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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-02-26, Collections de BAnQ.

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Culture Page B 9 Les sports Page B 7 Tourisme Page B 3 PLAISIRS Moi.à Pâques, je chocolat Martine ! www.chocolatmartine.com VINS Vingt vins fort convaincants Rendons à César ce qui appartient à César et aux agences promotionnelles la gamme de produits exceptionnels qui atterrissent sur les tablettes chaque semaine.A ces Rézin, Réserve et Sélection, Balthazar, Divin Paradis, Bergeron-les-Vins, Francs-Vins et autres boîtes plus petites encore, je lève donc mon verre.D’abord pour leur perspicacité à dénicher, proposer et surtout convaincre le monopole de la viabilité de tels vins sur le marché et, donc, de l'intérêt que vous, cher lecteur, leur porterez.Et ensuite, je dois vous l’avouer, parce que je frémis à l’idée de savoir que j’aurais pu passer à côté de vins dont j’ignorais souvent jusqu’à l’existence en ce bas monde.Comme quoi on n’est jamais à l’abri de tout.Mais voilà, ces vins souvent fort originaux sont aussi rares sur les marchés internationaux et parfois cédés dans le cadre d’allocations bien précises.Avec, à la clef, de petites quantités et des prix qui le sont moins.Voici un cocktail d’arrivages récents à se mettre sous la dent et derrière les larges volets de l’esprit.Vous pourriez me demander pourquoi je débourserais 209 $, soit, grosso modo, 50 % du prix d’un billet d’avion Montréal-Paris classe «poulet», ou encore l’abonnement au Devoir pour un an, livré-à-votre-porte-s’il-vous-plaît (à 14,70 $ près), pour me procurer le Champagne Salon 1988 (337832*, à venir).Parce que la remarquable texture de l’ensemble, sa plénitude feutrée, sa sève complexe, riche et profonde et sa longueur qui ne veut jamais avoir le dernier mot sont un pur moment de grâce.Un chardonnay de haut niveau, prêt à boire, n’importe quand.D’un style et d’une amplitude semblables, le Meursault «en la Barre» 1995 du Domaine François Jobard (52,25 $ — 857201) correspond en tous points à l’idée que je me fais d’un bon meursault.Doré soutenu avec reflets verts, arômes qui se profilent lentement après une mise obligatoire en carafe, allant de la noisette au beurre frais et des saveurs moelleuses, intenses, au fruité concentré et à la finale nette, longue, au fini sec.Visiblement, un meursault de longue garde.Après cela, le Bergerac blanc Château Grinou 1997 (15,45 $ - 850255) passe comme une truite de rivière entre deux rochers: des arômes lumineux de citron, de tilleul et de menthe sur des saveurs rondes, coulantes et spontanées au goût de pamplemousse, de vanille et de grillé.Pour la déroute totale, il faudra surveiller l’arrivée prochaine du Pinot Gris 1997 «Barriques» du Domaine Os-tertag (32,50 $ - 866681), un vin profondément original, à passer encore une fois en carafe, aux arômes droits et minéraux et aux saveurs rondes et fraîches alternant entre la poire mûre, le girofle, la cannelle et le miel fin.Un pinot de repas (viandes blanches en sauce), de longue garde.Dans les mêmes eaux, deux gewurztraminers différents mais ô combien complémentaires.Beaucoup, mais beaucoup de punch, d’éclat, d’envolée et de lyrisme avec le Gewurztraminer 1997 de Beyer (20,60 $-978577), qui n’en finit pas d’étonner par ses manières féminines, délicates et aériennes.Beaucoup, mais beaucoup de strass, d’opulence et de générosité avec le Gewurztraminer «Steinert» 1997 de la Cave de Pfaffenheim (27,90 $ - 729640), aux larges et confortables épaules, aux saveurs muscjées, grasses et confites, tout de puissance contenue.A l’apéritif sur les sushis pour le premier, sur le jambon aux ananas et litchis pour le second.Vous m’invitez?Qu’il est sauvage et batailleur, ce Mas des Chimères 1996 (18,80 $ — 863159), un Coteaux du Languedoc plus terrible et noir qu'une nuit d’orage fouettée d’un mistral en cavale sifflant sans fin; qu’il est entier, viril et franc, ce goût de rouge à la mâche fruitée à vous en désarticuler le maxillaire inférieur; qu’il est bon, enfin, ce vin de paysan lié comme un seul homme à son terroir et à sa vérité! Déplacez vous ensuite en Minervois au Château Coupe Roses 1996 «Cuvée Prestige» (19,75 $ — 862326) pour la séduction immédiate, sans détour, telle une main gantée de velours caressant tout sur son passage.Un joli vin qui fait la fête au grenache, floral, épicé, charnu et mûr, aux tanins suaves, gommés et savoureux.Avec plus de poigne et de repartie encope, le magnifique Saint-Joseph 1996 Les Coteaux, d’Eric et Joël Durand (25,85 $ - 863324), démontre encore une fois ce dont est capable la syrah entre les mains de talentueux vignerons.Une syrah colorée à souhait, qui dessine à l’aération un fruité très pur (le passage en carafe s’impose encore une fois car la syrah tend à «réduire» en milieu clos) et des saveurs vivantes, fines, parfaitement dessinées.Exquis! Quel est, à votre avis, le plus grand vin le plus méconnu?Incontestablement le xérès.Essayez de bouder le perçant, fin, intense et bien sec «Jarana» Fino (18,05 $ -220004) sur les olives et les noix, ou encore le magique, moelleux et mirobolant «Escuadrilla» Rare Amontillado Solera Réserva (28,15 $ - 264176) de chez Emilio Lustau, un vin légèrement muté, complexe et encore une fois d’une très grande finesse, à la couleur et au bon goût de tarte aux pacanes chaudes, le sucre en moins.Essayez de résister.VOIR PAGE B 2: VINS , 3* J e a n A u b r .v ?Magique inutilité du cerf-volant L’équipe de Vent en fête sème à tout vent du bonheur beau, bon, pas cher PHOTOS VENT EN FÊTE On les voit l’été, sur les plages des côtes Est et Ouest.Dans le ciel dansent ces losanges aux couleurs vives, ornés de longues queues emmêlées dans le vent, tirés au pas de course par des papas essoufflés sous l’œil émerveillé de leur progéniture.L’hiver, on est surpris de les apercevoir, filant sur la surface d’un lac gelé, traînant derrière eux, à plus de 50 km/h, des skieurs vêtus comme des explorateurs du pôle Nord, harnachés et casqués.C’est toujours ce bon vieux cerf-volant qui, depuis 3000 ans, flottant, tirant ou poussant, nous permet de nous envoler.MARIE-HÉLÈNE ALARIE LE DEVOIR I ves et Anne sont passionnés.Ils s’aiment depuis sept ans déjà.Il y a quand même lieu de se demander pourquoi leurs yeux brillent tant à 7h30, un petit samedi matin de février, par -15 °C.Inutile de chercher bien longtemps, la raison est simple: ils jubilent à l’idée de s’envoyer en l’air tout le week-end! Normal: ils sont cerfs-volistes.Aussi un peu échangistes, c’est pourquoi ils ont créé leur entreprise, Vent en fête, qui leur permet de partager leur passion avec le plus de gens possible.C’est le mode de vie qu’ils ont choisi et personne n’oserait le leur reprocher, surtout pas les organisateurs des festivi-I tés d’hiver de la petite municipalité de Saint-Placide, qui ont eu l’excellente idée d’inviter Vent en fête pour animer leurs activités.On s’explique mal les passions.Celles qui durent longtemps sont souvent déclenchées par un coup de foudre pour ensuite être apprivoisées durant plusieurs années.Dans leur cuisine de Saint-Eustache, Yves et Anne s’activent, rassemblant crampons, chaussettes, mitaines et tuques.Tout en préparant le café, Yves raconte comment tout a commencé: «Comme la plupart des enfants, je devais avoir six ans lorsque mon père m’a offert mon premier cerf-volant.Ce n’est qu’au début des années 80 que j’ai rencontré des gens qui pilotaient des cerjs-volants dirigeables.Ils m’en ont fait essayer un.Rien de bien original, sauf que, depuis, je n'ai jamais cessé de faire voler des cerjs-volants.» Anne, elle, a fait d’une pierre trois coups.Enseignante, elle cherchait une nouvelle activité pour ses élèves.Par curiosité, elle a assisté à un atelier de fabrication de cerfs-volants.Devinez qui donnait cet atelier?La chanceuse, elle a trouvé son activité, un passe-temps.et son conjoint! C'était en 1992.L'année suivante, de leur union naît Vent en fête.L’idée est heureuse puisque le but de l’entreprise est fort simple: donner le goût de la magique inutilité du cerf-volant.Faire le plus d'adeptes possible et, surtout, faire en sorte que ces adeptes se rencontrent lors de festivals.Bref, vendre du bonheur beau, bon, pas cher! Sur la petite route qui va de Saint-Eustache à Saint-Placide, à la manière d’un cirque ambulant, défile la remorque dYves avec tous ses trésors.Mais, pour l’instant, on ne peut pas soupçonner ce que cette remorque contient.On profite du trajet pour s’offrir une leçon d’histoire.Yves raconte qu’il y a 3000 ans, on voyait déjà dans le ciel chinois les premiers cerfs-volants fabriqués de soie et de bambou.Alors que, sur l’île de Bali, une croyance hindouiste veut que le cerf-volant soit le sport préféré des dieux, en Thaïlande, on le considère comme une activité royale.Anne en profite pour préciser qu’il y a plusieurs siècles, les familles royales thaïlandaises aimaient tellement le cerf-volant qu’elles en négligeaient les «affaires de l'État».En 1358, on émet une ordonnance interdisant la pratique de ce sport dans le palais royal et ses environs! Aucune ordonnance, aucune loi n’empêchera jamais l’homme de réaliser son vieux rêve de pouvoir voler.Encore moins aujourd’hui, alors que toute la surface gelée du lac des Deux-Montagnes s’offre à nous.L’aubaine: pas un arbre à des kilomètres à la ronde, une surface sans obstacle et un vent constant qui souffle du nord-ouest.Tous les aficionados du cerf-volant vous le diront, de même que les pilotes et les geais bleus: l’air froid est plus dense que l’air chaud, ce qui revient à dire qu’une aile de cerf-volant, d’avion ou d’oiseau «glisse» mieux sur, le vent froid.À peine la portière de la camionnette s’entrouvre que, déjà, Fannie saute sur la glace.Fannie, mascotte de son état, est le terre-neuve le plus connu dans le monde du cerf-volant.Faut dire qu’elle a le tour de se faire des amis; aussi, elle profite de l’occasion pour faire les présentations.Tanya, Jean, Bob et Jean assument à eux quatre la section acrobatique du spectacle.Leur nom: STAFF, comme dans — même s’ils ont triché un peu — «S’est Tout À Fait Flyé» ou comme dans «Some Things Always Fly for Fun».On nous a même dit de Tanya qu’en lui mettant une roche dans les mains, elle y accrocherait deux cordes et la ferait voler, mais allez savoir si c’est la vérité! Il est à peine 9h que déjà les enfants s'agglutinent autour de la remorque.Dès que les portes s’ouvrent commence la magie.Pour l'instant, les trésors dYves se présentent sous la forme de vulgaires sacs de hockey, plus d’une douzaine.Pourtant, les enfants ont cette capacité d'anticiper le plaisir et savent très bien que ces sacs ne contiennent ni patins ni supports athlétiques.De chacun des sacs, ils imaginent déjà voir apparaître une pieuvre, un trilobite, une raie manta ou un poisson fugu.Ils ne seront pas déçus.Dès que le vent se mettra de la partie, ces kilomètres *f* de toile de nylon se transformeront en animaux qui atteindront des proportions titanesques.Toute la journée, elle volera au-dessus de leurs têtes, cette pieuvre qui fait bien ses 30 mètres de longueur des tentacules jusqu’au bout du nez, alors que dans un autre bout de ciel flottera le trilobite qui, lui, doit bien atteindre les 23 mètres.Protégés par ces grands animaux, un peu plus bas dans le ciel, les acrobates s’agitent.On voit passer un cerf-volant, un deuxième, puis un troisième et un quatrième.Notre quatuor s’est mis en place et le ballet aérien a commencé.Tantôt en courbes élégantes ou en vrilles syncopées, s’éloignant vers les quaU'e coins de l’horizon pour revenir en un cercle parfait, les cerfs-volants multicolores dessinent une chorégraphie parfaitement synchronisée.On oublie qu'ils ont un fil à la patte, ces grands oiseaux.Leur contrôle au sol, quelque cinq mètres plus bas, demande qu’on s’active ferme.Jean s’en mêle pour ne pas que tout s’emmêle.Aux commandes de son escadron, il lance les indications de vol.Deux pas en avant, trois en arrière, on court un peu, puis on revient se mettre en ligne.Ils ressemblent à de vraies nageuses synchronisées, pince-nez en moins! C’est tout un spectacle auquel on assiste du bout du quai de Saint-Placide.Mais comme le mercure indique toujours -5 °C même si le soleil brille, vaut mieux ne pas rester trop longtemps sans bouger.Grâce à Yves, je me retrouve avec un cerf-volant acrobatique entre les mains, je saute dans la mêlée.Ces petits engins ne se laissent pas apprivoiser facilement, mais on finit par devenir maître de ces deus ex machina.Alors, la liberté qui habituellement ne tient qu’à un fil s’accroche à deux cordes qui, comme le prolongement de nos propres mains, nous permettent d’atteindre, pour un court instant, au sublime.Il y a plusieurs siècles, les familles royales thaïlandaises aimaient tellement le cerf-volant qu’elles en négligeaient les affaires de l’État.Pour votre prochain party de bureau, vous pouvez joindre l’équipe de Vent en fête au ® (450) 491-2875.Dès ce soir et jusqu’au 14 mars, on pourra visiter une magnifique exposition de cerfs-volants au Cosmodôme de Laval.Ron et Sandy Gibian, ces artistes originaires du Chili, vivent aujourd’hui en Californie.Ils parcourent le monde sur les ailes de leurs cerfs-volants, véritables œuvres d’art, et en profitent aussi pour animer des ateliers de fabrication.pour experts seulement.On s’informe au «• (450) 978-3600.spécial Publié le samedi 6 ma rs Tombée publicitaire le vendredi 26 février 1999 journée internationale des femmes B 2 1.K 1) K V (1 II It .1.K V K X 1) It K l> 1 -1 li 1 ¦ E V It 1 Y.It 1 II II !l ?F 'L AI SI V 1 ^ RESTAURANTS Profusion: fusion, effusions et, au dessert, aucune confusion J e a n- P h i I i p p e Tast e t Tous les restaurants se distinguent par leurs odeurs.ou en moins distingué: ça se sent en levant le petit doigt, en reniflant bruyamment ou -en s’emplissant les poumons d’aise, mais ça sent toujours lia cuisine.Certains sentent la soupe, la bonne soupe de lé-gumes rassurante: d’autres le poisson; pas le poisson arrivé en char à bœufs de Massilia, mais le poisson à l’œil encore vif des vagues de l’océan entre lesquelles passèrent -les baigneuses et à l’écaille ruisselante du soleil des An-Itilles.Les épices sont parfois omniprésentes, porteuses de Irève et de voyage sur Air Narine.D’autres fois, ça sent le •chef-d’œuvre comme chez Martin et son jarret d’agneau -confit.D’autres fois encore, le dessert surpasse tout et emplit de vanille et de caramel l’air de la salle.• En ce sens, Profusion n’est pas un restaurant comme on Il'entend habituellement.Oh, n’allez pas croire que la nourriture n’y est pas excellente et le service impeccable; la •nourriture est tout à fait remarquable, et le service, à la Ihauteur des plafonds dignes d’une cathédrale.Non, c’est •vraiment au niveau des naseaux que m’est venu le malaise, • et c’est là que Profusion est victime de son succès.Tant de .'riches chalands couverts de lin, de soie et de cachemire; t;mt de parfums capiteux et d’effluves d’inabordables Coûtai ne pouvaient que désorienter mon naturel un peu ascétique.J’aime certes l’odeur du foin mais préfère toujours celle de la crème brûlée à la mangue quand le chef pâtissier a, comme ici, le bon goût de m’en faire miroiter une.La famille Mah a installé Profusion dans un très grand et beau local du 1000 de la Gauchetière.Comme la famille Mah a bon goût et une expérience certaine de la restauration à Montréal, la décoration de ce très grand et beau local a été confiée à des experts.Di Marcolferrao a réussi à humaniser ces immensités bétonesques et à créer un espace très accueillant et assez chaleureux pour qu’on ait le goût de faire traîner le repas; plus pour le simple plaisir de se sentir dans un lieu bien pensé que par peur de l’addition.De toute façon, quand on vient manger à portée de fourchette du royaume Bell Canada et de l’empire Téléglobe, on accepte que ce soit un peu au-dessus de nos moyens de simples utilisateurs de téléphone, cellulaire ou pas, et on entend déjà le doux bruit de siphon qu’émettra notre gousset à la sortie.Profusion se voulait sans doute plus inspiré de fusion que de surabondance.Le choix de la formule est heureux.Contrairement à ce que disent les Belges, quatre chefs ne gâtent pas la sauce.Juste sous Dieu le père, James Ng dirige les opérations.Lindsay Petit et Nelson Yep, sous-chefs de leur état, couvrent les ailes.Petit, du côté de sa cuisine française éclairée, Yep, diva du sushi, dans tout ce qui est d’inspiration Soleil levant.Enfin, Anthony Polakowski orchestre magistralement les batailles à livrer dans la carte des desserts.La carte est bien équilibrée, présentant d’un côté la palette de ces plats qu’affectionnent les clients fin de millénaire: chèvre chaud, carpaccio de thon, salade aragula, salade asiatique, et, de l’autre, ces classiques des autres clients ayant accepté qu’ils ne verraient pas l'autre fin de siècle, alors profitons-en: queue de homard rôtie à l'huile truffée, côte de veau forestière et rôti de lotte à la Parme.Voulant ménager la susceptibilité de ma collègue qui, de sa toute-puissante officine au service de la comptabilité, a droit de vie et de mort sur moi et fronce sévèrement le sourcil si j’oublie que nous vivons des temps difficiles, j’optai pour la table d’hôte proposée le midi.S’y trouvent de toute façon suffisamment de tentations pour que le choix soit aisé.La soupe du jour a rarement été aussi honorée m \m km W BRUCE ROBERTS que chez Profusion et le velouté aux aiguillettes de canard, rehaussé de sauge et de clou de girofle, s’est instantanément classé dans les bons souvenirs à faire partager.Il m’a en plus mis dans une telle humeur polissonne que l’œil de ma compagne s'en est allumé de lueurs printanières.Un opportun appel téléphonique m’a permis d’échapper à une sieste qui aurait tourné au désastre compte tenu de mon total abandon dans chaque plat présenté ce jour-là.Merci Fido, bon chien.Et vive la pile vibrante.Je ne vous parlerai pas trop longuement du rôti de veau.Il était bon, mais ce serait injuste, car c’est sans doute la seule viande que je réussisse.Même les meilleurs grenadins de veau braisés ou les noix de veau BriUat-Savarin des grands jours chez ma tante Jeannette n’ont jamais réussi à égaler mes tendrons de veau, truffes et foie gras.Au restaurant, je prends du veau par vanité pour me rassurer sur ce que j'aurais pu être n’eût été de mon indolence.Par contre, je m’en voudrais de ne pas signaler la sélection parfaite de sushis et sashimis: présentation impeccable, fraîcheur de l’ensemble et choix subtil et enlevé de chaque élément.C’est au moment du dessert que Profusion déploie un talent fabuleux pour faire sortir la bête ignoble qui sommeille en vous.Si tout le personnel de salle est aussi compétent que le garçon qui nous a servis ce jour-là, d’innombrables régimes vont être anéantis le temps de le dire.Qui saurait résister à une description aussi perverse du Profusion chocolat, servie sur un ton enjôleur: «Fudge moelleux au chocolat, nappé d’une fine sauce satinée au chocolat blanc, décoré de tuiles montées [recette secrète] et d’un feu d'artifice de sucre en bonbon»?Pas moi.Qui serait assez raisonnable pour rester loin de la pochette à la citrouille avec salsa aux fruits?Pas moi non plus.Je soulignai hypocritement à ma compagne que les fruits m’éclairciraient l’humeur.C’était sans compter sur la crème glacée au gingembre et la crème anglaise accueillant les fraises et les ananas concassés; c’était faire fi de la divine farce à la citrouille rôtie, dans laquelle flottaient des parfums de cannelle et qui était présentée dans une pochette croustillante de farine de riz (wonton skin) artistiquement torsadée.Bien que Van Cleef & Arpels, Chanel et Guerlain y aient gagné cette guerre des odeurs en effaçant le fumet pour- tant si délicieusement érotique du poulet a la citronnelle, Profusion va devenir un endroit très recherché à Montréal.Avant tout pour sa cuisine très allumée, mais aussi parce qu'on y accorde l'importance voulue à l’accueil,;au service et à cette foule de petits détails qui font qu’on; se sent bien, même dans un endroit si loin de notre comptoir de cuisine.PROFUSION 1000, rue de la Gauchetière Ouest Niveau mezzanine ® (514) 399-1122 Ouvert sept jours par semaine, de 1 lh30 à 22h.L'argent n’a pas d’odeur, mais préparez quand mêm une cinquantaine de dollars pour deux personnes, avant boissons, taxes et service.Un billet brun vou assure une expérience extatique, et ce, sans même toucher à la carte des vins, pourtant fort sexy.VINS SUITE DE LA PAGE B 1 Certains le trouveront étrange avec des saveurs de jamais vu, mais qu’importe, le Savese Terrarossa 1996, Primitivo di Manduria (18,90 $ - 863852), est un détour nécessaire bien loin des merlots et cabernets de ce monde.Robe couleur de cerise noire, arômes de porto sec et de cerise noire confite, saveurs onctueuses, riches et fraîches dont la finale, tirant L avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou a la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou a son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée a la Régie des alcools, des courses et des jeux, Service des greffes.1, rue Notre-Dame Est, 9- étage.Montréal (Québec) H2Y 1B6 Un monde de wow Inc PUB VICTORIA 698.rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H3C 1J2 Dossier: 336-586 Nom et adresse du requérant Nature de Endroit la demande d'exploitation 9072- 8650 Québec Inc LOTUS RESTAURANT ET BAR 13000.Côte de Liesse Dorval (Québec) H9P 1B8 Dossier: 241-216 9060-3283 Québec inc.CAFÉ MADHATTER 1230.boul.do Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3G 1M2 Dossier 305-839 9073- 6356 Québec Inc RESTOPUB LAGENDA 2965, rue De Mmiac Saint-Laurent (Québec) H4S 1L8 Dossier: 317-644 1 Bar avec danse et spectacles sans nudité 1 Restaurant pour vendre 1 Bar près de la piscine (suite à cession) 1 Bar sur terrasse 13000.Côte de Liesse Dorval (Québec) H9P 1B8 1230.boul de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3G 1M2 1 Restaurant 2965.rue pour vendre De Mmiac 1 Bar Saint- (suite a Laurent cession) (Québec) H4S 1L8 9057-5903 Québec inc BAR WEST SIDE 1071, rue Beaver Hall Montréal (Québec) H2Z 1S5 Dossier 414-482 Restaurant Lombardie Inc RESTAURANT LOMBARDIE INC 411 rue Duluth Montréal (Québec) H2L 1 A4 Dossier 468-546 MFQ-VIE Corporation ^assurance AUBERGE CHOMEDEY INN 590 & 602, boul Labelle Laval (Québec) H7V 2T6 Dossier 884-643 Cirque du soleil DGA inc CIRQUE DU SOLEIL (CHAPITEAU) 8400 2e Avenue Montréal (Québec) H1Z4M6 Dossier 1591-510 Addition d'autorisations de danse et spectacles sans nudité dans 1 Bar déjà existant Addition de 1 Bar sur terrasse Addition d'autorisation de projection de films dans 1 Bar existant Addition de 1 Restaurant pour servir 698, rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H3C 1J2 1071.rue Beaver Hall Montréal (Québec) H2Z 1S5 411.rue Duluth Montréal (Québec) H2L 1 A4 1 Bar avec danse et spectacles sans nudité 1 Bar sur terrasse 1 Bar avec service aux chambres (suite à cession) 4 Bars dans amphithéâtre avec consommation dans les gradins dont 2 à l'extérieur 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse 590 & 602.boul Labelle Laval (Québec) H7V 2T6 91633 Canada Ltée BAR 222 7401.boul Newman L 10-13 LaSalle (Québoc) H8M 1X3 Dossier 1591-981 1 Bar 8400.2e Avenue Montréal (Québec) H1Z4M6 7401.boul Newman L 10-13 LaSalle (Québec) H8M 1X3 sur le noyau de cerise et le cacao amer, demeure harmonieuse malgré ses 14° d’alcool.Un prélude au Porto Vintage 1995 Quinta do Noval (58,75 $ - 516708), à la robe d’encre qui tache le verre et aux saveurs si soyeuses et au fruité si rebondi que l’on hésite à y mettre les dents.Un porto pétant de santé et promis à une très longue carrière.Il arrive que deux cépages se fondent avec bonheur.C’est le cas du pinot noir et du barbera dans le II Ba-ciale Monferrato «Braida» 1997 de Giacomo Bologna (21,85$-861781).Belle robe violacée et ensemble fruité, bien constitué, parfumé, soutenu et bien frais.En nettement plus rustique et en plus simple, le cépage negroamaro du sud de l’Italie se défend particulièrement bien dans le Borgo di Serra 1997 de chez Botter (10,95 $ - 526822).Un solide rouge piquant, poivré et vivant, d’un fruité et surtout d’un équilibre impeccable.Un must, légèrement rafraîchi, sur le risotto parmesan aux champignons.Je vous laisse sur trois Cahors dont le classique Domaine Labran-de 1994 (14,55 $ - 517698), un rouge typé avec ce qu’il faut de fruit et de tanins pour soutenir une daube.Chez Vigouroux, le Cahors gagne en prestance et en tempérament avec le Château de Mercues 1995 (17,85 $ — 972471), à la robe jeune et colorée et aux tanins solides, distingués et fruités, ou encore avec le plus «féminin» Château Haute-Serre 1994 (17,80$-947184), un vin plus complexe, plus élégant, pourvu d'une longue finale aromatique.Deux terroirs, deux vins, un même esprit Pour la cave Château Rollan de By 1996, Médoc (31,50 $ - 851477): du médoc à s’en mettre plein les dents mais qui joue aujourd'hui, en sourdine, les seconds violons.Du médoc comme on les aime, avec cette mâche à la fois austère et invitante, entière et décapante, capable de vous paralyser le palais à l’apéritif comme de vous le faire valser sur la côte de bœuf braisée au milieu du repas.Une robe qui n'a d’égal que le ri- deau tendu et opaque de ses tanins, des arômes qui n’ont pour prétention que de mettre en lumière une clarté de saveurs au goût de petits fruits noirs bien mûrs, de cèdre, de havane et de menthe.Très médoc.Apogée prévisible: 2005.Vin-plaisir Château La Voulte-Gasparets J996, Corbières (16,50 $-859215).A la question: «Que pensez-vous de Im Voulte-Gasparets?», tous les vignerons rencontrés lors de mon dernier périple en Languedoc y sont allés d’un «Ahhh, Im Voulte, pas mal.si vous pouvez en trouver!»-, «Sans doute le meilleur de l’appellation»-, ou encore: «Je vois que vous connaissez les bonnes choses!» Voilà pour le sondage.Maintenant, à vous de juger si ces vignerons parlent à travers leur chapeau.Rien ici de lourdaud, d’épais, d’alcooleux et encore moins de grossier.Plutôt l’harmonie de tanins caressants et moelleux, orchestrant avec style et, osons le dire, avec une économie de moyens, une partition épicée si subtile que l’on reste coi devant tant d’élégance et des volumes si parfaitement intégrés.Si vous en avez les moyens, à se procu rer à la caisse, surtout à ce prix.Prêt à boire, mais tiendra bien encore de trois à cinq ans.* Code SAQ utile pour mieux repérer le produit.(514) 873-2020, 1-800-298-2545 ou www.saq.com.endez- Québec oui'ma iid s chapon ftn Ojûn rte jiftshonomiqne Nouveau restaurant à quelques minutes du Centre Molson Cubine provençale Cuisine aux parfums élu SueI Setlles et salons privés pour groupes 1172 rue Bishop, Mtl 866-7890 Pour annoncer dans cette rubrique, contactez Micheline Ruelland au 985-3322 l'isp, 1996 < Saint-Joseoh APPELLATION SAINT JOSEPH CONTRÔLÉE D X c> a , A dà V OA dCUleX 0îï.t/> vn ffiuuieiiïe ù fa fPiap/ititC PRODUCE OF FRANCE CO/jyuu ei çjf u/uuul © VITICULTEURS - RÉCOLTANTS GAEC DU LAUTARET - 071V) CHATEAUBOURO FRANCE ! I.I.I) K V OIK.I.K V K X I) K K l> I 2 l> K K V K I K K I il il il LE DEVOIR TOURISME Savourez la “Sainte Paix” 1-800-665-5272 www.spa-Eastman.com iMUjna Pour annoncer dans ce regroupement, contactez Jean de Billy au 985-3322 Bruxelles rejette les arguments des défenseurs des duty-free Bruxelles (AP) — La Commission européenne a " un coup sévère à la campagne destinée à sauver les magasins duty free, qui doivent normalement disparaître le 30 juin prochain au sein de l’Union européenne.| x.s 20 membres de l’exécutif européen ont en effet approuvé mercredi un rapport qui conclut que l'argument selon lequel il faut accorder un sutsis aux ventes hors taxes pour sauver des emplois est faible.Pour eux, les conséquences sur remploi seront «extrêmement faibles», «d’ampleur limitée» et «locales».Selon la Confédération internationale des Duty Free (IDFC), la disparition des commerces hors taxes risque pourtant d’entraîner la perte de 140 000 emplois.L’IDFC entend continuer sa campagne pour obtenir un sursis jusqu’au sommet européen de Cologne en Allemagne, les 3 et 4 juin prochain.Le patron du lobby, Frank O’Connell, a précisé mercredi que l’IDFC ne souhaitait pas «l'annulation» de la décision mais un sursis pour en évaluer les conséquences.En décembre, les Quinze avaient demandé un rapport sur l’impact sur l’emploi d'une possible extension des duty free, notamment à la demande de Londres, Paris et Bonn.Un nouveau report ou l’annulation de la décision de 1991 est virtuellement impossible, puisque la règle de l’unanimité s’impose.Or, les Pays-Bas et le Danemark ne veulent plus entendre parler du duty free.Les ministres des Finances de l’UE examineront à nouveau la question le 15 mars prochain.Au plaisir des yeux C’est sans doute la phrase que l’on entend le plus souvent en se promenant dans les souks et par les venelles étroites bordées d’échoppes des médinas: «Entrez, mon ami.Venez regarder, ça n’engage à rien.Juste pour le plaisir des yeux.» U* tout est dit sur un ton chantant, chaque syllabe modulée avec lenteur et clarté, alors que la figure du marchand s’éclaire d’un sourire.NORMAND CAZELAIS Ce plaisir, pour qui veut y succomber, est aussi celui des sens.Dans l’air flottent des effluves, des parfums de cumin, de menthe, de jasmin, des odeurs de cuir et de bois ciré.Circulent des sons et des bruits qui s’isolent et se confondent tous à la fois: le poinçon des dinan-diers qui martèle le métal, les cris des commerçants qui vantent leur marchandise, l’appel du muezzin là-haut sur son minaret.Ce plaisir, oui, est aussi celui d’écouter le boniment du vendeur, d’apprécier sa patience et cette faculté de déballer la moitié du magasin s’il le faut pour réaliser une affaire.Au Maroc, comme dans tous les pays arabes, marchander fait partie de la quintessence de la vie: évaluer la qualité du matériel, négocier un prix en dosant savamment l’intérêt et l’indifférence, faire de part et d’autre des concessions pour en arriver à une entente satisfaisante aux deux parties, ça ne s’ai> pre.nd pas du jour au lendemain.A mes premiers voyages, j’avoue, une telle façon de faire me décontenançait, m’irritait même.Nos libres d’Occidentaux sont plutôt habituées à des règles plus strictes, plus directes et immédiates: pourquoi ne pas afficher un prix, le bon prix, et s’y tenir?Pourquoi tous ces entrechats et circonlocutions?Peut-être parce que la vie elle-même est tortueuse, pleine de méandres, de mirages et d’incertitudes.L’art du marchandage ressemble aux médinas: à première vue, tout n’est que dédale, portes et entrées multiples qui ne semblent donner nulle part, impasses où se perdent les lias.Mais regardez-la bien, la médina, celle de Marrakech par exemple, vaste, animée, étourdissante parfois.Regardez-la bien: par-delà ce faux désordre, c’est un modèle d’organisation où chaque métier, chaque commerce a sa place, où chaque maison s’appuie sur sa voisine, où les marchandises — y compris celles de grande valeur—sont étalées à portée des mains voleuses, où pourtant bien peu est volé.La médina est un modèle d’urbanisme, d’espace adapté à un climat où les nuits froides peuvent succéder aux jours torrides, où les murs et les toits peuvent absorber tour à tour chaleur et fraîcheur, où la vie d’interdépendance avec les autres prend un relief inattendu.La médina a sa logique.Et le marchandage aussi.De Marrakech, bien sûr, on parle fréquemment de la place Jamaa el Fna, de ses charmeurs de serpents et vendeurs d’eau ambulants, de ses pickpockets, des thés à la menthe brûlants et très sucrés qu’on prend aux terrasses des immeubles la jouxtant, quand le soleil s’incline et s’éclate en mille couleurs sur les étals et les abris de brocante.De Marrakech, on retient cela et les souks de la médina, la haute tour du minaret de la Katoubia, «mosquée des libraires», achevée au temps où l’on commençait à élever des cathédrales en Europe, les tombeaux saadiens, impressionnants dans leur dépouillement, le palais el Badia, «incomparable», et de la Bahia dont Lyautey fit sa résidence.Et autour de la médina, la ville moderne qui étend ses quartiers, où même un McDo a ouvert ses portes voici quelques mois à peine.Une amie m’a confié que son premier contact, «saisissant», avec le Maroc, elle l’a eu à sa descente d’avion, tôt le matin, à l’aéroport de Casablanca.Du même coup d’œil, elle a aperçu, dans les corridors de cet édifice très contemporain, des hommes agenouillés vers l’est, absorbés dans leurs prières.et des jeunes filles chic et maquillées, vêtues de pantalons et de chemisiers moulants, servir en plusieurs langues des clients dans des boutiques exclusives.Femmes voilées jusqu’aux yeux ou habillées selon les derniers impératifs de la mode, âniers poussant leurs bêtes et grosses cylindrées rutilantes, tout se côtoie et se croise en ce pays qui change, qui tente de faire le pont entre ses valeurs millénaires et un futur, largement inspiré d’ailleurs, encore mal défini.Mais tant que durera le plaisir des yeux.La palmeraie 11 y a toujours une histoire.Un jour donc, un homme «bleu», un nomade, s’arrêta en ce lieu.Il y trouva des dattes si bonnes que son séjour se prolongea.Et des noyaux de ces dattes naquit la palmeraie.Et, de la palmeraie, cette ville, Marrakech «la Rouge», la «Perle du Sud», entre la mer et le Sahara, entre la plaine et les montagnes de l'Atlas.Im palmeraie couvre aujourd’hui 13 000 hectares, bastion de verdure aux portes de l’ancienne cité fortifiée.Oasis unique.Des arbres fruitiers et diverses cultures, des hôtels de luxe et de riches villas s’y sont répandus ces dernières années alors que les palmiers eux-mêmes, à la limite nord de leur aire d’extension, s’étiolent petit à petit.Mal entretenus, nombre de petits canaux d’irrigation, les khette-ras, ne suffisent plus à la tâche et les arbres au port noble en souffrent.Encore splendide, la palmeraie vieillit Guides ¦ Maroc et Marrakech, tous deux publiés dgns la collection des Guides Bleus Evasion chez Hachette: papier glacé, abondante iconographie, documentation sérieuse, quelques cartes et plans, suggestions de «bonnes» adresses, de visites et de circuits, format pas trop encombrant, reliure solide.Un peu franco-français cependant.¦ Hilali Ahmed (® 38 96 35 à la maison, v 01 14 98 28 pour le cellulaire): guide recommandé par le GRIT, Ahmed — c’est son prénom — connaît très bien la ville et en particulier la médina où marchands et passants le saluent avec déférence.Dans la quarantaine, d’origine berbère, il parle un français presque sans faute que bien des gens d’ici pourraient lui envier.Son pas est régulier, ni lent ni pressé, et il sait agrémenter ses propos de traits d’esprit qui font sourire.Marcher à Marrakech avec lui, c’est assurément plus que découvrir une ville.Offrez-lui mes meilleures salutations.Aimer une ville Née du recul du désert de l'ascension des traces de l’impact Née de la blessure de l’errance des pierres sobres de l’Atlas de l’émergence Née de la fugue aquatique aux repères intransigeants du galet du geste aux mille virginités de la fascination de l’éternité Nourrie de la promesse poétique et de la plasticité de l’écho Ma ville.— Mohamed Loakira, Marrakech Forfaits De nombreux grossistes proposent le Maroc dans leurs brochures.Spécialisée dans les voyages axés sur le ski et le golf, l’agence Voyages Bernard Gendron a récemment inscrit ce pays au nombre de ses destinations et offre un produit alliant le golf et le séjour en des hôtels de catégorie supérieure, tels le Palmeraie Golf Palace & Resort à Marrakech et le Allegro Caribbean Village Agador à Agadir, avec verdure en abondance, chambres spacieuses et service soigné.Renseignements ¦ Voyages Bernard Gendron, 1465 boulevard M‘r-Langlois, Valleyfield J6S 1C2, 866-8747, ® (450) 373-8727, gendron@vbg.qc.ca; www.vbg.qc.ca ¦ Palmeraie Golf Palace & Resort, B.P.Marrakech, ® (212) 4 30 10 10/4 30 50 50, pgp@open.net.ma; http://www.pgp.co.ma ¦ Allegro Caribbean Village Agador, boulevard du 29 Août, Agadir, ® (212) 8 84 71 02/8 84 71 15, télécopieur, pattia@casanet.net.ma Renseignements ¦ GRIT-Marrakech (Groupement régional d’intérêt touristique), 170, avenue Mohamed V, v (212) 4 43 08 86.¦ Office national marocain du tourisme, 1800, avenue McGill College, bureau 2450, Montréal H3A3J6, « (514) 842-8112/5316, télécopieur.?Ce voyage a été fait avec la collaboration de Royal Air Maroc et de l'Office national marocain du tourisme.Jalal Avant de partir, je me suis souvenu que l’un des mes étudiants, voici quelques années, venait de Marrakech.«Si jamais vous passez par là, m’avait-il répété, venez me voir.» J’ai donc appelé mon ami Louis qui enseigne toujours à l’UQAM pour lui de-mander les coordonnées de Jalal Alwi-dadi.«Justement, m’a-t-il dit, il dirige maintenant un hôtel tout près de Marrakech.Fais-lui sigjie, ça lui fera plaisir.» Ce qui fut fait.L’hôtel s’appelle Les Deux Tours et étend son domaine de plusieurs hectares au cœur de la Palmeraie, à côté du hameau de Douar Abiad.fi faut connaître le chemin pour s’y rendre sans risquer de s’égarer.Œuvre de l’architecte Charles Boccara, l’établissement se présente parmi des jardins luxuriants à la manière d’un village andalou du XIV' siècle, constitué de villas alliant pisé et tade-lakt, ombre et lumière, décorées avec une sobriété passionnée.L’hôtel, on s’en doute, n’est pas à la portée de toutes les bourses, sans pratiquer toutefois des tarifs prohibitifs.Nous y avons passé une soirée mémorable, après avoir fait le tour des lieux, à déguster de délicates pastillas et un remarquable poulet au miel et à l’orange, à parler des heures durant avec Jalal et son collègue Jean-Paul, à l’écouter parler de sa femme et de son fils qui vivent encore à Montréal, de ses rêves et ambitions, du Québec qu’il n’oublie pas, de ce Maroc qu’il porte en ses tripes.Renseignements: ® (212) 4 31 20 71/72/73,4 31 20 57 (télécopieur).LE FIL DE CUIR CENTRE DE VALISES Vente et réparation Samsonite, Delsey, Boyt, Hartmann, Andiamo, French, Zéro, Halliburton, etc.550 Ouest, rue Sherbrooke 849-0136 Réclamations de toutes lignes aériennes acceptées Service rapide après vente CLUB VOYAGES Rosemont 1 800 661 2743 514 376 5910 DÉPARTS GROUPES GARANTIS ET ACCOMPAGNÉS Date de départ Programme Durée Prix à partir de 02 mai Chine et Ethnies 19 jours 4525 $ Présentation le mardi 2 mars à J 9h00 RSVP 1 1 mai La Turquie et ses mondes 19 jours 3199 $ Présentation le mardi 2 mars à 20h30 RSVP #1 AU CANADA / o
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