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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-01-28, Collections de BAnQ.

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Culture Page B 10 Economie Page B 2 Les sports Page B 8 Télévision Page B 9 ?LE DEVOIR HORIZONS Rendez-nous notre butin ! Voici le brouillon de l’amorce d’une ébauche de projet de lettre au président du Comité international olympique, Juan Antonio Samaranch.Bientôt, une pétition d’appui à cette missive vitriolique circulera dans les chaumières.Debout, peuple de Montréal! Nous n’avons à y perdre que nos chaînes! Cher ($) J.A., nous savons que tu es passablement occupé par les temps qui courent, mais ça ne pouvait plus attendre.(Permets que nous te tutoyions: à force de te voir à la télé, penaud et contrit, te répandant en plates excuses, tu es devenu comme un vieil ami qu'on a envie de prendre dans ses bras.) De toute manière, tu as certainement une minute ou deux à nous consacrer puisque, comme tu l’as dit toi-même avant-hier, tu mènes «une vie simple».Tu n’as pas de villa, pas de yacht, pas même d’avion, tu remets tous les petits cadeaux qu’on fait au CIO au musée olympique de ütusanne (sauf les geishas offertes à tes collègues, doit-on supposer), tu n’aimes pas les grands dîners.«Je suis un homme tout à fait normal, as-tu dit Quand je voyage, je voyage en première classe.Quand je visite les villes, mes frais sont payés par celles-ci.» Aie donc l’amabilité, dans le confort d’un siège de première classe, entre le champagne et le caviar, de prêter attention à notre modeste revendication.Chaque heure qui passe, de nouvelles révélations vous éclaboussent, tes copains et toi.Nous nous sommes donc dit que nous ne serions pas en reste.De plus en plus, les villes flouées, qui croient n’avoir pas obtenu de présenter les Jeux olympiques parce que d'autres se sont montrées plus généreuses, te demandent une compensation financière au nom de l'honneur et de la probité dans lesquels le CIO s’est de tout temps drapé.Or nous aussi, à Montréal, nous voulons un dédommagement.Mais pour nous avoir donné les Jeux de 1976.Nous exigeons réparation pour incitation à la faillite, atteinte à la réputation et perte de jouissance, sans parler des dommages exemplaires qui vont avec.Vois-tu, J.A., si tes copains et toi n’aviez pas commis l’étourderie presque criminelle d’attribuer, ce jour noir du 2 mai 1970, l’organisation des Jeux à la capitale mondiale du gaspillage, nous n’aurions pas bâti un stade qui nous aura coûté environ un milliard et demi de dollars (en vrai argent exempté de taxes comme chez vous, cela fait 1,3 milliard de francs suisses).Et qu’on ne peut même pas démolir sans que ça nous coûte les yeux de la tête.D’évidence, s’il n'y avait pas eu de stade, nous ne serions pas encore en train de taponner, à l’aube du troisième millénaire qui recèle des défis pourtant bien plus exaltants, avec la toile.Et s’il n’y avait iras de toile, nous nous épargnerions l’épreuve des manchettes quotidiennes, des ouvertures de bulletins de nouvelles et les visites chez le psy pour remettre d’aplomb notre amour-propre bafoué.Sans stade olympique, les Expos seraient installés depuis longtemps au centre-ville.Prospères, ils auraient gagné au moins huit fois la Série mondiale, avec ce que cela suppose de retombées touristiques et de réputation universelle.El nous n’aurions jamais entendu parler de Claude Brochu ni de ce ridicule souque-à-la-corde autour d’un projet qui ne verra le jour qu’au prix d’une arnaque, une autre, des bons contribuables que nous sommes.Nous ne nous ferions pas de mouron à nous demander si et quand auront lieu les Salons du char de l’année d’Ottawa et de Toronto.Nous ne nous rongerions pas les sangs depuis bientôt 19 ans à attendre la réponse du maire Drapeau au rapport Malouf.Comprends-tu, J.A., la détresse physique et psychique dans laquelle vous nous avez inconsidérément plongés?Comprends-tu la douleur qu’il y a à constater que le mouvement olympique et les villes hôtesses se sont mis a faire de l’argent, beaucoup d’argent, tout de suite après Montréal?Comprends-tu que, considérant tout cela, la facture que nous joignons à la présente au montant de deux milliards de misérables dollars canadiens relève davantage du symbole que du début d’une réelle réparation de ce gâchis sans nom?Bien sûr, tu nous répondras que c’était une autre époque, qu’en 1970 tu étais membre du CIO mais non son président, que les Jeux étaient attribués avec équité puisqu’il n’y avait pas de corruption avant que tu obtiennes le |x>ste.Bien justement: il aurait dû y avoir de la corruption.Comme ça, ou Moscou ou Los Angeles, nos deux concurrentes, l’aurait emporté: nous ne pouvons tout simplement pas croire que nos édiles responsables, préoccupés avant tout par l'autofinancement des Jeux, se seraient laissés aller à proposer aux votants les produits de luxe du temps, qu'il s’agisse d’une Ford Pinto ou d’une Mercury Bobcat, d’une caisse de 24 de Dow ou des services spéciaux de Deux femmes en or.4'u connais Maurice Duplessis, J.A.?Il était premier ministre du Québec.Il a été élu pour la première fois en 1936, l’année même du coup d’Etat orchestré par ton pote le généralissime Franco.Il était â droite et autoritaire, quoique jamais autant que ton caudillo qui s’était proclamé régent â vie.Duplessis avait imaginé une phrase choc pour délier Ottawa: «Rendez-nous notre butin.» Ben c’est ça qui est ça.Comme disent les avocats quand ils veulent faire peur, veuille agir en conséquence.jdion@ledevoir.com NAVIGATION I)E PLAISANCE Traitement de canal *.V V » .» V»«J- vf 041 ARCHIVES LE DEVOIR Une manne de millions déferle pour la revitalisation du canal de Lachine mais la concrétisation du projet ne coule pas de source Un lac, au pied du centre-ville, Montréal, Pîle, reprenant ses droits.Ici, une marina, là, de petits bateaux.Et des pique-niqueurs, un peu partout.C’est là le tableau idyllique d’un déjeuner sur l’herbe un dimanche après-midi d’été en 2002, avec vue sur un canal de Lachine de nouveau accessible par voie d’eau, toutes écluses ouvertes.LOUISE LEDUC LE DEVOIR DI ans le Montréal du Bonheur d’occasion de Gabrielle Roy, voilà bien des décennies que l’on cherche, en vain, des solutions.Quel nouveau souffle donner à toutes ces usines désaffectées, hier encore berceau de l'industrie manufacturière canadienne?L’espoir passe aujourd’hui par la mise en valeur du canal de Lachine, destiné à devenir le levier de toute une activité récréo-touristique et immobilière.La réalité survivra-t-elle au grand rêve bleu?En avril 1997, la manne tombe du ciel fédéral, à deux semaines du déclenchement des élections: Ottawa vient ajouter 33 millions à la mise de 44 millions de Montréal.Mais encore?Que faire de cet argent enfin disponible?C’est maintenant au fil des jours et des études, contre vents et marées, que le projet se dessine.Parce qu’écueils il y a, d’abord d’un point de vue environnemental.Déjà, en 1982, Parcs Canada, comaître d’œuvre du projet actuel avec la Ville de Montréal, interdisait l’utilisation du canal à des fins récréatives, évoquant la piètre qualité de l’eau et un haut degré de contamination des sédiments.Une commission environnementale plus tard, Ottawa change de cap et statue, en 1996, que finalement les sédiments ne posent pas problème.Le canal de Lachine rouvrira, et ce, sans décontamination.Le coprésident de la Société pour vaincre la pollution, Daniel Green, ne l’entend pas ainsi.«Aux jours fastes de l’industrialisation, les usines rejetaient leurs eaux usées dans le canal de Lachine, avec pour résultat qu’il est aujourd'hui l'un des sites les plus contaminés au Canada.Introduisez-y la navigation de plaisance, avec ouverture et fermeture massive des écluses, et vous allez voir les sédiments être acheminés vers le fleuve.Si on laisse faire cela, le gouvernement fédéral deviendra l’un des plus gros pollueurs du fleuve.» Le responsable des dossiers environnementaux à Parcs Canada, François Granger, tient un tout autre discours: «1m navigation de plaisance ne viendra pas remuer l’eau et les sédiments resteront dans le fond.N'oubliez pas que pour protéger les murs du canal, une limite de vitesse sera imposée.Des modèles théoriques nous démontrent qu'à des conditions normales de navigation, tout se passera bien.Des essais ont été menés à l’automne et nous aurons le rapport technique au printemps.» Les travaux sont pourtant bel et bien commencés.Montréal a exproprié des terrains, redressé la rue Saint-Ambroise, dans le secteur Atwater.Bientôt, la Ville repensera l’entrée du tunnel Atwater et recréera le lien entre les rues Peel et de la Commune, histoire de relier plus facilement le centre-ville à la partie ouest du Vieux-Montréal.Ottawa, de son côté, effectue des travaux aux écluses de Lachine et de Côte-Saint-Paul, en plus d’être en charge, ultimement, du rehaussement des ponts Charlevoix et des Seigneurs.C’est qu’on souhaite «rendre le canal accessible à 80 % des bateaux», explique Pierre Bouchard, chef de division du service des pairs, des jardins et des espaces verts à la Ville de Montréal.«Et comme on le constate à Sainte-Anne-de-Bellevue, pour chaque bateau qui passe, 11 personnes le regardent passer!» Il ne faut pas pour autant attendre de voir passer des navigateurs au long cours, toutes voiles dehors.A cause des obstacles sur leur chemin, les voiliers devront toujours démâter pour franchir le canal de Lachine.«C’est sûr que de démâter, ça embête tout le monde», admet Claire Luchesi, présidente de l’Association québécoise de l’industrie du nautisme.«Mais les voiliers ne comptent après tout que pour un maigre 2,6 % des 686 000 embarcations au Québec.Et il faut bien commencer quelque part: jusqu’ici, le nautisme au Québec, contrairement à l’Ontario, n ’a jamais été encouragé.Quand on pense que Montréal est une île et qu’on ne peut même pas en faire le tour! » Jean Landry, responsable à la Ville du dossier du Montréal bleu, abonde en ce sens: «1m navigation de plaisance n’a véri- Si on laisse faire cela, le fédéral deviendra l’un des plus gros pollueurs du fleuve, dit Daniel Green de la SVP.tablement pris son envol dans la province que lors de l’événement “Québec 1984”.» En Ontario, ni le canal Rideau ni le Trent Severn, reliant Ottawa à Kingston, n’ont été fermés à la navigation.«Ici, une fois le canal de Lachine fermé, on n'a plus, comme dans le passé, construit des ponts basculants.Les infrastructures qui se sont ajoutées sont fixes», rappelle M.Landry.Résultat: des ponts font obstacle, principalement le tout récent pont Wellington (pourtant ouvert au moment même où Montréal poussait tant pour la réouverture du canal de Lachine.) et un pont du CN.«Lorsque rouvert à la navigation, le canal de Lachine sera surtout fréquenté par des bateaux à moteur.Quant aux voiliers, il leur faudra attendre, au fil des décennies, que les infrastructures encombrantes, devenues vétustes, soient remplacées.» Qui dit navigation, dit marina.Là encore, Montréal peut aussi se mordre les doigts.En 1986, la Ville procédait au remblayage de la marina de l’île Sainte-Hélène, sans même attendre d’avoir reçu le certificat d’autorisation prévu par la Loi de l’environnement d’alors.Aujourd’hui, l’entreprise privée s’emploie à relancer la marina, ou, du moins, ce qu’il en reste.L’été prochain, 150 bateaux pourront s’y ancrer.«Nous espérons que la pointe de file devienne le point de ralliement des plaisanciers et des passants», raconte encore Jean Landry, qui rêve d’y voir s’y construire une grosse capitainerie et arriver des événements culturels médiatisés.«Quoi qu’il en soit, il nous faudra ajouter d'autres marinas.Celle de l’île Sainte-Hélène, celles de Lachine et du Port ne suffiront pas, et on ne pourra accoster que mille bateaux le long des quais [du canal].Nous étudions la possibilité de construire d’autres marinas dans le bassin Peel-Wellington.» Et c’est là un des axes les plus ambitieux du projet: le déblaiement du chenal et de ce bassin au pied du centre-ville «pour recréer un lac, à l'ouest de l’autoroute Bonaventure, là où il n’y a aujourd’hui qu’un peu d’eau», s’emballe l’urbaniste de la Ville de Montréal Pierre Bouchard.Mais là encore, attention! Il manque quelques millions.«Parcs Canada doit trouver un partenaire, privé ou public, disposé à assumer les coûts du déblaiement du bassin», fait remarquer Claude Piché, directeur adjoint du programme du canal de Lachine, à Parcs Canada.Que peut espérer le Sud-Ouest?Ottawa et la Ville de Montréal voient gros, À leur avis, la mise en valeur du canal de Lachine pourrait créer 4000 emplois d’ici 2002, attirer 1,2 million de visiteurs par an et 200 millions d’investissements privés.Que peut espérer le Sud-Ouest?Le regroupement pour la relance économique et sociale du Sud-Ouest (RESO) commence à s’impatienter.«Dans le secteur d'Atwater, il faudra agir vite.Quantité de promoteurs se montrent intéressés et il y a menace d’un développement anarchique», craint Pierre Richard, directeur adjoint du RESO.Normand Proulx, chef de section des projets spéciaux à la Ville de Montréal, a tôt fait de sentir les réticences du milieu.«Les organismes communautaires du Sud-Ouest font pression pour préserver la vocation industrielle de l’endroit, caractérisé par un fort taux de chômage.» L’architecte et urbaniste Jean-Claude Marsan, professeur à l’Université de Montreal, comprend mal cette attitude.«Le milieu est très réticent à intégrer des classes sociales variées», regrette-t-il.«L’Université McGill y a recyclé un bâtiment en résidence étudiante, mais elle a senti une telle résistance à sa venue qu’elle n’était pas prête à renouveler l’expérience.Pourtant, les étudiants dépensent beaucoup d’argent dans le quartier.» Selon M.Marsan, le Sud-Ouest doit se rendre à l'évidence: le canal de Lachine ne sera plus jamais le noyau industriel de jadis.«Les entreprises ne s’y installeront pas par pure philanthropie, pour donner des emplois aux gens, ni pour la beauté patrimoniale du site.Et pour les firmes de technologie de pointe, le centre-ville demeurera plus attirant.» Même quand des entreprises s’installent dans le Sud-Ouest — comme le siège social de Tristan & Iseut —, «rien ne garantit aux gens du Sud-Ouest d’y décrocher les emplois», rappelle M.Marsan.Devant l’état du malade, il estime que le quartier ne peut cracher devant rien.«Des condominiums, ça fait aussi mulerune économie.» Dans la partie sud du canal de Lachine, l’espace à développer est rare.C’est plutôt dans sa partie nord, noüunment entre le Centre Gadbois (sur Côte-Saint-Paul) et le marché Atwater que se trouvent les plus gros enjeux.«Il y a là plusieurs bâtiments vétustes et des terrains vacants», fait remarquer M.Proulx, confirmant que les promoteurs intéressés à s’y installer font surtout dans le développement résidentiel.Combien d’investissements?Combien de promoteurs donnent signe de vie?«Ils poursuivent leurs démarches, et on ne peut rien quantifier précisément tout de suite.Mais l’objectif de 200 millions d’investissements privés, fixé au départ, demeure très réaliste», conclut M.Proulx.L.L.En vrac Construit pour contourner l’obstacle des rapides de Lachine et faciliter les communications et le transport entre le lac Saint-Louis et le port de Montréal, le çanal a ouvert ses écluses en 1824.A la fin des années 30, on y comptait 14 000 bateaux par année, durant les huit à neuf mois de navigation.Mais l’ouverture de la Voie maritime du Saint-Laurent, en 1959, devait sonner le glas du canal et de toute l’infrastructure industrielle qui l’entourait.Dans les années 60, la partie en aval du canal, actuellement sous la juridiction de la Société du Vieux-Port de Montréal inc., a été remblayée avec des matériaux provenant principalement de l’excavation du métro de Montréal.Depuis 1968, le canal de Lachine n’est plus accessible par voie d’eau.¦ Longueur du canal: 11 675 kilomètres ¦ Profondeur: 5,5 mètres ¦ Nombre de ponts: 18 ¦ Nombre d’écluses: 5 ¦ Temps qu’il faudra pour traverser tout le canal, d’un bout à l’autre: un peu moins de trois heures ¦ Municipalités concernées par le projet: Montréal, Verdun, Lachine, Saint-Pierre et LaSalle.¦ Principales préoccupations patrimoniales: pont des Seigneurs, pont Charlevoix, usines Redpath.^^Enseignement ^7 supérieur -r- I il* I I an î_*_ i Mon Tombée publicitaire le vendredi 29 janvier 1999 ! Ile travail au noir et 1 evasion fiscale >lus de 4 millions de dollars la population québécoise 4 millions de dollars >ar j our Lui ne vont pas dans coup de 100$, 500$ ou 1000$ ici et la, outent, chaque jour, lors, |les services à la population.ixigez toujours Les factures >our vos transactions.’est à vous que vous rendrez service.Gouvernement du Québec Ministère du Revenu frétons le travail au noir.et 1 evasion fiscale.—-?LE ?- ECONOMIE Les revenus ont doublé en 1999 Le Groupe CGI s’approche des grandes ligues ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Le Groupe CGI file le parfait bonheur financier avec des revenus qui vont au moins doubler en 1999 pour atteindre 1,5 milliard, des actions qui sont sur le point d’être fractionnées encore une fois et de$ perspectives qui le placent dans les grandes ligues aux Etats-Unis d’ici quelques années.Devant les actionnaires de CGI réunis lors de leur assemblée annuelle hier, le président du conseil et chef de la direction du groupe de services informatiques, Serge Godin, a tracé un bilan extrêmement positif de la performance du groupe, faite d’une croissance exponentielle de ses revenus, de ses bénéfices et de son carnet de commandes.Le Groupe CGI a vu ses revenus propulsés par l’acquisition de la filiale de Téléglobe spécialisée dans les technologies de l’information pour les assureurs de dommages, par celle de Bell Sygma International et par d'imposants contrats d'impartition à long terme, notamment avec BCE et Bell Canada.Au terme de l’exercice clos le 30 septembre 1998, ses revenus ont plus que triplé pour s’élever 741 millions et son bénéfice a plus que quadruplé pour s’établir à 34,8 millions.Son carnet de commandes a explosé, passant de 1,3 milliard à 6,5 milliards à l’heure actuelle.En un an, le titre de CGI est passé de 14,20 $ à 38,30 $ mardi.L’euphorie était palpable, hier, dans l’assemblée.1500 employés s’ajouteront CGI compte aujourd’hui plus de 8000 employés et doit en ajouter 1500 autres en 1999, en excluant l’éventualité d’acquisitions et de nouveaux contrats d’impartition, pour répondre à sa croissance naturelle, a indiqué M.Godin à l’issue de l’assemblée.«Nous prévoyons doubler nos revenus en 1999.Ça ne comprend pas les acquisitions et les nouveaux contrats d'impartition qui peuvent, dans certains cas, représenter chacun 10 % de nos revenus annuels», a-t-il souligné.CGI est maintenant au fr rang en Amérique du Nord et au 1T rang mondial chez les conseillers en technologies de l’information.La firme tire encore la grande majorité de ses revenus du Canada, mais elle a tout même augmenté de huit à 1£6 millions ses revenus à l’étranger, principalement aux Etats-Unis, l’an dernier.Au Canada, CGI est une des firmes dominantes pour les grands contrats d’impartition dans tous les secteurs majeurs, tandis qu’à l’étranger, le groupe est un joueur de niches, spécialisé dans les services financiers et les télécommunications.M.Godin a indiqué que CGI avait l’intention, grâce à des acquisitions de sociétés a capital privé de grande envergure, de se donner aux Etats-Unis ARCHIVES LE DEVOIR Le président du conseil et chef de la direction du groupe de services informatiques, Serge Godin, a trace un bilan extrêmement positif de la performance du groupe.la même stature qu’au Canada.«Dans cinq ans, les revenus de CGI pourraient atteindre quatre ou cinq milliards.C'est tout un défi.Mais ce n’est pas une commande», a prévenu M.Godin, Le groupe entreprend cette année de revoir son plan stratégique pour les trois années subséquentes, a-t-il indiqué.Au cours du premier trimestre clos le 31 décembre dernier, CGI a continué sur sa lancée, avec des revenus, en hausse de 189 %, qui ont atteint 334 millions, un bénéfice net qui a bondi de 268 % pour s’élever à 18,2 millions et une marge bénéficiaire nette qui est passée à 5,5 % des revenus, une progression de 10 % sur le même trimestre de 1997.La plus importante compagnie publique au Canada Bell Canada permet à BCE de carburer aux profits La société a enregistré un bénéfice de 1,6 milliard, dont 1,15 milliard vient de Bell Canada D’APRÈS REUTERS BCE, la plus importante compagnie publique canadienne, a rapporté une hausse de ses profits au quatrième trimestre, grâce en partie à une bonne performance de sa filliale Bell Canada.Pour l’ensemble de l’exercice, ce bénéfice net atteindrait 1,6 milliard, dont 1,15 milliard viendrait de Bell Canada, après ajustements.La plus grande firme de télécommunications canadienne a indiqué que ses bénéfices, avant éléments extraordinaires, s’élevaient à 547 millions, ou 86 C par action, au cours du quatrième trimestre, en hausse de 18 % par rapport aux 464 millions, ou 73 C par action, enregistrés un an plus tôt.Le bénéfice net a totalisé 344 millions, ou 50 C l’action, par rapport à une perte nette de 2,5 milliards, ou 4,01 $ l’action, au dernier trimestre de 1997.La perte comptabilisée en 1997 reflète une réduction importante de la valeur comptable de certains éléments d’actif, BCE remplaçant les dispositions comptables réglementaires par les principes comptables généralement reconnus, 3,7 milliards BCE a indiqué que son chiffre d’affaires au quatrième trimestre avait atteint 3,7 milliards, comparativement à 10,4 milliards un an plus tôt.Contrairement aux résultats de 1997, les revenus dévoilés hier ne comprennent pas ceux de Nortel et ce, depuis le l*r septembre 1998.Par suite de la fusion de Nortel et de Bay Networks, la participation de BCE dans Nortel est passée d’environ 51 % à 41 %.BCE continue cependant de comptabiliser sa quote-part du bénéfice de Nortel.Pour l’ensemble de l’exercice, BCE a réalisé des profits avant éléments extraordinaires de 1,6 milliard, ou 2,50 $ par action, comparativement à 1,3 milliard, ou 2 $ par action, en 1997.L’apport du groupe Télécommunications canadiennes s’est chiffré à 1,25 milliard, contre 984 millions en 1997.Et du nombre, Bell Canada aurait dégagé un bénéfice net de 1,15 milliard en 1998, contre 1,08 milliard en 1997.Ces deux derniers résultats prennent cependant la forme d’un bénéfice de référence, les modifications apportées à l’évaluation comptable des éléments d’actif réglementaires rendant difficile toute comparaison à partir de données réelles.On peut, notamment, penser à l’effet de ces changements sur les dépenses d’amortissement, qui ont diminué de 384 millions entre les deux exercices de comparaison.Sans ces ajustements référentiels, le bénéfice net de Bell se chiffrait à 799 millions en 1998, contre 852 millions en 1997 (avant poste extraordinaire).Les revenus de Bell en 1998 se sont chiffrés à 10,6 milliards, en définitive inchangés par rapport à 1997.Malgré cette stationnarité, Bell a vu les produits des services interurbains et de réseau diminuer de 313 millions, ou de 7,4 %, ce qui reflète une baisse marquée des prix moyens de l’interurbain.Toutefois, les programmes «agressifs» de réductions tarifaires du service interurbain résidentiel et commercial ont permis à BCE de stopper l’érosion de ses parts de marché pour la première fois depuis l’introduction de la concurrence en 1992, a souligné la compagnie.Ixi part du marché interurbain de BCE s’est stabilisée à 64,3 % durant l’année, une légère amélioration par rapport aux 63% de 1997.Dans les services locaux et d’accès, les produits ont augmenté de 396 millions en 1998, soit une hausse de 8,5 % par rapport à 1997.Cette augmentation est principalement attribuable à des tarifs du service local de résidence généralement plus élevés.BCE rappelle qu’en 1999, toutefois, la structure du régime de plafonnement des prix entraînera une baisse des tarifs moyens du service local.Transaction de 336 millions Bell et MTS forment une alliance stratégique Cette alliance stratégique permet à Bell Nexxia de s’implanter au Manitoba Winnipeg (PC) — Désireuse de s’étendre vers l’Ouest canadien, Bell Canada a déboursé 336 millions dans le but d’acquérir 20 % des parts de Manitoba Telecom Services (MTS).Cette alliance stratégique permet ainsi à Bell Nexxia — qui offre une variété de produits et de services, incluant la messagerie vocale et l’accès à Internet — de s’implanter au Manitoba, une nouvelle compagnie voyant aussi le jour afin de percer l’Alberta et la Colombje-Britan-nique.A l’inverse, MI'S aura accès à tous ces services.«Cette union avec MTS permettra aux deux entreprises de s'ouvrir vers l'ouest du Canada et de profiter d’occasions d’affaires prometteuses, a affirmé le président de Bell, John MacDonald.Cela nous donnera la chance de remplir notre engagement de 1998 visant à aller chercher une clientèle nationale.» Deux tiers de la nouvelle société appartiendront à MTS, le reste étant propriété de Bell Canada.Bill Fraser en sera le président, ce dernier occupant actuellement ce poste chez M IS.Bell désire vivement percer l’Alberta et la Colombie-Britannique, ses deux grands partenaires de Stentor, Telus et B.C.Telecom, ayant annoncé leur intention de fusionner.Di croissance de la population dans ce coin du pays en fait un territoire prometteur pour les télécommunications d’affaires, la valeur annuelle de ce marché étant estimé à 2,2 milliards, selon Bell Canada.Bell désire vivement percer l’Alberta et la Colombie- Britannique ! 4 1 D1C I.K il K \ n l li .1 K I I) I 2 8 .1 A X V I K II I il il ?V l C 0 N 0 \\ < ?Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) 0.2643 Allemagne (mark) 09235 Arabie Saoudite (riyal) 04213 Australie (dollar) 0.9927 Autriche (schilling) 0.1312 Bahamas dollar 1.5385 Barbade (dollar) 0.8023 Belgique (franc) 0 04458 Bermudes (dollar) 1.5385 Brésil (réal) 08554 Caraïbes (dollar) 0.5901 Chili (peso) 0.00326 Chine (renminbi) 0.1901 Égypte (livre) 0.4597 Espagne (peseta) 0.01094 États-Unis (dollar) 1 5200 Europe (euro) 1.7386 France (franc) 0.2765 Grèce (drachme) 0.005721 Hong-Kong (dollar) 0.2023 Inde (roupie) 00378 Indonésie (roupie) 0.000179 Italie (lire) 0.000938 Jamaïque (dollar) 0.0436 Japon (yen) 0.01312 Mexique (peso) 0.1601 Pays-Bas (florin) 0.8211 Philippines (peso) 0.0406 Pologne (zloty) 04348 Portugal (escudo) 0.009120 Rép.dominicaine (peso) 0.0985 Royaume-Uni (livre) 2.5019 Russie (rouble) 00681 Singapour (dollar) 0.9241 Slovaquie (couronne) 0.0421 Slovénie (tolar) 0009548 Suisse (franc) 1.1220 Taïwan (dollar) 00485 Thaïlande (baht) 0.0427 Ukraine (hryvna) 0.4087 Venezuela (bolivar) 0.00274 449 ()()() emplois créés en 1998 au Canada 1998 a été la meilleure année de la décennie au chapitre de remploi Le Québec a connu une hausse de 2,9 %, l’Ontario de 3,9 % FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Forte d’une création de 449 000 emplois (+ 3,2 %), l’année 1998 a été «la meilleure» au chapitre de l’emploi depuis le début de la décennie, selon une revue du marché du travail publiée hier par Statistique Canada.En 1998, le Québec s’est enrichi de 96 000 nouveaux emplois, en hausse de 2,9 %, alors qu’il s’en est créé 213 (XK) en Ontario, ce qui représente une augmentation de 3,9 %.Statistique Canada n’a pas précisé si 1998 avait été la meilleure année au Québec depuis le cjébut de la décennie.A long terme, de décembre 1989 à décembre 1998, l’emploi a progressé de 7,4 % au Québec comparativement à 8,3 % en Ontario.La moyenne canadienne s’est établie quant à elle à 10,8 %.Ce qui confirme que le Québec accuse un retard important par rapport à la moyenne nationale.La création d’emplois en 1998 a été particulièrement bonne auprès des jeunes Canadiens de 15 à 24 ans.Après plusieurs années de recul, l’emploi chez les jeunes a progressé de 7 %, ce qui représente près du tiers de la croissance globale.A temps partiel Le travail à temps partiel a également enregistré une solide croissance en 1998, en hausse de 5,3 %, déliassant celle du travail à temps plein (+2,7%).Même si la croissance en pourcentage de l’emploi a été plus élevée au chapitre du travail a temps partiel, a fait remarquer Statistique Canada, le nombre de personnes travaillant à temps plein s’était accru de 311 000 à la fin de 1998, ce qui constitue plus des deux tiers de l’augmentation globale de l’emploi au Canada.D’ailleurs, en décembre 1998, un peu plus de 11,8 millions de personnes occupaient un emploi à temps plein au pays, un bon de 8 % par rapport au début des années 1990.Le nombre de travailleurs à temps partiel a aussi enregistré une forte progression depuis le début de la décennie, en hausse de 24,4 % pour s’établir à quelque 2,7 millions.Pour ce qui est du travail autonome, celui-ci a augmenté de 42,5 % depuis le début de la décennie, «ce qui représente sept fois le taux d’accroissement du nombre d’employés», souligne l’agence fédérale.Le travail autonome représentait d’ailleurs 18 % de l’emploi total en 1998 comparativement à 14 % en 1999.La croissance a été particulièrement soutenue à la fin de 1996 et au début de 1997, fait observer Statistique Canada.Enfin, pour une première fois en quatre ans, le nombre de travailleurs du secteur public a augmenté en 1998.Selon l’agence fédérale, 35 (K)0 emplois ont été créés, ce qui représente une hausse de 1,7 %.Selon Statistique Canada, «cette hausse est surtout attribuable à l'embauche dans la santé et les services so- ciaux ainsi que dans les services d’enseignement».Cependant, le nombre de fonctionnaires a continué de baisser.Amélioration de la condition des jeunes Dans sa revue du marché du travail en 1998, l’agence fédérale a particuliérement insisté sur l’amélioration de la condition des jeunes.«Au début de l'année, 64,9 % des jeunes de 20 à 24 ans avaient un emploi, pourcentage qui est passé à 68,4 % à la fin de l’année.» Les jeunes ont d’ailleurs trouvé des emplois «à un rythme plus accéléré que les adultes», précise Statistique Canada, ce qui a permis de réduire l’écart entre les jeunes et les adultes au chapitre du taux de chômage.«À la fin de l'année, le taux de chômage chez les jeunes avait baissé de 1,4 point pour atteindre 14,4 %.En comparaison, le taux de chômage chez les adultes a baissé de 0,4 point pour atteindre 6,8 %.» Ford et Volvo sont près d’un accord Washington (AFP) — Le groupe américain Ford serait proche d’un accord avec le suédois Volvo pour l’acquisition de sa division automobile, selon la lettre américaine spécialisée sur l’automobile Ward’s Communications.Depuis plusieurs jours les rumeurs st1 multiplient sur cette transaction, no tamment depuis que le groupe automobile suédois a confié un mandat de ventes à des banques d’affaires américaines, dont JP Morgan et Goldman Sachs.Des rumeurs récurrentes ont donné comme acquise cette cession à l’Italien Fiat ou à l’Américain Ford, dont certaines sources avaient indiqué lors du salon de Detroit début janvier qu’il travaillait sur plusieurs dossiers de croissance externe grâce à sa trésorerie de 25 milliards de dollars.Avant la fin de la semaine Hier, sur son site Internet, Ward’s Communications affirme qu'«une annonce officielle pourrait intervenir avant la fin de la semaine».Cette lettre indique que le président de Ford, Jacques Nasser, était à New York en tout début de semaine pour finaliser les derniers détails avec les hauts responsables de Volvo.1 \ I t n n il n n a n n o T i K H N i J .J il il II’ V II Li li U U II 0 J ) l Coup d’œil Volume Ferme Var.Var.(000) (S) (%) La Bourse de Montréal XXMJndice du marché 38909 3473.52 XCB:Bancaire 8687 6305.95 XCO:Hydrocarbures 4617 1881.35 XCM:Mines et métaux 12737 1816.51 XCF:Produits forestiers 2336 2042.17 XCEBien d'Équipement 6365 3580.38 XCU:Services publics 10231 4485.13 La Bourse de Toronto TSE 35 40669 365.81 TSE 100 56618 408.28 TSE 200 37465 381.26 TSE 300 94084 6651.71 Institutions financières 9624 8494.71 Mines et métaux 4009 3019.71 Pétrolières 10808 4342.88 Industrielles 25982 5222.12 Aurifères 14219 5576.96 Pâtes et papiers 2935 3540.96 Consommation 3255 13312.04 Immobilières 1590 2307.58 Transport 2352 5893.69 Pipelines 1865 6170.34 Services publics 8321 8099.36 Communications 5005 15860.08 Ventes au détail 1944 5531.80 Sociétés de gestion 2171 8408.02 La Bourse de Vancouver Indice général 21581 417.21 + 12.14 +56.33 -15.93 -35.35 -12.54 +27.40 -6.75 + 1.98 +0.34 -5.63 -11.74 + 16.47 -70.79 -75.66 +59.49 -150.67 -22.46 +73.62 -7.90 -47.26 -54.05 +65.64 -358.16 -113.54 -78.68 0.4 0.9 -0.8 -1.9 -0.6 0.8 -0.2 0.5 0.1 -1.5 -0.2 0.2 -2.3 -1.7 1.2 -2.6 -0.6 0.6 -0.3 -0.8 -0.9 0.8 -2.2 -2.0 -0.9 Le Marché Américain 30 Industrielles 88801 9200.23 20 Transports 13961 3089.10 15 Services publics 10473 303.82 65 Dow Jones Composé 113235 2849.04 Composite NYSE * 588.08 Indice AMEX * 707.19 S&P500 * 1243.19 NASDAQ * 2407.14 Les plus actifs de Toronto -1.52 -0.4 -124.35 -1.3 -50.34 -4.19 -40.28 -3.37 +0.83 -9.12 -26.27 -1.6 -1.4 -1.4 -0.6 0.1 -0.7 -1.1 Volume Haut Bas Ferm.Compagnies (000) (%) (S) ($) ATI TECHNO INC 12666 27.75 25.30 26.00 BARRICK GOLD CP 7173 28.20 27 60 27.85 BCE INC 6062 67.85 64.85 65.85 BARRICK GOLD CP IR 5694 17.30 17.15 17.20 BID.COM INTL INC 3690 6.10 5.35 5.45 TEKLOGIX INTL INC 3343 24.00 21.55 22.15 NORTH TELECOM LTD 3229 93.00 89.10 92.95 ROY.OP PROPERTIES 2677 0.75 0.60 0.60 RESEARCH IN 2343 16.10 15.15 15.15 TOR BK 2304 63.45 61.50 61.80 Les plus actifs de Montréal Volume Haut Bas Ferm.Compagnies (OOO) ($) ($) (S) REPAP ENTR INC 1185 0.08 0.06 0.07 CRESTAR ENERGY 709 11.50 11.00 11.00 CGI GROUP INC A 526 38.95 36 30 36.70 BCE INC 522 67.80 64.85 6585 NEXFOR INC 437 6.40 6.20 6.40 BOUDEN 382 2.45 2.25 226 FREEWESTRES INC 320 054 0.49 0.49 BIOCHEM PHARMA 264 41.85 4020 40.40 MOORE CP LTD 257 17.25 17.00 17.00 EXPLOGAS LTD 237 0.02 001 0.01 Var.(S) +2.15 -0.65 + 1.45 -0.45 +0.15 +3.80 ¦0.19 -1.20 +1.20 Var.(S) -0 85 -1.55 + 1 60 +0.15 +0.05 -0.01 -0.45 -0.05 Var.
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