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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-09-25, Collections de BAnQ.

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OCTOBRE DU Ç AU 9 SUVl’LEMËNTÂÎRES Comply i° im&s.]Ue, qualifiée à tort ou à raison d’hybride et d’im-t-, n’a pas fini de susciter des débats et des interroga-Pîis étonnant alors qu’à l’aube de l’an 2000, le FINI) e de revenir sur la question, avec ce qui, parmi _________ages actuels, constitue l'un des terrains les plus méconnus et les plus fertiles, l'Afrique.L’Afrique, noyau en ébullition où archaïsme et moder- “¦ a‘—•—*-un terrain où les termes conflit, fratli- injuguent au passé comme au présent, sancc depuis un peu plus de cinq ans d’un contemporaine.«Je pense que les gens en à saturer, à tourner en rond face à la gestuelle ae la aanse traditionnelle, même si celle-ci est ~ 1y a beaucoup de matière et de possibilités .se traditionnel, mais les gens ont envie de voir un hi/uvvuh.Ils souhaitent voir des choses qui bougent et n cent, qui étonnent et qui surprennent.Aujour-iiii, h y a beaucoup de compagnies qui s’affirment par apporta une démarche contemporaine, notamment au Burkina-Faso, au Sénégal, au Ghana et au Niger» De plus, des événements comme le MASA (Marché des arts de la scène africaine), et surtout les Rencontres de la création chorégraphique africaine à Luanda (Ango- la), ont favorisé grandement l’émancipation de ces jeunes compagnies en quête de nouveauté.À la traditionnelle danse africaine — très imprécise dans sa définition, du moins pour un Occidental — s’ajoute donc aujourd’hui une danse nouvelle au langage différent, ancrant dans sa propre tradition les racines de sa modernité.Rencontre du troisième type Avec ce courant, dont on pourra voir quatre représentants tout au long des 13 jours de festival — la Compagnie Salia iff Seydou du Burkina-Faso, Tchétché de Vincent Mantsoe d’Afrique du Sud et la Compagnie Sylvain Zabli également de la Côte d’ivoire —, c’est toute la question de la jonction entre les concepts d’africanité et de contemporanéité qui VOIR PAG F B 2: L’AFRIQUE Festival international de nouvelle danse LE 27 SEPTEMBRE PROCHAIN S’OUVRIRA LE FESTIVAL INTERNATIONAL DE NOUVELLE DANSE.POUR CETTE NEUVIÈME ÉDITION, NON PAS UN PAYS EST À L’HONNEUR MAIS TOUT UN CONTINENT.AVEC UN THÈME À LA FOIS EXOTIQUE ET ÉVOCATEUR, AFRIQUE ALLER/RETOUR, LE FIND PROPOSE UNE PROGRAMMATION SOUS LE SIGNE DE LA DÉCOUVERTE.Entre ljes compagnies venues d’ici, de l’Europe, du Japon et de l’Afrique, c’est le contemporain dans tous ses états, pour un FESTIVAL AUX ACCENTS D’ESPÉRANTO.HéÊiy.'S.¦ Æ 7 DIFFERENT IMPRIME SUR POND GRIS DP COULEUR CLICHE REPETE ECLAIRAGE EN RAISON TEXTE OU Omnibus présente texte Michael Mackenzie traduction Paul Lefebvre mise en scène Francine Alepin avec Francine Alepin et Denise Boulanger LA arozine ET LA DU 2 I SEPT.AU 2 OCT.99 MARDI AU SAMEDI 2 OH 3 O *5/ assistance à la mise en scène Jean Boilard scénographie Anick La Bissonnière costumes Maryse Bienvenu éclairages André Naud musique Judith Gruber-Stitzer «spaceubre 1945, rue Fullum.Montréal réservations : 521.4191 DANSE Mathilde Mon nier Page B 3 THEATRE Automne irlandais Page B 4 CHRONIQUE CULTURELLE Zone de turbulence Page B 12 Cinéma Page B 7 Disques Page B 10 Musique Page B 12 LE DEVOIR LE DEVOIR.LES SAMEDI 2 5 ET DI M A N (’ II E 2 Lynda Gaudreau < une encyclopédie vivante du corps humain + LE 27 SEPT.«S®®*:; Cas Pibllc Hélène Blackburn < danse fougueuse, urgente Zab Mabmiaa Cie Danse Nyata Nyata Incantation Rasas Drumming sur la rythmique captivante de la musique de Steve Reich 4- ‘ i \ 1 7*- •k Tfe'C*.Filialisa Jsai-Plarra Parrsaalt L'EXIL-L'OUBLI première mondiale d’un maître de l’espace Haratkaa cbaréiraphlqaa dynamisme et diversité P* de la nouvelle danse 12h à 17 h Cia Clara Andarmatt lyrique, satirique, déconcertante > 18h Les Arts du Maurier Mitispara Baisa > Irène Stamou < dangereusement intense Sasanna Links un regard sur l’homme africain Rath Cansflsli Daaca /Mlrjam Bas des énergies débridées, sensibles Cia Salla al Sayiaa Figninto une gestuelle profonde et fulgurante Damlnlgaa Parta intense, précise, virtuose Afrique • aller/retour s.,.,i9n.au iggg Clièaathégae saébécslss Programme de films africain > 14 au 26 sept.Callaaia latarnatlsaal ¦ v Danse: Langage propre et métissage culturel 30 théoriciens et critiques 30 sept., 1 et 2 oct.Malssa 4a la Caltara 1 Frsatiiic ' 2 compagnies de | Côte d’ivoire: g Tchëtché >1,2 oct.| Cie Sylvain Zabli > 3,4 oct.§ , Peftiual lrit(rr»i£ior\l( Je l\Joyjve([e arvje Les Arts du Maurier liras I Was Real-Documents gagnant de 3 Prix du public du FIND MiaiBiit-Natliial 20 h 30 23 h Salle Ludger-Duvernay Théâtre du Maurier iiAn 19h > Studio-théâtre 21 h Alfred-Laliberté Salle Marie-Gérin-Lajoie Forfaits et billets en vente dès maintenant Réductions jusqu'à 45% billetterie centrale Agora de la danse ¦ 840, rue Cherrier info-danse • 514.990.3031 Harald Rhaaama Épitaphe brillant Allas Canpapala dérision, émoi, vérité Aisra 4s la daasi 17h30 19 h Espace Tangente Studio Vlacait Maatsss/ Patar Cbln solos métissés La Carra dis Lambas > Danièle Desnoyers < éloquence exquise un concert de corps 9 oct.Caapla» Ex-Ceetrls Mega-fête multimédia DJ, VJ, Hip Hop, danseurs Ito Billets individuels seulement m 514.790.1245 ou 1.800.361.4595 admission.com Monument-National ¦ 514.871.2224 Spectacles prévus à la Place des Arts relocalisés Échange de billets à la billetterie centrale Plus de détails dans la brochure du Festival ou sur notre site Web S."“SS £Sr“ CanadS n~=~=— ¦ Etats-Unis Ellaa Caria - anthropologue, psychanalyste > Canada Deaa Dailda • ethnographe et programmateur de danse • Canada Daalal Dahlils - écrivain et chorégraphe - France Fsdirlci Ferrari > philosophe - Italie Sasaa lal|h Faster - chorégraphe, danseuse et professeur • Etats-Unis Stepkaali Jerdaa - historienne de danse - Grande-Bretagne Yacaika Dilata • philosophe - Côte d'ivoire Baianll Jiwslswlckl - professeur et chercheur - Canada Aadré Lapecki • essayiste, critique et dramaturge - Etats-Unis Lairaici Laippe - essayiste et critique - France Zak Nsksaiiei • chorégraphe et danseuse - Canada Jaaa-Ckarlis Massera - écrivain et critique d'art • France Mathilda Minier - chorégraphe - France Jeai-lic Naacy • philosophe - France Chutai Peitbrlaad > critique d'art et présidente-directrice du FIND - Canada Sarah Rakldpe • essayiste et praticienne - Grande-Bretagne Okalli San • danseur - Ouganda Salla Sain • danseur et chorégraphe - Burkina-Faso/France Richard Shastirmai - philosophe - Etats-Unis Ire Valaskakis Tembeck - historienne de danse et critique - Canada Alpkaisi Tléraa - chorégraphe et chercheur ¦ Côte d'ivoire RENCONTRE AVEC ANNE-TERESA OE KEERSMAEKER MIDI - 2 OCTOBRE SALLE CLAUDE-JUTRAS m CINEMATHEQUE Salle Claude-Jutra - 335, boul.de Maisonneuve Est Renseignements et dépliants - 841.8077 • 15S • SS (etudiants, abonnes du findi Billets disponibles à la billetterie centrale du Festival lOuantiie imitée) Pestiual _ Mfrr'eî.er.J /f clarté GRÂCE A CAM INTERNET, CE COLLOQUE EST ACCESSIBLE SUR NOTRE SITE WEB jacqcls nadi ai u-: devoir comédie dramatique vigoureuse et colorée, bien loin de My Fair Lady, la comédie musicale américaine très romancée qui s'inspire des mêmes thèmes.Le propos de Shaw est beaucoup plus grave et plus émouvant, explique-t-elle: par le truchement d’une fable inspirée d'une histoire mythique racontée par le poète latin Ovide dans ses Métamorphoses, la pièce nous fait assister, de manière métaphorique, à l’émergence de la femme moderne».L’œuvre de Shaw montre comment Eliza, une jeune fleuriste londonienne d’origine populaire, s’émancipe et devient une personne libre à partir du moment où elle a accès à la connaissance grâce à l’enseignement du professeur Higgins.«Elle sort de sa chrysalide pour devenir papillon et prendre son essor.Petit à petit, raconte Françoise Faucher, nous assistons à la naissance d’une femme forte qui n'est plus une femme du XIX' siècle mais déjà une femme moderne, libre et autonome.qui prend son destin en main en sachant qu’elle est capable de mener sç vie sans dépendre de quiconque.» A son avis, le seul fait d’avoir porté ce sujet à la scène suffirait à consacrer l’auteur comme visionnaire.Un personnage étonnant George Bernard Shaw, qui fut aussi un critique musical et dramatique averti doublé d’un essayiste de premier plan, n’est pas considéré à la légère comme le plus grand dramaturge de langue anglaise des temps modernes; il a été lui-même un personnage étonnant à plus d’un égard.En quelque sorte, un -honnête homme» moderne.«C'était un penseur éclairé que tous les problèmes de son temps préoccupaient, questions sociales, culturelles, politiques et philosophiques, explique Françoise Faucher.Il s'intéressait aussi à la linguistique et à la phonétique, au sujet desquelles il avait lu des travaux de pointe.» Plusieurs des convictions de Shaw, substrat des combats idéologiques qu’il a menés, sont passées dans le personnage de Higgins: «On retrouve dans la bouche du professeur d'Eliza ses idées socialistes et sa vision égalitaire des sexes, ainsi que son regard acéré sur la société.» Faucher n’est pas étonnée que Pygmalion ait eu du mal à trouver preneur et n’ait été montée qu’en 1914.deux ans après sa publication; de plusieurs manières, l’œuvre représentait une provocation pour la société britannique qui sortait péniblement de 1ère victorienne.«La pièce pose plusieurs questions de taille et son humour n'est pas futile.C'est une comédie intelligente et savoureuse, haute en couleur, prenante en particulier dans sa façon d'examiner l'égalité entre l'homme et la femme, souligne-t-elle.Im pièce vise la cruauté dont les rapports humains sont empreints.Eliza réclame de la bonté, ce que Higgins est incapable de lui donner.On est bien loin du "happy end"! Higgins est un célibataire endurci et Eliza ne veut se mettre à son service d'aucune façon.En ce sens, c'est une jeune fille contemporaine très forte.» Di pièce pose plusieurs questions de taille et son humour n’est pas futile.C’est une comédie intelligente et savoureuse, haute en couleur, prenante en particulier dans sa façon d’examiner l’égalité entre l’homme et la femme.Shaw reconnaissait lui-même que le sujet de la pièce était «impossible».«L'art ne devrait jamais être didactique, dit-on; ma pièce l’est», affirmait-il.Cet arrière-plan didactique n’a pas empêché Pygmalion d’obtenir un vif succès.«Ses personnages lui tenaient tellement à cœur, précise Faucher.que dans une postface l’auteur a écrit une suite à la vie de chacun.» Une forte équipe Au Québec.Pygmalion a déjà été présentée à quelques reprises: Jean-Louis Roux l’avait montée au TNM en 1976-77.Paul Hébert, qui l’avait dirigée au Trident en 1971, en a fait une autre mise en scène en 1990 à la Compagnie Jean-Duceppe.Chaque fois, l’œuvre a été donnée dans l’adaptation qu’en avait faite Eloi de Grand-mont: l’action se déroulait au Québec et opposait un accent régional quelconque à un accent plus «correct».«La traduction d'Antonine Maillet reconduit la pièce dans son contexte d’origine: Londres, Angleterre.N’oublions pas que c'est en entendant s’exprimer ses compatriotes que Shaw s’est mis en colère et a écrit sa pièce.Ce choix pose néanmoins tout un défi! explique Faucher.Pour recréer l’opposition du londonien populaire à une langue plus épurée, Antonine a dû trouver “une parlure” qui n’est ni l'argot, ni le jouai, ni la parlure acadienne.Sur le plan du langage, le contraste entre Eliza et le professeur Higgins et la "qualité" de leur relation, qui est influencée par leur manière de s'exprimer, doivent être immédiatement saisissables.» C’est Guy Nadon, «un comédien merveilleusement généreux et créateur», souligne le metteur en scène, qui interprétera le professeur Higgins; François Tassé sera le colonel Pickering, un ami de Higgins; Raymond Legault jouera le père d'Eliza.On remarquera le retour à la scène de Monique Lepage, qui incarnera la mère de Higgins.Quant au rôle difficile d'Eliza, laquelle doit illustrer de manière précise «la transformation d'une peti- te fille du populo en femme du monde».le metteur en scène a retenu la jeune comédienne Isabelle Blais pour l’interpréter.«Une équipe extrêmement stimulante, intelligente et sérieuse, signale Faucher, qui est aussi heureuse du travail effectue par les concepteurs — Sue Tunnel, assis tante et régisseur, Lucie Langlois aux accessoires, Catherine Gadouas à la musique, Michel Beaulieu aux éclairages, François Barbeau aux costumes ainsi que Catheççiu Grandie, une jeune scénographe qui signera son premier décor.Une signification particulière Pour Françoise Faucher, le fait-de travailler comme metteur en scène;au Rideau Vert revêt une signification particulière: «Je n'ai pas oublié len-tliousiasme de Mercedes Palomino et d'Yvette Brind'Amour quand elles ont ouvert leur théâtre;; quelle audace, quand on y pense! A l'époque où Duplessis régnait, remarque-t-elle, deux-femmes prenaient les rênes de ce qui avait été le très célèbre Théâtre Stella.C'est là que j’ai joué mes premières comédies; c'est grâce à ses fondatrices que j’ai appris que je pouvais faire rire.» «La pièce nous fait assister, de manière métaphorique, à l’émergence de la femme moderne» «Il s’agit d'une oeuvre bouillonnante, la plus i achevée de Paula de iVosconcelos.» ; Solange Lévesque Le De.O'' «Un spectacle caressant et sauvage, sensuel.suggestif, ironique et un soupçon inquiet.» Jean Saint-Hilaire 5c «This is PauldÊe Vasconcelos’smost sophisticated wor< to dale.A mesmerizing, enimatic ritual.» PatfTonnelly \ Gaz- La Presse its mms USINE 0/du 16 septembre au 2 octobre/matinée le samedi 2 octobre/billetterie: 521 4493 Mise*'xè-w et chorégraph < Paula de Vasconcelos Music ¦ Bertrand Chénier « x »» -y r y-vf, "T^t Costumes Louis Hudon Lumières Marc Parent Avec ladson Caldeira r—-^ 11 .rH I 11 Estelle Clareton Heather Mah Mathilde Monnard lut Ouellelte A I \ iX Jyi mK-P Marcel Pomerlo Sarah Stoker Paul-Antoine Tailleler ICODIFFUSEUR USINE C| LLluGJ7LlSulOlLEÀ J- Un spectacle de danse inoubliable Révélation du Festival d'Avignon p,8 De la Cie Heddy Maalem (Toulouse-Franéél Les Petites ormes Le 3 octobre 1999 à 20H30 Monument-National.Théâtre Du Maurier 1182.BOUL.SAINT LAURENT.MONTRÉAL METRO SAINT LAURENT OU PLACE D ARMES BILLETERIE : 871-2224 • PRIX : 12 $ LES B#READES I >1 \U)\ I RI Al Saison 1999-2000 Ensemble de musique baroque sur instruments d'époque Vivaldi tutto d’un fiato Le vendredi 8 octobre 1999 • 20h London forever Le mercredi 8 décembre 1999 • 20h Jardin musical Le vendredi 3 mars 2000 • 20h Cantates allemandes Le vendredi 28 avril 2000 • 20h avec Matthew White, alto masculin m JdliSIQtT Chapelle Nolre-Dame-de-Bon-Secours 400, rue St-Paul Est Vieux Montréal Abonnements: jusqu'à 12% de réduction — Les forfaits • Régulier: 71.00S Ainé: 56,00$ Étudiant 41.00S Information (514) 259-5114 LE DEVOIR.LES SAMEDI 25 ET D IM A X C H E 2 t> SEPTEMBRE 199!» I! T S THÉÂTRE De la Grande à la Petite Noirceur Tit-Coq au TDP dans une nouvelle production mise en scène par Michel Monty Fallait-il vraiment reprendre Tit-Coq de Gratien Gélinas?Et comment arriver à dépoussiérer ce classique fondateur de la dramatur- gie québécoise?STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR * obscurantisme ne meurt pas, il .-j se transforme.Dans le Québec de la Petite Noirceur, le nôtre, aujourd’hui, maintenant, le PQ a chassé rUnion nationale et Lucien Bouchard occupe le poste du «cheuf», les «logues» en tout genre ont remplacé les curés, la course aux conditions gagnantes tient lieu d’Evangile et les camarades syndiqués de la CEQ piétinent la culture comme on ridiculisait autrefois les «pelleteux» de nuages et les «joueurs de piano».Au secours, Voltaire, ils sont revenus.Au moins, la résistance lqmineuse persiste à percer elle aussi.A preuve, mardi dernier, quelques insoumis aux consignes syndicales de boycottage des activités parascolaires se sont réunis au Théâtre Denise-Pelletier pour assister à une intéressante rencontre des artistes et des artisans de Tit-Coq, de Gratien Gélinas, qui y prend l’affiche dans quelques jours.Une trentaine de jeunes élèves du secondaire — cinq ou dix fois moins que d’habitude — se serraient dans un balcon de la grande salle de Test de la ville.Ils étaient chaperonnés par une poignée d’enseignants, dévoués, comme on est en droit de s’y attendre dans cette profession qui est, parait-il, une vocation, comme le théâtre.Des pro los du tableau, mais rattachés à des écoles du secteur privé, donc non syndiqués à la CEQ, les pôvres.«Dans un sens, c’est sûr que la bataille pourrait nous servir si les professeurs gagnent leur bataille», dit Pierre Rousseau, directeur artistique du TDP.«Si les profs sont payés pour les activités parascolaires, on peut penser qu'ils vont en faire plus.Mais pour l’instant, la CEQ nous a pris en otages.Le boycottage nous fait mal, très mal.» Pierre Rousseau explique aussi que certaines écoles ont inscrit la pièce à l'étude, ce qui permet de maintenir l’activité théâtrale dans le cadre des cours.Malgré cela, le TDP évalue déjà ses pertes accumulées à 50 000 $.Les guichets ont enregistre une chute du tiers des réservations pour les matinées par rapport à l’an dernier.Le directeur craint de perdre jusqu'à 200 000 $ cette saison si les moyens de pression s’accentuent.«Les répercussions seraient très importantes sur les deux prochaines saisons, dit le directeur.Je suis en train de lire des pièces à quatre personnages.» Petit gallinacé deviendra grand Tit-Coq compte dix personnages, dont Tit-Coq, le soldat verbomoteur qui donne son titre à la chose.Mais faut-il vraiment la présenter davantage?Rappelons tout de même qu’il y est question d'un bâtard tentant de s’intégrer à sa société parfaitement hiérarchisée autour de puissantes institutions, Tannée, l’Église catholique, la famille.«H a bousculé la tradition en écrivant une pièce tragique et comique, ancrée dans sa réalité sociale, s'intéressant à des gens ordinaires et attachants, parlant la langue du peuple», résumait mardi Paul Lefebvre, directeur littéraire du TDP, devant la petite assemblée scolaire.M.Lefebvre est lui-même un professeur hors pair.Dans le document pédagogique du TDP, il explique en long et en large le contexte social de production de la pièce et son importance esthétique.«Gratien Gélinas a relancé le théâtre québécois sur de toutes nouvelles bases», a-t-il répété aux élèves.«C'est véritablement le père de la dramaturgie québécoise.Sans lui, pas de Marcel Dubé, pas de Michel Tremblay, pas de Michel Marc Bouchard ou de Serge Boucher.» Ce premier classique a été créé au Monument-National en 1948.Une année faste pour la pose de jalons de l’histoire culturelle du Québec, puisqu'elle voit aussi la publication du manifeste Refus global et la fondation du Théâtre du Rideau Vert, maintenant le plus vieux du Canada.La première production de Tit-Coq a été jouée 582 fois.La version anglaise de Ti-Coq (sans le t, please) s’est promenée jusqu’à New York (sans succès cepen- SOURCK THEATRK DENISE-PEI.LKTIKR Michel Monty dant).La pièce a été publiée, adaptée au cinéma, reprise encore et encore.Gratien Gélinas a lui-même dirige, en 1981, la dernière adaptation montréalaise, présentée «à l’authentique», avec le même décor, les mêmes costumes, les mêmes déplacements.Paul Lefebvre a expliqué que Tauteur-metteur en scène utilisait un damier pour diriger ses comédiens comme des pièces sur un jeu d’échecs: «Allez.Daniel, tu pars de F4 et tu vas à G7.» La nouvelle mouture est en fait la première production métropolitaine à ne pas être dirigée par l’auteur — le théâtre de la Bordée de Québec a cassé la même glace en 1992.Le choux de la reprogrammation peut sembler un hommage au dramaturge décédé Tan dernier.Le Rideau-Vert proposera également une pièce de Gratien Gélinas cet automne, Bousille et les justes, qui sera dirigée par la cinéaste Micheline Lanctôt.Les revendications actuelles des «orphelins de Duplessis» rajouteront de l’intérêt pour ce portrait de la Grande Noirceur.Un album de famille «J’ai accepté ce travail parce que je trouve ça important de poser un regard sur nos origines, de présenter le passé aux jeunes», dit le nouveau metteur en scène de Tit-Coq, Michel Monty, fondateur de la compagnie Trans-Théâtre (Prise de sang, Exodos.), plus habitué aux petites salles «pétées» qu'aux grands plateaux pédagogiques.Le jeune homme de théâtre, bâtard de Gélinas, avoue qu'il n’avait jamais vu ni même lu Tit-Coq avant la proposition du TDP «En la lisant, j’ai réalisé à quel point le Québec a changé en peu de temps.Pour moi, ç'a été corn- Pygmalion v théâtre du rideau vert [J 28 SEPTEMBRE AU 23 OCTOBRE 1999 iduction : Antonine Maillet.Mise en scène : Françoise Faucher.;c Guy Nadon, Isabelle Blais, Monique Lepage, Raymond Legault, nçois Tassé, Perrette Souplex, Gabrielle Mathieu, Marie-José Normand, [ues Baril Jean-Marie Moncelet, Marcel Girard, Danielle Leduc et Louise Caron, listance à la mise en scène : Sue Tunnel.Concepteurs : Catherine Grandie, nçois Barbeau, Michel Beaulieu, Catherine Gadouas, Lucie Langlois.4) 844-1793 www.rideauvert.qc.ca 4664, rue Saint-Denis - Métro Laurier rice de garderie le samedi et le dimanche en matinée sur réservation seulement.CONSÇIl RTS CL> .— 89v raw SPEXEL ¦ jyfl Omni me ouvrir les armoires de ma grand-mère, comme ouvrir un album de photos de famille.Le temps a dépose de la poussière.Ma tâche de metteur en scène, c’est de le dépoussiérer.» Toute sa conception du spectacle s’est organisée autour de cette allégorie photographique.Monty' va développer un portrait de famille, un portrait de groupe sous magistère avec exclu.«Cette histoire ne peut pas se dérouler ailleurs que dans le Montréal des années 40.C’est impossible de l’actualiser comme on peut faire jouer une pièce de Molière en complet-cravate.» Les costumes seront d’époque.Les accessoires aussi.Monty et son scénographe Olivier Landreville ont même choisi d’utiliser des projections de photos d’époque, empruntées aux archives du Musée McCord, en lieu et place de la dizaine de décors nécessaires.Le musicien Jean-François Pednô a également puisé dans les archives sonores pour reproduire le bruit de cette époque de cloches.«Je Propose une approche scénique qui soit contemporaine.» Cela choisi, il fallait encore trouver un nouveau Tit-Coq.Michel Monty a retenu Pierre Dallaire, assez peu connu, qui donnera la réplique à Brigitte Poupart (Marie-Ange) et Claude Prégent (le padre).«Pour moi, il a complètement le physique de l’emploi.» A propos, après lui avoir offert ce fardeau historique, le metteur en scène a appris que Tit-Coq était la pièce favorite de Dallaire.«C’est la première pièce qu'il a lue.C’est la pièce qui lui a donné envie de faire du théâtre.C'est la pièce qu'il a présentée à ses premières auditions professionnelles, au Quat-Sous.» Bref, c’est un classique, tout à fait à propos pour les élèves, c’est-à-dire pour les petits chanceux qui pourront s’y frotter au cours des prochaines semaines, n’en déplaise aux néo-obscurantistes.SOI’RC F rHKÂTRK DKNNISK PELLET1ER Gratien Gélinas en spectacle solo impresam SUPPLEMENTAIRES 24*25 nov., 20 h 00 Artistes invités FOUS SOLIDAIRES ISPGCTRUIÏII 318, STE-CATHERINE O.©PI.des Arts (inl.861-5851) billets au Spectrum, chez Admission et au 790-1245 («Irais) pour fêter ses 40 ans, x ole8 \Menchikov *j Catherine Deneuve Régis Wargnier présente SERGEI BODROV |R GRIGORI MAN0UK0V TATIANA DOGUHEVA BOGDAN STUPKA HUBERT SAINT MACARY ATANASS ATANASSOV mivquougimii PATRICK DOYLE nom uns ui« uh*U\CCIE ROÜfORD, AIR EDEL ASSOCIATED uo.Miuuoiiomouh RUSTAM IBRAGl) WBEKOV SERGUEÏ BODROV LOUISCARDEL RÉGIS WARGNIER i M (okun ( nos lUvawsfAvi si sst ta >u - uui rsouniONS- su «oui irwi him vu nu U full f.’ivu OUI • VlOOiMU’ NttN KNMlMGUua HMWCVJR Vil .tftiWttiP (vllM*M!H»"VI m M VU,», IU VlYfl fl UOR * « < Y* ‘i ’iHUM'SVIVh t'fYS UYUMTIOKU WlUhlvIlMI^SR *‘VijYO>IHU'#l\ \isitfz noire vile INTERNET : wvnullijiuMllintivtom on Mira le venin François Berléand Rocco Siftredi Onzj Iqinreltmii (metis Bcrléaid RtctaSM wage largos Rnaiitis UC smPuHük linge IgiÉstiitoit lu Diistard Vartiu iisiqie 0.J.Valeitii Raihad Tulas Itacl Ida CB Idas Jtrte Iraict tiieaa l .— Elie Castiel, Séquences B 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 2 (5 SEPTEMBRE 1999 ?DISQUES CLASSIQUES Splendeur à quatre Friedrich Cerha • String Quartets 1-3 Arditti Quartet .''A ¦>' FRANÇOIS TO II SIGNANT FRIEDRICH CERHA -STRING QUARTETS 1-3 Friedrich Cerha: Quatuors à cordes nos 1 (1989), 2 (1989-90) et 3 (1991-92); Huit mouvements pour sextuor à cordes d’après les Fragments de Holderlin (1995).Quatuor Arditi Irvine Arditi et Graeme Jennings, violon; Garth Knox, alto; Rohan De Saram, violoncelle); avec Thomas Kakushka, alto et Valentin Erben, violoncelle.Durée: 77 minutes 31.CPO 999 646-2 Friedrich Cerha s’inscrit directement dans la tradition viennoise la plus pure, celle qui, au temps de Haydn, Mozart et Beethoven, fut au cœur de l’Europe et qui est devenue le centre de référence de toute pensée musicale occidentale; celle aussi de Schoenberg, Berg et Webern, qui a plus que tout autre modifié les moyens de faire de notre tradition instrumentale.Une tradition qui passe par Schubert, Strauss, Brahms, Reger, Mahler et qui curieusement vit une période de sclérose en ce moment, n’arrivant pas à faire face aux flambeaux allumés par l’électroa-coustique, les volte-face de l’avant-garde et des prises de positions américaines.Vienne semble s’enfermer dans son rôle d’institution traditionnelle, peu encline — contrairement à autrefois — à une mouvance esthétique qui ébranlerait sa prétendue suprématie.Cerha est connu du grand monde musical pour une réalisation formidable: c’est lui qui a terminé l’orchestration et la composition du troisième acte (quelques petits passages seulement) du deuxième opéra de Berg: Lulu.Après des débuts académiques, il se lance dans l’expérience sérielle, déterminante.Sa plume faite, son langage formé, avec un catalogue important, subitement il se tourne vers le quatuor à cordes à la mi-cinquantaine.C’est que, parallèlement à la musique européenne, il découvre les musiques du monde.Un séjour au Maroc sera déterminant pour son amour de la musique arabe de tradition classique.Les quatuors sont donc le fruit d’une intégration d’éléments modaux des gammes arabiques, notamment l’exploitation expressive et systématique des micro-intervalles (des intervalles plus petits que notre tempéré demi-ton).Cerha y vient non seulement pour la facilité de réalisation technique, mais aussi, on le sent à écouter les quatre œuvres présentées ici, par une recherche sur l’intimité qui aboutit à la découverte d’un nouveau monde.En ce qui concerne l’esthétique, Cerha ne peut — ni ne veut — renier son héritage.Des influences, oui, de trois types: la culture occidentale du quatuor à cordes, les intervalles arabes, une fascination des variations d’unissons empruntée à Scelsi.Une fois cela admis, une voix se met à parler.C’est la grande beauté des trois quatuors.Dans un discours absolument abstrait, une profondeur de sens naît de la beauté du choc entre les moments plus lisses et l’agitation par endroits étouffante des ostinatos.L’abstraction demande qu’on s’attache au geste plus qu’aux notes, une force du Quatuor Arditi.Les interprètes prennent des risques et osent ouvrir des portes sans que jamais baisse la qualité de leur jeu — collectif comme individuel — et, surtout!, l’inspiration qu’il font ressortir partout.Le premier quatuor est une pure splendeur qui pousse plus avant le delirando et le desolato typique de la Suite lyrique de Berg.L’opposition se fait même entre les grandes montées agitées très «sérielles» et les redescentes douloureusement marquées des sensations orientalisantes.Fascinant pour l’oreille.De forme à peu près identique, le second, écrit dans la foulée du premier, part lui aussi de l’expérimenta- tion sonore pour passer par l’agitation stressante et revenir vers les textures éthérées.Les procédés rythmiques sont plus incisifs, comme des mouvements d’horloge qui se détraquent (Ligeti) et où la musique ne craint pas le silence (Nono).Si je cite Luigi Nono, c’est que le sextuor qui clôt le disque — la composition la plus récente — s’inspire des mêmes Fragments de Holderlin.Après l’abstraction des trois quatuors, voici donc, avec deux instruments en plus, le retour d’un certain programme dans la musique.Chaque fragment musical s’inspire d’un poème de Holderlin qu’on retrouve dans la pochette.Le jeu des correspondances baudelairiennes peut alors laisser aller son cours sans entrave, pour peu que vous puissiez lire l’allemand ou l’anglais: on a omis une traduction française.Comme le troisième quatuor, c’est le plus «viennois» des opus présentés.Un drôle de jeu de balancement et d’exploitation de timbres jouant sur la représentation du nihilisme de la folie et du retrait du monde avec une douleur que les interprètes n’arrosent pas de crème fouettée.Parfois, c’est presque insoutenable tant la progression est inexorable.Ce n’est pas le genre de musique à mettre entre toutes les oreilles: comme de la véritable musique de chambre pour cordes, cela demande un effort, une aspiration et un raffinement récompensés par la richesse du contenu artistique.Sans se proposer comme une révolution dans le monde du quatuor, on entend un compositeur qui a quelque chose à dire, et sait corn- jga } iÆ ' ¦ JcrcG\ 1,1 quête du Or.t.il ment le dire.Quand cela se double d’interprètes qui le comprennent et savent le traduire, on a un grand disque.LA NEF - PERCEVAL La Nef: Perceval, la quête du Graal, tome 1.Daniel Taylor (contre-ténor): Perceval; Claire Gignac (contralto, flûtes à bec, percussions): la Veuve dame; Viviane Le-Blanc (soprano): Blanchefleur; Catherine Hermann (soprano, dulcimers): une jeune fille; Nicolas Lemieux (ténor): le chevalier Vermeil; Rafik Samman (baryton, santour, percussions): Arthur; Bestsy MacMillan (basse et dessus çie viole); Robin Grenon (harpe); Eric Mercier Chalémie, penny whistle); Sylvain Bergeron (guitare ancienne).D’après le texte de Chrétien de Troyes.Durée: 55 minutes 26.Dorian DOR-990271 Autant Montségur, la tragédie cathare m’avait plu, autant je ressens un certain malaise devant cette nouvelle production de La Nef.Le type de voix est toujours aussi approprié et le ton de celles-ci plaisamment naturel.La sonorité strictement instrumentale aussi a de quoi plaire.Les arrangements illustrent bien les divers caractères des divers tableaux au cours desquels se déroule l’action.C’est superbement enregistré.Ce qui gêne, c’est la nature même de la musique, trop sentimentale et larmoyante.Quoi, après l’histoire si poignante de Montségur, la Nef se met à faire une compétition aux films médiévaux à l’eau de rose?Car ce ne sont que des moments doux de partitions cinématographiques comme Braveheart ou Willow qu’on entend ici.Je comprends qu’on ne peut pas toujours réinventer le Moyen Age mais, faute de documents solides, les musiciens ont arrangé là une sorte de pot-pourri de ballades anglo-saxonnes et de mélodies qui flirtent parfois avec la musique country.Quelquefois la voix de Daniel Taylor s’épanouit en belles arabesques, le côté un peu «archaïque» des modes se fait timidement sentir.Au moment précis où on croit embarquer, la guimauve refait surface.En spectacle, l’artifice de représentation peut pallier, surtout avec l’engouement actuel pour les épopées médiévales.En disque, tout seul, cela prépare bien au sommeil.Pour rester en éveil, on se retourne vers d’autres productions du répertoire de la même époque.C’est autrement plus animé, raffiné et vivant.SCHŒNBERG - BERG -WEBERN - PIANO MUSIC Arnold Schoenberg: Trois pièces, op.11; Six petites pièces, op.19; Cinq pièces, op.23; Suite, op.25, Pièces op.33a et 33b; Alban Berg: Sonate, op.1; Anton Webern: Variations, op.27.Peter Hall, piano.Durée: 78 minutes 12.Naxos 8.553870 Un autre enregistrement de cette intégrale de l’œuvre pour piano de la deuxième école de Vienne.Un autre enregistrement qui, lui, ne fera pas école cependant.Non pas que le pianiste Peter Hall manque de moyens; au contraire, il maîtrise la virtuosité et la sonorité, rend ce répertoire avec ses beaux climats poétiques comme ses oppositions brusques et sait même décoder l’humour sehœnbergien.On reste indifférent par le manque de précision dans les passages à l’écriture plus fournie, par un détachement un peu trop constant du sujet.En plus, la prise de son n’est pas des plus fameuses.L’écho noie et il y a comme un filtre entre la musique et nos oreilles qui fait perdre du charme aux sonorités imaginées par les trois Viennois.Dommage, car on sent un pianiste qui maîtrise ce répertoire et qui n’â pas su le rendre comme il semblerait le vouloir sur disque.Pour la découverte, ou entendre une nouvelle approche, ce n’est quand même pas de l’argent gaspillé.On reste pourtant loin de la magistrale réussite de Maurizio Pollini.Si vous la trouvez, même à coût plus élevé, elle vaut encore le détour et le moindre sou que vous y mettrez.VtrCZA* ' \* Zt.- ' .¦ SIS : ,-W; Esther Morin Franco Nuovo Denis Niquette Que ce soit au départ ou à l'arrivée, vous êtes toujours en bonne compagnie avec l'équipe du 105.7 Marc Gélinas Paul Houde On est toujours dans votre chemin Marie Plourde Marie-Louise Arsenault Maryse Pagé v as VOLUME 1 THÇ MUSICAL P£«FOOT*A>*Ce$.I VÙt’ 9^0 #• |# r-v*?i «t’*U 11TIAKHR Société d« musique conlempori W.iltît0oudn*.iu, directiHJr artist le du Québec Centre PigrrisPél.nieau 300, BQUt.DE MAISONNEUVE EST La musique de notre temps 34‘ saison 1999-2000 l)l M.WUW: rivmiiTi* nnrvl .imcrii.iiiu-vie l’mivrc inu^ist nilc vie Lniis Anilriessen 14 oclohrc I1)1)1) 20 11 00 L’EnsKMIHI MusICANoVA Concert InviUilion I I novembre 19 II 30 Tmm: Trois converto> en création 9 décembre 1999 20 I I 00 Quatuor Molinari Les sept v|ti;Utiors j c
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