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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-03-24, Collections de BAnQ.

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+ FONDE EN 1 9 1 O ?- LE DEVOIR Vol.X C ¦ N ¦ « 3 M O N T R É AL.L K M ERCR EDI 24 MA RS I 999 T A X E S = 1 $ / T O K ONTO 1 $ PERSPECTIVES So.SO.SO.solidarité ! Des milliers d’étudiants marcheront dans les rues de Montréal et de Québec aujourd’hui pour réclamer plus d’argent pour les collèges et les universités.Et s’il fut une époque où les slogans étudiants écorchaient les oreilles des administrateurs, il n’en est rien aujourd’hui: les profs et les directeurs d’établissement remercient presque les manifestants de prendre les choses en main.A compter de midi, les rues du centre-ville de Montréal et de Québec seront remplies d’étudiants réclamant «un réinvestissement immédiat en éducation».Plusieurs collèges et la majorité des universités fonctionneront donc au ralenti: de nombreux professeurs seront dans la rue et plusieurs recteurs d’université n’auront qu’un souhait, que la manifestation soit un grand succès, de manière à ce que les pressions auprès du gouvernement portent fruits.Les recteurs donnent en effet leur bénédiction à l’initiative, annoncée à grands coups de conférences de presse depuis un bon mois.Et s’il fut un temps où les directions d’établissement donnaient des consignes strictes quant à la tenue des cours, ce temps est bien révolu.À l’Université du Québec à Montréal, la rectrice Paule Leduc a invité les professeurs à «éviter les situations conflictuelles» en leur rappelant, dans une note de service, que les étudiants prévoyaient la levée des cours.Ainsi, à plusieurs endroits, un commando étudiant fera la tournée des salles pour inviter les étudiants à sécher les cours et à aller prendre l’air.«Nous ne pouvons pénaliser les étudiants qui travaillent dans le même sens que nous», a dit une porte-paro- Paule des Rivières ?le (je rUQAM.À ru l l’Université Laval, les autorités favorisent aussi la participation et il est bien entendu que les tests ou les examens prévus aujourd’hui seront reportés.Dans les collèges, les enseignants seront les premiers, ce matin, à inviter les étudiants à participer «en grand nombre» à la manifestation de cet après-midi.On le voit, les slogans étudiants n’appartiennent plus seulement aux étudiants.Les associations étudiantes ont évolué, les directions des collèges et des universités aussi.Les universités, par exemple, ont cessé de réclamer publiquement une hausse des frais de scolarité, demande qui empêchait un rapprochement avec les étudiants.Ces derniers, de leur côté, ressentent chaque jour plus concrètement les effets des compressions.Les classes sont surchargées, les bibliothèques moins attrayantes, les laboratoires informatiques moins bien équipés, les profs moins disponibles et, au niveau collégial, les conseillers en orientation sont devenus une denrée de luxe.Là-dessus, tous s’entendent Et comme les recteurs et les directeurs de collège sont forcés de constater que les pressions de coulisses ne produisent aucun résultat digne de ce nom, ils se rabattent aujourd’hui sur ceux qui peuvent faire le plus de bruit à savoir les étudiants.Ces derniers répètent que «la manifest l’avant-der-nier recours d’une organisation forte en membership mais peu entendue».Le dernier recours étant «la paralysie du système».Bien que leurs leaders n’osent pas avancer de chiffres, se contentant de dire qu’ils seront des milliers aujourd’hui, ils ont tous à l’esprit le chiffre 10 000, atteint en 1996 lors d’une manifestation contre la hausse des frais de scolarité.Ils aimeraient bien rééditer l’exploit Une manifestation se tiendra également à Québec, qui accueillera les étudiants de l’est de la province.Les étudiants des cégeps de VaLd’Or et de Jonquière seront aussi actifs.Rien n’a été laissé au hasard.Les associations étudiantes et les services de police ont tout prévu et les étudiants eux-mêmes sont des acteurs clés du maintien de l’ordre aujourd’hui.La manifestation de Montréal est réglée au quart de tour et son trajet ,est logique.Elle partira des bureaux du ministère de l’Éducation vers 13hl5 et empruntera le boulevard De Maisonneuve en direction ouest de manière à «ramasser» les étudiants de l’UQAM et du cégep du Vieux-Montréal puis, un peu plus loin, ceux des universités McGill et de Montréal.Le cortège se dirigera ensuite vers le 1000, rue de La Gauchetière, devant les bureaux de Bell, dont le président, Jean Monty, préside le conseil d’administration de la Fondation des bourses du millénaire.Les discours d’usage seront alors prononcés en milieu d’après-midi.Car si le gouvernement du Québec est la première cible du «ras-le-bol étudiant», Ottawa ne s’en tire pas beaucoup mieux puisque son attitude dans le conflit autour des bourses du millénaire irrite les étudiants au plus haut point En fait, ils ont bien peur de faire les frais de cette querelle constitutionnelle.Il reste que les associations étudiantes entretiennent des liens privilégiés avec le gouvernement du Québec.Ce dernier a besoin d’elles pour prouver qu’il est en lien avec les jeunes.Il ne répugne pas à emmener avec lui, dans des forums internationaux sur la jeunesse, des leaders étudiants.Ces derniers, de leur côté, doivent garder leur indépendance tout en s’assurant, à court terme, un rôle de choix dans la préparation du Sommet sur la jeunesse.METEO Montréal Ciel variable.Max: 4 Min: -5 Québec Faible neige.Max: 1 Min: -5 Détails, page B 7 INDEX Annonces .B 7 Le monde .B 6 Avis publics.A 6 Ix-s sports .B 8 Culture B 10 Montréal .A3 Économie .B 2 Mots croisés.B 7 Éditorial .A8 Politique .A7 Horizons .B1 Télévision .B 9 www.ledevoir.com ÉCONOMIE Feu vert syndical à la hprivatisation» de Vusine d’embouteillage, page B 2 LES ACTUALITÉS Les Éboulements: pour un contrôle routier fait par la SQ, page A 5 f A- T LG HORIZONS La chronique de Josée Blanchette: Chère JoBlo, page B 1 Guerre juridique chez Desjardins Pour faire respecter ses droits au sein du Mouvement, les caisses d’économie poursuivent la confédération et les dix fédérations régionales CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR La Fédération des caisses d’économie Desjardins du Québec (FCEDQ) a perdu patience et décidé de faire respecter ses droits au sein du Mouvement Desjardins par la voie judiciaire.Elle a intenté hier devant la Cour supérieure du Québec une poursuite qui vise la confédération et les dix fédérations régionales.Cette procédure judiciaire, explique la fédération dissidente, vise à rétablir les droits des caisses d’économie et de leur fédération au sein du Mouvement des caisses Desjardins.«Elle découle de la décision prise unilatéralement par résolution du conseil d’administration de la confédération, le 17 novembre dernier, de rendre inopérant le protocole d’entente qui la lie à la FCEDQ depuis 1979», fait-elle valoir.En fin d’après-midi, André Chapleau confirmait qu’on avait reçu aux bureaux de la confédération toute la documentation nécessaire, dont la livraison par des huissiers devrait être complétée aujourd’hui dans les fédérations les plus éloignées.Les avocats de Desjardins se sont mis à l’étude de cette action sans délai.Au bureau du président Claude Béland, il n’était pas question de faire quelque commentaire que ce soit, du moins pas pour l'instant La Fédération des caisses d’économie précise qu’elle ne s’oppose pas à la création d’une grande fédération unique pour tout le Mouvement, orientation votée majoritairement par près de 3000 délégués à un congrès spécial de Desjardins en fin de semaine dernière.Sa démarche vise essentiellement à faire respecter le protocole d’entente signé à son entrée chez Desjardins en vue de protéger l’inté- VOIR PAGE A 10: DESJARDINS Départ Vj J '¦ : «JÈS mm .h i SMÈ :;>• i» V *; * 'V : Les dissidents du MEMO démissionnent ¦ À lire, page A 3 Kosovo /0 JACQUES NADEAU LE DEVOIR LE PRESIDENT du syndicat des cols bleus, Jean Lapierre, a serré très fort son épouse et salué ses collègues avant d’être emmené en prison avec le secrétaire-trésorier Denis Maynard.Les deux hommes ont été condamnés à six mois d’emprisonnement à la suite du saccage de l’hôtel de ville de Montréal lors d une manifestation des cols bleus en septembre dernier.Nos informations en page A 3.Loterie judiciaire La plus haute juridiction britannique devrait décider, aujourd’hui, si l’ancien dictateur chilien bénéficie d’une immunité diplomatique «souveraine».Si elle lui est reconnue, il pourra regagner son pays.Sinon, le Royaume-Uni devra donner sa réponse à la demande d’extradition espagnole.PATRICE CLAUDE LE MONDE Londres — Même lieu, même décor, même suspense.Quatre mois, presque jour pour jour, après le tombereau d’éloges qui lui échut au soir du 25 novembre 1998 pour avoir fait progresser le droit international en refusant l’immunité à un ancien dictateur tortionnaire, le comité judiciaire de la Chambre des lords britannique devait se réunir à nouveau, aujourd’hui, sous l’œil inquisiteur des caméras de la planète.A 14h [9h à Montréal], le général Augusto Ugarte Pinochet devrait savoir une fois pour toutes s’il peut ou non se prévaloir d’une impunité juridique «souveraine».En état d’arrestation depuis le 16 octobre à Londres et sous contrôle judiciaire étroit depuis le 1" décembre dans une luxueuse résidence du Surrey, le vieux caudillo chilien, qui a fêté son 83p anniversaire aux arrêts, se disait dimanche «prêt à se battre» encore pour son «honneur» et celui de son pays.The Sunday Telegraph, qui a recueilli, par l’entremise d’un «ami» du prisonnier, ces fortes paroles, VOIR PAGE A 10: PINOCHET Lire aussi en page A 10 Le soutien controversé du Vatican L’OTAN reçoit l’ordre de frapper Belgrade jure de «répondre à la force par tous les moyens» D'APRÈS ASSOCIATED PRESS ET L’AGENCE FRANCE-PRESSE Bruxelles — Slobodan Milosevic refusant de faire la paix avec les Kosovars, l’OTAN a pris la grave décision hier de donner son feu vert au bombardement des forces yougoslaves.Le secrétaire général de l’OTAN, Javier Solana, a ainsi donné l’ordre au général Wesley Clark, commandant suprême de l’Alliance atlantique en Ëurope, de mettre en œuvre des frappes aériennes contre la Yougoslavie.Désormais, plus de 400 appareils et une demi-douzaine de navires lance-missiles sont prêts à bombarder le régime de Belgrade.«Cette action militaire vise à soutenir les objectifs politiques de la communauté internationale.Elle aura pour but d’interrompre les violentes attaques perpétrées» par les forces serbes au Kosovo et «d’affaiblir leurs capacités de prolonger la catastrophe humanitaire», a déclaré M.Solana à l’issue du réunion du conseil de l’OTAN.Selon des diplomates, les bombardements aériens — qui seraient massifs — au moyen de missiles de croisière allaient débuter la nuit dernière ou la nuit prochaine.Les frappes commenceraient aujourd’hui, à moins que le président Milosevic n’accepte le plan de paix sur le Kosovo, a déclaré de son côté, à Londres, le ministre britannique de la Défense, George Robertson.VOIR PAGE A 10: OTAN ¦ Autres informations en page B 6 Damphousse part «la tête haute» JEAN DION LE DEVOIR Quand le navire ne va nulle part, le capitaine finit par en payer le prix tôt ou tard.Aussi le Canadien de Montréal, en passe de rater les séries éliminatoires une deuxième fois en cinq ans, a-t-il poursuivi hier son délestage du printemps en échangeant Vincent Damphousse aux Sharks de San José en retour de deux choix au repêchage amateur.Ce faisant, le Canadien amorce dans les faits une période de reconstruction qui pourrait être longue compte tenu des réserves relativement minces dont il jouit présentement Damphousse, qui pourra accéder au statut de joueur autonome sans restriction le 1" juillet prochain, connaît une saison particulièrement difficile ainsi que le montre sa fiche de 12 buts et 24 aides en 65 matchs.Depuis plusieurs jours, quelques semaines en fait, son nom était constamment au centre des nombreuses rumeurs de transaction.«Je m’en vais de Montréal avec la tête haute.Les statistiques ont ralenti dans mon cas, mais au niveau de l’équipe, j’ai toujours été parmi les meilleurs», a déclaré hier Damphousse à la station CKAC, rappelant que l'équipe au complet connaissait de sérieux problèmes et que lui-même oc- VOIR PAGE A 10: DAMPHOUSSE Lire aussi en page B 8 ¦ Toutes les transactions de la LNH « à A 2 L E I) E V OU, 1- E M E H C R E [) I 2 4 M A R S I !) !) !) LES ACTUALITES Commission scolaire de Montréal Le MEMO se retrouve déjà en minorité Cinq commissaires démissionnent en accusant Diane De Courcy d’avoir renoncé à ses promesses pour éviter de déplaire au gouvernement du Parti québécois MARIE-CLAUDE DUCAS LE DEVOIR Les cinq commissaires d’école dissidents du MEMO (Mouvement pour une école moderne et ouverte) ont annoncé hier qu’ils siégeront désormais comme indépendants.A peine neuf mois après avoir pris le pouvoir à la nouvelle Commission scolaire de Montréal, le MEMO se retrouve donc en minorité, avec 10 commissaires sur 21.Les six autres commissaires sont membres du Regroupement scolaire confessionnel (RSC), le parti d’opposition.Les cinq dissidents, qui manifestent leur désaccord depuis janvier dernier, avaient déjà été menacés d’expulsion par la présidente du MEMO, Diane De Courcy, la semaine dernière.Ils ont rappelé hier les différentes promesses faites par le MEMO avant les élections, dont beaucoup ont été abandonnées, selon eux, pour éviter de déplaire au gouvernement du Parti québécois.«Il nous apparait intolérable de sacrifier les intérêts des jeunes de la CSDM pour éviter de mettre le gouvernement dans l’embarras», a déclaré Robert Cadotte, le leader des dissidents, lors d’une allocution aux médias où ils ont tour à tour pris la parole.C’est notamment le cas, a-t-il souligné, du partage des bâtiments entre anglo- phones et francophones à la CSDM.«La présidente a imposé le silence public sur ce dossier, prétextant qu’il était préférable de se taire pour éviter de brouiller les bonnes relations avec la ministre, a rappelé Robert Cadotte.Manifestement, le gouvernement ne voulait pas trancher sur une question qui pouvait indisposer les anglophones.Conclusion: le MEMO sacrifiait neuf bâtiments qui valent 56 millions ainsi qu'une dizaine de millions de dollars par année pour éviter au gouvernement d’affronter la grogne de William Johnson.» Les autres promesses «non tenues» qui ont été soulignées concernent l'établissement d’un processus La police et la paille Hommage au civisme Récompenses, décorations ou distinctions pour actes de civisme Le gouvernement du Québec rend hommage à des citoyennes et des citoyens qui ont porté assistance à des personnes dont la vie était en danger.Il leur accorde des récompenses, décorations et distinctions en vertu de la Loi visant à favoriser le civisme (L.R.Q., c.C-20).Tout citoyen qui considère qu'une personne a accompli un acte de civisme, dans des circonstances difficiles, et même périlleuses, peut proposer le nom de cette personne au Comité sur le civisme.L'acte de civisme doit avoir été accompli entre le P' janvier 1998 et le 31 décembre 1998.La proposition d'une candidature doit contenir les renseignements suivants: O Nom, adresse et numéro de téléphone de la personne proposée (si cette dernière est décédée, les coordonnées d'un parent ou d'un ami) © Description de l'acte de civisme avec mention de la date de l'événement © Nom, adresse et numéro de téléphone des témoins O Nom du service de police qui a consigné l'événement, s'il y a lieu © Nom, adresse et numéro de téléphone de la personne qui propose (Une personne ne peut se proposer elle-même.) I Gouvernement du Québec Ministère des Relations avec les citoyens I et de l'Immigration La proposition d'une candidature doit être acheminée au plus tard le 1« mai 1999 à l'adresse suivante : Comité sur le civisme Direction de la coordination et du soutien en relations civiques Ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration 360, rue McGill, bureau RC.10 Montréal (Québec) H2Y 2E9 Le dépliant d'information « Hommage au civisme » est disponible à la Direction de la coordination et du soutien en relations civiques du ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration et aux bureaux de Communication-Québec.Il comporte un formulaire de proposition d'une candidature.Pour de plus amples renseignements, composez le (514) 873-1630 ou le 1800 831-4347.Québec budgétaire transparent, la déconfessionnalisation des écoles et le maintien de la politique de transport d’écoliers pour les écoles à vocation particulière.«On nous a dit qu’il fallait désormais être “réalistes"», a dit Robert Cadotte.«Nous refusons ce “réalisme" et cette “prudence".Les gens nous ont élus pour appliquer nos engagements électoraux.» L’intervention d’un médiateur, qui avait déposé son bilan la semaine dernière, n’a, aux yeux des dissidents, rien fait avancer.Les cinq dissidents se défendent bien de paralyser le Conseil des commissaires.«Le conseil se retrouve dans la situation d’un gouvernement minoritaire, qui sont, dans bien des cas, les meilleurs gouvernements, dit Robert Cadotte.Ils ont comme caractéristique de devoir discuter plus et de devoir s'entendre sur certaines affaires.Ça ne déstabilise pas le conseil; la preuve, c’est qu’il a continué de fonctionner à son maximum depuis janvier.La seule chose qui est paralysée, c’est le bureau de la présidente.» «Lourdes responsabilités» Diane De Courcy, qui ne semblait pas étonnée de l’annonce d’hier, a réfuté, dans un communiqué, plusieurs des déclarations des dissidents.«Ils portent de lourdes responsabilités, dit-elle.D’abord face aux ci- toyens, qui avaient voté, dans leurs quartiers, pour le MEMO, et ensuite face au Conseil des commissaires.J’espère qu’on va cesser défaire du bungee politique et que l’on va revenir aux choses sérieuses, qui concernent la CSDM.» Michel Pallascio, le leader du RSC, craint pour sa part une certaine paralysie.«On assiste à une lutte de pouvoir qui n’est pas dans l’intérêt de la clientèle, dit-il.Nous arrivions à nous entendre, de 1994 à 1998, à l’intérieur d’une coalition; là, même avec 15 personnes au pouvoir, c’est la débandade.» Une assemblée du Conseil des commissaires doit avoir lieu ce soir.Appel d’offres, prise deux Les nouvelles règles d'attribution du contrat pour l'agrandissement du Palais des congrès suscitent la colère DES POLICIERS FRANÇAIS essaient de se protéger des attaques de fermiers qui leur ont lancé des brindilles de paille au moyen d’un véhicule agricole lors d’une manifestation.Partout en France, les agriculteurs ont protesté hier contre les politiques agricoles européennes.JEAN CHARTIER LE DEVOIR Le ministre délégué aux Services gouvernementaux, David Cliche, a annoncé hier que le projet d’agrandissement du Palais des congrès de Montréal sera réalisé par l’octroi d’un contrat clés en main et que l’ancien appel d’offres est annulé.La Société immobilière du Québec lancera un nouveau projet pour la réalisation à un prix forfaitaire de la conception technique et architecturale dès le 30 mars.Mais déjà, le président de l’Association des architectes en pratique privée du Québec (l’AAPPQ), Richard Birtz, réagissait d’une manière critique hier à la nouvelle annonce.«C’est une formule que nous avions discutée en novembre 1997 avec la SIQ et le Palais des congrès, et nous demandions un contact direct entre le propriétaire et ses architectes, pas seulement avec les promoteurs.» Le ministre David Cliche précise pour sa part qu’il s’agit d’une formule largement utilisée dans l’industrie.«Je suis assuré que les architectes et les ingénieurs vont participer à ce projet.Nous avons des échos dans le milieu», a-t-il déclaré au Devoir.«Il y a des consortiums qui vont se former.À la deuxième étape, un concept architectural va prendre forme avec les gens de la Société du Palais des congrès.On pourrait ne pas retenir la plus basse soumission.» Car le ministre tient à ce que le projet retenu soit de qualité.«Vous savez, le Palais des congrès actuel est le résultat d'un concours international.Et nous avions décidé de ne pas reprendre cette procédure.» Il signale également que la première sélection va se faire sur la base de la qualificadon.Le ministre Cliche s’est exprimé ainsi: «On va choisir les trois qui se qualifient.Il faut regarder le projet dans son ensemble.» Il semble assuré que le nouveau Palais des congrès va être plus beau que la Place des Arts.Toutefois, la vice-présidente exécutive de l’Association des ingénieurs en pratique privée du Québec Q’AIPPQ), Johanne Desrochers, émet plusieurs réserves.Elle reconnaît que l’appel d’offres se déroulera en deux étapes sur une base qualitative.«C’était une de nos demandes.On accepte de le faire pour les entreprises, mais pas pour les professionnels.Ils ont fait un bout de chemin.» Quant au montant prévu de 100 000 $, «c’est une farce, le quart de ce que ça va coûter».En outre, il lui apparaît inconcevable qu’en deux semaines on réalise les plans.«Ils ne reconnaissent pas la valeur du travail des architectes et des ingénieurs.» Enfin, la vice-présidente mentionne que la formule clés en main n’est pas idéale pour le promoteur car il doit prévoir les coûts très vite.Après, les changements, ce sont tous des extras.L’AIPPQ réagira davantage dans les prochains jours.Finalement, le président de l’AAPPQ, Richard Birtz, signale qu’un aspect positif tient à ce que le promoteur négociera directement avec le Palais des congrès, sans l’aide de la SIQ, ce qui signifie une économie de 7 % pour les frais de gestion, ce qui représente 10 millions, à son avis.Jusqu’à maintenant, il pense que la facture de la SIQ au Palais des congrès s’élève à 500 000 $.Approbation d’un nouveau médicament anti-VIH à posologie simple LE DEVOIR Un médicament anti-VIH prometteur, qui ne nécessite qu’une seule prise par jour, vient d’être approuvé au Canada.Vendu sous le nom de Sustiva, ce médicament laisse espérer une meilleure fidélité au traitement pour les personnes qui doivent ingurgiter un cocktail complexe d’antirétroviraux.L’efficacité du médicament permet de ne prendre que trois capsules, une seule fois par jour, avant ou pendant les repas, alors que les plus courants inhibiteurs de la protéase peuvent nécessiter la prise de six à dix-huit comprimés par jour.En favorisant la fidélité au traitement par sa posologie simple, ce nouveau composé constitue un moyen de plus pour lutter contre le développement de souches du VIH résistantes aux rétroviraux.Ce produit est d’ailleurs déjà fourni depuis l’été 1998 aux malades chez qui les antiré- troviraux les plus courants n’avaient plus beaucoup d’effets.Les essais cliniques menés à ce jour auprès de 2000 patients démontrent que le Sustiva permet d’abaisser la charge virale en deçà des seuils décelables et s'avère encore plus efficace que d’autres antirétroviraux.Près de 15 000 patients bénéficient déjà du Sustiva dans le monde grâce à un programme élargi mis sur pied par le géant pharmaceutique Du Pont Pharma.Les lignes directrices sur les PENSIONS ALIMENTAIRES POOR ENFANTS Des lois sont en vigueur qui.• permettent de déterminer le montant que devrait payer le parent versant une pension alimentaire pour enfants, et ce, en fonction du revenu, du nombre d’enfants concernés et des lois applicables dans la province ou le territoire où il réside; • permettent de fixer des montants de façon juste, prévisible et uniforme, dans l’intérêt des enfants.Pour connaître les modalités d’application des lignes directrices sur les pensions alimentaires pour enfants lorsque les deux parents résident au Québec, composez le : 1 800 363-1363 (Communication-Québec) (418) 643-5140 (Ministère de la Justice du Québec) En matière de divorce, si l’un des deux parents réside à l’extérieur du Québec, les Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants sont alors applicables.Pour toute information, appelez sans frais au : 1 888 373-2222 Visitez notre site Internet : http://canada.justice.gc.ca i+l Ministère de la Justice Department ol Justice Canada Canada Canada I K i) R v 0 1 R .I.E M E R (' Il E 1) I 2 I M A U S I !l !) !) A A MONTREAL Les policiers impliqués Après les bavures, les retards dans le scandale des vignettes VIP n’ont toujours pas été inquiétés par des accusations D’éclaboussures en bavures, chaque mois apporte son lot de scandales sortis de cette boîte de Pandore qu’est l’affaire des vignettes VIP.Au menu du jour, deux autres chapitres: les retards dans le processus disciplinaire du SPCUM et la clémence des agents de stationnement à l’égard des policiers.LOUISE LEDUC LE DEVOIR Déjà épargnés de toute poursuite criminelle, les policiers du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal peuvent encore respirer.Les actes d’accusation pouvant mener à des mesures disciplinaires ne leur ont pas été acheminés tel que prévu à la mi-mars.«Oui, compte tenu du volume [117 policiers en cause], nous accusons un retard de deux ou trois semaines», a avoué Michel Gagnon, porte-parole du SPCUM.Cette situation n’est pas pour déplaire à la Fraternité des policiers.«On nous avait informés que nous devions recevoir ces avis au début du mois, mais vous comprendrez que nous ne faisons pas de pression.», a noté le porte-parole de la Fraternité des policiers, Philippe Roy.Le dossier des vignettes VIP n’en est pas à un rebondissement près.Cette semaine, la Ville de Montréal et le SPCUM ont de nouveau été éclaboussés par un reportage de Radio-Canada selon lequel les agents de stationnement se gardent de donner des contraventions autour du local syndical des policiers, rue Gilford.A ce sujet Diane Leduc, porte-parole du Service des travaux publics et de l’environnement à la Ville de Montréal, jure que les nouveaux gestionnaires à la tête des agents de stationnement ont émis en septembre de nouvelles directives et multiplié les appels pour s’assurer qu’elles seront suivies.Jusqu’en septembre, conformément aux pages 15 et 16 de leur manuel, les agents de stationnement ne pouvaient pas émettre de contraventions dans une dizaine de quadrilatères parce que les rues étaient sous la surveillance du SPCUM.«On a régularisé la situation.Y a-t-il résistance au changement des règles administratives?Us agents de stationnement sont-ils encore une fois chahutés par des automobilistes furieux?Peut-être assiste-t-on ici à une “game” syndicale, peut-être est-on devant un autre cas d'intimidation», a poursuivi Mme Leduc.Pour le reste, les policiers ont aussi eu leurs nouvelles directives: «N’émettez plus de vignettes, on a peur!» Telles sont les paroles de Michel Gagnon, porte-parole du SPCUM, pour résumer le mot d’ordre donné aux troupes.Peur de quoi?«Peur des journalistes qui pensent que les P-20, c’est un commerce! Or les P-20 ne sont en rien des rejetons des vignettes VIP» Les policiers qui ont loué des stationnements pour leurs réunions sociales ou autres sont donc priés «de se trouver un autre système», selon Michel Gagnon.Les vignettes P-20, issues d’un poste de police au sud de la Place Bonaventure, étaient émises pour que les policiers puissent se garer dans un stationnement tout près.Et quand il n’y avait plus de place, les policiers pouvaient se garer dans la rue sans être inquiétés.«U lendemain du P-20 [i.e.sa mise au jour par les médias], elles ont été retirées», a expliqué Michel Gagnon.«Et les pancartes “Réservé au service de police" disparaissent progressivement des rues.» Sans être «nécessairement illégales», ces vignettes P-20 étaient «inappropriées», a nuancé Michel Gagnon.Si l’existence de ces P-20 n’avait pas été révélée par les médias, les policiers n’auraient-ils pas continué de profiter de ce passe-droit sans être inquiétés?«J'en conviens avec vous», a reconnu Michel Gagnon.En prison.Les leaders syndicaux Jean Lapierre et Denis Maynard prennent le chemin de la détention sous les chants des cols bleus JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le président de la FTQ, Henri Massé, enlace Jean Lapierre.JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Les cols bleus étaient là, chantant et entourant les deux héros du jour, Jean lapierre et Denis Maynard, qui allaient être emmenés derrière les barreaux à la suite d’une décision «injuste» de la Cour du Québec concernant le saccage à l’hôtel de ville le 13 septembre dernier.Une soixantaine de syndiqués, flanqués du président du Syndicat de la fonction publique, Gilles Charland, et de celui de la Fédération des travailleurs du Québec, Henri Massé, ont accompagné leurs chefs syndicaux venus chercher leur mandat d’emprisonnement au Palais de justice de Montréal avant d’être conduits en prison pour six mois.Tapes dans le dos, mains chaudement serrées, étreintes interminables, les grands cols bleus étaient à court de mots pour exprimer leur émotion à la veille du départ du tandem Lapierre-Maynard.«Je suis fier d’être col bleu», a péniblement articulé Denis Maynard.Le colosse, secrétaire-trésorier du syndicat, avait les larmes aux yeux et la gorge nouée en serrant ses collègues dans ses bras.«Je pense que nos membres sont ébranlés, nos familles éga-letnent.Mais je pense qu’ils sont plus solidaires que jamais.Je suis persuadé que, dans les prochains jours, vous allez voir la réaction de mes frères et sœurs.C’est un dur coup émotivement, mais on sait maintenant c’est quoi la justice au Québec.Une justice contre les travailleurs, contre ceux qui militent, qui se battent.Je peux vous dire que je pars la tête haute.» «Prenez soin de nos épouses, prenez soin du syndicat et merci tout le monde!» a lancé Jean Lapierre aux syndiqués dont plusieurs, comme Michel Parent, écrasaient une larme.Ce dernier, vice-président du syndicat des cols bleus, assurera l’intérim pendant l’absence de son chef.Il a promis que les cols bleus se feront entendre dans les prochaines semaines pour dénoncer «cette injustice flagrante» dont ont été, victimes les chefs.À ce sujet, les représentants de la FTQ et du SCFP ne se sont pas gênés pour vilipender la justice «deux poids, deux mesures» à laquelle ont goûté Jean Lapierre et Denis Maynard.«C’est un jour triste pour le Québec, pour la justice et la démocratie, a déclaré Gilles Charland.Des gens qui défendent les intérêts des travailleurs comme Lapierre et Maynard sont condamnés à la prison pour des gestes qui, somme toute, sont des offenses très mineures.Quand on regarde les criminels qui sont encore en liberté, qui vendent de la drogue, tuent nos enfants, polluent nos rivières et le ciel, font des profits et jettent des travailleurs dehors au nom du profit.Ces gens-là sont en toute liberté alors que les gens qui revendiquent une cause juste et honnête pour les travailleurs, on les envoie en prison.» Les syndiqués, et pas seulement les cols bleus, promettent de ne pas rester inactifs, a lancé Henri Massé, dont les membres de la centrale syndicale appuient unanimement les deux chefs.La Cour d’appel a maintenu la semaine dernière la sentence de six mois de prison imposée au président du syndicat des cols bleus, Jean Lapierre, et au secrétaire-trésorier, Denis Maynard.Les deux hommes ont été reconnus coupables de «complot en vue de commettre une introduction par effraction à l'hôtel de ville de Montréal dans un dessein criminel» et de «participation à une émeute».Le 13 septembre 1998, quelque 2000 cols bleus ont manifesté devant l'hôtel de ville alors que les conseillers votaient sur un gel salarial les concernant.Les portes de l’édifice ont été défoncées à l’aide d’une poutre tandis qu’une poignée de syndiqués ont fait face aux policiers.Jour de manif étudiante PRESSE CANADIENNE Des étudiants des collèges et universités du Québec ainsi que leurs professeurs se retrouveront côte à côte dans la rue aujourd’hui pour réclamer d’une même voix un réinvestissement massif de ressources financières dans l’éducation.En conférence de presse hier, les porte-parole étudiants ont prévu que la manifestation rassemblera quelque 6000 à 7000 étudiants à Montréal, Québec, Val-d’Or et Jonquière et dans d’autres endroits ailleurs en province.Ils sont au total environ 21 000.Les étudiants espèrent que leurs professeurs des cégeps et des universités seront nombreux à répondre à l’appel lancé par leurs représentants syndicaux et descendront également dans la rue.«Nous sommes sur la même longueur d'onde.Nous avons les mêmes intérêts», a soutenu Daniel Baril, de la Fédération étudiante universitaire du Québec.Pour leur part, les représentants des syndicats de professeurs de cégep et d’université se tenaient à l'arrière de la salle pendant la conférence de presse.Au nom des étudiants de cégep, le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, Mathieu Laberge, a indiqué que la somme de 6,6 millions promise dans le budget pour améliorer la santé financière des cégeps constitue «l’affrontfinal au réseau collégial».«C’est une cure intensive contre la maladie de sous-financement chronique que ça prend, soit 250 millions maintenant», a-t-il lancé.La psychomotricité par le leu au préscolaire ; L’action, le jeu.le succès.: 128 pages 14,50$ ___________________.Les Editions GUÉRIN En uente dans toutes les iioraines (514)8 12-3481 Pauline SAMSON Comment lui expliquer qu’elle sera moins bien payée, parce qu’elle est une fille?: débat sur les iniquités salariales peut-il se faire sans soulever au passage l’épineuse question de la discrimination envers les mmes?Le gouvernement du Québec a beau déclarer avoir adopté la loi la plus progressiste au monde sur l’équité salariale, icore faut-il qu’il l’honore justement.En 1999, munies de diplômes à exigences similaires, les enseignantes sont encore moins munérées que les ingénieurs du simple fait que les postes en milieu enseignant ont historiquement été occupés par des femmes.quelques mois à peine du XXIe siècle, nous aimons encore croire à une évolution possible des mentalités.r- r Fédération IJÇ des syndicats J de l'enseignement (CEQ) A 4 I.E I) E V (I I li , I.E M E U (' It E I) I 1 I M A I! S I !» !» !» LES ACTUALITES Dans la foulée du Salon du livre Les éditeurs québécois veulent un bureau du livre à Paris MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Songeant déjà à l’après-Salon du livre de Paris et aux suites possibles pour la percée de la littérature québécoise en France, le milieu du livre souhaite l’ouverture d’une forme de bureau du livre à Paris, lequel pourrait se retrouver sous la tutelle de }a délégation du Québec a Paris.A la délégation, où on a gardé un œil très attentif sur toute l’activité qui a entouré la préparation de l’événement littéraire, on pourrait éventuellement et prochainement étudier cette option, conjointement avec les ministères et organismes concernés, et dans le but de maintenir l’intérêt des Français dirigé, grâce à ce Salon, sur les auteurs québécois.Interrogé quant à son opinion sur un tel bureau du livre à Paris, le président de l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL), Pascal As-sathiany, a très clairement exprimé hier son intérêt pour le projet.«C'est une hypothèse que l'on envisage, un peu comme l’édition française a aujourd'hui un bureau du livre français à New York, a-t-il affirmé, peu après avoir livré une ébauche de bilan des cinq premiers jours du Salon.Il faudrait faire un calcul coûts-bénéfices, mais il serait intéressant qu’il y ait en France une instance ayant notamment un rôle informatif, et spus la forme d’un partenariat privé-Etat, pour appuyer les intérêts des éditeurs.» Public et privé Cette poignée de main public-privé, de nature plutôt originale, pourrait par exemple se concrétiser sous la forme d’une participation conjointe de la délégation du Québec à Paris — et des différents ministères ou organismes impliqués — et de l’Association nationale des éditeurs de livres, pour la portion entreprise privée.Le bureau pourrait ainsi prendre la forme d’un secrétariat où quelqu’un y serait responsable, par exemple, de colliger des informations et de les livrer aux éditeurs.«Pour l’instant, tout ce que je peux en dire, c’est que nous en sommes beaucoup plus à une étape d’étude de besoins, pour préciser la nature des suites à donner, plutôt qu’à la formulation d’une telle conclusion», a précisé hier André Dorval, directeur du service culturel de la délégation du Québec à Paris, un brin étonné par les déclarations faites quelques instants auparavant par le président de l’ANEL «Pascal Assathiany parle d’une option, et elle est assez claire, a-t-il poursuivi.Il est certain que nous avons l’intention de donner une suite au Salon, mais il est trop tôt pour préciser sa nature.» Les ministères des Relations internationales, de la Culture et des Communications de même que la Société de développement des entreprises culturelles pourraient se joindre à la réflexion conjointe au cours des prochaines semaines.«Il faut faire ça vite, et pendant que la vague est encore là», indique M.Assathiany, qui souhaite que la réflexion soit bien amorcée en avril ou en mai.En attendant les retombées du Salon du livre de Paris, où la littérature québécoise était à l’honneur, on évaluait hier à quelque 200 000 $ le chiffre d’affaires de l’espace librairie québécois, où quelque 4000 titres différents étaient présentés au public.8000 livres vendus Au total, alors que le Salon ferme ses portes aujourd’hui, on aura vendu un peu plus de 8000 livres québécois, le dixième de ce que contenaient les réserves destinées à la vente.«C’est presque égal aux ventes de livres que nous avons réalisées l’an dernier avec le Brésil [alors pays invité]», explique David Gobert, directeur de la division livre et multimédia pour Diffusion Plein Ciel, regroupement de libraires indépendants responsable de la gestion de l’espace de vente québécois.En comparaison avec le Brésil, qui avait vendu l’an dernier pour près de 250 000 $, livres et disques compris, le Québec aura fait peut-être un peu moins bonne figure, mais il supplante son voisin du Sud pour ce qui est de la diversité.«Les gens se sont intéressés à beaucoup de titres différents, ce qui n’était pas arrivé avec le Brésil, poursuit David Gobert.Ils auront acheté livres jeunesse, pratiques, littérature, poésie, un peu de tout.» Sur les résultats de vente affichés hier soir, La petite fille qui aimait trop les allumettes, de l’auteur Gaétan Soucy, remportait la palme du plus grand nombre d’exemplaires vendus (près de 160).Suivaient Dany Laferrière avec Pays sans chapeau, le Dictionnaire des expressions québécoises de Desruisseaux et des livres de Monique Proulx, de Denise Bombardier, de Réjean Du,charme, de Gabrielle Roy et des Editions Ulysse (guide de voyages pour un séjour au Québec).Plus qu’un succès de ventes, les organisateurs de la venue du Québec au Salon retiennent le changement de perception par rapport à la littérature québécoise, une réussite en raison notamment de l’abondante couverture médiatique allouée aux auteurs de chez nous.«On a réussi à changer l’image de la littérature québécoise, au , Proclamation d’un Etat palestinien indépendant Arafat n’aura pas l’appui du Canada N A H LA H AYED PRESSE CANADIENNE Ottawa — Tout indique que le Canada joindra sa voue à celles des pays qui pressent le leader palestinien Yasser Arafat de reporter la proclamation unilatérale d’un Etat palestinien indépendant, le 4 mai prochain.Le président de l’Autorité palestinienne est de passage à Ottawa aujourd’hui, dans le cadre d’une tournée internationale qui viçe à recueillir des appuis en vue de la proclamation d’un Etat palestinien.Il s’agit de sa première visite officielle au Canada.Le ministre des Affaires étrangères Lloyd Axworthy a déclaré hier que le premier ministre Jean Chrétien avait invité M.Arafat à Ottawa pour lui faire part de ses préoccupations à l’égard de l’éventuelle proclamation d’indépendance, et discuter d’autres questions régionales.M.Arafat fait l’objet de pressions croissantes pour reporter cette proclamation, jusqu’à ce qu’une entente à l’amiable soit conclue avec Israël.Selon M.Axworthy, c’est ce message que transmettra le Canada aujourd’hui.«Nous ne croyons pas que c’est approprié, a-t-il dit.Nous croyons toujours qu’un règlement négocié est le moyen le plus efficace d’obtenir un accord de paix.» Les responsables des Affaires étrangère?disent que le Canada ne s’oppose pas à la création d’un Etat palestinien indépendant, à condition qu’on y parvienne par des négociations entre Palestiniens et Israéliens, plutôt que de manière unilatérale.M.Arafat menace depuis un certain temps déjà de déclarer l’État palestinien indépendant en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, le 4 mai.C’est la date à laquelle les accords d’Oslo, signés avec Israël en 1993, viennent à échéance.En vertu de ces accords, c’est également la date à partir de laquelle M.Arafat pourrait proclamer un État palestinien.Le problème est que les négociations entre Israël et les Palestiniens, qui devaient débuter avant l’indépendance, sont à peine entamées, ce qui signifie qu’une déclaration enfreindrait les accords, soutient Israël.De plus, la date du 4 mai précède d’à peine deux semaines des élections en Israël.Israël a promis des représailles, voire de reprendre des régions actuellement sous contrôle palestinien, si Arafat va de l’avant avec son projet.Les dirigeants palestiniens s’inquiètent pour leur statut au lendemain du 4 mai, une fois les accords d’Oslo expirés, et se demandent si les négociations continueraient de stagner.Par amour du public TAK KI-YOUNG REUTERS LA SYMPATHIE DU PUBLIC, voilà ce qu ’essaie de gagner le ministre des Finances et de l’Économie de la Corée du Sud, Lee Kyu-sung (à gauche), qui ne fait pas le pitre, mais participe plutôt avec d’autres dirigeants à une séance de perfectionnement.Le ministre veut que son personnel apprenne les rudiments de l’étiquette afin d’être plus amicaux et courtois avec les citoyens.La situation des handicapés se détériore Ottawa (PC) — La Commission canadienne des droits de la personne constate, dans son rapport annuel publié hier, que la situation des personnes handicapées s’est détériorée plutôt que de s’améliorer et que l’équité salariale est encore une affaire de gros sous pour les gouvernements et l’entreprise privée.Pourtant, des progrès importants avaient été réalisés au fil des années en matière de droit à l’égalité, mais «malheureusement, la situation réelle des personnes handicapées s’est encore détériorée en 1998», affirme la prési- dente de la commission, Michelle Fa-lardeau-Ramsey.Dans les entreprises privées sous compétence fédérale (banques, télécommunications, transports), la proportion des employés handicapés a diminué de 2,7 % en 1996 à 2,3 % à fin de 1997.Mme Falardeau-Ramsay avance que cette baisse est sans doute attribuable en bonne partie au ralentissement économique du début des années 1990, dont les effets ne se sont pas résorbés.«Avec toutes les mises à pied qu'il y a eu, ç’a a été une période difficile pour tout le monde et que les groupes qui étaient déjà désavantagés en ont souffert davantage», explique-t-elle.De plus, note-t-elle, une fausse perception existe chez les employeurs à l’égard des coûts engendrés par l’embauche des personnes handicapées.Or, des études démontrent que ces coûts sont souvent inférieurs à 500 $.D’où la nécessité, selon elle, pour le gouvernement fédéral d’adopter une loi qui aurait des dents afin de forcer les entreprises à employer des personnes handicapées.Le constat que jette la commission en matière d’équité salariale n’est guère plus reluisant.moins dans un certain milieu intellectuel, chez les journalistes, les éditeurs, les libraires, et elle ne sera plus perçue comme régionalisée, folklorique; c’est désormais une littérature à part entière», a expliqué Pascal Assathiany, qui en veut notamment pour preuve le passage de trois auteurs québécois à Bouillon de culture sans que soient .évoquées ni les plumes ni la cabane au Canada.Sur le plan des droits territoriaux, des progrès ont également été effectués, certaines maisons d’édition françaises étant désormais plus disposées à publier les auteurs québécois en France seulement, laissant le marché du Québec aux éditeurs locaux.Ainsi, Gaétan Soucy sera dorénavant publié au Seuil en même temps qu’il le sera sous étiquette Boréal au Québec.Au sein des retombées, notons aussi la signature de quelques contrats d’édition, notamment celui de Maxime-Olivier Moutier avec J’ai lu et,cet autre de Sergio Kokis avec les Éditions de l’Aube.À Ottawa La ministre du Travail veut trouver une solution à long terme pour les sans-abri HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le premier ministre Jean Chrétien a confié de nouvelles fonctions à la ministre du Travail, Claudette Bradshaw, qui aura désormais la charge de coordonner les politiques fédérales à l’égard des sans-abri.Mme Bradshaw a souligné qu’elle entreprendra une tournée de deux semaines au pays pour rencontrer personnellement des sans-logis et des organismes qui œuvrent dans ce domaine.Son but, c’est de trouver une «solution à long terme» et de mieux coordonner les efforts des 11 ministères fédéraux qui doivent formuler des politiques à l’endroit des sansabri.Fraîchement nommée à ces fonctions hier matin, elle n’avait pas de solution toute faite à proposer.«On met de l’argent dans nos communautés et on investit pour lutter contre la pauvreté et l’abus.Il faut regarder où va cet argent-là.Il faut regarder quel programme est efficace et lequel ne l’est pas et où on va mettre l’argent.Il y a eu de grosses coupures et maintenant qu’on a commencé à donner de l’argent aux provinces, il faut regarder où elles vont le mettre, l’argent.Où est
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