Le devoir, 29 juin 2002, Page(s) complémentaire(s)
LIVRES RESTAURATION Paul Auster, le pérégrin de Brooklyn Page D 1 La nouvelle réalité du «poulet végétal» Page A 2 ?w w w .1 e d e v o i r .c o m LE DEVOIR V o l .X C I 1 1 N “ 1 4 4 LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE 3 O J 11 I N 2 O 0 2 1.95$+ i a x k s 2 .2 5 $ Mort de six patients Mutisme à l’Institut de cardiologie Il n’y a aucune preuve reliant les décès au champignon Aspergillus, se défend la Régie régionale ISABELLE PARÉ LE DEVOIR L> Institut de cardiologie de Montréal (ICM) a re-1 fusé hier de donner plus d’information sur les circonstances qui ont entouré la mort de six de ses patients à la suite d’infections après y avoir été opérés.La direction affirme en revanche que le taux d’infection mortelle de toutes causes observé dans ses murs est en deçà de la moyenne.Devant le mutisme affiché hier par l’Institut de cardiologie, c’est la Régie régionale de la santé et des services sociaux de MontréaLCentre qui a dû rendre des comptes relativement aux décès de six patients dont a fait état Le Journal de Montréal dans son édition d’hier.Le fameux champignon Aspergillus, qui a fait des siennes au cours des dernières années, serait à l’origine de trois des six cas d’infection mortelle survenus à l’Institut depuis deux ans, ont confirmé hier des experts de la Régie régionale de la santé de Montréal-Centre.Toutefois, ces derniers se sont empressés d’ajouter qu’il n’y avait à l’heure actuelle aucune preuve permettant d’affirmer que ces patients avaient été infectés lors de leur séjour dans cet hôpital puisque XAspergillus n’y a pas été détecté.En revanche, ce champignon peut être présent dans tous les types .d’environnement, y compris dans les endroits publics et les habitations résidentielles.«Nous n 'avons pas d’indices nous permettant de dire qu’il y a une source commune d’infection entre ces trois cas.L’Aspergillus se retrouve dans la nature de façon généralisée», a fait valoir Robert Demers, coordonnateur des ressources matérielles à la Régie régionale.Malgré la présence étendue de ce champignon, les hôpitaux sont toutefois tenus de prendre des mesures strictes de prévention pour éliminer la présence de XAspergillus dans leurs systèmes de ventilation et dans les blocs opératoires, là où le risque d'infection est décuplé.Les hôpitaux abritent de nombreuses personnes dont le système immunitaire est affaibli.Dans son communiqué, l'Institut de cardiologie se borne à dire qu’une inspection de son système de ventilation n’a révélé aucune trace d’Aspergillus et «que des mesures strictes ont été mises en place».VOIR PAGE A 10: MUTISME Vers le Sommet de Johannesburg Vous avez dit développement durable ?D* où vient l’expression «développement durable» et que signifie-t-elle, au juste?Dans le deuxième texte de notre série sur le Sommet de Johannesburg, sommet qui, entre le 26 août et le 4 septembre, analysera le chemin parcouru en environnement depuis le Sommet de Rio, en 1992, Corinne Gendron et Jean-Pierre Revéret rappellent que si elle a d’abord été portée par les mouvements écologistes, l’expression «développement durable», tenant compte des aspects non seulement environnementaux mais aussi sociaux du développement, est aujourd’hui intégrée au débat international.En fait, la légitimité des entreprises ne repose plus uniquement sur leur contribution à la croissance économique mais également sur leur apport d’ordre social et environnemental.¦ Lire texte en page B 10 Le Devoir ne sera pas publié lundi.De retour mardi.Bon congé.o* INDEX Actualités.A2 Annonces.A8 Avis publics .A6 Bourse.B 6 Carrières.B 4 Économie.B 3 Éditorial .B 8 Idées.B9 Jaa.A 7 Monde.A 5 Mots croisés.A 6 Météo.A 8 Perspectives.B 1 Sports.A 9 Xerox entre dans la tourmente des scandales comptables Après Enron et WorldCom, voici venu le tour de Xerox.Le Wall Street Journal rapportait hier que le numéro un mondial des photocopieurs aurait gonflé ses comptes de plus de sut milliards $US au cours de la période 1997-2001.Dans un communiqué, Xerox a avoué que son résultat avant impôts était inférieur de 1,4 milliard $US aux chiffres publiés précédemment Le groupe a aussi dû réviser en baisse son chiffre d’affaires d'environ 2 % pour le porter à 91 milliards $US au cours de la même période.Contrairement aux révélations sur les malversations comptables de WorldCom, la nouveDe du dérapage de Xerox n’a pas eu d'effet domino en Bourse.Seule l'action du groupe a été sévèrement punie hier.Elle a perdu un quart de sa valeur pour finir la séance à 6 SUS.La nouvelle sert toutefois un nouveau coup à la confiance des investisseurs américains, durement éprouvés depuis octobre 2001 alors qu’ils étaient aux prises avec la faillite retentissante du courtier en énergie Enron.La liste noire n’a fait que s’allonger depuis.Tyco, Global Crossing, Qwest.Dynegy, Adel-phia, ImClone et maintenant WorldCom et Xerox: ces entreprises, et plusieurs autres de moindre notoriété, sont tour à tour mises en cause pour leurs irrégularités comptables, leurs tentatives de dissimuler des dettes ou de gonfler leurs revenus, ou encore pour les frasques fiscales de leurs dirigeants et autres délits d'initiés.¦ lire nos informations en page* B 3 /- f f | .f 11 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Originaire du Cachemire, Minhas Sharif en était hier à son quatrième jour d’attente au poste-frontière de Saint-Bernard-de-Lacolle dans l’espoir d’obtenir le statut de réfugié.L’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur l’immigration a créé toute une commotion aux postes frontaliers canadiens au cours des dernières semaines.La crise se résorbe à Lacolle La majorité des demandeurs du statut de réfugié ignorent tout de la nouvelle loi JEANNE CORRIVEAU LH DEVOIR Les revendicateurs du statut de réfugié ont été moins nombreux hier matin à se présenter au poste frontalier de Saint Bernard-de-Lacolle, quelques heures après l’entrée en vigueur de la nouvelle Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés.La crise est peut-être en voie de se résorber, mais ceux qui occupent depuis quelques jours la salle d’attente exiguë du poste douanier cachaient mal leur lassitude et leur impatience.Afin d’endiguer la vague d’immigrants qui a déferlé au poste de Lacolle au cours des dernières semaines, le nombre d’agents d’immigration y a été triplé.Les employés ont peu de répit car, de 8h à minuit, les demandeurs d’asile se succèdent dans les bureaux du poste douanier pour se plier aux procédures d’identification et aux interrogatoires d’usage.VOIR PAGE A 10: LACOLLE ¦ Ottawa et Washington s’entendent sur le principe du «tiers pays sûr», page A 2 Le Noël du jazz Le quidam se découvre une vocation de jazzophile pendant les dix jours du festival, une manne attendue pour l'industrie du disque BRIAN MYLES LE DEVOIR Le Festival de jazz n’avait pas encore franchi le cap des deux jours de musique que Simon Fauteux a dû rappliquer hier au kiosque Archambault aménagé à l’étroit, à l’ombre de la Place des Arts, avec 500 disques compacts du Susie Arioli | Swing Band dans sa besace.Grâce à vous, jaz-zophiles impulsifs à la vocation éphémère, la note bleue se vend à vive allure.«En juillet, c’est comme à Noël», s’exclame Simon Fauteux, directeur de la promotion et du marketing au Québec pour Fusion 3 et Justin Tune, l’un des plus gros distributeurs de jazz au Canada.«Le jazz, ça se vend un mois par année, et c’est pendant le festival», ajoute-t-il.Information corroborée par Gilles Boisclair, disquaire principal au magasin Archambault sis à l’anglç des rues Sainte-Catherine et Berri, et par Eric, superviseur au département jazz chez HMV (Sainte-Catherine et.Peel).Depuis que Sam, le défunt Recordman, a fermé ses portes, Archambault et HMV se partagent l’essentiel du marché jazz dans la métropole.Selon leurs évaluations respectives, les ventes doublent pendant cette faste période festivalière.Véritable musique du mainstream dans les glorieuses années 40 et 50, le jazz ne s’est jamais remis de l’arrivée de ces foutus Beatles, vénérables Rolling Stones et autres chantres du nouvel ordre pop.E reste encore un genre peu prisé du grand public, sauf exception notoire comme Diana Krall.Chez Archambault, le jazz représente de 2 à 4 % des ventes totales, tandis que chez HMV, cette proportion grimpe à 7 %.Le Noël reste donc frugal malgré les retombées inattendues générées par l’effet Krall.Avec 560 000 exemplaires écoulés de son plus récent album, The Look Of Love, la blonde Canadienne VOIR PAGE A 10: JAZZ ¦ Le pot-pourri du Off-Festival de jazz, page A 7 Le Brésilien Ronaldo: «Je le sens à notre bonheur d’être là.» HORS-JEU Uart contre le calcul Ils annoncent des orages pour demain sur le Japon, et plus précisément sur Yokohama, à quelques dizaines de kilomètres au sud de Tokyo, et plus précisément encore sur le stade de Yokohama Être un z’expert qui invente n’importe quoi pour essayer de donner un sens à ce qui n’en a pas, je vous dirais que voilà un joli ultime clin d’œil du destin.Clin d’œil que la finale de la Coupe du monde de foot-ball soit jouée dans des conditions détestables, tueuses de talent, alors que le tournoi avait justement été devancé de deux semaines par rapport au calendrier ordinaire pour éviter au mieux la saison des pluies qui s’abat dans les environs de ce moment ici sur l’est de l’Asie.Re-clin d’œil que ce devancement ait été invoqué par tout le monde et sa belle-sœur pour expliquer en partie la fatigue des joueurs des ligues européennes et ergo, la sortie expé-plusieur Jean Dion ?& kÇ>R£A[Ar ditive de plusieurs favoris, genre France, Argentine et Portugal.Et re-reclin d’œU que s’y trouve l’Allemagne, favorite sans l’être, et le Brésil, favori sans l’être, figures emblématiques du soccer mondial qui, en se rencontrant au sommet pour la première fois, ramènent un ordre inattendu dans un tournoi désordonné mais PAN pourraient avoir à le faire sur un terrain inhospitalier, météorologiquement indigne de l’immensité de leur aura respective.Oui, c’est ça que je vous dirais.Mais ça ne me tente pas, parce que vous l’avez déjà lu partout ailleurs.Dans L'Équipe notamment, L’Equipe dont, allez comprendre pourquoi, il fallait réserver un exemplaire d’aplomb en début de Coupe du monde au kiosque sis si près de chez moi que je pourrais y aller en bedaine en hiver sans choper la crève mais qui est devenu très très disponible en belle quantité à compter du lendemain du troisième match de l’équipe de France.L'Equipe qui dit: «Comme si cette Coupe iconoclaste avait voulu faire un dernier pied de nez au siècle dernier en proposant l'affiche la plus évidente, celle qui, pourtant, n’avait jamais vu le jour.Comme pour dire: avant de continuer de/dire table rase du passé, le nouveau siècle vous offre la finale des finales que le précédent n’a jamais connue.C’est au nom d’une logique de terrain également irréfutable que le tableau surréaliste s’achève de cette manière on ne peut plus académique.La logique qui veut que, souvent, le meilleur gagne.» VOIR PAGE A 10: SOCCER 4 a -* LE DEVOIR ?- LES SPORTS BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.Diff Atlanta 49 30 620 — Montréal 42 36 538 61/2 Roride 40 39 506 9 New York 39 39 500 91/2 Philadelphie 35 42 455 13 Section Centrale St.Louis 41 34 547 — Cincinnati 41 36 532 1 Pittsburgh 35 43 449 71/2 Houston 34 43 442 8 Chicago 32 45 .416 10 Milwaukee 28 51 .354 15 Section Quest Los Angeles 49 29 .628 — Arizona 46 32 590 3 San Francisco 44 33 .571 41/2 Colorado 38 41 481 11 1/2 San Diego 33 46 418 161/2 Hier Chicago Cubs 9, Chicago White Sox 13 Arizona 8 Cleveland 2 Atlanta 4 Boston 2 Montréal 2 Toronto 1 N.Y Mets 5 N.V.Yankees 11 Philadelphie 6 Baltimore 2 Pittsburgh 3 Detroit 1 Floride 0 Tampa Bay 4 Houston au Texas Milwaukee 1, Minnesota 5 San Diego à Kansas City Cincinnati à St.Louis Colorado à Seattle Los Angeles à Anaheim San Francisco à Oakland Aujourd’hui Atlanta à Boston.13h1.Chicago Cubs à Chicago White Sox, 13h1.N.Y Mets à N.Y.Yankees, 13h15 Montréal à Toronto, 16h05 San Francisco à Oakland, 16h05 Floride à Tampa Bay, 19h15 Arizona à Cleveland.19h05 Milwaukee au Minnesota, I9h05 Philadelphie à Baltimore.19h05 Pittsburgh à Detroit, 19h05 San Diego à Kansas City, 19h05 Houston au Texas, 20h05 Cincinnati à St.Louis, 20h10 Colorado à Seattle, 21h05 Los Angeles à Anaheim, 22h05 Dimanche Arizona à Cleveland, 13h05 Atlanta à Boston, 13h05 Montréal à Toronto, 13h05 Floride à Tampa Bay, 13h15 Philadelphie à Baltimore, 13h35 Chicago Cubs à Chicago White Sox, 14h05 Milwaukee au Minnesota, 14h05 Pittsburgh à Detroit, 14h05 San Diego à Kansas City, 14h05 Cincinnati à St.Louis, 14h10 San Francisco à Oakland.16h05 Colorado à Seattle 16h35 Houston au Texas, 20h05 Los Angeles à Anaheim, 20h05 N.Y.Mets à N.Y.Yankees, 20h05 Lundi Chicago Cubs en Floride, 19h05 Milwaukee à Pittsburgh, 19h05 N.Y.Mets à Philadelphie, 19h05 Houston à Cincinnati, 19h10 Montréal à Atlanta, 19h35 San Diego à St.Louis, 20h10 San Francisco au Colorado, 21 h05 Los Angeles en Arizona, 22h05 Mardi Chicago Cubs en Floride, 19h0.Milwaukee à Pittsburgh, 19h05 N.Y.Mets à Philadelphie, 19h05 Houston à Cincinnati, 19h10 Montréal à Atlanta, 19h35 San Diego à St.Louis, 20h10 San Francisco au Colorado, 21h05 Los Angeles en Arizona, 22h05 LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Diff New York 49 30 .620 — Boston 46 29 .613 1 Baltimore 37 40 .481 11 Toronto 31 45 .408 161/2 Tampa Bay 27 50 .351 21 Section Centrale Minnesota 45 35 .563 — Chicago 39 41 .488 6 Cleveland 37 41 .474 7 Kansas City 29 46 .387 131/2 Detroit 26 51 338 171/2 Section Ouest Seattle 49 29 .628 — Anaheim 45 32 .584 31/2 Oakland 44 34 .564 5 Texas 35 43 .449 14 LIGUE NATIONALE LES MENEURS MJ AB P CS Moy Bonds SF 72 197 61 69 .350 Helton Col 79 284 55 97 .342 Vidro Mon 76 304 54 103 .339 LCastillo Flo 72 297 45 99 .333 LWalker Col 68 241 52 80 .332 VGuerrero Mon 77 294 46 97 .330 Spivey Arl 62 229 50 75 .328 CJones Atl 78 285 48 93 .326 Lowell Flo 78 300 44 97 .323 Lo Duca LA 70 266 34 84 .316 Edmonds StL 60 193 37 61 .316 Point* — SSosa, Chicago, 61; Bonds, San Francisco, 61; ShGreen, Los Angeles, 60; Pujols, St.Louis, 56; Helton, Colorado, 55; Vidro, Montréal.54; LWalker, Colorado, 52.Point* produit* — Berkman, Houston.64; ShGreen, Los Angeles, 62; Helton, Colorado, 60; Sexson, Milwaukee, 57; LWalker, Colorado.57; LGonzalez, Arizona, 56; Burrell.Philadelphie, 55; Vidro, Montréal.55 Coup* sûrs — Vidro, Montréal, 103.LCastillo, Floride, 99; Lowell, Floride, 97; Helton, Colorado, 97; VGuerrero, Montréal, 97; CJones, Atlanta.93; Furcal, Atlanta, 90; JKent.San Francisco, 90 Doublet — Lowell, Floride, 31; BAbreu, Philadelphie.25.Vidro.Montréal, 24; Helton.Colorado, 22; OCabrera, Montréal, 21; Pujols.St.Louis, 20; Rollins.Philadelphie, 20; Ward.Houston, 20; DeLee, Floride, 20.Triplet — Rollins, Philadelphie, 6; Spivey, Arizona, 6; Uribe, Colorado, 5; Furcal, Atlanta, 5; DeLee, Floride, 5; McCracken, Arizona, 5; Sept â égalité é 4.Cirtuit* — SSosa.Chicago, 27; ShGreen, Los Angeles, 25; Bonds.San Francisco, 25; Berkman, Houston, 23; AJones.Atlanta, 19; Burrell, Philadelphie.18; Sexson, Milwaukee.18; BGiles, Pittsburgh, 18.But* volé* — LCastillo.Floride.26; Pierre, Colorado.24; ASanchez.Milwaukee.19; DRoberts, Los Angeles, 18: PrWilson, Floride.18; Owens.Floride.18: VGuerrero.Montréal.16 Lanceur* (sept décisions) — RJohnson, Arizona.12-2 , 857.2.38; Schilling, Arizona 12-3, .800.3.31; Glavine, Atlanta.11-3.786.1.75; Ishii, Los Angeles.11-3.786, 3.36; Maddux, Atlanta.7-2, .778.3.20; OPerez.Los Angeles, 9-3, .750.2.33; Stechschulte, St.Louis.6-2 , 750,4.55; CHammond.Atlanta, 6-2, 750.1.59 Retrait* — Schilling, Arizona.170; RJohnson, Arizona.155; Bumetl.Roride, 109; Morris, St.Louis.100; Oswalt, Houston, 96: Clement, Chicago.95; Duckworth.Philadelphie.92.MONDIAL 2002 PAULO WHITAKER REUTERS L’un des membres du «triple R» brésilien, Ronaldinho, hier à l’entraînement.Une finale Allemagne-Brésil U attaque dévastatrice du «triple R» face à une muraille nommée Kahn ASSOCIATED PRESS Yokohama — Choc de titans, Everest du football, rendez-vous au sommet.Les épithètes et adjectifs ne manquent pas pour qualifier la finale de la XVIIe Coupe du monde de football, qui opposera l’Allemagne au Brésil demain à Yokohama.Les deux puissances du ballon rond ne s’étaient jamais rencontrées en 72 ans de Mondial.Ça valait la peine d’attendre! h y en a pour tout le monde dans ce qui apparaît comme une opposition de forces et de styles: la meilleure attaque du tournoi contre la meilleure défense, Ronaldo contre Oliver Kahn, l’art contre la discipline, la chaleur latine contre la froideur européenne, etc.L’Allemagne est «une équipe portée par sa tradition.Elle est froide, calculatrice.On la respecte car elle a été trois fins championne du monde», résume le sélectionneur brésilien Luiz Felipe Scolari.«Je crois que ce sera un grand match.» Pourtant, peu imaginaient ce choc inédit il y a un mois encore.A l'époque, la Mann-schaft arrivait en Asie après une défaite humiliante face aux Anglais à Munich (1-5) et un barrage remporté de peu contre l’Ukraine.Côté brésilien, la qualification en zone Amsud a été un véritable calvaire.Scolari se souvient qu’il avait rencontré son homologue allemand Rudi Voiler en décembre à Séoul pour le tirage au sort du Mondial.«Nous avions tous les deux la corde au cou.Nous avons parlé et nous nous sommes dit: “Qui sait?Peut-être qu’après tout ce qu’on a souffert, on se retrouvera en finale.” Quand on se reverra dimanche [demain], on se donnera l’accolade et on se souviendra de ce moment.» Mais si les parcours ont été tortueux, les fondamentaux sont là pour ces deux équipes qui ont marqué de leur empreinte plus d’un demi-siècle de football.Qu’on en juge; l’une ou l’autre a au moins atteint la finale de 12 des 13 dernières éditions, la seule exception étant la victoire de l’Argentine sur les Pays-Bas en 1978.La Seleçao l’a emporté en 1958, 1962,1970 et 1994 alors que les Allemands ont triomphé en 1954, 1974 et 1990.Grâce à son «triple R» (Ronaldo, Rivaldo et Ronaldinho, tous en lice pour le Ballon d'or du tournoi), le Brésil sait qu’il peut compter sur une attaque de feu, la meilleure du tournoi avec 16 buts, dont 13 à l’actif du trio.Ronaldo a rassuré tout le monde après deux années gâchées en raison d’un genou droit défaillant Le double joueur de l’année FIFA est en tête du clas- sement des compteurs du tournoi avec six réalisations, dont un pointu décisif contre la Turquie en demi-finale.«Nous allons les affronter en les respectant», dit le «Fenomeno» à propos des Allemands.Son compère Rivaldo n’est pas en reste avec cinq buts, soit autant que l’Allemand Miroslav Wose, alors que Ronaldinho, étincelant contre l'Angleterre, revient en finale après un match de suspension.Et le trio sait qu’il peut compter sur l’apport offensif des «pistons» latéraux Cafu et Roberto Carlos.Une muraille nommée Kahn Même la défense, le traditionnel point faible des Auriverde, s’est montrée ferme à partir des huitièmes de finale.Elle a ainsi chloroformé les Anglais, alors que le Brésil jouait à dix, tandis que le discret gardien Marcos s’est montré décisif plusieurs fois.«Depuis le début de la Coupe, on nous critique», se souvient Lucio, le défenseur brésilien du Bayer Leverkusen.Maintenant, «c’est peut-être bien de recevoir des compliments, mais notre seul objectif, c'est d’être champions du monde».Pour cela, il faudra percer la muraille Kahn, qui n’a laissé passer qu’un seul but en six matchs.«Oliver Kahn est à n’en pas douter le meilleur gardien de la Coupe du monde et constituera le principal obstacle pour le Brésil», admet Rivaldo.Le gardien du Bayern de Munich se montre serein face à la menace du «triple R».«Ils sont vraiment exceptionnels.Mais pour moi, ils ne sortent pas de l’ordinaire.Ils doivent encore montrer qu’ils peuvent me battre», claironne le capitaine allemand.En réalité, c’est surtout l’attaque teutonne qui est dans le doute.Après un festival 80 face à l’Arabie Saoudite, elle s’est quelque peu étiolée après le premier tour, à l’image de Klose, dont le compteur n’a plus bougé après cinq buts.Elle a remporté ses trois derniers matchs 1-0, dont les deux derniers grâce à un but salvateur de son milieu et meneur Michael Ballack.Las, ce dernier est suspendu pour la finale après deux cartons jaunes.Rudi Voiler pense que la clé du match ne réside pas là mais dans la capacité de ses joueurs à bloquer les fulgurantes contre-attaques brésiliennes.«Il faudra jouer avec beaucoup d’ordre et de discipline», dit-il.En face, le Brésil espère sortir la DCA pour perturber le jeu aérien allemand, puis laisser Ronaldo et compagnie tourmenter la défense adverse avec leur créativité.«Je veux que le Brésil fasse preuve d’autant de détermination que l’Allemagne.C’est ensuite que les joueurs pourront faire la différence.» L’un ou l’autre des deux finalistes a au moins atteint la finale de 12 des 13 dernières éditions du Mondial Brésiliens, Allemands et Turcs brillent parmi les étoiles PRESSE CANADIENNE Yokohama — Les trois «R» du Brésil, soit Ronaldo, Ronaldinho et Rivaldo, ainsi que Roberto Carlos ont été sélectionnés au sein de l’équipe d’étoiles de la Coupe du monde, en plus de trois Allemands et trois Turcs.Le gardien allemand Oliver Kahn, fort dominant jusqu’ici au cours du tournoi, s’y retrouve en compagnie du milieu de terrain Michael Ballack et de î'avant-centre Miroslav Klose, qui a cinq buts et est l’un des candidats au Soulier d’or.Ronaldo est le meilleur buteur avec six réussites.Rustu Recber, de la Turquie, a été choisi à titre de | deuxième gardien.Le défenseur Alpay Ozalan et l’at- taquant Hasan Sas complètent le trio turc.La Corée du Sud, le premier pays asiatique à se rendre en demi-finale, a vu le défenseur Hong Myung-bo et le milieu de terrain Yoo Sang-chul être choisis au sein de l’équipe.Les autres joueurs sélectionnés sont les défenseurs Sol Campbell (Angleterre) et Fernando Hierro (Espagne), le milieu américain Claudio Reyna et l'attaquant sénégalais El Hadji Diouf.La sélection des joueurs a été faite par un groupe de dix experts mandaté par la FIFA et dirigé par l’ex-entraîneur de la Tchécoslovaquie Jozef Venglos.Au sein du groupe, on retrouve aussi l'Allemand Holger Osieck, entraîneur de la sélection canadienne.Expos 2, Blue Jays 1 Armas connaît une bonne sortie MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Toronto — Tony Annas a offert une solide performance, sa meilleure sortie en fait depuis fort longtemps, et Fernando Tatis a cia qué un circuit en solo en septième manche, et les Expos ont battu It's cousins de Toronto, les Blue Jays, 2-1 hier au SkyDome.Les Expos en étaient à leur qua trième victoire en autant de matches cette saison contre les Jays et ont porté leur fiche à 12-4 contre les équipes de la ligue américaine.Armas (8-7) a limité les Jays à trois coups sûrs et un point en sept manches.Il a donné trois buts sur balles, mais a retiré six frappeurs sur des prises.Four lui, il s’agissait d une troisième victoire de suite alors que les Jays, qui connaissent une piètre saison à domicile, subissaient lui troisième revers consécutif au SkyDome.Ils ont un dossier peu reluisant de 15-24 à domicile.Et en cette soirée «latine», il était fort à propos que ce soit un Dominicain, Tatis, qui franche le débat avec son neuvième circuit, un effort en solitaire en septième contre Roy Halladay (9-4).Les Jays ont par ailleurs mis fin à la série de succès de Vladimir Guerrero, qui a été blanchi en quatre présences après avoir frappé en lieu sûr dans chacun de ses 20 derniers matches.Armas, dont plusieurs tirs étaient hauts, s’en est tiré dans les premières manches, même s’il a distribué trois passes gratuites au cours des quatre premières manches, fa's Jays lui ont arraché un premier point en cinquième quand le joueur d’inter Felipe Lopez, qui a réalisé un bon catch face à Guerrero en neuvième, a claqué un triple au centre.Armas a bien failli s’en tirer après un roulant au champ intérieur et un retrait sur des prises, mais le joueur de troisième but Eric Hinske a déjoué les plans avec un solide simple au centre.A la manche suivante, Orlando Cabrera a frappé un double au champ centre-gauche, son deuxième coup sûr du match.11 a été poussé au troisième quand Brian Schneider a déposé l’amorti.Halladay a mal réagi sur le jeu, tentimt de retirer Cabrera, lx's deux coureurs ont été sauts.Cabrera a filé an marbre quand Jose Macias a frappé dans un optionnel, produisant son troisième point en deux jours.Dans les premières manches, les Expos ont manqué d'opportunisme en attaque comme cela a été leur marque de commerce à l’étranger cette saison.En première, ils n'ont pu profiter d’une erreur de Dave Berg quand Macias a été retiré en tentative de vol.En deuxième, après une autre erreur, Andres Galarraga s'est commis dans un double retrait.Schneider a fait la même chose à la manche suivante.Mais l atis a tranché le débat en septième et Scott Stewart, l’homme de confiance, a liquidé les Jays au cours des deux dernières manches pour mériter un neuvième sauvetage.Tournoi de tennis de Wimbledon Kafelnikov tombe à son tour Des dix têtes de série, seulement deux sont encore en lice ASSOCIATED PRESS Wimbledon — Le Russe Evgueni Kafelnikov, la dernière grande tête de série du bas du tableau masculin de Wimbledon, a rejoint hier la charrette des victimes en se faisant sèchement éliminer au troisième tour par le Belge Xavier Malisse.Ce dernier, qui ne comptait jusqu’ici qu’une seule victoire sur le gazon londonien, a balayé la cinquième tête de série en trois sets secs, 7-6 (4), 7-5, 6-1, sur le court central.Victime du natif de Courtrai, le Russe a mordu la poussière à l’instar de son compatriote Marat Safin, deuxième tête de série, ainsi que des Américains Audre Agassi, troisième tête de série, et Pete Sampras, sixième tête de série et septuple vainqueur du tournoi.Il est vrai que Kafelnikov n’a jamais été parfaitement à l’aise sur l’herbe de Wimbledon, lui qui n’a atteint qu’une fois les quarts de finale, en 1995.Du haut de ses 21 ans, Malisse, la 27' tête de série, a bien su gérer le tournant de ce match lorsque, servant pour mener 6-5 dans le deuxième set, Kafelnikov a gâché ses chances.Le troisième set était une formalité pour Malisse, qui l’a empoché en 23 minutes.Encore en lice Il ne reste désormais, parmi les dix premières têtes de série, que l’Australien Ueyton Hewitt, le favori, et le Britannique Tim Henman, quatrième, tous deux en haut de tableau et sans doute appelés à se retrouver en demi-finale.Mais ce choc sera précédé en huitièmes de finale par un fameux duel de cogneurs opposant le Néerlandais Richard Krajicek à l’Australien Mark Philip-poussis.Ces deux gros serveurs qui relèvent de blessures se sont en effet qualifiés sans trop de problèmes hier.Après avoir subi trois opérations du genou en 14 mois, le Wallaby est en pleine forme.Son service surpuissant a été chronométré en moyenne à 196 km/h face à l’Allemand Nicolas Kiefer, l'un de ses 33 aces ayant même atteint les 212 km/h.Au final, il a dominé Kiefer 3-6,6-3,64,6-2.Vainqueur à Wimbledon en 1996, Krajicek a été écarté des courts en raison d’une opération au coude en novembre 2000.Le géant batave de 1,96 m n’a pas IAN HODGSON REUTERS Le Russe Yevgeny Kafelnikova a souffert, hier, dans le match qu’il a perdu face au Belge Xavier Malisse.trop peiné face au Thaïlandais Pa-radorn Srichaphan, qu’il a battu 7-6 (5), 6-4, 6-2.Devenu le chouchou du public depuis qu’il a éliminé Agassi au deuxième tour, Paradorn a adressé un salut bouddhiste, mains jointes, à la foule avant de sortir sous une ovation.Williams, difficilement Chez les dames, les surprises ne sont pas vraiment de règle, les Américaines Serena Williams et Jennifer Capriati, respectivement deuxième et troisième têtes de série, s’étant qualifiées pour les huitièmes de finale.Guère inspirée, la cadette des sœurs Williams a toutefois peiné 7-6 (5), 76 (2) face à la Belge Els Callens alors que Capriati a facilement disposé de la Tchèque Daja Bedanova, 64,6-2.La Française Amélie Maures-mo est une autre tête de série qui n’a pas trop tremblé.La neuvième tète de série a facilement éliminé la Russe Anastasia Mys-kina 64,6-2.Parmi les autres joueuses qui ont également pu se hisser en huitièmes de finale, il y a l’Américaine Chanda Rubin, qui a disposé de la Russe Tatiana Panova 64, 6-1 en 56 minutes, la Yougoslave et septième tête de série Jelena Do-kic, qui a battu la Française Nathalie Dechy 7-5,6-2 en ouverture sur le court central, et la Slovaque Da-niela Hantuchova, onzième tête de série, qui l’a facilement emporté 64, 64 contre la Slovène Maja Matevzic.> A 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE 30 J L' I N 2 0 0 2 LE DEVOIR ACTDALITES Tsahal détruit le siège de l’Autorité à Hébron Jérusalem (AFP) — L’armée israélienne a détruit hier soir la majeure partie de la Moukata’a, le siège de l’Autorité palestinienne à Hébron, à l’aide d’explosifs, a annoncé la radio militaire israélienne en précisant que des Palestiniens pourraient avoir trouvé la mort dans le bâtiment Des bulldozers blindés déblaient les débris pour permettre aux soldats israéliens de pénétrer dans ce qui reste de la Moukata’a, a poursuivi la radio, indiquant en outre que l’armée avait l’intention de détruire le reste du bâtiment dans les heures suivantes.Un porte-parole de l’armée israélienne a confirmé hier soir la destruction à l’explosif d’une partie de la Moukata’a.•Après avoir appelé en vain les terroristes recherchés qui se trouvaient dans le bâtiment à se rendre, une unité du génie a fait exploser une partie de la Moukata'a», a indiqué le porte-parole de l’armée dans un communiqué.Le porte-parole n’a pas précisé ce qui serait arrivé à la quinzaine de Palestiniens qui se trouvaient à l’intérieur du bâtiment visé par l’explosion.LACOLLE SUITE DE LA PAGE 1 Compte tenu de l’achalandage, la cadence a été accélérée et on réussit à traiter entre 40 et 50 dossiers par jour, mais le processus requiert une bonne dose de patience pour ces nouveaux arrivants.•Depuis le l’juin, nous avons accueilli 1200 revendicateurs du statut de réfugié alors que nous en avions reçu 350 pour la même période l’an dernier.Le nombre total s’élevait à 5000 pour toute l’année 2001», indique Robert Gervais, de Citoyenneté et Immigration Canada la majorité d’entre eux, 60 % estime-t-on, sont originaires du Pakistan.Ils ont pris l’autobus de New York pour se rendre à Plattsburgh.De là, valise en main, ils se sont rendus à Saint-Ber-nard-de-LacoUe en taxi.C’est que l’annonce de l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi sur l’immigration colportée à l’étranger a alimenté les pires craintes chez ceux qui comptaient trouver refuge au Canada •Ils l’ont appris de diverses sources, certains par le biais d’Internet, d’autres de connaissances qui sont déjà au pays, indique M.Gervais.Mais la majorité d’entre eux ignorent tout du contenu de la nouvelle loi.» En fait, les nouvelles dispositions de la loi les affectent peu ou pas du tout, ajoute-t-il, mais elles sont plus restrictives pour ceux qui représentent une menace pour la sécurité du pays.La principale modification susceptible de les toucher se résume à l’impossibilité de revendiquer une deuxième fois le statut de réfugié après un premier refus.«£t au cours des trois derniers jours, nous n’avons eu qu’un seul cas de ce genre», indique M.Gervais.Hier, ils étaient 140 à attendre qu’on dédde de leur sort, cer-tains depuis quatre jours.Compte tenu de l’affluence des dernières semaines, bon nombre d’entre eux s’entassaient dans la salle d’attente alors que d’autres avaient été logés dans une roulotte adjacente ou hébergés dans un centre communautaire local.La lassitude se lisait sur tous les visages.Les conditions sont difficiles, se plaignent plusieurs d’entre eux, car à l’inquiétude qui les tenaille s’ajoute l’inconfort des lieux.De plus, ils ne disposent pas de douche pour se laver et la cohabitation forcée les prive de toute intimité.Malgré leur mine sombre, ils entretiennent tous l’espoir d’améliorer leur sort, comme cet homme dans la trentaine qui a fui le Pakistan, où les musulmans chiites, minoritaires dans leur pays, sont persécutés.Muni d’une petite valise, Q s’est présenté de bon matin hier au poste de Lacolle, mais il ignore combien de temps il devra patienter à la frontière.Plus loin, Minhas Sharif, un homme de 58 ans originaire du Cachemire, raconte qu’il a quitté son emploi dans une compagnie d’assurances pakistanaise pour tenter sa chance au Canada.Malgré quatre longs jours d’attente à Lacolle, il affiche le sourire d’un homme convaincu d’avoir trouvé la terre promise.Sa famille viendra le rejoindre «si le gouvernement le permet», ajoute-t-il plein d’espoir.•Le Canada est reconnu pour son ouverture envers les réfugiés et on y traite les gens comme des êtres humains», résume-t-il La générosité du Canada à l’égard des immigrants a d’ailleurs eu des échos partout dans le monde si l’on se fie aux témoignages de ses compagnons d’infortune.Quand Immigration Canada juge satisfaisantes les preuves d’identité fournies par les candidats au statut de réfùgié, ceux-ci sont conduits par autobus au YMCA de la rue Stanley à Montréal avant d’être pris en charge par le ministère québécois de l’Immigration.Ils bénéficieront alors d’assistance pour trouver un logement et un emploi, et ceux qui en ont besoin pourront être admissibles à l’aide sociale.Entouré de compatriotes, un étudiant d’origine indienne de 31 ans évoque ces privileges pour expliquer sa volonté de migrer au Canada Arrivé à New York il y a 13 ans, il gspère trouver au Canada de meilleures conditions de vie.•Les Etats-Unis sont un pays formidable sur bien des aspects, maisdepuisle 11 septembre, ilya de plus en plus de discrimination envers les minorités visibles, particulièrement celles qui sont d’origine arabe», explique-t-il La recrudescence soudaine du nombre de revendicateurs à la rpLjuin a toutefois forcé les autorités canadiennes à retourner aux Etats-Unis ceux qui pouvaient loger chez des proches en attendant que débute l’étude de leur dossier.Quelque 80 personnes ont aussi trouvé refuge à l’Armée du Salut de Plattsburgh.•C’est encourageant de voir que le nombre d’arrivants à Lacolle a diminué, mais avec la signature aujourd’hui [hier] de l’accord sur le “tiers pays sûr” entre les États-Unis et le Canada, personne ne sait si la situation perdurera pour les prochains mois jusqu’à son implantation», s’interroge Patrick Giantonio, de l’organisation américaine Vermont Refugee Assistance.Nomination au Devoir La direction du Devoir a annoncé hier la nomination de Jules Richer au poste de directeur de l’information, où il succédera à Michel Venne dès la mi-août.Journaliste de carrière, M.Richer occupe depuis un an la fonction de directeur du Service français de la Presse canadienne.Correspondant parlementaire et chef de bureau de la Presse canadienne à Ottawa de 1995 à 2001, il avait auparavant été reporter au quotidien Le Droit d’Ottawa de 1989 à 1995 et à la Voix de l’Est de Granby de 1987 à 1989.Il a été président de la Tribune de la presse parlementaire de la Chambre des communes en 1998 et a siégé au conseil de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec en 1994 et 1995.Il est titulaire d’un baccalauréat en communications de l’UQAM.Pour sa part, Michel Venne a choisi de revenir à l’écriture.A compter du mois de septembre, il signera une chronique bihebdomadaire dans nos pages tout en occupant par ailleurs des fonctions d’éditeur chez Fides.Jules Richer, nommé directeur de l’information.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O’ étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Plac&des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Parcourrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514)985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés A la di» position d’orjfanisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaite* pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuille* en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, ié étage.Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.MUTISME SUITE DE LA PAGE 1 Impossible toutefois de savoir hier quelles sont ces mesures.L’Institut n’a en effet voulu donner aucun détail sur les suites données à ces décès, ni sur le moment et les circonstances entourant ces infections.Mais selon le D'John Carsley, responsable des maladies infectieuses à la Direction de la santé publique de Montréal-Centre, l’apparition de six cas d’infection mortelle, dont trois à Y Aspergillus, ne doit pas être considérée comme quelque chose d’extraordinaire, encore moins comme une épidémie.Dans tout hôpital, les infections mortelles font partie des complications possibles, et parfois inévitables, découlant d’une opération chirurgicale.•Trois cas d’aspergillose ne constitue pas une épidémie.Chaque décès est regrettable, mais ce qu’il faut regarder, c’est le taux de ces infections.Et dans ce cas-ci, le taux observé à l’Institut est même plus bas que la normale», a-t-il défendu.L’ICM affirme en effet qu’avec quatre à six décès, sur 2000 cas de chirurgie, soit un taux d’infection de 0,02 %, sa performance s’avère meilleure que celle observée dans de nombreux milieux hospitaliers.La Régie régionale s’est toutefois montrée incapable de dire hier combien de ces cas d’infection mortelle sont rapportés chaque année dans les hôpitaux montréalais puisque l’aspergillose n’est pas une maladie à déclaration obligatoire (MADO).Compte tenu de l’inquiétude suscitée par ce champignon, la Régie régionale a demandé l’an dernier à Québec d’ajouter l’aspergillose à la liste des MADO que le ministère de la Santé s’apprête à réviser.On sait toutefois que d’autres cas sont survenus récemment, notamment à l’hôpital Royal Victoria où la présence du fameux champignon a forcé la fermeture et la réfection complète, pendant six mois en 2001, du système de ventilation des blocs opératoires.Deux patients, dont un est décédé, y auraient été infectés.L’hôpital n’a toutefois jamais reconnu le lien de causalité entre ces infections et les problèmes de ventilation ni confirmé le décès d’un patient.Selon M'Jean-Pierre Ménard, un avocat spécialisé en responsabilité médicale qui a défendu de nombreux patients victimes d’erreurs médicales, il est en effet très difficile de prouver la feute d’un hôpital quand un malade décède d’aspergillose.•Le défi est de prouver la faute, car l’hôpital n’a qu’une obligation de moyen, et non une obligation de résultats.//Aspergillus peut être présent même si l’hôpital n’a pas été négligent», affirme-t-il.Dans ces cas, les patients doivent plutôt tenter de prouver que le diagnostic d’infection n’a pas été posé en temps utile ou qu’il y a eu laxisme dans le traitement accordé à l’infection.•Si l’hôpital ou les médecins n’ont pas pris les précautions nécessaires pour combattre l’infection, il peut y avoir faute professionnelle, dit-il.Car ce n’est pas une infection foudroyante dont on meurt en quelques jours.» La présence de Y Aspergillus dans les hôpitaux n’est pas rarissime.Outre l’hôpital Royal Victoria, le champignon a aussi été détecté à l’hôpital Sainte-Justine, qui a aussi dû procéder au nettoyage de tous ses conduits d’aération.Les mêmes moisissures sont aussi présentes à l’hôpital Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe, où l’on devra remplacer totalement la surface extérieure de l’immeuble au cours des prochains mois.JAZZ SUITE DE LA PAGE I roule à la fois sur l’or et en Chrysler.Pour bien saisir toute cette démesure, un artiste jazz est réputé comme un bon vendeur au Canada s’U réussit à s’imposer dans 2000 à 3000 paires d’oreilles.Gilles Boisclair fait remarquer que le§ chanteuses ont la cote: Susie Ario-li, Coral Egan.Eric confirme cette percée des femmes en ajoutant à la liste les noms de Cassandra Wilson et Norah Jones.•Les chanteuses, c’est vraiment la grosse mode.Elles sont tombées dans une bonne passe», dit-il.«Avec Diana Krall, on embarque le jazz dans le “mainstream”», résume Simon Fauteux.Une large part de ce succès relève de l’implacable logique économique.A ce chapitre, l’industrie du jazz n’est pas différente de celle du cinéma.Les «œuvres» ont plus de chances de survivre et de s'imposer dans l’esprit du public si elles sont accompagnées d'un budget de promotion-marketing.Pour le dernier opus de Mme Krall, on parle d’un budget de mise en marché de quelque quatre millions de dollars.Le succès des voix féminines s’explique aussi par la ressemblance de leur style avec le pop.Elles chantent, et c’est déjà beaucoup dans un univers porté par des envolées instrumentales.Plus l’artiste s'approchera du mainstream, plus les efforts de promotion viseront à le faire connaître davantage dans le grand public, que ce soit par la radio ou par la télé, explique Simon Fauteux.Si l’effet Krall profite aux vocalistes du jazz très accessibles au public, il s’avère à peu près nul pour les avant-gardistes un peu sautés à la John Zorn, ce qui, dans l’état actuel ronflant du djâze populaire, n'est pa§ du tout une mauvaise chose.A ne pas oublier dans l'évaluation du succès des femmes: l’impact du Festival de jazz lui-même.En se mettant à l’heure des musiques du monde, voix du monde et autres affaires du monde, le Festival de jazz a contribué à la modification des habitudes de consommation.Tous les disquaires vous le diront: les artistes les plus en demande en magasin sont ceux qui, le plus souvent, sont montés sur la scène de Montréal.Ce n’est certes pas un hasard si Archambault modifie ses présentoirs dès les premières lueurs de la fête pour mettre en vitrine les artistes à l’affiche, et par ordre alphabétique s’il vous plaît Ce que public a vu, public veut réentendre.•!! y a une corrélation directe entre le festival et les ventes, et surtout pour les spectacles extérieurs, affirme Simon Fauteux.C'est m trait des Montréalais: l’impulsivité.S’ils voient quelque chose qu’ils aiment, ils vont l’acheter tout de suite.» Scénario de rêve?Pas pour le puriste, l’initié, l’accro du jazz.Les tendances lourdes dans l’achat de disques génèrent les mêmes effets que la couverture de presse en politique.Elles magnifient les gros pour marginaliser davantage les petits.HMV se targue de maintenir l’un des meilleurs catalogues de jazz contemporain en ville et s'efforce de tenir la collection la plus complète.Mais Eric est forcé de reconnaître que l’éventail du choix en magasin diminue bon an mal an.Le piratage numérique y joue pour beaucoup.De bons clients empruntent moins souvent l’escalier menant au deuxième étage de HMV et l’avouent sans ambages.Ils ont finalement compris le principe du MP3.«Ça n’a plus d’importance pour eux, l’album.Ils vont chercher une pièce qu’ils vont aimer ici et là.C’est comme prendre le meilleur chapitre de plusieurs livres et n’en faire qu’un seul.C’est un peu comme si on dénaturait l'esprit de la musique», déplore-t-il.HMV n'accepte plus les échanges de disques en raison de cette mode durable.Il n’était pas rare qu’un disque pop vendu à 300 exemplaires une semaine donnée fasse l’objet de 250 retours les semaines suivantes.«Si tu n aimes pas pin album, tu dois maintenant vivre avec», explique Eric.En jazz, la perspective est peu séduisante.Le prix prohibitif des disques compacts refroidit le désir d’explorer des sentiers inconnus.Il reste fort heq-reusement des collections pour les petits budgets.A 7.99 $ pièce, les 14 volumes de la collection «Jazz In Paris» reçoivent des louanges chez Archambault comme chez HMV.On y retrouve les incontournables: Duke Ellington, Louis Armstrong et consorts.L’étiquette Dreyfus propose une trentaine de compilations semblables, fort appréciées des disquaires.Il est toujours possible de garnir sa collection à faible prix.Archambault dispose d’un coin pour petits budgets où les disques se détaillent à 14.99 $.HMV offre enfin un quatrième disque gratuit à l'achat de trois.Enfin, les prix se ressemblent d’un magasin à l’autre.REUTERS L’Allemand Oliver Kahn, le meilleur gardien de but au monde — et une tronche à ne pas se faire trop écœurer dans une ruelle.SOCCER SUITE DE LA PAGE 1 Vous, c'est votre affaire, mais moi, je trouve que le mot clé, là-dedans, c’est «souvent».Car cela signifie que dans certains cas, il est logique que le meilleur ne gagne pas.Enfin.Et ça ne me tente pas, parce qu’il y a mieux: ce qu’en pensent les principaux intéressés, et ceux qui connaissent vraiment ça.Je suis persuadé que vous allez trouver le tout exaltant Prenez Ronaldo, par exemple, une belle individualité et meilleur buteur à ce jour avec six réalisations (ainsi va le vocabulaire ampoulé du foot), qui déclare à propos du match de demain: «Dans le foot, tout peut arriver.» Brave garçon.Mais il ajoute: «Je crois que nous allons gagner cette finale contre l’Allemagne.Je le sens à notre bonheur d’être là et à la confiance que cette place en finale nous donne.» Le tout sachant évidemment qu'il serait beaucoup plus difficile pour les joueurs brésiliens d’avoir confiance de gagner s’ils n’avaient pas de place en finale.Ou prenez Luiz Felipe Scolari.Scolari, il faut le dire, n’a pas un job particulièrement reposant.En vue de ce match, il a parlé de •la rigueur froide et calculatrice» de l’équipe allemande, alors que lui dirige une équipe où prévaut l’art pour l’art, où ce qui est efficace mais n’est pas beau n’est pas bon, à tel point qu’après la victoire de la Seleçao contre la Belgique (2-0) en huitièmes de finale, il a été soumis à un barrage des représentants de la presse brésilienne lui demandant pourquoi son club avait si mal joué.Scolari, donc, a confié qu’il anticipait un match •difficile», oui oui il a dit ça, mais il ne craint pas pour son meilleur attaquant en raison d’excellentes raisons.•Non, je n’étais pas préoccupé par Ronaldo» avant le match de demi-finale contre la Turquie, a-t-il raconté.•Ilya deux jours, quand il s’est coupé les cheveux de cette manière [NDLR: indéfinissable, le crâne rasé sauf pour une touffe à l’avant, mais bon, un artiste, c’est un artiste], savais qu’il jouerait.Quand un joueur se prépare pour un match d’une manière différente de la normale, c’est parce qu ’il se sent bien et qu ’il sait qu’il pourra jouer.» Difficile?Ah le gros mot.Ce n’est pas l’avis du choisisseur turc Senol Günes, qui a déclaré que 4e Brésil va disputer face à l’Allemagne la finale la plus facile de son histoire» mais qui n’a pas précisé pourquoi au juste.Ce n’est pas l’avis non plus du Jomal do Sports de Rio de Janeiro, dans lequel vous pourriez lire, si vous faisiez le petit effort de vous abonner, que •dans l’équipe allemande, il n’y a que Michael Ballack qui sache jouer».Or, comble de la coïncidence, Ballack, cartonné en jaune deux fois au deuxième tour, sera absent de la finale.Le Jomal oublie peut-être un peu Oliver Kahn, le meilleur gardien de but au monde, qui a une tronche à ne pas se faire trop écœurer dans une ruelle à quatre heures du matin et qu’on serait extrêmement tenté de surnommer «le Mur de Berlin» s’il ne jouait pour le Bayern de Munich, mais cela satisfait Rudi Voiler, l’entraîneur de la Nationalmannschaft qui a établi le Brésil •super-favori» pour rafler les honneurs.Vieux truc.•Cela dit, a ajouté Voiler, ce n’est pas à chaque fois la meilleure équipe qui enlève le titre.» Tiens donc, me semble avoir déjà entendu ça quelque pari La clé, c’est donc le quotidien populaire Bild (livré à domicile roulé dans un plastique anti-intempéries retenu par un élastique lorsque vous vous abonnez) qui pourrait la détenir •Nous sommes comme un bouchon impatient de sortir de sa bouteille de champagne comme champion du monde.Et nous allons réussir! Pourquoi?H y a trois raisons.1.Kahn.2.Voiler.3.L'entêtement allemand.» Et on va laisser le dernier mot à l’arbitre italien du match, Pierluigi Collina, commandité par Adidas tout comme l’équipe allemande, alors que les Auriverde sont commandités par Nike: •Tous, joueurs, arbitres, entraîneurs, nous avons un équipement fourni par des parraineurs.On peut être parrainé par une société, mais la conscience ne peut avoir de sponsor» Maintenant, place au grandiose, et n’oubliez pas, en cas de doute, ça finit toujours 1-0 pour l’Allemagne.jdion@ledevoir.com m.du Préiidem - Kenoedy ?bd.it.wriBww" : ru* SfelMfrCMiMIlM T C_l3v«le wbcvg cuisine française qui fait bonne impression ^ Souper avec Eric Harding et son trio jazz à partir de I 9 h ^ et « Jam session » de 23 h à 3 h du matin 359.av.du Président-Kennedy (coin de Bleury) .© Place des Arts • Tél.: 285*8686 .gutenberg@qcaira.com
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