Sulpiciens attendirent plus de 50 ans la reconnaissance de leur seigneurie par la couronne d’Angleterre.Par prudence, ils ont été des souscripteurs de la statue de Nelson sur la nouvelle place Jacques-Cartier au début du XIX siècle.Toutefois, le 8 juin 1840, le gouverneur de la jeune reine Victoria a mis fin au régime seigneurial dans l’ile de Montréal.C’est à ce moment-là que les Sulpiciens construisirent le Collège de Montréal, rue Saint-Paul, un édifice qui a disparu.Un centre d’interprétation sur les messieurs de Saint-Sulpice est appelé à devenir le haut-lieu de la recherche sur la Nouvelle-France à Montréal.Le corpus à étudier paraît extraordinaire et le lieu reste exceptionnel en Amérique.JACQUES GRENIER LE DEVOIR était devenue la plus riche de la Nouvelle-France et les Sulpiciens étaient à sa tête.Ils ont acquis ia seigneurie du lac des Deux-Montagnes en 1717 pour relocaliser la mission des Amérindiens du fort de la Montagne.Ce sont les biens et les archives de ces seigneurs qu’on songe à mettre en valeur.Le plus riche ecclésiastique Le supérieur du Grand Séminaire de Montréal, l’abbé Louis-Paul Gauvreau, dit que le prêtre de la paroisse de Saint-Sulpice à Paris était i’ecclésiastique le plus riche de France.Il fonda le séminaire de Vaugirard à la cure de Saint-Sulpice.Son père, avocat et conseiller au Parlement de Paris, était un homme très fortuné mais ce troisième fils voulait la conversion des sauvages.Le supérieur actuel du Grand Sémi- naire conclut sur le sort des messieurs de Saint-Sulpice à Montréal: «On aurait pu être très riche mais pendant la crise des années trente, on a perdu beaucoup».Il parle d’un mauvais investissement dans le tramway de Detroit qui accula les Sulpiciens à se départir de la Bibliothèque Saint-Sulpice, rue Saint-Denis, transformée en la Bibliothèque nationale.Les Sulpiciens avaient mis sur pied la bibliothèque Saint-Sulpice en 1910 en tant que première bibliothécaire universitaire de langue française à Montréal, à la suite de la création d’une l’université française à Montréal qui se constitua |x4it à |x>tit a partir de 1880.Ix prêtre raconte que les Sulpiciens ont la réputation d’être riches mais qu’ils ne le sont pas.«On est dans les ligues mineures», précise le supérieur.«C’est Duplessis qui nous a sauvé.Il a garanti les prêts.Il a nommé un administrateur et on a vendu les terrains.Il ne reste que quelques propriétés.» L’abbé Gauvreau mentionne que les Sulpiciens avaient un statut important au XVIL siècle, une époque où les prêtres étaient fort nombreux.«Le mouvement s'opposait à la décadence du cleigé.Il y avait le mouvement de Saint-Vincent de Paul et celui de M.Olier.Il s'agissait de redonner aux prêtres le sens de la dignité», explique le supérieur.De nos jours, le Grand Séminaire est acculé à un déficit de 300 000 $ par an et loue des stationnements installés à même ses jardins, près du grand bassin français vide, pour payer les factures.Propriétaires du terrain Le jardin des Sulpiciens (ci-dessus) conserve son ancien tracé, contigu à l’église Notre-Dame, derrière le séminaire (ci-contre) construit en 1695, le plus vieil édifice du Vieux-Montréal.Le Séminaire Saint-Sulpice a été érigé rue Notre-Dame par les messieurs de Saint-Sulpice, les seigneurs de Montreal de 1657 à 1840.C’était la maison seigneuriale de l’île de Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE POUR LA PÉRIODE DES FÊTES Le Devoir ne sera pas publié les 25 et 26 décembre 1998 ainsi que les 1er et 2 janvier 1999.Nos bureaux seront fermés les 25 et 28 décembre ainsi que les 1er et 4 janvier RÉSERVATIONS ET MATÉRIEL Publication des jeudis 24 déc.et 31 déc.98 : les mardis précédents à 14b Publication des lundis 28 déc.98 et 4 janv.99 : les mercredis précédents à 14h Publication des mardis 29 déc.98 et 5 janv.99 : les jeudis précédents à 1 Oh Publication du mercredi 6 janv.99 : le jeudi 31 déc.98 à 16h Tel.: 985-3344 Fax 985-3340 CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE ST-HYACINTHE, COUR DU QUÉBEC, NO.750-02-000651-988, Commission Scolaire Des Patriotes, Partie Demanderesse, -vs- Caroline Hamelin.Partie Défenderesse.Le 12ième jour de janvier 1998, à 10h00, au 3096, Route Rougemont, St-Jean-Baptiste, district de St-Hyacinthe, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: Caroline Hamelin.saisis en cette cause, consistant en: 1 télévision Zenith, 20" app.et acc ; t sola 3 places ved; 1 divan 1 place vert et acc,; t labié de salon noire el simili bois, carrée et acc.; 1 table de salon noire rectangulaire et acc.; 1 bibliothèque 3 morceaux, moire, dont une à 3 portes et 2 autres vitrées, une à 2 portes, 2 vitrées et espace pour télévision, une à 3 tiroirs, 1 porte vitrée.2 tablettes el acc.; t combiné de son, 1 tape deck double Samsun; 1 stéréo amplifier, 1 band tuner Samsung; 1 cd player, 1 labié tournante et acc.Conditions ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: Stéphane Dufresne, huissier du district de Longueuil.GAUCHER, TESSIER.F0ISY.LEFTAKIS & ASSOCIÉS, HUISSIERS DE JUSTICE, 558, Notre-Dame, bureau 102.Saint-Lambert, Québec, J4P 2K7.Tel.; (450) 465-4650 CANAITA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE CHICOUTIMI NO: 150-22-001475-984 COMMUNAUTE URBAINE DE MONTREAL AVIS D'ENTRÉE EN VIGÜEÜR 4 Le Conseil de la Communauté urbaine de Montréal, à son assemblée régulière tenue le 17 juin 1998, a adopté le règlement suivant : Règlement 87-3 ; "Règlement modifiant le règlement 87 relatif au rqjet des eaux usées dans les réseaux d’égout et cours d’eau." Le règlement 87-3 a été approuvé par le ministre de l’Environnement du Québec le 22 décembre 1998 et entre en vigueur aujourd'hui; toutefois, l’article 11 entre en vigueur le 1er janvier 1999.Les permis de déversement de boues de fosses septiques ou de toilettes chimiques émis antérieurement à cette date sont alors révoqués.Ce règlement peut être consulté au Secrétariat de la Communauté.1550, rue Metcalfe, bureau 1407, Montréal.COUR DU QUÉBEC Chambre civile Procédure allégée PRÉSENT: SYLVIE DUCHAINE Greffier-adjoint STATION SERVICE CONRAD MERCIER INC., 2857-4044 QUÉBEC INC., faisant affaires sous les nom et raison sociale de RESTAURANT LA FOURCHETTE 2052-3743 QUÉBEC INC,, faisant affaires sous les nom et raison sociale de COPIE CONFORME EQUIPEMENTS DE BUREAU DU FJORD INC.CENTRE DE SERVICE DE L AUTOMOBILE G.D.INC.PLACEMENT GRMS INC, 2972-9373 QUÉBEC INC.taisant affaires sous les nom et raison sociale de LA CLEF DE SOL EDITH B0IVIN LOUISE B0IVIN ERIC PR0ULX ALAIN SAMSON CLAUDE GARANT DANIEL SAVARD SYLVAIN GUAY Partie demanderesse C.TETRAVISI0N INC., corporation légalement constituée, qui a aussi tait affaires sous la dénomination sociale numérique 3278174 CANADA INC.Ayant son siège social au 4 Westmount Square, bureau 100.Westmount, Québec district de Montréal, H3Z 2S6, maintenant d'adresse inconnue ET AT&T CAPITAL Défenderesses conjointes el solidaires ASSIGNATION ORDRE est donné à Tétravision Inc.de comparaître au greffe de cette cour situé au 227, rue Racine Est, Chicoutimi, salle 1.02, dans les dix (10) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de ta déclaration a été remise au greffe à l'intention de Tétravision Inc.Lieu: Chicoutimi Date: 22 décembre 1998 SYLVIE DUCHAINE PROVINCE DE QUÉBEC VILLE DE LAVAL AVIS DE PUBLICATION AVIS public est, par la présente, donné que le Conseil municipal a adopte le règlement suivant: L-9781 modifiant la clause d'imposition du règlement L-8509, lequel décrète l'exécution de travaux d'aqueduc et de réfection de chaussée sur une partie du rang du Haut St-François.Approbations requises: Adoption par le conseil municipal: 2 novembre 1998 Ministère des Affaires municipales: 23 décembre 1998 Avis est de plus donné que ledit règlement est présentement en vigueur et qu'il est déposé au bureau du Greffier, 1, Place du Souvenir, Laval, à la disposition et pour l'information de tous les citoyens.DONNÉ À LAVAL, Ce 29 décembre 1998, Me Guy Collard, greffier [L5S3RÜ AVIS D'INTENTION DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie Productions Mykota inc.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières de la province de Québec la permission d'obtenir sa dissolution.Montréal, le 23 décembre 1996 MARTINEAU WALKER Procureurs de la compagnie AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS Article 102(4) de la Loi Dans l'affaire de la faillite de : JACQUES MELOCHE demeurant au 68, rue Ste-Cécile, en la ville de Valleyfield, QC J6T 4M4 Avis est par les présentes donné que : JACQUES MELOCHE, ayant omis de déposer dans les dix (10) jours suivant le dépôt l'avis d'intention, l'état visé à l'art.50.4(2) LFI.été réputée conformément à l'art.50.4(8) LFI, avoir tait une cession le 14- jour de décembre 1998, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 6' jour de janvier 1999, à 9 h 30, au bureau du Séquestre, 5, Place Ville-Marie, 8' étage, Montréal (OC).Daté à tie Perrot (Québec), ce tff jourde décembre 1998.Richard Lapointe, Syndic PIERRE ROY & ASSOCIÉS INC.Syndic de faillites 10, Grand Boulevard #202 Ile Perrot (QC) J7V 7P8 Téléphone : (514) 453-9857 Ligne Mtl : (514) 497-9290 Téléc.: (514) 453-2134 MEMES PROBLÈMES K3SKE3 LA SOLIDARITE (514)257-8711 lÉDÉWLOPPFvMENr ~ ET MIX 860-234-8533 I.K I) K V OIK.I, E M A K I) I 2 !> I) É (' E M K K E I II II N EDITORIAL Jeux de guerre Les frappes américaines contre l’Irak ont ouvert une boîte de Pandore dont l’affrontement militaire survenu hier dans la zone d’exclusion du nord du pays n’est qu’une illustration attendue.Washington encaisse — on est tenté de dire: avec machiavélisme — le résultat des bombes qu’il a semées.ill Clinton a-t-il cru un seul instant que Saddam Hussein s’écraserait devant les frappes américaines et britanniques déclenchées il y a deux semaines contre l’Irak?C’eût été prendre le dictateur irakien pour ce qu’il n'est pas.Bagdad reste fidèle à lui-même en bloquant le retour des inspecteurs onusiens du désarmement, en menaçant — momentanément — de suspendre le programme d’aide humanitaire «pétrole contre nourriture», puis en ouvrant le feu sur une patrouille aérienne américano-britannique.L’Irak — et cela veut dire aussi les Irakiens — est aujourd’hui à ce point braqué qu'il semble avoir accepté le risque d’autres raids.La Maison-Blanche ne peut pas ne pas avoir prévu la réaction de Ragdad.On pourrait même assez facilement défendre la thèse voulant quelle ait délibérément choisi d’alimenter par frappes interposées la crise avec l’Irak.Qu’au Proche-Orient, les provocateurs ne sont pas toujours ceux qu’on pense.Les doutes jetés, surtout en Europe, sur le rôle guerrier du rapport de l’inspecteur en chef Richard Butler accréditent l’impression d’un affrontement scénarisé.Dans cette logique, les raids de la mi-décembre n’auront peut-être pas visé tant à dénouer la crise qu’à la prolonger.Alors, à moins que Saddam Hussein ne fasse des compromis au sujet de la Commission spéciale de désarmement (l’UNSCOM), ce qui paraît à brève échéance improbable, il ne faudra pas se surprendre si les Américains lancent une nouvelle attaque punitive après le ramadan, vers la fin du mois de janvier.Et si les commentateurs se mettent à ergoter sur la coïncidence de nouvelles frappes avec la reprise des travaux du Congrès et l’ouverture au Sénat du procès en destitution dont la Chambre des représentants vient de voter l’acte d’accusation contre le président Clinton.Ce Bill Clinton qui n’arrête pas de marteler que Saddam Hussein constitue une menace pour les voisins de l’Irak.Il l’a encore fait hier, sous le prétexte des tirs ouverts par la batterie de défense irakienne.Il y a un effet boomerang à cet argumentaire: en affirmant que les tirs irakiens «soulignent la menace que continue de faire peser Saddam sur la région», M.Clinton se trouve à reconnaître implicitement l’inefficacité des frappes lancées le 16 décembre dernier.Que Saddam soit une menace pour la région constitue du reste une justification américaine difficile à avaler, considérant surtout le fait que les principaux intéressés — les opinions publiques et les gouvernements du monde arabe — n’en sont pas eux-mèmes convaincus.Il n’y a pourtant pas, dans le monde arabe, pénurie d’esprit critique face au comportement du régime irakien.Four autant, cela ne l’a pas convaincu que les frappes américaines et britanniques étaient nécessaires.Aussi, le péril pour la stabilité du Proche-Orient et de sa grande périphérie est tout autant, a l’heure actuelle, Bill Clinton que Saddam Hussein.Navrant, dans ce contexte, que Jean Chrétien ait appuyé sans réfléchir les décisions belliqueuses de ses deux alliés.Il faut espérer que le Canada usera avec plus d'intelligence de son influence modératrice au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, dont il devient ce vendredi membre non permanent pour une durée de deux ans.À plus grande échelle, la politique américaine face à l’Irak traduit l’ineptie de Moscou sur la l cène internationale — et augmente sa colère.Par Bagdad interposé, les Etats-Unis se trouvent en fait à enfoncer Moscou, sans s'en formaliser.Entrant dans une huitième année de récession, doté en Boris Eltsine d’un non-président, il n’est évidemment pas certain que la Russie ait les moyens d’exprimer cette colère de manière dangereuse.Néanmoins, c’est manquer de sagesse que de minimiser les objections de Moscou, comme l’a fait récemment le département d’Etat en affirmant que les dommage causés par la crise irakienne aux relations américano-russes n’étaient pas «irréparables».Membre du nouveau gouvernement d’Evgueni Primakov, un influent ministre communiste suggérait en septembre dernier de moderniser l’arsenal nucléaire russe.Cela mérite mention.Après tout, sa pauvreté n’a pas empêché l'Inde, le printemps dernier, de procéder à des tests nucléaires qui ont surpris le monde — et les Américains.Honte à Gaz Métro ien sûr, l’erreur est humaine.Mais à l’Accueil Bonneau, le 9 juin dernier, la négligence d’une grande entreprise de services publics, Gaz Métropolitain, a coûté la vie à trois femmes bénévoles qui venaient en aide aux plus déshérités d’entre nous.It rapport du coroner Cyrille Delâge publié trois jours avant Noël sur les circonstances entourant l’explosion survenue à la suite de la perforation d'une conduite de gaz naturel, a ravivé chez les proches des victimes un deuil, la douleur et surtout une certaine amertume.Comme le disait sœur Nicole Fournier en lisant ce rapport, on se rend compte que cela aurait été si simple d’éviter l’accident.Si simple, en effet.Si simple qu'il faut répéter ici le cri d’indignation du coroner: J’en suis encore à me demander si quelqu’un, une seule personne a utilisé son jugement, son intelligence et son expérience dans la conception, la préparation et l’exécution des travaux.» Ce jour-là, un sous-traitant embauché par Gaz Métro avait été chargé de perforer un mur afin que l’on procède a des travaux d’amélioration du système de chauffage.L’ouvrier n’avait reçu aucune directive de sécurité.Personne ne lui avait suggéré de fermer la Michel valve de gaz.Et lorsqu’il a signalé la fuite, après qu’il Ve h a e eut accidentellement percé le tuyau dont il ne pouvait « « » savoir qu’il était situé là où Gaz Métro lui avait dit de perforer, aucune instruction n’a été donnée par les responsables de l’entreprise pour que l’immeuble soit immédiatement évacué.Depuis que la Loi sur la recherche des causes et des circonstances des décès a été modifiée, en 1986, les coroners n’ont plus le droit de tenir quelqu’un criminellement responsable d'un accident.Mais sans aller jusque-là, on peut sans hésitation blâmer Gaz Métropolitain pour sa négligence.Certes, après le drame, l’entreprise a modifié ses pratiques et s’apprête a soumettre les recommandations du coroner a son conseil de gestion.Entre autres, M Delâge suggéré de mieux superviser les travaux des sous-traitants et de leur fournir des instructions relatives a la sécurité et aux mesures d’urgence a suivre en cas de fuite.Réagissant au rapport, le porte-parole de la compagnie, Stéphane Bertrand, a dit: «La clé de tout, ci nos yeux, c’est que les gens qui travaillent sur le gaz doivent avoir les connaissances nécessaires.» M.Bertrand nous inquiète.A-t-il fallu trois morts pour qu’une chose aussi simple saute aux yeux d’une entreprise a qui les consommateurs font confiance pour assurer leur sécurité?Guy Tail le fer ?LE DEVOIR FONDÉ FAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l'information PIERRE CAYOUETTE, PIERRE BEAULIEU, NORMAND THÉRIAULT Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ vfaautre grand moment de IM Pi RAF pm.5 i -> v\ \ 5?'€X iZJ Gàn'eiïjwi une ftpe.m ûPiX^ttZ REPRISE Un appui prématuré Dans le contexte de turbulences politiciennes à Washington, les frappes contre l’Irak, immédiatement après sa mise en accusation, apparaissent comme liées aux intérêts personnels du président Clinton.Le précédent des bombardements de «laboratoires terroristes» en août 1998, trois jours après sa comparution pour l’affaire Lewinsky, donne à penser que cet homme qui a commis des fàutes privées pourrait en commettre de plus graves au niveau public.Au moment où le sentiment général des populations des pays pauvres réprouve une nouvelle attaque du plus puissant prince de ce monde, l’inconscient collectif ne peut rester en sommeil: qui s’étonnera des murmures qui s’élèvent dans le Village global, de Moscou à Beijing et de l’Amérique pacifique à l’Afrique nécessiteuse?Il faut bien voir que les agents de la répression militaire ne montrent pas le même empressement à l’heure du partage des connaissances (leur dossier est plutôt négatif au sein de l’UNESCO, à l’Union postale et d’autres organismes onusiens) et de la conservation des richesses de la planète (l'échec récent de la cpnférence de Buenos Aires est attribuable aux Etats-Unis).L’opposition des «Américains» — en fait, d’un seul pays du Continent, fort isolé dans ce dossier — à l’interdiction des mines an- LETTRE S tipersonnel en 1997 puis à la création de la Cour criminelle internationale-en 1998, enlève de leur crédit humanitaire à ces vertueux gendarmes.A l’étranger, et pas seulement en France, on s’étonne de l’empressement du Canada dans son appui inconditionnel du 17 décembre.L’opération «Renard du désert» est une affaire de l’alliance anglo-saxonne, qui fonctionne en parallèle avec l’ONU, mais est loin de se conformer à l’esprit de la communauté internationale.Notre appui prématuré, avant que d’autres nations pourtant plus anglo-saxonnes (Nouvelle-Zélande, Australie, entre autres) n’aient donné leur assentiment, aura surpris l’opinion de nombreux pays pauvres, qui nous croyaient plus indépendants des grands pouvoirs militaires.Achille Joyal, Ph.D Gatineau, 19 décembre 1998 En avant, toute! Devant l’acharnement actuel de la direction d’Alliance Québec, secondée et approuvée par des individus tels que Guy Bertrand et Diane Francis, à reprendre le flambeau des contestations légales des lois québécoises visant la protection de la langue française et l’intégration des immigrants, je fais appel à nos leaders politiques, journalistiques et nationalistes dans le but de dénoncer avec véhémence cette nouvelle croisade.Il m’apparaît inacceptable et intolérable que la société québécoise les laisse faire sans réagir, comme si la meilleure stratégie à adopter devant un tel assaut consistait à être passif.Pouvez-vous imaginer une minute ce qui surviendrait si la minorité francophone manitobaine se mettait à sauter aux barricades et à contester sans relâche et d’une façon aussi acharnée les lois linguistiques de leur province?Il y aurait sûrement un tollé général de la part de la majorité manitobaine qui leur ferait comprendre que s’ils désirent vivre au Manitoba, ils n'ont qu’à accepter les lois votées par la majorité.Ce que la minorité anglophone québécoise désire au plan linguistique, c'est la loi de la jungle fie «free for ail»).C'est la meilleure façon de nourrir de l’animosité et du ressentiment chez la majorité francophone.Ce ne sont pas les nationalistes francophones qui créent un climat d’incertitude sociale au Québec, ce sont ceux qui n’acceptent pas que la majorité francophone se donne des lois en accord avec sa volonté nationale.I.a société québécoise ne tient qu’à vivre à sa propre façon dans le respect de ses attributs, comme tous les peuples normaux de la planète.Contester, au nom de la primauté de la langue anglaise, la manière dont le peuple québécois s’y prend pour assurer sa survivance équivaut à de l’impérialisme politique.Laurent Ixiberge Montréal, 15 décembre 1998 LIBRE OPINION -?- Bouchard, ou la politique de haute voltige GIUSEPPE SCIORTINO ^ Avocat A la suite des dernières élections provinciales, il y a deux commentaires que j’aimerais faire.Le premier porte sur le système électoral uninominal et le deuxième sur le déclenchement d’un référendum.Avec environ 43 % chacun du vote, le PQ a obtenu 61 % des sièges et le PU) 38 %.L'ADQ, de son côté, moins de 1 % des sièges avec 11 % du vote.la distorsion plus criante du résultat, bien que pas la seule, réside dans ce presque demi-million de votants qui n’ont eu droit qu’à un siège sur 124 (125 avec le comté de Masson).Comme au lendemain de chaque élection, on a entendu quelques récriminations.Cependant, tout le monde ou presque s’accommode d’un tel système, espérant que la distorsion leur sera favorable la prochaine fois.la proportionnelle, parfaite ou imparfaite, régionale ou territoriale, à l’allemande ou à l’israélienne, est fuie comme la peste par les partis, y compris ceux qui l’ont inscrite, depuis des décennies, dans leur programme.Il me semble que le problème de la représentation est plus important que la nécessité d’une carte d’identité pour voter, sans nier l’importance de cette dernière.Une apparente complexité, la tradition, des motifs de toutes sortes justifient ceux qui ne veulent pas d’une forme quelconque de proportionnalité à traiter le sujet avec une certaine suffisance, confortés par l’indifférence suspecte de ceux qui, en principe, ne seraient pas contre.Une certaine forme de proportionnalité est souhaitable, nécessaire et praticable.Mais, vu que personne n’en veut vraiment, la promouvoir, c’est comme vouloir passer à travers un mur.Et même plus, en en faisant la promotion, on devient, en quelque sorte, complice du statu quo.Y a-t-il un autre moyen susceptible de permettre une représentation plus démocratique au chapitre des sièges ou à celui des idées, qui soit réaliste et pas trop compliqué?Il me semble qu’un système uninominal à deux tours, sans être l’idéal et sans corriger toutes les distorsions que l’on connaît, pourrait apporter quelques correctifs, au moins en partie.i Dans ce système, un candidat serait élu au pre- mier tour seulement s'il obtenait 50 % des votes plus un.Si le candidat se classant premier était élu par un pourcentage moindre, il y aurait, dans le comté, une deuxième élection à laquelle les deux candidats ayant obtenu le plus grand nombre de votes au premier tour auraient le droit de participer.It troisième candidat pourrait participer à ce deuxième tour en cas de retrait d’un des deux premiers.Ce système pourrait permettre trois principaux scénarios où le tiers parti pourrait participer à un deuxième tour de scrutin: ¦ le candidat du tiers parti se classe, à l’élection générale, premier ou deuxième.J’avoue que c’est une situation extrêmement rare.A la dernière élection seulement, M.Dumont aurait eu le droit, en tant que candidat d’un petit parti, de participer à un deuxième tour étant arrivé premier avec moins de 50 % plus un vote; ¦ le candidat du tiers parti se classe en troisième po-sition, à l’élection générale, avec un pourcentage considérable du vote.Il serait possible pour le tiers parti de négocier, avec l’un ou l’autre des principaux partis, le retrait de leur candidat en faveur du sien.la contrepartie serait évidemment l’appui du tiers parti, dans d’autres comtés nécessitant un deuxième tour de scrutin, à l’un ou l’autre des principaux partis; ¦ le retrait d’un candidat d’un des principaux partis n’est pas envisageable.Le tiers parti, en échange de son appui, pourrait faire accepter quelques-uns de ses engagements électoraux à l’un ou l’autre des principaux partis.It deuxième commentaire a trait au processus référendaire.Lucien Bouchard, à l’approche de la dernière campagne électorale, traînait un boulet au pied: organiser ou pas un référendum lors du deuxième mandat.Habile et jouissant d’une autorité sûre, qu’il exerce, selon certains membres du PC), un peu trop souvent, il a inventé la notion de «conditions gagnantes».Avait-il le choix?Je ne crois pas, vu l’énorme majorité d’électeurs opposés à l’organisation d’un référendum.Il aurait été politiquement suicidaire de dire qu’on allait en organiser un ou de dire le contraire.Cha-peau! C’est de la politique de haute voltige.Très peu de politiciens en auraient été capables.Cette invention géniale pourrait cependant avoir des conséquences néfastes.En effet, comment un gouvernement du PC) pourrait-il justifier un quatrième référendum et convaincre les électeurs qu'on peut le gagner alors que ces derniers savent qu’on en a perdu un dans des conditions gagnantes?A moins que l’actuel gouvernement croie que le prochain référendum sera le dernier, peu importe le résultat Auquel cas, il doit penser faire le possible et l’impossible pour qu’il soit gagnant.Gouverner pour tout un peuple Si on décide de ne pas tenir un référendum, c’est certainement parce qu’on n'a pas su ou pu, pendant quatre ans, créer les conditions gagnantes.Qu’est-ce qui pourrait faire croire aux électeurs, particulièrement aux souverainistes, que le gouvernement saurait ou ixnirrait créer les «conditions gagnantes» dans un troisième mandat ou dans un mandat ultérieur?Il y aurait peut-être, à ce moment-là, perte de confiance.Le gouvernement, élu par une partie de la population, est le gouvernement de toute la population.S’il travaille à créer les conditions gagnantes, il va se faire reprocher de ne pas représenter ceux qui ne veulent lias d’un référendum.Ces derniers se croiront justifiés d’agir jxnir créer des «conditions |X‘rd;uites».Pris entre supporteurs des «conditions gagnantes» et supporteurs des «conditions perdantes», le Québec ne risque peut-être pas d’être perdant mais sûrement pas d’être gagnant! Donc, toujours assis entre deux chaises.Une partie du problème, je crois, réside d;ms le fait que ce n’est ni au gouvernement, ni à l’Assemblée nationale que revient l’initiative de déclencher ou pas un référendum sur la souveraineté du Québec.La souveraineté d’un peuple, d’un pays, ne |X“ut être et ne doit pas être la «chose» d’un gouvernement et des élus mais l’affaire du peuple.Elle transcende les vues et les intérêts d'un gouvernement ou d’un parlement.Je sais qu’il n’est pas réaliste de penser qu’un gouvernement puisse renoncer à la prérogative, qu'il détient, d’organiser un référendum sur la souveraineté.Très bien! Qu'il la garde! Mais il n’y a rien qui s’oppose à ce que cette prérogative ne lui soit pas exclusive.Je crois que la Loi référendaire devrait prévoir l’obligation pour un gouvernement d'organiser un référendum sur la souveraineté du Québec lorsqu'un pourcentage assez considérable (par exemple, 10%) des ayant&droit de vote le requiert par une requête, dûment signée, présentée dans des délais et selon la forme dictés par la loi.Le mouvement et la mobilisation qu’une telle demande populaire ixnirrait créer constitueraient, peut-être, une «condition gagnante».Avec sa formule des conditions gagnantes, Bouchard s’est bien tiré d’affaire I.fi l) E V 01 II .I.K M A IM) I 2 it I) I.( i: M |i H |.| -I -) s A 7 IDEES Les enjeux de la mondialisation nouveaux protéger Cinquante ans après l'adoption de la déclaration universelle de 1948, peut-on parler de Vémergence d une nouvelle génération de droits humains, et si oui, quel rapport ont-ils avec ceux mis en avant il y a un demi-siècle?HONNI E C A M I» B E L L Professeure au département de science politique de l’Université du Québec à Montréal Premier d’une série de deux textes Ce texte a été publié en octobre dans Courrier de l’UNES-CO.La conjoncture internationale de la fin des années 90 illustre plus que jamais l’indivisibilité de tous les droits, économiques et sociaux, civils, politiques et culturels, dans leur extension la plus large.Mais si nous en sommes à un moment crucial où les droits se multiplient en même temps qu’évoluent leurs formulations et leurs pratiques, le risque est grand si nous ne nous penchons pas sur les enjeux, acteurs, stratégies et intérêts entourant leur défense, qu'il se produise une dévaluation des idéaux et un détournement des principes que la déclaration universelle cherchait à protéger.Depuis les années 80 en effet, l’interdépendance planétaire occasionnée par le processus d’internationalisation a fait des droits humains un enjeu de plus en plus discuté, et de plus en plus médiatisé, dans de multiples arènes.Ix‘s recommandations émises par les conférences des années 90 — Rio, Le Caire, Copenhague, Pékin, Istanbul en particulier — ont le plus souvent reposé sur l’affirmation de droits: droit à l’environnement, droits socioéconomiques, droits des femmes, droit au logement, etc.Ces dossiers impliquent un nombre croissant de personnes et d’organismes, ce qui contribue à une meilleure connaissance et une meilleure diffusion de l’information concernant les droits dans des domaines précis.Mais ces protagonistes, parfois très puissants, parfois bien faibles, ont aussi des positionnements et des intérêts très différents et préconisent des stratégies qui ne se recoupent pas toujours.Car l’interdépendance ne signifie pas forcément l’établissement de rapports symétriques et l’égalité des chances.Ce sont peut-être même les formes prises par l’internationalisation et le bouleversement des rapports sociaux qui expliqueraient les préoccupations croissantes concernant les droits humains.Ces «nouveaux droits» apparaissent donc dans une conjoncture particulière qui explique à la fois l’urgence de leur défense, mais aussi certaines difficultés liées aux conditions de leur émergence.Car il faut effectivement les défendre, sans pour autant cautionner la fragmentation des enjeux, ni détourner l’attention des rapports politiques et sociaux qui sont à l’origine des abus.- — l * • r-r;c ^ li -.jflr I» J lit AV.”4 i r$m Bllf> .IW' REUTERS Des Moscovites fouillent le dépotoir à la recherche d’objets pour revendre sur le marché noir.Les recommandations émises par les conférences des années 90 ont le souvent reposé sur l’affirmation de droits: droit à l’environnement, droits socioéconomiques, droits des femmes, droit au logement, etc.Ces «nouveaux droits», affirme Honnie Campbell, apparaissent donc dans une conjoncture particulière qui explique à la fois l’urgence de leur défense, mais aussi certaines difficultés liées aux conditions de leur émergence.Pour savoir si on est vraiment devant l’émergence de nouveaux droits où devant une simple actualisation des principes de la déclaration de 1948, il faut se pencher sur les formes prises p;ir la mondialisation et les stratégies actuelles de croissance économique et, plus précisément, sur les nouvelles formes d’exclusion et de marginalisation qui caractérisent toute une chaîne de rapports allant de l’international au régional et au national, jusqu’aux communautés locales.Il faut revenir à la façon dont on conçoit la mondialisation et la croissance économique pour tenter de comprendre la complexité des processus actuels et l’émergence de nouvelles revendications dans le champ des droits humains.Selon la vision dominante économiste, la mondialisation serait le résultat des ajustements inévitables aux nouvelles normes de compétitivité internationale et aux lois du marché qui assureraient une allocation optimale des ressources à l’échelle mondiale.Or la mondialisation doit plutôt être vue comme un processus éminemment politique recouvrant des négociations, des rapports d’influence et de force construits et institutionnalisés par des acteurs qui en portent la responsabilité, qu'ils soient des étals, des firmes transnationales, des institutions multilatérales de financement, etc.De plus, le processus de mondialisation des marchés des biens et services et des marchés financiers a des implications sociales, économiques et politiques différentes selon les régions.Ainsi, bien que faisant partie d'un même processus mondial, ces situations différentes se caractérisent par des enjeux spécifiques sur le plan de la remise en cause des droits et de la nécessité de leur défense.Un des traits marquants du processus actuel de libéralisation est le fait qu’il a été accompagné d’un retrait programme de l'Etat de certains domaines (planification, production, réformes sociales) et d’une réorientation de ses interventions dans d’autres domaines (redistribution, réglementation, médiation), dans le but de favoriser des stratégies particulières de croissance économique reposant sur la promotion des intérêts privés.Cela a contribué à délégitimer et à fragiliser des états déjà caractérisés par une crise fiscale, notamment dans des pays du Sud sous ajustement structurel, avec des conséquences particulières sur les droits.Di redéfinition du rôle des états relevé d’une politisation grandissante du processus de mondialisation et, notamment, d’une politisation de la gestion de la «crise» dans les pays du Sud sous ajustement.Mais, au Nord ou au Sud, les stratégies de relance économique reposant sur le secteur privé impliquent des formes particulières d’intégration au marché mondial et de nouveaux rapports avec les sociétés multinationales.Sur le plan interne, les stratégies de réforme cherchant à construire un ensemble de relations économiques et sociales répondant aux critères internationaux en matière de productivité, de rentabilité du capital et de compétitivité, s'attaquent directement ou indirectement aux droits acquis (emploi, allocations sociales, etc.), quand ils existent, afin de permettre une redistribution des ressources de certains secteurs jugés «moins productifs» (le domaine social, de la santé et de l’éducation, par exemple) vers ceux qui sont jugés l’être davantage.Ce transfert a un coût social inestimable, c:u- il s’accompagne d’un démantèlement des règles mises en place au cours des décennies précédentes.Pendant les années 90, face à l’aggravation de la marginalisation et de l’exclusion de certaines catégories sociales, une réflexion est menée à l’intérieur des institutions de Bretton Woods autour de la notion de «groupes cibles» — les femmes, les vieillards, les enfants, les handicapés.Des mesures spécifiques sont prises en leur faveur, sans qu’il y ait remise en question des stratégies économiques ayant contribué à la fragilisation de leur situation.Plus récemment, dans le Rapport sur le développement dans le monde 1997 de la Banque mondiale, qui porte sur la redéfinition du rôle de l’Etat, un tableau précise les différentes fonctions que cette institution lui assigne.la fonction «assurer l’équité sociale» n’est pas présentée comme un objectif en soi — encore moins un droit social et économique — mais comme un élément de stabilisation et de consolidation d’un modèle de croissance économique dont la logique ne peut qu’accentuer les inégalités et donc être potentiellement porteuse d’abus de droits.Demain: la revendication de nouveaux droits et la lutte pour la redistribution du pouvoir Un problème de plus en plus complexe Pour une réforme en profondeur de la protection des réfugiés Pour mieux protéger ceux qui en ont besoin, nous ne voyons pas d'autre solution viable, à moyen terme, que de mettre l'accent sur la protection régionale et temporaire DOMINIQUE BOISVERT Centre justice et foi a protection actuelle des réfugiés, au Canada L comme dans le monde, se dirige droit dans un cul-de-sac: les nombres s’accroissent, les causes deviennent plus complexes et les pays du Nord ferment de plus en plus leurs frontières.Il est ==1 urgent de revoir en profondeur tous les mécanismes de protection, ici comme au plan international.Pour y arriver, il faut d’abord clarifier les enjeux et préciser les choix difficiles qui sont à faire.Et d’abord savoir de qui on parle! Car le premier problème en est un de vocabulaire.Qui est réfugié?la plupart des gens, y compris les médias, utilisent le mot «réfugié» au sens large: personne qui s'est sentie obligée de fuir son milieu d’origine, pour toutes sortes de raisons importantes, afin de trouver protection ailleurs.Et quand on se met un instant «dans les souliers de l’autre», on comprend facilement que toutes sortes de situations insupportables nous auraient, nous aussi, poussés a fuir: lamines, cataclysmes naturels, guerres civiles, violences religieuses, pauvreté endémique, répression économique, sociale ou culturelle, etc.Mais le mot «réfugié» a aussi un sens juridique précis, défini dans la Convention de Genève de 1951.Et seuls ces réfugiés au sens de la Convention ont droit a la protection internationale, quelle que soit notre sympathie pour le sort des autres.De plus, les pays n’ont d’obligations juridiques de protection qu’envers les réfugiés qui ont déjà atteint leur territoire national.Tant que les «réfugiés au sens de la Convention» sont hors de ses frontières, le Canada n a aucune obligation juridique envers eux.C’est d ailleurs pour cela que la plupart des pays du Nord ont tellement développé, au cours des dernières années, les moyens d’empêcher les revendicateurs du statut de réfugié d atteindre leurs frontières (visas, contrôle des papiers dans les aéroports étrangers, pénalités aux transporteurs aériens, etc.).Pourtant, les pays n’en ont pas moins une responsabilité morale, comme membres de la communauté internationale, à l’égard de ces millions de réfugiés; et cette responsabilité morale est a notre avis aussi importante que les obligations juridiques contractées avec la Convention de Genève.Qui protège qui?Encore en 1998, l’immense majorité des dizaines de millions de personnes qui ont besoin de protection est effectivement secourue par les pays déjà trop pauvres du Sud qui sont situés à proximité des pays d’exil forcé.Même si le nombre des revendicateurs de statut nous semble parfois important, au Canada ou en Europe, il s’agit toujours d’une infime proportion des besoins de protection.Mais paradoxalement, le Canada — et le Québec — consacre beaucoup plus de ressources à protéger ici ce tout petit nombre de réfugiés (grosso modo, 24 000 au Canada pour 24 millions dans le monde en 1997) qu’il n’en consacre à l’étranger pour protéger l’immense majorité d’entre eux qui se trouvent dans les camps.Ce qui n’est certes pas, si notre objectif est de protéger le plus grand nombre le mieux possible, l'utilisation la plus rationnelle ou la plus efficace de nos ressources.Et puisqu’il semble évident pour tous que la solution ne pourra jamais être de protéger tous ceux et celles qui en ont besoin en les accueillant, de façon permanente,,dans les quelques rares pays d’immigration (Canada, Etats-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande) ou dans les pays riches (Europe, Japon, etc.), nous sommes obligés de regarder en face la situation mondiale et d’imaginer les solutions nouvelles qui permettront d’assurer au mieux notre devoir de protection internationale.Des choix difficiles niais nécessaires Il faut d’abord reconnaître que les besoins de protection risquent de continuer de croître plus rapidement que les ressources disponibles, en argent et en personnel, pour y répondre: d'où une tension permanente entre besoins et moyens.Mais plus fondamentalement, la protection des réfugiés va nécessiter, de plus en plus, des choix difficiles entre plusieurs valeurs importantes mais contradictoires.11 existera toujours une tension, par exemple, entre' la nécessaire rapidité du processus (essentielle tant pour la protection des réfugiés et pour décourager les abus que pour garder la confiance du public) et les protections juridiques nécessaires (délais, droits d’appel, etc.): entre la quantité de ressources affectées au (relativement) petit nombre de demandeurs de refuge ici par rapport au très grand nombre de réfugiés à l’étranger; entre ceux et celles qui sont «le plus dans le besoin» (femmes monoparentales, familles nombreuses, personnes peu scolarisées, malades ou handicapées, etc.) et ceux et celles qui ont le plus de chance ARCHIVES 1.E DEVOIR Quelques-uns des Chiliens demandeurs du statut de réfugié qui ont campé dans une église de Montréal cette année.Le Canada consacre beaucoup plus de ressources à protéger ici 24 000 réfugiés au Canada qu’il n’en consacre à l’étranger pour protéger les 24 millions de réfugiés dans le monde en 1997.de s’intégrer ou de s’adapter ici; entçe l’autodétermination des individus et la souveraineté des Etats; etc.C’est pourquoi nous croyons qu’il n’existera jamais, en matière de refuge, de «meilleure solution» mais uniquement de «moins mauvaises solutions».Entre tous les facteurs, souvent contradictoires, dont il faut tenir compte, il s’agit de trouver chaque fois les combinaisons, toutes imparfaites, qui font progresser le plus la protection du plus grand nombre.Quelques pistes de solutions possibles Pour protéger mieux le plus grand nombre de ceux et celles qui ont besoin de protection, nous ne voyons pas d’autre solution viable, à moyen terme, que de mettre l’accent sur la protection régionale et temporaire.Il faut reconnaître que le besoin de protection est souvent, et devrait être de plus en plus, un besoin temporaire en attendant que la ou les causes de l’exil forcé aient été corrigées.Il faut chercher, le mieux possible, à distinguer entre le besoin de protection — temporaire — et le désir d’immigrer — de manière permanente — à l’étranger.Et parce que les gens quittent rarement leur milieu d’origine de gaieté de cœur, il faut favoriser, de manière générale, leur retour volontaire chez eux dès que possible.Solution davantage réalisable si on développe la protection régionale comme étant la «moins mauvaise» solution, plutôt que de favoriser le réétablissement permanent des réfugiés dans les pays du Nord.Nous sommes conscients qu’il s’agit là d’une transformation importante de nos façons de faire et de penser, tant pour les groupes et organisations que pour nos gouvernements.Cette position soulève aussi une foule de défis redoutables et de problèmes difficiles, que nous ne pouvons pas traiter ici faute d’espace.Mais il est important de réaliser que la protection temporaire et régionale est déjà, pour l’immense majorité, la réalité tragique et douloureuse; et qu’à défaut de pouvoir changer radicalement la situation, il vaut mieux en prendre acte et chercher à améliorer celle-ci le plus possible, pour le plus grand nombre.Cela n’exigera pas moins de ressources et d’engagement de la part du Canada et de sa population, au contraire; mais ces ressources et ces engagements devront être utilisés autrement.De tels changements vont exiger un véritable leadership politique et moral de nos gouvernements, au niveau national comme au niveau international, tout comme l’appui solide de la population d’ici.Car il ne suffit plus de traiter les conséquences de l’exil forcé: il faut s’attaquer résolument aux causes.Le défi peut sembler gigantesque, et il l’est vraiment.Mais la planète est de plus en plus un grand village: nous ne pouvons plus désormais ignorer ce qui s’y passe et nous sommes condamnés à la solidarité.Pour le meilleur ou pour le pire.La réponse nous appartient.IC Q II I l> E s d'Avignon (pupitreur): l’aulc tics Rivières (éducation), Jean Dion.Louis-Colles Francceur (environnement).Judith Lachapelle, Louise [Judos et Christi- , C lenient I rudel sque ; a 1 mforina- ane-C laude Petit ne Coté, Louane uts.distribution et (responsable), Helene Ger aine Lafleur.Da- lAKfa I «lue, I ne Duma (musique) ; i lion |ioliti(|iie (.commis) I I -avoie, ( production), I.„_____.vais, Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements).Monique I.Heureux, Use Uichapell nielle Naiitel (secretaire administrative).Nathalie l’errier.Danielle Ponton, Danielle Ross.LA FONDATION Dl I DEVOIR Marcel Couture (près,dent).Roger Boisvert (vice-président executif et directeur general). i.K H !•: v o i it , i.r.m a h i) i !l I) i: (' K M I! li K I !( !l K A K ?Le Devoir ?ACTUALITES ORPHELINS ACCROCHAGE Bruno Roy salue «Vénorme progrès» accompli dans le dossier SUITE I)E LA PAGE 1 qu'ont vécue les Orphelins de Duplessis, mais nous n'avons pas arrêté de dates», commentait-on.Le premier ministre avait rencontré, un peu avant les élections, le Comité des orphelins institutionnalisés de Duplessis, présidé par Bruno Roy, qui aurait obtenu de lui l’assurance qu’une telle déclaration serait faite prochainement.«Mais je ne connais pas la teneur de cette déclaration, alors j'attends avant de faire connaître mon degré de satisfaction», a précisé prudemment M.Roy, qui a lui-même été déclaré arriéré mental dans son enfance dans une de ces institutions et qui a raconté son histoire dans son livre Mémoires d’asile, publié en 1994.Malgré tout, Bruno Roy salue «l’énorme progrès» accompli dans ce dossier au cours des deux derniers mois alors qu’il a également obtenu de la rencontre avec le premier ministre l’acceptation de trois autres demandes du Comité.Ainsi, l’organisme recevra d’ici peu un financement de l’ordre de 100 000 $ par ;uinée pendant trois ans pour offrir de l’aide professionnelle aux personnes en détresse qu’il représente, le processus de révision de leur registre de l’État civil a été entamé au début de décembre, et le Collège des médecins a offert sa collaboration pour réévaluer la santé mentale des orphelins de Duplessis, sur une base volontaire et confidentielle.Pas d’annulation de diagnostic Joint à son chalet dans les Laurentides, le Dr Yves Lamontagne, président du Collège des médecins, a toutefois tenu à préciser qu’aucun diagnostic posé par des médecins entre 1940 et 1960 ne pourra être annulé.Le nouveau diagnostic viendra simplement s’ajouter à l’ancien, l’infirmant ou le confirmant selon le cas.Une sorte de «réhabilitation parla bande».«On ne cherche pas à protéger les médecins, s’est défendu le D' Lamontagne.Mais il faut comprendre qu’on ne peut pas faire des diagnostics rétrospectifs 50 ans plus tard, et surtout, on ne peut pas jeter le blâme sur des collègues qui n’avaient pas les moyens d’aujourd’hui pour poser leur diagnostic.» Le Collège des médecins accepterait également de faire une déclaration publique dont la teneur serait essentiellement de dire que les médecins sont peinés du traitement subi par le victimes.«C'est beaucoup, ce que nous avons obtenu, se réjouissait M.Roy.Pour la première fois, deux institutions importantes, le gouvernement du Québec et le Collège des médecins, reconnaissent qu’il y a eu des torts.Même après le rapport du Protecteur du citoyen, le gouvernement avait été très vague.» Dans son rapport rendu public en janvier 1997 et intitulé Les Enfants de Duplessis: à l'heure de la solidarité, le Protecteur du citoyen avait recommandé que les victimes de ce noir épisode soient indemnisées indépendamment de l’établissement des responsabilités dans cette affaire.Or, seule ombre au tableau, le gouvernement refuse toujours d’aborder la question des indemnisations à verser aux orphelins de Duplessis ce que réclame le Comité depuis belle lurette.«Le gouvernement ne s'est jamais engagé sur la question des indemnisations, déplore Bruno Roy.Notre cinquième demande [le versement d’indemnités] est indissociable des quatre autres.C'est certain que nous n 'accepterons pas que le gouvernement nous dise que sa manière de régler le dossier n'inclut pas les indemnisations.Ppur nous, c’est une lutte sans merci.Nous sommes dans un Etat de droit et tout tort doit obtenir compensation.» Le Comité des orphelins de Duplessis avait entrepris six requêtes pour exercer des recours collectifs contre les suc communautés religieuses concernées.La première a été rejetée en 1995 par la Cour supérieure du Québec pour manque de véritable cause commune.Les autres ont été suspendues dans l’espoir d’un règlement politique global.S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 PC Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) te Devoir ,-st publié du lundi au named! par !>e Devoir Inc.dont le sir-^f social est situé au 20.%.rue de Bleury, ndant directement aux questions des téléspectateurs, cheikh Hamad a déclaré sur la chaîne satellitaire qatariote al-Jazira que «l’Irak ne devait pas placer trop d’espoirs dans un sommet arabe».«Je pense qu'il ne faut pas surestimer le sommet arabe ou dire qu’il peut prendre des décisions qui satisferont l Irak», a indiqué le ministre qatariote alors que des consultations sont en cours pour convoquer un sommet sur l’Irak, a la demande du Yémen.«Même si le sommet s'achève par un communiqué comportant des bons termes, il ne faut pas y mettre des espoirs plus grands que la réalité arabe actuelle», a ajouté le ministre.Le secrétaire général de la Ligue arabe, Esmat Abdel Méguid, a annoncé hier qu'une réunion des ministres arabes des Affaires étrangères, prévue initialement au Caire pour discuter de la tenue d’un sommet sur l’Irak, avait été reportée au 24 janvier, a la demande des pays du Golfe.Chameau melon et bottes de cuir • J HE mÊM « REUTERS SM«3 WSÊk ÇA SE PASSE en Allemagne, mais ce n’est pas la nouvelle version r/'Usa la louve des SS.Il s’agit plutôt de la nouvelle publicité du fabricant de cigarettes Camel, à laquelle un travailleur mettait la dernière touche, hier, sur un panneau publicitaire de Berlin.Pour séduire les fumeurs allemands, «Joe Camel» s’est paré de ses atours des grands soirs, et il rappelle malgré lui que le tabac aussi peut faire mal.NPD SUITE DE LA PAGE 1 Mais le visage du caucus a changé.Sans député en Ontario et seulement trois élus en Colombie-Britannique, le parti a vu deux de ses places fortes ébranlées.D: NPD est resté bien en selle en Saskatchewan et au Manitoba et a percé dans la région atlantique.Pragmatique, Alexa McDonough a vite reconnu les limites de sa position, elle qui voudrait que son parti soit davantage que la conscience du Parlement.Plus que protester, elle veut gouverner ou du moins offrir des solutions qui plairont aux Canadiens et qui pourront s’imposer.Elle a donc entrepris une réflexion sur les moyens d’adapter les politiques de son parti aux nouvelles réalités économiques et sociales.Son inspiration?Les socio-démocrates européens qui sont à la tête ou au sein de coalitions gouvernementales dans 13 des 15 pays membres de l’Union européenne.En compagnie de quelques députés, elle a pris le soin d’aller rencontrer certains de ses homologues le printemps dernier, en particulier aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne.Contrairement a certains syndicats canadiens-anglais, elle en est revenue avec une opinion favorable sur la gestion concertée du marché du travail, méthode qui a conduit, dans ces pays, à des projets innovateurs d’aide aux jeunes et de partage du temps de travail.De personnelle, la démarche de Mme McDonough se devait de devenir plus formelle, d’où le voyage de l’été dernier.Mais cela annonçait aussi le début d’un processus délicat et complexe.Les politiques du NPD ne peuvent pas être modifiées de façon unilatérale par le chef ou son caucus.Le processus d’élaboration du programme est très structuré, un peu comme celui du Parti québécois.la base a son mol a dire et, dans le cas du NPD comme dans celui du Labour britannique, les syndicats jouent un rôle central.Il est donc facile de provoquer des vagues, ce que Mme McDonough a vite constaté peu après son arrivée a Halifax a la suite de l’annonce des positions prises par le caucus.Pour un parti habitué à vanter l’interventionnisme étatique, à préconiser des dépenses croissantes et à se méfier du secteur privé, il y avait de quoi être étonné.«Ixs gouvernements ne possèdent pas des ressources illimitées et ils n ‘ont pas non plus des obligations sans limites», avait dit la chef a sa descente du train.Et d’ajouter que les surplus ne devaient pas seulement servir a créer de nouveaux programmes mais aussi à préserver l’équilibre budgétaire, à rembourser la dette et à rendre le système fiscal plus équitable.Puis, faisant de l’emploi sa priorité et reconnaissant au secteur privé un rôle moteur en la matière, elle avait annoncé l’ouverture d’un dialogue avec les milieux d'affaires, en particulier avec les petites et moyennes entreprises, et la nomination d’un critique pour l’entreprise privée.la re- action des grands syndicats — et principaux bailleurs de fonds du parti — s’est immédiatement fait sentir.I.e dirigeant du Syndicat des travailleurs de l’auto, Buzz Hargrove, et le président du Congrès du travail du Canada, Bob White, avaient répliqué que les milieux d’affaires n’avaient pas besoin d’un autre porte-parole.Les députés étaient eux-mêmes partagés.Ceux originaires des Prairies et témoins des réussites du NPI) en Saskatchewan l’appuyaient mais d’autres craignaient que le parti n’abandonne ses principes.Mme McDonough a réussi à calmer le jeu au début d’octobre, lors du conseil fédéral tenu à Saint-Jean, Nouveau-Brunswick.Elle a rappelé qu’elle ne voulait pas vendre l’âme du parti mais adapter les solutions qu’il propose.«Ixi social-démocratie repose sur un ensemble de principes qu’il importe d’adapter aux particularités de chaque situation», disait Tommy Douglas, un des fondateurs du parti, a-t-elle cru bon de rappeler.Le changement que souhaite la chef du NPI) est plus qu’esthétique.Au lieu de refuser la mondialisation et l’ouverture des marchés, elle voudrait que son parti trouve les moyens de les mettre au service de l’humain.«On ne peut défaire une omelette», aime-t-elle dire pour signifier qu’on ne peut retourner en arrière.la bisbille a failli reprendre un peu avant Noël à la suite de la publication d’un article dans le National Post.M.Hargrove a réitéré ses critiques mais, comme ils l’avaient fait cet automne, l'ancien chef ontarien Bob Rae el l’ancien chef fédéral Ed Broadbent ont encouragé Alexa McDonough dans sa démarche.Dans un livre publié récemment, M.Rae a d’ailleurs lui-même parlé d’un recentrage nécessaire au regard de la victoire du modèle capitaliste.Selon lui, le rôle de la gauche n’est pas de maintenir une polarisation artificielle mais d’offrir des solutions pour atténuer les excès du système actuel.Mme McDonough aime dire que les néo-démocrates canadiens peuvent, à l’image de leurs confrères européens, adapter leur programme aux nouvelles réalités.Mais la comparaison a ses limites, la transformation du labour britannique fut une opération de longue haleine et qui a abouti grâce, en partie, à un contexte politique favorable.Les travaillistes avaient déjà gouverné et voulaient reprendre le pouvoir.Ils étaient prêts à des changements pour y parvenir.Et ce repositionnement n’a pas à lui seul mené Blair a la victoire.Il s’est conjugué à l'essoufflement des conservateurs après 18 ans de pouvoir et au ras-le-bol populaire envers le thatchérisme.Le débat lancé par Alexa McDonough arrive à un moment critique puisque la droite canadienne est déchirée et l’usure du pouvoir guette les libéraux.Reste à savoir si elle saura mener cette remise en question â terme et, si oui, à quelle vitesse.Elle subira un premier test â la fin janvier, lors de la réunion du conseil fédéral à Vancouver.L’épreuve ultime demeure toutefois le congrès national qui aura lieu en août, à Ottawa.PHOTOGRAPHIE SUITE DE LA PAGE 1 tenant à l'histoire des sciences.» L’image a été publiée — donc révélée — dans le numéro de novembre d'P.tudes photographiques, accompagnée de deux textes sur Daguerre signés par l'historien d’art André Gunthert el par 1 ingénieur Jacques Roquencourt.Les prepiières réactions ne sont pas venues de France mais des Etats-Unis, pays prolifique en chercheurs sur le procédé daguerrien.Beaucoup n’y croient pas, doutent ou se méfient — sans avoir vu l’objet.D’autres saluent la découverte.La graphologie de la signature, la date, l’aspect général de l’objet plaident fortement pour l’authenticité, mais il y aura des sceptiques tant que la plaque de cuivre ne sera pas analysée.Cette découverte vient concrétiser une déclaration de Daguerre lui-même, en février 1838: ¦J’ai fait aussi quelques essais de portraits, dont un est assez bien réussi.» S’agit-il de celui mis au jour?Possible, répond André Gunthert.Une autre incertitude concerne l’identité du modèle.Ce pourrait être le peintre naturaliste Nicolas Huet — des recherches sont en cours pour le confirmer.L’agacement américain est compréhensible.La France (Niepce et Daguerre) et la Grande-Bretagne (Talbot) se disputent l'invention de la photographie.Ixjs États-Unis, par défaut, se sont attribué la paternité du portrait photographique, qui s'est développé de façon spectaculaire outre-At-lantique dès la divulgation par Daguerre de son procédé.«Il y a aux Etats-Unis une Daguerrian Society, rappelle Marc Pagneux, c’est un objet qui rend fou.» D’où l’amusement d’André Gunthert: «Des historiens américains se déchirent depuis quinze ans pour dater le plus ancien portrait autour de l'année 1839.Et nous leur mettons sous le nez un portrait qui a deux ans d'avance.» L’authenticité de ce portrait rend douloureuse une bonne part des écrits sur l’invention de la photographie.I )ans son Histoire mondiale de la photographie (Abbeville Press, 1992), Naomi Rosemblum écrit: «À l’annonce de son invention [.], le procédé de Daguerre ne pouvait être utilisé pour faire des portraits.En 1839, la pose aurait demandé une quinzaine de minutes d’immobilité raide en plein soleil.» Or ce portrait — réalisé deux ans plus tôt—n’a exigé que deux minutes de posées études d'André Gunthert et de Jacques Roquencourt, renforcées par la découverte de ce portrait, incitent à revoir fortement â la hausse l’apport de Daguerre dans l’invention de la photographie.On se gardera d’entrer dans la polémique sur les mérites respectifs de Niepce et de Daguerre.Mais comment ne pas constater que, depuis cent cinquante ans, le second est maltraité au profit du premier?Niepce, à qui l’on doit l’image — peu lisible — la plus ancienne connue â ce jour, une vue de toits depuis sa maison (autour de 1827), s’associe en 1829 avec Daguerre pour faire avancer son procédé.Mais il meurt en 1833.Daguerre en aurait «profité» pour s’approprier une découverte qu’il aurait «usuipée».Bref, c’est «Niepce le gentil qui invente la photographie, et Daguerre le méchant qui se contente de commercialiser le procédé», constatent André Gunthert et Jacques Roquencourt.Niepce «l'honnête homme», reclus en province (à Chalon-sur-Saône), et Daguerre le Parisien «mondain», homme d’affaires prospère avec son Diorama — un spectacle d’illusion optique alors très en vogue —.souvent qualifié de «personnage peu sympathique», «peintre raté» ou de «demi-savant».Il existe d’ailleurs un musée Niepce, à Chalon-sur-Saône, et pas de musée Daguerre.André Gunthert et Jacques Roquencourt, le premier en travaillant sur la réduction du temps de pose chez Daguerre, le second sur l’optique — notamment en reproduisant les expérimentations de l’inventeur —, aboutissent â un personnage «à l’opposé de ce que véhiculent les histoires de la photographie».André Gunthert: «Aucun livre ne mentionne la notion déterminante de réduction du temps de pose, condition sine qua non pour imposer la photographie.Or Daguerre est guidé par cette notion dans ses recherches.» André Gunthert et Jacques Roquencourt développent d’autres arguments, notamment sur l’image latente (préexistante en chambre noire avant d’être révélée) que Daguerre aurait mise au point — mais, dans un débat très technique, d’autres experts le contestent — pour affirmer que le procédé daguerrien, dans sa méthode, ne doit rien aux recherches de Niepce.Jacques Roquencourt est le plus sévère, qui estime que Daguerre a fait l’objet «d’une scandaleuse campagne de désinformation».André Gunthert est plus nuancé, affirmant que la photographie est née parce que Niepce et Daguerre «ont travaillé ensemble» et que «Daguerre a fail l'erreur tactique de donner sou nom au procédé».Reste que cette affaire bouscule les historiens et leurs méthodes de travail.¦•Pourquoi la photographie, qui est au départ une histoire des sciences, est monopolisée par des personnes qui n’ont aucune connaissance technique ou scientifique?», se demande Jacques Roquencourt.Marc Pagneux, ravi par «le coup de pied dans la fourmilière» que provoque son portrait, ajoute: «Trop de bêtises ont été écrites sur Daguerre.Pourquoi les historiens ne le reconnaissent-ils pas?» Ceux que nous avons contactés sont embarrassés, contestent la découverte, ou ne veulent pas être cités.Et pourtant, il est probable que d’autres images surgiront, venant bousculer les idées reçues: COLI.ECITON MARC BAONKUX/I.K MONDE
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