Le devoir, 1 mai 2006, Page(s) complémentaire(s)
LE MONDE IRAK Talabani croit qu’un accord avec les groupes armés est possible Page B 1 ?w w w .1 e d e v o i r.c o m ?John Kenneth Galbraith s’éteint à 97 ans Page B 1 LE DEVOIR ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Rémy Girard et Antoine Bertrand lors de leur arrivée au gala Artis, hier soir.Nouveau gala, même public Le Gala Artis couronne Rémy Girard et Guylaine Tremblay PAUL CAUCHON Le nouveau Gala Artis a remplacé l’ancien Gala MetroStar, mais seul le nom a changé, puisque les deux «MetroStar» de l'année 2005, Rémy Girard et Guylaine Tremblay, ont remporté hier soir les prix Artis de la personnalité de l’année pour 2006.Après 20 années du Gala MetroStar, TVA relançait cette année ce populaire gala, en conservant les mêmes catégories que l’ancien Gala MetroStar.Le gala faisait face à une rude concurrence télévisuelle, avec la diffusion du cinquième match de la sé-_ rie Canadien-Hurricanes sur RI)S.L’animateur du gala, François Morency, devait donc redoubler d’efforts pour convaincre les téléspectateurs de ne pas s’adonner aux joies du zapping.TVA avait même organisé en cours d’émission une liaison satellite avec Céline Dion à Las Vegas.Celled a chanté en direct pour Michel Jasmin, qui a reçu avec beaucoup d’émotion un trophée hommage, lui qui n’avait jamais reçu de trophée dans ce genre de gala.Le Gala Artis est basé sur un vote populaire, qui a été supervisé par Léger Marketing.Un sondage téléphonique a d’abord permis de recenser les artistes VOIR PAGE A 8: ARTIS L’ENTREVUE La radio étudiante à 71 ans Len Dobbin, parrain du jazz à Montréal JUDITH LUSSIER Il n’est pas musiden, il est inconnu du commun des mortels, et pourtant, pour les Dorothée Berryman et Oliver Jones de ce, monde, 0 est le parrain du jazz à Montréal.A 71 ans, Len Dobbin continue à diffuser sa passion sur les ondes de la radio étudiante CKUT, la seule qui veuille encore lui donner une voix.«Ça me garde sain d’esprit, et puis ça fait en sorte que les gens ne m’oublient pas.» S’il craint d’être oublié, le septuagénaire est pourtant immortel.Les chansons Dobbin’, de Pepper Adams, et Len’s Den, d’Oliver Jones, le lui garantissent.«Pepper était mon meilleur ami», raconte Dobbin.Quant à Oliver Jones, il lui a dédié cette chanson pour souligner l'apport du vétéran à la scène locale, des Len Dobbin années 40 à nos jours.En effet, l'homme a en a mis plusieurs sous les projecteurs grâce à ses nombreuses tribunes.«Le saxophoniste François Thé-berge m’a dit que j’avais inspiré son choix de carrière.C’est le plus beau compliment qu’on m’ait jamais fait», dit celui qui multiplie les honneurs.En 2005, il a été honoré pour l’ensemble de son œuvre par le Trust pour la préservation audiovisuelle du Canada.VOIR PAGE A 8: DOBBIN INDEX -M Annonces .B 5 Idées A7 00 Avis publics .B 2 Météo B2 04 Convenience.B 6 Monde B 1 04 Culture .B 8 Mots croisés B 5 O O Décès .B 5 Religions B 5 O Ch Economie .B 1 Sudoku B2 .*> Éditorial .A6 Télévision B 7 _ Un grand cri pour le Darfour Les pressions se multiplient pour forcer une intervention de l’ONU tandis que les rebelles rejettent le projet d’accord de paix (tëNOCItSÊ; «ÙNDAY APRIL J,.TTÆgtoh Vc 1™tf WZo'm0 M&m JIM YOUNG REUTERS Aux cris de «Sauvez le Darfour, maintenant», ces femmes ont participé hier à une manifestation qui a réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes à Washington, une mobilisation organisée pour attirer l’attention des décideurs sur cette région en proie depuis début 2003 à une guerre civile qui a fait entre 180 OOO et 300 000 morts, selon des estimations internationales, et 2,4 millions de déplacés et de réfugiés.ALEXANDRE SHIELDS Les deux principaux mouvements rebelles soudanais ont annoncé hier soir qu’ils ne signeraient pas le projet d’accord de paix pour le Darfour proposé par l’Union africaine, qui a choisi d’accorder 48 heures supplémentaires aux différentes parties pour qu’elle,s trouvent un terrain d’entente, à la demande des États-Unis.De son côté, le gouvernement soudanais s’était déjà dit «prêt à signer» le document Malgré cette autre tentative infructueuse pour sortir d’une des pires crises humanitaires de la planète, les choses pourraient évoluer plus rapidement dans les semaines à venir, notamment en raison de la mo- bilisation internationale émanant de la classe politique et de la société civile, qui tente d’alerter les décideurs de l’urgence d’agir dans cette région, trois ans après le début de ce que certains qualifient de premier génocide du XXT siècle.Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont d’ailleurs rassemblées hier autour de nombreuses personnalités à Washington et dans une quinzaine d'autres villes américaines derrière le slogan «Sauvez le Darfour, maintenant».«Four l’amour de l’humanité, sauvons le Darfour», a lancé l'écrivain Elie Wiesel, survivant de la Shoah et Prix Nobel de la paix, ajoutant que «le silence aide les tueurs, mais jamais les victimes».Le président américain George W.Bush a pour sa part tenté de reprendre à son compte ces mobilisations.Ces manifestations sont le «signe que des centaines de milliers de nos citoyens réclament au monde de s’unir avec les Etats-Unis pour agir de manière concertée», a-t-il déclaré vendredi en recevant les organisateurs à la Majson-Blanche.Hier matin, la Secrétaire d’Etat américaine Condo-leezza Rice a également dit regretter que la Russie et la Chine ne fassent pas suffisamment pression sur le Soudan pour mettre fin à la guerre civile au Darfour.«Nous avons besoin de davantage de soutien, pourparler franchement, d'autres membres de la communauté VOIR PAGE A 8: DARFOUR La face cachée de La Nouvelle-Orléans Autour des beaux quartiers, un monde dévasté rappelle sans cesse l’ouragan Katrina LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY LE DEVOIR Scène de désolation dans le quartier Lower Ninth Ward, à La Nouvelle-Orléans, huit mois après le passage de l’ouragan Katrina.Le fédéral jongle encore avec l’idée de tout raser.Le visiteur qui débarque ces jours-ci à La Nouvelle-Orléans est confronté à deux univers: celui du Quartier français et du quartier des affaires, qui tournent presque à plein régime, et celui des quartiers résidentiels qui en sont encore à panser leurs plaies huit mois après l’ouragan Katrina.Coincés entre les deux, des milliers d’habitants attendent une aide qui tarde à venir, alors que pas moins de 100 000 foyers sont toujours déclarés inhabitables.Portrait de deux solitudes.LOUISE-MAU DE RIOUX SOUCV La Nouvelle-Orléans — Alors que le New Orleans Jazz and Heritage festival battait son plein ce week-end dans le Fair Grounds Race Course, c’était le calme plat dans ce qu’on a baptisé le «Ground Zéro» de La Nouvelle-Orléans.Pas un bruit, pas un son dans ce quartier toujours fermé à la population.Rien n’a bougé dans le Lower Ninth Ward depuis l’inondation qui a suivi le passage de Katrina, confirme Joseph Gendusa, guide à bord du tristement célèbre Katrina Tour.D y a maintenant une heure que l’autobus circule dans les quartiers résidentiels qui apparaissent comme une succession interminable de maisons éventrées, voire déplacées, sinon pulvérisées.VOIR PAGE A 8: NOUVELLE-ORLÉANS P A \ » 56301^994^ ACTUALITES DOBBIN SUITE DE LA PAGE 1 En plus de collaborer à moult magazines, il a jazzé les ondes de CJFM de 1976 à 1994, année où la station est devenue Mix 96, une radio où Len Dobbin n’avait plus sa place.Lorsqu’on lui a offert en 1995 une plage horaire à la radio étudiante de l’Université McGill, il n’a pas hésité un instant à reprendre le microphone.Tous les dimanches matin depuis dix ans, Len Dobbin se rend donc dans les locaux de CKUT pour y animer Dobbin’s Den, entre llh et 13 h, deux heures de musique choisie minutieusement.C’est du bénévolat.Len Dobbin n'a jamais vécu de sa passion.Pour faire vivre sa femme et ses deux filles, il a été comptable.«C’est une période que j’essaie d'oublier.Aujourd’hui, j'ai la chance de faire seulement ce que j’aime», dit ie mélomane.Derrière le micro, on ne voit pas l’homme courbé.Avec sa voix de grand-père, il présente succinctement les pièces, pour laisser plus de place à la musique.Plus souvent qu’à son tour, il se sert des ondes pour saluer les monuments du jazz qui sont de plus en plus nombreux à avoir rendu l’âme.La liste est longue.Maury Kaye, B.T.Lundy, Buddy Jordan, Gladstone Scott, Michel Ouellet, Kenny Alexander, Walter Bacon, Pepper Adams, Red Mitchell, Herbie Spanier, Jerry Fuller.Pour le;s vrais amateurs, chaque nom rappelle une sonorité, un rythme, une anecdote.Et lorsque Len Dobbin se met à parler de l’un d’eux, c’est un livre d’histoire qui se révèle.«C’était mon temps, et je les ai tous très bien connus.» _ D’ailleurs, l’historien, photographe et grand-père (c’est ce qu’on peut lire sur sa carte professionnelle) travaille à son autobiographie; un portrait du jazz depuis?1948.A cette époque, il était déjà très présent sur la scène montréalaise.Le petit juif du quartier Notre-Dame-de-Grâce est l’un des fondateurs de la section montréalaise de la New Jazz Society.Il organisait des concerts, faisait venir des musiciens des Etats-Unis, et était, le porte-voix d’événements sur les bandes AM.A quinze ans, il prenait le tramway en pleine nuit pour se rendre à certains spectacles, sous l’œil à demi ouvert de son père.Aujourd’hui un des rares «membres à vie» du Festival de jazz de Montréal, il court toujours les concerts.Dès que les tentes sont montées, le petit homme qui n’a l’air de rien est partout.Dans le hall de l’Hôtel Hyatt, aux répétitions, dans la loge des artistes.Le festival, c'est son heure de gloire.Même si ce dernier s’est métamorphosé au fil des années.«Certaines personnes disent qu’il n’y a pas assez de jazz au festival.Moi, j’y ai découvert toutes sortes de musiques que je n’aurais jamais eu l’occasion d’entendre.» On annonce sporadiquement la mort du jazz dans les journaux, mais lœn Dobbin n’est pas d’accord.«Vous êtes mieux de faire une réservation à l’Upstairs la fin de semaine, c’est plein à craquer», avertit le jazzman.L’Upstairs, rue MacKay, c’est son repaire.Il fait partie du décor.Presque tous les soirs, des groupes sont invités à se produire dans cet endroit où une centaine de photos rappellent l’âge d'or du jazz.L’âge d’or n’est plus, mais Len Dobbin n’a pas le blues.Il s’occupe.En plus de préparer scrupuleusement son émission hebdomadaire, il travaille comme recherchiste pour Dorothée Berryman.A l’aube, il surfe sur le site Internet du New York Times à la recherche de nourriture pour «une émission de Dorothée Berryman», diffusée sur Espace musique de Radio-Canada les samedis et dimanches à 18h.Une fois par mois, il rencontre une dizaine de nostalgiques de la New Jazz Society dans un café.Ils échangent photos, musique et souvenirs.Puis, ces jours-ci, il fait ses boîtes.11 déménage.«Mon appartement est comme un musée! Vous devriez voir!» Soixante années de disques et de photographies, c’est toute une entreprise de dépoussiérage.Malgré tout, le vieux de la veille est à la fine pointe de la technologie.Alors que ses congénères ignorent pour la plupart le sens même des mots «blogue» et «baladodiffusion», Len Dobbin utilise les deux médias.Il émet des commentaires sur deux blogues: www.upstairsjazz.com et www.vehicu-lepress.com, et baladodiffuse son émission sur www.ckut.ca.Et il continuera de le faire.Tant qu’il le pourra.Collaboration spéciale EN BREF Prisons: la hantise de l’infection Toronto — Les 6000 agents correctionnels travaillant dims les prisons fédérales demandent à Ottawa d’obliger les détenus à fournir des échantillons de sang.le syndicat qui représente les agents soutient que ses membres sont à risques en côtoyant des prisonniers qui peuvent souffrir de maladies infectieuses comme le sida sans en être prévenus.En raison de la Charte des droits et libertés.les détenus jouissent d'une certaine confidentialité en ce qui a trait à leur dossier médical.Le syndicat des agents correctionnels affirme que la proportion de détenus atteints du VIH est de plusieurs fois supérieure à ce qui est constaté dans la population en général.- PC Rectificatif Une erreur s'est glissée à la page F7 de notre' cahier des livres de samedi.la page couverture d’un livre d’Igor Kostine consacré à Tchernobyl accompagnait par erreur un article consacré à L-Chimik du photographe Ravary.Nos excuses.DARFOUR SUITE DE LA PAGE 1 internationale, de la Chine et la Russie», a-t-eUe déclaré sur la chaîne de télévision ABC.Pression sur Harper Aujourd’hui, la crise du Darfour se retrouvera aussi sur la colline parlementaire à Ottawa, puisqu'un débat sur le sujet est prévu à la Chambre des communes.Il ne sera toutefois pas question d’un quelconque vote sur une participation canadienne à une éventuelle force de maintien de la paix qui serait déployée dans la région, sous l’égide de TONU.Mais la pression s’accentue sur le gouvernement de Stephen Harper pour qu’il mise davantage sur le rôle de leader du Canada en matière de maintien de la paix.Afin de forcer un débat plus vaste sur la question, le sénateur Roméo Dallaire devrait présenter demain à Ottawa une proposition demandant au Canada d’envoyer près d’un millier de soldats dans la région, selon ce qu’a appris Le Devoir.L'ex-comman-dant de la Force de TONU au Rwanda pendant le génocide de 1994 devrait d’ailleurs être accompagné de plusieurs députés fédéraux.Déjà, des parlementaires issus de toutes les formations politiques de la Chambre ont signé la semaine dernière une motion pour demander à Ottawa de reconnaître que la situation au Darfour constitue un génocide.Les signataires ont aussi réclamé que l’ambassadeur canadien aux Nations unies, Allan Rock, dépose une motion exigeant le déploiement d’une force multinationale au Darfour en vertu du Chapitre sept Cette disposition autorise le Conseil de sécurité à interrompre ou à limiter les relations économiques et diplomatiques et à couper les voies de communication avec un pays qui refuse de se conformer à ses résolutions.Si le Conseil estime que ces mesures sont inadéquates, il peut entreprendre toute action qu’il juge nécessaire au maintien ou au rétablissement de la paix.Ce à quoi s’opposent la Chine et la Russie.«Il y a un très large consensus sur la volonté de faire quelque chose pour le Darfour, a expliqué hier le directeur du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix, Jocelyn Coulon.M.Harper est sous pression et, dans les semaines à venir, il pourrait proposer quelque chose, mais à condition que d'autres pays s'impliquent.» Il estime que «la conjoncture est favorable», puisqu’on assiste actuellement à une «multiplication des pressions» internationales, comme par exemple les manifestations d’hier, les affirmations de M.Bush et de Mme Rice, mais aussi la visite de Louise Arbour au Darfour.Celle-ci se trouve dans la région afin d’«évaluer comment la situation a évolué depuis sa visite en 2004».La pression est d’autant plus grande, selon M.Coulon, que «le message lancé récemment par Oussama ben Laden, qui invitait les islamistes à combattre ce qu'il appelle les “croisés sionistes", inquiète la communauté internationale».Le déploiement d’une force militaire serait toutefois provisoire et servirait surtout à renforcer la mission de TUnion africaine déjà en place.«Ry a actuellement 7000soldats déployés dans la région, alors qu'il en faudrait au moins 21000», estime t-il.Il serait cependant difficile pour le Canada d’y maintenir un contingent important, puisque le pays a déjà plus de 2300 soldats déployés en Afghanistan.Les pays occidentaux sont aussi, en règle générale, plus que réticents à l’idée d’envoyer des troupes en Afrique, a expliqué Jocelyn Coulon.Donc, pour le moment, «la pression est très forte sur le gouvernement soudanais [pour qu’il en vienne à un accord], pas seulement de la part de la communauté internationale, mais surtout de la part de l’Union africaine, qui veut démontrer qu’elle peut régler une telle crise, selon lui.Si rien n’est fait, certains pays veulent intervenir.» Projet d’accord de paix rejeté.pour l’instant Une intervention qui pourrait s’avérer encore plus nécessaire après le rejet hier du projet d’accord de paix par deux mouvements rebelles de la province du Darfour.«Nous n’allons pas signer cet accord.Nous ne signerons qu’un accord qui inclura toutes nos demandes, sûrement pas celui-là», a déclaré un porte-parole de la principale faction du Mouvement/Armée de libération du Soudan (SLM/A), Saifaldin Haruon, après une réunion avec les délégués du Mouvement pour la Justice et l’Egalité (JEM).«Ce document n’est pas acceptable pour nous, et nous n’allons ni l’accepter ni le signer», a confirmé le porte-parole du JEM, Ahmed Hussain.Cette annonce est intervenue à quelques heures de l'expiration du délai fixé par TUA et l’ONU pour parvenir à une entente sur le texte.Les médiateurs de l’Union africaine ont donc décidé tôt ce matin d’accorder 48 heures supplémentaires aux différentes parties afin qu’elles tentent de trouver un terrain d’entente.Les réserves rebelles portent notamment sur les arrangements sécuritai-es: le désarmement des Djandjawids et autres milices pro-gouvernementales, ainsi que sur le fait que l’accord ne donne pas de vice-présidence à la rébellion.Les mouvements demandent aussi des éclaircissements sur les modalités d’indemnisation des populations du Darfour, victimes de la guerre.«Si la proposition ne prend pas en compte toutes nos revendications, nous ne signerons pas», a dit aux journalistes Seif Haroun, porte-parole de l’aile de la SLA dirigée par Minni Arcua Minnawi.Le négociateur principal de cette même faction, Abduljabbar Dosa, a toutefois laissé en suspens l'issue des discussions: «La position du mouvement n’est pas arrêtée, le document doit être amélioré.S’il est amélioré, il est possible de parvenir à un accord.» Le Darfour est en proie depuis début 2003 à une guerre civile qui a fait entre 180 000 et 300 000 morts, selon des estimations internationales, et 2,4 millions de déplacés et réfugiés.Cette guerre oppose des milices appuyées par les forces de Khartoum à des rebelles exigeant une distribution plus équitable des richesses.Pour ajouter à l’impasse, le Programme alimentaire mondial a annoncé la semaine dernière qu’il devait réduire de moitié ses rations dans l’ensemble du Soudan, au Darfour notamment, faute de fonds en provenance des pays donateurs; quelque 6,1 millions de personnes sont concernées.Le Devoir Avec l’Agence France-Presse, Associated Press et Reuters ARTIS SUITE DE LA PAGE 1 les plus populaires dans chacune des 14 catégories et, par la suite, le public était invité à remplir les bulletins de vote diffusés dans les pharmacies Jean Cou-tu, dans les journaux de Québécor et le magazine 7 jours.TVA a refusé de dévoiler le nombre de bulletins de vote reçus, ce qui démontre un manque de transparence certain.La tenue d’une telle soirée témoigne, encore une fois, de l’importance du «showbiz» au Québec et de la structure mise en place pour le soutenir, avec les magazines populaires et les réseaux de télévision qui braquaient leurs caméras sur les vedettes foulant le tapis rouge à l'entrée du Monument-National à Montréal, où se tenait l'événement TVA n’avait pas lésiné sur les efforts promotionnels, parsemant son bulletin de nouvelles de 18h de reportages en direct, et présentant un «tapis rouge» de 30 minutes qui tentait de se donner des airs hoiiywoodiens.Dans la catégorie des interprétations, Rémy Girard pour Les Bougon et Luc Picard pour Vice caché se sont partagé ex œquo le prix Artis du rôle masculin, alors qu’Hélène Bourgeois-Leclerc a reçu le prix Artis pour le rôle féminin.Luc Picard a déploré la difficulté de financer des téléséries de qualité comme Vice caché par TVA, en lançant une des bonnes phrases de la soirée: «Je suis prêt à diminuer mon sa- ANNIK MH DE CARUFF.K LE DEVOIR Guylaine Tremblay, personnalité féminine de l’année du Gala Artis.laire si M.Pierre Karl Péladeau diminue le sien!» Catégorie téléroman, encore une fois le couple Denis Bouchard et Guylaine Tremblay d’Annie et ses hommes a remporté les trophées, pour une émission qui trône depuis des années au sommet des cotes d’écoute à TVA Pour ce qui est de l’information, TVA a encore une fois dominé: Sophie Thibault a été consacrée meilleure animatrice d’un bulletin de nouvelles, et Claude Charron, qui quitte le Québec pour une année de ressourcement à Paris, a reçu le trophée Artis dans la catégorie des émissions d’affaires publiques.Pour sa part, Claire Lamarche a reçu le prix dans la catégorie de l’animation d’une émission de services.Dans la vaste catégorie des émissions de variétés, magazines culturels et talk-shows, il était bien difficile d’éviter Guy A Lepage, dont Tout le monde en parle a continué à faire l’événement tout au long de l’année à Radio-Canada Dans la catégorie des émissions d’humour, Marc Labrèche, délirant dans Le cœur a ses raisons, a également raflé la mise.Absent du gala, il avait délégué sa fille pour aller cueillir le trophée.Les autres prix ont été décernés à Charles Lafor-tune (qui en était d’ailleurs à une première mise en nomination) dans la catégorie des jeux, à Marie-Claude Savard dans la catégorie des émissions de sports et à Guy Jodoin dans la catégorie des émissions pour enfants, même si Dans une galaxie près de chez vous n’existe plus autrement qu’en rediffusion! La soirée avait été lancée par un numéro d’ouverture plutôt spectaculaire mettant en vedette les équipes de plusieurs émissions de variétés, de L'école des fins à Belle et Bum en passant par La fureur et Demandes spéciales.Un gala sans controverse, très axé sur «l’amour du public», avec plusieurs bons moments, par exemple ce duo de danse François Mo-rency/Normand Brathwaite, mais qui a quand même paru très long, avec trois heures et quart de diffusion.Le Devoir NOUVELLE-ORLÉANS SUITE DE LA PAGE 1 Sous l’autoroute, en bordure de l’avenue Claiborne, des milliers de voitures sont entassées pêle-mêle sur ce qui parait être des kilomètres, impudiquement offertes au regard des touristes fraichement débarqués de l’aéroport.Les autorités estiment à 300 000 le nombre de voitures qui ont subi les foudres de Katrina et n’ont pas encore été réclamées.En apparence, tous les quartiers qui ont été inondés après la rupture des digues sont vides à quelques travailleurs près, pour la plupart occupés à empiler des tonnes de débris ou à rétablir les lignes électriques qui font défaut à plusieurs endroits encore.Mais dans certains quartiers, on voit bien que des travaux de restauration sont timidement en cours derrière les façades fracassées.Il y a cependant loin de la coupe aux lèvres.Un peu plus de la moitié des quelque 480 000 habitants de la Big Easy ne sont toujours pas rentrés au bercail, donnant à certains quartiers des allures de villes fantômes.Plusieurs, comme Kathy Calhoun, attendent encore la livraison d’une roulotte qu’on leur avait promise en octobre.Le hic.c’est que, pour avoir droit à cette roulotte, le propriétaire doit pouvoir l’installer sur son terrain et disposer d’un service d’électricité.«Non seulement je ne peux rentrer chez moi parce qu'on n’y a pas rétabli l'électricité, mais on fabrique des roulottes pour 10 000 $.qui, une fois arrivées en iMuisiane, coûtent 90 OOO $ au gouvernement.C’est du vrai gaspillage.» Dans le quartier de lakeview, la désolation est palpable.Au premier coup d’œil, on ne voit qu’une succession de maisons tordues, en apparence inhabitables.Ici, l’eau a monté jusqu’au toit des maisons qui .affichent encore leurs fenêtres aveugles, leurs toitures arrachées et leurs murs tachés comme autant de blessures de guerre.Pourtant, çà et là, on note la présence de quelques-unes des fameuses roulottes données par le fédéral, indiquant non seulement que les propriétaires sont de retour, mais qu’ils sont prêts à retrousser leurs manches.Dans sa maison du quartier historique de South Lakeview, Bari Landry fait un peu figure de pionnière.Huit mois après le passage de Katrina, la plupart de ses voisins n’ont toujours pas réintégré leur domicile.Mme Landry, elle, a remis les pieds chez elle dès que le fédéral a levé l’interdiction de circuler dans la ville.Depuis, elle a abattu un travail énorme, mais pas assez encore pour retrouver toutes ses vieilles habitudes.Prête au pire lors de sa première visite, le 5 octobre dernier, Bari avait revêtu des vêtements protecteurs, un masque et des gants en raison des mauvaises conditions sanitaires.«C’était comme si tous les meubles, les jouets, les photos avaient été passés au mélangeur.Il ne restait plus rien, sauf des murs tachés de boue et une indescriptible mixture.Même en piteux état, le plâtre, le toit, les murs et les planchers étaient toutefois toujours en place.J’avais encore une maison.Aujourd'hui, on ne la reconnaîtrait même pas.» Désireuse de conserver le cachet de sa demeure datée de 1923, Bari Landry a entrepris les premiers travaux de restauration en prenant soin de suivre étape par étape les suggestions du National Trust for Historic Preservation.Elle a d’abord enlevé les matériaux en ruine, puis laissé sécher sa maison, pour enfin la désinfecter à fond, le tout dans le but de conserver ses éléments patrimoniaux.Son attachement pour sa maison et son quartier n’en est aujourd’hui que plus grand.«Je ne me voyais pas vivre ailleurs, mes fils ont découvert avec Katrina qu ’ils y étaient tout aussi attachés que moi.» Un patrimoine à préserver Le traumatisme va en effet au-delà des maisons brisées pour les habitants de la Big Easy.Dans son sillage, Katrina a emporté avec elle nombre de souvenirs, matériels bien sûr, mais aussi culturels et historiques.On a souvent qualifié La NouveUe-Orleans de ville-musée avec son architecture aux influences française, espagnole et africaine qui lui ont valu pas moins de 22 sites classés au patrimoine national.Avec 80 % de la ville inondée, de quelques pouces à plusieurs pieds selon les quartiers, ce sont 10 000 des 38 000 établissements classés que compte la ville qui ont été inondés, selon le Preservation Resource Center de La Nouvelle-Orléans.Si la plupart ont été nettoyés, la presque totalité attendent des fonds pour commencer les travaux de restauration, déplore la directrice générale du centre, Patricia Gay.Garant du patrimoine urbain, l’organisme travaille fort afin de préserver le cachet d’origine de la ville.Mais il n’est pas facile de convaincre un propriétaire que le labeur en vaut la peine.Plusieurs ont préféré reconstruire leur vie ailleurs, comme en témoigne la quantité effarante de maisons à vendre dans les quartiers touchés par l’eau et le vent Le fédéral lui-même ne sait pas trop que faire de tous ces débris, au point qu’il jongle encore avec l’idée de complètement raser le Lower Ninth Ward que plusieurs qualifient de quartier sans valeur.Cette étiquette fait bondir Patricia Gay.«fl est complètement faux de dire que le Lower Ninth n’a aucune valeur, puisqu’on y trouve un quartier historique classé.Il faut sans cesse remettre les pendules à l’heure et se battre.» Prévoyant le pire, plusieurs propriétaires ont posé une affiche «No bulldozing» sur leur maison.Pour l’instant, l’organisme et plusieurs amis du patrimoine ont réussi à empêcher que les bulldozers ne rasent sans trop de discernement Une loi prescrit en effet que tout immeuble destiné à être démoli au moyen de fonds fédéraux doit d’abord faire l’objet d’une inspection.«Jusqu’à présent, ce filet a suffi à arrêter les bulldozers, explique Mme Gay, mais nous travaillons à faire modifier cette loi afin que les maisons situées dans quartiers historiques fassent obligatoirement l’objet d’une inspection, fonds fédéraux ou non.» Tout cela prend beaucoup de temps, trop aux yeux de Tab Benoit Le chanteur et guitariste estime que le gouvernement a laissé tomber les rescapés de la région et ne se gène pas pour dire tout haut ce que plusieurs pensent tout bas.«On a reconstruit le Mississippi en un claquement de doigts, parte que l’industrie pétrolière est cruciale pour le gouvernement, mais, pour le reste, on n’a de cesse de reporter les clwses et de mentir effrontément aux gens.C’est honteux.» Le Devoir ?Notre journaliste se trouve à La Nouvelle-Orléans à l’invitation du Festival international de jazz de Montréal et de TQffice du tourisme de la Louisiane.LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050.rue De Bleury.O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Far télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montreal (sans frais) 1 800 3634)305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-9853344 Par télécopieur 514-9853340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-9853322 Par télécopieur 514-9853340 Les abonnements Au téléphone 514-9853355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-9855967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-4657559 L’agenda culturel Le IMxnr peut, à l'occasion, mettre la liste cf•dresses de s»> abonnes à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les prothüts ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaite/ pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuille/ en avertir notre servie» à k clientèle.Ij Devoir est publié du lundi au samedi par I e Devoir Inc.dont le siege social est situe au 2050, rue IV Bleury.^ étage.Montreal.(Quebec).H3A 3M9.D est imprimé par Imprimerie Québécor St Jean, 800.boulevard IndustrieLSaint Jean sur le Hchdfeu.division de Imprimeries Québécor Inc.612, rue Saint Jacques Ouest.Montreal L’agence Presse Canadienne est autoriser' A employer et a diffuser les Informations pubbees dans U Devoir.U Devoir est distribue par Messageries IVnamiques.division du Groupe Québécor Inc.«X).boulevard Saint Martin Ouest, laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt legal: Bibliothèque nationale du Québec Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 * v 4* LE DEVOIR.LE LUNDI I M Al 2 0 0 ti B 4 I H ES SPORTS Trois de suite pour les Hurricanes Le Canadien perd 2-1 et fait face à l’élimination ELLEN 0Z1ER REUTERS Rod Brind’Amour, des Hurricanes de la Caroline, voit la rondelle déjouer Cristobal Huet lors du but marqué par Eric Staal, en première période, hier soir à Raleigh.JEAN DION Si un jour quelqu’un se met en frais, pour des raisons qui le regardent, d’écrire Comment amener des supporters déraisonnablement enthousiastes à prendre leur gaz égal en trois leçons, il aura à sa disposition plusieurs exemples en provenance du merveilleux monde du sport™, mais celui des derniers jours ne sera pas à négliger.Car après avoir enlevé deux victoires sur surface glacée étrangère, votre Canadien de Montréal s’est de nouveau retrouvé du côté sombre des choses, hier soir, subissant en CaroEne un troisième revers consécutif qui le place désormais en face de l’élimination, qui comme chacun sait, ne possède pas un très joE minois.Une troisième défaite de suite par la marge mince mais suffisante d’un seul but, 2-1, dans ce qui fut un splendide duel de gardiens de but et qui provoque un premier match suicide pour le Tricolore demain soir au Centre Bell alors qu’il tire mamtenant de l’arrière par trois victoires contre deux dans la série.Bien sûr, cet affrontement de demi de quart de huitième de finale d’association 4 de 7 n’est pas terminé puisque, comme son nombre l'indique, il en faut quatre pour boucler la boucle, mais une chose est certaine: si la Flanelle veut renverser à son tour le cours de l’Histoire, elle ne devra pas nécessairement hausser d’un cran son rendement dans ces domaines névralgiques que sont l'intensité et le vouloîr-payer-le-prix, car une coupe Stanley, c’est pas gratis, non, mais il lui faudra apprendre à sortir avec la rondelle du long des rampes et téléphoner à son attaque massive pour lui dire deux mots, «compte donc», genre.Steve Bégin était donc de re- tour après trois semaines d’absence et Cristobal Huet a livré une performance étincelante, mais ça n’a pas encore été assez.Y aurait-il des limites à ce que peut faire une équipe qui a connu une saison à son image, ordinaire, contre une autre qui fait partie des meüleures?Dès le début de la rencontre, CaroEne a montré quelle n’était pas venue pour jouer les plantes vertes, sortant l’artillerie lourde mais se butant à deux ou trois reprises à Huet, qui a notamment mangé un violent boulet de Matt Cullen en plein masque.Déjà, le Canadien semblait avoir un pas de retard, et il ne s’est pas aidé en écopant bientôt de deux punitions l’une après l'autre, dont la première a ouvert la voie au but d’Eric Staal,*qui a profité de la circulation lourde devant Huet à la cinquième minute.La soiree pouvait s’annoncer longuette pour les visiteurs.Et de fait, tout au long de l’engagement initial, le Canadien a éprouvé toutes sortes de problèmes, sans doute liés comme au cinquième match à la pression appliquée par les Hurricanes, constamment premiers sur le disque.Passes imprécises, entrées de zone laborieuses, déficit dans les coins, avec une petite mention d’exception pour le trio de Tomas Plekanec.En deuxième moitié de première, la domination des locaux s’est quelque peu relâchée, mais dans l’ensemble, un constat élémentaire pouvait prétendre faire l’objet d’un consensus dur: les Tricolores pouvaient se compter extraordinairement chanceux de rentrer au vestiaire, où il se passe bien des choses qu'on ne sait pas, en retard d’un seul but Non, mesdames messieurs, on n’a pas idée de ce qui se trame et se dit entre quarante yeux derriè- re des portes d’aréna closes.Mais il était possible de s'en douter un peu à voir un Canadien moms errant et plus méthodique apparaître en début de deuxième.Une relative domination de plusieurs minutes, mais qui est venue chaque fois se conclure sur un lancer de loin.Et Cam Ward, la révélation de cette série, n’ayant jamais la vue obstruée, a pu aisément fermer la porte (pas celle c}u vestiaire) en toutes occasions.A l’inverse, les chances étaient peu fréquentes à l’autre bout, mais à tout coup, les Hurricanes chargeaient le devant du filet et faisaient perdre un peu plus de son légendaire flegme à l’ami Cristobal.Puis, aux deux tiers de la période et alors que tout allait passablement comme il faut à forces égales, Andrei Markov s’est vu in-fEger une punition difficile à expE- quer lorsque, en zone défensive, il a expédié la rondelle dans les gradins.Pouit n’était besoin de le dire deux fois à l’unité spéciale avantageuse de CaroEne: à la 14' minute, Matt Cullen dirigeait de la pointe un tir dont jamais Huet n’a entraperçu la trajectoire.Encore une fois, du trafic à l’embouchure, un jeu copie carbone du premier.2-0 Hurricanes.Et on croyait que la pente à remonter en troisième allait être non seulement abrupte mais savonneuse lorsqu'à 28 secondes de la fin, Alexei Kovalev a déjoué Ward d’un tir précis d’une trentaine de pieds.Cette fois, Garth Murray avait foncé au filet.Et vous savez peut-être ce qu'on dit dans les cercles de réflexion, des buts marqués en fin de période.Exactement qu’ils sont plus gros que les autres, sauf ceux de début de période qui sont de la même grosseur.Les Tricolores allaient sûrement se servir de ça dans le vestiaire, vous pensez bien.Mais ça n’a rien donné.Enfin, ç’a donné de bonnes chances de marquer dans le dernier vingt, mais alors que Huet gardait lui-même son équipe dans la partie en additionnant les arrêts magistraux, Ward, lui, les multipliait.Et le travail des gardiens, n’est-ce pas, est très très important en séries.Ajoutez cette attaque massive qui reste improductive et deux punitions de fin de match à Sheldon Souray et à Radek Bonk qui lui ont fait perdre un temps précieux, et votre Canadien se retrouvait soudain en arrière dans la série.Qui l’eût cru, demandez-vous?On peut vous donner des noms si vous voulez.Le Devoir TENNIS Nadal dépasse Borg Barcelone — L’Espagnol Rafael Nadal, qui a conservé son titre au tournoi de tennis ATP de Barcelone en battant en finale son compatriote Tommy Robredo 64, 64, 60, hier, a également dépassé le Suédois Bjorn Borg avec ce 47' match victorieux d’affilée sur terre battue.«Je n’avais vu que quelques points joués par Borg à la télévision, j’étais trop jeune», a commenté le jeune Majorquin de 19 ans, en soulevant son troisième trophée de l’année (après Dubai' et le Masters Series de Monte-Carlo), le 15e de sa carrière, dont Roland-Garros en 2005.Nadal, qui a rejoint Borg samedi après son succès en demi-finale, a écrit une page importante de l’histoire du tennis moderne en gagnant sa 1T finale de rang sur sa surface de prédilection.Une nouvelle victoire au Masters Series de Rome, dont il détient aussi le titre, le mettra alors au même niveau que le grand champion suédois avec 16 trophées conquis avant l’âge de 20 ans.ALBERT GEA REUTERS Rafael Nadal «Le match n’a pas été facile.C'est un rêve de continuer à gagner, Tommy est un grand combattant, mais j’ai réussi à le battre», a ajouté le «roi» de la terre battue.Devant 7000 supporteurs en- thousiastes, Nadal a dû batailler pendant 52 minutes pour enlever le premier set face au fougueux Robredo, tête de série n" 6, bien décidé à défendre sa chance, ne laissant aucun point sur son service lors du premier jeu.Mais le n" 2 mondial, seul joueur à avoir battu trois fois de suite le n'11 suisse Roger Federer, n'a pas laissé longtemps planer le doute et a ravi le service adverse dès le troisième jeu.Dans la deuxième manche, les deux hommes conservaient leurs services jusqu’au 9" jeu quand Nadal réussissait un break décisif.Robredo, qui sauvait trois balles de set dont deux dans la deuxième manche, ne pouvait guère que retarder l’échéance.Deux nouvelles mises en jeu perdues et six jeux plus tard, voilà Nadal un peu plus proche du record absolu de l’Argentin Guillermo Vilas (53 succès sur terre battue, de mai à septembre 1977).Agence France-Presse JUDO Catherine Roberge remporte l’argent en Slovénie EN B R E F Mondial-2006 : Eriksson prendra Rooney malgré sa blessure Londres — Sven Goran Eriksson, le sélectionneur de l’équipe d’Angleterre de football, emmènera au Mondial-2006 en Allemagne l’attaquant Wayne Rooney malgré sa blessure, en prévision de la fin du tournoi, a rapporté hier la chame de télévision britannique Sky Sports.«Je prendrai Wayne Rooney à la Coupe du monde s’il a la moindre chance de jouer dans les derniers tours», a déclaré le technicien suédois, selon Sky Sports.Le buteur de 20 ans, qui s’est fracturé le 4r métatarse du pied droit lors de la défaite de Manchester United à Chelsea (0-3) samedi en Championnat d'Angleterre, devrait être indisponible six semâmes, selon son club.«Je ne peux pas dire, et personne ne peut le dire à l’heure actuelle.s’il sera remis», a souligné Eriksson.«C’est difficile de dire s’il sera absent six semaines ou huit semaines.» «f espère que la Coupe du monde n'est pas finie pour Wayne Rooney Je l’espère pour lui.pour l’équipe, pour les supporteurs parce que c'est un joueur extrêmement important pour nous», a ajouté te sélectionneur, qualifiant Rooney d'un des meilleurs joueurs au monde.-AFP Celje, Slovénie —Après les quatre médailles de la veille, la délégation canadienne en a récolté trois autres, hier, lors de la dernière journée de compétition à la Coupe Dax, un tournoi de l’Union européenne de judo disputé à Celje, en Slovénie.Catherine Roberge (70 kg) a mérité la deuxième place tandis que Sasha Mehmedovic (66 kg) et Aminate SaH (52 kg) ont mis la main sur une médaille de bronze.Roberge, de Beauport, n’a perdu qu’un seul de ses quatre combats, s’incEnant en finale devant l'AEemande Kerstin Thiele.«Catherine a eu un beau parcours mais elle a échappé son dernier combat.En finale, elle s’est fait marquer dès le départ.Elle a été impatiente.Elle n’a pas su bien gérer techniquement son combat et elle n'a pas surmonté son adversaire.Elle a peut-être sous-estimé son adversaire au départ et elle a été surprise», a indiqué l’entraîneur de l'équipe canadienne, Nicolas Gill.«Cest le genre d’erreurs que je ne devrais plus faire à mon âge, a dit Roberge./’ai laissé mes émotions prendre le dessus, ce que je ne referai plus.Chose certaine, si je rencontre à nouveau cette fille-là, elle n'aura aucune chance de me battre.» Mehmedovic, qui est originaire de North York, en Ontario, et s'entraîne à Montréal, a eu une journée passablement occupée avec sue combats.Il a signé cinq victoires dont ceUe qui lui a valu de monter sur le podium, face à Daniel Mester, de la Hongrie.•Sasha a très bien travaillé et il progresse continuellement», a commenté GUI.Sali, de Varennes, a pour sa part reçu l'assurance que l’opération qu’elle a subie à l’épaule en octobre dernier n’aura pas d’effets négatifs sur ses performances.«Aminata en était à sa première compétition depuis son opération et elle a très bien fait, signe qu 'elle en est complètement remise.Ce fut donc une belle journée pour elle», a indiqué GUI.Presse canadienne Gainey voit quand même des progrès ROBERT LAFLAMME Raleigh — A l’issue de la troisième défaite d’affilée des siens, Bob Gainey pouvait aisément identifier un aspect du jeu que le Canadien doit améUorer en vue du sixième match: les unités spédaEsées.«Us ont eu un véritable avantage à ce chapitre», a souligné l’entraîneur du Tricolore, en parlant des deux buts que les Hurricanes ont réussis en supériorité numérique.«Non seulement ils ont eu l’avantage au score, mais également au chapitre de la qualité du jeu.C’est facile pour nous de pointer ce qu’on peut améliorer.» Contrairement à ce qu’a avancé Alex Kovalev dans le vestiaire, Gainey n’a pas eu le sentiment que l’équipe a été indiscipEnée.Il n’a pas apprécié la pénalité que Andrei Markov a écopée en deuxième période parce qu'il a envoyé la rondelle dans la foule de sa zone.Les Hurricanes en ont d’ailleurs profité pour doubler leur avance.11 a toutefois excusé le geste qu’a commis Radek Bonk avec un peu moins de trois minutes à écouler au troisième tiers.«H y a eu d’autres mises en échec semblables dans le match, a-t-il avancé.On a jugé que Bonk méritait une punition.On doit vivre avec les décisions des arbitres.» L’aspect positif dans la défaite de 2-1, a dit Gamey, c’est que le Canadien a été bien meilleur que dans le quatrième match au Centre Bell.«On a fait de bonnes choses, surtout en deuxième moitié de match.On a davantage mis à l’épreuve leur gardien, qui a fait les arrêts dans les moments importants.On a manqué de finition en territoire adverse, mais on a créé plus de circulation devant le filet.On aurait aimé avoir un bond favorable de la rondelle en troisième période.» Gamey a eu de bons mots à l'endroit du gardien Cristobal Huet, ainsi que des joueurs de soutien, les Steve Bégin, Garth Murray et Bonk.Il a ajouté au passage que Kovalev, même s’il a marqué, pouvait en faire davantage.«Steve a bien fait à son retour au jeu, a-t-il commenté.Bonk et lui ont eu un moment de confusion sur la séquence du deuxième but des Hurricanes en supériorité, numérique.» Dans le vestiaire, les joueurs ont assuré que la confiance de l’équipe n’est pas ébranlée.«Les deux équipes ont fourni un excellent spectacle.Le seul hic pour nous, c’est qu’on doit éviter les punitions, a répété Kovalev.On sait qu’on peut obtenir des buts, on doit faire preuve de plus de patience et ne pas leur donner des occasions en avantage numérique.» Le Russe, qui n'a jamais perdu une confrontation de premier tour en séries de la LNH, a rappelé que la série est loin d’être terminée.«Il faut quatre victoires pour gagner.À ce que je sache, les Hurricanes en ont trois».Presse canadienne Omnium Ginn de la LPGA Mi Hyun Kim l’emporte par deux coups Reunion, Floride — Mi Hyun Kim a résisté aux charges vers le sommet de Karrie Webb et Lorena Ochoa, hier, jouant 71 pour triompher par deux coups à l’Omnium Ginn de la LPGA.Kim a concrétisé sa première victoire depuis 2002 en signant un oiselet au 17' puis une normale au 18' trou.Elle a terminé avec un score global de 276,12 coups sous la normale.Kim s’est méritée 375 000 $ US, la plus importante bourse de la LPGA jusqu’ici cette saison.Ochoa a ramené une carte de 66 et Webb a connu un parcours de 67.Cette dernière a récolté un gain eta terminé deux fois deuxième à ses trois derniers tournois.Annika Sorenstam (67) a atteint la quatrième place grâce à son meilleur score de la semaine, qui lui a valu un total de 283, un coup de mieux que Christina Kim (74), Hee-Won Han (66) et Ai Miyazato (76) • Dawn Coe-Jones de Lake Cowichan (C.-B.) était la seule Canadienne toujours en Bce.Elle a joué 77 pour se retrouver en 82e position avec un total de 304.Associated Press HOCKEY SÉRIES ÉLIMINATOIRES 2006 DE LA LNH QUARTS DE FINALE D’ASSOCIATION (Quatre de sept) ASSOCIATION DE L’EST Ottawa (1) c.Tampa Bay (8) Aulourd’hul x-Ottawa ,t Tampa Bay.19h Caroline (2) c.Montréal (7) _____________Hlar_____________ Caroline 2 Montréal 1 (Caroline mène la série 3-2) Demain x-Caroline à Montréal.19h New Jersey (3) c.N.Y.Rangers (6) (New Jersey mène la série 4-0) Buffalo (4) c.Philadelphie (S) Buffalo 3 Philadelphie 0 (Buffalo mène la série 3-2) Demain x-Buffalo à Philadelphie.19h ASSOCIATION DE L’OUEST Detroit (1) c.Edmonton (8) Aujourd’hui Detroit à Edmonton, heure à être précisée., Dallas (2) c.Colorado (7) Hier Colorado 3 Dallas 2 (P) (Colorado gagne la série 4-1) Calgary (3) c.Anaheim (6) Aujourd’hui Calgary à Anaheim, heure à être précisée.1 Nashville (4) c.San José (5) Hier San José à Nashville, 20h30 Demain , x-Nashville à San José, 22h30 > x - si nécessaire BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est G p Moy.Dili.New York 16 8 667 — Atlanta 10 14 .417 6 ' Philadelphie 10 14 417 6 Washington 8 17 320 81/2 Floride 6 16 .273 9 Section Centrale G P Moy.Dili.Cincinnati 17 7 .708 L St.Louis 16 B .667 1 Houston 15 8 652 1 1/2 Chicago 13 9 .591 3 Milwaukee 13 11 .542 4 Pittsburgh 7 18 .280 101/2 Section Ouest G p Moy Diff Colorado 15 10 .600 — San Francisco 13 n .542 1 1/2 Arizona 12 13 480 3 Los Angeles 12 13 480 3 San Diego 9 15 .375 51/2 Hier Arizona 8 San Francisco 2 Atlanta 8 N.Y Mets 5 Colorado 3 Floride t Houston 3 Cincinnati 2 Milwaukee 9 Chicago Cubs 0 Philadelphie 5 Pittsburgh 1 San Diego 6 L.A.Dodgers 5(10 manches) St.Louis 9 Washington 2 Aujourd’hui Colorado à Atlanta.19h05 Philadelphie en Floride, 19h05 St.Louis à Cincinnati, 19h10 Washington à N.Y Mets, 19h10 Pittsburgh à Chicago Cubs, 20h05 Houston â Milwaukee, 20h05 L.A.Dodgers en Arizona, 21 MO San Diego è San Francisco, 22015 Demain St.Louis â Cincinnati, 12h35 Pittsburgh à Chicago Cubs.14h20 San Diego â San Francisco, 15h35 Philadelphie en Floride, 19h05 Washington è N Y.Mets, 19h10 Colorado i Atlanta, 19h35 Houston è Milwaukee.20h05 L A Dodgers en Arizona.21 h40 LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Diff.New York 13 10 .565 — Boston 14 11 .560 Toronto 12 11 522 1 Baltimore 13 13 500 1 1/2 Tampa Bay 11 14 440 3 Section Centrale G P Moy.Diff.Chicago 17 7 708 — Detroit 16 9 640 11/2 Cleveland 13 12 520 41/2 Minnesota 9 15 375 8 Kansas City 5 17 227 11 Section Ouest G p Moy.Dili.Texas 13 12 .520 — Oakland 12 12 .500 1/2 Los Angeles 12 13 480 1 Seattle 11 15 423 21/2 Hier NY Vankees 4 Toronto 1 Chicago White Sox 6 L.A.Angels 5 Detroit 6 Minnesota 0 Oakland 13 Kansas City 6 Seattle 4 Baltimore 3 Tampa Bay 5 Boston 4 Texas B Cleveland 4 Aujourd’hui Kansas City à Ôetroit, 19h05 Chicago White Sox è Cleveland, 19h05 Toronto è Baltimore.I9h05 N.Y.Yankees é Boston.19h05 Texas é Tampa Bay, 19h15 Seattle au Minnesota, 20h10 Oakland à LA.Angels.22h05 Demain Chicago White Sox à Cleveland, 12h05 Oakland â L A Angels, 15h35 Kansas City é Detroit, 19h05 Toronto à Baltimore, 19h06 N Y Yankees à Boston, 19h05 Texas â Tampa Bay, 19h15 Seattle au Minnesota.20h10
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