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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-07-02, Collections de BAnQ.

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L’OFF FESTIVAL Moment de grâce signé David Amram Page B 8 PROCHE-ORIENT Manifestation à Gaza contre l’étranglement économique Page A 5 ?www.ledevo r .c o m ?LE DEVOIR V O L .X C I I I N ° 14 5 ?LE MARDI 2 JUILLET 2002 87c + TAXES = 1$ 441 ménages relogés temporairement à Montréal PATRICK SANFAÇON LE DEVOIR Hébergée à TUniversité de Montréal, Sylvie Vautour, enceinte et mère d’une fillette de 14 mois, a une angoisse: quand trouvera-t-elle un logement bien à elle?lire nos informations en page A 3.Une crise sous contrôle «Les services offerts aux gens ont donné leur pleine mesure», affirme André Boisclair JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR Les 441 ménages qui n’ont toujours pas de logement à Montréal ont réussi à être logés temporairement au cours de cette fin de semaine du 1" juillet.La grande majorité a trouvé refiige chez des parents ou des amis, et 91 ménages sont abrités dans les centres d’hébergement de la ville.Plus d’une centaine de ménages ont profité des services d’entreposage offerts.Dans l’ensemble du Québec, quelque 150 ménages se sont retrouvés dans les centres d’hébergement mis sur pied par les autorités.«Nous constatons que le problème se pose avec une moindre acuité que ce que nous avions d’abord estimé», indiquait hier, en qonférence de presse, le ministre d’Etat aux Affaires rtiunicipales André Boisclair, qui chapeaute le dossier de l’habitation au gouvernement Dans l’ensemble du Québec, 1064 suppléments au loyer ont été octroyés dans le cadre du plan d’urgence en vue du 1er juillet, dont 723 à Montréal.Ces suppléments permettent à un ménage de ne consacrer que 25 % de ses revenus à se loger dans le privé, le gouvernement comblant la différence.«Les services offerts aux gens ont donné leur pleine mesure», a commenté le ministre.«On a la situation sous contrôle», constatait à ses côtés le maire Gérald Tremblay, précisant que 80 cols bleus et 20 camions de la Ville de Montréal ont servi aux opérations de dépannage.Une opération qui s’élève pour le moment à 500 (XX) $, ce qui inclut les frais d’hébergement et de nourriture, l’entreposage et le travail des cols bleus.La ville cherchera maintenant à relocaliser la centaine de ménages sans ressources, a indiqué le maire, qui a visité hier les centres d’hébergement.«J'ai eu l’occasion de parler à un très grand nombre de personnes qui se disent, à court terme, satisfaites des efforts qui sont faits, mais qui espèrent toujours qu'on puisse trouver des solutions à moyen et à long termes», a-t-il noté.Des solutions auxquelles il songe aussi.S’appuyant sur une récente étude de la Communauté métropolitaine de Montréal, M.Tremblay a dit vouloir obtenir des incitatife fiscaux pour encourager les promoteurs privés à construire des logements locatifs.Il s’est par ailleurs montré très vigoureux à propos du site Benny Farm, dans l’arrondissement Notre-Dame-de-Grâce, qui a logé pendant plus de 50 ans des anciens combattants.On y trouve aujourd’hui plus de 300 logements vacants et la vocation du site, propriété de la Société immobilière du Canada, est fort disputée depuis des années.La Ville de Montréal aimerait qu’au moins 200 logements sociaux ou à prix abordables y soient aménagés.«Notre administration est devenue impatiente, pour ne pas dire très impatiente», a dit le maire, en soulignant que ce terrain pourrai accueillir jusqu’à 400 unités de logement La ville a d’ailleurs mandaté un médiateur pour régler le dossier et promet d’agir si aucune entente n’est trouvée.«La prise de conscience qu’on doit faire comme Montréalais, c’est qu’on ne peut pas se permettre d’avoir une disponibilité de logements comme le site Benny Farm et retarder encore des échéances», a-t-il dit VOIR PAGE A 8: CRISE AFGHANISTAN Nouvelle bavure américaine Quarante Afghans fêtant une noce sont tués lors d'un bombardement dans le sud du pays MOHAMMAD BASHIR AGENCE FRANCE PRESSE Kaboul — Quarante Afghans, selon des responsables locaux, ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi lors d’un bombardement américain sur un mariage dans le sud de l’Afghanistan, probablement une bavure de la coalition, Washington ayant reconnu qu'une bombe avait manqué sa cible.L’agence Afghan Islamic Press (AIP) a donné pour sa part un bilan de plus de 100 morts.«Quarante personnes — des enfants et des adultes, dont seulement dix hommes — ont été tués et 120 ont été blessées au cours de l’attaque, dans la nuit de dimanche à lundi», a dit le frère du gouverneur de la province de TUruzgan, Raz Mohammad.«Selon nos informations, 40 per» sonnes ont été tuées et de 60 à 70 ont été blessées», a déclaré par télét phone satellitaire un responsable local du district de Dehrawad, situé dans la province de l’Uruz-gap, au nord de Kandahar.A Washington, un responsable de la défense américaine a annoncé qu’une bombe américaine avait manqué sa cible dans l’Uruzgan durant une attaque contre un site de défense antiaérienne qui avait visé une patrouille de reconnaissance améri-caine.Le bombardement a frappé le lieu où se déroulait un mariage, dans le village de Kakrakai, une bourgade rurale et isolée, selon les sources locales.VOIR PAGE A 8: BAVURE LE MOT DE L’ACADÉMIE Toile Nous venons d’assister à un épisode de la vie des mots.Comment le «nouveau» trouve-t-il son nom?Quand, quel ingénieur, quel trouvère post-moderne a le premier nommé le Web ?Apparemment, l’événement a eu lieu dans un centre de recherche nucléaire, en Suisse.Faut-il, d’ailleurs, dire Toile ou Web?L’Office de la langue française privilégie «Web», nom masculin.Là n’est pas, selon moi, la question.D’après le Dictionnaire historique de la langue française, on peut remonter, par l’intermédiaire de «voile» (velum, tissu) à une racine indo-européenne commune aux deux mots: weg, tisser — à moins qu’ils ne soient liés par homonymie.De toute manière, ils sont parents plutôt que concur- rents et cohabitent fructueuse-ment, il me semble, dans nos journaux.Les langues tissent leur toile.Je ne suis pas lexicologue, mais je me réjouis que mes contemporains aient choisi Toile, Web, Net, Netz (allemand) ou Red (espagnol, du latin retiarius), plutôt qu’un néologisme, pour désigner le réticule mondial qui nous rattache et nous attache.Cela me rassure.Ces monosyllabes, ces sonorités vé-loces qui disent la quintessence de notre époque, ne nous laissant pas oublier que ce réseau de signaux, de satellites, de serveurs, de fibres optiques et de mémoires procède d’un des plus anciens gestes qui soient Depuis Pénélope, tisser la toile est un moyen de lutter contre l’oubli.VOIR PAGE A 8: TOILE Mo nique LaRue VIVENDI UNIVERSAL Messier poussé vers la porte Les Bronfman prennent leur revanche Paris —Jean-Marie Messier, président-directeur général de Vivendi Universal (VU), a confirmé hier sa démission, alors que le conseil d’administration se réunissait à Paris pour formaliser son départ Selon Le Monde, Jean-Marie Messier aurait accepté dimanche soir de démissionner de la direction de VU.D l’a confirmé dans une interview au quotidien Le Figaro qui parait aujourd’hui.«Je pars pour que Vivendi Universal reste», a-t-il déclaré, en ^joutant «Mes successeurs ne peuvent être que français, fai accepté de démissionner parce que j’ai acquis la conviction qu’ils le seront, parce que c’est aussi la volonté du conseil d’administration» VOIR PAGE A 8: MESSIER — INDEX Annonces.B 7 Avis publics.B 5 Convergence.B 6 Culture.B 7 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Fonds.B 2 Idées.A 7 Jazz.B 8 Le monde.A 5 Mots croisés.B 7 Météo.A2 Sports.B 4 Télévision.B 6 HORS-JEU Ils étaient frais Un jour, quand les commentateurs sportifs du monde entier auront de l’imagination, on cessera d'entendre ou de lire qu’on vient d’assister à un spectacle que même un scénariste américain n’oserait pas pondre.Plus cliché encore que le dénouement à la Hollywood, il y a le fait de dire que la réalité dépasse Hollywood.Car si ce n’était pas le cas, je vous le demande un peu, pourquoi organiserait-on du sport organisé?Pour que l’Allemagne gagne 1-0 à la fin?Ronaldo.Deux autres buts, les deux seuls de la finale de la Coupe du monde, huit au total.Une coiffure qui prouve que tout le talent de l'univers n’est pas gage d’une once de goût, mais un jeu de jambes, un coup du droit et une faculté d’être au bon endroit quand il le faut qui font presque pleurer les six milliards d’entre nous moins gâtés.L’homme dont on parlera avec des trémolos dans les amygdales quand on se remémora 2002, parce que l’Histoire est écrite par les gagnants et parce que l’Histoire considère, comme Luiz Felipe Sco-lari le soulignait de l’idée qui prévaut au Brésil, que «deuxième ou dernier, c’est pareil».Histoire avec un «H» majuscule comme Hollywood, ne niaisons pas avec le grandiose messieurs dames.D y a quatre ans presque jour pour jour, à quelques heures de la finale 1998, Ronaldo, 21 ans, avait été trouvé dans sa chambre, en proie à des-convulsions, à moitié sans connaissance (pour reprendre une expression du terroir), la bave aux lèvres, livide et cra- moisi à la fois, enfin la totale.Ses coéquipiers venus le chercher étaient persuadés qu’il allait mourir là.Pourtant, quelques heures plus tard, il était sur le terrain.On n’a jamais su ce qui s’était réellement passé, toutes les rumeurs sont venues faire leur tour, craquement sous pression, peine d’amour tragique, problèmes mentaux, et il a été raconté que Nike, méga-commanditaire à perpétuité de l’équipe brésilienne, l'avait forcé à jouer pour des raisons bien connues de visibilité.Mais ça n’avait rien donné, et la Seleçao s’était fait joliment rincer par la France, 30.Depuis, Ronaldo avait connu toutes sortes de problèmes.Deux opérations majeures au genou pratiquées par le bien nommé Dr Gérard Saillant, de Paris.Pratiquement pas joué pendant le plus clair de trois ans.Plusieurs l’ont dit fini avant même d’avoir commencé.Scolari l’a pris dans son équipe parce qu’il y a des choses qu’on n’a pas le choix de faire dans la vie, et pour faire taire la presse qui l’accusait d’être un suppôt de Satan en préconisant un jeu trop collectif et trop défensif.(Ça n’a pas marché, pour le musellement, mais c’est le boss qui rit aujourd’hui.) Or voilà, paf, huit buts, et bonjour Hollywood.Considérant le nombre de joueurs dont on a blâmé la fatigue pour expliquer la sortie expéditive de leur équipe, c’est peut-être ça, le truc: rester à l’écart.VOIR PAGE A 8: FRAIS REUTERS Un partisan brésilien: sa prière a été exaucée.% I W4 Jean Dion ? LE DEVOIR, LE MARDI 2 JUILLET 2002 A 2 ?LES ACTUALITES- Premier contact avec le gouvernement Raffarin Fête du Canada Afghanistan Louise Beaudoin en terrain conquis MICHEL DOLBEC PRESSE CANADIENNE Paris — Venue prendre contact avec la nouvelle équipe au pouvoir en France, la ministre des Relations internationales du Québec, Louise Beaudoin, arrive demain en terrain conquis, l^e nouveau gouvernement dirigé par le premier ministre Jean-Rerre Raffarin apparaît en effet globalement sympathique au Québec, contrairement à celui de lionel Jospin, que la question laissait nettement indifférent «On n'avait jamais vu un gouvernement comptant autant de personnes familières avec le (fuébec, notait un responsable québécois quelques jours après le deuxième tour des élections présidentielles.Le Québec a beaucoup d’amis dans ce gouvernement.» Un survol rapide confirme la profondeur des liens qui unissent certains ministres au Québec.Le chef du gouvernement Jean-Rerre Raffarin, dont la nomination avait été saluée par Mme Beaudoin, connaît à fond la réalité québécoise.Depuis quelques années, la région du Poitou-Charente, dont il était le président, a développé une solide coopération avec le Québec, particulièrement avec l’Estrie.Rien que dans les deux dernières années, le premier ministre a fait trois voyages en territoire québécois.L’automne dernier, il avait rendu visite au premier ministre Bernard Landry et s’était entretenu avec Louise Beaudoin.Contrairement au socialiste Michel Rocard, M.Raffarin n’est pas considéré à proprement parler comme un prosouverainiste.L’homme n’est pas du genre non plus à faire des sorties à l’emporte-pièce, à la manière de Philippe Seguin, l’autre grand allié français du Parti québécois.Sur le fond, sa présence à la tête du gouvernement ne changera pas l’attitude de Paris sur la question de la souveraineté.Mais elle ne peut que contribuer au développement des relations «directes et privilégiées» entre la France et le Québec.On trouverait d’ailleurs à Matignon plusieurs membres de l’entourage du premier ministre possédant une bonne connaissance du Québec, comme Serge Degallaix, son conseiller diplomatique, qui a été administrateur de l’Office franco québécois pour la jeunesse (OFQJ).Chez les ministres, Louise Beaudoin compte un ami très proche, Rerre-André Wiltzer, responsable de la Coopération et de la Franco phonie, qu’elle reverra demain et avec lequel elle est souvent partie en vacances.Franchement souverainiste, M.Wiltzer est un fidèle entre les fidèles.Vocation touristique internationale De gros projets pour Mont-Tremblant PRESSE CANADIENNE Mont-Tremblant — Dans les Laurentides, la municipalité de Mont-Tremblant poursuit ses consultations avec ses résidents et divers intervenants relativement à son plan de développement pour les dix prochaines années.Selon le conseiller Réjean Doré, Mont-Tremblant, formée depuis mars 2001 de quatre villes, dont celle qui abrite le célèbre village de loisirs, aura une vocation touristique de classe internationale, dans le respect de ses citoyens et en harmonie avec l’environnement.Environ 4000 nouvelles unités d’habitation devraient voir le jour dans la prochaine décennie.En vue de l’ajout de ces unités, on doit entre autres construire plusieurs viaducs pour améliorer la circulation et la sécurité des résidents.Le président de Tremblant, Michel Aubin, est d’avis que tous partagent la même vision au sujet de l’avenir.11 soutient d’ailleurs que d’ici dix ans, on pourra tripler l’envergure de Tremblant en termes d’unités de logement, de marché ou encore de nouveaux produits.Présentement, il y a 1700 uni- tés d’habitation dans le secteur développé, soit le côté sud, d’où l’on voit le lac Tremblant.On prévoit en avoir plus de 2000 dans quelques années.Selon différentes informations, dans le secteur du versant soleil, on compte construire 2000 nouvelles unités d’habitation d’ici la fin de 2003.Pour le versant nord, de 1500 à 1700 unités devraient être érigées d’ici dix ans.Tremblant, qui en est à sa onzième saison, compte 2200 employés en période de pointe, coordonne 112 activités de toutes sortes et attire deux millions de visiteurs par année, dont bon nombre de touristes américains et ontariens.Selon M.Aubin, des consultants américains affirment qu’il n’y a pas en Amérique du Nord, en ce moment, des projets d’envergure comme Tremblant, un centre quatre saisons avec ses nombreuses installations et la proximité des infrastructures et services.Tremblant prévoit attirer encore plus de visiteurs de l’extérieur du Québec cette année.Mais M.Aubin note au passage que les Québécois aussi doivent vivre l’expérience Tremblant et qu’il y a des forfaits ciblés.w PATRICK SANFAÇON LE DEVOIR Quelques centaines de Québécois, dont ce jeune spectateur enthousiaste, se sont retrouvés au Vieux-Port de Montréal sous une chaleur accablante, hier, pour célébrer la Fête du Canada.Des milliers de personnes ont bravé la canicule pour célébrer le 1er juillet LE DEVOIR ET PRESSE CANADIENNE Des milliers de personnes ont brav£ la canicule pour célébrer le 135' anniversaire de la Confé-dération canadienne, hier.À Ottawa, en dépit de températures atteignant les 40 degrés Celsius, une foule d’environ 50 000 personnes se pressait contre les barricades pour apercevoir le premier ministre Jean Chrétien et les artistes — dont Buffy Sainte-Marie et Offenbach — qui ont donné un spectacle sur la colline parle-meptaire vers midi.A l’occasion de la fête, le premier ministre a notamment rappelé les médailles d’or que les athlètes canadiens ont remportées aux Jeux olympiques, en hockey et en patinage artistique.«Cette 135‘ année de la Confédération a été vraiment extraordinaire», a déclaré Jean Chrétien.«Pendant une année d’incertitude dans le monde entier, les mesures que nous avons prises, tous ensemble, pour revitaliser notre économie, se sont traduites par une croissance soutenue et par des possibilités accrues.» Jean Chrétien a également souligné que le Sommet du G8, la semaine dernière à Kananaskis, en Alberta, avait permis de démontrer le leadership du Canada dans la cause de la mondialisation de la solidarité.En matinée, M.Chrétien avait assisté à la prestation de serment de 53 nouveaux citoyens canadiens originaires de 35 pays, au Musée canadien des civilisations.S’adressant à la foule à son tour, la gouver-neure générale Adrienne Clarkson a souligné la contribution des divers groupes du pays à la formation de l’identité unique du Canada.À Montréal, le traditionnel défilé de la fête du Canada a emprunté la rue Ste-Catherine pour se conclure Place du Canada.Mais seulement environ la moitié des quelque 100 000 spectateurs attendus se sont présentés pour acclamer les fanfares, véhicules antiques et chars qui défilaient sur l’artère commerçante.Des .drapeaux canadiens flottaient aux côtés de ceux des Etats-Unis, du Québec, de la France, de l’Italie, d’Israël et de la Suisse.L’ex-ministre libéral Paul Martin a assisté aux célébrations.Il a réussi à esquiver les questions portant sur son avenir politique, mais a vanté le caractère multiculturel de Montréal et du défilé.C’est un jour «merveilleux», a-t-il dit.En soirée, un spectacle mettant en vedette Plume Latraverse, Martin Deschamps et Blue Rodeo devait être présenté dans le Viqux-Port.A Québec, le cinéaste Rerre Falardeau a participé à une manifestation de protestation contre la fête du Canada organisée par le Mouvement du libération nationale du Québec (MNLQ).Une centaine de militants du groupe radical présidé par l’ex-felquiste Raymond Villeneuve ont scandé des slogans pour dénoncer un événement qu’ils considèrent comme «une fête de la mise en minorité et de la négation du peuple québécois».Sur la terrasse Dufferin, devant le Château Frontenac, les policiers de Québec ont dû intervenir pour empêcher des jeunes de piétiner l’unifolié, mais selon André Tanguay de la police municipale, l’incident n’a pas réussi à ternir la fête.A Toronto, cependant, la fête était sérieusement compromise par la grève des travailleurs municipaux.Relais d’affaires T RELAIS 4 CHATEAUX.LA FINE FLEUR DES MAITRES HÔTELIERS CANTONS DE L’EST J NORTH II AT FRY AUBERGE HATLEY ***** L’Auberge Hatley vous offre - un site idéal pour la tenue de rencontres de travail ou de séminaires; - 3 salles de réunion pouvant accueillir de 6 à 25 personnes; - activités de démonstration, cours de cuisine, accord Vins-Mets pour les conjoints; - dégustations et événement Vins dans la salle de dégustation Pour des réunions d’affaires réussies et à votre mesure.819-842-2451 ou 800-336-2451 ou consultez: www.aubergehatley.com LAURENTIDES SAINTE-ADELE HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Chambres magnifiques et salles de réunion confortables dans un cadre exceptionnel à Sainte-Adèle, Restaurant couronné ‘Table d'Or du Québec en 1998* et *America’s Top Table 1998 numéro 1 au Québec par Gourmet Magazine*, fine cuisine régionale et carte des vins élaborée, toutes les activitées à proximité, www.leaualabouche.com 450-229-2991 Sondage Léger Marketing Quelle culture canadienne ?Montréal (PC) — Environ90% des Canadiens croient qu'il n’y a pas une culture canadienne unique, mais plusieurs.Cette impression est la même dans toutes les provinces ou régions du pays.Un sondage Léger Marketing, dont les résultats ont été communiqués à la Presse canadienne, révèle en effet que 90 % des Canadiens estiment qu’il existe «différentes cultures régionales au Canada», non pas une seule culture canadienne.C’est dire que seulement 7 % des Canadiens ont soutenu qu’il existait bel et bien une culture canadienne, rejetant l’autre choix proposé dans la même phrase, soit «différentes cultures régionales au Canada».Fait étonnant, il n’y a guère de différence d’une province ou région à l’autre.Le Québec ne diffère pas des autres provinces, puisque 85 % des citoyens perçoivent différentes cultures régionales, alors que 9 % croient en une culture canadienne.Les soldats canadiens lancent une opération antiterroriste PRESSE CANADIENNE Qalat, Afghanistan — Les soldats canadiens ont entrepris, hier une opération antiterroriste dans un territoire mal connu des forces de la coalition.Une colonne d’une cinquantaine de véhicules, dont les véhi* cules de reconnaissance Coyotes, * a dû emprunter des chemins se1 condaires pour se rendre à Qalât, dans la province de Zabul, à plus de neuf heures de route de Kan* dahar.Cette région est située'à * proximité de la frontière avec lé Pakistan.Les véhicules Coyotes devaient faire la jonction avec des hélico* ptères américains Chinook et Blackhawk transportant des dizaines de soldats canadiens du bataillon d’infanterie légère Princess Patricia, au sommet d’une montagne au nord de Qalat.Il s’agit de la première mission de combat à laquelle participent les troupes canadiennes depuis le mois de mai.Le but de cette mission, baptisée Opération Cherokee Sky, est de passer au peigne fin une province qui, comme toutes les autres régions de l’Afghanistan bordant la frontière avec le Pakistan, est réputée pour être un lieu de passage pour d’anciens talibans et des membres du réseau terroriste al-Qaïda.La coalitiqn antiterroriste menée par les Etats-Unis n’a pas encore mis les pieds dans cette région.Et le danger tient au fait que si la coalition est convaincue d’y trouver une «menace importante», elle dispose de très peu d’informations au moment où elle y dépêche des troupes.Il s’agit de la troisième et plus importante mission menée par les troupes canadiennes en pqste à Kandahar afin d’aider les Etats-Unis dans leur lutte contre le terrorisme en Afghanistan.Après la morue Au tour des crustacés d’être menacés PRESSE CANADIENNE • St-Jean, T.-N.—John Crosbie, • l’homme qui a été à l’origine du moratoire sur la pêche à la morue à Terre-Neuve, sonne Talari me: la lucrative industrie des crustacés est menacée à son tour.L’ex-ministre fédéral des Pêches et Océans soutient que les gouvernements fédéral et provin- • cial n’ont rien appris des erreurs qui Tont amené, il y a exactement dix ans jour pour jour, à décréter l’interdiction de la pêche à la morue — avec toutes les conséquences néfastes que cela a entraîné pour les Terre-Neuviens.Maintenant ce sont les crustacés qui sont menacés par la surpêche-, dit-il.«Les gouvernements octroient trop de permis d’usines de crabes et de.crevettes, comme ils avaient autorisé trop d’usines de transformation de la morue», soutient-il.Le nombre élevé d’usines de transformation du • poisson à Terre-Neuve — toutes autorisées par le gouvernement provincial — incite les pêcheurs à ramener toujours plus de crustacés à terre, selon lui.Depuis 1988, les quantités de crustacés débarquées ont grimpé ’ rapidement après la disparition de la morue.Les crustacés sont deve-.nus la nouvelle épine dorsale de ‘ l’industrie terre-neuvienne de la, pêche, cruciale pour la province avec ses retombées de 1 milliard.EN BREF Canicule dans le sud du Québec (Le Devoir) — En tenant compte de l’humidité, il faisait plus de 38 degrés hier en début d’après-midi à Montréal.Et pour aujourd'hui, on annonce des températures variant entre 35 et 40 degrés, avec l’humidité.La situation est comparable en Abitibi, dans TOutaouais, dans les Laurentides, au Saguenay de même que dans la région de Québec, Selon les météorologues, la masse d’air très humide qui recouvre la moitié sud du Québec causera une chaleur accablante jusqu’à ce soir dans la plupart des régions.Environnement Canada suggère d’être prudents, de boire beaucoup d'eau, de réduire leur niveau d’activité et de demeurer le plus possible à l’air climatise. -* LE DEVOIR «-—- ACTUALITES Crise du logement à Montréal Sondage informel du Globe and Mail ' — PATRICK SANFAÇON LE DEVOIR Leé enfants sont un véritable problème pour se reloger, en dépit du supplément au loyer accordé dans le cadre du plan d’urgence gouvernemental pour faire face au 1" juillet.Pas de répit pour les familles hébergées Relogées temporairement dans des résidences étudiantes, ces familles ne savent toujours pas où elles aboutiront dans les semaines à venir JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR Te suis si fatiguée, soupire Anna Clercine Douyon./aurais besoin de reprendre mes forces pour mes enfants.» Flanquée de ses deux bambins de deux et quatre ans, la jeune femme d’origine haïtienne n’a plus du tout le moral.Depuis décembre qu’elle cherche en vain un logement, et la voilà hébergée temporairement aux résidences étudiantes de l’Université de Montréal, sans savoir où elle aboutira au cours des jours ou des semaines qui viennent Hier elle avait un toit, mais ce n’était pas pour autant du répit en raison d’une foule de petits détails qu’on oublie quand on a un chez-soi.Par exemple, les toilettes et les douches des résidences sont dans le couloir.Maman doit donc traîner tout son petit monde si elle veut se laver, car ses enfants sont trop jeunes pour être laissés seuls dans une chambre.Il faut aussi descendre du 16e étage, où est sa chambre, pour se rendre dans un autre édifice, plus haut dans,la montagne, pour aller chercher de la nourriture.A nouveau, le déplacement se fait en groupe, donc très lentement.Et puis Anna veut continuer d’envoyer ses enfants à la garderie, histoire d’être libre d’aller visiter des logements — son obsession du moment.Mais la garderie est dans l’est de la ville, près d’où elle demeurait, et bien loin de l’université.Encore un nouveau truc à coordonner.Alors non, hier, elle n’était pas très contente.Et se demandait bien si elle trouverait enfin le 4 et demi dont elle rêve et où l’on accepterait ses enfants.Ils ont beau être tout jeunes, et ni plus ni moins remuants que les autres, c’est à cause d’eux qu’elle a dû quitter l’endroit où elle résidait Un départ qu’elle a accepté tant elle était stressée de savoir que ses enfants soulevaient des récriminations parmi les autres locataires, qui se plaignaient au propriétaire — pourtant plutôt compréhensif.Mais ses enfants lui nuisent aussi pour se reloger, en dépit du supplément au loyer qui vient de lui être accordé dans le cadre du plan d’urgence gouvernemental pour faire face au 1er juillet.«Partout on m’a dit: “Je loue pas avec des enfants”.» Qu’est-ce qu’elle va faire?Elle n’en dort plus, et a mal partout Pas facile Quelques étages plus bas, Sylvie Vautour et Sylvain Viau cherchaient contre vents et marées à rester optimistes.Le bon côté, c’est que depuis samedi, ils logent dans une des plus belles chambres des résidences: lit double, grande fenêtre, du bon vent qui entre et de la place pour loger le parc de leur petite Emmy, 14 mois.Mais la vie n’est pas facile pour autant Ils sont partis de Lachine pour se retrouver ici.Lui étudie à temps plein pour faire son secondaire, elle, enceinte et diabétique, est suivie à l’hôpital de LaSalle.En métro et autobus, ce n’est pas à la porte.Leur vie, difficilement rebâtie et qui comprend aussi des enfants qu’ils ont eus d’autres unions, est là-bas et ils aimeraient bien ne pas être trop longtemps éloignés.Et puis, la résidence étudiante et la recherche de logement, ce n’est pas très compatible quand on ne peut recevoir des appels à sa chambre.Rares sont les proprios au bout du fil quand on répond à une petite annonce! De plus, le couple a beau avoir été déclaré admissible au programme de supplément au loyer — qui leur permet de ne consacrer que 25 % de leur revenu à se loger—le mélange aide sociale-Emploi Québec-bébés est explosif aux yeux de bien des propriétaires qui leur opposent refus par-dessus refus.«L’an passé, c’était l’inverse, raconte Sylvain.On avait pris, en avril, un logement qui était vide depuis juillet! Mais on a fini par comprendre pourquoi.» Le 4 et demi, pas cher, n’était en fait pas très isolé et le couple s’est retrouvé avec des paiements de 200 $ par mois d’électricité.Ça leur apparaissait hors de prix, d’où leur avis de départ Droits des autochtones en Colombie-Britannique ; Les résultats du référendum seront connus demain PRESSE CANADIENNE * Victoria — Les négociations sur les droits ancestraux deà autochtones de Colombie-Britannique franchissent une nouvelle étape, cette semaine, disent les leaders du gouverne-m'ent et des commu-naütés autochtones.Les résultats d’un référendum provincial controversé sur les né-gôciations de traités avec les autochtones seront dévoilés demain, et de part et d’autre, on s’attend à ce qù’ils raniment l’attention sur l’un des plus vieux dossiers non résolus de la province.Le procureur général et ministre responsable des négociations, Geoff Plant, affirme que la province veut se servir deâ résultats du référendum pour modifier et accélérer le processus de négociation des traités.«Cela nous fournit l’occasion d'avancer un certain nombre d’idées pour briser l'impasse sur le processus de négociation.Nous travaillons là-dessus depuis une décennie, et jusqu’à présent, nous n’avons pas obtenu beaucoup de résultats substantiels.» Mais une porte-parole du plus important groupe d’autochtones de la province émettait plutôt le simple souhait qu’on revienne à la table de négociation et qu’on s’attaque aux vrais problèmes.Le référendum a, selon Lydia Hwitsum, anéanti ou interrompu des négociations significatives.La province doit revenir à la table et s’engager dans des négociations de bonne foi avec les quelque 200 nations amérindiennes de la province, dit-elle.Rappel Une décennie de pourparlers entre la province, le gouvernement fédéral et les Premières Nations — et une facture de 500 millions $ — n’ont pas permis de conclure un seul traité en Colombie-Britannique.Le traité Nisga’a de 1998, seul traité moderne de l’histoire de la province, a été signé après plus de 100 années de pourparlers intermittents entre les gouvernements et les autochtones.Mais il l’a été indépendamment du processus actuel de négociation.À peine une vingtaine des Premières Nations de la province ont signé des traités — et ce, au milieu des années 1800, soit avant que la province ne se joigne à la Confédération.Le référendum a déclenché des protestations et des contestations devant les tribunaux impliquant des groupes .autochtones, des syndicats, des Eglises et des groupes sociaux, selon lesquels le gouvernement cherchât à imposer à une minorité le point de vue de la majorité.On demandait aux électeurs de répondre à des questions comme «Etes-vous d’accord avec l’idée que la propriété privée ne puisse être expropriée pour le règlement de traités?» ou «Etes-vous d’accord pour que les gouvernements autochtones prennent une forme similaire à celle des gouvernements municipaux?».Selon la maison de sondage Angus Reid, les questions posées étaient marquées au coin de l’amateurisme, en plus d’être déséquilibrées.Environ 2,2 millions de bulletins de vote ont été postés aux citoyens, et environ 760 000, soit le tiers, avaient été retournés à l’expiration du délai pour le référendum, à la mi-mai.Ce référendum, réalisé au coût de 9 millions 5, était le résultat d’une promesse des libéraux de consulter la population au sujet des efforts de la province pour conclure des traités.À peine une vingtaine des Premières Nations de Colombie-Britannique ont signé des traités Dure bataille en vue pour Jean Chrétien Des présidents d'associations de comté pro-Chrétien croient que leurs militants voteront pour PRESSE CANADIENNE Ottawa — Des militants libéraux provenant de plusieurs circonscriptions détenues par des députés qui n’appuient pas nécessairement Paul Martin s’apprêteraient à voter contre Jean Chrétien au congrès du parti, en février prochain, affirme le quotidien Globe and Mail, hier.Des interviews menées auprès de 19 présidents d’associations de comté libérales — dont un seul au Québec — indiquent que Jean Chrétien aura fort à faire pour convaincre les membres de la base du parti de le garder comme leader et premier ministre.Et plusieurs présidents soutiennent qu’ils ne pourraient rien y changer même si leur député local devait s’aligner sur le camp Chrétien.Le sondage informel mettait l’accent sur les circonscriptions représentées par des ministres qui se sont engagés à appuyer M.Chrétien comme chef, par des députés d’arrière-ban pro-Chrétien, des députés considé- une campagne rés comme indécis ou neutres, ou des députés du groupe des partisans modérés de M.Martin que le premier ministre a personnellement appelés pour tenter de les rallier à sa cause.Les partisans de M.Martin au caucus, soit environ la moitié des députés, ou plus, sont plus nombreux que ceux de M.Chrétien.Si ce dernier ne peut compter sur l’appui des circonscriptions représentées par des députés qui lui sont toujours loyaux, ou demeurent neutres, et s’il n’arrive pas à attirer de son côté certaines circonscriptions détenues par des partisans modérés de M.Martin, il lui sera difficile de demeurer le chef.Le temps est venu.Seulement quatre des 19 présidents d’associations de comté interviewés ont prédit qu’une majorité de libéraux dans leur comté appuieraient M.Chrétien comme dirigeant du parti.En revanche, plus de la moitié — 10 présidents sur 19 — ont indiqué que les libéraux de leur de leadership comté voteraient en faveur d’une campagne au leadership pour remplacer le premier ministre, et dans la plupart des cas, par une majorité écrasante.De plus, quelques-uns des cinq présidents qui ne pouvaient prédire de quel côté le vent tournerait dans leur circonscription représentent des comtés qu’un premier ministre en poste tiendrait normalement pour acquis.Ces comtés incluent celui du propre secrétaire parlementaire de M.Chrétien, Jçe Jordan, et celui du secrétaire d'Etat de la Diversification de l’économie de l’Ouest canadien, Stephen Owen.La plupart des présidents d’association faisaient état de sentiments allant de l’ambivalence envers le premier ministre à la nette volonté de l’envoyer à la retraite.Les libéraux respectent ses réalisations, mais pensent que le temps est venu de renouveler la direction, disent-ils.Le leader doit remporter deux scrutins: le vote de tous les membres du parti, puis celui des délégués au congrès du PLC de février prochain.L’effet Worldcom et Vivaldi Forte baisse des cours boursiers PRESSE CANADIENNE ET REUTERS New York — Déprimées par les déboires de WorldCom, les valeurs américaines ont nettement reculé hier, dans un marché d’autant plus volatil que la semaine sera coupée par la Fête nationale le 4 juillet L’indice Dow Jones des valeurs industrielles a terminé la séance d’hier à la Bourse de New York à 9109,79 points, en baisse de 133,33 points, soit 1,4 %, par rap- port à la clôture de vendredi.Sur le Nasdaq, l'indice Composite a quant à lui dérapé de 59,38 points (4,06 %) à 1403,83, enfonçant sa clôture du 21 septembre dernier à la réouverture de la Bourse dix jours après les attentats, et à son plus bas depuis le 10 juin 1997.L’action du géant américain des télécommunications Worldcom, dans la tourmente après la découverte d’une très importante fraude comptable, a chuté de 93 % pour clôturer à six cents hier.Cette spectaculaire dégringolade a eu lieu après que la direction ait annoncé qu’elle enquêtait sur de possibles irrégularités dans son compte de réserve.Pour sa part, le titre de Vivendi Universal a finalement clôturé la séance à 22,25 dollars, soit une hausse modérée de 3,81 %.L’action du géant des communications avait bondi de plus de 10 % à l’ouverture des marchés, après la divulgation d’informations annonçant le départ du controversé p.-d.g.Jean-Marie Messier.EN BREF Inondations en Beauce (PC) — Les fortes averses de dimanche soir ont provoqué des inondations dans plusieurs régions du sud du Québec au cours de la fin de semaine.Les routes 269 et 271 ont été fermées à la circulation dans les secteurs de La Guadeloupe et de Saint-Ephrem, où se tenait jusqu’à dimanche soir le festival «Wood-stock en Beauce».Une vingtaine de campeurs sur le site ont d’ailleurs dû être évacués et relocalisés à la mairie du village.D’autre part, à Lac Mégantic, près de la (routière entre le Québec et les Etats-unis en Estrie, le refoulement des égouts a forcé l’évacuation de quatre résidences.Quelques rues de la municipalité ont aussi été inondées.Les orignaux font trois victimes sur les routes (PC) — Des orignaux ayant fui la forêt pour échapper aux moustiques ont provoqué deux accidents mortels au Québec, au cours de la fin de semaine.Une première collision entre une automobile ¦ < > i o oi il m
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