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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2006-02-13, Collections de BAnQ.

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CARICATURES La vigueur de la grogne fléchit Page A 5 RRMtDEL ùl PREVAL njrrân e v ou.c o u w w .HAÏTI 10 000 manifestants réclament la victoire de René Préval Page B 1 LE DEVOIR Des Canadiennes sans pitié ROBERT iJYHKKdi: REUTERS i'-S ây > / /tf'é lVatav.h L’EQUIPE canadienne de hockey féminin, grande favorite du tournoi olympique (avec les États-Unis), a poursuivi sa foudroyante marche vers la finale hier en dominant la Russie par la marque de 12 à 0.Nadezhda Aleksandrova (sur la photo), a pris la relève de la gardienne partante en première période, alors que la marque était de 4 à O, mais elle n’a pu contenir la fougue des Canadiennes.Elles ont écrasé l’Italie samedi par 16 à O et sont maintenant assurées de passer à l’étape suivante.La journée d’hier a été marquée par une troisième place de la patineuse de vitesse Cindy Klassen sur 3000 mètres.Elle a décroché la deuxième médaille du Canada après la victoire samedi de la skieuse de bosses Jennifer Heil.Nos informations en page B 7.HORS-JEUX Attendons-nous à l’inattendu ncore une fois, c'est M.Jean-Paul Baert, ce poème ambulant qui donne le goût de pondre des strophes tout en dévalant le tube à 130 nœuds couché sur le dos, qui a eu le mot juste pour tout résumer.Il causait de luge monoplace, mais le principe est universel: «Sortir sa meilleure performance aux Jeux olympiques, c’est mieux que de la sortir dans son jardin.» Et de fait Quelques heures plus tard, alors qu’on nous proposait coup sur coup ces deux moments haletants de télé que sont la descente masculine de ski alpin et Le Jour du Seigneur — et vous qui pensiez que le dimanche matin ne servait qu’à faire la file dans un brunch à volonté —, Antoine Dénériaz sortait de nulle part pour arracher l'or au nom de la République française dans l'épreuve la plus mentale, au sens de malade, des sports d’hiver.De nulle part vraiment?Certes, Dénériaz, que selon des sources ses copains surnomment «Tonio», n’avait pas fait mieux qu’une septième place cette année en Coupe du monde.Mais à l’issue du premier entraînement sur la Kandahar Banchetta de Sestrières, il avait bel et bien déclaré à L’Équipe: «J’ai eu des bonnes sensations dès la reconnaissance.J’aime bien cette piste.Ça ressemble à des endroits où j’ai déjà fait de belles choses.» De là à conclure qu'il était dans son jardin, fût-il de givre pour poursuivre dans la poésie de bas de piste, il n’y a qu’un triple axel lancé, que je vous laisse le soin d'effectuer si vous avez le temps parce que, personnellement je ne peux écrire avec des fractures multiples.Le plus croustillant, il taut le noter, est qu’on avait m passé la veille à tapisser à propos des grosses pointures, les Autrichiens Walchhofer et Maier, les Aîné ricains Miller et Rahlves, mais comme le disait avec-un à-propos saisissant Kerrin Lee-Gartner, médaillée d'or à Albertville et analyste au réseau CBC, en ski alpin, «il faut s'attendre à de l’inattendu».Bon, évidemment, l’inattendu a moins de chances de pogner dans un cocktail mondain dînatoire si on s'attend rorino aOOft à lui, mais que voulez-vous, tout peut arri OQO ver’on ne sa*t jamais, ça se joue sur la plan-cher des vaches qui sont très nombreuses dans les Alpes comme on l’a vu dans les cérémonies d’ouverture felliniennes, et puis euh.(On ne sait jamais, sauf dans tous les matchs de hockey féminin ne mettant pas aux prises le Canada et les États-Unis.Citons Mme Danielle Sauvageau, VOIR PAGE A 8: INATTENDU KEITH BEDFORD REUTERS Le nord-est / des Etats-Unis croule sous la neige ¦ À lire en page A 6 I NTD E X sr .Annonces.B 8 Avis publics.B 2 Convergence B 9 o o o o « Culture.B 10 Décès.B 8 Économie____A 7 Éditorial .A 8 Idées.A9 Météo.B 8 Monde.B 1 Mots croisés B 2 Religions .B 8 Sudoku.B 8 Télévision B10 L’ENTREVUE Permis de donner Roger Moore, antithèse de James Bond Aujourd'hui âgé de 78 ans, l'acteur anglais Roger Moore sera bientôt dans la capitale québécoise à l’occasion d'un nouveau festival consacré à la série James Bond.À quelques jours de cette mission, qui n'a rien de secret, l’ancien espion nous révèle quelques mensonges.ISABELLE PORTER Québec — En nous donnant le numéro de téléphone de sir Roger Moore, l'attaché de presse avait insisté: «Je te rappelle que c’est un numéro confidentiel.» Bien sûr, c’est top secret, Depuis sa résidence de Londres, l’acteur répond de sa voix grave avec toute la superbe du gentleman anglais.James Bond n’aurait pas fait mieux.Les invitations ne manquent pas.on s'en doute, dans le carnet mondain de cet ami de Joan Collins et de la famille royale du Danemark.SU a accepté de se rendre a Québec, c'est parce que la fiDe d’un vieil ami le lui a demandé.VOIR PAGE A 8: MOORE I F'-TIVAI DF.CINEMA DLS TROIS AMFRigi f s Roger Moore dans son rôle de l'agent 007 Nouveau scandale en Irak pour Blair «Enquête urgente» sur des actes brutaux impliquant des soldats britanniques Une «enquête urgente» a été lancée hier par le ministère britannique de la Défense à la suite de la diffusion d’une bande vidéo montrant des militaires qui battent à coups de matraques de jeunes civils irakiens arrêtés lors d'une émeute.Cette nouvelle affaire de sévices qui auraient été commis par des soldats en Irak a suscité une sortie prudente du premier ministre britannique.Tony Blair.«Nous prenons au sérieux toute allégation de mauvais traitements.et il y aura une enquête», a dit M.Blair, qui se trouvait hier en Afrique du Sud.Par la même occasion, M.Blair a rendu hommage aux soldats britanniques déployés en Irak.«Ils font un beau boulot pour notre pays et pour le monde.Isur présence là-bas dans le cadre de résolutions de l’ONU, pour aider l’Irak à devenir une démocratie, est d'une importance fondamentale», a-t-il dit «Toute allégation de mauvais traitement fera l'objet d'une enquête, mais ils méritent notre soutien total», a-t-il ajouté.Tony Blair VOIR PAGE A 8: H LAI K L’appui à Paul Martin Buzz Hargrove est exclu du NPD «J'ai été secoué et étonné», a déclaré le président des TCA ALEXANDRE SHIELDS Le Nouveau Parti démocratique de l’Ontario a expulsé hier l'inilucnt président du syndkat des Travailleurs canadiens de l’automobile OTA), Buzz Hargrove, montré du doigt |x>ur avoir milité activement en faveur des libéraux de Paul Mar tin lors de la récente campagne électorale fédérale, invitant a un vote «stratégique-’ [xiur barrer la route aux conservateurs.la direction du NPD ontarien a voté samedi afin de priver M.Hargrove de sa carte de membre, pour avoir enfreint la constitution du parti en ce qui a trait aux dispositions relatives au soutien accordé a des candidats autres que çeux du parti.En vertu de cette décision, le leader syndical se voit automatiquement exclu du NPD fédéral.«J’ai été secoué et étonné», a par la suite déclaré le dirigeant des TCA.qui était membre du jwrti depuis 41 ans.«On ne m’a jamais prévenu de ce qui s’en venait, pas plus que cela n’a fait l’objet de discussions, a-t-il ajouté.Je n'ai jamais eu l'occasion de m exprimer- il a été impossible de joindre Sandra Clifford, présidente du NPD ontarien, afin d’obtenir ses commentaires VOIR PAGE A 8 HARGROVE Buzz Hargrove Du lundi au vendredi Les airs de Dompierre „11 h30 -a» ESPACE MUSIQUE 100,7 FM A A On carbure aux cadeaux.En location et à l’achat d’une Accord 1250* en certificat-cadeau1 À utiliser à votre guise: > carte d’essence > accessoires > garantie prolongée >etc.Route: 6,3 L/100 km* Berline Accord EX illustrée Berline Accord DX 2006 et CR-V SE 2006 Prix de location par mois/48 mois Taux de financement à partir de 298s 3,9* 0S dépôt de sécurité Incluant 96000 km Transport et préparation inclus en location seulement.En location et à l’achat d’un CR-V 1000* en certificat-cadeau' À utiliser à votre guise: > carte d’essence > accessoires > garantie prolongée >etc.Route : 8,0 L/100 km** CR-V EX-UX4 illustré hondaquebec.ca OUI, ON A FAIT Oft LE PLEIN ¦D Tous les véhicules Honda sont livrés avec un réservoir plein.L’Association des concessionnaires Honda du Québec Pour obtenir l’adresse 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détails ~E-'eo.>.de pour 200é pubnees par HRCan.Conso"mation de ca-Pu-ant ordinaire sans plomb, fiansmtssion automatique pour le CR-V et transmission manuelle pour l’Accord Tes certificats-cadeau» incluent les taxes les offres ne sont pas transférables monnavables ou éfe uimeiees l’offre de 1 250$ en certifie aKadeau s’applique sur r Accord à l'eiceobon du modèle hybnde.l’offre de 1000 $ en ceriificaKadeau s'applique sur le CR-V à l’eweption des modèles SE (RD7756EX et R07856EXV Valide seulement chet vos concessionnaires participants.Offre d’une durée limitée suietté 4 changement sans préav is pat le manufacturier % « à pmnHMMnaaBaMMHMMMHaMNmMMMN LE DEVOIR.LE L l’ X D I 1 II FEVRIER 2 0 0 6 A 3 Chantal Hébert Un beau gâchis ! Pour sa première semaine au pouvoir.Stephen Harper n’a rien trouvé de mieux que de se jeter sur des pe-iures de banane.Le nouveau premier ministre et son équipe ont été incapables de gérer une crise qu'ils avaient eux-mêmes créée.En l’es-¦pace de quelques jours, c’est comme si la coffine parlementaire s’était retrouvée aux heures les plus folles rie l'époque de Brian Mulroney.Sur papier, la raison d’Etat aurait pourtant pu commander le recrutement extraordinaire de gros canons pour représenter deux des trois plus grandes villes du Canada ¦à la table du Conseil des ministres.En marge des autres considérations, Michael Portier et David Emerson sont des gens de valeur.Personne ne peut contester que le cabinet Harper est plus fort du fait de leur présence à sa table.La nomination de M.Portier au Sénat ne devrait pas retarder le jour ou les sénateurs seront élus plutôt •que nommés par un décret du premier ministre.Si Stephen Harper ne réussit pas à réaliser sa promesse à ce chapitre, ce sera pour d’autres raisons.Sachant qu’il allait délibérément sacrifier les électeurs de Vancouver-Kingsway en recrutant David Emerson, le premier ministre aurait certainement pu trouver des volontaires pour monter au front et expliquer que la ville de Vancouver et la Colombie-Britannique y gagnaient au change.Il ne manque jamais de gens pour rendre service à un premier ministre en début de mandat En rétrospective, aucune stratégie de communication n’avait été conçue pour faciliter l’entrée en scène de ces deux ministres.La culture maniaque du secret du nouveau gouvernement l'avait empêché d’alerter ses alliés naturels à Mont- - réal et à Vancouver pour les faire monter avec lui aux barricades.Les ténors du nouveau Conseil des ministres ont également été mis devant un fait accompli On ne peut même pas dire que le premier ministre ait beaucoup payé de sa personne pour défendre ses choix.Après avoir jeté David Emerson et Michael Fortier dans la fosse aux lions, Stephen Harper s’est transformé en courant d'air, oubliant au passage qu’il doit des comptes détaillés aux électeurs pour les promesses si vite brisées de son gouvernement Personne ne semblait non plus avoir réfléchi à l’embarras prévisible dans lequel la décision allait plonger les députés conservateurs, livrés en pâture aux médias pendant trois journées consécutives, ils ¦se sont débrouillés comme ils ont pu.On ne pouvait tout de même pas leur demander d'être mieux à même de justifier la tournure singulière des événements que les auteurs du mauvais feuilleton de la semaine dernière.Si la tendance se maintient, la pente savonneuse sur laquelle le nouveau gouvernement s’est engagé va l'amener tout droit dans un mur.L’affaire du cabinet a ébranlé la solidarité du caucus.La nouvelle voulant que la garde rapprochée du nouveau premier minisfre n'ait pas eu de meilleure idée pour faire taire les critiques que de recourir à la méthode forte est porteuse de révolutions de palais.Pour faire diversion, les communicateurs du gouvernement ont déjà succombé à la tentation dangereuse de jeter le bébé avec l’eau du bain, en suscitant indûment des attentes sur d’autres fronts.La semaine dernière, on a ainsi pu lire que Stephen Harper était en train de négocier une entente de transition avec Québec sur les garderies, ce qui a naturellement mis le feu aux poudres à Queen’s Parie et dans les autres capitales provinciales.Sous le couvert d’un anonymat relatif, on a également laissé croire à tin déblocage prochain sur le front de l’Unesco, en vertu d’un calendrier à peu près impossible à respecter.Tout cela alors que l'identité, le cas échéant, du conseiller principal de M.Harper pour le Québec-est encore un mystère même pour ses interlocuteurs à Québec.Ce n’est certainement pas le très junior ministre des Affaires intergouvernementales (dépêché tous azimuts aux Jeux olympiques) qui va compenser l’absence d’un homme fort ou d’une femme forte au bureau du premier ministre.En principe, le gouvernement dispose de quelques semaines pour se ressaisir.A condition bien sûr que personne ne jette d’huile sur le feu d'ici au retour du Parlement D’ici là, M.Harper devra s’interroger sur la pertinence et le réalisme des conseils qu’on lui prodigue.?Pour sa transition, le premier ministre s’est entouré de vétérans de l’époque Mulroney.Depuis une semaine, ceux à qui le régime de l’ancien premier ministre conservateur est familier ont reconnu certains des réflexes qui ont été les marques de commerce de ses deux gouvernements: un mépris souverain pour la tâche pédagogique d’expliquer les grandes manœuvres du gouvernement à l’opinion publique et une propension dangereuse à se déconnecter de la réalité.L’accord du lac de Meech a été défait en partie parce que le premier ministre a longtemps abandonné le champ de l’opinion publique aux adversaires du projet.Si John Turner ne lui avait pas forcé la main, M.Mulroney n’aurait pas défendu son aeçord de libre-échange avec les Etats-Unis en campagne électorale.L'ancien premier ministre conservateur avait le luxe de disposer d'un gouvernement majoritaire.C’est donc impunément qu’il avait gaspillé ses deux premières années au pouvoir.En comparaison, le gouvernement actuel n'a pas droit à l'erreur.Son espérance de vie pourrait se calculer en mois plutôt qu’en années.D ne faudra pas beaucoup de semaines comme celle qui vient de s’écouler pour que la capacité déjà mince du gouvernement Harper de procéder au moindre changement soit réduite à néant cheberKa thestar.ca Chantal Hébert est cohunnist politique au Toronto Star.E N Prochain premier ministre de la Nouvelle-Ecosse Halifax — Les conservateurs de la Nouvelle-Écosse ont choisi Rodney MacDonald comme chef de leur parti et nouveau premier ministre de la province, samedi, au terme d'un congrès animé à Halifax.L'actuel ministre provincial du Touris-jme héritera du gouvernement ml noritaire relativement stable du premier ministre John Hamm.qui BREF a annoncé l'automne dernier son intention de quitter son poste, mettant ainsi fin à dbt années de vie publique.Le premier ministre désl gné et les membres de son cabinet seront officiellement assermentés le 24 février.M.MacDonald a été désigné à la suite de sa victoire au deuxieme tour de scrutin, face à Bill Black, ancien dirigeant du secteur des assurances.D a obtenu 1263 voix, comparativement aux accordées à son adversaire, de 34 ans, M.MacDonald était le plus jeune parmi les candidats a la succession de M.Hamm.- PC aæst Le calendrier le plus apprécié est maintenant en vente CALENDRIER GÉANT GUÉRIN 2006 BBiititi iiaittei Cmmmiz ii Htrt lit naiitiMii l GUERIN (514)842-3481 *t*tt un tntei m i POLITIQUE Gagne?Vienne et Salzboutt) '/i-v „„ /" /, v>°-0 99.L Visite?www qpx ca La CSQ tente de faire invalider la loi spéciale La Centrale fait appel à la Commission des relations du travail pour forcer Québec à renégocier les augmentations de salaires dans la fonction publique BRIAN MYLES La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a mis ses menaces à exécution en contestant devant la Commission des relations du travail (CRT) la loi spéciale du gouvernement Charest qui a fixé arbitrairement les salaires des employes de l'État.La CSQ a déposé vendredi une requête en deux temps devant la Commission.D’abord, elle veut fal re invalider certaines dispositions de la loi.Ensuite, elle veut forcer le gouvernement à reprendre les négociations sur les augmentations de salaires dans la fonction publique.Selon l’évaluation de la CSQ, les articles de la loi 142 qui imposent les salaires, la prestation de travail et les sanctions en cas de désobéissance briment les libertés d’expression et d’association garanties par les chartes québécoise et canadienne des droits.la loi spéciale fixe jusqu'en 2010 la rémunération de quelque 500 000 employés de l'État, ;dors que certains groupes de professionnels n’ont même pas entamé les pourparlers sur le renouvellement des contrats de travail.«Cette loi est excessive puisqu'elle a une portée sur la prochaine négociation•>.fa-firme Réjean Parent, le président de la CSQ.La Centrale cherche auprès de la Commission des relations du travail une confirmation du fait que le gouvernement du Québec et le Conseil du Trésor «ont manqué à leur obligation de négocier de bonne foi».Ni le contexte social ni les moyens de pression légaux exerces par les syndiqués ne justifiaient de mettre fin aux pourparlers de façon unilatérale, estime M.Parent.«Notre prétention, c'est qu’il n'y a pas eu de négociation.Il y a eu absence de volonté de la part du gouvernement», dit-il.Le syndicat souhaite aussi que la Commission des relations du travail utilise les pouvoirs qui lui sont dévolus pour forcer le gouvernement à soumettre une nouvelle pro- position de safaire à ses employes, en tenant compte de la Loi sur l'équité salariale, des droits parentaux, des primes et allocations et de la durée des conventions.Exécution du « plan de résistance » la requête déposée devant la CR T fat partie du «plan de résistance» annoncé il y a trois semaines par la Centrale des syndicats du Québec, qui compte 125 (XX) membres dans le secteur public (principalement en éducation).La bataille ne s'arrêtera pas Là.le syndicat se tournera «dans les pro-cltairn jours» vers la Cour supérieure du Québec afin d’obtenir un jugement déclaratoire «pourfrire invalider certaines parties de la loi», affirme M.Ifarent.Suivra ensuite un recours devant le Bureau international du travail (BLD, tui organe de TOND faisant la promotion de la justice sociale et des droits de la personne dans le monde des affaires, les gouverne- ments ne sont toutefois pas lies par k*s décisions du 1111', qui ont valeur de symbole.«On veut y contester le caractère anti-associatif et anti-syndical de la loi», explique M.Parent la CSQ prévoit enfin des coups d’éclat ponctuels, fa 14 mars lors de la reprise des travaux à l’Assemblée nationale, et te 1" mai, jour de la Fête des travailleurs.Mais il n’est pis question de désobéir à fa loi au moyen de débrayages sporadiques ou d’opérations de ralentissement de fa cadence de travail.De lourdes amendes ont été prévues dans la loi spéciale pour les syndicalistes qui seraient tentés de poursuivre les moyens de pression jugés illégaux.De toute façon, le contexte social se prête mal à la désobéissance cl vite, reconnaît M.Parent, «la population est partagée.C'est 50 % en faveur de la loi, 50 % contre.U faut générer à nouveau de l’intérêt pour le secteur public avant d'aller à l’encontre des dispositions de la loi.» Ia’ lh't'oit PREND LES GRANDS MOYENS Solutions de placement Fonds tlffll Desjardins Ceci n’est pas seulement un REER C’EST UNE SOLUTION POUR CHACUN.SERVICE DIAPASON FONDS DESJARDINS Avec un taux de satisfaction de 95 %, voilà une option de placement qui fait l'unanimité et qui a vraiment la cote auprès des investisseurs.Avec une gamme de six portefeuilles diversifiés préétablis pour tous les types d'investisseur, le Service Diapason s'avère une 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0 0 6 LES ACTUALITES En visite à Montréal Les Canadiens doivent combattre la discrimination, dit Michaëlle Jean Semaine désastreuse pour Harper -?- Les libéraux rêvent déjà à leur retour au pouvoir NELSON WYATT Dans un vibrant plaidoyer, la gouverneure générale, Michaëlle Jean, a appelé hier les Canadiens à demeurer vigilants pour contrer la discrimination.Mme Jean, qui a assisté à une cérémonie religieuse marquant le Mois de l’histoire des Noirs à l’Eglise unie St-James, à Montréal, a été émue par l’interprétation d’une chorale gospel.L’héritage de l’esclavage hante toujours la mémoire collective du monde, a-t-elle affirmé.«Nous ne pouvons oublier les chemins tracés par ceux qui sont passés avant nous et qui, parleurs mots, leurs actions, leurs souffrances et leurs victoires — nous ont permis, à nous et à d’innombrables autres, d’aspirer à la liberté et d’imaginer un monde plus juste», a-t-elle déclaré, la voix tremblante, en essuyant des larmes.Au cours de sa brève allocution, elle a évoqué les noms des militantes américaines pour les droits de la personne récemment décédées — celui de Rosa Parks, dont le refus de s’asseoir à l’arrière d’un autobus, en 1955, a donné une nouvelle impulsion au mouvement pour la reconnaissance des droits des Noirs, et celui de Coret-ta Scott King, l’épouse de Martin Luther King, qui a poursuivi sa lutte contre la ségrégation après l’assassinat du pasteur en 1968.Le combat contre l’oppression est le combat non d’une seule race mais de tous les hommes et femmes qui exigent respect et dignité, a-t-elle ajouté devant une foule représentative de la diversité ethnique.La gouverneure générale, qui a souvent rappelé comment sa famille avait entamé une nouvelle vie au Canada après que ses parents eurent fui la dictature a Haiti, en 1967, a déploré les statistiques montrant que plusieurs jeunes de race noire, à défaut d’autres références, s’identifient à la représentation culturelle de la pauvreté, de la violence, de l’isolement, et ne voient pas d’autre issue pour eux.«Cette discrimination, qui plonge ses racines insidieuses dans le terreau de l’ignorance et de l’incompréhension, n’a aucunement sa place dans une société où prévalent par-dessus tout les valeurs de respect, d’ouverture et de partage qui sont pour moi souveraines.» Elle a appelé les Canadiens à se joindre à elle pour créer un plus large dialogue entre les cultures et les générations.Commentaires prudents Mme Jean doit rencontrer des politiciens et des groupes conunu-nautaires montréalais dans le cadre de sa première visite officielle au Québec depuis son entrée en fonction, à la fin de l’année dernière.Elle s’est permis un commentaire prudent sur la situation politique au cours d'un entretien avec l’équipe éditoriale du quotidien Le Soleil, à Québec, vendredi, affir- ANNIK MH DE CARUFF.I.LE DEVOIR La gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, a été émue aux larmes hier par l’interprétation d’une chorale gospel, au cours d'une cérémonie religieuse marquant le Mois de l’histoire des Noirs à l’Église unie St-James, à Montréal.mant que la défection du ministre du Commerce international David Emerson — des libéraux aux conservateurs — était un «cas de conscience».Elle a aussi décrit le premier ministre Stephen Harper comme «très méthodique», quelqu'un qui «prend le rôle de chef d'Etat très au sérieux».Presse canadienne JOAN BRYDEN Ottawa — Après avoir observé la première semaine désastreuse du nouveau régime conservateur de Stephen Harper, les libéraux rêvent déjà de revenir au pouvoir.Trois semaines seulement après avoir essuyé la défaite, les libéraux se demandent ouvertement si le gouvernement minoritaire de M.Harper passera l’année.Et les militants libéraux pressent les dirigeants du parti d'accélérer la sélection d’un nouveau chef de manière à ce que leur formation soit prête aussi tôt que possible en prévision d’élections.«Nous sommes, je dirais, revigorés et stimulés», a commenté le leader intérimaire Bill Graham en entrevue, après une semaine inaugurale marquée par la controverse.D a promis que les libéraux s’opposeraient à toute mesure qui ne serait pas dans l’intérêt du Canada et des Canadiens, même si cela veut dire renverser le gouvernement conservateur.Et vu la façon dont ils prennent leurs décisions, cela pourrait bien arriver plus tôt que prévu, a-t-il ajouté.M.Harper a suscité la controverse par certaines de ses nominations au cabinet, lesquelles ont semé le doute sur sa promesse électorale de diriger une administration plus transparente et plus respectueuse de l’éthique.Il a particulièrement choqué son propre groupe parlementaire en nommant le transfuge libéral David Emerson ministre du Corn- Sous-payée.Tout comme vous.Golf CL $ 0$ ifto$ Première Depot de H Par rr mensualité’ sécurité Hi ÆÊr Locati mois+ Location 51 mois C'est fou ce que vous avez en commun avec la Golf.Exactement comme vous, elle en donne vraiment beaucoup pour ce qu'elle est payee : plaisir de conduite, allure dynamique et 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ministre de la Défense.Tout au long de la dernière semaine, des députés conservateurs déçus ont exprimé discrètement leur désaccord, tandis que des militants conservateurs se déchaînaient dans des blogues, sur Internet, contre les nominations au cabinet, et notamment sur le caractère hypocrite et opportuniste, selon eux, de la défection de M.Emerson quelques jours à peine après sa réélection sous la bannière libérale.Les libéraux jubilent En réunion à la fin de la semaine dernière, des libéraux avaient du mal à contenir leur jubilation devant les remous qui secouaient les rangs conservateurs.«C’est la plus courte lune de miel d’un gouvernement dans toute l’histoire canadienne», a gloussé l’ex-vice-pre-mier ministre John Manley.M.Manley est l’un des quatre candidats potentiels qui ont décliné toute participation à la course à la succession de Paul Martin.Celui-ci a annoncé son intention de, remettre sa démission comme chef du parti immédiatement après la défaite libérale au scrutin du 23 janvier dernier.M.Manley a assuré à la Presse canadienne qu’il n’avait pas changé d’idée, malgré les perspectives subitement plus encourageantes pour les libéraux.L’exécutif national libéral doit se réunir à la mi-mars pour fixer la date de la tenue du congrès au leadership, qui pourrait se tenir dès novembre ou être repoussé jusqu’en mars 2007.Steven MacKinnon, le directeur national, a reconnu qu'avec le départ cahoteux des conservateurs beaucoup de libéraux faisaient pression pour que le choix se porte sur une date rapprochée.Presse canadienne Francophonie Menzies soulagé Ottawa — Le député conservateur Ted Menzies, unilingue anglais, est soulagé de constater qu’il n’aura pas à assumer de responsabilités en matière de francophonie ou de langues officielles à titre de secrétaire pariementaire de Josée Venter.Quant à lui, Deepak Obhrai, de Calgary, ne s’occupera pas de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA).A la suite de l'assermentation des nouveaux secrétaires parle-' mentaires, vendredi, les deux députés semblaient s’être retrouvés avec de curieuses responsabilités.Il aura fallu une journée pour éclaircir la situation.M.Menzies, producteur de blé! de l’Alberta, a prêté serment à titre; de secrétaire parlementaire de Josée Venter, ministre de la Coopération internationale de même que ministre de la Francophonie et des langues officielles.M.Obhrai a de son côté été prêté serment à titre de secrétaire parlementaire de Peter MacKay, ministre des Affaires étrangères, également responsable de l’APECA Étonné M.Menzies, qui a été porte-parole de l'opposition en matière de cooperation internationale, a été surpris lors de sa prestation de serment.tandis qu’un fonctionnaire énumérait tous les titres de Mme Vemer.«/étais un peu étonné, c’est le moins que l'on puisse dire», a-t-fl affirme samedi.Le député a dit craindre de ne pas être en mesure d'accomplir les tâches lui étant imparties, en raison de sa mai tri se limitée de la langue française.«Je peux comprendre assez bien le français Ion d’une conversation.mais je n 'ai pas encore eu le courage de le parler», a-t-il affirme.Lorsque des journalistes et des députés de l ’opposition ont jugé incongru qu’un anglophone se retrouve avec des responsabilités en matière de francophonie, M.Menzies s’est engagé à reprendre ses cours de français et à fane de son mieux.D a cependant rapidement appris que sa responsabilité première serait d'epauler Mme Nèimer au chapitre de la coopération internationale.«Votlà certainement une compétence que je peux apporter*.atiàèdaœ.•Nous avons eu un problème de communication», a ajoute le députe.Presse canadienne * i LE DEVOIR.E I.1 X DI I ;i F E V R 1 E R •LES ACTUALITES Caricatures du prophète Mahomet La vigueur de la grogne fléchit La vigueur de la grogne suscitée par les fameuses caricatures du prophète Mahomet semble avoir légèrement fléchi.Les nombreuses manifestations qui se sont tenues un peu partout dans le monde au cours de la fin de semaine se sont généralement déroulées dans le calme, tandis que les appels à la retenue et au dialogue des dirigeants politiques se sont multipliés.Le Haut Représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère.Javier Solana, est d'ailleurs attendu aujourd’hui en Arabie Saoudite pour tenter d’apaiser la colère dans le monde musulman.Il sera reçu à Riyad par le roi Abdallah et le chef de la diplomatie saoudienne Saoud Al-Fayçal.Il s’entretiendra aussi avec le secrétaire général de l’Organisation de la conférence islamique, le Turc Ekmeleddin ttisano-glu.M.Solana se rendra ensuite en Egypte pour y rencontrer le président Hosni Moubarak, avant de partir pour la Jordanie et les Territoires palestiniens.Il tenninera son marathon diplomatique en Israël, pour y rencontrer la nouvelle ministre des Affaires étrangères de l’État hébreu, Tzipi Livni.Invitant tout un chacun au «dialogue et à la compréhension», le se crétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a pour sa part appelé hier à la «désescalade» dans l’affaire des caricatures de Mahomet, et à l'abandon de la «diplomatie du mégaphone».Il doit egalement rencontrer le président américain George W.Bush aujourd'hui à ce sujet.Commentant les dessins satiriques publiés en septembre dernier le quotidien danois jyllands-Posten, à l’origine des protestations dans le monde musulman.M.Annan s’est dit «surpris», les jugeant «manquant de sensibilité, et plutôt offensants, offensants dans le sens où ds ont trait à une religion qui a plus d’un milliard d’adeptes dans le monde».de Condoleezza Rice La secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice a elle aussi averti des risques de dérapage dans l’affaire des caricatures de Mahomet et a appelé les gouvernements, notamment ceux d’Iran et de Syrie, à «agir de manière responsable».«Si les gouvernement ne font pas preuve de responsabilité dans leurs agissements, on peut se retrouver confronté à un sentiment d'affront qui pourrait devenir incontrôlable.Tout particulièrement si le phénomène d’incitation se poursuivait, cela pourrait devenir incontrôlable», a déclaré Mme Rice.Un message bien reçu par certains.Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hamid Reza Asefi, a déclaré que les missions diplomatiques devaient être respectées «pour empêcher les ennemis de profiter de la situation pour justifier la déplorable initiative survenue dans certains pays européens».Le chef d’État libyen.Mouam-mar Khadafi, a toutefois adopté un ton beaucoup plus tranché.Les «gens qui sont à l’origine de ces caricatures et les publient [.] sont des infidèles», a déclaré le dirigeant libyen au quotidien régional allemand Neue Ruhr Zeitung, dans cet entre tien reproduit dans un communiqué diffusé hier soir.Interrogé sur ce qu’il fallait faire pour réduire les tensions suscitées par la publication de ces caricatures, M.Khadafi a répondu: «Des clumgements sont nécessaires dans le système scolaire européen.Là, on met en accusation l’islam, et en plus, on encourage à le luiïr.» Les manifestations se poursuivent Par ailleurs, au moins 30 000 musulmans ont manifesté hier dans la ville turque à majorité kurde de Diyarbakir, où la foule séparée en AN MK MH DI CARITKI U- DEVOIR Un groupe de citoyens défendant le caractère «sacré» de la liberté de presse a tenu une contre-manifestation hier, au centre-ville de Montréal, alors que défilaient environ un millier de personnes protestant contre les caricatures du prophète Mahomet.deux, honunes d'un côté, femmes voilées de la tête aux pieds de l'autre, a scandé «Dieu est grand!» et a récité des versets du Coran.Dans l’ouest du pays, quelque 150 ultranationalistes ont lancé des œufs sur la façade du consulat de France à Istanbul aux cris de «Vengeance!».Samedi, une manifestation a reuni environ un millier de personnes à Montréal, à l'appel de l’imam Said Jaziri, de la mosquée al-Qods.Ceux-ci ont protesté dans le calme, à l'instar des autres marches qui ont lieu la même journée dans le monde.Quelque 10 (XX) personnes ont défilé en France, dont 7200 à Paris et plus de 2200 à Strasbourg, à l’appel d'associations musulmanes.A Londres, environ 10 (XX) personnes se sont rassemblées à Trafalgar Square.In manifestation, à l'appel du Conseil musulman de Grande-Bretagne, avait reçu le soutien du maire de Londres, Ken Livingstone.Sur les pancartes brandies par les manifestants, on pouvait lire «Unis contre l’islamophobie et l’incitation» ou «Mahomet, symbole de la liberté et de l’honneur».Dans le monde musulman, où un certain apaisement a été obser- vé samedi, les partis islamiques du Pakistan ont toutefois appelé à une grève générale début mars pour protester contre la publication des caricatures en Europe.En Algérie, les directeurs de deux hebdomadaires ont pour leur p;irt été placés en detention pour avoir reproduit certains des dessins controversés, une arrestation jugée «absurde et dangereuse» par l’organisation Reporters sans frontières.Ia' Ik'voir Avec Associated Press, l'Agence France-Presse et Reuters À vélo pour Kyoto malgré l’hiver ALEXANDRE SHIELDS L* organisme Environnement ¦ jeunesse, un réseau environnemental de jeunes du Québec, a donné hier le coup d’envoi d’une «action nationale» de cyclistes afin de dénoncer l'inaction du Quebec en matière de lutte contre les changements climatiques, mais aussi l’élection des conservateurs de Stephen Harper, un parti «nettement défavorable au Protocole de Kyoto».Malgré le froid mordant du mois du mois de février, 28 jeunes divisés en trois équipes de cyclistes ont donc quitté hier Montreal, Sherbrooke et Baie-Sainte-Catherine pour se rendre au Parlement de Québec, une randonnée hivernale de plus de 3(X) km.«Les jeunes Québécois, dont la priorité est l’environnement, exigent aujourd'hui le même leadership de la part de leur gouvernement et le même engagement ri ne pas compromettre leur avenir, en prenant au serieux les recommandations qui lui seront livrées et en y donnant suite», a souljgné le directeur de l'organisme, Éloi 1 je page.À leur arrivée, mercredi, les cyclistes devraient être reçus par le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Ihomas Mulcair.Ils lui remettront les recommandations des jeunes, notamment le dépôt immédiat d'un plan d'action res-l>ectant l'objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de (> % par rapport aux niveaux de 1990.Ils présenteront aussi une «péH-aetion» signée par des jeunes s’engageant à effectuer des gestes concrets pour lutter contre les changements climatiques.Le Devoir EN BREF Lutte contre la prostitution : nouvelle méthode Edmonton — Deux ans après avoir déposé une loi devant permettre à la police de saisir les véhicules d’hommes sollicitant les services de prostituées dans la rue, l’Alberta est maintenant prête à l'appliquer.Le ministre du Transport de la province, Lyle Oberg, a fait savoir que le gouvernement promulguerait la loi ce printemps, au grand soulagement des résidants des quartiers aux prises avec la prostitution.En vertu de la loi, les gens qui perdront leur véhicule pourront le récupérer en suivant des cours portant sur les maux causés par la prostitution.- PC Révolte des électeurs David Emerson entend rester en poste Des centaines de personnes outrées par le passage de l’ex-libéral David Emerson parmi les rangs des conservateurs ont manifesté à Vancouver, samedi, traitant le nouveau ministre de «traître».Dans l'auditorium bondé dime école secondaire de la circonscription de Vancouver-Kingsway.les manifestants ont laissé libre cours à leur colère, affinnant que leurs votes, lors du scrutin fédéral du 23 janvier, avaient perdu de leur sens à la suite de la défection de M.Emerson, qui a changé de camp afin d'accepter un poste de ministre au sein du cabinet du premier ministre Stephen Harper, deux semaines plus tard.Kerry Galloway, qui a reconnu ne pas voter régulièrement, a expliqué qu'après mûre réflexion et beaucoup de recherche, il avait décidé de donner sa voix au Parti libéral du Canada (PLC).«Puis, quelques semaines plus tard, j’ai découvert que mon vote avait été changé, que j’avais été privé du droit électoral, que mon vote avait été transformé en vote pour une série de politiques diamétralement opposées à celles pour laquelle /avais inscrit un X», a-t-il lancé sous les applaudissements des protestataires.Une autre manifestante, Alice Edge, a quant à elle réclamé la tenue d’une élection complémentaire.Malgré les pressions de plus en plus fortes pour qu'il démissionne, le ministre David Emerson n’a pas l'intention de quitter son poste, lors d'un entretien accordé vendredi au réseau CBC, le ministre a en effet déclaré: «Non, je ne vais pas démissionner.» Il répète aussi que les règles parlementaires permettent aux députés de changer de parti, rappelant que plusieurs l'ont fait dans le passé.Le NPD, qui entend déposer un projet de loi privé pour forcer les transfuges à démissionner de leur poste de député, exige la tenue d'une enquête du commissaire à l'éthique.Même au caucus conservateur, on critique La décision du chef et premier ministre Stephen Harper.Le Devoir Avec la Presse canadienne DeôUnatfcm '/of rc /)/• oc/zat/te /H’ft/tro/t f * u// rr/hii .(KV/y ( /f/t e / {r/>/ L'EAU A LA BOUCHE Québec Canaria jyB JN6 hi KHMS& nom RIsT.M RAM r MAU Al ’> www.leauMlabouche rom ' Tc ur [innr nrer daiu rerpjiruppmnnf.contacta jean de Büly au $14 yH;, 3456 idebillymlrdevcirc À l'heure de l'éolien Restons maîtres chez nous ! En 62, fort de l'appui des Québécois, le gouvernement de Jean Lesage a nationalisé la production d'électricité au Québec.La décision d'être « maîtres chez nous » a été payante.Nous sommes passés maîtres en production électrique.Nous avons créé un formidable outil de développement qui nous rapporte à tous.Nous avons assuré notre sécunté énergétique.Et nous avons l'électricité à des tanfs parmi les plus bas en Amérique du Nord.Tous nos premiers ministres depuis Jean Lesage, de Daniel Johnson à René Lévesque en passant par Robert Bourassa, ont compris ça.Tous, sauf Jean Charest.Le gouvernement Charest cède à des intérêts privés la production éolienne d'électricité et plusieurs petits barrages.Du coup, il nous ramène 44 ans en arrière.La production de notre électricité doit rester l'affaire de tous les Québécois.Restons maîtres chez nous ! S fnéltêt det ip4rloltHH H prtifniltnmtlt é Mrén Martin DE WAELE Jean M0RVAL Robert SHEIT0YAN LA GESTION DE SOI DANS LES ORGANISATIONS 34.05* N tutti II irtnitiu tt et 150 millions de dollars».Le juge Sim Like prend aussi grand soin des jures.Jeudi, après un amoncellement de chiffres et de termes techniques, le magistrat s'est excuse auprès d'eux et a mis fin aux débats une demi-heure plus tôt que prévu.le premier témoin de l'accusation, Marc Koenig, ancien responsable des relations avec les investisseurs d'Enron, a porté des coups sévères aux accusés.Il a affirmé que MM.Skilling et lay ont participé directement aux manipulations de résultats afin de faire monter le cours: «Faire progresser l’action était plus important chez Enron que bien gérer l'entreprise.» la defense a rejeté le témoignage obtenu «par le chantage des procureurs.M.Koenig est prêt à dire n importe quoi pour éviter des années de prison».L’accusation a répliqué en laisiuit écouter au jury des enregistrements de propos tenus par M.Skilling devant des analystes ti-nanciers.En avril 2001, il leur expli-quait que les services énergétiques étaient une activité «très rentable» alors quelle perdait 230 millions de dollars.Pour l'expert judiciaire, Air drew Cohen, «la stratégie de la défense est celle du tout ou rien.C'est un bluff pour impressionner dès le début les jurés et faire fice à l'accumulation de preuves contre les accusés».Le Monde Deux accusés à l'origine de la faillite de la septième entreprise américaine Kenneth Lay, 63 ans, ancien p.d.-g.et fondateur d’Enron, a un parcours peu ordinaire pour un patron américain.Avant de construire ce qui fut un temps le septième groupe américain, il a été haut fonctionnaire.Ce docteur en économie, fils d'un pasteur baptiste et originaire d'une famille modeste du Missouri, arrive à Washington à la fin des années 1960 et entre dans l'agence gouvernementale responsable de l'énergie.Il y gagne une réputation d'expert dans la déréglementation.En 1981, il prend à Houston la présidence de Transco, un groupe spécialisé dans la distribution de gaz, et se fait des alliés politiques précieux au Texas: James Baker, directeur du cabinet du président Ronald Reagan, et George Bush père, alors vice-président.Sa carrière change de dimension en 1984.Il devient alors directeur général de Houston Natural Gas et fusionne avec un plus grand groupe d’Omaha (Nebraska), baptisé Internorth.Enron vient de naître.La victoire de M.Bush à l’élection présidentielle de 1988 lui donne des ailes.M.Lay devient coprésident de la campagne de réélection de M.Bush en 1992 et président de la convention républicaine qui se tient a Houston.M.Bush perd.Mais, quelques mois plus tard.M.Lay joue une partie de golf avec le nouveau [resident.Bill Clinton.En 2000, Enron est le premier financier de la campagne de George Bush fils.Il y a cinq ans, le bureau de lobbying d’Enron à Washington employait plus de 100 personnes.Li société était alors devenue un modèle et son patron un visionnaire baptisé «le messie de l'énergie» par The Economist.Autant M.Lay était resté relativement humble et courtois, autant Jeffrey Skilling, 52 ans, ancien directeur général, était flamboyant, arrogant et s’en prenait violemment aux rares analystes ou journalistes qui osaient lui porter la contradiction.Etudiant brillant, diplômé de l'université méthodiste de Dallas et de Harvard, il entre chez Enron en 1990 et transfonne un groupe énergétique classique — possédant des pipelines, des réseaux et des centrales — en un établissement financier pariant sur l’évolution des prix de l’énergie, du bois ou de la bande passante de télécommunications.11 monte vite.Début 1997, il est propulsé directeur opérationnel et, en février 2001, directeur général.Il démissionne six mois plus tard, avant que le navire ne coule.En 2001, une étude conduite par le doyen de la faculté de droit de l’université du Texas soulignait son rôle majeur dans «la véritable culture du mensonge qui régnait chez Enron».«Les dirigeants cherchaient en permanence à contourner les règles juridiques et comptables pour afficher des bénéfices inexistants et continuer à s’enrichir», concluait i I < » M » oui ut erg«- Truffaut (édiUmaitstt a l’information politique ilélene Buzaetti.Manon Cornefter et Aét ( a«4/,fitfuay (correspondant* parlementaires à Ottasea) Antoine Robi taille et Robert Putmac i correspondants parlementaires a Québec Kathleen Leveaque Maniyae Hamehn {secretaire a la redaction < Mane Fier Frappiet Akxandre SbwHdi (commis La do« u mentation Gillen Fare (directeur Manon Iterome.Y* be) Roc hefort K marnai LA PVBLJdTÉ ET LE M-ARKETING lean de Billy .JeaivFrançr«'i Bo«M>e Marieoe C Aitk * Maitaia.Jacquet A.Nadeani Owre Paqu'^ Mart • Kiopefle Midiehne RgeUand Nadta Vbaï Méh+anAr Snrmé (pubivitairei).Ijurm * Hjeria 'directnee ad nnnif] Manon Blanchette Srfvie Laporte Martine Berube secrrtairr LA PRODl'CTIONChrtetian Goulet (drrecfritf de MichH Bernaichez.Johar.ne Brunet.I>ari>e!)»‘Cantara.RRha^d lien CorrriK-r* Donald Fibon.Yannick Morin.Nathalie Zemaiti s Oit-"/.,' le responsable) PROMOTION.DISTRIBL TION ET TIRAGE .Alexandre Gaudreau (eaordannafeur à la promotion et a la so/licitalteni.Caroline Simard responsable service a la clientèle par intérim Monique L Heureux.R*' belle Is Francoi* Bwvm 'contrôleur).Nicole Carmri (mpcmuMe des smen comptables) Ce* * INFOKMATÏQI E Yanick Mar .L'ADMINISTRATION » Furor Ghirlame Lafieur Claudette Belreeau ladunnte administratif*> Claudine Chevrier Monique Proteau Dameîle fem A LO LE DEVOIR.LE LUNDI 13 F É V R I E H 2 0 0 6 ACTUALITES MOORE SUITE DE LA PAGE 1 •Hillary Saltzman est la fille d’Harry Saltzman Qui a produit de nombreux ]'àmes Bond.Nous étions amis depuis 12 ou 13 ans lorsque j’ai commencé à jouer dans la série.» Décédé en 1994, Harry Saltzman a coproduit, avec Albert Broccoli, les neuf premiers James Bond, de Docteur No (1962) a L’Homme au pistolet d’or (1974).Sa fille Hillary a récemment quitté Los Angeles pour s’installer à Québec, où elle a découvert que, contrairement à ce qu’eDe avait toujours cru, son père n’était pas né au Nouveau-Brunswick mais à Sherbrooke.C’est donc en partie grâce à un Québécois si Roger Moore est devenu James Bond en 1973.•J’ai rencontré Harry Saltzman en même temps que Broccoli, à Londres.» Le lieu était pour le moins prémonitoire.«A quelle occasion nous nous sommes rencontrés?[Rires.) En fuit, c’était au cours d’une partie de chemin de fer, dans un casino! Il est vrai que le futur James Bond et ses producteurs ne pouvaient se rencontrer dans un autre endroit que celui-là.» James Bond humanitaire Intitulé Vue sur Bond, le festival auquel l’acteur participera du 24 au 26 février vise à recueillir des fonds pour le Festival de cinéma des trois Amériques, qui offre chaque année aux gens de Québec une heureuse solution de rechange au cinéma hollywoodien en présentant des œuvres latino-américaines, du cinéma américain indépendant et des documentaires.L’événement Bond promet d’être aussi glamour que son objet.Le gratin local est notamment convié à un souper-bénéfice à 2(KX) $ le couvert au Château Fronts nac, en compagnie de Roger Moore et des autres vedettes invitées (la chanteuse Shirley Bassey, le réalisateur Guy Hamilton, la Bond Girl Britt Ekland et l’acteur Richard Kiel, alias Jaws).Shirley Bassey chantera Diamonds are Forever, Goldfinger et Moonraker lors d’un grand concert au Grand l'héâtre, et quelques privilégiés pourront assister à de fausses poursuites à ski sur les pistes du mont Saint-Anne.Quant au grand public, il pourra assister à des projections gratuites des films de la série au cinéma Imax.Une partie des fonds recueillis ira également à 1UNICEF, suivant la volonté de Roger Moore, qui est l’ambassadeur spécial de l’organisation depuis déjà 15 ans.Lorsqu’on lui fait remarquer que son rôle de défenseur de la veuve et de l’orphelin franche énormément avec celui de l’espion macho et égocentrique qu’on connaît, l’acteur fait remarquer que c’est l’insouciant James Bond qui permet aujourd’hui à l’ambassadeur de l’UNICEF d’attirer l’attention des gens et des médias.11 trouve même la contradiction plutôt amusante: •Un des projets que nous défendons consiste à encourager les femmes à nourrir les bébés au sein plutôt qu’au biberon, et je me suis toujours dit qu’il est plutôt ironique qu’un ancien James Bond parcoure le monde pour convaincre les femmes d’allaiter!» Ce qui ne l’empêche pas de déplorer son insouciance passée: " Vous tournez partout dans le monde.Et vous êtes si absorbé par votre petit milieu, à vous assurer que vos vêtements sont propres, que vous n’avez pas trop sué, à vous demander ce qui est au menu du prochain repas, que vous n’ètes pas vraiment conscient de la réalité du monde.J’ai véritablement commencé à me réveiller quand Audrey Hepbum m a fait entrer en contact avec l’UNICEF.Oui, j’ai éprouvé un certain sentiment de honte d’avoir été aussi ignorant.» Contes de fées pour adultes Moore n’a visiblement jamais pris Bond trop au sérieux.Son interprétation du personnage de Ian Hemming était d’ailleurs teintée d’une ironie particulière qu’on ne retrouvait pas chez Sean Connery, par exemple.«Bond est censé être un espion.Mais comment un espion peut-il être connu de tous les barmans du monde?Chaqueft>is qu’il entrait dans un bar.on savait qu’il fallait lui servir une vodka-Martini bien brassée et on lui disait: "Bonjour, M.Bond."Je ne pouvais donc pas faire autrement qu ’interpréter le personnage avec un sourire en coin.» Malgré son sens de l’humour, l’acteur anglais ne s’est pas pressé pour aller voir les films de la série Austin Powers.«Je sais que ça se veut une parodie des James Bond mais, à mon avis, on ne peut pas les parodier parce qu ’ils sont en soi des parodies des films d’espionnage.» La série 007, croit-il, doit être prise pour ce quelle est: du bon divertissement.«Ça.fait plus de 40 ans que Bond est à l’affiche, et je crois que les spectateurs en ont pour leur argent.On leur montre des destinations exotiques.de belles femmes, tous les gadget qu’ils veulent.C’est une version adulte des contes pour enfin t.Ceux-ci veulent toujours que mus leur contiez leur histoire préférée et.si vous la changez, iis se fichent.» Le grand charmeur les spectateurs n'ont [vis été les stalls à vivre leurs rêves.«Fendant 14 ans.tous les deux ans.je passais quatre ou cinq mois en tournage avec le même groupe de personnes.C’était genial, je me rendais au cinéma pour retrouver un groupe d’amis et m’amuser, et jetais paye pour cela!» Et cette carrière, en plus, n’a visiblement (vis nui à son succès auprès des femmes, le grand charmeur, marié quatre fois, a déjà déclaré à un media espagnol qu’aucune de ses ex-femmes n’avait voulu se séparer i de lui parce qu'il était tout simplement «adorable».En 1980, on l’a même vu à la television en train de draguer la marionnette Miss Hcgy lors d'un passage au célèbre Muppet Show.M;üs.apparemment, va n'a (vis colle Sinon, de l'expérience 007, ce sont les médias que Roger Moore a le moins appréciés.•James Bond est une machine de promotion incroyable.Je me rappelle d'un tournage où on avait ISO journalistes sur le plateau.Chacun voulait fiiiv une entrevue.Mais ü fillait réaliser le film ou les entrevues, on n atait pas le temps de fiire les deux.Alors, .je mentais beaucoup.Je répétais toujours la même cturse.ou bien /intentais des histoires.Je disais tout V ;gyttw»x 4 U ifeiviàtmn iforCTmsatKxts nvpnnws donc h omwr.les urt^lmfy vm Vrs seoves mirent bwtvsstt y* tmeurs.Si wus r»- %xihaÀ»r ^ rrxY^rr vV .v-rYNyr»**»».,v ^ —irty .k " U l>m*r ttuMic 1H1 hindi mi stmevlt iw le IVnw Iik Ke m JOSlX rue IV HVurv.Montreal (WuehtvV H3A HVfV U es* onpnroe par tnynmene vjuetwç* n Van.üvuàrvml ladustrtfiSww Var sur le Rrheftm.diveaon de bn^anme* Québécor lm fiî, rue N^u jaraue^ Ouest Montre» I àgeovv IVs* v.tnMlwum- est autiuwc a t-mt^over n ,i du Tu set Vs tnKrmatM» publiées dam U Arawtr U ZViw* est drsmNie par Moeugenes iVnanaque* , boules ani SuavMartm fXie< IjvdL Eaw» de pub&eaùoo — LmrgirtimieiH n T*» Pepfo le*»! 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