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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-05-04, Collections de BAnQ.

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V o I.X C N " !) 7 LE DEVOIR PERSPECTIVES Partir ou rester là M O N T II K A L , I.E M A II DI 4 MAI IDÉES La chronique de Chantal Hébert: La condition gagnante de Jean Charest, page A 7 » !) » ÉCONOMIE Le dollar canadien dépasse les 69 uvait avoir un effet néfaste sur la santé humaine.Cette année, le ministère du Tourisme mise encore sur la faiblesse du dollar canadien par rapport à la devise américaine pour attirer les touristes en ses frontières.On vante aussi la qualité des services offerts.La campagne de l’été 1999, qui compte des messages écrits et des messages télévisés, vante les attraits des villes, des endroits de villégiature et des espaces sauvages québécois pour attirer les visiteurs.Car les attentes des touristes qui visitent le Québec ont changé avec les années, raconte Lucille Daoust, sous-ministre déléguée au Tourisme.Au delà du circuit traditionnel de Montréal-Québec et de la Gaspésie, les visiteurs cherchent entre autres à faire des expériences choisies, soit en se faisant gâter à travers le tourisme de villégiature, soit en,vivant des aventures de plein-air.A ce chapitre, le gouvernement du Québec a du travail à faire, comme en témoignent une série d’investissements récents dans les parcs provinciaux.production de plusieurs espèces aquatiques, mais une bonne saison pour la sauvagine».Les poissons n’ont pu atteindre cette année, faute de crue importante, tous les milieux humides propices à la reproduction et plusieurs sites de fraie ont été mis à sec prématurément.Mais les nids de canards n’auront pas été emportés par la crue, ce qui augure fort bien pour la reproduction à moins qu’une sécheresse importante au début de l’été n’atrophie les marais.Pour les agriculteurs, cette température n’est pas encore un problème, explique Sylvie Marier, mais elle pourrait le devenir.Actuellement, dit-elle, les agriculteurs profitent du beau temps pour faire leurs semis.Si les maraîchers craignent moins le prolongement du beau temps en raison de leurs systèmes d’irrigation, les grands producteurs céréaliers ne peuvent en dire autant et vont bientôt rêver d’une belle journée de pluie.Poursuites contre la CEQ : les parents grondent PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR La Fédération des comités de parents de la province du Québec demande à la Fédération des commissions scolaires d’intervenir auprès des commissions qui refusent de fournir des renseignements sur le débrayage illégal des enseignants, le 18 novembre dernier.Les commissions scolaires ont été invitées à fournir des renseignements sur les activités de leur syndicat d’enseignants le 18 novembre.Sans ces informations, le procureur général ne peut intenter aucune poursuite.Or la Fédération des comités de parents trouve que ce processus met beaucoup de temps à aboutir.Certains de ses membres lui ont suggéré d’exercer un recours collectif contre les auteurs du débrayage et les dirigeants de la Fédération des comités de parents ont refusé cette suggestion, estimant que la responsabilité revient aux commissions scolaires.«Nous croyons qu’il est de votre devoir d’intervenir auprès des commissions scolaires pour qu’elles acceptent de collaborer avec la procureure générale du Québec.Il nous apparaît important que la population sache que toutes les commissions scolaires, dans l'intérêt des enfants et des parents, sont prêtes à prendre les mesures nécessaires pour qu’il n'y ait plus dégrèves illégales», a écrit le représentant des parents, Gary Stronach, au président de la Fédération des commissions scolaires.Hier, le président de la FSCQ, André Caron, a dit qu’il n’y avait pas lieu «de sortir les canons».Il a rappelé que, sur 72 commissions scolaires, 50 avaient répondu à l’appel, alors qu’à six autres endroits les commissaires avaient décrété que le 18 novembre serait une journée pédagogique, donc sans classe.Mais les rares commissions scolaires qui ont refusé de répondre à l'appel comprennent la plus importante, la Commission scolaire de Montréal.La directrice de cabinet de la présidente, Diane De Courcy, a déclaré récemment que la décision de ne pas fournir les renseignements demandés «sera notre modeste contribution à l’avancement de la cause de l’équité salariale».Il faut dire que le comité de parents de la CSDM ne s’est pas mêlé de cette histoire parce qu’il a eu l'assurance que la journée de classe perdue serait reprise.Au bureau du ministre de la Justice, Linda Goupil, on répète que «nous étudions le dossier».Une porte-parole de la ministre a confirmé que plusieurs dossiers sont entrés mais qu’aucun geste n’a encore été fait.Le procureur a jusqu’au 18 novembre prochain pour entreprendre des poursuites.EN BREF Cocktail périlleux (PC) — La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) vient de lancer une vaste offensive à l’échelle du Québec pour bien signifier aux automobilistes que l’alcool et la conduite automobile constituent un cocktail fort périlleux.Le président-directeur général de la SAAQ, Jean-Yves Gagnon, a annoncé le lancement d’une opération visant à intercepter quelque 120 (XX) conducteurs dans des barrages routiers entre le 6 mai et le 6 juin.Routes à péage (PC) — Le conseil des ministres du Québec sera prochainement saisi d’un mémoire sur des projets de partenarial public-privé pour des travaux de construction de routes ou tronçons de routes à péage, a indiqué le ministre Jacques Baril, hier.!cff>iioute4ti& Gambard Vente et service technique % Lady Yacht-Master ROLEX GENÈVE I » I I V en acier et or 18 carats 630-A RUE CATHCART, MONTRÉAL, CENTRE VILLE • TEL.: 866-3876 Frappes de l’OTAN au Kosovo Le NPD rompt le front commun parlementaire La belle bicyclette ! I JACQUES NADEAU LE DEVOIR LA TRADITIONNELLE remise de bicyclettes de Jeunesse au soleil avait une couleur particulière cette année.L’organisme, qui fête son 45' anniversaire, a remis 45 bicyclettes et autant de casques protecteurs pour récompenser des jeunes qui, comme Jean-Noël Raymond-Jetté, sept ans, font du bénévolat et s’impliquent dans leur communauté.Hormone de croissance pour les bovins Une scientifique dénonce la négligence d’Ottawa Moins de Français ont visité le Québec en 1998 4 9 L K i) E VOIR.I.E M A R I) 1 I M Al I !» !» !» A 3 —-?LE' —3- MONTREAL Dans le Vieux-Montréal Des fouilles ont permis de localiser le château de Callières L’arroseur arrosé ?JACQUES NADEAU LE DEVOIR 1 ' ¦ iCM/l'e- #># UUv5\ UNE* 4, /VÉCEJ& ^ Forts d’un mandat de grève voté à 73 % le 20 avril dernier, les employés de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec à Montréal ont manifesté hier devant les bureaux de la FIIQ, rue Bleury.Les employés de la Fédération des infirmières descendent dans la rue ! JEAN CHARTIER LE DEVOIR Les archéologues ont achevé un quatrième sondage sur le site du château de Callières et ils proposent une relance du musée d'archéologie et d’histoire de Montréal autour d’un projet sur les 60 premières années de Montréal.Déjà le 14 mai, il y aura «classement comme site historique et site archéologique» du lieu de fondation de Montréal, le périmètre de la place Royale, de la place d’Youville et du château d’Hector de Callières par le ministre de la Culture.On cherche à situer la façade du château du gouverneur de Callières et le côté jardin, rue du Port.Malheureusement, le sol de l’ancienne taverne Joe Beef a disparu sous une dalle de béton.Cependant, le musée se propose d'acquérir un immeuble où le sous-sol n’a pas été bouleversé depuis 350 ans.On y étudie la période du contact avec les Indiens et la fondation de Montréal.Le groupe du programme de recherche en archéologie de Pointe-à-Callière explique dans un document préliminaire: «On ne connaît pas Montréal tant qu’on ne connaît pas son lieu de fondation; ce sont des traces toutes modestes, laissées par des gens qui vivaient bien et de peu, datts des constructions périssables.» Il ne reste rien du fort de Maisonneuve, ni du château du gouverneur Perrot à Montréal de 1668 à 1684.Mais on a trouvé des traces du château d’Hector de Callières, gouverneur de 1688 à 1704.Le sol noir de la fondation Levasseur de Néré n’a rien dessiné Des élections coûteuses pour Equipe Montréal (Le Devoir) — La campagne électorale a eu des allurys de plongée financière ixjur le parti Equipe Montréal.Les chiffres le confirment.En accord avec-la loi, la Ville de Montréal a complété la semaine dernière le remboursement aux partis politiques pour leurs dépenses électorales et Equipe Montréal fait figure de parent pauvre.Pour ¦ 526 548,42 $ de dépenses, la formation dirigée par Jean Doré n’a reçu que 5148,65 $.Seulement quatre candidats ont obtenu 20 % et plus des votes.Nouveau Montréal de Jacques Duchesneau a reçu un remboursement de 220 441,52 $ poyr des dépenses de 545 785,55 $.L’Equipe Bourque/Vision Montréal a obtenu 248 968,94 $ alors qu’il a dépensé 533 892,75 $.Ix* RCM a .encaissé 7 372,17 $ après avoir dépensé 182421,54$.sur sa carte de 1704 pour ce site.Mais le sondage montre un mur du Régime français au coin nord-ouest du château.L’archéologue Jean-Guy Brassard explique: «Sur la pointe, il y a neuf pieds de fouille au niveau archéologique et, sur les cinq derniers pieds, c’est le Régime français.Le sol est noir.C’est le sol d’origine.On tombe dans un sol organique à l’époque de la fondation.» «Il y a une période de cohabitation avec les Indiens, signale-t-il.Notre projet est basé sur la notion de fondation, un processus sur 40 ou 60 ans.L’idée, c’est d’explorer cette phase très peu connue de la fondation de Montréal.» Laurence Johnson, l’archéologue au laboratoire de Pointe-à-Callière, rue King, raconte: «Le premier fort en bois a été abandonné en 1672, démoli en 1683, les gens se sont servis du bois du fort pour les fenêtres de la première église Notre-Dame.Il n’en reste rien.» Un rapport précise que les recherches archéologiques n’ont pas permis de trouver les vestiges du premier fort de Ville-Marie.«Par contre, celles effectuées aux Jardins dYouville à l’ouest de la rue du Port et sur l’emplacemetit de la pointe à Callière permettent de situer le fort entre et sous les rues du Port et de Callière.S’il se rendait jusqu’à la rue Saint-Pierre, le sol n’en a pas conservé de traces du moins aux endroits fouillés.Une entrée du côté de la rivière Saint-Pierre devait exister, au niveau de la rue Saint-Nicolas, sur la place dYouville.» L’archéologie du quotidien Ix musée veut mettre l’accent sur l’archéologie du quotidien.Jean-Guy Brossard raconte: «On pensait avoir trouvé un coin du bâtiment de Callières après avoir superposé et étudié les plans PAUL CAUCHON LE DEVOIR Les journalistes québécois se sont dotés hier d’un Comité québécois pour la liberté de la presse, qui jouera un peu au Québec le rôle d’une section de Reporters sans frontières.En fait, après avoir analysé la possibilité de créer une vraie section québécoise de Reporters sans frontières, la EPJQ (Fédération professionnelle des journalistes du Québec) a plutôt décidé de créer un comité sur le modèle de l’organisme Journalistes canadiens pour la liberté d’expression, regroupement de journalistes anglophones qui militait déjà pour la liberté de presse dans le monde.Ce comité élargira la défense de la liberté de presse à l’échelle interna- anciens.» En premier lieu, les archéologues ont informatisé les plans de Gé-déon de Catalogne et de Chaussegros de Léry.En recoupant les sites, ils obtiennent une idée plus précise.Jean-Guy Brossard dit: «Ce terrain n’a jamais été bâti, exceptionnellement.La succession des titres de propriété laisse croire qu ’il y a un sol intact.Loccupation va jusqu’à la rue du Port.» Un sondage de 1969, à l’angle de la rue de la Commune, fût «la première excavation archéologique consciente» de la pointe à Callière.Il avait montré un moellon du mur d’enceinte en mauvais état, un profil de la berge; il protégeait le pavillon sud contre les glaces.Puis, un sondage de 1989 a moptré les vestiges à l’écurie du château.A un sondage de 1993, on a trouvé des artefacts du château de Callières, tels une pipe de céramique blanche de 1650 et un sceau en plomb de Rouen.«On est dans le site le plus ancien de la période historique de Montréal.Mais on ne trouvera pas des maçonneries monumentales à cause de la précarité de l’établissement.Ce sont des traces subtiles qu’on trouve.On a des témoignages, mais les vestiges du château, il n’en reste pas grand) • Dinnn Dropniirt ( ésnnnc a/Utnrinloc rorfwtucnhlo Hoe t\nnc« Martin Dnrlnc pt Phrictim* Dnmazpf (w/tf/’/ptm)1 larniiPü «lue, Kathleen lévesque (actualités politiques municipales).Caroline Montpetit, Isabelle Paré (santé) •renier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l’information culturelle : Michel Bélair (responsable).Stc nique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Benoît Munger, François Normand, Sergi ornellicr (correspondante parlementaire à Ottawa), Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants p.Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).IA PUBLICITÉ ET L£ MARKETING Marline Dubé (directe Sébastien Saint-Hilaire (publicitaires); Manon Blanchette-Turcotte, Geneviève Landry.Sylvie Laporte, Micheline Turgeon ; Martine Bérubé (seci Bédard, Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Christian Goulet, Marie-Josée Hudon, Christian Vien, Yanick L'Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc-Venne.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des sendees comptables), Jeanne-d'Arc CÜraeÜlieVoor^Onndante iarlementaire à Ottawa), Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec)-, Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; Julie Tremblay, Marie-Claude Petit (commis).U documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault, Manon Derome, Serge Laplante toucher) Rachel Rochefort (Ottawa) U PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (directeur adjoint), Jacqueline Avril, Jean de Billy, Gyslaine Côté.Marlène Côté, Louane Lavoie, Christiane Legault, Jacques A.Nadeau, Claire Paquet, Chantal Rainville.Micheline Ruelland, .'.-./-i -.i.c.i- *r—— .Martine Bérubé (secrétaire).IA PRODUCTION Jocelvn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production), Marie-France Turgeon (responsable de la production), Claudine k Martel, Olivier Zuida.SERVICE A IA CLIENTÈLE Johanne Brien (responsable), Hélène Gervais, Évelyne Labo n té (responsable à la promotion des abonnements), Monique : Houde (secrétaire à la direction) ; Céline Furoy, Patrick hike! (contrôleur), Ghislaine Lafleur, Danielle Nantel (secrétaire administrative), Nathalie Perrier, Danielle Pontôn, DanieilcRosTlA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur générât). I.K I) K V nil!.I.!•: M A l< I) I I M Al I !l !) !l A 8 11-?LE DEVOIR ?— ACTUALITES Fusillade dans une école d’Alberta Dernier hommage à un étudiant de 17 ans PRESSE CANADIENNE LIVRE SUITE DE LA PAGE 1 mais je pense que le danger n’est pas bien gros quand on y pense bien», ajoute M.I^eroux, précisant que «l’empire» Renaud-Bray ne s’étendrait qu’au Grand Montréal advenant la conclusion de la transaction.«C'est assez surprenant dans la mesure où la situation de Champigny semblait se redresser et où plusieurs croyaient qu’ils allaient tous les deux continuer à se livrer concurrence», explique Johane Phaneuf, directrice commerciale l>oqr le secteur français chez le distributeur Prologue.• A cause justement de la féroce concurrence que se sont livrée les deux chaînes au fil des ans, ouvrant des succursales l’une en face de l’autre, effleurant même il y a quelques années la possibilité d’une fusion, plusieurs ont d’ailleurs sursauté à l’annonce des fiançailles.«Mais si le mariage de ces deux-là peut fortifier l’ensemble, nous ne pouvons que nous en réjouir», a précisé hier Pierre Bourdon, directeur commercial de Messageries ADP, important distributeur dans le paysage littéraire québécois.Aucun signe avant-coureur — des comptes non payés, par exemple — n’indiquait toutefois une situation difficile du côté de Champigny.«Au contraire! Après la restructuration de l'an dernier [le président Raymond Talbot fermait alors trois de ses six librairies], nous avions plutôt l’impression que ça allait bien.C’est peut-être quand les choses vont bien que c’est le moment de vendre.» Le partenariat établi avec le Fonds de solidarité de la FTQ depuis les déboires financiers de Renaud-Bray en 1996 semble aussi peser lourd dans la balance des réactions.«Aujourd’hui, Pierre Renaud est appuyé par des conseillers financiers, des gens très pragmatiques —je parle du Fonds [de solidarité].Il est beaucoup mieux entouré qu'il y a deux ans», poursuit Pierre Bourdon.«Pour beaucoup, le partenariat avec le Fonds de solidarité inspire la confiance et est symbole de sécurité financière», ajoute Robert Leroux.On se rappellera qu’en 1996, les librairies Renaud-Bray étaient placées sous la protection de la Loi de la faillite et de l’insolvabilité.Créant une véritable onde de choc dans l’industrie du livre, cette situation était toutefois corrigée par le sauvetage effectué par le Fonds de solidarité de la FTQ.L’actionnaire avait alors acheté son partenariat — 49 % des actions — pour 1,7 million de dollars.Quant aux incidences directes sur le marché du livre, elles pourraient être «catastrophiques», juge le président de l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL), Pascal Assathiany, si la vocation de libraire de la nouvelle chaîne est supplantée par des intérêts mercantiles.«Si jamais le commercial devait prendre le dessus et que l’une ou l’autre des chaînes devait diminuer son fonds [de livres], ce serait une catastrophe, affirme celui qui est aussi à la tête de la maison Boréal et du distributeur Dimédia.Pour les éditeurs littéraires et de sciences humaines, ça aurait une incidence directe et plutôt embêtante.» Pour M.Assathiany, plutôt surpris de cette éventuelle transaction et lui aussi rassuré par la présence du Fonds de solidarité, le rachat de Champigny par Renaud-Bray ne représenterait tout de même pas la porte ouverte sur le phénomène de concentration comme on le connaît au Canada anglais et aux États-Unis.Mais il fait une mise en garde: «Quand un client [libraire] commence à représenter plus de 10 ou 12 % du chiffre d’affaires d’un distributeur, et que c’est concentré sur un même territoire, ça commence à être assez important comme phénomène.» Il a de nouveau été impossible de joindre hier le président de Champigny, Raymond Talbot, pour obtenir sa version des faits.On ne connaît encore aucun des détails de l’offre déposée par Pierre Renaud, ni non plus la hauteur de la participation financière, si tel est le cas, du Fonds de solidarité de la FTQ.Une rencontre de presse est prévue au moment de l’annonce.Taber, Alberta— Lors d’une cérémonie à la mémoire de son fils Jason, abattu mercredi dernier à l’école secondaire W.R.Myers dans la ville albertaine de Taber, le révérend Dale Lang a exprimé le souhait, hier, que les étudiants puissent de nouveau s’amuser dans cette école plutôt que d’y vivre dans la peur.«Seigneur, une chose terrible est arrivée ici mercredi», a déclaré le révérend Lang, alors qu’il se trouvait dans le couloir où son fils de 17 ans a été mortellement atteint par un jeune tireur de 14 ans.Une simple couronne signalait l’endroit précis où est survenu le drame.«Le diable est entré ici et nous devons nous en débarrasser.Alors au nom de Jésus, nous faisons sortir le diable de cette place.Au nom de Jésus, nous disons qu’il faut détruire la peur en cet endroit.» SUITE DE LA PAGE 1 Le projet de loi C-62, portant sur les droits de surface et une office de gestion des eaux, confirmerait la passation de ces îles aux mains du Nunavut, selon le député bloquis-te de Saint-Jean à Ottawa et porte-parole en matière autochtone, Claude Bachand.Il pense que les Cris et Québec ont tout intérêt à faire front commun contre Ottawa dans ce dossier.«J’ai dit à Matthew Coon-Come qu’on devrait d’abord s’assurer que les îles ne soient pas transférées au Nunavut.On pourra ensuite discuter entre nous et voir si on en fait une extension de la Convention de la Baie-James ou non.» Au cabinet du ministre des Affaires autochtones, la porte-parole Esther Boily explique qu’il n’y a pas de véritable alliance entre le gouvernement du Québec et les Cris sur la question des îles du Nunavut.Souvent opposés sur les questions de territorialité, notamment par rapport à l’éventualité de la souveraineté du Québec, le gouvernement québécois et les Cris ont récemment mis fin à des pourparlers sur le régime forestier en raison d’une action juridique entreprise par la nation crie.Lors de la signature de la Convention de la Baie-James en 1975, le ministre fédéral Judd Buchanan avait alors indiqué aux Cris, par lettre, qu’aurait lieu une négociation séparée sur le statut de ces îles septentrionales du Québec.Cet engagement a été répété en 1995 par le ministre Ron Irwin, mais les Cris et le Québec attendent depuis ce temps un geste d’Ottawa.C’est devant l’inaction du gouvernement fédéral et la création du Nunavut que les Cris ont présenté une demande d’injonction en février.De son côté, le Québec a réaffirmé sa position la veille de la création du Nunavut au gouvernement fédéral.«Les gouvernements du Québec font valoir depuis près d’un siècle que le territoire québécois devrait comprendre les îles, les eaux et les fonds marins adjacents à ses côtes.Plusieurs facteurs géographiques, économiques et socioculturels appuient cette démarche du Québec, parmi lesquels figurent l’occupation et la fréquentation des îles comme des milieux marins par des autochtones résidant au Québec», a écrit le ministre québécois des Ressources naturelles, Jacques Brassard, à la ministre fédérale des Affaires indiennes, Jane Stewart, le 30 mars dernier.Cette missive est restée jusqu’ici sans réponse.Les leaders cris demandent depuis des années également le début de négociations sur le statut des îles littorales du Québec.En 1995 et en 1997, le ministre Ron Irwin leur a répondu qu’il acquiesçait à leur demande en imposant toutefois ses conditions aux pourparlers.«Des négociations séparées concernant les revendications cries sur les îles et les milieux marins adjacents aux terres traditionnelles cries pourront débuter lorsque le cabinet aura Plus de 700 personnes ont assisté à une cérémonie commémorative dans le gymnase de l’école.L’épouse du premier ministre Jean Chrétien, Mme Aline Chrétien, de même que la ministre fédérale de la Justice, Anne McLel-lan, étaient présentes, de même que le chef de l’opposition réformiste Preston Manning et le premier ministre de l’Alberta, Ralph Klein.Des milliers d’autres personnes ont suivi la cérémonie retransmise dans un auditorium situé à proximité.Le révérend Lang s’est adressé directement aux collègues de classe de son fils Jason lorsqu’il leur a demandé de traiter les autres avec respect.«Si les 450 étudiants de cette école se souciaient les uns des autres, s’ils se respectaient et se traitaient en conséquence, il n’y aurait rien à craindre ici», a-t-il déclaré.Lejeune de 14 ans qui a tué Jason et blessé grièvement un autre étudiant était, semble-t-il, constamment la cible des moqueries et examiné et approuvé un mandat fédéral de négociation.La participation du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (et subséquemment du Nunavut) sera requise», écrivait-il le 25 avril 1997 au grand chef Matthew Coon-Come.En 1993, le premier ministre du Québec, Robert Bou-rassa, et sa ministre de l’Énergie et des Ressources, Lise Bacon, avaient tous deux relancé le dossier devant l’éventualité de la création du Nunavut.Dans les deux cas, le gouvernement Mulroney avait opposé une fin de non-recevoir.«Tout en accueillant favorablement le projet Nunavut, écrivait M.Bourassa à son homologué fédéral, je vous rappelle que le Québec possède des intérêts sur une partie du territoire qui pourrait être attribuée à ce gouvernement autochtone.» Mme Bacon soulignait, pour sa part, que ce sont des populations nordiques québécoises qui exercent leurs activités sur les îles devenant maintenant propriété du Nunavut.«Tant pour des raisons d’accessibilité et de disponibilité des services que des coûts engendrés par une telle situation, écrivait-elle à Ottawa, l’administration de ces îles ne peut se faire de façon raisonnable, efficace et économique qu’à partir du territoire québécois.» Le député Claude Bachand insiste d’ailleurs sur l’illogisme de la situation de certains trappeurs et pêcheurs cris qui pourraient être contraints d’aller quérir des permis à des milliers de kilomètres à Iqaluit, la capitale du Nunavut alors qu’ils effectuent leurs activités traditionnelles en ce moment en toute légalité, sans avoir à demander de permission à qui que ce soit.«Comment ces îles, dont plusieurs sont à un jet de pierre du sol québécois et sur lesquelles la présence crie est historique, peuvent-elles être gérées par le gouvernement du Nunavut?» En 1992, le géographe spécialiste du territoire québécois Henri Dorion faisait la distinction entre les îles rattachées au Québec à marée basse et celles plus éloignées, les unes faisant partie du Québec, les autres, non.«La loi est claire: toutes les îles du littoral non rattachées au continent à marée basse autour du Nouveau-Québec appartiennent aux Territoires du Nord-Ouest.Est-ce qu’elles “devraient” appartenir au Québec?Voilà une tout autre question.» Oui, répondait-il plus loin dans un texte publié par la Commission d’étude des questions afférentes à l’accession du Québec à la souveraineté.M.Dorion concluait que la loi devait être révisée parce que les peuples autochtones nordiques du Québec, comme les Cris et les Inuits, utilisaient depuis longtemps les îles littorales du Québec.«Un Inuit ou un Blanc qui prend son bain dans la baie d'Hudson à marée basse sort du Québec.Ça fait image, mais ça montre le ridicule de la situation.» des agressions des autres adolescents.Il a été accusé de meurtre prémédité ainsi que de tentative de meurtre.Il n’a pas encore enregistré de plaidoyer et doit comparaître devant un tribunal à Lethbridge, jeudi.Cette première fusillade mortelle en plus de 20 ans dans une école secondaire du Canada est survenue à peine une semaine après que deux étudiants de l’école secondaire de Littleton, au Colorado, eurent tué 12 de leurs collègues ainsi qu’un professeur, avant de s’enlever la vie.L’autre étudiant de Taber qui a été blessé doit bientôt subir une troisième intervention chirurgicale, dans un hôpital de Calgary, afin de retirer une balle de calibre .22 logée tout près de la moelle épinière.A Ottawa, les membres du Parlement ont observé une minute de silence et de prière, hier, pour la communauté de Taber ainsi que la famille de Jason Lang.leurs foyers et que des «preuves claires et sans ambiguïté» devaient démontrer qu’un retrait des troupes serbes de la province était «en cours».Belgrade doit enfin accepter la présence d’une «force internationale de sécurité crédible» et les Albanais du Kosovo doivent pouvoir vivre «en sécurité» grâce à un système A'«autonomie».Mais c’est à propos de la composition d’une future force de maintien de la paix que Bill Clinton a manifesté des signes de souplesse, peu de temps avant de recevoir Viktor Tchernomyrdine.Cette force, a déclaré Bill Clinton, doit représenter une «large force internationale de sécurité» au sein de laquelle l’OTAN doit jouer un «rôle» ou, dira-t-il plus tard, une «grande part».L’Alliance insistait jusqu’ici pour que l’OTAN constitue le «noyau» de cette force.Les Russes, a précisé aussi Bill Clinton, seraient les bienvenus dans cette force, ainsi que, «peut-être», les Ukrainiens et d’autres pays en majorité de confession orthodoxe, comme les Serbes.«Nous nous féliciterions, a-t-il précisé enfin, que les Nations unies adoptent une telle force de sécurité».Autant de précisions et de signaux en direction de Moscou, qui est opposé à une force dirigée par l’OTAN au Kosovo et qui a reproché à l’Alliance d’avoir contourné l’autorité de l’ONU dans la crise actuelle.Ces déclarations du président américain revêtent d’autant plus d’importance que l’ancien premier ministre russe Viktor Tchernomyrdine était reçu hier soir à la Maison-Blanche.Il doit présenter le résultat de ses entretiens vendredi à Belgrade avec le président Slobodan Milosevic.Il est aussi porteur d’un message du président Boris Eltsine à Bill Clintonsur la crise du Kosovo.Les États-Unis et les autres pays de l’OTAN attachent une importance certaine au rôle d’intermédiaire que peut jouer la Russie pour tenter de résoudre la crise actuelle, alors que les frappes de l’Alliance durent depuis plus d’un mois.Bill Clinton avait reçu juste avant Viktor Tchernomyrdine le pasteur Jesse Jackson, qui a obtenu la libération le week-end dernier des trois soldats américains prisonniers des Serbes depuis fin mars.Le défenseur des droits civiques a lancé un appel très clair en faveur de la négociation avant d’être reçu à la Maison-Blanche.Jesse Jackson a mis en garde les États-Unis contre la tentation de «l’arrogance du pouvoir».«La force, a-t-il lancé, devient faiblesse si elle s’abandonne à la tentation de l’arrogance et de l’invulnérabilité.» Aucun signe avant-coureur n’indiquait une situation difficile chez Champigny NUNAVUT CLINTON SUITE DE LA PAGE 1 S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir-, www.Iedevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 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des erreurs dramatiques» SUITE DE LA PAGE 1 Seule l’indépendance permettra à l’Écosse de tenir vraiment compte des régions.» Il faut savoir que le nouveau Parlement n’aura pratiquement aucun pouvoir de taxation, surtout pas celui d’annuler les taxes décrétées par Westminster à qui l’oq reproche ses dépenses somptuaires.Mais les Écossais n’ont-ils pas toujours été de loyaux sujets de Sa Majesté?«Plus le souvenir de la Seconde Guerre mondiale s'estompe, dit Fergus Ewing, plus les jeunes s'identifient à l’Europe et moins ils sont attachés à l’Union.» Les sondages récents semblent lui donner raison: 44 % des électeurs entre 18 et 34 ans soutiennent l’indépendance, comparativement à 32 % pour les 35-64 ans.Une nation distincte L’acte d’Union, ça vous dit quelque chose?Les Écossais en parlent à la manière des Canadiens d’avant 1867.Certains utilisent même le mot «traité», un terme que les tribunaux n’ont jamais accepté puisque l’Union est née d’une loi de Westminster.Cela n’empêche pas les Écossais d’avoir toujours été considérés par les Britanniques comme une nation distincte, explique le politologue anglais Bernard Crick.La sémantique canadienne sur la «société distincte» fait ici sourire les conservateurs aussi bien que les nationalistes.Contrairement au pays de Galles (qui élit aussi son assemblée jeudi), l’Écosse a volontairement sacrifié son Parlement en 1707 pour rejoindre le Royaume-Uni, où elle a conservé ses églises, ses lois et son système d’éducation.Ixi langue n’a jamais posé problème puisqu’à cette époque, déjà, moins de 15 % des Écossais parlaient gaélique.«Ijes souverains se sont généralement souciés de rappeler le caractère multinational de leur empire, explique Bernard Crick.Georges IV n’ira-t-il pas jusqu'à porter le kilt?» Vojlà qui explique peut-être le nationalisme tranquille des Écossais.Selon plusieurs analystes, sa renaissance dans les années 80 est d’abord le résultat des maladresses du gouvernement conservateur de Margareth Thatcher.«À cause de son manque flagrant de culture politique et de ses origines, 'Thatcher n’a jamais rien compris à l’Ecosse et fit des erreurs dramatiques», dit Bernard Crick.la Dame de fer faillit provoquer une véritable insurrection en expérimentant en Écosse sa célèbre poll tax, une taxe destinée à remplacer l’impôt foncier et que devait payer chaque citoyen, riche ou pauvre, bébé comme étudiant.Le Skye Bridge reste dans les Highlands le symbole de cette incurie.11 en coûte 10 $ pour traverser cet ouvrage construit par l’entreprise privée à l’époque des privatisations à tout crin.Ia pont est pourtant (avec un traversier) le seul lien du continent avec l’île Skye, l’une des plus belles du monde.Les travaillistes avaient promis d’abolir le payage, mais ils n’ont rien fait.Les nationalistes sentent chez ces derniers une méfiance croissante à l’égard du sentiment national écossais.Leur refus d’installer le parlement la où il siégeait en 1707, sur Carl- ton Hill, au cœur d’Édimbourg, est vu comme un affront à l’histoire.Les travaillistes ont préféré construire un nouveau bâtiment proche de la résidence royale de Holyrood.Alex «Braveheart» Pas surprenant que les indépendantistes restent forts dans le nord du pays, où se trouve d’ailleurs la circonscription du chef du SNP, Alex Salmond.Cet ancien économiste de la Royal Bank of Scotland, surnommé Alex «Braveheart» (une allusion au film du même nom), a entièrement rénové le parti dans les années 80.Ses talents de publicitaire sont reconnus par tous.La semaine dernière, les Ecossais en ont eu une brillante démonstration alors qu’il était invité à une soirée de charité en compagnie de Tony Blair, mais sans droit de parole.Dès que le premier ministre s’est mis à critiquer les indépendantistes, à la manière des participants des quiz télévisés, il a brandi un carton sur lequel était inscrit le mot «Bluff>.N’empêche que, s’il ne livre pas la marchandise, le brillant polémiste pourrait avoir du fil à retordre avec les purs et durs de son parti.Margo MacDonald est un des leaders de cette tendance qui refusaient même il y a deux ans de voter oui au référendum sur le Parlement écossais.Le -SNP, qui semble avoir perdu tout espoir d’arriver premier, mise sur le second bulletin de vote que déposeront dans l'urne les électeurs.En Écosse, l’élection des députés dans chaque circonscription est doublée d’un scrutin de liste proportionnel.Le SNP attribue sa chute dans les sondages à la férocité de la campagne travailliste, qui parle de «divorce» sur des CHRISTIAN RIOIJX Edimbourg — «L’enjeu de cette élection, c’est l’indépendance», a déclaré au Devoir Alex Salmond, chef du Scottish National Party (SNP), le parti indépendantiste écossais qui tire de l’arrière derrière les travaillistes.A 48 heures de l’élection du premier Parlement écossais depuis 300 ans, le chef du parti indé|>endantiste a entrepris de secouer ses troupes et diffuse sur tous les écrans une publicité mettant en vedette le célèbre interprète de James Bond, Sean Connery.Encouragé par les sondages, selon lesquels le fossé entre travaillistes et indépendantiste se rétrécit, le bouillant leader prédit «des résultats spectaculaires» pour son parti aux élections de jeudi.«Nous revenons de la tombe», reconnaît un organisateur du parti moins enthousiaste.Au coude à coude depuis des mois avec les travaillistes de Donald Dewar, les indépendantistes qui proposent un référendum sur l’indépendance au cours de leur premier mandat tiraient depuis peu de l’arrière par une vingtaine de points.I,es derniers sondages accordent aux tra- photos en noir et blanc.Plusieurs tabloïds à sensation se sont fait un plaisir de publier de vieilles photographies de Sean Connery serrant la main de Tony Blair ou de ministres travaillistes.L’opposition d’Alex Salmond à l’action de l’OTAN au Kosovo — «une folie impardonnable», dit-il — a aussi refroidi de nombreux partisans du SNP Sa remontée récente dans les sondages est probablement liée à la volonté des électeurs de ne pas donner une majorité trop forte à un gouvernement travailliste qui a déjà tous les pouvoirs à Westminster.Le ministre travailliste George Robertson avait dit que la dévolution tuerait le nationalisme écossais.Dennis MacLeod est convaincu du contraire.Aussi vrai que le paisible Loch Ness cache un mystère entretenu depuis des siècles, un nationaliste sommeille au fond de chaque Écossais, dit-il.«Qu’il perde ou qu’il gagne, le SNP ne sera plus jamais le même après cette élection.Il, passera de huit députés à Londres à une quarantaine à Edimbourg.Ses budgets de recherche seront multipliés par dix.Ses représentants seront chaque jour à la télévision écossaise.» Même s’il perd l’élection de jeudi, le SNP pourra jour après jour accuser Londres de restreindre les pouvoirs de la nouvelle assemblée, reconnaît Bernard Crick.S’il gagne, les Écossais connaîtront les charmes d’un premier référendum et môme d’un second.Car, dans i’éventualité d’un oui, le SNP en promet un autre sur le maintien de la monarchie.«On pourrait même imaginer un SNP au pouvoir incapable de faire l’indépendance», dit Bernard Crick.Welcome to the party! vaillistes environ 45 % des voix.Il pourrait ainsi leur manquer entre trois et huit élus pour obtenir les 65 sièges (sur 129) nécessaires à un gouvernement majoritaire.Les rumeurs de coalition entre travaillistes et libéraux démocrates (à qui l’on .accorde une douzaine de députés) se multipliaient hier à Edimbourg.Donald Dewar a admis la semaine dernière qu’une réunion avait eu lieu dès 1996 pour envisager une telle possibilité.Celle-ci pourrait forcer les travaillistes à revenir sur l’augmentation des frais de scolarité décrétée récemment, une revendication centrale des libéraux et des indépendantistes.Avec un peu plus de 60 députés, les travaillistes pourraient malgré tout essayer de former seuls le gouvernement.Alors que le soutien au SNP tourne autour de 31 %, Alex Salmond entend consacrer ses dernières énergies à dénoncer les projets de privatisation de certains services hospitaliers et scolaires.Pour la plupart des militants indépendantistes, plus de 40 députés serait un résultat acceptable.Dans l’éventualité d’une coalition avec les libéraux, ce qui semble peu probable, ces derniers devraient accepter la tenue d’un référendum.Les indépendantistes tirent de l’arrière
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