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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-01-11, Collections de BAnQ.

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LE GROUPE ENRON BANDE DE GAZA Israël rase un quartier palestinien: 700 sans-abri Page A 5 —?\v w \v .led e v o i r .c o m ?LE DEVOIR \ 11 1 • L I I I \ ' 2 ?_L H \ Y.N I) R K I) I 11 .) A ,\ V 1 E K 2 0 0 2 S 7 «¦ .i \ \ K s I $ Washington enquête sur la plus importante faillite de l'histoire Page A 4 «C’est l’hiver, c'est l’hiver, c’est l’hiver.» 1 mm kTil * JACQUKS NADEAU LF DEVOIR LEMAIRE Gérald Tremblay et le président des cols bleus de Montréal, ]ean iMpierre, s’en sont donné à cœur joie hier lors d’une séance improvisée de tir de balles de neige.Us participaient au lancement de la Fête des neiges, qui débutera le 26 janvier prochain au parc Jean-Drapeau.Même si le mercure persiste à rester au-dessus de la normale saisonnière, la tenue de l’événement n’est pas compromise, assurent les organisateurs.Environnement Canada prévoit toutefois un mois de janvier particulièrement doux, ce qui fait croire que l’hiver n’est pas près de s’installer pour de bon à Montréal.Nos informations en page A 2.Québec, Ottawa et les Innus s’entendent Les droits ancestraux des Innus seront reconnus dans un tout premier traité JACQUES NADEAU LE DEVOIR MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Après 21 ans d’une négociation territoriale globale, une entente de principe tripartite entre Québec, Ottawa et les Innus est survenue à la fin décembre.Les négociateurs et les avocats des trois parties sont à rédiger le texte de cette entente qui devra être prêt pour la fin du mois.Par la suite, au moins une autre année sera nécessaire pour mettre sur papier un tout premier traité innu qui, 25 ans après la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (CBJNQ), ira plus loin que ne le faisait ce premier accord moderne survenu entre les gouvernements québécois, canadien et cri.«On est sortis des sentiers battus avec les Innus, a indiqué au Devoir le négociateur spécial du Québec, Louis Bernard.En importance, c’est l’équivalent de la Baie-James sur un territoire aussi grand.» En fait, les Innus ont obtenu ce que ni les Cris avaient réussi à faire inscrire dans la CBJNQ ni les Nisgaas, dans un accord plus récent en Colombie-Britannique, c’est-à-dire la reconnaissance du titre aborigène et des droits ancestraux autochtones.Cette reconnaissance des droits séculaires des descendants des premiers habitants d’Amérique du Nord a été confirmée en 1997 par la Cour suprême dans l’affaire Delgamuukw.Il s’agit cependant d’un changement majeur allant à l’encontre de la position traditionnelle du gouvernement fédéral en matière autochtone, qui repose plutôt sur l’extinction des droits dans le cadre d'accords et de traités.D’ailleurs, l’entente avec les Innus n’est pas sans causer un certain remous à Ottawa, où le négociateur fédéral, André Maltais, devra préciser son mandat en discutant des consensus établis à la table de négociation directement avec le cabinet du premier ministre Chrétien.I-ettre de principe Mais les trois parties ont bel et bel signé le 21 décembre une lettre de principe concluant 18 mois de discussions sur la base de l’approche commune ou VOIR PAGE A 8: INNUS Québec interdit toute recherche sur le clonage humain PAU U N K GRAVEL LE DEVOIR r\ uébec interdit officiellement toute activité de re-Vv cherche sur le clonage humain ainsi que sur les cellules souches d’embryons humains, cellules qui contiennent, comme on le sait, un énorme potentiel thérapeutique.L’interdit s’applique même aux cellules souches embryonnaires issues des embryons «excédentaires» provenant de fécondations in vitro effectuées pour des couples infertiles.la politique québécoise s’annonce donc plus stricte que celles adoptées aux États-1 Inis et en Angleterre.Dans le but avoué de rassurer la population québécoise, le ministre délégué à la Recherche, à la Science et à la Technologie, David Cliche, a également affirmé hier en conférence de presse qu’aucune activité de recherche n’a actuellement cours dans ces champs de la science sur le territoire québécois, et ce, dans le domaine de la recherche tant publique que privée.Le ministre a pu se montrer à ce point affirmatif et rassurant en raison de l’existence et de l’application de règles d'éthique et de bonne pratique édictées par le Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSQ) et par les fonds subventionnaires fédéraux.«Dans l’état actuel des choses, tout projet de recherche que des scientifiques se proposent de mener dans un centre hospitalier universitaire [CHU] québécois, que sa source de financement soit publique ou privée, doit être analysé par VOIR PAGE A 8: CLONAGE ACTUALITÉS La rue Notre-Dame entre deux feux À lire en page A 3 Gagliano réplique Le ministre soutient ne pas être intervenu de façon inappropriée HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA De notre bureau d'Ottawa Le ministre fédéral des Travaux publics, Alfonso Gagliano, est sorti de son mutisme hier pour répondre aux accusations de patronage portées contre lui par l’ex-président de la Société immobilière du Canada II se dit sans tache et n’a aucune intention de présenter sa démission au premier ministre, qui ne la lui a d’ailleurs pas demandée.M.Gagliano a déclaré au cours d’une entrevue accordée à RDI ne pas comprendre pourquoi Jon Grant a fait une telle sortie dans le Globe and Mail cette semaine.«Il faut poser la question à lui parce que pendant ces cinq ans-là (six, en fait], on a eu de VOIR PAGE A 8: GAGLIANO INDEX Annonces.B 6 Avis publics.A4 Bourse.B 4 Cinéma.B 8 Culture.B 7 Économie.B 5 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Monde.A 5 Mots croisés.A 4 Météo.B6 C’est la vie.B 1 Sports.B 6 Télévision.B 7 Le dénonciateur de Gagliano s’explique ARCHIVES PRESSE CANADIENNE «Ce que le ministre a déclaré nous a fait paraître ridicules.Et j’ai été blessé par cela», dit aujourd'hui Jon Grant.Jon Grant veut une meilleure gestion des sociétés de la Couronne HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA C% est parce que les dé-' clarations d’Alfonso Gagliano l’ont fait passer, lui et la Société immobilière du Canada, qu’il a dirigée pendant six ans, pour des incompétents que Jon Grant a décidé de dénoncer publiquement le ministre.Un geste qui, espere-t-il maintenant permettra d'améliorer la gestion des sociétés de la Couronne.M.Grant a créé une véritable tempête politique cette semaine en accusant le ministre fédéral des Travaux publics, Alfonso Gagliano, de patronage.M.Grant VOIR PAGE A 8: GRANT Yv*w la Max histoire sociale DES 11)1! 1 QUEBEC Yvan Lamonde Histoire sociale DES IDÉES AU QUÉBEC 1760-1896 Prix Raymond-KIibansky 2001 pour le meilleur livre de langue française en sciences humaines « 57* PAGES • 54.95$ 0 MOI» ________ 778313000689 I) K V 0 I K VENDREDI -I A N VIER 2 0 0 2 I.i S A C T D A LIT E S EN BREF Une nouvelle école à File Perrot (l£ Devoir) — L'île-Perrot aura une nouvelle école.Le ministre F rançois Ijegault a annoncé hier la construction d’une école secondaire pouvant accueillir 1060 éleves.Le coût du projet est de 14,8 million^ (dont 13,2 millions seront versés par le ministère de l’Education) et comprend la construction de classes, de laboratoires, de deux gymnases, d’une bibliothèque et de locaux administratifs.D’autre part, le ministre dévoilera un autre investissement en matière d’immobilisatiops ce matin a la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Ile.Il y a un an, Lucien Bouchard abandonnait la vie politique (PC) — Il y a un an aujourd’hui, le Québec perdait soudainement son premier ministre quand Lucien Bouchard annonça à la surprise générale qu’il abandonnait la vie publique pour retourner à la pratique du droit.M.Bouchard invoquait deux raisons pour justifier sa décision: son incapacité à raviver la ferveur souverainiste et sa vie privée.D’une part, il reconnaissait «ne pas avoir réussi à accroître la ferveur souverainiste» au cours des cinq ans où il a dirigé le Parti québécois et le gouvernement du Québec.Par ailleurs, le premier ministre a aussi fait allusion à sa jeune famille pour expliquer son départ.Âgé de 62 ans, M.Bouchard a pris épouse il y a une douzaine d’années.Sa conjointe Audrey Best, une Américaine, lui a donné deux jeunes enfants, Alexandre et Simon.Labrie revient en cour.contre son gré (Le Devoir) — Menotté à un fauteuil roulant, Stéphane labrie a enfin été conduit hier après-midi au tribunal ixnir répondre à des accusations d’évasion, de complot pour évasion et de méfait à l’égard d’un bien (le fourgon cellulaire) pour une valeur de plus de 5000 $.L’homme de 34 ans a été mené de force — pour ne pas dire «roulé» — dans le box des accusés après qu’il eut refusé de comparaître devant la justice, labrie, une relation des Hells Angels, s’est évadé mardi d’un fourgon cellulaire alors qu’il était amené au palais de justice pour une affaire de vol.Il a fracassé la fenêtre du véhicule avec un autre détenu non identifié.Celui-ci a été rattrapé aussitôt par les agents.Labrie a réussi à prendre le large devant plusieurs témoins avant d’être épinglé par les policiers en soirée, alors qu’il marchait dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.labrie a plaidé non coupable aux nouvelles accusations portées contre lui hier, réclamant un procès devant juge et jury.L’évadé a même poussé l’audace jusqu'à demander la tenue d’une enquête pour.remise en liberté.Il reviendra en cour le 22 janvier.les services correctionnels ont par ailleurs annoncé la tenue d’une enquête interne pour faire la lumière sur la double évasion de mardi.Deux agents se trouvaient à bord du fourgon qui était suivi par une voiture de patrouille au moment de l'incident James Bartleman est nommé lieutenant-gouverneur de l’Ontario (PC) —James Bartleman, un ancien conseiller du premier ministre Jean Chrétien et un membre de la Première Nation de Minjikanig, a été nommé lieutenant-gouverneur de l’Ontario.Le bureau du premier ministre ontarien a souligné que M.Bartleman est le premier autochtone à être désigné re-présentant de la reine dans la province.M.Bartleman va quitter son poste actuel d’ambassadeur à la mission du Canada auprès de l'Union européenne pour devenir le 27,‘ lieutenant-gouverneur de l’Ontario.Messieurs, vous êtes «enceintes»! (Reuters) — Un hôpital britannique a reconnu hier avoir envoyé par erreur des lettres à 30 patients, dont six hommes âgés, les informant qu’ils étaient «enceintes».Les lettres ont été envoyées par un système informatique qui génère automatiquement des lettres informant les patients que la date de leur opération a été repoussée.«L’employée qui gère le système s'est simplement trompée d’option.C’est une erreur humaine», a déclaré une porte-parole du Chesterfield and North Derbyshire Royal Hospital.Elle a ajouté qu’aucun des destinataires des lettres n'attendait d'heureux événement.Le plus doux mois de décembre des 60 dernières années Un hiver plutôt doux qui n’en a que le nom JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Il a plu sur Montréal hier et Environnement Canada prévoit des températures douces pour les prochaines semaines.Cet hiver pas comme les autres en fait soupirer plusieurs, parmi lesquels les propriétaires de stations de ski, qui admettent tout de même bien s’en tirer jusqu’à maintenant À Montréal, les organisateurs de la Fête des neiges assurent que l’événement, qui doit débuter dans deux semaines au parc Jean-Drapeau, se déroulera comme prévu.«Ce n’est pas un hiver typique», admet Jean-Claude Leblanc, météorologue à Environnement Canada.Les 4 °C enregistrés hier à Montréal se situent bien au-dessus de la normale, qui oscille entre -6,7 °C et -15,3 °C.De plus, la maigre chute de neige, soit 45,6 cm depuis le début de l’hiver, représente la moitié de la quantité habituelle reçue à cette période de l’année.Résultat: seuls 3 cm de neige sont restés au sol, a-t-on constaté hier à Montréal, la pluie ayant fait disparaître le reste.Il s’agit tout de même d’un progrès par rapport à l’hiver 1982-83, alors qu’aucune neige n’était restée au sol avant la mi-janvier.L’hiver est jeune, rappelle M.Leblanc: «Avec une couple de "grosses monstrueuses", on peut remonter au-dessus de la normale.Mais on n’a rien de gros en vue encore pour les cinq prochains jours.» Toutes les régions du Québec sont affectées par cet hiver capricieux, même la Côte-Nord, habituellement choyée par d’abondantes chutes de neige.Ixs Grands Lacs Le mois de décembre a été le plus doux enregistré au cours des 60 dernières années, mais les spécialistes d’Environnement Canada refusent d’en attribuer l’entière responsabilité au réchauffement de la planète.M.Leblanc croit d’ailleurs que les Grands lues, considérés comme des «puits de chaleur», ont profité de l’été sec et ensoleillé de 2001 pour absorber la chaleur, un phénomène dont on subit les effets aujourd’hui.Malgré la timidité de l’hiver, les propriétaires de stations de ski demeurent sereins.En attendant que les flocons tombent du ciel, les systèmes d’enneigement artificiels ont pris la relève dans la plupart des centres de ski, ce qui fait dire à Claude Péloquin, directeur général de l’Association des stations de ski, que «ce n'est pas une situation exceptionnelle pour le ski.Nous sommes habitués d’avoir des débuts de saison plutôt difficiles.Dame Nature nous a fait faux bond à plusieurs reprises».Le temps des Fêtes a été satisfaisant, ajoute-t-il, mais les températures élevées minent l’efficacité des appareils qui fabriquent la neige.L’hiver trop doux et la concurrence des stations de ski américaines font toutefois réfléc hir l’industrie, qui réalise qu’il faudrait tripler la capacité des systèmes d’enneigement pour rivaliser avec nos voisins du Sud.Un objectif qui nécessiterait des investissements trop importants pour beaucoup de centres de ski.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pas facile de skier sur le mont Royal, comme l’expérimente ce brave en promenant son chien.7- À Montréal, hiver ou pas, la Fête des neiges aura lieu quand même, promettent les organisateurs, qui procédaient hier au lancement de l’événement.Répartie sur trois fins de semaine à partir du 26 janvier, la Fête des neiges célèbre cette année son vingtième anniversaire.«Pour nous, ce n’est pas la neige comme le froid qui est important.S’il fait moins un degré, les canons à neige fonctionnent», explique Isabelle Phoe-nix» porte-parole de l’événement À la Ville de Montréal, on se garde bien de se réjouir trop rapidement de faibles chutes de neige qui ont réduit les opérations de chargement de la neige à néant jusqu’à maintenant.Depuis 23 ans, rappelle André Lazure, du Service des travaux publics à la Ville de Montréal, il s’agit du quatrième hiver où les chutes de neige sont si faibles à cette période de la saison.«Ce n’est pas aussi exceptionnel qu’on peut l’imaginer et, évidemment, l’hiver n’est pas encore terminé.» Le budget accordé au déneigement à Montréal a fait un bond cette année, passant de 65,9 millions à 146,6 millions à la suite des fusions municipales.L’environnement est aussi important que la guerre au terrorisme, affirme l’institut Worldwatch PASCAL BAROLL1ER AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Autant d’argent devrait être consacré à la lutte contre la dégradation de l’environnement qu’à la guerre contre le terrorisme, a affirmé hier l’institut Worldwatch dans son rapport annuel sur l’état de la planète, qui fait le bilan de la décennie écoulée entr e le Sommet de Rio et le prochain Sommet de la Terre à Johannesburg.«Les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont grimpé de plus de 9 % et 27 % des récifs de coraux mondiaux sont maintenant sévèrement endommagés, contre 10 % à l’époque du Sommet de Rio», constate l’association américaine de défense de l’environnement, qui déplore l’aggravation de l’état de la planète au cours des 10 dernières aimées.le rapport, dont l’avant-propos est signé du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, s'attarde sur les modifications du climat et de la population de la planète, qui seront au cœur du sommet des Nations unies consacré au développement durable, du 26 août au 4 septembre en Afrique du Sud.«Le Sommet de Johannesburg peut et doit mener à une reconnaissance mondiale de la nécessité d’at- teindre un équilibre entre la nature et l’économie humaine», écrit M.Annan.«Dix ans après le Sommet de la Terre de Rio, nous sommes toujours loin de voir la fin de la marginalisation économique et environnementale qui affecte des milliards de personnes», a pour sa part déploré le président de l’institut Worldwatch, Christopher Flavin, à l’occasion de la publication du rapport «Malgré la prospérité des années 90, le fossé entre riches et pauvres se creuse dans de nombreux pays, affaiblissant la stabilité sociale et économique», a-t-il ajouté.Ira protection de l’environnement demeure trop bas sur la liste des priorités mondiales, avec un budget annuel que l’ONU «a du mal à maintenir à 100 millions de dollars», enveloppe que l'institut Worldwatch compare à des dépenses militaires mondiales de plus de 750 milliards de dollars en 2000.L’association constate aussi l’alourdissement de 34 % de la dette des pays en développement en dix ans.pour totaliser 2500 milliards de dollars en 2000.«Le paiement d’intérêts excessifs siphonne des ressources qui pourraient être utilisées pour des programmes sociaux et environnementaux nécessaires», lit-on encore.Un Freedom Car pas si écologique Le programme lancé par Washington serait moins avantageux qu'il ne le paraît LOUIS GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le lancement avant-hier aux Etats-Unis du programme Freedom Car pourrait bien en fin de compte s’avérer une «nouvelle fuite en avant de l’administration Bush» dans le dossier des transports et des changements climatiques.C’est l’expression qu’ont spontanément utilisée Steven Guilbeault, de Greenpeace, actuellement à Washington, et le président de Transport 2000, Normand Parisien, pour qualifier le lancement du programme fédéral américain de recherche sur les piles à combustible à l’hydrogène pour propulser les autos de demain.D faut cependant ajouter que ce programme met un terme abrupt au programme de recherche en cours, cofinancé par les constructeurs automobiles, pour mettre rapidement au point des voitures qui consommeraient moins de trois litres aux 100 kilomètres.Pour Steven Guilbeault, mettre la hache dans un programme qui allait sous peu donner des dividendes en permettant le lancement de voitures hy-peréconomiques et moins dommageables pour le climat de la planète «n’est pas une bonne nouvelle, sauf pour les pétrolières, qui ont besoin de maintenir les niveaux actuels de consommation».Le jeu des pétrolières «L’administration Bush, a commenté Steven Guilbeault, Jbîî encore une fois le jeu des grandes pétrolières qui ont payé son élection.La filière de l’hydrogène et des piles à combustible peut s’avérer très polluante, presque autant que les voitures actuelles, comme Ta démontré une étude de l’Institut Fembina d’Ottawa.Si c’est dans cette direction que foncent les Etats-Unis, tout ce que fait le président Bush, c’est offrir un nouveau bail de 25 ans de consommation additionnelle garantie aux pétrolières.» En effet, les progrès accomplis par les voitures hybrides les rapprochent de la barre des trois litres aux 100 kilomètres.Déjà, les Prius de Toyota et l’Insight de Honda ont défoncé le plancher des quatre litres aux 100 kilomètres.Steven Guilbeault a expliqué qu'il y a deux sortes de piles à combustible capables de fabriquer de l’hydrogène afin de générer l’électricité utilisée pour propulser une voiture.La première filière, celle dite de la Brown Hydrogen, fabrique son hydrogène dans la voiture à partir du pétrole qu’on obtient à la pompe.La réduction des émissions de gaz à effet de serre de cette filière n’est que de 6 % environ, selon l’étude de l’Institut Pembina, soit moins que le gain obtenu par l’installation d’une transmission manuelle sur une voiture.L’autre filière consiste à fabriquer l’hydrogène en usine pour le distribuer à la pompe.Én raison d’une technologie plus sophistiquée parce que réalisée à une échelle industrielle, la réduction anticipée des émissions de gaz à effet de serre de cette filière atteindrait 70 %.Mais, cynique, Steven Guilbeault pense que ce n'est pas celle qui sera retenue.Tout ce que fait le président Bush, c’est offrir un nouveau bail de 25 ans de consommation additionnelle garantie aux pétrolières Gains marginaux Pour Normand Parisien, de Transport 2000, «il faut s’attendre à des gains marginaux ou à long terme avec ces programmes» portant sur les voitures.Les gains, a-t-il dit, seront beaucoup plus immédiats et tangibles si l'administration Bush maintient ou, mieux, augmente les budgets de recherche consentis depuis 1991 aux transports en commun.Ces recherches, qui stimulent l’initiative institutionnelle et technologique, expliqueraient, à son avis, la plus forte progression enregistré^ l’an dernier dans les transports en commun aux États-Unis par rapport à l’automobile.«Une première depuis la dernière guerre mondiale», première qui.dit-il, pourrait bien n’avoir aucun lendemain compte tenu de la propension de la famille Bush «à faire dérailler» les projets de transports en commun.Le président Bush actuel défraie ces jours-ci les manchettes pour avoir bloqué en sous-main un projet de TGV au Texas au début des années 90, un «exploit» que son frère, gouverneur de la Floride, vient de répéter, à la grande satisfaction des compagnies aériennes et pétrolières.- * hJ.„.; iff||| m m * ?Astral AWiVi1 lia Des procès dont on croyait tout savoir.DOSSIERS JUSTICE CE SOIR 20 h — L’affaire Benoît Proulx ê CANAL Un monde de decouverte L K DEVOIR.LE VENDREDI 11 JANVIER 2 O O 2 A LE DEVOIR ACTUALITES Christian R i onx ?Nous ne sommes pas en 2002 Vous vous croyez vraiment en 2002?Je ne veux pas détruire vos illusions, mais vous ny êtes pas du tout D'ailleurs, cette année n’a pas l'air bien réelle avec ses deux zéros qui nous fixent d’un œil inquisiteur.Vous pouvez regarder votre calendrier tant que vous le voulez, consulter votre nouvel agenda Filofax en cuirette bordeaux ou pilonner autant comme autant sur votre Palm, cela n’y changera rien.Je sais parfaitement que 2002 est une année du XXP siècle qui n’a lui-même pas encore commencé.Regardez un peu par la fenêtre.Vous pouvez bien parler de 2002 alors que je vois des quêteux du Moyen Age au regard illuminé déambuler dans nos rues.Alors que je vois des soldats de l'Inquisition détruire leurs abris de fortune à coups de hache et de caméras de télévision.Les pauvres hères sont éberlués de tant d’attention.Ils nous regardent, pour tout dire, comme les Martiens que nous sommes.Comme Diogène dans son tonneau, qui demandait à l’empereur Alexandre de bien vouloir s’enlever de son soleil.?Qui a dit que le 1" janvier, il fallait changer d’année?Cette idée est une imposture.Car si une nouvelle année arrive, celle qui s'achève ne s’en va pas.Tout ce qu’elle a produit continue à vivre.Même qu’elle occupe toute la place.Prenez les événements du 11 septembre, la première guerre du XXI" siècle, disait-on.La première guerre d’une nouvelle ère.Deux mois à marteler qu’il s’agissait d’une «vraie» guerre.Maintenant qu’il faut juger les prisonniers en cour martiale (de «Mars», dieu de la guerre), il n’en est plus question.Il faut des tribunaux d’exception, car les prisonniers ne seraient pas des prisonniers de guerre.C’est que la vie n’est ni un défilé de mode d’Yves Saint-Laurent ni un plan de mise en marché.Elle n’est pas obligée, elle, de sortir impérativement et à dates fixes de nouveaux modèles plus ou moins arrondis ou à cpque translucide.A moins de croire que les ordinateurs remplacent les livres, qu’internet élimine le téléphone et quoi encore.Vous remarquerez que depuis qu’on annonce leur mort, il ne s’est jamais vendu tant de livres et de téléphones à fil.Gutenberg et Graham Bell sont toujours parmi nous.On a beau dépenser des milliards en quincaillerie informatique dans les écoles, nos petits apprennent encore à lire dans des bouquins.Et je parie qu’il en sera encore ainsi pendant disons.quelques siècles.De bons vieux livres qui racontent des histoires sorties tout droit des romans de chevalerie ou de contes nordiques millénaires.Comme dans Harry Potter ou dans Le Seigneur des anneaux.C’est parce que nous croyons aux sornettes de la mise en marché que nous avons été surpris de voir l’islam faire irruption dans nos vies.Surpris de voir Oussama ben Laden partir en croisade comme à l’époque où Mahomet conquérait le monde.C’est peut-être parce qu’ils ont compris qu’il n’y a rien de pire que d’être de son temps que les Français viennent de remettre l’étude des religions à l’ordre du jour.Le ministère français de l’Éducation vient en effet de confier à l’écrivain Régis Debray la mission d'évaluer la place dévolue «à l’enseignement du fait religieux» à l’école.«La république, à bon droit, ne reconnaît aucun culte, disait-il, doit-elle pour autant refuser d’en connaître?» Malgré leur passion pour l’histoire, les jeunes Français n'étudient celle du christianisme que depuis 1996.La laïcité militante, qui panique devant le premier foulard venu, avait tout balayé.«Certains élèves ne savent pas qui est la Vierge», constatait l’historien Philippe Joutard.On a beau dépenser des milliards en quincaillerie informatique dans les écoles, nos petits apprennent encore à lire dans des bouquins ?Or les clochards appartiennent au Moyen Age et à l’Antiquité davantage qu'à l'ère moderne.Comme des figures venues du fond des âges, c’est peut-être pour cela qu’on n’arrive pas à les comprendre et qu’ils dérangent tant notre confort Celui qui ne sait pas qui est la Vierge ne sait probablement pas non plus qu’il reproduit sans le savoir les bons vieux réflexes de la vulgate chrétienne, qui consistent souvent à faire le bonheur des gens malgré eux.Il ne sait peut-être pas qu’il est malgré lui un militant de ce que le philosophe Michel Foucault appelait la «république du bien» avec son «souci bourgeois de mettre en ordre le monde de la misère».Plus près de nous, je me souviens de l’époque où nos hobos pouvaient tout simplement se louer une chambre sur la rue Ontario.C’était crasseux, plein de coquerelles et de vermine, la fournaise à l’huile grondait sur le palier mais ça ne coûtait pas cher.Ça dépannait entre deux brosses ou deux visites à l’urgence psychiatrique.Et personne ne leur demandait de comptes.Depuis qu'on a nettoyé la ville, les pauvres diables : s’acharnent à refuser les HLM et les hôpitaux bien propres qu'on leur construit.Plus le temps passe, plus ils semblent venir d’outre-tombe et déparent le paysage.C'est pour cela qu’on les harcèle jusque sous les viaducs des autoroutes.Pour faire place nette.Place à 2002! Christian Riaux est correspondant du Devoir à Paris, criouxta ledevoir.com Reprise des audiences publiques lundi La rue Notre-Dame entre deux feux Le projet de réaménagement de la rue Notre-Dame est loin de faire l’unanimité Défenseurs et adversaires du projet de modernisation de la rue Notre-Dame se sont affichés hier lors de deux événements publics distincts.Les uns jugent le statu quo inacceptable, les autres souhaitent un projet plus prometteur sur le plan de la qualité de vie des résidants.FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR \ A la veille de la reprise des audiences publiques sur le projet de modernisation de la rue Notre-Dame, un peu plus d’une douzaine d’entreprises, d’institutions et d’organismes étaient présents hier matin à l’usine Camco, dans l’est de Montréal, pour manifester leur soutien au projet du ministère des Transports du Québec (MTQ).Celui-ci souhaite revitaliser la rue Notre-Dame en aménageant en lieu et place un nouveau lien routier mi-autoroute, mi-boulevard urbain.En réaction à cette initiative, les opposants ont également tenu une conférence de presse en fin de journée dans une taverne du quartier Hochelaga-Maisonneuve.Un peu moins d’une dizaine de coalitions, d’organismes et de partis politiques ont ainsi fait connaître leur vive opposition au «projet de construction d’une autoroute en tranchée au cœur de Montréal».Deux positions Si on fait exception des nuances propres à chaque organisation représentée, les positions des deux parties peuvent se résumer en quelques mots.Les opposants voient dans ce projet une tentative du gouvernement du Québec de faire de la rue Notre-Dame une autoroute est-ouest, ce qui hypothéquerait la qualité de vie des résidants du quartier Hochelaga-Maisonneuve, notamment.En contrepartie, les tenants du projet souhaitent tabler sur la volonté du ministre Guy Chevrette pour enfin donner un lifting aussi important que nécessaire à cette artère en tout temps congestionnée.«Le projet à l’étude s’avère un compromis acceptable», a indiqué Michel Thibault, secrétaire général du Conseil central de la FTQ du Montréal métropo litain.«L’ensemble du projet est une solution à la congestion routière et au problème de circulation sur les artères résidentielles.Il permettra le développement de l’est de Montréal en facilitant, entre autres, le transport des marchandises sur la rue Notre-Dame, qui est la porte d’entrée de l’est et l’accès au port de Montréal.» Prétendant s’appuyer sur les besoins des 30 000 entreprises de l’Êst montréalais pour accorder son soutien au projet, Michel Lesage, président de la Chambre de commerce et d’industrie de l’est de l’île de Montréal, affirme que l’axe de la rue Notre-Dame est au cœur de l’activité économique de cette partie de la ville et constitue en ce sens un lien essentiel \ ipvvVs .\« *» § Ig l| ^ «j JACQUKS NAM AU U-: DKVOIK lu rue Notre-Dame est l’une des artères essentielles à la circulation dans l’axe est-ouest de l’île de Montréal.tant pour les gens qui vivent dans les secteurs avoisi nants que pour les entreprises, avec les emplois qui en découlent.Le Collectif en aménagement urbain Hochelaga-Maisonneuve, la Chambre de commerce et d’industrie de l’est de l’île de Montréal, le CDSC Hochelaga-Maisonneuve, la Corporation de développement de l’Est, la Société de promotion et de concertation de l’est de Tile de Montréal et le Théâtre Denise-Pelletier étaient parmi les groupes qui ont dépêché un représentant lors de la conférence de presse.Une approche plus globale En fin de journée, l’union des forces d’opposition au projet a également convié les médias afin de faire contrepoids à l’initiative des défenseurs, laquelle au rait été téléguidée par la machine politique, accuse l’Association Habitat Montréal (AHM), qui organisait l'événement «Nous souhaitons une approche plus globale que celle du MTQ», a indiqué la coordonatrice de l’AHM, Patricia Clermont.Les opposants présents hier ont décrié en chœur les volontés du ministre Chevrette, qui privilégierait selon eux le béton par rapport à la qualité de vie des résidants du quar- tier.«Et le bitume appelle l’auto», a ajouté Mme Clermont.Selon le Conseil régional de l’environnement de Montréal, le nombre de voitures qui empruntent quotidiennement la rue Notre-Dame passera de 68 (MX) à 115 000, un débit non seulement inacceptable pour les résidants mais également trop important pour le centre-ville, qui ne pourrait absorber une telle augmentation.Ix*s adversaires au projet pressent donc le MTQ de changer son fusil d’épaule et de préférer un véri table boulevard urbain à quatre voies (avec une voie réservée au camionnage et une autre aux transports en commun) à une large autoroute sur cet axe.Cela permettrait notamment la reconstruction de bâtiments en bordure de rue, lesquels pourraient offrir une intéressante mixité commerces-habitations, selon Mme Clermont Le Conseil régional en environnement, le Groupe de recherche urbaine, la Table d’aménagement de quartier de Hochelaga-Maisonneuve, le Regroupement pour une alternative politique, Environnement Jeunesse et le Parti vert étaient entre autres présents hier.Ijcs commissaires du BAPE qui étudient actuellement le projet reprendront leurs travaux lundi.Procès en diffamation Yves Michaud s’est senti «souillé» BRIAN MVLES LE DEVOIR Yves Michaud a assumé seul sa défense dans le procès en diffamation qu’il a intenté contre Marc Angenot en affirmant qu'il s’est senti «sali, souillé, couvert de crachats et de vomissures» par les déclarations du professeur de l’université McGill.Dans le cyclone de «l’affaire Michaud», M.Angenot a affirmé lors d’un débat télévisé sur la chaîne RDI: «M.Michaud avait le droit de tenir des propos antisémites, j'ai le droit de les trouver abjects.» Député provincial dans les années 60, «Robin des banques» dans les années 90, Yves Michaud estime que sa réputation a été salie par les déclarations de M.Ange-not, qu’il poursuit pour la modeste somme de 18 000 $.«Il n’y a pas une journée sans que ses propos [.] affadissent mes jours», a déclaré M.Michaud, mercredi en cour.Selon Yves Michaud, accuser un citoyen à tort et à travers d’avoir tenu des propos antisémites, «c’est le stigmatiser pour le restant de ses jours, le couvrir d’une indélébile opprobre, le brûler d’un tatouage dont il ne pourra jamais se défaire».Yves Michaud est taxé d’antisémitisme sur la place publique depuis son passage à la Commission des états généraux sur la langue, le 13 décembre 2000.Ses déclarations antérieures, ses écrits et ses commentaires dans la presse ont été critiqués jusqu’à l’Assemblée nationale.Le Parlement a adopté de façon unanime une motion de blâme contre M.Michaud.L’affaire a même servi de prétexte à la démission prématurée du premier ministre Lucien Bouchard.Yves Michaud se bat bec et ongles depuis ce 13 décembre pour rétablir sa réputation.Il exige de l’Assemblée nationale un redressement de grief en vertu de l'article 21 de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec et menace de s’adresser aux tribunaux s’il ne l’obtient pas.la poursuite intentée contre M.Angenot s’inscrit dans cette croisade menée au nom de l’honneur.M.Angenot a présenté par la vont de son avocat.Julius Grey, une défense dite de «commentaire loyal».Ce concept essentiel issu de la Common Law empêche que des poursuites en diffamation ne viennent entraver le droit fondamental à la liberté d’expression.Selon Me Grey, les propos de Marc Angenot constituaient des commentaires loyaux formulés de bonne foi et en toute honnêteté.M.Angenot croit que cette poursuite est d’abord et avant tout une attaque personnelle dirigée contre lui par M.Michaud parce qu’il est un militant antinationaliste.Le juge a pris la cause en délibéré après une journée d’audiences.Avec la Presse canadienne loto-québec 649 Tirage du 2002-01-09 Q8 12 15 23 22 39 Numéro complémentaire: 43 GAGNANTS 6/6 4 5/6+ 12 5/6 461 4/6 23 892 3/6 420 146 LOTS 2 500 000.00 $ 75 971,30$ 1 582,00$ 58,50$ 10,00$ Ventes totales 22 842 593 $ Prochain gros lot (approx ) 2 000 000 $ mrssss’ Tirage du 2002-01-09 01 03 2Q 34 38 43 Numéro complémentaire: 18 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 0 50 000,00$ 5/6 14 500,00$ 4/6 1 057 50,00$ 3/6 20 398 5,00$ 1 Ventes totales 669 985.00 $ j EQtra Tirage du 2002-01-09 NUMÉROS LOTS 052817 100 000$ 52817 1 000$ 2817 250$ 817 50$ 17 10$ 7 2$ Le jeu doit remter un jeu L« rnodaMé* bet.tx#ets gagnants paraeaer* *, verso des bdWs En cas d«î çteparrté antre cette Hste et la i*te oWteKia de L-Q cette dernière a pr«rtM Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal, (Québec) H2Y 1B6 Nom et adresse du requérant Nature de la demande Endroit d'exploitation Maison du Bifteck Addition d’au 349, Avenue Red Grill inc tonsation de Dorval MAISON DU BIT danse et spec Dorval TECK RED GRH ( tacles sans (Québec) 349.Avenue Dorval Dorval (Québec) H9S 3H6 Dossier: 208-231 nudité dans 1 Bar (demande amendée) H9S 3H6 Omiros Restaurant Changement rie 49.ave inc catégorie de Westminster RESTAURANT Restaurant pour Nord OMIROS vendre à Montréal 49 ave Restaurant pour Ouest Westminster Nord Montréal-Ouest (Québec) H4X 1Y8 Dossier: 247-940 servir (Québec) H4X 1Y8 Émilienne Kock 1 Restaurant 5772, Avenue pour une compa qme à être formée RESTAURANT ABIDJANAISE 5772, Avenue Decelles Montréal (Québec) H3S 2C6 Dossier 303-412 pour vendre Decelles Montréal (Québec) H3S 2C6 9107-6000 1 Restaurant 5801, rue Québec inc.pour vendre Sherbrooke PIZZA DONINI 1 Bar sur Est 5801, rue terrasse Montréal Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1N 1B3 Dossier 864 884 (suite à cession) (Québec) H1N 1B3 9111-1203 1 Restaurant 3339E.boul Québec me BUFFET FU LAM 3339E, boul des Sources Dollard-des Ormeaux (Québec i H 96 1Z8 Dossier 913-392 pour vendre des Sources Dollard-des-Ormeaux 'Québec) H98 1Z8 Salle de réception Addition d'au 2060.boul.la Belle Élène me torhatton de Curé Labelle SALLE DE danse Laval RÉCEPTION IA 1 Restaurant (Québec) BELLE ÉLÊNE INC 2060, boul Curé Labelle Laval (Québec) H TT 1V6 Dossier 957 902 pour vendre H7T 1V6 9096 1095 Changement de catégorie d'un 3612, boul.Québec inc Saint Laurent RESTAURANT Restaurant pour Montréal ECC0 BARAVINO vendre à un Bar (Québec) 3612, boul Saint-Laurent Montréal (Québec) H2Y 2V4 Dossier 1294 248 H2Y 2V4 Céline Germain 1 Bar 91, rue BAR CHEZ CÉLINE (suite à une Turgeon 91, rueTurgeon cession) Sainte Sainte Thérèse Thérèse (Québec) (Québec) J7E 3H8 Dossier 1 71 3 726 J7E 3H8 Éco-op café cooperative de tra- 1 Restaurant pour vendre 1800, rue Centre vail en alimentation Montréal ÉC0 CAFÉ (Québec) 1800, rue Centre Montréal (Québec) H3K 1H9 Dossier; 1878 073 H3K 1H9 9108-5100 1 Restaurant 1, rue Mont Québec me.pour vendre Royal Ouest CAFÉ TIFANY avec, spectacles Montréal 1, rue Mont-Royal sans nudité (Québec) Ouest Montréal (Québec) H2G 2R9 Dossier 1878 412 H2G2R9 Pizia 7 étoiles me Changement 6000, Henri PIZZA 7 ÉTOILES permanent Bourassa Est, INC d'emplacement Local 106 A 6000, Henri et changement Montréal Bourassa Est, de capacité de Nord Local 106 A 1 Restaurant (Québec) Montréal-Nord (Québec) H1G2T6 Dossier 1879-733 pour vendre H1G2T6 Chartes Wells Changement d'endroit 1685, rue Canada inc Cabot A/s Mp d'exploitation Montréal Howard Berger 4840.Côte Saint du permis de (Québec.) distributeur de H4E 1C9 Luc, Local 602 Montréal (Québec) H3W2H1 bière n* DB-018 Chades Wells Permis d'entre 168S, rue Canada inc pôt (biere) pour Cabot A/s Me Howard les fins de Montréal Berger 4840, Côte Saint l'agent (Québec) H4E 1C9 Luc, Local 602 Montréal (Québec, H3W2H1 Québec « LE U E V 0 I K .LE VENDREDI 11 JANVIER LES ACTUALITES* GROSS George W.Bush entre dans la mêlée Washington ouvre une enquête sur Enron JEAN-LOUIS DOUBLET AGENCE FRANCE-PRESSE W ashington — Le président américain George W.Bush a décidé hier d’entrer dans la mêlée économique et judiciaire provoquée par la faillite du groupe Enron, dont le p.-d.g.Kenneth Lay est l’un de ses amis.Sitôt après l’annonce de l’ouverture par le département de la Justice d’une enquête sur la faillite d’Enron, un groupe de courtage en énergie dont le chiffre d’affaires dépassait 100 milliards, le président Bush a pris prétexte de l’affaire pour annoncer la création d’un groupe de travail sur la réforme du système de retraite américain.Il a surtout nié avoir été mis au courant par Kenneth Lay des difficultés financières d’Enron, qui ont éclaté au grand jour en octobre et abouti au placement du groupe sous la protection de la loi sur les faillites, début décembre, constituant la plus grosse banqueroute de l’histoire américaine.Partisan «Je n'ai jamais discuté avec M.Ixiy des problèmes de son groupe», a affirmé M.Bush à des journalistes.«Il a soutenu ma candidature», a-t-il reconnu, «mais cette administration va pleinement enquêter sur des problèmes comme la faillite d’Enron afin de s’assurer qu’on tire les leçons du passé et que les travailleurs sont protégés», a-t-il ajouté.Mais le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, a précisé peu après que la direction d’Enron avait pris contact avec l’administration Bush peu avant sa faillite pour solliciter son aide.M.lay a pris contact à l’automne dernier avec le secrétaire au Trésor, Paul O’Neill, et le secrétaire au Commerce, Don Evans, pour leur faire part des problèmes de son groupe, a affirmé M.Fleischer.Étroitement associés Basé à Houston, dans le Texas, Etat dont M.Bush était le gouverneur avant de devenir président, le groupe a fait fortune dans le courtage d'énergie.Ses dirigeants ont été étroitement associés à l’élaboration de la nouvelle politique énergétique américaine présentée en grande fanfare l’année dernière par l’administration Bush.Le vice-président Dick Cheney et ses conseillers ont reconnu avoir rencontré a six reprises des représentants du groupe.Dans une lettre datée du 3 janvier et signée de son avocat, M.Cheney précise avoir rencontré M.Lay en avril pour «discuter de questions relatives à l'énergie» tandis que ses conseillers ont eu cinq contacts, dont le dernier le 10 octobre, avec des représentants du groupe.M.Bush a tenté hier de rebondir en prenant prétexte de l’affaire Enron pour remettre sur le tapis le dossier des retraites, l’une des priorités de sa campagne présidentielle.La dégringolade de l’action d’Enron en Bourse, dont le cours est passé en un an de près de 100 $ à moins de 1 $, a vidé les comptes d’épargne-retraite de ses employés, dont une grande partie se composait d’actions du groupe.Dans les semaines précédant la faillite, les employés ont été empêchés de vendre ces titres alors que les dirigeants pouvaient encore s’en défaire, empochant de confortables plus-values.Ashcroft se désiste L’attorney général (ministre de la Justice) John Ashcroft a demandé hier à ne pas être mêlé à l’enquête ouverte par son propre ministère.Dans un communiqué, M.Ashcroft et son chef de cabinet David Ayres affirment avoir eux-mêmes décidé de ne pas être partie prenante de cette enquête en raison de la nature des relations entre l’attorney général et Enron, qui n’ont pas été explicitées.Selon CNN, Enron a contribué à hauteur de 25 000 $ au financement du comité d’action politique de M.Ashcroft lorsqu’il était sénateur du Missouri, avant sa nomination, en 2001, au poste d’attorney général.Documents détruits Far ailleurs, le cabinet d’audit Andersen a reconnu hier que des documents portant sur la comptabilité du groupe Enron qu’il était chargé de vérifier ont été détruits.«Andersen a indiqué aux autorités boursières américaines, au département de la Justice, aux commissions parlementaires et aux autres organismes enquêtant sur l’effondrement d’Enron que des employés travaillant sur le dossier Enron avaient détruit un nombre important mais indéterminé de documents électroniques et papier ainsi que des correspondances portant sur ce dossier», a indiqué le cabinet dans un communiqué.AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Le département de la Justice américain a ouvert une enquête sur la faillite du groupe de courtage en énergie Enron, ont indiqué hier des responsables.L’enquête, menée par des procureurs de Houston, New York, San Francisco et d’autres régions du pays, devra déterminer si les dirigeants d’Enron ont commis des fraudes avant la faillite de la compagnie, en décembre dernier, selon les mêmes sources.Elle sera placée sous l’autorité centrale de la division criminelle du département de la Justice à Washington.Le Congrès a déjà ouvert plusieurs enquêtes sur la déroute d’Enron, la plus grosse banqueroute de l’histoire américaine, après la découverte d’irrégularités dans sa comptabilité.Le groupe est placé sous la protection de la loi sur les faillites depuis le 2 décembre.«Je suis heureux qu'ils centralisent l’enquête car je vais pouvoir traiter avec une partie et non des parties multiples», a commenté l’avocat d’Enron, Robert Bennett.«Il s'agit d’une société qui, si on lui en laisse la chance, peut sortir de la banqueroute et rapporter une certaine valeur à ses actionnaires.» Recentrage Le groupe de Houston a présenté en décembre à ses créanciers un plan qui prévoit un recentrage sur les activités de base du groupe comme la production et le transport d’énergie, l'arrivée d’un partenaire pour relancer le réseau de courtage de contrats sur l’énergie et la vente pour six milliards de dollars d’éléments d’actif afin de réduire une dette évaluée à 40 milliards de dollars.Selon ce projet de restructuration, Enron a actuellement une dette de 22 milliards de dollars apparaissant sur son bilan, de sept milliards hors bilan, auxquels s’ajoutent 10,7 milliards liés à des avances versées pour la construction de nouvelles centrales génératrices et de réseaux de pipeline.Sa direction a été accusée de paiements douteux et d’affaires louches, qui ont déjà provoqué une série d’enquêtes, dont celles de commissions du Congrès.Aussi, des primes de 55 millions de dollars auraient été payées à quelque 500 employés juste avant la mise en banqueroute de la socié- WIN MCNAMEE REUTERS Le procureur général des États-Unis, John Ashcroft, a demandé de ne pas être impliqué dans l’enquête que le ministère de la Justice entreprend sur la faillite d’Enron.té.Des salariés d’Enron ont également affirmé avoir été encouragés à acheter des actions puis avoir été empêchés de les vendre quand les cours ont commencé à baisser alors que les dirigeants de la société avaient le loisir de revendre les leurs alors que les cours restaient encore intéressants.Rappel historique Enron était, avant sa faillite en décembre, passée en 16 ans du statut d’obscur groupe énergétique à celui de premier courtier en énergie des États-Unis avec un chiffre d’affaires de 101 milliards de dollars.Elle qui, il y a peu encore, se proclamait «la première compagnie du monde» est née en juillet 1985 de la fusion entre deux exploitants de gazoducs, l’entreprise texane Houston Natural Gas et InterNorth, basée à Omaha, dans le Nebraska.Le groupe a grossi et s’est très rapidement attaqué à de nouveaux secteurs d’activité.En 1986, l'objectif avoué d’Enron était de devenir le premier réseau de gaz naturel en Amérique du Nord.En 1995, le groupe, qui a profité de la libéralisation du marché de l’énergie aux États-Unis mais aussi en Grande-Bretagne, par exemple, s’était fixé pour ambition de devenir le numéro un mondial du secteur énergétique.En 2000, dernier exercice complet disponible, le groupe de Houston a engrangé un chiffre d’affaires de 101 milliards de dollars.En 1996, il était de seulement 13,3 milliards.Quatre secteurs d’activité Le groupe en pleine réorganisation, dont les activités de négoce énergétique, qui constituaient le joyau de la compagnie, vont être mises aux enchères, était au départ divisé en quatre principaux secteurs d’activité.¦ La vente en gros de matières premières et les services de gestion financière et des risques.Enron proposait par exemple des instruments financiers dérivés sophistiqués permettant de s’assurer contre les aléas de la météo et leur impact sur les affaires.Il faisait un usage extensif d’Internet pour faire grossir ses activités de courtage.¦ Fort de son expérience de courtier et grâce à des achats d’entreprises, Enron avait élargi le champ de ses compétences au négoce de capacité des réseaux de communication à gros débit.Le groupe possédait un réseau de 24 000 kilomètres de fibre optique.¦ Enron offrait une large palette de services de détail aux entreprises.Le groupe gérait des centrales de production d’énergie dans de nombreux pays.¦ Son énorme réseau de gazoducs, estimé à 49 000 kilomètres, représentait la principale richesse de la division des transports.L’actif du groupe totalisait 47,3 milliards de dollars fin 2000.Enron, qui a connu la plus grosse faillite de l’histoire américaine, employait alors 21 000 personnes à travers le monde.Chronique d’une faillite ¦ 16 octobre: Enron annonce une perte nette de 618 millions de dollars au troisième trimestre en raison d'une charge exceptionnelle de un milliard.¦ 22 octobre: la Commission des opérations de Bourse américaine (SEC) ouvre une enquête sur 1« relations d'affaires obscures entre Enron et plusieurs fonds privés diriges par le directeur financier du groupe.Andrew Fastow.L'action à 33,17 $US poursuit sa longue chute en Bourse.¦ 25 octobre: Enron limoge Andrew Fastow.Quelque 12 milliard de dollars du capital de l’entreprise sont partis en fumée à cause des transactions avec les fonds créés par l’ex-directeur financier.¦ 9 novembre: le groupe de courtage et de gestion d’énergie Dynegy, un groupe cinq fois plus petit qu’Enron, annonce l’achat de son rival pour environ 9,5 milliards, une somme dix fois inférieure à la valeur boursière, au début 2001, du groupe en difficulté.¦ 27 novembre: Dynegy reconnaît renégocier les termes de son accord de fusion avec Enron.Le titre Enron, à 4,23 SUS, a chuté de moitié depuis l’annonce de la transaction en raison de doutes sur la solvabilité du groupe et sur la régularité de ses comptes.¦ 28 novembre: Dynegy renonce à acheter Enron, désormais au bord de la faillite.Enron suspend provisoirement tous les paiements qui ne sont pas directement liés à ses principales activités dans le domaine de l’énergie.L’action ne vaut plus que 65 C, une chute de 98 % depuis le 16 octobre.¦ 2 décembre: Enron se place sous la protection de la loi sur les faillites (chapitre 11), ce qui équivaut à un redressement judiciaire, et demande dix milliards de dollars de dommages et intérêts à Dynegy pour avoir mis fin à leur projet de fusion.¦ 3 décembre: Dynegy porte plainte contre les filiales d’Enron qui ne sont pas placées sous le chapitre 11.¦ 4 décembre: Enron obtient 1,5 milliard de dollars de financement d’urgence auprès des banques américaines JP Morgan Chase et Citigroup.¦ 12 décembre: le Congrès américain commence à examiner les dessous de la faillite d’Enron.La banque américaine JP Morgan Chase porte plainte contre Enron afin d’obtenir la restitution d’éléments d'actif s’élevant à 2,1 milliards de dollars.¦ 13 décembre: Enron présente à ses créanciers un plan de restructuration qui prévoit un recentrage sur ses activités de base.Enron affiche sur son bilan une dette de 22 milliards.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS LEGAUX ET APPELS D’OFFRES Sur Internet: www.offres.ledevoir.com AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES • HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard: Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi TéL: 985-3344 Fax: 985-3340 Sur Internet : www.offres.ledevoir.com • Courriel : avisdev@ledevoir.com MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 4- Ampère-heure 1 - De la Meuse.- Ver- sification.2 - Il trace les plans d’un édifice.3 - Charte.- Ténia.- De même 4 - Faire dégénérer.- Tellement.5 - Nuageuses 6- Cinquante et un.-Qualité d’une personne belle.7- Voie étroite.Brouillard léger.8 - Erbium.- Vergne.- Durillon.9 - Arme à feu.- Lan- thane - Iridium.10 - Enjambée, - Qui vit isolé du monde.11 - Première femme.- Recrudescence 12 - Lit de branches - "Deux” - Génie VERTICALEMENT 1 - Gerçure du jarret , des chevaux.- • Récipient.2 - Plante voisine de la ! gesse.- Ane Édes- • se.* 3 - Qui peut être coupé ” à la scie.- Utiliser, u Recouvrit de plaquettes de terre cuite.- Voltampère, 5- Dû à la neige.-Briller.6 - Ver marin.7- Égarée.- Exclamation.8 - Vieux oui.- Couleur d’un cheval.9 - Personne qui allon- ge des barres de métal.- Mangeoire.10 - Ensemble de nap- perons.- Imitation de marbre.- Arbre de l’Inde.11 - Rotule - Agitation.- Conifère.12 - Relatif au cheval.- Inexact, Solution d'hier QbGTàd je serai $rsTàd, je serai $béri* Et si c’était votre enfant?Pour vaincre le cancer, votre générosité fait toute la différence.Fondanon Charies-Bruneau PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL NO 676062472 COUR MUNICIPALE LE PERCEPTEUR DE LA COUR MUNICIPALE DE MONTREAL Partie demanderesse -vs-THIBAULT VALERIE Partie défenderesse.Le 24 janvier 2002 à 12h00 heures (midi), au domicile du défendeur au 550 CADILLAC #6, en la ville de Longueuil, dit distnet.seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la partie défenderesse saisie, en cette cause, consistant en: 1 VEHICULE DE MARQUE PLAYMOUTH SUNDANCE 1989 CONDITIONS: ARGENT COMPTANT LEMOYNE, le 9 JANVIER 2002, PIERRE FAUBERT.HUISSIER GRENIER & ASSOCIES, HUISSIERS (514)397-9277 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE LAVAL.COUR MUNICIPALE 66491 001498701-1 - 001498694 1 VILLE DE LAVAL Partie demanderesse DAVID ISRAEL Partie défenderesse AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE PRENEZ AVIS qu'en vertu d'un bref d exécution, les biens de DAVID ISRAEL seront vendus par huissier le 21 janvier 2002 à 10:00 heures, au 1404.rue Fraser, Laval, OC, conformément audit bref Lesdits t>ens consistent en 1 set de salle à manger.1 causeuse en cuir noir, 1 distributrice d eau et autres Conditions argent comptant ou chèque visé CLAUDE LAJOIE, huissier de justice.District de Laval LATRAVERSE & ASSOCIES huissiers de justice, 1717 boul St-Martm ouest, bureau 235, Laval Oc.H7S 1N2.Tél (450)978-8869.fax (450)978 9013.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE MONTREAL.COUR DU QUEBEC (CHAMBRE CIVILE) No 500-02-0988411-016 SOUS-MINISTRE DU REVENU DU QUEBEC Partie demanderesse PATRICE MARCELIN Partie défenderesse AVIS DE VENTE JUDICIAIRE PRENEZ AVIS que le 22/01 '2002 à 11 00 au, 11417.LAMOUREUX MONTREAL-NORD District de MONTREAL seront vendus par autorité de justice, les biens edt effets de PATRICE MARCELIN, saisis en cette cause, soit; HONDA PRELUDE, ORDINATEUR, APPAREIL D EXERCICE ETC.CONDITIONS ARGENT OU CHEQUE VISE.St-Eustache, ce 09 Janvier 2002 CLAUDE BEAUREGARD, huissier de Justice A/S PHILIPPE, TREMBLAY.DION & ASSOCIES, HUISSIERS.Philippe, Tremblay, Dion & Ass.165, rue Du Moulin, St-Eustache, Québec J7R 2P5 Tél : (450)491-7575 Fax (450)491-3418 PANAPlA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500.12,261261.022.COUR SUPERIEURE MANUEL RICARDO TEJADA CUERVO Partie demanderesse requérante C.JANSI ELIZABETH GUIDO Partie demanderesse requérante ASSIGNATION ORDRE est donné à JANSI ELIZABETH GUIDO de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1, rue Notre-Dame est, Montréal, province de Qubéec, salle 1.100, dans les TRENTE (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de JANSI ELIZABETH GUIDO.Montréal, le 7/1/2002 Michel Pellerin OFFICIER AUTORISE CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE: LAVAL NO: 540-12-009029-018 CODE; BP2070 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT SUZANNE LOISEL Demanderesse -c FABIO JIMENEZ Défendeur ASSIGNATION ORDRE est donné à FABIO JIMENEZ, de comparaître au greffe de celte Cour situé au 2800.boulevard St-Martin ouest à Laval.Province de Québec, en salle RC .05 dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de Fabio Jimenez.Lieu: Laval Date: 13 décembre 2001 France Legault grett.adj.—m-¦-1- Avis public Ministère de la Culture et des Communications Site du fort Senneville et de ses abords Avis d’intention de classement Prenez avis de l'intention de la ministre d’État à la Culture et aux Communications de procéder au classement du fort Senneville et de ses abords, situés aux 168,170 et 176, chemin Senneville, à Senneville (Québec) H9X 3X2, sur les lots numéros 1 976 774 et 1 976 773 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal.l'ensemble du site du fort Senneville comprend plusieurs structures, toutes situées sur deux propriétés contiguës : le fort lui-même, érigé en 1703, le moulin Leber en 1686, le moulin Damour de Clignancour et la maison Abbott-Clouston en 1867.Le site présente un intérêt patrimonial exceptionnel pour l'ensemble des Québécois, Il s'agit de vestiges de fortifications du Régime français qui comptent parmi les plus anciennes au Québec.L'intégrité du site est remarquable, son potentiel archéologique est majeur, de même que sa valeur documentaire et scientifique.Toute personne peut dans les trente jours (30) jours de la transmission de l'avis d'intention signé le 6 décembre 2001 par la ministre d'État à la Culture et aux Communications, faire des représentations auprès de la Commission des biens culturels, dont le siège est situé au 225, Grande Allée Est bloc A, rez-de-chaussée, Québec (Québec) G1R5G5.Québec S S CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE LAVAL, COUR MUNICIPALE 0015178558-1.00152087823-1 - 00158250504-1, 0015327264-1 - 0015481630-1 VILLE DE LAVAL Partie demanderesse SOLANGE ISRAEL BUZAGLO Partie défenderesse AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE PRENEZ AVIS qu'en vertu d’un bref d'exécution, les biens de SOLANGE ISRAEL BUZAGLO seront vendus par huissier le 21 janvier 2002 à 10:00 heures, au 1404, rue Fraser.Laval, QC, conformément audit bref.Lesdits biens consistent en 1 téléviseur Sony, 1 causeuse en cuir noir, 1 distnbuteur d'eau et autres Conditions: argent comptant ou chèque visé CLAUDE LAJOIE, huissier de justice District de Laval.LATRAVERSE & ASSOCIES, huissiers de justice, 1717 boul St-Martin ouest, bureau 235.Laval Qc.H7S 1N2 Tél (450)978-8869, fax; (450)978-9013 35 Raymond Chabot inc.AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLEE Dans l'affaire de la faillite de Desavenn Sac Inc.AVIS est par les présentes donné que la faillite de Desavenn Sac Inc.faisant affaires au 900, 7r Avenue.Grand-Mère (Québec) G9T 2B8.est survenue le 20 décembre 2001, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 18 janvier 2002.à 10 h 30, au Palais de justice de Shawinigan sis au 212, 6'Rue.Shawinigan (Qc), salle 2.04.FAIT À LAVAL, le 11 janx ier 2002.RAYMOND CHABOT INC.Syndic de l'actif de Desavenn Sac Inc.JEAN GAGNON, CA.CIRP Responsable de l’actif 1200.boul.Same Martin (Xk4 Bureau 200 Laval (Québec ) H7S 2E4 Telephone (514) 381-9234 Télécopieur (450) 663-9850 fondation MarU-fto6«n La recherche La solution ou casse-téte Tél (514) 932-2662 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d’erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite- au coût de la parution.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO.500-17-011195-016 PROCÉDURE ALLÉGÉE COUR SUPÉRIEURE SERVICES FINANCIERS DAIMLERCHRYSLER (DEBIS) CANADA INC., Demanderesse c.9063-6481 QUÉBEC INC et DANIEL VERMETTE Défendeurs conioints et solidaires ASSIGNATION ORDRE est donné à DANIEL VERMETTE et 9063-6481 QUÉBEC INC de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1 rue Notre-Dame est, Montréal.Québec H2Y 1B6, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal -le DEVOIR».Copies du bret de saisie avant jugement et de la déclaration ont été remises au greffe à I intention des détendeurs.Lieu MONTREAL Date: Michel Pellerin _________GREFFIER ADJOINT CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-027845-016 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE GREFFIER ADJOINT CLAUDINE DUGAS Demanderesse c.VERLIN PETIT Défendeur -et- LE DIRECTEUR DE LA PROTECTION DE U JEUNESSE ¦er LE DIRECTEUR DE L'ÉTAT CIVIL Mis-en-cause ASSIGNATION ORDRE est donné à VERLIN PETIT de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1, rue Notre-Dame est, Montréal, salle 1.100, dans les trente (30| jours de la date de publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de l’action en déchéance de l'autorité parsentale a été remise au greffe à l’intention de VERLIN PETIT.Lieu: Montréal Date: Le &IV2002 Michel Pellerin CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL N0:500-22-066751-O10 COUR DU QUÉBEC PRÉSENT GREFFIER ADJOINT COMMISSION DES NORMES OU TRAVAIL Partie demanderesse c.ANDRÉ MARIER ET ALS Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à ANDRÉ MARIER de comparaître au greffe de cette cour situé au V rue Notre-Dame Est, Salle 1 100, Montréal, dans les trente (30) jours de la date de la publi-catiofi du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copte de ia présente déclaration allégée avis A la partie défenderesse liste de wècas et pièces P-1 à P-5 a été remise au greffe à l'attention de ANDRÉ MARIER.Lieu Montréal Date Le 9 janvier 2002 MICHEL PELLERIN GREFFIER ADJOINT F tt* |t *T 1 » N M A ft 11 v i s i ini WWW MAftlt VINCENT ( >Rl I MS Ml 24U L £ DEVOIR.LE VENDREDI II JANVIER 2 0 0 2 ü: devoi r LE MONDE Vers Guantanamo Haute sécurité pour le transfert de prisonniers REUTERS Washington — Les talibans et membres du réseau islamiste international al-Qaïda détenus par les forces américaines sont transférés vers la base cubaine de 1US Navy à Guantanamo dans des conditions de sécurité probablement sans précédent, estimait hier le quotidien USA Today.Le journal rapporte que les appareils de transport de LUS Air Force qui ont commencé hier à acheminer en Amérique par groupes de vingt la plupart des 368 détenus actuellement recensés devraient être escortés par des avions de combat sur une partie au moins de leur itinéraire.Les détenus, surveillés chacun par deux gardiens équipés d’armes neutralisantes, seront menottés, voire cagoulés, et enchaînés les uns aux autres de façon à ne pas pouvoir bouger de leurs sièges durant le trajet.Le cas échéant, des calmants leur seront administrés, précise le journal de source militaire.Il s’agira du plus important transfert de prisonniers jugés dangereux en temps de paix, affirma t-on en effet de source militaire.La totalité des prisonniers actuellement aux mains des forces américaines ayant participé à l’intervention lancée début octobre en Afghanistan, moins d’un mois après les attentats du 11 septembre, ne seront peut-être pas regroupés dans l’enclave militaire américaine à Cuba.Plus de 300 prisonniers sont actuellement détenus par les forces américaines près de la ville afghane de Kandahar, ancien quartier général du régime des talibans, une quarantaine d’autres sur la base aérienne de Bagram, au nord de Kaboul, une quinzaine d’autres à Mazar-é Charif, dans le nord du pays, et huit à bord du Bataan, un bâtiment de LUS Navy croisant en mer d’Oman.Nombre de prisonniers appartenant au réseau al-Qaïda d’Oussama ben laden, auquel le régime déchu des talibans avait donné refuge, sont considérés comme extrêmement dangereux et LUS Air Force a trié sur le volet des équipes de policiers spécialisés dans les interventions en vol, connus sous le nom de «corbeaux», poursuit USA Today.Les détenus doivent être jugés par des tribunaux militaires spéciaux qui siégeront vraisemblablement hors du territoire américain.La base de Guantanamo a été aménagée pour l’occasion afin de servir de centre de détention préventive.Deux directeurs de camps d’entraînement notoires du réseau al-Qaïda en Afghanistan et l'ancien ambassadeur du régime des talibans au Pakistan, le mollah Abdul Salam Zaïf, sont le§ prisonniers les plus en vue des Etats-Unis, qui courent toujours après Oussama ben Laden et le mollah Mohammad Omar, l’ancien chef du régime des talibans.EN BREF Mugabe musèle l’opposition Harare (Reuters) — Le Parlement du Zimbabwe a adopté hier deux projets de loi controversés que l’opposition présente comme un moyen grossier de museler toute dissidence avant l’élection présidentielle des 9 et 10 mars.Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), principal parti d’opposition au gouvernement du président Robert Mugabe qui, à 77 ans, brigue un nouveau mandat, a immédiatement qualifié ces nouvelles lois de «fascistes» et annoncé qu’il tenterait de les faire annuler par la justice.Les deux lois prévoient notamment d’interdire la présence d’observateurs indépendants pendant les élections, de restreindre les votes des Zimbabwéens de l'étranger et de criminaliser les critiques à l’encontre du chef de l’Etat L’armée du Zimbabwe a laissé entendre mercredi quelle ne tolérerait pas la victoire de l’opposition à la présidentielle.La Grande-Bretagne a indiqué mardi quelle ferait campagne en faveur du retrait du Zimbabwe des instances du Commonwealth en cas de poursuite des atteintes aux droits de l’homme.Bush approuve un budget de défense de 318 milliards Les Etats-Unis annoncent une stratégie moins tournée vers le nucléaire AFP ET REUTERS Washington — Le president américain George W.Bush a donne hier son feu vert à un budget de la Défense pour 2002 d’un montant de 318 milliards de dollars.un «acompte*, selon lui, pour les frais liés à la guerre contre le terrorisme lancée après les attentats du 11 septembre.Les «firrres armées doivent disposer de toutes les ressources, tous les outils.Unites les armes et tous les aiantages» dont elles ont besoin pour taire face à la menace terroriste, a souligné M.Bush en signant le projet de budget au Pentagone, dont une facade a été détruite par un des avions suicide.Le texte a déjà été approuvé par le Congrès.H s’agit d’un «acompte pour la réalisation d'un engagement essentiel», la guerre contre le terrorisme, qui risque de durer plusieurs années, a t-il dit «Nous fournirons à nos forces tout ce dont elles ont besoin pour vaincre la terreur sur la planète», a ajouté M.Bush.Des dépenses supplémentaires de quelque 20 milliards de dollars avaient déjà été autorisées, dont 3,5 milliards pour la guerre contre le terrorisme et environ huit millions pour aider les Etats de New York, de la Virginie, du Maryland, de la Pennsylvanie et le District de Washington, la capitale, à se remettre des atteptats.Les Etats-Unis avaient annoncé mercredi une nouvelle stratégie d’armement qui prévoit une forte réduction de leur arsenal nucléaire au cours des dix prochaines années au profit du développement d’armes conventionnelles très so- ï 1 KKVIN I.AMAKOI r RKUTKKS Conférence de presse hier du président (à droite) et du secrétaire à la Défense.phistiquées et d’un système controversé de défense antimissiles.Ce plan, présenté par un haut responsable du Pentagone, tient compte des propositions du président américain, George W.Bush, de réduire de 6000 à un nombre compris entre 1700 et 2200 les ogives nucléaires américaines déployées.Ces réductions correspondent à des mesures équivalentes prévues en Russie.Cette réduction sera complètement mise en œuvre d’ici 2012 mais les ogives nucléaires américaines déployées ne devront déjà plus être qu’au nombre de 3800 en 2007, a précisé ce responsable.Cette nouvelle stratégie de défense est censée permettre à Washington de mieux répondre aux nouveaux défis, notamment après les attentats du 11 septembre, et d’abandonner une logique exclusivement fondée sur la dissuasion nucléaire, héritée de la guerre froide.«Nous nous attendons à des surprises.Nous devons donc faire en sorte de pouvoir affronter une vaste gamme de moyens dont les ennemis pourraient potentiellement faire usage contre nous», a expliqué un haut fonctionnaire du secrétariat à la Défense, J.D.Crouch.Il a expliqué que la guerre inattendue en Afghanistan et le rapprochement avçc la Russie avaient conforté les Etats-Unis dans leurs projets de développement d’armes conventionnelles dotées de dispositifs de guidage sophistiqués ainsi que du bouclier antimissiles.«L’association de ces nouveaux moyens et d'une diminution de la puissance nucléaire est plus adaptée au type d’environnement sécuritaire auquel les États-Unis seront confrontés dans les dix à vingt pro- chaines années», a ajoute Crouch devant la presse.Révélant les grandes lignes d’un rapport confidentiel sur la politique nucléaire transmis mardi au Congrès, il a ajouté que de nombreuses ogives nucléaires, desactivées, seraient conservées pour être utilisées en cas d’urgence plutôt que d’etre détruites.«Nous pensons qu’il est bon d'awir, dans une pcri(>-de d'incertitudes, des moyens de riposte».a-t-il expliqué, assurant que cela demeurait tout de même un pas important sur la voie de la réduction des armements nucléaires.le président russe Vladimir Routine, qui a proposé de réduire l'arsenal d’ogives nucléaires russes pour les ramener à moins de 20(X).s'est récemment demandé ce que les Etats-Unis feraient de leurs ogives qui ne seraient plus «déployées».le ministère russe dr's Affaires étrangères a reagi hier dans un communiqué en affirmant que les réductions convenues entre les deux pays ne devaienLpas avoir lieu «uniquement sur le papier».Tout en réaffirmant l’adhésion de Washington au moratoire sur les essais nucléaires, M.Crouch n’a par ailleurs pas exclu une éventuelle reprise, expliquant que la connaissance en la matière ne cesse d’évoluer.De son côté, la Chine pourrait augmenter le nombre d’ogives nucléaires capables d’atteindre les Etats-Unis de vingt à une centaine en quinze ans, apprend-on dans un rapport des services de renseignement américains.Celte information est toutefois jugée sans fondement par les autorités chinoises.Washington dit espérer que l’Iran n’abrite pas al-Qaïda REUTERS Washington — Le président George W.Bush a haussé le ton hier vis-à-vis de l’Iran, le soupçonnant à demi-mot d’abriter des fugitifs du réseau islamiste al-Qaïda et de vouloir déstabiliser le nouveau régime pro-oct idental de Kaboul.Si c’était le cas, comme l’afffrme de source militaire le New York Times, dont les informations ont été immédiatement démenties par Téhéran, la coalition antiterroriste mise en place après les attentats du 11 septembre «s’occuperait» de l’Iran en employant «d’abord» des moyens diplomatiques, a menacé Bush.A la suite d’informations du même journal affirmant que le chef d’al-Qaïda, Oussama ben Laden, aurait recherché dès 1996 une alliance antiaméricaine avec Téhéran, l’Iran avait déjà nié le 1er janvier tout contact, même ancien, avec le leader islamiste d’origine saoudienne.Celui-ci est tenu par les Etats- Unis pour être le cerveau des attentats meurtriers contre lele World Trade Center de New York et le Pentagone, condamnés par Téhéran.Mais l’Iran a également dénoncé l’action de représailles lancée le 7 octobre par l’armée américaine en Afghanistan avec l’appui de ses alliés occidentaux.Celle-ci a permis de remplacer par un gouvernement favorable à l’Occident le régime des talibans, rival islamiste sunnite de la République islamique chiite iranienne, mais pas de mettre la main sur Oussama ben Laden, dont les forces américaines ont apparemment perdu la trace.De source tribale à Kandahar, on avait assuré lundi que de petits groupes d’«Arabes» afghans d’al-Qaïda avaient rejoint l’Iran grâce à des seigneurs locaux, largement rétribués, selon un itinéraire qu’aurait peut-être lui-même emprunté Oussama ben Laden.Un convoi de 70 femmes, de 20 hommes et d’enfants arabes a été aperçu franchissant à la mi-décembre la frontière de 900 kilo- mètres au niveau de la province afghane de Helmand pour rejoindre dans la ville iranienne de Chagal un autre groupe d’«Arabes» afghans.Ils auraient ensuite rallié ensemble Khach, où vivent 300 familles afghanes de la tribu Barka-zaï, précisait-on de même source.Plus de 100 000 Afghans vivent du côté iranien de la frontière qui est constellée de part et d’autre de zones de non-droit où les groupes armés tribaux font la loi.«Nous nous occuperions d’eux» Mais au lendemain des attentats du 11 septembre, l’Iran a renforcé sa présence militaire à la frontière, déjà étroitement surveillée en raison de ses mauvaises relations avec les talibans, et assure quelle est actuellement verrouillée.«Nosfnmtières stmt étroitement fermées et la République islamique d'Iran ne laisserait en aucun cas des membres et combattants d’al-Qaïda ou des sympathisants d’Oussama ben Ijaden pénétrer dans notre pays», a déclaré le ministère iranien des Affaires étrangères.Citant des sources haut placées au sein de l’armée et des services de renseignement, le New York Times écrivait hier que l’Iran «tente de semer la zizanie» à la frontière pour mettre en difficulté le nouveau régime intérimaire afghan conduit par le royaliste pachtoune Hamid Karzaï.Le journal fait état de la présence de petits groupes de combattants d’al-Qaïda, qui menaceraient et corrompraient des chefs locaux pour s’opposer aux actions américaines.«Jusque-là, nous n’avons pas réagi, mais nous suivons cela de très près», a «confié» au journal un responsable militaire américain.Si, selon les mêmes sources, l’Iran se méfie d’al-Qaïda, il chercherait à l’utiliser contre l’influence nouvelle acquise par l’Occident en Afghanistan afin dp s’assurer que celui-ci reste un Etat islamique.Avant la chute des talibans, l’Iran soutenait l’Alliance du Nord, qui tient l’appareil de sécurité du nou veau gouvernement Les insinuations des militaires américains contredisent le rapprochement constaté entre Washing- ton et Téhéran à la faveur de l’émotion suscitée jiar les attentats du 11 septembre.Bush a confirmé lundi que des signes |x>si(ifs «étaient venus des dirigeants iraniens» aux premiers stades de cette guerre.«Nim aimerions qu'ils continuent à être une force positive en nous aidant à traduire des gens en Justice.Nous souhaiterions, par exemple, qu ’ils ne permettent pas à des meurtriers d’al-Qaïda de se cacher dans leur pays.Nous aimerions, si c'était le cas, si quelqu'un cherchait à se réfugier en Iran, qu'ils nous le livrent», a déclaré Bush à la presse.«S'ils font partie de la coalition, alors ils doivent en faire partie activement», a-t-il poursuivi en invitant Téhéran à soutenir le nouveau régime de Kaboul, issu des pourparlers interafghans de décembre à Bonn.«S’ils cherchaient à déstabiliser d’une façon ou d’une autre et sous quelque forme que ce soit le gouvernement, la coalition s'occuperait d’eux, par des moyens diplomatiques d’abord, mais nous aimerions vraiment qu'ils participent activement à stabiliser l’Afghanistan», a-t-il ajouté.Riposte à une attaque revendiquée par le Hamas Israël rase un quartier palestinien dans la bande de Gaza AGENCE FRANCE-PRESSE Jérusalem — Les Palestiniens faisaient face hier à une opéra-uon israélienne de destruction de maisons sans précédent, aux pressions redoublées de Washington et aux menaces de débordements des groupes radicaux islamistes.L’armée israélienne a procédé hier, en riposte à une attaque qui, la veille, à coûté la vie à quatre de ses hommes, à la destruction de plus de 50 maisons dans la bande de Gaza.Il s'agit de la destruction la plus massive en un jour depuis le début de l’intifada, en septembre 2000, qui a jeté à la rue 700 Palestiniens du camp de réfugiés de Rafah, selon une organisation humanitaire palestinienne.Le même jour, le président américain George W.Bush mettait en demeure le président palestinien Yasser Arafat «de renoncer à la terreur, de refuser de suivre ceux qui veulent perturber le processus de paix par la terreur, d’œuvrer fermement à un retour à la table des négociations de paix».Il a en outre estimé que la cargaison d'armes interceptée par Israël en mer Rouge à bord du cargo Karine A pourrait avoir été destinée à «promouvoir la terreur».Un haut responsable améri- HAVAKUK LEVISON REUTERS Funérailles hier des victimes israéliennes de l’attaque revendiquée par le Hamas.cain a jugé que le dossier constitué par Israël sur l’implication de proches du président Arafat dans l’affaire du cargo avec 50 tonnes d'armes est «convaincant et approfondi».Comme pour ajouter encore aux ennuis du président Arafat, le mouvement radical islamiste palestinien Jihad islamique annonçait hier qu'il mettait fin à sa trêve des attaques contre Israël.La branche armée du Jihad, les Brigades al-Qods, affirme dans ce communiqué qu’elle «n ’est pas tenue par quelque accord ou coopération que ce soit avec TAutori-té palestinienne et ses services de sécurité en ce qui concerne le ces-sez-le feu avec Israël».Des responsables du Jihad avaient annoncé le 25 décembre que le mouvement avait décidé de respecter l’appel lancé par le président Yasser Arafat le 16 décembre à l’arrêt de toutes les opérations armées contre Israël.Mais des sympathisants du Jihad islamique avaient par la suite annoncé leur intention de poursuivre leurs opérations antiisraéliennes.Le Hamas, principal mouvement islamique, a quant à lui revendiqué l’attaque de mercredi, où deux de ses hommes ont perdu la vie, alors que cette opération défie les consignes données le 16 décembre par le président Arafat de cesser toutes les opérations armées.Quelques heures après cette attaque, des bulldozers israéliens accompagnés de blindés sont entrés avant l’aube dans un quartier de Rafah, à la frontière avec l’Egypte.Les engins ont ravagé toute une partie du «bloc O», dont les habitants avaient fui à la hâte de crainte d’être pris dans les tirs.Au moins 83 familles palestiniennes, regroupant 7(X) hommes, femmes et enfants, se sont retrouvées sans abri sous la pluie.Le secteur a été déclaré zone sinistrée par les autorités locales.Deux écoles devraient être affectées à l’accueil des familles et une vingtaine de tentes ont été dressées sur la grand place de Rafah, qui a été fermée a la circulation.Chirac défend la culture contre r«aberration» REUTERS Paris — Jacques Chirac a défendu hier l’exception culturelle française en dénonçant comme «une profonde aberration mentale» l’assimilation des œuvres d’art à des marchandises.«Considérer les œuvres d’art et les biens culturels comme des marchandises ordinaires est une profonde aberration mentale que rien ne peut justifier», a déclaré le chef de l’Etat lors de ses vœux a la presse.H réagissait ainsi aux propos tenus par Jean-Marie Messier, p.-d.g.de Vivendi Universal, sur «la mort de l’exception culturelle française», propos qui ont suscité une vive polémique dans les milieux culturels.Jacques Chirac a reconnu que la mondialisation avait notamment fait naitre «une peur pour l'identité culturelle, pour notre culture généralement».Cette peur, a-t-il dit, 'semble plus justifiée, notamment lorsqu’on entend les polémiques sur la diversité culturelle et sa défense».«Risquer de nier la réalité, la valeur, l’importance de l’avenir (des) grandes civilisations [.] est un coup très dur qui serait porté à la richesse de Ih/mme, à la richesse de.la planète, à la rapacité de créatùm et donc à la capacité de progrès, et aussi un manque total de respect à l'égard de l’œuvre, de la création, de l'homme, de sem intelligence», a-t-il conclu. I.K I) K V 0 I K , LE V E X [> R E I) I t I JANVIER 2 0 0 2 A (i EDIT 0 RIAL Le sang et non la paix Des tués, des maisons rasées avant que d’autres ne soient tués et que des autobus ne soient carbonisés.C’est bien évidemment au Proche-Orient que cette partie de ping-pong se poursuit sans qu’on puisse espérer ne serait-ce qu’un temps de paix.1 y a quelques jours a peine, l’envoyé spécial des États-Unis au Proche-Orient, Anthony Zin-ni, confiait que pour la première fois depuis des mois au cours desquels il a multiplié les aller-retour, il y avait lieu d’afficher un certain optimisme.la raison d’être de celui-ci s’apparentait bien davantage à ce qui est mince, petit, et non à son contraire.En effet, Zinni avait exprimé cette observation après que l’on eut constaté un certain apaisement sur toutes les lignes de fracture qui font de ce conflit l’un des plus inextricables qui soient.A peine Zinni débarquait-il à Washington pour décliner les faits inhérents à son timide enchantement que la culture de la violence réoccupait le devant de la scène.Le Hamas commettait un attentat contre des militaires israéliens, ces derniers ripostaient en rasant plus de 60 demeures.En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, les uns et les autres ont rythmé cette rengaine du droit du sang dont ils maîtrisent d’autant , mieux les moindres nuances que cela fait des | ^ ~ J décennies qu’ils l’entonnent.* r Du côté d’Arafat, l’attentat du Hamas a ceci de fort ou de révélateur qu'il accrédite, au fond, la théorie stipulant que le président de l’Autorité palestinienne est débordé.Autrement dit, l'ascendant qui était le sien il y a quelques années s’est passablement réduit.Pour les tenants de cette théorie, les jeunes notamment sont plus sensibles aux sirènes du Hamas, du Hezbollah et du Djiad palestinien qu’à celles d’Arafat et de ses proches.Chose certaine, l’épisode du cargo transportant des armes lourdes pour l’usage, paraît-il, du Hamas prouverait que le conseil de l’Autorité palestinienne ne contrôle plus les destinées de ses citoyens.Dans le camp d'en face, celui de Sharon, le geste du Hamas a renforcé le clan des faucons.Depuis que des soldats ont été tués, la frange dure affirme et répète que le discours qu’Arafat a prononcé en décembre dernier pour ordonner un arrêt des attentats était de la poudre aux yeux.Par conséquent, ils suggèrent rien de moins que de mettre un terme à tout contact direct ou indirect avec des représentants de l’Autorité palestinienne.Cette approche, les faucons la défendent avec d’autant plus de force qu’ils veulent par ailleurs menotter le ministre des Affaires étrangères, Shimon Peres.Pourquoi cela, pourquoi souhaitent-ils bâillonner Peres?Parce qu’en tant qu’acteur des accords d’Oslo, ce dernier est en partie responsable de ce qu’ils considèrent comme un désastre.S’ils parviennent à leurs fins, soit couper tous les ponts avec Arafat et isoler Peres, alors Sharon sera en mesure de passer à la prochaine étape de son plan, qui consiste à diviser la Cisjordanie en cantons et à négocier des ententes séparées avec les notables des diverses communautés.Vu l’état de la situation, c’est à se demander ce que fait Peres dans cette galère.L'homme a déjà exprimé son dégoût des démissions.Mais là, vraiment, il serait temps d’interroger son inclination aux pires compromissions.Puisque Sharon souhaite l’implosion des accords d’Oslo, il veut, de fait, tuer l’œuvre de Peres.Alors, qu’attend-il pour quitter ce gouvernement?Qu’attend-il pour se réappropier son pouvoir de parole, sa liberté politique?Serge Truffaut ?Paroles, paroles.- ean Chrétien est devenu premier ministre en 1993 en dé- Jnonçant le patronage' pratiqué par les conservateurs tout en promettant d’être intransigeant en cette matière.Aujourd'hui, les allégations d'ingérence du ministre Alfonso Gagliano dans la gestion courante de la Société immobi- -.lière du Canada (SIC) nous rappellent cet engagement Le patronage fait partie de la tradition politique canadienne.Conservateurs comme libéraux l’ont toujours abondamment pratiqué.Ce ne sont d'ailleurs pas seulement les ministres qui peuvent distribuer les faveurs.Le premier ministre lui-même a la main haute sur quelque 2400 nominations qui sont laissées «au bon plaisir de Sa Majesté», c’est-à-dire à son entière discrétion.Par exemple, la nomination de Jon Grant à la présidence de la SIC, celui-là même qui, cette semaine, a dénoncé les interventions de M.Gagliano dans les affaires de celle-ci, avait été visée par M.Chrétien.Ce serait naïveté que de penser que l’on puisse éliminer le patronage politique et l’ingérence des politiciens dans la gestion des ministères et sociétés d'Etat.Ils sont élus pour gérer les fonds publics et ce sont eux qui, ultimement, seront jugés par les électeurs qui, d’ailleurs, réclament souvent l'intervention de leur député ou d’un ministre.Par exemple, cette semaine, ce sont les citoyens de Notre-Dame-de-Grâce qui, avec l’appui des autorités municipales, auraient souhaité l’intervention de M.Gagliano auprès de la SIC pour qu’elle révise sa décision dans le projet immobilier de Benny Farm.En matière de patronage, tout est affaire de degré.Difficile de s’opposer à une nomination partisane si la personne choisie est compétente et gagne véritablement le salaire qu’on lui verse.Difficile aussi de s’opposer à une intervention politique dans un dossier si elle est faite de façon transparente.Or cela ne semble pas le cas du tout dans les situations que M.Grant a portées à l’attention du public.On comprend plutôt que celui-ci n'a embauché deux «amis» de M.Gagliano que pour lui rendre un service politique.Et lorsque le chef de cabinet du ministre a exigé du président de la BIC un droit de regard sur tous les dossiers qui concernent le Québec, et ce, seulement pour les dossiers québécois.M.Grant n’a pas eu le choix d’obtempérer.Ce n’est pas la première fois qu’on reproche à Alfonso Gagliano de faire du patronage.Cette fois, ses dénégations sont contredites par un homme à la crédibilité irréprochable et il ne peut se contenter de protester de sa bonne foi.Il doit s'expliquer publiquement, démontrer que ses interventions étaient justifiées.Sinon, le premier ministre devrait tirer la conclusion qui s'impose et renvoyer son ministre sur les banquettes arrière des Communes.Entre la loyauté au fidèle partisan que fut toujours pour lui M.Gagliano et l'intégrité du service public que doit offrir son gouvernement, M.Chrétien ne devrait pas hésiter un seul instant.à moins que ses promesses de 1993 n’aient été justement que cela, des promesses! bdescoteauxià ledevoir.ca Bernard Descôteaux ?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente Onances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, MARIE ANDRÉE LAMONTAGNE.LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE Patron Otî U8£(*Af)‘ PtPfRAUS t>l> auf&ÇC © s.© $ û*fiu,Trf Des individus menacés En automne, lors du début des attaques américaines en Afghanistan, on disait que deux millions de réfugiés s’ajoutaient aux deux millions qui se trouvaient déjà aux frontières de l’Afghanistan avec le Pakistan et avec l’Iran.Des organismes internationaux avertissaient que si ces gens n'étaient pas nourris avant l’hiver, on allait vers une catastrophe humanitaire sans précédent.Un début d’aide humanitaire en novembre, il me semble, avait viré à l’émeute.Depuis, les feux de l’actualité se sont déplacés mais ces réfugiés sont toujours là, même si on n’en parle plus.Et, à ce que je sache, ils n’ont plus tellement été aidés.Nous sommes en plein cœur de l’hiver.A moins d’erreur, la situation ne peut que s’être aggravée.Il faut faire quelque chose.Des millions de gens sont menacés.Et plus personne ne semble se soucier d’eux.Si l’on se fie à ce qui était prévu, on risque de se retrouver au printemps avec une famine pouvant causer la mort de centaines de milliers de personnes.Une personne humaine est toujours une personne.Il faut faire quelque chose.Au moins rappeler leur existence et tenter de les aider.Pierre Robert Montréal, 6 janvier 2002 La bibliothèque de Hull répond aux accusations Au cours des dernières semaines, beaucoup de choses ont été dites au sujet des bandes dessinées qui ont été retirées puis remises sur les rayons de la bibliothèque de Hull («Bisson-nette dénonce», 5 décembre 2001).¦ la Commission permanente sur la culture a annoncé quelle n’a reclassé «aucune bande dessinée, laissant le choix aux bibliothécaires».¦ L’artiste engagé pour étudier certaines BD, Paul Roux, a déclaré qu'il n’a «jamais dit de les mettre à l’index» et que «les employés de la bibliothèque [.] ont mal fait leur travail».¦ Et la conseillère Louise Poirier a ajouté que la Ville s'opposait à la censure mais que «la bibliothèque n a pas compris cet esprit.Ce n ’est pas nous qui avons fait une erreur».Bref, toutes les personnes impliquées dans cette affaire s’entendent sur deux choses: aucune d'elles n’a contribué au gâchis et c’est la faute des bibliothécaires.Ayant été directeur de la bibliothèque pendant cette période, je crois avoir le droit de confronter ceux qui 1'attaquenL Mais surtout, je tiens à défendre la réputation de chaque employé écorché par ces remarques.Ce n’est pas très difficile, l’accusation étant bien peu crédible: quand la citoyenne Roseline Brien nous a sommés de détruire six albums, il y a 16 mois, la bibliothèque a publiquement refusé en démontrant que ces livres ne comportaient rien de répréhensible.C’est un an plus tard que le conseil a adopté à l’unanimité une résolution déposée sur la question par la conseillère Louise Poirier, présidente de la Commission sur la culture.Cette résolution ordonnait à la Bibliothèque centrale de placer toutes les BD pour «lecteurs avertis» dans une section «accessible par les employés seulement».Notre collection compte 180 albums de ce type — la Ville exigeait donc le retrait de 30 fois plus de livres que Mme Brien.Si le conseil est aujourd'hui «dans l'embarras», en sommes-nous vraiment coupables?La Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec n’est pas dupe et a récemment rappelé à la Ville que «l’objectif d’un monde meilleur, si noble soit-il, ne s’atteint pas au détriment de la connaissance mais plutôt en favorisant la liberté d’expression».Une position semblable a été adoptée par l’Union des écrivaines et des écrivains québécois, l’Association nationale des éditeurs de livres, la Grande Bibliothèque du Québec, l’Association pour l’avancement des sciences et techniques de la documentation, le PEN-Québec, le Book and Periodical Council, la Canadian Library Association et la Writer’s Union of Canada Ce qu’on reproche aujourd'hui aux employés de la bibliothèque, ce n’est pas d'avoir failli à leur tâche mais, au contraire, d’avoir respecte le code d’éthique de leur profession au LETTRES -*- lieu d’entraver les droits des usagers.Pour avoir été fidèle à mes principes, j’ai personnelle ment écopé d’un «blâme sévère» à mon dossier.Cela dit, je quitte mon emploi l’âme en paix.Certes, je déplore qu’au lieu de défendre les intérêts de toute la population, les conseillers hul-lois aient laissé une seule personne leur dicter leur conduite.Mais j’espère que le nouveau conseil de Gatineau aura assez de discernement pour ne pas commettre la même erreur.Denis Boyer Directeur de la bibliothèque de Hull de 1969 à 2001 Janvier 2002 Des coupeurs de liberté Certains journalistes sans doute bien intentionnés et férus de zèle professionnel deviendraient-ils, parfois à leur insu, des coupeurs de joie auprès des gens simples qui n’ont d’autre but que de vivre leur liberté en chérissant leur contrainte?Voilà les pensées qui me sont venues à l’esprit à la suite de l’expulsion de sans-abri à Montréal tout récemment, après qu’on eut vu et entendu à la télévision et lu dans les journaux des reportages sur la présence de mansardes et de miséreux en territoire montréalais.Les bourgeois, les conformistes et les gavés de notre civilisation n’avaient pas encore eu le temps de devenir conscients de ce tableau de misère que des journalistes lançaient en première page l’image insolite d'une sombre réalité, c’est-à-dire l’existence de pauvre gens, apparemment plus avides de paix et de liberté que de hardes et de logis.Et pendant que les gueux se plaisaient à causer tout près de la flamme de leurs chandelles dans leurs «chaumières» improvisées, on préparait déjà leur expulsion et la destruction de leurs abris de fortune, dans im pays qui se targue ironiquement d’être le meilleur du monde.Et c’est ainsi qu'au nom de la loi, de la convenance et de l’ordre, on a mis fin d’un seul coup et de façon plutôt cavalière au rêve de quelques infortunés qui croyaient vivre un moment de liberté, à l’écart de l’étouffante promiscuité des centres d'accueil surpeuplés.Mais alors, que faire?Changer le monde, peut-être?C’est bien souvent impossible, mais ô combien semble tout à coup bizarre l’idée qui me vient, selon laquelle on pourrait peut-être bientôt convertir certaines églises, parmi celles qu’on se propose de vendre, en des refuges de paix, de silence et d’espace pour les déshérités de fortune, d'esprit et de bonheur.Si cela devait arriver un jour dans la grande ville, alors, mais alors seulement, serait venu le temps où des journalistes pourraient se faire annonceurs de bonnes nouvelles plutôt que coupeurs de liberté auprès des laissés-pour-compte, et tout cela, sans rien perdre de leur «indéniable» professionnalisme.Reconnaissons tout de même, à la décharge des journalistes, que leur dénonciation d’une situation misérable aura sans doute des effets positifs puisqu’elle peut engendrer une réaction sociopolitique souhaitable de la part des gouvernements à partir de pressions venant de la population.Guy Milot Montréal, janvier 2002 Un jour, une Mélanie En lisant mon journal le 8 janvier dernier, j’ai longuement contemplé la photo à la une de Melanie «Nocturne».Si jeune et déjà sans-abri ! Elle n’est pas sans me rappeler une rencontre que j'ai faite il y a quelques années.Je me souviens qu’en me rendant à une réunion, j’avais emprunté l'escalier mobile du métro Berri.Au bas de ce dernier se trouvait une jeune fille, la main tendue, le visage réfugié derrière ses mèches rebelles, et grelottante.même si on était en juin.L'escalier mobile me rapprochait d’elle inexorablement.Je fouillai machinalement dans mes poches à la recherche d'une pièce mais j'étais beaucoup plus préoccupé par ce que j’allais lui dire.Je voulais lui dire quelque chose.Arrivé à sa hauteur, j’ai sorti un billet, le lui ai mis dans la main que j’ai refermée doucemenL La regardant dans les yeux, je n’ai su que lui dire: «Essaie de prendre soin de toi.» Je l’ai quittée tout de suite tellement je me trouvais maladroit et surtout impuissant devant sa détresse.Je ne cessais de me demander si j’avais utilisé les bons mots, si ces mots l’avaient quelque peu réconfortée.En fait je craignais de ne pas avoir été à la hauteur.Et l’image de cette jeune sans-abri m’habite encore aujourd’hui.André Senécal Hull, 8 janvier 2002 Avant de faire le virage Avant que le maire Gérald Tremblay ne procède à l’implantation du virage à droite aux feux rouges, je veux lui faire une suggestion: faire auparavant une campagne d’éducation auprès de certains automobilistes qui ne respectent pas la signalisation déjà existante.Exemple: il existe, à l’angle de certaines rues, un feu (la représentation lumineuse d’une personne) pour permettre aux piétons de traverser en relative sécurité.Eh bien, trop d’automobilistes ne respectent pas cette signalisation (angles Sherbrooke et Côte-des-Neiges, Sherbrooke et Hutchison, Sainte-Catherine et Atwater, Université et de Maisonneuve, etc.).Une variante de cet accroc aux règlements est la suivante: l’automobiliste en direction est, sur la rue Sainte-Catherine par exemple, qui désire tourner à gauche sur Atwater profite du feu à l’intention des piétons pour faire avancer sa voiture jusqu'à la hauteur du terre-plein de la rue Atwater et s’élance dès qu’apparaît le deuxième feu clignotant pour les piétons (une main signalant aux piétons qui ne l’ont pas encore fait de ne pas entreprendre la traversée).De toute évidence, l’automobiliste fautif ne respecte pas son feu rouge et considère que la main clignotante est pour lui le signal d’y aller et, pour le piéton, celui de déguerpir rapidement Avant de permettre le virage à droite aux feux rouges, monsieur le maire devrait corriger le laisser-aller et rappeler les automobilistes à l’ordre, sinon plusieurs intersections deviendront inaccessibles aux piétons.Jacques Gauthier Montréal, 5 janvier 2002 J’ai fait un geste illégal «Tout citoyen a le droit de retirer sa coopération à l’État lorsque, par cette coopération, il s’avilit.» - Mahatma Gandhi Malgré l’interdiction du gouvernement canadien de faire du commerce avec l’Irak, j’ai acheté des dattes que je savais illégalement importées de ce pays.En effet, je trouve intolérable d’être associé au génocide qui se commet actuellement en Irak par l’embargo total auquel est soumis ce pays.D’après les données fournies par l’UNI-CEF, 4500 enfants irakiens meurent chaque mois depuis 1991 à cause de cet embargo.(A quand une collecte pour ces victimes du terrorisme américain, comme celle organisée pour compenser les familles des victimes de New York?) Le monde entier reconnaît depuis longtemps que cet embargo, d’abord décrété pour déstabiliser Saddam Hussein, n’a absolument pas atteint son objectif, bien au contraire, puisque M.Hussein est plus que jamais solidement installé au pouvoir.Par contre, la population du pays est directement affectée par cette mesure qui empêche la reconstruction des infrastructures essentielles à sa survie et provoque im manque général de médicaments, d’aliments et d'eau potable.Tous les pays industrialisés souhaitent mettre fin à cet embargo inhumain, sauf les Etats-Unis, et, comme toujours, notre gouvernement du Canada se plie servilement aux diktats de notre voisin du Sud.En achetant ces dattes de l’Irak, je fais consciemment un geste de désobéissance civile car je collabore à une action illégale.Et je demande au gouvernement canadien d’appliquer sa loi et de m'imposer la peine maximale prévue de cinq ans d'emprisonnement ou de retirer cette loi.Et j’incite tous les Québécois à participer, d'une façon ou d'une autre, à la campagne contre les sanctions imposées à l’Irak en communiquant avec l’organisme Objection de conscience: 8166, rue Henri-Julien.Montréal.H2P 2J2.» (514) 858-7584.Serge Mongeau Écrivain Saint-Laurent-d’Orléans, 30 décembre 2001 l LE DEVOIR.LE VENDREDI II .1 A N V I E R 2 O O 2 A 7 1 I) E E S Et vous osez me demander d’être solidaire avec Israël, l’amnésique.Quand le terrorisme d'Etat s'oppose au terrorisme du désespéré DENIS GA U MONO Directeur de service à l’Université du Québec à Montréal et ex-chargé de cours à l’Université de Montréal et à l'École d’administration publique algré le matraquage médiatique sur le dossier, s’il est une guerre méconnue ou plutôt mal connue, c'est bien celle de la Palestine actuelle.Cette méconnaissance est en grande partie due à l'ennui que suscite la répétition.Cela fait 34 ans que ça dure! Mais la raison première n’est pas le ras-le-bol des populations.Cette méconnaissance est essentiellement due à la force terrifiante de la désinformation répandue par les représentants israéliens partout à travers le monde grâce à une utilisation des plus structurées et des plus compétentes des médias populaires.Le dernier article du professeur Annette Paquot, de l’Université laval (Le Devoir, 7 décembre 2001), en est un autre exemple des plus révélateurs.En effet, Mme Paquot évoque, en roue libre, les horreurs perpétrées contre Israël et les juifs de ce monde.[.] Comme Mme Paquot m’invite à la parole, laissez-moi, avec mes torts et mes travers sans doute, présenter à mon tour, sans surenchère ni esprit revanchard aucun, une autre facette de la triste réalité de cette guerre injuste où s’opposent à des chars d’assaut, à des hélicoptères et à des avions ultramo-dernes et superarmés quelques tire-pierres inoffen-sifs aux mains d’enfants désabusés et dont le seul avenir valorisant est en voie de devenir l’attentat suicide.C’est David contre Goliath, mais à contre-camp.Ce sont les Panzers de l’armée allemande d’occupation contre le ghetto de Varsovie, encore à contre-camp.Quel lamentable renversement de l’histoire! Quel triste amnésie d’Israël! Je ne peux répondre ici à toutes les inférences de Mme Paquot Cependant, qu’il me soit permis de mettre en évidence certains éléments qu’elle a malencontreusement omis de mentionner.Mme Paquot évoque avec fierté la démocratie pratiquée en Israël.On peut en convenir jusqu’à un certain point sans doute.Mais la démocratie, c’est plus que quelques élections et une certaine participation aux institutions locales.C’est aussi le respect des autres organes démocratiques reconnus dans le monde, par exemple.Jusqu’à maintenant, pourtant, Israël a refusé de reconnaître et d’appliquer au moins quatre résolutions de l’ONU, toutes favorables aux Palestiniens: la résolution no 242 de 1967, qui demande à Israël «le retrait des forces a rmées israéliennes des territoires occupés», la résolution no 338 de 1973, qui réaffirme la résolution no 242, la résolution no 3236 de 1974, qui réaffirme le «droit inaliénable des Palestiniens de retourner dans leurs foyers et vers leurs biens, d’où ils ont été déplacés et déracinés, et [qui] demande leur retour» et le droit à l’autodétermination du peuple palestinien, et enfin, dernièrement, la résolution no 1322 d’octobre 2000, qui «condamne les actes de violence, particulièrement le recours excessif à la force contre les Palestiniens, qui ont fait des blessés et causé des pertes en vies humaines», et qui «déplore l’acte de provocation commis le 28 septembre 2000 au Ha-ram al-Charifde Jérusalem, de même que les violences qui ont eu lieu par la suite [.]».Nous savons tous que le soutien américain a ses limites Ces derniers temps, la démocratie israélienne cherche à immobiliser Yasser Arafat chef du Fatah et représentant mondialement reconnu des Palestiniens.Israël refuse de reconnaître le droit des Palestiniens à avoir un pays alors que le Fatah a reconnu ce droit à Israël.Comment peut-on considérer comme démocratique l’implantation de colonies juives en Cisjordanie (155 000 colons, en plus de 6000 à Gaza, 164 000 à Jérusalem-Fst et 17 000 au Golan) puisque ces territoires ont été pris par les armes?Ces implantations sont au cœur même du conflit actuel.Combien de maisons palestiniennes rasées au bulldozer pour construire ces colonies?Combien de meurtres de Palestiniens, même des enfants, pour délimiter et s'approprier indûment une zone sécuritaire élargie autour de ces colonies?Et que dire du premier ministre actuel, qui a rejeté, sans aucune exception, toutes les propositions de paix négociées par ses prédécesseurs, même les accords d'Oslo, où Arafat avait cédé plus de 75 % de la Palestine historique?Je passe sous silence l’assassinat d’Yitzhak Rabin, en novembre 1995, par l’extrême droite aujourd'hui au pouvoir en Israël.Est-ce là réelle ment l'image d’une saine démocratie?Le professeur Paquot dénonce les bombes humaines, ces kamikazes de la résistance ultime, mais ne souffle mot des assassinats ciblés, des exécutions sommaires et des enfants innocents tués par les Juifs d’Israël en Palestine, la?terrorisme d'Etat, tel que pratiqué par Israël, repose sur une logique militaire où le plus fort doit gagner, où la légitimité ne se trouve que de son côté, où les autres doivent mourir et meurent en effet.Depuis le début de cette dernière intifada, pour chaque Israélien tué par ces «terroristes» — Jean Moulin aurait dit ces résistants —, plus de sept Palestiniens, chiffres à l’appui, ont été assassinés en retour par Israël.Qui donc ici est le pire terroriste?Ce pauvre fou suicidaire incontrqlable qui n’a que le suicide pour appeler à l’aide ou l’Etat structuré, organisé, tout-puissant, qui planifie et exécute de sang-froid ses crimes à l’abri de ses armures modernes?Vaut-il mieux être jeté dans un ghetto ou un camps de réfugiés, voir les villes bouclées, les voyageurs ralentis, être arrêté inutilement pendant des heures aux multiples barrages routiers, être humilié, mis en joue à répétition, affamé, traité comme un moins-que-rien?Voilà un peuple nié, battu, à l’exigu et spolié au profit de quelques colonies en territoire conquis.Et Mme Paquot qui nous demande d’être solidaires! Dommage collatéral Il y a bien sûr ce tout dernier petit paragraphe où le professeur Paquot nous invite à ne pas mettre tous les Palestiniens dans le même camp, précisant qu’ils ne sont pas tous du Hamas ou du Jihad.Cette déplaisante et malhonnête manière de se dédouaner en fin de texte est le geste écrit le plus irresponsable et le plus détestable qui soit.Il laisse entendre, derrière une fausse candeur, que la souffrance du peuple palestinien n’est que dommage collatéral et qu'en dehors du Hamas et du Jihad, tout va pour le mieux là-bas.Quelle technique honteuse et déshonorante, tout à fait en concordance avec l’exercice de la désinformation! Usurpant la juste riposte américaine en Afghanistan à la suite des attaques inqualifiables du 11 septembre 2001, profitant même honteusement de la situation, les Juifs d’Israël placent les Etats-Unis en position inconfortable que même le plus puissant des lobbys ne pourra contenir encore longtemps ARCHIVES I.K DEVOIR Israël refuse de reconnaître le droit des Palestiniens à avoir un pays alors que le Eatah a reconnu ce droit à Israël.car, historiquement, nous savons tous que le soutien américain a ses limites.Les Etats-Unis n’avaient-ils pas soutenu et armé Saddam Hussein pour ensuite se retourner contre lui?Et que dire de leur appui aux talibans, auxquels on a offert un tapis d'or en Allemagne, à Bonn, au château de Petersberg, soit le même édifice où s’est constitué le nouveau gouvernement afghan, juste avant le 11 septembre 2001, pour ne citer que ces récentes si- tuations?Malgré la forte influence des dollars et des politiciens juifs américains, tout observateur ex terne inviterait à la plus grande des prudences à cet égard.I a patience américaine arrive à terme.C’est hélas là que se situe la survie de la Palestine, et c’est là que je placerai ma solidarité, comme mon père l'a fait auprès de Ben Gourion, Golda Meir et les autres dès 1948.Lui aussi croyait, comme eux, que tout peuple a droit à son pays.La rentabilité de la SAQ ne stagne pas ARCHIVES LE DEVOIR -# > I***’ La marge brute en dollars sur les vins est jusqu’à deux fois et demie moindre que celle sur les spiritueux.PHILIPPE CHÂTILLON Vice-président, communications Société des alcools du Québec f=====j] eu de temps avant P Noël, sous la rubrique Perspectives, le journaliste Gérard Bérubé publiait une chronique i1- dont les perspectives étaient celles des mêmes intérêts qui, depuis longtemps, s’emploient à déformer la réalité pour arrêter le changement Tout d’abord, s'il est vrai que la croissance des bénéfices ralentit, il n’est cependant pas exact d’affirmer que la rentabilité et les ventes de la SAQ stagnent depuis trois ans.Le bénéfice net de la SAQ est passé de 378,1 millions en 1998 à 471,3 millions l’an dernier, soit une hausse de 24,7 %, avec des ventes nettes totales qui, elles, ont crû de 36,2 % au cours de la même période pour s’établir à 1,6 milliard.Le bénéfice net de la SAQ exprimé en pourcentage baisse de façon régulière depuis le début des années 80.Il était de 38 % en 1984, de 33 % en 1988.de 29 % en 1933, de 26 % en 1998 et de 24 % en 2001.Cette tendance à la baisse est normale et reflète les habitudes des Québécois, qui consomment de moins en moins de spiritueux et de plus en plus de vin.la marge brute en dollars sur les vins étant jusqu’à deux fois et demie moindre que celle sur les spiritueux, il est donc compréhensible que le bénéfice net exprimé en pourcentage baisse de façon soutenue.Il faut donc analyser le bénéfice net en dollars et non en pourcentage.Sur ce plan, on constate qu’il n’a pas augmenté durant une période de dix ans, soit de 1989 à 1998, mais qu’il a augmenté de près de 100 millions en trois ans, soit de 1998 à 2001.Ainsi, les ajustements de prix actuellement à l’étude ont pour but d’arrêter la décroissance du bénéfice net en pourcentage et à le maintenir autour de 24-25 % pour les années à venir.Ces ajustements ne reposent donc en rien sur les bases de calcul que M.Bérubé a utilisées.En ce qui a trait à la vente de vin en épicerie, celle-ci émane d'une décision gouvernementale, précisée par une disposition à cet effet dans la loi constitutive de la SAQ.Il ne s’agit donc pas, comme on l’a récemment allégué, d’un quelconque mouvement vers une privatisation de la SAQ.Pas plus qu’elle ne se fait aux dépens de la vente en succursale.On ne voit d’ailleurs pas quelle serait la logique de viser la privatisation alors que nous multiplions les bannières, les surfaces de vente et le nombre de succursales, qui atteint maintenant 375.Les agents À propos du site transactionnel interentreprises Global Wine & Spirits, M.Bérubé affirmait, entre autres choses, que l’objectif de la SAQ consiste à «promouvoir résolument le concept de vente sans intermédiaires».Cela est non seulement inexact mais surtout contraire à l’intérêt de la SAQ.Ainsi, au cours d'une entrevue qu’il a accordée à M.Bérubé le 7 novembre dernier, le président-directeur général de la SAQ, Gaétan Frigon, répondait à cette crainte des agents promotionnels en disant: «Jamais.Nous tenons à acheter par l’entremise des agents.Toutes les autorités procèdent ainsi.D'ailleurs, la plate-forme exige qu’il y ait un agent, tes agents sont nos yeux et nos oreilles.Si je ne les avais pas, la SAQ aurait besoin de 500 ou de 600 employés supplémentaires pour faire la promotion dans les restaurants, dans les hôtels.» Toujours au sujet de Global Wine & Spirits, M.Bérubé fait allusion à un prétendu objectif visant à «soustraire la SAQ à cet encadrement des accords internationaux balisant la commercialisation autour de cette notion de trai- tement national» ainsi qu’a une résolution en ce sens.Or la notion de traitement national, en commerce international, est un principe fondamental auquel doivent se conformer tous les membres de l'Organisation mondiale de commerce (OMC) sous peine d’être sanctionnés, voire exclus de l'accord.Qui plus est, la SAQ a opposé aux allégations de l'Union européenne une opinion juridique très ferme d’un grand cabinet canadien, dont M.Bérubé a fait état récemment, estimant que Global Wine & Spirits ne s’inscrit pas en contravention des accords internationaux, ni dans sa forme ni dans ses modalités d’application.Ajoutons qu’aucune résolution n’a été soumise, discutée et encore moins adoptée par la direction de la SAQ à ce sujet M.Bérubé écrivait que l’implantation de GWS pourrait ajouter jusqu’à 10 % au prix du produit, «estime-t-on».Il est difficile de comprendre qu’il puisse diffuser une telle information sans la vérifier au préalable auprès de nous.La SAQ a affirmé que les coûts de transaction varieront de 0,28 à 1 % au maximum en période de promotion et, par la suite, de 0,56 à 2 %, et que ces coûts seront imposés aux producteurs, tant locaux qu’étrangers, qu’ils ne feront pas l’objet de majoration et qu’ils ne seront pas imposés dans le prix final aux consommateurs.La désinformation est à son comble lorsque M.Bérubé additionne aux coûts de transaction sur GWS ses supputations sur les modalités d’une hausse de prix.Quant à la politique d’achat et de mise en marché, le service de commercialisation réfléchit depuis plusieurs mois à une révision de celle-ci afin qu’elle soit axée sur la «gestion par catégorie», comme cela se pratique dans les grands commerces de détail.Cette nouvelle orientation s’inscrit dans le cadre du virage commercial entrepris par la SAQ il y a quelques années, qui a donné lieu à de multiples réformes en vue de mieux servir le consommateur.Par exemple, la SAQ a poursuivi le déploiement de nouvelles bannières et accru la surface de vente de plus de 50 % en ouvrant de nouvelles succursales ou en multipliant les mandats accordés à des agences.In SAQ a aussi mis en œuvre un éventail de promotions ou de rabais pour attirer l’attention et l’intérêt du consommateur québécois.Ce dernier a répondu avec enthousiasme.Nous avons conscience que nos efforts de modernisation ont profondément modifié certaines habitudes et changé nombre de façons traditionnelles de procéder avec nos partenaires.Nous allons maintenant consacrer du temps et des efforts pour les aider a s’adapter.Tous nos services participeront a cette initiative et seront invités à prêter une attention particulière a l’information vesque.Claude Turcotte.René I^ewandowski à l’information internationale Jean-Pierre legault, Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste), A l’information politique Hélène Buzzetti, Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa).Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Québec).Kathleen l>vesque , Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) : I/iuise Maude Rioux Soucy (commis) I-a documentation Gilles Paré (directeur) Manon Derome.Serge Implante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITE ET LE MARKETING.Jacqueline Avril.Jean de Billy, Gyslaine Côté, Marlene Côté, Martin Fournier, Véronique Géraud.Anouk Hurbutt, Christiane Legault, Jacques A.Nadeau, Claire Paquet.Micheline Ruelland.(publicitaires).Uurence Thériault (directrice adjointe).Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Martine Bérubé (secrétaire) IA PRODI CTIÔN Christian Goulet (responsable de la production), Claudine Bedard.Michel Bernatchez, l’hilippe Borne.Johanne Brunet, Danielle ( antara.Richard Des Cormiers.Donald Fillon.Yanick Martel.Olivier Zuida PROMOTION ET TIRAGE.Linda Thériault (responsable intérimaire), Hélene Gervais.Mari Eve Santerre.(responsable a la promotion des abonnements).Monique L'Heureux, Uni- Lachapelle, Rachelle l/*clen L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables).Céline Furoy.Olivier lachambre (contrôleur), Ghislaine lafleur, Claudette Béliveau (secrétaire administratif*) Danielle laper nere.Caroline Perrier.Danielle Ross IA FONDATION Dl ' DEVOIR Roger Boisvert (vtce-prcsulent exécutif et directeur général) L K DEVOIR.LE VENDREDI 11 JANVIER 2 0 0 2 A 8 Vente de pseudoéphédrine Les Américains demandent l’intervention d’Ottawa PRESSE CANADIENNE Arlington, Virginie — Le directeur général de la Drug Enforcement Agency (DEA) américaine a demandé hier au gouvernement canadien de réglementer la vente de pseudoéphédrine.Ce produit chimique est un des ingrédients de la méthamphétamine, un puissant stimulant fabriqué dans des laboratoires clandestins du Sud-Ouest américain et du Mexique.«Nous pressons le gouvernement canadien d’adopter le plus vite possible une loi de réglementation», a déclaré Asa Hutchinson, chef de la DEA.En effet, la pseudoéphédrine n’est pas illégale au Canada, qui en est le principal producteur.La démarche de M.Hutchinson est appuyée par Robert Bonner, le directeur des Douanes américaines.Les douaniers américains ont récemment saisi une grande quantité de pseudoéphédrine au poste frontalier de Windsor-Detroit Cette cargaison aurait pu permettre la fabrication de 8000 kilos de méthamphétamine — du «speed» — d’une valeur de 144 millions $US sur le marché noir.«Présentement, au Canada, ils n’ont pas, à mon avis, des lois adéquates pour lutter contre le détournement illégal de pseuéiéphédrine», a affirmé M.Bonner.Une porte-parole de Santé Canada, Paige Ray-mond-Kovach, a indiqué que le gouvernement fédéral prévoit adopter au cours de l’année une nouvelle réglementation afin de surveiller et de contrôler les «produits chimiques précurseurs» de la métamphéta-mine, comme la pseudoéphédrine.Mme Raymond-Kovach a cependant été incapable de dire si la nouvelle réglementation rendra plus difficile l’achat de pseudoéphédrine au Canada.«Je ne veux pas spéculer là-dessus.Je n’en ai aucune idée», a-t-elle reconnu.Selon M.Hutchinson, la DEA a contraint les contrebandiers à se procurer la pseudoéphédrine au Canada en éliminant, au cours des depx dernières années, leurs approvisionnements aux Etats-Unis.Les autorités américaines ont effectué quelque 70 arrestations dans plusieurs villes des États-Unis hier.Les personnes arrêtées seraient liées à deux groupes accusés de vendre, à des fins de transformation, des comprimés de médicament contre le rhume contenant de la pseudoéphédrine.Ces comprimés avaient été fabriqués et vendus au Canada.Les comprimés ont pu être achetés en toute légalité à des quantités si énormes «qu'on aurait pu produire assez de décongestionnants pour chaque citoyen du Michigan pendant plusieurs années», a indiqué M.Bonner.De son côté, Mike Ferguson, de la DEA, a soutenu que la GRC était frustrée de ne pas pouvoir intervenir.«Elle ne peut même pas entreprendre une enquête parce que [se procurer de la pseudoéphédrine] n’est pas illégal.Elle a les mains liées.» Aux lecteurs des pages Tourisme Nos lecteurs voudront bien noter qu'à compter de cette semaine, les pages Tourisme, habituellement publiées le vendredi dans le cahier B du journal, sont déplacées le samedi, dans le cahier Samedi.C’est d;ms ces pages que vous retrouvez notamment les articles de nos chroniqueurs Diane Précourt et Normand Cazelais.Merci et bonne lecture.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, IL étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Place-des-Ai ts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 le site Internet du Devoir: www.Iedevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514)985-3360 Pim courrier redaction ©ledevoir .coin L’agenda culturel Au téléphone Pim télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal Les avis publics Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) et appels d’offres (514) 985-3344 (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) 1* Devoir est publié du lundi au samedi par le Devoir Inc.dont le sie>je social est situé au 2050, rue De Bleury, O' etatfe.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc.512.rue Saint Jacques Ouest.Montréal.L'agence IVesse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.U Devoir est distribue par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Martin Ouest, laval.Knvoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.LE DEVOIR ACTUALITES CLONAGE INNUS SUITE DE LA PAGE 1 un comité d’éthique qui s'assure que le projet respecte scrupuleusement les regies en vigueur», a-t-il déclaré.Parmi ces règles figure précisément l’interdiction de procéder à des modifications génétiques sur les cellules reproductrices (ovule et spermatozoïde) et les embryons humains.Il est également prohibé de créer des espèces hybrides issues de la combinaison de gametes humains et animaux mais aussi de concevoir des embryons humains uniquement à des fins de recherche.Toute recherche entraînant le clonage d’êtres humains par quelque moyen que ce soit est carrément défendue.Si un projet de recherche est autorisé par le comité d’éthique, il peut ensuite être soumis au FRSQ pour l’obtention de financement «Nous n’accorderons pas notre financement là où les standards québécois ne seront pas respectés, a ajouté le Dr Michel Bureau, président-directeur général du FRSQ.Le Dr Bureau a de plus fait remarquer que le Collège des médecins a récemment révisé son code de déontologie pour inclure dans la pratique des professionnels de la santé qui font de la recherche des règles qui incitent au respect de l’éthique de la recherche.«Il serai ainsi impossible pour un médecin de collaborer à une recherche sur le clonage humain sans outrepasser les règles que le Collège des médecins propose pour encadrer la profession», a-t-il précisé.Mais qu’en est-il de la recherche menée dans le domaine privé au sein d’une entreprise québécoise?Elle doit également être examinée par un comité d’éthique mis en place par l’entreprise selon des règles d’indépen- dance et dimpartialité.De plus, lorsque l’entreprise formule une demande de subvention auprès des sociétés québécoises de capital de risque, celles-ci procèdent à un audit qui entrainera l’élimination de tout projet de recherche inacceptable d’un point de vue éthique.Les interdits annoncés par le ministre n’ont toutefois | pas force de loi.Le contrôle s’effectuera donc par le truchement de l’octroi des subventions de recherche ainsi que lors de l’évaluation par des comités d'éthique.Com- I me ce genre de recherche exige d’énormes infrastructures techniques et humaines et des investissements importants, les scientifiques qui se lanceront dans cette aventure devront nécessairement passer au crible des organismes subventionnaires et des sociétés de capital de risque, explique Michel Bureau.Et comment les scientifiques accueillent-ils cet en- ! cadrement?François Pothier, chercheur au département des sciences animales de l’Université Laval, est favorable à ces balises éthiques.«Elles forceront les scientifiques à rechercher d'autres avenues, par exemple celle des cellules souches adultes.Personnellement, j’ai beaucoup trop de respect pour l’embryon humain pour le démanteler à des fins de recherche», confie-t-il.Michel Tremblay, directeur du Centre du cancer de l’université McGill, est quant à lui surpris et extrêmement déçu que le gouvernement prive les scientifiques des cellules souches issues des embryons surnuméraires, surtout qu’on peut en tirer des lignées cellulaires «éternelles».«Toutes ces années d’études passées à découvrir le pouvoir fabuleux de ces cellules seront donc perdues», s’insurge-t-il.GAGUANO SUITE DE LA PAGE 1 bonnes relations.D’ailleurs, il m’a écrit plusieurs lettres [disant] comment ça allait bien.» S’il y avait en effet un problème de relations entre le bureau de M.Gagliano et celui du président de la Société immobilière du Canada (SIC), qui relève de sa responsabilité, M.Grant aurait dû venir lui en parler directement quand il était encore en poste, croit M.Gagliano.«Si lui sentait — parce que je crois que c’est une question de perception —, s’il sentait qu’il y avait un problème, qu’il se passait des choses qui, selon lui, n’étaient pas correctes, [toujours] selon sa perception, il devait m’appeler.[.] Moi, je peux vous dire qu’il n’y en a pas, de problème.Il faut que/ tout le monde comprenne c’est quoi, une société d’État.Ça appartient à l’État.» M.Grant avait qualifié l’organisation de M.Gagliano comme étant digne de la Russie ou de TUkraine.En entrevue au Devoir hier, Jon Grant a répété que selon lui, le bureau de M.Gagliano manquait de professionnalisme dans ses relations avec la SIC.Le ministre lui aurait personnellement demandé d’embaucher un ami sans travail, Tony Mignacca.Le personnel de M.Gagliano aurait demandé qu’un contrat soit octroyé à Michèle Tremblay, une proche collaboratrice.Et le chef de cabinet de M.Gagliano aurait déclaré à M.Grant, à propos des dossiers de la SIC: «Le reste du Canada est à vous, mais le Québec est à nous.» En plus d’être ministre des Travaux publics, M.Gagliano est l'organisateur politique du Parti libéral du Canada au Québec et ministre responsable du Québec au sein du cabinet Chrétien.M.Gagliano a réfuté toutes ces accusations hier.«Je n’ai pas demandé à M.Grant d’embaucher M.Mignacca.M.Grant était venu me rencontrer pour m’informer des problèmes de gestion des propriétés qu ’il y avait dans l'ancienne base militaire de Saint-Hubert.J'ai dit que je connaissais quelqu'un qui avait 25 ans d'expérience dans le domaine de l'administration des propriétés publiques.» Alfonso Gagliano insiste pour dire qu’il n'a que référé une personne et que c’est la SIC qui devait prendre la décision finale.«J’ai seulement fait u ne référence de CV.Si, à toutes les fois que j’écris une lettre à une compagnie référant le CV d'une personne qui se cherche un emploi, je fais SUITE DE LA PAGE 1 soutient entre autres que le ministre lui avait personnellement demandé, alors qu’il était président de la Société immobilière du Canada (SIC), d’embaucher son ami et collaborateur politique Tony Mignacca.«Lors d'une entrevue avec le Globe and Mail, à la mi-décembre je crois, le ministre a indiqué que nous avions engagé cette personne afin de nous donner, à nous la Société immobilière du Canada, accès au ministre.Et ce n'était pas vrai», a raconté M.Grant en entrevue au Devoir hier.«Le ministre m’avait demandé si je ne pourrais pas lui rendre service et l'engager.Il avait besoin d'un emploi.J’ai accepté.Cela arrive souvent, même dans les entreprises privées, mais ce que le ministre a déclaré nous a fuit paraître ridicules.Et j'ai été blessé par cela.Et c'est pour cette raison que j’ai décidé de parler.» M.Grant, 66 ans, a quitté la SIC en novembre 2(X)1 après avoir complété deux mandats de trois ans.H est maintenant president du conseil d’administration de la Banque Laurentienne.Il avait auparavant dirigé Quaker Oats Canada et est un personnage très respecté au sein de la communauté d’affaires de Toronto.«Nmis n'avions besoin de personne pour avoir accès au ministre, a-t-il continué.Ça me faisait paraître comme quelqu un qui ne dirigeait pas [la SIC] correctement.» Mais c'est sans rancœur et sans esprit revanchard que M.Grant est devenu dénonciateur.S'il dit avoir, au début, regretté son geste et déploré l’importance accordée à ses déclarations, il croit qu'il pourrait contribuer à améliorer la gestion des sociétés de la Couronne.Alors, il en rajoute.«Peut-être n 'aurais-je pas dû faire ça.Parfois, je souhaiterais ne pas l'avoir fait.Je l'ai [regretté] pendant quelques jours, mais il y a tellement de gens à travers le pays, du Québec jusqu'en Colombie-Britannique, qui m ont appelé pour me dire: “J'aime ce que vous faites, continuez!* que je me suis dit: OK, peutêtre bien que les gens apprécient.» Selon M.Grant, le processus de nomination des membres des conseils d'administration des sociétés de l’interférence, ben.Savez-vous combien de députés, combien de personnalités dans ce monde-là [sont] pris avec le problème de gens qui cherchent m emploi, me référence de leur CV?» Quant à Michèle Tremblay, le ministre nie aussi avoir demandé qu’elle obtienne un contrat de 4000 $ par mois pour écrire des discours et organiser des événements spéciaux.Ce contrat a été en vigueur de janvier 1998 à août 2000.«Im seule chose que j’ai demandée, et pas seulement à Canada Land [SIC] mais à toutes les sociétés de la Couronne, c’est que quand il faut que je fasse des discours pour la société, il faut que les discours soient écrits ou révisés par Michèle Tremblay.Michèle Tremblay a écrit des discours même quand j’étais député de l’opposition.Elle écrit dans les deux langues.Elle connaît de quelle façon je me sens confortable dans le langage et tout cela.» Le nom de Mme Tremblay revient sans cesse quand il est question du ministre des Travaux publics.Proche collaboratrice, elle a même déjà accompagné M.Gagliano à la sortie d’une retraite du cabinet, son attaché de presse étant absent Elle a pourtant décroché de nombreux contrats de Travaux publics Canada et de sociétés de la Couronne tombant sous la responsabilité de M.Gagliano.Enfin, M.Gagliano soutient que jamais personne à son bureau n’aurait demandé à M.Grant de lui laisser les dossiers émanant du Québec.Encore hier, au bureau du premier ministre, on faisait savoir que Jean Chrétien avait toujours confiance en son ministre.M.Chrétien, qui ne reviendra de Floride que ce week-end, n’a pas joint M.Gagliano, affirme ce dernier.Quant à un futur remaniement ministériel, que les rumeurs prédisent pour la semaine prochaine, M.Gagliano dit n’avoir aucun souhait à émettre.«Moi, je suis élu député.Le 28 janvier [date de reprise des travaux parlementaires], Je serai à la Chambre comme député.Si le premier ministre décide que je reste comme ministre, [aux] Travaux publics ou ailleurs, c'est sa décision, et je vais respecter la décision du premier ministre.» Le député Jim Pankiw, de la coalition RD-PC, a par ailleurs déposé une motion pour que Jon Grant apparaisse devant le comité permanent des Transports, dont relèvent les Travaux publics.La recevabilité de cette motion sera discutée la semaine prochaine.de la Couronne est trop partisan et constitue un «très gros problème».«Ce dont une société de la Couronne a besoin ne correspond pas nécessairement à ce qu’elle obtiendra du bureau du premier ministre.» Il a précisé que cela n’a pas été le cas à la SIC et n’a pas pu nommer d’autres organismes où cela se serait produit.Il propose donc la mise sur pied d’une sorte de comité d'experts, composé de personnes ayant auparavant siégé à des conseils d’administration et ayant une envergure certaine (il pense à des gens comme Guy-laine Saucier ou Pierre Michaud), qui réviserait leur mandat.«Des gens qui ont de l’envergure, qui étudieraient les sociétés de la Couronne et leur gestion et qui s'assureraient qu’elles sont indépendantes du gouvernement et qu 'elles fonctionnent correctement.» A terme, un tel comité pourrait même faire des recommandations au premier ministre quant aux nominations à faire.M.Grant, qui avait été nommé par le gouvernement de Jean Chrétien à la tète de la SIC en 1995, affirme n’entretenir aucun lien particulier avec la machine libérale bien qu’il connaisse très bien son député, le libéral de Peterborough, Peter Adams.Outre l’embauche de Tony Mignacca, Jon Grant s’était plaint d’avoir subi des pressions pour qu’il octroie un contrat à Michèle Tremblay, une collaboratrice politique de longue date de M.Gagliano, et de s'être fait dire par le chef de cabinet du ministre, Jean-Marc Bard, que «le reste du Canada est à vous, mais le Québec, c'est à nous».Il a insisté pour dire que selon lui, rien d’illégal n’a été commis, mais que c’est le climat général des relations entre l’entourage politique du ministre et la SIC qui manquait de professionnalisme.«À Ottawa, il y a des gens élus par les citoyens, comme les ministres, et il y a aussi des fonctionnaires professionnels, formés dans leur domaine respectif.Mais on retrouve aussi le groupe des personne qui entourent les ministres, des assistants exécutifs, affectés aux relations publiques, etc., qui ne sont ni des fonctionnaires ni des élus.Ces personnes sont nommées.J'ai trouvé qu’il était assez difficile de maintenir un certain niveau de professionnalisme en traitant avec ces gens.» SUITE DE LA PAGE 1 du cadre de négociation convenu au printemps 2000.Les délais que s’étaient donnés les négociateurs ont donc été respectés, grâce notamment au travail effectué par des avocats mandatés par les trois parties.«I^e rapport des juristes a représenté une aide importante et a permis d’en arriver à l’entente», d'expliquer Louis Bernard.Le rapport des avocats Jules Briere (Québec), Roger Tasse (Ottawa), François Tremblay (Mamuitun, Innus de l’Ouest) et Ghislain Otis (Mamit InnuaL Innus de l’Est) jette les bases juridiques de l’entente de principe et du futur traité innu.Il traite d’éléments incontournables comme les droits autochtones, les limites territoriales et l’autonomie gouvernementale.Les négociations territoriales globales avec les Innus datent de plus de 20 ans.Elles ont pris une nouvelle tournure en mars 2000 lorsque Québec, Ottawa et Mamuitun ont convenu d'un cadre de négociation qui comprenait, entre autres, des compensations financières de 340 millions de dollars.Par la suite, le conseil de Mamit Innuat a joint les travaux à une table de discussion parallèle.L'écriture de l'entente de principe qui est en cours continue de se dérouler parallèlement avec les deux groupes représentant les Innus en raison de réalités socioéconomique et géographique divergentes.Toutefois, les parties conviennent que le traité se fera entre le Canada, le Québec et l’ensemble de la nation innue.Il est déjà prévu que les 14 000 membres de cette Première Nation se prononcent en référendum sur le contenu du futur traité.Autonomie gouvernementale Dans les faits, cette entente accorderait une autonomie gouvernementale, plus importante que celle d’une municipalité, à une instance innue sur un territoire environ deux fois plus grand (535 kilomètres carrés) que celui des réserves fédérales actuelles qui seraient abolies.Elle préciserait également l’étendue des droits de chasse et de pêche des autochtones, ainsi que le partage annuel de 3 % de redevances relatives aux ressources naturelles, soit six millions de dollars sur un montant total de 200 millions.En outre, en échange de l’abandon de poursuites judiciaires de 500 millions contre Hydro-Québec, Québec créera un fonds de 90 millions pour compenser les développements passés sur le territoire innu.Pour sa part, le gouvernement fédéral ajoutera un fonds et une dotation en capital de 250 millions au profit des Innus.Comme les Cris viennent de le faire dans le cas de la mise à jour de la Convention de la Baie-James, les Innus accepteraient aussi de discuter de futurs projets hydroélectriques sur leur territoire.L’un des projets actuels d’Hydro-Québec est celui de la rivière Romaine, sur la Côte-Nord.Québec y a déjà réalisé des études au sujet d’un barrage et d'une centrale de 220 mégawatts au coût de 400 millions.En plus de la gouvernance et du développement économique, une plus grande autonomie serait également attribuée à la nation innue dans le domaine fiscal, ainsi que dans l’élaboration de lois, de programmes et services.Les sites patrimoniaux et les parcs feront également partie de l’entente.Inspirés par l’entente avec les Cris, les Innus, Québec et Ottawa incluront sans doute aussi, dans le futur traité, un mécanisme de résolution des différends afin de limiter les recours aux tribunaux à l’avenir.Les leaders innus font également face à une certaine contestation au sein de leurs communautés.Autrefois opposés, les conseils tribaux de Mamuitun et de Mamit Innuat tiennent un discours de plus en plus similaire.Mais certains groupes ont fait entendre des voix discordantes depuis quelques mois.Une coalition, formée notamment d'aînés et de membres de la communauté de Mashteuiatsh au Lac-Saint-Jean, a même fait parvenir au ministre fédéral Robert Nault une pétition de plus de 400 signataires autochtones et internationaux.Contestant l’entente de principe tripartite, cette coalition soutient qu’une partie de la population innue n’a pas été suffisamment mise au fait des negodations et de leurs conséquences.Un chauffeur d’autobus victime d’un malaise (PC) — Un chauffeur d’autobus de la Société de transport de Montréal, qui a été victime d’un malaise hier alors qu'il conduisait son véhicule, a perdu le contrôle de son autobus, qui est allé percuter le mur d’un duplex de la rue Alexis-Garrel, à Riviere-des-Prairies.On croit que le chauffeur aurait souffert d’tm malaise cardiaque ou d'une crise d’épilepsie.Son véhicule a heurté trois voitures stationnées le long de la route avant de terminer sa course contre le duplex.Quatorze personnes ont été transportées à l’hôpital pour des blessures mineures.Quant au chauffeur, il a été coincé au volant de son autobus pendant près d'une heure.L'homme de 51 ans a été hospitalisé mais on ne craint pas pour sa vie.Des contribuables ne pourront pas poursuivre le fisc Ottawa (PC) — Les citoyens qui se disaient lésés à la suite d’investissements dans des entreprises de recherche-développement ont été déboutés en Cour suprême du Canada hier.Le plus haut tribunal du pays a refusé d'entendre la demande d'autorisation d’appel déposée par André Meese, qui espérait ainsi faire revoir le jugement de la Cour d’appel du Québec qui limitait le droit d'établir un recours collectif au nom de quelque 2500 contribuables uniquement aux promoteurs des sociétés de recherche-deveiop-pement.M.Meese et les autres contribuables s’affirmant lésés demandaient de plus l’autorisation de poursuivre Québec et Ottawa.Au début des années 90, ces contribuables auraient investi des sommes d’argent dans des entreprises de rechercheedy bouL de Matvonneuvg Same*-Catherine ?T^.e5te»\«i-awt d!5\«tevvloerg - cuisine française qui fait bonne impression ?CE MIDI: Entrée + Dos de saumon rôti aux graines de'sésame + dessert • 17$ ^ CE SOIR: Souper pour 2 • 50$ 359, av.du Président-Kennedy (coin de Bleury) .® Place des Arts •Tél.: 285-8686 • gutenberg@qc.aira.com i
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