Le devoir, 29 août 2002, Cahier A
ÉCONOMIE Les actions de Nortel perdent 15 % Page B 1 POLITIQUE D’autres départs importants au PQ Page A 3 LE DEVOIR Les papillons de la rentrée JACQUES NADEAU LE DEVOIR CHAQUE rentrée scolaire apporte son lot de papillons dans le ventre: Roxanne et Kim Lai, qui entamaient hier la victorieuse étape de la 1" année à l’école Marguerite-Bourgeoys, à Montréal, ont retrouvé spontanément le giron protecteur de l’enseignante de l’année précédente, qu’elles voudraient côtoyer encore un brin, dirait-on.Nos informations en page A 2.Le Canada rejoint le groupe des durs Anderson préconise une «approche réaliste» sur le développement durable LOUIS-GILLES FRANCŒUR ENVOYÉ DU DEVOIR T ohannesburg — Le Canada, de plus en plus criti-J qué sur la scène internationale pour ses politiques environnementales, a décidé de se solidariser avec les Etats-Unis et les autres pays de la ligne dure afin de résister à plusieurs des propositions centrales du Sommet de Johannesburg parce qu’il préconise une «approche réaliste», a déclaré hier à son arrivée dans le fief de la haute finance sud-africaine le ministre canadien de l’Environnement, David Anderson.«Nous n’avons pas d’objection à ce qu’on définisse ici des objectijs réalistes.Nous voudrions même qu’on fixe des objectifs réalistes», devait préciser David Anderson, qui a accusé du même souffle certains pays de vouloir mettre la barre trop haute, une allusion aux positions de l’Union européenne qui a ravi aux Nord-Américains le titre de leader environnemental.VOIR PAGE A 8: CANADA ¦ 1,6 milliard de personnes sont privées d’électricité, page A 4 Ll ot\ N Murdochville : Québec craint un précédent Le gouvernement reporte d’une quinzaine sa décision sur le sort de la ville ROBERT DUTRISAC JEANNE CORR1VEAU LE DEVOIR Craignant de créer un précédent fâcheux s’il consentait aux citoyens de Myrdochville des indemnités tirées des coffres de l’Etat, le gouvernement a repoussé à plus tard toute décision sur le sort qui sera réservé à cette ville Six ministres menacée de fermeture.Au terme d’une longue discus-ont le mandat sion à ce sujet lors de la réunion d’élaborer conseil 4es ministres hier, le ministre d’Etat à la Population, une solution aux Régions et aux Affaires autochtones, Rémy Trudel, a indiqué qu’aucune décision n'avait été prise concernant la fermeture ou non de Murdochville, alors que lundi, le premier ministre Bernard Landry affirmait que le gouvernement trancherait cette question VOIR PAGE A 8: MURDOCHVILLE INDEX ro Annonces.B 5 Avis publics.B 4 Bourse.B 2 Culture.B 7 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Le monde.A 5 Les sports.B 6 Météo.B 5 Mots croisés.B 4 Télévision.B 7 George Sluizer, entre solidarité et rupture Souvent noir dans ses thèmes, jonglant tantôt avec le thriller, tantôt avec la satire sociale, le Néerlandais George Sluizer se fait plus serein dans son dernier film.Il livre en compétition au FFM Le Radeau de pierre, fable philosophique d’après un roman de Sarama-go qui met le cap sur l’espoir.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Autant Carlos Saura, de passage au FFM cette semaine, apparaît essentiellement comme un cinéaste espagnol, autant son contemporain George Sluizer (né comme lui en 1932), se révèle un vrai Européen.Il a tourné des films dans six langues, en parle une douzaine.Néerlandais, oui, mais, ayant fait ses études à Paris, ayant voyagé et vécu un peu partout VOIR PAGE A 8: FFM JACQUES GRENIER LE DEVOIR «S’il faut globaliser, dans quel sens doit-on le faire?», demande George Sluizer.À lire en page B 8 SI Une compétition en dents de scie ¦ La chronique de Martin Bilodeau : Le désir Dithley ¦ Lever de rideau sur la Mostra Bombardier prévoit réaliser des profits records Robert Brown admet les erreurs mais se fait rassurant ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Bombardier s’est employé hier à rassurer les investisseurs au lendemain de la publication de résultats financiers trimestriels décevants.Reconnaissant avoir connu des ratés dans quelques-unes de ses Révisions passées, le géant québécois affirme néanmoins que sa situation demeure saine, au point même de réaliser des profits records cette année.L’action de la compagnie a atteint son pire creux en cinq ans hier, se transigeant à 6,33 $ avant de remonter et de clôturer à 6,86 $, marquant une baisse de 48 C, ou de 6,5 %, par rapport à la veille.Ce niveau représente une chute de 2,15 $, ou 24 %, par rapport à la valeur de l’action enregistrée jeudi, à la veille de la première annonce par Bombardier d’une im- Robert Brown portante révision à la baisse de ses projections financières, baisse qui s’est confirmée mardi par la publication de ses résultats pour le deuxième trimestre.«On s'y attendait, a commenté hier le président et chef de la direction de la compagnie, Robert Brown, à l'occasion d’une conférence de presse convoquée la veille.On savait qu’il y aurait un prix à payer après les annonces que l’on a faites hier [mardi).* VOIR PAGE A 8: BOMBARDIER I DU 26 AOÛT AU 4 SEPTEMBRE, , „ SUIVEZ LE DÉROULEMENT DU SOMMET DE LA TERRE DANS LE DEVOIR.- De Johannesburg, Louis-Gilles Francœur rend compte des délibérations - Sur le site ledevoir.com, un dossier complet Sommet de la Terre www.ledevoir.com/dossiers/244/ - Samedi prochain, un cahier spécial inséré dans Le Devoir « LE DEVOIR, LE JEUDI 29 AOÛT 20 0 2 A 2 LES ACTUALITES Gérald Tremblay rend hommage à Abe Limonchik JEANNE CORRIVEAL LE DEVOIR Abe Limonchik était un marathonien, tant par ses talents athlétiques que par ses capacités intellectuelles, a indiqué hier le maire Gérald Tremblay en rendant hommage au président-fondateur de l’Union des citoyens et citoyennes de l’île de Montréal, décédé mardi des suites d’un cancer.«C’est dans les moments difficiles que l'on reconnaît la force de caractère et la valeur d'une personne», a rappelé le maire en évoquant le leadership dont a fait preuve l'ancien président du Rafr semblement des citoyens de Montréal (RCM) pour permettre au parti de traverser les crises et son courage dans son combat contre le cancer au cours des quatre dernières années.Conseiller municipal du district de Côte-des-Neiges entre 1982 et 1994, chimiste et chercheur, Abe Limonchik a été présenté par le maire comme un fervent défenseur de la démocratie participative, un concept qui a transformé la politique municipale montréalaise.Helen Fotopulos, de l’équipe du maire et ex-membre du RCM, a bien connu M.limonchik.«À partir de 1978, alors que j’étais une jeune candidate arrivée sur la scène politique, Abe a été mon mentor, un enseignant.Il est ensuite devenu un ami et “uncle Abe” pour ma fille et mes nièces.» «C’était un homme de science et il a appliqué sa formation en politique pour nous guider, pour nous alimenter», relate-t-elle, car M.limonchik était adepte de statistiques et l’artisan de nombreuses études pour le compte du parti.Homme de cœur et de passion, il pouvait aussi être explosif à l’occasion.Mme Fotopulos se souvient des nombreuses discussions qu’elle a eues avec lui au téléphone.11 lui arrivait parfois de raccrocher la ligne au nez de son interlocutrice, mais quinze minutes plus tard il rappelait pour prendre des nouvelles de sa famille comme si rien ne s’était passé.«Il était incorrigible.» Des funérailles privées auront lieu demain, mais la population sera invitée à lui rendre hommage lors d’une cérémonie commémorative prévue pour le mois de septembre au Centre communautaire Côte-des-Neiges.Il est trop tôt pour dire si l’administration de Gérald Tremblay honorera la mémoire de l’ancien conseiller municipal de Côte-des-Neiges en désignant une rue ou un lieu à son nom.«On veut prendre un peu de recul car c’est une décision importante.C’est un moment difficile pour nous», a expliqué le maire.BOUTIQUE 1007, rue Laurier Ouest, Outremont Tel.: 274-2442 Rentrée scolaire Simard veut s’assurer du respect des priorités établies Le MEQ ne sait pas toujours comment est dépensé son argent MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR La reddition de comptes, que le ministre de l’Education doit inclure dans un projet de loi sous peu, permettra au gouvernement de savoir avec exactitude à quelles fins sont dépensées les sommes qu’il distribue aux écoles, ce dont il n’est pas toujours au courant actuellement.Aussi étonnant que ce,la puisse paraître, le ministère de l’Education (MEQ) distribue ses enveloppes budgétaires aux commissions scolaires en fixant ses priorités et ce pour quoi elles devraient en disposer; mais suivant des principes d’autonomie, ces mêmes commissions scolaires peuvent «transférer» les budgets où elles le veulent en fonction de priorités qu’elles jugent davantage essentielles.«Dans certains secteurs, les parents et les enseignants ont le sentiment que l’argent ne va pas toujours là où on a mis les priorités», a expliqué jiier au Devoir le ministre de l’Education, Sylvain Simard, lors de la traditionnelle rencontre éditoriale de la rentrée scolaire.[.] Les commissions scolaires sont maintenant toutes obligées de faire [la] reddition de comptes et nous allons nous assurer que l’argent que nous versons pour des fins spécifiques a été versé effectivement pour ça.» Les enseignants, et notamment la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), s’interrogent en effet sur les services offerts réellement aux élèves en difficultés d’apprentissage, qui représentent le cinquième de la clientèle scolaire au Québec.«Le niveau des services offerts varie considérablement d’une commission scolaire à l’autre, et même d’un établissement scolaire à l’autre puisque les directions béné- ficient d'une marge de manœuvre qui leur permet d’affecter à d’autres fins une partie des sommes reçues à cet effet», notait cette semaine par voie de communiqué la FSE, qui regroupe plus de 70 000 enseignants du primaire et du secondaire.«J'ai déjà souligné à la Fédération des commissions scolaire du Québec que je serais très sensible à cet aspeçt des choses», note le ministre de l’Education.A la FCSQ, on est tout à fait conscient de cette nouvelle donne qu’est la reddition de comptes, à laquelle on souscrit.«Depuis un certain temps, la tendance est aux enveloppes globales plutôt qu’aux enveloppes dédiées, mais dans le respect des besoins locaux», explique Bernard Tremblay, directeur des relations de travail à la FCSQ.«Mais en même temps, il est bien clair et normal que le ministre veuille faire une gestion de plus en plus axée sur les résultats.» Outre la reddition de comptes et les plans de réussite, le ministre Sylvain Simard a lancé sa première rentrée scolaire sous le thème de la qualité, et plus particulièrement au secondaire.«Le secondaire est plus que perfectible», affirme M.Simard, qui estime que la popularité du privé à Montréal et Québec représente un «vote de non-confiance» à l’égard de l’école publique québécoise.L’encadrement, que les parents réclament à grands cris et retrouvent justement dans le réseau privé, constitue une des obsessions du ministre actuel.Outre le titula-riat et le tutorat, les deux clés du succès de la réforme au secondaire, il compte aussi utiliser à bon escient les heures additionnelles de présence à l’école obtenues en juin au terme d’ardues négociations avec les enseignants.«Dans le tiers des écoles du Québec, les enseignants du secondaire n’étaient que 20 heures par semaine M?JACQUES NADEAU LE DEVOIK Le ministre Sylvain Simard était à l’école Marguerite-Bourgeoys, dans le quartier Centre-Sud, à Montréal, hier, pour marquer la rentrée scolaire.à l’école, et ils le seront tous au moins 32 heures.Je suis sûr que ces grands professionnels, quand ils verront la difficulté d’un élève, vont vouloir l’aider.C’est aux directions d’école d'avoir du leadership, c’est à nous de profiter de la situation actuelle.» Pour faciliter ce contact avec les élèves, que le ministre souhaite ardemment même si la contrepartie négociée ne l’y oblige pas, M.Simard doit annoncer sous peu des sommes dévolues à la construction ou la rénovation de locaux.«Pour recevoir parents et élèves dans la discrétion», ajoute-t-il.Afin de recentrer l’école secondaire sur une voie de qualité additionnelle — une priorité que le premier ministre et le conseil des ministres ont fait leur, ajoute M.Simard —, il propose aussi un colloque «à l’automne» sur la sécurité dans les écoles.«Il y a un problème de sécurité dans les écoles, qui touche une minorité, mais qui fait peur à une majorité.On ne doit pas avoir peur à l'école.» Quant aux chutes de clientèle dans le réseau scolaire, le ministre évite de prononcer le mot fermeture d’école — «je ne veux pas créer'de panique inutile» —, mais il évoque les 400 écoles qui accueillent 100 élèves et moins, et qui «sont sur la ligne de front».«Il faut éviter de prendre des décisions de dernière minute face à la décroissance, et plutôt prévoir les moyens de peut-être concentrer une partie de l’enseignement dans une école, et une partie dans l’autre; il y a diverses formules q explorer.» La Commission de l’Education de même que le Sommet des régions doivent d’ailleurs examiner cette baisse démographique sous divers angles à l’automne.Parizeau dénonce l’entente conclue avec les Innus L’analyse méprisante d’un homme frustré Louis Bernard réfute les arguments de Vex-premier ministre ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Jacques Parizeau a lancé un lourd pavé dans la mare en dénonçant férocement, dans une analyse de 15 pages, l’entente de principe avec les Innus, une entente qui, soutient en substance l’ancien premier ministre, compromet l’avenir du Québec.Le négociateur pour le gouvernement de ce projet de traité, Louis Bernard, a réfuté, hier, un à un les principaux arguments de M.Parizeau, taxant son intervention de «malheureuse».«Sous des allures techniques, le ton de cette analyse est souvent assez méprisant à l’égard des autochtones et l’on sent que M.Parizeau n’a jamais digéré le refus qu’a rencontré son Offre globale de 1994 et qu’il considère toujours les autochtones comme des ennemis de la souveraineté du Québec, qui, elle, reste toujours sa seule grille d’analyse», écrit Louis Bernard dans sa réplique que nous publions en page A 7.Dans son analyse, Jacques Parizeau reprend certains arguments que le député démissionnaire du Bloc québécois, Ghislain Lebel, avait exposés au début du mois.M.Lebel avait accusé le gouvernement Landry d’avoir trahi les souverainistes en concluant cette entente de principe avec quatre des neuf nations Innus sur le territoire québécois.«Au-delà de la grossièreté du ton et des injures, l’affirmation [de M.Lebel] que le Québec bradait une bonne partie de son territoire touchait l’une des cordes les plus sensibles qui soient.Et l’idée que le Québec était sur le point d’accepter par la porte arrière la Constitution de 1982 était dérangeante», écrit l’ex-premier ministre.Hier, le ministre d’État à la Population, aux Régions et aux Affaires autochtones, Rémy Trudel, a dit que «les questions soulevées par M.Parizeau sont légitimes.Elles doivent obtenir une réponse « Il considère toujours les autochtones comme des ennemis de la souveraineté» annoncer: Micheline RueM (514) Terrasse Sur Le TôîT *pjenuenso|ei||e • •Ouvert*?jours «le iZhàZZh- 9?,
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