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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2002-03-29, Collections de BAnQ.

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PROCHE-ORIENT MURDOCH VILLE Arafat appelle au cessez-le-feu; Israël rejette le plan saoudien Page A 5 A ti Noranda ferme la Fonderie Gaspe Page B 5 w w w .1 t'(l e v o i r .c o ni ?LE DEVOIR V o L .X C I ! 1 NT 0 6 8 ?L E V E N D R E D I 2 I) M A R S 2 O O 2 8 7 TANKS» I $ Plus de souplesse pour les universités Québec sera tolérant envers celles qui ne respecteront pas les contrats de performance MARIE ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Tout indique que le nouveau ministre de l’Éducation, Sylvain Simard, sera clément à l'endroit des universités qui n’atteindront pas les cibles du contrat de performance signé par son prédécesseur, François Legault, et qu’Ù jouera la politique de la souplesse en donnant sa chance au coureur au lieu de le pénaliser financièrement À Paris, la guerre aux voitures ne fait que commencer CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR Paris — «]e ne travaille pas pour toi et ta Safrane.Je travaille pour tes électeurs.Eux prennent l’autobus, et aujourd'hui, ils roulent mieux.» C’est ainsi que le nouveau maire de Paris, Bertrand Delanoë, a répondu à un maire de banlieue qui se plaignait du trafic provoqué par l’apparition, l’été dernier, de voies protégées sur les deux principales artères de la rive droite.Rivoli et Sébastopol.Imaginez qu’on déménage en pleine nuit, sur les rues Sainte-Catherine et Saint-Denis par exemple, la voie actuellement réservée aux autobus sur le boulevard Pie-K.Voilà la petite révolution qui s’est produite l’été dernier à Paris.L’initiative a immédiatement fait jaillir de ses gonds l'automobiliste parisien, qui n’est pas particulièrement réputé pour sa courtoisie.Soutenues par les élus de droite, les associations d'automobilistes ont prédit la pire héçatombe.A la surprise de tous, le cataclysme annoncé ne s'est pas produit.Les automobilistes ont fini par s’y faire.Ils ont réduit leur vitesse ou modifié leur trajet.Étrangement, le trafic ne s’est pas reporté sur les voies parallèles.La vitesse des bus a par contre été doublée et les cyclistes parisiens découvrent pour la première fois de leur vie le plaisir de rouler en ville en toute sécurité.Ces voies réservées sont devenues depuis quelques mois le symbole de la guerre aux voitures qu’entend intensifier la nouvelle administration parisienne, élue il y a à peine un an.D faut savoir que quelques voies réservées étaient auparavant délimitées par un simple trait de peinture.Résultat: elles étaient obstruées en permanence.La construction de murets de béton permet dorénavant de traverser la ville en bus presque aussi vite qu’en métro.La capitale a fait d'une pierre deux coups puisqu’elle oblige ainsi les automobilistes à respecter les pistes cyclables, autrefois transformées en terrains VOIR PAGE A 8: PARIS TRANSPORTS LE DEFI DES VILLES CULTURE Bernard Labadie à la direction artistique de l’Opéra de Montréal Bernard Labadie sera nommé mercredi prochain au poste de directeur artistique de l’Opéra de Montréal.Selon les informations obtenues par Le Devoir, l’actuel directeur musical et artistique des Violons du H Roy et du chœur La Chapelle de Québec, ensembles dont il est le fondateur, remplacera le controversé Bernard Uzan, qui a quitté l’organisme l’année dernière après 13 ans à sa tète.Depuis plusieurs semaines, les rumeurs allaient bon train quant aux noms des candidats pressentis, tous prestigieux, actifs à l’étranger comme au Québec.Bernard Labadie est également directeur artistique et musical de l'Opéra de Québec.Lors du dévoilement de la prochaine saison de l’Opéra de Montréal, le 19 mars dernier, la directrice générale de l’organisme, Kim Gaynor, avait pourtant laissé entendre que le processus de nomination n’allait être complété que d'ici un mois.¦ Nos informations en page B 7 INDEX Annonces.A 4 Avis publics.B6 Bourse.B 4 Cinéma.B 8 Culture.B 7 Économie.B 5 Éditorial.A 6 <3 Idées.A 7 Monde.A 5 Mots croisés.A4 Météo.B 2 Cest la vie.B 1 Sports.B 6 Télévision.B 7 «Je ne peux pas dire que des sommes seront retenues», a expliqué Nicolas Girard, attaché de presse du ministre Simard.«Pourra-t-il y avoir des modifications au contrat de performance?Est-ce qu’on révisera ou réajustera le financement en tenant compte de la réalité?On verra dans chacun des cas.» Alors que le contrat de performance avait été présenté comme une mesure de discussion permettant la retenue des sommes advenant le non-respect de l’entente contractuelle, il semble que les réponses soient aujourd’hui très floues quant aux mécanismes prévus afin d'assurer l’imputabilité des universités.Au fil du temps, la mesure qui avait à l'époque suscite un mouvement de protestation lié à cette base de financement conditionnel s'assouplit curieusement.Alors que 2001-02 est la première véritable année d’application du mode de financement conditionnel — 80 des 120 millions du réinvestissement de cette année sont liés à l’atteinte des objectifs du contrat de performance —, le ministère refuse d’évoquer le cal- cul auquel il a pensé pour diminuer l'enveloppe d'un établissement advenant le non-respect des cibles prévales.«Notre façon de procéder quand les cibles ne seront pas atteintes sera dévoilée au moment où nous ferons connaître le bilan final des rapports des universités», a expliqué le porteparole du ministre.les contrats de performance, mesure d’imputabilité basée sur le principe du «donnant-donnant» à la- VOIR PAGE A 8: UNIVERSITÉS Heureux d’un printemps.¦ AGENCE FRANCE-PRESSE CE JEUNE hindou au visage couvert de poudre n'a pas été épargné par les réjouissances qui marquent l’arrivée du printemps en Inde.Chaque année, le Holi Festival est célébré dans l’enthousiasme partout au pays.Pour respecter la tradition hindoue, les participants doivent se barbouiller les uns les autres de poudres colorées.Sondage I-éger Marketing -Le Devoir - The Globe and Mail L’effet Harper est négligeable Le Parti libéral de Jean Chrétien continue de dominer sans partage le paysage politique canadien ROBERT DUTR1SAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La course au leadership de l’Alliance canadienne et la consécration de Stephen Harper à sa tête ont eu un effet négligeable sur les appuis que recueille cette formation politique de droite.Avec 44 % des intentions de vote, le Parti libéral de Jean Chrétien continue de dominer sans partage le paysage politique canadien.C’est ce que montre un sondage Léger Marketing-Le Devoir-The Globe and Mail effectué auprès de i.r)03 répondants au C anada entre le 20 mars, jour de victoire de Stephen Harper, et le 24 mars dernier.Un tel sondage comporte une marge d’erreur maximale de 2,6 %, 19 fois sur 20.Avec son nouveau chef, l’Alliance canadienne obtient 13 % des intentions de vote, contre 10 % en mai 2(X)1, ce qui se situe dans la marge d’erreur du sondage.Le parti de Stephen Harper demeure toujours au troisième rang, derrière le Parti conservateur de Joe Clark qui se maintient à 16 %.Le NPI) recueille un maigre 10 % des intentions de vote, contre 9 % il y a sept mois.A l’échelle canadienne, l’appui au Bloc québécois demeure stable à 9 %.Enfin, 8 % des répondants optent pour d’autres formations politiques.VOIR PAGE A 8: HARPER INTENTIONS DE VOTE AU FÉDÉRAL Canada Québec PLC 44% 46% PC 16% 4% AC 13% 2% NPD 10% 4% BQ 9% 37% Autres 8% 7% Le secret du sourire d’Amélie Poulain MARTIN BILODEAU Qui oubliera le sourire d’Amélie Poulain découvrant l’identité du mystérieux inconnu dont les photos parcouraient l’album de Nino Quincampoix?L’homme au crâne rasé et à la mine patibulaire, qui servit de fil d’Ariane dans le labyrinthe montmartrois des amoureux joués par Tautou et Kasso-vitz, était en fait le réparateur du photomaton.Le rôle étant muet, personne ne sait, même ici, que Marc Amyot, alias «l’inconnu», est un Québécois en exil.Né à Beauharnois d’un père ingénieur a HydroQuébec et d’une mère d’origine irlandaise, Marc Amyot est l’un des derniers beamiks.La route est sa maison; Jack Kerouac, son maître à penser.S’il donne l’impression de s’être posé pour de bon, l’an dernier, dans une ancienne usine de Montreuil dont il a de ses propres mains converti un espace en loft avec sa conjointe artiste-peintre, U a encore, dit-il, le mouvement dans le sang.Celui qui fut ouvrier à la Baie-James, étudiant à l’option théâtre de Saint-Hyacinthe et garçon au pair dans une famille française peu après avoir complété une formation à la prestigieuse école de Jacques Lecoq.Aujourd’hui, Amyot parcourt les routes de France avec une troupe de théâtre de rue, à bord de son pick-up Peugeot 403, sorte de taxi-brousse qui semble avoir été parachuté par accident dans sa cour en asphalte.Quand on l’aperçoit, tra-' d( Marc Amyot versant Paris au volant de ce pétaradant carrosse bleu ciel millésimé 1963, un casque d’aviateur à la Jimmy Stewart moulant son crâne rasé, on pense à la surprise que Jean-Pierre Jeunet a dû éprouver à l’époque du casting de La Cité des enfants perdus, dans lequel Amyot jouait un des clones de Dominique Pinon.De cette expérience est née une amitié complice entre le comédien et Jeunet, entretenue par des rencontres sporadiques sur les plateaux de pub et les séances de casting.C’est dans un de ces s’est définitivement exilé en France en 1986, lieux, peu avant le VOIR PAGE A 8: SOURIRE LE DEVOIR.LE VENDREDI 29 MARS 2 0 0 2 A 2 LES ACTUALITES Enquête sur Gaétan Frigon Le détective privé aurait préféré rester dans l’ombre KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le détective privé impliqué dans l’enquête menée sur Gaétan Frigon, Claude Sarrazin, de la firme Sir-co, se dit dépassé par les répercussions du dossier.Joint par Ix Devoir au Costa Rica, M.Sarrazin n’a pas caché être particulièrement embêté par le fait que ce soit •‘‘la” nouvelle au Québec présentement».•Je ne comprends pas ce qui se passe.Ça me dépasse un peu.Je ne suis pas un habitué de la scène politique», a expliqué le détective.L’agence d’investigation Sirco est spécialisée en enquêtes dans le secteur industriel: enquête sur des vols, des fraudes ou des problèmes de stupéfiants dans les entreprises, par exemple.Ijcs tarifs horaires exigés varient entre 45 $ et 150 $ selon la complexité des dossiers et l’ampleur des recherches.M.Sarrazin a d’ailleurs reconnu qu’il risque d’avoir de la difficulté à se faire payer pour le travail effectué.•C'est un problème possible parmi tant d’autres, a-t-il laissé tomber.Au point de vue de l’image, aussi.J’ai lu une copie de votre article [de samedi dernier], ce n’est pas ce qu’il y a de plus flatteur.C'est sûr que pour la clientèle et une business qui essaie de prendre son essor, ce n’est pas l’idéal.» M.Sarrazin n’a jamais voulu confirmer au cours de ce bref entretien l’identité de ses clients ni la teneur exacte du mandat reçu.•Je ne veux absolument rien dire.Je vais me retrancher derrière mon secret professionnel jusqu à ce qu’on m'explique ce qui se passe», a-t-il tranché.De son côté, le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, qui était de passage hier dans la circonscription d’Anjou, où se déroule une élection partielle, a refusé de confirmer que l’agence d’investigation Sirco est impliquée dans l’affaire.Chose certaine, comme l’indiquait la semaine dernière au Devoir le chef de cabinet de M.Charest, Ronald Poupart, la rencontre du 14 décembre au cours de laquelle lui et son collègue R erre Bibeau ont pris possession du rapport d’étape s’est déroulée boulevard Pie-IX, ce qui correspond à l’adresse de la résidence de M.Sarrazin.Ce rapport sera d’ailleurs remis aux avocats de Gaétan Frigon.Ronald Poupart et l’organisateur Pierre Bibeau ont annoncé hier qu’ils se soumettent ainsi à la mise en demeure des avocats de l’ex-p.-d.g.de la SAQ.Dans un bref communiqué, les deux responsables libéraux ont affinné que «cette documentation ne contient aucune information qui révèle quoi que ce soit sur la vie privée de M.Frigon ou de sa conjointe».Dès que U Devoir a, révélé, samedi dernier, que M.Frigon et la société d’Etat qu’il dirigeait jusqu’à tout récemment faisaient l’objet d’une enquête, le principal intéressé a affirmé que ses droits fondamentaux étaient ainsi violés.Jean Charest a réitéré que le PLQ n’avait ni mandaté ni payé qui que ce soit pour mener une enquête.«Chez nous, les gens ont agi de façon responsable.Ils ont reçu des informations qu’ils n’avaient pas sollicitées et ils ont jugé qu 'elles n étaient pas d’intérêt public et qu 'elles n 'étaient pas crédibles Et l’affaire s’est arrêtée là», at-ü affirmé.Terrain de 1,7 million La SAQ ignorait les règlements municipaux MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La SAQ qualifie de «très raisonnable» le prix payé, soit 1,2 million de dollars avant une décontamination au coût de 530 000 $, pour un terrain adjacent à son siège social, qui ne pourra toutefois pas servir au projet d’agrandissement d’abord prévu par la société d'Étal Au départ évalué à 15 millions, ce projet comprenait un stationnement en surface alors que la Ville de Montréal interdit ce genre de pratique depuis dix ans.•La SAQ a récemment appris que la Ville de Montréal ne permet plus le stationnement en surface, ce qui nous oblige à construire un stationnement souterrain de quatre étages Le coût du projet, qui se situe maintenant autour de 42 millions de dollars, est donc plus élevé que ce qui était estimé au départ.C’est pour cette raison que nous étudions en ce moment d’autres solutions possibles», a fait savoir la SAQ par voie de communiqué hier.Après vérification, il appert que la Ville de Montréal interdit les nouveaux stationnements en surface depuis 1992.Selon la directrice des communications de la SAQ, Louise Dostie, il s’agit d’un malentendu avec la Ville.«Sans douter de la bonne foi de la Ville, si la SAQ avait su [cela] et si les choses avaient été si claires que ça, pensez-vous qu ’on aurait élaboré ce projet?» La SAQ a déboursé 1,2 million en décembre 2000 pour ce terrain de 73 000 pieds carrés, situé rue De Lo rimier, tout près de son siège social du Pied-du-Cou-rant, à Montréal, où eDe souhaitait construire un édifice à vocation mixte comprenant des bureaux et une nouvelle enseigne, Découvertes, destinée à des vins provenant de partout sur la planète.Ce terrain vient d’être décontaminé par la SAQ au coût de 530 000 S.Classé monument patrimonial, le lot a été vendu en 1997 aq coût de 10 000 $ à un homme d’affaires de Québec.A la suite de l'incendie qui a détruit l’usine de peinture qui s’y trouvait, sa valeur industrielle était évaluée à 132 000 $.En septembre 1999, les dirigeants de la SAQ ont demandé à une firme d’évaluateurs de faire rapport sur la valeur commerciale du terrain.Verdict: entre 900 000 $ et 13 million.La SAQ a fait une première offre d’achat à 900 000 $ et l’a obtenu pour 12 million.Interrogée par le député libéral Jacques Chagnon à l’Assemblée nationale hier, la ministre des Finances, Pauline Marois, a conclu à la sagesse de la SAQ, qui «s’est adressée à une firme qui a les compétences pour évaluer un tel bien et ensuite lui faire des recommandations».Selon Mme Marois, «à Montréal, dans ce secteur, un terrain de 73 OOO pieds carrés vaut plusieurs millions de dollars».La SAQ n’a pas indiqué hier si elle comptait s’en départir puisque son projet d’agrandissement est désormais «reporté à une date indéterminée».Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal, (Québec) H2Y 1B6 Nom et Nature de Endroit adresse la demande d'exploitation du requérant 9110-5882 Québec 3 Restaurants 1900, bout inc.pour vendre St-Joseph RESTAURANT IL dont 1 sur ter Lachine FORNETTO-RESTO / rasse (Québec) BAR IL FORNETTO 1 Bar sur terras- H8S 2N5 1900, boul.St-Joseph Lachine (Québec) H8S2N5 Dossier: 273-t:40 (suite à une cession) Restaurant Verses 2 Restaurants 100-102, rue pour vendre 1 Bar St-Paul Ouest Montréal (Québec) H2Y1Z3 1 Restaurant pour vendre 2 Bars dont 1 sur terrasse 1 Bar avec autorisation de spectacles sans nudité (suite è une cession) 1 Restaurant pour vendre 450, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3A 2T4 inc.RESTAURANT BAR VERSES 100-102, rue St-Paul Ouest Montréal (Québec) H2Y 1Z3 Dossier: 280-321 Chip Reit no.37 operations ltd HÔTEL DELTA MONTRÉAL 450, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3A2T4 Dossier: 353 821 9113 9865 Québec inc.RESTAURANT 0 RENDEZ-VOUS 4190, Grande Allée Greenfield Park (Québec) J4V 3N2 Dossier: 671-420 9111 9693 Québec 1 Restaurant 4767, rue Ste- inc.pour vendre Catherine Est RESTAURANT AU 1 Bar Montréal SOMMET (suite à une (Québec) 4767.rue Ste- cession) HIV 1Z5 Catherine Est Montréal (Québec) HIV 1Z5 Dossier 748-400 Marcel Boudreau 1 Restaurant 4985, rue RESTAURANT CHEZ pour vendre sur Dunn terrasse Montréal (Québec) H4E 1C3 4190, Grande Allée Greenfield Park (Québec) J4V 3N2 MA TANTE 4985, rue Dunn Montréal (Québec) H4E 1C3 Dossier 766-659 9113-4353 Québec 1 Bar 662,90e Addition 1 Bar Avenue avec danse et LaSalle spectacles sans (Québec) nudité H8R 3A1 (suite à une cession) 1 Restaurant pour vendre CLUB DE BILLARD LASALLE 662, 90e Avenue LaSalle (Québec) H8R 3A1 Dossier : 882 084 Charcuterie B.E.SJ.INC CHARCUTERIE B.E.SJ.INC 8500, boul.Taschereau, Local 20 Brassard (Québec) J4X 2T4 Dossier: 925 560 9091 8285 Québec inc.RESTAURANT SALON GLO 5840, boul Taschereau Brassard (Québec) J4W 1M6 Dossier 1045 616 9027-3400 Québec Permis addi inc.B ING BANG BILLARD 11906-11908 et 11924, rue Notre-Dame Est Montréal (Québec) H1B2Y3 Dossier 1215 730 8500, boul.Taschereau, Local 20 Brassard (Québec) J4X 2T4 Addition d'au- 5840, boul.tonsation de Taschereau spectacles sans Brassard nudité dans 1 (Québec) Bar J4W1M6 11906-11908 bonne! et 11924, rue 1 Bar sur terras- Notre-Dame se Est Montréal (Québec) H1B2Y3 9114-4204 Québec inc.BAR CENTRO-FLY 3603, boul Saint Laurent Montréal (Québec) H2X2V5 Dossier: 1264-951 9108 2456 Québec Inc.VAN HOUTTE ST-DENIS 1615, St Oems Montréal (Québec) H2X 3K3 Dossier: 1275 288 9103-9487 Québec 1 Restaurant 619, rue inc pour vendre sur Principale RESTAURANT LA terrasse laval BELLE PROVINCE (Québec) 1 Bar avec 3603.bod.spectacles sans Saint-Laurent nudité et addh Montréal tion d"autorisa- (Québec) tton de danse H2X 2V5 (suite è une cession) 1 Restaurant 1615.St pour vendre Denis 1 Bar sur terras Montréal se (Québec) H2X 3K3 619, rue Principale Laval (Québec) H7X 1C7 Dossier: 1429-034 9073-0078 Québec inc.CAFÉ BISTRO LE VA-ET-VIENT 3706, rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H4C 1P7 Dossier: 1587-237 9111 7762 Québec inc.PUB 66, boul.Industriel, Local 113 Saint-Eustache (Québec) J7R 5C2 Dossier: 1613 637 mgement d capacité de 1 Notre-Dame Restaurant pour Ouest vendre avec Montréal spectacles sans (Québec) nudité H4C1P7 Changement de catégorie 1 Restaurant pour vendre avec autorisation de danse et spectacles sans nudité à 1 Bar avec autorisation de danse et spectacles avec nudité et ajout d'autorisation de projection de films Changement de catégorie de 1 Restaurant pour vendre à 1 Bar et addition d'autorisation de danse, projection de films et spectacles avec nudité Changement de catégorie 1 Restaurant pour vendre sur terrasse à 1 Bar sur terrasse addition d'autorisation de 66, boul.Industriel, Local 113 Saint- Eustache (Québec) J7R 5C2 danse et projection de films et spectacles avec nudité dans un Bar existant Normand Nadeau, 1 Restaurant 1870, rue pour une compa- pour vendre Grisé gnie à être formé O'MADEUNOT avec autorisation de danse Longueuil (Québec) 1870, rue Grisé et spectacles J4N 2H8 Longueuil (Québec) sans nudité J4N 2H8 2 Bars dont 1 Dossier: 1891-142 sur terrasse 9114-1788 Québec 1 Restaurant 333, rue de la inc.pour vendre 2 Bars sur ter- Commune LE CAFÉ DES Ouest ÉCLUSIERS rasse dont 1 Montréal 333, rue de la avec spectacles (Québec) Commune Ouest sans nudité et 1 H2Y 2E2 Montréal (Québec) Bar H2Y 2E2 (demande Dossier.1891-316 amendée) Daniel Cauderan et Changement 129, boul Danielle Cauderan permanent Sainte-Rose (Gourmandises des d'endroit d'ex- Laval milles iles S.E.N.ploitation de 1 Restaurant pour (Québec) c.) H7L 4H5 GOURMANDISES servir du 214, DES MILLES ILES bl.labelle à 129, boul.Sainte- Laval au 129, Rose bl.Ste-Rose à Laval (Québec) H7L 4H5 Dossier: 1891 795 Laval René C.Viau (pour 1 Restaurant 1155, rue une compagnie à être formée) pour vendre Metcalfe, Bureau 35 ACCESS ASIA Montréal SIGNATURE (Québec) 1155, nie Metcalfe, H3B 2V6 Bureau 35 Montréal (Québec) H3B 2V6 Dossier: 1892-603 Albert Kwan (pour une compagnie à être formée) AQUARIUM CAFÉ 2923, rue Masson Montréal (Québec) H1Y 1X5 Dossier 1892-660 HOtel Nelligan me.HÔTEL NELLIGAN INC.106.rue St P»ul Ouest Montréal (Québec) H2Y 1Z3 Dossier: 1892-678 9108-3675 Québec inc PAMPLEMOUSSE 1780, rue Pierre Péladeau Laval (Québec) H7T2Z1 Dossier: 1892 686 1 Restaurant 2923, rue pour vendre Masson 1 Bar sur terras- Montréal se (Québec) H1Y 1X5 1 Bar mini Bar 106, rue St- dans les Paul Ouest chambres Montreal 1 Bar sur terras- (Québec) se H2Y1Z3 1 Bar avec 1780, rue danse Pierre 1 Bar sur terras- Péladeau (Québec) H7T2Z1 Québec b E On prépare l'avenir La qualité de Pair s’améliore LOUIS-GILLES FRANCŒUH LE DEVOIR Une étude d’Environnement Canada divulguée hier indique que les concentrations de dioxines et furannes cancérigènes dans l’air de Montréal et de Jonquière ont diminué d’environ 50 % depuis 1995-96.Cependant, confirmait André Germain, le signataire principal de cette étude fédérale, Jonquière conserve vraisemblablement la palme canadienne des concentrations d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans l’air ambiant Plusieurs des molécules de la vaste famille des HAP, dont tout particulièrement les benzo (a) pyrène ou «B(a)P», sont des molécules cancérigènes avérées.Les niveaux de HAP sont d’ailleurs équivalents à Chicoutimi et à Jonquière, mais plus élevés que ceux de Montréal.•Lorsque nous regardons les valeurs journalières [en HAP], la valeur la plus élevée a été mesurée à Jonquière et cette valeur est environ six fois plus haute que la plus forte valeur obtenue à Chicoutimi.La proximité de l’aluminerie [d’Alcan] et la direction des vents dominants sont responsables de ces résultats», lit-on dans le rapport La plus haute valeur de HAP a été mesurée à Jonquière alors que la station d’échantillonnage se trouvait sous le vent de l’aluminerie pendant 18 des 24 heures d’échantillonnage.Néanmoins, des progrès considérables ont été accomplis pour contrôler les émissions régionales de HAP note le rapport En effet «entre 1989-90 et 2000-01, nous avons observé une baisse de 96 % pour le B(a)P et de 85% pour les HAP de Jonquière; à Montréal, les baisses sont de 27 % et de 60 % respectivement.» L’étude d’Environnement Canada constitue le «suivi» d’une autre, divulguée en 1998, sur les concentrations de dioxines et furannes dans les grandes villes canadiennes.Les dioxines forment une famille chimique de 210 molécules dont 17 font partie des pires cancérigènes présents sur la planète.Ils font partie de la «Dirty Dozen» dont la communauté internationale préconise par traité l'élimination prioritaire partout sur la planète en raison de leur persistance séculaire dans l’environnement Le poêle à bois Les résultats du suivi fédéral indiquent qu’à la fin d’août, les concentrations les plus élevées de dioxines et furannes se retrouvaient à Saint-Ignace-de-Loyola, sous le vent des cheminées des fonderies de Sorel, à Montréal près de l’intersection Décarie-Métropolitain et à la station située en milieu rural près de Jonquière.En décembre, les concentrations avaient augmenté partout, sauf à Montréal où elles équivalaient encore à celles d’août.Cependant, aucune des concentrations mesurées dans ces trois villes en hiver ne dépasse la moitié des concentrations de dioxines et furannes relevées dans le quartier Riviè-re-des-Prairies, dans l’est de Montréal, en raison de l’usage immodéré de poêles à bois à combustion lente.En somme, les résidants de ce quartier de banlieue respireraient la moitié moins de toxiques cancérigènes s’ils vivaient à l’intersection des autoroutes Décarie et Métropolitain! Le chauffage au bois est aussi le premier facteur mis en cause pour expliquer les taux élevés de dioxines et furannes relevés à Jonquière.Remise des notes Les professeurs de l’UQAM manquent de rigueur MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR \ A la fin d’une session à l’UQAM, seulement 30 % des notes sont remises dans les délais prescrits par l’Université du Québec à Montréal, une situation qui affecte le cheminement universitaire des étudiants et qui serait causée par un problème «d’attitude» des professeurs et des chargés de cours.La question des retards et de l’importance des délais préoccupe l’UQAM depuis déjà trois ans, moment où l’ombudsman de l’établissement soulevait dans son rapport annuel l’importance d’agir pour éviter des «dommages importants aux étudiants».Déplorant le fait que les délais de remise des notes soient très souvent outrepassés, Pierre-Paul Lavoie précisait dans son rapport annuel de 1997-98 l’impact de ces retards sur les étudiants: «L’émission du grade peut être retardée; en cas d'échec, il peut y avoir des difficultés pour se réinscrire dans le respect des dates limites d’inscription; des répercussions fâcheuses peuvent survenir quant à des demandes d’emploi ou quant à l’aide financière.» Alertée quant à l’importance du problème, la Commission des études de l’UQAM a chargé en novembre dernier un groupe de travail d’étudier la question.«Il y a trois ans, on a commencé à quantifier l’ampleur du phénomène pour pouvoir être en mesure de s’y attaquer», note Claudette Jodoin, registraire à l’UQAM.Résultat: si à la session d’automne 1999 le quart seulement des notes étaient remises à temps, soit cinq jours ouvrables après la fin de la session, à l’automne dernier, ce pourcentage était de 30 %.Au début de la session d’hiver 2000, après les vacances de Noël, le pourcentage des notes remises était passé à 70 %, laissant encore 30 % des notes dans les fichiers des professeurs.Aux beaux jours du printemps, la situation est pire: si en 1999 23 % des notes étaient remises à temps à la fin de la session d’hiver, en 2001, ce pourcentage avait chuté à 21,5 %! «U groupe de travail conclut que les causes [des retards] reposent avant tout sur une question d’attitude, note-t-on dans le dernier numéro de LUQAM, revue institutionnelle.Selon le rapport, il existe à l’université une profonde méconnaissance de l’importance de respecter les délais de remise des notes.Ceux-ci semblent être perçus comme uniquement bureaucratiques alors qu’ils ont un impact sérieux sur le cheminement de l’étudiant.» •Un étudiant qui n’a pas sa note ne sait pas s’il peut suivre le cours suivant», explique la registraire Claudette Jodoin, qui ne peut chiffrer l'impact réel de ces retards mais affirme qu’il se traduit parfois en abandons de cours.Un travail de sensibilisation doit être poursuivi auprès des professeurs: on souhaite aussi offrir un mode électronique d’entrée de données pour accélérer le processus et un rappel à l’ordre écrit sera demandé aux doyens des facultés pour les faturs retards.Pesticides interdits Les horticulteurs s’inscrivent en faux LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Les horticulteurs se sont déclarés «déçus» hier de l’orientation adoptée par le Groupe de réflexion sur les pesticides, qui recommandait avant-hier au ministre de l’Environnement, André Boisclair, d’en bannir l’usage d’ici trois ans, sauf en cas de force majeure, sur les terrains publics et sur les terrains privés entretenus par des professionnels.L’Association des services en horticulture ornementale du Québec (ASHOQ), qui regroupe les principaux épandeurs professionnels, n’a pas évoqué l’impact économique potentiel de cette éventuelle politique sur ses membres.Elle a plutôt ironisé sur l’impact réel de cette politique: «Les municipalités qui prétendent bannir les pesticides ont dans leurs règlements tellement d'exceptions (golf, cultivateurs, citoyens qui achètent les produits en vente libre) qu’elles n’arrivent à bannir que de 1 à 2 % des pesticides utilisés sur leur territoire», estime l’ASHOQ.Selon cette association professionnelle, le rapport s’est mal orienté en considérant «l’entretien des végétaux comme un mal nécessaire ou une frivolité qu’il associe trop facilement à un mot fourre-tout, l’esthétisme».Les horticulteurs sont cependant d’accord avec la nécessité d’harmoniser les règles d’épandage et d'utilisation des pesticides en milieu municipal.Ils ne se prononcent pas cependant sur la possibilité que le rapport laisse aux municipalités d’adopter des règles plus sévères que les règles provinciales.Ils s’inquiètent cependant de l'appui du rapport à la «gestion environnementale» des parterres et jardins, qui consiste à s’interroger et à intervenir sur la cause des problèmes plutôt qu’à leur appliquer des remèdes chimiques.Cette solution ne sera pas applicable au Québec, soutiennent-ils, avant deux à cinq ans selon les cas.Les horticulteurs se disent enfin d’accord avec la nécessité de réduire l’usage des pesticides mais, ce qui freine cette réforme, à leur avis, c’est fondamentalement «la population, qui a des exigences démesurées quant à la qualité des aménagements paysagers».Sans abri et sans aide sociale PRESSE CANADIENNE Québec — Le quart des sans-abri ont des problèmes à toucher des prestations d'aide sociale parce qu’ils n’ont pas de domicile fixe, a laissé entendre la ministre de la Solidarité sociale, linda Goupil, à l'Assemblée nationale hier.-Il y a plus de 75 % des sans-abri qui.actuellement, affirment recevoir l'aide nécessaire», a déclaré Mme Goupil à un député qui l'interrogeait à ce sujet Le reste, donc 25 % des sans-abri, éprouverait des difficultés à percevoir de l’aide financière de dernier recours.La ministre Goupil a raconté que dans le cas des sans-abri qui n'ont pas d’adresse fixe, l'aide peut leur être prodiguée par le biais des organismes communautaires qui s’occupent d'eux, comme l’Accueil Bonneau, à Montréal.Le député Sirros a cité un récent jugement du Tribunal administratif du Québec (TAQ) qui a statué qu’un sans-abri avait droit à des prestations d’aide sociale même s’il n'avait pas de domicile fixe.La décision faisait suite à la plainte d'un sans-abri, qui a voulu taire son nom dans les médias, qui a vu ses prestations coupées en juillet 2001 par les services d'aide sociale sous prétexte qu’il ne pouvait pas fournir son adresse.La décision du tribunal établit que l’aide sociale de cet individu, soit 480 $ par mois, ne pouvait être réduite que de la tranche de 100 S calculée pour les frais de logement Mais on doit lui verser le reste, soit 380 $ par mois.% LE DEVOIR, LE VE V D RED! 29 M A R S 2 O O A 3 LE DEVOIR 1 m Christian R i o u x ?Pitié pour les fous Le terrible carnage qui s'est déroulé mercredi matin à Nanterre ne pouvait pas survenir à un pire moment Déjà en pleine psychose en ce qui concerne la sécurité publique, la France vient de connaître une des plus horribles tueries de son histoire récente.Aux petites heures du matin, Richard Durn a froidement abattu huit élus municipaux et en a blessé gravement 14 autres.Comme si cela ne suffisait pas, le forcené s’est finalement jeté hier du haut du quatrième étage du siège de la brigade criminelle où on l'interrogeait Tout cela sous le nez de la police.Le pays est d’autant plus retourné par cette succession d’événements que les politiques, en pleine campagne présidentielle, ne cessent d’exploiter le thè,me de l'«insécurité».A regarder chaque soir le petit écran, on se demande comment chacun peut se rendre au travail le lendemain matin sans être agressé, violé ou coupé en petits morceaux.Le soir du drame, le journal télévisé de la première chaîne française (TF1) n'a pas hésité à enchaîner aussitôt sur un fait divers.De petits baveux de banlieue avaient envahi le poste de police de leur quartier pour demander des comptes aux policiers sur trois de leurs camarades arrêtés plus tôt Malpolis et exdtés, ils auraient même saccagé un peu de matériel.Pas besoin d’être un expert en sémiologie pour saisir le message.Mais il n’y a pas que les médias en mal d’audience qui s’amusent à ce genre de raccourcis.Les corps de Nanterre n’étaient pas encore froids que le président Jacques Chirac les enrôlait dans sa campagne politique.«L’insécurité, ça va de l’incivilité ordinaire au drame que nous avons connu cette nuit», a-t-il déclaré.Et voilà comment le geste d’un tireur fou se retrouve dans le même panier que le vandalisme et le racket scolaire.L’exemple venait de haut ?Je n’ai jamais compris la récupération féministe qui a suivi la tuerie à l’École polytechnique en 1989.Les malheureuses victimes d’un geste de démence avaient-elles vraiment besoin d’être enrôlées à leur insu dans un combat par ailleurs fort louable, contre la violence faite aux femmes?Je n’ai pas une opinion plus haute de la récupération politique des assassinats de Nanterre par la classe politique française.C’est une insulte à la vie et à ce mystère que demeure la folie.Comme Richard Durn, Marc Lépine aurait aussi bien pu s’en prendre à des élus, à des homosexuels, à des p.-d.g.de grandes entreprises, à ses voisins, à sa belle-mère ou à nos enfants.Même chose pour Denis Lortie, qui aurait pu en découdre avec des parlementaires canadiens plutôt que de faire irruption, armé d’une mitraillette, à l’Assemblée nationale en 1984.Je veux bien qu’on ressente le besoin incontrôlable de chercher au plus vite des explications à la démence.Mais de là à enrôler les fous et leurs victimes dans nos combats politiques.Il y a une limite.Une limite que le quotidien Le Figaro dépassait lui aussi hier, jusqu’à sombrer dans un état proche du délire.«Plus aucun interdit ne tient.Plus aucune autorité n’inspire la retenue.On agresse sur un simple mouvement d'humeur.On tire sur tout ce qui bouge.On tue pour un oui ou pour un non.» Allez expliquer après cela que le taux d’homicide n’a à peu près pas bougé en France depuis 25 ans et que la petite criminalité y est moins forte qu’en Allemagne.Rien n’y fàit Plus tôt, des syndiqués — adultes, blancs et autochtones — avaient saccagé les locaux du nouveau journal gratuit Métro.Je ne me serais pas senti en sécurité si j'avais été à deux pas de là.Mais personne n’a crié à l’insécurité.La violence syndicale, qui va parfois jusqu’à la séquestration de patrons, est une chose tellement normale en France qu’on ne la remarque même pas.En fait, ce n’est pas vraiment dans cette partie du cerveau que ça se passe.Comme ceux qui ont transformé, en toute bonne volonté, les victimes de Polytechnique en héroïnes féministes, certains nostalgiques d’une société policée et fortement hiérarchisée voudraient voir dans Richard Durn le symbole de la crise d’autorité qui ébranle aujourd’hui la France.Les tueurs fous sont pourtant loin d’être un phénomène nouveau en France.Ils auraient simplement abandonné la famille pour s’en prendre aux institutions politiques.Richard Durn aurait remplacé Violette Nozière.?Oui, la tragédie de Nanterre est déroutante.Comme celle de Polytechnique 13 ans plus tôt Il faut parfois avoir l’humilité d’admettre simplement son ignorance.Un courage que la presse et les responsables politiques n'ont pas toujours.Hier, un psychanalyste français qui s’est intéressé aux cas de Denis Lortie et Marc Lépine me disait qu’il faudra peut-être des années pour comprendre ce qui a pu déclencher ce geste.Comprendra-t-on un jour ce qui s’est vraiment passé dans la tête du tueur?Richard Durn n’a proféré aucune menace en tirant froidement sur ses victimes.Ses seules paroles ont été: «Tue&moi! Tuez-mm!» Comme s'il avait voulu «mourir en feu d’artifice», comme il l’écrit lui-même dans une lettre-testament de 13 pages retrouvée chez lui.Comme si, après une vie jalonnée d'échecs, il avait lui aussi réclamé ses 15 minutes de gloire médiatique pour finir devant les caméras.Quant à la folie, si vous y comprenez quelque chose, eh bien tant mieux pour vous! Je préfère croire qu’il existe encore quelques mystères dans la vie.La folie est de ceux-là.Respectons-la en la tenant loin des causes politiques.crioux@ledevoir.com Christian Rioux est correspondant du Devoir à Paris.Aliénation de biens publics avant les fusions UÎle-Dorval et Estérel devront rendre des comptes .André Boisclair n'entend pas à rire avec les organismes et les individus qui ont profité des fusions municipales pour aliéner des biens publics.Après celles des anciennes villes de Baie-D’Urfé, de Senneville et de Saint-Lambert, le ministre des .Affaires municipales a annoncé deux nouvelles poursuites.Il n’y aura pas d’autre L’île-Dorval au Québec, promet-il.MARIO CLOUTIKK DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Québec poursuivra, des associations de citoyens d’Estérel et de L’île-Dorval pour aliénation du bien public.Après les actions entreprises contre Baie-D’Urfé, Senneville et Saint-Lambert, cela porte à cinq le nombre de municipalités oit des gestes ont été faits avant la réorganisation municipale pour soustraire certains biens de l’intérêt public, le gouvernement a entrepris cinq poursuites mais espère qu’il s’agira des dernières.Québec étudie également des cas de subventions douteuses, notamment à Westmount, à Val-Bélair, à Ivry-sur-le-Lac, à Dollard-Des Ormeaux, à Sainte-Anne-de-Bellevue et à Sainte-Geneviève, avant d’intenter de nouvelles poursuites.Malgré ces 11 dos- siers de pratiques municipales douteuses, le ministre responsable, André Boisclair.croit que l'on n’assistera pas au Quebec à une proliferation d’autres cas où des groupes ou individus ont fait mousser leurs intérêts personnels à la faveur des fusions.•Nous réglons des situations passées qui sont antérieures à l’entrée en vigueur des grandes villes.Donc, il n'y a pas de nouveaux cas qui vont apparaitre.» Les deux nouvelles poursuites impliquent, dans un cas.la vente de 57 terrains d’une valeur de plus de deux millions de dollars au prix de 55 (XK) $, payes avec une subvention à Estérel.Dans l’autre, Québec réclame la nullité de la vente de l'ensemble des biens mobiliers et immobiliers de la ville à un groupe composé de résidants de L’île-Dorval.A Westmount, à Val-Bélair, à Dollard-Des Ormeaux, à Sainte-Anne-de-Bellevue et à Sainte-Geneviève, par ailleurs, Québec analyse l’attribution de subventions douteuses variant entre 200 000 $ et deux millions.Le ministre des Affaires municipales et de la Métropole préférerait en venir à des ententes à l’amiable avec les villes concernées, mais il se doit de protéger les droits des citoyens, dit-il, afin de s’assurer que les biens ou les fonds soient retournés aux nouvelles villes.«Ce que je fais, parles poursuites que le Procureur général dépose, c’est que je protège mes droits et que je tais très clairement entendre quelle est la destinatùm recherchée » Le ministre Boisclair n’a pas voulu s’en prendre directement aux élus municipaux qui ont trempe dans ces transactions.Dans le cas du membre du comité exécutif de la Ville de Montréal et ex-maire de Dor-val, Peter Yeonjans, il a expliqué que celui-ci n’était pas un élu de L’île-Dorval lors des événements.«S'il y a des gestes q poser, c'est à l'endroit des anciens conseillers de L'tle-Dorval.(.] Il ne m'apparait pas que M.Yeomans était en confit d'intérêts.» Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, n’a d'ailleurs lus l'intention do relever M.Yeomans de ses fonctions au sejn du comité exécutif.«M.Yeomans était un citoyen de L'Hc-Dorval et il n 'est pas membre du conseil d’administration de l'organisme sans but lucratif.Il ne participera à aucune detision du comité exécutif lorsque nous serrms appelés à discuter de L'ile-Dorval et, dans cette optique, nous cimsùicnms que M.Yeomans peut demeurer au comité executif de kl Ville de Montréal.» L’idéal, selon lui, serait toutefois d’en arriver à une entente afin que les terrains soient volontairement restitues à la Ville de Montréal par ceux qui les ont acquis.C’est d ailleurs le mandat confié par son administration au directeur général de la Ville, Guy Coulombe, qui travaille de concert avec le sous-ministre des Al fait es municipales, Jean Pronovost.l e chef de l'opposition, lierre Bourque, réclamé toujours que M.Yeomans quitte temporairement son poste, mais il se dit encouragé pur les procédures entreprises par M.Boisclair et espère que le minislré se penchera sur les cas impliquant six autres élus dç l'équipe Tremblay.Avec Jeanne Corriveau L’union de la gauche .*7 JACQUES NADEAU LE DEVOIR TROIS PARTIS de la gauche québécoise ont annoncé hier qu’ils uniront leurs destinées en créant l’Union des forces progressistes (UFP), dont Paul Cliche, à gauche sur la photo, sera le porte-parole.Im nouvelle formation regroupera le Rassemblement pour une alternative progressiste, le Parti communiste du Québec et le Parti de la démocratie socialiste de Paul Rose, qui accompagnait M.Cliche hier.L’UFP tiendra son congrès de fondation les 15 et 16 juin avec l’intention de livrer bataille aux partis traditionnels.Candidat lors de l’élection partielle d'avril 2001 dans Mercier, Paul Cliche avait obtenu 24,2 % des voix en moissonnant largement au sein de l’électorat traditionnellement acquis au Parti québécois.Jusqu’ici, toutes les tentatives d’unification de la gauche s’étaient soldées par des échecs, mais M.Cliche espère que cette fois sera la bonne.Une OME pour ; faire contrepoids à l’OMC i i PRESSE CANADIENNE t Ottawa — Un groupe de travail de l’Université des Nations unies, basée à Tokyo, en est vem| à la conclusion qu’il serait intéressant d’examiner la possibilité do mettre sur pied une Organisation mondiale de l’environnement (OME) pour fairé contrepoids à l’Organisation mondiale du commer1 ce (OMC).Cette organisation permettrait de rééquilibrer les forces en présence sur la scène internationale, selotj les membres de ce groupe de travail, qui a présenté ses conclusions hier.• Une OME bien structurée pourrait surveiller l’OMC et lui faire contrepoids quand elle va trop loin dans un dossier.Des pressions extérieures exercées sur l’OMC pourraient ainsi encourager les défenseurs du commerce à tenir compte des impacts environnementaux quand vient le temps de prendre des décisions», peut-on lire dans le rapport du groupe.l.es auteurs du rapport ne vont cependant pas jus* qu’à recommander la création d’une nouvelle agencé de l’ONU, mais ils veulent soumettre l’idée pour finit de discussion, a indiqué en entrevue un des auteurs} Bradley Chambers, de l’Institut des études avancées de l’Université de l’ONU.Les traités de nature environnementale ne peuj vent pas présentement être endossés par un organisé me international, comme le sont les traités de naturé commerciale qui, eux, reçoivent l’aval de l’OMC, 4 fait valoir M.Chambers.«Nous avons besoin du mémç genre d'impulsion pour défendre les causes environne1-mentales», selon lui.loto-québec 649 Tirage du 2002-03-27 Il 26 3Q M 42 4Ô Complémentaire: (46) GAGNANTS LOTS 6/6 1 2 000 000,00$ 5/6+ 2 275 695,60$ 5/6 183 2 410,40$ 4/6 10 722 78,80$ 3/6 194 751 10,00$ Ventes totales: 12 496 558 $ Prochain gros lot (approx ) 2 000 000 $ Tirage du 2002-03-27 04 lû 12 15 26 46 Complémentaire: (Q6) GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 0 50 000,00$ 5/6 21 500,00$ 4/6 1 204 50,00$ 3/6 21 815 5,00$ Ventes totales 565 673.00 $ E|tra Tirage du 2002-03-27 NUMÉROS LOTS 114502 100 000$ 14502 1 000$ 4502 250$ 502 50$ 02 10$ 2 2$ Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité ent'e cette hstt et ta liste ofbcielte de L-Q.cette dernière a priorité P” V # \ I /VÔTRE JL’ CADEAU en BILLETS Profitez des billets bonis de 100$ Procurez-vous autant de billets-bonis que vous le voulez dans les trois magasins Mariette Clermont T?¦ Hif" marietta Clermont A»»/ beau que mm hmajtlHeZ-mo/HI cher que mm le croyez Montréal, 6255 St-Hubert, 514-273-7711 2020 University, 514-845-7296 Laval, 2300 boul.Le Corbusier, 514-382-6870 SPÉCIALISTES EN DÉCORATION Cette promotion s'applique sur toute marchandise sélectionnée i prix courant.Détails en magasin.Aucune autre promotion ne peut être jumelee à celle-ci. LE [) E V O I H .LE VENDREDI 29 M A R S 2 O O 2 LES ACTUALITES Québec paiera mieux témoins et jurés LE DEVOIR Les jurés et les témoins aux procès des Hells Angels pourront mieux dormir dans deux semaines.Le ministre de la Justice, Paul Bégin, a annoncé hier qu’à partir du 10 avril prochain, les jurés et les témoins verraient leurs indemnités et allocations augmenter de façon significative.L’indemnité pour perte de temps grimpe de 25 à 90 $.Les allocations pour frais de repas passeront de 13 à 46 $ et pour les frais de transport, de 0,12 $ à 0,37 $ par kilomètre parcouru.Enfin, les allocations pour le coucher varieront entre 79 $ et 116 $ selon l’établissement hôtelier.Un juré pourra aussi recevoir jusqu’à 325 $ pour un traitement psychologique sur ordonnance du juge et présentation de pièces justificatives.Ces changements étaient attendus depuis 30 ans, selon le cabinet du ministre, et n’auraient rien à voir avec la récente décision du juge Jean-Guy Boilard de verser leur plein salaire aux jurés dans le procès de 13 membres ou associés des Hells Angels.Stéphane Gagné témoigne au procès de Maurice Boucher Diane Lavigne, une victime innocente Armée canadienne HOLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Le délateur Stéphane Gagné a tenu des propos incriminants pour Maurice Boucher, accusé d’avoir commandé les meurtres des gardiens de prison Diane lavigne et Pierre Rondeau en 1997.Gagné est vraiment entré dans le vif du sujet hier, en Cour supérieure, en relatant en détail l’organisation du premier meurtre, non ciblé, et dont a été victime, tout à fait par hasard, Mme Lavigne, le 26 juin 1997, alors qu’elle rentrait chez elle après son travail à la prison de Bordeaux.Le soir du meurtre, les deux hommes avaient tout prévu.Ils avaient placé une auto volée dans un centre commercial de Laval pour leur permettre de fuir après le meurtre et d’y abandonner la moto volée utilisée pour le meurtre.Ils s’étaient donné rendez-vous à 18h et projetaient d’abattre un gardien à 22hl5, à la sortie des gardiens de Bordeaux.Relatant les minutes qui ont précédé le meurtre alors qu’ils roulaient en direction de Laval, Gagné a tenu des propos qui démontraient, pour une première fois, qu’il peut avoir des émotions.«On vérifie l’heure.On parle de n’importe quoi et, des fois, on ne se parle pas “pantoute”.Le stress monte de plus en plus», a-t-il dit Il avait sur lui deux revolvers et son comparse, une arme semi-automatique.Lors d’un essai fait le jour précédent, ils avaient réalisé que Tousignant était trop lourd pour s’asseoir à l’arrière de la moto et viser juste.Os ont donc inversé les positions de sorte que Tousignant conduisait et Gagné était celui qui devait tirer.Ils ont laissé passer deux véhicules de gardiens de prison avant de passer à l’action.L’un contenait plusieurs gardiens et l’autre ne se dirigeait pas vers l’autoroute des Laurentides.«Notre “get away" [véhicule de fuite] était pour 1m- val et mm pour Montréal», a expliqué Stéphane Gagné, sans sourciller.Au passage d’un troisième véhicule.Gagné a aper-cu un insigne de gardien de prison, sans plus.D’un bras, il s’est agrippé à Tousignant et de l’autre bras tendu il a tiré plusieurs coups, a-t-il relaté.Il ne se souvient pas combien.Diane Lavigne est donc morte parce qu’elle s’est trouvée au mauvais endroit au mauvais moment Peu après cette besogne, les deux hommes ont roulé jusqu’au centre commercial pour emprunter le véhicule de fuite.Ils y ont abandonné la moto.Ils ont mis les casques, les vêtements et les «morceaux» (armes) dans un grand sac et ont roulé jusque dans l’est de la ville.Gagné s’est chargé d’aller faire brûler le matériel dans un terrain vague avec de l’essence.«Etje suis rentré chez nous», a-t-il dit tout bonnement A deux reprises avant cette opération, Tousignant avait joint Gagné en utilisant le téléphone cellulaire de Maurice Boucher.Le jury a écouté les deux enregistrements.Gagné a aussi fourni moult détails sur la façon de semer les policiers qui les prennent en filature, de faire disparaître toute empreinte, d’éviter d’attirer l’attention quand ils agissent dans des quartiers résidentiels.Le lendemain, alors qu’il était question à la radio du tragique événement.Gagné et son complice André Tousignant ont échangé quelques coups d’épaule et un sourire qui, selon Gagné, signifiait que «la job était faite».Ils se trouvaient alors au local des Hells Angels Nomads, rue Bennett, dans l’est de la ville, en présence notamment de Maurice Boucher.Peu après, Maurice Boucher a appris par Tousignant, qui s’était penché à son oreille, dans une ruelle, tout près du local, que c’était Gagné qui avait tiré.Gagné a rapporté que Boucher lui avait dit «C'est beau mon Godasse [surnom de Gagné], C'est pas grave s'il y avait des tétons [une femme].Ne parle pas de ça à personne parce que c’est 25 ans de prison et si la peine de mort existait, tu serais pendu.» Mieux vaut servir dans le Golfe qu’en Afghanistan PRESSE CANADIENNE Kandahar — Les soldats canadiens déployés en Afghanistan triment dur, couchent dans des trous de tirailleurs ou sous la tente et mangent des rations, tandis que ceux envoyés dans le golfe Per-sique sont installés à l’hôtel et mieux payés, selon un rapport interne des Forces armées canadiennes.Le document, obtenu par la Presse canadienne à Kandahar, illustre le net contraste entre les conditions de vie des quelque 900 combattants se trouvant actuellement en Afghanistan et celles des 475 autres opérant à l'extérieur du pays — parmi lesquels les marins, les aviateurs et les membres du personnel de soutien dans le Golfe.De prime abord, il s’agit de la même vieille histoire qui se répète.Les fantassins se plaignent depuis toujours du fait que leurs collègues de la marine et de l’aviation aient la vie «facile».Mais cette fois, cette différence est particulièrement difficile à accepter pour certains soldats de l’infanterie, dont les familles vivent depuis près de cinq mois dans l’incertitude propre à la vie en temps de guerre.«C’est si difficile à accepter», a déclaré, exaspéré, un soldat vivant depuis trois mois dans la poussière de l’Afghanistan, entouré de serpents, d'insectes et de scorpions, et qui ignore à quel moment il pourra rentrer chez lui.•Nos familles n’obtiennent aucune compensation.Elles vivent avec ça depuis le 14 novembre», date à laquelle les soldats du contingent canadien ont reçu l’ordre d’être prêts à se déployer en 48 heures.Le lieutenant-colonel Patrick Sto-gran, commandant des forces canadiennes en Aghanistan, a indiqué ne pas avoir été lui-même témoin des conditions de vie des autres unités déployées dans la région.«Je ne suis pas en mesure de confirmer ou de nier ces informations, a déclaré l’officier hier, à la base de Kandahar.Il ne s’agit pas d’un rapport officiel.Mais si c’est le cas, je crois que cela justifie un examen plus approfondi.» La plupart des soldats canadiens à Kandahar n'étaient pas au courant de la situation.Ceux qui en ont eu vent étaient toutefois atterrés.«Ce n’est tout simplement pas possible, a lancé l’un d’eux sous le couvert de l’anonymat.Nous vivons dans deux mondes différents.Je devrais peut-être entrer dans l’aviation et profiter de tous ces avantages.» Les autorités militaires n’ont jamais précisé où étaient cantonnées les autres unités canadiennes.Il a cependant été rapporté dans les médias qu’elles se trouvaient dans le golfe Persique.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel: petitesannonces@ledevoir.com 1 • N •D • E «X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100» 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100* 150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 * 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14h30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: Télécopieur: 985-3322 985-3340 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21h00.Les.funérailles auront lieu mardi le 2 avril à 10h30 en l’église des Dominicains, au 2715, chemin de la Côte Ste- ; Catherine à Montréal.Au lieu des fleurs, des dons à la Fondation des Maladies du Coeur seraient appréciés.OUTREMONT 500 pc.,rdc, grandes fenêtres, coin Launende l'Épée tout compris.Bon prix : 700$/m (514) 916-0281 ,(514) 948-3909 OUTREMONT 650 p.c, sur Bernard, 2e.Tout inclus.1er mai.278-9696 ESPACES COMMERCIAUX ET INDUSTRIELS À LOUER LOFTS COMM.* ESPACES IN-DUSTR.8 COMM.À LOUER près Canal Lacbme.métra.Ateliers 500-5000pc.(514)932-4850( poste 307) LOCAUX À LOUER VIEUX-LONGUEUiL 365$ Idéal artiste ou travailleur autonome.230 p.c.Très éclairé (450)463-3250,(514)597-6425 ANGLAIS D’AFFAIRES ET PROF.M.Ed.McGill.Agrée par Emploi-Québec.ISansd'exp.270-3733 RÉNOVATIONS GÉNÉRALES Faites par un artisan d expénence.387-2613 jacquesp@sommel net DÉMÉNAGEMENTS G.JODOIN TRANSPORT INC.Déménagements de tous genres.Spécialité appareils électriques.Assurance complète 253-4374 MERCEDES 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DEVOIR Soyez généreux.(SM) 934-4846 a I LANGELIER LAROSE, IRENE 1912-2002 À Montréal le 26 mars 2002 à l’âge de 89 ans, est décédée j Mme Irène Larose ; Langelier.Elle laisse dans le deuil sa fille Louise (André Paie ment), sa belle-fille Andrée Assaly (feu î Robert), ses petits-enfants Erik Langelier, Paule (Michel Préville), Michel (Monique Delan) et Pascale (David Gaudreau) Biron, ses arrière-petits-enfants, ses beaux-frères et belles- : soeurs Pierre (Georgette Poitras), Paul- ; André (Thérèse Daviau), Didy, Michel (Rita Chicoine) et René (Pauline Vinet) Langelier ainsi que plusieurs parents et amis.Au lieu de fleurs des dons à la Résidence Fulford, 1221 Guy, Montréal H3H 2K8 seraient appréciés.La famille recevra les condoléances au complexe funéraire Urgel Bourgie, 3860 Décarie, www.urgelbour-gie.com.Les funérailles auront lieu le mercredi 3 avril 2002 à 14h00 en l’église Notre-Dame de Grâce et de lâ au cimetière Notre-Dame des Neiges.Parents et amis sont priés d’assister sans autre invitation.Heures des visites: Mardi de 14h00 à 17hOO et de 19HOO à 22hOO, mercredi à compter de 13hOO LE DEVOIR.LE VENDREDI •> 9 MARS 2 O O 2 A 5 ?LE DEVOIR ?LE MONDE Arafat appelle au cessez-le-feu Israël, qui a opposé une fin de non-recevoir au plan de paix saoudien entériné par le sommet arabe, jugera le leader palestinien «sur ses actes» Le gouvernement israélien a entamé hier soir une réunion pour décider d une riposte à l'attentat suicide palestinien qui, la veille, a coûté la vie a 20 personnes à Netanva.Le premier ministre Ariel Sharon a accusé avant la réunion le président palestinien Yasser .Arafat d’être responsable de la ALI HASHISHO REUTERS Dans un camp de réfugiés palestiniens du sud du liban.poursuite des violences.REUTRS ET AEP Ramallah — Affirmant vouloir des actes et non des paroles, Israël s’est montré peu convaincu par les propos tenus hier par le président palestinien Yasser Arafat, qui s’est dit prêt à mettre immédiatement en place un cessez-le-feu.«Il sera jugé sur ses actes, pas sur ses paroles.C’est le dixième cessez-le-feu qu’il déclare et qu’il violera probablement.Il n’a pas pris une seule mesure pour mettre fin à l’activité terroriste», a déclaré Raanan Gissin, porte-parole du premier ministre israélien, Ariel Sharon.Un haut responsable de la sécurité palestinienne a rétorqué que le président palestinien ne pouvait pas prendre dans l’immédiat de dispositions contre les activistes en raison du bouclage israélien des villes palestiniennes de Cisjordanie et de la bande de Gaza et des attaques contre les bâtiments de la police palestinienne.«Nous voulons regarder de plus près ce qu Arafat a dit», a déclaré pour sa part un responsable américain s'exprimant sous le sceau de l’anonymat II a ajouté que Wa- * shington souhaitait avoir un éclai- |r rage de son émissaire Anthony Zinni avant de réagir officiellement au discours d'Arafat.«J’affirme notre disposition à mettre en place un cessez-lefeu immédiat, comme nous en avons informé le général Zinni», a déclaré Arafat lors d’une conférence de presse donnée depuis Ramallah, où il est cantonné depuis début décembre.«Nous l’avons informé que nous étions prêts à mettre en place immédiatement et sans condition le plan Tenet tel qu’il a été écrit, ainsi que le rapport Mitchell», a-t-il ajouté.Il faisait référence aux propositions du directeur de la CIA George Tenet faites en juin dernier et au rapport établi par l'ancien sénateur américain George Mitchell sur la manière de ranimer le processus de paix.Arafat a également condamné l’attentat suicide commis par un Palestinien, qui a fait une vingtaine de morts mercredi soir dans un hôtel de Netanya, dans le nord d’Israël.Les Palestiniens s’attendent à une riposte de l’Etat hébreu à la suite de cette attaque revendiquée par le Hamas.Hier soir, des membres des forces de sécurité palestiniennes ont signalé des mouvements de chars israéliens sur une route conduisant à une base de l'armée israélienne de la banlieue nord de la ville cisjordanienne de Ramallah.Arafat a déclaré que l’État hé- breu préparait «une agression à grande echelle» pour ébranler fini- j tiative de paix saoudienne, qu'il a lui-même saluee, et l'Autorité palestinienne.Dans la soirée, un Palestinien armé a pénétre dans une colonie juive du nord de la Cisjordanie, tuant quatre colons avant de se rr trancher dans une maison, où il était encerclé par l’armée et des colons en armes.l.e premier ministre israélien devait réunir hier soir son cabinet pour envisager une réponse à la hauteur de l’attentat suicide de Netanya.Hier, le sommet arabe de Beyrouth a adopté à l’initiative de l’Arabie Saoudite un plan de paix pour le Proche-Orient, immédiatement jugé «inacceptable» par Israël et approuvé par l’Autorité palestinienne.Le plan propose à Israël une paix globale en échange de son retrait total des territoires arabes occupés en 1967, y compris le Golan syrien et les portions du liban sud encore sous occupation, ainsi qu’une solution au problème des réfugiés palestiniens.Israël estime que ce plan conduirait à la destruction de l’État juif, tandis que M.Arafat a salué l’initiative «courageuse» de Riyad.Ben Laden s’amuse-t-il à envoyer des courriels ?Le quotidien panarabe al-Quds al-Arabi le croit EZZEDINE SAÏD AGENCE FRANCE-PRESSE Dubai' — Un journal arabe a relancé hier les conjectures sur le sort d’Oussama ben Laden en publiant un message électronique qu’il juge authentique du terroriste présumé dénonçant violemment l’initiative de paix saoudienne au Proche-Orient Dans ce message, paru dans le quotidien panarabe al-Quds al-Arabi, basé à Londres, Oussama ben Laden qualifie de «trahison» l’offre du prince héritier saoudien Abdallah ben Abdel Aziz proposant des relations normales entre les pays arabes et Israël en échange d'un retrait total de ce pays des territoires arabes occupés depuis 1967.«Le langage et la formulation du message sont ceux de ben Laden, ce qui porte à croire que ce message est authentique», a déclaré à l’AFP le rédacteur en chef du journal, Abdel Bari Atwan.«Cela dit, je ne peux pas en être sûr à 100 % car, après tout, cet homme n’a pas un bureau où je peux le joindre pour m’en assurer», a ajouté M.Atwan, qui a rencontré Oussama ben Laden en 1996 en Afghanistan.Selon lui, le commanditaire présumé des attentats du 11 septembre a fait circuler sur Internet plusieurs messages ces trois derniers mois.«Il a voulu que la publication de ce message coïncide avec le sommet arabe de Beyrouth et, pour cette raison, il l'a envoyé à un journal qui peut le publier», a ajouté M.Atwan.Les deux autres principaux journaux panarabes, al-Hayat et Asharq al-Awsat, sont à capitaux saoudiens et, de ce fait, s’abstiennent de publier la moindre critique contre les dirigeants d’Arabie.«J'estime que ben Laden est toujours vivant et se cache quelque part.Aucune indication qui prouve le contraire ne m’est parvenue», a ajouté M.Atwan.Dans «son» message, Oussama ben Inden a affirmé que «l’initiative du prince Abdallah, un plan américano-sioniste sous habillage saoudien, constitue un complot et Tune des multiples trahisons de nos causes, qui ont marqué l’histoire des dirigeants de la région».Ben Laden, déchu de sa nationalité saoudienne en 1994, reste introuvable malgré la débauche de mqyens déployés par les États-Unis pour le débusquer.Le président George W.Bush a affirmé récemment qu’il ne savait pas s’il était vivant ou mort Ben Laden estime qu’avec son initiative de paix, le prince Abdallah «suit la voie tracée par son père [le roi Abdel Aziz], qui avait fait avorter la révolte [arabe en Palestine] m 1936 par la promesse mensongère qu’il avait présentée avec le gouvernement britannique».«Ainsi, les Palestiniens avaient été trompés et cessé leur soulèvement mais l’occupation britannique s'était poursuivie jusqu'en 1948, quand la Palestine a été livrée aux Juifs», aurait ajouté ben Laden dans son message, intitulé «Communiqué du cheikh Oussama ben Ijaden à propos de l'initiative du prince Abdallah».Se référant à la première guerre israélo-arabe de 1948, ben Laden affirmerait que le prince Abdallah suivait l’exemple «des dirigeants [arabes) traîtres comme lui qui ont envoyé leurs armées [combattre Israël] sous le commandement de l’homme du gouvernement britannique Glubb Pacha [.] et ont fini par signer une armistice en 1949».Le général britannique Glubb Pacha commanda de 1939 à 1956 la Légion arabe, qui prit part à la pre- mière guerre israélo-arabe, au lendemain de la création de l’État d’Is raël.Les Palestiniens ont été les premières victimes de cette guerre.Les accords d’armistice signés par Israël et ses différents adversaires en 1949 enlérineqt l’agrandissement d’un tiers de l’Etat juif tel que le plan de partage en avait défini les frontières.Mais «la plus grande trahison» des dirigeants arabes demeure, selon ben laden, «l’anéantissement de la première intifada avec les accords d’Oslo», sur l’autonomie palestinienne, signés en 1993.L’initiative du prince Abdallah est au cœur du sommet arabe qui s’achève aujourd’hui à Beyrouth.Dans son message, ben Laden évoquerait également Içs attentats du 11 septembre aux États-Unis, dont il est le principal suspect «Ces grands événements» ont, selon lui, réfuté le fatalisme arabe qui consiste à dire «mais que pouvons nines faire?» face à la puissance américaine.L’ennemi numéro un Peine de mort requise contre Moussaoui Paris «regrette» la décision de la justice américaine Le tueur de Nanterre se défenestre en détention AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Richard Dura, auteur de la tuerie de Nanterre qui a fait huit morts dans la nuit de mardi à mercredi, s’est suicidé hier en se jetant par une fenêtre de la Brigade criminelle à Paris où il était interrogé.Une enquête conjointe a été ouverte par les ministères français de la Justice et de l’Intérieur.Le tueur, 33 ans, s’est jeté par une petite fenêtre placée dans le toit d’un petit bureau mansardé au quatrième étage du 36 Quai des Orfèvres, siège de la police judiciaire, où il était interrogé depuis une vingtaine de minutes par un lieutenant et un brigadier.Ce bureau comprenait une seule fenêtre de taille normale, qui était fermée, selon la police.«Au moment où Richard Durn était invité à se lever pour venir consulter un document à la table de l’enquêteur, il a soudain bondi en direction du Vélux.qu ’il a ouvert, et s’est précipité vers le toit, a affirmé la préfecture de police.Les deux fonctionnaires ont tenté de le retenir par les jambes mais la détermination du forcené [.] a rendu vaine cette tentative.» Pour le ministre de l’Intérieur Daniel Vaillant il y a eu un «dysfonctionnement grave».L'annonce de ce suicide, 24 heures à peine après le carnage à la fin de la séance du conseil municipal dans la mairie de Nanterre, a provoqué l’indignation de la maire (communiste), elle-même rescapée.«Les élus ont risqué leur vie pour l’arrêter, la police et la justice ne sont pas capables de le surveiller», s’est indignée Jacqueline Fraysse.AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — La France, opposée à la peine de mort «regrette» la décision américaine de requérir celle-ci contre le Français Zacarias Moussaoui, accusé de participation «active» aux attentats du 11 septembre, et limitera dans cette affaire sa coopération avec Washington, ont indiqué hier des ministres français.La France, qui a aboli la peine capitale en 1981, fera en sorte que les éventuelles pièces quelle pourrait être amenée à communiquer aux États-Unis dans le cadre de cette affaire «ne puissent pas être utilisées comme fondement d’une réquisition de peine de mort, d’un verdict ou d’une sentence en ce sens», a notamment indiqué le ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, conformément, a-t-il souligné, à un AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Des chercheurs américains viennent pour la première fois de mettre en évidence les effets à long terme de la violence télévisée chez les adolescents sur leurs comportements d'agressivité à l’âge adulte.Selon une équipe de psychologues dirigée par le D'Jeffrey Johnson, de l'université Columbia et, de l’Institut psychiatrique de l'État de New York, les adolescents et les jeunes adultes qui passent plus d’une heure par jour devant la télévision sont plus susceptibles de faire preuve ultérieurement d’agressivité.Ces travaux, publiés dans la revue américaine Science à paraître aujourd'hui, sont les premiers du traité d’entraide judiciaire signé entre les deux pays.«Tout document qui sera transmis, en particulier dans le cas de Moussaoui, ne le sera que si le document n'est pas versé à un dossier qui conduise à une sentence de peine de mort», a affirmé pour sa part la ministre de la Justice, Marylise Lebranchu.Le département américain de la Justice a annoncé hier son intention de requérir cette peine lors du procès de l’accusé, âgé de 33 ans, qui doit s’ouvrir à la mi-octobre en Virginie.«Cette décision que nous regrettons intervient au moment où des consultations avaient lieu conformément au traité franco-américain d’entraide pénale de 1998 pour déterminer les conditions dans lesquelles cette entraide, qui n'est pas remise en cause, serait mise en genre à se pencher sur les effets à long terme de la télévision sur les comportements adultes.Ces recherches ont été réalisées auprès de plus de 700 jeunes suivis sur une période de 18 ans allant de l'adolescence à l’âge adulte.La méthodologie a consisté à les classer en trois groupes: moins d'une heure de télé quotidienne, entre une et trois heures, plus de trois heures.L’agressivité a été évaluée lors d’entretiens (quatre en 18 ans avec les jeunes et leur mère) ainsi que par l'analyse des fiches d'arrestation de la police et des casiers judiciaires.Les actes violents ont été regroupés par âge de survenance (autour de 16,22 ou 30 ans).De trois à cinq actes violents par heure surviennent en moyenne à la télévision aux heures de grande œuvre», a également indiqué M.Védrine.La convention de coopération franco-américaine signée le 10 décembre 1998 autorise la France à limiter sa coopération dans des cas où les autorités américaines requièrent une peine de mort Zacarias Moussaoui, né dans une famille musulmane d’origine marocaine en Françe, avait été arrêté le 16 août aux États-Unis pour séjour irrégulier.Il se trouvait en prison le jour des attaques perpétrées par 19 pirates de l’air, qui ont fait plus de 3000 morts.Il est notamment açcusé d’avoir appris à piloter aux États-Unis et d’avoir suivi un entraînement en Afghanistan, dans un camp d’al-Qaïda, le réseau d’Oussamq ben Laden, soupçonné par les États-Unis d’être le commanditaire des attentats.écoute (prime time) et entre 20 à 25 par heure dans les programmes destinés aux enfants.Les chercheurs ont donc postulé que la durée passée devant la télévision était fortement corrélée avec la quantité de violence médiatisée absorbée par les jeunes.Ils ont trouvé que seulement 5,7 % des adolescents qui passaient moins d’une heure chaque jour devant la télévision commettaient des actes violents à la fin de l’adolescence et au début de l’âge adulte, contre 22,5 % de ceux qui regardent la télévision entre une et trois heures et 28,8 % qui la regardent plus de trois heures.«Ces résultats suggèrent, au moins durant la jeune adolescence, que les parents responsables doivent éviter d'autoriser leurs enfants à re- Plusieurs associations d’avocats et de défense des droits de l’homme ont accusé les autorités françaises d’avoir pris le risque de voir Moussaoui exécuté en acceptant de collaborer avec les États-Unis sans obtenir de garanties préalables contre l’application de la peine de mort L’avocat français de Moussaoui, François Roux, a quant à lui «regretté» la décision américaine tout en assurant qu’il «continuerait à se battre» contre la peine capitale, «bannie par la communauté internationale».«Je rappelle que, quelle que soit la gravité de la tragédie du 11 septembre», Zacarias Moussaoui, qui est accusé de participation «active» dans les attentats, «était en prison ce jour-là et qu’il a droit à la présomption d’innocence», a déclaré M’ Roux à Montpellier.garder la télévision plus d’une heure par jour.C'est le seuil à partir duquel le risque augmente», affirme le Dr Jeffrey Johnson.Les psychologues Craig Anderson et Brad Bushman, du département de psychologie de l’université de l’Etat de ITowa, soulignent la portée de cette étude pionnière, la «première à lier l’exposition à la télévision durant l’adolescence et le début de l'âge adulte à l’agression ultérieure, et qui contredit l’hypothèse commune selon laquelle la violence dans les médias n’affecte que les enfants».«En dépit du consensus parmi les experts, ajoutent-ils, la population ne semble pas recevoir le message de la presse selon lequel la violence dans les médias contribue à une société plus violente».Trop de télévision rend les enfants violents Bagdad fait le beau, y compris avec le Koweït F A RO U K CHOU K RI A G E N C E K R A N C E - P R E S S E Bagdad — L’Irak a marqué hier un point contre Washington en obtenant à Beyrouth le soutien des pays arabes contre une éventuelle frappe américaine en échange d’un engagement à respecter l’indépendance du Koweït, qu'il avait envahi il y a 12 ans.Dans son communiqué final, le sommet arabe de Beyrouth a «refusé la menace d’agression contre certains pays arabes, notamment Tlrak, et affirmé le refus catégorique d’une frappe contre ce pays».C’est la pr<» mière fois qu’un sommet arabe manifeste un soutien aussi ferme à l’Irak depuis 1990.la» sommet a aussi été marqué par un rapprochement spectaculaire entre le Koweït et l'Irak, qui s’est engagé pour la première fois à ne plus envahir son voisin qu'il avait ixxupé en 1990.A Washington, le département d'Etat américain s’est déclaré «pro-ftmdément sceptique» visà-vis des engagements irakiens de respecter l'indépendance et la souveraineté du Koweït.«Nous devons rester profimlé-ment sceptiques face au fait que Tlrak pourrait agir différemment avec cet accord» conclu à Beyrouth, a déclaré le porte-parole du département dT> tat, Richard Boucher, affirmant que «l'Irak a pour habitude déplorable de bafouer ses obligations internationales».Ijes États-Unis, qui soupçonnent l’Irak de développer des annes de destruction massive, ont menacé à maintes reprises de frapper ce pays s’il refuse le retour des inspecteurs de l’ONU en désarmement Un texte de compromis, basé sur les documents présentés par l’Irak et le Koweït, a été inclus dans les résolutions finales du sommet de Beyrouth.I,e document stipule que «l'Irak respecte l’indépendance, la souveraineté et la sécurité du Koweït, ce qui garantira d’éviter Unit ce qui peut mener à une répétition des événements de 1990», a déclaré le chef de la diplomatie irakienne, Naji Sabrj.Le Koweït s'est félicité de l’accord.A son retour au Koweït, le chef de la diplomatie koweïtienne, cheikh Sabah al-Ahmed Al-Sabah, a affirmé que son pays «est satisfait à 100 %» du document conclu à Beyrouth.Au sujet des excuses que le Koweït exigeait de l’Irak avant toute réconciliation, le ministre koweïtien s’est borné à dire qu’il n’y avait pas plus imixirtant que «l’engagement à ne plus répéter» l’invasion.Pendant la séance de clôture du sommet, hier, le numéro deux irakien Kzzat Ibrahim et cheikh Sabah se sont salués et ont échangé quelques mots, selon des témoins.Et, comme pour donner le nouveau ton des relations des riches monarchies du Golfe avec l’Irak, le prince héritier saoudien Abdallah Ben Abdel Aziz et M.Ibrahim se sont embrassés sous les applaudissements des délégations.Devant les caméras de télévision, M.Ibrahim a aussi donné l'accolade au chef de la diplomatie saoudienne, Saoud al-Fayçal.Peu aprè$ la fin du sommet, le secrétaire d’Etat adjoint américain John Wolf a affirmé à Moscou que Russes et Américains s’étaient mis d’accord sur une liste de produits civils que l’Irak pourra importer dans le cadre de la révision des sanctions de l’ONU contre Bagdad.la révision de la liste des produits soumis à l’embargo de l’ONU contre l’Irak devait être achevée avant la tenue d'une réunion, prévue fin mai, du Conseil de sécurité, qui doit se prononcer sur l’instauration d’un régime modifié de sanctions contre l’Irak à partir du 1 " juin.L’Irak n’a pas encore réagi à cet accord mais Bagdad avait toujours rejeté une modification des régimes de sanctions, demandant purement et simplement la levée sans conditions de l’embargo multiforme qui le frappe depuis 1990.EN BREF Fatigue papale Cité du Vatican (AFP) — Pour la première fois depuis 23 ans, Jean-Paul Il n’a pas célébré personnellement le rite du lavement des pieds, qui évoque chaque jeudi saint le geste du Christ à l’égard des apôtres, se contentant de présider la cérémonie comme le matin même pour la messe évoquant l’institution du sacerdoce.Ije souverain pontife, qui aura 82 ans le 18 mai prochain et souffre de la maladie de Parkinson, a été rerqplacé par le cardinal secrétaire d’Etat Angelo Sodano et par le cardinal français Roger Etchegaray. EDITORIAL Le sommet hypocrite Quel fouillis désespérant que ce sommet des pays arabes à Beyrouth ! Certes, la proposition de paix émanant des Saoudiens a été entérinée par les membres de la Ligue arabe, mais au prix de tellement de contorsions et de chausse-trapes posées ici et là par les Syriens, sans oublier l’attentat suicide, que le mince espoir né il y a quelques semaines a été réduit à l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette.DI était plein de promesses, le plan de paix présenté par le prince saoudien Abdallah, il y a plus d’un mois de cela.Articulé en fonction du principe «la terre contre la paix», on proposait aux Israéliens une «normalisation complète» des relations avec les nations arabes, ainsi qu“ des garanties quant à leur sécurité, a la condition que Tel-Aviv ordonne un retrait des territoires occupés et que la capitale de l’État palestinien soit bel et bien Jérusalem-Est.Pierre d’achoppement lors des pourparlers tenus à Camp David, le retour des réfugiés palestiniens n’était pas abordé.Tel était donc l’essentiel du plan signé par le régent de l’Arabie Saoudite.Dans les jours et les semaines qui ont suivi, cette initiative a été saluée par l’Autorité palestinienne en la personne de Yasser Arafat, par le ministre israélien des Affaires étrangères, Shimon Peres, et certains autres de ses confrères.Pour sa part, Ariel Sharon a affiché un scepticisme certain avant d’indiquer qu’il demandait à voir.Étonnamment, les États-Unis ont décidé de donner une impulsion à la proposition saoudienne, faisant voter par le Conseil de sécurité élargi de l'ONU une résolution renforçant de facto l’existence de l’État palestinien.Afin de ne pas être en reste, l’Union européenne s’est impliquée avec enthousiasme dans toutes les tractations par l’intermédiaire de Javier Solana.Simultanément à toutes ces initiatives diplomatiques, la grande majorité des 22 pays qui forment la Ligue arabe ont apporté leur caution au plan Abdallah jusqu’à ce que la Syrie amorce son travail de sape.Au sommet des ministres des Affaires étrangères, réunis au Caire, les Syriens ont effectué des soustractions dans le plan Abdallah, soustractions que plusieurs ont adoptées.Plutôt qu’une normalisation complète, on a avancé le principe de paix globale, histoire de ramener les relations entre pays à des échanges strictement diplomatiques.On a décidé que Jérusalem, et non Jérusalem-Est, devrait être la capitale des Palestiniens.Puis, on a ramené sur le tapis le retour des réfugiés.Dans les jours qui ont suivi cette édulcoration du plan Abdallah, le ballet diplomatique a repris de son intensité afin de convaincre les parties de rester calmes, si l’on ose dire, tant et aussi longtemps que le sommet de Beyrouth ne serait pas terminé.Rien n’y fit.Le Djihad palestinien et le Hamas, deux groupes qui ont ceci qui les oppose à Arafat qu'ils sont formés d'intégristes religieux, ont commis autant d’attentats avant que la brigade al-Aqsa, quant à elle rattachée au Fatah d’Arafat, en signe un troisième.Si Sharon s’est cette fois-ci abstenu de réagir, il n’a pu s’empêcher d’interdire bêtement à Arafat d'aller à Beyrouth malgré l’avis contraire de la Maison-Blanche.Et voilà qu’à la veille de la première journée des travaux, le président égyptien Hosni Moubarak et le roi jordanien Abdallah, soit les chefs des seuls États ayant signé des traités de paix avec Israël, annoncent qu’ils ne se rendront pas à Beyrouth.Dans le cas de Moubarak, il est fort probable que son désistement soit attribuable au dégoût qu'il affiche pour les ambitions régionales d’un pays, l’Arabie Saoudite, qui soutient depuis toujours une association, les Frères musulmans, qui ne vise rien de moins que l’implosion d'un régime laïque instauré par Nasser.Ce faisant, l’Égypte a laissé à la Syrie toute la latitude souhaitée pour imposer ses diktats.Héritier du trône comme des ambitions territoriales de son père, le rêve de la Grande Syrie, Assad a profité du fait que ce sommet se tenait dans ce qui est devenu sa colonie, soit le liban, pour torpiller le tout.Le chef d’État syrien a manipulé selon son bon vouloir le président libanais de manière à contrarier les représentants d’Arafat qui, il ne faut pas l’oublier, est le frère ennemi du Hamas et du Djihad palestinien.Deux organisations que Damas instrumentalise à des fins qui, au fond, ont peu à voir avec la cause palestinienne.En ayant abandonné le plan initial du prince Abdallah pour mieux adhérer aux visées guerrières du jeune Assad, qui est allé jusqu’à suggérer à l’Égypte et à la Jordanie de rompre avec Israël, la ligue arabe a encore une fois fait la preuve quelle se moque de la cause palestinienne.Navrant! Serge Truffaut ?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, MARIE ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE PffolrÉf.TfcpiS K s/oS ami* UVC avamtvou*/ ouàCHt ! LTAl» SiCN SAIT/ wPà» '' *3 PiLAÎf ft fAfPAi&C fRiSON.Abolissons le droit de vote ! D'ici juin 2003, le Québec vivra des élections générales.Cela m’amène à m’interroger plus profondément sur la politique et ce que la société en fait Je constate, à mon grand désarroi, que la plupart des Québécois ne connaissent absolument rien à la politique et ne désirent pas en savoir plus.Nous bénéficions de multiples moyens de transmission de l’information mais la société d'aujourd’hui fonctionne sur le mode du je-m’en-foutisme et préfère d'emblée rester ignorante.Les citoyens s’indignent par la suite contre le système en affirmant que «les politiciens sont des menteurs», que «le gouvernement nous vole» ou bien que «nous payons trop de taxes».Mais ils ne prennent même pas connaissance des enjeux politiques et ils sont les premiers à se plaindre.Quelle tristesse! Ce que je propose, c’est qu'aux prochaines élections, tous les électeurs devront répondre à un petit questionnaire très général et très élémentaire portant sur l’actualité politique.Si une personne échoue le test, elle se verra refuser son droit de vote.Aussi simple que ça De cette façon, nous saurons que les décisions qui seront prises par le peuple seront bel et bien réfléchies et analysées.Dans une démocratie comme la nôtre, les gens se doivent de s’informer et de participer aux décisions.A quoi ça sert d’accorder le droit de vote aux gens qui n'en ont rien à foutre?Tant qu’à choisir un gouvernement, aussi bien tirer à pile ou face! Catherine Gaudreau Cap-Saint-Ignace, 20 mars 2002 LETTRES -4- L’union civile non rejetée À propos d’un texte paru dans Le Devoir du samedi 23 mars 2002 sous le titre «Mariage ou union civile?», nous aimerions apporter une précision très importante.Malgré le contenu de cet article, nous n’avons pas rejeté l’union civile.Au contraire, le 22 mars 2002, sous serment, nous avons informé la juge Louise Lemelin, de la Cour supérieure du Québec, que nous avons l’intention de nous unir civilement si jamais cet avant-projet de loi est adopté.Nous avons expliqué à la juge que nous continuons aussi de lutter pour l’accès au mariage civil car, pour nous, le mariage civil signifie la reconnaissance sociale complète de notre relation et donc la citoyenneté entière pour nous, les couples de même sexe du Canada.Michael Hendricks René Lebœuf Mars 2002 Reproches aux évêques et aux prêtres Qu'y a-t-il de nouveau sous le soleil?La chronique de Jean-Claude Leclerc le dit bien: ce qui est reproché aux prêtres et aux évêques n’a rien de nouveau.La question préalable à poser est la suivante: pourquoi sort-on ces histoires dans Ip public à ce moment précis de l’histoire des États-Unis?Le «qui n 'est pas avec nous est contre nous» de M.Bush, lors de sa déclaration de guerre contre le «terrorisme», peut-il avoir quelque vague rapport avec cette décision de Netvsweek, des avocats de la Couronne et autres de s’acharner à déterrer les cas d'agression sexuelle des deux ou trois dernières décennies?Je n'essaie pas de justifier le clergé: ceux qui enfreignent les lois doivent répondre de leurs actes devant la loi, prêtres ou pas.Et ceux qui essaient de couvrir de tels actes doivent répondre à des chefs d’accusation de complicité.C’est, normal.L’Église catholique s’est rendue coupable de graves méfaits idéologiques contre la justification morale de la guerre actuelle.Après que Billy Graham, en pleine télévision, le 14 septembre, eut justifié la guerre, «au nom de Dieu», le pape s’est empressé de convoquer une rencontre des leaders religieux à Assise, où tous se sont mis d’accord pour refuser de justifier la violence ou le terrorisme par l’qtilisation de la religion.De plus, aux États-Unis mêmes, les évêques et les activistes catholiques sapent le moral des troupes en semant le doute sur la pureté des motifs et des moyens employés pour éradiquer le terrorisme.Pour ma parti je continuerai de soupçonner les forces qui ont intérêt à ce que les États-Unis pestent en guerre d’essayer de discréditer l'Église catholique par tous les moyens à leur disposition.C’est de bonne guerre, comme on dit.Mais Le Devoir n’est pas obligé de collaborer.Louise Royer Mars 2002 Une erreur de lecture sur une date Une lectrice réagissait récemment à un texte d’Hervé Fischer sur les ordinateurs et l’humain.Malheureusement, elle a commis une erreur de lecture: elle a en effet mal lu la date dont Kurzweil parlait: 2099, et non pas 2009! Ceci prouve à quel point l’ordinateur de la cervelle humaine est faillible et imparfait et démontre par la même occasion la plausibilité de la thèse de Kurzweil.Henri Gabrysz Mars 2002 LIBRE OPINION -?- Plus de 1360 arrestations à caractère politique depuis 1999 au Québec FRANCIS DU P U IS-DÉRI Enseignant de science politique à l'Université de Sherbrooke et au cégep Sainte-Marcelline Le 15 mars, la police de Montréal arrêtait 371 citoyens qui participaient à la manifestation organisée par le comité Citoyens opposés à la brutalité policière (COBP).Les manifestants voulaient dénoncer le harcèlement et la brutalité dont sont victimes les jeunes de la rue, de sinistres histoires d'abus de pouvoir, et commémorer la mémoire des trop nombreux Montréalais innocents tués par des policiers.Du côté de la police, le commandant André Duro-cher a décidé d’éviter toute allusion publique au message politique des citoyens rassemblés, expliquant à un quotidien montréalais qu’il s’agissait principalement de «jeunes marginaux» qui «n'ont qu'un but.c'est de faire de la casse».On comprendra que les policiers n'avaient pas ces citoyens en très haute estime.Mais qu’en est-il de cette fameuse «casse»?Une demi-douzaine de carreaux brisés et une camionnette de la police barbouillée de graffitis, le tout en début de manifestation.Plutôt inefficaces, donc, ces citoyens ayant la «casse» pour unique but.Bien sûr, les policiers exhiberont par la suite quelques billes d'acier retrouvées dans les sacs de manifestants.Mais cet arsenal rudimentaire et les dégâts causés ne peuvent à eux seuls expliquer une arrestation d'une telle ampleur, la plus importante à Montréal depuis 15 ans.Le lendemain, la police arrêtait 16 étudiants qui occupaient des locaux du cégep du Vieux-Montréal pour protester contre l'affichage publicitaire dans leur établissement d’ensei- gnement.Toutes ces arrestations portent à plus de 1360 le nombre de citoyens arrêtés lors de manifestations politiques au Québec depuis 1999.Détaillons ce total si élevé: 66 étudiants arrêtés devant l'UQAM alors qu'ils dénonçaient une entente entre leur université et Coca-Cola (Montréal, automne 1999); sept membres du collectif féministe Les Sorcières arrêtées après l'occupation d’une église (Montréal, 7 mars 1999); 112 arrestations lors d'une manifestation de COBP (Montréal.15 mars 2000); 157 arrestations lors d’une marche à Westmount célébrant la fête des Travailleurs (1" mai 2000); 46 arrestations lors de manifestations contre le G-20 (Montréal, 24 et 25 octobre 2000); 463 arrestations lors des manifestations contre la libéralisation des échanges commerciaux et financiers panaméricains (Québec, avril 2001); 43 arrestations liées aux squats et aux manifestations de solidarité aux squatteurs (Montreal, été 2001); 82 arrestations lors d'une manifestation propalestinienne (Montréal, 29 septembre 2001).Cette liste n'est pas exhaustive, faute d'espace, mais ce total partiel de plus de 1360 arrêtés représente plus d'une arrestation à caractère politique par jour depuis l’automne 1999.Il ne semble donc pas exagéré de parler d’une véritable opération d'intimidation politique.Certains objecteront que les manifestants qui transgressent la loi n'auraient qu’à accepter la conséquence de leurs actes.Soit, mais alors, comment justifier que la police arrête 371 citoyens pour six carreaux brisés, à moins de croire que les citoyens s’y soient mis à 60 à la fois pour lancer chaque caillou?Et si la police prétend avoir arrêté tous ces citoyens à titre préventif, le droit de mani- fester et la présomption d'innocence seraient alors foulés du pied botté.De toute façon, les policiers eux-mêmes ne cherchent pas à distinguer les manifestants respectueux des lois des contrevenants.Voilà quelques années que j'étudie la contestation politique et c’est ainsi que j’assiste régulièrement à des manifestations.En tant qu’observateur, je me tiens souvent en retrait, et c’est précisément ce qui m’a permis de ne pas être arrêté le soir du 15 mars lorsque les policiers, jusque-là bien cachés, ont rapidement manœuvré et encerclé presque tous les manifestants.Je pieux donc témoigner que les quelque 400 citoyens rassemblés écoutaient calmement des discours.Devant ces citoyens calmes et immobiles, les autorités policières auraient pu déployer lentement leurs unités pour encourager les manifestants à se disperser.Au contraire, les policiers ont décidé d’agir par surprise et sans discernement et d’arrêter un maximum de citoyens.Ils n'ont à aucun moment cherché à distinguer les «casseurs» des pacifistes.Il est scandaleux que des policiers arrêtent presque 400 citoyens parce qu'une poignée d’individus ont cassé quelques vitres une demi-heure plus tôt et duc coins de rue plus loin.De plus, que des journalistes et des photographes de presse soient régulièrement au nombre des arrêtés (exemples: à Westmount le 1" mai 2000 et à Québec en avril 2001) indique également que les policiers n’ont pas le souci de distinguer le journaliste du manifestant ni, selon la même logique, le manifestant «casseur» du «pacifiste».Les journalistes s'en tirent bien sûr grâce à leur carte de presse, mais les autres se retrouvent pris dans l'engrenage de la justice, chanceux si, au passage, ils n’ont pas été bousculés et brutalisés par les policiers si pressés d’arrêter en vrac leurs concitoyens.La clef de l’explication semble être politique.Ces citoyens que la police s’acharne à intimider sont généralement associés à l'extrême gauche et au mouvement d’opposition à la mondialisation du libéralisme économique.Certains individus au sein de cette mouvance posent des actes que le Conseil de l’union européenne vient explicitement d’assimiler au «terrorisme» (n° doc.5712/1/02-Enfopol 18).C’est dire qu'ils n’ont pas la cote.Les policiers savent que les organisations politiques plus traditionnelles, comme les partis politiques et les syndicats, se désintéressent du sort de ces citoyens — pardon: ces «jeunes marginaux» — à qui on fait d’ailleurs porter le blâme dès qu’une manifestation tourne mal, même si la violence des manifestants est sans proportion avec celle des policiers (371 arrestations pour quelques carreaux brisés).Le sommet de l'absurde fu( atteint lorsqu'à Gênes, à l’été 2001, les chefs d’Etat du G8 accusèrent les manifestants de violence excessive le lendemain même où un policier avait tiré à bout portant et tué un citoyen.Les policiers ont compris qu'ils ont le champ libre pour casser les manifestations sans craindre d’être critiqués, si ce n’est par quelques médias «marginaux».1360 citoyens arrêtés en moins de trois ans pour leurs activités politiques.N’y aurait-il pas là matière à scandale?Sur la scène du théâtre de l’absurde, les policiers arrêtent 371 citoyens protestant contre la brutalité policière et les spectateurs applaudissent.Par ce texte, j'entends signifier ma révolte.Je m'en veux d'avoir si longtemps tardé à l’écrire. LE DEVOIR, LE VENDREDI '* O MARS 2 0 0 2 A 7 IDEES Changement de dirigeants en Chine Conflit à Radio-Canada l nnu i c,iw Ce n’est pas qu’un simple changement de noms ou de personnes qui aura lieu mais bel et bien un changement de cap pour ce pays de plus de 1,3 milliard d’habitants.La révolution silencieuse La succession de Jiang Zemin affectera durablement les orientations de la Chine du XXIe siècle ALEXANDRE MICHEL Enseignant à l’Université de Ningbo, en Chine lors que vient d’avoir lieu la session annuelle du Congrès national populaire, au cours de laquelle les 2987 délégués régio- naux se sont retrouvés en grande pompe à Pékin, d’importants changements se préparent à la tête de l’Etat chinois et devraient être rendus officiels lors du XVIe Congrès quinquennal du Parti communiste, à l’automne prochain.Ce n’est pas qu’un simple changement de noms ou de personnes qui aura lieu mais bel et bien un changement de cap pour ce pays de plus de 1,3 milliard d’habitants.Jiang Zemin, l’actuel président de la République, âgé de 75 ans, a déjà engagé le processus que Deng Xiaoping avait inspiré avant lui: il a encouragé l’accélération des réformes économiques, imprimé à sa politique extérieure un pragmatisme payant et occasionnellement lancé des indices doctrinaux clairs, révélant ainsi la révolution silencieuse qui est en train d’avoir lieu au sein de la nomenklatura pékinoise.Récemment, par exemple, il a sans détour remis en cause l’analyse marxiste du travail et prôné sa «relecture à la lumière de la situation actuelle», provoquant immédiatement une levée de boucliers chez ses opposants, politiciens ou universitaires.Sa succession, soigneusement préparée, constituera un événement considérable qui affectera durablement les orientations de la Chine du XXI' siècle.Un successeur Dès son accession officielle à la plus haute fonction exécutive du gouvernement chinois, il y a une dizaine d’années, Jiang s’était choisi un protégé et successeur potentiel en la personne de Hu Jintao.Celui-ci est désormais presque assuré de devenir président à son tour, et son ascension ne fait pas mystère.On l’a d’ailleurs vu récemment en Europe, où il a noué des contacts utiles avec les dirigeants, actuels ou futurs, des principaux pays de l’Union européenne.Hu, à lui seul, est un symbole.Né en 1942, il sera le premier dirigeant à n’avoir pas participé à la guerre civile et à la révolution de 1949, événements fondateurs de la légitimité du Parti, et le premier représentant de ceux que la presse officielle appelle la «quatrième génération de dirigeants».D’autre part, il a fait l’essentiel de son ascension au sein du Parti dans des régions reculées de la Chine extérieure, où une partie de la population est constituée de minorités ethniques: au Guizhou, au Gansu et surtout au Tibet, qu’il fut le premier civil à administrer, et ce, juste après les émeutes de 1988 et la sanglante répression qui s’ensuivit.Hydraulicien de formation, c'est donc un homme de terrain qui a l'expérience des situations délicates et qui possède un vaste réseau de contacts (les fameux guanxi, ou relations, sans lesquels on ne peut rien obtenir en Chine).On le décrit comme un homme austère, voire franchement aride: c’est un gestionnaire plutôt qu’un tribun.Et c’est ce «fonctionnaire idéal» qui dirigera le pays le plus peuplé du monde à un moment crucial de sa longue histoire, en s’entourant pour cela d'une équipe relativement nouvelle.En effet, avec Jiang, l’essentiel d’une génération se retirera de tous les échelons de l'appareil politique, et notamment le premier ministre, Zhu Rongji.A 73 ans, il quittera un poste qu’il a occupé pendant cinq ans pour laisser la place.très vraisemblablement, à Wen Jia-bao, l'un des quatre vice-premiers ministres, âgé de 59 ans.Selon un diplomate occidental en poste à Pékin, il est encore difficile de prévoir quelle sera la portée des changements politiques que cette succession provoquera, mais le changement de style, lui, sera certain.Wen possède une solide réputation de politicien consensuel, laissant volontiers la parole à ses interlocuteurs, et on s'attend à ce que sa gestion soit de type plus collégial que celle de Zhu, dont le caractère bien trempé et le charisme en avaient fait un dirigeant très populaire auprès des étrangers.Géologue de formation, Wen fit ses études à la prestigieuse université de Qinghua en même temps que.Hu Jintao; il fit par la suite une carrière d’apparatchik sans histoires.Sa spécialisation en politique agricole laisse à penser que le problème des campagnes chinoises va enfin obtenir sa place à l’ordre du jour du gouvernement au cours des années à venir.Un symbole Mais Wen est également un symbole: il figure, aux côtés de Zhao Ziyang, alors secrétaire du Parti, sur une photographie historique publiée en une du Quotidien du peuple le 20 mai 1989, au lendemain d’une journée d'importantes manifestations étudiantes sur la place Tiananmen.On y voit les deux dirigeants sympathiser avec une foule pleine d’espoir et de jeunesse.Peu après, Zhao fut purgé, mais Wen, au prix de contorsions politiques encore mal éclaircies, conserva son poste et poursui-vit son ascension, fi n’en reste pas moins associé aux contestations de ce triste printemps, et son accession prochaine à un poste aussi élevé que celui de premier ministre (le n° En effet, avec Jiang, l’essentiel d’une génération se retirera de tous les échelons de l’appareil politique 3 de l’appareil d’Etat, selon la hiérarchie officielle actuelle) en sera d’autant plus retentissante.Les chantiers qui attendent cette nouvelle génération sont immenses: gérer la reconversion des entreprises d’Etat, mal entamée par Zhu, limiter les inévitables dégâts sociaux provoqués par l’entrée de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), assurer la stabilité des prix agricoles, combattre la corruption rampante, garantir l’afflux d'investissements étrangers, organiser la réforme du système éducatif.Mais au delà des enjeux à court ou moyen terme, cette succession historique suggère un bouleversement de plus grande ampleur encore: la fin d’une Chine où l’idéologie seule régnait sur la politique, où la politique était toujours enfouie dans le secret des alliances et des trahisons et où le peuple se désintéressait de ses sinueuses trajectoires.Avec la nouvelle génération de dirigeants, on peut envisager le développement du système judiciaire et donc, dans une certaine mesure, un plus haut degré de transparence; la multiplication d’engagements internationaux qui obligeront le pouvoir à garantir sa crédibilité; la modernisation des structures du Parti, qui permettront son rapprochement d’une base sociale très diversifiée et prête à se mobiliser; l’abandon progressif d’une propagande nationaliste archaïque en faveur d’une plus grande souplesse et, pourquoi pas, de l’ouverture d'espaces consacrés au débat public.Enfin, dans un pays où l’on juge aussi les dirigeants à la qualité de leur calligraphie, la nouvelle génération apportera peut-être la finesse, la grâce et la fermeté qui manquaient au pinceau des derniers maîtres de l’Empire fleuri.La société publique méprise le public ne institution publique, telle Radio-Canada, appartient au public.Elle n'appartient ni à ses gestionnaires ni à ses artisans.C'est le public qui est l'employeur des patrons et des employés de RadioCanada.Ce publie est terriblement laisse pour compte depuis que des gestionnaires de Radio-Canada se sont approprié les ondes publiques en interdisant à des employés du public de produire des émissions pour lesquelles il paie.Certes, les 1200 employés de production, membres du Syndicat des communications de Radio-Canada, avaient privé le public de ses émissions le vendredi 22 mars dernier, résultat du refus des gestionnaires de RadioCanada de discuter de la précarité de la moitié du personnel, de l’iniquité du traitement selon le sexe ou selon la province et des conditions indécentes proposées ceux que la maladie rend inaptes au travail.Signaler ces faits au public contribuable valait bien une journée d’arrêt de service.Des gestionnaires de Radio-Canada ont vu là une atteinte à leur droit privé sur une société publique et, ainsi, quelques personnes ont décidé de bloquer l'accès des bu-reaux et (It's studios de RadioCanada à Paris, Washington, Jérusalem, Rio de Janeiro, Mexico, Moncton, Matane.Rimouski.Quebec, Sept-Ill's, Bak'-Comeau, Chicoutimi, Ro berval, Sherbrooke, Trois-Rivières, Rouyn et Montréal.la télévision perd des centaines de milliers de dollars en revenus publicitaires, les cotes d’écoute de la radio chuteront radicalement et 1200 personnes se retrouvent sans salaire.Et des gestionnaires de Rie dio-Canada continuent de prétendre être au service du public! Ma rie- Era nee Huzza Jacques Boulanger Myra Créé Françoise Davoine Frank Desœr Camille Ihtbè Jean Dussault Cilles Cougeon Chantal Jolis Michel Lacombe Ginette Lamarche René Maillhot Pierre Maisonneuve Minou Petrowski René Pothier Claude Quenneville Jean Racine Opposition entre le 388 et le Centre Robert-Giffard Pourquoi faire disparaître ce qui a fait ses preuves depuis 20 ans ?L PIERRE PAUL PARENT Professeur à l’Université du Québec à Rimouski e 388, qui a été ainsi appelé parce qu’il est situé au numéro 388 de la rue Saint-Vallier Ouest, à Québec, est un centre de traitement psychanalytique des psychotiques qui œuvre dans la ville, dans, l’environnement de la population.A la différence du Centre Robert-Giffard, qui traite en s’appuyant sur une approche fondamentalement neurobiologique de la maladie mentale, l’approche psychanalytique privilégiée par le 388 s’adresse à la personne qui vit une expérience d’ordre psychotique en faisant appel à elle en tant que sujet qui peut assumer une positon éthique face à ce qu’elle vit et trouver des modalités singulières d’inscription sociale du lieu même de cette expérience.Ce sont là, on peut le constater, deux approches diaméfra-lement opposées de la psychose, ainsi que des modalités de traitement aux antipixles l’une de l’autre.Dans un monde social, culturel, voire politique, marqué par une idéologie d’efficacité, de rentabili-, té économique et d’économie des ressources, il est difficile de faire reconnaître ce qui ne vient pas s’inscrire dans les créneaux socialement approuvés.Et pourtant, dans le conflit entre le 388 et le Centre Robert-Giffard, il n’est même pas question d’obstacles de Tordre de la rentabilité économique puisque les économies que représentait la fermeture de ce centre seraient prétendument réinvesties dans le communautaire.Alors, pourquoi s’acharner à faire disparaître ce qui fait ses preuves depuis plus de 20 ans?Au delà de la biochimie Dans le contexte psychiatrique, le médecin est constamment livré à une impuissance face à des problématiques d’ordre psychique dont des dimensions essentielles lui échappent; il peut alors être facilement tenté de penser que la neuro-biologie viendra à son secours et apportera une solution à une telle absence de réponse.Mais au delà des moyens biochimiques pour réduire l’angoisse, par exemple, beaucoup ne voient en la bkxdiimie que la seule réponse à la maladie mentale, pour réduire les symptômes, évacuer toute manifestation «dérangeante», éliminer toute conduite inacceptable.Les modalités de traitement de la psychose, approuvées ou reconnues par une certaine intelligentsia psychiatrique, sont essentiellement dominées par l’idéologie neurobiologique selon laquelle, un jour ou l’autre, on parviendra à découvrir et à traiter les gènes déficients ou défectueux dans telle ou telle maladie, la schizophrénie en particulier.Ici, on fait f i de la trame historique de la personne, de même que ell's facteurs d’origine' familiale, sejciale et culturelle en cause dans toute expérience psychique.Ce qui e;st de Tordre de la re-cherche théeirique' de*vie'nt ainsi le lieu d’un e-njeu de |x>uve>ir.La neu-robieilogie contre la rex-emnaissan-ce de l’univers psychique, le neurone plutôt que la raison.Ce |xhi-voir semble être utilisé' afin d’«éli-miner» toute approche qui, elle, laisse place au sujet qui souffre, et plus particulièrement toute place a sa parole de sujet.Une telle vision assujetti! la personne au contrôle de l’autre, en fait un objet de soins, ne semble pas tenir compte de sa souffrance.Dans ce qui apparaît comme une lutte à finir intentée par le Centre Robert-Giffard contre le 388, c’est un monde qui tente d’imposer son hégémonie à un autre.Deux mondes s’affrontent à travers ce débat, un premier qui a pour visée ultime l’assujettissement des personnes, leur «robotisation», et un autre qui prend le parti des sujets comme Tunique instance créatrice d’une quelconque liberté humaine.Le Centre Robert-Giffard nous apparaît être le révélateur d’un contexte social ou il n’y a rien de plus suspect que les sujets puisqu’ils peuvent résister.À ce propos, la réflexion d’auteurs tels Alain Touraine, Edgar Morin et, plus près de nous, Gilbert Renaud nous revient à l’esprit: selon eux, face à un monde déshuma-nisant, il faut opter pour la résistance et la vigilance critique.Nous souhaitons de tout cœur que David aura raison de Goliath et saura faire reconnaître une donnée essentielle de l’être humain: sa singularité, sa possibilité d’une parole de sujet C’est ce à quoi s’applique auprès des jeunes personnes psychotiques le 388, fruit d’une élaboration clinique et théorique du Groupe interdisciplinaire freudien de recherche et d’intervention clinique et culturelle (GIFRIC).Bien au delà d’une problématique uniquement d’ordre économique, la tentative du Centre Robert-Giffard de fermer le 388 vient en fait mettre en cause une dimension fondamentale de l’humain.LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine GéraM i)allaire [adjoint au dirteteur de l'information).Valérie Dufour {générai).François Cardinal (actualité municipale).Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d’Avignon (iports), Paule des Rivières (éditorialiste).Jean Dion.I-nuif^illes Francœur (environnement).Benoit Monger (responsable du site Internet), Dominique Reny.Josée Boileau, Éric Desrosiers, Pauline Gravel (scientifique).Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé), Michel Garneau (caricaturiste), Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques): Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs), Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à Tinformiitkin culturelle Michel Belair (responsable), Stéphane BaiUargeon (théâtre), Paul ( auction (médias).Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma), Bernard l\«r«wt wWerg cuisine française qui fait bonne impression ?CE MIDI : Entrée + brandade de morue à la tomate sechee gratinée + dessert • I \ $ ^ CE SOIR: Souper au son du Duo Jazz Gutenberg JOYEUSES PÂQUES A TOUTE NOTRE CLIENTELE! 359,av.du Président-Kennedy (coin de Bleury) • ©Place des Arts •Tél.: 285-8686 .gutenberg@qc.aira.com
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