Le devoir, 22 juin 2002, Cahier B
2 S J r I N 0 0 2 L IDÉES Johannesburg: la suite du Sommet de Rio Page B 12 LES S A M E D l DEVOIR ET DIMANCHE POLITIQUE Le gouvernement Landry aura un automne chargé Page B 3 LE DEVOIR * PERSPECTIVES Le sommet du G8 à Kananaskis Cap sur l’Afrique Chrétien a su imposer son agenda aux grands et tentera de faire adopter le plan d’action pour le continent oublié MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA De courte durée, de taille modeste, mais substantiel et centré sur l’Afrique.Jean Chrétien s’est imposé ces règles pour le sommet du G8 de 2002 et s’y est tenu.Son défi maintenant est de maintenir les projecteurs sur l’Afrique afin que le plan d’action qui lui est destiné reste la pièce de résistance de la rencontre qui commencera mercredi prochain dans les Rocheuses.Isolés à Kananaskis, où ils seront à, l’abri des manifestants, les leaders du Canada, des Etats-Unis, de la Russie, de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, du Japon, de l’Italie et les représentants de la Communauté européenne n’auront que deux jours pour s’entendre sur trois thèmes: l’économie et le développement durable, le terrorisme et, surtout, un plan d’action à long terme pour l’Afrique.Jusqu’à tout récemment, plusieurs observateurs craignaient cependant que le président américain.George W.Bush, insiste pour centrer l’attention sur la guerre au terrorisme.D’autres, que les crises internationales prennent l’avant-scène ou encore que certains participants en profitent pour régler leurs comptes avec la politique extérieure américaine, jugée protectionniste et unilatéraliste.Lors de sa tournée européenne ce printemps, Jean Chrétien a soutenu qu’il saurait garder le cap sur l’Afrique.La deuxième journée du sommet est d’ailleurs entièrement consacrée à ce sujet et on a convié à la discussion le secrétaire des Nations unies, Kofi Annan, et quatre leaders africains, soit les présidents sud-africain Thabo Mbeki, algérien Abdelaziz Bouteflika, nigérian Olesegun Oba-sanjo et sénégalais Abdoulaye Wade.Les hauts fonctionnaires canadiens ne croient pas que le sommet sera pris en otage.Ils pensent au contraire que George Bush cherche à montrer qu’il peut s’intéresser à autre chose qu’au terrorisme.Ils soulignent les 600 millions annoncés cette semaine à Washington pour soutenir l’éducation et la lutte contre la transmission du sida en Afrique.John Kirton, directeur du Groupe de recherche sur le G8 à l'Université de Toronto, partage leur optimisme.Parce que tous les leaders présents à Kananaskis sont les mêmes qui étaient à Gênes l’an dernier.C'est à ce sommet que des leaders africains ont présenté leur Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique, mieux connu sous son acronyme anglais de NEPAD, et c’est à ce moment-là que les dirigeants du G8 ont décidé de leur répondre dès cette année.M.Chrétien a choisi d’en faire la priorité, note-t-il, mais personne n’a rejeté l’ordre du jour qu’il leur a soumis en novembre, deux mois après les attentats du 11 septembre.Observateur du G8 depuis plus de 13 ans, John Kir- ton évalue chaque année les chances de succès des sommets.Il croit «que Kananaskis s'avérera sans aucun doute un sommet fructueux.En fait, ce sera un événement d'une importance historique remarquable.Ce sommet s’engagera à offrir à l'Afrique [.] les possibilités de développement durable et de gouvernance démocratique qu'il [le G8] est censé fournir, de parson mandat, à l’échelle planétaire.» M.Kirton arrive à ces conclusions pour plusieurs raisons.D'abord, M.Chrétien est le plus expérimenté des leaders présents et il a choisi un modèle de sommet qui pose des risques mais favorise ce genre de résultats ciblés.Ensuite, le plan d’action envisagé fait appel aux convictions communes des pays membres en faveur de la démocratisation.Le G8 a aussi démontré par le passé qu’il pouvait assurer le leadership d’un effort à long terme lorsqu’à a appuyé les anciens pays de l’Est dans leur démarche de démocratisation et de relance économique.Et dit-il avec un sourire, «il serait difficile pour les leaders duGSde changer leur ordre du jour et du coup laisser attendre dans le corridor leurs homologues africains les plus influents».Terrorisme et économie Ça ne signifie pas que la lutte au terrorisme soit négligée.Au contraire.Car à part le Canada, tous les autres pays ont subi, depuis 20 ans, des attentats sur leur territoire.Ils s’y intéressent et le G8 en parle depuis des années.Attentats du 11 septembre ou pas, on ne s’attend pas à de nouvelles initiatives.Surtout qu’on n’en parlera que durant le déjeuner, le temps de faire le point sur les mesures prises depuis septembre, a fait remarquer un fonctionnaire.S’il y a du nouveau, ce sera sur «les armes et le matériel de destruction massive» et sur la sécurité dans le domaine des transports, indique-t-on sans phis de détails.M.Kirton note que, si c’est insuffisant, on pourra toujours grignoter sur la partie de l’ordre du jour consacrée à l’économie, car ces sommets dits économiques ont souvent, ironiquement, peu à dire sur le sujet une fois passée la rencontre des ministres des Finances.Les leaders ont pourtant prévu deux séances de travail sur l’économie.La première, mercredi matin, servira à passer en revue les résultats de la rencontre ministérielle de la semaine dernière à Halifax et à «jeter un regard rapide sur la question plus large de l’architecture économique mondiale», a résumé un fonctionnaire.En après-midi, après avoir passé le repas à discuter terrorisme, ils se pencheront sur la croissance économique mondiale et les moyens de l’encourager.Voilà où ça pourrait se corser, en particulier lorsqu’il sera question de la ronde actuelle de négociations commerciales multilatérales censée servir les pays en développement Les décisions américaines récentes dans les domaines de l’arier et de l’agriculture ont soulevé de la colère en Europe, au Canada et dans nombre de pays du Sud.Il n’est toutefois pas question de laisser le sommet « Il serait difficile pour les leaders du G8 de [.] laisser attendre leurs homologues africains dans le corridor » PRESSE CANADIENNE Les préparatifs vont bon train à Kananaskis et, déjà cette semaine, les drapeaux sont apparus.se transformer en séance de dénigrement des États-Unis, a averti un haut fonctionnaire canadien cette semaine.Et il soutient qu’il n’a perçu aucun signe allant dans ce sens.L’actualité internationale pose un autre écueil, car les enjeux ne manquent pas.Le conflit au Moyen-Orient vient en tête de liste avec l’annonce prochaine, par le président Bush, d’un plan pour la création d’un État palestinien provisoire.Les tensions entre les deux puissances nucléaires que sont le Pakistan et l’Inde suivent de près.La mise en place du nouveau gouvernement en Afghanistan sera aussi probablement évoquée, pensent les fonctionnaires.Tempérer les espoirs Ces discussions sont prérisibles mais les attentes à leur égard sont minimes.Il en va autrement pour l’Afrique.Présenté dans certains médias africains comme un plan Marshall pour l’Afrique, le NEPAD et la réponse du G8 suscitent des espoirs immenses.Le NEPAD se veut un plan de développement pour l'Afrique qui mise d’abord sur les Africains tout en sollicitant l’appui des pays riches et en souhaitant attirer des investisseurs privés.Pour profiter de cette aide, les pays africains se disent prêts à s’imposer des conditions de bonne administration politique, juridique et économique et à éva- PRF.SSE CANADIENNE Chrétien et Bush l’an dernier, à Gênes.luer entre eux leur performance.Ils promettent aussi d’y investir leurs propres ressources.Ils estiment qu’au total, il faudrait 64 milliards par année d’aide, de fonds VOIR PAGE B 2: SOMMET Fernand Dumont Né un 24 juin Le sociologue a laissé sur le Québec intellectuel une empreinte profonde et importante ANTOINE ROBITAILLE Il était né un 24 juin d’une façon presque prémonitoire compte tenu de son souci de penser non seulement le Québec mais «à partir du Québec».Lundi, il aurait eu 75 ans si, le 1" mai 1997, le cancer ne l’avait pas emporté.Cinq ans plus tard, force est de constater que Fernand Dumont, le sociologue, professeur à l’Université Laval de 1955 à 1997, le poète, le théologien, le fondateur d’institutions (Institut québécois sur la culture), l’intellectuel engagé (dans le mouvement souverainiste), le «pédagogue comme on en retrouve rarement dans le milieu universitaire» (Marcel Fournier), a laissé sur le Québec intellectuel une empreinte profonde et importante.Et peut-être croissante.Si on peut mesurer l'importance d’un penseur par le nombre de débats et de discussions qu’il suscite, même après sa mort, il faut conclure que Fernand Dumont demeure central.Ces dernières années, plusieurs revues, d’horizons différents, ont publié des dossiers sur Dumont le Bulletin d’histoire politique, Voix et images.Argument, Recherches sociogra- phiques, etc.Des auteurs ont consacré des thèses, des livres à Dumont, dont Jean-Philippe Warren, Serge Cantin et Paul-Marcel Lemaire.Dans un nombre incalculable d’ouvrages récents, les positions de Dumont sont discutées.Notons qu’une chaire Fernand-Dumont sur la culture a été créée [http://chaire Jemand_dumont.in rs-ucs.uquebec.ca).La nation La conception dumontienne de la nation, notamment alimente un débat soutenu et riche qui a le mérite d’adoucir et de raffiner la fameuse dichotomie entre le «bon» nationalisme, le civique, et le «mauvais», l’ethnique.Rappelons que Dumont, dans Raisons communes, avait affirmé ne pas croire à l’existence d’une nation québécoise.Cette notion était pour lui «une erreur, sinon une mystification».Ce qui existait c’était une «communauté politique».Car si «nos concitoyens anglais du Québec ne se sentent pas appartenir à notre nation, si beaucoup d'allophones y répugnent, si les autochtones s’y refusent, puis-je les y englober par la magie du vocabulaire?».Il poursuivait «Lhis- SOURCE BORÉAL Fernand Dumont toire a façonné une nation française en Amérique; par quelle décision subite pense-t-on la changer en nation québécoise?Définir la nation par des frontières territoriales, c’est affirmer que l’État s’identifie à elle; construction toute verbale et parfaitement artificielle de tacticiens politiques.» Des tenants d’une conception de la nation davantage civique et territoriale ne l’ont pas pris.Gé- rard Bouchard a réprouvé Dumont en ces termes dans La nation québécoise au futur et au passé: «Si une telle proposition devait prévaloir, elle viendrait en quelque sorte confirmer tout le mal que l’on entend ici et là à propos du nationalisme québécois, tous ces préjugés et stéréotypes malveillants qui l’associent au repli, à l’ethnicis-me, au refus de la différence.Quelle défense pourrait désormais leur être opposée?» Pour Serge Cantin, philosophe à njQTR, l’accusation est à la fois grave et non fondée.Dans les pages du Bulletin d’histoire politique de l’automne 2000, le philosophe protestait Dumont n’est «pas un penseur ethniciste».La simple nécessité de rappeler cette «évidence» en dit long, selon Cantin, «sur la crise que traverse actuellement notre nationalisme franco-québécois, crise qui, comme Dumont avait su lui-même si bien le diagnostiquer, est par-dessus tout [une crise] de la mémoire».Mémoire: en effet quel rapport doit-on entretenir avec notre héritage?Quel est-il, cet héritage?Il s'agit bien là de questions dumon-tiennes fondamentales, lesquelles VOIR PAGE B 2.DUMONT stnctim L i n e a aow wn oi owwm IMCfLET IN àOW NOWQàB! MTERCHANGCAfll AVtC BANDE OC CUIR OUTBSU www.baum*«*r»d«m«rcl«r.com fûts ¦ ¦¦ ¦ ¦¦ CHATEAU D’IVOIRE Itsi il BAUME & GENEVE iSIP 2020 de la Montagne, Montréal • (514) 845-4651 LE DEVOIR, LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 JUIN 2 0 0 2 B 2 ?PERSPECTIVES* REUTERS C’est à l’abri de tous les regards que les grands se réunissent.Kananaskis est fermé S’éloigner pour mieux régner Les manifestants seront divisés entre Ottawa et Calgary pendant le sommet du G8 HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le premier ministre Jean Chrétien aurait-il remporté son pari?L’été dernier, lorsqu’à avait annoncé que le sommet du G8 aurait lieu à Kananaskis, tout le monde avait dû sortir sa carte.et sa loupe pour savoir où se trouve ce minuscule village touristique albertain.Ce choix relevait de l'astuce: on voulait, en tenant l’événement loin des grands centres, éviter tout débordement violent.M.Chrétien a par la suite bien résumé le fond de sa pensée: Kananaskis est bien protégé «par des montagnes à l’arrière, une rivière à l’avant, un village in-dieti au sud et 500 ours au nord».A quelques jours de l’événement, tout indique donc que Kananaskis ne sera pas le théâtre de débordements militants comme l’a été la ville de Québec lors du Sommet des Amériques, en avril 2001.Les plans des activistes sont tombés à l'eau et on se donne maintenant rendez-vous autant, sinon plus, dans la capitale fédérale que dans la métropole albertaine.Les troupes militantes dispersées de la sorte, les forces policières ne ressentent pas le besoin d’ériger de barrière pour les contenir.Dans les hautes officines d’Ottawa, on se montre satisfait de la tournure des événements.On voulait éviter la répétition des dérapages du sommet de Gênes, où un militant a perdu la vie.«Est-ce qu’on a gagné notre pari?On espère que oui, indique une source.Il y a moins de risques d’avoir des problèmes quand les chefs de gouvernement ne sont pas dans les environs des manifestants.S'il y a des manifestations à Ottawa, nous sommes sûrs que ça n'affectera pas la vie des chefs d'État.» Kananaskis fermé Pendanl les deux jours du sommet officiel, il sera impossible de se rendre jusqu'à Kananaskis.Il n'y aura pas de périmètre de sécurité à proprement parler.Cependant, des checkpoints de trois types seront établis tout au long de la route 40, qui mène au village, a expliqué le porte-parole de la GRC pour le sommet, James Johnston.D’abord, un checkpoint d’information pour prévenir les gens de ce qui les attend et leur indiquer les endroits où ils peuvent se rendre.Ensuite, un poste de tri où seuls les médias, les résidants et les employés de Kananaskis pourront passer.Un dernier, enfin, à partir duquel les gens qui doivent entrer dans la zone de sécurité seront escortés.la «nécessité de se rendre sur les lieux» sera toutefois évaluée, a reconnu Garry Loeppky, sous-com-missaire à la police opérationnelle pour la GRC.Ainsi, les voyageurs suspects (par exemple, un autobus rempli de gens munis de bâtons de baseball ou de masques à gaz) seront immédiatement refoulés.Persona non grata Par ailleurs, le Village de la solidarité a dû être annulé.Pour pallier l’absence d'endroit où se loger, les manifestants avaient prévu d’établir un terrain de camping et d’organiser une multitude d'activités d'éducation populaire.On attendait 10 000 personnes mais les autochtones de la bande Storey ont refusé l’accès à leurs terres pour des raisons logistiques et environnementales.l>a relocalisation à Calgary même n’est pas davantage possible, un réglement municipal interdisant l’usage des pares publics à des fins politiques, ce qui comprend évidemment ce type de village engagé.Les organisateurs s’associeront donc à ceux de la marche du 26 juin au matin, qui vise à congestionner le centre-ville, et à d’autres événements de désobéissance civile.Il y a aussi la tenue du sommet parallèle à l’université de Calgary, le G6B (le Groupe des six milliards), un événement de haut niveau intellectuel où 900 personnes, provenant surtout de la sphère universitaire, sont attendues.Mais pour l’instant, tout cela n’est pas suffisant pour inciter la ville à installer des clôtures.La GRC, toujours réticente à fournir des chiffres sur l’ampleur de sa présence sur les lieux, dit qu’elle déploiera «beaucoup moins que 5000 officiers», selon les mots de M.Loeppky, affirmant qu’on veut être prêt à intervenir ailleurs.Ailleurs, c’est-àdire à Ottawa Régionalisation En fait, les manifestants de l’est du pays (Ontario, Québec et Maritimes) ainsi que ceux du nord-est du continent sont plutôt conviés à Ottawa.Ic mouvement «Prenons le capital, prenons la capitale», auquel participe la CLAC (Convergence des luttes anticapitalistes), attend entre 5000 et 10 000 personnes jeudi et vendredi à Ottawa Le premier ministre a-t-il gagné?Pas vraiment croit Karina Chagnon, porte-parole.Il ne faut pas se leurrer, dit-elle.«Arrêter une conférence internationale comme on a réussi à le faire à Seattle, c’était une première et une dernière.Il était évident que les gouvernements allaient prendre les moyens pour que ça ne se reproduise pas.[,.\Jean Chrétien change ses moyens, on change les nôtres aussi.» Changer ses moyens, cela signifie être ouvert à la «régionalisation» des mouvements de contestation de ces sommets.Mme Chagnon fait valoir qui n’est peut-être plus pertinent de faire du «saute-moutons de sommet en sommet», une entreprise qui demande beaucoup d’énergie qui pourrait autrement être dirigée vers les problèmes locaux.Les manifestations prévues à Ottawa refléteront cette nouvelle ap-proche.On invite les membres du groupe Vélorutionnaire à venir pédaler dans la capitale pour perturber la circulation, la Marche mondiale des femmes à tenir un «cercle de discussions révolutionnaires», des syndicalistes à faire le tour des unités syndicales de la ville, un autre groupe impliqué en logement social, etc.Des marches serpentines, c’est-à-dire sans trajet fixe, circuleront dans la ville en s’arrêtant devant certains édifices névralgiques comme le ministère des Affaires étrangères, des ambassades ou des sièges sociaux d’entreprises.La police d’Ottawa assure qu’il n’y aura pas de périmètre dans la capitale pour autanL «Il n’y a aucune indication qu’il y aura des barrières, il n'en a jamais été question jusqu a présent», affirme la porte-parole Monique Ackland.L’union fait la force Sans périmètre pouvant servir d’aimant à manifestants (et à caméras), les mouvements militants auront-ils autant d’impact cette semaine?Ils seront en tout cas phis nombreux.dit Mme Chagnon, qui souligne que peu de gens auraient eu les moyens de se rendre à Calgary.Le Conseil des Canadiens, dirigé par Maude Barlow, a lancé le mot d’ordre selon lequel il n’était pas nécessaire de se rendre en Alberta.Et que Kananaskis, il ne fallait plus y songer.«Nous ne voulons pas que les gens se blessent.Nous ne suggérons donc à personne de se rendre près de Kananaskis».dit-elle.«H [Jean Chrétien] a réussi à isoler [les chefs d'Etat) encore plus qu'ils ne l’étaient déjà derrière leur barrière à Québec.Mais s'il appelle cela une victoire, c’est une victoire plutôt triste.Nous pensons que lorsque les chefs d’État doivent se cacher derrière autant de mesures de sécurité pour se réunir, c’est que quelque chose a mal tourné.» «Jean Chrétien change ses moyens, on change les nôtres aussi » / L’Afirique au centre du sommet du G8 Une modeste présence Le continent de 800 millions d’habitants représente un infime 0,33 % des exportations canadiennes GUY TAILLEFER LE DEVOIR Altaf Sheriff possède à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, une usine de fabrication de stylos Bic qu’il n’est pas certain de pouvoir faire fonctionner encore longtemps.«Le pouvoir d’achat de la population est si effondré», dit-il, qu’il est difficile de trouver un marché pour un bien de consommation aussi banal qu’un stylo.Son usine pourrait fermer «dans l’année» si ce pays en guerre depuis quatre ans n’en sort pas bientôt Sauf qu’il patiente.Né au Congo, M.Sheriff est citoyen canadien depuis les années 70.Ce qui lui permet pour le moment de persister à Kinshasa, c’est l’usine de plastique que sa famille possède à Anjou, dans l’est de Montréal.La présence commerciale canadienne en Afrique est modeste (leur passé colonial permet encore à la France et à la Grande-Bretagne de tirer bien des ficelles) et le cas de M.Sheriff illustre cette discrétion en même temps qu’il traduit l’entêtement d'une classe d’affaires à ne pas renoncer à un continent dont on n’arrête pas de vanter le potentiel — comme en écho à ses énormes difficultés.C’est ce «potentiel» que les pays du G8, qui se réunissent à partir de mercredi en Alberta, promettent de développer en s’appuyant sur le projet de Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (connu sous l’acronyme anglais NEPAD), une initiative à grand déploiement portée par le président sud-africain Thabo Mbeki et les chefs d’Etat du Nigeria, du Sénégal, de l’Algérie et de l’Égypte.Le commerce L’année dernière, la proportion des exportations de marchandises du Canada à destination de ce continent de 800 millions d’habitants représentait un infime 0,33 % de ses exportations dans le monde.La valeur de ses échanges avec le continent a atteint à peine 3,5 milliards de dollars.Autrement dit, les échanges du Canada avec la Colombie ou Cuba ont été supérieurs en valeur à son commerce avec l’Afrique du Sud ou le Nigeria, pourtant deux «moteurs» de la région subsaharienne et principaux partenaires commerciaux du Canada dans cette région.Encore que le Canada ne constitue pas un cas d’exception: la part de l’Afrique dans le commerce mondial ne dépasse pas 2 %.La présence canadienne en Afrique, c’est le génie de SNC Lavalin, évidemment, et celui de Tecsult C’est aussi celui d’Hydro-Québec International, bien que cette dernière se soit retirée de projets de gestion de l’électricité au Sénégal, en Guinée et au Mali.Cette présence tient aussi à ses sociétés minières dans la mesure où le potentiel africain passe largement par ses ressources naturelles — que les conflits et les corruptions gouvernementales n’ont du reste jamais vraiment empêché d’exploiter, au grand dam des ONG et des groupes de défense environnementale, très critiques face aux valeurs de développement de la nébuleuse des consortiums miniers.Un document de stratégie du ministère des Af- faires étrangères et du Commerce international canadien indique que «plus de 50 % de l’exploration minière en Afrique est réalisée par des Canadiens».C’est Barrick Gold en Tanzanie, Hacer Dome en Afrique du Sud, First Quantum dans le sud-est du Congo-Kinshasa.C’est aussi une entreprise montréalaise comme Semafo qui exploite une mine d’or en Guinée et dont le président, Benoît Lasalle, dit qu’il pourrait «en ouvrir une par année» si seulement les banques canadiennes étaient moins «frileuses» face à l’Afrique et acceptaient de financer des projets.C’est une frilosité que M.Lasalle juge de moins en moins justifiée et que les tenants du NEPAD devront justement percer s’ils veulent que leur projet décolle.Encore trop peu de gens croient à la «renaissance africaine», à son avis; le continent ne mérite pas toute la mauvaise presse qu’on lui fait Vrai qu’il est toujours difficile de faire des affaires en Afrique et que les problèmes de logistique et de financement demeurent aigus, dit M.Lasalle, «mais l’Afrique de Bokassa et des pots-de-vin est terminée depuis longtemps».Un vent de démocratie souffle sur le continent opine Gilles Forget directeur du bureau de Dakar du Centre de recherche pour le développement international (CRD1).Bénin, Sénégal, Cap-Vert Nigeria, Ghana.Le continent a de plus en plus de gouvernements élus démocratiquement alors que «la corruption devient l’exception», analyse son collègue Luc Savard, un écononàste.Dans cette perspective, croient-ils, les engagements de «bonne gouvernance» et de démocratisation faits par les pères africains du NEPAD pour attirer les investissements étrangers ne sont pas des promesses en l’air.Elles s’inscrivent plutôt dans l’évolution, «évidemment inégale», d’un continent où les sociétés civiles nationales prennent lentement leur place.Selon eux, le premier ministre Jean Chrétien, dont l’intérêt soudain pour l’Afrique est jugé suspect en certains milieux, a compris que «la conjoncture est favorable».Exemple du Nigeria, débarrassé de l’ancien dictateur Sani Abacha depuis 1998 et réconcilié avec la démocratie élective: «R y a un boum économique au Nigeria depuis cinq ans», dit Luc Savard, qui y voit la preuve que l’Afrique a moins besoin de grande révolution des mentalités ou des cultures que de conditions de base au développement économique communes à n’importe quelle société dans le monde.Vrai que «les partis uniques ont à peu près disparu, qu'une dizaine de gouvernements ont été élus à peu près correctement et qu’émerge une presse indépendante», reconnaît Serge Blais, de Développement et Paix, mais il n’en est pas moins agacé par la rhétorique de Jean Chrétien.L’indifférence canadienne face à l’un des conflits les plus meurtriers de l’heure sur la planète, la guerre au Congo-Kinshasa, constitue à son avis un exemple probant «Le Kosovo a reçu 500 millions de dollars en aide canadienne en 18 mois à partir de 1999.Le Congo, pendant la même période, a reçu 20 millions.» Si Ottawa «croyait» à l’Afrique, dit-il, il jouerait un rôle beaucoup plus actif dans le cas précis et crucial du Congo.Et alors, peut-être, Altaf Sheriff aurait de meilleures raisons d’être patient « L’Afrique de Bokassa et des pots-de-vin est terminée depuis longtemps » fÇPP •y'*.Les travailleurs de la mine Kimiero, en Guinée, habitent ces cases.SOURCE SEMAFO Par où commencer ?GUY TAILLEFER LE DEVOIR Par où commencer pour relancer l’Afrique subsaharienne?La question présente un casse-tète dont le projet de Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), qui n’est encore en grande partie que théorique, n’a pas assemblé toutes les pièces.Accompagné à la clé d’une facture officieuse de 64 milliards de dollars américains, le NEPAD veut attirer en quantités massives les investissements privés, veut élaborer d’ambitieux projets d’infrastructures régionales destinés à sortir le continent du morcellement imposé par le colonialisme et fait des promesses de bonne administration et de démocratisation dans l’espoir que les investisseurs rassurés feront enfin perdre au continent sa mauvaise réputation.Il faut casser, aime à répéter le président sénégalais, Abdoulaye Wade, «le binôme infernal de l’aide et du crédit».Encore que, de l’avis général, il faudra que les pays riches freinent l’avarice qu’ils ont pratiquée depuis dix ans — ce qu’ils semblent enfin vouloir faire — et donnent encore longtemps un coup de main à l’Afrique au chapitre de l’aide publique au développement; il faudra aussi que des efforts majeurs soient faits pour alléger la dette africaine de quelque 250 milliards.Par où, donc, commencer?Par l’électrification,, plaide Gaëtan La-france, d’INRS-Énergie, à l’Université du Québec, qui connaît l’Afrique de l’Ouest et le Vietnam.L’électrification, dit-il, est un facteur d’éducation — elle permet par exemple d’étudier le soir —, d’activité commerciale, de sécurité humaine, et donne accès à l’eau potable.Or (es privatisations de sociétés d’État, l’absence de développement industriel en Afrique et les contraintes de plus en plus sévères imposées par les organismes de financement internationaux, fondées sur des exigences de rentabilité, «n’ont pas permis d'augmenter le taux d’électrification des pays de l’Afrique à un niveau décent».L’UNESCO évalue ce taux à 20 % en moyenne sur le continent.Il est inférieur à 10 % dans plusieurs pays, notamment en Afrique de l’Ouest M.Lafrance et son étudiant au doctorat nigérien Salifou Seini-Modi ont étudié sept des huit pays qui forment l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).Les résultats de leur étude insistent sur le développement d’une politique régionale et concertée d’électrification.«On y gagne sur toute la ligne, autant sur les plans social et économique qu’environnemental.» A défaut, les décisions sont prises à la petite semaine, comme ce fiit le cas en 1998 au Ghana, frappé par une crise d’énergie.«On ne peut pas continuer de regarder les choses sous l’angle de la rentabilité», affirme M.Lafrance.L’Afrique de l’Ouest est à ce titre aux antipodes de ce qui s’est fait au Vietnam, où l’accès à l’électricité, au lieu d’être vu comme un pur bien de consommation, est considéré «comme un facteur d’amélioration de la qualité de vie, de l’espérance de vie et du niveau d’alphabétisation».SUITE DE LA PAGE B 1 permettent peut-être d’aller au delà du couloir assez étroit de la querelle sur la nation, «auquel il ne faut surtout pas confiner Dumont», insiste Jean-Philippe Warren, sociologue à l’université Concordia.En effet, la modernité nous pousse tous autant que nous sommes à «émigrer».Les mémoires de Dumont ne s’intitulent pas Rpcit d'une émigration pour rien.Émigrer dans un sens large: sortir de notre «culture première», c'est-à-dire celle qui nous est donnée immédiatement.Dumont, au fond, pense dans la tension entre fidélité et liberté que déclenche inévitablement la modernité.Dieu sait que les fidélités de Dumont sont nombreuses et solides.Qu’il soit décédé un 1" mai est peut-être aussi symbolique que le 24 juin qui l'a vu naître puisque jamais il n’a renié ses origines ouvrières de Montmorency.Faisant l'éloge de Dumont, le professeur de littérature François Ricard écrivait qu’un des traits par lesquels la figure de Dumont revêt à ses yeux un caractère exemplaire est «la fi- t DUMONT délité à la fois absolue et inquiète qui a toujours lié ce grand intellectuel [.] à ses origines populaires et locales, origines à la fois assumées et quittées, objet d'une reconnaissance et d’une rupture dont le dialogue paradoxal constitue peut-être le cœur de toute sa pensée».Précurseur L’importance de Fernand Dumont tient à cette pénétrante réflexion sur la culture dans la modernité, pensée qui a aujourd’hui des accents prémonitoires à l'époque du grand maelstrom de la mondialisation.Au fond, Dumont a peut-être su montrer ce qu’il peut y avoir de riche à la «condition québécoise», cette expérience particulière d’une petite nation francophone sertie au nord d'un continent énorme et qui a eu très tôt affaire à un problème au fond très contemporain: concilier volonté de se maintenir et libéralisme.Serge Cantin dit que pour Dumont «le Québec est un lieu privilégié pour penser le déracinement.Parce que ça s’est fait ici assez rapidement, et ç'a été assez trau-matisant pour cette société-là».Jean-Philippe Warren prétend que l’œuvre de Dumont est à la fois «complètement dépassée et radicalement actuelle»: c’est davantage pour le questionnement qu’il nous laisse que pour ses réponses qu'il demeurera pour longtemps un penseur important.De toute façon, opine Serge Cantin, «ceux qui cherchent des réponses positives chez Dumont en trouvent très peu».Dumont en effet peut avoir quelque chose de déroutant s’il a indubitablement la foi, il insiste pour dire qu’elle est «partagée» (Une foi partagée est un de ses derniers livres).S'il est assurément nationaliste québécois, il fait savoir que s'il vivait dans une grande nation, il ne serait pas nationaliste.Au fond, dit Serge Cantin, «Dumont.c'est un grand philosophe socratique.Un des grands du XX' siècle avec Hannah Arendt et Simone Weil, c'est-à-dire des penseurs qui se soucient d’abord de maintenir l'interrogation».?Télé-Québec rediffusera l’émission Chasseurs d’idées consacrée à Fernand Dumont ce dimanche à 14h ainsi que vers 23h, de même que le mardi 25 juin à 15h.SOMMET SUITE DE LA PAGE B 1 publics africains et d'investissements pour relancer l’Afrique.Le représentant du premier ministre Chrétien pour le sommet le sherpa Robert Fowler, répète depuis des semaines que tous les pays du G8 ont annoncé, depuis six mois, une augmentation de leur budget d’aide pour les pays en développement une hausse qui totalise environ 20 milliards par année et dont l’Afrique sera la première à profiter.Il n’est donc pas question que Kananaskis soit le théâtre d’une surenchère d'engagements financiers.Le NEPAD ne fait pas l'unanimité.Selon des experts et des organisations non gouvernementales, le plan africain escamote le problème du sida, ne s'attarde pas assez à l'éducation et adhère trop volontiers au credo néolibéral.Mais même les opposants reconnaissent que le NEPAD, la décision du G8 d’y répondre et l’insistance du premier ministre à en faire la pièce de résistance du sommet ont eu l'avantage de ramener les projectors sur l'Afrique après des années d'indifférence et d'afro-pessimisme. LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 23 J 1' I X 2 0 0 2 B ;î PERSPECTIVES Un automne chargé en perspective Le PQ tentera de reprendre l’initiative perdue Le gouvernement veut se rebrancher sur la base militante et procéder au renouvellement des orientations du parti ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC \ A la fin de la réunion du conseil des ministres mercredi, le premier ministre Bernard Landry-a eu droit à une belle démonstration de solidarité comme ü les aime, avec tapes dans le dos, effusions et applaudissements.Il est le chef, personne ne le conteste.Pour l'heure.Le président du Conseil du trésor, Joseph Fa-caL ne le conteste pas non plus.Après tout, il fut, avec Gilles Baril, l’un des premiers à choisir le camp de Bernard Landry dans la pseudocourse à la succession de Lucien Bouchard.Et contrairement à Pauline Marois, à François Legauh et à Andre Boisclair, on ne lui connaît aucune velléité de devenir calife à la place du calife.Souhaitant apporter son honnête contribution au débat, cet intellectuel a jeté tout un pavé dans la mare étale du credo péquiste ce jour-là et heurté de plein fouet les convictions trentenaires du chef Au Québec, on ne change pas de modèle comme on change de chemise, surtout quand un de ses principaux artisans, qui a peaufiné, renouvelé et astiqué ce modèle, est aux commandes.Après avoir dénoncé le corporatisme et le misérabilisme qui se sont insinués dans la société québécoise, c’est M.Facal qui doit se sentir bien misérable.Depuis sa déclaration, on ne l’a plus vu et son cabinet demeure incommunicado.Comme Bernard Landry l'a si bien exprimé lui-même: ses collègues jugent qu'il n’est pas parfait mais qu’il est le meilleur.Dans les circonstances.Or, cela peut surprendre mais, ce que certains de ses stratèges craignent le plus, c’est que le chef libéral Jean Charest, ne puisse, lui, tenir le coup alors que son parti se marginaliserait chez les francophones sous la pression de la vague adéquiste.Si Jean Charest démissionnait à l’automne ou avant les regards se tourneraient vers Bernard Landry pour qu’il en fasse autant prévoit-on.Tout en priant pour que Jean Charest reste à son poste, le camp péquiste prépare un automne chargé de façon à reprendre l’initiative perdue il y a longtemps.L’objectif premier est de se rebrancher sur la base militante et de procéder avec elle au renouvellement des orientations du parti.Pour ce faire, le Parti québécois compte sur la tenue de deux conseils généraux dont le premier se tiendra au début de septembre et l’autre en décembre.Un colloque sur la mondialisation, qui devait avoir lieu en juin, marquera également l’automne.Puis, en février 2003, se tiendra le congrès du Comité national des jeunes.Le tout culminera quelques semaines plus tard dans ce qu’on a qualifié de •grand-messe à Pauline», un mini- : \iï m m.CLÉMENT ALLARD LE DEVOIR Bernard Landry n’entend pas, pour le moment, s’écarter des orientations de son parti.congrès d’orientation pour repenser le Parti québécois.Avec ce déploiement militant, on cherche à cimenter la base du parti afin de rallier dans un premier temps les quelque 30 % des électeurs identifiés solidement au PQ et stopper l'érosion actuelle qui favorise l’ADQ.Selon les sondages internes du PQ, la moitié des adéquistes sont des souverainistes.On remarque aussi que des péquistes qu’on croyait convaincus sont tentés par le parti de Mario Dumont Dans Lac-Saint-Jean par exemple, la candidate défaite à l’investiture, Josée Bouchard, qui était parrainée par Jacques Brassard pour se présenter contre Stephan Tremblay, était du party de l’ADQ le soir de la victoire du PQ.Quand des militantes de longue date comme elle, dont la foi péquiste était considérée comme indéfectible, sont tout sourire devant le député adéquiste de Saguenay, François Corriveau, on peut penser que la percée adéquiste ne se fait pas seulement dans la population mais aussi au sein même des troupes péquistes.Pour renouer avec sa base, le PQ entend ne pas s’écarter pour l’instant du cœur de ses orientations: la souveraineté et la social-démocratie.Bernard Landry, sensible à l’avis de Louise Beaudoin à cet égard, n’a pas manqué de reprendre ce double leitmotiv.C’est pourquoi l’ap- pel au centrisme lancé par André Boisclair, dont on comprend les justifications stratégiques puisque les élections au Québec se gagnent au centre, apparaît prématuré.Jeudi c’est un ex-président du Conseil du trésor, Jacques Léonard, qui s’est porté à la défense de Joseph Facal: si ce dernier n’a pas toutes les réponses, ni peut-être aucune des bonnes, il pose les bonnes questions.On se rappellera que M.Léonard avait été de ceux qui, il y a lui peu plus d’un an, souhaitaient qu’il y ait une véritable course à la direction et que le PQ fasse appel à la jeunesse.Le président du Comité national des jeunes (CNJ), Pascal Bérubé, juge sévèrement Bernard Landry pour avoir rabroué son ministre.•Les gens qui veulent animer des débats detmient être à l'avant-plan et non pas rabroués», a-t-il livré au Devoir.Lui-même se range derrière le credo souverainiste et social-démocrate de Bernard Landry, mais il croit qu’on ne devrait pas étouffer la discussion.On ne peut opter pour le renouveau sans casser des œufs.L’automne s’annonce chaud au PQ.Car on ne pourra pas longtemps occulter la réalité sur laquelle Joseph Facal a levé le voile: le PQ, un parti fondé et contrôlé par les baby-boomers, n’a plus l’appui automatique de la jeune classe moyenne francophone.La déception et une légère frustration sont de mise Pas de panique chez les rouges Le chef est là pour rester et poursuivre son travail de terrain MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le pire ennemi de Jean Charest en ce moment n'est pas Mario Dumont, ni Bernard Landry, Pierre Pettigrew ou Martin Cauchon, ni même Jean Charest lui-même.Le pire ennemi du chef libéral est la panique.La déception et peut-être même une légère frustration sont de mise à la lumière des résultats des partielles de lundi, mais la panique serait très mauvaise conseillère.Après tout, Qy a six mois à peine, après des victoires convaincantes aux partielles d’octobre, le chef du PLQ se dirigeait allègrement vers le siège de premier ministre.Quelques épisodes de lobbying et d’espionnage plus tard, M.Charest et son parti ont reculé dans les sondages et le vote exprimé lors du plus récent scrutin.Mais voir dans ces partielles une avant-première des élections générales avec une lutte entre le Parti québécois et l’Action démocratique, incluant une mise à l’écart du PLQ, relève toutefois de l’aveuglement pensent les libéraux.•Il y a des signaux sur le tableau de bord, explique calmement le leader de l’opposition officielle Pierre Paradis, mais à mille milles nautiques de la terre ferme, tu en tiens compte et tu réajustes.Les gens nous demandent de leur montrer qu on représente vraiment l’alternative et on va \e faire.» A part le mauvais temps, le vote libéral demeure la chose la plus stable qui soit au Québec.Avec Montréal l’Outaouais et certaines vedettes régionales comme Nathalie Normandeau et Claude Béchard, le PLQ compte sur une base solide d’une bonne trentaine de circonscriptions.C’est plus que ce que le Parti québécois a encore et dont l’ADQ rêve toujours.A la veille d’une campagne électorale nationale, la position libérale demeure donc la plus confortable aux yeux des parieurs.D’autant plus que l’effondrement du vote péquiste demeure bien palpable.•L'économie va bien et le bilan gouvernemental n'est pas mauvais, note le sénateur libéral Jean-Claude Rivest Mais le PQ, sans la souveraineté, a clairement perdu sa raison d'être.» En outre, les obstacles qui se dressent devant le gouvernement Landry demeurent de taille: l’improbable survie après deux mandats, l’insatisfaction généralisée envers le gouvernement et le virage vers le centre-droite du traditionnel électorat nationaliste.Si le premier ministre dépasse l’automne, qu’il le veuille ou non, son équipe et lui auront l’air de s’accrocher au pouvoir.Plusieurs travailleurs d’élection ont été témoins du même geste lundi: plutôt que de déposer leur bulletin de vote, les électeurs le «crissaient» littéralement dans l’ume.Autres signaux négatifs pour le PQ: personne d’autre que Stéphan Tremblay n’aurait pu remporter Lac-Saint-Jean et personne au PQ n’en est dupe.Personne autour de Bernard Landry n’ignore non plus que Joseph Facal est devenu mercredi le politicien de l’heure, juste derrière Mario Dumont, parce qu’il est sorti du rang et a dit ce qu’il pensait.Les lignes ouvertes et les lettres des lecteurs ont fait du président du Conseil du trésor un politicien culte du jour au lendemain.Authenticité Dans cette quête marquée d’authenticité — non étrangère à la Mariomanie — de la part de «J’y suis, j’y reste», répète Jean Charest depuis lundi.JACQUES NADEAU LE DEVOIR l’électorat va-t-il falloir que Jean Charest se mette à proférer des gros mots?On l’imagine mal, mais si Bernard Landry a été capable de remiser son arrogance de ministre des Finances au vestiaire, le chef libéral devra rapidement transmettre son image d’homme affable et drôle en privé sur la scène publique.•fy suis, fy reste», répète-t-il depuis lundi à ses députés et aux journalistes.Son leadership ne sera pas contesté de l’intérieur.Les députés libéraux ont vu leur chef à l’œuvre depuis 1998 et sont en général épatés par fa somme de travail accomplie, sa persévérance à fouiller tous les coins du Québec, à rencontrer tout ce qui bouge et respire, à faire son travail de terrain malgré les nuneurs et les mauvaises nouvelles.En caucus jeudi, le chef ses conseillers et les députés libéraux, plus une vingtaine de candidats déjà choisis pour les prochaines élections, ont convenu qui] fallait garder le cap.Un retour aux grandes valeurs libérales de justice sociale et de libertés individuelles est annoncé.En pratique, cela veut dire que le mot d’ordre reste le même: terrain, terrain, terrain.Cette action simple sera accompagnée à l’automne d'un message aussi simplifié et précisé.S’il ne cède pas à fa panique, le PLQ ne devra plus craindre toutefois de se mouiller et de mettre ses solutions sur fa table.Pour la santé, l’éducation et l’économie, les rouges devront présenter des couleurs claires et tranchantes.•Sans lâcher tous nos engagements électoraux, il faut lâcher des morceaux de notre programme», dit Pierre Paradis.Jean-Claude Rivest ajoute que ce programme devra avoir plus de •swing», même si les solutions définitives sont difficiles à établir.•En santé, les infirmières qui manquent n’existent pas.Il faut les trouver quelque part», dit-il Jean Chrétien La barrière psychologique qui semble empêcher Jean Charest de recueillir l’adhésion de fa faveur populaire pourrait être encore plus difficile à lever.Pour des raisons que personne ne peut expliquer, le chef libéral semble incapable d’allonger un certain courant de sympathie en appuis électoraux.Le chef a de l’expérience, pense toutefois Pierre Paradis.•Je crois à la sagesse de la population, dit-il.Mario Dumont a eu sa part de démêlées avec le DGE.Cesl une question de responsabilité et de sincérité.A l’approche du vote, les gens sauront choisir» Pour reprendre une question chère aux péquistes, les problèmes de Jean Charest au Québec seraient-ils liés à fa gouverne fédérale?•L'hypothèque sera levée lorsque Jean Chrétien, pas la personne mais le style et l’attitude, quittera, pense le sénateur Rivest Cest la def.S’ü s’en va à l’automne, ça va tout changer pour les libéraux et Jean Charest qui pourra alors bâtir un tandem avec Paul Martin comme dans le temps de Bou-rassa et Mulroney» M i c h e I David ?Le kamikaze de Fabre oseph Facal est devenu un spécialiste des missions suicide.11 s’était déjà attiré les foudres de Lucien Bouchard, au printemps 1999, quand il avait osé réfléchir tout haut à l'opportunité de réviser fa stratégie référendaire du l\ j.Plutôt que de saisir l'occasion d’ouvrir un débat qui s’imposait à fa suite du décevant résultat des elections générales de novembre 1998, M.Bouchard en avait plutôt profité pour se refaire une virginité souverainiste.Ai réaction avait été d’autant plus vive qu'il savait parfaitement que son ministre avait raison.Sur le coup, l’incident n’avait pas eu de conséquence notable, sinon d’enfoncer le IX j un peu plus profondément dans ses ornières et de démontrer que M.Bouchard avait définitivement renoncé à l’en sortir.Déjà, à l’époque, M.Facal n'était pas le seul au conseil des ministres à sentir l’iugenee de donner un coup de barre, mais les autres étaient restés bien silencieux Même si trois mis de pouvoir lui avaient fait perdre beaucoup de son aura, M.Bouchard demeurait te chef incontesté.La dernière sortie du président du Conseil du trésor st- situe dans un tout autre contexte, les élections partielles de lundi dernier ont confirmé de façon brutale que le IXj court au désastre, sinon à fa disparition ptire et simple, sous fa gouverne de Bernard landry.Ce qu’a implicitement demandé M.Facal en déclarant qu’il est temps de remettre en question le •dogme du sacro-saint modèle québécois» et de •se rebrancher sur la classe nuryenne», c'est à M.landry peut encore faim partie de fa solution ou si sa présence n'aggrave {>as davantage le problème.la brutalité de sa réaction tend malheureusement à renforcer fa seconde hypothèse.?Le premier ministre sait pourtant bien que le président du Conseil du trésor n’est pas un ennemi.Au contraire, il a toujours fait partie de son écurie.11 sait ce qu’il lui doit et n'a jamais manifesté le moindre signe de déloyauté.M.Facal est également un homme trop réaliste pour entretenir l'ambition de devenir chef En revanche, le député de Fabre a très bien vu ce qui est arrivé lundi soir à fa candidate péquiste dans le comté voisin, Vimonf tout comme dans Iterthier et Jo-liette.Sans parler de fa quasi-défaite dans 1a forteresse de Lac-Saint-Jean.Le PLQ peut toujours se rabattre sur les comtés que lui assure sa clientèle non francophone, mais qu’adviendra-t-il du PQ si l’ADQ rafle fa quasi-tota-lité des circonscriptions francophones?Au delà de fa personne de M.Landry, qui l’incarne d'ailleurs à merveille, c’est toute cette culture interventionniste inhérente à la mentalité péquiste, qui tape d’ailleurs sur les nerfs de bien des gens, que M.Facal remet en question: •D PQ doit parfois cesser de penser qu'il sait toujours ce qui est bon pour les autres.» Ce n’est pas tant le «modèle québécois», dont les contours sont de plus en plus flous, que le «modèle péquiste» qui fait problème.Le programme du PQ, qui s’épaissit d’un congrès à l’autre et prétend régenter le moindre secteur d’activité, frise fa caricature.Pas étonnant que les électeurs soient séduits par 1a liberté de choix que l’ADQ leur fait miroiter.Tout en y mettant plus de forme et en protestant de leur loyauté au chef les aspirants à fa succession de M.landry ont dit la même chose que leur collègue du Trésor.Le PQ doit manifester •un souci plus grand pour les gens ordinaires de la classe moyenne qui réclament plus de liberté dans les relations qu ’ils peuvent avoir avec l’État», a dit André Boisclair.•fl ne faut pas avoir peur de remettre en cause le modèle québécois, sans jeter par-dessus bord les acquis de la Révolution tranquille», a renchéri François Legault Bien entendu, Pauline Marois, terrorisée à l'idée de donner l’impression de comploter contre son chef est demeurée muette.D’ailleurs, si Joseph Facal veut se charger du sale boulot, pourquoi s’exposer inutile-ment?N’empêche que si elle veut faire partie de fa solution, il faudra bien que fa vice-première ministre se décide un jour à dire quelque chose.?Finalement, avec le PQ, c’est toujours fa même histoire.On annonce un grand brassage d’idées, mais celui qui a le malheur d’en émettre une le moindrement audacieuse se fait immédiatement crucifier.En d’autres circonstances, le premier ministre aurait sans doute mis M.Facal en demeure de se rétracter ou de démissionner.En reprochant au gouvernement d’accorder trop d’importance à certains lobbys, tout le monde a bien compris que M.Facal visait fa loi antipauvreté, une des politiques majeures du gouvernement péquiste.Sauf qu’exiger sa démission aurait pu en faire une sorte de héros de fa classe moyenne et, qui saif le précipiter dans les bras de Mario Dumont La question n’est cependant pas réglée pour autant Dès l’ouverture du prochain conseil national du PQ, au début de l'automne, M.Facal aura une forêt de micros sous le nez, et il en a trop dit pour faire marche arrière.Les prochains mois s’annoncent très difficiles pour lui.À fa façon dont M.landry a réagi à ses dernières déclarations, il est cependant clair que le PQ ne pourra pas tenir un véritable débat sur ses orientations autrement qu’à l’occasion d’une course au leadership en bonne et due forme.Lors du mini-congrès maintenant prévu pour le début 2003, les élections approcheront à grands pas, de sorte que les délégués ne voudront sans doute pas exposer leurs différends sur fa place publique.Ils s’empresseront plutôt de faire consensus derrière leur chef et leur merveilleux programme.Comme les libéraux mda vùfàledevoir.com * K* \ ?* Éffe A Joseph Facal ARCHIVES LE DEVOIR B 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 J U IX 2 0 0 2 YMCA COURS DE LANGUES • ANGLAIS • FRANÇAIS • ESPAGNOL • ITALIEN Tests de niveaux : TOUS LES MERCREDIS OE MIDI A 18 H © © le devoir ECONOMIE PERSPECTIVES Pour la première fois de son histoire Un bas de laine à repriser ?Deux lectures des rendements de la Caisse de dépôt et placement du Québec, deux conclusions diamétralement opposées.Il y a celle de l’agence américaine Standard & Poor’s, qui a accompagné son analyse de l’émission de la cote de solvabilité la plus élevée.Il y a celle de la porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances, qui a complété son analyse par un appel au reprisage de notre bas de laine.3* « i 1» - Gérard B é r u b é onique Jérôme-Forget fait circuler un document coiffé du titre "Faut-il repriser notre bas de laine?».De toute évidence non satisfaite des réponses reçues des dirigeants de la Caisse de dépôt lors de leur passage en Commission parlementaire en avril dernier, la députée de Margueri-te-Bourgeoys poursuit sa dénonciation des rendements de la Caisse, chétifs à ses yeux.Une conclusion fondée sur une base de comparaison pourtant discutable.Une conclusion qui ne fait qu'alimenter une confusion malsaine pouvant nuire aux efforts de la Caisse dans sa quête de contrats de gestion.I>e regard critique que pose Mme Jérôme-Forget sur la performance de la Caisse est sain.Il en va, d’aillleurs, de son rôle à l’opposition.Mais regard critique ne devrait pas être synonyme de regard déformé, ou déformant la réalité.Dans son document, la députée retient deux repères.?* ?Elle compare la performance de la Caisse à celle de l’ontarienne Teachers, et elle retient l’approche par quartile.Dans les deux cas, l’institution québécoise est perdante.La Caisse affiche des rendements inférieurs à ceux de Teachers pour chacune des années de la période 1992-2001.Sur cet intervalle de dix ans, le rendement annualisé de la Caisse de dépôt se chiffre à 9,3 %, contre 11,6 % pour son homologue ontarienne.«Si la Caisse avait fait aussi bien que Teachers depuis les dix dernières années, c’est plus de 10 milliards de plus qu’on trouverait maintenant au fond du bas de laine des Québécois», a chiffré Mme Jérôme-Forget Dans l’échelle des quartiles, les rendements annualisés de la Caisse se situent systématiquement sous ceux du troisième quartile au cours de cette période.On compare, ici, l’institution québécoise à 24 caisses de retraite nord-américaines gérant un actif de plus d’un milliard de dollars.Rien de bien éloquent, donc.Mais il y a un hic.Le problème avec ce genre de comparaison réside dans le fait que l’on confronte des portefeuilles qui n’affichent pas la même composition, la même répartition, géographique et par classe d'actif.De plus, l'approche par quartile est rarement retenue, les gestionnaires de portefeuille étant essentiellement évalués en fonction d’un indice de référence représentatif de la classe d'actif.Et, au demeurant, comparés entre eux par classe d'actif.Dans sa relation avec le déposant, la Caisse travaille à partir d’une répartition d'actif retenu par ce dernier.On lui demande, alorç, de battre, de surper-former l'indice de référence.A ce chapitre, l’institution québécoise est reconnue pour sa capacité à foire mieux que l'étalon-mesure.En fait, l’an dernier, elle a été une des rares gestionnaires à faire mieux que le baromètre dans chacune des sept grandes classes d’actif où elle se concentre.lorsqu'on sait que les trois quarts des gestionnaires de portefeuille parviennent difficilement à foire mieux que leur «benchmark».Que cette difficulté à surpasser l’indice s’en trouve accrue dans les segments obligations et actions américaines, la Caisse n’est pas sans apporter une certaine valeur ajoutée.Du moins, et sans offrir le rendement le plus élevé dans tout, son intervention n'est sûrement pas aussi médiocre que ce qui transpire des tableaux de Mme Jérôme-Forget Curieusement il y a un mois, la Caisse de dépôt se voyait décerner la plus haute cote de crédit.Un triple A de l'agence américaine d'évaluation Standard & Poor’s.Une note que seuls les gouvernements du Canada et de l’Alberta, et les entreprises Compagnie Pétrolière Impériale, Toyota Credit Financial et Standard Life ont pu obtenir au Canada Dans son rapport des plus élogieux, rédigé au terme d’une analyse minutieuse, l’analyste de l’agence de notation, Maria Rabiasz, mettait en exergue ['historique de la Caisse en matière de croissance de l’actif.Et l’analyste de souligner, à grand trait, que «la cote reflète la grande expérience d'une équipe de dirigeants respectés».Et «une structure organisationnelle efficace disposant d’une vision et pratiquant une approche prudente dans la gestion d'actif, par la préservation du capital sous gestion combinée à l’obtention d’un rendement optimal.» Même la Caisse n’a jamais parlé d'elle avec autant d’enthousiasme! Il y a fort à parier que dans sa quête de mandats internationaux, le triple A de Standard & Poor’s constituera, pour la Caisse, une carte de visite beaucoup plus reconnue que le document de Mme Jérôme-Forget EN BREF Grève chez Olymel (PC) — L’usine de salaison de viandes Olymel, à Magog, sera frappée mardi par une grève de ses 600 travailleurs.Les syndiqués ont déjà voté à 85 % en faveur du déclenchement de la grève, au moment jugé opportun.Ils se réuniront en assemblée générale, mardi prochain, pour faire le point sur la situation.«Nous espérons que nos membres pourront alors se prononcer sur une nouvelle offre patronale valable, sinon la grève sera d’une durée illimitée», a fait savoir M.Claude Robert, représentant régional de la section locale 500 des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce, un syndicat affilié à la FTQ.Les principaux points en litige sont les salaires, l'instauration d’un régime de congés de maladie, les primes de nuit et la durée de la convention collective.Le contrat de travail est échu depuis le 1" mai.Le Fonds de solidarité affiche un rendement négatif GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Le Fonds de solidarité FTQ prévoit enregistrer le premier rendement négatif de son histoire, vieille de près de 19 ans, au cours de l’exercice prenant fin le 30 juin.Et l’institution doit procéder à un nouvel ajustement à la baisse de la valeur de son action, pour une deuxième fois depuis novembre.Prenant les devants par souci de transparence, et ce, même si les résultats officiels ne seront annoncés qu’à la mi-septembre, le conseil d’administration du Fonds a estimé, hier, que l’exercice 2001-2002 se terminera avec un rendement négatif de 11,4 %.Une première contre-performance depuis sa création, en 1983.En conséquence, le prix d’émission de l’action a été ramené à 22,02 $.La valeur de rachat sera toutefois maintenue à 23,25 $ jusqu’au 13 septembre, de manière à ne pas pénaliser les détenteurs misant sur la revente de leurs placements.«L’impact du maintien de cet écart entre le prix d'émission et la valeur de rachat pourrait être de 5 f l’action, soit environ 2,25 $ par 1000 $ d’actions détenues, considérant le volume anticipé des rachats», a ajouté le Fonds.Situation noircie Ainsi la situation, essentiellement redevable à la morosité persistante qui prévaut sur les marchés boursiers, se sera noircie.En novembre dernier, dans la foulée des événements du 11 septembre, le Fonds prévoyait mettre un terme à son premier semestre avec un rendement négatif de 7,3 %.Il aura été de -6,8 % au 31 décembre dernier.Elle estimait alors que la correction boursière lui avait coûté 200 millions en pertes d’évaluation.L’institution commandait également une première baisse de la valeur de son action, de 24,98 $ à 23,25 $.Désormais à 22,02 $, l’ajustement à la baisse atteint 11,8%.Le nouveau p.-d.g.du Fonds, Pierre Genest, a expliqué que «le rendement qu’a connu le Fonds au cours de la dernière année découle de plusieurs corrections de marché qui sont survenues tout au cours de l’année.Ces révisions à la baisse de la valeur des sociétés ont affecté les sociétés publiques comme les entreprises privées, au Québec comme partout en Amérique du Nord.» Il s’est empressé d’ajouter que «le Fonds a bien accompli sa mission de création d’emplois malgré un contexte difficile, puisqu’il aura investi durant l’exercice plus de 500 millions dans la PME québécoise, ce qui est conforme à sa performance des cinq dernières années.Dans une conjoncture difficile pour les entreprises, où les marchés financiers sont devenus beaucoup plus prudents, le Fonds de Solidarité FTQ s’est avéré un outil de soutien à l’emploi particulièrement pertinent.Plusieurs entreprises ont pu traverser les derniers mois grâce à notre soutien.» «L’actif du Fonds est investi dans plus de 1800 PME du Québec, dans tous les secteurs de l’économie et dans toutes les régions.Cette grande diversification constitue en temps normal une bonne protection contre les faiblesses que peuvent connaître différents secteurs, mais dans une conjoncture ou plusieurs secteurs ont été frappés simultanément, le Fonds en a subi les contrecoups», peut-on lire, dans le communiqué.Retrancher 100 millions Les ajustements apportés aux valeurs en portefeuille devraient également retrancher 100 millions de dollars à la limite d’émission de nouvelles actions du Fonds de solidarité en 2002-2003.Selon sa loi constitutive, la valeur totale des actions qu’elle pourra émettre en 2002-2003 sera de l’ordre de 775 millions, comparativement à 875 millions pour l’exercice 2001-2002.Les résultats financiers du Fonds pour l'exercice se terminant le 30 juin prochain seront dévoilés vers le 15 septembre.L’an dernier, l’institution avait dégagé un bénéfice net de 107 millions, pour un rendement de 2,6 % sur un actif de quelque 4,6 milliards.L’exercice précédent s’était terminé par un bénéfice net de 285 millions et un rendement de 8,6 %.La performance économique québécoise continue (Tétonner La reconfiguration de Véconomie, soutenue par des interventions politiques ciblées, a permis au Québec de dominer au chapitre de la création d'emplois et de l'investissement privé GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Les dernières données sur l’emploi, publiées au début juin, sont venues s’ajouter à un bilan économique particulièrement éloquent de l’actuel gouvernement québécois.Libre-échange, assainissement des finances publiques et retour des taux d’intérêt à leur niveau des années 60 ont certes créé une conjoncture favorable à l’échelle nord-américaine.Mais la reconfiguration de l’économie québécoise, soutenue par des interventions politiques ciblées, a suscité cette différence qui permet aujourd’hui au Québec de dominer au chapitre de la création d’emplois et de l’investissement privé, et ce, malgré cette paralysie partielle qui affecte l’économie américaine depuis plqs d’un an.A l’époque où il était ministre des Finances, Bernard Landry retenait l’image du «bateau qui monte avec la marée» pour attribuer une grande partie de la croissance économique québécoise à la vigueur observée au sud de la frontière.Or, même à marée basse, la performance québécoise continue d’étonner.Au cours des cinq premiers mois de 2002, alors que la reprise aux Etats-Unis demeurait toujours hésitante, le Québec a compté pour la moitié des emplois créés au Canada, et pour les trois quarts d’entre eux en mai dernier.Au cours de ce mois, le taux d’emploi a atteint un sommet historique, du jamais vu depuis que Statistique Canada a lancé la compilation de ces données, en 1966.Sur cette base, le Québec se situe désormais à 95,4 % du taux d’emploi ontarien, une marque jamais atteinte en 50 ans, alors que le taux de chômage, à 8,3 %, est revenu à son niveau le plus bas des 25 dernières années.Le contexte nord-américain D’entrée de jeu, on ne peut isoler cette vigueur de son contexte nord-américain.«L’économie américaine a aidé.Les Etats-Unis ont été rapides à faire leur ménage structurel et à lutter contre l’inflation.La chute de l'inflation, l’élimination des déficits publics et la déréglementation ont eu pour effet de ramener les taux d'intérêt à leur niveau des années 60», a résumé Gilles Soucy, économiste en chef au Mouvement Desjardins.«Auparavant, on se préoccupait davantage de l’emploi que des déficits.Or on s’est aperçu qu’en éliminant les déficits, on réduisait les taux d’intérêt.Les coûts de financement des entreprises s’en trouvaient également abaissés, ce qui venait favoriser les investissements et la création d'emplois.» Le libre-échange et l’élimination de la taxe à l'exportation ont également donné une impulsion considérable aux exportations québécoises.«Le Québec fait désormais beaucoup plus de commerce nord-sud qu’est-ouest.La proportion est probablement passée de 40-60 à 60-40», a ajouté l’économiste, dont les commentaires à l’endroit de Paul Martin et de Bernard Landry sont très élogieux.«Nous avons été choyés.Nous avons eu les deux meilleurs ministres des Finances de l’histoire canadienne.Deux visionnaires.Des ministres branchés sur des objectifs à long terme et qui n’ont pas craint d’entreprendre une rationalisation du secteur public.» Le tout a contribué à ramener la confiance des investisseurs et des milieux d’affaires dans l’économie canadienne et québécoise.Gilles Soucy salue particulièrement le coup de barre appliqué par Paul Martin en 1995, permettant d'enclencher l'assainissement des finances publiques.«Auparavant, on subissait des crises de change aux six mois, avec toutes les pressions qu’elles pouvaient exercer sur les taux d'intérêt.Avec le retour de la confiance, on a cessé d’avoir de telles crises.» Cette remise en forme des finances publiques a été le prélude à la relance de l’économie québécoise avec, pour déclencheur, le recul du loyer de l'argent.«L’économie québécoise a véritablement décollé à la mi-1996.Avant, de 1989 à 1996, ç'a été particulièrement difficile.» JACQUES NADEAU LE DEVOIR ET REUTERS Bernard Landry et Paul Martin.Selon Gilles Soucy, «nous avons été choyés.Nous avons eu les deux meilleurs ministres des Finances de l’histoire canadienne».f; ¦ sJBi Interventions ciblée Voilà pour les éléments dits macroéconomiques.Car si, depuis lors, l’économie du Québec se démarque, elle doit sa restructuration à des facteurs structurants empruntant à la microéconomie, dont les effets ont été amplifiés et accélérés par des interventions politiques ciblées.«On ne peut négliger l’apport du gouvernement.Il a joué un rôle de catalyseur en se livrant à une chasse aux investisseurs, en multipliant les appuis à l’investissement et en redynamisant des institutions comme la Société générale de financement et Investissement Québec», a retenu Gilles Soucy.En retenant les données par habitant de façon à tenir compte de la croissance démographique plus faible au Québec qu’en Ontario, [’économiste de Desjardins soutient que depuis 1997, le Québec «clenche» l’ensemble canadien au chapitre de la croissance économique.Il s’en est suivi une diminution de l’écart du chômage entre le Québec et l’Ontario ainsi qu’entre le Québec et le reste du Canada, un dynamisme attisé par un boum des investissements.Jadis sous l’influence des grands travaux publics, l'économie québécoise est devenue une terre d’accueil pour l’investissement privé.Elle abrite 45 % du capital de risque canadien.Avec des crédits d’impôt favorables à l’investissement en recherche-développement, la croissance des dépenses en R-D des entreprises a été de 7,8 % au Québec entre 1994 et 1999, contre 5,8 % en Ontario et une moyenne canadienne de 5,4 %.Le Québec devance à ce chapitre tous les autres pays du G7 à l’exception des Etats-Unis (8,9 %).En 1999, les dépenses en R-D atteignaient 2,4 % du PIB québécois, un niveau — record — qui surpassait celui du Canada (1,8 % du PIB) et la moyenne de l’OCDE (2,2%).Au rayon de la fiscalité des entreprises, la firme KPMG, en janvier dernier, a une nouvelle fois situé le Québec au premier rang des pays industrialisés en matière de coûts d'implantation et d’exploitation des entreprises.Ces .coûts étaient de 16,8 % inférieurs à ceux des Etats-Unis et de 13,4 % inférieurs à ceux observés dans l’ensemble des pays du G7.«Regardez la renaissance de la grande région métropolitaine.Les secteurs mous ou traditionnels, longtemps en déclin, ont fait place à de grands secteurs dynamiques tels l’aéronautique, la biotechnologie et les télécommunications.Avec ses avantages en matière de l’KRI ORM.Wti; ÉCOXOMiqi !•: 1)1 Ql ÉBKC 1986-94 1990-941994-2001 Hausse annuelle du PIB (réel) 1,9% 0,9% 2,9% Hausse du PIB (par habitant) .0,6% 19% Création d’emplois 255300 -23 100 487 300 Création annuelle d'emplois (15-24 ans) -12 500 -23 600 6500 coûts et sa qualité de vie, Montréal est devenue une place “hot '.La perception à son endroit a changé», a illustré Gilles Soucy.Cette grande région est notamment devenue un centre de 1 aérospatiale, du pharmaceutique, de 1 ingénierie et des technologies de l’information, soit de grands vecteurs de croissance qui peuvent consacrer entre 15 et 23 % de leur production en R-D.Elle s est prévalue du titre de deuxième métropole au monde en aérospatiale, après Seattle et devant Toulouse, tout en se situant au troisième rang (par habitant) en Amérique du Nord dans 1 industrie biopharmaceutique et au quatrième rang à cette échelle dans le secteur des technologies de l’information.vernement québécois, la croissance annuelle du FIB (reel) se situe en moyenne à 2,9 % au cours de la période 1994-2001.Cette croissance annuelle r/en"6 a été de 1,9 % au cours de Tintervafie 1986-94 et de 0,9 % de 1990 à 1994.Quant au PIB reel par habitant (une mesure du niveau de vie), il a ét!?e 19 % depuis 1994> contre 0,6 % entre 1990 et 1994.On a également calculé que 487 300 emplois ont été créés depuis septembre 1994 (dont plus de 120 000 entre décembre 2001 et mai 2002), *¦•9?Ve une perte de 23 100 emplois entre 1990 et 1994 ainsi qu'une création nette de 255 300 emplois au cours de la période 1986-94.Ce faisant, la proportion de Québécois âgés entre 15 et 64 ans occupant un emploi atteint dé-sormais un niveau record de 69,8 %, soit une hausse de 7 % depuis 1994, celle-ci ayant réduit de moitié 1 écart a ce chapitre avec l’Ontario et de 65 % avec le reste du Canada.Quant au taux de chômage.a 8,3 % en mai.il était le plus bas en 25 ans.Ce taux atteignait 12,2 % en septembre 1994 après avoir touché un sommet de la décennie à 14,3 % en novembre 1992.l LE DEVOIR, LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 2 S l I N 2 O O 2 h r> ______________E C 0 N 0 M 1E Les producteurs de porcs subissent un tir nourri L’UPA concède Và-propos d'une commission du BAPE CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Clément Pouliot a été reélu la semaine dernière président de la Fédération des producteurs de porcs du Québec pour une sixième année consécutive.Quand on sait la vague d'opposition qui déferle sur la production porcine, M.Pouliot est le premier à reconnaître qu’il faut être en excellente santé physique et mentale pour occuper cette fonction par les temps qui courent De toutes parts ou presque, les producteur de porcs sont attaqués.Les comités de citoyens, les groupes environnementaux, les éditorialistes et même parfois des confrères producteurs dans d’autres domaines que le porc qui sont éclaboussés par les campagnes antiporc leur adressent des reprochent pour les odeurs, les épandages, le lisier dans les cours d’eau, la pollution industrielle, etc.Ces producteurs agricoles qui, dans le passé, affichaient leur fierté d’être considérés comme des citoyens respectables se sentent aujourd'hui humiliés et discrédités par des attaques qu’on avait l’habitude de réserver aux multinationales.Les états d’âme ne sont toutefois pas la marque de commerce du monde agricole.En 1998, des producteurs avaient montré qu'il n’y avait pratiquement rien à leur épreuve en envoyant leurs porcs sur l’autoroute 20, coupant ainsi la circulation sur la principale voie de communication entre Québec et Montréal, afin d’obtenir une aide financière accrue de la part du gouvernement pour survivre à un effondrement substantiel des prix de vente sur le marché américain.Mais avant cela en 1996, la Fédération des producteurs de porc et 25 organisations liées au secteur porcin s’entendaient sur la réalisation d’un plan agroenvironnemental, afin de connaître l’état des pratiques de production ayant un impact sur l’environnement, déterminer les priorités d’action pour maximiser les retombées environnementales et suivre l’évolution des améliorations.-T î REUTERS Québec a décidé la semaine dernière d’imposer un temps d’arrêt de 18 à 24 mois sur l’implantation de nouvelles porcheries.D y avait déjà à cette époque un courant d'opposition à la production porcine qui prenait de l’ampleur, ce qui pouvait s’expliquer par une augmentation importante de cette production.Entre 1989 et 1999 les ventes de porcs ont fait un bond de 34,4 %.En 2000, la fédération divulguait un plan agroenvironnemental «pour l’atteinte d'objectifs concrets et réalistes d’ici 2004».L’année suivante, le ministère de l’Agriculture et la fédération signaient une entente sur l’écoconditionnalité, c'est-à-dire l’assujettissement du versement des indemnités au respect des normes environnementales.Parallèlement, le débat se poursuivait sur ce que ces normes devaient être, mais d’une manière générale, c’était toujours trop peu trop tard de la part des producteurs par rapport à une opinion publique de plus en plus large et nerveuse, mal- gré le moratoire décrété par le gouvernement dans 212 municipalités.A l’Union des producteurs agricoles (UFA), on craignait un resserrement probable des mesures à l’approche des élections générales.Peu importe ses motifs réels, le gouvernement a décidé la semaine dernière d’imposer un temps d’arrêt de 18 à 24 mois sur l’implantation de nouvelles porcheries, une décision qui n’est toutefois pas rétroactive, en ce sens que les permis accordés avant cette annonce ne sont pas invalidés.Des citoyens demandent que l’interdiction s’applique aussi dans ces cas.D’autres, voyant les inondations dans le sud du Québec se disent que ce serait catastrophique si, par malheur, il y avait eu, dans la région, des porcheries.A l’UPA et chez les producteurs en général, on en est maintenant pleinement conscient La vague est trop forte pour y résister, comme le reconnaît Laurent Pellerin: «Les lives tensions qu ’occasionne le développement de la production porcine sont bien reelles et suscitent des inter-rogatùms dans nos rangs depuis plusieurs mois.Devant tout cela, l'UPA concède là-propos d’une commission du BAPE sur la production porcine.Cette commission, espenms-le.sera à même de mener une analyse approfondie.de faire appel à des spécialistes crédibles, de pondérer les points de vue et de déboucher sur des recommandations susceptibles de favoriser le dételoppement durable des entreprises agricoles et de concilier, à terme, les préoccupations agricoles, sociales et emironnementcdes».A la fédération, on a chea’hé depuis un certain temps à établir de meilleurs rapports entre les producteurs et leurs voisins.L’an passé, on avait imaginé à «l'épandage sympathique», c’est-àdire à prévenir les gens de la région immédiate du moment où il y aurait épandage.Cette année, la fédération a imaginé une campagne d’affichage pour identifier les fermes porcines engagées dans la démarche environnementale.Pour avoir droit à une affiche, le producteur doit se conformer à un certain nombre de mesures pour réduire les rejets en azote et en phosphore, diminuer les odeurs et augmenter la capacité d’entreposage de lisier.Cette année, précise' M.Pouliot on a pour objectif de rejoindre ainsi de 20 à 25 % des 3000 producteurs de porcs.C’est une étape dans l’évolution vers l’agriculture verte et •pour montrer qu’on n 'est pas si méchant que ça», ajoutet-il Les producteurs ont décidé d’investir un mil-liqn dans un plan de redressement.«A partir du moment où ils mettent eux-mêmes de l’argent, ils prennent vraiment ça au sérieux», dit M.Pou-liot, qui avoue travailler pour des résultats à moyen et à long terme.Dans l’immédiat, il s’agit de trouver des gens pour participer à la commission sur le développement durable qui sera mise en place pendant cette période d’arrêt de près de deux ans.Les travaux de cette commission devraient commencer à l’automne.Conférence de la Banque mondiale à Oslo Trois cents chercheurs pour tenter d’éradiquer la pauvreté PIERRE HENRY DESHAYES AGENCE FRANCE-PRESSE Oslo — A l’invitation de la Banque mondiale, quelque 300 chercheurs internationaux plancheront la semaine prochaine à Oslo sur les meilleurs moyens d’éradiquer la pauvreté, une conférence en marge de laquelle sont attendues d’incontournables manifestations antimondialisation.Sous haute protection policière, universitaires, représentants d’ONG et experts du développement, venus de tous les horizons, débattront de lundi à mercredi de thèmes aussi divers que l’esprit d’entreprise et le développement durable, les flux de capital humain ou la discrimination sexuelle.«Près de 200 millions de personnes vivent dans une situation d’extrême pauvreté», a constaté Hil-de Frafjord Johnson, ministre norvégienne pour le Développement, en notant que ce nombre repré- sentait 700 fois la population de son pays.«La pauvreté est un problème éthique, un problème humanitaire, un problème de développement et, ce n’est pas sans importance, un problème de sécurité.» Parfois accusée d’aggraver la misère plus que d’y remédier, la Banque mondiale compte exploiter le résultat des discussions pour améliorer ses méthodes de travail.Manifestations Avec pour mot d’ordre «Notre monde n’est pas à vendre: stop à la libéralisation forcée», l’organisation parapluie Oslo 2002, qui regroupe 56 entités très hétéroclites, a appelé à des manifestations «non violentes», où le port de la cagoule sera interdit et auxquelles devraient participer «plusieurs milliers» de personnes.Les autorités norvégiennes, qui craignent des débordements dans une cité d’ordinaire paisible, ont mobilisé quelque 1000 policiers, dont certains se sont récemment entraînés aux opérations de maintien de l’ordre en zone urbaine.Les contrôles ont été renforcés aux frontières et dix salles de tribunal ont été prévues pour traiter d’urgence d’éventuelles mises en garde à vue.Les poubelles et râteliers à vélo ont également été retirés du quartier des ministères de peur qu’ils ne servent de projectiles tandis que le stationnement des voitures, pouvant servir de barricades, sera interdit dans le centre-ville pendant la durée de la conférence.Les responsables d’Oslo 2002 ont dénoncé cet «état d’exception», estimant que la police agissait comme si elle «se préparait à la guerre».De son côté, Mme Frafjord Johnson a appelé les manifestants à «sortir de leurs tranchées» en déplorant que l’Association pour la taxation des transactions financières pour l’aide aux citoyens (ATTAC) ait décliné une invitation à participer à la conférence.Initialement prévue en Suède, celle-ci a été déplacée en Norvège, officiellement pour des raisons de calendrier mais aussi, dit-on, parce que les autorités suédoises craignaient une réédition du sommet européen de Goete-borg, théâtre l’an dernier de violents affrontements entre policiers et certains activistes.Mais, à la différence de Goete-borg, la conférence d’Oslo n’accueillera aucune grosse «pointure» de la scène politique ou économique internationale.Même le directeur de la Banque mondiale, James Wolfensohn, dont la présence avait dans un premier temps été annoncée, a renoncé à y assister pour raisons de santé.L’attention des militants antimondialisation devrait de toute façon se porter davantage sur le sommet de l’Union européenne qui se tient actuellement à Séville ou sur celui du G8 les 26 et 27 juin à Kananaskis, estiment les observateurs.Appel à cesser toute activité Nouveau coup pour la filiale indonésienne de Manuvie PAULA ARAB PRESSE CANADIENNE Toronto — l,a filiale indonésienne du géant canadien de l’assurance Manuvie a reçu hier ce qui pourrait bien être son coup de grâce, avec l'appel de son liquidateur désigné par la cour à cesser toute activité et à obtenir un gel de ses avoirs par la banque centrale du pays.Manuvie, dont la filiale indonésienne a été mise en faillite par un tribunal la semaine dernière et placée sous la tutelle d’un liquidateur.a obtempéré en fermant ses 73 succursales dims le pays.Si la société mère ne peut reprendre dans les plus brefs délais le contrôle de sa filiale, celle-ci risque tout simplement de disparaître, selon un membre du gouvernement canadien qui a rencontré hier les autorités indonésiennes pour soutenir les demandes de Manuvie.Des sanctions «J'espère que les choses vont s'arranger dans les prochains, jours», a déclaré le secrétaire d’État pour l’Asie-Paeifique, David Kilgour, en entrevue à Jakarta.Parmi les options qui s'offrent au Canada, il y a l’application de sanctions à l’encontre de l’Indonésie, comme l'a suggéré plus tôt cette semaine le ministre des Affaires étrangères.Bill Graham.Mais selon M.Kilgour, l’évix'a-tion de sanctions a contribué aux commentaires «contre-productifs» du vice-président indonésien, qui a déclare hier que le Canada menaçait l’Indonésie.«Nous voulons que cette affaire soit réglée rapidement, donc nous n 'avons même pas à penser à ee type de questions», a déclaré M.Kilgour, interrogé sur d’éventuelles représailles.L'appel du liquidateur — publié sur une pleine page dans le quotidien Bis ms Indonesia Daily — a accru la colère des dirigeants de Manuvie.«L'objectif ici est d'essayer de ruiner les affaires», a déclaré le président de Manuvie Indonésie, Philip Hampden-Smith.Le 13 juin, un tribunal du commerce a mis la compagnie en faillite, arguant quelle n’avait pas payé un dividende de 2,6 millions en 1999 à plusieurs actionnaires, dont le groupe Dharmala, un ancien partenaire financier.Exploitation gazière Hydro-Québec envisage d’explorer le Saint-Laurent PRESSE CANADIENNE A Iles de la Madeleine — Hydro-Québec planifie un investissement de 300 millions sur 10 ans pour faire de l’exploration gazière en Gaspésie, de même que dans l’estuaire et dans le golfe Saint-Laurent.Pour le président du groupe de prospecteurs pétroliers Corridor Resources d’Halifax, Norm Miller, c’est une bonne nouvelle.Corridor Resources détient des droits d’exploration au large des îles de la Madeleine, depuis plus de cinq ans maintenant Norm Miller croit que l’implication d'HydroQuébec dans l’exploration gazière contribuera à faire avancer les négociations fédé-rales-provinciales sur les compétences respectives des deux paliers de gouvernement en eaux territoriales québécoises.Du côté de la société d’Etat, on reconnaît d'ailleurs qu’il ne pourra pas y avoir d'exploration gazière en mer tant qu'il n’y aura pas d’entente sur le partage des redevances d’une éventuelle exploitation des ressources.Au cabinet de la ministre déléguée aux Ressources naturelles du Québec, Rita Dionne-Marsolais, on se limite à dire que les pourparlers avec son homologue fédéral, Herb Dhaliwal, se poursuivent (Avec la collaboration d’Hélène Faut eux, CF1M) E N Débâcle boursière (Reuters) — La Bourse de Toronto s’est repliée hier pour une quatrième journée consécutive, la nervosité des investisseurs face à la publication prochaine des résultats financiers des entreprises au deuxième trimestre envoyant par le fond l’ensemble des sous-groupes du TSX.L’indice-vedette du parquet torontois a terminé en baisse de 85,92 points, ou 1,2 %, à 7139,43 points, soit moins d’un point au-dessus du plancher atteint au début novembre tandis que les marchés souffraient des contrecoups des attentats suicide BREF du 11 septembre.Sur l’ensemble de la semaine, le TSX s’est effrité à quatre reprises, perdant en tout 1,5 %.A New York, les valeurs américaines ont fini en baisse pour la cinquième semaine de suite, toujours affectées par la méfiance générale qui frappe la véracité des comptes des entreprises et par l’incertitude qui entoure leurs résultats futurs.L’indice Dow Jones des 30 grandes industrielles a perdu 177,98 points (2 %) à 9253,79 tandis que l’indice Standard & Poor’s 500 a reculé de 17,16 points (1,7 %) à 989,13, enfonçant le seuil psychologique de 1000.Sur la semaine, le Dow Jones a perdu 2,3 %, et le S&P500,1,8%.Conférence annuelle L’OIT veut renforcer les coopératives L’organisme voit en elles un important moyen d’intégrer les travailleurs sans protection dans la vie économique nationale JEAN-LOUIS DE LA VAISSIÈRE AGENCE FRANCE-PRESSE Genève —- La conférence annuelle de l’Orgamsation internationale du travail (OIT), qui s’est achevée jeudi à Genève, a vanté les mérites des coopératives comme facteur d’intégration des travailleurs sans protection de l'économie informelle.Les coopératives, allant de petites unités à des entreprises maniant des millions de dollars, sont un moyen important d’intégrer les travailleurs sans protection dans la vie économique nationale, estime une recommandation de l’pIT.Ce texte demande aux 175 États membres d’aider à leur développement, afin de créer des emplois, alors que l’économie informelle s’étend dans les pays riches et pauvres.L’OIT a aussi appelé à l’adoption de normes sociales mini- males dans le secteur informel, grâce à une action volontaire des Etats.La «masse croissante des travailleurs prêts à tout pour accéder à l’écono- Aucune mie formelle» représente une menace pour les résolution OU droits des travailleurs déjà établis, a noté un déclaration expert de l’OIT.f , Lors de ses trois se- n a été maines de travaux, , ,, l'OIT a aussi adopté adoptée sur des mesures pour re- i0 médier «à l’énorme défi- a Situation cit» de règles censées Hane loe codifier le «travail dé- Udns ies cent», c’est-à-dire tout territoires ce qui a trait notamment à l’emploi de cha- occupés cun, aux perspectives d’avenir, aux conditions de travail et à la possibilité de concilier travail et vie de famille.A propos du travail des enfants, qui touche 246 millions d’entre eux entre cinq ans et 17 ans, l’OIT a mis l’accent sur la possibilité de trouver des «solutions combinées» entre soutien à la famille grâce aux petits travaux et possibilités de formation et de scolarisation.L’assemblée «n’a pas cherché à condamner les États» mais à promouvoir auprès d’eux les critères de l’OIT, «sans permettre d’utiliser la problématique du travail des enfants à des fins protectionnistes», a expliqué le président suisse de la conférence Jean-Jacques Elmiger.«Si vous fermez vos marchés, a-t-il estimé, vous créez de l’économie informelle et un transfert des enfants des pays pauvres vers les formes les plus graves des travail et vers la rue.» Quelque 179 millions d’enfants effectuent des travaux dan- gereux et 8,4 millions d’entre eux sont assujettis à des formes «intrinsèquement condamnables» de travaux, allant de l’esclavage à la prostitution.Territoires occupés Par ailleurs, aucune résolution ou déclaration n'a été adoptée sur la situation dans les territoires occupés, au grand dam des délégués arabes.D'âpres débats en commission n’ont pas réussi à dégager un texte de compromis, certains Arabes n’ayant pas voulu que soient condamnés sur le même plan les interventions militaires d'Israël et les attentats des kamikazes palestiniens, selon des sources proches des délégués.«Un projet de résolution, de caractère politique, contenait, de l’avis de certains, des dispositions non acceptables.La conférence n’a pas dérapé, elle a évité la politisation et l’instrumentalisation de l'OIT», a commenté M.Élmiger.Un consensus politique s’est dégagé en séance plénière sur la création d’un «Fonds pour l’emploi et la protection sociale» des travailleurs palestiniens.Le directeur général Juan Somavia a été chargé d’élaborer ses contours d’ici la réunion du conseil exécutif en novembre et a promis de fournir «sans délais» des ressources pour ce fonds.Cette initiative a reçu les soqtiens notamment d’Israël, des États-Unis et de pays arabes, particulièrement ceux du Golfe, qui ont promis des financements.Pour l’abolition du travail forcé en Birmanie, une commission de l’OIT a pris note des décrets pris par la junte mais lui a demandé de les faire appliquer sur le terrain, notamment par les forces armées.Enfin, l’OIT a adopté une recommandation mettant à jour la liste des maladies professionnelles, qui date de 22 ans.a " ''MC.Pour la célébration de la Saint-Jean-Baptiste, protégez-vous du soleil avec un chapeau Tilley.Nous serons fermés du 16 juillet au 6 août.Merci pour votre appui et profitez de l’été.1184 PLACE PHILLIPS, MONTRÉAL, QUÉ.H3B 3C8 TÉL: 878-1931 I E D E V 0 1 K .LE S SAMEDI 22 ET DI M ANCHE 2 îi J C I X 2 0 0 2 CARRIERES ET PROFESSIONS Université du Quebec a Rimouski Professeure ou professeur substitut en études littéraires Les activités d'enseignement de la personne retenue porteront sur la critique littéraire ou l’histoire littéraire.Elle devra mener ses propres travaux de recherche et, éventuellement, participer à ceux des équipes départementales; encadrer les étudiants dans la poursuite de leur programme (baccalauréat, maîtrise et doctorat); participer aux différents organismes de l’Université et, éventuellement, assumer des responsabilités administratives.Exigences • Niveau de diplomation : Doctorat • Domaine de diplomation : Lettres ou études littéraires • Secteur de spécialisation et secteur privilégié de recherche : Critique littéraire ou histoire littéraire Date d’entrée en fonction : l" août 2002 Traitement : Selon la convention collective en vigueur.Les personnes intéressées à ce poste doivent faire parvenir leur curriculum vitae avant 17 h le 2 juillet 2002 à : M.Paul Chanel Malenfant, directeur, Département de lettres, Université du Québec à Rimouski, 300, allée des Ursullnes, Rimouski (Québec) G5L 3A1.Note : Toutes les personnes qualifiées sont invitées à poser leur candidature, mais la priorité sera donnée aux Canadiens et aux résidents perma- CBC «If»» Radio-Canada RÉALISATEUR (CHEF DE PUPITRE/SECRÉTAIRE DE RÉDACTION) SALLE DES NOUVELLES RADIO FRANÇAISE, VANCOUVER POSTE : Relevant de la direction régionale de la Radio française de Vancouver, assure un leadership journalistique auprès de la salle de nouvelles.Applique avec rigueur les politiques journalistiques de la Société Radio-Canada.Scrute l'actualité et évalue l'importance de la nouvelle.Assure une relation efficace et professionnelle avec l’ensemble des salles de nouvelles du réseau.Rédige présentations, liens et textes selon les besoins en information du bulletin Travaille de concert avec les journalistes pour améliorer le contenu et la forme des reportages.Prépare et propose une feuille de route avec des indications techniques en vue de la mise en ondes.Maîtrise les logiciels nécessaires à la rédaction d'un bulletin.Gère, lors de la mise en ondes, le choix des items nouvelles selon le chronométrage de l'émission La personne recherchée détient un diplôme universitaire dans un domaine relié à l'emploi.De plus, un minimum de trois (3) ans d'expérience en journalisme dont deux (2) en nouvelles radio est exigé.Le/la titulaire du poste devra posséder des qualités de rédaction exceptionnelles, démontrer des habiletés de travail en groupe, faire preuve d'un jugement sûr, ainsi que d'un sens poussé de l’analyse et de la synthèse.La personne recherchée devra faire preuve de connaissance approfondie des grands dossiers provinciaux, de créativité et d’imagination dans les traitements de sujets de reportages, d'un bon sens de la planification et de l'organisation, ainsi que d'une grande capacité de gérer le stress et de respecter les heures de tombées BÉMUNÉMTLQU: Salaire : Selon la convention et avantages sociaux compétitifs Endroit : Vancouver Veuillez faire parvenir votre candidature accompagnée d'un curriculum vitae récent avant le 28 juin 2002 à l’attention de.Ressources humaines - Offre d'emploi J11-2002 Karine Chevalier - Société Radio-Canada 1400, boul.René-Lévesque est Montréal, Québec H2L 2M2 , (Télécopieur : 514 597-4562) Seulas les personnes retenues pour une entrevue recevront un accusé de réception.La Société Radio-Canada s'engage à appliquer les principes d'équité en matière d'emploi et de représentation à l'antenne.APPEL DE CANDIDATURES L'Université de Sherbrooke sollicite des candidatures pour combler un poste régulier, à temps complet, de professeure ou de professeur au Département de géographie et télédétection de la Faculté des lettres et sciences humaines.PROFESSEURE OU PROFESSEUR dans le domaine de la télédétection Radar appliquée aux sciences de l'environnement Ce poste s'inscrit dans le programme des Chaires de recherche du Canada et il est associé au développement et au fonctionnement des programmes de formation liés au Département (baccalauréat en géomatique de l'environnement, programmes d'études supérieures [M.Sc.et Ph.D.] en géographie, géographie physique, environnement et télédétection).Fonction Contribution active à la recherche fondamentale ou appliquée dans les domaines des sciences environnementales intégrant la télédétection par Radar, complémentaires aux activités du Centre d'applications et de recherches en télédétection (CARTEL) et à celles du Département de géographie et télédétection.Enseignement et encadrement d'étudiantes et d'étudiants aux trois cycles d'études universitaires dans les champs suivants : environnement et télédétection par Radar, sciences de la Terre (géographie physique, hydrologie, sol, etc.) et géomatique appliquée pour fins de modélisation spatiale.Responsabilité partagée dans le développement, le fonctionnement des laboratoires d'enseignement et de recherche et dans le choix des équipements et des logiciels spécialisés.Participation à la vie universitaire.Services à la collectivité.Exigences Doctorat dans une discipline des sciences de la Terre, de l'environnement ou du génie avec spécialisation en télédétection par Radar.Excellent dossier de recherche (périodiques reconnus à comité de lecture).Expérience de gestion de projet.Ca.racité d'innover et d'intégrer les technologies de pointe (ex.programme RADARSAT 2).Expérience en enseignement aux trois cycles d'études universitaires.Démontrer une capacité à travailler dans une équipe multidisciplinaire (sens d'équipe et ouverture d'esprit).Date souhaitée d'entrée en fonction Automne 2002 Réception des candidatures Prière de faire parvenir un curriculum vitee et trois lettres de recommandation à l'appui de votre candidature, en provenance directement des signataires, avant 16 heures, le 16 août 2002 à l'adresse suivante : Monsieur le Doyen Faculté des lettres et sciences humaines Offre d'emploi n° 02-6-29 Université de Sherbrooke 2500, boulevard de l'Université Sherbrooke (Québec) J1K2R1 Courriel : decanatflsh @ courrier, usherb.ca Les conditions de travail sont régies par les conventions collectives en vigueur LVniver-site respecte le principe d'égalité en emploi pour les femmes.m UNIVERSITÉ DE EJ SHERBROOKE Professeur régulier en Le Departement des scie' tes de iéducation de : Université du Québec à Hull en vue de combler un besoin dans le domaine des études langagières est a la recherche d un professeur régulier en traduction (anglais vers le français) et en rédaction trançaise Le candidat doit être titulaire d un doctorat (ou l'équivalent) en traduction, en linguistique, en études françaises ou dans un domaine connexe (les candidatures de personnes en fin de rédaction de thèse pourront egalement être considérées).De plus, il devra démontrer un excellent potentiel en recherche et en enseignement universitaires, posséder des aptitudes à l encadrement d'étudiants et être disposé à offrir des services à la collectivité Les candidats doivent connaître les exigences et les particularités du milieu professionnel de la traduction et de la rédaction.Les candidats ayant un intérêt marqué pour Lun ou plusieurs des domaines suivants : traduction générale, localisation, traduction commerciale et administrative, sont particulièrement encouragés à postuler Traitement : Selon les qualifications et l'expérience Lieu de travail : Galmeau Date d’entrée en fonction : 1er décembre 2002 Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur candidature accompagnée d'un curriculum vitae détaillé, des attestations d’études pertinentes, d'un exemplaire d une publication récente et des coordonnées de trois répondants avant 16 h 30 le 30 août 2002, à l attention de monsieur André Dolbec, directeur du Département des sciences de l’éducation, Université du Québec à Hull, case postale 1250, succursale B, Hull (Québec) J8X 3X7.Courriel ; andre dolbec@uqah.uquebec.ca Téléphone : (819) 595-3900, poste 4415 Télécopieur : (819) 595-4459 Note : Les dossiers de candidature ou les pieces transmis par courrier électronique ou par télécopieur ne seront pas acceptés.Coiiloiinéimiil aux exigences relatives h l'immigration au Canada, ce poste es! otteit aux citoyens .^ canadiens et aux résidents immanents, t'este
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