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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-02-02, Collections de BAnQ.

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I) 1 M A N ( H K K E V R (I 0 LE DEVOIR.LES SAMEDI 2 ET 1ER 2 THÉÂTRE Camus, plus que jamais Page C 3 DANSE Roger Sinha Page C 2 ?LE DEVOIR — ''nrrrîrno L’Institut du monde arabe (1981-87) ARCHITECTURE Maître des formes Star du jet-set hyper-média-tisée et rebelle militant, technicien du high-tech et écolo soucieux du contexte, l’architecte français Jean Nouvel, à 56 ans, cultive ses contradictions tout en promenant, dissimulé sous un chapeau à large bord, son crâne rasé et ses costumes noirs sur les chantiers.RENÉ V1AU Paris — Depuis le début décembre et jusqu’au 4 mars 2002, une exposition lui est consacrée au Centre Georges-Pompidou, à Paris, dont il a lui-même conçu la scénographie.En un palmarès culminant avec le futur Musée des arts premiers à Paris, Nouvel construit, couturier et orfèvre du verre et du métal, des immeubles transparents et révélateurs de l’air du temps.Celui qui se dit plus «metteur en scène» qu’ar-chitecte affirme se servir comme armes non pas tant du crayon ou de logiciels spécialisés mais bien de références intellectuelles, d’évocations poétiques et de l’appel à un imaginaire certes assisté par ordinateur.Brandissant de tels outils, Nouvel, provocateur impertinent et agitateur aguerri, joue du brio de ses formulations.D revendique l’audace de la création afin de remédier à la banalisation et à la normalisation ambiantes.L’Institut du monde arabe (1981-87) Ce concours dont il sort lauréat (avec Architecture Studio) est le tournant décisif de sa carrière.Carrossé et émaillé de «peaux» monochromes grises et noires d’aluminium et de verre, le centre culturel catapulte le jeune architecte, auparavant cantonné aux commandes de collèges de banlieue.L’Institut du monde arabe (IMA) se fait le manifeste d’une réflexion lancée dans le sillage d’artistes, de cinéastes et de designers: Buren, Turell, Godard, Wim Wenders, Starck, Yamamoto, et également de philosophes tels Virilio ou Lyotard.Ce dernier, avec son exposition Les Immatériaux, introduit la notion d’immatérialité au sein du discours parisien sur l’art Comme façade à l’IMA, Nouvel imagine des diaphragmes sensibles.Actionnés par un ordinateur, ils transforment l’édifice au gré de la lumière.Un nuage.clac! Comme les obturateurs d’un appareil photo, ils s’ouvrent.Trop de soleil.clic! Ils se ferment.Ces mouvements forment une géométrie en- chanteresse d’entrelacs imitant des claustras et des calligraphies arabes.la technologie se fait ludique.«L’architecture, pense toujours Nouvel, devrait aussi être considérée comme la recherche d’une poésie et d’un art de vivre.» Tout «en donnant du plaisir aux gens», l’IMA exprime, sans folklore, les racines qui l’attachent à sa vocation.«J’essaie d’exploiter tous les contextes, explique Nouvel.Peut-être que le rôle d’un architecte, c’est justement de nous rappeler que l'on est quelque part.» La paroi du bâtiment capte ce qui est autour.Les mouvements du ciel au fil des flots de la Seine voisine s’enregistrent à sa surface, «ü Jaut, pense Nouvel, donner du sens à ce qui se situe autour du bâtiment.» Un bâtiment qui se projette dans la ville tout autant qu’il la réfléchit «La transparence au premier degré ne m’intéresse pas.Prenez la Fondation Cartier et ses trois plans de verre parallèles.Avec ses écrans, plus grands que la façade, on choisit les angles transparents et ceux qui le sont pas.Il y a un jeu entre réalité et virtualité basé sur la superpositùm du reflet et de l’image.On voit l’arbre dans le jardin à travers un écran de verre sur lequel on voit le reflet de l’arbre.» Exposition à Beaubourg jusqu’au 4 mars Après l’IMA, les commandes s’enchaînent.Son intervention à l’Opéra de Lyon (1993) coiffe un monument XIXe où chante en solo le noir, sa couleur de prédilection.Avec la Fondation Cartier à Montparnasse, les Galeries Lafayette de Berlin, à la Cité judiciaire de Nantes, Nouvel superpose toujours grilles, trames, verres et écrans.Outre la tour Dentsu de Tokyo et la tour Aguas de Barcelone, à la plastique phalloïde s’insérant dans l’horizon encore dénué de gratte-ciels, il travaille aussi à nombre de projets à travers le monde: des musées et entre autres, un hôtel s’ouvrant en panoramique horizontal sur Manhattan.A Lucerne, le Centre de culture et de congrès revalorise les rives du lac alpin vers lesquelles il se prolonge.Inventives, ultra-élégantes, ses réalisations sont magnifiées en ce moment à Paris, au Centre Georges-Pompidou, par une exposition qui est aussi une entreprise de séduction orchestrée par Nouvel.Ici, pas de plans.Pas de maquettes.Plutôt une promenade, alignant indifféremment projections de bâtiments construits ou en cours et projets refusés ou virtuels, comme cette Tour sans fins filmée par Wim Wenders.Par des contre-projets polémistes, notamment à Paris, il réagit contre «les technocrates qui veulent décider de tout».Pour Nouvel, la ville se vit et se fabrique, sur le terrain.«Plutôt que de tenter de planifier les mutations d'un organisme qui se modifie sans cesse, nous devons partir de ce qui est là.Il faut ajouter, enlever un bâtiment, savoir ce qu’il veut dire par rapport à l’autre.C’est par cet amour d’une situation, même chaotique, que l’on arrivera à améliorer la ville et à la rendre plus agréable.» VOIR PAGE C 3: JEAN NOUVEL La ville se vit et se fabrique sur le terrain confessions of a dangerous bÊvonoborders ’ LEVITY ~ - 9/2/00 Montréal, capitale des tournages américains la grogne des laissés-pour-compte On les courtise, ravis de récolter de gros sous dans leur sillage.Les runaway productions, ces films américains tournés au Canada pour faire épargner de l’argent aux majors, font rouler notre économie.Pendant ce temps, à Los Angeles, des acteurs et des techniciens protestent.Leur porte-parole s’appelle Brent Swift et il trouve la note salée.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Dans les coulisses d’Hollywood, quand vous rencontrez des producteurs, des bonzes de l’industrie comme des représentants de la Motion Picture Association of America (MPAA) qui chapeaute les grands studios, ils se disent tous en faveur des runaway productions, ces tournages de films américains au Canada, dont Montréal récolte, comme Toronto et Vancouver, les fruits juteux: 2,5 milliards dépensés par les Américains au Canada.In raison en est fort simple.Es gagnent au change.Crédits d’impôt, faiblesse du dollar canadien.Pour eux, venir ici, c’est économiser des sous: entre 20 % et 30 % sur le coût global de production.Le représentant de la MPAA le reconnaît «On produit à l’étranger parce que ça fait notre affaire.» Les studios y trouvent leur compte, les villes canadiennes héritant des beaux tournages aux retombées providentielles aussi.Montréal fait son miel des films américains qui se posent sur nos terres.Alors où se situe au juste le problème?Le gouverneur de Californie, Gray Davis, vient pourtant de mettre sur la table un projet de loi visant a accorder des crédits d’impôt aux petites productions qui refusent l’exode (et non pas aux gros films dont Montréal hérite).«On l’appuie.parce qu’il est le gouverneur, dira, mi-figue mi-raisin, le porte-parole des studios, mais nous ne sommes pas convaincus qu’il existe un problème avec les tournages à l’étranger.En tout cas, s’il y en a un, ni les pétitions ni les plaintes ne pourront le ré- soudre.» La MPAA roule avec les tournages à l’étranger.las salaires des stars sont devenus si faramineux que, pour économiser sur les productions, les majors courtisent le taux de change et les subventions canadiennes.Tant mieux pour nous.Tant pis pour d’autres.Le représentant de la MPAA admettra dans un même souffle qu’il y a un petit hic: «50 % des acteurs sont sans emploi à Ix>s Angeles.» Brent Swift, à la tête de Film and Television Action Coalition (FTAC), n’entend pas à rire de son côté.Directeur artistique, surtout sur des productions télé, il crie que les tournages au Canada le privent de son gagne-pain.Rencontré à Los Angeles, il affirmait ne pas avoir travaillé depuis deux ans et demi pour cause d’exode des caméras vers le nord.Il y a quatre ans, devant la saignée des tournages vers l’étranger, Brent Swift a fondé la FTAC pour protéger les acteurs et les techniciens californiens qui se retrouvent le bec à l’eau.De fait, un grand nombre d’entre eux sont serveurs dans les bars, ou vivent de petits boulots.Trente mille emplois leur seraient passés sous le nez au cours des quatre dernières années.Ije problème n’est pas celui des stars, qui s’exportent avec les tournages à l’étranger, ni celui des techniciens-vedettes, qui suivent avec l’équipe.Mais tous ne s’appellent pas Robert De Niro ou Julia Roberts.Or les seconds violons californiens, qu’ils soient devant ou derrière la caméra, paient la note de la migration.André Lafond, du Bureau du cinéma de Montréal, vous dira que, si les films n’avaient pas été tournés au Canada, ils n’auraient pas été tournés du tout en Californie, faute de fonds.«Le meilleur rapport qualité/prix ne se retrouve plus à Ij>s Angeles, précise ce dernier.Cette concentration de l’emploi à Hollywood est disparue sons appel.Elle n’est plus technologiquement nécessaire, ni même viable.» la FTAC, qui affiche 18 000 membres, a organisé une manifestation en décembre regroupant 1500 mécontents (ce qui parait bien peu, mais elle était semble-t-il, quelque peu improvisée).la pétition qu’elle a fait circuler auprès des acteurs et des techniciens a pourtant recueilli 80 000 signatures.la FTAC a surtout déposé le 29 novembre une plainte auprès du VOIR PAGE C 4: YANKEES 50 % des acteurs sont sans emploi à l/)s Angeles LE U E V 0 I h .LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE a F É V R I E H 2 0 0 2 Culture L V, * >' ••• .DANSE Roger Sinha brûle encore Roger Sinha dans Loha.MICHAEL SLOBODIAN ISABELLE POULIN Roger Sinha aime les images fortes.la première pièce qui l’a catapulté sur la scène chorégraphique montréalaise avait pour titre Burning Skin.C’était il y a 10 ans, et le danseur voulait alors régler ses comptes avec ceux qui l’avaient ostracisé, lui, l’Indo-Arménien d’origine, né en Angleterre puis élevé à Saskatoon.Une pièce inspirée d’une nouvelle de Hanif Kureishi dans laquelle il dénonçait les ravages du racisme chez un garçon qui allait jusqu’à s’ébouillanter pour se blanchir la peau.Pas seulement une pièce à thèse puisque Roger Sinha y mettait alors en place les fondements de sa recherche chorégraphique: la quête de son identité, de son propre langage gestuel.Il y avait là des esquisses d’arts martiaux, du bharata-na-tyam, cette danse classique de l’Inde, juxtaposées à des mouvements de danse contemporaine, dans un étonnant mélange de gravité et d’humour.Dans le même esprit mais considérablement allégé, il y a eu cinq ans plus tard Qtaï, où une cérémonie du thé devient un prétexte pour une tentative de métissage des cultures et des styles.Il y a bien d’autres pièces mais, de la décennie 90, le chorégraphe ne veut retenir que celles-là.Il faut dire que Roger Sinha, débarqué à Québec en 1986 et à Montréal trois ans plus tard, a compris très vite que, pour s’imposer sur la scène chorégraphique d’ici, il fallait trouver et développer une vision personneUe.Redécouverte de l’Inde Le danseur qui a collaboré avec Danse-Partout à Québec, Jean-Pierre Perreault et Sylvain Emard entre autres, s’est lancé alors dans la quête d’une danse qui lui collerait vraiment à la peau.Il fait entre-temps la rencontre de Natasha Bhakt, Van-couvéroise d’origine indienne, grande danseuse de bharata-na-tyam, avec qui il entreprend une étroite collaboration.Pas étonnant qu’il se tourne alors vers le pays de son père, l’Inde, et ses danses très riches: «J’ai fait un premier voyage en Inde en 1994, qui a donné un premier duo avec Natasha.Mais je dois avouer que j’étais un peu perdu.Je voulais alors faire des pièces à portée universelle, sur la guerre par exemple, des pièces qui n’avaient rien à voir avec mes origines.J’utilisais un peu de vocabulaire du bharata-natyam, un peu de danse contemporaine, un peu de copier-coller quoi.mais je ne parlais pas de ma propre histoire.Quelques-unes étaient réussies, d’autres moins; je cherchais peut-être un peu trop.» Puis, il y a eu Glace noire, sa dernière création présentée à Montréal en 1999.Roger Sinha ne cache pas que l’accueil plutôt tiède réservé a cette pièce et surtout le sentiment d’échec qui a suivi ont eu l’effet d’un électrochoc: «C'était une pièce trop ambitieuse, très à risque, qui m’a coûté beaucoup.Au moins, elle m’a permis de réévaluer mon travail et de me rendre compte que j’avais envie de parler de moi, l’Occidentalisé, et non pas de représentations de l’Inde qu’en fait je ne connais pas beaucoup.J’ai grandi avec le “fish and chips”, moi, pas avec le curry.J’avais envie de travailler avec des gens un peu comme moi, comme Natasha, nés en Angleterre, élevés à l’occidentale, et surtout avec une vision de la danse indienne qui ne soit pas exotique.» Alors fut créée Loha.Deux ans de recherches et de travail, en collaboration étroite avec Natasha Bhakt ont donné le duo Loha (acier en bengali) présenté en première au Festival Danse Canada, en juin 2000.Le résultat est renversant: il y a la beauté des lignes du bharata-natyam, intégré dans une gestuelle contemporaine à la fois sensuelle et dynamique, et la présence for- te de deux musiciens sur scène, Ganesh Anandan et Rainer Wiens, dans un équilibre quasi parfait Mais surtout l’histoire de Roger Sinha est maintenant inscrite dans son propre corps et celui de ses interprètes.Et le bharata-natyam, cette danse très codifiée, lui donne une grande liberté ou alors c’est lui, le chorégraphe, qui prend toutes les libertés avec ce vocabulaire: «Du bharata-natyam, j’utilise les mouvements des mains, pour leur beauté formelle, et le martèlement du sol avec les pieds, mais j'y ajoute des mouvements des hanches et surtout le toucher, le contact entre les corps.Aussi, je montre les corps qui sont complètement couverts dans le bharata-natyam.Dans Thok, un quatuor, je pousse encore plus loin le vocabulaire, avec des duos plus complexes et aussi plus d’abandon.Les bulles de métal sur le corps des danseurs, c’est un son très actuel qui me représente.» Roger Sinha affirme qu’à chaque spectacle, il met une chemise brûlante, qu’il prend toujours des risques.Et cette flamme qui l’anime en fait un créateur et une voix chorégraphique uniques.Sinha Danse présente Loha et Thok au Studio de l’Agora de' la danse, du 7 au 16 février.En collaboration ave uftu Découvrez ou redécouvrez ses grands classiques ! f ij N fl Du 12 au 17 février 2002 t»TNlNA||iE souches Les.Lundis classiques du Rideau Vert* sous la direction artistique de Francine Chabot (514) 844-1793 • www.rideauvert.qc.ca ÉPOQUE BAROQUE Pandolfi-Maelli, Van Eyck, Huma, Forqueray, Morel, Teleman, J.C.Bach, Platti.FRANCIS COLPRON - FLÛTE SUSIE NAPPER - VIOLONCELLE CATHERINE PERRIN - CLAVECIN Tournée des Bancs d'essai internationaux à Jj'ang® nt J] 6 esthétiques.6 elmeéqmphies pleines de mordant.7, 8, 9 février à 20h30 10 février à 19h30 TANIA ALVARADO (Edmonton) THIERRY THIEÛ NIANG (Istres/France) PHILIPP GEHMACHER (Vienne) 14,15, H février à 20h30 17 février à l?h30 EDDIE LADD (Cardiff/Angleterre) ALBERTO HUETOS & EMANE HUTMACHER (Luxembourg) ANNA JANKOWSKA & HEINI NUKARI {Berlin) Tangente, 840, rue Cherrler métro Sherbrooke Entrée: 15$/12$ Billetterie à l’Agora de la danse: 525-1500 La tournée des BEI a reçu le soutien du programme Accueil de spectacles étrangers au Québec.V4t* rte Montra»! NST TüT le Studio de l’Agora de la danse présente Sinha Danse Loha et Thok 7 au 9 et 13 au 16 février 2002 20 h CHORÉGRAPHE Roger Sinha INTERPRÈTES Natasha Bakht Tom Casey Sophie Lavigne Roger Sinha Lucie Vigneault MUSIQUE Ganesh Anandan Dmo Giancola Charmaine Leblanc Rainer Wiens ÉCLAIRAGES Caroline Ross costumes Manrosa Vandal costumes RÉPÉTITRICE Sophie Michaud MUSICIENS SUR SCÈNE Ganesh Anandan Rainer Wiens « Ce duo f Loha/ d'une finesse et d'une beauté rare, s'installe comme une rencontre éloquente, entre l’énergie masculine et féminine.» Andrée Martin Le Devoir mm L’AGORA DE U DANSE IES GYMNASTES DE EÉM Ode au théâtre, sur fond de mauvaise critique 840, RUE CHERRIER METRO SHERBROOKE P II luvim: TEXTE ET MISE EN SCÈNE Louis Champagne et Gabriel Sabourin avec Stéphane Brulotte, Louis Champagne, Geneviève Rioux, Gabriel Sabourin ET CHAQUE SOIR, UN COMÉDIEN INVITÉ Pierre Collin, Benoît Girard, Jacques Godin, Andrée Lachapelle, Hélène Loiselle, Albert Miliaire, Paul Savoie UNE PRODUCTION DU Nouveau Théâtre Expérimental Du 19 février au 9 mars 2002 / ,., du mardi au samedi à zohso, dimanche à 15b IrArptPrfMf Ufâw relâche jeudi 28 février au Temple maçonnique de Montréal 2295 Saint-Marc NT E angle Sherbrooke métro Guy-Concordia ENTRÉE 18 $ RÉSERVATIONS (514) $21*4191 L'HONNETE FILLE DE CARLO GOLDONI DE VENISE A MONTREAL.UN GOLDONI QUI DEMENAGE Traduction : Ginette Herty Mise en scène : Jean-Guy Legault en collaboration avec Simon Boudreault Avec Mynam Poirier, Geneviève Rioux, Marc Béland, Gary Boudreault Luc Bourgeois, Geneviève Bélisle, Simon Boudreault, Éloi Cousineau, Nico Gagnon, Isabelle Payant Concepteurs : Yannick Bocquet Simon Boudreault Jean-Guy Legault (Careen Houde, Yves Morin, Charles-Antoine Roy Jeudis et vendredis, 20 h ; samedis, is h (Matinées et soirées sen lakes en semaine, I0h30,l3h30etl9h) BIUETTERIE «su) 253-8974 T H É A T R ADMISSION : (514) 790-1245 I SOO 561-4595 admission.com 4Î53, rue Sainte-Cathenne Est U Papineau ou \Aau, autobus 34 U Pie K, autobus 139 LE DEVOIR » 4 77 L t DEVOIR.LES SAMEDI E T D I M A \ ( H I E E V R I E II 2 0 0 2 ( ?THÉÂTRE Avez-vous vu Camus ?ARCHIVES LE DEVOIR L’œuvre d’Albert Camus a toujours la cote.Québec accueille deux Camus cet hiver.Les Justes est lancé cette semaine à La Bordée.Une adaptation de La Peste suivra, en mars, à la Caserne Dalhousie.Dans les deux cas seront mis en lumière «les problèmes se posant de nos jours à la conscience des hommes».STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR En ces temps postapocalyptiques, après les attentats du 11 septembre, il en faut, du courage (ou de l’inconscience), pour monter une pièce de théâtre non seulement sur le terrorisme, mais où le terrorisme est présenté, analysé et soupesé comme un engagement généreux et sincère.Il en faut, du courage, et Reynaki Robinson en a, lui qui dévoile cette semaine au Théâtre de la Bordée sa version des Justes d'Albert Camus.«Le lendemain du 11 septembre, j’ai appelé au théâtre et j'ai demandé si on devait continuer avec ce spectacle, explique le metteur en scène Reynald Robinson.Nous sommes arrivés à la conclusion qu'il fallait foncer pour aider à penser.Avant ces événements tragiques, je voulais en faire un show ,plus lumineux.Ixs attaques terroristes ont confirmé les aspects plus •sombres de cet univers et aidé les •comédiens à concrétiser la pensée ]de Camus.» 1 L'histoire des Justes se résume à |un cas de conscience moral.Les 'terroristes peuvent faire preuve d'éthique eux aussi, paraît-il.Les ljusticiers en question arrivent de la Russie tsariste du début du XX' ;siècle.Ils sont cinq, cinq militants socialistes révolutionnaires.Ils préparent un coup d’éclat l’assas-jsinat du despotique grand-duc dont il s’agit de faire exploser le ;carrosse.Planification, préparation, jubilation, justification théo-: tique: tout baigne dans la nitroglycérine jusqu’au moment où le jeteur de bombe désigné constate J'imprévu, l’impossible: le carrosse ;du seigneur transporte également des enfants.Faut-il quand même poursuivre la mission?Jusqu’où faut-il s’enfoncer dans le mal pour faire triompher le bien?Ou.comme le demande un autre personnage, de Brecht celui-là: «Quel remède paraîtrait trop amer au mourant?Si tu pouvais changer le monde que n’accepterais-tu de faire?» Reynald Robinson, comédien, a joué dans cette pièce dans une production étudiante, jadis.Lui-même dramaturge (L’Hôtel des horizons et La Salle des Loisirs), il assume parfaitement ce théâtre engagé.«J’aime ce théâtre qui parle, dit-il, qui porte à la réflexion.Je pense que nous avons besoin de ce genre théâtral.Les gens veulent entendre un autre discours que celui des Américains sur le terrorisme.Cette pièce peut stimuler des discussions plus vastes.[.] Camus n’est pas dogmatique.Il expose tous les points de vue, toutes les facettes du problème pour finalement poser la question du mal et du bien, et surtout de la recherche du bonheur.Les Justes, pour moi, c'est une pièce humaniste et humaine, tout simplement.» Des Justes à Lu Peste Et c’est pourquoi Albert Camus a la cote.De plus en plus en fait.Car son œuvre «exalte la solidarité humaine face au mal et débouche sur un humanisme nouveau où il importe moins d'être heureux que d'être conscient [.] à ras de terre, libéré des illusions métaphysiques et politiques», comme le dit une vieille edition du Petit Robert.A preuve, en mars, Quebec j aura droit à un autre Camus, une adaptation de La Peste présentée à : La Caserne Dalhousie par la Compagnie Marie Dumats.la troupe n’existe que depuis une annee.Elle lie trois femmes aux talents et I aux ressources multiples — Marie Dumais.du théâtre, Carole Baillargeon, des arts visuels, et la chorégraphe Christiane Bélanger —.qui travaillent ensemble depuis quelques années.Marie Dumais a déjà monté Orlando, suivant un être humain, d'abord homme puis femme, pendant 400 ans.«la compagnie veut mettre en scène la marche de l'homme dans l’humanité», resume la metteure en scène, pour faire écho à la fameuse formule de Stockholm concernant Camus, à qui le prix Nobel de littérature a été remis pour «avoir mis en lumière les problèmes se posant de nos jours à la conscience des hommes».Cette fois, elle s’attaque donc au roman de 1947 racontant une épidémie à Oran, en Algérie.La peste, c’est alors le mal ultime, la guerre qui vient de s'abattre sur le monde, le mal qui persiste encore, la peste brune ou rouge, et puis c’est aussi le mal de toujours dans un monde éternellement absurde.«Quand je travaillais sur l’adaptation, on était en plein Sommet des Amériques, dans une cité repliée sur elle-même, explique Mme Dumais, qui parle d'une version très syncopée, cinématographique, se racontant sur une scène dépouillée, utilisant des projections.«Ç’a marqué ma lecture, forcément, comme les événements du 11 septembre ont aussi marqué notre travail.l£ message de Camus porte sur la vigilance et la mémoire face au mal.Je crois que c'est une grande leçon, une leçon toujours nécessaire de nos jours.» LES JUSTES Théâtre de la Bordée, à Québec du 5 février au 2 mars LA PESTE In Caserne Dalhousie, à Québec du 12 au 30 mars JEAN NOUVEL SUITE DE LA PAGE C 1 Au bétonnage massif, Nouvel oppose «la production d’images».Ses superpositions, ses feuilletages offrent à l’usager, devenu spectateur, un miroir.Son scénario vise de plus en plus à confondre site et bâti.Ses séquences et ses travellings s’ouvrent de plus en plus, en contre-champ, sur le spectacle de la nature qui apparaîL quasi virtuelle et comme dupliquée, tandis que le dur, le solide, s’évanouit Magnifique, le Guggenheim Temporary Museum of Art à Tokyo (non construit) se voudrait un musée enfoui sous une colline de bambous.Pour le siège social de la société Riche-mont, à Genève, l’architecture disparaît aussi carrément dans le cadre ambiant.«C’est une infiltration derrière des cèdres centenaires et de grands peupliers, dit-il.De leur bureau, les employés enserrés dans ce paysage auront l’illusion de travailler di- rectement dans le parc.» Où s'arrêtera cette volonté de «dématérialisation», l’un de ses dadas?«Remettons cela en perspective, argumente Nouvel.Il y a quand même un darwiniste architectural.D’abord, les pyramides.Puis, la voûte.Ensuite, l’acier pour faire une poutre.On utilise de moins en moins de matière pour résoudre de façon de plus en plus invisible les grandes fonctions d'un bâtiment: s'abriter de la pluie, du froid.C'est vrai aussi d'un poste de télévision.Ce qui était, il y a 30 ans, un gros tube avec une petite fenêtre se résume aujourd’hui à quelques millimètres d’épaisseur derrière une image.La modernité, conclut-il, est d’atteindre ce résultat sans montrer comment cela se passe.» Poussée à ses limites, l’architecture, selon Nouvel, s’affirme plus que jamais en référence au cinéma, art par excellence de l’illusion.Alors, soit.Allumez les projecteurs.Silence, on tourne! Le Groupe de Ici Veillée présente La \uit des tribajes le Per OlOV Enqilist Traduction Jacques Rohnard Jan Ivarsson Mise en scène de TCO Spycluilski avec Gabriel Arcaild Anouk Simard Marie Claude Gamache Marcel Pomerlo La Nuit des tribades r-™ .mnsdTvr.ind en Auvtosle St7indbctg « Excellente pisss ¦ Pomerlo extraordi- violent, lorultaivl.p.riluil Ma.es mmeenaelem IDRoniei.» _ Noo/cLcm/.c.Ausunscu .Ms< ^ ^.de Per Olov Ell,l'llM _ Hervé Gixiv.,c Oesoir j Gabriel A’surprenante » Lonv.uns-inte.Mms-c .nos j _ pilin’ Thiluiiill.Kl I ; ^ ^iic j pur.y and hdtv detachment >• vi a,ut- The Gurc.Hc ~ ' .démesure Arcand admirable de jr.slesse '•M,'-^ynK;;.Cll‘usieSir„ibe,)t.dans la peau .1 .tribades tainpees avec b^^^deiMarie-CG.G.I e.We„ .™re.Du nouveau à vvsvsv lave.Hee qc ^ Réservation ï 14.526.6582 Admission SI i 790.1245 Théâtre PROSPERO En collaboration ave UfAJ Une préwnfetlon de 0 banque LAURENTIENNE c ©eur «le14 de PIERRE PERRAULT MISE EN SCÈNE DENIS MARLEAU AVEC Paul Ahmarani Isabelle Blais Maxime Dénommée Louise Laprade Claude Lemieux Paul Savoie aies/ du Maurier [dÜÏsjÂnvÎËr j AU 9 FÉVRIER 2002 .C'est un chet-d'auvre ^ u»^^io-Csnsint sur son existence, en revenant sur les souvenirs de collège d’un ancien maître de scolastique devenu clochard.Avec l’aide du carnet gins de ce 'professeur de tristesse», l’individu se remémore l’analyse de chacun des vers du poème Agonie, de l'Italien Giuseppe Ungaretti.Peu à peu, un dédoublement a lieu au cours d’une nuit d’ivresse.De l’espoir de jeunesse de devenir un grand reporter au constat terrible qu'il doit frire maintenant, l’homme, démuni, doit frire face à sa médiocrité.Apres avoir soutiré le fameux carnet à la nonchalance indirecte du destin, l’ancien ek've est renvoyé à sa soir tude douloureuse, à travers une en rance intérieur.Comment faire tare avec lucidité au present?Comment sunnonter une remise en question aussi fondamentale?On connaît la grande portée, de même que la profonde richesse existentielle de ce court roman de Brault.Cependant, l’approche de Marie-Ginette Guay réussit dlfticir lenient l’épreuve de la scène.Tout d’abord, la pièce, qui dépassé les deux heures, aurait pu être resserrée.11 est particulièrement difficile après l’entracte de suivre à nouveau ce combat intérieur.Mais des le début, quelque chose ne va pas.Dans la peau du personnage, Jacques Leblanc en fait trop, lit pose agace, mais surtout les pirouettes comiques ne sont pas toujours justifiées De plus, pourquoi vouloir entrer aussi rapidement dans la détresse de l'ancien élève?Un certain déséquilibre dans lé rythme de la pièce gêne ainsi tout au long du spectacle.Par ailleurs, le décor austère de la chambre ainsi que les multiples accessoires témoignent de quelques trouvailles.Notamment les murs, qui se transforment en tableaux de classe, et les craies, qui serviront à retranscrire les vers du poème d'I Ingaretti.1 .'idée aussi d'introduire une voix hors champ qui met en place un contrepoint au mor nologue demeure des plus intérêt santés.Mais les excès de D'blanc empêchent de découvrir toute la subtilité du texte de Brault.Est-ce qu’il faut s’emporter à ce point pour dire un tel basculement émotif?On finit par se perdre dans le maniérisme, un [X'u paradoxal, de cette lec-ture d’une œuvre qui ne s’appuie guère sur la démesure des effets.Evidemment, toute création défend des choix et des couleurs particulières.On sait aussi que Brault à tenu à prendre ses distances, dès le départ, par rapport à cette adaptation théâtrale d'Agonie.Même bien intentionnée, Marie-Ginette Guay arrive difficilement à convaincre lé spectateur d’entrer dans cette curieuse aventure théâtrale.lAtoMfoîrej’ Je!’ Du 5 au 16 février 2002 du Théâtre Lo Licorne 4559, rue Papineau, Montréal 3e édition Association québécoise des auteurs dramatiques Six auteurs expièrent un texte inédit en trnis dimensions Joutes les représentations débutent à 20 h Prix des billets : 10$’Étudiant[e)s et abonnélejs de La Ume 8$ lauccmne v AÉSERVIlIIOliS El INFDIINRIIOXS fl LD LICORNE : [SH] 523- 224G BILLETS AUSSI DISPONIBLES SUD LE ÜÉSEHU ROhlSSION [SH] 730-1245 E! AU WHH.RDHISSION COh rte J» Ctfélwr* Québec S3 Québec (mhoue en collMioo avec sîi5S£ü le Devoir du 22 janvier au 16 février 2002 5 supplémentaires - du 19 au 23 février en janvier Evelyn* LE PUBLIC ET LA CRITIQUE SONT UNANIMES « .une piece heureuse |.| une pincee d d'Anielie Poulain, de la lummntherapie TT*n I f TTU en plein cœur de I hiver ( | On sort | | m l envie de chanter » LA PR! SSL « .vraiment, on s y amuse » INDICATIF PRESENT SRC | « Un pur delice » ILS CHOIX Df SOPHIE , T0 « Une piece jeune, tonifiante |.| c’est savoureux, malicieux, étourdissant » SAMEDI ET RIEN D'AUTRE, SRC .m mÊfflœÊÊBÊÊÊB « is a mouth wafnrmq as ils tille * Ia* COftCfi il tetifft THE GAZETTE H « Une piece exquise (.j très rafraîchis saut, charmant ( | une airteure a suivre *• MONTRÉAL EXPRESS, SRC « Une piece qui rend heureux C est tellement mtelliqent.tellement subtil » AUX ARTS ETC SHC ¦ l®*quatrecomeéien*fortHwfMille production du Une mise en scene inventive et tonique K I | Des Irajses de cette qualité, c’est rare » ' MONT RE Al CE SOIR SRC ¦ Philipp* Sold*vila P ' * ‘ ’ ’ Mactia Mmonchik Benoît Oouln Isabella Vlnoant Denial Parant BANQUE LAURENTIENNE ; Jean Berd Pierre-Guy Lapointe Claude Aeooles Stéphane Caron ra d’AaJoard’hui MH, nw Swat-Denw (Métro Sborfenwfco) Montréal H TW 7M2 .(514) 282-3900 H2 WMfW.t)M»strod«u|oBrdbui qc.c» Oifaction : Roué Mclurtf Cyi.Jacques VézimJ 1 O 0 1 LE DEVOIR.LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 F E V R I E R Culture- CINE A L’empreinte du géant YANKEES SUITE DE LA PAGE C 1 département de Commerce américain pour pratiques de commerce déloyales.Mais la plainte a été retirée depuis.Brent Swift, qui aurait perdu sa cause, juge qu’il doit mieux étayer son dossier avant de revenir à la charge.Il a embauché des avocats pour l’appuyer de chiffres et d’arguments-chocs.«Ce n’est que partie remise», promet-il.En fait le milieu audiovisuel est si divisé face aux runaway productions que la FPAC a besoin de recruter davantage de voix pour appuyer sa plainte.L’absence d’unanimité sur la question fait tout ballotter.Les gros profitent du voyage.Les petits restent en plan et chacun tire de son côté.dossier est confus et les retombées des tournages américains au Canada ne sont pas quantifiées de la même façon des deux côtés de la frontière.La FLAC estime à dix milliards de dollars les pertes de l’industrie en 1998 face aux productions tournées au Canada.Le gouvernement canadien les évalue à deux milliards.Brent Swift avoue faire entrer dans son calcul tous les services connexes aux tournages: restauration, hôtellerie, nettoyeurs, etc.«Les pertes directes sont de trois milliards», déclare-t-il finalement.Ça fait quand même un milliard de différence avec les estimations canadiennes.Chaque camp est retourné à sa table de calcul.De l’avis de Brent Swift, au delà de l’avantageux taux de change canadien, c’est le soutien financier (pour la main-d’œuvre canadienne) apporté par notre gouvernement aux productions américaines qui fausse la donne.Ces subventions, il les juge à la limite de la légalité, pas très conformes aux ententes de F ALENA.Certaines sont des abris fiscaux.«Pour avoir droit aux subventions en répondant aux critères de contenu canadien, certaines compagnies américaines se font canadiennes», ajoute-t-il, agacé par toutes ces tractations.«Que le gouvernement canadien subventionne ses productions nationales, nous l'approuvons, mais qu’il subventionne les nôtres, non.D’ailleurs, le fait que tant de nos tournages s’expatrient chez vous dessert votre industrie.Le Canada est en train de se transformer en colonie américaine au lieu de développer sa propre production.» Mais dès avril prochain, le fédéral abolira l’abri fiscal dont se servent les producteurs américains pour financer en partie leurs films, ce qui pourrait fare perdre, estiment certains observateurs, le quart des runaways productions au Canada.Il y a quatre ans, Brent Swift récla-mait une politique de crédits d’impôt offerts aux producteurs qui tournent en Californie.Il a depuis tourné casaque et n’appuie pas le gouverneur de Californie dans son projet de loi, le taxant de Ê manœuvre politicienne.«Nous réclamons désormais l’abolition des subventions canadiennes aux productions américaines qui tournent au Canada.» En fait (c’est ce qui fait sa faiblesse), la Fl'AC est un peu contre tout le monde: la MPAA (Motion Picture Association of America) et les producteurs qui envoient leurs productions à l’étranger, mais aussi le syndicat des acteurs (que Swift trouve trop mou).«Nous sommes David contre Goliath, précise Brent Swift.Des gens talentueux perdent leur emploi et chacun est pigiste ici.Aujourd’hui, les productions s’exilent au Canada.Demain, les majors iront tourner en Chine parce que ce sera encore moins cher làfas.L’industrie du film se meurt ici.Il y a 40 ans, à Hollywood, tout était fait en studio, la mondialisation nous est entrée dans le flanc.Les riches s’en retrouvent plus riches et les pauvres, plus pauvres.» Brent Swift se dit tout de même conscient que l’après-ll septembre sert sa cause.«Il est devenu encore plus absurde d’envoyer nos emplois hors du pays en période de dépression», constate-t-il en reprenant son bâton de pèlerin.Mais sa cause semble un peu perdue d’avance.Scènes du film Rollerball SOURCE: MGM DISTRIBUTION CO.Depuis toujours omniprésent sur nos écrans de cinéma, Hollywood se fait aussi, pour le meilleur ou pour le pire, de plus en plus sentir sur les plateaux de tournage du Québec.Portrait statistique de la place occupée par le géant américain dans notre monde du film.ÉRIC DESK OSIERS LE DEVOIR Le chiffre résume à lui seul l’ampleur de la domination américaine sur ce secteur culturel: plus de 85 % des recettes d’assistance réalisées au Québec en 2000 l’ont été par des longs métrages américains.Cet engouement pour les productions hollywoodiennes qui se répète chaque année a pour effet de ne laisser que des miettes aux autres, note l’Observatoire de la culture et des communications dans la dernière édition de ses Statistiques sur l’industrie du film, en commençant par les productions québécoises dont la part n’avait été que de 4 % cette année-là, contre moins de 1 % pour les films du reste du pays, 4 % pour les productions françaises et 6 % pour les autres pays.Ceux qui espéreraient se consoler en se comparant trouveront peut-être du réconfort dans le fait que cette place occupée par le cinéma américain atteignait au même moment 95 % sur les écrans du reste du Cqnada, soit pratiquement la même proportion qu’aux Etats-Unis mêmes.Us devront toutefois savoir aussi que cette présence américaine s’avérait moins forte qu’au Québec dans plusieurs pays, dont la France (63 %) et même le Royaume-Uni (75 %).Cette domination d’Hollywood ne se limite pas au grand écran.Dans le domaine des vidéocassettes par exemple, 55 % de toutes les cassettes de films et de programmes télévisés vendues ou louées depuis dix ans au Québec étaient des productions américaines, comparativement à moins de 1 % de films du Québec.N’eût été des productions pour enfants de Carmen Campagne et du premier film des Pokémon, il n’y aurait eu que des titres américains au palmarès des cinquante productions les plus largement diffusées.A la télévision québécoise, le poids relatif du cinéma américain se révèle tout aussi important 62 % des films et téléfilms diffusés en 2000 par les 12 principales chaînes françaises et anglaises étaient américains, contre 6 % de productions québécoises et 13 % de productions françaises.Plus de 86 % des films présentés par Télé-Métropole cette année-là avaient été américains, comparativement à 84 % à Télévision Quatre Saisons, 53 % à Radio-Canada et 30 % à Télé-Québec.«Ce qu’il y a d’assez étonnant, note le commissaire au cinéma et à la télévision de Montréal, André La-fond, c’est que certaines productions québécoises arrivent tout de même à faire relativement bien à la télévision alors qu’on en arrache dans les salles de cinéma.Ce sont pourtant souvent les mêmes réalisateurs qui tournent nos téléséries à succès et nos films pour le cinéma.Paradoxalement, on peut avoir des cotes d’écoute d’un ou deux millions de personnes pour un seul épisode de télévision alors que l'on va considérer comme un grand succès le fait qu’un film québécois attire 160 OOO spectateurs et tienne trois semaines à l’affiche.» «Les Américains aiment se plaindre du fait que le tournage de plus en plus de leurs films se fait au Canada, ajoute-t-il.Mais ils ne disent jamais que s’il se dépense deux milliards pour les productions américaines au Canada, leurs films leur rapportent sept milliards au box-office canadien chaque année.» En pleine croissance Bien que moins forte qu’au grand ou petit écran, l’empreinte des Etats-Unis sur la production de films au Québec se révèle, aussi, relativement importante.Mis à part la dernière année, qui a accusé une chute d’activité de 30 % après avoir été frappée successivement par une menace de grève des acteurs et des auteurs américains, puis d’une menace de grève des techniciens canadiens, avant que ne se produisent finalement les attentats du 11 septembre, on assiste en effet, depuis une dizaine d’années, à une croissance spectaculaire du nombre et de l’importance des tournages américains au Québec.L’année 1992 avait constitué un seuil historique en ce domaine, rapporte André Lafond, avec aucune production étrangère.«Il fallait donner un sérieux coup de barre, dit-il.On s’est mis à vendre systématiquement les avantages de Montréal et du Québec», tels que l’expertise de la main-d’œuvre, la diversité des ’ lieux de tournage mais surtout un taux de change on ne peut plus favorable.L’année suivante, les productions étrangères, qui étaient et demeurent encore aujourd’hui essentiellement américaines, représentaient déjà 7,3 % des sommes totales investies dans le domaine du cinéma à Montréal.Cette proportion avait grimpé à 23 % en 1997.Elle dépassait 40 % en 2000, avec des dépenses | SÉLECTION OmCIELlt pm* FESTIVAL D[ CANNES Z0Q1 IE FILM LE PLUS LOUANGE PAR LA CRITIQUE INTERNATIONALE DE TOUTE LA SÉLECTION MONDIALE DE CANNES ENFIN À L'AFFICHE! «Un mustl Sans doute le meilleur rôle de Michel Piccoli.Ce film d'humour et de finesse émeut et émerveille.» Odile Tremblay, Le Devoir «Ce Film fait l'unanimité depuis Cannes! Avec le grand Piccoli Je rentre à la maison séduit même les sceptiqu Juliette Ruer, VOIR MICHEL PICCOLI # Jp rentre à la maison UN FILM DI MANOEL DE OLIVEIRA inuiHnutHTim ututu n CATHERINE DENEUVE .tJOHN NALKOVKH À L'AFFICHE EN EXCLUSIVITE! v.o.française et anglais», s.-t.t.3S36.boul.Salnt-LDurent.IMtl W f* H t r î C Blllattarlc (5i4)i47-*ao6 : V C 11 l I I > queeqee 5e semaine à l'affiche! || document aireàvoi- .SM ' ¦i" SBkS aniei|Croju f DwW Cross: Un dos cinéastes les plus intéressant en ce moment dans ce pays.» Juftatt* fewr, VOffi Des le 1er février au cinéma PARISIEN o bihnque, s -t fr (consultez l'horaire cinema) 15ii00-19h20*21h35 ?SON DIGITAL ill B R E Atopia Eye étrangères de 337 millions sur un total 829 millions.«Ces dernières années, le nombre de tournages est resté sensiblement le même, soit autour de 15 ou 20, explique André Lafond.Mais la taille des productions, elle, change.On attire de plus en plus de gros films.» Concentrés presque uniquement à Montréal et dans sa région, ce volume de productions étrangères représente environ la moitié de ce qui s’est tourné la même année à Toronto (600 millions) , qui constituait lui-même environ la moitié de ce qui s’est tourné à Vancouver (1,2 milliard).Pin plus de représenter des retombées économiques évaluées en 2000 à 740 millions, l'arrivée en force des productions américaines donne de l’emploi à un nombre sans cesse grandissant non pas d'acteurs québécois, mais à tout le moins de cameramen, d eclairagistes ou d’accessoiristes d’ici.Le nombre de membres et de permissionnaires du Syndicat des techniciens du cinéma et de la vidéo du Québec (STCVQ) a par exemple plus que triplé durant la même période, passant de 929 en 1992 à 3399 en 2000.La masse salariale, que l’on juge constituée à moitié par les revenus apportés par les productions américaines, a été quant à elle multipliée par cinq en grimpant de 14 millions à 73 millions.«C’est le jour et la nuit entre les productions américaines et les productions québécoises, explique la directrice générale du STCVQ, Catherine Loumède.Une production québécoise comptera en moyenne une cinquantaine de techniciens alors qu’il n’est pas rare de voir une production américaine en engager plus de 200.Leurs méthodes de travail ne sont pas nécessairement différentes mais elles disposent de moyens qui n’ont aucune commune mesure avec celles d’ici.La durée de leur tournage est aussi beaucoup plus longue.» Les pour et les contre Cette importance croissante du cinéma américain ne va pas sans s’attirer des critiques.Les critiques les plus souvent entendues sont la hausse des coûts de la main-d’œuvre et des sites de tournage que subissent les producteurs d’ici.Alors que certains reprochent aux Américains d’accaparer les meilleurs techniciens, d’autres disent avoir aussi remarqué que la brusque augmentation du nombre de techniciens a eu pour effet d’en réduire quelque peu la qualité.On déplore également que les Américains se limitent généralement à effectuer leurs tournages au Québec, préférant toujours réaliser les effets spéciaux, la bande sonore ou le montage chez eux, à Hollywood.«Au total, cette présence a surtout des effets positifs, estime tout de même la porte-parole de l’Association des producteurs de films et de télévision du Québec, Céline Pelletier.En plus de donner de l’emploi à nos techniciens, elle leur permet d’aller chercher une compétence et une expertise uniques sur de grandes productions dont ils font profiter ensuite nos réalisateurs.» André Lafond se montre encore plus catégorique.«La présence du cinéma américain amène un volume de tournage et des budgets qui nous permettent de nous offrir de l’équipement, des studios, des laboratoires que l’on n’aurait tout simplement pas eu les moyens de se payer autrement.Sans cette présence, Montréal serait aujourdhui un petit centre de production régional à la remorque de Toronto.» Robert De Niro dans The Score CLflUOIE OSSARD UGC • llyoflfv Mou Mrihied Hrssoviiz .LE FILM QUI A BATTU IE RECORD DU BOX-OFFICE FRANÇAIS AU QUÉBEC CHOISI POUR REPRESENTER U FRANCE AUX OSCARS 'Frifmlcitx "Destin 'Po'iUtin 7.-.», Jiii-Piiwi Jtiiti lieisen .» h = «•'- - r .&ML2S : :.v ' ¦ « ::r m Toumate du film Heist TAKASH I REUTERS La présence du cinéma américain amène un volume de tournages et des budgets qui nous permettent de nous offrir de l’équipement, des studios, des laboratoires que Von n’aurait tout simplement pas eu les moyens de se payer autrement.Salade californienne Montréal, après une année difficile, voit revenir les tournages américains dans ses parages.Plusieurs stars, de Julia Roberts à Angelina Jolie et Nicole Kidman en passant par Anthony Hopkins et Billy Bob Thornton, sont sur notre macadam ou arriveront bientôt.Par-dessus tout, ces étoiles ramènent dans leur sillage la manne hollywoodienne aux précieuses retombées économiques dont notre métropole se montre si friande.Voici un jxnit aperçu du menu californien de la saison.Beyond Borders, de Martin Campbell (le cinéaste de Vertical Limit), est en tournage à Montréal depuis le 16 décembre et sans doute jusqu'au début mars.Mettant en scène Angelina Jolie et Clive Owen, ce film (dont Oliver Stone est un des coscénaristes) raconte les amours tumultueuses à Londres, en 1984, d’une Américaine, bonne épouse, qui fait la rencontre d'un médecin (Clive Owen), champion d'une cause humanitaire qui saura toucher le cœur de la belle.Tout ne seta pas tourné à Montréal puisque certaines scènes du film auront pour cadre l'Australie, la Grèce et la Nouvelle-Zélande.En tournage depuis le 22 janvier et jusqu’au 11 mars, Ixvity, d’Ed Solomon, raconte la rédemption d’un criminel (Billy Bob Thornton) qui, à l’âge de 16 ans, a été emprisonné pendant près de 20 ans pour le meurtre d'un jeune garçon.11 se réhabilitera à sa sortie en volant au secours de la sœur de sa victime (Holly Hunter), aux prises avec des problèmes de drogue.Morgan Freeman fait partie de la distribution en prédicateur qui vient en aide aux jeunes délinquants.Depuis décembre et jusqu'à la fin mars, l’acteur George Clooney tourne son premier long métrage à Montréal.Confessions of a Dangerous Mind, porte à l’écran la double vie de Chuck Barris, célèbre producteur américain de jeux télévisés au cours des années 79 et figure de la pop culture, mais également agent de la CIA.Sam Rockwell incarne le héros, mais Clooney joue aussi dans son propre film (en agent de la CIA).A leurs côtés: Julia Roberts et Drew Barrymore.Du 18 mars à la fin mai sera tourné The Human Stain, de Robert Benton (le cinéaste de Kramer vs Kramer), donnant la vedette à Anthony Hopkins, Nicole Kidman et Gary Sinise.Adaptée d’un roman de Philip Roth, l'histoire, évoquée par la bouche d’un écrivain, suit les déboires d’un professeur de littérature (Hopkins) dans une petite ville des années 90.Expulsé de son collège, en deuil de son épouse, il fera la rencontre d’une femme de ménage plus sophistiquée que d’autres puisqu’elle est incarnée par nulle autre que la belle Nicole Kicîman.A Montréal à partir du 8 avril, Timeline, de, Richard Donner, est un film qui saute du Moyen Âge à aujourd’hui en un petit voyage dans le temps, un peu comme dans Les Visiteurs mais sans l’aspect comédie.O.T.: Matthew Perry, Bruce Willis et Amanda Peet dans The Whole Nine Yards silences et cris Jim Caviezel et Dagmara Dominozyk dans The Count of Monte Cristo \l RI K I W VTSON Par ailleurs sur les écrans Alexandre Dumas à Hollywood THE COUNT OF MONTE CRISTO Realisation: Kevin Reynolds.Scenario: Jay Wolpert, d’après le roman d’Alexandre Dumas père.Avec Jim Caviezel, Guy Pearce, Richard Harris, Dagmara Dœ minczyk.Image: Andrew Dunn.Montage: Stephen Seine!, Jonathap Gliekman.Musique: Edward Sheannur.Etats-Unis, 2(X)2,118 minutes.ANDRÉ LAVOIE Certains téléromanciers québécois affirment un peu vile que des écrivains français du XIX' siècle, auteurs de roman feuilleton, se précipiteraient aujourd’hui même à Radio-Canada pour écrire des téléséries.A voir le déluge d’adaptations cinématographiques des œuvres d’Alexandre Dumas père par Hollywood {The Man in the Iron Mask, The Musketeer), on serait plutôt porté à croire qu'ils préféreraient, et de loin, les douceurs de la Californie.Il y a bien des raisons d’éprouver les pires craintes devant Ihe Count of Monte Cristo, cette nouvelle mouture du roman de Dumas qui fascine depuis toujours.On ne compte d'ailleurs plus les films inspirés des aventures d’Edmond Dantès et plusieurs ont encore en mémoire la merveilleuse série de Josée Dayan mettant en vedette Gérard Depardieu et Ornella Muti.Que Kevin Reynolds {Robin Hood: Prince of Thieves, Waterworid) daigne s’y intéresser rend l'entreprise suspecte.Evidemment, affirmer que cette adaptation elliptique et clinquante est de loin supérieure à ce qu’il a pu commettre auparavant ne dit pas grand-chose sur les limites de ce Monte Cristo.On retrouve bien sûr les principaux épisodes connus de cette histoire rocambolesque, où la mise en scène des souffrances pour l’expiation des fautes commises par les faux amis d'Edmond Dantès (Jim Caviezel) constitue un véritable plaisir pervers.Victime de la jalousie de Fernand de Mondego (Guy Pearce) pour obtenir les faveurs de Mercedes (Dagmara Dominczyk), le grand amour de Dantès, et de l’ambition de Villefort (James Frain), l’honnête homme échoue dans les cachots du château d’If qui, comme on le sait, n’a de château que le nom.Grâce à un providentiel compagnon de cellule, baria (Richard Harris), qui va lui fournir instruction et richesse, et un compagnon de route fidèle, Jacopo (luis Guzman), Dantès va orchestrer une vengeance à la mesure de sa colère et de ses moyens financiers.Si Reynolds ne possède plus l’excessive marge de manœuvre de l’époque Waterworid, il mise tout de même sur un héroïsme grandiloquent (Caviezel a moins des allures de comte que de carte de mode) et des effets de mise en scène tape-à-l’œil (l’arrivée de Monte-Cristo devant le gratin parisien en montgolfière et accompagné de trapézistes semblant tout droit sortis du Cirque du Soleil), sans doute pour compenser une distribution solide (en particulier Richard Harris, le seul à sortir intact et digne de cette production sans imagination), cependant sans grande vedette.Mais qui peut bien réclamer Kevin Costner?Ramener à moins de deux heures un roman qui comprend des péripéties à répétition impose des contraintes que Reynolds et le scénariste Jay Wolpert ne réussissent à contourner qu’à moitié.Ijc rythme est forcément inégal (l'épisode du château d’tf s’étire alors que les règlements de comptes du faux comte sont trop vite expédiés) et le film souffre constamment de ces raccourcis où les acteurs ne deviennent que des caricatures, des porte-étendards de la cupidité, une incarnation sans subtilité de Guy Pearce, ou de la fidélité amoureuse un peu niaise, ici défendue mollement par Dagmara Dominczyk.Depuis que sa présence magnétique a fait forte impression dans The Thin Red Line de Terrence Malick, Jim Caviezel s’est vite taillé une place dans des productions plus ambitieuses sur le plan financier, mais qui font moins appel à son talent indéniable qu’à son regard incandescent.On lui avait pardonné ses incartades avec Jennifer Lopez {Angel Eyes), mais devant The Count of Monte Cristo, notre mansuétude se fait moins grande.Quant à Kevin Reynolds, après des échecs artistiques et financiers à répétition, adapter le roman d’Alexandre Dumas père apparaissait sans doute une manière comme une autre de payer ses comptes.[ Il UOIUIIMIIOH UNE création oc GILLES MRHEU 7 RU 24 FÉVRIER fl 20H30 mi VVlfUB WQHSNfl WMKjxaMiimMUSniianiiiiiGPHffigit__ m '***»« rsco vjvr s=s- SBSSL.’yiVR^ A L* AFFICHE I ?-FAMOUS PLAYERS-1 i FAMOUS PLAYERS-1 FAMOUS PLAYERS 1 PARISIEN ?I [CENTRE LAVAL71 [pÔiNTE-ClÂiReVI iH Uaheu nous revient entier, Mnheufait un retew tant i fait réussi’ m>n «mm-csm*.r«t M* m^nmr i« mim ".
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