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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-07-26, Collections de BAnQ.

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FRANCOFOLIES Le groupe de rapcore Raid sait éviter les pièges Page B 7 ACTUALITÉS N A Montréal, les bacs verts sont là pour rester Page A 3 ?www.ledevoir.com ?LE DEVOIR Journée mondiale de la jeunesse « Le Christ a besoin de vous » Jean-Paul II est apparu en meilleure forme qu’au cours de ses dernières apparitions publiques STÉPHANE BAILLARGEON ENVOYÉ SPÉCIAL DU DEVOIR Toronto — H est revenu là où 400 000 personnes l’attendaient.Après deux jours consacrés à se reposer sur une île située à une centaine de kilomètres de Toronto, Jean-Paul II est rentré à Toronto hier pour la cérémonie d’accueil de la Journée mondiale de la jeunesse (JMJ).Le pape a profité de son discours pour lancer un appel à la jeunesse catholique afin qu’elle aide le Christ à «réaliser son projet de salut».Il s’agit après tout de la raison d’être de la JMJ, un événement bisannuel lancé au début de son pontificat pour tenter de revigorer la ferveur _ des jeunes catholiques du monde.Le Saint-Père a fait son entrée sur le site de rassemblement en papemobile, une Mercedes transformée en aquarium roulant.Le grand véhicule arborant le drapeau du Vatican roulait à vitesse très réduite, sous la protection d’une dizaine de gardes du corps, des hommes en noir.Comme à chacune de ses apparitions, le souverain pontife a suscité VOIR PAGE A 8: CHRIST ¦ Autres textes en page A 4 SHAUN BEST REUTERS À bord de la papemobile, Jean-Paul II salue la foule de jeunes qui se massaient sur le site du parc des Expositions à Toronto.Mm Legault annonce une petite révolution Les médecins sont prêts à se battre D'entrepreneur, leur statut passera à celui de contractuel, selon les vœux du ministre de la Santé ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le gouvernement Landry, en voulant s’attaquer au sacro-saint statut de travailleur autonome des médecins à la faveur d’un projet de loi présenté à l’automne, se dirige tout droit vers un affrontement majeur.C’est du moins ce qu’il faut comprendre des propos tenus hier au parlement par le président de la Fédération des médecins omniprati- _ ciens du Québec (FMOQ), le Dr Renald Dutil, et le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), le Dr Yves Du-gré.Les deux représentants des médecins avaient accepté l’invitation des députés libéraux de présenter leurs argument^ contre le projet de loi spéciale 114 sur les urgences que le ministre d’Etat à la Santé et aux Services sociaux, François Legault, a déposé hier.«Nous sommes des professionnels autonomes», a rappelé M.Dutil au cours d’un point de presse.«Si on veut faire de nous l’équivalent de médecins salariés, à l’intérieur des hôpitaux, qui signent des contrats, c'est une modification majeure du statut du médecin.» Si le gouvernement entend modifier le statut d’entrepreneur VOIR PAGE A 8: MÉDECINS ¦ Autre texte en page A 2 REUTERS Israël tente de calmer le jeu A paiser les critiques internationales suscitées par r\le raid aérien sanglant de lundi sur Gaza: tel semble être le but immédiat du gouvernement d’Ariel Sharon.Jérusalem a ainsi annoncé la tenue d’une enquête sur les circonstances de cette attaque qui a fait 15 morts, de même que le versement d’une partie des fonds dus à l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat.'Noms faisons tous les efforts en notre pouvoir pour enrayer l'escalade [observée depuis le raid de Gaza]», a déclaré le ministre des Affaires étrangères d’Israël, Shimon Peres, à la radio militaire israélienne.«Je sais qu’il s’agit d’une sérieuse escalade et j’ai très peur que des gens innocents, de part et d’autre, ne paient le prix fort.» ¦ Lire en page A 5 INDEX Annonces B6 Idées A7 Avis publics.B 2 Monde A 5 Bourse B 4 Mots croisés.B 2 : : 1 I Cinéma B 8 Météo B 2 Culture B 7 Plaisirs B 1 Économie B 5 Sports B 6 *o La foi peut construire des maisons Millard Fuller a consacré sa fortune à aider les déshérités de la planète FRANÇOIS CARDINAL ENVOYÉ SPÉCIAL DU DEVOIR Toronto —Très grand, droit, le débit rapide mais assuré, les cheveux courts et gris de l’homme d’affaires qui a réussi, Millard Fuller en impose.Encore plus lorsqu’il racopte, avec son accent typique des Etats américains du Sud, qu’à l’âge de 29 ans, il roulait sur l’or.et que l’année suivante, il décida de tout vendre, de donner ses millions aux pauvres et de se consacrer exclusivement à aider son prochain.Millard Fuller a une foi à transporter les montagnes.Ce qu’il fit littéralement à partir de 1965, année où il décida de vouer sa vie à la construction de logements abordables pour les plus démunis.Mettant ses talents d’entrepreneur au profit des sans-abri, ce self-made man a fondé Habitat pour l’humanité international, une organisation communautaire qui est rapidement devenue «la plus fructueuse de l’histoire des États-Unis», selon l’ex-prési-dent américain Bill Clinton.«Ma responsabilité est d’utiliser ce que Dieu m’a donné pour aider les hommes dans le besoin», dit-il avec une humilité qui rendrait jaloux certains membres de l’Église.Issu d’une modeste famille de l’Alabama, Millard Fuller s’est découvert très tôt un talent pour les affaires.Étudiant en économie, puis en droit, il fonde une firme de mise en marché avec un ami alors qu’il est toujours à l’école.«Très rapidement, nous avons gagné beaucoup d’argent, explique-t-il en entrevue.Nous vendions toutes sortes de produits par la poste pour des organismes qui faisaient des campagnes de financement, par exemple Future Farmers of America.Puis, tout à coup, en trois mois, nous avons vendu 20 conteneurs de coussins de tracteurs, ce qui nous a permis VOIR PAGE A 8: FOI v *:!1 Attentats du 11 septembre Moussaoui change d’idée et plaide non-coupable FABRICE ROUSSELOT LIBÉRATION New York — Dans un nouveau coup d'éclat, Zaca-rias Moussaoui, le seul inculpé dans le cadre des attentats du 11 septembre, a finalement décidé hier de retirer le plaidoyer de culpabilité qu'il promettait depuis la semaine dernière.Au cours d’une audition riche en rebondissements devant le tribunal fédéral d’Alexandria, en Virginie, le Français d’origine marocaine a renoncé à plaider «coupable en raison de ses obligations à l’égard de son créateur, Allah, pour sauver et défendre sa vie».«En tant que musulman, je ne peux souscrire à quoi que ce soit qui mène à la mort», a-t-il poursuivi.«Hamlet a dit: "Être ou ne pas être, telle est la question.” Moi, je dis: plaider coupable ou ne pas plaider coupable, telle est la question.» I>a décision, si |p procès elle est maintenue, signifie que ” le procès de Moussaoui, qui (ju présumé risque la peine de mort, aura bien lieu comme prévu à la fin terroriste septembre.La matinée avait pourtant commencé sur un scé- devrait nario totalement différenL À peine arrivé dans le tribu- commencer nal, Moussaoui avait alors décla- , , ré qu’il était prêt à «plaider cou- en septembre pable de certains des chefs d’inculpation, mais pas de tous».H avait aussitôt annoncé reconnaître sa culpabilité pour quatre des six chefs d’inculpation qui pèsent contre lui, les quatre qui encourent la peine de mort («complot visant à commettre des actes internationaux de terrorisme, complot visant à commettre des actes de piratage à bord d'un avion, complot visant à détruire des avions, complot visant à utiliser des armes de destruction massive»).Quelques minutes plus tard, cependant, il changeait totalement d’avis après que la juge Brinkema eut apparemment rejeté certaines de ces assertions et lui eut précisé «les termes exacts» selon lesquels il pouvait plaider coupable.Jeudi dernier, Moussaoui avait créé la surprise en décidant soudainement de plaider VOIR RAGE A 8: MOUSSAOUI LE DEVOIR, LE VENDREDI 26 JUILLET 2002 A 2 •LES ACTUALITES- EN BREF UOSM s’entend avec ses musiciens Les médecins blessés par la loi spéciale Les deux fédérations parlent d’un véritable «bris de confiance» (PC) — Pendant que ta direction de l'Orchestre symphonique de Montréal (OSM) se cherche un chef, les musiciens ont accepté en principe, mercredi, de reconduire pour un an leur entente collective, qui expirera le 31 août prochain.Cette décision assure à l’OSM une période de calme artistique qui devrait faciliter, selon le comité des musiciens, le règlement d’autres questions prioritaires.Le président du comité, Serge Desgagnés, affirme que les musiciens entendent ainsi manifester leur engagement envers l’orchestre et leur volonté de contribuer au maintien de son excellence, déjà mondialement reconnue.Réseau de prostitution juvénile démantelé (Le Devoir) — Le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) a confirmé hier le démantèlement d’un réseau de prostitution mâle impliquant des mineurs qui œuvrait dans le village gay, dans l’arrondissement Plateau Mont-Royal-Centre-Sud.La police a été alertée par des résidants du quartier qui affirmaient avoir vu des adolescents de 14 ans vendre leur corps sur la voie publique.Au terme d’une enquête de deux semaines, les enquêteurs de la section moralité, alcool et stupéfiants ont procédé mercredi à l’arrestation de trois adultes, dont les deux responsables, Germain Bellefeuille, 70 ans, et Gilles Gauthier, 50 ans.Ces derniers ont comparu hier au Palais de justice pour répondre à des accusations de proxénétisme.Trois jeunes de moins de 18 ans ont aussi été appréhendés et confiés à la Direction de la protection de la jeunesse.Mais selon le commandant Mario Plante, du .SPVM, le réseau comptait environ une trentaine de jeunes prostitués.I-es souteneurs se réservaient environ le tiers des revenus générés par les activités de leurs «employés».Une convention collective pour les diplomates (Le Devoir) — lœ Conseil du trésor du Canada s’est finalement entendu avec les diplomates regroupés au sein de l’Association des professionnels du service extérieur (APASE).Ce syndicat, l’un des plus petits de la fonction publique fédérale, représente environ 1200 fonctionnaires travaillant dans 170 ambassades et délégations dans le monde.Ils sont notamment responsables des services consulaires, de l’immigration, de la négociation d’ententes et de traités et de la promotion du commerce.Sans convention collective depuis plus d’un an, les diplomates avaient entamé de légers moyens de pression en juin dernier après l’échec du processus de conciliation.Us s’estimaient sous-payés et affirmaient que leur traitement était inéquitable.Ils se prononceront sur la nouvelle entente dès le début d’août.ROBERT DUTRISAC DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC La loi spéciale «visant la prestation continue de services médicaux d’urgence» réprimera avec vigueur toute action concertée de la part des médecins ou de leurs fédérations qui pourraient diminuer la prestation de services dans les urgences.Réunis hier à Québec, les quelque 250 délégués élus de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) et de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) ont exprimé leur ressentiment.Devant la presse, le président de la FMOQ, le Dr Renald Dutil, a parlé d’un «bris de confiance entre les médecins et le gouvernement».Le président de la FMSQ, le Dr Yves Dugré, était particulièrement fâché: dans la version du projet de loi 114 que le ministre a montrée aux représentants des médecins, la loi ne s’appliquait pas aux médecins spécialistes.Or le texte final les vise eux aussi, à l’instar de leurs collègues omnipraticiens.Comme prévu, la loi ordonne au chef du département régional de médecine générale de dresser une liste de médecins qui seront obligés de partici- per aux gardes à l’urgence de chacun des établissements.Mais comme ce chef est un médecin, on doutait hier qu’il accepte d’établir une telle liste.Ce sera donc au p.-d.g.de la Régie régionale, un fonctionnaire nommé par le gouvernement qu’il reviendra de faire les listes, prévoit la loi.«Les médecins seront sur une liste fiiite par un fonctionnaire.C’est contraire à la pratique nord-américaine.C’est un message incroyable», a dénoncé le Dr Dugré.D s’agit d’une loi habilitante, c’est-àdire qu’elle permet au ministre de demander à une régie régionale de confectionner une liste seulement si les services d’urgence d’un hôpital sont interrompus ou menacés.Devenant caduque à la fin de l’année en cours, la loi pourrait en théorie, ne pas servir, ce qui ne rassure en rien le Dr Dugré.«Donnez une arme à quelqu’un qui a un permis de chasse et vous allez voir», a-t-il lancé.Les médecins craignent que la loi soit utilisée pour régler tout problème d’effectiis médicaux aux urgences, quelle que soit leur gravité.Pour chaque jour où il ne se présentera pas à l’urgence tel qu’exigé, le mé- decin se fera imposer une amende de 1000 $ à 5000 $ et sera privé de deux jours de sa rémunération moyenne.Les dirigeants des fédérations peuvent se faire imposer une amende de 7000 $ à 35 000 $ par jour, et les associations et fédérations, de 25 000 $ à 125 000 $.En outre, les médecins ne pourront pas se soustraire à leurs obligations en se désengageant du régime d’assurance-maladie.Lors de la période de questions à l’Assetpblée nationale, le ministre d’Etat à la Santé et aux Services sociaux, François Legault, a précisé que la loi ne vise pas seulement à régler les problèmes de l’uigen-ce à Shawinigan, récurrents depuis quelques années (le cas de Jonquière était réglé hier, du moins à court terme).«C’est la première fois qu’on a une dizaine d'urgences en région où on a des risques de rupture ou carrément des ruptures de services à l’urgence», a-t-il dit Compter sur la bonne volonté des médecins ne fonctionne plus, estime le ministre.Du côté de l’opposition, on a accusé le gouvernement d’être responsable de la situation en raison d’une mauvaise planification, un argument repris par les médecins et les infirmières.«Ils ont mis le feu et ils demandent maintenant aux victimes de réparer les dégâts», a résumé le chef libéral Jean Charest Le député de Châteauguay et critique en matière de santé, Jean-Marc Fournier, a qualifié la loi de «pansement empoisonné qui aura des effets pervers».Le ministre Legault a dû se défendre de ne pas avoir accepté la solution proposée par la FMOQ.Tout en se disant d’accord avec la répartition des médecins selon les besoins, le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, rejette «la planification de type soviétique» du Parti québécois.S’inspirant d’une recommandation de la commission Clair, il préconise plutôt de régionaliser les enveloppes budgétaires de la Régie de l’assurance-maladie du Québec.Suivant «les lois naturelles du marché», les médecins iraient dans les régions qui disposent de l’argent pour les rémunérer.L’ADQ a décidé de voter en faveur du projet de loi 114 tout en proposant deux amendements.Le Parti libéral du Québec a choisi la tactique en exigeant un amendement à la loi qui aurait obligé le gouvernement à remplir son rôle et à présenter un autre projet de loi, un amendement qui, à sa face même, est inacceptable pour toute majorité.La mauvaise planification du PQ est à l’origine de la crise, accuse Jean Charest Les libéraux ne veulent plus débattre du programme de commandites ISABELLE RODRIGUE PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les députés libéraux ont une fois de plus fermé la porte, hier, à la comparution d’autres témoins devant le comité des comptes publics pour faire la lumière sur des irrégularités commises dans le programme des commandites.Présentée conjointement par les quatre partis d’opposition, la motion a été battue 8-5 après une séance marquée par des débats houleux.Elle aurait permis au comité de convoquer d’autres témoins clés des Travaux publics, dont plusieurs adjoints au ministre de l’époque, Alfonso Gagliano.Ce dernier faisait également partie des noms suggérés par l’opposition, en plus de dirigeants de plusieurs agences de publicité au centre de la controverse.Tour à tour, les députés des partis d’opposition ont rappelé qu’il est de leur devoir de s’assurer que les fonds publics soient bien administrés.«On veut connaître les règles d’attribution de ces contrats.Peut-être que ces gens auraient pu profiter de cette occasion pour s’expliquer», a souligné Ghislain Lebel, député du Bloc québécois.«Nous croyons que, pour y voir clair et aller au fond des choses, nous devons élargir notre étude aux autres contrats, aux autres agences», a pour sa part expliqué Pat Martin, député néo-démocrate, visiblement frustré de voir le barrage libéral à l’œuvre une fois de plus.«Les contribuables ont le droit de savoir comment leur argent a été dépensé, mal géré ou gaspillé», a plaidé le député conservateur Greg Thompson.Les libéraux se sont clairement opposés à faire comparaître tout nouveau témoin, avançant que le comité devait laisser le champ libre à l’enquête criminelle de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et à la vérification du programme que mène Sheila Fraser, vérificatrice générale.Ne pas nuire à l’enquête La GRC mène une enquête sur le contrat de 1,6 million à l’origine des trois rapports pratiquement identiques de Groupaction.Des contrats attribués à La-fleur Communication et à Communications Coffin ont également été transmis à la police.Les libéraux ont fait valoir que les informations coulées aux médias à la suite des comparutions à huis clos de Pierre Tremblay et de Charles Guité, deux témoins clés dans l’affaire Groupaction, sont des exemples de ce qui pourrait nuire à l’enquête policière.Le député libéral John Bryden a d’ailleurs fait part au comité des inquiétudes de l’avocat de M.Guité sur le sujet A la suite de la comparution de son client, M' Michael Edelson a fait parvenir une lettre au comité où il se dit indigné du comportement de certains députés.«Ce n’est qu’une excuse pour éviter que le comité fasse son travail», a déclaré M.Martin.Pour l’opposition, la motion présentée hier était en fait une tactique pour déjouer le bâillon imposé par les libéraux il y a deux semaines.Après la comparution de Pierre Tremblay et Charles Guité, les libéraux avaient présenté une motion interdisant au comité de poursuivre ses travaux sur ce dossier en particulier.Le député libéral Mac Harb a tenté d’étendre le bâillon à tous les contrats du programme de commandites, hier.Sa motion n’a pas été reçue pour des raisons de procédure.Pour l’opposition, cette nouvelle tentative est une preuve supplémentaire que le gouvernement est soucieux de mettre un couvercle sur toute l’affaire pour éviter la controverse et l’embarras.LA RECETTE VERSER 8 $ DE DIESEL* METTRE EN MARCHE FAIRE MONTRÉAL - QUÉBEC RÉPÉTER AU BESOIN Tâ Golf TDI • Jetta TDI À partir de pour 24 mois.Jusqu'au 31 août 2002.Êtes-vous fait pour Volkswagen?' m Le moteur turbodiesel à injection directe de Volkswagen a un goût marqué pour les grandes performances.Tellement marqué qu'il vous permet de rouler jusqu'à 1 250 km* avec un seul plein.Passez voir votre concessionnaire Volkswagen.*Bo*é *ur la corwommation d'un* voitur* manu*ll* 5 vit*s*«s: 4,41/100 km «ur route et 5,6 L/100 km on ville lelon le Guide de conmmmation de carburant de Traniport» Canada.Taux non applicable à la Jetta familial*.Taux de financement de 1,9% offert pour un terme jusqu'à 24 moi*.Autre* taux de financement offert*: 2,9% juiqu'à 36 moi», 3,9% jusqu'à 48 moi* g— _ et 4,9% jusqu'à 60 moi».Sujet à l'approbation de crédit de Volkswagen * C J A K| S Finance.Offre en vigueur jusqu'au 31 août 2002 chez les concessionnaires VOLKSWAGEN Volkswagen du Québec seulement.Photos à titre indicatif seulement.RT~ A N À B À 1 l LE DEVOIR, LE VENDREDI 20 JUILLET 2 0 0 2 A 3 Christian Rioux ?Le silence des morts Je me fais cette réflexion depuis quelques jours chaque fois que j’ouvre la radio.Pourtant, je veux bien payer le prix de la lutte contre le terrorisme.Je n’ai rien coqtre le combat nécessaire pour mettre au pas ces Etats voyous qui pourraient demain nous balancer sur la tête un Cessna transportant une bombe atomique artisanale.Je n’ai même rien contre une alliance mondiale pour en finir avec les terroristes islamistes.L’ennui, c’est que le prix de cette lutte, ce n’est pas nous qui sommes actuellement en train de le payer mais un certain nombre de peuples qui n’ont plus, depuis le 11 septembre, les moyens de se faire entendre.C’est à peine si leur voix est encore audible dans la cacophonie antiterroriste internationale.Je veux bien croire les grands gourous de la géopolitique qui disent en chœur que le 11 septembre a changé le monde.Qu’il marque la fin véritable du XXe siècle.Que plus rien ne sera jamais pareil.Vous me permettrez pourtant d’être sceptique face à de telles analyses qui ont le grand défaut d’inventer de nouvelles périodes historiques à chaque nouveau trimestre.Pour l’instant, j’ai plutôt le sentiment que ce que nous vivons ressemble étrangement à ce qui se préparait l’an dernier et même l’année d’avant A la nuance près que le silence des morts du 11 septembre est en train de couvrir les voix qui osaient s’élever hier encore contre l’arbitraire.?Je veux parler de la Tchétchénie.Où est donc passée lEurope qui se lançait il n’y a pas si longtemps, à la défense du Kosovo et de la Bosnie en ruines?Eh bien, elle se terre.Elle prend son trou, comme on dit Cétait le triomphe des droits de l’homme et du droit d’ingérence.C’est devenu le silence des morts.Dimanche dernier, Jacques Chirac posait au bar de l’hôtel Radisson de Sotchi, sur les rives de la mer Noire, en compagnie de Vladimir Poutine.La photo soulignait le ralliement de la France aux positions russes sur la Tchétchénie.Libéré de la cohabitation, Chirac s’est dépêché d’oublier les réticences de l’ancien gouvernement sur la question tchétchène.L’ex-ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine avait pourtant comparé l’aventure tchétchène à la guerre d’Algérie.C’est pourquoi Poutine avait attendu octobre 2000 avant de se rendre en visite officielle en France.Il ne s’agit pas de nier les atrocités commises par les boïeviki tchétchènes, ces maquisards contaminés par le fanatisme wahhabite qui pratiquent la prise d’otages.Mais en «condamnant sans réserve tout acte terroriste», en vantant la «solution politique» qu’apporterait Moscou à la crise qui sévit dans le Caucase, Jacques Chirac justifie la répression aveugle qui s’abat sur la Tchétchénie, où 80 000 soldats russes font toujours la loi et l’ordre.Le 19 juillet, le président français y est allé sans détours: «Je serai bref la Tchétchénie jait partie intégrante de la Fédération de Russie!» Ce faisant, il a apporté sa pierre au mur de silence qu’on est en train d’ériger autour de ce pays.Et ce, moins d’une semaine après la décision des organisations non gouvernementales de cesser de coopérer sur le terrain avec les autorités russes afin de ne pas cautionner leur politique.Deux semaines à peine après que le représentant personnel de Poutine pour les droits de l’homme en Tchétchénie, Abdoul Soulti-gov, eut lui-même dénoncé «une situation inadmissible» et des rafles «pires qu’à l’époque de Beria», le chef sanguinaire de la police politique de Staline.Derrière ces manœuvres, il y a évidemment la vente de 18 Airbus à la Fédération de Russie.Mais cela n’explique pas l'essentiel.Il fallait aussi damer le pion à Tony Blair et Gerhard Schroeder, qui n’ont jamais eu les scrupules français.Mais cela n’explique pas tout La vraie raison, c’est le silence.Le silence des morts, je vous le dis.?C’est aussi pour réduire au silence 10 % de l’électorat basque que le gouvernement de José Maria Aznar vient d’adopter une loi destinée à interdire Batasuna, un parti politique légalement constitué qui est aussi le bras politique de l’organisation terroriste ETA La loi permet dorénavant à la Cour suprême espagnole, à la demande du gouvernement, de 50 députés ou de 50 sénateurs, de dissoudre un parti dont l’objectif serait de «détériorer ou de détruire le régime de libertés».Un article de la loi mentionne explicitement comme motif raisonnable «le soutien actif ou tacite au terrorisme».La loi vise directement Batasuna qui, contrairement aux nationalistes modérés du PNV, refuse de condamner les attentats terroristes de l’ETA L’Espagne a pourtant toutes les lois d’exception nécessaires pour poursuivre comme il se doit tous ceux qui contribuent d’une façon ou d’une autre à une activité terroriste.Ce qu’elle vise, cette fois-ci, c’est le délit d’opinion.Non pas le soutien aux terroristes mais le simple refus de les condamner.Où en serait l'Ulster si la Grande-Bretagne avait interdit de la sorte le Sinn Féin irlandais à l’époque où celui-ci soutenait encore la voie violente de l’IRA1 Probablement noyé sous le silence des morts.?À propos de liberté d’opinion, la dernière livraison du Nouvel Observateur nous apprend que le prestigieux quotidien israélien Haaretz serait menacé.Sa liberté de pensée choque une partie de l’opinion et les lecteurs se désabonnent par centaines, dit le directeur de sa rédaction.Une loi contre la concentration de la presse pourrait aussi mettre en difficulté cette prestigieuse institution qui publie depuis 1993 les articles d’Amira Hass, seule correspondante juive vivant dans les territoires occupés.Il faut dire que le même numéro du Nouvel Observateur nous apprend qu’une dénommée Carolyn Risher a fait voter un règlement pour bannir de son patelin de Floride, nommé Inglis, devinez qui?Mais Satan lui-même, voyons! Les conseillers municipaux ont unanimement signé le décret Il paraît que depuis, Satan se tient à carreau.En tout cas, il se tient silencieux.criouxJaledevoir.com Christian Rioux est correspondant du Devoir à Paris.-?LE DEVOIR ?- ACTUALITES Collecte sélective Les bacs verts sont là pour rester ¦ Ladministration Tremblay promet d'aider les arrondissements ¦ Les entrepreneurs minimisent l'importance de la hausse des coûts Si elle gagne en popularité, la collecte sélective coûte aussi de plus en plus cher.Tellement que certains élus municipaux aux abois ont évoqué la possible disparition des bacs verts du paysage montréalais.JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Les bacs verts sont là pour de bon, assure l'administration municipale, qui entend trouver une solution pour faire face aux hausses importantes des coûts reliés à la collecte sélective à Montréal.Les arrondissements, à qui incombe désormais la responsabilité d’octroyer les contrats, signalent des augmentations allant jusqu’à 100 %, des allégations que contestent les entrepreneurs en recyclage.Les neuf arrondissements sur le territoire de l’ancienne ville de Montréal doivent renouveler les contrats de collecte sélective d’ici le mois de septembre.En prenant connaissance des soumissions des entrepreneurs, les élus locaux ont vite réalisé que la facture risquait d’être salée, trop pour leurs budgets.Ainsi, le président de l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Ivon Le Duc, signalait mercredi une hausse des coûts de 80 % pour assurer le maintien du service sur son territoire.Des augmentations de cette ampleur ont été constatées ailleurs, notamment dans Âhuntsic-Cartierville où le montant de la facture risque de doubler, indique la présidente de l’arrondissement, Noushig Eloyan.Interpellée par Ivon Le Duc qui affirmait mercredi que, faute de budget, la collecte sélective était en péril dans son arrondissement, l’administration du maire Gérald Tremblay s’est faite rassurante.Par voie de communiqué hier, le responsable du dossier au comité exécutif de la Ville de Montréal, Alan DeSousa, a fait savoir que la collecte sélective n’était pas remise en question et qu’une analyse des propositions soumises par les entrepreneurs dans les neuf arrondissements serait effectuée au cours des prochains jours.«Les intentions de la municipalité sont claires: trouver une solution, de concert avec les arrondissements qui sont aux prises avec ces éventuelles hausses de coûts, afin de poursuivre nos efforts de recyclage», conclut le communiqué de presse.La Ville n’a d’autre choix que de maintenir le service, rappelle Noushig Eloyan.Un règlement, adopté par la Ville avant les frisions municipales et toujours en vigueur, interdit le rejet des matières recyclables aux ordures.De plus, l’administration se doit de respecter les engagements qu’elle a pris lors du Sommet de Montréal en matière de développement durable.Pour toutes ces raisons, un arrondissement ne peut, de sa propre initiative, mettre fin à la collecte sélective sim son territoire, croit-elle.Chiffres contestés Les entrepreneurs contestent les calculs effectués par les élus municipaux.Dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, la facture augmentera de 32 % et non de 80 %, affirme Pierre Lemoine, président de Re- buts solides canadiens, qui assure le service sur une partie de ce territoire.M.Le Duc a vraisemblablement effectué ses calculs à partir du montant fixé à l’octroi du contrat en 1998, explique M.Lemoine.Ce montant a pourtant été ajusté à la hausse en 2001 compte tenu de l’augmentation de 40 % du volume de matières résiduelles à recycler.Le nouveau contrat inclura aussi la collecte sélective dans les immeubles de six logements et plus, service qui ne figurait pas dans le contrat précédent, signale-t-il.«On compare des pommes et des oranges», renchérit Daniel Boulianne, directeur des opérations des Services Matrec.Les exigences de la Ville sont beaucoup plus élevées aujourd’hui, dit-il, et les nouvelles normes imposées par la Commission de la santé et de la sécurité au travail (C'SST) font augmenter substantiellement la facture.À titre d’exemple, la CSST interdit désormais aux employés d’effectuer la collecte des deux côtés de la rue simultanément.Les entrepreneurs disent aussi devoir assumer des dépenses plus élevées.Ainsi, précise M.Lemoine, entre 1998 et 2002, le coût du diesel a augmenté de 30 % et celui des assurances, de 40 %, sans compter que des augmentations de salaire ont dû être consenties aux employés.«On a fait un choix de société en optant pour la récupération, mais il est évident qu’à plus long terme, la facture de l’enfouissement des déchets va diminuer parce qu’on va en générer moins», prédit M.Boulianne.Les controleurs aériens accentuent BRIAN DALY PRESSE CANADIENNE Des contrôleurs aériens ont manifesté à Montréal et à Vancouver, sans pour autant perturber le trafic aérien, mais d’aufres actions sont prévues, a averti le syndicat Deux groupes d’une soixantaine de contrôleurs ont manifesté hier aux aéroports de Dorval et de Vancouver, mais Nav Canada, l’entreprise privée responsable du système de circulation aérienne civile au Canada, a assuré que les centres de contrôle aérien des deux endroits n’avaient pas manqué de personnel.«Il n’y a eu aucun impact sur le service que nous fournissons», a déclaré Louis Carneau, porte-parole de Nav Canada.Les contrôleurs, qui sont engagés dans un long conflit avec Nav Canada au sujet de leur contrat de travail, ont défilé en début de journée à l’aéroport de Dorval alors que, quelques heures plus tard, un autre groupe a ralenti la circulation pendant une heure sur la principale route menant à l’aéroport international de Vancouver.Aucun retard n’a cependant été observé la pression dans les vols, a indiqué la porte-parole de l’aéroport de Vancouver, Ali Hounsell, bien que le syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA) ait averti mercredi que ses actions entraîneraient des retards aux départs et aux arrivées des vols intérieurs.Les TCA ont confirmé hier que les contrôleurs aériens en poste avaient effectué leur tâche, comme à l’ordinaire.Ils ont averti que d’autres actions seraient menées jusqu’à la signature d’un nouveau contrat de travail, pour remplacer l’ancien, échu depuis mars 2001.Alors que les contrôleurs se plaignent que nombre d’entre eux travaillent 11 heures par jour et que les quarts de travail sont irréguliers, Nav Canada soutient que la charge de travail respecte les conditions de la convention collective signée en 1999 et qu’il est rare qu’un contrôleur travaille pendant plus de neuf heures.M.Garneau a indiqué que Nav Canada était disposé à aller en arbitrage pour résoudre le conflit La dernière grève officielle des contrôleurs aériens remonte à 1977, lorsqu’ils avaient débrayé pendant trois jours.La station spatiale visible à l’œil nu PRESSE CANADIENNE \ A compter de cette semaine et jusqu’au milieu du mois d’août, la Station spatiale internationale (SSI) est visible à l’œil nu dans le ciel canadien, la nuit «Tout indique que c’est une bonne période pour l’observation, estime Louie Bernstein, astronome au Planétarium de Montréal.C’est extraordinaire.Imaginez: il y a des astronautes à bord qui y vivent et y travaillent.Il y a 40 ans, ce genre de chose n’était qu’un rêve et, aujourd’hui, c'est la réalité.» Si le ciel est clair, la SSI apparaîtra à l’observateur comme un objet brillant se déplaçant lentement dans le ciel.C’est l’un des points les plus brillants après la üme et Vé- nus.«On ne pourra pas la manquer», ajoute M.Bernstein.Il affirme même avoir vu la station spatiale du centre de l’île de Montréal, malgré une visibilité réduite par l’éclairage urbain.«On ne peut faire pire que le centre-ville de Montréal comme point d’observation», dit-il.La SSI fait le tour de la Terre à toutes les 90 minutes et sa trajectoire par rapport au sol est un peu différente chaque fois, ce qui signifie qu’elle peut être vue au-dessus d’une ville quatre fois par nuit La visibilité est évidemment meilleure dans un champ ou sur le toit d’un immeuble.Les observateurs les plus aguerris peuvent photographier la SSI à travers les lentilles d’un télescope, bien que les télescopes soient davantage conçus pour les objets stationnaires.S O L D E E M P 0 R I 0 FIN DE SAISON JUSQU'A 70 % NOUS LIQUIDONS TOUTE NOTRE COLLECTION PRINTEMPS / ÉTÉ 2002 1455 RUE PEEL (LES COURS MONT-ROYAL) 282-0022 i\vis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s’il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal, (Québec) H2Y1B6.Nom et adresse du requérant Nature de la demande Endroit d'exploitation 9116-9824 Québec 1 Bar avec 11715, rue inc.danse (suite à Letellier CAFÉ D.J.S.une cession) Montréal 11715, rue Letellier (Québec) Montréal (Québec) H3M2Z7 Dossier: 157-271 H3M2Z7 Quoc Thong Tang RESTAURANT SAI- Addition d'au- 1071, boul.torisation de St-Laurent GON PALACE danse et spec- Montréal 1071, bout.St- tacles sans (Québec) Laurent nudité dans un H2Z1J6 Montréal (Québec) Restaurant pour H2Z1J6 vendre existant Dossier: 186-767 (suite à une cession) Rôtisserie 01 Plaza 2 Restaurants 6355, rue St-Hubert inc.pour vendre Saint-Hubert ST-HUBERT Montréal EXPRESS (Québec) 6355, rue Saint-Hubert Montréal (Québec) H2S 2L9 Dossier: 211-318 H2S 2L9 Sandy Charos 1 Restaurant 1159, rue UNIQUE SC pour vendre Ontario Est 1159, rue Ontario Montréal Est (Québec) Montréal (Québec) H2L1R3 Dossier: 214-221 H2L1R3 9088-5187 Québec Changement de 6151,avenue inc.catégorie de 2 Monkland RESTAURANT Restaurants Montréal MONKLAND GRILL pour vendre à 2 (Québec) 6151, avenue Restaurants H4A 1H5 Monkland pour servir dont Montréal (Québec) 1 sur terrasse H4A1H5 Dossier: 1477-173 4050177 Canada Changement de 995 & 997, inc.capacité et rue Saint- TIME BAR ET RES- aadition d'auto- Jacques Ouest TAURANT risation de Montréal 995 & 997, rue danse et spec- (Québec) Saint-Jacques Ouest tacles sans H3C 1G6 Montréal (Québec) nudité dans 1 H3C 1G6 Bar existant Dossier: 1658-871 Permis addi- tionnel de 1 Bar avec danse et spectacles sans nudité (suite à une cession) 9116-8609 Québec 1 Bar avec 1171, rue inc.autorisations de Sainte- LE BAR STO CK.spectacles avec Catherine Est 1171, rue Sainte nudité Montréal Catherine Est 1 Bar (suite à (Québec) Montréal (Québec) une cession) J4H 2H6 J4H 2H6 (demande Dossier: 1917-871 amendée) Mohamed Ashraf Permis addi- 170, rue Latif tionnel Prince-Arthur LE CAVALIER 1 Restaurant Est AFGHAN pour servir Montréal 170, rue Prince- (Demande (Québec) Arthur Est Montréal (Québec) amendée) H2X1B7 9054-6144 Québec Addition d’au- 5550, boul.inc.torisation de St-Laurent BAR ST-LAURENT 2 danse dans 1 Montréal 5550, boul.St- Bar avec spec- (Québec) Laurent tacles sans H2T 1S8 Montréal (Québec) H2T1S8 Dossier: 309-385 nudité existant 9116-9771 Québec Permis addi- 3467, boul.inc.tionnel St-Laurent PIZZEDELIC SAINT 1 Restaurant Montréal LAURENT pour vendre sur (Québec) 3467, boul.St- terrasse (suite à H3X 3T6 Laurent Montréal (Québec) H3X 3T6 Dossier: 338-004 une cession) Ginette Crêtes 1 Restaurant 2395, Des RESTAURANT LA pour vendre Carrières DÉTENTE Montréal 2395, Des Carrières (Québec) Montréal (Québec) H2G1X6 Dossier: 339-440 H2G 1X6 2877929 Canada Permis addi- 1840, rue inc.tionnels Jean Talon Est CAFÉ MOLISE 2 Bars dont 1 Montréal 1840, rue Jean- sur terrasse (Québec) Talon Est Montréal (Québec) H2E1T5 Dossier: 533-943 H2E 1T5 Le petit caveau 1 Restaurant 6700, Côte- Ltée.pour vendre des-Neiges LE PETIT CAVEAU Montréal LTÉE.(Québec) 6700, Côte-des Neiges Montréal (Québec) H3S2B2 Dossier: 994-053 H3S 2B2 Les hôtels Canpro 4 Restaurants 1155, rue inc.pour vendre Sherbrooke LES HÔTELS CAN- avec spectacles Ouest PRO INC.sans nudité Montréal 1155, rue 2 Restaurants (Québec) Sherbrooke Ouest pour vendre H3A2N3 Montréal (Québec) 2 Bars dont 1 H3A 2N3 Dossier: 1087-360 sur terrasse Judex Nositel 1 Restaurant 2528, rue RESTO-BAR CHAIR pour vendre Jean Talon Est DE POULE Montréal 2528, rue Jean- (Québec) Talon Est Montréal (Québec) H2A1T7 Dossier: 1399-054 H2A 1T7 H2 1B7 Dossier: 1918-333 Masala cuisine inc.1 Restaurant 995, rue MASALA CUISINE pour servir Wellington INC.bureau 100-B 995, rue Wellington Montréal bureau 100-B (Québec) Montréal (Québec) H3C 1V3 H3C 1V3 Dossier: 1926-807 9102-3267 Québec 3 Bars et addi- 3553, boul.inc.tions d'autori- Saint-Laurent, CLUB LIFE-EXIT sations de 2e étage 3553, boul.Saint- danse et spec- Montréal Laurent 2 e étage tacles sans (Québec) Montréal (Québk) nudité H2X 2T6 H2X 2T6 1 Restaurant Dossier: 1927-136 pour vendre et addition d’autorisation de danse et spectacles sans nudité (suite à une cession) 9110-5692 Québec 1 Bar et addi- 3553, boul.inc.tion d'autorisa- Saint-Laurent BUBBLES RESTO ET tion de danse 1er étage BAR A CHAM et spectacles Montréal PAGNE sans nudité (Québec) 3553, boul.Saint- (suite à une H2X 2T6 Laurent, 1 er étage Montréal (Québec) H2X 2T6 cession) Dossier: 1927-193 9052-7631 Québec 1 Restaurant 7870, rue inc.pour vendre Sherbrooke ST-HUBERT Est EXPRESS Montréal 7870, rue (Québec) Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1L1A5 Dossier: 1928-084 H1L1A5 Restaurant Mike dog inc.RESTAURANT MIKE 1 Restaurant pour vendre 2017, avenue Mont-Royal Est DOG INC.Montréal 2017, avenue (Québec) Mont-Royal Est Montréal (Québec) H2H 1J7 H2H 1J7 Dossier: 1928-126 Québec SS On prépare l'avenir I.K I) K V 0 1 H , L E VENDREDI 26 J U I L L E T 2 0 0 2 A 4 ?LES ACTUALITÉS ?JOURNÉE MONDIALE DE LA JEUNESSE Endoctrinons notre belle jeuriesse Les jeunes sont invités à évangéliser un monde perverti par une «culture de mort» dans les catéchèses de la JMJ Le bréviaire des brèves Trois millions d’hosties.Trois communautés religieuses de sœurs contemplatives, soit les Adoratrices du Précieux Sang de Hamilton, les Moniales bénédictines de Joliette et les Domi-nicaines de Berthierville, ont préparé un million d’hosties chacune pour les messes de la JMJ.Ces sœurs ont un contact très limité* avec le monde à l’extérieur de leur monastère, leur vocation étant de se retirer pour prier.Bon an, mal an, les dominicaines québécoises préparent habituellement un million d’hosties.Celles en surplus pour la visite papale ont été produites entre (x-tobre et mai par plus de 20 sœurs.la JMJ a également commandé 4000 ciboires (des vases où l’on garde les hosties) et 400 calices (des vases pour le vin) auprès du Centre d’apostolat liturgique de Montréal, administré par les Sœurs disciples du Divin Maître.et un pape Ia JMJ, c’est aussi 5000 prêtres participants, 500 évêques participants, 80 (XX) foyers d’accueil pour les pèlerins, une clôture de sécurité longue de 100 kilomètres, 25 000 bénévoles donnant quelque huit millions d’heures de service, 1000 bénévoles pour assister les handicapés.et un pape.Chaste et pur.com Ijovematters.com se vante d’être la meilleure ressource provie en matière de chasteté («The ultimate prolife, chastity resource»).Rien de moins.Ce journal californien d’une vingtaines de pages, distribué hier sur le site de la Journée mondiale de la jeunesse, regorge de textes et de récits de vie invitant la jeunesse du monde à l’abstinence.«Le sexe, c’est incroyable», clame le titre d’un article, «sauf si.», corrige le sous-titre, sous lequel on peut lire qu’avant le mariage, toute personne qui s’envoie en l’air peut facilement perdre son estime de soi, déprimer, perdre confiance en son partenaire, etc.On peut également parcourir une entrevue avec la mannequin Kim Alexis, «qui dit non au sexe avant le mariage», ou lire des témoignages de femmes qui ont regretté d'avoir choisi de se faire avorter.Masturbation: 0 % Un sondage réalisé hier par une journaliste du National Post, à la sortie des quelque 200 confessionnaux installés dans un parc, au bord du lac Ontario, permet de se faire une idée des fautes admises par les repentants: la moitié des jeunes interviewés avouent avoir volé, menti ou triché, un quart confessent des «pensées impures*-, un cinquième disent avoir juré et moins de un sur dix se repentent d’avoir joué du coude en file.Par contre, aucune des 25 jeunes interviewés n’a avoué pratiquer ja masturbation, considérée comme un péché par l’Église mais généralement à la mode à l’adolescence.r L’Eglise dans le rouge les organisateurs de la JMJ ont d’abord espéré attirer entre 600 (XX) et 750 000 participants.Ds sont un peu plus de 200 (XX) à Toronto, ce qyi pourrait entraîner un déficit de 25 millions pour l’Érlise canadienne, hôte de l’événement mondial.Mais tous ne perdront pas au change, et certains trouvent le moyen de grappiller l’argent là où il y en a.Par exemple, du côté des riches médias, 3800 méchants journalistes et gentils techniciens étant au rendez-vous.Ainsi, une ligne téléphonique haute vitesse, dont l’installation est habituellement facturée 318 $ par Bell Canada, est maintenant proposée pour la modique somme de 1200 $, pour cinq jours d'utilisation, évidemment Stéphane Baillargeon et François Cardinal L’Église catholique organise des centaines de catéchèses pour endoctriner les participants à la Journée mondiale de la jeunesse, qui se poursuit à Toronto.Un exemple: la rencontre organisée hier matin par l’archevêque de Vancouver, qui a demandé aux jeunes de partir évangéliser le monde perverti par une «culture de mort».«Quand un étang est pollué, a dit M1" Exner, il faut changer son eau pour sauver les poissons.» STÉPHANE BAILLARGEON ENVOYÉ SPÉCIAL DU DEVOIR Toronto — L’animatrice a lancé l’avant-dernière question à son petit groupe de catéchèse, formé de jeunes de la Colombie-Britannique: «Où le monde a-t-il le plus besoin de lumière?» Douze adolescents de la Journée mondiale de la jeunesse, formant un cercle sur le trottoir, en face du Newman Centre Catholic Mission, près du centre-ville, ont commencé à répondre un à un, les plus timides marmonnant des réponses aussi courtes qu’inaudibles.«Je crois que c’est en Afghanistan que le monde a le plus besoin de lumière, là où les femmes sont privées de leurs droits fondamentaux», a répondu une petite brune.Les autres ont approuvé.«Je pense que c’est dans le cœur de chacun, a enchaîné sa voisine.Personne n’est parfait.Chacun peut toujours faire mieux.» Autre murmure approbatif du public.«Dans les diocèses où des prêtres et des évêques sont infidèles au message des Evangiles et à l’Eglise», a finalement lancé Peter, un grand sec, la casquette rivée sur le coco.L’apparition de la Sainte Vierge n’aurait probablement pas provoqué plus d’effet.Un ange mal à l’aise est passé sur ce coin de Toronto.Mais personne n’a voulu en rajouter en discutant des scandales sexuels qui affectent les Églises américaines et canadiennes depuis des années.Peter lui-même a été étonné de la gêne provoquée par le coup de feu de ses lèvres.Ils étaient douze et lui venait de jouer le trouble-fête, le Judas.C’était donc matin de catéchèse à la JMJ, comme tous les jours de la semaine.Visiblement, Peter n’était pas à Brampton la veille, où l’archevêque George Pell de Sydney, considéré comme un hyper-conservateur, a raconté à quelque 500 pèlerins que l’avortement est un scandale moral pire que les abus sexuels commis par des prêtres catholiques.Richard Depairon est un jeune prêtre montréalais de 31 ans qui participe à la Journée mondiale de la jeunesse (JMJ), à Toronto.Afin d’avoir un bref aperçu des activités auxquelles s’adonnent les jeunes au cours de la semaine, Le Devoir le suit quotidiennement.LE DEVOIR Toronto — Le père Depairon n'a pas été insensible à la générosité des bénévoles, hier.Alors La nouvelle faisait la une du Globe and Mail hier.La catéchèse offerte hier par l'archevêque de Vancouver, M" Adam J.Exner, aux jeunes canadiens n’a pas atteint un tel excès dans la mise en balance des fautes.N’empêche, ce prélat n’a pas non plus ménager les efforts pour séparer le bon grain de l’ivraie, dans une perspective de stricte obédience catholique.Pastorale ou propagande?C’est par la catéchèse que les chrétiens sont instruits dans leur religion et qu’ils y puisent Pas moins de 135 sites, dont 129 églises du Grand Toronto, sont réquisitionnés pour les séances dirigées en 24 langues par 260 évêques, dont 27 cardinaux et 44 Canadiens, y compris Mgr Jean-Claqde Turcotte de Montréal.C’est le who’s who de l’Église, en pleine «pastorale catéchétique» (ou propagande, comme l’on voudra).Plus de 300 jeunes ont écouté le prélat de Vancouver avant de poursuivre les discussions en groupe et de se réunir de nouveau pour une messe.Le thème du jour: «Vous êtes la lumière du monde».L’objectif: démontrer «l’urgence de la mission d’évangéliser le monde moderne par l’exemple d’une vie vécue près de Dieu», comme le résumaient les documents officiels.Partant de là, M*5 Exner a choisi de broder autour d’une proposition toute simple: notre monde malade gyérira s’il reçoit de nouveau les enseignements de l’Église que doivent recommencer à répandre les jeunes catholiques.L’archevêque y est allé d’une petite image de son cru: «Quand un étang est pollué, il faut changer son eau pour sauver les poissons.» En l’occurrence, la pollution proviendrait de notre «culture de mort».Il a martelé sept preuves, sept traits de cet esprit du temps noir et mortel présentés comme autant de pertes essentielles, celles du sacré, de la notion de péché, du respect de la vie, de l’importance du mariage, du sens de la famille, de la différence entre le bien et le mal, entre le vrai et le faux.Chaque fois, le gardien de la foi exemplifiait son props: notre société autorise «l’assassinat d’êtres humains dans le ventre de leur mère», le taux de divorce oscille entre 30 et 40 % en Amérique du Nord, même les fidèles ne se confessent plus pour leurs péchés, etc.«Voilà le monde malade dans lequel nous devons agir», a résumé M8" Exner, applaudit par les jeunes.Concentré de doctrine wojtyla L’archevêque n’a pas cité l’encyclique Veritatis splendor (1994) de Jean-Paul II, mais il était évident que toute sa catéchèse s’appuyait sur ce concentré de la doctrine wojtyla.L’expression «culture de mort» vient d’ailleurs de ce texte fondamental de son pontificat.Tout son ministère et celui de ses plus fidèles serviteurs a d’ailleurs consisté à ressasser sans cesse la dimension morale et divine de que les deux jours précédents des problèmes de transport ont grandement nui aux déplacements des pèlerins qui l’accompagnent depuis Mississauga jusqu'à Toronto, il a remarqué les grands efforts qu’ont déployés les bénévoles pour résoudre le problème.«Et en plus ils nous ont offert de leurs propres poches des cafés et des muffins», dit-il avec le sourire.Le cœur léger, les jeunes ont donc pu assister à la catéchèse, le matin, sans se soucier de leurs déplacements par la suite.«Nous avons assisté à une magnifique catéchèse donnée par un évêque français.Il a touché des cordes sensibles, notamment en SHAUN BEST REUTERS :¦ : • ' • Le pape Jean-Paul II s’est adressé aux jeunes hier à Toronto.l’humain pour du même coup tenter de le ramener dans le champ dépiqué.«L’Eglise désire cet objectif unique: que tout homme puisse retrouver le Christ, afin que le Christ puisse parcourir la route de l’existence, en compagnie de chacun», écrit le pape dans Veritatis splendor, en citant sa toute première encyclique (Redemptor hominis, 1979), histoire de bien marquer sa fidélité doctrinaire.Mais bon, l’étang est large, profond, multicolore, et tout le monde n’évalue pas la qualité de son eau de la même manière.D’autres évêques proposent des catéchèses moins dogmatiques.Les petits poissons eux-mêmes manifestent beaucoup plus d’ouverture que les gros requins de la hiérarchie catholique.Ainsi, alprs que des centaines de milliers de fidèles d’une Église homophobe se réunissent et catéchétisent dans la métropole du pays, le National Post dévoilait hier un sondage montrant que 65 % des jeunes canadiens (25 à 34 ans) approuvent les mariages homosexuels.parlant de Jésus et de ses apôtres.Il a expliqué comment Dieu rend capables ceux qu’il appelle en donnant l’exemple de Pierre, celui qui est très passionné mais que Jésus gronde continuellement.» Après la catéchèse, les pèlerins montréalais ont donc pu se rendre rapidement à Exhibition Place, où ils ont pu assister à différents spectacles, à différents événements.Là, certains ont pu voir le spectacle du groupe québécois Gospel Myriam.«Avec cette comédie musicale, on a pu voir comment l’histoire des saints martyrs canadiens est encore d’actualité aujourd’hui.» Un père sensible à la générosité des bénévoles Accusé de fraude Bisaillon s’est suicidé Le cerveau présumé de ïarnaque du Marché central devait subir son enquête préliminaire à Vautomne Victimes d’agressions sexuelles aux mains des religieux Les orphelins de Mount Cashel empocheront 19 millions PRESSE CANADIENNE Toronto — Deux écoles privées de Vancouver ont conclu hier un règlement à l’amiable de 19 millions de dollars pur indemniser les personnes qui ont été victimes d’agressions sexuelles à l'orphelinat Mount Cashel de Terre-Neuve, entre 1950 et 1970.Les écoles verseront l’argent au curateur chargé de liquider l’actif de la communauté religieuse catholique responsable de Mount Cashel.Un avocat des victimes indique cependant que le gouvernement de Terre-Neuve a fait une réclamation de 11 millions et qu’une som- me de trois millions est due au curateur.Le gouvernement souhaite récupérer les sommes qu’il a déjà versées à plus de 40 victimes.«Quel est le statut de la réclamation du gouvernement de Terre-Neuve?», a demandé Me Bob Buckingham, de Saint John’s.«Ces questions doivent être débattues pour qu’un règlement survienne, et si elles ne le sont pas, une somme de 19 millions est loin d’être satisfaisante.» Don Burrage, un avocat qui s’occupe de cette cause pour le ministère de la Justice de Terre-Neuve, n'était pas en mesure de préciser ce que la province entend faire.Le gouvernement peut ou bien réclamer la totalité ou une partie de la somme, ou bien ne rien réclamer.Le règlement à l’amiable, qui doit encore être approuvé par le tribunal, signifie que les deux écoles de Vancouver n'auront pas à fermer leurs portes.Fondées au cours des années 20 par les Christian Brothers, leur valeur atteindrait entre 38 et 43 millions.Les écoles, Vancouver College et St Thomas More, avaient offert un règlement en espèces en 1999 mais leur offre avait été rejetée.John Nixon, porte-parole des écoles, reconnaît que les négociations ont été difficiles pour les deux parties et que l’arrangement à l’amiable a été accueilli avec soulagement.«Les parents et les gens intéressés par notre école doivent maintenant s’attaquer à la tâche monumentale de trouver cet argent», a-t-il déclaré.David Wingfield, porte-parole du curateur, a indiqué que le règlement signifie «que nous pouvons procéder rapidement afin de remettre l’argent aux victimes».Jeff Budden, un avocat de Saint John’s qui représente une vingtaine de victimes, estime que la somme est suffisante pour régler les réclamations qui ne l’ont pas été.Une cinquantaine d’hommes n’ont jamais reçu d’indemnisation et une vingtaine ont été indemnisés mais veulent recevoir plus d’argent.Des accusations de torture et meurtre pèsent toujours sur l’ex-militaire Clayton Matchee Responsable de la mise à mort d'un jeune somalien, l'accusé est inapte à subir son procès en raison des dommages subis lors d'une tentative de suicide VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Le cerveau présumé de la fraude de plus de 100 millions de dollars du Marché central n’est plus.le promoteur Jean-Alain Bisaillon s’est suicidé à Montréal mercredi, en fin d'après-midi.L’homme d’une cinquantaine d’années s’entraînait alors avec un ami au tir au pigeon d'argile au Club de skeet de Montréal, à les Cèdres.M.Bisaillon aurait retourné son arme vers lui avant d’appuyer sur la détente.C’est le D' Marcel Clément, du Bureau du coroner de Montreal, qui est chargé de l’enquête.Il remettra un rapport d’ici quelques mois pour expliquer les causes et les circonstances du drame.On sait cependant que l’homme était un habitué du club et un excellent tireur.L'enquête préliminaire sur Jean-Alain Bisaillon n’était pas tout à fait terminée et les procédures judi-ciaires devaient reprendre au mois de septembre.Il était accusé de fraude, de vol et de corruption dans l'arnaque du Marché central de Montréal, dont ont été victimes les Sœurs du Bon-Pasteur de Québec et les Sœurs du Bon-Conseil de Chicoutimi.Quatre hommes étaient ou sont toujours accusés dans cette affaire de fraude.En septembre 2()()(), l’ancien avocat Jean-Pierre Cantin avait plaidé coupable de divers chefs d'accusation.En échange d’une peine d’emprisonnement réduite, il avait accepté de collaborer avec la justice en expliquant les implications de tout autre accusé dans le dossier.Entre 1992 et 1996, M.Bisaillon et ses complices auraient convaincu les religieuses d’investir environ 100 millions de dollars dans le projet commercial du Marché central de Montréal.Selon les témoignages entendus jusqu'ici, MM.Bisaillon et Cantin auraient détourné près de 20 millions de dollars dans des comptes de banque en Suisse.Dossier clos «Normalement, lorsqu'un accusé meurt, il y a arrêt des procédures de la cour lors du dépôt du certificat de décès», a expliqué M' Sabin Ouel-let, substitut en chef adjoint du procureur général, à Québec.Par contre, les biens laissés à la succession peuvent faire l'objet de poursuites civiles.Il faudrait cependant prouver hors de tout doute que les biens en question ont été obtenus par fraude.«Mais ce n ’est pas la façon dont on a mené l’enquête», a précisé M1' Serge Brodeur, qui était procureur au dossier pendant une partie de l’enquête préliminaire sur Jean-Alain Bisaillon.Selon le témoignage de Jean-Pierre Cantin, les prêts consentis auraient entre autres servi à faire de nombreux paiements pour la maison en construction de M.Bisaillon à Roberval, travaux évalués à un million de dollars.Les Sœurs du Bon-Pasteur ont refusé de commenter le triste événement Par la voix de leur mandataire, Raymond Dicaire, elles ont cependant laissé savoir qu’elles n'entendaient pas poursuivre au civil la succession de M.Bisaillon.Le dossier serait donc clos?«Oui», a répondu le mandataire.PRESSE CANADIENNE Saskatoon — Neuf ans après les faits, des accusations de meurtre et de torture pèsent toujours sur un ancien militaire canadien, Clayton Matchee, à la suite de la mort d’un adolescent somalien.«Je suis convaincu que la Couronne est en mesure d’apporter assez de preuves», a déclaré le juge militaire Alain Ménard hier.Matchee et d’autres soldats du Régiment canadien aéroporté, dissous depuis, ont été accusés d’avoir tué Shidane Arone, 16 ans, en mars 1993 en Somalie, lors d'une mission de paix de l’ONU.La victime s’était infiltrée dans le campement des Canadiens.Des photos de Matchee qui rigolait, au côté du garçon ensanglanté, ont bien symbolisé les abus commis par des membres de ce régiment et le scandale subséquent.Or, en 1994, l'ancien caporal a été déclaré inapte à subir son procès car il venait de tenter de se pendre dans sa cellule avec ses lacets de bottine et avait subi des dommages cérébraux.Tous les deux ans, les avocats de la poursuite doivent montrer que leur cause est assez solide pour maintenir les accusations au cas où l’ancien parachutiste se rétablirait En avril 1995, Clayton Matchee a obtenu son congé de l’armée.Depuis, il est en internement psychiatrique à North Battleford.Il avait été désigné comme instigateur de la mise à mort du jeune Somalien.Hier, pour la poursuite, l'officier Bruce MacGregor a souligné que les accusations contre Matchee vaudront tant que ce sera dans l’intérêt général: «C’est très grave, torture et meurtre d’un prisonnier qui était sous notre garde, lors d’une mission internationale.» Les deux prochaines années, a ajouté M.MacGregor, «nous verrons en consultant la hiérarchie s'il y a tou- jours lieu de poursuivre».Jusqu’ici, la Couronne s’est appuyée sur le témoignage de Kyle Brown, qui avait écopé de cinq ans de prison pour homicide involontaire.Mais cette année, la Couronne n’a pas pu le retrouver et a dû se fier à la transcription de son témoignage aux précédentes audiences.Leon Matchee, père de l’accusé, souhaite que les accusations soient levées afin qu'il puisse ramener son fils à la maison.La famille Matchee l’a présenté au tribunal, plus tôt cette semaine, pour illustrer son point de vue.Amaigri, les cheveux gris, le militaire déchu traînait les pieds en serrant la main de sa mère.I L E DEVOIR.L E V E N I) R E I) I 2 (i .1 II I L L E T 2 0 0 2 5 Le Devoir LE MONDE À la suite du raid aérien sanglant à Gaza Israël lâche du lest / L’Etat hébreu débloquera 42 millions de revenus fiscaux dus aux Palestiniens Israël se préparait hier à essuyer des représailles, après l’assassinat du chef militaire du Hamas, qui s’est soldé par 14 autres morts à Gaza.En attendant, le chef de la diplomatie de l’État hébreu a été envoyé en première ligne pour apaiser les Palestiniens et la communauté internationale.AGENCE FRANCE-PRESSE Jérusalem — Sur la défensive après le raid aérien sanglant à Gaza, Israël tentait hier d’apaiser les critiques internationales en annonçant la tenue d’une enquête sur les circonstances de l’attaque et le versement d’une partie des fonds dus aux Palestiniens.«Une enquête interne est en cours», a expliqué un porte-parole de l’armée.«L’armée examine chaque opéra- tion qu’elle conduit.Je ne peux rien vous dire de plus», a indiqué un autre porte-parole, Olivier Rafowicz.Le ministre de la Défense, Binyamin ben Eliezer, a cependant justifié l’opération en affirmant que sa cible, le chef militaire du mouvement islamiste Hamas, Salah Chéhadé, planifiait un «méga-attentat» en Israël.«Lorsque nous avons su que cet homme était en train de planifier le plus grand attentat qu’ait jamais connu Israël, un méga-attentat, au moyen d’un camion chargé d’une tonne d’explosijs qui aurait pu faire des centaines de morts», le feu vert a été donné, a déclaré M.ben Eliezer à la radio publique.Le raid montre que le premier ministre israélien Ariel Sharon «veut torpiller la paix», a estimé le président égyptien Hosni Moubarak, en visite à Paris, à l’issue d’un entretien avec son nomologue français, Jacques Chirac.Au Caire, le conseil de la ligue arabe a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à prendre des mesures dissuasives» contre Israë) et exhorté tous les pays à arrêter la vente d’armes à l’État hébreu.Sur le terrain, un rabbin, habitant la colonie de Pe-duel (Cisjordanie), a été tué par des tirs de Palestiniens alors qu’il circulait en voiture.L’attaque a été revendiquée par deux groupes armés liés au mouvement du président palestinien Yasser Arafat, le Fatah.Les principaux groupes armés palestiniens ont annoncé leur intention de venger le raid de Gaza, unanimement condamné à travers le monde, en particulier par les États-Unis, qui ont pressé Israël de desserrer l’étau maintenu par son armée sur la population palestinienne.Pin réponse, Israël a annoncé qu’il transférerait en trois tranches une somme de 42 millions de dollars sur les fonds dus à l’Autorité palestinienne sans plus exiger la mise en place d’un mécanisme de contrôle.Une première tranche doit être transférée en début de semaine prochaine.Israël exigeait auparavant la mise en place d'un mécanisme de contrôle censé empêcher que l’argent ne soit détourné qu utilisé pour financer des attaques antiisraéliennes.A Bruxelles, le commissaire européen chargé des relations extérieures, Chris Patten, s’est félicité de cette mesure, qu’il a qualifiée de «premier pas [.] bienvenu pour améliorer la situation dans les territoires palestiniens».Les fonds concernés correspondent essentiellement au produit de la TVA et des droits de douane prélevés sur les importations vers les territoires palestiniens transitant par Israël, gelés depuis pratiquement le début de l’intifada, en septembre 2000.Le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres a par ailleurs eu un premier contact, à Tel-Aviv, avec une équipe de diplomates étrangers chargés de conseiller les responsables palestiniens sur les réformes engagées par leur Autorité.Blair et Chirac montent au créneau contre l’Irak REUTERS Londres — Le premier ministre britannique Tony Blair et le président français Jacques Chirac sont montés au créneau hier pour adresser une mise en garde à l’Irak, renforçant les signes avant-coureurs d’une action militaire contre Bagdad.Mardi, après trois séries de pourparlers sans résultat sur la reprise du contrôle du désarmement irakien avec le ministre des Affaires étrangères Nadji Sabri, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, avait annoncé qu’il ne souhaitait pas poursuivre le dialogue à ce niveau tant que Bagdad ne se montrera pas plus souple sur la reprise des inspections.En même temps, le président iranien Mohammad Khatami avait tenu à condamner «toute intervention étrangère en Irak».«Ce n’est pas imminent, nous ne sommes pas encore au moment de la prise de décision», a déclaré hier Tony Blair au sujet d'une éventuelle attaque.«Il reste de nombreuses questions à étudier avant que nous n’arrivions au moment de décider.» De son côté, Jacques Chirac a souligné que le régime de Bagdad serait «bien inspiré» d’accepter le retour «sans conditions» des inspecteurs en armement de l'ONU à l’issue d’un entretien avec le président égyptien, Hosni Moubarak, à l’Élysée.En Turquie, le Conseil de la sécurité nationale (MGK), composé de civils et surtout de militaires, s’est réuni hier pour évaluer l’impact qu’aurait sur le pays une attaque américaine contre l’Irak.La Turquie est, au Proche-Orient, l’un des meilleurs alliés des États-Unis.L’aviation américaine se sert d’une base aérienne turque pour patrouiller la zone d’exclusion aérienne du nord de l’Irak.Bagdad a déclaré mercredi que tout accord avec les Nations unies devait comprendre un arrêt des menaces américaines contre l’Irak.«Cela ne laisse rien présager de bon, franchement, a dit Blair.Il semble peu probable que les Irakiens aient l’intention de se conformer [aux exigences des Nations unies].« «Saddam est en infraction avec toutes les résolutions de l'ONU», a-t-il ajouté en faisant référence au président irakien Saddam Hussein.Washington accuse Bagdad de soutenir le terrorisme et de chercher à mettre au point des armes de destruction massive.Les experts de l'ONU chargés de contrôler le désarmement irakien ont quitté l’Irak en 1998 et n’ont pas pu y retourner depuis.Blair est le plus proche allié du président américain George W.Bush depuis les attentats du 11 sep-tembre, ce qui rend improbable une action militaire américaine contre Bagdad sans participation britannique, d’autant que les deux pays ont œuvré main dans la main en Irak depuis la fin de la guerre du Golfe, en 1991.E N Grève de la faim (Le Devoir) — Une grève de la faim de 24 heures a été entamée hier à Montréal, Québec et Ottawa en guise de solidarité avec l’avocate et militante tunisienne des droits humains Radhia Nasraoui, qui refrise de se nourrir depuis le 25 juin.Mme Nasraoui réclame depuis un mois «la libération immédiate et sans conditions de [son] mari, prisonnier d’opinion, pour protester contre la torture physique et morale subie par [son] mari depuis l’arrivée de ben Ali [le président tunisien] au pouvoir».Porte-parole du Parti communiste ouvrier tunisien, Ham-ma Hammami est en prison depuis sa sortie de clandestinité, le 2 février dernier.«Nous exhortons Radhia d’arrêter son action.Nous pensons que la noblesse de la cause qu’elle défend ne peut en aucun cas justifier qu’elle mette sa vie en danger», notent les huit grévistes de la faim.Référendum à Gibraltar Gibraltar (Reuters) — Prenant l’initiative dans le différend sur son avenir qui oppose Londres et Madrid, Gibraltar a annoncé hier la tenue d'un référendum à l’occasion duquel les habitants de la colonie britannique rejetteront probablement tout abandon de souveraineté au profit de l’Espagne.Londres et Madrid ont tous deux tait savoir qu'ils ne reconnaîtraient pas la légitimité d’un tel vote, qui est néanmoins propre à compromettre leurs pourparlers sur un partage de souveraineté et un règlement du différend qui les oppose depuis 300 ans.Le chef du gouvernement de Gibraltar, Peter Caruana, qui s’exprimait en espagnol, a déclaré aux journalistes que le référendum au- B R E F rait probablement lieu en octobre et serait supervisé par des observateurs internationaux.Milosevic va mal La Haye (Reuters) — Des médecins ont décelé de graves risques cardiovasculaires chez Slobodan Milosevic, ont annoncé hier les juges du Tribunal pénal international de La Haye, qui ont ordonné de nouveaux examens médicaux sur la personne de l’ancien président yougoslave.«Le rapport médical établit que l’accusé présente un grave risque cardiovasculaire», a déclaré le juge Richard May en faisant référence à un examen ordonné en juin.Milosevic, 60 ans, devrait faire un nouveau bilan de santé avec un cardiologue, estiment les juges.En fonction des résultats, les magistrats «envisageront toutes les options» possibles pour la suite du procès.Milosevic est poursuivi pour génocide et crimes contre l’humanité lors des guerres de Bosnie, de Croatie et du Kosovo dans les années 90.Arrestation à Athènes Athènes (Reuters) — La police grecque a arrêté hier un membre présumé du groupe de guérilla urbaine 17 Novembre pour son implication dans le premier meurtre commis par l’organisation, il y a 27 ans, sur la personne du représentant de la CIA à Athènes, Richard Welch.Ijc suspect s'appelle Pavlos Serifis.Il était âgé de 19 ans au moment de l’assassinat de Welch.Serifis, agissait sous les noms de code de «Nikitas» et «Vangelis» et dément toute implication dans l'assassinat Viva Evita ! JT , AHCHIVO GENERAI.DE\A NACION ARGENTINA IL Y A UN DEMI-SIECLE aujourd’hui mourait Eva Perôn des suites d’un cancer.Fidèle à sa prophétie légendaire, l’épouse du président Juan Domingo Perôn, surnommée Evita, est «revenue» en Argentine, où son nom a permis de générer des millions de dollars, à travers des films, des livres et les ventes aux enchères de ses joyaux et fourrures.«Je reviendrai et je serai des millions», avait-elle d’ailleurs promis peu avant sa mort, le 26 juillet 1952, alors quelle avait 33 ans.Cette promesse est devenue réalité, alors que Eva Perôn fascine toujours les historiens, les cinéastes et les artistes, argentins ou étrangers, et que son image, omniprésente, génère des millions de dollars en revenus commerciaux et cinématographiques.Selon un sondage réalisé il y a deux ans, Evita est la personnalité argentine la plus connue aux Etats-Unis, devant son mari, Juan Domingo Perôn, et l’ex-joueur de football Diego Maradona.Quand un prêtre basque ne se sent plus en sécurité Un « gorille » au service d’un curé MARIE CLAUDE DECAMPS LE MONDE Madrid — Cela fait 33 ans que Jaime Lar-rinaga est curé à Maruri, une bourgade de 730 habitants près de Bilbao, en Biscaye.33 ans qu’il célèbre la messe, catéchise les enfants, partage les sports et les banquets gastronomiques des parents.À Maruri, le curé connaît chacun de ses paroissiens.Il y a trois jours, il a rencontré son ange gardien.Un drôle de paroissien, genre «gorille», athlétique et bien armé: c’est le garde du corps qui vient de lui être assigné, à sa demande.Le curé ne se sentait plus en sécurité.Au pays basque, où le chantage du terrorisme de l’ETA a déjà contraint un millier de Basques à vivre sous protection policière, c’est tout de même une première.Il y avait des juges, des avocats, des politiciens, des journalistes, des écrivains et des professeurs, même des sportifë et jusqu’à un jardinier, en plus d’un agent contractuel obligé d’être assisté, pour mettre des contraventions, par un autre agent de sécurité.Mais des curés, jamais.Au contraire, du temps de la dictature franquiste et de la féroçe répression qui s’est abattue sur le pays basque, l’Église basque a sauvé la mise à plus d’un militant nationaliste en cavale.Récemment, les évêques basques se sont alarmés de la loi sur les partis politiques, destinée à permettre de mettre hors la loi Bata- suna, la coalition indépendantiste qui passe pour être la «vitrine politique» de l’ETA.Que s’est-il passé avec le curé de Maruri?Une mauvaise querelle locale, pour l’instant.Maruri est gouvernée par le PNV, le vieux Parti nationaliste basque modéré.Le curé, lui, n’est pas franchement indulgent envers le nationalisme d’une grande partie du clergé.Il fonde un groupe catholique, le Fprum El Salvador, attaché entre autres à rappeler à l'Église qu’il est des indulgences hors de propos, qu’elle doit être avant tout au côté des victimes, militer pour la liberté et contre certaines «dérives nationalistes».Le conseil municipal s’est senti attaqué et a distribué, «uniquement dans la localité», nous a confié Joseba Alzaga, le maire de Maruri, un texte «destiné à défendre l'image pacifique du village» et à remettre le curé à sa place.Une place que la municipalité situe dans le passé franquiste: «Notre curé est nostalgique de ce régime heureusement disparu», explique le texte.Résultat: le curt1, estimant qu’on voulait «lui fermer la bouche», s’est dit menacé.Il a suffi d'une réflexion d’un voisin — «Ils vont te faire la vie impossible» — pour que l'affaire s’envenime et qu’arrive l’ange gardien.Désormais, et ce ne sera pas le moindre des paradoxes absurdes imposés par la peur au pays basque, Jaime larrinaga, qui envisage aussi de se faire muter, ira prêcher l’amour et la tolérance accompagné de son «gorille».« Ils vont te faire la vie impossible» Démissionne, démissionne pas?Colin Powell réfute toutes les rumeurs AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — lœ secrétaire d’État américain Colin Powell a écarté hier, un brin énervé, l’idée d’une éventuelle démission avancée par les médias américains, pour lesquels plusieurs décisions récentes de l'administration américaine se sont faites contre la volonté du chef de la diplomatie.«Vous tenez tous à écrire la même histoire tous les 15 jours», a lancé Colin Powell aux journalistes qui l’interrogeaient sur un article du quotidien New York Times soulignant la domination des «durs» sur l’aile modérée qu'il représente au sein de l’administration républicaine de George W.Bush.«Pour toutes ces histoires de démission, je peux faire [une recherche sur Internet] et vous montrer que vous écrivez la même chose toutes les deux semaines depuis mon arrivé?, l’an dernier», au département d’État, a-t-il ajouté.«Et je suis sûr que vous allez continuer à le faire», a dit le secrétaire d’État, insistant avec humour qu’il s’agissait d’une «formidable lecture».Colin Powell a assuré qu’il soutient la décision de Washington, annoncée lundi, d’arrêter de financer le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), qui a provoqué de nouvelles rumeurs sur une éventuelle démission.Il a souligné que cette décision avait été prise par lui.Elle l’a été en raison d’activités du FNUAP soupçonné de favoriser l'avortement en Chine, contraires à la législation américaine, a-t-il précisé.>1 H HI mi(2o;««r Résultats Tirage du 2002-07-24 02 04 03 15 22 43 Complémentaire: (31) GAGNANTS LOTS 6/6 1 5 000 000,00 $ 5/6+ 7 75 100,10$ 5/6 309 1 361,00$ 4/6 16 030 50,30$ 3/6 272 037 10,00$ Ventes lotales 13 833 429$ Prochain gros lot (approx ) 2 000 000 $ 1 Bter Tirage du S w 2002-07-24 11 32 33 3Z 42 43 Complémentaire: (Q4) GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 0 50 000,00$ 5/6 9 500,00$ 4/6 784 50,00$ 3/6 15 313 5,00$ Ventes totales 542 618,00$ Egtra Tirage du 2002-07-24 NUMÉROS LOTS 762099 100 000$ 62099 1 000$ 2099 250$ 099 50$ 99 10$ 9 2$ Las modalités d encaiasamont das billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q,cette dernière a priorité I Mill SUS TOI I 1 866 SOS JEUX A 6 LE DEVOIR, LE V E N D R E D I 2 ti JUILLET 2 O O 2 EDITORIAL La démocratie essoufflée La Norvège est le pays où on vit le mieux, si on se fie au Programme des Nations unies pour le développement, dont le rapport annuel a été rendu public cette semaine.Le Canada n’est pas loin derrière, en troisième place.D’année en année, un groupe relativement restreint de pays se disputent la tête de la liste.Mais plus que cette course de riches, c’est le bas de l’échelle qui retient l’attention, avec plusieurs constats troublants, voire alarmants.Be rapport 2002 examine l’état de la démocratie dans le monde en partant du principe selon lequel le développement humain — mesuré en tenant compte du revenu, de l’espérance de vie et du niveau d’éducation — est, pour de nombreuses raisons, mieux servi par les régimes politiques qui laissent parler les citoyens.Mais les nouvelles sont mauvaises: après la vague de démocratisation des années 80 et 90, les progrès ralentissent Ainsi, des 81 pays qui ont entrepris de se démocratiser, seuls 47 sont aujourd’hui pleinement démocratiques.D’autres ont interrompu leur progrès, quand ils ne sont pas carrément retombés dans le piège de l'autoritarisme.On pense au Pakistan, revenu à un régime militaire, où les libertés civiles sont réduites.On ne peut guère plus ranger dans le camp des démocraties les régimes qui autorisent certes la tenue d’élections mais ne laissent aucune marge de J manœuvre, ou si peu, au pluralisme.C’est le _ ” *'| cas notamment du Bélarus, du Cameroun, de l’Ouzbékistan et du Togo.Les élections sont un leurre s’ils ne sont pas accompagnés d’un système d’équilibre reposant sur la séparation des pouvoirs, avec une branche judiciaire et une branche législative, si la presse n’est pas libre et si les forces armées ne sont pas contrôlées.On pense également à plusieurs pays d’Amérique du Sud, portés par une forte vague de démocratisation au cours des 20 dernières années.Dans plusieurs cas, les présidents élus sont retombés dans l’autoritarisme, en réaction aux protestations des citoyens qui continuaient de vivre dans une très grande pauvreté.Les populations se sentent soumises à des forces internationales contre lesquelles elles se sentent impuissantes, et elles sont d’autant plus désemparées que leurs leaders flirtent au grand jour avec la corruption.H ne faut pas sous-estimer l’impact de la mondialisation sur les uns et les autres, même si les uns s’enrichissent alors que les autres s’appauvrissent Pour leur part les auteurs du rapport de l’ONU exhortent les institutions internationales à se démocratiser de manière à ce que les pays emprunteurs puissent être des participants à part entière.Voilà une excellente suggestion, qui permettrait de responsabiliser tous les pays en ce qui a trait à l’interdépendance de leur situation sur la scène mondiale.Les pays riches comprendront peutétre avec une acuité renouvelée qu’ils doivent ouvrir leurs pays aux produits extérieurs s’ils désirent réellement que le développement humain progresse dans le monde.Faut-il conclure que la démocratie n’a pas tenu ses promesses?C’est le discours que tiennent aujourd’hui un certain nombre de dirigeants, qui affirment qu’il faut sacrifier les belles idées pour réaliser le progrès économique.Pourtant, l’expérience tend à démontrer le contraire, même s’il n’existe aucune enquête statistique sur la question.D’ailleurs, à l’exception de deux Etats, tous les pays les plus riches ont des régimes démocratiques.En revanche, certains pays plus riches sont moins démocratiques que d’autres, plus pauvres.Les problèmes de gouverne politique qui affectent la planète sont considérables.Les auteurs du rapport sur le développement humain ont raison de sonner l’alarme dans un monde où les inégalités sont plus que criantes.Le défi des prochaines années sera le renforcement démocratique des gouvernements nationaux — et celui du pouvoir de leurs citoyens — dans un contexte où l’économie internationale affecte la vie de tous.Le respect de la dignité de chaque humain ne semble parfois plus qu’une phrase creuse.D est temps de redonner un sens à cette expression avant que les efforts de démocratisation ne soient engloutis dans la corruption des uns et l’indicible égoïsme des autres.Pau le des Rivières $ O Le départ d’une pionnière ous apprenions récemment le décès de Micheline Saint-Cyr, mère de notre collègue Chantal Hébert et compatriote franco-ontarienne qui a consacré plusieurs décennies à l’animation de la vie culturelle en français à Toronto.Artiste peintre et auteure à ses heures, Mme Saint-Cyr s’est surtout fait connaître dans la communauté francophone ontarienne par la création d’un centre culturel très dynamique, La Chasse-Galerie, au cœur de Toronto.Jugeant que les francophones, dont ses propres enfants, ne pourraient jamais vivre en français s’ils n’avaient pas accès à des services culturels dignes de ce nom, elle s’était donné comme mission d’animer, sous un même toit, une librairie, une galerie d’art et une salle de conférence, d’offrir des cours de musique et de peinture, en plus d’organiser des conférences et, pendant plusieurs années, de présenter dans les salles de spectacle de Toronto les tours de chant d'artistes québécois comme Gilles Vigneault, Robert Charlebois et Pauline Julien, pour ne nommer qu’eux.Au cours des dernières années de sa vie, Mme Saint-Cyr a consacré une bonne part de ses énergies à l’alphabétisation des adultes après avoir mis sur pied Alpha-Toronto.Mme Saint-Cyr s’est éteinte à l’âge de 72 ans des suites d’une longue maladie cardiaque.Elle laisse dans le deuil son mari, Jean-Raymond Saint-Cyr, de Radio-Canada, et cinq enfants, dont notre collègue, à qui l’équipe du Devoir tient à offrir ses plus sincères condoléances.Jean-Robert Sansfaçon LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDREE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE unE Sottfrio* 'A‘pfux, NvONTgÊAcAk, crr Ctf.,.ni i MSiîTtï'A MflTjCH I Des Pùubfw] "~V *4^ M flotte REPRISE 11-05-2002 Le discours à deux faces d’Hydro-Québec D’un côté de la bouche, Hydro-Québec nous dit que les besoins en électricité de la société québécoise ne cessent de croître, que l’offre ne suffira bientôt plus à combler ces besoins grandissants et qu’il faut donc développer des moyens de produire de nouveaux mégawatts par tous les moyens possibles, qu’il s’agisse du harnachement de nos plus belles rivières ou de la construction de centrales thermiques polluantes.Au passage, la société d’Etat tente timidement de nous faire croire que les économies d’énergie sont toujours à son programme.De l’autre côté de la bouche, dans le dernier bulletin Hydro-Contact livré avec notre facture d’électricité, Hydro-Québec nous dit: «Climatisez! Vous vous en féliciterez!» Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’Hydro essaie tout simplement de créer elle-même des besoins qui n’existent pas en tentant de susciter une demande à laquelle il lui faudra ensuite répondre par une augmentation de son offre, donc de sa capacité de production (et donc aussi de sa capacité de livrer davantage d’électricité aux Etats-Unis).Tout cela pour répondre aux attentes de Bernard Landry, qui voit en Hydro-Québec «une machine à imprimer des piastres» (comme il le disait lui-même lors d’une entrevue à la télévision l’année dernière).Nous n’attendons pas de notre société d’État qu’elle soit une machine à piastres.Noys voulons seulement qu’elle soit une société d’Etat qui fournit aux citoyens de l’électricité à bon compte, de façon fiable et de la manière la moins dommageable possible pour l’environnement Au Québec, l’été se laisse désirer pendant pratiquement 11 mois.Quand vient le douziè- LETTRES -?- me mois tant attendu, le moins que nous puissions faire serait d’apprécier la chaleur qu’il nous offre, d’en profiter pour vivre dehors le plus possible et, à l’intérieur, d’ouvrir toutes grandes nos fenêtres afin de laisser entrer cette merveilleuse mais trop courte saison.Evitez de climatiser! Vous vous en féliciterez! Serge Beaucher Québec, juillet 2002 Un réseau cyclable à défendre Mme Fotopulos, M.Prescott, M.le maire Tremblay, 11 y a un appareil qui affiçhe la vitesse des véhicules passant sur la rue Emile-Duployé au niveau de la traverse piétonnière et cyclable.Les voitures font parfois plus de 90 km/h à cet endroit Très très bonne initiative.J’habite juste en face et possède une voiture mais circule toujours en vélo à Montréal.C’est mon boulevard cyclable à moi pour taire mes courses ou aller travailler.Je fais plus de 3000 kilomètres par an à vélo à Montréal.C’est mon moyen de transport Continuez ces initiatives, s’il vous plaît Ayant séjourné à plusieurs reprises aux Pays-Bas et en Chine, je crois fermement au vélo comme moyen de transport urbain efficace et propre.Toutefois, pour développer un tel réseau viable, il faudrait amener quelques améliorations.¦ Redonner la priorité aux vélos et aux piétons.Ceci requiert certes un changement de culture auprès des «chauffeurs de machine» afin qu’il ne prennent pas les boulevards comme pistes de course.Il faudrait amener les automobilistes à respecter vélos et piétons et à leur céder le passage aux endroits indiqués.Québec ne vient-il pas de renforcer la loi à ce chapitre ?H existe maintenant des points d’inaptitude pour ces infractions.N’avez-vous pas des budgets de communications pour passer le message et un service de police pour faire appliquer ces lois?¦ Concrètement, il faut améliorer la sécurité sur les pistes cyclables par le marquage, la signalisation, les arrêts obligatoires et les obstacles physiques.Premièrement le marquage des pistes et des traverses pourrait être amélioré, pas seulement pour les cyclistes mais aussi pour que les automobilistes soient conscients qu’il y a une piste à côté ou en traverse.Il y a déjà quelques endroits où on peut voir des marques de peinture bleue, alors pourquoi pas aux endroits plus dangereux?Idem pour la signalisation avec panneaux ou feux clignotants aux traverses.Aussi, pourquoi ne pas instaurer un arrêt obligatoire pour les voitures partout où les pistes croisent les routes et là où il n’y a pas de feux de circulation?Actuellement ce sont les automobilistes qui ont priorité et qui ont presque tout latitude pour klaxonner ou écraser ce qui passe devant eux.Enfin, aux endroits dits dangereux, pourquoi ne pas surélever la piste ou placer un dos d’âne (gendarme couché) pour signaler physiquement la piste aux voitures?Cela fonctionne très bien en Europe.Ce léger obstacle physique forcerait même les plus lunatiques à ralentir et à fàire attention à la traverse.Vous avez un beau réseau cyclable et je suis très content d’en profiter.Je me suis déjà fait «lutter» à quelques reprises par des automobilistes et des taxis et je trouve le rapport de force très inégal.J’espère que vous continuerez vos efforts pour rendre le réseau plus sécuritaire et plus pratique.Luc Chamberland Montréal, juillet 2002 LIBRE OPINION Lettre à Guy Laliberté, fondateur et chef de la direction du Cirque du Soleil Le cirque, mon œil ! PIERRE DROLET Sociologue La présente est pour vous faire part de l’expérience humiliante et dégradante que nous avons vécue, ma femme et moi, lors de votre spectacle Varekai, donné au Vieux-Port de Montréal dans l’après-midi du 16 juin 2002.À l’entrée du port, une préposée nous a dirigés vers un stationnement intérieur, étant donné qu’il pleuvait, en nous demandant d’y attendre tout au plus cinq minutes qu’une petite voitu-rette motorisée vienne nous y prendre.Au bout de 20 minutes, comme celle-ci ne s’était pas présentée et qu’il était maintenant 12hl5, heure à laquelle on nous avait demandé d’arriver, puisque ma femme est en fauteuil roulant, nous nous sommes résignés à faire le trajet par nos propres moyens, sous la pluie.Nous avons emprunté un mauvais chemin et fait le tour complet de l’emplacement.Il n’y avait aucune indication du trajet ni de préposé pour nous diriger.Parvenus à l’endroit où devait avoir lieu le spectacle, nous avons été obligés d’emprunter une allée menant à la tente où avait lieu la représentation, allée faite de grosses briques, très dangereuse et, en fin de compte, impraticable pour une persotme se déplaçant en fauteuil roulant.À n’importe quel moment, ma femme aurait pu tomber de son fauteuil et s’y briser les os.Nous avons ensuite dû, et ce, à deux reprises, passer entre des tentes, dans de la grenaille rouge et de l’eau, parfois dans des flaques d’eau atteignant jusqu’à trois et quatre pouces de profondeur à certains endroits, sur une bonne distance, parce que votre «enclos pour handicapés» se trouvait à l’autre bout de la salle de spectacle.Lorsque ma femme a demandé à un préposé où se trouvaient les toilettes, nous nous sommes aperçus que la seule toilette qui se trouvait sur les lieux en était une comme on en trouve sur les .chantiers de construction! À peine revenus de nos émotions, nous nous sommes rendus compte que le siège qui nous était assigné était en fait le plus mauvais siège qu’on pouvait obtenir sous toute la tente.Plus précisément, nous nous trouvions au côté arrière de la scène.Nous devions nous casser le cou pour voir ce qui se passait près du rideau, et le spectacle était conçu pour être vu par les personnes se trouvant directement en face de nous.Nous avons donc regardé, pendant tout le spectacle.l’arrière du spectacle, pour demeurer respectueux.Il me faut également ajouter qu’on avait pris soin de placer des spectateurs en face de nous.Tout le monde sait pourtant qu’un fauteuil roulant est bas.Aucune entreprise donnant un spectacle n’avait jamais agi de la sorte envers nous.Ce sont pourtant ce que vous ap- Le Cirque du Soleil, tout en se donnant la meilleure conscience qui soit, joue le jeu de la société pelez, dans votre publicité, «des places de catégorie 1»\ J’ai beaucoup de difficulté à m’entrer dans la tête que vous installez à de telles places des enfants handicapés qui ne verront pas les figures des acteurs se produisant sur la scène.Le comble s’est produit à la fin du spectacle, lorsqu’on a déroulé sur la scène, juste devant nous, une toile qui nous a valu de manquer les pirouettes de la fin.Finalement, alarmés par mes protestations, les préposés ont amené la voi-turette près de la tente.Nous avons alors, à deux hommes, hissé ma femme sur le siège, lequel se trouvait beaucoup plus haut que le fauteuil roulant.Nous avons répété l’exploit rendus au stationnement Je vous ai par la suite adressé une lettre vous demandant de changer les conditions que le Cirque du Soleil réserve aux personnes à mobilité réduite car ce n’est pas la première fois que vous donnez un spectacle.C’est un de vos lieutenants qui, se justifiant par des raisons farfelues, m’a fait des promesses si vagues et si insignifiantes qu’elles équivalaient à une fin de non-recevoir polie.J’ai honte pour vous, M, laliberté! Oui, j’ai honte pour vous! J’ai honte que, trop préoccupé à brasser de grosses affaires, vous en oubliiez vos frères humains.Le Cirque du Soleil, tout en se donnant la meilleure conscience qui soit, joue le jeu de la société: vous vous débarrassez des personnes handicapées, les cachez dans un coin pour les faire disparaître par un tour de passe-passe, vous les ignorez, vous faites comme si elles n’existaient pas.Ensuite, vous essayez d’épater la galerie avec les prouesses de vos athlètes en pleine santé! Vous cachez effrontément les problèmes véritables sous de beaux décors ! Comme il est loin, le temps où votre cirque se voulait entièrement composé d’acteurs humains pour défendre les pauvres animaux éreintés par les autres cirques! Aujourd’hui, ce sont les humains eux-mêmes que vous n’hésitez pas à maltraiter.Quel autre terme employer pour décrire le crime commis envers des enfants handicapés assistant à un spectacle qu’ils ne verront que partiellement?Il faut dire que nous nous trouvons aujourd’hui quelques.millions de dollars plus tard dans votre carrière.Je suis profondément blessé, en tant que Québécois, à l’idée que vous puissiez trimballer ce mépris du handicap partout dans le monde.N’étant pas handicapé moi-même, je me sens tout à mon aise pour exiger que vous remédiiez le plus rapidement possible et le plus complètement à la situation.M.Laliberté, les personnes handicapées ont droit à votre respect et à votre considération. L E DEVOIR.L E V E N 1) R E I) I 26 .1 H I L L E T 2 0 0 2 IDÉES Malversations comptables Les gestionnaires d’entreprise souffrent de myopie financière ¦ffcwi IPWll 10250.4 Un homme d’affaires de Tokyo croise un afficheur montrant l’évolution de l’indice Nikkei, le 16 juillet dernier.GILLES COUTURE MBA et consultant en planification stratégique près la déconfiture de cinq grandes places financières internationales, soit Londres, New York, Tokyo, Genève et Francfort, les malversations comptables de plusieurs grands groupes européens et américains tels Vivendi Universal, Enron, WorldCom, Tyco, etc., sont, aux yeux de plusieurs analystes, observateurs et experts politiq^jk, le résultat du développement exponentiel des engagements hors bilan et de la myopie financière des gestionnaires.Les engagements hors bilan sont ici définis comme des droits et des obligations qui ne sont pas inscrits au bilan, par exemple: des cautions en faveur de Slides en difficulté, des avals et des hypothèques qui, en valeur financière, représentent jusqu’à cinq fois l’actif financier des entreprises concernées.La myopie financière est définie comme le fait de privilégier des stratégies à court terme et de couper dans les effectifs afin de dégager des profits immédiats et la distribution instantanée de liquidités.Compte tenu des nombreuses ramifications possibles, ces malversations comptables révèlent une énorme défaillance du système de contrôle par les marchés financiers, de même que l’inadéquation du système de retraite par capitalisation à protéger et à garantir les revenus de ses futurs pensionnés.La nécessité de réglementer le système de retraite établi sur les fonds de retraite et ses différents plans d’actionnariat salarié se pose donc, tout comme celle d’une réforme de la profession de vérificateur public et de la façon dont les experts-comptables rendent des comptes aux actionnaires et aux marchés.Les transactions hors bilan Au Canada, les risques encourus par le système financier sautent aux yeux.A cet égard, les grandes firmes comptables ont récemment donné leur accord à la création du Conseil canadien sur la reddition des comptes (CCRC).Concocté par les ordres professionnels de comptables et les commissions des valeurs mobilières, cet organisme vise à rétablir la confiance des investisseurs.Le concept de transparence des états financiers est toutefois absent de cette législation.A l’instar des décisions d’allocation et de distribution produites par les marchés, celles qui émanent des différents paliers de gouvernement au Canada ne sont pas toujours optimales.Les gouvernements ne fonctionnent pas toujours bien eux non plus puisque les autorités se contentent pour l’instant de fermer les yeux et de croire aux miracles.De façon générale, le financement hors bilan sur le marché intérieur canadien est à l’origine de préférences et de structures uniques.L’engagement des banques à charte canadiennes et d’autres établissements financiers est peu clair, et les autorités s’in- terrogent peu sur l’impact des positions prises, par exemple sur l'investissement par capital-actions par des établissements ,dont les dépqts sont garantis par l’État Aux États-Unis, le Financial Accounting Standart Board discute depuis deux décennies du traitement comptable de la dette hors bilan.Arthur I,evitL l’ancien président de la Security Exchange Commission (SEC), vient tout juste de déclarer solennellement que les représentants de la profession comptable ont jusqu’ici bloqué l’adoption d’un dispositif adapté de comptabilisation de cette dette.La mésaventure de la banque d’affaires J.R Morgan avec Maho-nia, véhicule créé à Jersey pour effectuer des opérations d’Ënergy Futures de gré à gré avec Enron, démontre que même les banques partenaires n’ont pas pu évaluer correctement le risque.Les règles comptables actuelles sur les contrats de livraison à terme d’énergie autorisent l’enregistrement immédiat de revenus à venir dans deux, dix ou vingt ans à partir de gains par définition non réalisés sur la base de valorisations jamais explicitées du prix de l’énergie à ces horizons.De plus, les conflits d’intérêts potentiels sont évidents.Fin effet, un vérificateur externe peut devenir le vérificateur interne de l’entreprise lorsque celle-ci externalise la fonction afin de diminuer ses coûts de transactions.Un directeur financier peut ainsi devenir un partenaire in- téressé dans un véhicule hors bilan avec l’approbation du conseil d’administration.Dans le cas d’Enron, l’ingéniosité comptable a permis d’élaborer 4000 véhicules de portage de dette hors bilan, la rendant ainsi invisible aux actionnaires et au marché.Mais il y a mieux encore.Sous la forme d’un bilateral trade, J.R Morgan pouvait acheter sur les cinq continents un contrat de livraison d’énergie, l’argent étant immédiatement enregistré comme revenu de l’exercice courant par Enron.Les livraisons physiques, sans doute gérées en fonction des besoins d’évasion fiscales, étaient enregistrées lors des exercices suivants en pertes déductibles.Dans une certaine mesure, la na- ture des rapports entre l’économie virtuelle, l’économie financière et l’économie réelle s’en est trouvée complètement transformée.L’économie financière et l’économie réelle se sont retrouvées à la merci des dysfonctionnements de l’économie virtuelle.L’économie politique internationale à propos du système économique international et des structures d’ordre à cette échelle reste à faire.La myopie financière Actuellement, les marchés financiers ont mauvaise presse.Souvent accusés de myopie, ils obligeraient les dirigeants d’entreprise à privilégier des stratégies à court terme afin de dégager des profits immédiats.La théorie veut que les gestionnaires de fonds répondraient ainsi à leurs propres désirs d’avancement et de sécurité d’emploi.Ainsi, leurs décisions refléteraient une préférence pour le court terme et une forte aversion pour le risque.Les décisions d’achat d’actions se prendraient en fonction des profits immédiats des firmes et de la distribution instantanée des liquidités.Dès lors, il serait beaucoup plus significatif d'observer la valeur boursière d’une entreprise plutôt que sa valeur comptable, et ce, pour au moins trois raisons évidentes.Fin premier lieu, la valeur comptable ne tient pas compte des profits futurs à moins d’évaluer la firme en additionnant l’actif net réévalué et l’achalandage.En deuxième lieu, la valeur comptable est biaisée par les procédures du type amortissements et provisions de toutes sortes.Troisièmement, dans son calcul, la valeur boursière tient compte du risque imparti, ce que ne fait pas la valeur comptable.La théorie de la myopie des marchés suggère donc une corrélation négative entre la part de capital d’une entreprise détenue par des investisseurs institutionnels et les dépenses en R-D.La théorie dite des marchés efficients s’oppose à cette conception de la myopie des marchés puisqu’elle postule que les prix des actifs financiers, eux-mêmes déterminés par les décisions d’achat et de vente, comportent toute l’information pertinente sur les liquidités actuelles et futures de la firme.C’est pourquoi la quasi-totalité des études scientifiques basées sur des évidences empiriques semblent infirmer la théorie de la myopie des marchés, ceci étant d’autant plus remarquable que le consensus est rare chez les économistes.Réplique aux Drs Gaboury et Soulières ?Réflexions suscitées par le passage du pape parmi nous Une fusion absurde Le problème du CHUM, c’est le CHUM La création de nouvelles liturgies FRANÇOIS MILETTE Pathologiste à l’hôpital Pierre-Boucher de Longueuil et ex-membre du département de pathologie du CHUM r=—il ans leur lettre au Devoir Ddu 19 juillet 2002, les O’8 Gaboury et Soulières écrivaient: «La société québécoise a le choix de it==J composer avec le développement de la science médicale ou d’annoncer à la population que l’expertise médicale dépasse sa capacité de payer.» Voilà une affirmation déconcertante.En effet, il est difficile d’imaginer la société annonçant quoi que ce soit à la population puisque c’est précisément celle-ci qui constitue celle-là.Par «société», les auteurs entendent vraisemblablement le gouvernement, voire les fonctionnaires, dont les médecins aiment tant dénoncer la prétendue incurie.L’allusion des auteurs à la «capacité de payer» suggère que pour eux, la solution à tout passe encore par l'injection d’argent.C’est là une attitude simpliste et réductrice.J’ai été pendant plusieurs années membre du département de pathologie dont M.Gaboury était le directeur.J’ai quitté ce dépar- tement en janvier 2000 pour aller me «saupoudrer» sur la Rive-Sud où, dans un hôpital régional, j’ai la prétention de pratiquer une médecine spécialisée avec une efficacité accrue par le climat serein dans lequel je peux exercer ma profession.On n’insistera jamais assez sur un fait: si les conditions d’exercice de la médecine ont périclité au CHUM et si, comme le suggèrent les auteurs, les soins sont de moindre qualité, c’est que l’absurde fusion telle qu’elle fut pratiquée a déstabilisé des équipes multidisciplinaires complexes en pratiquant une gestion des ressources humaines — et en particulier médicales — catastrophique.Ainsi, on soigne moins, on coûte plus cher et on palabre interminablement, refusant de voir que le problème du CHUM, c’est le CHUM.Oui, «la situation peut paraître complexe à certains», mais tout le monde peut comprendre qu’un hôpital qui se respecte, ce sont d’abord des gens qui se dévouent pour soigner des gens.Or ces soins ne sont pas complexes du seul fait des technologies utilisées, toujours plus lourdes et plus coûteuses, c’est vrai, mais pas toujours plus efficaces.Ils le sont bien davantage par les interactions humaines complexes qu’ils nécessitent, surtout dans un centre ultraspécialisé comme doit l’être un hôpital universitaire.Et c’est bien là le vrai problème du CHUM: bien plus un manque d’harmonie entre les centres, les équipes et les personnes qu’un manque d’argent ou de technologies.Plutôt que d’exiger toujours plus d’argent, faisant ainsi du CHUM un éventuel gouffre sans fond, peut-être faudrait-il revoir une bonne fois la pertinence de cette fusion aux résultats désastreux.Ou alors, dans le contexte obligé de cette fusion, certains devraient peut-être réévaluer leur attitude; je ne suis pas certain, contrairement aux auteurs, qu’ils ne pensent jamais «en chiffres», ni même que leur volonté de recruter de nouveaux spécialistes soit aussi unanime qu’ils le suggèrent.Le vrai problème du CHUM: un manque d’harmonie entre les centres, les équipes et les personnes JEAN PAUL LEFEBVRE Journaliste indépendant et essayiste i==j| outes les religions ont leurs propres rites de T passage de la vie à la mort [.es cultures nationales des différents peuples peuvent aussi avoir adopté des coutumes propres aux traditions de leurs ancêtres.Au Québec, où l’É- glise tenait aussi bien le registre d,es naissances que celui des décès pour le compte de l’État, elle était la seule, jusqu’à tout récemment, à proposer un contenu pour les funérailles.les salons funéraires commencent à se frayer un chemin dans ce marché lucratif.Il y a quelques années, lorsque la populaire comédienne Marie-Soleil Tougas a trouvé la mort dans un accident d’avion, on a voulu lui faire des funérailles grandioses, diffusées en direct à la télévision.Pour la première fois, à ma connaissance, nous avons assisté à de magnifiques funérailles laïques, auxquelles une église av;iit offert l’hospitalité.Cette expérience a suscité beaucoup d’intérêt Plus récemment lors du décès du peintre Jean-Paul Riopelle, il a été décidé de convier les amis et admirateurs de l’artiste à l’église de l’ImmaculéeConception, à Montréal, ce à quoi se sont opposés quelques-uns des cosignataires, avec Riopelle et Borduas, du manifeste anticlérical Refus global, publié en 1948.Ce débat autour des funérailles de Riopelle a fait ressortir le besoin réel, pour les non-croyants, de lieux et de rites ap propriés pour marquer le passage de la vie à la mort En fait pour les adieux à Riopelle, seul le lieu de la rencontre avait un caractère religieux.Quant aux chrétiens qui souhaitent des funérailles à l’église, ils ont aussi un problème, celui de l’utilisation trop généralisée de la messe des morts comme cadre liturgique.Pour les catholiques distants et, à plus forte raison, pour les non-croyants qui y participent pour des raisons sociales, cette liturgie est très peu adaptée.Les communautés chrétiennes devraient manifester plus de créativité.S’il est important que la liturgie reflète la foi de la personne autour de laquelle l’assemblée est réunie, il faut aussi que le rappel de cette foi soit fait dans le respect de la recherche de sens et des valeurs qui habitent l'ensemble des participant^.Ce qui importe, c’est que la vie de l’Église, à tous les niveaux, soit désormais influencée par toute la communauté chrétienne.Jusqu’à maintenant, la culture ecclésiastique, elle-même dominée par l’autorité centrale de la hiérarchie, a barré la route au développement d’une véritable culture ecclésiale.Cet avènement exigerait la participation des trois composantes essentielles de l’Eglise: l'ensemble des fidèles, les ministres ordonnés (formant la hiérarchie) et un troisième groupe, celui des théologiens.Ces spécialistes des questions religieuses, possédant un savoir particulier (que ce soit en théologie pastorale ou dogmatique ou en études bibliques), devraient exercer en permanence le rôle qu'ils ont joué lors du concile Vatican II.Sans avoir fait enquête sur cette question, il me semble que les évêques du Québec ont été plus courageux face aux directives de Rome sur les limites à établir quant à la participation des laïcs à la liturgie qu’ils ne l’ont été dans d’autres domaines.Mais il faudrait aller beaucoup plus loin, en raison du manque de prêtres, d’une part, mais aussi afin que le fossé entre le peuple de Dieu et le clergé soit vraiment comblé.Ceux qui sont déçus de la liturgie vécue dans leur église paroissiale ont un choix à faire: visiter quelques autres paroisses ou inventer leur propre façon de prier.L'ÉQUIPE I) II DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes A l'information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l'information), François Cardinal (actualité municipale), Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d’Avignon (sports)', Paule des Kivières (éditorialiste), Iran Dion.Louis-Gilles Francœur (environnement), Benoît Munger {responsable du site Internet), Josée Boileau, Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé)’, Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt {pages éditoriales, responsable des pages thématiques), Martin Duclos et Christine Dumazet {relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau {photographes) ; à l’information culturelle : Michel Bélair {responsable), Jean-Pierre legault, Stéphane Baillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay (cinéma).Bernard l-amarche (arts visuels); à l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Dominique Reny, Éric Desrosiers, Valérie Dufour, Pauline Gravel, Claude Turcotte; à l’information internationale : Claude l^vesque, Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); A l'information politique : Hélène Buzzetti, Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa), Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; Louise-Maude Rioux Soucy (commis).Di documentation ; Gilles Paré (directeur); Manon Derome, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ KT LE MARKETING.Jacqueline Avril, Jean de Billy, Gyslaine Côté, Marlène Côté.Martin Fournier, Véronique Géraud, Anouk Hurbutt, Christiane Legault, Jacques A.Nadeau, Claire Paquet, Micheline Ruelland, (publicitaires), l^aurence Thériault (directrice adjointe), Manon Blanchette, Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production), Claudine Bédard, Michel Bernatchez, Philippe Borne, Johanne Brunet.Danielle Cant ara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Olivier Zuida.INFORMATIQUE-, Yanick Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE, linda Ihériault (responsable service à la clientèle, distribution et tirage), Hélène Gcrvals, Marie-Eve Sanlerre, (coonùmatrice à la promotion et à la sollicitation), Monique L’Heureux, liai1 (.«chapelle, Raehelle Leclerc.L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des sendees comptables), Céline Furoy, Olivier Lachambre (contrôleur), Ghislaine lüfleur, Claudette Béliveau (adjointe-administrative), Claudine Chevrier, Chantal Rochon, Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). LE DEVOIR, LE VENDREDI 26 JUILLET 2 0 0 2 A 8 L’intérêt pour Internet continue de croître PRESSE CANADIENNE Ottawa — Plus de la moitié des usagers d’Internet à domicile visitaient des sites portant sur l’actualité ou sur l’information gouvernementale en 2001, rapportait hier Statistique Canada En outre, 60 % des ménages s’en servaient pour se renseigner au sujet de la médecine ou de la santé, indique l’agence fédérale.Dans 5,8 millions de ménages (sur 12 millions au pays), au moins une personne naviguait régulièrement, soit 23 % plus de ménages qu'en 2000; entre 1999 et 2000, le gain avait été de 42 %.Dans environ 900 000 foyers, une personne ou plus utilisait Internet à domicile «dans le cadre d’un travail à son propre compte».Chez la moitié des gens, la connexion servait aux jeux pour au moins une personne; de plus en plus de monde l’utilisait aussi pour préparer des vacances, signale-t-on.En comptant tous les lieux de connexion, Statistique Canada arrive à 7,2 millions de ménages dont au moins un membre naviguait à domicile, au travail, à l’école, dans une bibliothèque ou ailleurs.Ce sont là 60 % de tous les ménages, contre 51 % en 2000.De l’échantillon de ménages, 73 % ont répondu qu’au moins une personne faisait un branchement quotidien à domicile, comparativement à 71 % en 2000.Le nombre de foyers où Internet sert au moins sept fois par semaine a crû également de 900 000, soit 27 %, en 2001.Trois usagers sur cinq disent passer 20 heures ou plus par mois à naviguer.Le nombre de ménages faisant 20 heures mensuelles ou plus à domicile a grimpé de 723 000 (25 %).Dans toutes les provinces, en 2001, il y a eu progression de l’usage d’Internet dans l’ensemble des endroits.L’Alberta et la Colombie-Britannique sont en tête, avec une proportion de 65 % de ménages naviguant sur Internet Suivaient dans l’ordre, l’Ontario avec 63,7 %, le Québec avec 53,7 % et le Nouveau-Brunswick avec 52,7 % en 2001.L’agencq calcule cependant que le Québec et l’île-du-Prince-Edouard «affichaient les taux de croissance les plus élevés pour l’accès régulier à domicile».Mais pour une cinquième année de suite, la Colombie-Britannique avait la plus forte proportion de gens y accédant régulièrement à domicile.Au sujet de l’éducation, dans 2,75 millions de ménages l’abonnement à domicile servait en 2001 «comme outil pour recevoir de la formation ou un enseignement formels», écrit l’agence.Les gens l’utilisaient en outre pour fins de recherche dans des projets ou des travaux, «ou encore pour chercher la solution à des problèmes scolaires».EN BREF Mineurs pris au piège (AP) — Neuf mineurs sont pris au piège depuis mercredi par une inondation daps une mine en Pennsylvanie, dans le nord-est des Etats-Unis.Ils ont apparemment percé accidentellement un boyau d’une mine désaffectée qui avait été inondée.Les secours ont entrepris de pomper l’eau dans la mine de Que-creek, située à 90 kilomètres au sud-est de Pittsburgh, a précisé le département de la protection de l’environnement de la Pennsylvanie.«L’eau continue à monter.U s'agit d’une situation très périlleuse», a souligné sa porte-parole, Betsy Mallison.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir peut, à l'occMion, mettre la liste d’adresses de ses abonnés à la disposition d’organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pu recevoir de correspondance de ces oiyanisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.U Devoir est publié du lundi au samedi par 1-e Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, té étage, Montréal, (Québec), H3A :tM9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, B(X), boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Preste Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir, h Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest.I^ival.Envoi de publication — Enregistrement n° 0858.DépAt légal: Bibliothèque nationale du Québec.-* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITÉS MÉDECINS SUITE DE LA PAGE 1 indépendant des médecins comme il a procédé avec sa loi spéciale, «il peut s’attendre à des difficultés très sérieuses avec les médecins du Québec», a prévenu M.Dutil.«Cestsûrque c’est un affrontement», a dit le Dr Dugré.Ce serait une première au Canada C’est aussi contraire à la pratique de la médecine en Amérique du Nord, a-t-il fait valoir.L’indépendance du médecin dans sa pratique est sacrée sur le continent Le Dr Dugré a rappelé que la loi 120 présentée par l’ancien ministre libéral de la Santé, Marc-Yvan Côté, en 1991, visant entre autres à changer le statut du médecin, avait incité les médedns à participer à de grandes manifestations.«Cest me question de principe», a-t-il argué.On peut aisément voir la loi spéciale qui force les médecins à faire leur tour de garde dans les urgences sous peine de sévères amendes comme un prélude au projet de loi que le ministre Legault entend présenter à l’automne.Pour la première fois, ce ne sont plus les médecin^ qui décident où et quand ils travaillent A l'Assemblée nationale, puis lors d’un point de presse, François Ijegault a confirmé qu’il entend mener «une petite révolution» dans le réseau de la santé.Les médecins deviendront des contractuels dont la pratique et la rémunération dans les hôpitaux et au sein des groupes de médecine familiale (GMF) seront encadrées par des contrats signés avec les établissement ou les régies régionales.Le ministre a rappelé que la commission Clair avait fait pareille recommandation.Le système de santé québécois sera enfin «dessiné en fonction des besoins de la population plutôt qu’en fonction des conditions de travail de ceux qui y travaillent», a-t-il soutenu.Croisée hier alors qu’elle montait dans sa limousine, la vice-première ministre Pauline Marois a révélé que le gouvernement caresse depuis longtemps le projet de modifier le statut de travailleur autonome du médecin.Diverses formules de remplacement ont été envisagées.L’objectif du projet de loi présenté à l’automne est simple, selon M.Legault «C’est de se donner des mesures structurantes et permanentes pour mieux répartir les effectifs médicaux entre les établissements et les régions.» Cela suppose une discussion sur le statut du médecin, a dit le ministre, mais il n’écarte pas que d’autres moyens soient également utilisés, comme la régionalisation des enveloppes budgétaires de la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ), une recommandation de la commission Clair que le chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ), Mario Dumont, a reprise à son compte.M.Legault a aussi cité la mise en place des GMF, qui doivent se charger des soins de 75 % de la population d’ici quatre à cinq ans, 24 heures sur 24, sept jour sur sept, l’élargissement des «activités médicales particulières» (AMP), dont le travail dans les urgences est un exemple, et le renforcement des planifications régionales des effectifs médicaux (PREM).Créer un précédent au Canada et même en Amérique du Nord en modifiant le statut des médecins n’effraie pas M.Legault.«Si on est capables d’être plus progressifs, si on est capables d’être à l’avant-garde, tant mieux.» S’il a tenté de minimiser l’opposition des médecins en parlant même A’«ouverture» de leur part, François Legault a reconnu que sa petite révolution sera ardue.«Non, ce ne sera pas facile.C’est un changement majeur qui, de toute évidence, est devenu nécessaire.» «Il est évident que ça change complètement le contexte de la pratique médicale au Québec», estime de son côté le Dr Dutil.«On peut s’attendre à ce qu’un des effets négatifs [de ce changement], ce soit l’exode des médecins, particulièrement des médecins spécialistes mais aussi des médecins omnipraticiens.» REUTERS Aicha El Ouafi, la mère de Zacarias Moussaoui, discute avec des journalistes à sa sortie de la cour, en Virginie, où elle a entendu son fils enregistrer un plaidoyer de non-culpabilité.-5—r- MOUSSAOUI SUITE DE LA PAGE 1 coupable devant la juge Leonie Brinkema dans une apparente tentative d’échapper à la peine de mort Se levant brusquement, le Français avait lancé: «Je veux plaider coupable.Je sais qui a fait les attentats, quel groupe, et qui a participé.Cela m’aidera à sauver ma vie.Je fais serment d’allégeance à Oussama ben Im-den.Je suis membre d’al-Qaïda.» La juge avait alors donné sept jours de réflexion à l’accusé avant de lui écrire personnellement pour lui expliquer les conséquences d’un plaidoyer de culpabilité.Moussaoui aurait pour sa part passé 20 minutes à discuter hier matin avec un professeur de droit criminel de New York et a refusé une offre de la juge de retarder l’audition.Hier, Moussaoui, qui insiste pour se défendre lui-même, a donc une nouvelle fois déjoué tous les pro- nostics.Il pourrait se retrouver désormais face à un jury à l’automne, avec une équipe de procureurs qui a toujours fait part de son intention de requérir la peine de mort.Selon la juge toutefois, le gouvernement ne pourra pas utiliser les aveux d’appartenance à al-Qaïda exprimés par Moussaoui.Après sa virevolte cependant, de nombreux experts s’interrogeaient une nouvelle fois sur la compétence de l’accusé à assurer sa propre défense.Au tout début de l’audition, la juge Brinkema avait rejeté la demande des avocats commis d’office de Moussaoui, que ce dernier a récusés et qui réclamaient que le processus judiciaire soit suspendu afin que le Français subisse une évaluation psychiatrique.Une nouvelle fois, Leonie Brinkema a estimé que Moussaoui était parfaitement capable de comprendre son dossier.FOI SUITE DE LA PAGE 1 d’acheter m édifice de bureaux, où nous avons emménagé.» M.Fuller et son partenaire se sont ensuite orientés vers la vente de livres de recettes.jusqu’à devenir très rapidement l’éditeur le plus important de ce genre d’ouvrage aux Etats-Unis.«Nous en vendions des millions et des millions, raconte-t-il.Et avec les profits, nous achetions tout ce que l’argent peut offrir: de grosses voitures, des milliers d’acres de terrain, des chevaux, de gros bateaux, etc.Nous sommes tous deux devenus très prospères alors que nous n 'avions pas encore franchi le cap de la trentaine!» Mais parallèlement à cet American dream devenu réalité, sa santé et son mariage déclinaient inexorablement.«lorsque J’étais à l'université, j’ai épousé une formidable jeune femme puis, lorsque l’argent a commencé à entrer, je lui ai acheté une grosse maison et une grosse voiture dont elle profitait seule puisque je travaillais jour et nuit.» Arriva ce qui devait arriver: Linda Fuller quitta son mari et déménagea à New York pour refaire sa vie.Cette crise «réveilla» Millard Fuller, qui tenta alors de se réconcilier avec sa femme.Et c’est par la prière et un pèlerinage spirituel que le couple survécut finalement.et que la fortune des Fuller fut dilapidée au profit des plus démunis.Tout a été vendu, tout a été donné aux pauvres, jusqu’au dernier sou.«Nous avons alors été attirés par une petite communauté chrétienne située en Géorgie, la ferme Koinonia, où les membres cherchent des moyens concrets de mettre en œuvre les enseignements de Jésus.C’est là que nous avons rencontré un fervent chrétien du nom de Clarence Gordon, leftmdateur de Koinonia, qui est rapidement devenu notre guide spirituel.C’est lui qui nous a donné l’idée de construire des maisons pour les pauvres » Plusieurs associations ont alors été fondées, toujours selon le même modèle, c’est-à-dire une application de «l’économie de Jésus», selon les mots de Mil-lard Fuller.S’inspirant d'un passage de la Bible (Exode, 22:25), ce dernier a mis sur pied plusieurs programmes sans but lucratif en vertu desquels des prêts étaient consentis sans qu’aucun intérêt ne soit exigé.«La Bible nous enseigne que si on prête de l’argent aux pauvres, il ne faut pas imposer d’intérêt.D'ailleurs, il est intéressant de voir que les trois religions monothéistes les plus importantes, soit l’islam, le judaïsme et la chrétienté, enseignent la même chose.» Les programmes stipulaient aussi que chaque famille devait consacrer du temps à la construction de sa maison et de celles d’autres familles afin de réduire les coûts de construction, de rendre leur fierté aux bénéficiaires et de stimuler le développement de relations positives.Après un passage au Zaïre (actuelle République démocratique du Congo), de 1973 à 1976, voyage au cours duquel les Fuller ont appliqué avec succès leur concept, ils sont retournés en Géorgie pour fonder, dans une vieille grange, Habitat pour l’humanité international.L’idée consistait à construire des maisons avec l’aide de commandites privées puis de les vendre au prix coûtant à des famille dans le besoin.L'argent qui entre ainsi chaque mois est placé dans un fonds de renouvellement afin de financer la construction d’autres logements.«Mon rêve était de construire des maisons partout dans le monde, et c’est ce que nous faisons, dit M.Fuller avec enthousiasme.En 26 ans, Habitat pour l’humanité s’est implanté dans 83pays, a construit 130000 maisons et a ainsi logé 650 000personnes.On construit actuellement me maison à toutes les 26 minutes dans le monde, soit environ 20 OOO maisons par année.» À Toronto, des maisons de trois chambres à coucher (1050 pieds carrés) se vendent entre 100 000 $ et 130 000 $.Et la famille bénéficiaire peut prendre de sept à trente ans pour rembourser l'hypothèque, période durant laquelle, répétons-le, aucun intérêt n’est prélevé.Dans le cadre de la Journée mondiale de la jeunesse G MJ), des dizaines de jeunes pèlerins poussent à la roue chaque jour en aidant l’organisme de M.Fuller à construire un bungalow accessible aux fauteuils roulants.Le projet, qui voit le jour au parc Downs-view lands, est présenté comme «le principal projet social» de l'événement las mauvaises langues disent que c’est le seul.CHRIST SUITE DE LA PAGE 1 le délire des fidèles venus l’admirer.La foule rassemblée a été estimée à environ 400 000 personnes par la station radiophonique 680 News de Toronto.Les JM-Jistes sont environ 207 000.Habituellement le site Exhibition Place leur est réservé, mais hier, pour cette occasion spéciale, tous pouvaient se procurer des laissez-passer pour y avoir accès.La JMJ regroupe des participants venus de 172 pays.La cérémonie d’accueil du pape s’est ouverte avec un défilé de jeunes arborant leurs couleurs nationales.«Chers amis, à votre envie de jeunes désirant être heureux, le vieux pape, chargé d’années mais encore jeune de cœur, répond par une parole qui n’est pas la sienne, a alors déclaré Jean-Paul II.C’est une parole qui a résonné il y a 2000 ans.Nous l’avons de nouveau entendue ce soir: “Heureux.” La parole clé de l’enseignement de Jésus est une annonce de joie: “Heureux.”» Le «vieux pape» de 82 ans, malade depuis des années, affaibli par une vie de dur labeur, semblait relativement en forme, du moins davantage qu’au cours de certaines.cérémonies publiques tenues ces derniers mois.À son arrivée en sol canadien, lundi, il avait surpris en descendant à pied l’escalier d’accès à l’avion.Hier soir, le pape, assis, le haut du corps courbé, a pu prononcer seul toutes les parties de son long discours.L’ensemble portait essentiellement sur les Béatitudes.Dans le Nouveau Testament Jésus proclame les «béatitudes» dans le Serment sur la montagne (M, 5,3-11; Le, 6,20-23), dont un extrait a été lu à la foule hier.Les Béatitudes promettent le Royaume de Dieu et le bonheur parfait aux pauvres, aux humbles, à ceux qui pleurent et à ceux qui recherchent la justice.«Chers amis, l’Église aujourd’hui vous regarde avec confiance et attend que vous deveniez le peuple des béatitudes, a dit Jean-Paul IL Heureux êtes-vous si vous êtes comme Jésus, pauvres de cœur, bons et miséricordieux; si vous cherchez ce qui est juste et droit; si vous avez un cœur pur, si vous êtes un artisans de paix, si vous aimez et servez les pauvres.Heureux êtes-vous!» Le pape a ensuite répété plusieurs fois un appel à la jeunesse afin qu’elle suive Jésus dans cette voie de salut.«Jésus seul est le maître véritable, a-t-il déclaré.Jésus seul propose un message qui ne change pas mais qui répond aux attentes les plus profondes du cœur de l’homme.[.] Jeunes qui m’écoutez, répondez au Seigneur avec un cœur fort et généreux! Il compte sur vous.N’oubliez pas: le Christ a besoin de vous pour réaliser son projet.» Le français, l’anglais, le portugais et l’espagnol, les quatre langues des Amériques, mais aussi l’italien et le polonais ont été utilisés par le pape polyglotte.La cérémonie a débuté à 16h et a duré trois heures.Jean-Paul II est finalement retourné sur Tile Strawberry, où il poursuit ses vacances avant les rassemblements du week-end, programmés sur un autre site, au nord de la cité.La JMJ va culminer avec la messe dominicale, où plus d’un demi-million de personnes sont attendues, l’événement étant cette fois ouvert à tous, jeunes et vieux.Le souverain pontife s’envolera ensuite pour le Guatemala dans le cadre de son 97' périple à l’étranger.Pèlerins mais pas moins dragueurs pour autant PRESSE CANADIENNE Toronto — Carlos Gomez n’a pas fait le voyage du Mexique au Canada seulement pour avoir l’occasion de voir le pape.Il est aussi venu ici pour assister à des scènes comme celle que l’on pouvait voir mercredi au parc des Expositions, où deux jeunes filles vêtues de bikinis, Jenni-Anne Lane et Jessica Reinhardt, pataugeaient joyeusement dans une fontaine.Lorsqu’elles sont sorties de l’eau, Carlos leur a fait du charme pour obtenir leur numéro de téléphone et leur adresse de courrier électronique.Il a ajouté leurs noms à ceux des jeunes filles d’une demi-douzaine de pays qui garnissaient déjà son carnet «Carlos a de la chance aujourd’hui», a-t-il déclaré, Vair ravi.Cette rencontre n’est pas inhabituelle.Même si de nombreux pèlerins participant à la Journée mondiale de la jeunesse affirment être chastes, plusieurs avouent que le sexe n’est pas loin de leurs préoccupations.Les organisateurs ont recommandé aux bénévoles d’éviter de se toucher, sauf pour se donner une poignée de main.Ils ont décrété un couvre-feu à Ih, et la plupart des participants dorment dans des sous-sols d’église ou dans des gymnases, des lieux peu favorables aux tendres épanchements.Les pèlerins sont inondés de dépliants à saveur religieuse.Le feuillet sur «l’amour pur» distribué mercredi condamne l’homosexualité, la pornographie, la contraception, les relations sexuelles avant le mariage, les baisers passionnés, les caresses, le fait de «s’étendre ensemble» et les vêtements immodestes.Ce qui est le plus fascinant chez une femme est sans doute le mystère de sa féminité, y lit-on.«Des vêtements modestes permettent de préserver ce mystère.» Ces conseils n’ont pas semblé émouvoir outre-mesure les dizaines d’adolescents qui s’en donnaient à cœur joie dans la fontaine située derrière la scène où le pape a fait son apparition hier.Vêtue d’un bikini bleu orné de palmiers, Jessica Reinhardt, 17 ans, dit que la rencontre à caractère religieux est pour elle une occasion de sortir de sa ville du sud de l’Ontario.«Nous avons laissé tomber la messe pour aller dans un centre commercial», dit-elle.Ailleurs à Toronto, François Polverelli fait quelques savantes culbutes sur le trottoir, accompagné des cris d’encouragement de quelques jeunes admiratrices.«Est-ce que j’utilise un condom?», demande le jeune Parisien de 19 ans.«Bien sûr que si.U pape dit de ne pas le faire.Mais nous, les humains, sommes des pécheurs.Alors j'utilise le condom.» Plusieurs autres pèlerins affirment que les liens d’amitié qu’ils créent sont platoniques.Ils échangent des adresses électroniques en espérant trouver des correspondants.«Les gens qui ne sont ici que pour le sexe ne devraient pas être ici», lance Julia Fox, âgée de 17 ans, de Philadelphie.Erin Plank, qui l’accompagne, affirme qu’il n'y a aucun mal à chercher un mari.Une de ses amies a déjà reçu une demande en mariage depuis son arrivée.
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