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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2006-09-14, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR V O L .X( V 11 X 2 0 8 ?LE .) E T D 1 14 SEP T E M B R E 2 0 0 (5 8 8c * T a\es 1 $ Terreur au centre-ville Une fusillade mortelle sème la panique au Collège Dawson GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ BRIAN MYLES Un tireur fou a fait au moins un mort et 19 blessés, dont six dans un état grave, parmi les étudiants du Collège Dawson hier après-midi, semant l’émoi et la terreur au centre-ville.Les policiers de Montréal ont prouvé qu’ils avaient retenu les leçons de la tuerie de Polytechnique, en 1989, en abattant le suspect trois minutes après qu’il eut ouvert le feu dans l’école, évitant par le fait même un massacre.Le tueur a tout de même fauché la vie d’une jeune femme de 20 ans.L’identité et les motivations de cet homme n’étaient pas encore connues au moment de mettre sous presse.D aurait garé sa voiture de marque Pontiac Sunfire sur le boulevard de Maisonneuve avant d’ouvrir le feu sur des étudiants en pleine rue.«fl a tiré sur quelqu’un dehors et couru à l’intérieur de l'édifice», a dit Mark, un étudiant.Un employé de Bell Canada, Mario Boutin, a vu deux personnes gisant ensanglantées sur le boulevard de Maisonneuve, près de la rue Atwater.Joseph Esteves et une trentaine d’étudiants se trouvaient en classe lorsqu'ils ont entendu une série de détonations.Esteves s’est penché à la fenêtre et a vu trois personnes en sang étendues sur la chaussée, dont une atteinte sérieusement au cou ou à la tête.«Le suspect a couru à l'intérieur et je l’ai perdu de vue.» Sa version est corroborée par sa collègue de classe.Tiffany Ip.Michel Boyer a cru à une blague lorsqu’il a entendu les premières détonations dans la cafétéria.«J’ai regardé à partir de l’atrium et j'ai vu un homme vêtu en noir qui tirait à l’aveugle, je ne sais pas sur qui», a-t-il dit D était 12h41 quand la fusillade a éclaté.Les témoins immédiats rapportent tous de 15 à 20 coups de feu tirés en rafale, laissant présager que le suspect était muni d’une arme semi-automatique, unç arme prohibée au Canada.A 12h44, les policiers fonçaient dans l’école sur les traces du suspect, un grand homme de race blanche dans la vingtaine.Des témoins ont rapporté que l’individu, qui arborait une coupe mohawk, un long manteau noir et des perçages, a été cerné dans la cafétéria.«Foutez-moi la paix», aurait-il VOIR PAGE A 8: TERREUR ¦ Lire autres textes en pages A 2, A 3, A 4 et A 6 ANNH K MH »(! ( AKUHH l> DFVOlk Une victime est transportée d’urgence après avoir été la cible du tireur.Le forcené a fait un mort et 19 blessés, dont certains gravement, avant d’être abattu par la police.Pourquoi au Québec ?ANTOINE ROBITAILLE Pourquoi est-ce dans la partie du Canada où la culture des armes à feu est la moins répandue que se produisent les tueries les plus spectaculaires de l’histoire de ce pays?Celle du caporal Lortie, à l'Assemblée nationale, en 1984 (trois morts).Celle de l'Ecole polytechnique, en 1989 (14 morts).Celle de Concordia, en 1992 (quatre morts).El maintenant celle du Collège Dawson (deux morts au moment d’écrire ces lignes).«On a très peu d’information à propos de cet événement.Moi, en tout cas, fai une question, qui m’a valu d'être qualifié de raciste la dernière fois que je l’ai posée: pourquoi au Québec?», s'interrogeait hier l’anthropologue Elliott Leyton, spécialiste des «meurtres de masse» à l’université Memorial, à Saint John’s, Terre-Neuve, et auteur, notamment, de Hun ting Humans (John Blake Publishing, 2003).«C’est un vrai mystère.Chose certaine, c’est arrivé trop souvent au Québec pour qu 'on dise que c'est un hasard», a-t-il souligné hier de Terre-Neuve, où nous l’avons joint.D'autres contestent cependant l’idée voulant que le Québec soit une «société distincte» sur le plan des meurtres de ce type.Un sociologue de l’Université Inval (qui refuse d’être cité!) faisait remarquer au Devoir hier que sur une liste de 11 «actes de violence» commis dans des écoles cana diennes, établie hier par la Presse canadienne, quatre se sont produits au Québec.«Ça existe dans toutes les sociétés contemporaines», a insisté le sociologue.Quatre sur onze: cela représente toutefois 30% des cas recensés par la Presse canadienne, une proportion supérieure au poids de la |x)jhi-lation du Québec dans la fédération.U s tueries québé cuises ont aussi, selon Elliott Icyton, certaines particulari tés: elles sont spectaculaires et passablement meurtrière».D- «paradoxe québécois- a déjà été souligné par la présidente de la Coalition pour le contrôle des armes a feu, Wendy Cukier, professeur à l’université Ryerson.Dans un entretien au Devoir en 1998, elle avançait cette idée: «Os épouvantables tragédies ont dû accentuer |chez vous) un dé goût déjà présent pour les armes, ce qui explique sans aucun doute les taux actuels du Québec en faveur du contrôle.» Elle VOIR PAGE A 8 POURQUOI?Nouveau rôle d’évaluation à Montréal SOURCE ICP Annonces—B4 Avis pubBcs.B 3 Culture.B 8 Décès______B4 Économie B1 Editorial _A6 Météo_______B6 Monde-B 5 Mots croisés.B 3 Pohtiqiie.A 3 Sports-B6 Sudoku______B 6 Idées A7 Télévision B7 Une Maison de la photo à la dent longue Un nouveau projet de Maison de l’image et de la photographie (MIP) est en développement à Montréal.Selon les informations obtenues par Le Devoir, le plan d'affaires, mêlant des financements privés et publics, doit être approuvé par le conseil d’administration de l’organisme la semaine prochaine.¦ Nos informations en page B 8 INDE X La valeur des propriétés explose Les petits propriétaires et les locataires des quartiers moins nantis de Vile écoperont des plus fortes hausses de taxes CLAIRANDRÉE CAUCHY Si le nouveau rôle d’évaluation de l'agglomération montréalaise rendu public hier est appliqué tel quel dans le prochain budget les petits propriétaires et les locataires des quartiers moins nantis de l’île de Montréal écoperont des plus fortes hausses de taxes alors que les résidants des banlieues de l’ouest et des arrondissements plus riches pourraient voir leur fardeau fiscal diminuer.Ceux qui pensaient faire une bonne affaire en achetant un triplex dans le sud-ouest de Montréal, par exemple, déchanteront peut-être lorsqu’ils constateront que la valeur de ce type d’habitation a bondi de 81 % par rapport a 2003.Par comparaison, le taux moyen d'augmentation de la valeur des propriétés est de 47,4 % pour l’ensemble de l’agglomération montréalaise.Ce taux recèle néanmoins des écarts notables entre les secteurs et les types d’habitation, les plex affichant des hausses phis marquées.VOIR PAGE A 8 PROPRIÉTÉS MCQt'E» NAOEJMJ !> I)f VOIR Le taux moyen d’augmentation de la valeur de» propriété» est de 47,4 % pour l'enoemble de nie.— Du lundi au vendredi Les airs de Dompierre -Il h30 ESPACE MUSIQUE 100.7 FM ! LE DEVOIR, LE JEUDI 14 SEPTEMBRE 2 0 0 6 L E S A C T U A LIT E S V L’horreur au petit écran Les étudiants qui quoi troubler ces JACQUES NADEAU LE DEVOIR fréquentent le Collège Dawson ont rapidement évacué l’établissement.Le drame qui se jouait à l’intérieur avait de jeunes femmes.PAUL CAUCHON Angoisse, inquiétude, sentiment d’impuissance, horreur et découragement: bon nombre de Québécois ont partagé tous ces sentiments en étant rivés devant leur téléviseur hier.Toutes les chaînes de télévision tentaient de démêler en temps réel, à compter de 13h et jusqu’à la fin de l’après-midi, les informations fiables des multiples rumeurs qui circulaient Mais ce sont clairement LC N et TVA qui ont pris le dessus: l’hélicoptère dont le réseau est maintenant propriétaire a livré dès le début de la tragédie des images prenantes, et même spectaculaires, des policiers embusqués qui tentaient de sécuriser les lieux et des dizaines de personnes évacuant à la course ce secteur du centre-ville.Dès le début de l'après-midi, la chaîne américaine CNN se servait d’ailleurs des images de LCN pour faire de cet événement sa principale nouvelle de l'après-midi, alternant par la suite avec des images de CBC et de CTV.Autant les commentateurs en ondes que certains étudiants sur place mentionnaient leur stupé- faction devant un événement -qu'on a plutôt l’habitude de voir aux États-Unis».Mais, cette fois-ci, c’est sur Montréal que les projecteurs ont été braqués: cette fusillade a occupé une grande partie des ondes de CNN tout l’après-midi et elle a été présentée comme première nouvelle hier dans plusieurs sites Internet de grandes entreprises d’information, comme Fox News, MSNBC et BBC.En fin d’après-midi, c’était également la première nouvelle dans le site Internet du Monde.La couverture en direct d’un tel événement contient évidemment son lot d’approximations, alors que, tout au cours de la journée, les médias électroniques ont relayé les informations les plus contradictoires, dont la présence potentielle de plusieurs tireurs et la tenue d’une autre fusillade à la Plaza Alexis-Nihon, en face du collège.Mais, de façon générale, les médias ont toujours pris la peine d'utiliser le conditionnel et de bien préciser que rien n’était encore confirmé dans les informations qui circulaient Le Devoir Rene Lévesque, une histoire exceptionnelle.RENE AVEC EMMANUEL BILODEAU RADIO-CANADA UNE SERIE EN 3 EPISODES DE 2 HEURES TELEVISION WWW.RADIO-CANADA.CA/TELEVISION i§i‘ HD CETTE ÉMISSION EST AUSSI PRESENTEE EN HAUTE DEFINITION H GILES WAL*Cc« I LE DEVOIR, LE J E t R 1 il SEPTEMBRE 2 O O ti A 3 ACTUALITES Michel David L’équipe de rêve Jean Charest s'était couvert de ridicule l'an dernier quand il avait affirmé le plus sérieusement du monde qu’à mi-chemin d’un premier mandat, son gouvernement avait fourni un meilleur rendement que ceux de Jean Lesage et de René Lévesque au même stade de leur existence.Cet exemple devrait inspirer une certaine prudence à André Boisclair.Comparer d’avance sa future équipe à celle de René Lévesque en 1976 témoignait d’une prétention qu'on lui reproche déjà suffisamment En fin de semaine dernière, le chef du PQ a préféré parler d’une «équipe de rêve-.C’est déjà mieux.Encore que certains députés et attachés politiques doivent plutôt commencer à faire des cauchemars à la perspective de voir débarquer Lisette Lapointe.La période préréférendaire a laissé de douloureux souvenirs.Même M.Boisclair, que Mme Lapointe a ouvertement appuyé pendant la course au leadership, ne donnait pas l’impression d'ètre très enthousiaste.Rares sont les gens qui font l’unanimité, mais on doit reconnaître que la liste des candidats potentiels dressée par mon collègue Antoine Robitaille comprend des gens de qualité.S'ils décident de plonger, les Steven Guilbault, Réjean Thomas et Pierre Curzi apporteraient certainement une bouffée d’air frais.Si elle constitue un avantage indéniable pendant une campagne électorale, la notoriété n'est cependant pas un gage de succès par la suite.Combien de Pierre Reid et de Sam Hamad pour un Philippe Couillard?Inversement, il arrive que de parfaits inconnus cachent des talents insoupçonnées.A côté de la pléiade de vedettes qui entouraient René Lévesque eq 1976, Yves Bérubé était passé totalement inaperçu.A l’usage, il s’est révélé un des plus brillants et des plus efficaces du groupe.André Boisclair ?Le propre d’une équipe de rêve est précisément de faire rêver, même si le réveil est parfois brutal.De toute manière, une fois au pouvoir, il est toujours possible de se débarrasser de ceux qui ne font pas l'affaire, comme Ta fait Jean Charest En 2003, ses conseillers lui déconseillaient fortement de recruter Yves Séguin.Son premier passage en politique, dans le cabinet Bourassa, leur faisait entrevoir de nouveaux problèmes de discipline, mais M.Charest en avait assez de se faire demander qui serait son ministre des Finances.On connaît la suite.En 1998, le chef du PLQ n'avait pas réussi à réunir une équipe suffisanjment crédible, notamment sur le plan économique.A l’époque, l’ancien président de Téléglobe, Charles Sirois, alors au sommet de sa gloire, avait été chargé de recruter des candidats-vedettes dans le milieu des affaires, mais il avait fait chou blanc.Pour l’heure, M.Boisclair n'en est pas à faire l'évaluation de ses ministres mais à chercher les personnes dont le prestige pourra apaiser les doutes de ceux qui s’interrogent sur ses propres capacités.Au printemps 2003, toute la campagne du PQ avait été centrée exclusivement sur la personne de Bernard Landry.Dans les messages télévisés, Pauline Marois, François Legault, André Boisclair et Linda Goupil n’apparaissaient que furtivement, tels des ombres.Avec un cabinet comprenant les Rémy Trudel, Solange Charest, Rosaire Bertrand et autres Jacques Baril, M.Landry pouvait difficilement parler d’une «équipe de rêve-, mais il vantait continuellement la qualité de son équipe dans ses discours.Sauf qu’on ne la voyait jamais dans la publicité.Qu’il ait réussi à survivre aussi longtemps à la défaite du 14 avril 2003 n'en a été que plus étonnant.?Même si M.Boisclair a son petit groupe d’encenseurs, il ne répétera sans doute pas cette erreur.Cela pourrait peut-être arriver après un premier mandat mais pas aux prochaines élections.S’il promet une équipe «à la Lévesque-.il ne s’est jamais comparé au pere fondateur du PQ ni a aucun de ses successeurs.Plusieurs lui reprochent un manque de modestie, mais il est conscient de ne pas être de la lignée des chefs historiques du PQ.Dans un texte que Le Devoir publie aujourd’hui même en page Idées sous le titre «Quelle est la vraie nature d’André Boisclair?-.le politologue Denis Monière, qui a réalisé une étude lexkometrique des discours du chef péquiste.fait remarquer qui! utilise le «nous» beaucoup plus souvent que le «je», ce qui suggérerait une conception collegiale du pouvoir.Selon M.Moniere.-si Boisclair donne l'impression d’avoir un ego surdimensionné, cela dépendrait moins du vocabulaire qu'il utilise que de son langage corporel-.Une image vaut mille mots, direz-vous.La collégialité a toutefois ses limites.Dans une campagne électorale, il n'y en a que pour le chef.Par le passé, les diverses tentatives de multiplier le nombre de porte-parole, aussi compétents qu’ils aient pu être, ont eu des résultats mitiges.La plupart du temps, une campagne se transforme en test pour les nerfs du chef, comme l’a si bien illustré le film de JeaneClaude Labrecque.Certains au PQ s'inquiètent déjà des rapports entre M.Boisclair et la tribune de la presse du Parlement Pendant ses années au gouvernement Q n’a jamais fait d'effort particulier pour maintenir des relations cordiales avec les journalistes.11 avait quelques favoris, mais il considérait les autres avec toute la hauteur dont il est capable.Encore aujourd’hui une question jugee inappropriée est accueillie avec un souverain mépris.Un mois de campagne, c'est long.Quand un chef de parti est traque par une meute qui guette la moindre faiblesse pour attaquer, fl n'y a plus d'équipe.Il n'a même plus le loisir de rêver.Les pires actes de violence dans les écoles canadiennes ¦ 20 avril 2000: quatre elèves et un employe de l'école secondaire Carine-Wilson, à Orleans tOntario), sont blesses dans une agression au couteau, un an jour pour jour après le massacre de l’école Columbine, aux États-Unis.¦ 28 avril 1999: un garçon âge de 14 ans tire sur deux elèves à l’école secondaire W.R.Myers, à Taber (Alberta).Un des élèves meurt de ses blessures.¦ 8 février 1999.un homme ouvre le feu à l’école élémentaire Woodland, à Verdun.L’incident ne fait aucun blesse; ¦ Octobre 1997: un homme âge de 35 ans abat son enseignante de français dans une école pour immigrants à Montreal.¦ Octobre 191*4: deux conseillers en orientation de l’école secondaire Brockton, à Toronto, sont pris pour cibles et blesses par un élève insatisfait de ses résultats scolaires.¦ Juin 1993: un adolescent est blesse par des tirs provenant d’un véhiculé en mouvement à l'extérieur de l'école secondaire Gladstone, à Vancouver, ¦ Août 1992: le professeur Valery Fabrikant.âge de 55 ans, abat quatre de ses confrères à Tuniversite Concordia, à Montréal ¦ Février 1990: un adolescent éconduit blesse par balles son ex-petite amie à l’ecole secondaire General Brock, à Burlington (Ontario).¦ Décembre 1989: Marc 1 epine, âge de 25 ans, ouvre le feu à l’École polytechnique de Montréal et tue 14 jeunes femmes, avant de retourner son arme contre lui.¦ Octobre 1978: un eleve Age de 17 mis tue un adolescent de 16 ans à l'ecole secondaire régionale Sturgeon Creek, à Winnipeg.¦ Mai 1975 Michael Slobodian, .ige de 16 ans, tue un professeur et un autre eleve et en blesse 13 autres a l’ecole secondaire Centennial, à Brampton, avant de retourner son arme contre lui.Presse canadienne COI I ADORATION sim l IAI I I I IAs KIIAMMAK Les policiers sont arrivés rapidement au Collège Dawson.L’homme qui venait de semer lu mort et la terreur n été abattu.Si.-.- • à :!»"¦ ' ” t* mm / i Montréal, ville blessée Panique, pleurs et attente insoutenable dans les rues du centre-ville BRIAN MYLES GUILLAUME B O U R G A U LT - C ÔT É C* est un après-midi de terreur, de panique et de pleurs qu’a vécu Montréal, hier.Dans le doute et l’attente d’en savoir plus sur les événements, une grande confusion et une vive tristesse régnaient tout autour du périmètre de sécurité déployé par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).Ce périmètre représentait une immense scène de crime, au cœur même de la ville.La présence permanente des bruits de sirènes et l’éclat des dizaines de gyrophares allumés, jumelés à la panique palpable en tout point de la zone, donnaient des airs sinistres a Montréal, ville en alerte, viüe blessée.Dans les minutes ayant suivi les premiers coups de feu, un véritable vent de panique a soufflé sur le centre-ville.Lorsque les journalistes du Devoir sont arrivés sur les lieux, ils ont dû sauter par-dessus des policiers accroupis derrière leurs véhicules de patrouille, rue Atwater.Ils avaient dégainé leurs armes de service et les pointaient vers la place Alexis-Nihon, où des citoyens apeurés se bousculaient par dizaines vers la sortie.Des témoins ont rapporté avoir entendu des coups de feu au troisième étage de l’édifice, une information qui a été vite infirmée par la suite.Iti tragédie n’a eu qu’un seul «foyer», soit le Collège Dawson.Mais la panique, elle, était partout.Les nouvelles technologies, le cellulaire en tète, n’ont été guère utiles pour faciliter l’intervention des policiers.Ils ont reçu des milliers d’appels, la plupart faisant état d’une fusillade impliquant plus d’un suspect -Dans 90% des cas.ils n'avaient pas vu un suspect, mais un policier-.a dit lan Lafreniè-re, un porte-parole du SPVM.Ne voulant prendre aucun risque, les policiers ont quand même ordonné la fermeture de la station de métro Atwater, sur la ligne verte, afin de couper toute possibilité de fuite à d’éventuels complices.En outre, les étudiants sous le choc tentaient d’appeler leurs proches en bordure du périmètre de sécurité, à l’aide de leurs téléphones portables.Quand les dizaines de journalistes masses a leurs côtés ont commencé a alimenter les salles de rédaction, les ondes cellulaires ont été saturées par le volume des appels, au point où le SPVM a conseillé aux proches et aux parents de rentrer a la maison et de prendre des informations sur une ligne d’urgence.Un service d’aide immédiate a |>ar ailleurs été mis sur pied dans une salle de l’université Concordia, à quelques coins de rue.Au passage du Devoir, seules quelques dizaines d’étudiants de Dawson s’y trou vaient, dont la plupart ont été des témoins indirects des événements.-Iss autres sont rentres chez eux-, disait une jeune lille.Des conseillers étaient sur place pour offrir de l’aidé psychologique de première ligne.«On peut juste tenter de les calmer, leur dire de relaxer, disait une bénévole.Is reste, les flash-backs et tout, fa va venir plus tard.Ixi, c’est d'absorber le choc et de les sécuriser qui est important.- Ilus près du périmètre, les rumeurs les plus folles couraient sur le nombre des tireurs et des victimes.D’un coin de rue à l’autre, toujours la même scene: des attroupements de gens inquiets, de badauds curieux, retenus par des policiers sur le qui-vive.Les étudiants se serraient dans leurs bras, plusieurs en tremblant.•J’ai eu si peur, on ne savait rien de ce qui se passait, on entend parler d’un massacre-, disait en pleurant Maria, jeune étudiante, dans les bras de ses amies.•Est-ce qu’on est en train de revivre Polytechnique ou Columbine?-, demandait un enseignant aux yeux rougis, sur le trottoir, rue Sainte-Catherine.Le souvenir de la tuerie de 1989 était dans bien des discussions.D’autres n’avaient toutefois pas le temps de réfléchir au passé.Ils faisaient face au drame actuel.Croisé à l'intersection Wood et Mai sonneuve, le professeur Mario Pignoli tentait de convaincre les policiers de se rendre dans un local de classe précis.•Je donnais mon cours quand nous avons entendu des coups de feu et du bruit, raconte-t-il nerveusement.Quand fai ouvert la porte, deux étudiants couraient, blessés au ventre par des tirs.J'ai dit a tous ceux qui étaient la d'entrer dans ma classe, parce que la porte est lourde et se barre.On a essayé d’appeler le 911, mais ça ne fonctionnait pas.- M Pignoli est donc sorti pour tenter d'appeler des secours.mais il a été évacué par ta police en chemin et n'a pu réintégrer la salle de classe ou ses étudiants s'étaient réfugiés.-Je ne sais pas s'ils ont été secourus [il était 14h00 a ce moment!, je me sens tellement mal de ne pas être resté aver eux • Plusieurs étudiants ont ainsi passé de longues heures barricades dans leur salle de classe, sans savoir ce qui se passait, pendant que les policiers fouillaient les salles du collège une à une.•On était dans un studio de radio quand deux amis sont entrés pour nous dire qu ’il y avait des tirs plus bas.On s 'est barricadé dernere deux portes et on est resté la presque trois heures-, indique Michelle Ayoub, 18 ans, étudiante en cinéma et communication.Elle affirme avoir entendu au moins une douzaine de coups de feu.Quand elle el ses amis sont sortis, escortés par les policiers, ils ont vu du sang et de )a vitre par terre.Elisabeth Gagnon a aussi vu du sang, mais sur le visage d'une étudiante.-Tout le monde courait J'étais au troisième étage, j'étais sortie pour prendre une pause.Puis j'ai entendu 1rs tin, j’ai vu des gens courir partout, il y en avait une de blessée, on criait qu 'il y avait eu un shooting.Je suis retournée dans ma classe, paniquée.On est resté la jusqu'à ce que les policiers viennent.- Bilal Sakr jure pour sa part avoir vu le tireur (il apparaît plus probable qu'il s’agissait d’un policier!.-Il était dans un corridor au troisième étage avec, son fusil pointé au sol, un gros fusil J'ai eu peur, je suis revenu sur mes pas pour descendre un escalier et sortir en murant J'ai entendu des coups de feu, plustrun roups de feu - L'opération policière a affecté de nombreux commerces.Au passage du Devoir dans la rue Wood, à l’extrémité ouest du college, des bambins étaient évacués d’une garderie, les parents ou éduc atrices couraient en protégeant jjar réflexe fa tête des petits Aux curieux rassemble , un policier indiquait -Il y a des fenêtres partout, tassez-vous! On ne sait pas ou est le suspect II faut dégager - llusieurs de ses collègues étaient embusqués derrière chaque angle mort des bâtiments de cette zone, prêt» a tirer.Tout près, une unite a intervention fouillait une Pontiac Sunfire noire, qui pourrait ajiparlenir à l'auteur de fa tuerie.Vrai ou faux; comme des dizaines d'autres éléments, cela restait a vérifier au moment de me ttre sous presse Par contre, la peur et la panique qui ont frappé Montréal ont été bien réelles.Le Devoir « Kst-ce qu'on est en train de revivre Polytechnique ou Columbine?» ènHne»' Ouvrage traduit par Marie-Lucie ROY TECHNOLOGIE DU UÊTEMEHT 264PHK-62S De la libre textile luspu'au uétement GU£f*m édüeur RM Ci HMt HH MM W MWW (514) 842 3481 mpmm-vsot Marcel SÉGUIN Alice AMYQT DICTIONNAIRE FRANÇAIS/ ANGLAIS timai aancAii boit m laciillir ta eaasmtatiai mdavid@iedevoir.com OUtlON.«OMCur IM (514) 842-3481 LE DEVOIR, LE JEUDI II SEPTEMBRE 2 0 0 6 LES ACTUALITES Une autre tragédie qui alimentera le .Un évépemep* t/ti i .• j | \i% incomprehensible débat sur le registre des armes a feu ALEC CASTONGUAY Ottawa — La fusillade survenue au Collège Dawson a eu des échos jusqu’à Ottawa, où les partis politiques fédéraux ont exprimé leur «colère» et leur «indignation» à la suite des événements sanglants qui ont eu lieu à Montréal hier.Le premier ministre Stephen Harper a qualifié le geste de l’assaillant «d'acte de violence lâche et insensé».Le Bloc québécois et le Parti libéral du Canada (PLC) ont soutenu que cette «tragédie» allait également alimenter la réflexion à venir cet automne sur la suppression du registre des armes de chasse.Les ministres du gouvernement Harper ont gardé le silence toute la journée hier, ayant suivi les événements à la télé et reçu des informations de leur personnel.Le premier ministre du Canada a téléphoné au maire de Montréal et, en début de soirée, il a émis un communiqué pour soutenir les victimes et leurs familles, tout en assurant qu'il suit les événements de près.«Nous avons aujourd’hui été témoins d’un acte de violence lâche et insensé [.].Nous nous soucions tout d’abord d’assurer la sécurité et les soins de tous ceux qui ont été blessés au cours de la tragédie.Nous continuons bar ailleurs de suivre de près la situation.Notre gouvernement reste en contact étroit avec la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec», a affirmé Stephen Harper.Le ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, n’a émis aucun commentaire.Les différents porte-parole des partis d'opposition ont aussi réagi à la fusillade, soulignant que leurs pensées vont aux étudiants touchés par le drame et à leurs familles.«On ne s'explique jamais comment ce genre de chose peut arriver», a affirmé le chef du Bloc-québécois, Gilles Üuceppe, sur les ondes de RDI.Rappelant les tueries de l’Ecole polytechnique et de l’université Concordia, le chef du Bloc a soutenu que cette «tragédie» doit alimenter les réflexions sur les démonstrations de violence dans la société.«Quand on voit tant de violence [à la télél, une personne qui a des problèmes peut facilement tomber dans ce panneau-là.Est-ce qu’on résout des conflits en utilisant des armes à feu ou en éliminant d'autres personnes?Il y a une réflexion à faire là.» Gilles Duceppe a soutenu que la fusillade d’hier pourrait avoir des répercussions à la Chambre des communes cet automne, où un vote sur l’abolition du registre des armes de chasse doit avoir lieu.«Cette tragédie doit nous motiver et nous engager à aller au-delà de nos réflexions et à poser des gestes concrets et manifestes qui mobiliseront notre action contre la violence», a-t-il dit par voie de communiqué.Au moment de mettre sous presse, le type d’arme utilisé par le lueur n’était pas encore connu, même si les premières indications pointaient en direction d’un fusil mitrailleur.Or, ce type d’arme doit demeurer inscrit sur le registre malgré les modifications proposées par le gouvernement conservateur.Députée du PLC dans la circonscription qui abrite le Collège Dawson, Lucienne Robillard estime elle aussi que l’événement pourrait avoir des rebondissements à Ottawa.«Ça alimente notre ré- Les témoins des événements avaient un besoin évident de réconfort.ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR flexion sur l’abolition du registre, c'est certain, a-t-elle dit lors d’un entretien avec le Devoir.Mais il faut d’abord attendre le bilan final et éclaircir les circonstances.» Son bureau de circonscription est d’ailleurs situé à deux pas du collège.«Je suis très touchée, mais aussi choquée et indignée.» De son côté, Jack Layton, le chef du NPD, n’a pas voulu s’avancer avant d’avoir plus de détails.«Je suis choqué.Est-ce que cet acte a été commis avec une arme illégale?Si c’est le cas, ça renforce notre volonté de vouloir combattre la prolifération d’armes qui traversent la frontière.Il faut attendre.» Le Devoir ALEC CASTONGUAY ALEXANDRE SHIELDS Toute la classe politique québécoise a évidemment été bouleversée hier par les événements tragiques survenus au Collège Dawson, à Montréal.En plus des mots d’encouragement aux victimes et à toutes les personnes touchées de près ou de loin par ces événements, plusieurs ont fait part de leur plus complète incompréhension devant de tels actes.•Nous avons tous été témoins d’un événement triste, inexplicable et horrible», a lancé d’entrée de jeu le premier ministre Jean Charest, hier en début de soirée.Il s’est dit «profondément attristé» pour les étudiants du collège, les membres du personnel ainsi que leurs proches, qualifiant leur journée de 4rès difficile et de grande inquiétude».M.Charest a donc tenu à préciser que le gouvernement québécois allait offrir toute l’aide nécessaire aux victimes, notamment en matière de soutien psychologique, au cours des prochains jours.Questionné sur la volonté du gouvernement de Stephen Harper d'abolir le registre des armes à feu, le premier ministre n’a pas voulu se lancer sur ce terrain.«Ce soir, ce n’est le lieu ni le moment pour faire ce débat», a-t-il souligné.Il a toutefois ajouté que, en matière de sécurité dans les établissements d’enseignement «les responsables (de la sécurité] doivent se poser des questions, comme après chaque événement tragique».Pour l’ensemble du réseau scolaire, il est temps de remettre en question les mesures de sécurité, de les mettre à jour et d’aller chercher des ressources pour les améliorer, selon M.Charest Plus tôt en journée, le député péquiste de Mercier, Daniel Turp, s’en est quant à lui pris à la volonté des conservateurs d’abolir le registre des armes à feu.«U y a un gouvernement conservateur qui semble ne pas vouloir maintenir cette politique visant à contrôler les armes à feu.Je pense que les gens vont devoir encore penser que contrôler les armes à feu et l’accès, c’est important», a-t-il dit déclaré en milieu d’après-midi.Le chef du Parti québécois, André Boisclair, a toutefois invité les gens à ne pas tirer des conclusions trop hâtives de la fusillade.«J’invite tout le monde à la prudence.Je pense qu’aujourd’hui, ce qui compte, c’est d’exprimer notre sympathie et notre appui aux familles des victimes et à toute la communauté du Collège Dawson», a-t-il ajouté.Plusieurs députés étaient tout simplement consternés.«On se demande comment on peut se protéger contre des événements comme ça», a résumé la nouvelle députée péquiste de Taillon, Marie Malavoy, visiblement émue.Le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a affirmé être «bouleversé par les événements d’une rare violence» qui ont eu lieu au Collège Dawson.Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, s’est pour sa part dit «bouleversé et troublé» par ces événements «inacceptables».«Je voudrais offrir mes sympathies et ma compassion aux victimes, aux blessés, leurs parents et leurs proches [.] et je voudrais féliciter et remercier les policiers et les ambulanciers qui, dans les circonstances, ont fait un travail remarquable.» Le Devoir La sécurité absolue est impossible dans les cégeps MARIE-ANDREE C II O UI N A R D Sécuriser entièrement un lieu public comme un cégep et le mettre à l’abri de tragédies semblables à celle qu'a subie hier le Collège Dawson relève de la mission impossible.Voilà ce qu’a communiqué hier la Fédération des cégeps, renvoyant notamment au récent jugement de la Cour suprême sur le kirpan et à ses recommandations de mesures de sécurité dites raisonnables.Sonné comme un peu tout le monde par l’ampleur du drame, le président de la Fédération des cégeps, Gaëtan Boucher, a indiqué hier que malgré le fait que tous les cégeps de la province soient tenus d’avoir des plans de mesures d'urgence, le caractère «imposant» et public d’un cégep comme Dawson rendait «proprement impossible» l’assurance d'une sécurité totale.•On parle ici du plus imposant collège au Québec», a exposé M.Boucher, dont la fédération se réfère aussi au jugement de la Cour suprême sur le port du kirpan dans une école primaire de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys pour expliquer le fait que les collèges sont tenus à des mesures de sécurité «raisonnables et non pas extrêmes».•Les collèges sont des lieux publics, ouverts, et c'est ce qui rend difficile l’imposition d’un dispositif extrême», a affinné M.Boucher, qui, en 20 ans de séjour à la fédération, n'a pas souvenir d'iui événement d'une telle violence sous le toit d’un collège.Le Collège Dawson, avec ses 7500 étudiants et ses 760 membres du personnel, abrite non seulement l'effectif scolaire le plus important mais aussi une des communautés multiethniques les plus diversifiées à Montréal.«C’est un collège réputé pour sa capacité à vivre en harmonie avec tous les groupes qu’il compte», a indiqué M.Boucher, qui, en fin d'après-midi, n’avait pas réussi à entrer en communication avec la direction flu cégep en question.«Evidemment, après avoir vécu Polytechnique, on était plusieurs au Québec à penser que ce type d'événement ne pouvait jamais plus se produire», a indiqué M.Boucher.«Malheureusement, il semblerait qu’on ne peut janmis dire ‘‘jamais’’.» D’autres organisations scolaires ont eu à composer par ricochet avec les conséquences de la fusillade, telles les écoles primaires Saint-Léon-de-West-mount et l’Ecole internationale, toutes deux avoisinant le périmètre de sécurité délimité par les policiers autour du collège.La Commission scolaire de Montréal (CSDM), qui chapeaute ces deux écoles, a décidé en cours d'après-midi de contacter l'ensemble des parents des centaines d’élèves, ne laissant partir les enfants qu’après avoir eu la consigne des parents.«Nous avons appelé les parents pour qu’ils viennent chercher les élèves ou qu’ils nous donnent les autorisations pour les laisser partir», a indiqué le porte-parole de la CSDM, Sylvain Arsçnault.En fin d’après-midi, 200 des 600 enfants de l’Ecole internationale étaient toujours en classe, avec les enseignants qui avaient pour consigne de demeurer avec eux tant et aussi longtemps qu'on n’ayait pas joint leurs parents.Le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), Jean-Marc Fournier, a quitté Québec en milieu d'après-midi pour se diriger vers Montréal, où on devait décider en soirée d’un possible point de presse entourant ces tragiques événements.Le Devoir Avec TVA, l’actualité partout et en tout temps lcn.canoe.com manchettes, entrevues et extraits vidéos Le canal nouvelles TVA e Ot fBfCOK MfPtA K tva canoe com au canal 900 Le TVA 17 heures le grand rendez-vous en information En reprise sur illico sur demande * LE DEVOIR.LE JEUDI IJ SEPTEMBRE O O B A f> •LES ACTUALITES- Nouveau rôle d’évaluation Autoroute 25 Montréal réclame des mesures d’exception C LAIRAN DRÉ E CAUCHY La Ville de Montreal presse le gouvernement du Québec de prendre des mesures «exceptionnelles* pour atténuer le choc fiscal que subiront les contribuables montréalais à la suite de la parution du nouveau rôle d'évaluation hier.C’est que le portrait des variations de valeurs foncières réalisé au 1 juillet 2005 comporte des écarts importants entre les secteurs et les types d’habitation.Les variations sont particulièrement élevées dans les secteurs moins nantis de la Ville, où les hausses de taxes pourraient être particulièrement difficiles à encaisser.«Oh voit apparaître des transferts fiscaux importants qui a/fedent davantage les secteurs et les arrondissements moins nantis de Montréal, au profit des sedeurs plus aisés de l'agglomération comme Senneville et Westmount», a expliqué M.Zampino.D demande carrément à Quebec de suspendre l’application du nouveau rôle d’évaluation et de mettre en place un comité technique réunissant les fonctionnaires de la Ville et de Quebec pour trouver des moyens d’atténuer le choc.Si cette solution n’était pas retenue, la Ville de Montréal suggère quelques mesures qui pourraient entrer en vigueur dès le prochain budget pour limiter les hausses de taxes.On demande à Québec de permettre d’étaler la hausse des valeurs foncières sur quatre ans plutôt que trois.L’administration municipale voudrait egalement pouvoir établir un taux distinct pour les propriétés d’un seul logement On suggère aussi de bonifier le programme de crédit sur l’impôt foncier pour les aînés, les assistés sociaux et les étudiants.Tout en promettant de prendre toutes les mesures nécessaires pour limiter l’effet des hausses foncières, Frank Zampino n’a pu s’engager à ne pas hausser le fardeau fiscal global.«La dernière chose qu’on aimerait paire, c'est d’augmenter les taxes des contribuables montréalais.On va tout faire pour équilibrer le budget et présenter un scénario en novembre où il n’y aurait aucune augmentation», a-t-il déclaré.Il prévient néanmoins que les propriétés dont la variation de la valeur foncière est plus élevée que la moyenne verront nécessairement leur compte de taxes augmenter.Le scénario du report du rôle d’évaluation n’est guère prisé par la ininistre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau.«On ferait juste reporter à plus tard le problème anticipé», a-t-elle fait valoir hier.la ministre a néanmoins montré sa disposition à considérer d’autres options, tels l’étalement du compte de taxes sur une plus longue période ou l’introduction d’une nouvelle catégorie de taxation.«Je suis très trà ouverte à regarder comment on peut faire pour atteindre l’objectif de réduire le choc antidpé sur le compte de taxes», a-t-elle affirmé.L’Opposition au conseil municipal de Montréal a quant à elle décrié la demande de report du rôle dévaluation formulée par l’administration Tremblay- E N Politiser les délais d’attente Québec — Les médecins taillent en pièces le projet de loi 33 sur la garantie d’accès aux soins de santé et demandent au ininistre de la Santé.Philippe Couillard, de refaire ses devoirs.Le plus troublant dans les mémoires présentés hier par la Fédération des médecins spécialistes et la Fédération des médecins omnipraticiens, c’est justement à leurs yeux, que rien dans le projet de loi ne garantit aux patients québécois qu’ils auront effectivement des soins dans de meilleurs delais.Les médecins spécialistes disent «ne pas voir comment les mesures annoncées par ce projd de loi garantissent une amélioration de l’accès aux soins», peut-on lire dans leur mémoire.Leur fédération reproche au ministre de s’arroger trop de pouvoir discrétionnaire pour détenniner les délais acceptables de traitement de bureaucratiser à outrance le système de santé et surtout d imposer des contraintes supplémentaires à la pratique médicale.«C’est une politisatùm des délais d’attente», a déploré le président de la Fédération des médecins spécialistes, le O' Yves Dugré lors d’un entretien téléphonique, estimant «qu 'il faut redessiner ça».Le projet de loi 33 «doit tout simplement être récrit», conclut de son côté la Fédération des omnipraticiens, qui juge que ce projet «subordonne le mécanisme de garantie d’accès à l'unique et entière discrétion du ministre».- PC Placide Poulin nie tout Québec — Furieux contre l’Action démocratique du Québec (ADQ), l’homme d’affaires beauceron Placide Poulin a catégoriquement nié, hier, avoir tenté de soudoyer le député de Beauce-Nord.Janvier Grondin.Dans un communiqué transmis aux médias, M.Poufin reproche à l’ADQ, plus particulièrement à l’entourage du chef Mario Dumont de véhiculer à son endroit «des Université d'Ottawa Wl ‘tv u Ottawa L’Université canadienne Canada’s university La Faculté de droit annonce la nomination de la professeure Lucie Lamarche au poste de titulaire de la Chaire Gordon F.Henderson des droits de la personne.M™ Lamarche détient un baccalauréat et une maîtrise en droit de l'Université de Montréal et un doctorat en droit de l'Université libre de Bruxelles.Fellow de l'Institut universitaire européen (Chaire Jean Monnet), elle a reçu le Mérite Christine Tourigny du Barreau du Québec en 2002.M™ Lamarche a consacré l'essentiel de sa carrière à la défense des droits de la personne et des droits des femmes.Elle est spécialiste des droits économiques et sociaux de la personne.De 2000 à 2004, elle a assumé la direction du Centre d'études sur le droit international et la mondialisation de l'Université du Québec à Montréal.L'Université d'Ottawa, par son emplacement au cœur de la capitale du Canada et la grande variété de ses programmes d’enseignement et de recherche dans les deux langues officielles, s'affirme comme « l'Université canadienne » par excellence.www.u Ottawa.ca BREF insinuations trompeuses et malveillantes» à des fins partisanes.«Je n 'ai formulé aucune proposition de quelque nature que ce soit au député Grondin.Je suis un homme d’affaires aguerri et intègre qui continue de se soucier du bien-être de ses concitoyens et non d'une notoriété politique», écrit l’entrepreneur prospéré, avant d’ajouter qu’il n’émettra plus «aucun commentaire» à ce sujet Janvier Grondin, qui représenté la circonscription de Beauce-Nord depuis 2003, a révélé la semaine dernière qu’il a été approché au cours de Tété par un homme d’affaires «très influent» pour qu’il cède son siege ai vue des prochaines élections générales.En échange de son retrait de la vie politique, l’individu lui aurait promis un emploi confortable d’au moins cinq ans dans la fonction publique.Ardent fédéraliste et partisan liberal de longue date, M.Poulin est un homme d’influence qui a fait fortune avec les baignoires Maax.- PC Graham Fraser, futur commissaire aux langues officielles Ottawa — Ije journaliste Graham Fraser avait l’habitude de couvrir le dépôt des rapports de la commissaire aux langues officielles.Mais si tout se dérouté comme prévu, Il sera bientôt l’auteur de ces rapports.Le premier ministre Stephen Harper a en effet proposé hier la nomination de M.Fraser au posté de commissaire aux langues officielles.Agé de 60 ans, le correspondant du Toronto Star à Ottawa est un journaliste respecté sur la colline parlementaire, un francophile et un ardent défenseur du büinguLsme.Cette nomination, qui doit encore être approuvée par te PârtémenL a été applaudie par tes partis d’opposition et tes groupes de défense des francophones.- PC Le CRE de Laval rend public son mémoire.un an après les audiences Zampino «Cela ne fait que remettre le problème rleparoté de Promocycle, les freins, la suspension et d’autres équipements qui concourent à la securité de ces véhicules ne seront lus adaptés à ces niveaux de |XM-fonnanee.Dans les tails, a l il dit, ces motos, que |XTsonne n’inspectera faute d’un système publie et obligatoire pour tous tés véhiculés, s’avéreront plus dangereuses que les motos sjxirt produites iku des constructeurs sérieux De plus, Promocycle deplore «l’étroitesse des vues de la 5,4,4Lt dont la vision purement comptable em-pêche l’cmergence d’une veritable politique de la moto au Quebec», comme on en voit désormais en Europe.11 aurait fallu, a expliqué M.Noiseux, réunir les ministères des Transports et de TFiivironnement, les motix'y-clistes.les constructeur», tés grandes villes, voire îles groupes environnementaux, pour élaborer une ixtlitiquc globale visant à concilier sécurité et environnement Le Devoir C ELECTIONS SANTÉ 2006 POSEZ VOTRE CANDIDATURE PARTICIPEZ AU PROCESSUS DÉMOCRATiaUE DANS LE RÉSEAU DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX Du 1er au 25 septembre 2006, les adultes de 18 ans et plus sont invités à poser leur candidature à titre de représentante ou représentant de la population au sein des conseils d'administration des établissements du réseau de la santé et des services sociaux.Des postes vous sont réservés dans les conseils d'administration des différents établissements du réseau.Surveillez les informations publiées sur le nombre de postes disponibles pour chacun des établissements de votre région.Pour plus d'information sur les conditions d'éligibilité ou les modalités de mise en candidature, adressez-vous au président d'élection de l'établissement qui vous intéresse ou consultez la rubrique d'information à l'adresse suivante: www.msss.gouv.qc.ca/elections.Les élections auront lieu le 23 octobre 2006 de midi à 20 heures dans tous les établissements du réseau de la santé et des services sociaux.Voter, c'est un droit, c'est aussi une responsabilité! Snnté H Services sociaux Québec n n www.mssi.gouv.qcxa/frWctions LE DEVOIR, LE JEUDI 14 SEPTEMBRE 2006 A 6 EDITORIAL Drame à Dawson Au moment d’écrire ces lignes, le bilan des victimes du drame qui a secoué le Collège Dawson hier après-midi s’établissait à 19 blessés par balles et deux décès, dont celui du tireur fou.On ne sait encore à peu près rien de ce dernier, pas plus que des motifs qui l’ont mené à agir ainsi.Attendons avant de tirer des conclusions.est la troisième fois en moins de deux décennies que des événements violents faisant plusieurs victimes ont lieu dans des institutions d’enseignement postsecondaire du Québec.En décembre 1989, un jeune homme, Marc Lépine, avait fait irruption à l’École polytechnique et assassiné 14 femmes en plus de blesser 13 autres personnes, dont neuf femmes, avant de s’enlever la vie.Le geste était prémédité: Lépine en voulait aux femmes, qu’il accusait de prendre la place des hommes dans la société.Quelques semaines auparavant, il avait obtenu un permis d’acquisition en règle et s’était procuré une arme très dangereuse, un Ruger semi-automatique de calibre .223, dont la vente est toujours autorisée malgré les mesures législatives restrictives adoptées depuis.Quelques années plus tard, en août 1992, un chargé de cours en génie à l’université Concordia, Valéry Fabrikant, tirait à bout portant sur cinq employés de son université, tuant quatre de ses collègues et blessant gravement une cinquième personne.L’année suivante, il a été condamné à la prison à perpétué sans possibilité de libération avant 15 ans, une peine qu’il purge toujours dans un pénitencier fédéral.Hier, les informations disponibles laissaient croire qu’un homme dans la vingtaine s’est présenté à la cafétéria du Collège Dawson, où il s’est mis à tirer sur des étudiants croisés au hasard.On ne sait pas pourquoi et, pour le moment, il ne sert à rien d’inventer des scénarios hypothétiques.En elle-même, là réalité du drame suffit pour faire réfléchir, s’indigner ou se recueillir.Certains diront que des mesures de sécurité plus strictes doivent être adoptées à l’entrée des institutions publiques.Or les réflexions qui ont suivi l’affaire de Polytechnique n’ont pas permis de trouver des moyens efficaces et simples pour rendre tout à fait sécuritaires des lieux où circulent des milkers de personnes chaque jour.Il y a déjà assez des aéroports qui sont devenus des camps retranchés, évitons d’en faire autant de nos universités! En revanche, selon des témoignages qui restent à être confirmés, l’arme utilisée hier semble être un fusil semi-automatique, comme à Polytechnique et dans plusieurs situations semblables survenues aux États-Unis.Comment se fait-il qu'il soit toujours possible de se procurer, en toute légalité, des armes semi-automatiques au Canada?Il n’a fallu que quelques minutes aux policiers pour se présenter sur les lieux et neutraliser l’agresseur, qui avait déjà eu le temps d’atteindre 20 personnes.De même pour les ambulanciers, qui ont procédé rapidement, malgré le risque.Jusqu’à preuve du contraire, il semble qu’on ait su tirer quelques bonnes leçons des erreurs du passé.Nous vivons dans des villes peuplées d’individus aux destins et aux desseins particuliers, pas toujours sains ni pacifiques.Certains, Comme Lépine et Fabrikant, ont recours à la violence meurtrière pour exprimer leur frustration devant l’échec, l’insatisfaction ou l’impuissance.Des croyances ou des idéaux peuvent aussi en mener certains au crime et, presque toujours, des dérangements d’ordre psychologique accentuent la démesure de la réaction.Mais si, d’aventure, un diagnostic amène à comprendre les motivations à l’origine du geste, il ne l’excuse ni ne le justifie jamais.f i?» » Jean-Robert Sansfaçon De mauvaise humeur a mauvaise humeur de l’électorat américain à l’endroit Ldu président George W.Bush est telle qu’ils se comptent sur les doigts de la main, ceux qui croient aux chances des républicains de consolider leur majorité au Congrès aux législatives du 7 novembre prochain.la question, di-.-Il sent les experts à l’unisson, est de savoir s’ils parviendront même à la conserver contre un Parti démocrate pourtant désorganisé.Les républicains, qui contrôlent le Sénat et la Chambre des représentants depuis 1994, déçoivent aujourd’hui de tous les côtés, y compris au sein de l’incontournable base religieuse de M.Bush.À tel point qu'un sondage du Pew Research Center, un think tank réputé de Washington, faisait état au printemps dernier d’un «appétit de changement» inégalé en huit consultations électorales parmi les Américains envers leurs élus.Les majorités sont minces au Congrès et le champ électoral est étroit aux Etats-Unis, mais tout indique que les démocrates, en avance dans les intentions de vote à l'échelle nationale, vont enfin pouvoir profiter de l'immense fatigue de l'opinion américaine devant la guerre d’Irak de M.Bush, qui s’obstinait encore, lundi, à tenter de faire jouer en sa faveur la mémoire du 11-Septembre.Aussi les primaires qui se tenaient mardi dans neuf États — par lesquelles démocrates et républicains choisissaient leurs candidats aux elections — ont-elles été suivies avec une attention particulière.Leurs résultats sont moins probants que certains l’auraient cru.Moins spectaculaires, en tout cas, que la défaite subie aux primaires du Connecticut le mois dernier par le sénateur de mocrate et ancien candidat à la vice-présidence Joseph lieberman.que les militants ont chasse du parti pour avoir ete trop «bushien» sur la question irakienne.Point de mire des stratèges politiques, la course républicaine aux primaires de mardi dans le Rhode Island, un Etat aussi petit que crucial.a mis en exergue les débats qui déchirent les républicains dans leurs efforts pour conserver le contrôle du Congrès, maigre le boulet qu’est devenu pour eux le président Elle aura peut-être aussi montre que la partie n’est pis gagnee d'office pour les démocrates.De fait, c’est par une bien mince majorité de 53 % que frs militants républicains ont choisi le sénateur sortant Lincoln Chatèe, un modéré qui s’est à plusieurs reprises opposé aux desiderata présidentiels, pour les représenter aux legislatives.Au grand dam tit's démocrates et de leur frange antiguerre, qui comptaient sur le choix d’im candidat républicain plus nettement marque à droite pour garantir leur victoire.Aucune equivoque, en revanche, dans la victoire de la sénatrice Hillary Clinton aux primaires de New York.Maigre ses positions très centristes, pour ne pas dire ambivalentes, au sujet de l’Irak.Mme Clinton a écrase un obscur rival antiguerre avec 81 % des voix.Un raz-de-maree, en somme, qui vient reconfirmer l’état de grâce dans lequel elle se trouve au sein du parti, à l’abri de toute critique — et a deux ans de la présidentielle.Guy Taillefer LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE y/ il&V&d-K CoCk-CoLfi OlwHC usiné vAM80UU Le NPD près du Québec Je suis québécoise et j’ai participé au congrès du Nouveau Parti démocratique qui s’est déroulé à Québec la fin de semaine dernière.J’ai pu constater que les principales propositions discutées et approuvées en séance plénière concernaient la spécificité du Québec au sein de la fédération canadienne, la défense des familles (logements à prix raisonnable, garderies, soins de santé), la défense de l’environnement et des travailleurs ainsi que la dévastation du Liban.la guerre en Irak et notre présence en Afghanistan.Tous ces sujets me touchent personnellement en tant que Québécoise et Canadienne.Je pense donc que, contrairement au propos du député bloquiste Paul Crête rapporté dans Le Devoir du lundi 11 septembre dernier, le NPD est très près des préoccupations des Québécois et devrait obtenir notre appui.Marguerite-Marie Roberge Québec, le 11 septembre 2006 Le financement des partis politiques et l’Irak Vous vous demandez: mais quel est le lien entre le financement des partis politiques et cette guerre en Irak, injustifiée et qui a fait des milliers de victimes innocentes?C’est très simple: la campagne présidentielle de George W.Bush a été financée par de puissants lobbys.pétroliers et autres.Bush doit les remercier un jour.Il s’arrange pour créer un lien (qui n’existe pas) entre Saddam Hussein et les attentats du 11 septembre 2(X)1.Il envahit l’Irak, ce qui crée de l’instabilité politique dans la région du golfe Persique.Cela fait monter les prix du pétrole et crée des occasions d’affaires pour les industries de l'armement.Sa dette est remboursée.LETTRES -?- Au Québec, les retours d’ascenseur ne sont pas meurtriers, heureusement, mais ils coûtent quand même très cher à la société.Comment les éviter?En revoyant le financement des partis politiques.Il faut éviter que ceux qui se font élire soient redevables envers quelqu’un à la suite de leur élection.A l’heure actuelle au Québec, un électeur peut donner jusqu’à 3000 $ à un parti politique provincial, mais la contribution maximale donnant droit à un crédit d’impôt de 75 % n’est que de 400 $.La question est donc celle-ci: qui va donner 3000 S, en recevant un crédit d’impôt de 300 $, sans rien attendre en retour?Personne.Voici une esquisse de solution.Un candidat dans une circonscription ne pourrait pas dépenser plus de 5000 $ pour sa campagne.Cela se compare à un coût moyen dix fois plus élevé à l’heure actuelle, soit environ 50 000 $.11 devrait fournir personnellement tous les fonds, qui donnent droit à un crédit d’impôt de 3750 $ (75 %).Sa campagne ne lui coûterait donc que 1250 $ au total.Résultat: si le candidat se fait élire, il ne doit rien à personne.En plus, on aide la cause de l’environnement, car les candidats n’ont pas suffisamment d’argent pour tapisser tous les poteaux de téléphone d'affiches qui ne nous apprennent rien.Christian Charron Montréal, le 11 septembre 2006 Unique Big O Voilà déjà deux ans que je pratique la planche à roulettes au Big O, un cylindre de béton situé à proximité du Stade olympique.Pour moi, le Big O n'est pas uniquement un cylindre de béton, il représente beaucoup plus à mes yeux, et c’est un endroit historique où différentes générations de planchistes ont laissé leur marque.Depuis que je connais le Big O, j’ai rencontré des planchistes incroyables qui m’ont grandement inspirée au cours de mon apprentissage de planchiste.Le Big O n’est pas seulement un endroit où on fait de la planche à roulettes, c’est un endroit où les planchistes apprennent à se respecter l’un l’autre et leur environnement tout en gardant le secteur propre.Chaque fois que je vais au Big O, je ne peux m’empêcher d’admirer la beauté qui entoure ce cylindre de béton.Le ciel, la douce brise qui souffle dans les arbres, la verdure, même la tour olympique rendent l’endroit encore plus magnifique.Chaque fois que je vais au Big O, je me sens toujours bienvenue, et on peut sentir la chaleur humaine entre les planchistes.Je n’ai jamais ressenti ce sentiment dans tous les autres parcs de planche à roulettes où je suis allée.Les planchistes s’encouragent toujours l’un l’autre, et lorsqu’un d’entre eux réussit un tour, tous sourient instantanément et l'acclament.Quand je montre des photos du Big O aux autres planchistes à travers le Canada, je suis fière d’en faire partie et de pouvoir l’utiliser chaque jour.Contrairement aux autres parcs de planche à roulettes où je suis allée, il n’y a aucune compétition quelle qu’elle soit entre les planchistes: ils essaient toujours de s’entraider.Il n’y a pas assez de mots pour décrire ce que je ressens lorsque je vais au Big O; une certaine magie émane de cet endroit, quelque chose de tout à fait renversant, c'est comme si tout était soudainement possible et à portée de la main si on y croit Le Big O est unique en son genre parce qu’il n'a pas été conçu pour la planche à roulettes: on doit travailler deux fois plus fort et c’est pour cette raison qu’il est si spécial.La seule pensée de ne pas pouvoir utiliser le Big O pour le reste de ma vie me brise le cœur parce que je tiens énormément à cet endroit.Sans le Big O, je ne serais pas la personne que je suis aujourd’hui.Donc, s’il vous plaît, sauvez le Big O, c’est un monument historique qui mérite d'être conservé pour les générations de planchistes à venir.Jade Bonnemaison Montréal, le 10 septembre 2006 LIBRE OPINION -?- Des revers oubliés JORGE GRINBERG Résidant au Québec depuis 2004 Cy est avec beaucoup d’intérêt que j’ai lu l’article de Jean-Louis Hérivault consacré aux «pingouins» argentins dans Le Dewir du mardi 29 août 2006.d’autant plus qu’étant argentin, j'apprécie que le public québécois soit plus informé sur la réalité de mon pays d’origine.Je trouve néanmoins troublant que M.Heri-vault évoqué uniquement les aspects positifs du gouvernement Kirchner en oubliant de constater ses revers.Je fais référence notamment à la détérioration croissante des institutions démocratiques, de même qu'à une gestion phis que questionnable des relations internationales.qui n’ont fait qu’accroître l’isolement de l'Argentine, avec la notable exception dudit axe Caracas-Buenos .Aires.Dès son accession au pouvoir, en 2003.M.Kirchner, appuyé par son épousé Cristina a entame une corrosion graduelle des contre-poids naturels au pouvoir executif.En ce qui concerne le pouvoir judiciaire, il a réussi à se debarrasser des quelques membres de la Cour suprême de justice qui ne lui repondaient pas pleinement ainsi qu’à restructurer le «Conseil de la magistrature» dans le but détendre la mainmise politique sur les designations et les promotions de juges.Le pouvoir legislatif s'est par ailleurs retrouve presque dépourvu de son rôle de contrôleur de la politique budgetaire: il a ete manipule pour accorder des «superpouvoirs» à l'exécutif, de façon telle que ce dernier puisse diriger l'assignation du budget sans aucune entrave.Certes, les «décrets de nécessité et d'urgence» ont toujours été une politique courante en temps de crise, mais dans le cas présent.l'Argentine — en plein essor économique — subit une véritable institutionnalisation de cette pratique.M.Hérivault dépeint par ailleurs le president Kirchner comme le héros muselant le pouvoir militaire en Argentine.D oublie le long processus de reconnaissance des horreurs de la dictature militaire des années 70, puis le châtiment des criminels responsables, mais surtout la récupération démocratique entamée par le president Alfonsm.laquelle a réussi a installer dans la conscience collective argentine la notion du nunca jamas (jamaL phis).Maigre les nombreuses erreurs commises par M.Alfonsin.il faut reconnaître son courage pour s’ètre oppose au pouvoir militaire bien plus tangible et redoutable en 1983 qu'en 2003, debut du mandat de M.Kirchner.Éloignement de ses voisins Tout en compromettant ses rapports avec ses plus importants partenaires commerciaux que sont les États-Unis et les pays de U nion européenne, l'Argentine s'est fortement éloignée de ses pays voisins, notamment le Chili et le Paraguay.Un incident récent avec l'Uruguay fournit l’exemple le plus fulgurant d Imbécillité poli- tique dans la gestion des relations internationales de l'Argentine et souligne le fait que le gouvernement Kirchner privilégie un populisme à outrance sur la construction du Mercosur (seul projet serieux d’intégration économique en Amérique du Sud maintenu par tous les gouvernements argentins depuis le retour de la démocratie, en 1983).Enfin, je souhaite insister sur un aspect inquiétant de la construction du pouvoir politique du couple Kirchner, qui a trait à l'érosion systématique des médias indépendants.Le «pingouin» a un seuil de tolérance proche de zéro vis-à-vis des critiques exprimées par les journalistes, celles-ci se transformant rapidement à ses yeux en complots.Fort heureusement il existe encore des médias relativement indépendants, par exemple le journal La Sadon, et bon nombre d'Argentins (30 % selon les enquêtes mentionnées par M.Hérivault) voient au-delà d’une amélioration temporaire de l’économie: le boum actuel doit en effet beaucoup à des facteurs externes, plus particulièrement a une demande croissante des biens exportes par l'Argentine mais aussi à l’exceDente gestion de Roberto Lavagna.ancien ministre de l’Économie.Cet économiste devenu politicien, candidat possible de l'opposition a l'election présidentielle de 2007.incarne les espoirs de beaucoup d'Argentins qui désirent un meilleur pays, plus solide économiquement et inséré dans W monde actuel mais qui soutiennent des institutions démocratiques et transparentes.t LE DEVOIR.LE J E 1' D I II SEPTEMBRE 2001» A 7 JACQ1KS NADHAI ! K DKVOIK DEES Quelle est la vraie nature d’André Boisclair ?DENIS MONIÈRE Professeur au département de science politique de rUniversité de Montréal e discours du nouveau chef du Parti québécois suscite un certain scepticisme tant chez les observateurs de la scène politique que chez les militants de ce parti.Depuis son accession à la direction de ce parti, certains lui ont reproché son arrogance, une propension aux discours ronflants mais peu substantiels ou encore sa tiedeur à l'endroit de la souveraineté.Pour évaluer le bien-tondé des réserves exprimées à l'endroit du nouveau chef du Parti québécois, nous avons réalisé une étude lexicométrique de cinq discours qui! a prononcés depuis son entrée en fonction et qui sont accessibles sur le site Internet du PQ.Ces cinq discours totalisent 2L 491 mots répartis en 895 phrases.La longueur moyenne de ses phrases est de 24 mots, ce qui correspond à la norme habituelle des discours politiques puisque la longueur moyenne des phrases prononcées par les prentiers ministres québécois depuis 1960 est de 24,7 mots.L'étude des caractéristiques lexicales des discours d'André Boisclair permet de jeter un éclairage nouveau sur la nature de ses interventions sur le plan tant du style que du contenu.Un discours décliné au « je » ?Le discours de Boisclair est-il centré sur sa propre personne?L’emploi des pronoms personnels de la première personne du singvdier et du pluriel peut être un indicateur de la vision implicite qu’un locuteur a de lui-même, l'usage du «je» révélant une conception personnalisée de la gouverne alors que l’usage du «nous» suggère une conception collégiale du pouvoir.Chez Boisclair, le «nous» l’emporte nettement sur le «je» (304 et 206).Cette prédominance de la référence collective s’observe aussi dans l’usage des pronoms possessifs («nos», «notre»: 194; «mon», «ma», «mes»; 21).Le «nous» peut aussi être remplacé par le pronom impersonnel «on», qui joue la même fonction.Le «on» qui réfère à un collectif indéterminé est employé à 149 reprises.La référence au collectif est donc deux fois plus importante que la référence à sa propre personne, ce qui laisse penser qu’il n’est pas aussi imbu de lui-mème qu'on l’a dit.En comparant les proportions de «je» et de «nous» par phrases chez André Boisclair avec celles de son prédécesseur Bernard Landry, on constate d’une part que la proportion de «je» est supérieure chez Boisclair (.23 comparativement à .13) mais d’autre part que la proportion de «nous» est elle aussi supérieure (.34 par rapport à .20).Si Boisclair donne l’impression d’avoir un ego surdimensionné, cela dépendrait moins du vocabulaire qu’il utilise que de son langage corporel.Si Boisclair préfère parler au nom d’un collectif qui l’englobe, à quelle dimension du collectif se réfère-t-il le plus?Que désigne son «nous»: le parti, les Québécois ou d’autres collectifs?Comme trois de ses discours s’adressaient à des assemblées partisanes, c’est le Parti québécois qui est principalement désigné par ses usages du «nous» (46 %) alors que 43 % de ses «nous» réfèrent aux Québécois, les autres désignant pour la plupart les politiciens.Cette insistance sur le collectif partisan indique une volonté de rassemblement des troupes après la dure épreuve de la course à la direction.Un souverainiste mitigé?On a mis en doute les convictions souverainistes d’André Boisclair et on lui a reproché de ne pas en faire la promotion.Pourtant Boisclair ne ménage pas les références aux concepts clés du discours nationaliste: la souveraineté revient à 32 reprises et il parle explicita ment de la nation québécoise (cinq fois).Il mentionne huit fois 4a nécessité de faire la souveraineté'».Comme l'ont soutenu les autres dirigeants de ce parti avant lui, la souveraineté est un moyen pour fai- André Boisclair re progresser le Québec: «Il nous faut la souveraineté du Québec pour réinvestir en éducation, pour accorder la priorité au développement durable, pour soutenir les familles et assurer la pérennité de la langue française.» La souveraineté est le seul moyen d'effectuer de vrais changements: «Ce qu'on veut au Québec, c'est un pays»-, «La souveraineté, pour nous au Parti québécois, en 2006, c'est un moyen pour accélérer le développement du Québec.C’est ça, le défi qu il faut relever.» Il répète à huit reprises un slogan cher a Jacques Parizeau: «Un Québec pour le monde.» Il s'est engagé à faire le référendum «le plus rapidement possible» après son élection.Il est donc parfaitement en phase avec le programme de son parti et ne déroge pas de la ligne de pensée de ses prédécesseurs.Les axes de communication Tous les leaders souverainistes ont du assumer la dualité du projet national et du projet social en axant leur stratégie de communication sur des objectifs a court terme devant être réalisés par un gouverne ment provincial et l’objectif principal de l’accession a la souveraineté.Ils développent donc un argumentaire qui offre de nouvelles politiques réalisables tant que l'indépendance n'est pas laite mais qui favoris*'» ront le développement du Quebec et inciteront lus Québécois à dire oui au projet de pays Cette dialectique postule que plus le Québec sera fort et lera de gains, plus les Québécois voudront prendre possession de l'ensemble du coffre d'outils.Voici un exemple de ce raisonnement: «M Harper.M.Charcst.Urns Us coins que ivus trtrz pour le QxWvr.nous allons les saluer! Tous les gains que ions fifres fumr It Quebec, ce sera tout simplement un Parti québécois qui.lorsqu'il /w/*ari difficile à tenir et le rendra vulnérable à la tentation de l’ambivalence.I In style conibiitif Pour évaluer la combativité d’André Boisclair, nous avons recense les adverbes de négation comme «non», «ne», »n'» et -pas», qui peuvent servir de révélateurs d’un discours (xilémique ou critique.Chez André Boisclair, la proportion de phrases contenant un adverbe de négation est de .30, ce qui signifie qu’environ un tiers de ses phrases ont une ixirlée polémique, alors que l’indice de Bernard Lmdry était de .27.On jx-ut donc affirmer qu'André Boisclair e«t aussi combatif que son prédécesseur.On |x’iit compléter cet indicateur par la propension a nommer son adversaire.Lorsqu'un chef de jiarti désigne son ou ses adversaires dans son propre discours, ce n'est pas ixnir les louanger mais |xmr les dénoncer.In pugnai ité de Boisclair est attestée par le fait que Jean Charcst est mentionné 43 fois.Cette propension a l’attaque est aussi démontrée par les 19 références qu’il fait aux lilxTaux.Dès son entrée en fonction, le nouveau chef du Parti québécois est passé a l’attaque en dénonçant l'indécision du gouvernement Charcst.Iz s discours d'André Boisclair semblent beaucoup plus substantiels depuis quelques mois.Le cor; jms que nous avons analyse est certes limité, mais il pose les jalons de l'argumentaire qui alimentera sa rhétorique électorale.Guernica bis PIERRE VADEBONCŒUR Ecrivain p-.-ii n peut avoir longtemps parle de l’Etat d'Is- raël en s'efforçant de garder tout de ¦ A même un peu de mesure malgré le conflit I I palestinien, les exactions territoriales, Im-y F justice de l’etablissement initial, lunperia-—L.lisme israélien depuis et l’exil des populations colonisées, traitement des Juifs dans les pays chrétiens à travers les siècles et finalement l'Holocauste furent des crimes pour lesquels il n'y aura pas de remission même dans mille ans.Le peuple juif n'aura jamais fini de demander réparation.Soit Cela est juste.Mais cette créance, impossible à satisfaire, ne peut pas se payer par des credits inépuisables qu'on accorderait aux descendants des victimes des siècles quelque soit leur comportement actuel.Les persécutions passées n'ont pas renversé l'ordre de la justice elle-même.Un mal d'aujourd'hui ne pieut pas être considéré comme un bien parce qu’à est le fait de ceux qui.jadis, en ont subi de pires.Cette impossible balance ne doit pas laisser tout en suspiens.L’incalculable créance historique de la race juive au sein de nos sociétés n'excuse pas le mal present La justice ne peut pas se payer par l’injustice.Ces comptes sont séparés.Forcené, aveugle Neanmoins, je suis de ceux qui, refusant tout a fait de prendre parti contre la Palestine, ressentaient pourtant, à la limite, envers Israël, tout en dénonçant fortement sa politique, une certaine retenue, quelque mauvaise conscience, une espece de malaise.Mais maintenant, ce ne sera plus vraiment la même chose.Au Liban, on a vu ce qu’on a vu.Des dévastations forcenées et aveugles, les civils ensevelis sous les décombres des villages bombardés.Des populations en fuite.Des multitudes de maisons en poussière.Des infrastructures systématiquement dé truites.Des masses d'individus laissés sans ressources et sans secours.Des écoles et des hôpitaux en cendres.Ce qu’on a vu, c’est Guernica.la comparaison se tient Qui a pu suivre sans révolte l’offensive israélienne au Liban?C’était la tragédie de Guernica, cette petite ville d'Espagne détruite par l’aviation allemande en 1937, pendant la guerre civile du fasciste Franco.Cela change le point de vue.Au Liban, crimes de guerre sur crimes de guerre.Le rouleau compresseur.L’écrasement.Pourquoi?Pour deux soldats kidnappés et des lancements sporadiques de roquettes?Pour faire éclater sur le Liban et le Hezbollah les rancœurs accumulées ailleurs depuis quatre ou cinq ans?C’est assez.La cause est entendue.L'armée israélienne a pratique au I jban une forme de violence militaire absolument contraire au droit international, egalement pratiquée par l’armée américaine en Irak dans les actions qu elle mene de loin en loin sur des villes, comme ce fut le cas a FaDouja par exemple.Cette méthode consiste a pikmner des zones urbaines et leurs habitants en vue de tuer des terroristes ou des résistants susceptibles de s’y trouver aussi.Une réédition de Guemica?Limage est k>in d'être excessive Sans filtre Les trois deputes canadiens, appartenant aux trois partis d’opposition, qui se sont rendus au liban ont pu constater sur le terrain et sans le prisme de L'information» l'effrayante désolation laissée par les at laques de l'aviation et des chars israéliens.Ce spectacle les a chavirés.Comment souffrir le paroxysme de la force brutale et de l'arbitraire?la réalité inhu maine des événements était évidente.Iz*s lieux, des amas de décombres.D'ailleurs, il faut reconnaître que la télévision a bien montré ce chaos.Ijps députés n’ont pas pu supporter cela.D-ur témoignage et leurs conclusions initiales étaient a prendre a la lettre.Enfin la vérité! Il n'y avait pas alors, entre ces témoins et ce qu’ils ont vu de leurs yeux, le filtre du discours officiel, l’écran de la censure ou de la politique Ils n'ont pas pu s'empêcher de parler.Mais ce n’a pas été long: les appareils partisans les ont tout de suite désavoués, au point ou k: député libéral, quant a lui.a dû démissionner du poste dont il était chargé dans son parti, les affaires internationales.Gilles Duceppe, de son côté, comme chef de parti, n’a pas fait mieux que les autres.Mme Moura-ni.la députée bloquiste.a persiste un moment, au combk- de l’indignation, a accuser Israël de crimes de guerre.Puis, te 31 août elle a modifié son ianga ge.probablement a cause d’une directive 11 n’y avait plus de crimes de guerre.Il n'y avait plus que des «actes répréhensibles-.Guernka, je suppose, était passe a l’histoire a cause des gestes «répréhensibles» de l’aviation nazie Voir la-dessus Picasso.Une seule guerre Il y aurait lieu dmtetpreter largement tes événements du Liban.On peut subodorer dans la cam pagne israélienne une offensive prétiminaire, indirec te, anticipée, visant a approcher, a jkis de loup, vers la Syrie et l'Iran, une machine de guerre dont te relais serait repris, k- moment venu, par l’armé** américaine S'agit-i! la d'un disjxisitif de grande envergure?la force va toujours quelque twrt.la force, la plupart du temps, c’est le fil d'Ariane flans le labyrinthe compliqué tk-s événement* et du discours officiel, et la réalité dont on p*njt conjecturer la souveraine continuité quelles (fun soient tes a;> parences C’est une clef.L'invasion du liban n'est iras une affaire particulière, c'est sottise que de l'interpréter ponctuellement ]/¦ Pro* he Orient est un ensemble ou se trame une politique impérialiste israélo-américaine dont tes buts et la coherence vint déterminés d’avance par le terrain et dont, par c onsequent, on peut imaginer le parcours a venir II faut se fier a cette logique déjà inscrite matériellement sur le terrain.Ce a quoi on pense dans cette perspective se fera ou, du moins, sera tenté d’une manière ou d’une autre.L’invasion du liban v-mble être un mouvement annonciateur \m réalité doit se lire non pas comme une simple page mais dans le contexte de tout un chapitre.Le» suites de l’irnp* rialisin«- vînt annoncées dans son présent Sa loi est de continuité, de cohérence, de développement.Son présent est son avenir.Tout cela doit être considéré comme un ensemble, comme un train (m présente événements et situations comme des accidents suc cessifs Or il faut tes comprendre com me une séquence.Ou va ce train?A te prévoir, on comprend mieux les choses.C’est la guerre du Moyen-Orient qui se poursuit Un acte de phis, corn me par hasard.Cette guerre est une seule guerre I.tQI TPE r»l DEVOIR IX ¦Ennenos Jmirn Jnr-1 EMn —ami sfnhJi rl ¦fn ii|iiiSim»i CCraW tlxTiirr f«»ntrr n fl-tirtr*- lï ffnf—i- C'jrrnets afittra m«*tnuùn fthrr.Irrf - SCin- Ar»;"» ( ¦»., ¦imC Jov» 'éai*«*v>.«w 'i+vnoht* it u> paft MJn/ Brwi « «un dt mâéUi Oairandrw C»diT iGrmrra: Jem Dk».Loti.-OiUrs Fnnctmr .«nwrwut: Bruor* Mon*»* dm nu I«ur*«1 Ijarmc* Cl»»» \»irr.r ¦ -vmmtt /»i«rn»ti l«ab»i»- Var» qu» IW- Ic.xae- Ma»»* t /ene«e» n run I aaraicuay ;,nrrne,Mdman janrmntaim i Ottawa Am.-ne K.ihtta:;e e- Robe-; IXitrsac ce^-r,pomdaaa garsnor*»:-» a Os»*»' Kathleen Leeevjoe Manbrté Hatnehn'wreéiairn fa r»*»»»» ManeEIe» Fraepter UnarCIn- Séet4» rammu la dre unentatoei GtBet far» dimnar M—aa Ptgatné.RacM Xneeetort ffMaanei.LA PI BUC ITE ET LE MARKETING - an de B3h Jean-Frw*» Borne Marier» Crée D»»e Camrrwi Van Hame Chrvar» Legaub Arneb» Makan J*-ras A Nadeao Oar» Parie- Martine Rase Se M» tels» RseSanl.Neba Se-» Mebnande Namird ipaMniiaimi Ijaeetee Thénaes etrmrv» ad ««nu VH-» L«iorte Mar-me Bembe aerretor’ LA PROPOCnOW Chrintaai Goulet {ématturilpmdartma MrVi Be-iali te*.Jefeanae Btane tlarieSe CanCara Rer-*d !>» C.erne-.Donald fare Vawirt Mari» NRfcaie Zer-aa» Ol ver Z«d» INptHCMATHflE.Y«r,»k Marte •nUmtaPU) PROMOTION OISTRi BITION ET TIRAGE Mex i-dre Gasdreau ‘loarianaattar i la promotion «1 à la K.lmtatto* Cam r.r «mari‘mpaataPta urrnut d la'utattir par imtrim Manon B a- -le Momqae I.He-rresi Parce • laelere L'AOMf SISTRATIOR Franco» Bttmoô ietmudirnr-.Nicole Carme (rntaroobu in urrum ccmpuHn : Ceta» Faroy.Gtaaaine Lafiear Oaodette Beinea» adpma» admmatratnr Oandre Oirwr Mormae Protea».Smart» torn 55 CTÜALITES POURQUOI?D'un coin de rue à l’autre hier dans les environs du Collège Dawson, toujours la même scène: des attroupements de gens inquiets de badauds curieux, retenus par des policiers sur le qui-vive.JACQUES NADEAU LE DEVOIR D un coin de rue a 1 autre hier dans les environs du Collège Dawson, toujours la même scène: des attroupements de gens inquiets /'llt'ioitv rw»** ^ K - -1 ____ï •___ & T » ».TERREUR SUITE DE LA PAGE A I dit aux agents.Il a finalement été tué par les patrouilleurs à l’extérieur du coDège, sur le boulevard de Maisonneuve.•«Les policiers ont agi rapidement dans cet événement, ce qui a fait en sorte de limiter les dégâts», a dit Yvan Delorme, commandant du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).«On a appris des événements de Polytechnique, a-t-il enchaîné.Avant, les policiers étaient formés pour protéger les scènes de crime, pour prendre le contrôle d’une situation en formant des périmètres.Depuis 1989, il y a eu beaucoup de formation au niveau de l'intervention.Beaucoup de policiers arrivés sur les lieux se sont dirigés vers l’endroit chaud, où était l’individu, et ils ont procédé.» Selon des témoignages recueillis sur place par Is Devoir et entendus sur les ondes de RDI, le tueur n’a donné aucun signe avant- coureur de ses intentions.«Nous étions assis à fumer, il y avait quel-qu 'un qui se promenait avec un long manteau noir, une coupe de cheveux vraiment ridicule et des piercings.Il avait peut-être 19 ans.Je ne l’avais jamais vu avant.Personne ne lui a rien dit.Il a commencé à tirer et nous nous sommes sauvés», a raconté une jeune femme à RDI.Panique L’incident initial a duré à peine trois minutes mais a plongé des centaines d’étudiants dans la terreur absolue pendant quelques heures alors qu’ils s’étaient barricadés dans les salles de classe après les premières décharges.L’escouade tactique du SPVM a ratissé l’immeuble avec des maitres-chiens, étage après étage, à la recherche de suspects additionnels.Elle a ordonné aux étudiants et aux professeurs de s’accroupir et d’attendre son signal avant d’évacuer les lieux.Les policiers n’écartent pas l’hypothèse qu’il ait pu y avoir plus d’un tueur, comme à l’école Columbine, où Eric Harris et Dylan Klebold avaient fait 12 morts et 24 blessés en 1999.Les enquêteurs passeront les prochains jours à visionner les films des caméras de surveillance postées dans l’école et dans les commerces du voisinage.C’était la panique au centre-ville, où les policiers ont bouclé un quadrilatère formé des rues Sherbrooke (nord), Sainte-Catherine (sud), Woods (ouest) et Atwater (est) pendant que des proches et des parents des étudiants de Dawson, affolés, accouraient sur les lieux.Au moment de mettre sous presse, il y avait 19 blessés, dont six reposant dans un état critique à l’Hôpital général de Montréal.Une cinquantaine d’ambulanciers répartis dans une vingtaine de véhicules ont été dépêchés sur les lieux, de même qu’une centaine de policiers.Les ambulanciers ont transporté 13 des blessés, a dit le porte-parole d’Urgences Santé, Éric Berry.Les sept autres se sont rendus d’eux-mêmes à l’hôpital.L’Hôpital général de Montréal a accueilli les 11 victimes les plus gravement atteintes.Six d’entre elles se trouvaient dans un état critique, deux dans un état sérieux et trois dans un état stable, a indiqué Anne Lynch, porte-parole de l’établissement.Huit lits de l’établissement ont d’ailleurs été libérés aux soins intensifs pour surveiller de près l’état de ces blessés.En soirée, le ministre de la Sécurité publique a confié à la Sûreté du Québec (SQ) le soin d’enquêter sur la mort du suspect aux mains des agents du SPVM.Il s’agit de la procédure habituelle en pareilles circonstances.Le Devoir SUITE DE LA PAGE A 1 rappelait aussi que l’horreur de Dunblane (16 écoliers et un enseignant assassinés en Écosse en 1996) était «survenue dans un pays possédant les bis les plus sévères en matière de contrôle des armes à feu».Autrement dit un appui massif pour le contrôle et l’absence d’une culture des armes n’immunisent aucunement les sociétés.«Cet appui et cette culture permettent simplement de diminuer le nombre de cas.Ça diminue les probabilités», disait-elle à l’époque.Jointe hier à Toronto, Mme Guider était évidemment bouleversée à l’autre bout du fil.Elle a rappelé que c’est après la tuerie de Polytechnique quelle s’est engagée dans la lutte pour le contrôle des armes à feu.Qu’un événement comparable se soit produit dans la même ville, presque 17 ans plus tard, n’est-il pas décourageant pour la militante qu’elle est?D’une part Mme Cukier refiise d’y voir un échec du contrôle des armes à feu.D’abord, elle souligne que malgré les cas de tueries spectaculaires au Québec, le nombre de décès par arme à feu y est passé de 460 en 1990 à 206 en 2003, une baisse beaucoup plus marquée que dans le reste du pays, affirme-t-elle.Or cette baisse coïncide avec l’instauration de deux lois: celle, en 1991, de la loi C-17, qui a rendu plus «rigoureux» le processus de vérification pour les autorisations d’acquisition d’armes à feu (AAAF) et qui a amélioré les mesures d’entreposage.L’autre loi, c’est la fameuse loi C-68, adoptée en 1995, qui, comme on le sait, exige que tous les propriétaires détiennent un permis et que toutes les armes soient enregistrées.Une loi que le gouvernement Harper souhaite modifier de fond en comble.Wendy Cukier persiste à dire que la «langue française protège le Québec des influences américaines», notamment du «caractère romantique» qu’une bonne partie des Américains entretiennent à l’endroit des armes à feu.Mais n’est-il pas curieux d’affirmer cela le jour où une tuerie à la Columbine se produit chez nous?«Oh, vous savez, aux États-Unis, il y a des événements à la Columbine chaque année ou presque!», dit-elle.D’autre part, en la suivant pour-rionsmous expliquer en partie par la langue les tueries de Montréal?Deux tueries sur trois ne se sont-elles pas produites dans des établissements anglais (Concordia et Dawson), bref plus perméables aux «influences américaines» dont elle parie?«Je ne dirais certainement pas cela», insiste-t-elle, refusant net l’explication linguistique.Crise du masculin Dans l’entretien de 1998, Wendy Cukier, pour expliquer l’absence d’une culture des armes a feu au Québec, avait laissé tomber: «Rambo et John Wayne ne sont pas tellement le type de modèle masculin dans la société québécoise.» Sans doute, mais justement le filon de la crise de la masculinité québécoise a abondamment servi à expliquer deux autres des terribles tueries québécoises: Polytechnique et celle du caporal Lortie.La première est un massacre purement misogyne, commis par un homme qui se disait frustré de la place que les femmes avaient prise dans la société québécoise.Le second a été analysé dans le détail (de manière parfois obscure, il faut le dire) par le philosophe français Pierre Legendre, qui avait relevé une phrase révélatrice de Lortie: «Le gouvernement du Québec [qu’il voulait liquider] avait le visage de mon père.» Le Québec de l’après-Révolution tranquille, où l'institution de la famille est profondément ébranlée, serait en cause.«Prenons garde à toutes ces explications globalisantes», insiste pourtant notre sociologue de l’Université Laval en se référant à son collègue français Denis Duclos, spécialiste des meurtriers en série et qui s’est récemment penché sur le massacre de Nanterre.«Chaque cas est particulier» et les généralisa-tions en cette matière sont risquées et trompeuses.«Le paradoxe québécois dont vous pariez existe-t-il vraiment?Il faut être prudent.» Sage conseil à retenir pour les prochaines semaines, au fur et à mesure que nous en connaîtrons davantage sur les tenants et aboutissants de ce triste événement Le Devoir PROPRIÉTÉS SUITE DE LA PAGE A I Montréal aimerait cependant que l’entrée en vigueur de cette nouvelle évaluation foncière soit retardée, l e président du comité exécutif, Frank Zampino, a en effet réclamé hier que le gouvernement du Québec- suspende l’application du nouveau rôle d'évaluation en espérant qu’une réédition de l’exercice au cours des prochaines années permettra d’atténuer ces écarts.«J’imagine que dans quelques années, le marché va sè régulariser et on va avoir des valeurs un peu plus réalistes», a expli-xjué M.Zampino.Si Québec accédait à cette demande, l'ancienne évaluation s'a|> pliquerait d;ms le budget qui sera déposé en novembre et un nouveau rôle devaluation devrait être produit ultérieurement, le moment où cet exercice serait effectué devant être déterminé après discussion entre la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, et la Ville de Montréal.La ministre Normandeau s'est cependant montrée peu encline à envisager cette option, bien quelle demeure «très très ouverte» à l’idée d'étudier d’autres mesures pour atténuer le choc tis-cal.par exemple l'étalement de la hausse de l’évaluation foncière sur une période de quatre' ans.Cependant, si Québec refuse de surseoir à l’application dé la nouvelle évaluation, ces hausses ne se traduiront pas par des hausses de taxes équivalentes dans le prochain budget.La Ville compte en effet réduire ses taux de taxation pour maintenir l’assiette fiscale globale au niveau nécessaire afin d’assurer les divers services.Ceux dont la valeur de la propriété a connu une augmentation supérieure à la moyenne verront cependant leur facture grimper.La hausse des valeurs foncières pour le secteur résidentiel est particulièrement notable dans la Mlle de Montréal, soit 49,8 A, comparativement à seulement 39.5 % dans les 15 villes défusionnées.On avait constaté le scénario inverse lors de la dernière évaluation municipale, en 2003, les quartiers huppés de Montréal et les banlieues ayant alors encaissé de plus fortes hausses de taxes.Dans le rôle actuel, les statistiques cachent néanmoins des écarts importants entre les secteurs ainsi qu’entre les types de propriétés.Par exemple, la valeur des maisons unifamiliales et des condos augmente en moyenne de 43 % alors que les hausses pour les plex oscillent entre 55 et 59,5 %, selon la taille.Les Montréalais paieront davantage les arrondissements où les propriétés sont les moins chères ont connu les plus fortes augmentations, Les arrondissements du Sud-Ouest et de Villeray-Pare-Ex-tension sont particulièrement touches avec des hausses de 61,1 et 60,4 % dans le secteur résidentiel, suivis de ceux de LaSalle, Mer-cier-Hochelaga-Maisonneuve, Li-chine, Montréal-Nord.Rose-mont-Petite-Patrie et Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, où elles oscillent entre 56,6 et 53,3 %.Ces hausses plus marquées s'expliquent par le grand nombre de propriétés achetées dans ces secteurs.«Les hausses les plus élevées du rôle de 20(15 sont constatées partout où les valeurs des propriétés n étaient pas élevées, de 90 000 à 150 000 S.Il y a eu une surde-maruie pour ces propriétés.[,.) Certaines ont même tbuble de mleur».a constaté la responsable de l’évaluation à la Ville de Montréal.Francine Godin.Avec les hausses de loyer, un bon nombre de locataires ont decide d’accéder à la propriété et se sont donc rués sur les quartiers plus abordables.Le phénomène inverse avait été constaté lors de la dernière évaluation municipale, les banlieues et certains arrondissements comme ceux d'Outremont ou du Plateau Mont-Royal ayant alors connu les VARIATIONS DES VALEURS FONCIERES IMPOSABLES Arrondissements Résidentiel Unifamiliale Condominium Duplex Triplex Montréal (moyenne) 49,8 % 46,5 % 44.1 % 57,3 % 55.1 % Outremont 42,3 % 38,0 % 43,0 % 46.1 % 65,5 % Anjou 48,2 % 49,1 % 36,3 % 59,4 % 47,3'% Verdun 45,9 % 42,5 % 31.7% 72.7% 78,8 % Saint-Léonard 4M % 51.9 % 48,5 % 48,7 % 46.8 % Saint-Laurent 38,4 % 37,8 % 38,6 % 47.4 % 44,8 % Montréal-Nord 53,6 % 49,2 % 36,6 % 60,9% 65.9% LaSalle 56,6 % 55,4 % 46.5 % 62,7 % 50,2 % Ville-Marie 46.7 % 39,7 % _ 46,9% 64:2 % 61.8% Sud-Ouest 61,1 %' 66.8 % 50,7% 72,8 % 81,4 % Plateau Mont-Royal 48,6 % 56,5 % 48,4 % 52,9 % 5Ï,3 % Mercier-Hoctielaga-Maisonneuve 55,0 % 53.8% 47.3 % 54,9 % 56,1 % Ahuntsic-Cartierville 47,9% 44,6% 48,7 % 51.8% 46.6% Rosemont-Petite-Patrie" ~ 53,3 % ' 55,4 % 47,3% 55,2 % 53,5 % Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension 60,4 % 55,6% I 49.8 % '64,8 % 61,3 % Lachine '53,7 % 50,2 % 44,5 % 63,4 % 61,0% ' Pierrefonds-Roxboro 46,0 % 45,4 % 45,1 % 53,8% 43.1 % ' ' L’île-Bizard-Sainte-Geneviève 42,3 % 40,9 % 45.2 % _ 57,9 % 49.4% Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles 53,5 % 53,6 % "57.9% 6ll% 58.8 % Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce 47,0% 39.8% 40.1 % 55.6 % 53.9% Banlieues Résidentiel Unifamiliale Condominium Duplex Triplex Agglomération de Montréal 47,4 % 43.5% 43,1 % 56,8 % 55,0 % Baie d’Urlé 35,9% 36,7 % 34.8% Beaconsfield .40,7 % 40.7 % 39,0 % 42.3% ~~ _ Côte-Saint-Luc 36,5 % 39,4 % 29.6% 51,5%'" Dollard-des-Ormeaux 40,8 % 39,1 % 51,8 % 68,0 % _ Dorval 43,0 % 45.0% 41.9% 40.3 % 44.5% ; Hampstead 42,0 % 41,8% 52,0% 41.7% L’île-Dorval (résidences secondaires) 37,0 %" - - - Kirkland 39.6 % 40,1 % _ 36,4 % - _ Mont-Royal 41,1 % 4Ô.1 % 35.0 % 53,6% 35.0% Montréal-Est 59,1 % 66,1 % 54.7% 68.9 % 49.7% Montréal-Ouest 37,2 % 37,1 % .38.4 % Pointe-Claire 4i,3% 44.3 % 277r%~~~~~~~ 69,1 % 44.0 % Senneville 27.6 % 27,8 % - 31.9% Sainte-Anne-de-Bellevue 35,6 % 37.9% 21x3 % 412% 4ÏJÔ'%" Westmount 36.9 % 36.2 % 42.9 % 34,0 % 34.0% plus fortes augmentations.Cette année, les villes défusionnées et les arrondissements un peu plus nantis de Montréal sont maintenant sous la moyenne en matière de hausse de la valeur foncière.C'est la municipalité de Senneville qui remporte la palme de la plus faible variation de la valeur foncière résidentielle avec 27,6 %, suivie de Sainte-Anne-de-Bellevue avec 35,6 %.Toutes les villes defusionnees, à l’exception de Montreal-Est (59,1 %), présentent des valeurs inférieures à celles de l’agglomération.Résultat la portion des services d’agglomération payée par les Montréalais devrait être haussée de 13 2%.séton les données préliminaires avancées par Frank Zampino hier.«Acer le nouveau rôle, il y a automatiquement un déplacement entre les arrondissements les moins nantis de Montreal vers les villes liees.(.) La valeur de ce déplacement fiscal est d'environ cinq millions.Cela sort des poches des contribuables les moins nantis de Montréal et va directement dans celles des contribuables plus à l’aise des villes liées», a noté le responsable des finances à la Ville.Plus calme dans le secteur commercial S le marche résidentiel a connu une période de turbulences depuis trois ans, l'inflation a ete beaucoup LE DEVOIR moins élevée du côté des immeubles résidentiels.La hausse moyenne est de 24,6 % pour Montréal et de 23,7 % pour l'agglomération.Les variations ont été les phis faibles du côté des hôtels (14,1 %) et des industries (16,8 %) alors que les immeubles commerciaux ont subi une hausse de 34 %, et les edifices gouvernementaux et institutionnels.de 27,4 %.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury.9 étage, Montréal (Québec).H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?kirédaction Au telephone IV télécopieur Par courrier La publicité Au telephone IV télécopieur Extérieur ite Montreal tsans frais) 514-985-3333 514-985-3380 redactiondledevoir.com 514-985-3399 514-985-3390 1800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au telephone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdevdledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au telephone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements .Au telephone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7H30 a 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montreal (sans trais) 1-800463-7359 L’agenda culturel Au téléphone 514-9853346 Par télécopieur 514-9853390 U Ownr peut, y mettre U hste d'adresse» de ses aboutie* * la dfapowtiot! d'oryantsatxxrc rvconmies dont U cause, le* pendu*» ou le* spoxy* ptmm [f 'r* au samedi par l e Devoir Inc dont le s*yr wial est s*ue au 205t\ me IV Neurv * MoutreaL (QuebecV KM 3M9 0 e* l «fence masf lanadienno est autoos>-e a employer et a dittuset le* infonn.mou> puNwvs «Uns / / ftmar U est distribue par Messagéne* Denantaqurs.*rs kvteurc S vous ne snuhatrr pas rrvevo» de par Impranerr Quebecer S»-Jean.RXX boulevard tadustneLS diviSMl du tarcupe Québécor bac.90Q.boulevard
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