Le devoir, 6 avril 2002, Cahier E
LE DEVOIR.LES SA M EDI « ET DI M A \ ( H E A V R I L 2 O O 2 ?LE DEVOIR ^ BAZZO Ma radio, mon boulot Page 2 TOURISME Croatie: avant que les hordes ne reviennent Page 4 SAVEURS L’alchimiste de la gourmandise Page 6 ar* - Le Marché Mouffetard, dans le 5% sur la rue du même nom.FAITES VOS kARIS •tiwwdRMkifll CI**’ .* ïdt* A < MARCHER ET FAIRE SON MARCHE DANS LA VILLE LUMIÈRE I Y F I.**' î 1 % ^ Q T» % fi iauwaS» En louant un appart à Paris, pourquoi ne pas vous coller à l’un de ses nombreux marchés?Vous y gagnerez en atmosphère mais aussi en variété de produits.Il y a le Paris des grands classiques, celui des affaires, celui de la night life et autres Galeries Lafayette.Puis il y a le Paris des quartiers, des ruelles, des cafés.Et des marchés.À la formule hôtelière, les voyageurs sont de plus en plus nombreux à préférer la location d’un appartement en ville ou d’une maison en région.Et tant qu’à échanger son quotidien pour un autre, les petits commerçants se posent comme les entremetteurs d’un bel échange entre visiteurs et visités.DIANE PRÉCOURT LE DEVOIR ans s’offre tout entier à ce jeu.Ses marchés, aussi diversifiés que nombreux, sont plantés aux moindres détours des arrondissements.Vous pouvez adopter le plus près de «chez vous», ou chiner ailleurs en ville.La cité lumière a beau abriter plus de dix millions d’habitants et figurer parmi les grandes de ce monde, certains de ses marchés recréent la plus typique ambiance de village.En prêtant l’oreille aux conversations qui s’y trament, on se croirait parfois sur le perron de l’église, à une certaine époque, le dimanche après la messe.Les touristes ne demandent pas mieux, qui y touvent à la fois matière à se sustenter et a.jaser sur les Parisiens! Et qu'est-ce qu’ils sont plus cool en février qu’en juillet ceux-la, ai-je remarqué.Sont-ce les hordes de visiteurs en haute saison qui les rendent expéditifs et leur valent une si tenace réputation de je-m’en-foutisme et d’arrogance, même s’ils savent fort bien que ces bipèdes si encombrants font tourner un secteur vital de leur économie?Des touristes assidus, mais aussi des Québécois qui vivent là-bas soutiennent que le changement est palpable, et à longueur d’année.Les campagnes en faveur de l’importance de l'accueil y seraient-elles pour quelque.* chose?En tout cas, les Parisiens réalisent qu’ils sont de plus en plus en concurrence avec le reste de la planète.Mais de telles considérations touristicoso-ciales sont bien vite noyées dans les parfums qui se dégagent des étals des marchés.On y trouve de tout, des aliments aux fringues, des tissus aux fleurs, des timbres aux vieux papiers, des oiseaux aux produits du cuir, en plus de la brocante qui s’y greffe volontiers.Et les marchés parisiens ont parfois de ces noms assez évocateurs pour susciter de petites recherches historiques: le Marché des Enfants rouges, le Marché du Carreau du Temple, le Marché Maison-Blanche.A se farcir ainsi produits locaux et spécialités régionales, on développe très vite son propre réseau: fromagerie, boucherie, fruiterie, épicerie, poissonnerie, marchand de vin et de café.la beauté de la chose, c’est qu’un «chez soi» dans l’ailleurs n’empêche aucunement de se laisser tenter par quelque bistrot ou traiteur particulièrement coloré, dans tous les sens du terme.Et puis, du reste, on se rit des bouchons de circulation: si Paris est une ville de marchés, c’est aussi une ville à marcher.Pour des raisons historiques, sa beauté uniforme, du 1" au 20r arrondissement — oublions ici la proche banlieue —, en fait un royaume de voyeurisme pédestre.Le marché aux puces ¦ la revanche du portable.On se croit envahi, à Montréal, par les voix volantes?Encore rien à côté des bistrots et restes de Paris; quand la sonnerie tinte, les regards se lèvent: lequel peut bien rugir?S’il fut un temps, en France, où les communications téléphoniques pouvaient relever du cauchemar, les Hexagonaux se sont repris avec les portables.C’est donc ça: pendant qu’on cherche par tous les moyens à protéger la vie privée, jamais n'aura- t-elle été autant étalée sur la place publique! Et avec des conversations dont on pourrait bien se passer.¦ L’euro?On s’y fait aussi rapidement que les Français eux-mêmes.D* taux de change ressemble à celui de notre huard par rapport au dollar de nos voisins.quand celui-ci était autour de 40%.Et comme les Québécois sont habitués à ce petit calcul canado-américain.I>es Parisiens, eux, pestent un peu — on reste Français, quand même— contre l’augmentation des prix que les commerçants n'auraient pas manqué d’appliquer, profitant de rem-brouillamini du changement vers la nouvelle monnaie.Notons que, depuis le 18 février dernier, les marchands ne sont plus tenus d'accepter des francs pour les paiements en espèces.¦ Ah, je vous voyais venir avec votre sourire narquois: et qu’advient-il des excréments de nos amis (ceux des chiens, pas des Parisiens), qui peuvent vous faire trébucher à la moindre inattention ou en pleine conversation «son-gée»?Soyons honnête: on a quelque peu dompté ce qu’on appelle pompeusement là-bas la «pollution canine», c’est-a-dire 16 tonnes de crottes chaque jour! Des poubelles, disgracieuses mais efficaces, installées un peu partout dans la ville, semblent bien servir les propriétaires de ces bêtes.¦ Le forfait de métro Paris Visite, valable pour un, deux, trois ou cinq jours consécutifs, permet des déplacements illimités dans la ville, où les métroroutes s’entrecroisent allègrement, et jusqu’aux aéroports.«Le pass», disent-ils.¦ A la recherche de documents anciens, on est toujours étonné de trouver là, au hasard d’une petite rue, un gratte-papier vous sortant des revues qui remontent à la Dernière Guerre, enfouis pêle-mêle sous son comptoir.Quand on nage dans l’histoire.¦ la France me «tu».Ça vous agace, vous, de vous faire tutoyer sans détour sous prétexte que les Québécois sont d’abord facile?Vrai que nous sommes rapides sur la gâchette du tu-tu, mais nous avons tout de même des manières, non?VOIR PAGE 5*.PARIS > E 2 LE I) K V O I H , LES SA M EDI « ET DI M A \ (HE 7 AVRIL 2 0 II 2 SAMEDI Le site grand public de rAPCHQ BAZZO Ma radio, mon boulot Marie France liazzo ?Au moment où j’écris ce texte, je me retrouve dans une situation inusitée: lock-outée par mon employeur, piqueteuse solidaire quoique un peu indisciplinée quant aux slogans (quoi?Ce n’est pas SC> SO-SO-Sauce à spaghetti?), animatrice en dramatique sevrage d’émission et auditrice de la radio de Radio-Canada hyper-frustrée.Si plusieurs ont commenté et éditorialisé à propos du conllit de travail en cours à RadioCan, la plupart ont mis l’accent sur son impact sur la télévision.Je vous parlerai de ce que je connais le mieux: la radio.Parce que la suppression des émissions régulières de la radio de R-C permet de mesurer ce que tous constataient déjà, y compris les détracteurs de la grosse machine Radio-Canada: son originalité, sa pertinence, son exemplarité et le bon usage de l’argent de nos taxes.Je suis ici, bien sûr, à la fois juge et partie, productrice de contenu et auditrice avide de radio.J’aime la radio.Passionnément J’en écoute, en consomme, j’engueule le poste, j’envoie promener les animateurs dans ma cuisine.Je ne suis pas fidèle, je bumme de station en station par déformation professionnelle, pour voir ce qui se fait ailleurs, mais aussi par plaisir, pour tâter de l’air du temps — on ne dira jamais assez l’importance des lignes ouvertes de sport pour saisir l’essence de l’âme québécoise.Tout y est ici concentré: les restes du syndrome du p'tit pain, la démagogie larvée, le manichéisme, la familiarité rassurante exprimée en 50 mots de vocabulaire.Quand on doute de tout, les Ron et les Mario valent bien des thérapeutes.Parfois, j’écoute juste parce que c’est intéressant, que certaines voix émeuvent Je trouve à la radio mon information, mon divertissement, le pouls de ma société, des sujets de discussion, de l’imbécillité insondable et des éclairs d’intelligence.Mais depuis le 22 mars, comme tous les auditeurs de la radio de R-C, je suis condamnée à aller écouter ailleurs en permanence.Ailleurs, là où l'info est dite continue, où l’approximatif le dispute à l’amateurisme, où on prend des nouvelles du «Gabonne» ou du «Bénine» (proches voisins africains du «Mali-ne», je suppose?).Où alors là où la pub pré-post-bulletin de nouvelles débute à 7h39 pour se terminer à 7h51, quand les émissions elles-mêmes ne sont pas des publisacs ou des infopubs de granules et de pilules même pas déguisées qui passent pour du contenu; là où le lob-byiste le plus synergique des ondes québécoises démarre dès potron-minet le poussage de dossier qu’il conclura le soir à la télé; oii tous ceux qui auraient un jour inhalé par inadvertance de la fumée secondaire de pot ou voté vaguement «à gauche» se font publiquement traiter de pouilleux par un psy patenté?Ailleurs, là où vous pouvez participer, à l’heure du lunch, a un convivial concours d’imitation d’orgasmes, histoire, probablement, de se préparer aux vendredis soirs de Tangerine Dream, la topless radiophonique qui vous invite à partager avec 50 000 de vos mûmes des jeux érotiques en direct Moins «travaux pratiques», vous préférerez écouter Varda, la théoricienne du sexe, qui sévit au AM le samedi soir.Soumis à ce régime d’apparence diversifié mais pauvre en protéines, l’auditeur élevé à la moulée radio-canadienne manque de virer fou en moins d’une semaine.Exaspéré, il ferme le poste et constate, en vrac; - que le niveau général atteint des planchers records, - que la démagogie et/ou l’humour et/ou la musique rock-matante a beaucoup d’avenir, - que si l’ail cryogénique n’est pas ta passion principale, ne fais pas de radio au AM, - que la force de la radio de Radio-Canada est bien plus que l'absence de publicité sur ses ondes.Et c’est là qu’il prend l’ampleur du vide.C’est là surtout qu’il mesure ce que veut dire SERVICE PU-BLIC, espace d’indépendance et de diversité plus que jamais nécessaire dans une smiété démocratique.Eji ces temps où le Pnx’heOrient est à feu et à sang, ça prend bien des lectures de journaux et des visites sur le Net jxiur arriver à la cheville de Sans Jrmtières, à l’info et l’analyse livrées par l’équipe de Desautels.Je m’ennuie des correspondants à l’étranger — notre regard sur le monde, ni états-unien, ni européen —, des explications géo-politiques de René Mailhot, des réflexions énergiques des auditeurs de Im Tribune du Québec, des musiques déjantées de Chantal Jolis, de l’esprit pétillant de René, des commentaires impertinents qui sont le quotidien de la Première Chaîne.In puissance de cette radio tient dans la vision large, curieuse, qu'elle offre de la vie, de la société, au tait qu’elle ne résume pas l’auditeur à un segment de marché, à un consommateur de pneus ou de bière, à un amateur rhumatisant de potins célinesques, mais qu’elle s'adresse' à l’intelligence de citoyens dont les intérêts sont complexes et multiples.Il est vrai qu’on n’y est pas au courant des derniers développements sur le front de l’orgasme sunultané, mais je m'engage, au nom de l’équipe d'indicatif présent, à faire des efforts en ce sens quand nous retrouverons les ondes.Mais en attendant, ça va bien faire.Comme citoyenne, j'ai droit à cette radio essentielle et distincte.Comme animatrice, la frustration me poussera bientôt à créer un show à diffusion restreinte sur la ligne de piquetage — Revendicatif présent.Comme auditrice freak de radio, je me sens captive (gracieuseté de la Cage aux Sports), dépossédée (une présentation de La Capitale: Vendu!), et je commence à croire que la glucosamine est le nom d'une secte.Il est grand temps que ce lock-out prenne lin.Les dix jours de la décoration intérieure: quinze compositions inspirantes qui ETREIGNENT les tendances de demain.Dix jouis pour y hunger a satiété: conception contemporaine, ACCENTS RESOLUMENT urbains, petites TOUCHES CHAMPÊTRES, POINTES ORIENTALES, DOUCE FOLIE DU BAMBOU OU FRAICHEUR TROPICALE EN PRIME.Uu-: Ambiance de ville, tout en douceur.Deux tons de gris chaud se marient à un rouge vif utilisé comme accent pour dynamiser la pièce et créer un contraste.Par Marie-Josée Dupont, Designer d’intérieur, membre stagiaire de la SDIQ.Une inspiration à quinze temps.Tendances classique, champêtre, contemporaine ou carrément éclectique, les jeunes designers réinterprètent le style Pourquoi ne pas éclabousser sa demeure de couleurs toniques, la parfumer au petit bonheur et, pour les plus audacieux, entreprendre un franc branle-bas de comba t ?« LOU1SE-MAUDE KIOUX S O UC Y LE DEVOIR On véritable style est ce qui décourage le plagiat, mais inspire le pastiche», prétend l’écrivain français Robert Sabatier dans son Livre de la déraison souriante.Charmant aphorisme qui n’en demeure pas moins fort inspirant en ses temps gris où chacun rêve secrètement de soleil et de bourgeons, emprisonné dans ce nid douillet devenu trop étroit avec l’annonce du printemps imminent.D’ici là, question de déployer le tapis rouge convenablement, pourquoi ne pas éclabousser sa demeure de couleurs toniques, la parfumer au petit bonheur et, pour les plus audacieux, entreprendre un franc branle-bas de combat?Mais voilà, où trouver l’inspiration?À Saint-Basile-le-Grand, répondront sans hésiter les plus futés.C’est là, en effet, qu’est rassemblée la relève en design d'intérieur du Québec depuis hier, une équipe encore inexpérimentée certes, mais la tète pleine d’idées et muée par un enthousiasme certain.Mais surtout, une relève avec, en poche, ses meilleurs coups quelle offre de bon gré à l'œil plus ou moins exercé du public qui pourra à son tour en grappiller les éléments les plus inspirés et voter pour son installation préférée parmi les quinze exposées, sur place ou en ligne au www.canoe.qc.ca/maison.Cet événement annuel organisé par la Maison Ethier en collaboration avec Les Idées de ma maison met en lumière le travail des finissants en design d'intérieur ou en début de carrière, tous membres de la Société des designers d'intérieur du Québec (SDIQ).Leur défi: aménager un espace salle à manger - salon selon l’une des quatre grandes tendances, soit champêtre, contemporaine, classique ou éclectique.Bons princes, ceux-ci offriront également des consultations gratuites de 30 minutes à ceux qui veulent donner vie à un projet de décoration.A leurs efforts s’ajoutent plusieurs conférences données par de vieux routiers sur les différents courants qui s’abattent cette année sur l’aménagement intérieur en Amérique du Nord.Parmi celles-ci, l’étude séculaire du cellier, l’art de parfumer sa demeure, la maîtrise de la cuisinière bimode (à gaz et électrique), l’approche toujours aussi populaire du feng-shui, ou encore les grandes tendances couleur, l’habillage des fenêtres et l’arrivée fracassante du numérique et de la haute définition dans nos foyers.LES DIX JOURS DE LA DÉCORATION INTÉRIEURE Du 5 au 15 avril 2002 Maison Ethier 237, boni.Laurier (Route 116) Saint-Basile-le-Grand ® (450) 653-1556 www.canoe, qc.ca/maison p ¦ii«llTl"l.I.WVA Fontaine La plus belle collection de meubles contemporains à Montréal 50 HEURES 50% D’ESCOMPTE 50% DU PLANCHER C’est ça, une vente ! du jeudi 4 avril au dimanche 7 avril seulement ! 9780 EST, RUE SHERBROOKE, MONTRÉAL 352 3913 1:^1 1 ¦ mm.PHOTOS CHRISTIAN VIAU/MA1SON ETHIER Du bois très foncé aux motifs fleuris avec un soupçon de carreaux rehaussés des couleurs qui s'inspirent de la nature.Une pièce aux accents champêtres signée Marie-Eve St-Onge, designer d'intérieur, membre stagiaire de la SDIQ.App ol : ERNATIF Hb'rU LOFTS © 2251.rue Aird 287-0707 www.loft.ca Heures 000/ d'ouverture 90 /O sâm etDim.VEN0U 120en* t*** Vt,WU lun.au leu M CONSTRUCTION 160 @2001 IP I ¦y te ' LES PETITES ANNONCES 985-3322 1 4 L K I) t V U I K .L K S SAMEDI »i ET DIM A \ ( Il E 7 A V li I I 2 0 0 2 K SAMEDI UTILITAIRES Dépits le temps «le vols rasez vos soirees et vos week-ends a sauver en ecoit.ant qui Damh Pin.akd, qit Nu e-la Lawson ou encore le jeinot Jamie Older, il serait a pel oœs temps qie vois Qiimp^ u Coi ui Potato i\h k MIGRER \ERi LA CUISINE, LE CŒUR DE IA MAISON.LÀ OL ÇA FIEURE BON LE GRAILLON, LE L AIE QIT IT ME ET IES SI CRI'RIPX ,11 % i a,*** JpÉÉ'tH » P ' 1 % 1_____1 i \ Le loft Saint-James, un heureux compromis entre l’efficacité et le style.JACQtTKS GRKN1KK I K DEVOIR À vos cuisinières, citoyens ! L’art de choisir ses instruments de travail Avec le gaz, le contrôle de l’intensité et de la chaleur se fait en un tournemain MARIE CLAUDE MIRANDETTE ocooning oblige, vous êtes plusieurs qui adhérez à cette nouvelle religion postmoderne qui sévit partout et transforme les centres-villes en zone sinistrée le samedi soir puisque tout urbain que vous soyez, vous restez dans votre bunker blindé à l’épreuve du méchant dehors à vous régaler de pop corn en vous délectant de votre cinéma maison.Mais pour y sévir dans les règles de l’art, il faut bien l’équiper, cette cuisine.Et pour le faire intelligemment, il faut être conscient de ses besoins réels (rien ne sert d’avoir un double four à convexion intégré si vous êtes seul 364 jours par an) et acheter en fonction de ceux-ci, de ses moyens et de l’espace à habiter.Cuisinière mode d’emploi Les modèles sont nombreux et se divisent en deux grandes tendances: plaque intégrée au comptoir ou gros poêle traditionnel avec four, avec comme variante la plaque de grillage/fonte.Une chose essentielle à établir en priorité: êtes -vous gaz ou électricité?Tout de go, je réponds gaz car dès lors que vous l’aurez essayé, ne serait-ce qu’une fois, vous ne pourrez plus retourner en arrière.C’est comme pour les voitures: manuelle un jour, manuelle toujours.Avec le gaz, le contrôle de l’intensité et de la chaleur se fait en un tournemain, contrairement au serpentin qui ne cuit pas uniformément et à la plaque de fonte qui prend deux heures à chauffer et deux heures à refroidir (gare au chat qui saute sur la plaque!).Et ça, c’est génial pour la cuisine asiatique et les flambés qu’on peut nourrir à même la flamme du gaz.Avis aux troussards qui croient encore que le gaz est dangereux (et que ça pue en plus), détrompez-vous.On peut plus difficilement oublier le gaz ouvert quç l’électricité, parole de gaffeuse.Etes-vous coloré ou non?La plupart des compagnies offrent des modèles traditionnels blancs, quelques couleurs plus ou moins attrayantes, les nouveaux classiques en stainless (prenez stainless brossé, sinon gare aux petits doigts baladeurs!).Mais on retrouve aussi, depuis quelques années, des modèles standards qui s’harmonisent aux armoires de cuisine les plus populaires.Si le coeur vous en dit, certaines compagnies offrent aussi le sur mesure à l’identique des armoires, question que votre cuisinière et votre frigo se perdent dans le décor (par exemple Siemens).Côté frigo Idem pour les frigos qu’on peut avoir en divers formats et modèles: le traditionnel deux portes avec congélo dans la partie supérieure, le renversé, le côte à côte vertical avec l’espace congélo un peu plus étroit que l’espace frigo.là, il importe de bien connaître les habitudes de la petite famille avant de choisir.Les accrocs à la glace semblent préférer les grand congélateurs horizontaux au bas de l’espace, ceux qui se désaltèrent de grosses bombes de deux litres de cola sont adeptes des réfrigérateurs aux vastes espaces.Les carthésiens privilégient le plus souvent les multiples tiroirs qui permettent de gérer rationnellement l’espace qui se fait d’autant plus rare que les rangements profilés se multiplient.Reste à évaluer si vous êtes un adepte du jus, de la glace concassée ou de l’eau fraîche afin de savoir si vous souhaitez vous encombrer de ce genre de distributeur qui orne la porte de l’antre des plaisirs gustatifs.Je ne conseille pas: c’est inutile et ça s’empoussière le temps de dire: lapin ! Côté lave-vaisselle L’électro le plus utile de toute la cuisine, c’est le lave-vaisselle.Rien ne le vaut, surtout pas votre conjoint/e qui promet aux premiers temps de vos amours de faire la vaisselle.Il faut le prendre ultra-silencieux sinon c’est l’enfer sur terre toutes les fois que vous écoutez Les Super Mamies, Frasier ou NYPD Blue.Le meilleur choix, vous me demandez?Le stainless brossé, en particulier celui de la gamme Euro de Whirpool Gold qui est franchement craquant.Ne vous reste qu’à choisir maintenant mm m:m mm SPP4 - Réfrigérateur côte-à-côte avec portes incurvées KitchenAid Superba.- Modèle bleu cobalt KSRS25IHBU.- Capacité totale: 719 litres.- Casier à vin avec espace pour deux litres.^Zlrts visuels Pour l’horaire complet, consultez LE DfVIMR e Ste-Hélène 446.RUE Ste-Héléne App ?! J! % Ne».D»m« L’ www.apploft.com 2871262 Heures d’ouverture Lun.au Dim.I2k@l7ti SANTÉ In corpore sano - Cuisinière à alimentation mixte Pro Line de KitchenAid, modèle acier KDRP407HSS.- Dimensions: Largeur 76,2 cm (30 po); Hauteur 114,3 cm (45 po); Profondeur 67,3 cm (26-1/2 po).?CARNE!' D’ADRESSES MEUBLES ANDRÉ PERREAULT 3960, Bélanger Est, Montréal b 725-5245 (andreperreault® HomeAppliances.com) MAISON ÉTHIER 267, boul.Wilfrid laurier, Saint-Basile-le-Grand, tr (450) 653-1556 MEUBLES DOMON 3500, Ontario Est, Montréal « 5274331) CORBEIL ÉLECTROMÉNAGERS 7566, Saint-Hubert, Montréal » 271-1118) WHIRPOOL CANADA www.whirpoolcanada.com/ SIEMENS CANADA www.siemens.ca Carole Va II i Près ?Tiens, me dit le doc en tendant le petit papier blanc, voici votre ordonnance.Merci.Et je sors.Je lis sur le papier, un |X‘u mieux écrit que d’habitude: trois fois par semaine, une heure d’exereice.Essayez de vous rendre à cinq fois par semaine.Commencez maintenant Have fini.J’avais déjà le pied dans la pharmacie du dessous, une toute petite pharmacie.Je lève la tête et je devais avoir l’air un peu ahurie car de l’arrière de son comptoir la pharmacienne me lance: «//y a quelque chose qui ne va pas'/ Je lui lis mon «ordonnance», elle réplique: Ah! ça.C'est une suggestion du Collège des médecins de.famille du Canada, mais vous êtes tombée sur le médecin qui suit la consigne, je ne pensais même pas qu 'il y en avait au Québec.Il y a trop de problèmes de santé qui sont liés à l'inactivité physique, mais c'est l'épidémie d'obésité qui les force à réagir maintenant » On a placoté comme ça un moment et je suis retournée à la maison bien embêtée.Je devais aller suivre un cours de danse, vous vous souvenez de mes résolutions du jour de l’An?Pour moi, j’ai pas dû penser que j’en valais la peine, parce que ça reste encore un projet.L’an dernier, c’était une autre dix' qui m’avait dit que je courrais plus de risques de faire un cancer du sein en ne faisant aucun exercice physique qu’avec mon lourd héritage génétique.Puis je lis que deux études concordent pour affirmer que quatre heures et demie d’exercice par semaine chez des vieux leur ont permis de retrouver le coeur qu’ils avaient il y a trente ans.Ensuite, ce sont les statistiques concernant les jeunes qui m’ont ahurie: les enfants Canadiens d’aujourd’hui dépensent 400 % moins d’énergie que les enfants d’il y a 40 ans.lx;s deux tiers des enfants et des jeunes ne sont pas assez actifs pour assurer leur pleine croissance et leur développement optimal.Voulez-vous relire, svp?Nos enfants sont sous-développés par manque d’activité physique.Savez-vous que la belle réforme en éducation a abaissé de 120 à fit) minutes le temps consacré à l’éducation physique au primaire?En plus, l’enseignant doit prendre du temps pour «éduquer» à la santé.Celui qui a lx^ soin d’être éduqué est pas mal plus haut dans la hiérarchie, à mon avis ! C’est toujours la même chose, ce sont les habitudes que l'on prend dès le jeune âge qui forment le cadre de notre vie adulte.Mais je pense que c'est aussi bien plus que ça.Ne jamais sousévaluer l’impact de U tamille.Si on ne tait pas d'activités physiques en tamille, en couple, avec It's amis.,.Et vous voulez que je vous dise: c’est la place que l’on tiùt au plaisir, ensemble.L’espaoe du loisir ludique que l’on partage.Si notre plaisir est do s’asseoir devant la télé, d’aller au cinéma, de lire.ben.c'est certain qu’on n’est pas sur la planète qui bouge.Mens sana in corporv sano: ce n’est jxis moins vrai parce qu'on n'apprend plus le latin! Mon copain Hugues couvre les Jeux olympiques pour la radio do puis des lunes, il était à lilteham-mer en 1994, et c’est la relation des Norvégiens avec la nature qui l’a frappé.«Nous critiquons à partir de la première neige qui tombe, nous nous battons contre l'hiver, en Nonè-ge, on jouit de l'hiver, l’activité physique pour eux est un art de vivre*.Nous n'avons pas cet art de vivre, de toute evidence.«Ni les parents le voulaient, a repris Hugues, ils exigeraient de l’école, de la commission scolaire et du ministre que leur enfant ait une heure de sport chaque jour.Les enfants seraient mieux dans leur peau, et ça aurait un impact sur la réussite scolaire.» Ma copine Nathalie, ancienne championne olympique de patinage de vitesse et directrice d’un club sportif, pense pour sa part qu’on a un sérieux besoin de faire des liens.«Tout le monde s'entend pour dire qui! faut faire de la prévention, que ça a un impact économique sur les serins de santé, mais on manque de cohérence.H faudrait faire des campagnes chocs, d'ici dix ans.on commencerait à avoir une population en meilleure santé.On a assez de demnées actuellement, au yaourt de chèvre à la levure de bière -a;- au babeurre 526 • 3305 1459, ave.du Mont-Royal Est.Mtl OTAGES V^ftNEUB La fromagerie HAMEL 220, Iw-Talon est, Montreal (Marché |ean-Taton) j RUSH)272-1161 « •«.¦(su;272-1163 www.from8gewhamel.com BOUT Q U E ALIMENTAIRE A DT AUX 30 délicieuses façons de savourer le saumon Atlantique Tout est concocté sur place Incluant le saumon fumé Plats cuisinés, sushi, service traiteur 1318, av.Mont-Royal Est Montréal (514) 526.1116 345, av.Victoria, Westmount (514) 488.0116 —I—— arùm le spécialiste des fromages depuis 1961 Un iflcmcte de sa-vears 2117, me Vtont-Royai Est.Montreal Nloh! 521-3333 fromages exclusifs et affinage sur place Fromages ô la coupe devant le client Spécialiste en dégustation de vins et fromages Charcuterie, épicerie fine, pains et croissants 9196.Sherbrooke Est, Montreal Kl(5H> 355-6657 622, Notre-Dame.Reoenbgny «Mas» 654-3578 SI , fins you rwie/q Marchands de thé à Paris depuis 1919 5131, rue Sherbrooke ouest, Montréal, Québec H4A 1T2 Tél,: 514/ 369-6601 - Fax: 514/369-9011 PARIS MONTRÉAL ¦ IA HAYE ¦ LONDRES GENÈVE MILAN ¦ TOKYO NASA Marché Jean-Talon (514) 270-7732 Pour annoncer dans ce regroupement, contactez Micheline Ruelland au 985-3322 ou à mruellandfff ledevoir.com
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