Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 1999-08-26, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
?FONDÉ EN 1910 ?LE DEVOIR Ixi cynisme consiste à voir les choses telles qu’elles sont et non telles qu’elles devraient être.(0.Wilde) PERSPECTIVES De subventions en mises à pied M O N T R É A L .L E .1 E UDI 2 (î A O Û T I il !) il POLITIQUE Victimes du sang contaminé: Marois ne bronche pas, page A 4 Mllü ?CULTURE La radio de la SRC: une saison de légers ajustements, page B 8 8 7 C + TAXES = I $ / T O R 0 N TO 1 $ LE MONDE Daguestan: une victoire russe au goût amer, page A 5 Il y a deux mois et trois jours précisément, le gouvernement fédéral avait accordé 155 millions à la compagnie Pratt & Whitney afin de soutenir ses efforts en R-D.La somme allouée devait assurer entre autres choses le maintien du niveau alors constaté des emplois.Et voilà qu’une fois l’argent versé dans les coffres de la compagnie, cette dernière annonce le licenciement quasi immédiat de 300 emplois et de 400 autres d’ici quelques mois.Comprenne qui pourra.Le 22 juin, le ministre fédéral de l’Industrie, John Manley, remettait 155 millions aux patrons de Pratt & Whitney et prenait soin de préciser que cette énième aide financière se traduirait par la création de 368 emplois dans les secteurs du génie de soutien et de la production à l’usine de Longueuil.Président et chef de la direction de l’entreprise, David Caplan avait pour sa part soutenu que les millions accordés par Ottawa permettraient «de conserver des emplois chez nous tout en maintenant des activités à valeur ajoutée au Canada».Bref, à entendre ces notables, le bonheur était dans le pré.On se rappellera que ces 155 millions avaient été alloués dans le cadre du programme baptisé Partenariat technologique Canada, communément appelé le PTC.Toujours est-il que, selon les termes ou plutôt les obligations afférentes à ce programme, l’entreprise commence à verser des dividendes au gouvernement à partir du moment où la vente de produits fabriqués grâce à cette subvention s’amorce.De par sa nature, ce programme est évidemment beaucoup plus avantageux que, par exemple, les prêts qu’accorde la Banque fédérale de développement Avec le PTC, la compagnie rembourse, on le répète, si elle vend ses produits.Autrement dit si tel n’est pas le cas, si elle ne vend pas, c’est tout bénéfice.Pas tout à fait, mais enfin.Ainsi donc, 300 personnes seront condamnées ces jours-ci au chômage.Pratt & Whitney a attribué cette nouvelle saignée dans le personnel au fait que certains de ses clients, soit les fabricants d’avions, avaient décidé de reporter à plus tard des programmes d’acquisitions.Soit dit en passant, la charrette de chômeurs que Pratt & Whitney vient de confectionner n’est pas temporaire mais bel et bien permanente.Bref, c’est 300 postes supprimés pour des lunes.Ces 300 postes s’ajoutent aux 900 qui sont passés à la trappe il y a tout juste un an.En effet, le 28 août 1998 Pratt & Whitney avait commandé la mise à pied de personnes travaillant plus particulièrement à la division ingénierie, soit en R-D.Quinze mois auparavant.Le 10 janvier 1997, Pratt & Whitney avait obtenu 147 millions.Toujours du gouvernement fédéral, toujours dans le cadre du PTC qui, entre autres choses, revient à soulager la compagnie sur le front des risques.Plus exactement, le PTC revient dans les faits à lever en partie l’hypothèque du risque inhérent à la R-D.Lors de la remise du chèque, les autorités, soit les ministres et les patrons de la compagnie, avaient promis—juré, craché — que ces 147 millions favoriseraient le maintien ou la création de 1100 emplois.Récapitulons, ça vaut le coup.Il y a plus d’un an, l’entreprise reçoit 147 millions auxquels sont rattachés 1100 emplois.D y a deux mois, elle reçoit 155 millions auxquels sont rattachés 368 emplois.Elle perçoit donc près de 300 millions en deux ans auxquels sont rattachés 1468 emplois, sur plusieurs années il est vrai.Chose certaine, Pratt & Whitney a récolté près de 300 millions et supprimé 1200 emplois.Comprenne qui pourra.Pour se défendre ou en guise de justification, la direction de l’entreprise ne cesse pas d’affirmer et de répéter que ses principaux concurrents jouissent de subventions beaucoup plus importantes de la part de leurs gouvernements respectifs.Lorsque le 22 juin dernier le président de la compagnie, David Caplan, a reçu 155 millions, il a encore une fois déclaré: «Nos concurrents des Etats-Unis, d’Europe et d'ailleurs bénéficient régulièrement de l’aide financière de leurs gouvernements et, contrairement à ce qui se fait au Canada, la majeure partie de cette aide n’est pas remboursable.» Généralement, les aides financières évoquées par le président de l’entreprise découlent des contrats militaires qui, par définition, par essence, sont évidemment le fajt des gouvernements et seulement des gouvernements.A cet égard, il faut rappeler et souligner que Pratt & Whitney est la filiale à part entière de la compagnie américaine United Technologies dont le siège social est situé à Hartford, dans le Connecticut.Cette entreprise, comme toutes les entreprises de son importance aux Etats-Unis, bénéficie des commandes émanant de la Défense.Si tel est le cas, s’il est vrai que les autres gouvernements subventionnent beaucoup plus que ne le fait Ottawa les entreprises du même type, alors c’est à se demander ce que font les fonctionnaires des instances internationales chargées, comme l’Organisation mondiale du commerce, de veiller à ce que le jeu de la concurrence se fasse en fonction de règles censées être égales pour tous.Remarquez, à entendre la direction de Pratt & Whitney, on se dit qu’au fond ces instances doivent nourrir un préjugé défavorable à l’endroit du «made in Canada».Comprenne vraiment qui pourra.S e rge T r u ffa u t ?M É T É 0 Montréal Québec Nuageux avec Ciel variable.éclaircies.Max: 28 Min: 13 Max: 28 Min: 18 Détails, page B 5 -q INDEX Annonces.A4 Le monde.A5 Avis publics.B 5 Culture.B 8 Économie.B 2 Éditorial.A 6 Les sports.B 5 Montréal.A3 Mots croisés.B 5 Politique.A 4 Horizons.B 1 Télévision.B 7 www.ledevoir.com Une contre-offre de Lufthansa aurait l’appui des pilotes d’Air Canada Le Bloc réclame la convocation immédiate du comité des Transports GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR La résistance continuait toujours de s’organiser hier, au lendemain de l’offre formulée par le tandem Onex-American Airlines.Air Canada poursuivait les discussions avec ses partenaires de Star Alliance quant à la stratégie à adopter.Mais déjà, Air Canada peut miser sur l’appui d’United Airlines et de Lufthansa, alors que les pilotes du transporteur ont souligné vouloir faire partie de l’offensive.Pendant ce temps, le Bloc québécois a demandé, hier, la convocation immédiate du comité des Transports afin de faire la lumière sur le rôle du gouvernement fédéral dans ce dossier.Le scénario de la contre-offre était d’ailleurs retenu en Bourse hier.L’action d’Air Canada a poursuivi sur sa lan- cée, gagnant 80 C sur le parquet torontois pour terminer la séance à 9,50 $.Ce cours se situe maintenant à 15 % au-dessus du prix de 8,25 $ l’action offert par Onex.Mardi, en réaction à l’annonce voulant qu’Onex se porte acquéreur de Canadien International et d’Air Canada pour regrouper le tout en une nouvelle compagnie aérienne, les principaux partenaires d’Air Canada dans l’alliance Star, soit United Airlines et Lufthansa, ont rappelé que leur relations d’affaires étaient d’une importance fondamentale.Tel que le soulignait Le Devoir hier, le transporteur allemand Lufthansa allait plus loin en précisant qu’il voulait, avec les autres partenaires de Star, «explorer toutes les options possibles visant à assurer la présence continue d’Air Canada au sein de l’équipe Star».Car une fois complété, le scénario retenu par Onex prévoit que le nouvel Air Canada se joindra à l’alliance Oneworld, pilotée par American Air- lines et par British Airways, et délaissera le système Apollo d’United Airlines pour se relier au système de réservations informatisé Sabre, propriété d’Ainerican Airlines.Et Lufthansa d’insisten «Même si notre coopération repose sur un succès commercial commun, nous n'avons jamais écarté l’établissement d’une relation encore plus intime à des fim stratégiques.» A cette position, le président de l’Association des pilotes d’Air Canada, Jean-Marc Bélanger, a confirmé une nouvelle fois hier que les employés du transporteur pourraient être intéressés «à investir davantage dans [leur] entreprise».Au cours d’un bref entretien, M.Bélanger a ajouté que les employés d’Air Canada pourraient être partie prenante à une opération visant à contrer les visées d’American Air- VOIR PAGE A 8: LUFTHANSA le rabais sur toute la courant mmm Soldes?Quels soldes?¦ saisonniers temporaires c dans la vente.Sà- V) .11 h\on cfMtnt viui 10**2* * Samedi 8 h 30 h n h JACQUES GRENIER LE DEVOIR EATON ferme, la liquidation est en branle.et on offre quand même des emplois?Des emplois très temporaires puisqu'on sait déjà que la célèbre compagnie fermera définitivement ses portes au mois de décembre.D’ici là, la marchandise est en solde.Mais pour les aubaines du siècle, il faudra repasser.Lire nos informations en pages A3 et B 4.Ottawa mise sur le 1-800-0-Canada Le gouvernement fédéral rompt avec Québec une entente qui remontait à 1986 sur les renseignements aux citoyens JEAN CHARTIER LE DEVOIR Ottawa va mettre fin le 30 septembre à une entente avec le Québec qui remonte à 1986, une entente renouvelée tous les deux ans et qui consistait en im guichet unique pour informer les citoyens sur les services offerts par les deux gouvernements.Cela permettait une économie de 1,1 million à même les fonds publics et réduisait les délais d’attente pour les citoyens qui cherchent à être informés sur l’ensemble des services gouvernementaux.Une autre province, le Manitoba, offrait un tel service.Le ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux du Canada, Alfonso Gagliano, a frit aviser le ministre responsable de Communication-Québec, Robert Perreault, que le gouvernement fédéral a une «nouvelle orientation stratégique» pour «établir un lien avec les Canadiens».A compter du 30 septembre, a appris Le Devoir, le gouvernement fédéral coupera les fonds qui permettent l’embauche de 19 agents de Communication-Québec informant les citoyens sur les services disponibles par l’un et l’autre gouvernement Robert Perreault Dorénavant le gouvernement du Canada aura «un seul centre d’appels national pour répondre à 1-800-O-Canada», a précisé J.Guité, le directeur de l’entente fédérale-provin-ciale entre les gouvernements du Canada et du Québec pour la prestation de services d’information dans le cadre du programme Référence Canada, en expédiant une lettre à André D’Astous, le sous-ministre associé aux Relations avec les citoyens.Le ministre Perreault a répondu le mois dernier dans une lettre au ministre Gagliano, en faisant part de son étonnement quant au non-renouvellement de cette entente, ce qui va «à l’encontre des orientations qui guident les travaux du Secrétariat du Conseil du trésor du Canada concernant la restructuration de la prestation des services publics».M.Perreault ajoute à l’endroit de son vis-à-vis fédéral: «En effet, dans le cadre de cette réflexion, le Secrétariat favorise plutôt que l’implantation de guichets uniques regroupant les services fédéraux, provinciaux et municipaux dans la délivrance de services puisse être assumée par l’un ou l’autre des gouvernements.» Alfonso Gagliano VOIR PAGE A 8: OTTAWA Le livre blanc de Louise Harel Transport en commun : tout privatiser KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Québec propose trois scénarios de restructuration des services de transport en commun pour la région de Montréal, dont l’un prévoit la privatisation de la STCUM, de la STL et de la STRSM.C’est ce qui ressort du chapitre concernant le Grand Montréal dans le Livre blanc sur la réforme de la fiscalité et des structures, qui doit être rendu public prochainement et dont Le Devoir a obtenu copie.Dans ce document, le transport en commun apparaît comme l’un des quatorze champs de compétence qui seront dévolus à une nouvelle superstructure régionale.Cette instance dont les membres seront élus au suffrage universel est la priorité de la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, telle que déjà exprimée et maintenant écrite dans la version du 12 août.Mme Harel souhaite faire le ménage parmi les structures régionales existantes et cela vaut pour la Société de transport de la communauté urbaine de Montréal (STCUM), la Société de transport de Laval (STL), la Société de transport de la Rive-Sud de Montréal (STRSM) ainsi que l’Agence métropolitaine de transport (AMT).Trois scénarios sont proposés avec des variations importantes quant au niveau de chambardement et de délai de mise en application.Un premier scénario frit de la superstructure régionale, le Conseil métropolitain de Montréal (CMM), le seul responsable de l’organisation des services sur le territoire prévu, qui regroupe 74 municipalités et éventuellement 97.«Les sociétés de transport cessent d’exister en tant qu’entreprises publiques appartenant aux municipalités.Leurs prin- VOIR PAGE A 8: PRIVATISER?Une autre superstructure?«On est en train de créer un monstre» KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le monde municipal montréalais se montre prêt à fourbir ses armes pour contrer les intentions de Québec concernant la création d’une superstructure régionale qui a tout du «monstre» permettant un énième délestage gouvernemental.L’onde de choc ne s’est pas fait attendre alors que Le Devoir rendait public hier le chapitre montréalais du livre blanc sur la réforme de la fiscalité et des structures régionales.La ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, doit le déposer officiellement d’ici quelques semaines.«On est en train de créer un monstre.Mais on ne laissera pas Mme Harel démolir le monde municipal», a affirmé sur un ton tranchant Yvan Deschênes, maire de Rosemère et porte-parole de l’ensemble des municipalités de la couronne nord (MRC Des Moulins, Thérèse-de-Blainville, L’Assomption, Deux-Montagnes, Mirabel et Rivière-du-Nord).Ce dernier souligne qu’avec la volonté ministérielle de créer une superstructure régionale élective avec de vastes champs de compétence (voir texte ci-dessus) on réduit les municipalités à leur plus simple expression.Il restera tout au plus, se scandalise M.Deschênes, le service des loisirs, le déneigement ainsi que l’entretien des rues et trottoirs.La priorité clairement exprimée dans le projet d’énoncé politique quant à la mise en place d’une nouvelle structure appelée Conseil métropolitain de Montréal fait craindre à Pierre Bourque que Montréal et son maire y soient com- VOIR PAGE A 8: MONSTRE » 778313000672 LE DEVOIR.LE .JEUDI 26 AOÛT 1999 A 2 LES ACTUALITES Les pharmaciens maintiennent leur démission Une situation qui pourrait être «du jamais vu» Alors que les pharmaciens des établissements de santé réitèrent leur menace de démission en bloc, les dirigeants d’hôpitaux s’inquiètent de plus en plus des conséquences d’un tel mouvement, qui constituerait un précédent dans le domaine de la santé au Québec.sentiels ils seraient tenus d’assurer.«Nous sommes sidérés de l’irresponsabilité du gouvernement», dit Patricia Lefebvre, présidente de l’Association des pharmaciens des établissements de santé (APES).Les démissions ont été déposées il y a deux mois, a rappelé TAPES.Et ses membres tentent depuis huit ans de négocier le rattrapage salarial qui les placerait sur le même pied que les biochimistes, une profession qu’ils jugent équivalente.La dernière étude portant sur la relativité salariale, a indiqué MARIE-CLAUDE DUCAS LE DEVOIR Les pharmaciens en établissements de santé ont rappelé, hier, que le mot d’ordre de démission en bloc de leurs membres tient toujours et dénoncé le refus du gouvernement de négocier le réajustement salarial qu’ils réclament./Les démissions, en vigueur le 7 septembre, pourraient littéralement paralyser les hôpitaux, d’autant plus qu’on hé sait toujours pas quels services es- Mme Lambert, donnait raison aux pharmaciens, mais le Conseil du trésor en a refusé les conclusions.«Un tel exercice de relativité est fait pour tenir compte des particularités dans le système, mais quand on arrive devant des cas particuliers comme le nôtre, on se fait dire: pas question», a ajouté Manon Lambert, directrice générale de TAPES.«Davantage de mauvaise foi que cela, tu meurs!» Le rattrapage salarial demandé par les pharmaciens est de 17 %.L’APES compte environ 1000 membres qui travaillent dans quelque 250 établissements.Ceux-ci sont entre autres responsables, dans les hôpitaux, de l’administration des médicaments par voie intraveineuse.Dans les hôpitaux, on espère encore ne pas devoir faire face aux conséquences d’une telle démission en bloc.«Ce serait catastrophique, dit André Du-charme, directeur général à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont.Ils sont responsables, sur le plan juridique, de l’administration des médicaments.Et il n'y a pas un patient, parmi ceux qui sont hospitalisés, qui n'en reçoit pas.» Les pharmaciens ont aussi un rôle à jouer pour préparer les patients qui recevront encore des médicaments par voie intraveineuse après leur retour chez eux.«Leur rôle a pris de l’importance depuis une douzaine d’années, ajoute le Dr Ducharme.Ils participent, avec les médecins, à définir les traitements.» C’est d’ailleurs un des points que souligne TAPES pour réclamer un rat- trapage salarial.«Les hôpitaux font face à une pénurie d’effectifs, dit aussi la présidente, Patricia Lefebvre.Cinq ans après avoir reçu leur diplôme, le tiers de nos membres ne travaillent plus en établissements.Ils sont recrutés par des pharmacies privées ou des compagnies pharmaceutiques qui offrent des conditions beaucoup plus avantageuses.» À Maisonneuve-Rosemont, par exemple, quatre des 22 postes ne sont pas pourvus.«Et on appréhende l’avenir, même si le conflit se règle, dit André Ducharme.Plusieurs songent à quitter» L’Association des hôpitaux du Québec (AHQ) fait écho à ce genre d’inquiétude.L’AHQ a déjà déposé, devant le Conseil des services essentiels, des plaintes que le conseil doit encore examiner.Les pharmaciens sont régis par la loi 172, adoptée en juillet dernier lors de la grève des infirmières.Toutefois, il faut encore déterminer de quelle façon traiter une telle vague de démissions, à laquelle on n’a jamais assisté dans les services de santé.«Cest un dossier tellement nouveau, les implications sont très compliquées juridiquement», dit Robert Lalonde, porte-parole du conseil.«On n’a jamais vu ça, dit Michel Bissonnet-te, porte-parole de l’AHQ.Il fout à tout prix qu’une solution soit trouvée.» Au cabinet de la ministre de la Santé, Pauline Marois, on se contente de dire qu’on est toujours ouvert à la négociation, exactement comme le dit TAPES.«Mais jusqu’à présent, leur idée de négocier, c’est de se foire accorder leur rattrapage d’emblée.», dit l’attaché de presse de la ministre, Dominique Lebel.M.' EN BREF Fous au volant 'Ottawa (PC) — Certains roulent «collés» au pare-chocs de la voiture qui précède, d’autres adressent des signes injurieux à l’endroit des autres automobilistes: la plupart des conducteurs au pays admettent conduire parfois de façon agressive.Une enquête menée à la grandeur du pays révèle que 93 % des personnes âgées de 18 à 20 ans et 75 % des 50 ans et plus admettent avoir conduit au moins une fois de façon dangereuse au cours de la dernière année.Par conduite dangereuse on entend conduire trop près de la voiture qui précède, rouler à tombeau ouvert, dépasser par la droite ou sur l’accotement faire des gestes déplacés, changer de voie sans signaler son intention ou se garer ‘4ans un espace qu’un autre conducteur .'s’apprêtait à occuper.Le sondage, dont lés résultats ont été rendus publics hier, a été effectué en juillet auprès de 1022 Canadiens pour le Conseil de la sécurité du Canada et l’Alliance de l’ader.Miami vice -Miami (AFP) — Quarante-sept per-.sonnes ont été arrêtées hier matin et vont être accusées d’être membres d’un réseau de trafic de drogue à Miami, a annoncé un porte-parole de l’agence antidrogue américaine (DEA).Au total, 55 personnes impliquées dans ce trafic seront inculpées: deux fonctionnaires des Services de l’immigration et de la naturalisation (SIN), un shérif adjoint du comté de Broward (Floride), 39 employés d’American Airlines ou contractuels travaillant pour cette compagnie et 13 employés du service de restauration à bord Lufthansa Sky Chefs, selon le porte-parole de la DEA Brent Eaton.«La majorité d’entre eux ont déjà été arrêtés, pour la plupart à leur domicile, deux d’entre eux ont été arrêtés à l’aéroport» de Miami, a-t-il déclaré.Le shérif adjoint du comté de Broward travaillait à temps partiel comme porteur de valises d’American Airlines.Soldat oublié Ottawa (PC) — Un ancien Casque bleu canadien affirme avoir été abandonné, à demi conscient, dans un hôpital de Gambard Vente et service technique ROLEX CENÈVE Day-Date en or 18 carats «Tomatina»! Zagreb en 1993, pendant que les autres membres de son bataillon rentraient au pays à la fin de leur mission en Croatie.Craig Van Dongen dit que de graves blessures à la tête le forcèrent à être hospitalisé pendant dix jours, au cours desquels il ne vit aucun autre Canadien.Ses camarades ne furent pas autorisés à lui rendre visite avant de quitter le pays.Les parents du soldat, qui habitent à Brantford, en Ontario, s’inquiétèrent en constatant qu’il n’était pas de retour avec ses camarades, mais ils durent attendre plusieurs jours avant d’être informés que leur fils se trouvait à l’hôpital.Entre-temps, Craig Van Dongen avait été transféré dans un hôpital militaire américain, d’où il leur avait téléphoné pour les rassurer sur son état de santé.D n’avait ni passeport, ni argent, ni carte d’identité à part sa carte des Nations unies et les plaques de son chien.D dut emprunter de l’argent à une infirmière américaine pour s’acheter une brosse à dents et quelques sous-vêtements.Ses parents reçurent en octobre 1993 une lettre de l’armée présentant des excuses pour ce qui fut qualifié de problème de communication.Quant au jeune homme, qui était âgé de 26 ans à l’époque, il n’a jamais reçu ni excuses ni explications.Frais universitaires toujours en hausse Ottawa (PC) — Les étudiants de niveau universitaire devront faire face à une nouvelle hausse substantielle des frais de scolarité lorsqu’ils retourneront en classe cet automne, faisait savoir Statistique Canada hier.Néanmoins, cette augmentation sera inférieure à la moyenne de celles enregistrées ces cinq dernières années, a précisé l’organisme fédéral.Les frais imposés aux étudiants de premier cycle en arts ont augmenté en moyenne de 7,1 % qu pays pour Tannée scolaire 1999-2000.A titre de comparaison, ces mêmes frais avaient progressé de 11 % lors de chacune des deux années précédentes, et de 9 % en moyenne au cours de chacune des cinq dernières années.Cet automne, un étudiant en arts inscrit au premier cycle paiera en moyenne 3379 $ en frais de scolarité, comparativement à 3156 $ un an plus tôt S’A '-C \ SVrAf HEINO KALIS REUTERS FIDELES à une tradition vieille de plusieurs décennies, des milliers de personnes se sont joyeusement battues hier à coups de tomates dans la ville espagnole de Bunyol, à l’occasion de la fête annuelle de la «Tomatina».Plus de 30 000 personnes étaient présentes pour cette édition 1999, certaines ayant même fait le voyage depuis le Japon et l’Argentine, selon les autorités de la ville, située à 40 km au nord de Valence, sur la côte est de l’Espagne.Présumée fraude électorale dans la région montréalaise Le DGE enquête «Les preuves existent Elles peuvent être trouvées si on fait un bon travail de recherche.» ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR La décision du Directeur général des élections (DGE) de se pencher sur les prétendues fraudes électorales ayant cours sur la scène municipale de la région de Montréal a fait naître bien des espoirs.Le DGE a confirmé hier avoir chargé quatre personnes de mener «une cueillette d'information sur certaines prétendues irrégularités en matière de financement et de scrutin dans plusieurs municipalités de la région de Montréal».Cette «cueillette d’information», que Ton tient à distinguer d’une véritable enquête qui pourrait cependant être déclenchée par la suite si les preuves amassées sont suffisantes, aurait été décidée «suite à des plaintes et informations reçues» dernièrement.On ignore jusqu’à quand elle se prolongera.Le DGE se prévaut ainsi d’une récente modification de son mandat, adoptée le 19 juin dernier, qui étend sa compétence, autrefois limitée au financement, à l’ensemble du processus électoral municipal.La mesure arrive après que de nombreux médias eurent rapporté l’existence d’un véritable réseau d’organisateurs mercenaires passés maîtres dans la fraude électorale, qui agiraient en échange de contrats publics et auraient notamment sévi à Montréal, Laval, Lon-gueuü, Terrebonne, Anjou, Saint-Laurent, Saint-Léonard, Lachenaie, Le Gardeur et La Plaine.Pour le chef du parti Option Laval, Philippe Garceau, l’ouverture de l’enquête répond à une demande exprimée officiellement par les cinq conseillers d’opposition à la fin du mois dernier.Révélant avoir déjà reçu la visite d’un des enquêteurs, Philippe Gar- ceau reconnaît cependant nourrir peu d’espoir quant aux chances que justice soit rendue aux victimes d’hier.«Il est probablement déjà trop tard pour trouver les preuves nécessaires pour porter des accusations formelles en rapport aux élections passées.» Il se console toutefois en pensant que les prochaines élections seront mieux surveillées et que cela incitera probablement les candidats délinquants à réviser leurs méthodes.«On n’a jamais eu de problème avec le fait que les partis politiques engagent des gens d’expérience pour organiser leur campagne.Le problème, c’est lorsque ces gens-là n’apparaissent pas dans le rapport des dépenses d’élections ou lorsqu’ils emploient des moyens illégaux comme celui défaire voter des "poteaux".» Candidate à la mairie aux élections de 1997 à Terrebonne, Lorraine Bégin croit qu’il en faudra plus pour civiliser la politique municipale.Heureuse de la nouvelle initiative du DGE, elle estime que son succès dépendra du degré de volonté politique pour lui donner des dents.Dans le pire des cas, craint-elle, la nouvelle pression appliquée sur les fraudeurs les incitera seulement à raffiner leurs méthodes.Plus catégorique que M.Garceau, elle déclare: «Les preuves existent.Elles peuvent être trouvées si on fait un bon travail de recherche, mais surtout si on a la volonté de mettre en lumière le réseau qui s’est établi.» Malheureusement, tout ce travail d’enquête ne servira à rien si Ton n’est pas prêt à imposer des sanctions suffisantes.«Donner juste des amendes de quelques milliers de dollars à ces firmes-là serait ridicule.Les profits qu’elles retirent par la suite sont tellement grands qu'elles n’en tiendront pas compte.» Un premier avis officiel sur les sages-femmes MARIE-CLAUDE DUCAS LE DEVOIR Le premier rapport gouvernemental sur la pratique des sages-femmes au Québec souligne que 8 des 19 décès à la naissance survenus parmi les grossesses suivies par des sages-femmes auraient pu être évités et recommande plus de collaboration avec les autres professionnels de la santé.«L’étude ne blâme pas les sagesfemmes, souligne cependant le Dr Renaldo Battista, président du Conseil d’évaluation des technologies de la santé du Québec, qui a mené l’étude.C’est une constatation qui porte sur tout le contexte qui entoure la profession.» D’autre part, souligne-t-il, le taux de mortalité des nouveaux-nés en maison de naissances, où pratiquent les sages-femmes, n’est pas différent du taux provincial lorsqu'on tient compte de données tels l’âge maternel.La pratique des sages-femmes a été autorisée par une loi provinciale en 1990, dans le cadre de pro-jets-pilotes.Sur les 19 cas de mortinaissances survenus jusqu’en août 1998, le conseil a conclu que 11 étaient inévitables.Les soins ont été jugés inappropriés dans dix dossiers, même si on a jugé que, dans deux cas, les soins inappropriés étaient sans rapport avec le décès.Les soins inappropriés, ajoute le rapport du conseil, semblent être associés aux facteurs suivants: difficulté à reconnaître un problème et à offrir le suivi adéquat lorsque le problème est diagnostiqué, difficulté de communication entre les professionnels, délais face aux situations urgentes, définition ambiguë des responsabilités professionnelles dans les cas de transfert de soins et de suivi conjoint.A l’Ordre des sages-femmes du Québec, on a accueilli sans trop de surprise les conclusions du rapport, quand même attendu, dit-on, depuis plusieurs mois.«Plusieurs de ses recommandations sont déjà en 630-A RUE CATHCART, MONTRÉAL, CENTRE VILLE • TEL: 866-3876 Grand solde d’été fl U ^lulo 402-hommc* 50% et plus Costumes d’été, importés d’Italie laine - coton - lin rég.Solde 399 $ Vestes d’été, importés d’Italie laine - coton - lin rég.Solde 299 $ Pantalons ÎOO % laine, importés d’Italie rég.JLSolde 99 $ Pantalons ÎOO % coton, importés d’Italie rég.X£*r% Solde 75 $ 1118, rue Sainte-Catherine O., Suite 200, Montréal (Québec) H3B 1H5 té!.: 861-3636 Du lundi au vendredi de 9 h 30 à 18 h Samedi de lOh à 16h « après 18 h sur rendez-vous seulement Tous les soirs < ride; Cancers du sein: un médicament qui promet PRESSE CANADIENNE Un médicament prometteur vient d’être autorisé par Santé Canada pour le traitement de certains types de cancer du sein, au stade avancé.Les spécialistes y voient un progrès majeur.Ce médicament, le Herceptin, a été administré en plus de la chimiothérapie aux femmes qui avaient un cancer du sein avec métastase et dont les cellules surproduisaient un gène qu’on appelle HER2.Ainsi administré pour ce type précis de cancer, le Herceptin aurait permis de ralentir la progression du cancer, accéléré la réduction de la tumeur et amélioré la survie de 24 % (de 20 mois à 25 mois).Il faut cours d’implantation, dit Gertrude Lavoie, présidente de Tordre, notamment en ce qui concerne les normes de pratique et la formation.» Le gouvernement du Québec a décidé de légaliser la pratique des sages-gemmes à partir de septembre en vertu de la Loi sur les sages-femmes, adoptée le 19 juin dernier.Jusque-là, huit projets-pilotes ont été mis sur pied dans des maisons de naissances.«Avec la nouvelle loi, les sages-femmes vont être encore davantage intégrées au système de santé», dit Gertrude Lavoie.Elles pourront, par exemple, compléter le suivi de leurs patientes qui décident d’accoucher à l’hôpital plutôt qu’en maison de naissances.Jusqu’à présent, dans de tels cas, les sages-femmes devaient remettre toutes responsabilités aux médecins.Une formation universitaires sera par ailleurs offerte, à compter de septembre, aux futures sages-femmes, à l’Université du Québec à Trois-Rivières.toutefois préciser que seulement 25 à 30 % des femmes atteintes de cancer du sein ont ce type de cancer qui entraîne une surproduction du gène HER2.Et l'amélioration du taux de réponse ne touche que 50 % des patientes ayant ce type de cancer.Malgré ces nuances, les spécialistes y voient un médicament fort prometteur, parce qu’il agit différemment des autres traitements.Le Dr Jean Latreille, oncologue et hématologue à l’hôpital Charles-Lemoyne de Greenfield Park, sur la Rive-Sud, fait remarquer que ce type de cancer est plus virulent que les autres formes.Le Herceptin «ne guérit pas le cancer du sein» mais il constitue, pour le moment, «une meilleure arme pour combattre» ce type de cancer. LE DEVOIR.LE JEUDI 26 AOÛT 199 9 A 3 -* LE DEVOIR - MONTREAL Pmidationfr Après le congé estival, la bisbille reprend à la Commission scolaire de Montréal (CSDM), où le conseil des commissaires de la rentrée, le 1" septembre, s’annonce mouvementé.La pomme de discorde: une décision du comité exécutif de faire installer des classes préfabriquées pour pallier le manque d’espace.JEAN PICHETTE LE DEVOIR Le comité exécutif de la CSDM a décidé, mardi, de faire installer deux classes préfabriquées à l’école Sainte-Catherine-de-Sienne et une autre à l’école Côte-des-Neiges, toutes deux situées dans le quartier Côte-des-Neiges, afin de combler le manque de places.Chacune de ces unités, au coût de location de 25 000 $, sera installée dans la cour d’école.Les coûts de cette mesure temporaire seront transmis au ministre de l’Educa-tiop, François Legault A la CSDM, on ajoute que d’autres unités pourraient s’avérer nécessaires, le nombre exact d’élèves n’étant connu qu’à la rentrée.L’appel de soumissions aura lieu en début de semaine prochaine, et un maximum de dix jours est prévu avant que les installations soient prêtes à accueillir les enfants.Entre-temps, les élèves seront intégrés dans d’autres classes ou placés dans des locaux d’arts plastiques.Depuis le partage des édifices scolaires consécutif à la mise en place des commissions scolaires linguistiques, il manque 3000 places à la CSDM, toujours en négociations avec le ministre Legault sur cette question.Le chef de l’opposition au conseil des commissaires, Michel Pallascio, du Rassemblement scolaire confessionnel (RSC), dit douter que la décision du comité exécutif soit conforme à la décision adoptée par le conseil le 16 juin der- nier.Rappelons que le conseil avait alors rejeté une entente de principe conclue par sa présidente Diane de Courcy avec le ministre Legault Cet accord prévoyait la cession de deux écoles de la Commission scolaire English Montreal à la CSDM, écoles dans lesquelles le ministère investirait 700 000 $.Le conseil avait également décidé de ne pas injecter d’argent pour la construction de nouveaux locaux.Selon M.Pallascio, «on risque de se retrouver avec une solution temporaire qui deviendrait temporairement permanente».Une solution qu’il déplore d’autant plus que «le milieu n’a pas été consulté».Le commissaire dissident du Mouvement pour une école moderne et ouverte (MEMO), Robert Cadotte, juge quant à lui cette décision intolérable.«Je n’en reviens pas qu'on gaspille l’argent de la population comme ça alors que de l’espace, il y en a.» M.Cadotte estime que cette décision a été «téléguidée par le ministre», qui affirmait d’ailleurs en février der- nier que «ce serait du gaspillage que de permettre la construction d’écoles si nous avons des surplus».Les cinq membres dissidents du MEMO estiment que la loi qui a permis la répartition des immeubles scolaires, à la suite de la constitution des commissions scolaires linguistiques, a désavantagé les francophones, qui auraient dû recevoir des immeubles supplémentaires pour une valeur de 77 millions.«Sans compter, ajoute M.Cadotte, que la English Montreal va louer des espaces locatijs qui vont lui rapporter six millions de plus pour ses élèves.» Le prochain conseil s’annonce en tout cas houleux.«La présidente joue un jeu dangereux.C’est le conseil qui doit diriger.La loi dit que le pouvoir du comité exécutif est défini par le conseil, qui lui délègue des pouvoirs.Or le conseil a décidé qu 'il ne devait pas y avoir de construction et que le déficit ne devait pas dépasser le budget, adopté en juin, de plus de 2,4 millions.Tant qu’on n’aura pas les 100 000 $ du ministère, on excède ce montant.» Entrée mouvementée à la CSDM Pomme de discorde: trois classes préfabriquées dans le quartier Côte-des-Neiges JACQUES GRENIER l.E DEVOIR Eaton offrait hier 20% de rabais sur presque toute la marchandise.» Première journée des soldes chez Eaton \ ^ A la recherche d’aubaines cachées 'A JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Prêts?Pas prêts?Liquidez! Chasseurs d’aubaines et nostalgiques de la belle époque se sont rués chez Eaton, hier, pour la première journée ¦ des soldes de liquidation.Avec 20 % de rabais sur pratiquement toute la marchandise, il fallait néanmoins fouiller pour trouver les vraies aubaines.Les curieux, du moins, ont été comblés, i Sur le coup de midi, ils étaient nombreux à profiter de leur heure de dîner pour aller voir à quoi ressemble une liquidation finale chez le magasin Eaton du centre-ville de Montréal.Mais si le grand magasin avait parfois des airs de samedi après-midi de décembre, les clients ne sortaient pas nécessairement avec de gros sacs.Curieusement, l’affluence n’était pas au rayon des vêtements pour dames, mais plutôt à celui des vêtements pour hommes.Les messieurs ont flairé la bonne affaire, ou alors les aubaines y étaient plus intéressantes.«Ça dépend de ce que vous cherchez», a soupiré une vendeuse du rayon des •robes de mariage.Celle-ci, comme à l’habitude, nouait les rubans de satin .des robes de mousseline blanche et lissait les voiles des mannequins inexpressifs.Il n’y avait pas foule au rayon, les robes et accessoires y étaient soigneusement rangés, ce qui contrastait avec le fouillis du rayon de la lingerie.«Il n’y a pas d’aubaines ici, a dit une dame en quittant un rayon de vêtements pour dames.Finalement, un solde de 20 %, c'est comme les soldes de fin d’été.» En effet, plusieurs clients, après avoir lu l’étiquette du vêtement et fait un petit calcul rapide, repartaient en laissant la marchandise.¦ A part le rayon des vêtements pour hommes, les chasseurs d’aubaines se sont retrouvés aux rayons de la lingerie, des vêtements pour enfants et des articles de maison.Les services de vaisselle, serviettes ou petits appareils ménagers de ce rayon semblaient s’envoler rapidement et les vendeurs étaient rares.D’ailleurs, à plusieurs endroits, on avait posé des affiches invitant les clients à se rendre directement au comptoir-caisse plutôt que d’attendre qu’un commis vienne les aider.«On ne sait pas trop ce qui va se passer.Au moins, il y a plus d’espoir pour nous que pour les employés des autres magasins.On devrait avoir du travail jusqu’en décembre», a confié une caissière entre deux ventes.Celle-ci travaille à temps partiel dans le grand magasin, comme la plupart de ses collègues.«J’avais un très bel horaire pour pouvoir étudier en même temps.J’étais même supposée retourner au cégep cet automne.Mais j'ai fait une croix là-des-sus.Le cégep, c’est moins cher que l'université, mais avec un loyer à payer.» En cette période d’adieux du légendaire grand magasin de la rue Sainte-Catherine, une rumeur courait selon laquelle le célèbre restaurant du neuvième étage avait déjà fermé ses portes.«Le fournisseur a cessé de livrer la semaine dernière», a expliqué une vendeuse.Le 9", une salle à manger ajt déco copiée de celle du paquebot L’île de France, avait été ouvert en 1931.Vérification faite, le restaurant est toujours ouvert, pour l’instant, et les employés distribuaient un mot de remerciement à la «chère et belle clientèle».«Soyez assurés que pour le temps qu’il nous reste à opérer ce beau bateau, vous pourrez attendre de nous le meilleur des services et une cuisine digne du 9.Souhaitant que notre bateau voguera encore longtemps, Gérard, Carole, l’équipe cuisine et salle à manger vous disent merci.» EN BREF Ménard est prudent Québec (PC) — Le retour du trans- ¦ port routier à la Sûreté du Québec pourrait constituer la «meilleure solution dans l’intérêt du public».Mais le .ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, affirme prudemment qu’il ne tranchera pas seul cette question qui oppose la Société de l’assurance automobile du Québec et la SQ.«La SQ soutient que, si nous pouvons faire partie de la solution, nous sommes prêts à le faire, mais il faudra évidemment que l’on dispose des budgets adéquats pour assumer cette responsabilité», a déclaré M.Ménard, à son arrivée au conseil des ministres à Québec hier matin.«Si r.la’.meilleurc solution, dans l’intérêt public, ce n’est pas la SQ.que le ministre - responsable le reconnaisse et vice versa», ¦ ' a-t-il ajouté.Un rapport de la SQ, coulé à la presse mardi, précise que le gouvernement ferait des économies de 5,6 ¦ millions de dollars en transférant le contrôle routier de la SAAQ à la Sûreté du Québec.M.Ménard a indiqué hier 1 avoir lu ce rapport et admettait y avoir décelé «un certain nombre d’avantages .: sur le plan de l’efficacité» mais dit .devoir évaluer les «économies possibles» ¦ établies par la SQ.Selon le ministre, - un comité «particulier» auquel partici-\r peraient des membres du Conseil du .>ttésor et du ministère des Finances ¦1 devrait évaluer ce scénario d’un transfert du contrôle routier à la SQ.Lû&raiÆ* Faire rire.c’est tout un art! un art! René tW.inet ioû'OwI i Le clown René Bazinet ISBN 2-89381 -629-0 - 96 p.- illustré 12,95$ m iwi—i mi ««—i whitiiii m tu m r nu nu ~rr~~< Les Éditions LOGIQUES inc.En vente partout Distribution exclusive: Québec-Livrea L’île de France d’Eaton est classé JEAN CHARTIER LE DEVOIR La ministre de la Culture, Agnès Maltais, a émis hier un avis d’in-teption de classement du restaurant L’Ile de France, au neuvième étage du magasin Eaton, que d’aucuns considèrent comme le cœur même du centre-ville de Montréal.«H fallait que ça aille vite, a déclaré au Devoir Mme Maltais, avant que quelqu’un n’acquière Eaton.C’est une procédure régulière.Nous voulions classer le neuvième étage depuis longtemps.Quand il y a eu l’annonce, j'ai demandé qu'on procède très rapidement.C’est un endroit public et il est souhaitable qu’il le reste.» L’avis a été signé en fin d’après-midi hier et il prend effet immédiatement.Il assure la protection de tous les espaces intérieurs du célèbre neuvième étage, le plus bel ensemble art déco de Montréal.L’avis concerne également le mobilier, les éléments décoratifs et la collection d’objets de restauration.C’est l’architecte du palais de Chaillot, Jacques Carlu, qui s’est inspiré des grands paquebots de la ligne Cunard pour dessiner cette beauté architecturale de 1930, la salle à manger du vaisseau au summum de l’art déco à Paris, lors de l’ajout de trois étages au magasin Eaton, qui se donnait ainsi une allure inégalable par ses compétiteurs.En vertu de la Loi sur les biens culturels, quiconque souhaite faire des représentations concernant le projet de classement bénéficie d’un délai de trente jours.Pour sa part, le ministre bénéficie d’un délai d’un an, renouvelable, pour inscrire officiellement le neuvième étage du magasin Eaton au Registre des biens culturels.Il s’agit d’une œuvre art déco intérieure, le grand œuvre à Montréal, la signature de renom dans les magasins à rayon.A côté, le magasin Morgan a perdu des plumes à l’extérieur depuis la prise en charge par une compagnie de l’Quest.La pierre rouge importée d’Ecosse est cachée à l’avant et sur le côté du grand immeuble datant du début du siècle par une marquise de tôle qui défigure complètement les façades qui rivalisaient autrefois avec Eaton.Par contre, le magasin de Timothy Eaton n’a pas souffert d’un tel maquillage lourd à l’extérieur, non plus qu'au neuvième étage.Mme Maltais tenait à donner un avis de classement ultra-rapide, avant toute intervention possible par des huissiers ou par une nouvelle compagnie acheteuse.Il s’agit de sa troisième intervention de classement depuis sa nomination.Elle a en effet classé le site où a échoué le paquebot Empress of Ireland, au large de Rimouski, et elle a émis un avis d’intention de classement à la E.B.Eddy, l’usine d’allumettes sur la rive de l’Outaouais, à Hull.Cette usine de pierres était menacée de destruction, dit-elle.Eaton constitue le troisième avis de classement émis par Mme Maltais.LesuUnieilleiirs trotteurs au monde LE TROT MONDIAL r^nnTfTOi?T^r»,',PrTrrTri^ 7440 boulevard Décarie 51d.739.2741 SAMEDI 28 août 1999 HS Début des octivilés 11 h - Début des courses 13h30 IJ1PPODROME ITs, itHOVTtLU L E I) E V (HR, L E .1 E U 1) I 2 I» A OUT I !) «) ts à un arrangement», avait ajouté M.Dahlane, membre de l’équipe de négociateurs palestiniens.Selon l’accord de Wye d’octobre 1998, Israël devait libérer 750 détenus palestiniens.Au total, 250 ont été relâchés par le gouvernement israélien précédent de Benjamin Nétanyahou, mais 150 étaient des détenus de droit commun alors que l’Autorité pales- Éhoud Barak tinienne considère qu’ils auraient tous dû être des détenus politiques.Du coup, l’Autorité considère que seuls 100 prisonniers .ont été relâchés et réclame que l’État hébreu en élargisse 650 autres.Israël, pour sa part, ne veut relâcher que 500 prisonniers, dont un contingent de détenus de droit commun, ce qui est jugé inacceptable par les Palestiniens.Des centaines de prisonniers palestiniens poursuivent depuis lundi une grève de la faim pour exiger leur libération.Israël argue que la plupart de ses quelque 2000 détenus politiques palestiniens appartiennent aux organisations intégristes Hamas et Jihad islamique, hostiles aux accords d’autonomie palestinenne conclus en 1993.M.Dahlane a indiqué que «des arrangements de principe ont déjà été conclus sur les autres dossiers en suspens: l’ouverture de routes reliant la bande de Gaza et la Cisjordanie [via Israël] pour les Palestiniens, la création d’un port à Gaza et la coopération économique».TURQUIE Ankara promet des règles de construction strictes ASSOCIATED PRESS ET REUTERS Istanbul — Largement critiqué, notamment pour sa lenteur à réagir après le séisme du 17 août, le gouvernement turc a promis hier d’imposer des règles de construction plus strictes pour éviter que ne soient bâtis des immeubles comme ceux qui ont été réduits en miettes par le tremblement de terre.Huit jours après le séisme de magnitude 7,4 qui a dévasté une large portion de l’ouest de la Turquie, faisant 12 514 morts selon le dernier bilan, des secouristes gardaient encore un espoir, aussi infime soit-il, de re-tropver des survivants.A Cinarcik, un faubourg de la ville côtière de Yalova, les équipes de secours ont été appelées en hâte sur le site d’un immeuble en ruines, où des habitants avaient signalé avoir entendu des bruits provenant d’une masse de béton.Quatre frères portés disparus sont supposés être ensevelis sous cet immeuble, a expliqué le colonel Numan Arslanyer, chef du centre de crise de Yalova.Des secouristes turcs, bulgares et allemands travaillaient intensivement hier pour tenter de les retrouver.«Nous n’avons pas perdu espoir de retrouver des survivants et nous ne perdrons pas espoir», a déclaré le colonel Arslanyer.La dernière personne sortie vivante des décombres, un petit garçon de quatre ans, a été retrouvée lundi.Plus d’une semaine après la catastrophe, le décompte des victimes restait difficile à établir.Le bilan officiel du séisme a du reste été revu à la baisse.Les chiffres qui avaient atteint les 17 997 morts mardi après la découverte de nouveaux corps ont été corrigés hier par les autorités, qui ont expliqué que le nombre de victimes confirmées à Izmit était bien moindre qu’annoncé précédemment.Un responsable de la cellule de crise du gouvernement a expliqué sous couvert de l’anonymat qu’une erreur avait été commise lors de la saisie des données d’Izmit sur ordinateur.Les quelque 200 000 personnes que le séisme a laissées sans abri ont vu leur situation aggravée par deux jours de pluie, lundi et mardi.Beaucoup ont mis en cause le gouvernement et l’armée, accusés notamment d’avoir tardé à réagir après la catastrophe.Le premier ministre Bulent Ecevit s’est défendu hier contre ces accusations.«Bien sûr, les gens ont le droit d’être nerveux, de se plaindre, mais il s’agit d’une catastrophe naturelle», a-t-il déclaré sur la chaîne américaine CNN.Le chef du gouvernement a toutefois promis que des mesures seraient prises afin de contrôler la construction MICHAEL DALDER REUTERS Il ne reste plus rien de la maison de cette dame à Adapazari.immobilière.Nombre des immeubles qui se sont effondrés comme des châteaux de cartes sous la violence du séisme avaient été construits dans du béton mélangé avec du sable de plage.Des secouristes ont raconté avoir même trouvé des coquillages dans les débris de béton.Interrogé par l’agence turque Anatolie, l’important promoteur Veli Gocer a reconnu qu’il avait utilisé du sable de plage dans son béton, sans en avoir mesuré le danger.«Je n’ai pas une licence de promoteur, je ne suis pas un constructeur», a-t-il expliqué.Il a reconnu qu’un sixième des 3000 appartements qu’ils avaient construits — et qu’il vendait sous l’alléchant slogan «Pour tous les budgets!» — s’étaient effondrés.Veli Gocer s’exprimait depuis une cachette.Il a toutefois déclaré à l’agence Anatolie qu’il se présenterait à la police une fois que les passions seraient retombées.La communauté internationale se mobilise pour évaluer les besoins.Une délégation de l’Union européenne est arrivée hier en Turquie et se rendre dès aujourd’hui sur les lieux du séisme.Le ministre finlandais des Affaires étrangères Tarja Halonen était accompagné par le commissaire européen aux Relations extérieures Hans van den Broek.Des milliers de morts et de blessés «escamotés» Les responsables turcs se sont renvoyé hier la responsabilité de la publication, la veille, d’un bilan provisoire erroné faisant état d’exactement 17 997 morts et de plus de 42 000 blessés à la suite du séisme d’il y a une semaine.Un responsable du ministère de l’Intérieur au centre de crise a assuré hier que le bilan provisoire s’établissait en fait à 12 514 morts et 27 176 blessés, précisant que l’erreur venait du dénombrement des victimes dans la province de Kocaeli, la plus touchée par le séisme, notamment ses villes d’Izmit et de Goelcük.Mais, pressé par Reuters de dire comment une telle erreur pouvait s’être produite, il a répondu: «Comment pourrions-nous savoir pourquoi cela est arrivé?Demandez donc à la province de Kocaeli pourquoi ils nous ont fourni de mauvaises données!» Sollicité à son tour, le vice-gouverneur de la province, Kemal Karadag, chargé d’établir le bilan local à l’intention des autorités centrales d’Ankara, a imputé l’erreur aux services du ministère de la Santé.«Ce n’est pas notre boulot de calculer le nombre de morts.Les chiffres nous parviennent du département régional de la Santé», a-t-il déclaré à Reuters.Le directeur du département de la Santé pour la province de Kocaeli, Orahn Ince, interrogé à Izmit, a exclu la possibilité que quelques milliers de personnes signalées mortes par ses services aient pu ressusciter en quelques heures.Soulignant que ses subordonnés accomplissaient un travail cohérent, il a ajouté: «Dès après le tremblement de terre, nous avons recensé un à un les corps retirés des décombres et nous les avons signalés au ministère.» Le mystère continue donc, pour le moment, à entourer les circonstances de ce faux pas.Quant au bilan définitif, il n’est toujours pas connu et les autorités d’Ankara se gardent de le prédire.La semaine dernière, elles avaient informé les Nations unies qu’il pourrait atteindre les 40 000 morts, étant donné le nombre de personnes estimées ensevelies.Mais, lundi, elles ont demandé 45 000 linceuls en plastique, alors que, avec le déblaiement des décombres, des milliers de victimes sont d’ores et déjà inhumées à jamais.Le paysage politique russe se précise Les réformistes ne parlent pas "%; d’une seule voix La présidente du TPI épingle Zagreb PERSPECTIVES Daguestan: une victoire au goût amer Véronique Soûlé Libération Moscou — Les forces russes ont finalement réussi à déloger les rebelles jslamistes du Daguestan, mais la victoire est amère.D leur aura fallu près de trois semaines pour venir à bout des «bandits», et ces derniers semblent déterminés à maintenir la pression dans la région.L’opération militaire est «en cours d’achèvement», a annoncé hier le ministre de la Défense, Igor Sergueïëv, mais il pourrait «y avoir des complications» dans la phase de «nettoyage» des localités reprises aux rebelles.La veille, un autre responsable avait estimé que la normalisation pourrait prendre des mois.Les Russes se gardent donc de crier victoire.Il faut dire que leurs géné» raux s’étaient ridiculisés en annonçant plusieurs fois la «liquidation des bandits».Ils redoutent aussi manifestement que le retrait des rebelles ne soit qu’une pause, annonçant d’autres coups de force ou des attaques terroristes.Il est difficile de prévoir la stratégie des rebelles.Lundi, leur commandant, Chamil Bassaïev, avait annoncé un repli stratégique.Selon son service de presse, il inspectait hier ses troupes dans «des régions de hautes montagnes au Daguestan», non précisées.Les rebelles, dont l’objectif affiché est d’instaurer une «république islamique du Daguestan», n’ont probablement pas dit leur dernier mot.Sous la puissance de feu des Russes, ils ont dû reculer.Mais on ne peut exclure qu’ils poursuivent une guerre de harcèlement sur un terrain où ils sont beaucoup plus à l’aise et mobiles que les fédéraux.Certains analystes parlaient hier d’une «défaite» de Bassaïev.Selon eux, en s’emparant le 7 août de plusieurs villages du sud-ouest du Daguestan, le commandant tchétchène espérait se rallier la population et faire basculer la république dans une guerre civile.Mosaïque ethnique Il aurait toutefois fallu à Bassaïev une bonne dose de naïveté pour miser sur un soutien massif: les Daguestanais ne sont pas les Tchétchènes.Composés d’une mosaïque de peuples, ils n’ont pas manifesté jusqu’ici d’aspiration indépendantiste et restent majoritairement attachés à un islam traditionnel inspiré du soufisme.Conscients de la fragilité de leur État, beaucoup redoutent la propagation du chaos tchétchène.La presse russe a beaucoup parlé du «grand élan patriotique» et prorusse de la population.Indiscutablement, l’«élite» daguestanaise — des cliques poli-ticofinancières plus ou moins rattachées à des groupes ethniques — est prorusse.«Elle est intéressée à préserver le statu quo et, pour elle, une sécession serait une tragédie», résume le spécialiste Sergueï Aroutiounov.Côté population, il faut nuancer.Des Daguestanais ont aussi combattu avec les rebelles: des wahhabites — de la minorité fondamentaliste — mais aussi des habitants du cru.La région est très spécifique.Peuplée de minorités ayant chacune leurs langues mais parlant entre elles l’avar (ethnie dominante), elle entretient des liens anciens de voisinage avec les Tchétchènes et a accueilli les blessés durant la guerre avec la Russie (1994-96).Pour Bassaïev, le bilan n’apparaît pas si mauvais.D’abord, il a encore affaibli l’autorité chancelante du président tchétchène, Aslan Maskhadov.Ensuite, il a montré l’impuissance des Russes, incapables de prévenir une opération préparée, selon leurs propres services de sécurité, depuis plus d’un an.Bassaïev a aussi indirectement semé les germes d’une déstabilisation du Daguestan: des milliers de volontaires ont reçu des armes qui pourraient un jour se retourner contre le pouvoir en place.Enfin, à la veille d’élections cruciales, il s’impose dans le jeu politique russe.En matant la rébellion, le camp présidentiel a marqué un point, mais la partie n’est pas finie.EN BREF Le grand mollah s’en tire Kaboul (Reuters) — Les talibans au pouvoir à Kaboul ont confirmé hier que leur chef suprême, le mollah Mohammad Omar, était sorti indemne d’un «acte de sabotage» commis la veille au soir à Kandahar et qui a fait plusieurs blessés parmi ses gardes du corps.«Les ennemis de l’Émirat islamique d’Afganistan [l’appellation officielle de l’Afghanistan placé sous le contrôle des anciens étudiants en religion] ont perpétré cet acte de sabotage mais nous ne pouvons pas accuser qui que ce soit en particulier», a déclaré un porte-parole du mouvement intégriste, Abdul Mutmaen.Selon ce dernier, plusieurs membres de la sécurité du mollah Omar ont été blessés lors de l’explosion d’un camion abandonné près de la résidence, protégée par un mur, du guide suprême des talibans.Selon d’autres informations, la déflagration s’est produite lorsque les talibans ont intercepté le chauffeur du camion, qui venait d’Herat, ville frontalière de l’Iran dont le gouvernement est hostile au régime en place à Kaboul.D’après l’agence Afghan Islamic Press, dont le siège est au Pakistan, l’explosion a fait six morts et un nombre supérieur de blessés.Eltsine dans le collimateur Rome (AP) — Les juges suisses et russes qui enquêtent sur la mafia russe ont découvert des versements occultes d’un montant supérieur à un million de dollars à Boris Eltsine et à ses filles, rapportait hier le quotidien italien Corriere della Sera.C’est la première fois que le président russe est directement mis en cause dans l’affaire de corruption concernant la société suisse Mabetex.Selon le quotidien italien, l’argent venait d’un promoteur immobilier suisse d’origine kosovare, Bahgjet Pacolli, dont la société Mabetex a été chargée par le président russe de chantiers de rénovation du Kremlin et de l’immeuble du Parlement.Ces informations ont été démenties en bloc par la présidence russe.Retour au bercail Rome (ApP) — Silvia Baraldini, une Italienne condamnée aux Etats-Unis à 43 ans de prison pour terrorisme, est revenue hier à Rome, après 17 ans passés dans les prisons américaines, pour purger le reste de sa peine en Italie.Après un court entretien avec sa mère, Mme Baraldini a été transférée à la prison romaine de Rebibbia, où l’attendaient des centaines de personnes, membres du Comité de solidarité qui se bat depuis des années pour le retour de l’Italienne qui les en a remerciés.Mme Baraldini a été condamnée en 1984 par la justice américaine à 43 ans de prison pour activité subversive et complicité d’évasion d’un des membres du mouvement «19 mai», un groupe d’extrême gauche engagé dans la défense des droits des Noirs et des Portoricains.AGENCE FRANCE-PRESSE ET AP La Haye — La présidente du Tribunal pénal international (TPD pour l’ex-Yougoslavie, Gabrielle Kirk McDonald, a dénoncé la non-coopération de la Croatie avec le TPI dans une lettre adressée au Conseil de sécurité de l’ONU et rendue publique hier au siège du tribunal à La Haye.Dans sa missive, Mme Kirk McDonald a demandé au Conseil de sécurité d’apporter au TPI «le soutien nécessaire» à la conduite de son mandat et «d’adopter des mesures suffi-sammetit contraignantes pour amener la République de Croatie à retnplir ses obligations au regard du droit international».«Cette requête a deux raisons, a expliqué la présidente américaine du TPI.La première est le refus de la République de Croatie de reconnaître la juridiction du TPI sur des activités criminelles présumées commises durant et après les opérations “Éclair” et ’Tempête”.La seconde est le refus continu de la Ré- publique de Croatie de livrer Mladen Naletilic, alias Tuta, qui a été inculpé par le tribunal.» Les opérations «Éclair» et «Tempête» sont deux offensives menées en 1995 par la Croatie pour reconquérir un territoire encore sous contrôle à l’époque des sécessionnistes serbes, au cours desquelles les forces de Zagreb sont soupçonnées de s’être livrées à des exactions contre des civils serbes.Mladen Naletilic est un Croate de Bosnie inculpé de crimes contre l’humanité depuis décembre 1998 avec un de ses compatriotes, Vuiko Martinovic, pour avoir orchestré une campagne de «nettoyage ethnique» dans cette région en 1993-94.L’appel lancé par Mme Kirk McDonald fait suite à une demande émise le 28 juillet par le procureur du TPI, la Canadienne Louise Arbour.Après avoir également livré début août au TPI une partie des documents réclamés par Mme Arbour pour ses enquêtes, les autorités croates ont à nouveau réitéré par la suite leur refus de transmettre ceux REUTERS Moscou — Si Boris Eltsine n’a pu parvenir à susciter la formation d’une «alliance présidentielle» avant les législatives de décembre prochain en Russie, les principaux leaders politiques du pays ont quand même, nécessité faisant loi, entrepris de mettre un peu d’ordre daijs un paysage politique éclaté.A quatre mois d’un scrutin crucial pour la présidentielle de l’année prochaine où se joue la succession de Boris Eltsine, les libéraux ont tant bien que mal regroupé leurs forces face au bloc des conununistes et de leurs alliés — qui domine la Douma sortante — et à la nouvelle alliance de centre gauche formée par le maire de Moscou Iouri Loujkov, d’influents gouverneurs de région et l’ancien premier ministre Evguéni Primakov.Mais déchiré par des rivalités de personnes et des conflits d’intérêts, le camp réformiste ne parlera pas d’une seule voix, comme l’avait souhaité le chef du Kremlin.Deux alliances rivales ont émergé qui tiendront leurs assises fondatrices le week-end prochain pour mettre au point leur programme et leur stratégie politique.La plus en vue est celle annoncée mardi par l’ancien général et ministre de l’Intérieur, Sergueï Stépachine — tout fraîchement évincé de son poste de premier ministre pour n’avoir su empêcher son prédécesseur Primakov de rejoindre l’opposition conduite par Loujkov — et l’économiste libéra] Grigori Iavlinski, leader du parti Iabloko.La coloration sécuritaire de cette alliance annoncée à Saint-Pétersbourg, bastion des libéraux et patrie de Stépachine, où il tentera de se faire élire député, la différencie de l’autre bloc libéral formé par d’anciens jeunes loups réformistes, l’ancien premier ministre Sergueï Kirienko et les anciens vice-premiers ministres Anatoli Tchoubai's et Boris Nemtsov.Stépachine, qui incarne l’ordre, et Iavlinski, qui symbolise le mouvement, disent «être unis par une approche globale, de la corruption en Russie, de la mise à sac du gouvernement par divers clans et oligarchies», une accusation qui vise manifestement leurs rivaux libéraux.Tchoubais, père du programme de privatisation, son protégé Nemtsov et leurs entourages sont tenus par beaucoup pour responsables de la corruption et du laxisme qui ont accompagné la conversion de la Russie à l’économie de marché durant la décennie écoulée.Les trois hommes, qui devront faire la preuve qu’ils peuvent atteindre le seuil des 5,0 % de voix nécessaires pour prétendre être représentés à la Douma, ont clairement défini leurs cibles: «À l’orée du XXI' siècle, il faut se débarrasser progressivement des personnes âgées ou très, très malades au pouvoir, et pas seulement au Kremlin.» Eltsine, qui se trouve actuellement en Kirghizie, a semblé bénir de loin ces regroupements en faisant savoir par son porte-parole Dmitri Yakouchkine qu’il soutenait «toutes les forces qui font des propositions constructives».La priorité du chef du Kremlin, a souligné Iakouchkine, est que les élections présidentielles de l’an prochaii) «garantissent un transfert de pouvoir civilisé d’un chef d’État à un autre, pour la première fois dans l’histoire de la Russie».Néanmoins, il a laissé entrevoir que Stépachine, pourtant abruptement limogé ce mois-ci pour être remplacé par Vladimir Poutine, avait les faveurs du Kremlin, en soulignant que cet ex-député au Soviet suprême était «un acteur constructif» de la scène politique.D’ailleurs, il y a quelques jours encore, l’alliance entre Iavlinski et Stépachine avait échoué parce que le premier jugeait apparemment le second, un fidèle d’Eltsine depuis des années, trop perméable aux pressions du Kremlin.Stépachine a également joué un rôle clé dans le conflit désastreux de Tchétchénie, que son nouveau partenaire politique ne s’était pas privé de critiquer.Mais il semble que Iavlinski ait aujourd’hui décidé de tourner la page de cet épisode douloureux qui avait divisé le camp libéral, dont Stépachine se veut un membre à part entière.relatifs aux opérations «Éclair» «Tempête».Les tribunaux de l’ONU pour l’ex-Yougoslavie (TPD et le Rwanda (TPR) sont aujourd’hui «des institutions mûres» grâce auxquelles la justice internationale a fait «plus de progrès au cours des cinq dernières années que dans les 50 précédentes», a par ailleurs dit liier Mme Arbour, qui dressait un bilan de ses trois années à la tête de ces deux cours spéciales.Mme Arbour, qui laissera sa place le 15 septembre à la Suissesse Caria Del Ponte, s’est félicitée de la collaboration croissante de la communauté internationale avec ses services.Enfin, un général bosno-serbe, recherché pour crimes contre l’humanité par le TPI a été arrêté hier à Vienne, a annoncé le tribunal.Momir Talic est accusé d’avoir déplacé environ 100 000 habitants musulmans et croates du nord-ouest de la Bosnie en 1992.Chef d’état-major de l’armée des Serbes de Bosnie depuis février 1998, il est accusé de «persécutions sur des bases politiques, raciales ou religieuses». EDITORIAL Éloge du statu quo Après avoir complété les deux tiers de son travail, la Commission des universités sur les programmes (CUP) a rendu public mardi un bilan provisoire.Cette démarche lui permet de livrer son message avant que le ministre de l’Éducation, François Legault, ne fasse connaître ses intentions vis-à-vis des universités.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE.DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ a CUP a vu le jour dans la foulée des États généraux sur l’éducation, à l’automne 1996.La ministre de l’Éducation de l’époque, Pauline Marois, avait semoncé le milieu universitaire pour avoir boudé le grand remue-ménage que furent les États généraux.Pour calmer le gouvernement et surtout éviter qu’il mette son nez dans leurs affaires, les dirigeants des universités québécoises ont alors proposé de créer une commission qui passerait au peigne fin tous les programmes universitaires.L’organisme, formé d’un président, d’une secrétaire générale, 4e commissaires représentant les différentes disciplines universitaires et de 23 sous-commissions, se mettait au travail en février 1997.Essentiellement, après avoir examiné 14 grands secteurs académiques, la CUP conclut qu’il n’y a à peu près rien à changer dans le merveilleux monde de l’enseignement supérieur.Les recommandations formulées au cours des 18 derniers mois ne varient pas beaucoup d’un programme à l’autre.La CUP s’est le plus souvent contentée de souhaiter une meilleure concertation entre les facultés des différentes universités, pour conclure qu’il n’y avait pas lieu d’abolir ou de fusionner des programmes.D’entrée de jeu, le rapport de la CUP signale que la duplication des programmes a été voulue au départ.Il signale aussi que «ce dont on aurait raison de s’inquiéter, ce n’est pas tant la duplication que son contraire».Nul besoin d’en dire plus.On aura compris que cette commission se fait le haut-parleur de la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CREPUQ), qui l’a créée.Les recteurs, affolés par les compressions, ont mis de côté leur traditionnelle réserve au cours des 18 derniers mois, pour clamer sur la place publique que les universités ne peuvent plus digérer aucune nouvelle coupe.' De l’autre côté de la clôture, le gouvernement avait lui aussi son clou à enfoncer.Quelques jours avant le déclenchement officiel de la campagne électorale de l’automne dernier, le premier ministre Lucien Bouchard ne déclarait-il pas, au sortir d’une rencontre avec le recteur de l’Université Laval, que «les recteurs, il faut qu’ils fassent leur travail, et il y a un travail de rationalisation qui n’a pas été fait»?Au cours des mois qui suivirent, le ministre de l’Éducation reprenait le flambeau, parlant de rationalisation, d’indicateurs de performance et de réinvestissemenent, mais ciblé.Encore là, peu de choses ont changé et les universités ressentent toujours la même aversion pour tout ce qui ressemble à du financement le moindrement dédié, voire à toute espèce de reddition de comptes.On le conçoit mais il ne faut pas perdre de vue que nos universités sont financées par l’État.La liberté académique a le dos large! ?Contrairement à sa prédécesseure, Mme Marois, M.Legault entend aborder de front la question du financement des universités dans sa politique, attendue cet automne.Et c’est heureux.Non seulement parce que les compressions récentes ont rendu tout projet le moindrement audacieux quasi impossible mais parce que le mode de financement est lui-même inadéquat.En effet, les subventions aux universités dépendent du nombre d’étudiants.Plus il y a d’étudiants, plus il y a d’argent.Dans ce contexte — à revoir —, les universités n’ont aucun intérêt à abolir des programmes.Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les universités se livrent depuis quelques années à un marketing très sophistiqué, et très coûteux, dans le but d’arracher des clientèles au voisin.Pour sa part, non seulement la Commission des universités sur les programmes ne voit aucune raison d’altérer des programmes déjà existants, qui répondent aux objectifs de qualité souhaités, mais elle arrive à la conclusion que le système universitaire est, dans son ensemble, remarquable.Du même souffle et sans sembler voir la contradiction, la CUP répète que toute compression additionnelle porterait un coup fatal à un malade vivant mais fragile! ’ Personne ne conteste le fait que les universités aient été forcées de faire un ménage de leurs programmes au cours des derniers mois parce que l’argent a manqué.La CUP n’erre pas en faisant un tel constat.Malheureusement, en calquant ses positions sur celles de la Conférence des recteurs, la CUP ne convainc personne de son indépendance et revêt un habit partisan.Au lieu de s’ériger en défenseur du statu quo, la CUP aurait pu, sans renier ses convictions, se tourner vers l’avenir, proposer quelques grands objectifs en attendant les directives gouvernementales.qui se font de plus en plus attendre.Mais il faudra bien qu’un jour ou l’autre le gouvernement se mouille et fasse comprendre aux universités ce qu’il attend d’elles.Sans restreindre leur sacro-sainte autonomie, mais en adoptant un plan d’ensemble pour le développement universitaire au Québec.Pau le des Rivières ?v -r?\ « NO asr.ami j Plus d’actualité scientifique, s.v.p.Il y a plusieurs raisons d’aimer l’été.Je viens d’en découvrir une nouvelle.L’actualité se faisant quelque peu chiche, il devient difficile de remplir les colonnes des journaux.Alors on remplit.Dans ce journal, le 4 août dernier, on a rempli des tas de colonnes avec des articles de nature scientifique.D’abord, «L’univers est-il une vache?», en pages A1 et A 8.Puis, «Téléportation, Scotty!», en page B 1.Et finalement, un article sur le bon cholestérol, en page A 4.Trois articles sur l’actualité scientifique dans la même édition, serait-ce une première?La science est partie intégrante de la culture, au même titre que la littérature, le théâtre ou même le sport.On a beau avoir lu Proust dans le texte, fredonner du Chopin dans sa douche ou être capable de reconnaître un Riopelle à un kilomètre, on n’est pas vraiment cultivé si on ne comprend pas, par exemple, les grandes lignes de la théorie de l’évolution des espèces ou de la théorie de la relativité générale.J’ai déjà, dans cette page, dénoncé la disparition de la page «Découvertes», que ce journal nous offrait les mercredis.Je persiste à déplorer le peu d’espace réservé à l’actualité scientifique dans Le Devoir.Robert Mainville Lorraine, 20 août 1999 Les dieux du stade Au Québec comme en terres américaine et européenne, on a le culte de la vedette sportive.Je constate cette situation en regardant le comportement des foules dans les enceintes sportives et les tribunes radiophoniques.C’est à la fois un phénomène sociétal et sportif.Oui, pour la population, les vedettes sportives sont des dieux et des héros de la vie contemporaine.Particulièrement ceux du professionnalisme.Malheureusement, combien d’amateurs de sport et de gérants d’estrade sont exigeants envers les vedettes athlétiques?On leur demande des perfor- LETTRES -?- mances éclectiques qui émerveillent les amateurs.A mes yeux, la star sportive a de grandes responsabilités car elle est l’espoir, la fierté et le dieu d’une nation.Un authentique nationalisme.C’est un fait que les grandes vedettes font rêver toute une jeunesse.De là leur rôle important dans la société.Sans dieux du sport, il manquerait quelque chose à toute une jeunesse et un peuple.Combien nous divertissent et nous font apprécier le sport et son microcosme?Plusieurs sont très matérialistes, avec leurs salaires mirobolants.N’empêche, il reste encore des athlètes qui respectent le jeune sportif et la population.Le collectivisme est important pour eux.Conscients de leur popularité et de leur statut de vedettes, plusieurs se comportent en grands sportifs.C’est tout en leur honneur.Oui, le sport et le spectacle de ses vedettes me captivera toujours.Car dans plusieurs cas, ces dieux du stade sont de grands compétiteurs.Et leurs performances sortent du commun-Yves Préfontaine Sherbrooke, août 1999 Religion et liberté Je voudrais répondre à l’article de François Lepage sur le rapport Proulx, publié le 17 août 1999.Le catholicisme n’est pas moins anti-femmes que l’islam.La Bible catholique, elle aussi, est pleine de sexisme.En plus d’être sexistes, les auteurs de la Bible étaient menteurs: ils ont fait passer Dieu pour un être sexiste en prétendant que les Écritures étaient la parole de Dieu.Les religieux ont personnifié Dieu pour pouvoir nous dire «Dieu a dit ceci» et «Dieu a dit cela».Quand une personne me dit «Dieu a dit.», je la vois comme étant naive ou manipulatrice.Les non-fondamentalistes n’ont pas nécessairement plus de jugement que les fondamentalistes.Les non-fondamentalistes prennent seulement ce qui fait leur affaire dans La Bible.S’ils ont besoin d’abaisser les femmes pour se sentir grands, ils vont déclarer vrais les versets sexistes et ignorer ou mal interpréter le verset qui nous dit d’aimer notre prochain comme nous-même.Si les femmes ont obtenu quelques droits et li- i j bertés au Québec fia pilule, l’avortement thérapeutique, etc.), c’est grâce au pouvoir politique et non au pouvoir religieux.Si, au Québec, le pouvoir religieux était aussi puissant qu’il l’est dans les pays islamiques, les Québécoises seraient aussi malheureuses que les musulmanes.Au Québec, c’est le pouvoir politique qui empêche le pouvoir religieux d’écraser les femmes davantage.Plus une société évolue, plus elle accepte l’égalité des sexes, et plus elle s’élève au-dessus des religions.Le mot religion n’a jamais été synonyme de moralité.Vous remarquerez que c’est dans les pays les plus religieux que les femmes ont le moins de droits et de libertés.Corinna Davinci Ascot, 18 août 1999 Et le président?Est-ce un oubli?Depuis quand Le Devoir publie-t-il une «Libre opinion» qui n’est pas signée?L’Association des juristes catholiques du Québec a-t-elle un président ou un secrétaire?Dans un débat où les personnes accusent J’autre de faire des recommandations dignes d’un État totalitaire, sans préciser s’il est nazi, stalinien ou franquiste, il me semble normal que le président signe l’intervention de son groupe.Le rapport qui porte le nom de Proulx a le mérite d’être signé par plusieurs.Gilles Derome Laval, 16 août 1999 NDLR: le président de l’Association des juristes catholiques du Québec est Alexandre N.Khouzan.Une rue pour Jean Drapeau Jean Drapeau est décédé.Certains voudraient que la rue Sherbrooke soit dénommée en son honneur.Ne vaudrait-il pas mieux le boulevard Pie-IX?Surtout que ce dernier n’a jamais foulé la terre québécoise.Jean Drapeau, ce fils de Rosemont et résidant de Cité Jardin pendant des décennies, ne s’y senti-rait-il pas plus chez lui?Jean-François Bonin Montréal, 15 août 1999 LIBRE OPINION -?- Le manque criant d’appareils de diagnostic de haute technologie en santé JOHN W.RADOMSKY Président de l’Association canadienne des radiologistes Le Canada s’apprête à entrer dans le nouveau millénaire avec un système de santé affecté par un manque d’appareils de haute technologie et une sous-capitalisation débilitante.L'Association canadienne des radiologistes (CAR) dénonce cette situation et exhorte le gouvernement fédéral à s’attaquer immédiatement à ce problème.Selon des études portant sur nos politiques publiques, la quantité et la qualité de nos soins de santé sont en régression.Parmi les principales causes, citons la rareté des équipements de diagnostic de haute technologie et l’insuffisance de nos ressources humaines spécialisées.Les impacts sur les Canadiens et les Canadiennes sont nombreux, à commencer par les délais avant de pouvoir consulter des médecins spécialistes, délais qui compromettent la santé des patients.De plus, la rareté des équipements et l’insuffisance de nos médecins spécialistes ont des effets négatifs sur la qualité des diagnostics et sur celle des traitements.Le Canada: dernier de classe des pays de l’OCDE ’ • Les statistiques sont révélatrices.Des études faites par l’Association canadienne des radiologistes et le Fraser Institute nous apprennent que le Canada arrive au cinquième rang des pays qui consacrent le plus d’argent à leur système de santé.Pourtant, il figure parmi les pays qui disposent du moins grand nombre d’appareils de diagnostic de haute technologie, ce qui a pour effet d’en rendre l’accessibilité problématique.Dans les faits, le Canada fait figure de pays du Tiers-Monde en ce qui a trait à la quantité de ses équipements tels les appareils d’imagerie par résonance magnétique (MRI), de tomodensitométrie axiale par ordinateur, d’ostéodensitométrie et de Positon Emission Tomography.A ce chapitre, le Canada se classe derrière la Corée, l’Islande, le Portugal et la République tchèque.Pour certains types d’appareils, la situation est encore plus critique.Le Fraser Institute a montré que l’accès aux appareils d’imagerie par résonance magnétique se détériore à comparer à d’autres pays de l’OCDE tels l’Australie, la France, les Pays-Bas et les États-Unis.Une autre étude, publiée dans le British Medical Journal, a également révélé que le Canada possède le moins grand nombre d’appareils de densitométrie osseuse de tous les pays industrialisés.Ces appareils permettent de dépister l’ostéoporose, une maladie qui affecte surtout les femmes et qui est en croissance en raison du vieillissement de notre population.Le Fraser Institute nous apprend également que nos hôpitaux universitaires sont équipés d’appareils désuets (en usage depuis 8 à 12 ans) et lents, dont la fiabilité est pour le moins aléatoire.Il n’est donc pas surprenant d’apprendre que la qualité des diagnostics n’est pas optimale, ce qui n’aide en rien à raccourcir les listes d’attente.Ne pas rajeunir nos équipements ne peut que nous conduire à une catastrophe.En se basant sur les prévisions actuelles de remplacement, nous pouvons affirmer que les hôpitaux universi- taires devront se satisfaire des équipements qu’ils possèdent pendant encore 100 ans.Demain, nous serons à cours de spécialistes Le Canada accuse non seulement un déficit technologique, il fait face à une pénurie de radiologistes.Selon les normes du gouvernement fédéral, il doit y avoir un radiologiste pour desservir une population de 13 000 habitants.À l’heure actuelle, mous sommes en deçà de cette norme.C’est ce que révèle une étude commandée par la CAR.De plus, nous nous éloignons encore plus de la norme du gouvernement fédéral.Il n’y a tout simplement pas assez de radiologistes en formation dans les universités.Si nous voulons garantir aux Canadiens et aux Canadiennes de répondre adéquatement à la demande de services radiologiques dans îes années à venir, il nous faut immédiatement augmenter le nombre de candidats en formation de 72 à 100 par année.Et ce ne sera peut-être pas assez.En effet, plus une population vieillit, plus la demande pour des examens radiologiques augmente.Or le nombre de Canadiens âgés de 65 ans devrait connaître une croissance de 63 % au cours des prochaines années.La situation a atteint un point critique.Qes Canadiens et des Canadiennes doivent se rendre aux États-Unis pour se faire traiter.Les compressions dans notre système de santé ont malheureusement eu des effets négatifs sur la qualité des soins et sur l’espérance de vie des citoyens.Maintenant que les finances du pays sont plus saines, nous devons nous attaquer aux problèmes de notre systè- me de santé.Un sondage pancanadien confirme que la population souhaite que le gouvernement investisse une part importante du surplus budgétaire dans la santé.C’est une priorité indiscutable.Injecter des fonds clans la santé, plus particulièrement dans les ressources humaines et dans les équipements, doit être considéré comme un investissement qui rapportera à long terme.Plusieurs études le démontrent clairement.L’une d’elles, faite par le Fraser Institute, a conclu que la baisse de la mortalité due aux maladies coronariennes est le résultat de traitements spécialisés et du recours à des équipements de haute technologie.En fait, en Occident, le déclin des maladies coronariennes au cours des 40 dernières années êst en partie attribuable à des percées technologiques.D est urgent d’agir.Le gouvernement fédéral doit absolument faire en sorte que le Canada entame le troisième millénaire avec un système de santé.en parfaite santé.L’Association canadienne des radiologistes exhorte tous les leaders politiques à revoir le système de paiements de transferts, à créer de nouveaux postes de résidents en radiologie et à accroître le financement des hôpitaux.L’Association convie toutes ses sections provinciales et les titulaires de chaires universitaires en radiologie à participer à un forum national qui se tiendra en février 2000.L’Association insiste pour que le gouvernement fédéral y délègue des représentants qui participeront à l’identification de solutions aux problèmes qui affectent notre système de santé.Ce forum, j’en suis certain, sera la première étape d’un processus qui nous permettra de résoudre la crise dans notre système de santé. LE DEVOIR.LE JEUDI 26 AOÛT 19 9 9 A 7 ~7dTu La décriminalisation du travail du sexe La prostitution, un métier comme un autre ?La politique très libérale de certains pays en matière de proxénétisme a été largement exploitée par les trafiquants de l’industrie du sexe YOLANDE GEADAH L'auteur est consultante sur les questions ayant trait aux femmes et au développement.Premier de deux textes u nom de la liberté individuelle, certains réclament aujourd’hui la décriminalisation de la prostitution, celle-ci devant être considérée comme un métier comme un autre.La question soulève depuis quelque temps des débats enflammés à travers le monde.Au Québec, la Coalition pour les droits des travailleuses et travailleurs du sexe (fondée en 1996 au Québec) réclame avec de plus en plus d’insistance la décriminalisation qui englobe, outre la prostitution, la danse nue, la pornographie, les services téléphoniques et informatiques érotiques, les services d’escorte, les massages érotiques, etc., activités qui font dorénavant partie du paysage urbain moderne.Cette revendication a récemment rebondi sur la table de certaines associations féministes au Québec, y soulevant la controverse.Malgré ce qu’on croit généralement, la prostitution n’a jamais été illégale au Canada.Les lois fédérales contre les bordels et les maquereaux, datant du milieu du XIX' siècle, visaient essentiellement à protéger les femmes de leurs exploiteurs.Vers le début du XX' siècle, des règlements municipaux furent adoptés par plusieurs villes européennes et canadiennes, dont Montréal.Ces règlements visaient à protéger la population contre les infections transmises sexuellement par l’imposition de contrôles médicaux réguliers dans les bordels et à sauvegarder la moralité publique en limitant la visibilité de la prostitution ainsi que la sollicitation dans la rue et autres lieux publics.Cela n’empêcha pas les bordels de fleurir un peu partout, ici comme ailleurs.On estime qu’il existait à Montréal, dès le début des années 20, près de 300 bordels exploitant de 2000 à 3000 femmes.Dans la mouvance du mouvement féministe et de la révolution sexuelle survenue en Occident à la fin des années 60, un mouvement pour la défense des droits des prostituées a pris corps.La première organisation de ce type, COYOTE (sigle anglajs pour: Call Off Your Old Tired Ethics) fut fondée aux Etats Unis en 1973.En 1975, le Comité international pour les droits des prostituées fut formé à la suite d’une proposition de Simone de Beauvoir, et le premier congrès mondial des prostituées se tint en 1985.Au Canada, un programme de recherche a été mis sur pied en 1985 au ministère fédéral de la Justice pour la révision des lois concernant la prostitution (comité Fraser).Celui-ci donna lieu à quelques réformes allant dans le sens de la libéralisation mais certaines pratiques liées à la prostitution sont toujours sanctionnées par la loi fédérale.La police a également recours à des règlements municipaux et à des lois provinciales (comme, par exemple, le Code de la route) pour sanctionner certaines activités reliées au «travail du sexe».Au Québec, la Coalition pour les droits des travailleuses et travailleurs du sexe s’oppose à la légalisation, qui impliqua la réglementation ou la régulation du travail du sexe par l’État.Elle revendique plutôt la décriminalisation, qui implique le retrait des articles 210 à 213 concernant le «travail du sexe» du Code criminel, et la déjudiciarisation, qui implique que les lois provinciales et les règlements municipaux soient modifiés pour que cesse le harcèlement des travailleurs du sexe par la police.On ne peut rester indifférent à l’argument de la violence dont sont souvent victimes les «travailleuses du sexe», ni à celui de la nécessité économique.Mais avant d’appuyer cette revendication, il convient d’évaluer l’impact social de la décriminalisation absolue à la lumière du contexte régional et international.Mondialisation et commerce du sexe La nouvelle terminologie faisant référence au «travail du sexe» et aux «droits des travailleurs du sexe» a pour effet de nous empêcher de poser un regard critique sur le contexte global entourant la prostitution aujourd’hui.Le raisonnement selon lequel la prostitution doit dorénavant être considérée comme une activité économique comme les autres s’inscrit parfaitement dans la logique de la mondialisation.La libéralisation des marchés qui progresse à une vitesse redoutable dans tous les domaines a tracé la voie à la commercialisation du sexe à l’échelle mondiale.On savait déjà qu’un grand nombre de femmes issues des pays d’Afrique et d’Asie sont obligées de se prostituer de gré ou de force pour survivre.Mais depuis l’effondrement du système socialiste, des études révèlent que des dizaines de milliers de ressortissants des pays de l’Est et de l’ex-URSS sont victimes d’un trafic sexuel.Des femmes ukrainiennes, polonaises, roumaines et autres sont poussées à se livrer à la prostitution dans les pays riches de l’Union européenne.Le phénomène a pris une telle ampleur que plusieurs pays européens tentent désespérément de freiner ce nouveau marché du sexe.C’est ce qui explique le débat social qui fait rage présentement en Èurope autour de la légalisation de la prostitution.Les positions oscillent entre la criminalisation accrue, la légalisation impliquant une certaine réglementation par l’État, et la décriminalisation absolue de la prostitution.L’Organisation internationale du travail (OIT) ainsi que l’Organisation internationale contre l’esclavage semblent prôner la légalisation de la prostitution.Ces organisations proposent une redéfinition de la prostitution pour qu’elle soit désormais considérée comme une source légitime de revenus.D’autres contestent farouchement cette nouvelle approche.Ainsi, un syndicat norvégien a déclenché une vaste campagne de mobilisation contre la légalisation de la prostitution prônée dans les conclusions d'une étude récente de l’OIT sur la prostitution dans les pays du Sud-Est asiatique.Il n’existe donc aucun consensus sur les solutions à apporter.Certains pays européens ont fini par légiférer sur le commerce du sexe et sur le tourisme sexuel.D’autres, comme les Pays-Bas, ont décidé d’adopter une politique de libéralisation totale du marché du sexe.Les Pays-Bas poussent la logique jusqu’à reconnaître non seulement le droit des individus de pratiquer la prostitution, mais également le droit des proxénètes de pratiquer leur métier.Les proxénètes ou les propriétaires de bordels sont ainsi considérés comme des gestionnaires qui gèrent le travail des prostituées.Comme le souligne Marie-Victoire Louis, du CNRS (France), la politique des Pays-Bas occulte le fait que 80 % des prostituées d’Amsterdam sont des étrangères et que 70 % d’entre elles sont dépourvues de papiers.Cela signifie que cette législation libérale n’accorde en fait aucun droit aux prostituées.Étrangères, souvent mineures, sans papiers, ces femmes pourront continuer à être exploitées «volontairement», à être menacées, violentées et souvent obligées de remettre leurs recettes à leurs trafiquants, sans oser porter plainte aux autorités qui se targuent pourtant de défendre leurs droits.Ainsi, la politique très libérale des Pays-Bas en matière de proxénétisme a été largement exploitée par les trafiquants de l’industrie du sexe.Bien qu’on soit justifié de distinguer entre la prostitution «forcée» et la prostitution «volontaire», entre la prostitution de «mineurs» et celle d’adultes consentants, en pratique, il est extrêmement difficile de démêler le tout et d’appliquer à la fois des règles très libérales pour tous et protectrices pour les mineurs et les victimes.Le discours en faveur de la décriminalisation souligne le «droit» et le «choix» de se prostituer.Mais, comme le fait remarquer Marie-Victoire Louis, peut-on vraiment considérer qu’une femme, sous la contrainte économique, est libre de vendre son corps, alors qu’il est par ailleurs rigoureusement interdit de faire commerce du sang et des organes humains?du «travail du sexe» Daguestan Une rébellion sur fond de pétrole ?Cette guerre peut être vue comme une séquelle du conflit qui a opposé la Russie à la Tchétchénie de 1994 à 1996, mais elle ne lui ressemble pas MARCEL BELLEAU Chercheur associé à la chaire Téléglobe Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l’UQAM .-il epuis le 7 août se déroule une guerre au Dagues- Dtan où des rebelles se sont emparés de villages sur la frontière avec la Tchétchénie et ont déclaré vouloir former une république islamiste avec d’autres républiques de la région.Ce conflit est le l‘- prolongement plus violent d’une situation anté- rieure: dès septembre 1998, plusieurs villages situés à l’ouest du Daguestan avaient rejeté la tutelle du gouvernement en place, sans que celui-ci réagisse, et proclamé leur intention de vivre selon l’islam et de ne reconnaître que la «choura du Daguestan», une organisation illégale regroupant des contestataires islamiques et dominée par les wahhabites.Cette guerre peut être vue comme une séquelle du conflit qui a opposé la Russie à la Tchétchénie de 1994 à 1996, mais elle ne lui ressemble pas.En Tchétchénie, presque toute la population était unie contre la Russie, alors qu’au Daguestan, plusieurs de ses nombreux groupes ethniques sont fidèles à Moscou.La Tchétchénie est une petite république relativement homogène alors que le Daguestan, trois fois plus étendu et près de deux fois plus peuplé, est une mosaïque de 36 peuples différents parlant autant de langues différentes.Même si tous se réclament de l’islam, les islamistes fondamentalistes du courant wahhabite sont très minoritaires.De plus, le modèle présenté par le régime tchétchène depuis sa victoire n’est guère attrayant pour ses voisins depuis qu’il a sombré dans des pratiques mafieuses.Pourquoi cette guerre à ce moment-ci?Qu’est-ce qui a motivé les rebelles à s’attaquer directement à l’armée russe plutôt que de recourir à une tactique de guérilla qui aurait pu leur apporter plus de succès à long terme en s’attaquant à des cibles limitées mais bien choisies sans trop de danger pour eux-mêmes?Une possibilité est qu’ils aient voulu saboter les discussions à intervenir entre les présidents russe et tchétchène par une action qui serait considérée comme héroïque et digne de martyrs s’ils venaient à être éliminés.Ils ont pu penser qu’ils pourraient tout à la fois faire échouer les discussions tout en déclenchant un soulèvement massif de la population.Ils n’ont pas obtenu suffisamment de soutien de la population pour atteindre cet objectif.Une autre possibilité est que les chefs rebelles aient pensé qu’avec leurs 2000 combattants, ils pourraient battre les Russes et les chasser du Daguestan.Ce raisonnement ne peut être que le résultat d’une grossière sous-évaluation des capacités des Russes et est purement téméraire.Une troisième possibilité, plus fantaisiste, relève de la théorie du complot et circule dans les cercles de l’opposition à Moscou.Selon cette théorie, les rebelles auraient eu la complicité des autorités russes dans leur attaque, soit pour servir de prétexte à l’établissement de l’état d'urgen- ALEXANDF.R NATRUSK1N REUTERS Les délais que nous observons dans la riposte russe reflètent l’intention du nouveau premier ministre de ne pas répéter la débâcle de la Tchétchénie.ce et au report des élections législatives prévues pour décembre , soit pour permettre au nouveau premier ministre Vladimir Poutine de faire preuve d’efficacité (il est le candidat choisi par Eltsine pour lui succéder) en repoussant les rebelles en Tchétchénie.S'il est vrai que les troupes russes ne sont pas intervenues au début et ont laissé les rebelles prendre quelques villes du Daguestan, il est plus probable que la raison en ait été le manque de préparation des forces russes et la crainte du président Eltsine de se retrouver dans un autre bourbier comme cela s’est produit en 1996 en Tchétchénie.L’histoire nous apprendra sans doute les véritables raisons des rebelles, mais pour l’instant, il ne s’agit que de spéculations.Intérêts en cause L’oléoduc qui relie les pétroles de Bakou à Novorossisk sur la mer Noire traverse le Daguestan comme la Tchétchénie, mais le Daguestan produit très peu de pétrole, et les revenus de l’oléoduc sont très diminués par les prélèvements sauvages qui détournent en cours de route une bonne partie du pétrole transporté.Cependant, cette nouvelle déstabilisation du Caucase du Nord risque de coûter cher à la Russie car elle remet en cause son ambition de participer au boum pétrolier de la Caspienne et de devenir le principal corridor pour l’acheminement de ce pétrole en le faisant transiter par le Daguestan.La Russie ne peut pas se permettre de perdre le Daguestan.Cette crise pourrait aboutir à un affaiblissement de l’influence de la Russie sur les anciennes républiques soviétiques de la région et dégénérer en un effet de domino qui finirait par lui faire perdre prise sur une partie de la côte de la mer Caspienne riche en pétrole et menacer les ports de la mer Noire.Stratégie du gouvernement russe Les délais que nous observons dans la riposte reflètent l’intention du nouveau premier ministre de ne pas répéter la débâcle de la Tchétchénie.D est en train de se doter d’une «grosse masse» pour écraser la rébellion.Il a d’abord transféré le contrôle des opérations du ministère de l’Intérieur au ministère de la Défense.Ensuite, il a envoyé dans la région plusieurs unités d’élite, mieux armées et davantage motivées pour contrer la révolte.On estime que la Russie va engager de 10 000 à 15 000 hommes dans ces combats.Les rebelles ont obtenu un certain succès en prenant par surprise des positions défensives dans de petites villes.Ils sont maintenant assiégés par l’armée russe.Ces positions défensives donnent un avantage aux rebelles au point de vue de l’équilibre des forces, mais ce choix leur enlève la mobilité et donne l’avantage du temps aux troupes russes, plus nombreuses.Si les Russes peuvent bloquer l’accès à ces villages et à toutes les possibilités de repli des rebelles, elles pourront facilement augmenter leurs effectifs de façon à contrer l’avantage défensif des rebelles.Non seulement les rebelles ne seront pas capables de conduire un combat d’arrière-garde, mais il y aura de moins en moins d’endroits de repli.Les Russes jouissent de la supériorité aérienne, de la logistique, de l'armement lourd, des capacités de renseignement et, tout simplement, du nombre, et ils peuvent gagner une guerre d’usure, particulièrement contre un ennemi conventionnel.En forçant les guérilleros à un combat ouvert, l’armée russe pourra encercler et détruire un groupe qui, s’il était demeuré dispersé, aurait pu la saigner indéfiniment Le Daguestan est un test pour l’appareil militaire russe et les troupes et les commandants impliqués vont probablement constituer le noyau du renouveau des forces armées russes.Graham Fraser Des tours de passe-passe | financiers n général, l’histoire économique d’un pays passe inaperçue par ceux qui la vivent, et ce n’est qu’en rétrospective qu’on voit les moments clés.Il y a, bien sûr, des exceptions — le krach de 1929, la découverte de pétrole à Leduc, en Alberta, en 1947, la crise pétrolière de 1973 —, mais d’habitude, les transformations économiques se produisent trop lentement pour qu’on s’en rende compte immédiatement.Comment accoler une date aux changements suscités par l’ordinateur et, ensuite, par Internet?Comment déterminer le point tournant de la disparition de la morue?Cet été, par contre, on a assisté à trois événements qui, ensemble, marquent un changement profond: l’acquisition de Canada Trust, la fermeture d’Eaton et la proposition de fusion d’Air Canada et de Canadien International.Ënsemble, ils représentent une énorme perle d’emplois (on a calculé un total de 23 000 postes), illustrent la transformation de plusieurs institutions qui sep> blaient stables et, enfin, démontrent l’incapacité des gouvernements à intervenir.Quand Paul Martin avait annoncé qu’il ne permettrait pas la fusion des banques, certains avaient eu un soupir de soulagement, comme si ce geste pouvait garantir le statu quo dans le monde des banques.Mais quand on a commencé à parler, plusieurs mois plus tard, de l’exode des cerveaux, je n’ai pu m’empêcher de me demandèr s’il n’y avait pas un lien indirect.Ceux qui quittent le Canada pour les États-Unis partent souvent non pas pour des raisons fiscales mais parce qu’ils veulent jouer sur un plus gros tableau: pratiquer la médecine à la fine pointe de la technologie, faire de la recherche avec des fonds significatifs et, oui, être un banquier à l’échelle internationale.Maintenant, exactement pour les mêmes raisons que les fusions proposées Tannée dernière, mais à moins grande échelle, la Banque Toronto-Dominion acquiert le Canada Trust.Le veto du fédéral avait déjà été sans conséquence; on n’a donc pas osé s’en resservir.Nombre d’emplois perdus: 5000.La semaine dernière, deux ans après son dernier élan de survie financière, la compagnie Eaton a rendu l’âme.Avec cette fermeture, on a vu la fin d’une des grandes épopées de l’histoire économique du Canada.Pour le meilleur et pour le pire, Eaton a représenté la bourgeoisie de Toronto pendant plusieurs générations: son entrepreneurship, sa rectitude et, enfin, avec la dernière génération qui a laissé pourrir son héritage sur pied, la décadence.Résolument anglo-saxon, le magasin a perdu sa sensibilité à la clientèle — ou ne s’est jamais adapté aux nouvelles clientèles.«Le problème primordial était l’absence de leadership fort au sommet», renchérit Peter C.Newman dans son dernier livre, The Titans.«L’impression générale était que les garçons avaient tiré au sort et que le perdant devait gérer les magasins.» Rod McQueen, l’auteur de The Eatons: The Rise and Fall of Canada’s Royal Family, a renchéri la semaine dernière: «Malgré tous les efforts, la culture d’entreprise de la compagnie Eaton resta inchangée.» Mardi, les 13 000 employés ont reçu leur lettre de congédiement.La liquidation des actifs se poursuit.Ét cette semaine, coup d’éclat: Gerry Schwartz offre d’acheter Air Canada et Canadien International et de les fusionner, une transaction de presque six milliards de dollars et qui représente 5000 emplois.Son raisonnement est le suivant: la valeur des actions d’Air Canada stagne malgré les profits engrangés; il est donc inutile de prolonger le mandat de l’administration en place, qui vise elle-même une fusion avec Canadien International.Il y a toujours loin de la coupe aux lèvres; Air Canada a froidement réagi à la proposition.Mais on peut déjà tirer quelques conclusions.Peut-être n’est-ce là qu’une coïncidence, mais il semble que la politesse et l’amitié comptent pour quelque chose.L’année dernière, les banquiers n’avaient même pas prévenu M.Martin de leurs projets.Ce geste révélateur de leur arrogance leur a coûté cher.Par contre, ceux qui se sont engagés dans le mariage de la Banque TD et du Canada Trust ont une connaissance plus raffinée des rouages du gouvernement.Et Gerry Schwartz est un ancien bailleur de fonds du Parti libérai; comme Ta dit Jean Chrétien mardi: «C’est un libéral, mais c’est un grand homme d'affaires.» En effet.Deuxièmement, on voit plus clairement le réflexe naturel du gouvernement libéral.Le veto du gouvernement fédéral aux fusions des banques Tannée dernière semble avoir tué toute volonté d’intervention en économie.Maintenant, on observe, on commente; on n’agit plus.On n’exprime même plus de condoléances aux victimes: selon le premier ministre, interrogé sur la fermeture d’Eaton, c’est comme ça que les sociétés progressent.Maintenant, devant ces transformations majeures de notre géographie économique, les ministres ne cachent pas leur passivité.Comme le disait le ministre des Transports, David Collenette, à propos de la proposition de M.Schwartz: «Nous sommes seulement un observateur [sic].» C’est là un triste aveu d’impuissance volontaire et cynique.En embrassant les nouvelles règles de l’économie mondiale et mondialisante, le gouvernement ne veut plus dire non et ne veut plus œuvrer comme financier de la dernière chance des entreprises au bord de la faillite.Soit.Mais quand M.Martin songe à l’utilisation possible de ses surplus — et à l’utilisation des fonds de la caisse d’assurance-emploi —, il pourrait penser aux 23 000 perdants des tours de passe-passe financiers de Tété 1999.Graham Fraser est correspondant parlementaire pour The Globe and Mail à Ottawa.gfraser@globeandmail.ca D U DEVOIR L’ÉQUIPE 1A RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de rinjbrmotion).Sylvain Blanchard, jcanChartier (vie urbaine).Yves d'Avigno^rftJ; Paule des ^ères^a^ Leduc, Kathleen Lévesque (actualités politiques municipales), Caroline Montpetit, Isabelle Paré (san Grenier et Jacques Nadeau {photographes) ; A l’information culturelle : Michel Bélair (responsable), Corneüie^{fonespon^ntfpmdemêntaire à Ottawa).Mario Cloutier et Robert Dutrisac {correspondants parlementaires à Québec): Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) : Julie Tremblay, Marie-Claude Petit (commis).La documentation : Gillesi l’arc (directeur) : Brigitte Arsenault, Manon Derome, Serge Laplante m ,, , ,, , i rnrhefort (Ottawa).IA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (directeur adjoint), Jacqueline Avril, Jean de Billy.Gyslaine Coté, Marlène Coté, Christiane Legault, Jacques A.Nadeau, Claire Paquet, Chantal Rainville, Micheline Ruelland, Sébastien Saint-Hilaire (publicitaires)¦ Manon Blanchette-Turcottc, Geneviève landry, Sylvie Laporte, Micheline Turgeon ; Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production).Claudine Bédard, Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des onmers, Marie losée Hudon Sébastien Vallée.Christian Vieil.Olivier Zuida.PROMOTION ET TIRAGE Martine Aubin (directrice), Johanne Brien (responsable à la clientèle).Hélène Gervais, Evelyne Labonté (responsable a la promotion des abonnements) Monique LHeureux, Lise Uchapelle Rachclle Lecterc.L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jcanne-d’Arc Houde (secrétaire à la direction) ; Céline Furoy, Patrick lnkel (contrôleur), Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (secrétaire administrative), Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.IA FONDATION I)U DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur générai). LE DEVOIR.LE JEUDI 2 (i AOÛT 1999 A 8 LE DEVOIR - ACTUALITES OTTAWA Une décision qui s'inscrit dans le «nation building», dit Perreault SUITE DE LA PAGE 1 Pourtant, le 30 avril, le ministre Gagliano avait écrit dans une lettre laconique au ministre Perreault que son représentant allait «discuter de ce projet et des modalités entourant le renouvellement de l’Entente Canada-Québec».Mais, le 22 juin, le haut fonctionnaire fédéral annonçait plutôt le couperet: «Nous ne pourrons donc pas conclure l’entente qui a été proposée», prévenait-il.En conséquence, le ministre Perreault a écrit au ministre Gagliano le 21 juillet, sans réponse de celui-ci à ce jour.Au ministère des Relations avec les citoyens, on indique qu’à l’été 1997 le gouvernement fédéral avait confié une enquête à Opinion Search sur la satisfaction des citoyens relativement à Référence Canada.La firme d’Ottawa avait interrogé 334 clients et avait établi que «plus de 96 % de la clientèle avait fait part de sa satisfaction à l'endroit de Communication-Québec».Cette décision paraît d’autant plus étrange que l’entente initiale avait été signée par Richard French, le ministre des Communications dans le gouvernement de Robert Bou-rassa, après des discussions avec le représentant du gouvernement Mulroney, ce qui avait satisfait tout le monde.Mais le gouvernement Chrétien annonce qu’il déchire l’entente du gouvernement Mulroney.On pense au bureau de M.Perreault que cette décision fait partie du «nation building» que met en avant la ministre chargée des questions culturelles, Sheila Copps, avec son obsession de mettre des drapeaux canadiens partout au Québec et de draper les édifices fédéraux à Hull avec d’énormes bannières.Le ministre Perreault a écrit le 21 juillet à Alfonso Gagliano pour lui indiquer qu’il déplorait «cette façon unilatérale de mettre fin à une entente qui durait depuis treize ans».À ce jour, le ministre Gagliano n’a pas répondu à cette lettre.Hier, son attaché de presse, Michel Benoit-Papineau, n’a pas rappelé Le Devoir.Les infirmières marchent Première rencontre de médiation LE DEVOIR T'Y es infirmières doivent manifester, aujourd’hui en fin I 1J de journée, devant le Casino de Montréal, à l’initiative du syndicat des infirmières et infirmiers de l’hôpital Notre-Dame, avec la collaboration de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ).Le rassemblement est prévu à 18h45 à l’entrée du pont de la Concorde, et la marche débutera à 19h, a indiqué la FIIQ dans un communiqué.«Par cette marche, les infirmières veulent dénoncer les conditions de travail insoutenables qui prévalent actuellement dans les hôpitaux et dénoncer l’attitude du gouvernement qui refuse d’améliorer les conditions de travail et salariales des infirmières», précise-t-on dans le même communiqué.Par ailleurs, une première rencontre a eu lieu hier entre des représentants de la FIIQ, de la partie patronale et de la médiatrice nommée par le ministère du Travail.«On y retrouvait les mêmes représentants qu’aux dernières négociations, moins les représentants du Conseil du trésor puisque les clauses salariales ne font pas partie de la négociation», a indiqué Micheline Poulin, porte-parole de la FIIQ.S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9’ étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par I>e Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury, 9" étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor I-aSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dan?Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.LUFTHANSA Onex refuse de spéculer sur un scénario de contre-offre SUITE DE LA PAGE 1 fines.L’exécutif syndical doit se rencontrer d’ici demain et cette participation sera à l’ordre du jour de la réunion.Chez Onex Coip., le porte-parole de la société d’investissement torontoise, Nigel Wright, a souligné au Devoir qu’il ne pouvait pas spéculer sur un quelconque scénario de contre-offre susceptible d’être orchestrée par les partenaires d’Air Canada dans Star Alliance.«Mais pour qu’une telle contre-offre soit possible, il faudra d’abord [que les artisans de cette opération] puissent trouver une façon d’amener Canadien International et, donc, de s’entendre avec American Airlines.D’autre part, une telle transaction nécessiterait, pour qu’elle réussisse, une modification à la loi canadienne [qui empêche un étranger de détenir plus de 25 % des droits de vote d’une compagnie aérienne canadienne].L’avantage de notre transaction est qu’elle s’enchâsse à l'intérieur de cette limite.» Au terme de l’opération concoctée, Onex doit retenir 31 % des actions du nouveau transporteur, et American Airlines, 14,9 %.Cette transaction est cependant conditionnelle, entre autres, à l’aval gouvernemental obtenu par un arrêté en conseil dans le cadre de cette procédure enclenchée en vertu de l’article 47 de la Loi sur les transports.Elle est également conditionnelle à ce qu’Ottawa retire cette barrière empêchant une personne, ou un groupe de personnes agissant de concert, de retenir plus de 10 % des droits de vote d’Air Canada.«Nous pensons que cette limite de 10 % ne répond pas à un objectif de politique publique.Après tout, une compagnie aérienne, ce n’est pas comme une banque pour l’intérêt public.Nous pensons que si les actionnaires d’Air Canada répondent positivement à notre offre, le gouvernement acceptera d’éliminer cette limite de 10 %.» M.Wright n’a pas eu vent, dit-il, des renseignements voulant que le président d’Onex aurait obtenu des promesses en ce sens de la part d’Ottawa avant de concocter sa proposition.M.Schwartz aurait dit, lors d’un entretien préalable avec des membres de l’exécutif syndical d’Air Canada, qu’il avait reçu d’Ottawa la promesse que la règle du 10 % serait retirée et qu’il avait confiance dans les promesses du gouvernement fédéral.«Je ne peux confirmer la teneur de ces discussions», a ajouté Nigel Wright.M.Wright a, au cours de l’entretien, réitéré le sérieux d’Onex dans sa volonté de mettre sur pied une compagnie aérienne solide issue de la fusion d’Air Canada et de Canadien.«Noubliez pas que nous injectons 250 millions de notre argent dans l’opération!» Cette transaction implique une mise de fonds de un milliard, dont les trois quarts reposent cependant sur une contribution ou sur un appui financier d’American Airlines.Et elle vise une mainmise sur un transporteur qui affiche des liquidités de quelque 600 millions.«Les limites de propriété étrangère comprennent aussi des mesures s’adressant aussi au contrôle de facto», a renchéri M.Wright dans sa dénonciation des conclusions voulant qu’Onex ne soit qu’un intermédiaire soutenu par American Airlines.Nigel Wright n’a toutefois pas commenté le fait que les dispositions de la loi portant sur le contrôle étranger de facto n’empêchent pas American Airlines d’exercer une telle emprise sur Canadien International.Dans un autre ordre d’idées, mais toujours en réaction à l’offre d’Onex, le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe a expédié hier une lettre au président du comité permanent des Transports demandant la convocation immédiate du comité afin de «faire la lumière sur le rôle du gouvernement fédéral et en particulier du ministre des Traiisports [David Collenette] dans le dossier de Canadien-Air Canada, où nous faisons face à deux versions contradictoires».Dans sa lettre, M.Duceppe précise que «d’un côté, le ministre des Transports et le premier ministre affirment que le gouvernement canadien n’est qu’un observateur dans cette affaire.D’un autre côté, le président d’Onex, M.Schwartz, déclare publiquement qu’il a obtenu des garanties à l’effet que le gouvernement fédéral modifierait les règles du jeu pour permettre la prise de contrôle de Canadien et d’Air Canada par son entreprise».M.Duceppe a rappelé le devoir de transparence du gouvernement.Il s’est notamment demandé: «Est-il normal qu’Onex ait informé Canadien de sa proposition d’achat avant de la rendre publique, tout en tenant Air Canada dans l’ignorance.et que, pour sa part, Canadien en ait informé le ministre responsable?» ,Nouvelle procédure contre Erik et Pierre-Karl Péladeau ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Une nouvelle procédure judiciaire est,venue s’ajouter hier à la série opposant Erik et Pierre-Karl Péladeau à des membres de leur famille, à un liquidateur de la succession de leur père, Pierre, et à des avocats ayant représenté Anne-Marie, une des filles du défunt Cçtte fois, il s’agit d’une requête visant à forcer Erik et Pierre-Karl Péladeau à continuer de verser une allocation mensuelle à Esther et Simon-Pierre Péladeau ainsi que le paiement de divers frais engagés (loyer, auto, études) par eux.Esther, âgée de 22 ans, et Simon-Pierre, âgé de 20 ans, sont issus du deuxième mariage de Pierre Péladeau avec Line Parisien.Selon les informations apparaissant dans le texte de la procédure déposée, lundi dernier, au palais de justice de Montréal, les deux jeunes Péladeau ne reçoivent plus depuis le début du mois d’août leur allocation mensuelle.Les frais pour le logement, l’automobile et les frais d’études n’auraient pas été acquittés par les frères Péladeau, administrateurs de Gestion Péladeau contenant les actions que Pierre Péladeau leur a léguées par testament Les jeunes signalent que Pierre Péladeau n’a jamais de son vivant interrompu les paiements.Mais voilà qu’au début de juin dernier, Pierre-Karl a signifié à Simon-Pierre qu’il réduisait le montant de la somme mensuellement allouée, la fàisant passer de 3500 à 2160 $.Il aurait pris la même mesure à l’égard d’Esther, faisant passer son allocation de 5000 à 2160 $.Les deux jeunes estiment que Pierre-Karl a agi ainsi en raison de l’appui qu’ils avaient manifesté à leur sœur Anne-Marie qui, il y a quelques mois, a demandé à la Cour supérieure de forcer ses frères à lui donner davantage d’argent et à lui fournir des informations sur ses avoirs.En juin dernier, Esther et Simon-Pierre avaient réclamé une allocation mensuelle de 10000$.Les deux jeunes soutiennent également dans leur procédure qu’en raison de la valeur des actions que leur a données leur père ils ne peuvent se qualifier pour obtenir des prestations d’aide sociale, des prêts et bourses d’études ou encore l’aide juridique.Sans ressources Pour convaincre la cour qu’ils peuvent avoir des problèmes sérieux, à court terme, les deux jeunes soutiennent qu’ils devront interrompre leurs études maintenant qu’ils sont sans ressource financière et qu’ils risquent d’être évincés de leur logement Ils indiquent que leur mère, Line Parisien, n’a pas les moyens de subvenir à leurs besoins du fait qu’elle a été congédiée d’un poste qu’elle occupait au sein d’une entreprise du groupe Québécor, le 23 juillet dernier, «sous les ordres de Pierre-Karl Péladeau».Esther et Simon-Pierre diseqt avoir acquis la conviction que Pierre-Karl et Erik agissent de mauvaise foi et n’ont d’autre but que de les étouffer financièrement afin qu’ils cessent de revendiquer leurs droits.Quoi qu’il en soit le débat se fera en Cour supérieure le 7 septembre, soit le même jour où l’un des trois liquidateurs de la succession de Pierre Péladeau, Jean-Paul Saint-Louis, demandera à ce que ses frais d’avocat reliés à sa défense face à Erik et Pierre-Karl Péladeau soient payés à même l’argent de la succession.Les deux frères Péladeau reprochent à M.Saint-Louis ses agissements au moment d’une requête déposée par leur sœur, Anne-Marie, et d’une autre provenant de leur demi-frère et demi-sœur, Esther et Simon-Pierre.Mackenzie King fut le plus grand premier ministre, selon des historiens KEVIN WARD PRESSE CANADIENNE Ottawa — Deux historiens réputés estiment que Mackenzie .King, malgré ses défauts et ses particularités — sa dévotion inusitée pour sa mère morte, notamment —, est le plus grand premier ministre que le Canada ait connu, pour avoir gardé le pays uni à travers la Seconde Guerre mondiale et pour avoir tissé les premières mailles du filet de sécurité sociale.La fin du siècle approchant, Jack Granatstein et Norman Hillmer ont entrepris d’évaluer les leaders du pays dans leur récent ouvrage, Prime Ministers: Ranking Canada's Leaders, qui fera sous peu son apparition sur les tablettes des librairies.Mackenzie King, un libéral et un spiritualiste ardent, arrive au sommet de leur liste et figure au sein du groupe des trois seuls premiers ministres auxquels ils accolent l’épithète de «grands».Macdonald et Laurier: grands eux aussi Vues de près, les actions de Mackenzie King, et King lui-même, ne faisaient souvent pas grande impression.Mais avec le recul, il devient évident que Mackenzie King a été le plus grand premier ministre, chef de parti et politicien du Canada, écrivent les auteurs.Les seuls autres «grands» premiers ministres canadiens, selon MM.Granatstein et Hillmer, sont Sir John A.Macdonald, un conservateur, et Sir Wilfrid Laurier, un libéral.Louis Saint-Laurent, un libéral au pouvoir pendant les années 40 et 50, se voit attribuer la seule mention dans la catégorie «presque grands».Des cinq hommes et une femme devenus premiers ministres depuis 1968, un seulement, le premier ministre Pierre Trudeau, se classe dans la catégorie «supérieurs à la moyenne», au cinquième rang.Jean Chrétien arrive au neuvième rang Brian Mulroney, un conservateur, et le premier ministre Jean Chrétien se retrouvent aux huitième et neuvième rangs respectivement, dans la catégorie «moyens».M.Chrétien est décrit comme un politicien prudent, qui a adopté la philosophie du gouvernement de Mackenzie King, c’est-à-dire gouverner au centre et éviter autant que possible les décisions délicates.De M.Chrétien, les auteurs écrivent: «Le vingtième premier ministre n’a apparemment aucune grande vision durable du pays, outre sa passion pour celui-ci, mais il a commis très peu d’erreurs.» Joe Clark, revenu en politique pour diriger à nouveau le Parti conservateur, se classe 15'.PRIVATISER?Même diagnostic, voies de solution discordantes SUITE DE LA PAGE 1 cipaux éléments d’actif et de passif sont transférés au Conseil métropolitain», peut-on lire dans le livre blanc.La STCUM, la STL et la STRSM deviennent ainsi des entreprises privées spécialisées, ce qui implique un processus de «privatisation/commercialisation».On indique également qu’une campagne de sensibilisation et de formation des employés sera nécessaire.Tout ce brasse-camarades devra s’effectuer avec le début d’une année budgétaire, question de faciliter le transfert.On estime qu’une période de 15 à 18 mois après l’adoption de la loi sera nécessaire pour la mise en œuvre de ce scénario.Rien ne laisse toutefois croire qu’il puisse être celui privilégié par la ministre Hard.A l’automne 1997, le ministre d’Etat à la Métropole de l’époque, Robert Perreault, lançait puis abandonnait quelques mois plus tard un projet de fusion des trois sociétés de transport de la région.Le but était de réaliser des économies.Mais au delà des millions prévus, l’idée du regroupement apparaissait comme une étape à la mise en place d’une vision métropolitaine.Avant lui, le ministre Serge Ménard avait tenté de créer un consensus dans la région autour de la mise en place de la Commission de développement de la métropole.Après des déchirements dans le monde municipal montréalais, la nouvelle instance est demeurée une loi, sans plus.Le livre blanc souligne que le diagnostic quant aux problèmes de la région est partagé par tous mais que les voies de solution sont discordantes.«A la lumière des expériences récentes, force est de constater qu’il en sera probablement ainsi tant et aussi longtemps qu’une solution d’envergure touchant l'ensemble du territoire, impliquant tous les intéressés et ayant comme but principal de moderniser les façons de faire, ne sera pas appliquée», écrit-on dans le document.Une seconde proposition prévoit que le palier métropolitain s’occupe de planification, de coordination et de financement Du coup, l’AMT disparaît du paysage métropolitain.Pour assumer sa tâche, le CMM perçoit ainsi un impôt foncier en deux volets: 100 millions provenant d’un taux uniforme pour financer les dépenses d’immobilisation et une seconde tranche venant des municipalités desservies.Ce dernier élément se rapporte à la notion d’utilisateur-payeur car une municipalité désirant un service complémentaire devra en assumer le coût Le personnel spécialisé en planification des réseaux, stratégies commerciales et budgétisation de la Communauté urbaine de Montréal et des trois sociétés de transport de la région montréalaise pourrait être transféré au CMM.Une guerre syndicale risquerait ainsi d’éclater, ne serait-ce que parce que les différents syndicats tenteront d’obtenir la juridiction du nouveau groupe, en vertu de l’article 45 du Code du travail.Le troisième scénario fait du CMM le responsable politique de l’AMT qui demeure responsable des équipements et des fonctions d’intérêt métropolitain.Déjà, la Loi sur l’Agence métropolitaine de transport prévoit que le contrôle de l’AMT peut être confié à des «décideurs régionaux».Il s’agit du changement le plus simple et le plus rapide à mettre en place, soit à peine quelques mois.Actuellement, la région montréalaise compte une vingtaine d’instances qui organisent le transport en commun: trois sociétés de transport, 12 conseils intermunicipaux de transport (CIT) et cinq municipalités qui organisent individuellement les services.Depuis 1992, dans la foulée d’un délestage financier du gouvernement du Québec sur le dos des municipalités, le financement du transport en commun est fragile.Le document souligne qu’«il manque au moins 45 millions par an seulement pour maintenir les acquis et environ 75 millions si la clientèle devait croître modérément».Un conseil spécial des ministres est prévu les 7 et 8 septembre prochains en vue de la rentrée parlementaire.Le livre blanc de Mme Harel doit y être discuté et adopté dans sa forme finale.Cela implique qu’entre la version du 12 août et celle qui fera l’objet d’une présentation publique des modifications pourront avoir été apportées.MONSTRE «Rien de ce document n'a été négocié avec le milieu municipal» SUITE DE LA PAGE 1 plètement noyés.Il a souligné qu’il y a un problème de «structurite» dans la société malgré le refus de la population de ne pas avoir un autre ordre de gouvernement.M.Bourque a fait ces quelques commentaires alors qu’il rendait publique une étude sur l’expérience de fusion à Toronto.Cette analyse «valide l’option d’une île, une ville», affirme M.Bourque, qui continue à faire la promotion de l’idée pourtant rejetée par la ministre Harel.Les éléments publiés du livre blanc, dans sa version du 12 août, ont fait bondir le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Mario Laframboise.Ce dernier est d’autant plus enflammé que la ministre Harel semble oublier, selon lui, que l’entente d’un pacte fiscal, qui a conduit à un transfert de responsabilités aux municipalités, a été signée avec l’UMQ et non avec des élus métropolitains à l’existence virtuelle.M.Laframboise souligne également que la ministre «se lave les mains» du véritable problème qui en est un de fiscalité, en cédant cette responsabilité au Conseil métropolitain de Montréal à être créé.«On trouve là ce que Mme Harel a dans le cœur et ça, c’est inquiétant.Rien de ce document n’a été négocié avec le milieu municipal.Elle souhaite refiler le ballon à une organisation où les élus municipaux sont exclus», tranche-t-il.«Nous avons signé une entente pour renouveler la fiscalité et non pas pour participer à un concours de dessin de structures», renchérit le maire de Laval, Gilles Vaillancourt.M.Laframboise voit à travers les informations qui ont filtré un refus du gouvernement à injecter un seul sou dans le monde municipal.Le président de l’Union des maires de banlieue de File de Montréal (UMBM), Georges Bossé, partage cette analyse.«Le gouvernement doit dire le but premier de sa réforme.Tout ce qu’on sait actuellement, c’est les factures que Québec nous a envoyées.Si c’est encore là son objectif, le gouvernement va nous trouver très véhéments», avertit M.Bossé.Ce dernier indique par ailleurs les problèmes inhérents au territoire privilégié par Québec.En juin dernier, Louise Harel affirmait qu’une nouvelle structure régionale compterait 107 des 111 municipalités formant la Région métropolitaine de recensement (RMR).Or le document présente un scénario réduit à 74 municipalités avec une possibilité éventuelle d’élargir le périmètre à 97 municipalités, soit le territoire correspondant à la nouvelle région administrative gouvernementale que Québec veut créer.«S’il fallait que cette version soit finale, il y aurait beaucoup de déception.Le territoire ne correspond pas à la réalité métropolitaine.Il a été l’objet d’un découpage et donc de pressions politiques d'élus provinciaux», soutient M.Bossé.Ainsi, il montre du doigt le ministre des Finances, Bernard Landry, qui se serait assuré, selon M.Bossé, que son coin de pays, dont la ville de Varennes, soit exclu du projet Pourtant, le livre blanc souligne que, dans «l'agglomération de Varennes, pas moins de 66,9 % de la population active travaille dans le noyau urbain», ce qui dépasse le critère justifiant l’inclusion statistique dans la RMR A l’Union des municipalités régionales de comté du Québec, la présidente, Jacinthe Simard, s’est vivement opposée à la disparition pure et simple des MRC.Le projet Harel élimine cette structure ainsi que la Communauté urbaine de Montréal à la faveur du Conseil métropolitain de Montréal.«Si le gouvernement devait aller de l’avant avec ce projet d’abolition de plusieurs MRC, nous nous objecterions avec vigueur», lance Mme Simard.Cette dernière s’inquiète de ce que cette superstructure «à prédominance urbaine» ne puisse se soucier de ses éléments ruraux.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.