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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-04-02, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Vol.XC - N " 7 I PERSPECTIVES Des CF-18 déguisés en Casques bleus Pendant que les experts et les stratèges discutent, très hypothétiquement, du déploiement éventuel de troupes terrestres au Kosovo, la double escalade de la catastrophe humanitaire et des frappes aériennes de l’OTAN se poursuit.Et le Canada dans tout cela?Silence, on frappe.Eour la communauté internationale et pour le Canada, les précédents créés par la guerre en Serbie pleuvent comme des bombes.En s’im-aussi directement dans une guerre civile, c’est i?première fois que l’OTAN se lance à l’attaque d’un État souverain.Pour le Canada, c’est la première fois depuis la guerre de Corée que ses forces militaires, cette fois-ci sous forme de CF-18, participent activement à des combats.Enfin, jamais le Canada, comme du reste l’OTAN, ne s’était engagé jusqu’à maintenant dans une campagne militaire qui n’ait préalablement reçu la bénédiction du Conseil de sécurité des Nations unies.S’écrit ces jours-ci un chapitre nouveau de la polémo-logie moderne.En tolérant que la communauté internationale passe outre à l’autorité onusienne, en choisissant l’OTAN contre l’ONU, le Canada se trouve à saboter un pilier cinquantenaire de sa politique étrangère.Un précédent grave qui fait dresser les cheveux, coast to coast, à nos spécialistes canadiens.Du général à la retraite Lewis Mac-Kenzie, qui commanda les troupes de l’ONU pendant le siège de Sarajevo en 1992, à l’historien Michael Bliss, de l’université de Toronto.«Toute notre histoire depuis 1948, dit _____ M.Bliss, a été de renforcer le droit in- Ta ïllcfer ternational.Nous sommes témoins aujourd’hui d’un recul immense.» ?Aussi pourrait-on s’attendre à ce que les frappes de l’OTAN en Serbie, qui sont entrées dans leur deuxième semaine, finissent par soulever un certain débat au Parlement canadien et dans l’opinion publique.Il ne se passe rien pourtant, ou si peu, y compris parmi les organisations pacifistes.«Cette absence de débat m'agace beaucoup, dit Stéphane Roussel, chercheur en science politique à l’Université de Montréal.C’est d’autant plus agaçant que le Canada fait ici un geste exceptionnel.La guerre du Golfe, cautionnée, elle, par l'ONU, avait pourtant suscité beaucoup plus de discussion.» Pour cause de congé pascal, les Communes n’ont pas discuté une seule fois des frappes.Les députés n’ont abordé le conflit kosovar qu’à une reprise: le 17 février dernier, en soirée, à un moment où l’espoir existait encore que l’accord de paix de Rambouillet puisse offrir une sortie de crise diplomatique.Depuis, rien, hormis la réunion conjointe des comités parlementaires de la Défense et des Affaires étrangères, convoquée d’urgence avant-hier, où le débat a porté sur le déploiement éventuel de troupes terrestres au Kosovo.La discussion n’a traité ni de la légitimité des frappes ni de l’abdication — circonstancielle ou permanente?— de ses principes onusiens par le Canada.On suppose que le gouvernement Chrétien connaît la précarité de sa position.La difficulté consiste pour lui à marier ses principes humanitaires et sa défense du droit international avec sa solidarité avec l’OTAN.Ainsi, le ministre des Affaires étrangères Lloyd Axworthy a justifié la participation canadienne aux frappes en arguant à répétition que l’ONU, eût-elle voulu intervenir au Kosovo pour protéger les civils, en aurait été empêchée au Conseil de sécurité par les veto de la Russie et de la Chine.Un argument spécieux, disent ses détracteurs, où le Canada se donne tout à coup le droit de mesurer au cas par cas son appui à l’ONU.Dans la même veine, le ministre de la Défense, Art Eggleton, s’obstine à ne pas reconnaître que le Canada est engagé dans une guerre en Serbie.Il préfère toujours parler d’une «action».Un euphémisme qui traduit le malaise d’Ottawa et qui tend, selon Stéphane Roussel, à entretenir dans l’opinion publique une confusion consistant à faire passer la participation canadienne aux frappes pour une contribution à sa mission traditionnelle de maintien de la paix.Une acrobatie par laquelle le gouvernement fédéral tente, en un mot, de déguiser ses CF-18 en Casques bleus.D’une main, Ottawa envoie ses jets ultrasophisti-qués en première ligne des bombardements sur la Serbie, cachant mal sa fierté de voir le «club» de l’OTAN lui réserver une si belle place.De l’autre, il débloque 3,2 millions de dollars en aide aux 100 000 réfugiés dispersés en Macédoine, en Albanie et au Monténégro.Le passage de M.Axworthy par New York hier pour discuter du Kosovo avec le secrétaire général Kofi Annan procède de cette embêtante contradiction pour le gouvernement canadien.Plusieurs observateurs, peut-être cyniques, jugent du reste que l’Alliance atlantique défend moins des préoccupations humanitaires et démocratiques en Serbie que les intérêts et l’unité de ses membres.Vrai qu’elle est très belle, la cohésion de l’OTAN face à la Serbie.Mais, comme le note Marcel Belleau, de la chaire de l’UQAM en études stratégiques, elle abandonne sur la touche trop de joueurs — la Chine, la Russie, l’ONU — et dia-bolise de façon trop manichéenne le président Slobodan Milosevic pour que la justesse de sa stratégie de pacification ne soit pas mise en doute.i ‘1 t MÉTÉO Montréal Québec Ciel variable.Ensoleillé avec Max: 7 Min: 0 passages nuageux.Max: 6 Min: -3 Détails, page B 4 INDEX Annonces A 4 Les sports B 6 Avis publics.B 6 Culture.B 8 Economie.A 6 Éditorial.A 8 Le monde.B 7 Montréal.A 3 Mots croisés.B 6 Politique.A 5 Télévision.B 8 Tourisme.B 5 www.ledevoir.com M O N T H É A L , L E V E N I) R E I) I PLAISIRS Les joies du retour à la ville, page B1 2 A V R 11.I !» !» il 8 7 C + TAXES = I $ / T It O N T 0 I $ POLITIQUE Nouvelle querelle «diplomatique» entre Québec et Ottawa, page A 5 ÉCONOMIE De grands bouleversements en vue à la CIBC, page A 6 Les alliés maintiennent le cap La capture de trois soldats américains ne compromet pas l’opération AGENCE FRANCE-PRESSE ET LE DEVOIR Bruxelles — Les alliés ont affiché hier une détermination intacte malgré la capture, mercredi, par les forces de Belgrade, de trois soldats américains, affirmant que l’intervention contre la Yougoslavie se poursuivrait tant que Slobodan Milosevic ne mettra pas fin aux violences au Kosovo.Le secrétaire général de l’OTAN, Javier Solana, et le président américain Bill Clinton ont tenu Slobodan Milosevic pour «directement responsable» du sort des trois militaires américains.Cette capture, confirmée hier par Washington, «ne change rien» à la détermination de l’OTAN à poursuivre son opération, a affirmé un responsable de l’Alliance atlantique.«Il n’y a pas de raison pour qu'ils soient détenus et il n’y a certainement pas de raison pour qu’ils soient jugés», a déclaré pour sa part M.Clinton, affirmant que les trois hommes avaient été capturés alors qu «ils effectuaient une mission pacifique en Macédoine».Les États-Unis considèrent les trois soldats américains ¦ Autres informations, page B 7 comme des prisonniers de guerre qui doivent être traités selon la convention de Genève, a indiqué le Pentagone hier.Belgrade, qui accuse au contraire les trois militaires de s’être infiltrés en territoire yougoslave, a annoncé qu’ils seraient traduit.s aujourd’hui devant un tribunal militaire au Kosovo.Les États-Unis ont répondu qu’ils avaient «l’intention de maintenir le cap» en Yougoslavie en dépit de ces captures et qu’un procès en cour martiale «constituerait une violation du droit international».VOIR PAGE A 10: ALLIÉS fini le rôqnne Rapport Proulx L’Église craint pour les droits des parents Les évêques participeront activement à la commission parlementaire sur la place de la religion à l'école JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Tant l’Assemblée des évêques que l’Archevêché de Montréal réagissent prudemment aux recommandations contenues dans le rapport Proulx prônant la laïcisation des écoles.Le dernier mot doit revenir aux parents, rappellent-ils, en soulignant que la solution «mur à mur» proposée par le groupe de travail ne donne pas plus de liberté que l’ancien système.«C’est sûr que c'est un rapport sérieux, vraiment étoffé, explique Yves-Roger Bertrand, directeur adjoint à l’Office de l’éducation de l’Archevêché de Montréal.C'est un rapport de huit personnes — ce qui n’est pas à minimiser — mais il demeure que c’est tout simplement le début d’un débat.Le dentier mot n'est pas mis là-dessus, au contraire, c’est le premier mot.» «C’est une bonne occasion de faire un débat, croit M1" Pierre Morissette, président de l’Assemblée des évêques.Mais ce ne sont pas des idées nouvelles qu'on y retrouve.Ce sont des idées qui circulent dans nos milieux depuis un certain nombre d’années.» Le rapport de 280 pages, dirigé par le professeur Jean-Pierre Proulx de l’Université de Montréal, recommande VOIR PAGE A 10: L’ÉGLISE Les Inuits du Nunavut se tournent vers l’avenir Des célébrations en grande pompe et une joyeuse fête ont salué les Inuits du Nunavut qui ont entamé leur périple vers l’avenir, hier, en honorant des siècles de tradition.«J’aimerais que tues ancêtres soient ici aujourd’hui afin de participer à cette journée historique du Nunavut», a déclaré l’Inuit Alamie Pillaktuak quand il a quitté la cérémonie matinale qui visait à faire prêter serment aux 19 membres de la toute nouvelle législature du Nunavut.Parmi les politiciens qui ont pris la parole, on notait évidemment Paul Okalik, le nouveau premier ministre du Nunavut, âgé de 34 ans, dont la voix tremblait d’émotion quand il a prêté serment plus tôt dans la journée.«Aujourd’hui, les gens du Nunavut se joignent formellement au Canada, a-t-il déclaré.Aujourd’hui, nous sommes debout et nous épousotts les changements liés à l’avènement du Nunavut.» Nos informations, page A 2 2000 femmes en colère JACQUES NADEAU LE DEVOIR Quelque 2000 travailleuses en garderie syndiquées ont manifesté hier dans les rues de Montréal afin de réclamer de meilleures conditions salariales.La menace d’un débrayage illimité plane plus que jamais.Un prélude à la grève illimitée ?La manifestation des travailleuses en garderie était «injustifiée», estime Lucien Bouchard LOUISE LEDUC LE DEVOIR Un salaire de 8 $ l’heure, huit enfants de trois et quatre ans sur les bras, des rapports quotidiens à rédiger, une ou deux gastro-entérites par année, quelques rhumes et d’incessants maux de dos: tel est le lot de Fedia Zouaoui, l’une des 2800 travailleuses en garderie qui ont débrayé hier pour l’obtention de meilleures conditions salariales.«Le travail est dur, mal payé, et on attrape tous les virus qui passent», a résumé Mme Zouaoui en plein brouhaha au parc Lafontaine, point de départ, hier, de la manifestation qui s’est terminée devant l’édifice d’Hydro-Québec, boulevard René-Lévesque.Le débrayage d’hier touchait les parents et les enfants de 200 garderies syndiquées des quatre coins du Québec.On estime à environ 2000 le nombre de travailleuses qui ont pris part à la manifestation, appuyées par des consœurs non syndiquées et par quelques parents et enfants.Pourquoi pareilles pressions?Pour faire bouger le gouvernement et obtenir de lui une échelle salariale uniforme dans toute la province, qui varierait de 11,45 $ à 18,75 $ de l’heure, de même que la création d’un régime de retraite et la mise en place d’un comité chargé d’étudier les questions d’équité salariale.«Ça fait vingt ans qu’on attend!», se plaint Line Kelly, coordonnatrice du Conseil fédéral des garderies de la Fédération de la santé et des services sociaux à la CSN, qui soutient que 98 % des travailleurs en garderie sont des femmes.«Nous avons donné toutes les chances au VOIR PAGE A 10: PRÉLUDE Jean Monty au Devoir Que faire avec cinq milliards en poche ?Seule la croissance empêchera BCE de passer à des mains étrangères ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR La transaction prend valeur de symbole.Quand Ameritech, une des grandes compagnies de téléphonie locale aux États-Unis, a pris une bouchée de cinq milliards dans Bell Canada et avalé le cinquième de l’entreprise, les nationalistes canadiens ont tressailli.Mais la réaction a somme toute été assez faible; c’est du moins la perception qu’en a eue la haute direction de BCE.«On s'attendait à plus de commentaires négatifs», reconnaît l’artisan de cette vente, Jean Monty, président et chef de la direction de BCE, qui a accordé une entrevue au Devoir hier.Jean Monty a maintenant cinq milliards en poche.Une partie du magot servira à racheter des actions de BCE pour réduire l’effet de dilution de la transaction: en vendant 20 % de Bell Canada, BCE a cédé 12 % de ses pro fits.Pour éliminer complètement cet effet, il faudrait que BCE rachète des actions pour une valeur de 3,3 milliards.Mais M.Monty n’ira pas jusque-là: il faut investir pour assurer la croissance de BCE, en dehors de Bell, c’est-à-dire investir dans le Groupe CGI, l’intégrateur informatique dirigé par Serge Godin, dans BCE Emergis, la filiale de commerce élec- tronique et d’Internet, dans BCE Média, la filiale des satellites, et dans BCI, la filiale internationale.«Nous voulons regarder les occasions d'investir.Pas besoin de vous dire qu’avec cinq milliards, bien du monde vient frapper à notre porte», souligne Jean Monty.La croissance, c’est la seule façon d’empêcher que dans cinq ou dix ans.BCE passe à des mains étrangères, soutient Jean Monty.Pour l’heure, la I/)i sur les télécommunications canadiennes interdit aux sociétés étrangères de VOIR PAGE A 10: BCE + 778313000689 L E I) E V 0 111, 1- K V E N 1) R EDI 2 A V R 1 L 1 !) !) 9 Sainte-Justine Journée d’étude des chirurgiens ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Une vingtaine de chirurgiens de l'hôpital Sainte-Justine bouderont leur bistouri mardi pour protester contre le départ d’anesthésistes, provoqué par la lenteur de Québec et celle de leur fédération médicale à instaurer la rémunération mixte en milieu, pédiatrique.C’est le départ de deux des 13 ânes1 thésistes de l’hôpital, dès le 6 avril, eoi traînant la fermeture pendant huit se, maines de trois salles d’opération sur huit, qui pousse les chirurgiens à faire ce geste d’éclat, unique dans l’histoire de Sainte-Justine.«On ne peut pas cautionner une telle baisse de services.On ne peut pas se taire et rester à ne rien faire.Ça veut dire un ralentissement d'environ 25 à 30 % du nombre de chirtirgies par semaine '.Si on ne fait rien rapidement, ce sorti tous nos anesthésistes que nous allqhs perdre», proteste Louise Laberge, chirurgienne à Sainte-Justine.Une lettre d’entente, qui prévoyait l’introduction de la rémunération a forfait dès le 1er avril 1999 pour l’ehj semble des médecins spécialistes! est signée depuis mai 1998 entré lti Fédération des médecins spécià-listes (FMSQ) et Québec.Mais l’entente tarde toujours à être appliquée, des modalités particulières devant être négociées pour chacune des 34 associations de spécialistes que compte la fédération.Depuis des années, les spécialistes qui travaillent dans les hôpitaux pour enfants réclament une rémunération à forfait pour combler au moins une partie de l’écart salarial d’environ 30 % qui les sépare de leurs collègues œuvrant en milieu adulte.La direction de l’hôpital Sainte-Justine s’est malgré tout inscrite ep faux contre la méthode retenue ppr les chirurgiens pour faire connaître leur insatisfaction.«On peut comprendre qu'il faut que le dossier se règle, mais on ne peut pas appuyé?cette façon de faire», a soutenu hier Je Dr Lucie Poitras, directrice des services professionnels.A moins qu’une entente ne sojl conclue d’ici mardi avec les anesthésistes, seuls les cas urgents et semi-uh gents seront traités en salles d’opération au cours de cette journée d’étude.Aucune chirurgie élective n’a dû êtrè annulée, précise toutefois le Dr Poitras, mais la liste d’attente, qui compte plus de 2100 noms, s’en trouvera légèrement affectée.En temps normal, une vingtaine de chirurgies électives auraient été réalisées ce jour-là.«On ne comprend pas que ce soit si long à régler avec la FMSQ ni pourquoi on ne reconnaît pas la spécificité du milieu pédiatrique.Chose certaine, les anesthésistes qui partent lundi ne reviendront pas ici si les choses ne se concrétisent pas rapidement», s’inquiète le Dr Poitras.Entente avec les pédiatres Les 450 médecins pédiatres du Québec ont quant à eux déjà ficelé leur entente sur la rémunération mixte avec la FMSQ.Ils pourront toucher un forfait de 600 $ par jour, de même que 30 % du tarif à l’acte pour certaines consultations.Une mesure qui, de l’avis du Dr Pierre Gaudreault, président de l’Association des pédiatres, donnera un sérieux coup de police pour attirer de jeunes médecins dans les hôpitaux universitaires et certaines régions éloignées.Les 80 pédiatres de Sainte-Justine bénéficieront de cette entente qui se traduira pçir une augmentation annuelle de 20 000 à 30 000 $ en revenus pour chacun d’entre eux.¦ «C’est une très bonne chose pour les pédiatres, mais il faut que ça se conclue aussi avec les anesthésistes.Pour notçs, ce dossier est prioritaire et la FMSQ sait depuis des semaines que des anesthésistes quittent mardi prochain», sbu-tient le Dr Poitras.Le Dr Louise laberge déplore que les anesthésistes pédiatriques né soient aucunement associés aux discussions qui se sont poursuivies hiéf, toute la journée, entre le ministère de la Santé, la FMSQ et l’Association des anesthésistes.«On leur demande [à la FMSQ] simplement de faire comme'à Sorel, Granby ou LaSalle, où on ri’a pas tardé à offrir des forfaits incitatifs pour s’assurer de la présence d’anesthésistes, dit-elle.Pour les hôpitaux pbur enfants, on nous dit toujours que c’est impossible.» iMsSà Publié le samedi 17 avril 1999 l,K DEVOIR Tombée publicitaire le vendredi 9 avril 199D Télécommunications L'Erreur boréale Brassard est accusé de refuser le débat La Coalition sur les forêts reproche au ministre d’utiliser la vieille stratégie d’opposition entre emplois et environnement Le débat lancé par L’Erreur boréale se répand comme un incendie dans une forêt séchée de sapins et d’épinettes! Québec craint que ce débat nuise à la position concurrentielle de son industrie forestière à l’étranger mais ce sont en partie les travailleurs eux-mêmes de cette industrie qui estiment prioritaire de vider la question pour éviter une rupture de stocks, qui serait à leur avis bien plus dangereuse sur le plan économique.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La Coalition sur les forêts vierges nordiques a reproché hier au ministre des Ressources naturelles, Jacques Brassard, de tenter le coup de la vieille stratégie d’opposition entre emplois et environnement dans le dossier des forêts pour mieux esquiver les questions soulevées par la coalition et le film L’Erreur boréale.C’est ce qu’a déclaré hier le porte-parole de la coalition, Pierre Dubois, qui s’est dit indigné de voir le ministre faire des appels à la solidarité et au patriotisme pour mieux escamoter un débat de fond sur les véritables pratiques en forêt et les privilèges des exploitants forestiers.Le ministre Brassard avait dit craindre la veille dans une lettre ou- verte aux deux réalisateurs de L’Erreur boréale, le poète-chansonnier Richard Desjardins et le cinéaste Robert Monderie, que leur film-choc menace la position concurrentielle des industries québécoises sur les marchés étrangers.«Le ministre devrait constater un fait fondamental, commente Pierre Dubois: les travailleurs de la forêt sont membres de notre coalition, qu’il s'agisse de ceux des usines à papier ou du sciage, des travailleurs forestiers eux-mêmes, et même le syndicat des professionnels du gouvernement, qui représente les ingénieurs forestiers de son propre ministère.Tout ce monde est membre de la coalition et content de voir enfin les questions fondamentales débatiues sur la place publique.Et c’est la même chose en région.Nous avons procédé jusqu’ici à une dizaine de projections en région et, partout, les gens qui vivent à côté ou travaillent en forêt reconnaissent le portrait tracé par Desjardins et la valeur des critiques qu'on adresse à la politique actuelle.» Pour la Coalition sur les forêts vierges nordiques, Québec ne peut pas se contenter d’une «réformette» du régime forestier actuel pour en simplifier l’administration.Il doit plutôt mettre fin aux pratiques abusives et aux privilèges inacceptables des exploitants à l’occasion d’une réévaluation indépendante de ce système et non dans le cadre d’une opération de relations publiques sur sa stratégie et celle de l’industrie à l’occasion d’une commission parlementaire.Dans sa lettre ouverte, précise Pierre Dubois, le ministre Brassard s’est malheureusement contenté de répéter ce que disait l’industrie forestière depuis une semaine sans répondre aux questions de fond soulevées.C’est ainsi, précise-t-il, que le ministre a évité de donner la moindre preuve indiquant que son gouvernement contrôle vraiment les exploitants forestiers: «Où sont les poursuites, condamnations ou révocations de permis pendant toutes ces années?Combien de personnes sont effectuées au contrôle des opérations?» Le ministre, ajoute-t-il, n’a aucunement démontré que les outils de gestion des stocks forestiers sont précis et qu’ils se basent sur des hypothèses valables.Il n’a pas nié, ni remis en question non plus, le fait que la population paie pour l’aménagement des forêts au profit des grandes multinationales qui peuvent déduire leurs frais des royautés payables au gouvernement.Quelque chose comme 40 % des 350 à 400 millions de royautés annuelles, précise M.Dubois.Le gouvernement, ajoute le porte-parole, n’a même pas augmenté ces royautés ou diminué les crédits dont bénéficient les exploitants lorsque tout le Québec a été mis à contribution pour le déficit zéro et qu’on coupait les budgets des hôpitaux et des écoles.Le ministre n’a rien dit non plus, dit-il, sur la pertinence d’adopter des méthodes de coupe moins dommageables, ni sur l’internalisation des coûts qu’on refile plutôt à la prochaine génération en coupant tout ce qui est debout, tout comme il n’a rien dit sur la multiplication des contrats de coupes ou «sur les besoins des autres utilisateurs, dont il a oublié de parler dans sa réplique, se contentant de défendre la logique des exploitants».Nouvelle page de l’histoire du Canada L’avènement du Nunavut est consacré BOB WEBER PRESSE CANADIENNE Iqaluit, Nunavut — Des célébrations en grande pompe et une joyeuse fête ont salué les Inuits du Nunavut qui ont entamé leur périple vers l’avenir, hier, en honorant des siècles de tradition.«J’aimerais que mes ancêtres soient ici aujourd'hui afin de participer à cette journée historique du Nunavut», a déclaré l’Inuit Alamie Pillaktuak quand il a quitté la cérémonie matinale qui visait à faire prêter serment aux 19 membres de la toute nouvelle législature du Nunavut.La célébration qui a suivi a réuni les voix tranchantes des chanteurs traditionnels et des musiciens pop contemporains tels Susan Aglukark.Les danseurs menés par les tambours ont effectué leurs pas de danse avec grâce et puissance.Parmi les politiciens qui ont pris la parole, on notait évidemment Paul Okalik, le nouveau premier ministre du Nunavut, âgé de 34 ans, dont la voix tremblait d’émotion quand il a prêté serment plus tôt dans la journée.«Aujourd’hui, les gens du Nunavut se joignent formellement au Canada, a-t-il déclaré quand la clameur de la foule s’est tue.Aujourd'hui, nous sommes debout et nous épousons les changements liés à l'avènement du Nunavut.» Son homologue de l’ouest, le premier ministre Jim Antoine, des Territoires du Nord-Ouest, a félicité les habitants du Nunavut.«Vos voisins à l'ouest vous observent avec fierté et admiration, a-t-il dit.Nous devrons nous habituer à vous avoir comme voisins, vous qui avez vécu si longtemps au sein de la même résidence.» Le premier ministre Jean Chrétien a rappelé aux personnes présentes l’importance historique de cette journée.«Dans 50 ans, les élèves apprendront dans les livres d'histoire ce qui s'est passé aujourd’hui.Cette journée est une source de grande réjouissance pour moi, les Inuits et le Canada.» La création du Nunavut se veut le premier redécoupage du Canada depuis l’arrivée de Terre-Neuve au sein de la fédération, en 1949.Le nouveau territoire est constitué d’une toundra aride, glacée et rocheuse de quelque 2,2 millions de kilomètres carrés.Ce gigantesque espace est habité par une population de 25 000 personnes, un nombre insuffisant pour remplir à pleine capacité un stade de football.Les festivités tenues à Iqaluit, la capitale du Nunavut, ont trouvé écho dans nombre de communautés nordiques par le moyen de festivals au cours des derniers jours.Intérêt de la France En plein conflit au Kosovo, la naissance pacifique du Nunavut a suscité un vif intérêt en France.Dans les médias, l’événement a fait l’objet d’une large couverture.Les Fran- Journée historique hier pour les Inuits, qui ont célébré la naissance de leur territoire, le Nunavut.La première assemblée législative du territoire s’est déroulée en présence de nombreux invités presque tous attentifs.En effet, le petit Picco a appris les vertus du silence par son père, le député Richard Pakak (en haut).Le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, a chaleureusement serré la main du premier premier ministre du Nunavut, Paul Okalik, tandis que Nick Cooper a affronté les forts vents arctiques pour hisser le drapeau officiel du territoire.çais demeurent fascinés par les grands espaces, les Inuits et les Amérindiens.D ne faut pas croire pour autant que leur intérêt pour le Nunavut est superficiel: il existe ici une conscience particulièrement aiguë des ravages de la «civilisation» sur les premiers habitants du continent américain.On connaît aussi les dégâts causés ailleurs par le nationalisme.La naissance, sans conflit, d’une nouvelle entité territoriale et politique, ne pouvait être vue que comme un exemple à imiter.Le magazine culturel Télérama a ainsi signalé que les Inuits étaient «étrangers ata pulsions nationalistes qui empoisonnent un peu partout le monde actuel» et a rendu hommage à ce «Canada pragmatique qui a su épouser le rêve du Nunavut.Cet événement géopolitique sans précédent marque la reconnaissance d'une nation autochtone par l’Etat-nation qui en bafoua les droits jusqu 'à faillir les effacer de la terre», a rés sumé Télérama, qui a souhaite qu’avec «l'harmonie retrouvée», les Inuits puissent retrouver «l'estime de soi».Le Monde a jugé de son côté que «cette autonomie administrative scelle la fin de l'ère coloniale pour les étendues gelées».Entente-cadre pour soutenir Montréal Québec a compris la problématique, dit Bourque KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Québec et la Ville de Montréal ont annoncé hier la mise en place d'une entente-cadre pour soutenir le développement social, culturel, économique et urbain de Montréal, qui est pour l’essentiel une réorganisation des actions gouvernementales dispersées jusquelà.Sur un ton ému, le maire Pierre Bourque a parlé non pas de partenariat avec le gouvernement, mais d’une nouvelle «complicité».«Ce qu’on livre aujourd'hui, ce n’est pas un poisson d’avril.(.] Pour la première fois, Québec a compris la problématique de Montréal», a lancé M.Bourque.Or rien dans cette entente-cadre né concerne le problème central de Montréal, soit la fiscalité.Ce dossier sera éventuellement abordé dans le cadre des suites à donner au rapport de la commission Bédard sur la fiscalité municipale.«Le gouvernement a déjà prévu, dans le mandat donné à la commission Bédard, d’apporter une attention particulière à la fiscalité montréalaise, a réitéré hier la ministre des Affaires municipales, Louise Harel.Il ne peut plus y avoir un seul modèle mur à mur au Québec.Montréal est une ville-centre et une métropole», a-t-elle ajouté.D’ici la signature de ce pacte fiscal promis par le Parti québécois depuis 1994, Montréal bénéficiera de 50 nouveaux millions sur cinq ans pour la revitalisation des quartiers pauvres, que l’on qualifie maintenant de «sensibles».Les élus d’opposition à l’hôtel de ville ont dénoncé hier cette entente-cadre, n’y voyant qu’un nouvel emballage de produits anciens qui n’offre aucun motif de pavoiser au maire Bourque.«Il est triste de voir le maire de Montréal se contenter du rôle de quémandeur et se réjouir pour si peu», a commenté le chef de l’opposition officielle, Michel Prescott.La conseillère municipale Helen Fotopulos a principalement dénoncé la teneur même du programme de lutte contre la pauvreté de l’administration Bourque, qui sera financé par les 10 millions annuels.Mme Fotopulos craint la mise en place d’organismes inféodés à l’administration dans le mépris des groupes communautaires déjà en action.lotc _________ Tirage du 99-03-31 3 12 18 28 31 36 Numéro complémentaire: 14 GAGNANTS LOTS -6/6 1 10 000 000,00$ ;5/6+ 11 84 703,20$ 5/6 565 1 319,20$ 4/6 29 879 47,80$ 3/6 498 534 10,00$ Ventes totales: 24 882 017$ Prochain gros lot (approx.): 2 200 000$ UlULHimi Tirage du 99-03-31 2 12 30 33 34 44 Numéro complémentaire: 48 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 0 50 000,00$ 5/6 15 500,00$ 4/6 918 50,00$ 3/6 19 169 5,00$ Ventes totales: 602 697,00$ Egtra Tirage du 99-03-31 NUMÉROS LOTS 080365 100 000$ 80365 1 000$ 0365 250$ 365 50$ 65 10$ 5 2$ TVA.le roseau des tirages Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.¦ L E I) E V 0 I It .I.E V E X 1) It E I) I A V It I I.I !l !) !) 2 ?LE DEVOIR ?A 3 MONTREAL Coûteuse, la politique / Equipe Montréal et Nouveau Montréal cumulent une dette d'un million Projet immobilier sur l’ancien domaine des sulpiciens Maltais ne peut rien bloquer La ministre de la Culture promet de créer une table de concertation sur l’avenir du mont Royal À défaut de pouvoir stopper un controversé projet immobilier sur un ancien domaine des sulpiciens, la ministre de la Culture et des Communications, Agnès Maltais, assure qu’un comité interministériel se penchera sérieusement sur l’avenir des propriétés institutionnelles situées sur les flancs du mont Royal.LOUISE LEDUC LE DEVOIR La ministre de la Culture et des Communications, Agnès Maltais, n’y peut rien: le Groupe Lépine pourra aller dp,l’avant avec son projet de construction d’unités familiales à l’intérieur du £jte patrimonial du mont Royal.,:Le dernier espoir pour les citoyens de Montréal, de Westmount et les défenseurs du patrimoine résidait dans e classement, en vertu de la Loi sur es biens culturels, de la Ferme sous es noyers, cœur de l’ancien domaine des sulpiciens situé au 3530 de la rue Atwater., Après s’être penchée sur la ques- tion, la ministre Maltais a constaté qu’elle ne pouvait pas intervenir.«Im Ferme sous les noyers faisait partie du site du patrimoine du mont Royal, mais l’endroit fait partie de zones dites “constructibles"», a-t-elle noté lors d’une entrevue téléphonique.Par contre, la ministre Maltais invite la ministre de la Métropole, Louise Hard, le ministre de l’Éducation, François Legault, et la ministre de la Santé, Pauline Marois, de même que la Ville de Montréal, à élaborer avec elle une vision d’ensemble du mont Royal.«Par exemple, l’Iiopital Royal-Victoria risque bien de se vider.Qu’en fera-t-on?Que fera-t-on des terrains sur lesquels il est logé?[.] L'université de Montréal fait aussi partie de cette frange institutionnelle tout autour du parc du Mont-Royal.» Dans l’étude de ce dossier, la ministre dit s’être sentie particulièrement «interpellée par une grande question posée par les citoyens: grignote-t-on le mont Royal?Je réponds à cette interrogation par la création de cette table de concertation et par l’assurance qu'on ne jugera pas à la pièce [les prochains projets)", poursuit la ministre Maltais.Elle n’a pas pu préciser le mode de fonctionnement de la table de concertation, ni la date à laquelle elle serait mise sur pied.Si la gestion du site patrimonial du mont Royal revient à la Ville de Montréal, comme le confirme Mme Maltais, que pourra Québec quand des désaccords les diviseront?À cette question, la ministre de la Culture et des Communications a souligné que la table de concertation visait l’harmonie et qu’il n’était pas pertinent de présumer d’éventuelles oppositions.Le doyen de la faculté de l’aménage- ment à l’université de Montréal, Michel Gariépy, demeure préoccupé.Il note l’insatisfaction que suscitent les mécanismes de consultation à la Ville de Montréal.Il rappelle aussi que la décision de la Commission de développement urbain de Montréal, chargée d’écouter les citoyens, est allée à l’encontre de leurs représentations.De même, la CDUM a aussi rendu sa décision sans se préoccuper des avis des services mêmes de la Ville de Montréal, comme celui de l’urbanisme.La décision de Québec, qui soulève tout l’enjeu de la protection du mont Royal, suscite chez M.Gariépy un questionnement certain.«Ouvre-t-on la porte au développement de tout ce qui ne relève pas des grandes propriétés institutionnelles?» Toutefois, il se réjouit de la mobilisation des citoyens.«Il y avait longtemps que je n’avais pas vu cela à Montréal.» Le promoteur, René I.épine, refuse, lui, toute entrevue.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La politique est un sport vraisemblablement très dangereux du point de vue financier.Équipe Montréal et Nouveau Montréal cumulent à eux deux une dette de près d’un million de dollars après avoir bataillé en vain, l’automne dernier, pour prendre le pouvoir à l’hôtel de ville.Selon les rapports financiers pour l’exercice se terminant le 31 décembre 1998, déposés hier, Équipe Montréal (EM), avec à sa tête Jean Doré, a dépensé 589 731 $ de plus qu’il n'a encaissé de revenus, et Nouveau Montréal (NM), dirigé par Jacques Duchesneau, a un déficit se chiffrant à 368 562 $.Chez EM, sept personnes, dont M.Doré et le conseiller municipal Sammy Fordllo, ont garanti des prêts à leur par-ti pour une valeur totale de 55 000 $.Trente-cinq autres militants ont consenti des prêts à EM, variant entre 1330 $ et 19 000 .$, et la Banque Nationale a accordé une marge de crédit de 109 200 $.Chez l’adversaire, il n’y a eu aucun cautionnement.Quatre personnes, dont Jacques Duchesneau lui-même, ont prêté une somme totale de 70 000 $.De plus, la Banque Nationale a accordé un prêt de 200 000$.Sur le plan du financement populaire, NM a récolté 250 846 $ en contributions de plus de 100 $, 29 988 $ en contributions de moins de 100 $, 39 350 $ en dons anonymes, 121 614 $ grâce aux activités politiques ainsi que 13 234 $ en adhésions au parti (2164 membres).Le parti de Jean Doré a connu un succès moindre à ce chapitre.Une somme de 171 560 $ a été amassée par des dons de 100 $ et plus.Les contributions de moins de 100 $ totalisent 15 607 $, les adhésions au parti 8935 $, les dons anonymes 12 763 $ et les .activités politiques 54 835 $.Équipe Montréal et Nouveau Montréal ne sont pas les seuls à çonnaître des difficultés financières.Équipe Bourque/Vision Montréal a un déficit de 78 467 $.Quant au Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM), qui a fait une campagne électorale modeste compte tenu du peu de ressources financières dès le début de la bataille, son bilan financier n’était toujours pas déposé en après-midi hier.Les partis avaient jusqu’à 16h30 pour remettre leurs états financiers, à défaut de quoi ils risquent d’avoir des pénalités.Pour éponger son important manque à gagner, M.Duchesneau, de Nouveau Montréal, a déjà annoncé son intention d’entreprendre une campagne de financement cç printemps.11 en va de même pour Equipe Montréal, qui s’est donné le modeste objectif de 50 000 $ pour commencer à renflouer ses coffres.Uuniversité McGill est en pleine expansion L'institution a acquis un gratte-ciel, rue Sherbrooke, dans le cadre d'un programme d'investissements de 150 millions \ f.Ins JEAN CHARTIER -il LE DEVOIR i.-i T y université McGill est au milieu JL/ d’une vague d’investissements de 150 millions, la plus importante des trente dernières années.McGill achète même la moitié d’un gratte-ciel rue Sherbrooke, douze étages de l’édifice de L'Industrielle-Alliance, à l’angle de la rue University, [jour un montant de 25 millions, et compte investir 22 millions dans un nouvel immeuble de la faculté de musique, rue Sherbrooke également, à l’angle d’Aylmer, à la place de la piscine du Royal Victoria College, tout à fait à l’est du campus.Le pavillon Wong a été inauguré pour le génie, un investissement de 30 millions sur la butte du campus, et le pavillon qui abritera les Services aux étudiants est en construction rue McTavi-sh, à l’angle de l’avenue du Docteur Penfield, un immeuble de 10 millions.Tout cela a commencé par le gymnase de l’avenue des Pins, un mastodonte tje 20 millions, qui a attiré la controverse mais qu’on parle d’agrandir à nouveau pour les Alouettes.Puis on a inauguré la librairie rue McTavish et, à l’automne, c’était le tour de la nouvelle bibliothèque de droit, rue Peel, à l’angle de l’avenue du Docteur Penfield, un immeuble de 11 millions.De plus, on achève des travaux au pavillon McConnell, à l’angle de Milton, l’un des trois pavillons de la faculté d’ingénierie, et on a envisagé de refaire la façade de l’édifice Bronfman, la faculté de gestion, rue Sherbrooke, à l’ouest du campus.«Depuis la fin des années quatre-vingt, il y a un nouveau programme d'infrastructure et de construction avec de,s fonds privés», explique Charles Adler, le directeur du Bureau de la planification.C’est que la fondation de l’université McGill a des sous que ne possèdent pas les autres universités.«Dans les années soixante-dix et quatre-vingt, il n’y a presque rien eu.fiais les étudiants augmentent à McGill, comme dans les autres universités», dit le planificateur.11 parle de 35 000 étudiants sur le campus de langue anglaise, un campus en croissance continue, contrairement à d’autres.Tout récemment, McGill a signé l’qchat des étages que louait Hydro-^tiébec dans l’édifice de L’Industrielle, trois étages en bas de l’immeuble et neuf étages vers le sommet, dont le 17e.Çèt immeuble avoisine le musée McCord, un autre immeuble de McGill.Én revanche, l’université abandonne la location d’étages dans la place Mer-'eantile.«C'est comme l’université Concordia qui a acheté la tour du métro Guy et la tour du Faubourg Sainte-Catherine», dit Charles Adler.\ » ' Le campus du Royal Vie Au nord du campus, le gymnase et le stade avaient fiât couler de l’encre à la fin du règne Doré.Avec la privatisation possible de l’hôpital Royal Victoria, l’université doit considérer des immeubles et des terrains sur ce site extraordinaire.Présentement, le campus de l’université McGill s’étend sur 75 «Les Québécois ont aussi leur Canard enchaîné: Le Couac» Courrier international www.lecoiiiic.net JACQUES GRENIER LE DEVOIR NlfiWË i"; Le gratte-ciel de la Mutuelle-Alliance se profile derrière l’entrée principale du campus de l’université McGill.acres au centre-ville.Il s’agit de quatre millions de pieds carrés d’espace de bureau qu’on peut évaluer à 200 $ le pied carré, précise Réal Tessier, le directeur général du service des immeubles.Cela donne une videur de 800 millions aux édifices du campus, à quoi il ajoute les égouts, la chaufferie, les infrastructures.Ce campus a une valeur de un milliard de dollars en plein centre-ville, dit-il en souriant.C’est sans compter la montagne adjacente au campus.Il paraît évident que la faculté de médecine a la possibilité de prendre une expansion formidable avec l’hôpital universitaire.Mais le directeur des immeubles explique qu’il faudrait une aide majeure de Québec pour reconvertir des bâtiments du Royal Victoria.McGill compte 150 bâtiments à son campus du centre-ville, ce qui inclut 25 maisons victoriennes du Golden Square Mile, dont la moitié ont été achetées et les autres, données.Dans les années soixante, un immeuble cossu valait 300 000 $, estime le planificateur.Aujourd'hui, chaque villa vaut deux millions.On a fait des échanges avec l’hôpital, on a acquis toutes les propriétés du quadrilatère de McTavish à Drummond, de l’avenue des Pins à l’avenue du Docteur Penfield.De même, on a obtenu le vieux Marianapolis College.Tout cet ensemble forme un deuxième campus à l’ouest du terrain originel du campus.Présentement, Ravenscrag, propriété de sir Hughes Allan, le magnat du chemin de fer, appartient à l'hôpital Royal Victoria.Mais les choses pourraient changer.C’est M.Shapiro, le principal, qui doit suivre l’évolution de la situation.«Financièrement, ça coûte une fortune de transformer un immeuble comme celui-là», dit Réal Tessier, qui œuvrait chez Trizec auparavant.L’ex-promoteur immobilier fait valoir que la valeur marchande de l’université McGill s’est détériorée de 160 à 200 Un succès international cahiers t à 6 -12,60$ Les Édition» I GUÉRIN (514)842-3481 En uente dans toutes les iidrairies Anne-Marie CONNOLLY Le français langue seconde par obiectns Gel du rôle d’évaluation La Ville évite une crise financière millions à cause de l’entretien différé.Une somme de 10 millions est nécessaire pour les toits et gouttières.La fondation de McGill, immensément riche, ne verse rien |X)ur ça.McGill et Harvard McGill, dont la fondation remonte à 1821, est lq plus vieille université de Montréal.À Harvard, les terrains valent plus cher, confie Charles Adler, mais Harvard n’est pas au cœur de Boston.«Il y a des universités en Amérique du Nord et il y a Harvard», signa-le-t-il en souriant Le planificateur donne l’exemple suivant: McGill possède deux millions de livres, la plus importante bibliothèque de Montréal.Toutefois, Harvaçd dispose de 14 millions de livres.Evidemment, c’est une catégorie à part.«Harvard, c'est 100 fois plus grand que McGill», dit-il.Cette université date de 1654, deux ans à tjeine après le Collège des Jésuites.«Les Américains ont visité le campus de McGill l’an dernier.Ils ont admiré le standard de l’architecture et les espaces verts qui descendent au centre-ville.Le premier campus a été conçu les architectes du Canadian Pacific.» Bruce Price a construit la gare Windsor et le château Frontenac, mais il avait d’abord construit la maison James Ross et le pavillon de droit de McGill.James Ross était le dirigeant de la compagnie de chemin de fer et un mécène de McGill.«McGill est imbriqué à l’histoire des grandes familles de Montréal: les Redpa-th, les Macdonald, les Statlicona, les Mc: Connell, des familles écossaises.A l’époque, c’était une vraie université protestante, McGill», rappelle Charles Adler.Dans les 1930, il y a eu expansion au nord-est près de l’hôpital neurologique qui a ouvert ses portes au Royal Victoria.Puis au début des années soixante, McGill a empiété sur la montagne avec le premier stade, un aréna et les résidences pour étudiants.Une explosion du nombre d’étudiants à McGill a eu lieu juste avant la manifestation pour «McGill français».Par la suite, on a senti un ralentissement des investissements immobiliers, mis à part la deuxième vague d’acquisitions des riches villas du Golden Square Mile, tout près.Au fond, McGill prend un élan qui se compare à celui du début des années soixante.«Vous savez, nous avons plein d’étudiants des Etats-Unis, de Chine et de partout dans le monde», raconte Réal Tessier.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La Ville de Montréal évite une crise financière de quelque 200 millions, selon l’estimation du maire Pierre Bourque, grâce à l’intervention du gouvernement du Québec pour geler le rôle d’évaluation foncière.Le maire Bourque s’est réjoui hier que la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, consente à prolonger d’un an le dépôt du rôle d’évaluation prévu en septembre prochain.Du coup, Montréal voit la menace financière s’évanouir.Le problème est issu de l’effet pervers du rôle d’évaluation, qui enregistre depuis quelques années une baisse importante de la valeur des immeubles non résidentiels.Pour compenser cette baisse, il aurait fallu que l’administration municipale transfère le fardeau fiscal sur le dos des propriétaires résidentiels.«S’il faut aider les commerçants, ce que nous faisons déjà, il ne faut pas perdre nos propriétaires.Ils ne sont que 27 % à Montréal», a indiqué au Devoir Pierre Bourque.In ministre Harel abonde dans ce sens.«La grande iniquité serait défaire payer les locataires et les petits propriétaires pour la baisse de valeur des tours à bureaux», a-t-elle commenté hier.Le rôle d’évaluation, qui établit la valeur de chaque maison, commerce, édifice à bureaux, institution et industrie et qui sert de base de perception des taxes municipales, est gelé depuis trois ans.Les Montréalais sont donc taxés actuellement sur la valeur telle que constatée en 1993.Déjà l’année dernière, l'annonce du gel avait soulevé un tollé chez les propriétaires d’édifices commerciaux et industriels, qui souhaitaient un nouveau rôle d’évaluation assorti de mesures d’atténuation.Il y a plus de deux ans, le ministère des Affaires municipales a étudié différentes solutions pour pallier l'impact appréhendé d’un nouveau rôle d’évaluation.Malgré une connaissance pointue du problème et des façons de le régler, Québec a décidé d’at- tendre d’agir dans le cadre plus large de [a réforme de la fiscalité municipale.À ce titre, le rapport de la commission Bédard sera déposé dans trois semaines.Mais rien ne presse, ni [jour Québec ni pour Montréal, qui voient d’un bon œil le redressement dans le secteur de l'immobilier.La ministre Harel souligne que la perte de valeur dans le secteur non résidentiel n’est plus que de 23 % comparativement à 40 % l'an passé et quelle a baissé de 7,6 % dans le secteur résidentiel alors qu’en 1998 cette chute s’établissait plutôt à 10%.À Outremont K < 25 condominiums Ascenseur extérieur vitré Plafonds jusqu'à 11 pieds Facades 100% vitrées Jardins Terrasses et toits-terrasses Cour intérieure à l’Européenne Stationnement intérieur 25 entrées privées llue gamme de produits /mur tous les besoins.I, 2, J et 4 chambres + bureau, de 1/00 à 2000 pieds carrés sur ¦ 2 nireaux.let2salles de bain, Ajnirtir de 149000$.Splendides 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plusieurs reports de causes.» L’abolition des postes en question entrait en vigueur hier, le 1" avril.«C'est un geste symbolique qu'un posait, a dit Claude Girard.Nous voulons faire ressortir que la disparition de ces postes aura des répercussions pour le public.» Pendant la demi-heure où ils ont débrayé, a-t-il poursuivi, les procureurs ont rencontré des témoins.«Nous avons justement fait ce que nous n 'avons pas le temps de faire d'habitude, a dit Claude Girard.Même si une demi-heure de plus, au fond, ce n'est pas beaucoup.» ; Pour protester contre ces compressions, les procureurs ont déjà déposé, à la mi-mars, une plainte devant le Barreau du Québec pour pratique illégale du droit à l’endroit de techniciens juridiques employés par le gouvernement.Les techniciens ont été autorisés, en 1997, à délivrer des constats d’infraction liés à 47 lois provinciales à caractère pénal pour pallier l’abolition de la Direction des affaires pénales, qui comprenait une douzaine de procureurs.Ces démarches visent à attirer l’attention sur la surcharge de travail vécue par les procureurs.«Le gouvernement nous répond en soulignant que le nombre de causes devant les tribunaux est en baisse, dit Claude Girard.C’est vrai, mais on ne dit pas que le temps de cour, lui, n ’a pratiquement pas changé.Les causes sont de plus en plus complexes et les contestations, souvent, de plus en plus longues.¦Notre travail a évolué, et une bonne partie ne se passe pas forcément en cour.Nous n’avons toujours pas de temps pour rencontrer comme il le faudrait les témoins et les victimes.On éteint les feux, mais on ne fait pas le maximum qui devrait être fait pour vraiment donner au citoyen accès à la justice.» Les occasionnels, souligne par ailleurs l’Association des procureurs, représentent aujourd’hui plus de 15 % des effectifs de la Couronne alors que la Loi sur les substituts du Procureur général prévoit une Couronne permanente et indépendante de toute influence extérieure, à l’instar des juges.Le Québec, souligne encore l'association, est la province qui consacre le moins au Canada en poursuites pénales.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le coroner Paul Dionne recommande que la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), les CLSC et les hôpitaux s’impliquent davantage dans la formation des parents et la surveillance de l'utilisation sécuritaire de$ sièges d’auto pour enfants.A la suite du décès d’une fillette de deux ans, Sharly Perreault, dans un accident de la route survenu le 8 novembre dernier, le coroner Dionne a émis hier des recommandations visant à la fois la SAAQ, les différents corps policiers du Québec, l’Association des CLSC et l’Association des hôpitaux du Québec.L’enquête menée par le coroner a démontré que même si la petite fille était assise dans un siège d’auto de bonne dimension, celui-ci était mal installé sur la banquette arrière puisque la sangle de retenue et la pince de sécurité n’avaient pas été utilisées.En conséquence, lors du tonneau qu’a fait la voiture en quittant la route, la fillette a été éjectée et est morte presque instantanément.Si l’enfant avait été correctement assise dans son siège, elle aurait survécu à l’impact, a conclu le coroner Dionne.Les statistiques de la SAAQ révèlent que, chaque année, 700 enfants de moins de cinq ans sont victimes d’accidents de la route.Bien que 79 % des parents aient recours à un siège de bonne taille, seulement 52 % l’installent correctement dans le véhicule.En conséquence, le coroner presse le ministère de la Sécurité publique, l’Institut de police du Québec et l'Asso- ciation des policiers et pompiers de faire en sorte que les divers corps policiers aient la formation nécessaire pour évaluer la sécurité des sièges d’enfant.En outre, le coroner estime que les hôpitaux devraient s’assurer que les parents d’un nouveau-né disposent d’un siège d’auto sécuritaire avant d’autoriser la sortie de l’enfant de l’hôpital.Quant aux CLSC, le coroner Dionne recommande que ces derniers s’investissent dans l’offre de cliniques pour mieux informer les parents du bon usage de$ sièges d’auto.A l’hôpital Sainte-Justine, où l’on a traité l’an dernier 141 enfants victimes d’accidents de la route, on tiendra le 15 mai prochain une clinique de formation sur les sièges d’auto pour les parents.Les accidents routiers représentent la première cause de mortalité chez les enfants.Des fous bien intentionnés Un symfolium de la folie engagée s'organise à Montréal CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Leur but est d’améliorer le monde, de le faire avancer et rire, d’empêcher le citoyen moyen de se scléroser, de le sortir de l’indifférence.Leurs armes sont la résistance par l’absurde, le canular médiatique ou le terrorisme burlesque.Réunis, ils seront à l’honneur au Symfolium 2000 de la folie engagée, qui se déroulera du 1er au 9 avril 2000, à Montréal.En guise d’introduction, au moment de lancer l’événement, les organisateurs nous fournissaient hier, au Musée d’art contemporain de Montréal, un petit historique des poissons d’avril.Le 1" avril n’est-il pas ce jour où tout est possible, où l’humour envahit innocemment les lieux les plus sérieux, bravant audacieusement le quotidien?Le 1" avril, jour des poissons, serait un farceur de longue date, nous dit-on.En France, son origine remonterait à Charles IX, qui décréta l’adoption du calendrier grégorien, célébrant désormais le Nouvel An le 1" janvier.Jusque-là, les Français fêtaient le début de la nouvelle année le 25 mars, dans le cadre de célébrations et d’échanges de cadeaux qui duraient jusqu’au 1" avril.Après les modifications du calendrier, certains Français continuèrent de célébrer le Nouvel An au printemps.«On se moqua de cet attachement inébranlable à l’ancien Nouvel An en envoyant aux nostalgiques des cadeaux fantaisistes et des invitations à des soirées fictives.Celui qui servait de cible à de telles facéties prit le nom de “poisson d'avril”parce qu’à cette période de l’année, le soleil quittait le signe astrologique du Poisson», peut-on lire dans L’Origine merveilleuse des choses de tous les jours de Charles Panati.Cette tradition, poursuit-il, mit presque 200 ans à atteindre l’Angleterre, avant de gagner l’Amérique.Le Symfolium accueillera donc des artistes et des philosophes qui partagent un sens de l’absurde libérateur.Y participeront entre autres Michael Moore, humaniste et réalisateur de films et d’émissions de télévision.Il a réalisé le documentaire Roger and Me et en est à mettre la dernière main à sa toute dernière télésérie, lhe Awful Truth.«Son œuvre est un témoignage qui ne peut que parler à ceux qui luttent et espèrent aujourd’hui, notamment pour leur rappeler qu’il est possible de s’amuser dans l’action militante», lit-on dans le programme.On y rencontrera aussi le Mexicain SuperBarrio Gomez, une incarnation latino-américaine de Don Quichotte.«Lutteur professionnel, et actif depuis 10 ans, ce super héros masqué dont nul ne connaît l’identité véritable se retrouve associé à toutes les causes: la pauvreté, les expropriés, les sans-abri, les travailleurs, les indigènes, la pollution, les zapatistes, le sort des émigrants mexicains ayant traversé la frontière vers les États-Unis et-zouille, etzouille», lit-on encore.La liste des invités se poursuit, avec Noël Godin, ce Belge chef du commando gloupi-nesque, entartant à quatre reprises l’homme le plus riche de la planète, Bill Gates.Suivent aussi les Adbusters, de Vancouver, qui déconstruisent les publicités pour les éloi- gner de leurs messages premiers.On dit qu’ils sont des «exutoires efficaces lorsque les citoyens de grands centres urbains se sentent envahis et impuissants face à la pub».On mentionne aussi le magazine français Charlie Hebdo, «journal-culte des gens qui s'impatientent devant l’insignifiance des modèles autoritaires et élitistes, qu'il soient féodaux, monarchiques, économiques ou religieux», et l’Américain Jello Biafra, fondateur du mouvement anti-censure américain et fondateur aussi du groupe punk Here’s the dEad kEnNe-Dy's.La bibliographie offerte par la libraire Biosfaire offre son lot de références aux manifestations de la folle sagds-se dans le monde.On cite par exemple le personnage Mul la, né à l’époque médiévale, dont les «mille et une facéties font toujours les délices de millions d’hommes et de femmes, du Maroc à la Chine, de la Sibérie à la péninsule Arabique, en passant par les Balkans.Elles sont prisées en Grèce comme en Turquie, en Inde comme au Pakistan».Il est des coins dans ce monde qui doivent en avoir besoin ces derniers temps.En France, on parle de Gargantua et de Pantagruel, du mouvement dadaïste lancé par Tristan Tzara,et de la pataphysique d’Alfred Jarry; en Irlande, de Gulliver, au Tibet, de Drukpa Kunley, qu’on appelle aussi le Fou divin.Plus récemment, au chapitre de la folle sagesse, on relève le mouvement américain de la Beat Generation, et on note le travail du théologien d’origine britannique Allan Watts, du Tibétain Chôgyam Trungpa, du maître indien Osho Rajneesh et de l'Américain Adi Da.Et ceci n’est pas un poisson d’avril.Téléphone: 985-3322 LES PETITES ANNONCES Télécopieur: 985-3340 I *N • D •E »X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100* 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100» 150 Achat-vente-échange i 160» 199 Location i 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 A 17 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit 'AMERKANI IEXSRI 101 PROPRIÉTÉS À VENDRE EXTÉRIEUR DE MONTRÉAL 160 APPARTEMENTS-LOGEMENTS À OUTREMONT-EN-HAUT ¦Cottage 1974, style canadien, rue paisible.13 pièces.2 loyers, piscine, 575,000S 495-3798 103 CONDOMINIUMS COPROPRIÉTÉS CENTRE-VILLE.rue Simpson, maison McKenzie.2 c.c., 2 s/b meublée, de 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condoléances le samedi 3 avril dès 12h30, qp Complexe funérairè Saint-François d'Assidè & Urgol Bourgie, 6700, Beaubien Est, Montréal, suivi d’une liturgie de,lp Parole à 14 heures, en la chapelle du Complexe.Parents et amis sont priés d’assister sahs autre invitation.Des dons au Comité des rédi-dents du Pavillon J.Henri Charbonneau seraieht appréciés.La famille désire remercier le personnel du 6-étage du Pavillon :d.Henri Charbonneau, pour les soins prodigués auprès de Jean-Guy. ?LE DEVOIR - POLITIQUE Conférence parlementaire des Amériques Nouvelle querelle «diplomatique» entre Québec et Ottawa Québec ne comprend pas la décision d’Ottawa de se retirer de la COPA Une nouvelle querelle «diplomatique» affecte les relations entre Québec et Ottawa.Ottawa veut se retirer de la COPA, mais Québec demande au gouvernement fédéral de revoir cette décision.MARIO CLOUTIER DE NOTRE.BUREAU DE QUEBEC Le gouvernement fédéral s’est retiré de la Conférence parlementaire des Amériques en janvier dernier.Le président de l’Assemblée nationale, Jean-Pierre Charbonneau, a récemment écrit à ses homologues à ¦ Ottawa, aux Communes et au Sénat, afin de faire en sorte que le Parlement fédéral revienne sur cette décision.Peine perdue.M.Charbonneau ne comprend pas ‘la décision d’Ottawa de privilégier l’Organisation des États américains, comme association de parlementaires d’Amérique, à la COPA.Il estime que le; succès remporté par la première Conférence parlementaire des Amériques à Québec en 1997, à laquelle avait pris part le premier ministre Chrétien, semble déplaire à Ottawa.‘ «Ils ont participé à la COPA et cônnaissaient les règles du jeu dès le départ, celle de l’égalité des institutions ' représentées.» M.Charbonneau souligne qu’il ne icherche pas la querelle.Il explique que la COPA réunit des assemblées parlementaires qui désignent des membres à siéger à la Conférence, alors que l’OEA choisit ses membres sur une base individuelle.Il ajoute qu'il s'agit d’une initiative non partisane, appuyée par le Parti libéral et l’ADQ, totalement indépendante du pouvoir exécutif du gouvernement du Québec.Le premier ministre Bouchard et le chef de l’opposition officielle, Jean Charest, ont d’ailleurs accepté, indique M.Charbonneau, de signer une lettre conjointe pour tenter, eux aussi, d’infléchir la décision d’Ottawa.En fait, le gouvernement fédéral estime que le Québec persiste à mettre la charrue devant les bœufs dans le dossier de la COPA Le leader du gouvernement libéral à Ottawa, Don Bou-dria, s’étonne de décisions prises à Québec qui, affirme-t-il, n’ont pas été entérinées par la COPA Réseau des femmes Dans une lettre dptée du 26 février, la députée de Mille-Iles à l’Assemblée nationale, Lyse Leduc, a invité des députées et des sénatrices à Ottawa à la réunion du Réseau des femmes parlementaires des Amériques, qui aura lieu le 7 mai prochain au Guatemala, en tant que coordonnatrice de ce Réseau.Or, soutient le ministre Boudria, ce Réseau n’est pas encore créé.«Montrez-moi donc où on a adopté ça à Québec?demande M.Boudria Ce qu’on a adopté, c’est que ce serait à l’ordre du jour de la prochaine COPA.[.] Qui a nommé Mme Leduc?Il n’y a jamais eu de résolution pour nommer qui que ce soit à la dernière COPA et pas plus au comité de suivi qui s’est tenu à San Juan.Dans son propre communiqué, M.Charbonneau n’en parle même pas.Il n’y a pas de Réseau et encore moins de coordonnatrice.» Le président de l’Assemblée nationale, Jean-Pierre Charbonneau, répond que Mme Leduc est coordonnatrice pour le Parlement québécois.«Ce qui a été décidé à Québec, c’est de continuer le dialogue, de faire en sorte qu’il se poursuive sur des bases permanentes.On encourage le dialogue des femmes dans cet esprit.» Le Réseau des femmes sera officiellement mis sur pied lors de la prochaine COPA au Brésil en l’an 2000 mais, contrairement à ce que pense M.Boudria, explique la députée Lyse Leduc, il fait bel et bien l’objet d’une déclaration qui apparaît aux Actes de la COPA de Québec en 1997.Son travail, précise-t-elle, est de mener des travaux préparatoires à la mise sur pied du Réseau.La députée de Mille-Iles ajoute que la résolution de Québec stipulait la création d’un comité de suivi destiné à préparer la formation du Réseau d’ici la prochaine COPA Le président de l’Assemblée nationale, Jean-Pierre Charbonneau, a nommé Mme Leduc responsable de coordonner les travaux préparatoires à la formation du Réseau.Déjà, souligne-t-elle, quatre parlementaires, des États-Unis et du Parlement centre-américain, ont confirmé leur intention de participer aux activités du Réseau.Mme Leduc met les inquiétudes du ministre Boudria sur le dos des «relations diplomatiques entre Québec et Ottawa qui sont actuellement plus ou moins houleuses quand il s’agit d’initiatives à incidence internationale».Par ailleurs, se demande-t-elle, pourquoi Ottawa s’en fait autant avec un organisme qu'il a décidé de quitter en janvier.Le gouvernement fédéral — la Chambre des communes et le Sénat — s’est en effet retiré de la COPA en janvier dernier, par une lettre, puisque l’Organisation des États américains (OEA) est en train de développer sa propre «aile parlementaire».«Est-ce qu’on participe aux initiatives de la COPA qui devient une duplication de l’aile parlementaire de l’OEA, se demande le ministre Boudria.COPA ou pas COPA, l’OEA continue.L’OEA, ce n’est ni Don Boudria ni Jean-Pierre Charbonneau qui décide de cela.C’est panaméricain.» Malgré ce retrait, le ministre Boudria estime que le Québec improvise dans ce dossier.Il dénonce le fait que des lettres soient envoyées à ses collègues, des élus fédéraux, sous de fausses représentations.«En l’absence de décisions, on en invente.[.] Ça ne fonctionne pas ainsi dans les organismes internationaux et sûrement pas à l’UNESCO.Ce serait inacceptable», ironise M.Boudria en faisant référence au souhait du Québec d’obtenir un siège au sein la délégation canadienne siégeant à cette organisation des Nations unies.A Québec, le président Charbonneau indique qu’il a demandé à Ottawa de reconsidérer sa décision de se retirer de la COPA Le seul reproche que peut faire Ottawa à l’Assemblée nationale, selon lui, c’est d’avoir réussi la mise sur pied d’un forum interparlementaire et obtenu le secrétariat permanent de la COPA.«Ils sont jaloux de notre succès.» Hommage à la famille Johnson RENÉ MATHIEU LE DEVOIR IL NT A PAS beaucoup de pays où trois premiers ministres ont émané de la même famille.C’est pourtant J- ¦•OKKtOfc IL NT A PAS beaucoup de pays où trois premiers ministres ont émané de la même famille.C’est pourtant arrivé au Québec où, en 30 ans, le père Daniel Johnson puis ses deux fils, Pierre Marc et Daniel, ont été à des périodes diverses chef du gouvernement québécois.Et hier, en compagnie de leurs sœurs Marie et Diane et du premier ministre Lucien Bouchard, les deux frères ont participé à l’hommage rendu à leur famille à l’Assemblée nationale, alors qu’on commémorait officiellement le 3D anniversaire du décès de Daniel Johnson, le père, survenu 4 Manie 5, sur la Côte-Nord le 26 septembre 1968.Un bronze représentant l’ancien premier ministre a été dévoilé à l’édifice Marie-Guyart, sur la colline parlementaire à Québec.L’amphithéâtre de cet édifice a également été baptisé Auditorium Daniel-Johnson, de même qu’un dessalons du restaurant Le Parlementaire.Mobilité de la main-d’œuvre Harris viole les ententes, dit Québec Bouchard confirme la nomination de négociateurs PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — Le premier ministre Incien Bouchard a mis en doute, hier, la légalité des mesures de représailles imposées mercredi par son homologue ontarien, Mike Harris, dans le dossier de la mobilité de la main-d’œuvre., M.Bouchard a répété que le climat ou la fièvre électorale qui prévaut présentement en Ontario fia dernière élection a eu lieu le 8 juin 1995) est probablement responsable de ce durcissement dans les relations entre les deux gouvernements.Questionné en Chambre par le chef de l'opposition, Jean Charest, M.Bouchard a par ailleurs indiqué qu’il s’était entendu avec son homologue ontarien pour que chacun nomme un négociateur personnel dans le dossier afin d’accélérer le règlement de tous les dossiers, dont 'celui de la mobilité de la main-d’œuvre.«Les contacts n 'ont jamais été rompus entre le gouvernement de l’Ontario et celui du Québec, a expliqué M.Bouchard.Des négociations intensives ont eu lieu au niveau d’un comité formé de fonctionnaires d’un rang très élevé.Les ministres se sont parlé régulièrement, ils l’ont fait oralement, ils ont échangé des documents, des lettres et cela, jusqu'à la toute fin, avant que le dossier n 'éclate.Tant M.Bouchard que sa ministre du Travail, Diane Lemieux, ont affirmé qu’ils doutaient fort de la légalité des sanctions im|X)sées par l'Ontario et qu’ils étudiaient la possibilité de les contester.«Nous doutons fortement de la légalité de la mesure visant à interdire aux producteurs et entrepreneurs québécois l'accès aux marchés des gouvernements de l’Ontario, a précisé M.Bouchard.Nous contesterons certainement cette mesure.» En point de presse, la ministre du Travail a expliqué qu’en adoptant des mesures de représailles le gouvernement ontarien a violé des ententes entérinées par toutes les provinces canadiennes, y compris le Québec.Une de ces ententes, en vigueur depuis le 1" juillet 1995, touche la mobilité de la main-d’œuvre.«Une première analyse, a soutenu Mme Lemieux, nous amène à conclure que le gouvernement ontarien met en cause les engagements qui ont été contractés par l’Ontario en matière de libéralisation du commerce, dans l’accord sur le commerce intérieur et aussi dans l’entente de libéralisation des marchés publics.» Pour Mme Lemieux, la mesure annoncée par le premier ministre Harris est donc carrément discriminatoire «puisqu’elle concerne le lieu d’origine d’un fournisseur et va à l'encontre de la règle de non-discrimination contenue dam l’accord sur le commerce intérieur».Même si l’accord sur la mobilité de la main-d’œuvre ne prévoit pas de mécanisme de plainte, Mme Lemieux a invoqué l’entente .sur le commerce intérieur qui, lui, en contient un.Elle a aussi rappelé que les signataires des accords ont accepté la règle voulant qu’ils avertissent leurs partenaires six mois avant de manifester leur intention de sortir de l'entente.Selon elle, la solution d’une zone tampon proposée hier par les porte-parole du secteur de la construction est loin d’être réaliste.«Cette solution, a expliqué la ministre, règle des problèmes en apparence.Il nous faut donc réagir de manière plus systémique.Nous avons surtout tous intérêt à ouvrir nos frontières, et ce n’est pas une zone tampon qui va le permettre.» Sang contaminé par le virus de l’hépatite C Québec versera 45 millions aux victimes MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Québec — Les victimes du sang contaminé par le virus de l’hépatite C recensées au Québec bénéficie ront d’un programme initial de compensation financière de 45 millions.Le premier ministre Lucien Bouchard a indiqué hier que son gouvernement ajoutera éventuellement 30 millions à cette somme lorsqu’il sera parvenu à s’entendre avec Ottawa sur îa part du Québec concernant les indemnités de 300 millions qui seront versées à certaines victimes.«Le Québec, selon le mode de répartition usuel, soit la proportion de la population, aurait droit à 75 millions.U fédéral ne nous en donne que 45 millions.Les autres 30 millions, nous ne désespérons pas de les recevoir pour compléter notre programme», a déclaré M.Bouchard à qui le chef libéral Jean Charest rappelait hier à l’Assemblée nationale ses récents engagements à l’égard des victimes du sang contaminé.Les services et les compensations offerts visent les victimes contaminées entre 1986 et 1990.Pour elles, un programme de 1,1 milliard sera mis en branle prochainement.Pour les victimes infectées par le virus avant 1986 et après 1990, le fédéral, sous la pression du Québec et de l'Ontario, s’apprête à donner 300 millions pour payer les coûts de services médicaux.La ministre de la Santé, Pauline Marois, a précisé hier que le Québec, puisqu'il donne déjà des services, prendra sa part et la versera en compensation aux victimes.lœs chèques seront émis lorsque le fédéral lui aura transmis les fonds.«Aussitôt que nous aurons les sommes, nous les offrirons aux personnes qui ont été victimes de l’hépatite C.Nous nous reconnaissons une responsabilité envers toutes les victimes», a conclu Mme Marois.Entre 20 000 et 39 000 personnes ont été infectées au Canada, dont plus de 2300 au Québec.Le Couac journal satirique d’avril en vente dès numéro aujourd’hui en kiosque avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s’opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s’il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d’une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, Service des greffes, 1, rue Notre-Dame Est, 9* étage, Montréal (Québec) H2Y 1B6.Nom et Nature de Endroit adresse la demande d'exploitation du requérant 9072-0186 1 Bar avec Québec Inc.danse et BLEUET NOIR spectacles 812, rue Rachel sans nudité Est (suite à Montréal (Québec) cession) H2J 2H6 Dossier: 149-997 9074-3048 Québec Inc.RESTAURANT PUB O'TOOLE BISHOP 1445, rue Bishop Montréal (Québec) H3G 2E4 Dossier: 189-415 1 Bar avec danse et spectacles sans nudité 2 Bars dont 1 sur terrasse 1 Restaurant pour vendre (suite à cession) 1 Bar 1 Restaurant pour vendre (suite à cession) 9019-8458 Québec inc.TENNIS CLUB SAINT-LAURENT (1998) 1700.rue Jules Poitras Saint-Laurent (Québec) H4N 1Z3 Dossier: 191-833 Jean Cayer RESTAURANT À L’ETANG DES MOULINS 888, rue Saint-Louis Terrebonne (Québec) J6W 1J9 Dossier: 270-074 9060-0966 1 Bar avec Québec Inc.spectacles RESTAURANT LE sans nudité VIEUX FOUR MANAGO 7605, bout.Lacordaire Saint-Léonard (Québec) H1S2A7 Dossier: 306-522 812, rue Rachel Est Montréal (Québec) H2J 2H6 1445, rue Bishop Montréal (Québec) H3G 2E4 1700, rue Jules Poitras Saint- Laurent (Québec) H4N 1Z3 Permis 888, rue additionnels Saint-Louis 2 Restaurants Terrebonne pour vendre (Québec) Anne-Marie Clément LA CANNE À SUCRE 5322, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2T1S1 Dossier: 336-446 9073-6224 Québec Inc.LA QUEUE LEU LEU BRAU HAUS 140, rue Saint-Paul Est Montréal (Québec) H2Y 1S9 Dossier: 360-123 1 Restaurant pour vendre, 1 Bar avec danse et spectacles sans nudité 1 Bar avec danse et spectacles sans nudité (suite à cession) Daniel W.1 Bar avec Automatique Ltée spectacles BAR-CAFÉ DAN'S sans nudité 5940, boul.des 1 Bar Grandes Prairies (suite à Saint-Léonard cession) (Québec) H1P 1 A4 Dossier: 373-472 J6W 1J9 7605, boul.Lacordaire Saint- Léonard (Québec) H1S2A7 5322, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2T1S1 140, rue Saint-Paul Est Montréal (Québec) H2Y 1S9 5940, boul.des Grandes Prairies Saint- Léonard (Québec) H1P 1 A4 9038-2805 Québec Inc.RESTAURANT LOTUS BLEU 350, rue Duluth Est Montréal (Québec) H2W 1J2 Dossier: 426-908 Denyse Dionne et Fabien Dionne DELI EXPRESS D.F.T.3733-C, boul.Lévesque Ouest Laval (Québec) H7V 1G4 Dossier: 452-128 9016-1837 Québec Inc.HÔTEL VOGUE 1425, rue de la Montagne Montréal (Québec) H3G 1Z3 Dossier: 807-214 Les Entreprises la Charcutière (Laval) Inc.LES ENTREPRISES LA CHARCUTIÈRE (LAVAL) INC.3319, boul.de la Concorde Laval (Québec) H7E 2C3 Dossier: 913-012 Addition 1 Restaurant pour servir sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 350, rue Duluth Est Montréal (Québec) H2W 1J2 3733-C, boul.Lévesque Ouest Laval (Québec) H7V 1G4 Addition de 1 Bar (mini-bar) 1425, rue de la Montagne Montréal (Québec) H3G 1Z3 1 Restaurant pour vendre sur terrasse 3319, boul.de la Concorde Laval (Québec) H7E 2C3 Alberto 1 Restaurant 6896, rue Castronovo pour vendre Saint- CAFÉ CHIVAS Dominique 6896, rue Saint- Montréal Dominique (Québec) Montréal (Québec) H2S 3B2 H2S 3B2 Dossier: 927-483 Restaurant Changement 1014, rue Edouardo Laurier de catégorie Laurier inc.de 2 Ouest RESTAURANT Restaurants Outremont EDOUARDO pour vendre à (Québec) LAURIER INC.2 Restaurants H2V 2K8 1014, rue Laurier pour servir Ouest Outremont (Québec) H2V 2K8 Dossier: 929-661 9073-1209 Changement 5625, rue Québec Inc.de catégorie Monkland CAFÉ MOJO de 2 Montréal 5625, rue Restaurants (Québec) Monkland pour vendre à H4A 1E2 Montréal (Québec) 2 Bars dont 1 H4A1E2 sur terrasse Dossier: 1028-943 9072-2323 1 Bar 3275, rue Québec Inc.(suite à Granby SALON DE cession) Montréal QUILLES (Québec) CENTRE H1N2Z7 COMMERCIAL DOMAINE 3275, rue Granby Montréal (Québec) H1N2Z7 Dossier: 1061-241 9070-9221 Québec Inc.VIRTUO GOLF 2995, boul.Dagenais Ouest.Local G Laval (Québec) H7P 1T3 Dossier: 1159-367 1 Bar dans centre sportif (suite à cession) 2995, boul.Dagenais Ouest.Local G Laval (Québec) H7P 1T3 9059-5448 1 Restaurant Québec inc.pour vendre TUTTO PASTA 3501, avenue du Parc Montréal (Québec) H2X 2H8 Dossier: 1213-495 9045-6013 Changement Québec inc.de capacité RESTAURANT d’un L'ABSOLU Restaurant 2560, boul.Daniel pour vendre Johnson, bureau A Laval (Québec) H7T 2L1 Dossier: 1224-971 Francesca La Changement Roccp de capacité CAFE BAR LE d'un Bar MANOIR existant 2605, rue Bélanger Est Montreal (Québec) H1Y 1A5 Dossier: 1261-288 9069-2856 1 Restaurant Québec Inc.pour vendre RESTO TRAITEUR VIVALDI 13071, boul.Gouin Ouest Pierrefonds (Québec) H8Z1X1 Dossier: 1272-897 3290778 Canada Changement Inc.de capacité SALON LOUNGE de 2 Bars MONKLAND existants dont 5752-5758.rue 1 sur terrasse Monkland Montréal (Québec) H4A 1E8 Dossier: 1360-890 Chetan Patel 1 Restaurant BOMBAY MAHAL pour vendre 1001, rue Jean-Talon Ouest Montréal (Québec) H3N 1T2 Dossier: 1376-557 Mehcji Farivar Changement CAFE RAW de capacité 6955B, rue dans un Bar Garnier existant Montréal (Québec) (suite à H2E1Z8 cession) Dossier: 1494-269 9071-5335 Québec Inc.CAFÉ LES SAVEURS 1999 1602, rue Laurier Est Montréal (Québec) H2J1H9 Dossier: 1495-662 Changement de capacité dans 1 Restaurant pour servir existant 3501, avenue du Parc Montréal (Québec) H2X 2H8 2560, boul.Daniel Johnson, bureau A Laval (Québec) H7T 2L1 2605, rue Bélanger Est Montréal (Québec) H1Y 1A5 13071, boul.Gouin Ouest Pierrefonds (Québec) H8Z 1X1 5752-5758, rue Monkland Montréal (Québec) H4A 1E8 1001, rue Jean-Talon Ouest Montréal (Québec) H3N 1T2 6955B, rue Garnier Montréal (Québec) H2E 1Z8 1602, rue Laurier Est Montréal (Québec) H2J 1H9 Gérard Thériault & Addition de 200, rue 2 Bars 1 Bar avec danse 1 Restaurant pour vendre Nadine Thériault 1 Bar RESTAURANT NADINE 200, rue Sainte-Thérèse Charlemagne (Québec) J5Z 1B8 Dossier: 1579-978 Daniel W.Automatique Ltée BAR DANS'S 5019, boul.des Sources Pierrefonds (Québec) H8Y 3E3 Dossier: 1599-554 Rosée de Mer Inc.ROSEE DE MER INC.8500, boul.Taschereau, Local 15 B rossa rd (Québec) J4X 2T4 Dossier: 1599-588 Gestion Libellule 1 Bar inc.(suite à CHEZ ANTOINE cession 1019, boul.partielle) Sainte-Foy Longueuil (Québec) J4K 1W3 Dossier: 1598-598 9047-5534 1 Bar Québec Inc.9047-5534 QUEBEC INC.8297, rue Maurice Duplessis Montréal (Québec) H1E3B5 Dossier: 1599-604 9042-0373 1 Bar avec Québec inc.danse et BAR spectacles D’AFFAIRES-BAR sans nudité D’AMOUR 50, boul.Taschereau, Local 255 La Prairie (Québec) J5R 4V3 Dossier: 1598-663 3 Restaurants pour vendre dont 2 sur terrasse 1 Bar 9070-9833 Québec Inc.RESTAURANT 325, rue de la Commune Montréal (Québec) H2Y 1H2 Dossier: 1599-679 Antonio Casacalenda, Vincenzo D'Amelio BREWSKIS 2070, rue Fleury Est Montréal (Québec) H2B 1J3 Dossier: 1599-687 9067-0845 Québec Inc.PIZZÉDELIC 39, rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) 1 Bar sur H2Y 1S5 terrasse Dossier: 1599-703 Sainte-Thérèse Charlemagne (Québec) J5Z 1B8 5019, boul.des Sources Pierrefonds (Québec) H8Y 3E3 8500, boul.Taschereau, Local 15 Brossard (Québec) J4X 2T4 1019, boul.Sainte-Foy Longueuil (Québec) J4K 1W3 8297, rue Maurice Duplessis Montréal (Québec) H1E3B5 50, boul.Taschereau, Local 255 La Prairie (Québec) J5R 4V3 325, rue de la Commune Montréal (Québec) H2Y 1H2 2070, rue Fleury Est Montréal (Québec) H2B 1J3 1 Restaurant pour vendre avec spectacles sans nudité et 39.rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H2Y 1S5 9069-2708 Québec Inc.PRESSE CAFÉ 1263, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) H2L 2H3 Dossier: 1599-901 Hôtel Le Germain Inc.HÔTEL LE GERMAIN INC.2050, rue Mansfield Montréal (Québec) H3A 1Y9 Dossier: 1599-935 Morton Katz RESTAURANT HAT TRICK 1013, rue de la Montagne Montréal (Québec) H3G 1Y7 Dossier: 1600-113 1 Restaurant pour vendre 1 Bar 1 Mini-bar Maison des Futailles, société en commandite A/s: Me Gilles Jolicoeur Société des alcools du Québec 905,avenue de Lorimier Montréal (Québec) H2K 3V9 1 Restaurant pour vendre Demande de transfert du permis do fabricant de vin, du permis de fabricant de cidre et du permis de distillateur et demande do changement (ajout) d'un endroit d'exploitation 1263, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) H2L 2H3 2050, rue Mansfield Montréal (Québec) H3A 1Y9 1013, rue de la Montagne Montréal (Québec) H3G 1Y7 Actuel: 3755, rue Picard Saint- Hyacinthe (Québec) J2S 1H3 Ajout: 2021, rue des Futailles Montréal (Québec) H1N3M7 Réforme du Code du travail EN BREF -3-?LE DEVOIR ?- ECONOMIE , Les «vraies négociations» sont sur le point de commencer • FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Les «vrais négociations» en vue de réformer le Code du travail du Québec débuteront le jeudi 8 avril à Montréal, au Conseil consultatif du travail et de la main-d’œuvre (CCTM), l’organisme chargé de conseiller le législateur sur les modifications à apporter aux lois du travail.Depuis le début de l’année, les 14 membres du CCTM (six représentants patronaux, six représentants syndicaux, le président du CCTM et lè sous-ministre du Travail) se sont rencontrés à quelques reprises pour déterminer l’agenda et les grands thèmes devant être débattus afin de pouvoir présenter, en juin, un avis au gouvernement en vue de réformer le Code du travail.Pendant cette première phase, les représentants de la FTQ, de la CSN, de la CEQ, de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), du Conseil du patronat du Québec et de l’Alliance des manufacturiers exportateurs du Québec (AMEQ) ont en outre échangé à propos de leurs positions et de leurs attentes.Débattre des changements Donc, à compter de jeudi, patrons et syndicats vont commencer à débattre des changements que l’on devrait apporter au code, qui n’a pas été modifié pour l’essentiel depuis sa création en 1964, à l’exception de deux amendements adoptés en 1977, soit la disposition anti-briseurs de grève et la formule Rand, qui oblige l’employeur à percevoir les cotisations syndicales.Rappelons que le Code du travail avait remplacé la Loi des relations ouvrières, adoptée en 1944 par le gouvernement libéral d’Adélard God-bout, qui régissait le droit d’association et les lois du travail au Québec.Les négociations qui s’amorceront la semaine prochaine aborderont plusieurs thèmes, dont les principaux sont l’article 45 du Code du travail, l’emploi autonome et la négociation sectorielle.Pour ce qui est de l’article 45 du code, patrons et syndicats s’attendent déjà à des échanges vigoureux tant les positions des parties en présence sont opposées.Le CPQ souhaite que le législateur permette aux entreprises d’avoir systématiquement recours à la sous-trai- tance tandis que les syndicats — FTQ et CSN en tête — exigent au contraire que l’on limite la sous-traitance.Depuis des années, les milieux patronaux affirment que le marché du travail est encadré «par trop de rigidités, que la réglementation est lourde et structurée à un point tel qu’elle restreint et parfois même entrave le dynamisme et l’entrepreneurship», peut-on lire dans un document du CPQ.Transmission des droits Du côté syndical, la CSN affirme par exemple qu’il faut des amendements pour s'assurer de la transmission des droits et des obligations dans toutes les formes de sous-contrats.Le CPQ n’est pas le seul à réclamer que l’article 45 ne s’applique pas aux contrats de sous-traitance.Les conclusions du rapport du Groupe de travail sur l’application des articles 45 et 46 (rapport Mireault, 1997) et celles du rapport du Groupe-conseil sur l’allégement réglementaire (rapport Lemaire, 1998) abondaient en ce sens.En ce qui a trait au travail autonome, les syndicats réclament que soit clarifié le statut des travailleurs autonomes dépendants qui ont un seul employeur et ne peuvent pas se syndiquer.Par exemple, la FTQ demande au législateur «d'inclure les “entrepreneurs dépendants" dans la définition de salarié, comme c’est le cas dans le Code canadien du travail».Le patronat estime quant à lui que le législateur doit faire preuve de prudence pour ne pas enfermer, «dans des définitions étroites», certains travailleurs autonomes que cette forme de travail «accommode et qui verraient alors leur liberté professionnelle sérieusement compromise».Au demeurant, les patrons font valoir qu’il serait plus approprié de trouver des aménagements qui pourraient, par exemple, permettre aux travailleurs autonomes de se doter collectivement de protection sociale (régimes de retraite, assurance).Enfin, les discussions entourant la négociation sectorielle donneront elles aussi lieu à de vifs échanges.La négociation sectorielle — une demande syndicale — permettrait concrètement à des salariés qui travaillent dans des PME d’un même secteur de se regrouper et de négocier collectivement un contrat de travail aux niveaux local, régional et national.On s’en doute, le CPQ et l’AMEQ sont farouchement opposés à cette proposition.Des entreprises et des universités s’associent Création d’un institut des communications MARIE TISON PRESSE CANADIENNE Une quinzaine d’entreprises se sont associées à des établissements d’enseignement et au gouvernement québécois pour créer un Institut international des télécommunications.Il s’agira d’un institut de formation qui s’adressera à la fois à une clientèle universitaire et aux professionnels déjà actifs dans l’industrie.«Un seul établissement d’enseignement, une seule entreprise ne pouvait se payer une institution comme celle-là», a déclaré le président de Bell Québec, Guy Marier, également vice-président du conseil d’administration de l’institut, en conférence de presse hier.La création de l’institut coûtera 12 millions.Les entreprises fondatrices qui sont du domaine des services verseront 2,2 millions en argent comptant alors que la contribution de 5,6 millions des manufacturiers et des fournisseurs d’équipement prendra la forme d’équipement et de services.Le gouvernement québécois, lui, versera une aide financière de 4,2 millions.Les établissement,s d’enseignement impliqués, soit l’Ecole polytechnique, l’École de technologie supérieure, l’Institut national de la recherche scientifique et l’Université Concordia, fourniront notamment du personnel enseignant.Main-d’œuvre qualifiée L'institut a pour but de créer une plus grande disponibilité de main-d’œuvre qualifiée dans le domaine des télécommunications en accroissant le nombre de diplômés, en adaptant davantage leur profil aux besoins de l’industrie et en facilitant la formation d’appoint.«Il est inacceptable que, dans une société connaissant un taux de chômage de 10 %, il y ait une pénurie de main-d'œuvre qualifiée», a commenté le président et chef de la direc- tion de Vidéotron Communications, Claude Chagnon.Un laboratoire ultramoderne constituera la pierre angulaire de l’institut.Il permettra notamment de représenter fidèlement les réseaux de télécommunications en place dans les entreprises membres.La p.-d.g.de l’institut, Christine Gagnon, a indiqué que l’équipement sera dispendieux mais que l’administration elle-même sera extrêmement légère.L’institut débutera notamment avec une dizaine d’employés seulement.«Nous n’avons pas l’intention d'embaucher des professeurs à temps plein toute l’année mais d’offrir des contrats», a déclaré Mme Gagnon.Au centre-ville Dans les programmes universitaires impliqués, la grande majorité des cours, soit 80 %, continueront à être donnés dans les locaux de l’université.Environ 20 % des cours seront diffusés à l’institut sous la forme de cours de synthèse, de projets de fin d’études et d’activités en laboratoire.L’institut, qui sera situé dans un immeuble du centre-ville de Montréal, recevra dès septembre 1999 environ 150 étudiants au baccalauréat en génie électrique ou informatique provenant des établissements d’enseignement.L’institut offrira également des séminaires, des laboratoires, de la formation à distance et des cours d’appoint au personnel des entreprises.Les entreprises qui ne sont pas membres de l’institut pourront avoir recours à ses ressources mais devront payer plus cher, a averti le président du conseil d’administration de l’institut, Pierre Iraferrière, également conseiller spécial chez Téléglobe.«Ils feront une analyse coûts-bénéfices et verront qu'il est probablement plus avantageux de devenir membre et de payer des cotisations», a-t-il déclaré.Lourd mandat pour le nouveau président, John S.Hunkin La CIBC vivra d’importants changements CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR La banque CIBC change de président et le conseil d’administration lui donne le mandat de procéder à des changements importants.Il semble que cela d’ailleurs ait rendu les investisseurs nerveux, à en juger par la performance à la Bourse de Toronto hier.L’action de la CIBC a reculé de 60 C, alors que les autres banques ont vu la valeur de leur titre augmenter.Le 3 juin prochain, Al Flood quittera ses fonctions de président du conseil et de président-directeur général.John Hunkin, qui a une longue expérience au sein de cette banque et ailleurs, le remplacera.L’annonce en a été faite hier, d’abord par voie de communiqué.Quelques heures plus tard, les deux présidents, le sortant et son remplaçant, répondaient aux questions des analystes d’un certain nombre de maisons de courtage.M.Hunkin mentionnait alors clairement son intention de procéder à des changements en vue de faire augmenter la valeur des actions de cette institution financière.M.Flood, en présentant celui qui le remplacera à compter du 3 juin prochain, a sans doute donné en même temps la description de la tâche confiée à M.Hunkin: «Au cours de sa carrière à la CIBC, il a démontré une capacité impressionnante de mettre en œuvre des stratégies audacieuses et visionnaires qui devançaient le changement.Le conseil d’administration a choisi un chef de file fort, décisif et dynamique pour diriger la banque au XXt siècle.» À l’étranger En tant que grand patron, il est évident aux yeux des analystes qu’il va conserver un intérêt spécial pour les acquisitions à l’étranger.Pour l’heure, on se limite à dire à la CIBC que «la clef consiste à avoir des leaders à la table qui peuvent prendre des décisions très rapidement».M.Hunkin a mentionné par ailleurs qu’il fallait modifier sensiblement l’éventail des actifs.Présentement, 60 % des capitaux proviennent des marchés mondiaux, dont la volatilité est grande.Le reste, soit 40 % des capitaux, découle d’activités bancaires personnelles et commerciales.ARCHIVES LE DEVOIR John S.Hunkin Le président en attente aimerait inverser le ratio, quoi qu’il faudra en premier lieu évaluer avec précision comment cela pourra se faire et à quel rythme.Il parle néanmoins d’investissements accrus dans le commerce électronique.Le deuxième point majeur qu’il met à son agenda est celui de la diminution des coûts d’exploitation.Il y a d’ailleurs en ce moment un processus en ce sens qui permettra de réduire les coûts de 200 millions avant même la fin du second trimestre.Dans les 12 mois subséquents, M Hunkin espère pouvoir réduire ces coûts d’un montant qui pourrait se situer entre 100 et 150 millions.Pour y arriver, il compte en particulier, au cours des 60 prochains jours, soit la période précédant son entrée officielle dans ses nouvelles fonctions, nommer une nouvelle équipe de direction pour collaborer avec lui dans l’examen des activités et des options stratégiques de la CIBC.Il s’agira en somme de bien définir les enjeux majeurs.Toutefois, il a d’ores et déjà l’intention de transformer la dualité des structures (services bancaires de gros et services de détail) pour les intégrer dans une seule structure organisée autour des activités clés.Choix unanime Le conseil d’administration a fait un choix unanime de M.Hunkin pour le poste de président.Toutefois, il ne fut pas seul dans la course.M.Flood a révélé qu’on avait considéré diverses candidatures extérieures et que finalement on s’était rendu compte que les deux meilleurs candidats travaillaient déjà pour la banque.Outre M.Hunkin, il y avait Holger Kluge, président pour les activités concernant les particuliers et les entreprises.Selon les termes d’un accord mutuel antérieur, M.Kloge s’est engagé à rester pendant une certaine période à titre consultatif pour appuyer la transition de la direction.Après cette période, il prendra sa retraite, lui qui a 40 ans d’expérience à la banque.M.Flood n’a pas caché que les deux candidats sont des hommes ambitieux.A défaut d’être choisi, mieux vaut alors partir.M.Hunkin aurait fait la même chose, pense le président actuel.Pas une surprise Le départ de M.Flood ne cause pas de grande surprise, puisque le président avait annoncé son intention de le faire lors de l’assemblée annuelle des actionnaires en janvier dernier.A cette assemblée, d’ailleurs, M.Hunkin avait longuement expliqué la performance lamentable dans le trimestre précédent de Marchés mondiaux CIBC, dont il est responsable.Ce groupe avait enregistré une perte de 186 millions, provenant en grande partie de Oppeinheimer, une acquisition américaine dont Hunkin avait été l'instigateur.A l’assemblée de janvier 1998, les actionnaires avaient fustigé les dirigeants de la banque pour les salaires et primes versés aux cadres supérieurs, dont 10 millions à M.Hunkin.Les bénéfices de la banque ont chuté de 92 % au quatrième trimestre.Il y a eu amélioration au premier trimestre de cette année, bien que les revenus aient été inférieurs de 16 millions à ceux du trimestre correspondant de l'exercice antérieur.On constate aujourd’hui que tout cela n’a pas vraiment affecté la carrière de cet homme, qui a certainement démontré qu’il pouvait résister à la pression et aux critiques.M.Hunkin est entré au service de la banque CIBC en 1969 où il a occupé différentes fonctions au Canada et aux États-Unis.En 1988, il est passé chez Wood Gundy où il est devenu président et chef de l’exploitation en 1990.Puis il est revenu à CIBC en 1992.Industrie pétrolière BP avale Arco et devient le plus grand producteur privé au monde AGENCE FRANCE-PRESSE Londres — Le rachat d’Atlantic Richfield (Arco), annoncé hier, pour la somme de 26,8 milliards de dollars, va permettre à BP Amoco de conforter son rang de troisième groupe pétrolier mondial en matière de chiffre d’affaires, derrière l’anglo-néerlandais Royal Dutch-Shell et le futur géant américain Exxon Mobil.En capitalisation boursière, le rachat d’Arco fait passer le groupe britannique à la deuxième place, derrière Exxon Mobil et devant Royal Dutch-Shell.Sur la base des résultats de 1998, le nouveau groupe BP Amoco, y compris Arco, affiche un chiffre d’affaires de 94 milliards de dollars à raison de 83 milliards pour l’actuel BP Amoco et 11 milliards pour Arco, contre 130,7 milliards de dollars pour Exxon Mobil et 138 milliards de dollars pour Royal Dutch-Shell.En matière de production, le rachat d’Arco permet à BP Amoco de se classer au rang de premier producteur mondial privé de pétrole.Un premier saut Le rachat d’Amoco, annoncé en août 1998 et conclu en décembre, avait représenté un saut quantitatif plus important pour British Petroleum puisque la compagnie américaine réalisait un chiffre d’affaires de quelque 36 milliards de dollars.Cette opération avait permis à BP, déjà troisième pétrolier mondial, d’atteindre une taille proche d’Exxon et de Royal Dutch-Shell, jusqu’alors les deux seuls «majors» du secteur.En matière de capitalisation boursière, sur la base des cours de mercredi soir, BP Amoco et Arco avaient une valeur cumulée de 190 milliards de dollars contre 240,3 milliards de dollars pour Exxon Mobil et 178,3 milliards de dollars pour Royal Dutch-Shell.Enfin, fort du rachat d’Arco, BP Amoco revendique le titre de premier producteur de pétrole privé au monde avec une production de brut et de gaz (équivalent pétrole) de 2,66 millions de barils par jour contre 2,5 millions pour Exxon Mobil et 2,35 millions pour Royal Dutch-Shell (chiffres de 1998).Dans ce domaine, les groupes privé^ sont devancés par les compagnies d'Etat des grands pays producteurs telles Saudi Aramco (Arabie Saoudite), PDVSA (Venezuela) ou la Pemex (Mexique).La fusion Exxon-Mobil, annoncée en décembre, n’est pas encore effective.Les deux groupes attendent toujours l’accord des autorités de tutelles compétentes aux Etats-Unis et en Europe.BP Amoco espère pouvoir absorber Arco vers la fin de l’année lorsqu’il aura reçu le feu vert des mêmes autorités.Fabrique de papier-feutre de Cascades à Joliette Les travailleurs tenteront de relancer l’usine FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Malgré la fermeture définitive de l’usine de papier-feutre Cascades de Joliette, les quelque 45 travailleurs de l’endroit vont pousser à la roue pour tenter de relancer l’usine en diversifiant sa production.Mardi, Cascades a annoncé quelle fermait définitivement son usine de papier-feutre (utilisé pour fabriquer le papier de couverture dans la construction) en raison de sa non-rentabilité après dix ans d’exploitation.Cette annonce ne fut pas une surprise pour les employés car l’usine était en fait fermée temporairement depuis juin 1998.Cascades avait déci- dé de suspendre ses activités l’an dernier après avoir perdu environ 50 % de son carnet de commandes auprès de clients américains.L’entreprise s’était alors donné 10 mois pour trouver un nouvel acquéreur.Mais sans succès.Cascades ferme donc sa seule usine de papier-feutre, mais elle laisse en place pour quelques mois les équipements pour permettre aux employés de relancer l'usine.Dans une entrevue au Devoir hier, le président de la Fédération des travailleurs du papier et de la forêt (FTPF-CSN), Sylvain Parent, a expliqué qu’il y avait trois scénarios sur la table: trouver un acheteur, conclure un partenariat ou créer une coopérative.A l’heure actuelle, des ressources de la région — le Centre local de développement, la Coopérative de développement régional de Joliette et le Groupe de consultation pour le maintien et la création d’emplois du Québec — se mobilisent pour sauver ces emplois dont la rémunération avoisinait les 16 $ lheure.«Pour l’instant, a mentionné M.Parent, on travaille à terminer notre plan d’affaires de relance de l’usine afin d’aller voir des entreprises qui seraient intéressées à acheter l'usine ou à conclure un partenariat avec nous.» Pour convertir l’usine, il faudrait investir entre quatre et huit millions, en fonction des marchés visés, selon un porte-parole de Cascades.Le Fonds action de la CSN pourrait être sollicité pour investir dans ce plan de relance.Les prix de l’essence tenus à l’œil (Le Devoir) — Dans le but de préve nir la hausse brutale des prix de l’essence avant le premier long week-end de l’année, le ministre de la Consom-, mation, David Tsubouchi, a annoncé: hier le rétablissement d’une commission de surveillance des prix de l’es-1 sence en Ontario.La commission continuera donc de surveiller l’évolution des prix de l’essence en Ontario.Elle utilisera les données recueillies à ce sujet pour exercer des pressions sur le gouvernement fédéral, dans le but d’assumer ses responsabilités e( de protéger les consommateurs.»H* CBS rachète i King World \ (AFP) — CBS, l’un des grands réseaux de télévision américains, a am noncé hier un accord pour le rachat de King World Productions, le plus important producteur de programmes télévisés aux États-Unis, pour 2,5 milliards de dollars.Selon l’accord, les actionnaires de King World recevront, en échange de chacune de leurs actions, 0,81 action de CBS et la fusiort ' sera finalisée à-la fin du premier semestre, selon le communiqué de CBS.King Word Productions est le plus important fournisseur de programmes de télévision, avec notamment des jeux comme Jeopardy ou La Roue de la fortune, qui ont été vendus dans plusieurs pays.Le groupe King World produit également des pro- ; -grammes de divertissements (Oprah Winfrey Show) ou des magazines d’informations et a dans son portefeuille un grand nombre de films.GLV vend Hydro-Mécanique (PC) — Le Groupe Laperrière Ver- ¦ reault inc.(GLV) a annoncé hier qu’il avait cédé à Louis laperrière, l’un des actionnaires-fondateurs, la totalité des actions de sa filiale à part entière Hydro-Mécanique inc.et de la filiale Hydro-Mécanique Construction inc.Hydro-Mécanique, dont le chiffre d’af- : faires a atteint environ 35 millions pour l’exercice terminé le 31 mars, est éta: blie à Neufchâtel, près de Québec, et à Boucherville, en banlieue de Montréal.Elle se spécialise dans la gérance clés en main d’importants projets in-, dustriels, notamment dans le secteur des pâtes et papiers, de l’énergie, des alumineries et du traitement des eaux municipales.Le président et chef de la direction de GLV, Laurent Verreault, a indiqué que la vente d’Hydro-Méca-nique à son président permettra aux deux entreprises de se consacrer davantage au développement de leurs compétences respectives.Cèdrico est satisfait de la participation du gouvernement (PC) — Gilles Bérubé, président du -Groupe Cèdrico, s’est réjoui hier de la signature d’une entente avec le gouvernement du Québec, soulignant qu’une étape importante avait été franchie ' pour la survie de la papetière de Chandler.L’entreprise a fait savoir que M.Bérubé entamerait dès maintenant des discussions avec les autres partenaires concernés—les employés et la Ville de Chandler—afin de permettre à la nouvelle coentreprise (NOUCO), qui sera créée avec Abitibi-Consolidâ-ted, d’exploiter l'usine Gaspésia le plus efficacement possible, de consolider les emplois et d’assurer la pérennité (le l’approvisionnement en copeaux pour les usines de sciage de la région.Si la transaction se réalise, elle comprendra les six usines de bois d’œuvre de Cèdrico, son usine de deuxième transformation et sa compagnie de transport, ce qui lui donnerait 60% du capital-actions de la nouvelle coentreprise.Abitibi-Consolidated inclurait la papetière et une machine en échange de 40 % des actions.Ira jjapetière de Chandler auriiit une capacité annuelle de production de papier journal de 150 (XX) tonnes.: Saputo ferme son usine de Kent (PC) -— Le Groupe Saputo inc.a annoncé hier la fermeture de son usine de Kent, en Illinois.Cette mesure s’inscrit dans le plan de rationalisation mis en place à la suite de ses récentes acquisitions américaines.L’usine de fabrication de Kent produisait chaque année environ 7,1 millions de kilogrammes de mozzarella, de provolo-ne et de ricotta qui seront dorénavant fabriqués dans d’autres usines de la société.Saputo emploie plus de 3100 personnes et exploite 13 centres de distribution et neuf usinçs au Canada ainsi que 18 usines aux Etats-l Jnis. I.K 1) K V () I H L K V K N i) K EDI 2 A V R 1 L I !» !» !» A 7 ?ECONOMIE* Les devises Poursuite d’une stratégie axée sur l’expansion Projet de loi du Dakota Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens 'Afrique du Sud (rand) 0,2550 Allemagne (mark) 0,8560 Arabie Saoudite (riyal) 0,4172 Australie (dollar) 0,9944 Autriche (schilling) 0,1216 Bahamas (dollar) 1,5239 Barbade (dollar) 0,7906 Belgique (franc) 0,04131 Bermudes (dollar) 1,5239 Brésil (real) 0,9040 Caraïbes (dollar) 0,5834 Chili (peso) 0,00320 Chine (renminbi) 0,1883 Égypte (livre) 0,4560 Espagne (peseta) 0,01014 États-Unis (dollar) 1,4987 ifurope (euro) 1,6174 France (franc) 0,2563 Grèce (drachme) 0,005264 Hong-Kong (dollar) 0,2004 Inde (roupie) 0,0375 Indonésie (roupie) 0,000189 Italie (lire) 0,000870 Jamaïque (dollar) 0,0426 Japon (yen) 0,012420 Mexique (peso) 0,1695 Pays-Bas (florin) 0,7610 Philippines (peso) 0,0400 Pologne (zloty) 0,3847 Portugal (escudo) 0,008453 Rép, tchèque (couronne) 0,0436 Rép.dominicaine (peso) 0,0975 Royaume-Uni (livre) 2,4014 Russie (rouble) 0,0599 Singapour (dollar) 0,8923 Slovaquie (couronne) 0,0373 Slovénie (tolar) 0,008781 Suisse (franc) 1,0479 Taïwan (dollar) 0,0469 ThaJilande (baht) 0,0412 Ukraine (hryvna) 0,3731 Venezuela (bolivar) il 0,00266 Yahoo rachète Broadcast.com what’r Ht« Çhyçfc Yahoo! Mail free email for life ;neg • Chat *g - more.ï°un' News rOldlCIS t Vrts & itfulur- tSSE*** {usines MW • «&**&#* Ti*** , lioum •¦ROl REUTERS RC.U I C.K3 jrâce à ce rachat, le groupe Yahoo va nettement renforcer sa palette de a •>» s4 « i (to oui* Intoennt CORINNE SUISSA AGENCE FRANCE-PRESSE Santa Clara — La stratégie d’expansion du moteur de recherche sur Internet, Yahoo, se précise avec le rachat du spécialiste de la diffusion de son et vidéo sur le Web, Broad-cast.com, sans débourser un dollar comme deux mois plus tôt avec la reprise de GeoCities.La transaction avec BroadcasLcom, qui se fera par échange d’actions, est estimée à 5,7 milliards $ US.Yahoo prévoit qu’elle sera parachevée au cours du troisième trimestre, après l’approbation du conseil d’administration de Broadcast.com et des autorités antitrusts américaines.Grâce à ce rachat, le groupe Yahoo va nettement renforcer sa palette de produits sur Internet après la fusion, fin janvier, avec GeoCities, un service sur lequel trois millions de membres publient des sites Internet personnalisés.«Chacune de ces acquisitions a une signification stratégique énorme.Elles élargissent et approfondissent l’emprise [de Yahoo] sur Internet», a estimé Peter Kreisky, analyste du cabinet de consultants Mercer Management.Yahoo, simple moteur de recherche au départ, continue ainsi sa conversion en «portail» pour le Net avec un large éventail de produits qui va de l’actualité mondiale et financière à un service de courrier électronique en passant maintenant par la diffusion de programmes audio et vidéo.«Les consommateurs veulent avoir accès à des services innovateurs par l’entremise d’un seul portail et veulent la garantie de qualité et de fiabilité que des noms comme Yahoo peuvent fournir», a déclaré Peter Kreisky.BroadcasLcom va ainsi permettre à Yahoo d’offrir à ses visiteurs de suivre par exemple un discours du président américain ou de regarder sur son écran d’ordinateur un défilé de mode.Mais dans l’état actuel de la technologie, le son des programmes est beaucoup moins clair que sur une radio et la définition des images, de petit format, laisse encore à désirer.Cependant, «Broadcast.com a créé un nouvel intermédiaire qui va rendre tous les problèmes d'accès aux services câblés obsolètes d’ici quelques années», une fois que la technologie sera au point, prévoit Peter Kreisky.La compagnie tire les deux tiers de ses revenus de sa clientèle entreprise.Les entreprises se servent du service pour des téléconférences et des réunions avec des analystes par l’entremise d’Internet.Le reste de son chiffre d’affaires et l’essentiel de son trafic proviennent de la publicité et la diffusion de programmes qui vont de journaux télévisés étrangers à des rencontres sportives.Yahoo a la deuxième audience de la Toile, avec 31,08 millions de visiteurs en février sur son service, juste derrière le leader America Online avec 38,14 millions de visiteurs, selon la firme d’analyse Media Metrix.Avec GeoCities, dont la fusion sera conclue à la fin mai, son audience atteint 36,9 millions de personnes.Broadcast.com a été visité par 8,9 millions d’utilisateurs en février, mais pratiquement tous vont déjà sur les sites de Yahoo.Cette acquisition, qui ne permet donc pas à Yahoo de supplanter America Online, lui ouvre toutefois la perspective du marché de la bande large, qui permet de diffuser, à des vitesses rapides, des programmes son et vidéo par le câble ou des modems bien plus informants utilisant les lignes de téléphone.LE MARCHE BOURSIER Ottawa proteste AGENCE FRANCE-PRESSE Ottawa — Le ministre canadien du Commerce international, Sergio Marchi, a demandé hier au gouvernement américain «d’empêcher l’adoption» par le Dakota du Nord d’un projet de loi agricole c[ui violerait, «sous l’apparence d’exigences techniques», l’Accord de libre-échange nord-américain (AIT N A).M.Marchi a affirmé qu’aux termes du projet actuel, pour être admis dans cet État, tous les produits agricoles et le bétail en provenance de pays étrangers devront être certifiés pour prévenir la présence possible de produits chimiques, restriction qui ne s’appliquerait cependant pas aux produits des autres États américains.«Il est évident que cette nouvelle loi contrevient aux dispositions de l’ALE-NA, notamment celles sur le traitement national» a-t-il indiqué dans un communiqué en demandant des consultations avec Washington.«Il appartient au gouvernement des États-Unis de s’assurer que les mesures prises par les États sont conformes à I ALENA.Nous leur demandons d'intervenir pour empêcher l’adoption de ce projet de loi», a-t-il précisé.Coup d'œil Volume Ferme Var.Var.((KM)) ($) (%) Montréal XXM 3539,63 Toronto TSE 300 6624,81 New York Dow Jones 9832,51 Dollar 1 $ canadien 66,720 us La Bourse de Montréal XXMJndice du marché 17278 3539.63 XCB:Bancaire 6996 6282.57 XCO:Hydrocarbures 3042 2163.59 XCM:Mines et métaux 4297 1858.33 XCF:Produits forestiers 1894 2182.42 XCkBien d'Équipement 6368 3468.34 XCU:Services publics 3250 4106.73 La Bourse de Toronto TSE 35 17596 368.59 TSE 100 30915 403.15 TSE 200 19123 395.68 TSE 300 50038 6624.81 Institutions financières 6995 8253.58 Mines et métaux 2875 3180.25 Pétrolières 6559 4914.06 Industrielles 13311 5100.09 Aurifères 4126 5166.58 Pâtes et papiers 1779 3860.43 Consommation 1150 12733.44 Immobilières 653 2112.98 Transport 1157 5364.18 •¦Pipelines 1015 5691.11 Services publics 2924 8073.55 Communications 3787 17444.07 Ventes au détail 2749 5564.53 Sociétés de gestion 951 7917.81 +22.74 +52.08 -37.98 +10.35 -11.40 +10.35 +43.34 +0.94 +2.08 -0.70 +27.02 +53.09 +41.88 -65.25 +35.05 -21.84 -8.23 -88.70 -1.32 -67.57 -24.70 +151.52 +158.77 -50.97 -5.01 0.6 0.8 -1.7 0.6 -0.5 0.3 1.1 0.3 0.5 -0.2 0.4 0.6 1.3 -1.3 0.7 -0.4 -0.2 -0.7 -0.1 -1.2 -0.4 1.9 0.9 -0.9 -0.1 La Bourse de Vancouver Indice général 29815 Le Marché Américain 30 Industrielles 68317 20 Transports 8737 15 Services publics 12455 65 Dow Jones Composé 89510 Composite NVSE Indice AMEX S&P 500 NASDAQ Les plus actifs de Toronto 431.21 +6.49 1.5 9832.51 3309.16 295.01 2996.40 604.99 711.30 1293.72 2493.37 +46.35 +10.12 +2.73 +15.34 +1.40 +1.00 +7.35 +31.97 0.5 0.3 0.9 0.5 0.2 0.1 0.6 1.3 Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.BCE Mbl bct.telus bct.tel nv IBMTC.a Compagnies (OOO) ($) (S) ($) ($) (%) DEJOUR MINES LTD 5239 0.78 0.54 0.67 -0.02 -2.9 Bq.Laur GLOBELLE CP 4530 2.40 2.30 2.39 +0.39 19.5 Bque Nal DION 3261 4.25 3.37 4.07 +0.87 27.2 Bq.na.sUO BID.COM INTL INC 2971 14.50 12.20 14.40 +2.00 16.1 Bq.na.sr11 CAE INC 2718 8.25 8.10 8.15 -0.05 -0.6 BquNat.no TSE 35 INDEX 2316 37.05 36.70 36.90 +0.15 • 0.4 Bqnat.mk •TONKO DEVLP CP 2009 0.39 0.38 0.39 +0.03 8.3 BquNat.nk TOR BK 1542 70.25 69.35 70.25 +1.15 1.7 BquNat.nl AMERICAN GEM CP 1461 0.05 0.04 0.05 +0.01 25.0 Bq,na,srl 2 CDN IMPERIAL BK 1348 Les plus actifs de 39.00 37.75 Montréal 38.00 -0.60 -1.6 Bq Royale Bq.Ry.srK Bq.Ry.srG Bq.Ry.srH Bq.Ry.srl Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.B.TD.SrG Compagnies (000) ($) ($) ÔRIENT RES INC 650 0.11 0.06 DOFASCO INC 495 20.05 19.65 'SODISCO-HOWDEN 378 0.22 0.20 TOR BK 327 70.25 69.65 ROYAL BANK OF CDA 314 71.85 71.15 'NATL BANK OF CDA 284 22.20 21.70 CAEINC 270 8.25 8.15 lyACO H PR 265 23.55 23.45 VIDEOTRON GRPE 227 29.60 28.10 ‘0K OF NOVA SCOTIA 224 32.25 31.85 (S) 0.10 19.85 0.20 70.25 71.80 21.90 8.15 23.55 28.10 32.15 ($) +0.05 +0.15 -0.01 +0.95 +1.25 +0.05 -0.05 +0.30 -1.40 +0.15 (%) 100.0 0.8 -4.8 1.4 1.8 0.2 -0.6 1.3 -4.7 0.5 UDi TI! 'ïAk dtufé?u Suivez leur remontée tous les samedis dans LE DEVOIR Ces titres, transigés hier, sont présentés en ordre alphabétique et leur valeur est exprimée en dollars canadiens.Les lettres a et b différencient les catégories d'actions ordinaires sans droit de vote.j= compagnie junior à la Bourse de Montréal; f= action ordinaire sans droit de vote ou à droit de vote subalterne; p ou o= actions assujetties à des règlements spéciaux; pr= actions privilégiées; r= actions privilégiées dont le dernier dividende n'a pas encore été versé; u= unité de capital-action; v= dividende variable; wt ou w= bon de souscription (warrant); z= lot brisé.52 dera.sam.Haut Bas Vantes C/B Haut Bas Clftt.Var.A •El Décision + Investmax s.e.n.c.Logiciel d'analyse boursière Obtenez à domicile dans votre ordinateur 5 ans de cotes historiques et les communiqués de presse émis par les compagnies inscrites en ;, Çourse.Venez découvrir comment à partir de 15 minutes de travail ' par jour vous pouvez savoir 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18400 34,000 26,750 25791 36.900 6,750 206667 70.750 39.800 57823 48,000 32,500 37900 43,000 35,550 46174 40,750 33,500 17067 26,850 16,500 2000 38,450 22,500 10536 31,850 19,050 284895 29,450 26,800 332 28,950 25,800 1670 16,350 12,250 5600 12,100 10,000 3000 9,100 8,450 3200 18,450 13,100 3709 27,550 24,500 200 92,000 57,500 314134 voir plus bas 27,900 25,500 350 30.400 26,800 400 2,100 0,100 2,150 0,100 13.850 4,900 8.050 0,450 6.850 5.850 37,200 39,750 0,950 0,500 20.500 17,450 17,000 0,590 0,140 2,000 2.000 0,100 0,100 2.150 2.150 0,100 0,100 13.250 13,250 4.800 4,900 8,050 8,050 0.450 0,450 6.750 6,800 5.800 5,850 36.700 36.700 39.150 39,500 0.700 0,800 0,500 0,500 20,500 20.500 17.250 17.450 16.750 16,750 0,550 0,590 0,140 0.140 ?0,100 ?0,015 ?0,100 ?0,100 ?0,150 -0,500 ?0,650 -0,100 ?0,040 ?0,010 2,250 2,200 2,220 +0,020 0,380 0,380 0,380 0,110 0,110 0,110 +0,010 0,090 0,090 0,090 +0,010 0,350 0,350 0,350 2215 13 38,400 38,000 38,250 -0,150 0,035 2,100 7.100 27,800 36.300 68,650 41.400 37.600 36.500 21.500 23.500 22,200 28.100 27.600 16,250 11.600 9,000 18,350 27,000 71,850 0,035 0,035 2,050 2,100 6.800 6,950 27,350 27.650 34,500 35,750 67.000 68,550 41.000 41.400 36.800 37,000 35.700 36,200 21.000 21,500 23.250 23,400 21.700 21.900 28.100 28.100 27,350 27,350 16,200 16,200 11,600 11,600 8,950 9,000 18.250 18,250 27.000 27,000 71,150 71,800 25,600 25,600 25,600 28,250 28.250 28.250 -0,060 ?0,050 ?0,400 ?1,750 ?1,850 ?1,400 -0,200 ?0,350 ?0,050 ?0,050 -0,100 •0,250 -0,100 -0,100 ?0,050 ?0,100 ?1,250 -0,150 voir plus bas voir plus bas Bq.T-D 74,550 37,500 327089 19 70,250 69,650 70,250 ?0,950 Bq, C, lmp 59,500 24,450 223688 17 39,000 37,800 37,950 -0,650 Bque Mil 86.950 51,800 165730 13 61,700 60,750 61,600 ?0.850 BM0,Bsr4 26,550 23,250 4000 25.500 25.400 25.400 BM0,Bsr5 26,600 24,000 800 24,250 24,100 24,100 •0.300 8M0 Sr4 27,900 25,400 4545 25,700 25,500 25,700 ?0,150 Bq.N.Ecos 44,600 22.850 224309 12 32,250 31.850 32,150 ?0,150 B ne Sri 2 26,500 24,000 200 24,050 24,050 24.050 ?0,050 BNEsrB 29.900 27,550 500 28,500 28,500 28,500 •0,200 Bamck 35,900 20,400 83870 22 26,100 25,400 25,550 •0.100 Beau Can 2,750 1,450 7750 16 2,110 2,060 2,080 -0,070 IBehavr.B 1,700 0,400 11900 0,520 0,510 0,520 -0.030 Bell.lntl 38,750 9,600 13428 20.200 19,500 20,000 ?0,500 jBennetl 6.450 2.500 2000 5,050 5,000 5,000 Benvest 4,000 2,150 300 3 2.500 2,250 2,250 -0,300 Bestai 8,350 4,400 3260 10 4,950 4.750 4,950 Biochem 45.400 23,400 144017 30 32,650 31,800 31,850 -0,300 Biomira 10,150 1,850 13200 5,200 5,000 5,000 •0,150 jBtoniche 0,800 0,320 2000 0,600 0,600 0,600 •0,050 Boliden 12,350 1,200 28885 2.050 1,990 2,050 ?0,080 Bomb A 23,700 15,850 13514 28 20,250 19,800 19.800 -0,250 fBomb B 23,750 15,600 221204 27 19,900 19.550 19,650 -0,300 Boralx.A 5,350 2,600 2500 4,250 4.100 4.100 -0,150 jBoreale 0.280 0,070 9500 0,100 0,070 0,100 -0,020 [Brex 0.190 0,025 6000 0,090 0,080 0,080 Bruncor 32,500 16,500 1756 18 24,200 23,500 24.000 •0.200 I C D C-MAC 32,000 14.750 5460 26 25,500 25,150 25,300 -0,100 CAE Inc.13,650 7,850 270824 11 8,250 8,150 8,150 -0.050 ICCL.In.B 19,250 13,900 51360 13 14,650 14,250 14,650 ?0.750 (CGI Gr.A 39,250 16,050 105472 108 33,000 32.500 32,500 -0.250 Corn Dev 26.650 4,500 41775 7,200 6,800 7,000 ?0,450 CT Fin.68.000 47,450 200 21 52.000 52,000 52,000 •1,100 Cabano 4,250 1,800 25650 13 2,800 2,700 2,750 ?0.050 IjCSll 2,350 1,000 121200 2,240 2,000 2,150 -0,100 Call-Net 28,250 9,500 400 13,300 13,300 13,300 ?0,150 fCall-N.B 28,500 9,450 1350 13,500 13,050 13,500 ?0,500 jCambiex 0,490 0,090 29500 0,400 0,380 0,400 ?0,020 Cambior 11,750 5,800 33114 6,000 5,800 5,850 -0,100 Cambridg 15,000 7,750 6065 33 8,950 8,900 8.900 -0,050 Camera 48,600 24,050 6867 43 33,500 32,500 32.850 -0,450 Cdn, Nal 95,950 63,650 85030 69 83,200 82.350 82.350 •2,150 Cdn Oxy 32,500 13,200 13100 18,500 17,750 17,800 •0,500 CP Ltd 45,850 26,000 19968 12 29,250 29,100 29.150 •0.100 IC Tire A 45,000 29.000 35500 19 40,250 39,900 39,900 -0,250 ICUIililA 49.200 38,000 900 16 47,000 46,800 47.000 ?0.250 ICmnac.A 5.250 3,650 7200 7 5,000 4,950 5,000 Cascades 11,350 6.600 11350 12 8,200 8,200 8,200 iCed-Or 0,850 0.150 9400 0,430 0.410 0.430 •0,020 Celestica 52,250 16.400 145461 49,400 46,800 47,850 -1,300 iCenosls 1,300 0,750 67790 1,100 0,980 1.050 ?0,200 (Chateau 12.250 8,000 1000 7 8.750 8,750 8,750 ICliesliai 1,650 0,260 11500 0,370 0,320 0,330 -0,050 La Bourse de Montréal 52 dern.sen.Titre Haut Bas Ventes C/B Haut Bas CI61.Var.jCimatec 0,300 0,130 11100 0,220 0,210 0,210 -0,040 (Cinar Lv 38,250 22.700 300 51 34.000 34,000 34,000 -0,500 Cinram 23,800 14,000 4625 20 14,500 14.000 14.000 -0,150 ICIearnt.a 21,600 9,550 7240 20,200 20,000 20,100 +0,250 Clinic,A 12.500 6,100 1463 10,050 9,750 9,750 ?0,250 ICog.Cabl 27,100 12,500 8994 22 26,250 25,000 26,250 -0,250 ICogeco 29,000 11,200 1350 19 24,300 24,000 24.000 -1.000 Cognicase 39,450 25,200 3007 23 26.500 26,250 26,250 ?0,100 jColeraine 0,220 0,045 12000 0.065 0,060 0,065 Cominco 25.550 13,500 37600 21,750 21.500 21,750 ?2,250 iCancom 18,600 9,500 1800 19 14,200 14.000 14,000 -0,350 iConcert 3,400 1,750 600 3,000 3,000 3,000 jCon Oas 0,090 0.020 61000 0,035 0,035 0,035 ?0,005 iConlRes 0,750 0,400 81580 0,640 0,500 0.550 ?0,060 Coscien.a 7,000 3,900 27704 5,250 5.100 5,100 •0,050 jCovitec 1,370 0,580 16700 0,920 0.900 0,900 -0,010 Creslar 21,000 9,600 14743 14,300 14,000 14,000 -0,350 DTM Info 8.500 1,250 2600 8 3,400 3,100 3,400 ?0,100 iDatalex 4,250 0,300 3300 1,000 1,000 1,000 -0,090 Datamark 4,500 1,800 2106 7 3,000 3,000 3,000 ?0,050 Denison 0,365 0,085 20000 0.120 0,120 0.120 ?0,005 Desi.pr.A 26,750 24.500 519 25,500 25,500 25,500 •0,500 IDevtek 6.800 3,200 1200 13 4,800 4,350 4,350 -0,700 iDiabex 0,150 0,010 1000 0,050 0,050 0.050 jDiadm 0,700 0,120 11800 0.240 0.240 0.240 ?0,020 iDiagnCur 3,150 0.580 11764 1,100 1.000 1,050 -0,050 iDitem 4.650 0,500 10000 83 0.550 0,500 0.500 -0,050 Dofasco 26.350 15,300 495980 10 20,050 19,650 19,850 ?0,150 Domco 18.500 8,500 1710 10 8.750 8,600 8.600 -0,150 Domtar 12,700 6,900 116808 25 11,150 10,750 11,000 Domt.SrB 22.000 18,000 250 18,600 18.600 18.600 IDonohu.a 36.700 26,000 99395 13 33,000 32,600 32,600 -0,400 IDorel.B 28,000 16,000 30499 26 25,500 25.400 25,500 -0,500 jdumt.mkl 0.500 0,300 27600 0.420 0,400 0,405 ?0,025 jDynacor 0,390 0,220 11000 0,260 0,250 0,250 -0,020 E F Eaton 16.100 1,970 9900 3,100 2.800 3,100 ?0,250 jEcudor 0,480 0,130 15000 0,370 0,370 0,370 -0,030 1Edpbra.A 30,000 17.750 102580 8 18,100 17.850 17,900 -0,100 Eicon 5,700 2,600 8965 28 5,250 5,100 5,100 -0,100 Enbridge 72,500 58,000 1654 20 68,000 66,500 66,500 -0,500 EnerMark voir plus bas EnpFnd.G voir plus bas lExplogas 0,055 0,010 20000 0,015 0,015 0,015 fExtndi.sv 17,250 4.000 24890 5 4.150 4,000 4,100 -0.050 FPI Ltd 7,700 4,400 2200 9 5,000 5,000 5,000 -0,100 Falcnbrdg 23.000 11,750 14100 16,500 16,500 16.500 ?0,400 Fi.Desj.sl 21.000 17.750 2900 20,100 20,100 20,100 iFieldex 0,245 0,025 20100 0,075 0,025 0,025 -0,055 Finning 15,600 9,000 208300 288 11,650 11,500 11,500 -0.100 IFst.Mr.A 25,250 16,750 650 6 18,250 18,250 18,250 -0,250 FirsIPr us voir plus bas Fiel Can a 24.100 12,800 8436 14,800 14,650 14.800 ?0,050 iForex.a 13,500 5,000 6150 13,000 12,750 12,750 -0,400 IForex.b 13,500 5,000 14693 12,500 11,950 12,000 -0,250 FtChi A u voir plus bas Fortis Inc 46,500 35,000 3800 18 38.250 38,050 38.200 ?0,200 Forzani 4,200 2.550 200 9 3,250 3,250 3,250 ?0,050 IFourSeas 64,350 23.000 460 31 63,000 63,000 63.000 Frhold.UN voir plus bas jFreewcan 0.600 0,210 1000 0,350 0,350 0,350 -0,010 < G H fGtc.tra.A 17,350 10,500 1111 15 16,600 16,500 16,500 -0,250 Gaz,Metro voir plus bas iGeoNova 0.210 0,055 28000 0,100 0.090 0,100 (Global 2.000 0,680 8000 5 0.750 0,750 0,750 jGIdHawk 0,530 0.085 13500 0,170 0.150 0,150 -0,010 iG.Briar 0,150 0,040 10000 0,070 0.070 0,070 ?0,005 Goodfellw 10,250 6.000 1500 9 8.250 8,000 8,250 ?0,250 G.W.lifeco 31.000 17,500 1220 23 26.600 26,500 26,500 ?0,500 GnIliA 0.450 0.100 10000 0,320 0,320 0,320 ?0,050 Gnlli B 0,390 0,140 5400 0,320 0,320 0,320 Infrmsion 15.700 6,200 4250 25 6,550 6,200 6,550 -0,450 Gull Res 8,450 3,330 22250 4.150 4,080 4.100 ?0,040 Gulf.R.p a 4,150 2.200 3500 2,590 2,510 2,510 lHaemacr 8,000 3,500 150 4.400 4.400 4,400 ?0,150 Hartco 17,750 10,250 100000 13 11.750 11,750 11,750 ?0,150 jHebron 0,430 0,140 500 0,230 0,230 0,230 Heroux 6750 3,500 1005 19 4,500 4,500 4,500 IHolgr.p.b 9.600 8,650 3000 9,500 9,500 9,500 H Bay Co 35,000 14,050 6u0 29 16.000 15,750 15.750 -0,050 Husky 16.400 8,100 2867 216 8,800 8.650 8,650 -0,050 I J IPL Inc A 16,000 9.750 600 9 10.500 10.200 10,500 ?0,300 |ITI Educ 10,700 5.000 503 6,000 6,000 6,000 jlcon 0.320 0,005 1500 0,045 0,045 0,045 ?0,005 Imasco.ltd 34,950 22,000 122344 19 32,650 31.900 32,100 -0,700 Imper,Oïl 29,700 21,000 4710 23 29,000 28,300 28,600 -0,150 llmpr.ûbr 35.400 24,350 5250 18 34,300 34,250 34,300 -0,050 jlnMedia 1.500 0,300 18750 0,840 0,800 0,840 Inco.Pr.E voir plus bas Inco.VBN 17.450 5,750 100 10,600 10,600 10,600 -0,150 Inco Ltd 27.800 12,500 17064 20,500 20,200 20,200 ?0,100 llnflntAct 4.300 2,550 17100 3,000 2,950 2.950 ?0,050 jlnt.Data 0,380 0,200 5600 0.290 0.250 0.250 •0,060 jlUSI 4,000 3,000 2200 3,650 3,650 3.650 -0,050 Intraw.Pr 2,850 1,750 135 1,750 1,750 1,750 -0,050 Intrawesl 31.450 16.850 575 20 25.350 25.350 25,350 -0,250 InvGrp 28.170 17,500 6300 23 20,500 20.000 20,100 ?0,350 Irwin Toy 4,980 1.600 2500 1.830 1.800 1,800 •0,200 llrwm A 3,950 1,300 1000 1,500 1,500 1,500 lvaco.sr2 22,350 14,750 z135 14,650 14,650 14,650 lvaco,sr5 25.950 18,800 1988 20,000 19,500 19,500 lvaco.sr4 30.000 21,200 265150 23,550 23,450 23,550 ?0,300 jJAG.Mm 0,300 0,080 2400 0,110 0,110 0,110 ?0,010 Jannock 22,250 12,500 129704 13 17,250 16,500 17,250 ?0,850 Jnock.1.20 18,000 17,000 200 17.200 17,200 17,200 •0,050 fJean.Ct.A 39,000 19.000 2852 25 32.750 32.250 32,250 ?0,250 K L iKnowHse 2,550 0,600 1000 275 2.200 2,200 2,200 ?0,100 LBLSky 1.400 0.500 700 9 0.850 0.850 0,850 -0,100 IIGS Inc.18.800 7,250 27930 13 12.750 12,050 12,250 ?0,400 Titre 52 dern.sem.Haut Bas Ventes C/B Haut Bas Clôt.Var.jLabphrm 5.400 1,100 8200 2,350 2.000 2.000 •0,350 (Laidlaw 23,300 8,550 14806 6 8.950 8,700 8.900 ?0,100 ILapVer.A 6,000 3,350 2200 11 4,000 4,000 4,000 •0,050 fLasond.a 19.750 15,200 400 18 15,300 15,200 15,300 Leader 1 4,950 1.710 1000 17 2.850 2,800 2,850 ?0.150 Legacy.un fLeroux B voir plus bas 7.500 4.750 400 6 5,000 5,000 5,000 jLithos 0,650 0.230 19933 0,400 0,365 0,380 ?0,010 Loblaw 41,500 28,750 1584 39 41,300 41,000 41,000 -0.250 Loewen 41.450 1.170 53420 4 2.450 1,750 2,130 -0,570 LorusThr 1.500 0,260 131900 0,610 0.370 0.590 ?0.270 jLoubel 0.175 0,045 214935 0,135 0.110 0,125 ?0.025 jLyonLake 0,750 0,255 2000 1 0,390 0,390 0,390 ?0,030 M N |MDSI 32.500 13.000 100 45 22,500 22,500 22.500 ?0.500 MSV 0,370 0.080 14500 0.145 0.140 0.140 MaBaie 0.750 0,120 7000 5 0,490 0.490 0,490 •0,010 Maax 20.500 13,750 63332 20 17,500 16.750 16.750 •0.400 McM Bldl 21.550 11.750 126300 58 17.100 16,800 16.900 ?0.150 Macyro 0,740 0,260 3000 5 0,710 0.710 0.710 fMagna A 112,000 83,700 35672 14 86,250 85.650 86,150 •0,150 Mani Tel 23,800 16.800 2329 14 18,900 18,650 18.750 -0.350 Mple.Leaf 22,650 10.800 4600 13,450 13,450 13.450 -0,050 jMcWatter 2,300 0,400 3555 0,430 0,430 0.430 ?0.010 iMelkior 1,000 0.110 5000 0.140 0.140 0.140 ?0,025 Memolec 2.000 0.380 25850 1,900 1,810 1,830 ?0.010 Mernll 141.750 58,500 d400 24 131,500 130,000 131.500 -5.000 Methanex 13.150 4,400 1800 4,950 4.400 4,550 -0.400 1MetroR.A 22.100 16,400 4700 14 19,000 18.450 18,450 -0,550 MetB 85,000 23.250 634 83.000 82.250 82,650 •0.350 iMetwerks 11,700 3,250 7300 6,150 5,850 5.850 -0.250 M.Tempus 0,580 0.160 10000 0.300 0.300 0,300 ?0.020 Microcell 14,200 7,050 9644 12,250 11.900 11.950 -0,300 iM.DuNd 1.050 0,480 12600 0,880 0,800 0,880 ?0,020 jMirandor 0.420 0,110 5000 0,175 0.160 0,160 -0.030 jMispec 0,300 0.045 10000 0.080 0.080 0,080 -0.010 Mitée Tel.6,900 4.450 2000 13 4.750 4.750 4.750 ?0,250 Mitel.Corp 24,000 9.600 28225 17 10,450 10,200 10,450 ?0.250 fMolson A 28,000 19,800 18721 5 21.400 21,150 21.150 ?0.050 Montrusco 32.000 11.400 6450 12 11.900 11.650 11,800 Moore 23.800 14,600 5600 15,000 14,800 15,000 ?0,250 MtReal 3.350 1,910 15900 11 2,510 2,000 2.510 ?0.410 Muttfd.un 17.200 11.050 1000 14.250 14,250 14.250 jMurgor 0,400 0.130 37000 0.170 0,160 0.170 NceDiv.U voir plus bas NceErgy voir plus bas Nce Pet.u voir plus bas NS Power 19.200 16,500 206509 17 17,100 16.900 17,050 ?0,250 Newcastle voir plus bas Nexlor 10,150 5,700 3869 30 6,900 6,850 6,900 ?0,100 jNora exp 1.110 0,255 18600 0,320 0.300 0.320 Noranda 30.000 14.950 86090 6 15,850 15.6CC 15.700 Nor Tel 100.000 42,000 68936 94,500 92,750 94,500 ' +0.750 N Tel Sr5 25.700 24,250 15000 24,900 24,900 24,900 •0,100 Nova chm 31.850 17,300 26224 56 25,000 24,000 24,000 •1.100 iNoveder 0.860 0,100 30099 0,150 0,120 0.150 ?0,040 jNovic 4,990 1,700 3100 29 1,800 1.750 1.750 jNymox 11.700 4,050 400 4,500 4,500 4.500 •0,250 O P jO Donnell 8,500 2,600 3000 3,140 3,050 3,140 •0.010 Olco.A 0,600 0.350 1500 0,360 0,360 0.360 ?0,010 fOnexCorp 51,050 26.000 30400 12 50,750 50.750 50,750 -0250 lOrbex.A 0.160 0.050 2000 0,050 0,050 0,050 lOrezone 0.750 0,200 91200 0,690 0,630 0.690 ?0.080 jOrient 0.110 0,025 650000 0.110 0,060 0.100 ?0.050 jOrleans 2.100 0,080 7500 0.110 0.110 0.110 -0,005 jPan Amr 0.150 0,030 5500 0.065 0,055 0.055 -0.020 Pancdn.Pt 23.750 15,050 6200 32 18,750 18,750 18,750 -0.250 Pantoram 1,600 0,700 1000 12 0.850 0.850 0,850 Paprboard 5.250 1.800 7000 2,700 2,600 2,600 •0,050 fjPegaz.a 0,400 0,005 74506 0,020 0.020 0,020 Pengr.Enr voir plus bas Petro Can 26,650 14.750 176154 49 19.350 17,150 17.300 •0.400 Philip 14.500 0,290 20376 0,600 0,520 0,600 •0,010 PhoenixLS 18,250 8.100 1890 33 13.100 13.000 13,100 -0,200 Pta.Dome 27,200 12.550 141500 31 17,100 16,600 16,600 -0.150 Poco Peu 16.900 8,750 14800 30 11.100 11.100 11.100 -0,100 PCS Inc, 130,500 75.000 335 11 80,900 80.900 80.900 ?0,300 fPowr Cr 37.500 21,750 188250 14 29,250 28,250 29,100 ?0,100 Power,Fin 37,500 22,800 40909 13 29,350 29,000 29,250 ?0,500 fjProMtic 2,700 1.100 29450 2,290 2,150 2.290 ?0.140 Promatek 3,650 1,500 2100 8 3,100 2.900 3,100 Q R OuebecTel 20.880 14,000 3331 17 18,300 18,050 18,100 ?0,050 QuebecoA 34,550 26,750 340 13 33,200 32.750 33,200 ?0,200 fQuebecoB 34,250 26,500 20762 12 33,250 32,500 33,000 IRadio.A 19,000 11,750 2000 44 19,000 19.000 19,000 jRadisson 0.500 0.070 750 0.100 0.100 0,100 RangerOil 11.000 3,950 132900 6,000 5,700 5.750 -0,200 Renaisnce 29,400 12.650 46490 18.000 16,750 16.750 -0,800 fRepap 0,395 0,065 197900 0,100 0.090 0,100 iCanac.Rs 0,750 0,160 36000 0.210 0,200 0,200 Richmont 4,700 3,500 1400 14 3,600 3.500 3,600 Rio Algom 29,300 14,500 1800 53 16,350 16,350 16.350 ?0.500 RogersC.A 30,350 9,000 100 8 28.300 28.300 28.300 -0.950 fRogerC.B 29,150 8150 79467 8 27.500 27.350 27,500 •0,400 Rolland 9,000 5,500 2400 7 6.050 5,950 5,950 Royal.Avi 6,950 1.350 7000 1800 1,750 1,800 -0,100 iRoyal G, 47.100 23.850 400 25 37.000 37,000 37,000 ?1.500 jRoyalStd 0,400 0.050 1000 0.125 0.125 0,125 •0,005 S T iSAMSys 1,450 0,250 22267 0,700 0,660 0,680 -0,020 SNC-Lav 14,250 8,500 21655 12 11.750 11,650 11,650 •0.050 SR.Ielcom 7,000 2.270 26150 26 2,400 2.310 2,350 ISt.Sauv.a 0,830 0.550 5000 65 0,650 0,650 0.650 ?0,100 SamGest.a 9,000 6,500 1000 32 9,000 9,000 9,000 Saputo 45.750 30,000 5783 29 39.500 39,000 39,500 ?0.250 iSaturn.S 8,950 3.060 8800 10 7.750 7,450 7.550 ?0,100 Seagram 77.700 38.950 9100 11 77.700 75,800 77.700 ?2.150 iSchgold 0,870 0.370 4500 0,450 0,450 0,450 •0.050 Sears Can 29,000 15,600 12100 19 26,250 26.000 26,250 ?0,400 (Sharpe 1,190 0,200 1000 0,320 0,320 0,320 Or à New York 281,68$us 52 dern.sen.Titre Haut Bas Ventes C/B Haut Bas Clôt.Var.Shell Can 27,150 21.300 4500 16 24,500 24,500 24,500 -0.400 Shermag 18.400 8,900 1150 12 9.300 9.100 9,300 SDeiritt 6.400 2,300 2456 2.300 2,300 2,300 •0,250 Shirmax 6,100 2.550 500 5 2,850 2.850 2,850 Sico 19,000 10.500 610 14 17.350 17.350 17.350 •0.Ï50 S-Beaud.4,800 3,600 300 8 3.950 3.950 3,950 -0,300 Small Fry 9,600 2.400 100 2,950 2,950 2.950 -0,050 Sobeys 20,500 16,000 6200 18,800 18,700 18.800 0.050 Sodisco 0.285 0.110 378550 21 0,215 0,200 0,205 -0.010 Spar Aer 11.900 7.250 1700 6 11.650 11,500 11,600 •0.160 fSpec.prm 22.200 13.000 4750 25 14,000 13.750 13,800 Sportcn.A 7,800 5.500 z50 7 7,000 7,000 7,000 Spotlc.8% 2,500 2.030 z50 2.100 2.100 2,100 StLaurent 19.750 8,650 35900 13,250 13.200 13.200 .r: Steico A 13,300 6,900 40875 9 9.450 9,150 9,400 -0.050 SlelaJone 2,600 1.700 2200 6 2.400 2.200 2.400 ?0.250 jStratVal, 2.550 0,750 57500 0,890 0,850 0,890 ?0,040 Strongco 15.100 4,650 4500 6 5,800 5,750 5,800 ?0,100 jSulliden 2.750 0,300 10000 5 0,325 0,325 0,325 -0.025 Suncor 55.300 40,000 122029 29 51,200 49.100 49,500 •1,150 jSundust 0.550 0,080 1000 0.125 0.100 0.100 •0,830 (Suzy.Shr 11,800 7.500 221900 7 9.750 9,550 9,750 ¦0,300 jTecsys 6,850 2.250 525 4,000 4,000 4.000 jTSITelsy 3.000 0.410 5000 1,300 1,300 1,300 ?0,200 fTVA.b 20.000 10,500 35986 20 20.000 19,400 20,000 TVX Gold 6.4Ô0 1,750 10400 1,930 1.860 1870 •0,030 Talisman 44.100 22,250 16747 32.350 31,850 32,330 ¦oioo Techmire 1.750 0,850 7600 5 1,700 1.700 1,700 r • Technilab * 13.400 7.500 6360 34 13,000 12,850 12,850 iïeckB 22.000 8,850 43845 11,250 10,700 10.800 .0050 Teklogix 23,750 3,600 350 39 20,500 20,450 20.450 ?0,450 Teknor 7,200 2.300 500 3,250 3.250 3,250 .0850 Telco,Cap 29,500 13,000 600 20.050 20,050 20.050 ?0,050 fTelco.Pr 25,900 23,000 Z50 25.150 25,150 25.150 Teleglobe 61.950 30.350 12977 33 47,150 46,000 46,700 ?0,900 (Telmobile 35,500 12.750 8780 26,200 25,950 26.000 0,500 TembecA 10.200 6,250 27214 12 9,700 9,650 9.650 Templ.em voir plus bas Theratech 5,850 2,100 7600 4,500 4,300 4.400 •0.150 35Splil.pr 24,650 20,550 100 22,550 22,550 22.550 ?0,250 ThomCor 45,550 29.600 13662 10 42.200 42,000 42.150 ?0,200 jTiomin 0.730 0.160 6500 0,185 0,185 0,185 fTorstr B 26.450 14.000 44835 17.500 17,400 17,500 TrAlta.Co.25.400 18.500 220918 17 22.650 22.200 22.600 ?0,500 T.Ca.G.U 27,200 21.450 600 38 21.650 21,600 21,650 TrCan PI 34,550 19.050 114304 24 19.300 19.050 19.100 •0.150 T.Can.P.U voir plus bas Transat 11,900 4,250 10888 11 7.000 6.800 6,900 Trimac 11,200 5,600 z4 30 6.500 6,500 6,500 Trimark 29,000 12.900 18127 19 17,900 17,700 17.700 -0.100 fTrizHahn 35.000 25,300 5840 5 27.850 27,650 27.700 •0,150 TriHa.wtA 6,900 1,800 293 2.200 2,200 2.200 •0.100 jTroymin 1.070 0.140 9800 0.180 0,180 0.180 -0.020 U Z *.Uni-Seld 38.000 22,500 700 16 32,100 32,000 32,000 8850 lUmbroue 6.000 4,000 1300 4,900 4,600 4,600 -0.300 fUnican.B 36,850 26.500 375 25 33,250 33,000 33.250 (Uniforet 3.400 1.450 46100 2,400 2.000 2.050 -0,050 Un.Domin voir plus bas fV.Houtte 32,000 25,250 11250 37 28,750 28,500 28,750 ?0,250 iVasogen 2,290 0,810 28700 1.900 1.850 1,850 -0,050 fVeian 39.000 22.000 395 17 31.000 30,750 30.750 •?0.050 jVenCan 1,150 0.200 30000 0.300 0,300 0,300 .-0.050 (Videotron 30,500 15,000 227420 29.600 28.100 28.100 •1,400 jVior 0.180 0,055 5000 0,085 0,075 0,075 jVirginia 1.720 0.560 13016 0.610 0,560 0,560 * Westaim 11.100 4.950 3350 6,000 5,850 5,850 ?cr.ioo Westburne 19,700 12,050 11500 12 15,450 15.100 15,100 ?aioo Westcoast 35.750 27.400 3726 19 29.850 29.400 29,650 , jWstrnPac 0.470 0,040 13900 0,050 0.040 0,040 *-0,010 WestStar 29.250 15,500 2800 106 21,250 21.250 21.250 -0.500 jX-Cheqr 0,320 0.070 10000 0.080 0.080 0.080 ?0.010 iXemac 0.220 0.060 ’0500 0,210 0.190 0.190 -0.030 jYorb.CIA 0,340 0.100 6000 0.190 0,190 0.190 ?0,030 Total des ventes : 12450 128 F0N0S AMÉRICAINS Bq.Ry.srK 27,500 25.600 500 26,600 26,600 26,600 •0.100 Bq.Ry.srl 28,500 26.100 100 27.500 27,500 27,500 ?0,250 B.TD.SrG 27.200 25.000 1100 26,500 26,400 26,400 •0.100 Inco.Pr.E 47.450 33,000 1548 38.050 38.000 38.000 •0.500 Total des ventes : 3 248 OBLIGATIONS (en milliers) c8oralex7\ 107.500 90,000 d4 103,750 103.000 103,750 cForex 8% 185,000 101,000 d106 169,000 163,000 163,250 •4.750 cLeroux 8% 115,000 95,250 d3 103.000 103,000 103,000 cScoBooms 107.250 98,000 dl 104,000 104.000 104 000 cTD hybrid 105.000 98.000 d32 102.600 102,600 102.600 Total des ventes : 146 300 UNITÉS EN FIDUCIE Athabasca 21.750 14,000 6602 48 19.200 19,100 19,150 -0,200 EnerMark 6,050 2,300 7317 66 3,300 3,270 3.300 EnpFnd.G 4,050 2,000 16493 9 2,650 2,600 2.650 •0,050 FirstPr us 26,500 20,650 500 26,200 25,500 25,500 •0,250 FtChi A u 7.500 5,450 300 23 7.000 7.000 7,000 ?0700 Frhold.UN 8350 4,130 5420 4,700 4,600 4,650 •0,140 Legacy.un 9.250 5.000 2900 9 7,050 7,000 7,050 ?0.050 NceDiv.U 4.050 2,600 3200 3,200 3,150 3.150 NceErgy 7.000 2,500 1600 2,900 2.850 2,850 •0,150 Nce Pet.u 4,200 1,550 7625 10 2.780 2.700 2,760 ?0,010 Newcastle 19,350 9,300 8800 13.100 13,050 13.100 Pengr.Enr 17.250 10,000 1400 15 13,000 12.850 12.850 +0.350 Templ.em 11.700 5,600 600 17 8.750 8,750 8,750 ?0.250 Total des ventes : 62 757 UNITÉS PARTAGÉES lAmalg.ln 9,300 6,250 1174 8,700 8,400 8.400 •0.300 Gaz.Metro 18.900 14,250 21531 13 17,850 17,300 17.800 ?0,450 T.Can.P.U 29,800 23,800 1150 19 28.250 28,150 28,250 Total des ventes : 23 855 DIVISION INTERNATIONALE (en dollars canadiens) Un.Domin 49,800 25,000 400 8 29,700 29,700 29,700 -0.100 L E I) E V OIK.L E V E N l> K E I) I 2 A V KM.I 9 «I !l A 8 ÉDITORIAL Laïque sans être désincarnée Le Groupe de travail sur la place de la religion à l’école propose sans doute le meilleur compromis possible entre les exigences du Québec moderne d’une part, et le respect des traditions et de l’identité québécoises d’autre part.L’école laïque s’impose dans une société de droit, pluraliste et démocratique.Mais l’école ne peut non plus être désincarnée.Elle doit contribuer à transmettre l’héritage culturel et spirituel d’un peuple, ce dont le groupe présidé par Jean-Pierre Proulx a su également tenir compte avec finesse et intelligence.Bomme le dit lui-même le groupe de travail, ses recommandations marquent une rupture avec une tradition séculaire.Il propose que notre système éducatif public soit fondé sur le respect de l’égalité de tous et de la liberté de conscience et de religion au lieu de perpétuer les privilèges accordés depuis le XIX' siècle aux seuls catholiques et protestants.C’est ainsi que toutes les écoles publiques du Qué- _______________ bec deviendraient laïques.Aucune d’elles ne pourrait s’attribuer un statut confessionnel particulier.Les comités catholiques et protestants du Conseil supérieur de l’éducation seraient abolis de même que les fonctions de sous-ministres de confessions catholique et protestante au ministère de l’Education.S’il s’agit d’un changement radical en droit, il faut bien se rendre compte qu’il s’inscrit dans un mouvement de modernisation et d’ouverture qui a connu une impulsion fulgurante durant la Révolution tranquille.En fait, cette proposition s’accorde avec l’évolution du Québec, même si elle a à première vue des allures révolutionnaires.Peu de gens, d’ailleurs, ont été étonnés par les conclusions tirées par M.Proulx et ses collègues.Par contre, contrairement à ce que certains ont pu comprendre, le groupe de travail ne recommande nullement de sortir complètement le Bon Dieu des écoles ni même des classes comme telles.La perspective proposée, dite de «laïcité ouverte», ouvre justement les portes de l’école à l’enseignement culturel des religions (en conférant d’ailleurs une place privilégiée au christianisme), à l’animation pastorale et spirituelle, et même à des activités éducatives confesr sionelles en dehors des heures de classe.Michel Venue ?La tradition Certes, les recommandations du comité Proulx marquent une rupture avec une certaine tradition.Mais il s’agit d’une tradition de privilèges qui garantit aux catholiques et aux protestants des structures et un enseignement religieux conformes aux préceptes de leur confession.Aujourd’hui, c’est ce «droit des parents de choisir le type d’école qui correspond le mieux à leurs convictions religieuses» que défendent les évêques du Québec et les parents catholiques lorsqu’ils s’opposent aux propositions Proulx.Mais ce droit n’en est pas un puisque les adeptes du judaïsme, de l’islam ou du bouddhisme n’ont pas cette liberté de choisir.En fait, le droit accordé aux catholiques et aux protestants est synonyme de discrimination pour les membres d’autres confessions religieuses.Le Québec pourrait, s’il voulait se conformer aux chartes des droits, adopter une approche différente de celle proposée par le comité Proulx.Il pourrait accorder à chacune des confessions le même privilège.Cela reviendrait à permettre l’existence au Québec d’écoles publiques juives et musulmanes à côté des écoles catholiques et protestantes.Autant de guettos qui contrediraient l’approche d’intégration développée au Québec depuis 30 ans.La tradition ne peut être considérée comme un héritage figé dans le béton, comme un fardeau que nous aurions à porter jusqu’à la fin des temps.Le passé ne peut pas être un empêcheur d’évoluer.Le Québec a changé et nos institutions ont pris en compte ces changements.Nous avons choisi collectivement de développer un sentiment de solidarité et d’appartenance commune à la société québécoise, quelles que soient les origines culturelles de ses membres.Nous avons choisi la langue française comme facteur principal d’intégration.Mais nous avons aussi, en adoptant notamment une Charte des droits et libertés en 1975, affirmé le respect des droits individuels, dont la liberté de conscience.Préserver un statut confessionnel aux écoles publiques reviendrait à renier la valeur des instruments juridiques et symboliques que nous avons adoptés au cours des 30 dernières années en excluant de l’identité québécoise tous ceux qui ne pratiquent pas la religion de la majorité.L’identité Cela étant dit, les catholiques demeurent largement majoritaires au Québec, avec quelque 85 % des adultes qui s’identifient à cette confession.En fait, et tout le monde le reconnaîtra aisément, la tradition chrétienne est un élément central de la culture nationale québécoise.D’ailleurs, près des deux tiers des parents interrogés pour le compte du groupe de travail associent l’école catholique à l’identité québécoise.Les Québécois de langue française, les anciens Canadiens français en somme, s’identifient encore beaucoup comme catholiques même s’ils ne pratiquent plus la religion.Le débat lancé cette semaine soulève donc chez les Québécois une question d’identité bien davantage qu’une question de gestion scolaire.Enlever aux Québécois leurs écoles catholiques, c’est, pour plusieurs, leur enlever un morceau d’identité.C’est pourquoi on ne peut pas imaginer sortir complètement la religion des écoles.D’ailleurs, ce n’est pas ce que suggère le comité Proulx, qui a bien compris la dynamique.Pour répondre aux vœux des parents, le groupe de travail recommande de rendre obligatoire un cours d’enseignement culturel des religions.Certes, ce cours aurait pour objectif de refléter la diversité des traditions religieuses présentes au Québec et dans le monde.En soi, d’ailleurs, cet éveil à la diversité des religions est essentiel pour aider nos enfants à comprendre la complexité du monde d’aujourd’hui.Mais le comité Proulx recommande aussi, et cela est peut-être passé inaperçu, d’accorder au christianisme une «place privilégiée» dans le cadre de ce cours.D’abord parce que le monde occidental a été profondément marqué par la tradition chrétienne.Mais surtout parce que la religion catholique est une communauté d’appartenance historique pour la majorité des Québécois et une matrice culturelle ayant façonné le visage du Québec.En soi, ce cours répond aux aspirations de la plupart des parents catholiques qui ne désirent pas que l’école ait pour tâche de transmettre la foi à leurs enfants mais plutôt de leur communiquer un héritage culturel, un univers de sens, des valeurs et des points de repère essentiels à la perpétuation d’une certaine continuité familiale et sociale.Voilà réunis dans ce cours les éléments de l’identité que nous voulons préserver et qu’une école laïque pourra d’ailleurs transmettre avec plus de facilité aux enfants appartenant à d’autres confessions, ce qui les rapprochera de la majorité, car ils se sentiront respectés.mvenne@ledevoir.ca Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSEAÇON Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, PIERRE CAYOUETTE.NORMAND THERIAULT Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ M i «PfWtCwR 2-oKALC” msm mm- A « r £T LA foiïr, tut Tko'iS J euW ?\co Ai4S ! ".VI mm -«/«I lk Devoir FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Messages Le message de courage Jean Simoneau a été bien reçu {Le Devoir, 7 mars 1999).Mais je me demande si mon message de courage le sera aussi bien.C’est que, voyez-vous, parce que j’ai des convictions fédéralistes, j’ai reçu un message de mort sur mon répondeur.Il écrit: «Bien peu de gens se rappellent cette époque où l'on nous promettait de nous casser les jambes si on affichait trop nos convictions en faveur du Québec.» Je peux écrire: «Bien peu de gens savent que les séparatistes font du vandalisme sur les autos, arborant le drapeau unifolié.Bien peu de gens savent que les fédéralistes sont parfois menacés de mort» de nos jours, en 1999.Marie-France Legault Québec, 26 mars 1999 Le CIO a fait son temps La renaissance de l’olympisme il y a 100 ans a été inspirée par des valeurs étroitement associées à l’éducation.On a voulu mettre le mouvement olympique à l’abri des intérêts politiques et financiers en confiant la responsabilité à un groupe de personnes indépendantes et en établissant son siège social à distance des turbulences des grandes capitales.Mais depuis la fin du XDC siècle, notre monde a beaucoup changé.L’organisation ne répond plus aux conditions actuelles et ne garantit plus îa poursuite de l’idéal fondamental.La confiance est perdue.Les préoccupations d’éducation ont été lessivées.Le CIO est devenu une simple entreprise multinationale, semblable en beaucoup de points aux organisations sportives dites professionnelles.Mais, paradoxalement, son existence repose sur des associations nationales tributaires des fonds publics.On ne peut pas espérer une réforme satisfaisante de la part du comité de Lausanne.C’est une nouvelle organisation olympique qu’il faut créer.Le monde s’est doté d’institutions internationales utiles dans les domaines politiques et monétaires et dans LETTRES -?- ceux de la sécurité, de la santé, de l’éducation, de la culture.Le temps est venu d’en faire autant pour l’olympisme.Hubert Laforge Sainte-Foy, 23 mars 1999 Hubert Laforge a participé à la campagne olympique de Québec.Son rôle a été d’informer les membres du CIO des divers aspects du projet et de leur faire connaître la société et les institutions québécoises.Il est à la retraite après une carrière de professeur au cours de laquelle il a exercé les fonctions de doyen et de recteur.Il agit maintenant comme conseiller international en matière d'enseignement supérieur.La norme MP3 Il y a eu dans les dernières éditions du Devoir plusieurs interventions sur la norme MP3, norme qui permet aux internautes de télécharger de la musique sur le Web.La tendance générale de ces articles semblait grosso modo assez défavorable au MP3.Cependant, un avantage de cette nouvelle technologie n’a pas à mon sens été suffisamment développé: la possibilité pour de jeunes artistes pas ou peu connus de percer le marché.En effet, comment fonctionne ce «marché»?Des compagnies de disques, de la petite boîte provinciale à la multinationnale planétaire, dirigent le goût du jour, contrôlent les stations de radio et imposent une mode que suivent bêtement un troupeau de quidams.Il ne s’agit pas ici de musique, mais de marketing; un marché où l’on propose un produit avec force publicité dans le but avoué d’en tirer un profit maximum.L’application systématique de cette recette a produit un fantastique nivellement par le bas; la musique populaire n’a jamais été si mal en point.Que peut faire devant cet état de fait un jeune musicien talentueux qui a une vision nouvelle et originale?Il ne pourra jamais percer le mur des agents, des gérants et autres vice-présidents; parce que sa musique n’entre pas dans le moule des conventions mercantiles, elle sera classée comme «non corn-1 merciale , donc impropre à la consommation de masse, donc non rentable, donc improduisible: il sera réduit à un éternel silence.Devant cet obstacle infranchissable, le MP3 apparaît comme un formidable outil de libération et d’autopromotion.Affranchi du bâillon de la machine à succès, le MP3 permet au jeune créateur de présenter sa musique directement à un public qu’il ne peut absolument pas rejoindre autrement.Dans ce sens, le MP3 servira à l’éclosion et à la promotion de nouveaux talents qui, j’espère, sortiront la musique populaire de sa sclérose actuelle.Le monde numérique et toutes ses répercussions sont là pour rester, pour le meilleur et pour le pire.Il faut apprendre à vivre avec, car c’est irréversible.; François Dugal Chicoutimi, mars 1999 Plus écœurés qu’assiégés Pas surprenant que le PQ perde des plumes.Ce parti, qui forme le gouvernement depuis 1994, nous a parlé de piastres et de cents plutôt que de bien-être, de mieux-être et de respect de la qualité de vie des Québécois.Trop de ministres péquistes sont comme mystifiés par l’an 2000.Quelle différence entre l’an 2000, l’an 1999 et l’an 2001?C’est une phobie et rien de plus.Le gouvernement actuel ramasse des impôts anticipés des gagne-moyen et des aînés (détournement de fonds), taxes sur taxes, nationalise les machines à boules que l’on confisquait il n’y a pas si longtemps, bingos, courses, sans compter les dividendes qu’il reçoit d’Hydro-Québec, de la SAAQ, la SAQ, tantôt la drogue et la prostitution.Malgré ces entrées de fonds faramineux, en retour, les Québécois reçoivent des services rabougris et très lents.Les Québécois sont plutôt écœurés qu’assiégés.Ils sont siphonnés financièrement.Camille Fleury Beauport, mars 1999 LIBRE OPINION -?.i Eggleton aux Serbo-Canadiens: un curieux conseil NEGOVAN RAJIC Trois-Rivières Art Eggleton demande aux Serbo-Canadiens d’étudier le comportement de Milosevic à l’égard des Kosovars avant de manifester.Curieux conseil d’un ministre de la Défense qui ne peut pas ignorer le nettoyage ethnique exécuté par les Croates les 15, 16 et 17 septembre 1993 et durant lequel avaient été exterminés, au vu et au su des unités canadiennes et françaises, presque tous les habitants du village serbe de Tchitlouk.Afin d’empêcher ce crime, les Canadiens avaient livré, contre les forces croates, leur plus grande bataille depuis la guerre de Corée.D’après le colonel Jim Calvin, de l’armée canadienne, les pertes croates auraient atteint une cinquantaine de morts.Le premier ministre du Canada à l’époque, Mme Campbell, avait donné l’ordre de ne pas divulguer le moindre détail de ces atrocités afin de ne pas troubler les esprits des Canadiens en pleine campagne électorale (sic!).Et voici que maintenant, le ministre actuel de la Défense est soudainement inquiet du sort des Albanais, dont l’armée de libération, Ï’UCK, figurait, il y a encore seulement un an, sur la liste de la CIA des organisations terroristes, comme l’a précisé le général lewis MacKenzie dans The Ottawa Citizen du 26 mars.L’honnêteté de ce général ainsi que celle du général Alain Forand et celle du colonel Jim Calvin (qui a dévoilé le secret de ce combat contre les Croates) et de bien d’autres officiers canadiens ayant servi dans l’ex-Yougoslavie, nous encourage à ne pas désespérer de ce pays.Avant de prodiguer ses conseils aux Serbes, le ministre de la Défense devrait essayer de répondre à deux questions.Premièrement, pourquoi les avions de NATO ne bombardent-ils pas Ankara, la capitale de la Turquie qui depuis presque deux décennies mène une répression systématique et féroce contre le peuple kurde, dépouillé de tous ses droits politiques et culturels?Art Eggleton, qui dispose certainement de renseignements confidentiels, pourrait essayer de nous expliquer d’où proviennent les uniformes flambant neufs, le matériel de communication sophistiqué et l’armement moderne de l’Armée de libération du Kosovo qui a organisé une insurrection armée contre un Etat indépendant.Or le Kosovo, ce pays où s’élèvent de nombreuses églises chrétiennes, la plupart classées par l’UNESCO comme trésors de l’art médiéval, n’avait jamais, au cours de l’histoire, appartenu à l’Albanie, à l’exception de la brève époque, durant la Seconde Guerre mondiale, pendant laquelle les nazis et les fascistes régnaient dans les Balkans.Faut-il rappeler que durant cette même guerre les Serbes combattirent, avec le Canada et les Alliés, contre le nouvel ordre mondial d’Hitler?Pourquoi évite-t-on de dire aussi aux peuples de l’Occident que les chefs albanais sont des fondamentalistes musulmans et que les Serbes sont des chrétiens, même s’ils sont des frères séparés?la satanisation des Serbes, le vieux racisme déguisé sous les habits neufs, n’est qu’un paravent pour masquer les véritables causes de cette guerre, les intérêts géostratégiques.Les officines des agences américaines de relations publiques et cer- taines agences de presse, dont United Press International, appartenant aux capitaux arabes, ont inondé le monde d’une culpabilité virtuelle des Serbes., Rappelons seulement ces 60 000 femmes musulmanes violées par les Serbes, leurs camps d’extermination et le prétendu bombardement de Dubrovnik, qui n’avait pas reçq une seule bombe (Figaro Magazine, juillet 1997).À force de se créer un monde virtuel, les hommes risquent de se réveiller dans une réalité cauchemardesque.Oh! ne me faites pas dire ce que je n’ai jamais dit: l’innocence des Serbes.Eux aussi portent leur part de responsabilité dans ce conflit, mais combien plus grande est celle de ceux qui, par une coupable et perverse volonté de se rassurer, avaient choisi de blanchir les uns et de noircir les autres.Sommes-nous aujourd’hui témoins du déclin de l’Occident?La question peut être posée.Si la réponse est malaisée, une certaine réflexion s’impose.La défaite militaire des Serbes est possible; celle, morale, de l’Occident, est déjà une certitude.Si les civilisations sont mortelles, comme l’écrivit Valéry, elles sont parfois aussi suicidaires, en particulier quand elles reposent exclusivement sur la force et le mensonge.Acheter l’amitié des pays arabes, fournisseurs du pétrole, en créant un Etat musulman dans les Balkans, est un leurre.Jeter en pâture un petit peuple pour acheter ses ennemis et retarder l’heure de la vérité est un mauvais calcul, car personne n’est suffisamment riche pour acheter tous ses ennemis.Trahir ses amis, pour quelques barils de pétrole, est pire qu’une faute, c’est un crime grave, aux conséquences imprévisibles.Pensez-y, M.Eggleton! I.E I) E V OIK.L E V E N I) R E I) I 2 A V R 1 L I 9 9 9 IDEES g Sécurité internationale : l’ONU ou l’OTAN ?VANESSA PELLAND FRANCISCO-JOSÉ VALIENTE Les auteurs sont respectivement stagiaire et coordonnateur de recherche au Groupe de recherche sur la consolidation de la paix à la chaire Téléglobe-Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l’Université du Québec à Montréal.a Charte des Nations unies représente un ensemble de moyens efficaces pour traiter du maintien de la paix dans les conflits interétatiques parce qu’elle a été conçue à la fin d’une Deuxième Guerre mondiale qui a opposé les Etats entre eux.Depuis, la nature changeante des conflits dans le monde — d’interétatiques, ils sont aujourd’hui davantage intraétatiques (ou civils) — et cette volonté «morale» qui pousse la communauté internationale à favoriser la sécurité de l’individu aux dépens de celle de l’État nous mènent à nous poser de sérieuses questions quant au rôle joué par l’ONU en matière de paix et de sécurité internationales.Car la sauvegarde de la paix et de la sécurité de la planète est avant tout reconnue et dévolue par la communauté internationale au Conseil de sécurité des Nations unies.(.) Ainsi, en ne s’opposant pas aux actions de l’OTAN au Kosovo, le Conseil de sécurité semble clairement avoir délimité son mandat dans le cadre des conflits civils.Celui-ci consisterait non pas à imposer la paix mais à la maintenir lorsque possible.Que l’on soit pour ou contre les actions de l’OTAN, toute la question de l'intervention actuelle au Kosovo se rapporte au fait d’accepter ou non le droit que s’est donné une partie de la communauté internationale de s’ingérer à l’intérieur d’un conflit au nom de la sécurité de l’individu.Qu’on se le dise une fois pour toutes: il n’y a pas présentement de mission de «maintien» de la paix au Kosovo, mais plutôt une mission «d’imposition» de la paix en République yougoslave! La différence est simple et impressionnante en même temps: alors que le maintien de la paix implique des Casques bleus de l’ONU déployés sur le terrain avec l’accord des parties en conflit en vue de les séparer et d’en arriver à un accord, l’imposition de la paix constitue quant à elle une «intervention humanitaire militaire» en situation d’urgence, effectuée sans nécessairement avoir l’accord des autorités locales pour imposer une situation de paix.L’éclaircissement étant fait, on voit comment les rôles respectifs de l’ONU et de l’OTAN sont dès lors posés.La sauvegarde de la paix et de la sécurité internationale est davantage reconnue au Conseil de sécurité des Nations unies et non pas à l’OTAN.Toutefois, n’oublions pas que l’article 53 de la charte indique clairement que «le Conseil de sécurité utilise, s’il y a lieu, les accords ou organismes régionaux pour l’application des mesures coercitives prises sous son autorité».Toutefois, poursuit l’article, «aucune action coercitive ne sera entreprise en vertu d’accords régionaux ou par des organismes régionaux sans l’autorisation du Conseil de sécurité».Dès lors, est-on passé par le Conseil de sécurité pour justifier les présents raids de l’OTAN contre la République yougoslave?Avant de dire non, notons que le Conseil de ftr, I-V.YANNIS BEHRAKIS REUTERS Une femme kosovar aide sa grand-mère à poursuivre sa route le long du chemin de fer après être descendues du train devant les mener à la frontière de la Macédonie, hier.4000 Kosovars auraient été forcés par les troupes serbes de Pristina à prendre ce train pour être déportés.sécurité, à travers trois résolutions adoptées depuis presque un an, s’est penché sur la nécessité probable de se référer à un organisme régional pour en arriver à un règlement au Kosovo.Ainsi, après les résolution 1160 et 1199 adoptées respectivement le 31 mars et le 23 septembre 1998, demandant à la République fédérale de Yougoslavie de prendre les mesures supplémentaires pour parvenir à une solution politique sur la question du Kosovo et exigeant aux deux parties en conflit de réduire les risques d’une catastrophe humanitaire, la résolution 1203, adopté le 24 octobre 1998, mentionne à quel point le Conseil de sécurité, «vivement alarmé et préoccupé par la situation humanitaire qui persiste dans tout le Kosovo ainsi que par l’imminence d’une catastrophe humanitaire, [.] exige que la République fédérale de Yougoslavie coopère pleinement avec la Mission de vérification de l’OSCE au Kosovo et la Mission de vérification aérienne de l’OTAN».Laissant à d’autres le soin de statuer de façon plus approfondie la légalité ou non des actions entreprises par l’OTAN, la question que l’on se pose ici serait de savoir ce que l’ONU peut ou veut faire.Avant d’en arriver à constater de façon trop précipitée l’échec ou la fin probable du Conseil de sécurité, penchons-nous sur le mandat réel qui lui est normalement dévolu.Parce qu'il a l’autorité légitime d’agir pour maintenir et préserver la paix dans le mon- de, le Conseil de sécurité est avant tout mandaté, dans le cadre des conflits intraétatiques, à maintenir la paix et non pas à l’imposer.Constitué pour agir seulement avec l’autorisation des entités gouvernementales souveraines, le Conseil doit se limiter à ses principales fonctions de peacekeeper.Néanmoins, ceci peut-il l’empêcher d'outrepasser ses fonctions et de faire primer la sécurité de l’individu?Tout dépend des intentions réelles de la communauté internationale.Si, d’après sa charte, l’ONU pouvait agir en vue d’imposer la paix, un couple ONU-OTAN pourrait éventuellement devenir une solution alternative à développer.Car au Kosovo, l’OTAN semble s’être chargée de faire appliquer la charte.Dans la Charte des Nations unies, il n’est nullement mentionné qu’une intervention puisse être fondée sur le principe du droit humanitaire.Elle ne dit pas non plus le contraire puisque, lors de sa création, le concept de sécurité humaine n’avait pas encore été pensé.Aussi, il est clairement indiqué que l’ONU doit respecter la souveraineté des États, mais, par contre, elle prévoit utiliser tous les moyens nécessaires, soit le recours à l’usage de la force, afin de rétablir ou de maintenir la paix.Le Conseil de sécurité se trouve donc dans l’impossibilité de prendre une décision, de se prononcer clairement sur la situation et sur les moyens à utiliser pour régler un conflit et pour rétablir la paix.L’unanimité d’intérêts antagonistes serait obligatoire pour que toute action et résolution soient prises.C’est sur cette dysfonction qu’Û est nécessaire de travailler pour rendre l’ONU plus efficace et plus opérationnelle.Ainsi, sur la question du Kosovo, et comme dans plusieurs autres situations, l’ONU n’a souvent d’autre choix que de rester inactive et de s’abstenir de prendre la place que lui confère l’article 24 de la charte.Questionnons-nous alors: est-ce le rôle de l’ONU de jouer le gendarme de la paix en s’ingérant dans les affaires internes d’un-Etat?Et si oui, sous quelles conditions et au profit de qui exactement?Au risque de nous répéter, pour la sécurité de l’État ou celle de l'individu?Aussi, est-ce que l’ONU dispose, comme gardienne mandatée pour maintenir et rétablir la paix, des moyens militaires et financiers appropriés pour répondre aux attentes de la communauté internationale et aux exigences de sa charte?Sur la question du Kosovo, le Conseil de sécurité ne semble pas avoir donné l’autorisation des bombardements, mais il s’y est encore moins opposé.L’OTAN a ainsi pris la responsabilité de faire appliquer la charte de l’ONU et justifie son intervention par le fait même que Milosevic a enfreint les résolutions onusiennes 1160,1199 et 1203.(.) L’action de l’OTAN se conforme ainsi non seulement à l’ONU mais aussi à son idéologie.D’après le nouveau concept stratégique que l’OTAN a adopté, dès 1991, pour redéfinir son mandat, l’Alliance atlantique soutient qu’elle veut contribuer à la préservation et à la promotion d’un ordre de paix en Europe.Depuis, elle a entrevu la mise en pratique d’une force multinationale intégrée aux structures européennes de sécurité pour répondre à l’objectif de préserver la paix en Europe.Une fois européenne, qu’est-ce qui l’empêcherait de devenir onusienne?L’OTAN est donc prête à assumer un nouveau rôle comme organisation de sécurité collective.Si l’ONU est incapable de défendre et d’appliquer les principes de la charte, ratifiés par l’ensemble des pays du monde, l’OTAN serait donc dans le droit de les préserver.Nouveau stade des Expos Une participation raisonnable des gouvernements Le baseball reste un des rares spectacles populaires de qualité et abordable PIERRE LEFEBVRE PHILIP MERRIGAN Professeurs de sciences économiques à l’Université du Québec à Montréal Seconde partie d'un texte publié avant-hier, le 31 mars r====j| lus le financement du stade repose sur des P fonds publics, plus le risque de pertes nettes est élevé pour le contribuable.Faisons l’hypothèse que le gouvernement du Québec avance 100 millions de dollars aux actionnaires des u==J Expos pour la construction d’un stade au centre-ville de Montréal en émettant des obligations.On peut estimer qu’un tel emprunt étalé sur 20 ans coûterait aux contribuables huit millions par année, capital et intérêts, si l’emprunt était obtenu sans que les actionnaires des Expos n’aient à payer d’intérêts.Les retombées nettes pour les Québécois devraient donc être en moyenne de huit millions par année pendant 20 ans pour que les contribuables ne soient ni gagnants ni perdants au point de vue financier.Mais le contribuable veut et doit être assuré, d'une certaine façon, contre les importantes pertes qui pourraient survenir lors d’un départ possible des Expos.Face à cette éventualité, les pouvoirs publics pourraient exiger certaines assurances si les Expos venaient à quitter Montréal.Il est fort peu probable que les Québécois accepteraient une participation publique dans la çonstruction d’un nouveau stade sans garantie.On affirme souvent que les citoyens ne veulent pas subventionner les salaires de joueurs millionnaires.Sur ce point, il est bon de rappeler que les salaires des joueurs seraient financés à plus de 90 % par les amateurs (américains, canadiens et québécois) de baseball qui payent leur billet, les commanditaires de l’équipe (Labatt, par exemple) et la Major League Baseball.Probabilité du départ des Expos à la suite de la construction d’un stade La probabilité que les Expos quittent Montréal une fois le stade construit dépendrait du succès de la vente de billets de saison et du taux de croissance des salaires des joueurs dans l'industrie du baseball.Le nombre de billets vendus est fonction de la compétitivité de l’équipe sur le terrain.Une équipe compétitive dépend de la qualité des joueurs et donc des salaires payés.L’expérience du passé montre que les Expos peuvent être compétitifs avec une masse salariale tournant autour de la moyenne salariale pour toutes les équipes, soit celle qui serait disponible avec les revenus supplémentaires générés par un stade au centre-ville.Il est réaliste de supposer que les Expos peuvent attirer plus de deux millions de spectateurs par année au centre-ville avec une équipe compétitive, soit une équipe qui reste dans les courses au championnat et du meilleur deuxième jusqu’à la fin de la saison régulière.En second lieu, on doit se demander quand la spirale à la hausse des salaires prendra fin.La cause principale de cette spirale découle justement de la construction de ces nouveaux stades qui génèrent des revenus importants et qui, dans bien des cas, ne coûtent rien aux équipes.Mais une fois ces stades achevés, d’où proviendraient les revenus supplémentaires qui pourraient faire progresser les salaires de façon aussi spectaculaire que dans les deux dernières années?On peut penser à l’arrivée de nouvelles concessions.Cependant, les revenus obtenus par la Ligue du baseball majeur à la suite d’une expansion seraient répartis équitablement entre les équipes.Il faudrait donc que ces nouvelles équipes paient des salaires substantiellement plus élevés que la moyenne pour que la spirale se poursuive.Il serait donc étonnant que le rythme de croissance des salaires se poursuive une fois terminée la construction de tous ces nouveaux stades.Malgré tout, il existe toujours un risque non négligeable pour les contribuables.Il s'agit donc pour les pouvoirs publics de baliser ce risque.D’un point de vue strictement financier, le financement d’un nouveau stade par les seuls actionnaires des Expos ne constituerait pas une bonne affaire pour eux puisqu’ils ne pourraient pas réussir à présenter une équipe qui serait assez compétitive pour remplir les gradins ainsi que pour rembourser leur emprunt.Actuellement, les actionnaires des Expos pourraient tripler la valeur de leur mise en vendant l’équipe à des intérêts américains.Ils semblent prêts à renoncer à cet important profit brut et à diluer leur part dans l’équipe au profit de M.Lo-ria, à condition, bien sûr, que les pouvoirs publics viennent en aide au financement du stade.Leur contribution est déjà bien supérieure à celle de la plupart des propriétaires américains en ce qui concerne la construction du stade de leurs équipes respectives.Ils disent pouvoir obtenir 100 millions du secteur privé pour un stade de 200 millions.Une part importante du risque d’un nouveau stade repose donc sur le secteur privé, ce qui n’est pas le cas dans la grande majorité des villes aux États-Unis.Intervention gouvernementale On en arrive enfin au point central de l’enjeu: les pouvoirs publics devraient-ils oui ou non investir dans les Ex- pos, et quel investissement pourrait être considéré comme un montant raisonnable?Récemment, on a entendu plusieurs économistes prendre position pour ou contre tout investissement dans le club de baseball des Expos de Montréal.Il faut souligner que la grande majorité des économistes sont contre toute forme d’investissement public dans le secteur privé.Cette position des économistes n’est pas celle des décideurs publics au Canada et au Québec.Les deux principaux paliers de gouvernement au Canada investissent dans le secteur privé et le subventionnent régulièrement.Singularisons, parmi les subventions directes accordées récemment par les gouvernements, les suivantes: 25 millions pour la construction d’une piste de ski de calibre international au massif Saint-François.Dans ce cas, les principaux bénéficiaires seront les skieurs de la région de Québec.On justifie cet investissement par les retombées touristiques pour la région.La collaboration entre les différents paliers de gouvernement et le secteur privé permettra de financer un investissement de 41 millions au Parc zoologique et à l'Aquarium de Québec.Dans le cas du projet de stade au centre-ville, on sait qui, exactement, en bénéficie: ceux qui sont associés à la construction du stade (architectes, ingénieurs, travailleurs, etc.); l’industrie touristique du Québec; les commerçants du centre-ville et les hôteliers de Montréal; les actionnaires de la franchise, qui verront peut-être la valeur de leur franchise continuer à augmenter; et, surtout, les 1,5 million ou plus de Québécois qui sont d’accord avec un prêt sans intérêt aux actionnaires (sondage SOM-Ltf Presse) et qui sont sûrement tous des amateurs de baseball.Le baseball reste l’un des rares spectacles populaires de qualité à Montréal et à prix raisonnable pour les gens à revenu plus modeste.En comparant le projet d’un stade au centre-ville financé par un emprunt garanti au coût de huit millions par année aux projets mentionnés, celui du stade semble raisonnable.En particulier si l’on considère les retombées nettes, dont les entrées fiscales.La position de ceux qui sont contre l’intervention publique dans le domaine privé est tout à fait justifiable et défendable, mais dans une société où les gouvernements interviennent aussi régulièrement dans le secteur privé, il est tout indiqué de prendre en considération aussi les bénéfices que tire la population des spectacles sportifs, que les milliers d’amateurs de baseball assistent ou non aux matchs.Il serait étonnant que la spirale des salaires des joueurs se poursuive une fois les nouveaux stades construits Marché uber ailes ?Normand Bailla rgeoti Li" e film de Richard Desjardins soulève de nombreuses questions et a le mérite de les porter dans la sphère publique, où elles ne sont que trop rarement débattues.Parmi ces questions, il y a, de manière centrale et tout à fait cruciale, 11 ==** 1 celle de l’utilisation «rationnelle» et «saine» des ressources par des institutions économiques.Je souhaite la prendre d’un peu haut et à partir d’un point de vue (trop) peu entendu, que je présente cette semaine et que je m’efforcerai de réfuter la prochaine fois.?J’ai déjà eu l’occasion de vous parler ici des libertariens.Vous n’y êtes pas?Disons, pour être bref, qu’il s’agit d'une école de pensée économique (puis sociale et politique) pia-jeure de notre temps et qui prône le retrait complet de l’État des activités humaines, ou à tout Je moins une réduction draconienne de ses prérogatives (l'État serait en ce cas ramené à des fonctions essentiellement régaliennes — notamment: protection, justice).En tout et partout, pour ces libertariens, c’est l’institution du marché et la liberté que seule elle préserve et promeut vraiment qui assureraient la bonne et optimale marche des affaires humaines.Je tiens à souligner que ces libertariens sont de$ gens que je prends très au sérieux et que je lis beaucoup.A mon humble avis, les positions de gauche gagnent énormément à se frotter à ces gens et à leurs argumentaires, parfois très forts.Je serais même tenté de dire que, dans une certaine mesure à tout le moins, les positions de gauche sont riches et pertinentes à proportion de leur capacité de réfutation de l’argumentaire libertarien.C’est précisément le cas en matière d’écologie et d’utilisation «rationnelle» des ressources.Un exemple suffira ici: celui de la réflexion de Julian Simon, récemment décédé.Il me semble que toute réflexion écologique devrait se confronter à ses idées et j’admets pour ma part assez mal qu’on se dise écologiste au sens où ce mot est le plus couramment entendu sans avoir lu (et réfuté!) Simon.Mais le mieux est sans doute de vous raconter une petite anecdote —j’aime bien les petites anecdotes, pas vous?Én 1980, Simon a fait un célèbre pari avec un des illustres fondateurs de l’écologie contemporaine, Paul Ehrlich.Ce dernier est bien connu, notamment pour avancer une sorte de prophétisme catastrophique néo-malthusien: la Terre est surpeuplée, dit en substance Ehrlich, et elle ne peut déjà plus (et pourra de moins en moins) supporter notre utilisation démente des ressources naturelles qui nous conduit tout droit vers une inéluctable et mortelle destruction écologique avec à la clé une pollution incontrôlable, une extinction massive des espèces vivantes, des famines et ainsi de suite.Simon pose que cette conclusion est irrationnelle, qu’elle est un non sequitur auquel on aboutit par notre incapacité à raisonner sur des faits.Simon va donc, en quelque sorte, déplacer la question, pour la reposer sur le terrain où elle doit selon lui l’être, c’est-à-dire là où l’on peut raisonner sur des faits.On passerait ainsi de l’écologie, discipline largement vide de contenu, à la démographie et à l’économie, disciplines qui traitent de ce dont il est en fait question dans les propositions écologiques.Enfin, être rationnel sur ces sujets impliquera d’avoir recours à ces outils mathématiques qui permettent ici de penser rationnellement, à savoir la statistique et les probabilités.C’est ainsi que la réaction de Simon devant la récente, célèbre et solennelle Mise en garde des savants du monde à l’humanité (1670 signataires, dont 104 Prix Nobel) a été de dire, en substance: le sujet dont il est question dans ce rapport n’est pas la biologie, mais les conséquences humaines et économiques de nos actions.Ce qui relève de l’économie, de la démographie, de la statistique.Le pari fait avec Ehrlich en 1980 portait sur la disponibilité et les coûts de cinq métaux en 1990.Simon a gagné sur tout.«Toutes les mesures de bien-être matériel et environnemental, aux États-Unis comme dans le reste du monde; s’améliorent bien loin de se détériorer, concluait-il.Toutes les tendances à long terme que l’on peut examiner pointent dans la même direction, contrairement aux prédictions des éco-ca tastrophistes.» L’argument, au total, serait pro-croissance, pro-bien-être humain, pro-liberté, pro-vérité.L’inventivité, la liberté et la créativité humaine sont sans limite et, dans une économie de marché qui leur permet de se déployer, elles assurent l’accroissement du bien-être humain, démonstrativement, pour toute variable qu’on voudra considérer: espérance de vie, éducation, mortalité infantile, accès à l’information, liberté de mouvement, ad infinitum.En quelque sorte, donc, l’argumentaire écologiste est non seulement démonstrativement faux, mais il est aussi vague, ne porte sur à peu près rien.Ce sont des propositions métaphysiques, largement vides de sens et de contenu, liberticides, enfin, et reposant sur une sorte de haine ou de peur de la vie et des humains.Simon n’a pas manqué de rappeler, un peu vicelard, qu’alors qu'Ehrlich s’est abstenu d’avoir une grosse famille, lui souhaitait tout plein de petits Ehrlich, des humains libres et créateurs, notre ultime ressource infinie.Je ne sais pas ce que les libertariens — il y en a au Québec — diront du film de Desjardins.Sans doute qu’il prouve la nocivité des interventions étatiques dans la mesure où ce film vise juste et qu’il ne dit rien de substantiel ou alors de faussetés pour le reste.Quid de l’écologie, partant de là?J’y reviens la prochaine fois alors qu’on tentera de la penser par-delà l’argumentaire libertarien, à mon avis insuffisant.?Une lecture: The Ultimate Resource 2, Julian Simon, Princeton, NJ, Princeton University Press, 1996.baillargeon.normatid@uqam.ca Écrivez-nous ! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires de ses lecteurs et lectrices.Nous vous demandons de limiter votre contribution à 7000 signes (y compris les espaces) ou 1000 mots.Inutile de nous télé^ phoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redaction@lede-voir.com), mais dans tous les cas, n’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées, y compris votre numéro de téléphone.L’ÉQUIPE DU DEVOIR I a RÉDACTION lournalistes à l'information libérale et métropolitaine : Uuis Lapierre (adjoint au directeur de l’information), Sylvain Blanchard, Jean Chartier Me urbaine), Yves d'Avignon (sports)-, Paule des Rivières} (éducation) Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement), Judith Uchapelle Uiuise U-(ariualités Politiques municipales), Caroline Montpetit, Isabelle Paré (santé), Jean Pichette (justice), Serge Truffant (questions urbaines)-, Odile Tremblay (Horizons)-.Michel GarneauUcancatunste) ; Duane Precourt (pages editonales, responsable des pages thématiques)-, Martin Duclos et Christine lJurii-1/el tretecteuni- lacnues Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; A l’information culturelle : Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon (théâtre, danse), PaulCauchon (médias).Marie-Andrée Chouinard (livres et politiques culturelles), Brian Myles (cinéma), Jean-Pierre Legault, Clément run (mu ,', v l'infnrmntion économiouc Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), Robert Dutrisac, Benoit Munger, François Normand, Claude Turcotte ; à l'information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de I information), Guy Taillefer(éditorialiste), Claude Lévesque, à information noHtioue PUrrèf V^Neilf Manmi Corncllicr (correspondante parlementaire « Ottawa).Mario Cloutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec)-.Manc-Hélene Alane (secréta,reà la rédactw») ; Julie Tremblay ManeClaude Peüt (corn pol tique Ni ill, Ma n .?.«L, u)t Manon peronie Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITE ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice).Daniel Barbeau (directeur adjoint), Jacqueline Avnl, Jean de Billy, Gyslame Côté, Marlene Côté, Louane La ^c Œristhntrix'gauh Jacaïues A^fodeau Claire Paquet, Chantal Rainville, Micheline Ruclland! 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