Le devoir, 28 août 2006, Cahier A
F GAZA ACTUALITÉS Un CR J de Bombardier s’écrase au Kentucky : 49 morts Page A 4 î V-*- ?w w w .1 e d e v o i r.c o ni ?Les deux journalistes de Fox News sont libérés Page B 1 LE DEVOIR V o L .X C V I I N 19 4 ?LE LUNDI 28 AO Ü T 2 O O »î 8 8 O + TAXES» 1 $ Nasrallah fait un mea-culpa Le FFM rend hommage à Bruno Ganz PEDRO RUIZ I.K DEVOIR «Je cherche la poésie des personnages, dit Bruno Ganz.Les héros qui ne sont pas aspirés par la normalité sont toujours plus intéressants que les autres.Je ne veux pas dire qu’Hitler ait été poétique, mais bizarre, à coup sûr.» Entre l’ange, la bête et l’errant «Si [avais su que la capture des deux soldats israéliens aurait déclenché pareille guerre, je ne l’aurais pas fait» Beyrouth — La Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), qui devrait rapidement bénéficier de renforts européens, a reçu hier des assurances du chef du Hezbollah, à la veille de l’arrivée à Beyrouth du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan.Des ques-tio ns-clés subsistent ce-pendant quant au contrôle des frontières du Liban avec les deux pays voisins, Syrie et Israël.Hassan «La résis- Nasrallah tance [le Hezbollah] sera un soutien pour l’armée libanaise et il n’y aura pas de problème avec la FINUL tant que sa mission n'est pas de désarmer la résistance», a affirmé Hassan Nasrallah à la télévision privée libanaise MTV.•Il n'y aura pas de présence armée du Hezbollah au Liban sud.Si des soldats de l'armée libanaise rencontrent un homme armé au Liban sud, ils auront le droit de le désarmer», a-t-il ajouté.Le dirigeant chiite a en outre déclaré que des négociations indirectes avaient commencé par l’intermédiaire du président du Parlement Nabih Berri pour un échange de prisonniers eptre Israël et son parti, ce que l’État hébreu a démenti hier soir, selon la radio publique israélienne.Nasrallah a par ailleurs déclaré que des •contacts» avaient été noués pour engager des négociations sur un échange de prisonniers entre le Hezbollah libanais et Israël.VOIR PAGE A 8: NASRALLAH ODILE TREMBLAY Une humanité, une simplicité aussi, et ce type de visage caméléon qui se prête à tous les contours psychologiques.Allez vous étonner que Bruno Ganz ait pu pénétrer la peau de l'ange comme celle du démon.Dans Les Ailes du désir de Wim Wenders, il fut en 1987, cet ange amoureux d’une trapéziste à Berlin, qui troqua ses ailes pour un amour humain.En 2004, il incarna l’Hitler de fin de vie dans La Chute d’Oliver Hirschbiegel.Passant du blanc au noir.Le FFM consacrait hier un hommage au grand acteur suisse.Coup de chapeau qui nous vaut la rencontre avec ce brillant interprète, étoile des plateaux et de$ planches.A quoi carbure ce comédien culte?«/e cherche la poésie des personnages, précise-t-iL Les héros qui ne sont pas aspirés par la normalité sont toujours plus intéressants que les autres.Je ne veux pas dire qu 'Hitier ait été poétique, mais bizarre, à coup sûr.» Ce Zurichois est né en 1941 dans un milieu modeste.Ses étranges goûts artistiques laissaient d'ailleurs ses parents perplexes.Le théâtre fut sa passion première, tôt embrassée, jamais abandonnée, malgré le succès à l’écran.la vraie poésie, Bruno Ganz révèle la trouver dans un théâtre vide, où rien n’existe encore, mais où tout demeure possible.L’acteur entre en scène, ca pable à lui seul de créer un univers.*// n’a qu’à prétendre "je suis une montagne’’, et l’illusion peut devenir réalité.» VOIR PAGE A 8: GANZ GARDERIES PRIVEES Québec menace de couper les vivres Pas de services de garde à deux vitesses, prévient la ministre Théberge: les contrevenants pourraient perdre leurs subventions JOCELYNE RICHER Québec — Malgré la vive opposition des garderies privées, le règlement prohibant la surfacturation des services de garde à 7 $ sera appliqué dès le jeudi 111 août.Les garderies qui tenteront de contourner le règlement, en demandant aux parents une contribution supérieure à 7 $, s'exposent à la perte de leurs subventions.«Le règlement, on va l’appliquer.Il est là pour tout le monde.On va l'appliquer», a assuré la ministre de la Famille, Carole Ihéberge, hier, lors d'une entrevue â la Presse Canadienne.C'est la première fois que la ministre réagit au mouvement de contestation orchestré par l’Association des garderies privées, qui a entrepris un recours judiciaire en Cour supérieure la semaine dernière, en vue de faire invalider le règlement controversé ou, à tout le moins, de préciser comment il convient de l’interpréter.Ijes contrevenants seront rappelés à l’ordre et, s’ils n'obtempèrent pas, Guélxs leur coupera les vivn-s.Pour chaque enfant ayant une plac e à contribution réduite, Québec ajoute en moyenne 33 $ aux 7 $ par les parents chaque jour.•Ily aura une vérification des faits et un échantillonnage de sanctions qui peuvent s’appliquer Mais je ne souhaite pas qu ’on en arrive là», dit la ministre, qui a fait adopter le règlement en vue de préserver le caractère univers*'! du servie*'.VOIR PAGE A s GARDERIES Carole Théberge CARLOS BARRIA REUTERS Un an après le passage de Katrina, le nettoyage des débris laissés par la tempête et les inondations n’est pas terminé.Katrina, l’ouragan qui a soufflé l’Amérique Habitants dépressifs, quartiers dévastés, réfugiés éparpilles dais tout le pays.Ijn an apres le passage de Katrina sur la côte sud des Etats-Unis, la région reste traumatisée par un ouragan qui a fait plus de 1500 morts et des centaines de milbers de déplacés, révélant la profondeur des fractures sociales et l'incompétence des autorités jusqu'au plus haut niveau.¦ Nos informations en page B 2 ¦ État d’alerte en Floride et en Louisiane à l’approche d'Emesto, le premier ouragan de la saison, page A 2 I X D E X sr .Annonces — B 5 Av» publics .B 2 Convergence B 6 Culture B 8 Décès-BS Économie.AS Éditorial —A6 Idées___»___A 7 Météo ______B2 Monde.B 1 Mot» croisés B4 Ret&on» .BS Sudoku______B 4 Télévision B7 Passé négligé Les publicités murales, un patrimoine en perdition Le démantèlement possible du néon lumineux «Farine Five Roses» qui surplombe l'autoroute Bonaventure à l’entrée de Montréal a alimenté dans les dernières semaines la controverse entourant la délicate question de la préservation du patrimoine industriel et commercial de la métropole.Il a aussi relancé le débat sur la sauvegarde des enseignes lumineuses, mais aussi des publicités murales qui dépérissent dans le paysage urbain, et ce, dans la plus grande indifférence, déplorent plusieurs gardiens de la mémoire collective.FABIEN DEGLISE C'est un beau clin d’œil.C’est un baiser sur la ville.» Les yeux posés sur l'immeuble Bhunenthal’s planté au cœur de l'ilot Balmoral à Montréal, Denis Paquet, un statisticien de Québec, a le visage plein de lumière et le débit de mots incontrôlable pour commenter le spectacle qui s’offre à lui.•Mémoire».•Valorisation» •Histoire».Dominant la Place des arts, sur le côté est du bâtiment la réclame du magasin des freres BhimenthaL qui avait pignon sur la rue Sainte-Catherine, coin Jeanne-Mance, à une autre époque, semble disparaître, comme aspirée par le mur de brique qui l’a fait rayonner pendant plusieurs décennies.Ne laissant aux passants un brin tète en l’air qu’un évanescent •good clothes» et un •nothing else» qui rappellent l’époque où ce commerce de vêtements -pour hommes et garçonnets» attirait les foules.•Nous sommes devant un bout d’histoire de la vie culturelle et commerciale de Montréal, lance le jeune homme.Et ce mur est en train de nous la murmurer».sans que vraiment les gens tendent l’oreille pour écouter, déplore au passage ce passionné de VOIR PAGE A 8: PASSÉ T» MANDEZ VOS» *»AQUFTS A l fcTTE POR1I DE LA ÉAClME LÎMITI2E JACQUES SAJif.AI II DEVOIR Bout d'histoire de b vie commerciale de Montréal, rue de la Commune.Pré» d'une cinquantaine de murales méritent d’être sauvées, affirme Denis Paquet JACQUES GRENIER LE DEVOIR Pierre Sané, soua-directeur général à 1TJNESCO L'IMTRKVUR Se mobiliser contre la pauvreté Le sous-directeur général du secteur des sciences sociales et humaines de (’UNESCO à Paris, Pierre Sané, poursuit le même objectif que lorsqu’il était secrétaire générai d’Amnesty Internationa): le respect des droits de la personne.Et un problème mondial le préoccupe particulièrement, la pauvreté', qui constitue selon lui une violation des droits de i’indhidu.BRIGITTE SAINT PIERRE Les Etats ont des obligations qui découlent des traités internationaux en matière de droit» économiques, sociaux et culturel»; ils doivent tain- en sorte qu’aucun entant ne soit exclu de fécole, que le droit k la santé devienne une réalité et que le droit au logement a b sécurité sociale ri au minimum vital soil respecté.tait valoir Herre Sané, qui était récemment de passage a Montréal pour le 1ÜP c ongres annuel de rAmerican Sociological Association »Si tous ca droits sont respectés.dit-iL on peut mettre fin a la pauvreté VOIR PAGE A 8 PAUVRETÉ LE DEVOIR, LE LUNDI 28 AOÛT 2 0 0 6 •LES ACTUALITES* Caraïbes L’ouragan Ernesto se fait menaçant Le gouverneur Jeb Bush a décrété l’état d’urgence en Floride Miami — La tempête tropica- «Ernesto pourrait devenir un Aux États-Unis, le gouverneur le Ernesto a forci hier au ouragan potentiellement dange- Jeb Bush a décrété hier l'état d’ur- point de devenir le premier oura- reux en traversant la mer des Ca- gence en Floride, en raison de la gan de la saison, avec des vents raïbes et le golfe du Mexique», a menace représentée par l’ouragan de l’ordre de 120 km/h, a fait sa- expliqué le météorologue Jack Ernesto.Plus tôt, les touristes ont voir le Centre national américain Beven dans un bulletin diffusé été invités à quitter l’archipel des des ouragans.samedi par le Centre américain Keys, au sud de la Floride.L’ouragan se situait dans la mer des ouragans.A La Nouvelle-Orléans, Kath- des Caraïbes, à environ 185 km au Une alerte à l’ouragan a été lan- leen Blanco, gouverneure de sud-sud-ouest de la capitale haï- cée pour la côte sud de Haïti.La Louisiane, avait déclaré samedi, tienne Port-au-Prince, et a été clas- Jamaïque, les îles Caïmans et à l’approche du premier anniver- sé dans la catégorie 1 sur l’échelle Cuba se sont placés en état de vi- saire de l’ouragan dévastateur de Saffir-Simpson, qui compte gilance à l’approche à'Ernesto.Katrina, que toute la côte était cinq niveaux d’intensité.Des , en état d’alerte.Les météoro- pointes de vent soufflant à Etat d’alerte logues affirment toutefois que la 120 km/h ont été enregistrées en Louisiane route actuellement empruntée hier dans la matinée.Jusqu’à 50 cm de pluie pour- par l’ouragan ne devrait pas pas- Selon les météorologues améri- raient tomber sur certains sec- ser par la Nouvelle-Orléans, cains, Ernesto pourrait forcir enco- leurs de l’île d’HispanioIa, que se Lors d’une conférence de pres- re et être classé dans la catégorie 2 partagent Haïti et la République se, Mme Blanco a rendu homma- avant même d'atteindre aujourd'hui dominicaine.Ernesto devait frôler ge au corps de Génie de l’armée les côtes de Cuba.Un ouragan de la pointe sud ouest d’Haïti hier américaine pour le travail qu’il catégorie 2 équivaut à des vents après-midi, et la côte sud est de avait accompli depuis un an pour soufflant entre 155 et 177 km/h, Cuba ce matin.réparer les digues, mais elle a qui peuvent provoquer des dégâts Des centaines de Jamaïcains ajouté qu’il restait encore beau- modérés.Il pourrait atteindre la ca- ont littéralement dévalisé les coup à faire, tégorie 3 (vents soufflant jusqu’à rayons des supermarchés avant Le 29 août dernier, l’ouragan de 185 km/h) en progressant au de gagner des abris.I^es autorités catégorie 3 Katrina avait dévasté contact d’eaux plus chaudes, dans cubaines s’apprêtaient pour leur La Nouvelle-Orléans et fait envi- le golfe du Mexique, où se trouve part à évacuer la ville de Cocodri- ron 1500 morts, le quart de la production américai- lo, sur l’île de la Jeunesse, au sud ne de pétrole et de gaz.de l’île de Cuba.Agence France-Presse '1 ^ | CLAUDIA DAUT REUTERS À La Havane comme dans beaucoup d’autres villes côtières, hier, les Cubains faisaient des rovisions de pain en raison du danger constitué par l’approche du premier ouragan de la saison, aptisé Ernesto.IL N'Y A RIEN COMME L'EXPÉRIENCE RDI SOURCE D’INFORMATION WWW.RADICXANADA.CA/NOUVELLES LE DEVOIR.LE L T N D I 28 A O Ü T 2 O O « \ ;i 1 CTUALITES Les professionnels immigrants se recoupent Une fondation veut venir en aide aux nouveaux arrivants québécois qui ne trouvent pas de travail dans leur domaine de compétence LI S A- MARIE G E R V AI S Afin d’accélérer les équivalences de diplôme et forcer les gouvernements à s’attaquer au problème du sous-emploi au sein des communautés culturelles, des immigrants «qualifiés» québécois prennent leur destinée en main.Lancée officiellement vendredi dernier, la Fondation pour l’intégration professionnelle et politique des immigrants (F1PP1C) offrira une tribune permettant la réflexion et l’accomplissement d’actions concrètes pour venir en aide à des milliers de nouveaux arrivants recrutés sur la base de leur diplôme et qui peinent à trouver du travail dans leur domaine.Des médecins devenus préposés aux bénéficiaires, des avocats balayeurs de rue ou encore des ingénieurs chauffeurs de taxi.La situation paraît absurde, mais elle est pourtant bien réelle pour nombre de professionnels immigrants.Le problème ne date pas d’hier, certes, et c’est pourquoi il est grand temps de le résoudre, estime Willy Louis, le fondateur de la FIPP1C.«/e ne peux pas donner de chiffres précis, mais je dirais qu'il y a plus de 90 % des nouveaux arrivants qui ne trouvent pas de travail dans leur domaine de compétence.Ceux qui y parviennent ont de la chance.ou beaucoup de contacts personnels», a indiqué cet avocat militant d’origine haïtienne.Pour éviter ce «gaspillage de ressources humaines», l’organisme préconise la mise en place d’un mécanisme efficace de reconnaissance et d’attribution des titres aux professionnels formés à l’étranger et la création d'un conseil permanent de suivi et d’évaluation de l'application du quota d'embauche en faveur des minorités visibles, a indiqué Willy Louis.Selon lui, à peine 2 % des emplois de la fonction publique sont détenus par des immigrants par rapport au quota de 10 % établi il v a dix ans.Trouver du travail : un défi Arrivé au Quebec il y a quatre ans, M.Louis, qui avait d'abord cherché du travail dans des domaines en lien avec sa formation en droit, s’était heurté à des refus sous prétexte qu’il était surqualifié.«Mais on me renvoyait aussitôt à des emplois de manufactures.J’étais normalement surqualifié, mais pas pour des boulots en dessous de mon niveau de competences», a déploré M.Louis, qui travaille main- Des médecins devenus préposés aux bénéficiaires, des avocats balayeurs de rue ou des ingénieurs chauffeurs de taxi.tenant dans un bureau d’avocats après avoir finalement fait reconnaître ses acquis devant un comité du Barreau du Quebec.«On nous demande d’avoir de l'expérience canadienne ou québécoise.Mais l'expérience.ça s'acquiert, ça ne s'achète pas dans un centre commercial».a-t-il ajouté.Guy Bernadette a eu moins de chance.Diplômé de l'École polytechnique de Montréal en génie civil, cet Haïtien d'origine était retourné dans son pays natal à la fin des années 1970, faute d’avoir pu trouver du travail.De retour au Québec en 2003 après 20 ans d’absence, l’homme de 55 ans s’est heurte au même problème de sous-emploi et a dù retourner sur les bancs d’école pour faire une seconde maîtrise, cette fois en génie de la construction à l'Ecole de technologie supérieure (FTTS).«Je suis une voit qui en représente beaucoup d'autres, a dit ce père de deux enfants, imite à témoigner lors du lancement de la F1PPIC.J'ai même suivi un cours de recherche d'emploi pour m ’aider à trouver un travail», a-t-il ajouté en précisant qu’il garde bon espoir même s'il n’a toujours rien trouvé.Grâce à la Fondation, M.Louis entend ainsi faciliter le dialogue avec les autorités fédérales et provinciales concernées, les ordres professionnels et les associations patronales pour les amener à une meilleure compréhension du problème.Mais, surtout, il compte convaincre les immigrants issus de toutes les «com- munautés visibles» de s’engager davantage politiquement.«II faut que ces gens apportent leur propre lecture des choses et qu’ils se fassent membres des différents partis politiques pour que ceux-ci puissent s'inspirer de leur vécu dans l'élaboration de leur programme», a expliqué M Louis.Dans la foulée des promesses du gouvernement libéral concernant la reconnaissance des acquis des immigrants, la ministre de l’Immigration du Québec.Lise Theriault, mettra un terme demain à sa tournée québécoise entreprise le V) août dernier afin d'inciter les Québécois de toutes origines à participer à une consultation publique sur la lutte contre le racisme et la discrimination qui fera l'objet d'une commission parlementaire à la mi-septembre.Le Devoir Industrie forestière Québec n’écarte pas une aide d’urgence RÉMI NADEAU Québec — Le gouvernement québécois n’écarte pas la possibilité d'accorder une aide financière d'urgence à certaines entreprises durement touchées par la crise du secteur forestier.Interrogé à la suite de sévères critiques à son endroit, le ministre des Ressources naturelles.Pierre Corbeil, a indiqué que le gouvernement évaluait les cas des entre prises qui se trouvent dans une situation particulièrement délicate.«Je ne veux pas nommer une entreprise ou une autre.Nous allons regarder toutes les possibilités pour aider, pendant une période difficile, une entreprise dont le fondement est sain mais qui traverse une conjoncture particulière», a-t-il dit lors d’une entrevue à NTR, vendredi.M.Corbeil a toutefois souligné que les finances publiques ne permettaient pas la création d’un programme d'aide supplémentaire d’urgence pour l’ensemble du secteur forestier.Alors que les partis d’opposition et les centrales syndicales réclament sa démission, il dit consacrer toute son énergie à la résolution de la crise.Il indique que Québec pourrait apporter des changements au plan d'aide de 925 millions de dollars sur quatre ans, adopté en mars dernier, pour soutenir les entreprises et les travailleurs.Discussions avec Ottawa Il admet que les discussions avec Ottawa pour l’octroi de financement en vue du reclassement de travailleurs âgés n’ont pas encore donné les résultats souhaités.Par ailleurs, si la réduction de 20 % de la possibilité forestière décrétée par le gouvernement a fait mal à l'industrie, le ministre indique qu’il n’a pas de contrôle sur d’autres facteurs, dont la chute du prix du boisd’œuvre et la faiblesse de la demande.Les syndicats, le Parti québécois et l’Action démocratique ont tout à tour sévèrement blâmé Pierre Corbeil pour sa gestion du dossier.Ils avancent que les mesures proposées jusqu'ici par le gouvernement ne sont pas adaptées aux besoins de l’industrie.Presse canadienne H- en bref Le lancement d1 Atlantis reporté Cap Canaveral — La NASA a reporte pour la seconde fois d'au moins 24 heures le lancement de la navette spatiale ,4dû»i£ù pour vérifier le bon fonctionnement du pas de tir frappe vendredi par la foudre, a anntmee hier F agence spatiaJe américaine.La NASA prévoit de lancer Afio «fis demain a I5h41 au mffieu d’une fenêtre de tir de dix minutes.Ce nouveau report qui était attendu, intervient dors que le cydone Emesto se dirige désormais vers le sud des Efats-L ms et pourrait frapper la Floride dans le courant de la semaine prochaine, selon les dernieres prévisions mé-teorologiques.- AFP Élue samedi La nouvelle chef du Parti vert / se présentera en Nouvelle-Ecosse JENNIFER D1TCHBURN Ottawa — La nouvelle chef du Parti vert a fait savoir hier qu’elle serait candidate dans Iq circonscription de Cap Breton-Canso, en Nouvelle-Écosse, à l’occasion des prochaines élections fédérales.Elizabeth May a déclaré quelle entrevoyait plusieurs occasions de faire élire les premiers candidats du parti à ces élections, en particulier sur llle de Vancouver.Mais l'un de ses principaux objectifs immédiats est de s'assurer que son parti soit représenté au cours des débats télévisés des chefs, lors de la prochaine campagne électorale.«Plusieurs ont été déçus que notre parti ne soit pas inclus dans les débats des chefs à la dernière élection fédérale, a-t-elle déclaré.La prochaine fois, ce sera au Parti vert de convaincre la population et les médias que notre voix doit être entendue, avant même que l’élection ne soit déclenchée.» Entre-temps, Mme May a l’intention d’assister à la période des questions sur les balcons publics de la Chambre des communes, dès la reprise de la session.Elle pourra ensuite rencontrer les journalistes pour donner ses réactions.Mme May a été élue chef du parti samedi dans une victoire décisive en allant recueillir 65 % des voles des délégués.Son principal adversaire, David Chernu-shenko, a obtenu 33 % des voix.Elizabeth May est une militante environnementale bien connue et a été directrice du Serra Club du Ca- nada pendant des années.Dans les années 1980, elle avait été conseiüère au cabinet du ministre conservateur de l’Environnement.Mme May, qui est âgée de 52 ans, est actuellement la seule femme à diriger un parti politique fédéral.Candidats connus la nouvelle chef du Parti vert entend recruter des personnalités bien connues pour la prochaine élection.«Si l'on peut à la fois recruter des candidats et des conseillers, des gens favorables aux politiques du Parti vert, qui proviennent de différents secteurs — affaires, commerce, syndicats et Premières Nations — les Cana diens verrtmt que notre parti repose sur un large consensus d’opinions», a-t-elle expliqué, hier, à la clôture du congrès au leadership.Créé en 1983, le Parti vert a présenté des candidats dans toutes les circonscriptions du pays, lors des deux dernières élections, mais n'a jamais pu faire élire un seql député.A la dernière élection, les Verts ont obtenu 664 000 voix, soit environ 4,5% du vote total exprimé.A l’élection de 2(XM, ils avaient obtenu 582 (XX) voix, soit 4,3 % du vote.En dépassant le seuil de 2 % de votes exprimés, le Parti vert peut désormais compter sur un financement fédéral, ce qui veut dire 1,75 $ pour chaque vote obtenu, soit plus de 1 million de dollars en aide.Presse canadienne Recrutement de nouveaux soldats Les autorités militaires ont réduit certaines vérifications de sécurité ALISON AULD Halifax — Les autorités militaires canadiennes ont réduit certaines des vérifications de sécurité auxquelles elles procèdent avant l’embauche de recrues et elles songent à assouplir d'autres règles de sécurité afin d’accélérer le recrutement et d’atteindre leurs objectifs à ce chapitre.Les militaires ont récemment obtenu une exemption du Conseil du trésor leur permettant de réduire la période de temps couverte à l’occasion de la vérification des antécédents d’un candidat selon des responsables du ministère de la Défense nationale.Par exemple, la vérification des antécédents d'un candidat qui se serait vu attribuer un niveau d’autorisation de sécurité «secret» portait auparavant sur les dix années précédentes.Cette même vérification ne couvre maintenant plus que les sept dernières années.La majorité des membres des Forces ont un niveau d’autorisation de sécurité «confidentiel», qui nécessitait auparavant une vérification des antécédents des dix dernières années, période désormais réduite de moitié.«Il s'agit d'un risque acceptable compte tenu du nombre de vérifications que nous faisons», a affirmé le lieutenant-colonel David Shuster, officier de sécurité au ministère de la Défense nationale, au sujet de la modification de politique en vigueur depuis des mois.•De toute évidence, nous avons un défi vraiment sérieux à relever parce que nous voulons augmenter le recrutement, mais nous ne vou- lons pas accentuer le niveau de risque en acceptant des gens plus rapidement», a-t-il ajouté.Les responsables militaires ont également assoupli une autre enquête de sécurité à laquelle ils procèdent parce qu’elle est susceptible de provoquer de longs délais de traitement dans le cas des candidats ayant passé du temps a l’extérieur du Canada.Dans un rapport obtenu par le Presse canadienne, le général Rkk Millier, chef d'état major de la Défense, recommande d’assouplir le processus d évaluation de§ candidats ayant séjourné aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et dans l'un des 16 pays de l’OTAN avant d'avoir fail leur demande d’emploi dans les Forces.Presse canadienne Un jeune Québécois champion de maths I ISA MA R ! E GER V A I S Pour la première fois de son histoire, le Championnat international des jeux mathéma tiques, qui s'est tenu à Paris les 25 et 26 août derniers, a couronné un jeune Québécois de Montréal qui a remporté la première place dans la catégorie réservée aux jeunes de 4' et 5' année du primaire.Age d’à peine 11 ans, la jeune «bosse des maths» d’origine russe, André Zlotchevski, a obtenu la note parfaite lors des doux épreuves qui l’ont fait se mesurer à 50 jeunes champions issus d’une quinzaine de pays de la francophonie.«C’est la première fris qu'un jeu ne du Québec réussit aussi bien II n 'y avait jamais ru de présence québécoise dans le top cinq de ce concours international», a souligné fièrement le directeur technique de l’Association québécoise des jeux mathématiques, Sébastien Si tnard, en précisant que le Québec participe au concours depuis près de dix ans.«C'est flatteur pour le Québec et notre association.* Un autre as du calcul, Emile Brassard-Goudreau de Boischâ-tel, a obtenu la 5' place dans la catégorie regroupant des jeunes de 6' année et de première secondaire, ayant résolu a la perfection tous les problèmes logiques de l’épreuve.Certaines de ces énigmes, souvent présentées sous forme de mises en situation, jxmr-raient se comparer au populaire jeu japonais Sudoku, a expliqué M.Simard.Ii.-s étapes préliminaires de cette finale du 20' Championnat international, qui s’adresse à des jeunes du primaire et du secondai- t RI 01 KU (.OIIRDI' AU1 André Zlotchevski re, ont vu participer plus de 5000 élèves de partout au Québec.«L'important, ce n 'est pas de créer des prodiges, mais de faire la promotion des mathématiques comme activité ludique chez les jeunes d’âge scolaire, pour qu'ils voient que ça peut être intéressant de se creuser la tète pour résoudre des.problèmes, a indiqué M.Simard-! Les jeunes qui ne sont normale* ment pas doués en la matière peu« vent très bien réussir ce genrÀ d'épreuves qui font appel à la loJ, gique», a-t-il ajouté.L’Association québécoise des jeux mathématiques est actuelle-, ment en pourparlers pour qu’en* 2 CONOMIE '4r Desrosiers Le monde à l’envers C’est le monde à l’envers.Aussi loin que l’on puisse se souvenir, le défi a toujours été de permettre au plus de gens possible de se trouver un emploi.Mais, d’ici peu, c’est le contraire qui se produira, et le problème sera d’aider le plus d’entreprises possible à se trouver des employés.n regardant l’Alberta, c’est l’avenir du Canada que l’on regarde, affirmait la semaine dernière le Globe and Mail dans un dossier sur le sujet.Pas que les chapeaux de cow-boys seront biçntôt à la mode à Montréal, ni que l’île-du-Prince-Edouard abandonnera la culture de la pomme de terre pour l’exploration pétrolière.C’est plutôt de pénurie de main-d'œuvre qu’il est question.Chauffée à blanc par l’explosion de son secteur énergétique, l’économie albertaine est paradoxalement mise aujourd’hui en difficulté avec son taux de chômage qui n’est plus que de 3,6 %, comparativement à 6,5 % en Ontario et à 8,1 % au Québec.Illustration de ce qui pourrait bien attendre le Canada, ainsi que plusieurs pays développés, lorsque le choc démographique les aura frappés de plein de fouet, la province de l’Ouest craint maintenant l’asphyxie si elle ne trouve pas rapidement les bras et les tètes qui lui manquent pour poursuivre son ascension.Ce n'est pas d’hier que des économistes sonnent l'alarme sur les conséquences désastreuses que pourraient avoir sur l'économie québécoise et canadienne notre faible taux de natalité et l’imminent départ en masse des baby-boomers à la retraite.On parle souvent du manque de main-d'œuvre qualifiée dans des secteurs de pointe, comme l'aérospatiale, l'électronique et la plasturgie, mais aussi dans certains corps de métiers dans le domaine de la construction, des mines ou de la mécanique.Le problème risquerait toutefois de s’étendre aux autres secteurs de l'économie, et mettrait déjà en difficulté le monde de l’hôtellerie, de l’industrie du tourisme et du commerce au détail.L’Allemagne et l’Italie ont montré comment uné pénurie de main-d’œuvre qualifiée pouvait provoquer une stagnation économique et chasser les investisseurs étrangers, disent les experts.L'embauche et la rétention de personnel sera bientôt la tâche principale des chefs d’entreprise, prédisent-ils.La lutte, non pas contre le chômage, mais la pénurie de travailleurs sera le principal souci des gouvernements.On serait porté à croire qu’une solution simple serait de faire venir des travailleurs de l’extérieur.Après tout les provinces canadiennes ne surfent pas toutes sur le pétrole, et les peuples de continents entiers ne demanderaient pas mieux que de répondre à des offres d’emploi au Canada.Outre la question des compétences requises, on observe qu’il n’est pas si simple de quitter son coin de pays pour une autre province, et encore moins pour un autre continent.Bien que d’une ampleur record ces dernières années, le mouvement de population d'est en ouest au Canada ne se fait pas assez vite pour répondre à la demande.Quant au nombre d’immigrants étrangers nécessaire pour sortir le pays de l’impasse, des experts ont estimé qu’il faudrait qu’il triple et se maintienne à ce niveau pendant 50 ans, ce qui semble peu réaliste.Pour les économistes, la solution doit passer par une amélioration de la productivité de manière à ce que la technologie et les méthodes de gestion permettent de produire plus avec moins de travailleurs.Ils en appellent aux pouvoirs publics et aux entreprises pour qu’ils investissement massivement dans l’éducation, la formation continue, la recherche et le développement.Certains d'entre eux estiment que cela doit aller de pair avec une réforme des lois du travail, des programmes sociaux et de l’assurance chômage qui agissent comme des freins, disent-ils, à la mobilité et à l’adaptation des travailleurs.Petite révolution Comme la pénurie de main-d’œuvre s’annonce très grave, on tend souvent à affirmer qu’il faudra des mesures presque révolutionnaires pour y remédier.Plusieurs des changements proposés ne semblent pourtant pas demander tellement d'audace.C’en est même à se demander comment diable ils ne sont pas déjà entrés depuis longtemps dans les mœurs.Les experts cités la semaine dernière par le Globe and Mail affirmaient, par exemple, qu’il faudrait augmenter, au Canada, la présence de -travailleurs non traditionnels-.On entendait, par là, les immigrants (!).les autochtones (!!) et les femmes (!!!).Dans le cas des immigrants, cela fait longtemps que les gouvernements privilégient l'accueil des étrangers disposant de compétences professionnelles qui font défaut au pays.Cela fait presque aussi longtemps que les immigrants dénoncent le fait qull leur soit tellement difficile, sinon impossible, une fois débarqué, de voir ces mêmes compétences professionnelles réellement reconnues.En ce qui concerne les autochtones, il est quand même fort de constater que l'une des principales raisons à la pénurie de main-d'œuvre dans les secteurs pétrolier, minier ou hydroélectrique est leur eloigne-ment des grands centres, alors que leurs installations de production ont pour voisins des travailleurs autochtones dont l'un des obstacles a l’emploi est justement leur goût de vivre loin des grands centres.Quant aux femmes.U est paradoxal qu elles soient encore aujourd'hui moins présentes que les hommes sur le marche du travail, alors qu elles ont généralement tendance à être mieux formées.La mise en place de reseaux publics de garderies et l'adoption, par les entreprises, de mesures facilitant la conciliation famille-travail sont généralement considérées comme de bons moyens pour corriger la situation.Cela tombe bien parce ces changements, pas si révolutionnaires que cela, en faveur des famines et de la famille, ont le grand avantage d'aider a réduire du même coup l'une des deux principales causes de la pénurie de main-d'œuvre, c'est-a-dire la dénatalité En fait Os permettraient même de s'attaquer aussi a l’autre grande cause du problème.L’adoption par les entreprises de modes d’organisation du travail plus souples et plus conviviaux, que requiert la conciliation famille-travail pourraient en effet convaincre bien des baby-boomers de retarder leur depart a la retraite, ou d'effectuer leur sortie graduellement Qui sait ce ne sera peut-être pas si terrible que cela, le monde à fenvers?BOURSE La crise du mois de mai sur les places financières à risques est pratiquement effacée Les investisseurs sont de retour sur les marchés émergents CÉCILE DUCOURTIEUX CÉCILE PRUDHOMME Depuis quelques semaines, les investisseurs ont retrouvé le goût du risque.Us reviennent sur les marchés financiers des pays «emergents» (Brésil, Argentine, Turquie, Chine, Inde, Russie.), réputés plus risqués que les grandes places occidentales.Après avoir connu de fortes turbulences, mi-mai, leurs indices boursiers ont retrouvé, voire dépassé, leurs niveaux d’il y a trois mois.A Moscou par exemple, l’indice RTS a .gagné presque 24 % depuis mi-mai.À Bombay, le Sensex s’est apprécié de 10,5 %.Les financiers semblent avoir déjà oublié les secousses enregistrées à la fin du printemps.Mi-mai, le fait que la Réserve fédérale américaine (Fed) puisse continuer à relever ses taux d’intérêt pour contrer l’inflation avait pris les investisseurs à contre-pied.Ils avaient vendu leurs actifs plus massivement sur les marchés émergents, qu’ils estiment les plus instables.Les indices avaient chuté d’environ 20 % en un mois.•En quelque s semaines, les investisseurs ont retiré pas moins de 16,9 milliards de dollars sur les marchés émergents, alors que, de janvier à mai, ils avaient investi 32,9 milliards.Ils sont revenus timidement, ces derniers temps, réinjectant 1 milliard de dollars, précise Allan Conway, gérant à la société de gestion Schroders, à Londres.Depuis le début de l’année, ce sont 17 milliards de dollars qui sont toujours placés sur les marchés émergents, un montant considérable qui s 'approche du record de 20,3 milliards de dollars investis en 2005.- Le retour des capitaux a profité aux monnaies locales, qui se sont appréciées entre 1 % et 5 % depuis mi-juin.Le baht thaïlandais a connu une telle appréciation — il a atteint son plus haut niveau depuis six ans — que la banque centrale de Thaïlande a été obligée, le 15 août, alors qu’elle s’y refusait jusqu’alors, d’acheter des dollars pour l’affaiblir.Qu’est ce qui motive ce soudain regain d’intérêt?Tout d’abord, l’arrêt probable de la hausse des taux d’intérêt de la Fed, ce qui cesserait de restreindre la masse globale des liquidités disponibles pour les investisseurs.Ensuite, -la croissance économique de la plupart de ces pays, qui est forte et qui, même si elle s'affaiblit un peu, res- > 17 234 Les investisseurs ont retrouvé le goût du risque et reviennent sur les marchés financiers des pays «émergents» comme la Chine, réputés plus risqués que les grandes places occidentales.tera plus élevée que celle des pays développés, explique Wojciech Stanislaws-ky, gérant d’un fonds d’investissement sur les émergents chez Com-gest.Elle est notamment alimentée par la forte demande en matières premières qu'exportent ces pays producteurs - Brésil, pour les matières agricoles, Russie pour le pétrole-.Les chiffres sont impressionnants: croissance de 6 % en Thaïlande, de 11,3 % en Chine.tandis que la croissance mondiale ne devrait pas dépasser 4,9 % en 2006, selon le Fonds monétaire international (FMI).En outre, -durant les deux prochaines années la plupart des pays asiatiques tiendront des élections, ce qui signifie que les politiciens en place vont accélérer les mesures favorables à l'économie, tout en ayant les moyens de le faire car la plupart des pays ont des excédents budgétaires-, explique Christoph Ringger, responsable des marchés asiatiques à la banque Lombard Odier Darier Hentsch.I.es économies émergentes sont aussi beaucoup plus saines qu’en 1997 et 1998 lors de leur dernière grande crise: importantes réserves de change, quasiment plus de systèmes de change fixe, rares problèmes de déficit courant et de déficits publics.Enfin, les prix des actions émergentes avaient tellement chuté, entre mai et juin, quelles ont suscité de nouveau l’intérêt des investisseurs.Ix- rapport entre le cours des titres et les bénéfices futurs attendus des entreprises (le Price Earning Ra tio, une mesure de la cherté des ac- tions) est ainsi à 12 en moyenne, contre 14 ou 15 sur les marchés occidentaux.Ce rebond est il durable?M.Sla-nislawsky n’exclut pas d’autres corrections: -Les investisseurs doivent s'attendre à des marchés nerveux, 1rs performances brillantes de 2005 risquent d’être plus difficiles à atteindre.- Prudence aussi chez Merrill Lynch.où l’on juge que les investisseurs se localisent à tort uniquement sur la politique de la Fed, tandis que d’autres banques centrales (au Japon, dans la zone euro.) continuent, elles, de restreindre l’accès au crédit, et par conséquent les liquidités disponibles.Ia’ Monde L’éventuel mariage GM/Renault-Nissan suscite toujours le scepticisme AMANDINE AMBREGNI New York — Les analystes et les marchés se montrent toujours sceptiques sur la possibilité d’une alliance à trois entre General Motors (GM) et Renault-Nissan alors que Ford fait irruption comme autre partenaire possible du groupe franco-japonais.Les p.d.-g.de GM Rick Wagoner et de Renault-Nissan Carlos Ghosn se sont donné trois mois à compter du 14 juillet pour évaluer les avantages d’un partenariat entre leurs groupes respectifs.Mais ni l’un ni l’autre ne sont à l’origine de l’idée d’un tel rapprochement qui a été proposée par le milliardaire Kirk Kerkorian, le premier investis-seqr individuel de GM.A en croire un éditorial de Paul Ingrassia, l’un des meilleurs spécialistes américain du secteur de l’automobile, dans le Wall Street Journal mercredi dernier, Bill Ford, le p.d.-g.du groupe éponyme, a récemment téléphoné à Carlos Ghosn pour discuter d’une alliance Ford/Renault-Nissan, au cas ou le projet avec GM échouerait.«Si vous ne faites pas affaire avec GM pour quelque raison que ce soit, venez me parler-, aurait dit M.Ford à Carlos Ghosn, selon Paul Ingrassia.Ce dernier aurait alors répondu qu’il attendait la fin de la période d’examen de l'alliance avec GM avant d’envisager peut-être autre chose.Une porte-parole de Nissan, Frédérique Le Grèves, a indiqué a l’AFP que -pour l'instant, la priorité pour nous est de nous concentrer sur l'étude d'une alliance avec General Motors- Un porte-parole de Ford, Tom Hoyt, a pour sa part évoqué des «spéculations» et indiqué ne jamais commenter -les réunions, appels téléphoniques et tout type d'activité [dans l’emploi du temps) de notre président et directeur-général-.Mais l’entrée en scène de Ford est peu surprenan te.Depuis la mi-juillet, plusieurs analystes ont largement souligné les déclarations réticentes de Rick Wagoner sur un ménage a trois.Le p.d.-g.de GM a exprimé en substance son refus d’un raid déguisé de Renault-Nissan sur GM et mis en avant la restructuration des activités nord-américaines de GM comme priorité absolue.GM doit fermer 12 usines dlci 2008, supprimer 34 000 emplois et réorganiser sa production autour de modèles mieux adaptés a la demande.Face a W'agoner, Ghosn a également fait valoir qu’une alliance avec GM ne se feratt que si elle était susceptible de bénéficier a Renault-Niss,an, mais également souligné qu’un partenaire aux États-Unis serait le bienvenu, notamment par l’apport de sites de production déjà existants.•Depuis le début, ces discussions entre GM et Renault-Nissan semblent poussées seulement par Kerkorian et nous sommes plusieurs dans cette industrie a penser que c'est avec Ford que Renault-Nissan devrait discuter-, estimait récemment un acteur du secteur s'exprimant sous le couvert de l’anonymat.Un avis partagé par Rod Lâche, un analyste de La Deutsche Bank, V6* qui estime qu’une alliance avec Renault Nissan -pourrait créer davantage de valeur- [tour lord quel k‘ n’en créerait pour GM.Ford et GM, tous deux en difficultés en Amérique du Nord face aux concurrents asiatiques, ont décidé de se restructurer en profondeur mais GM semble pour l’heure s’en sortir mieux.GM a certes affiché une perte nette de 3,2 milliards de dollars au deuxième trimestre, mais elle provient principalement de 4,3 milliards de charges pour le volet social de sa restructuration.Celui-ci se déroule mieux que prévu grâce à un plan de départs volontaires auquel M 77 Par un collactif d’autauras Sms la érsctmi rit: Ma DUCHESNf ARAS DE GÉANT UrM> - 2725 S Ouctr LM LA PLNSL f (514)84^9042 Eisaiiiiaaii moral rr cveia la artaiaira t 000 000 00 t 412 KQtra 0524405 soo ooo »• QtfA vrt 'V’uf wr* R^sutut* (U-% ut me»* ou 2006-08-26 02 10 23 os 29 33 34 39 j«==» rçjtra 2826033 MO 000 t* «tsMfl£«a S—* 2 500 000 00 S 149 326 30* t «90.201 104201 10.00 t 10.00 t «v wrxr -j» e» 5 000 000 I V a»0 854 s LE DEVOIR.LE LUNDI 28 AOUT 2 0 0 6 A (» D I T 0 R I A L A A corriger Non, il n’est pas rose, le premier bilan de la réforme scolaire, et les éléments positifs — axés sur la socialisation de l’enfant — ne viennent certainement pas contrebalancer les faiblesses intellectuelles observées chez les élèves.Il y a là sujet majeur de préoccupation qui incite non pas à bloquer la réforme, mais à retrouver son inspiration de départ D Josée Boileau ès la sortie du rapport sur le renouveau pédagogique la semaine dernière, la Fédération des syndicats de l’enseignement en a dénoncé la prudence.Les constats du rapport auraient dû, selon elle, mener a remettre en cause les fondements de la réforme.Au contraire, fait valoir la Fédération, les recommandations retenues en minimisent les ratés.Constatons plutôt que certaines réserves s’imposent bel et bien.Ainsi, l’opposition syndicale farouche à la réforme n’a guère aidé à son implantation, ne serait-ce qu’en raison du boycottage des activités de formation offertes aux enseignants.Quel impact cela a-t-il eu sur le bilan d’aujourd’hui?De la même manière, nous avions déjà souligné les limites des conclusions à tirer du TEIMS (les Tendances de l'enquête internationale sur la mathématique et les sciences, dont le rapport fait état) mené en 2003 et qui sonde deux groupes d’élèves, ceux de 2 secondaire et ceux de la 4' année du primaire.Dans les deux cas, les résultats des jeunes Québécois avaient fortement baissé.Or, à cette époque, les élèves du secondaire n’étaient pas du tout passés par la réforme et, au primaire, elle commençait tout juste, cahin-caha, à s’appliquer.Néanmoins, il est absolument «dérangeant», pour reprendre l’expression du ministre de l’Education Jean-Marc Fournier, de constater la baisse fulgurante du taux de réussite, en français, des élèves de 6' année issus de la première cohorte de la réforme en 2005 par rapport aux élèves en 2000.la baisse est générale chez les garçons, mais on la voit aussi chez les filles en syntaxe et en orthographe.Or ces résultats, objectifs, se couplent au constat d’une enquête menée par le ministère auprès des enseignants au printemps dernier seule une petite minorité d’entre eux estime que la réforme aide les élèves à mieux réussir à l’école.C’est une conclusion tragique, car c’était là son objectif premier.Pourtant, le ministre Fournier a pleinement raison de vouloir garder le cap sur la réforme parce que celle-ci n’est pas que le bric-à-brac pédagogique à laquelle plusieurs aimeraient la,réduire.Le rapport rappelle d’ailleurs ce que chaque ministre de l’Éducation dit depuis des années: l’enseignant a le choix des méthodes.L’enseignement magistral est tout aussi le bienvenu que celui par projet ou par coopération.Ce qui compte, c’est de faire passer la matière, pas de faire joujou avec des concepts.11 faudrait aussi rappeler que la réforme n’est pas non plus une invention de fonctionnaires.Elle est le fruit de la vaste consultation publique des États généraux sur l’éducation, menée en 1995, et qui avait transmis le message suiv;mt: l’école est plate, |X'u exigeante pour les élèves, peu stimulante pour les enseignants, éparpillée dans une foule de directions, sans lien entre les différents apprentissages, trop uniforme dans les manières d’enseigner, trop obsédée' p;ir l’évaluation, trop ligee par les conventions collectives.Un regard sévère qui témoignait en fait d’une formidable envie de réveiller cette école endormie.Pour ce faire, plusieurs solutions se sont dégagées, qui devaient s’entremêler, mais qui ont fini par s’exclure, à cause du manque de préparation du ministère, de l'obstruction des syndicats, des débats de pédagogues et de la méfiance (justifiée, l’école étant si souvent montrée du doigt!) des enseignants sur le terrain.Or le cœur de la proposition des États généraux, jxmr le primaire et le secondaire, c’était de revenir aux cours essentiels, d’en rehausser le niveau et d’offrir des «fondements à une culture générale solide».A côté des objectifs de savoir-faire, savoir-être et de savoir-vivre-en-semble (qui ne sont pas une bibitte québécoise, mais les tenues employés par Jacques Delors, l’ancien président de la Commission européenne, dans un rapport sur l’éducation remis à 1TINESCO en 1996), il y avait donc au premier plan celui du savoir, avec une insistance particulière sur le français.D's chicanes autour des méthodes de la réforme et de son évaluation ont fait perdre de vue cet objectif, mais il est loin d’être trop tard pour corriger le tir.les recommandations du rapport de la Table de pilotage mettent maintenant l'accent sur le contenu à faire passer aux élèves.Bravo.D'autant que ces elèves, grâce à la réforme, sont plus motivés qu'avant, constatent (xir ailleurs une majorité de profs.C’est en soi une excellente raison pour ne pas reculer.jboileatKoJedei'oir.ca LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE.JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE Pu*ToN Son ÇtATuT K a«ia» -'««w lredanqur Dorun ' ariuarraira a rt»for«atio» é*o*o«îq** Garard Barub* mOoiul a* iiri-u*» 4r f'i*/»»u«#ria* Do* ma» P»nj 'pupitre P- :,»»» Papin»au Ouruuui»r*ir»i Frit D»»ro»i»r» Claud» ïurrotl» Franco» D»»»ardi«» itaruauadralra), - '•jirfmaatiro unn r naîi —-1- Jaao-fSarra lafaah pape’» turn-aan-o».o pafr rttman Claudr Ieuav.ua (un TaSrS-r a#aaal a* fourfcar 4t n^krwttOom.-»••*• Traflua* aAtonalue a rnduraMOna pidM^u» Halar» h-jarti Mann» ' aruuSer rt Atr» CaMaocw varrnp-utouli fiorlnmrmuirm 6 ‘Xtaau c,—: aw rt pi tirrt f-1-'—- -im inpiaRaati larfraii iifmiirii 4 (ji|( Katîilra» lavnuyur , VlanH-»» HamaSts tjrrrrtairr à la raductiou.Man» PVr Fr*p(»af Alaaarxîra SEeid* tcaurwii I.» ammtatvai Gt!}»« Par* (dirrnrarr/ Manott D»rom» Rarti»! featelort tOftaaaa) LA Pt RIJtTTT ET LF MARKETING (aie de B#n Jean Frarxaa» Booaa.MarVnr cast, lia»» Camaroa.Van Hanu- CVioianr lafau» AmaAr Makar» Jarqnau A Nadæ.Cuar» PacruaC Martaur Feue;» Mr taUor RoHkawl.Nada SaAaf MaSaandr Simard tpaatimairai > lawraru» Hiatiai.» ‘émrtrier ad vuatr N*-vr ;airr-r Ma-tin» Sr-.V amutarrr LA PROIR CTIOSi Chnaban Goairt .éirrrtrwr 4t frrémttmr Mule Berruaduaa JoEann» 8rvn»r IramaSr Cardan.F»lard Irai ( /riurr» IXjaaAd Fdnn Vanna* Mr-if N^EaA» Zrmafia Ofcuiar Zaéda INFORMATKpl F Vanuk Mari»! 'rtpruioair: PROMOTION DISTRIBITION ET TIRAGE Slnaudia Gaudraau ra»»d#»»«frar a ,* pmudi#» cr f la *r.tcira/*»» ( aro • -tard trnpaaaaàlr rrrrirr d la rli»atrtr pmrimUnm- Mauon BîaacSan» Moaiqua L’M»ur»ua.Sarh»tl» Lecl»f< L'ADMINISTRATION Frmçm* Bmmi ! nul'Ni a f SirolrCvTnpi yi)ii iim' 4b trmnrt rauapaaMa: Catna lurent (Jtwtimnr LaSaur Ctodrflr B*t»»aa adrrruo adariuuanatii» Claadhar Oirunar Marnait» Pruaeau Daturia Roua I s LE DEVOIR, LE LUNDI 28 AOUT 2 0 0 6 A 8 A 1CTUALITES GANZ SUITE DE LA PAGE 1 Au cinéma, le Français Éric Rohmer le lança vraiment en 1976 en lui offrant un rôle marquant dans La Marquise d’O.Puis il s’engouffra dans la vague allemande des années 70, Wenders (L'Ami américain), Schlondôrff (Le Faussaire) Reinhard Hauff (Le Couteau dans la tête) Werner Herzog (Nosfera-tu, le fantôme de la nuit).«La Suisse est un petit pays dont les gens sortent beaucoup, dit-il.De fait, Bruno Ganz a souvent pris le large avec ses personnages en errance.«Je joue parfois des héros contemplatifs.C'est ce que je suis moi-même.« On l’a donc retrouvé marin mélancolique à üsbonne, magnifique d’intériorité déambulant à travers Dans la ville blanche d’Alain Tanner, malade en fuite dans L’Éternité et un jour du Grec Théo Angelopoulos, palmé d’or à Cannes.En 2004, La Chute abordant les derniers jours du Führer suscita une pluie de controverses, tout en remplissant les salles.Trop humain, cet Hitler qui gardait une part de courtoisie?Son interprète se dit fier de son incarnation, qu’il juge adaptée à la réalité de l’histoire.A ses yeux, il était plus facile pour un acteur suisse de camper Hitler qu’à un Al- SUITE DE LA PAGE 1 le gouvernement Charest maintiendra par ailleurs le tarif des garderies à 7 $ par jour d’ici à la fin du présent mandat, mais il est impossible de dire combien de temps il pourra éviter d’indexer la contribution des parents, lors d’un éventuel second mandat Si la ministre de la Famille, Carole 'ITiéberge, refuse de s’engager à geler le tarif pour la durée d’un second mandat, au moins elle ne prévoit aucune hausse pour l’année qui vient.«Ce n ’est pas dans nos cartons», a-t-elle déclaré hier.la loi prévoit un mécanisme d’indexation du tarif des places à contribution réduite, ce dont le gouvernement ne s’est jamais prévalu depuis 2004, quand il a fait passer le tarif de 5 à 7 $.Chaque dollar supplémentaire représente quelque 25 millions de dollars.Des fonds suffisants pour offrir un service éducatif «complet» La ministre fait d’autre part valoir que le total des sommes déboursées à l’heure actuelle par le gouvernement et les parents devrait suffire à offrir un service éducatif «complet» aux enfants.Rien, à ses yeux, ne justifie, un débours supplémentaire."Le règlement vient garantir aux parents d'avoir un service éducatif complet avec une contribution réduite.Ils n’ont lemand ployant sous le poids d’une culpabilité nationale jamais évacuée.•Ce personnage était une construction et un vrai défi pour moi, dit-il.J’aurais eu honte du rôle s’il avait été vraiment récupéré en Allemagne par les néonazis, mais ces tentatives de définir La Chute comme une apologie du nazisme ont tourné court.» Pour Bruno Ganz, qui a étudié le Führer sous toutes ses coutures, Hitler était un homme dépourvu de pitié, d’une brutalité infinie, dévoré par une ambition démesurée, qui possédait aussi des côtés humains.«On l’a capté à une époque de sa vie où il mentait à tous, alors que son armée était en déroute et qu’il refusait de l’admettre.Cet homme n’était pas qu’un minable et un assassin.Il avait aussi redonné foi aux Allemands, trop écrasés par la défaite de la Première Guerre.Comment fit-il pour convaincre les Allemands qu’il était le seul chef capable de les mener à la victoire?C'est ce qui me fascinait chez lui.» A l’heure et à l’âge des hommages, le comédien suisse jette un œil rétrospectif sur sa carrière.Ça l’embête toujours de voir une œuvre nationale comme Vitus de Fredi M.Murer (le film dans lequel il joue est projeté au FFM) s’incliner aux guichets suisses devant l’écrasante concurrence de Pirates des Caraïbes.«Mais je suis fou de comparer.On ne se bat pas avec les mêmes armes.» Dans son propre parcours, il a connu les productions américaines pas à payer plus pour ce service-là», assu-re-t-elle.Pourtant, la surfacturation est une pratique très répandue dans le réseau, depuis que le régime a été mis en place, en 1997.Qu’il s’agisse d’offrir des cours d’informatique, de théâtre ou d’art culinaire à des bambins encore aux couches ou presque, certaines garderies n'hésitent pas à gonfler la facture pour augmenter leur marge de profit A l’heure actuelle, selon les données du ministère, 180 garderies privées sur 480 s’adonnent à cette pratique, comme 90 centres de la petite enfance (CPE) sur 980.Le mouvement de contestation de l’Association des garderies privées a créé une certaine inquiétude chez ceux qui utilisent le réseau.Depuis une semaine, le ministère a reçu une cinquantaine de plaintes de parents, anxieux devant la perspective de devoir payer plus de 7 $ pour faire garder leur enfant Au ministère, le téléphone ne dérougit pas.Les parents veulent savoir à quoi s’en tenir.La ministre Théberge veut se faire rassurante et rappeler aux parents que Québec ne tolérera pas, par la bande, la création d’un service de garde à deux vitesses, dont la qualité varierait en fonction de leur capacité de payer.«Je veux rassurer les parents: il n’y a poussées par l’industrie.Et aussi les I œuvres intimistes européennes, qui se débrouillent avec quelques euros pour S un petit lot de spectateurs.«Mais le septième art doit garder le luxe de s’offrir des films comme L’Éternité et un jour d’Angelopoulos.Il n’a pas marché en salles, mais offrait des scènes de grande poésie et des images magnifiques.» Bruno Ganz vient de terminer à Bucarest le tournage du dernier film de Francis Ford Coppola Youth Without Youth, aux côtés de Tim Roth, d’après une nouvelle de Mircea Eüade.Il joue un médecin dans cette œuvre qu’il qualifie de fragile et de peu commerciale.«Le nom de Coppola pourra peut-être la propulser en salle.» Ganz a déjà tâté de la réalisation en 1982 dans Mémoires, à quatre mains avec Otto Sander, abordant les réminiscences de vieux acteurs.«Je pourrais vouloir me consacrer vraiment à la réalisation, assure-t-il aujourd’hui, mais après avoir vu travailler Coppola, il me semble que j’offrirais un film moyen de plus au cinéma.Il possède cette rare capacité de comprendre un acteur.Je le voyais assis sur une chaise, un écran entre les jambes pour regarder la scène et, dans ce cinéaste qui fit des films si violents (Apocalypse Now, Godfather, etc.) je sentais vibrer l’âme d’un artiste très tendre, très doux, d’un vrai maître.» Le Devoir pas un service de garde A et un service de garde B», dit-elle.A compter de jeudi, les garderies n’auront donc plus le droit de demander plus de 7 $ par jour aux parents.Seules exceptions prévues au règlement: une contribution supplémentaire pourrait être jugée acceptable pour l’achat d’articles d’hygiène (comme de la crème solaire ou des couches) ou pour offrir un repas supplémentaire ou encore une sortie ponctuelle, comme la visite d’une ferme.Parallèlement à son recours judiciaire, l’Association des garderies privées entend contourner le règlement en demandant aux parents de signer un contrat indiquant que la facturation de services supplémentaires est optionnelle, donc volontaire.Mais Québec n’encouragera pas ce type de pratique.«On semble dire aux parents: si vous payez plus, vous aurez un meilleur service.Nous, on dit: non.Il y a une obligation pour les services de garde de livrer un service éducatif complet à tout le monde et il y a l’argent suffisant pour le faire et le soutien pour le faire», dit la ministre Théberge, qui demande par la même occasion aux propriétaires de garderies de s'abstenir de faire vibrer «la corde sensible des parents» afin de leur soutirer plus d'argent.Presse canadienne NASRALLAH SUITE DE LA PAGE 1 «Il semble que l’Italie tente de s’impliquer», a dit Nasrallah.Le Hezbollah a enlevé deux soldats israéliens le 12 juillet Israël a riposté en bombardant le Liban.Les hostilités ont cessé le 14 août et le mouvement chiite souhaite échanger les deux militaires israéliens contre des prisonniers arabes détenus par Israël, ce que refuse officiellement l’État juif A Rome, le président de la commission de Défense du Sénat italien a dit s’attendre à l’ouverture de discussions dans le courant de la semaine.De son côté, Nasrallah a affirmé que le Hezbollah avait utilisé «bien moins» de la moitié de son arsenal durant la guerre contre Israël.Aucun de ses responsables de premier ou de deuxième rang n’a été tué, et le mouvement chiite ne sera guère affaibli par la poursuite du blocus maritime et aérien du Liban par Israël, a-t-il ajouté.«Pour l’instant, ils s'embêtent à bloquer les ports, les frontières et tout cela, mais cela ne servira à rien, car nous nous sommes organisés en prévision d’une guerre longue, dure et destructive», a assuré le chef du Hezbollah.Il a tout de même fait part de sa surprise devant l’ampleur des représailles israéliennes: «Si j’avais su que la capture des soldats conduirait à ce résultat, nous ne l’aurions pas fait.» Hassan Nasrallah ne croit pas qu’Israël se prépare à un «second round» contre le Hezbollah.«Si les Israéliens avaient l’intention de disputer un second round, alors ils devraient renftrrcer leurs positions et leur présence [au sud du Liban] \.]etrumpasse retirer», a-t-il déclaré.«Leurs déplacés reviennent et Usant commencé à reconstruire le Nord Quelqu’un qui agit de la sorte ne semble pas sur le point de faire la guerre», at-il ajouté.Aux termes de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU ayant mis fin aux hostilités, l’armée libanaise doit se déployer dans le Sud avec des renforts de la Force intérimaire des Nations unies au liban (FINUL).Dans le même temps, les forces israé-bennes sont censées se retirer.Le gouvernement libanais refuse d’impliquer les troupes internationales dans la surveillance de sa frontière avec la Syrie, d’où proviennent selon Israël les armes utilisées par le Hezbollah.Damas refuse un déploiement de Casques bleus à sa porte et a menacé d’y répondre en fermant la frontière.L’État hébreu, de son côté, exige que ce soit la FINUL qui surveille la contrebande d’armes et en a fait la condition à la levée de son blocus.AFP et Reuters GARDERIES PAUVRETÉ SUITE DE LA PAGE 1 Sinon, on viole le droit de ces victimes et donc on les met dans une situati/m qui devient elle-même une violation des droits de l'homme.«Im pauvreté n’est pas une fatalité.La pauvreté n’existe pas du fait des pauvres.La pauvreté est quelque chose qui est construit, reproduit par nos sociétés et par les systèmes économiques qui excluent les plus faibles et les plus vulnérables.» A l’échelle internationale, selon lui, l’accent a été mis sur la protection des droits civils et pobtiques au détriment des droits économiques, sociaux et culturels.Les droits civils et politiques comprennent par exemple le droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne, à la liberté de pensée, de conscience, de religion et d'expression, le droit d’association, l’interdiction de la discrimination, de la torture et de l’esclavage ainsi que l'égalité devant les tribunaux.Les droits économiques, sociaux et culturels incluent notamment le droit pour tout individu de jouir du meilleur état de santé physique et mentale qu’elle peut atteindre, le droit à l’éducation, au travail, à la sécurité sociale, à un niveau de vie suffisant et à une amélioration constante de ses conditions d’existence.«Nous sommes dans une période où pratiquement la moitié de la populatùm mtmdiale vit dans des conditions intolérables de [privations] et de pauvreté.Il est donc impératif que l’on [accorde] une plus grande attentùm aux droits économiques, sociaux et culturels», poursuit-il.la communauté internationale a reconnu les différents types de droits en même temps dans le cadre de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, rappelle-t-il.De même, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi que le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels datent tous deux de 1966.«Mais, en ce qui concerne les droits sociaux et économiques, leur mise en œuvre et ses mécanismes de surveillance ont connu un retard important par rapport aux droits civils et politiques.Et je crois, moi, que le défi en ce début du XXI' siècle est justement de combler ce déficit», déclare M.Sané.la guerre froide Comment expliquer cet accent mis davantage sur les droits civils et politiques?D’après M.Sané, «longtemps, les droits de la personne ont souffert d’un conflit idéologique, pendant lu période de la guerre froide».Deux camps s’affrontaient le camp socialiste prônait la primauté des droits sociaux, économiques et collectifs, tandis que le camp capitaliste privilégiait les droits civils, politiques et individuels.Or, dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme, ces droits sont considérés comme indivisibles, mentionne-t-il.«On a cru que la fin de la guerre froide allait permettre à la communauté internationale de se retrouver sur l’indivisibilité des droits: ça n’a pas été le cas.Je dirais que le capitalisme triomphant a fait reculer [l’idée que] les droits économiques, sociaux et culturels [sont! une responsabilité de l’État et non pas une responsabilité individuelle», dit-il.En fonction du modèle capitaliste, la réussite est une entreprise individuelle, et il appartient à chacun de s’en sortir, dit-il Or, dans chaque société, il existe des couches de la population qui sont défavorisées.«Il appartient à l'État défaire en sorte que les plus vulnérables ne vivent pas dans des conditions dégnuiantes qui portent atteinte à la dignité humaine, » Comment assurer le respect des droits économiques, sociaux et culturels d;uis un contexte où les ressources sont limitées?«U monde n'a jamais été si riche qu il ne l’est aujourd’hui, et les investissements requis pour permettre à l'ensemble des populations de vivre dans des conditions dignes ne sont pas énormes quand on les compare à d'autres dépensés de l’Etat, notamment en matière de guerres ou de remises de taxes pour les plus riches», affirme M.Sané.U> droit international n'exige pas la réalisation immediate des droits économiques, sociaux et culturels, mais demande une réalisation progressive, impliquant une amélioration des conditions de vie pour les populations les plus défavorisées, dit-il.Selon M.Sané, la pauvreté s'accroît au liçu de diminuer.11 rappelle l'engagement pris par les Etats lors du Som-met du millénaire des Nations unies, en l'an 2000, de réduire la pauvreté de 50 % d'ici à 2015.Cet objectif ne sera pus atteint, de l’avis de M.Sané, mais, étant chiffré, il aura au moins le mérite de permettre de mesu rer les progrès et de rectifier le tir.le cas échéant.Ia' tourisme anti-pauvreté Pour lui.la bitte contre la pauvreté bute sur deux pnv blêmes: un manque de volonté politique et une mobilisation plus lente que sur d’autres sujets.«L’opinion publique est plus facile à mobiliser devant dts injustices qui n» lévcnt du politique plutôt que de l'économique», estime-t-il.11 rappelle les manifestations et la mobilisation contre l'esclavage, le colonialisme et l’apartheid.«Nous a atvns pas enivre ci' genre de mobilisations p
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