Le devoir, 26 septembre 2006, Cahier A
IRAK ROYAUME-UNI La Constitution sera révisée à la demande des sunnites Page A 5 ?v w w .I e d e v o i r.e o ni ?Gordon Brown lance la course à la succession de Tony Blair Page A 5 LE DEVOIR Ottawa: 13 milliards pour la dette Malgré ce surplus, les conservateurs annoncent des compressions ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le gouvernement fédéral a annonce hier le deuxième surplus budgétaire en importance de la dernière décennie, alors que le coussin d’Ottawa en 200S06 s’est élevé à 13,218 milliards de dollars.Un excédent qui dépasse de loin les huit milliards prévus pas plus tard qu'en mai dernier et qui ira entièrement au remboursement de la dette.Mais le gouvernement canadien a beau nager dans les surplus, les conservateurs ont tout de même annoncé hier pour plus d’un milliard de dollars en compres- sions budgetaires diverses.Par la même occasion, le ministre des Finances, Jim Flaherty, a laisse entendre que le déséquilibré fiscal n’était plus aussi important qu'avant Lere des plantureux surplus budgetaires à Ottawa n'est visiblement pas encore terminée, même si le ministre des Finances a soutenu hier qu elle *tirt à sa tin- en raison des mesures mises en place par les VOIR PAGE A S DETTE ¦ lire autre texte en page A 4 L’Europe au plus vite ! Dans trois mois, la Roumanie devrait se joindre à VUnion européenne.A quel prix?Voici le deuxième d’une série d’articles de notre correspondant européen réalisés à l’occasion du Sommet de la Francophonie qui se tiendra à Bucarest, en Roumanie, jeudi et vendredi.CHRISTIAN RIOUX Bucarest — L’horloge du square de l’Université, au centre de Bucarest affiche le chiffre 97.Depuis plusieurs années, cette petite horloge qui ne paie pas de mine rythme pourtant la vie politique en faisant le décompte des jours qui séparept le pays de son accession à l’Union européenne.A moins d’un imprévu de dernière minute, la Roumanie devrait intégrer l’Union le 1" janvier 2007.Il ne se passe pas une journée sans que le premier ministre, Câlin Tari-ceanu, ou la ministre responsable de l’Intégration européenne, Anca Boagin, rappellent cette échéance cruciale à laquelle toute la vie politique roumaine semble suspendue.Un signe ne trompe pas: les affaires de corruption ne cessent de défrayer la manchette.Un jour, c’est un haut responsable qui est impliqué dans un conflit d'intérêts, le lendemain, des douaniers pris la main dans le sac à toucher des pots-de-vin.Aucun doute, le gouvernement veut montrer que les temps ont changé et que Bucarest se conforme dorénavant aux standards européens en matière de transparence.Et il semblerait que personne n’y échappe.En juillet, apres un accident de moto, le premier ministre Câlin Tariceanu a vu son permis de conduire suspendu pour une période de trois mois.Une chose inimaginable en France et dans de nombreux pays d'Europe de l’Ouest «Certes, ü reste beaucoup à faire, mais la Roumanie a vraiment brisé une barrière psychologùiue depuis deux ans*, dit Tudor Chiuariu.Malgré ses airs de jouvenceau, VOIR PAGE A 8: ROUMANIE JACQUES NADEAU I E 1)1 VOIR Au cours d'un entretien qu’il a accordé au Devoir hier, Stéphane Dion a dit estimer qu’il ferait un chef et un premier ministre plus réaliste et plus prudent que Michael Ignatieff.w ^ rr fCS !:ffi ; Wj Entretien au Devoir Dion fustige Ignatieff le naïf HÉLÈNE HUZ/ETTI Le seul candidat québécois dans la course a la direction du Parti lilieral fédéral, Stéphane Dion, estime que son i>arti commettrait une erreur en élisant à sa tête Michael Ignatieff, donné favori, parce que celui-ci fait preuve d’une grande -««me/é» dans sa lecture des questions internationales Il desapprouve aussi sa décision de se lancer dans la course alors qu’il arrive tout droit du milieu universitaire qui prépare mal, selon lui, à la collégialité ministérielle.Au cours d’une entrevue édi tonale avec //¦ Devoir hier, Stéphane Dion s'en est pris verte ment au jugement de son rival.-Les positions que j'ai prises | pendant la course et lors de son passage au gouvernement] donnent une certaine garantie que fautais UH iugtnmt préférable à celui de Stephen Harper et de certains autres candidats de la course», a expliqué t il.Invite a donner (les noms, VOIR PAGE A « DION ¦ Hedy Fry rejoint Bob Kae, page A 3 Paroles vagabondes Le festival Contes-en-îles célèbre ses cinq ans aux îles de la Madeleine NIKOLAY DOYCHINOV REUTERS Les Roumains devraient pouvoir hisser le drapeau de l’Union européenne en grande pompe le 1" janvier prochain.INDEX .Annonces — B 4 Avis publics B 5 Culture.B 8 Décès________B 4 Économie B1 Editorial ___A6 Idées________A 7 Météo________B5 Monde________A 5 Mots croisés B 4 Sudoku _____B 5 Télévision__B 7 a CAROLINE MONTPETIT Iles de la Madeleine — Quand 0 était petit, l’écrivain Sylvain Riviere vivait dans le village de Car-leton, en Gaspésie.Loin du monde.Dans la maison quH partageait avec ses cinq frères et sœurs, on offrait toujours au quèteux le gîte et le couvert «Le quèteux, à l'époque, était doué d'un pouvoir surnaturel Si tu ne lui ouvrais pas ta porte, il pouvait te jeter un sort», dh-fl.Le quèteux, en échange, faisait vibrer les enfants de ses histoires d'ailleurs.Et Sylvain Riviere se souvient enfant d'avoir longtemps suivi sa silhouetle à travers ia fenêtre, lorsque, une fois son séjour terminé, le quèteux reprenait son v^age.Aujourd’hui, Sylvain Riviere veut faire partager aux gens des îles de la Madeleine, sa terre d'adoption, ce privilege qu’il a eu à l’époque, d’accueillir le monde dans sa maison, dans ce monde d'avant la télévision.Et il y a cinq ans, il a fondé le festival Contes-en-iles, qui amène aux Iles depuis, chaque année, des conteurs du monde entier.VOIR PAGE A 8: CONTES YOANIIS MENUE La conteuse d'origine haïtienne Joujou Turenne #• • • «¦ *****"- #?#* »• • Nte, • •fM »•••• pr T?HOMIER-ROY 5H Aujourd’hui Alexis Marlm et Jacques L'Heurt pour l'hommage â Robert Gravel.ux.î§f ' 95,1 PREMIÈRE CHAÎNE www rftdiO-Ckn*dt ca/b>«ftm*ill«uf A 2 LE DEVOIR.LE M.LRÜl 26 SEPTEMBRE 2006 •LES ACTUALITÉS Le programme Achat-Québec de WAL-MART En 1994, à l'arrivée de Wal-Mart au Québec, la direaion a mis en place une politique d'achat qui ouvrait la porte aux fabricants québécois de toutes tailles.Aujourd'hui, Wal-Mart s'approvisionne auprès d’environ 1 350 fournisseurs québécois.Parmi eux, on compte des entreprises qui existent depuis plus de 100 ans et d'autres qui sont apparues il y a à peine quelques années.En 2005, Wal-Mart a injecté plus d'un milliard et demi de dollars dans l'économie québécoise et tout ça s'est traduit par des emplois et par de la croissance pour des entreprises de chez nous.Le programme Achat-Québec, c'est bon pour tout le monde.Héritage Lachenaie doit restaurer un milieu humide LOUIS-GILLES FRAN C ŒL R La société 356308 Canada inc., mieux connue sous le nom d’Héritage Lachenaie, doit soumettre d’ici à la fin de la semaine un plan de restauration d’une par-; fie de la plaine inondable de la rivière des Prairies, quelle a remblayée illégalement C’est ce qu’a confirmé il y a quelques jours au Devoir Pierre Robert, le directeur du service de contrôle environnemental de la région administrative Montréal, Laval, Laurentides et Lanaudiére du ministère du Développement du-! rable, de l’Environnement et des ! Parcs ÇMDDEP).Héritage Lachenaie a récemment défrayé la manchette quand le quotidien La Presse a révélé que ce promoteur immobilier allait être le principal bénéficiaire de la breteDe d’autoroute que construit le ministère des Transports du Québec dans un important milieu humide de cette rivière.Le MTQ a évité l’audience publique pour ce projet de 16 millions en réduisant de quelques mètres la longueur de son projet afin d’éviter le seuil déclencheur.Une étude ancienne du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) avait considéré ce ministère comme le pire de tous en ce qui a trait aux subterfuges destinés à le soustraire au processus d’évaluation publique.Selon les informations obtenues par Le Devoir et confirmées par M.Robert, Héritage Lachenaie avait entrepris en début d’année de remblayer une importante section de la plaine inondable de la rivière des Prairies sur le boulevard Saint-Charles, à Terrebonne.Le 17 mai, à la suite d’une visite des inspecteurs du service de contrôle environnemental, le ministère produisait un avis d’infraction officiel dans lequel il exigeait la restauration des lieux, ce qui peut s’avérer très coûteux.«Nous leur avons demandé de cesser tout remblayage à cet en- droit, et ils ont cessé tout de suite de le faire.Cependant, quant au plan de mesures correctrices, ils n 'en ont pas tenu compte, tout comme des délais qu’on leur donnait pour faire approuver les travaux correcteurs», a expliqué le responsable du service d’inspection du ministère.Selon Pierre Robert Héritage Lachenaie a plutôt répliqué qu’il n’avait pas besoin d’obtenir un certificat d’autorisation du ministère puisque son remblai visait à immuniser les futures résidences et les accès.Le remblai en question est situe dans la portion de la plaine inondable dite de 20 à 100 ans.Il est effectivement possible de construire dans cette zone à condition ^«immuniser» la résidence et les accès, c’est-à-dire de les relever audessus de la cote d’inondation afin que les occupants ne soient jamais isoles et que leurs biens soient protèges.Les services d’inspection du MDDEP ont vérifié pour finalement découvrir qu’aucun permis d’immunisation n’avait été demandé ou obtenu de la municipalité de Terrebonne, ce qui aurait supposé que les plans d’un éventuel développement immobilier auraient été préalablement déposés auprès de la municipalité.«C’est vrai que les promoteurs peuvent immuniser une maison et les accès, a expliqué M.Robert.Mais il n’est pas permis de remblayer plus que ne l’exige l’immunisation de la maison, d’un cabanon et d’un accès.Ça ne donne aucunement le droit de remblayer afin de hausser le niveau de tout le parterre ou le reste du terrain, lesquels doivent plutôt demeurer à leur niveau naturel.On maintient donc notre avis d’infraction, et nous avons donné à ce promoteur jusqu’à la fin du mois de septembre pour nous déposer un plan de mesures correctrices.» A Terrebonne, le ministère s’est opposé à d’autres travaux de remblayage que réalisait la société Rona au début de l’été.Le Devoir Aide sociale à Montréal Les fonctionnaires municipaux ne veulent pas changer d’employeur CLAIRAN DRÉE CAUCHY Une centaine de fonctionnaires municipaux ont protesté hier lors du conseil municipal contre la décision de l’administration Tremblay de transférer les services d’aide sociale de Montréal vers la fonction publique québécoise.«Cela va à l’encontre du discours du maire en ce qui concerne la lutte contre la pauvreté», déplore la présidente du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal, Monique Côté.Si la Ville ne dispense plus les services d’aide sociale, elle risque | de ne pas être en mesure d’aider 1 adéquatement les clientèles défavorisées, nombreuses sur son territoire.fait valoir Mme Côté.«On connaît la clientèle.On peut travailler à monter des projets en lien avec elle.L’aide sociale, c'est souvent la porte d’entrée vers d’autres services», plaide Mme Côté.En juillet dernier, Montréal avait réclame que Québec lui verse des sommes supplémentaires pour compenser les salaires plus élevés versés à ses quelque 850 fonctionnaires municipaux qui dispensent les services d’aide sociale, à défaut de quoi elle résilierait l’entente qui la lie à Québec jusqu’en 2009.Québec verse à Montréal une enveloppe équiva- lent au salaire qui serait octroyé à des employés de la fonction publique québécoise.Or, depuis le gel des salaires décrété par Québec en 2004, les employés municipaux sont mieux payés.Devant le refris de Québec d’accorder les huit millions de déficit prévu d’ici à 2009, Montréal a décidé de retirer ses billes de la sécurité du revenu, un service quelle dispensait depuis les années 1930.«Les Montréalais n’ont pas à payer deux fois pour un service public Payé par l’État, une fois avec leurs impôts et une autre par les taxes», a fait valoir la responsable du Développement social à la Ville de Montréal, Marie-Andrée Beaudoin.La présidente du syndicat estime cependant que Montréal exagère l’écart entre la subvention de Québec et les salaires versés, en ne tenant pas compte des sommes prévues pour l’équité salariale.Mme Beaudoin a tenu à rassurer les employés de la Ville: «Nous avons la préoccupation de maintenir les conditions de travail.» Des discussions sont actuellement en cours entre Montréal et Québec quant au transfert des 850 employés, qui pourrait se faire «promptement», soit avant la fin de l’entente prévue pour mars 2009.Le Devoir E N Pétitionnaires à vélo Un cortège de quelques dizaines de cyclistes s’est rendu hier soir à l’hôtel de Ville de Montreal pour revendiquer l’amenagement dime piste cyclable qui traverserait Montreal du sud au nord aux abords de la voie ferree du Canadien Pacifique.Vélo-Quebec et la compagnie Mountain Equipment Coop, qui a pignon sur rue au Marche central, ont déposé hier au conseil municipal une petition de 12 000 noms réclamant la construction d’une telle piste, qui partirait de l’angle Saint-Urbain-I>es-C arriéres pour se rendre jusqu'au pont Perry, me nant à Laval.«C’est un protêt que la Ville a dans ses cartons depuis 1978, La communauté urbaine de Montréal l’avait alors identifie comme un axe prioritaire.Cela fait près de 30 ans.cela commence à BREF foire.'», a fait valoir un des porte parole de Vélo-Québec.Patrick Howe.soulignant qu'il n'existe pour l’instant qu'une seule piste cyclable qui permet de traverser lHe du nord au sud.- Le Devoir Interdit levé Ottawa — Les liquides, les gels et les aérosols seront de nouveau autorisés, à compter d’aujourd'hui, à bord des avions pour les voyageurs en partance du Canada.Ces substances étaient interdites depuis le 10 août Les autorités canadiennes et américaines ont toutefois décidé d'assouplir un peu tes mesures de sécurité, notamment en réaction aux demandes des voyageurs d’affaires qui déploraient tes pertes de temps subies.De petites quantités de Equidés, de gels et d'aerosols seront donc permises, sous certaines conditions.- PC K I LE It E V 0 I R .LE MARDI 2 6 SEPTEMBRE 2 0 0 « A Course à la direction du Parti libéral du Canada Hedy Fry rejoint Bob Rae Des péquistes reçoivent des cartes de membre du PLC SYLVAIN LAROCQUE Ottawa — Les allegations d'irrégularités fusent dans la course au leadership liberal, qui a par ailleurs perdu, hier, une autre candidate: Hedy Fry.La deputee vancouveroise a annonce en conference de presse à Ottawa quelle se ralliait à la campagne de l’ancien premier ministre neo-democrate de l'Ontario, Bob Rae.Mme Fry est la troisième candidate à abandonner la lutte après Carolyn Bennett et Maurizio Bevilacqua.qui se sont aussi ranges derrière M.Rae.Mais c'est surtout les plaintes concernant l'achat illegal de cartes de membre du Parti liberal du Canada (PLC) qui a retenu l’attention, hier.Or dans quatre jours, les membres du parti choisiront les délégués qui éliront, en décembre, le prochain chef libéral.En matinée, un militant libéral.George Kunz, a déposé une plainte auprès de l’aile ontarienne du parti dans laquelle il soutient que l'organisation du candidat Michael Ignatieff a payé des cartes de membre du PLC a quelque 59 personnes qui n'en voulaient pas, y compris un mort La Presse canadienne a aussà appris, hier, que trois membres d'une famille de la circonscription de Saint-Laurent-Car tienille, représente*- par l'ex-ministre et candidat au leadership Stéphane Dion, ont reyu des cartes de membre du PLC sans les avoir demandées.•Ce qui me choque, c'est qu ils se sont servis de nos noms de baptême, qui ne.figurent que sur nos documents de naissance, et tout ça pour un parti que je de-tester.a témoigné en entrevue téléphonique Stefania Biacchi.une militante pequiste.Dans un envoi connexe, Mme Biacchi, sa mère et sa sœur ont reçu une lettre signee par M.Dion dans laquelle ce dernier «souhaite la bienvenue à tous ceux qui viennent de se joindre à nous dans le cadre de cette courser.Quand elle a telephone au PLC pour se plaindre, Stefania Biacchi s’est fait dire que les cartes avaient été achetées par le camp de Joe Volpe.Le parti a refuse de confirmer.L'organisation de Stéphane Dion n'a rien à voir avec ces cartes de membres, a assure un portt^purxv le du candidat.André 1 amarre.Selon lui.les lettivs ont ete envoyées à tous les membres de la circonscription, sans egard a la provenance des adhésions.Le porte-parole de Joe Volpe, Corey Hobbs, a nie que l'équipe du candidat ait paye les adhesions de Li tamille de Mme Biacchi Le PLC enquête déjà sur d'autres informations voulant que l’organisation de l’ancien ministre de l’Immigration ait acheté des cartes à des membres de la communauté italienne de la region montréalaise.On attend un rapport à ce sujet cette semaine.•Tout le monde est parti à la chasse ur» sorcières*, a deplore hier le directeur general de l'aile ontarieime du P1X, Dave Predove.Hier avant-midi, M.Volpe a nie toute malversation de la part de son équipé et a refuse net de quitter la course.Il a insinue que ses origines italiennes ont (hi jouer im rôle dans les allegations Les supporters de Joe Volpe prétendent en outre que ce dernier est victime d'une campagne de •salis- sage* menec par le camp Ignatieit.qui jouit d'importants appuis au Quebec.lîob K,*c.pour sa part, n'a pis voulu cntkiuei dmvte mont M.Voip-, nuis il l'a presse de toumir îles tépouses.•Ce qu ’il devrait jairr.c’est de demander (au parti] que ce soit eclairri aussitôt que ptissiNe et d’expliquer, s'il le peut, ce qui s est passe*, a attinne M Rae dei\ms avoir dins le parti un sens dtiir de l intégrité.un sens dair de la tntuspamur*.a t il ajoute.Li diet adjointe du pirti, Uicienue Robtllard.s'est aussi montrée indisposée par la controverse.•On n a piis besoin de ça*, a telle lâche.Après tout, les liberaux viennent de peixlre le pouvoir a cause, en partie, d’un scandale de corruption le printemps dernier, Joe Volpe a ete contraint de rendre au parti quelque 27 lHH> i> en dons laits au nom de mineurs, y compris des jumeaux de 11 ans.Carolyn Bennett, ancienne candkiatr au leadership, a demande a M Voip- de se retirer de Li course.l'rvsse i tiimilienne L’équipe de rêve d’André Boisclair Défi d’une tonne et Éneriîuide Lisette Lapointe tentera d’obtenir l’investiture péquiste dans Crémazie Gary Lunn maintient avoir aboli des programmes inefficaces KATHLEEN LÉVESQUE L* objectif référendaire fixé par t André Boisclair a motivé la venue en politique de Lisette Lapointe.L’épouse de l’ancien premier ministre Jacques Parizeau a confirmé hier qu'elle serait candidate à l’investiture péquiste dans la circonscription montréalaise de Crémaae.•Avec André Boisclair, on voit un échéancier, un horizon, une éleetion, puis un référendum sur la souveraineté.On voit des valeurs liées à la qualité de vie des gens, à l'environnement, à l’éducation.Moi, ça m’interpelle vraiment», a déclaré Mme La-pointe qui souhaite ainsi devenir membre de «l’équipe de rêve» du chef péquiste.Il n'est toutefois pas question pour elle de se prononcer sur les détails de la marche à suivre d'un éventuel référendum que ce soit la position «du plus tôt possible» inscrite au programme ou les gestes de rupture que prône son époux.«La stratégie appartient maintenant à André Boisclair.La stratégie, elle est claire», s'est-elle bornée à dire.Quant à l’absence remarquée de Jacques Parizeau, Lisette Lapointe a souligné que c’était elle qui briguerait l’investiture.Mais elle a toutefois assuré que son célèbre époux appuyait sa détermination.«Il est certain que, de temps à autre, je lui demanderai conseil», a dit Mme La-pointe qui s'est défendue de vouloir devenir les yeux et les oreilles de M.Parizeau au sein du caucus.Lisette Lapointe a été conseillère bénévole au sein du cabinet de son époux alors qu’il dirigeait le Québec (1994-1996).Elle y a notamment été responsable de l’Action communautaire autonome.Avec le départ de Jacques Parizeau de la vie politique, un engagement actif de Mme Lapointe n’était pas de JACQUES NADEAU LE DEVOIR Lisette Lapointe, épouse de Jacques Parizeau, veut à son tour défendre les couleurs péquistes.Elle sera candidate dans Crémazie si, bien sûr, les militants de la circonscription la choisissent.mise à l'époque; il fallait soigner des blessures, a-t-elle indiqué.Cette dernière se lance dans Crémazie dont le président de l’association péquiste.Maxime Bara-kat, lui a donné un appui «sans équivoque».Mme Lapointe avait lorgné la circonscription de Deux-Montagnes, mais il semble qu’il y avait déjà quelqu’un en lice.Elle a également tâté le terrain du côté de Québec, mais elle a affirmé hier que c'est à Montréal qu’elle avait •des ancrages».«Rien ne pouvait plus me coller à la peau qu ’un comté de Montréal», a-t-eDe fait valoir.Crémazie n'est pas un bastion péquiste.la circonscription est représentée par la dçputée libérale Michèle Lamquin-Ethkr qui avait obtenu une majorité de plus de 1500 voix lors de l’élection générale de 2003.Mme Lapointe y voit un défi.En comparaison, le président de l’Union des artistes, Pierre Curzi.qui a annoncé la semaine derniere qu’il briguerait l’investiture du Parti québécois dans Borduas.bénéficie d'un terreau plus fertile pour un souverainiste.Borduas est dans le giron péquiste depuis trente ans.Outre ses liens matrimoniaux avec Jacques Parizeau.I jsette la pointe est connue pour avoir mené bataille en faveur des accidentés de la route.Elle va tenter de convaincre ses collègues du bien-fondé de sa cause.-Mais je n’en fais pas un cheval de bataille*.a-t-elle précisé.Le Devoir AL Et CASTON QUAY Ottawa — lx* ministre fédéral des Ressources naturelles, Gary Lunn, a persisté n dire hier aux Communes que les programmes Défi d’une tonne et EnerGuide étaient •inefficaces», et ce, malgré une révision des programmes effectuée cet hiver au sein de son ministère qui démontre le contraire, Samedi, Le Devoir révélait qu’une note interne remise au mi nistre en février dernier lui conseillait de ne pas abolir ces deux initiatives de lutte contre les gaz à effet de serre (GF.S) en rai son de leur pertinence et de leur efficacité.les fonctionnaires qui ont passé en revue tous les programmes de lutte contre les changements climatiques soutenaient que le financement d'ÉnerGuide et du Défi d'une tonne devait être maintenu.IjC Bloc québécois a talonné le ministre Gary Lunn hier aux Communes, lui enjoignant d'expli quer sa décision du printemps dernier qui va à l'encontre de l'avis de ses fonctionnaires.•Com ; ment le ministre pcut-il justifier \ l’annulation de ces deux programmes alors que des rapports in ternes démontrent que, s'il y a des i programmes qui ont prouvé leur ef-\ ficacité, ce sont bien ces deux programmes?», a lancé le député* lier nard Bigras, critique s*' son parti | en matière d'Environnement Iz* ministre a rétorqué que le Défi d'une tonne, qui visait a sensibiliser les citoyens aux changements climatiques et les encourageaient à diminuer leur consom mation d'énergie, manquait sa cible, avait une direction floue et ne produisait aucun résultat.Dans le cas d'EnerGuide, le mi nistre n'a pas expliqué en quoi ces initiatives d'aide aux propriétaires de maison étaient inefficaces, alors que les fonction naires soutenaient qu'ils étaient dans les 5 % des programmes les plus efficaces.•Sur chaque dollar de dépense dans ee programme.50 cents allaient en frais administratifs ou en inspection.Ce n’est pas la direction que ce gouvernement veut prendre», a simplement expliqué Gary Lunn.Une approche •symptomatique» de •l'idéologique des conservateurs-, a répliqué Bernard Bigras.Selon lui, il s'agit •d'économies de bouts de chandelles qui ne favorisent pas la lutte contre les change ments climatiques» le Défi d’une tonne a coûté 37,5 millions au gouvernement entre 2003 et mars 2006, alors qu'EnerGuide a coûté 104 millions entre 1998 et 2006, le eritique du l’arti libéral en matière d'Environnement, John Godfrey, soutient de son côté que le Plan vert du gouvernement conservateur, qui doit être rendu public dans les prochaines semaines, devra conte nii des mesures qui vont dans le sens d'EnerGuide et du Défi d’une tonne.«Il faut des programmes pour rénover les maisons, surtout pour les familles à faibles revenus, dit il.L'efficacité de ce type de programme est prou vée, et personne ne la conteste, sauf les conservateurs.» Selon M.Godfrey, il faudra aussi impliquer les gens dans la lutte contre les changements cliina tiques.*// faut un volet d'éduca lion populaire, il n ’y a pas de doute.» Le Devoir Le FRAPRU craint un détournement de fonds destinés au logement abordable ALEXANDRE SHIELDS Les 187 millions de dollars que le gouvernement fédéral s’apprête à verser au Québec pour accroître l’offre de logements abordables pourraient ne pas servir entièrement à cette fin, mais plutôt à rembourser des investissements déjà annonces par les libéraux de Jean Charest, selon le Front d’action populaire en réaménagement urijam (FRAPRU).Le ministre des Finances du Quebec.Michel Audet a en effet ouvert la porte à cette possibilité dans une lettre adressée au regroupement le 12 septembre dernier.11 y explique que *[.] le montant de 187 millions de dollars du gouvernement fédéral constituera une contribution pour financer les investissements qu’a engagés et qu engagera le gouvernement du Québec dans le domaine du logement social».Or, une note produite par le ministère federal des Finances in- dique que ce financement prévu dans le budget déposé le 2 mai dernier, •n’est pas destiné à financer les coûts d’opération des logements sociaux existants, à payer pour des supplements au loyer ou à remplacer des investissements provinciaux et territoriaux dans le logement abordable».Le FRAPRU soutient donc qu’en se remboursant a même les nouveaux montants fédéraux pour des dépenses déjà réalisées en logement social, le gouvernement québécois irait à l'encontre des exigences d'Ottawa.Son porte-parole.François Saillant rappelle toutefois que les conservateurs s’étaient opposes au versement de cette somme prévue en vertu de la loi C48.adoptée sous les libéraux.Les conservateurs avaient voté contre, mais ont tout de même inscrit le montant dans le dernier budget.Il s’agit de 800 millions a l'échelle du pays.M.Saillant craint donc qu'Ottawa laisse toute la latitude voulue a À jeudi! La chronique de Michel David fait exceptionnellement relâche aujourd'hui.Notre chroniqueur retrouvera sa place habituelle jeudi.Québec pour dépenser les 187 millions a sa guise.Au ministère des Affaires municipales, on répond qu'on n'a pas encore reçu l’argent promis et qu’on verra a ce moment quelles seront les conditions fixées par le fédéral.-Dans ses relations avec le fédéral, le gouvernement du Québec a toujours plaidé pour une autonomie dans l’utilisation des sommes qu’il reçoit.Dans ce cas-ci, il faudra voir», précise neanmoins l’attaché de presse de la ministre Nathalie Norman deau, Jonathan Trudeau.Il rappelle que Québec s'est déjà enga gé a bâtir quelque 20 000 logements abordables d'ici a 2009.Si M.Saillant salue les efforts consentis, il ajoute que 35 000 mé nages figurent sur la liste d'attente pour un logement social, dont 24 000 uniquement a Montréal.Il souligne en outre que 111000 ménagés consacrent toujours plus de 80 % de leurs revenus pour se loger.Des membres du FRAPRU ont d'ailleurs manifesté hier a Montréal, Gatineau, Québec, Trois-Rivières et Kamouraska afin de presser le gouvernement à investir dans ce type d’habitations.D'autres manifestations sont prévues plus tard cette semaine a Sherbrooke et a Saguenay Le Devoir livra-témoignage mm lé direction de Simone BUSSIÈRES LES ADIEUX DU QUÉBEC À GASTON MIR0N H4wu-29.75S GUt «'« mtrMun ($14) 842-3481 Collection LES GRANDS DESTINS Marc-Aimé GUÉRIN Réginald HAMEL GUÉRin DES POÈTES D'ICI 2® édition DE 1606 à nos JOURS DittiMitirt m ut n melt n lllriim il lut H griBiln illtloi lit 1376 p»om -46/51 ÉPIttll II Mill II Itll IM.ouéRiN éré Times a cite des responsables anonymes ayant lu un rapport confidentiel, compile par 16 agences de renseignement.l'un d'eux concluant que «la guerre en Irak a aggrave le pro-Nème general du trm>nsme».le Hkdfiiigfo* Pdst a continué les intonnations de son concurrent, citant un res|x>nsahle des services secrets (dont l'identité n’a pas ete devoilee) selon lequel «il s'agit d une analyse très franche» de ki situation, qui «énonce des évidences».Agence France-Presse et Reuters Benoît XVI reçoit ~ .'• y* .'r**T •' • h a / , RKirnKS BENOIT XVIA DECLARE HIER à une vingtaine d'ambassadeurs de pays musulmans, ain si qu’à des dignitaires de la communauté musulmane italienne, que les chrétiens et les musulmans devaient s'opposer à toute forme de violence.Au cours de cette audience d'une demi-heure, retransmise en direct par la radio-télévision vaticane, le pape a dit «son estime et son profond respect» à l'égard de la communauté musulmane, lors d’une intervention destinée à apaiser la polémique qui a suivi son discours de Ratisbonne.Cités par l’agence de presse italienne Ansa, la célébré mosquée-université Al Azhar, située au Caire, et les Frères musulmans égyptiens ont déclaré toutefois qu'ils attendaient encore de «vraies excuses» de la part du pape.«Dans tout ce qu'il a dit ne se trouvent pas les vraies excuses qu'Al Azhar a demandé», a estimé le porte-parole de l'université musulmane.Le souverain pontife a exprime des regrets à trois reprises la semaine dernière après les réactions de colère à son discours, mais il n a pas présenté les excuses qu’attendaient de lui nombre de musulmans.Au nombre des ambassadeurs figuraient ceux des grands pays musulmans que sont l’Indonésie, l'Égypte, le Pakistan, la Turquie, l'Iran et l'Iran, entre autres, plus ceux de la Ligue arabe.LIBAN 1800 kg de TNT pour tuer Hariri L’enquête de l’ONU a renforcé sa conviction que les 14 attentats commis au Liban étaient liés Beyrouth — L'enquête internationale de l’ONU sur l’assassi-; nat de Rafle Hariri a établi que la charge qui l’a tué pouvait atteindre 1800 kg de TNT, et aurait été acti-: vée par un homme mort dans l’explosion, selon une copie d’un rapport d’étape.La commission d’enquête, conduite par le magistrat belge Serge Brammertz, a également renforcé sa conviction que les 14 attentats commis au Liban entre octobre 2004 et décembre 2005, dont celui qui a tué l’ancien premier ministre Hariri a Beyrouth le 14 février 2005, étaient fiés, selon le rapport d’étape remis hier au secrétaire généra] de l’ONU Kofi Annan.Ces 14 cas incluent des assassinats et des tentatives d’assassinat Dans son rapport la commission signale également un niveau decoopération «généralementsatis-frnsant» de la part de la Syrie, accusée par les forces antisyriennes au Liban de l'assassinat de Hariri.Ce rapport est le cinquième da puis l'ouverture de l’enquête de la commission indépendante créée par une résolution de l'ONU le 15 décembre 2005.EDe doit faire la lumière sur la mort de Rafle Hariri tué dans un attentat à la voiture piégée devant l’hôtel Saint-Georges a Beyrouth, qui a aussi coûté la vie a 22 autres personnes.•La commission estime que la quantité d'explosif utilisée devrait être plus proche de 1800 kg que de 1200».peut-on lire dans le rapport Ijc précédent document indiquait que la charge équivalait a un mini mum de 1200 kg de TNT.La commission est de plus en plus convaincue du lien entre 14 attentats commis dans cette période au Liban: «La commission a renforcé sa conclusion préliminaire que les 14 cas n’ont pas été commandités ou exécutés par 14 groupes ou personnes différents avec des motifs séparés et elle développe des évidences qui lient les cas entre eux», assure le rapport la commission, qui a jugé la coopération de Damas généralement satisfaisante, a rappelé avoir mené plusieurs missions en Syrie, ou elk-a effectué onze interviews, dont certaines avec des officiels syriens.Agence France-Presse I— Nettoyage en Chine 13ekin Guerre Pékin-Shtn ghiii, règlements de comptes au sein du Parti communiste, les grandes manu-uvres battent leur plein à l’u|>pnx he du XVII' congrès du PCC, prévu en octobre 2007.Hier, un communiqué de l’agence Chine nouvelle a annoncé le limogeage pour corruption du caman» de Chen liangyu, maire de Shanghai et |>ai ai Heins membre du bureau politique et du comité rentrai du IVti communiste chinois.C’est ki première lois depuis 1995 qu’une telle personnalité est évincée du pouvoir rentrai.Chen liangyu, dans le eollima leur d’une centaine d'enquêteurs depuis l'été, est impliqué dans un détournement de fonds d'environ 383 millions de dollars américains des caisses de retraite et de sécurité sociale de Shanghai.Il lui est aussi reproché d’avoir couvert des proches, pris dans des affaires de corruption immobilière.«Ces graves infractions ont produit une très mauvaise influence politique», conclut l'agence officielle qui poursuit par eet avertissement: «Toute personne, qui que ce soit et quel que soit le poste qu elle oeeupr, sera pour suivie et punir.» Chen liangyu, 60 ans, entré au l>arti au détail des années 80, fait les irais de ki vaste campagne anticorruption lancée par Pékin au prln temps, dont beaucoup d'observa leurs s'accordent à dire qu'elle sert autant la morale nationale que les intérêts du président Hu Jintao à l'approche du XVII congres Chen liangyu, opposant de Hu Jintao, est un proche de l’ancien président Jiang Zemin, qui hit maire ik Sium ghai et garde, trois ans après sa mise a l’écart, des supporters au sein du parti.Cette «clique de Shew ghai» comme l'ont surnommée les médias, a vu son mflumre décliner depuis l'accession de Hu Jintao a la tête du pays en 2*XO.l.ihéiation McGill Morton J.MoncMson La P* Heatîief Murnooflum, pmepaie et rtcochancehéfi; enri n nricftiimit GOtRlN ecMei* (514)842-3481 t > LE DEVOIR, LE MARDI 26 SEPTEMBRE 2 0 0 6 A 6 EDITORIAL Indeed! La gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, récidive.Pour une deuxième fois en une semaine, elle s’est permis d’intervenir dans le débat public pour, cette fois, presser les Québécois de cesser de se tourner vers ailleurs et de se «connecter» avec l’autre «solitude» du Canada.Ce faisant, elle s’est avancée sur un terrain miné où le risque d’accident est très élevé.L r Bernard Descôteaux a fonction de gouverneur général est essentiellement honorifique.La personne qui l’occupe exprime la légitimité de l’État.Nous l’avons écrit dans cette page la semaine dernière pour rappeler à madame Jean que son devoir de réserve ne l’autorisait pas à se mêler du débat sur la présence militaire du Canada en Afghanistan.Comme titulaire de cette fonction, elle se doit de rester apolitique.Qu’il en soit ainsi doit être source de frustration, car le gouverneur général, quel qu’il soit, n’est pas un être désincarné.Comme ses prédécesseurs, Michaëlle Jean voyage dans tout le Canada, rencontre ses concitoyens.Elle écoute et observe, mais il est entendu que le fruit de ses réflexions est pour ses «conseillers», c’est-à-dire les ministres du gouvernement et le premier ministre avec lequel elle s’entretient toutes les deux semaines.Ses interventions publiques, car il y en a tout de même, doivent être mesurées pour qu’elle ne se transforme pas en acteur politique.Avec les propos qu'elle a tenus ce week-end sur le thème de l’unité nationale, c’est cette ligne qu’elle a franchie et qui lui a fait prendre J, .¦ pied sur un terrain ou il lui aura suffi de quelques paroles de trop pour justement .Jü P^dre pied.On pourrait prétendre qu’à titre de chef de l’État canadien, madame Jean se doit de parler d’unité nationale.Bien sûr, mais tout dépendra de son propos.De fait, il n’y a rien à objecter à ce qu’elle constate que «les Canadiens qui vivent au Québec sont très déconnectés du reste du Canada».Quoi de plus banal que cette affirmation, si ce n’est qu’au cours de l’entrevue accordée à la Presse canadienne, elle semblait cibler les Québécois.Le lendemain, elle nuançait et généralisait la portée de sa remarque.Il y a lieu tout de même de rappeler que Mme Jean nous avait dit lors de son installation, il y a un an, qu’«i7 est fini le temps des "deux solitudes" qui a trop longtemps défini notre approche de ce pays».Là où, imprudente, elle est allée trop loin, c’est lorsqu’elle ajoute que les Québécois ont tourné le dos au Canada anglais au profit du reste du monde, vers l’Europe, vers ;iilleurs.Le ton se fait ici sermonneur.Il y a une part de reproche: les Québécois ne réalisent pas les solidarités possibles ici.De la part de quelqu’un qui, à un moment de sa vie, a trouvé important de se tourner vers ailleurs en adoptant la nationalité française en sus de la nationalité canadienne, cela étonne.Encore plus étonnant est le fait que Mme Jean semble se surprendre d’un phénomène que, comme journaliste ayant pratiqué son métier longtemps au Québec, elle connaît très bien, tout comme elle en connaît les causes profondes.Les deux solitudes sont une réalité qui se manifeste différemment d’il y a 30 ou 40 ans.Les sociétés québécoise et canadienne-anglaise suivent des trajectoires culturelles et sociales différentes qui ont tendance à s’écarter.Il y a une ignorance mutuelle que l’affaire J an Wong a illustrée 4e façon éloquente ces derniers jours.Tant qu’à aborder cette question de l’unité nationale, pourquoi n’a-t-elle pas soulevé cette affaire?A-t-elle jugé le terrain trop glissant?La fonction, dit-on souvent, transforme la personne qui l’occupe.On peut croire aujourd’hui qu’il n’y a pas que les Québécois qui soient déconnectés du reste du pays.Les liens de madame Jean avec la société québécoise* s’étiolent Déconnectée?Indeed! bdescoteaux@ledevoir.ca Qui en doutait ?r,„ elon une enquête effectuée auprès des 16 agences de ri renseignement qui cohabitent au sein de l’administra-V tion américaine, l’invasion et l’occupation de l’Irak au-A raient exacerbé l’action terroriste dans le monde de L 1 l’après 11-septembre.Ce constat est contenu dans un 11 document confidentiel dont quelques grandes lignes ont été publiées de façon simultanée par trois grands quotidiens américains, dimanche dernier.Rédigé sous l’autorité du National Intelligence Council (NIC), ce rapport est considéré comme le document le plus exhaustif produit à ce jour au sein de l’administration américaine sur les risques que fait courir le terrorisme islamiste.Et, ô surprise! il vient contredire le message officiel de la Maison-Blanche tel qu’il a été livré au bon peuple au cours des événements commémoratifs du 11-septembre.Ce message du président Bush et de son équipe consiste à affirmer que, même s’il reste beaucoup à faire pour combattre le terrorisme, le monde est plus sûr depuis que les États-Unis et leurs alliés se sont débarrassés de Saddam Hussein et ont favorisé l’avènement de la démocratie en Irak.De plus, grâce à la lutte sans merci contre le terrorisme, al-Qaïda et ses ramifications sont désormais affaiblis.Or, si l’on en croit le consensus auquel en sont arrivées toutes les agences de renseignement, rien n’est plus faux.Au contraire, le rapport confirme les appréhensions expri-mées par le NIC deux mois seulement avant l’invasion de l’Irak, en 2003, à savoir qu’une telle intervention militaire serait susceptible d’alimenter l’islamisme radical partout dans le monde au lieu de le ralentir.Il ajoute que de plus en plus de cellules terroristes autoproclamées surgissent un peu partout, sans lien direct avec al-Qaïda, mais quand même très dangereuses.Il explique d’ailleurs comment Internet permet aux terroristes de communiquer entre eux sans avoir besoin de se retrouver dans un pays particulier, notamment depuis l’invasion de l'Afghanistan.Hier, en reaction à ces fuites publiées dans les journaux, le directeur du NIC, John D.Negroponte, a mis en garde contre une lecture partielle du rapport d évaluation, répétant à son tour que beaucoup avait été fait à ce jour.En effet, beaucoup a été fait.pour alimenter la grogne parmi les jeunes musulmans à la recherche de sensations fortes qui considèrent désormais les Etats-Unis comme un ennemi de l'islam.Et ils ne sont pas les seuls à trouver la position de l'administration Bush hypocrite.Depuis qu'il a été prouvé hors de tout doute que l’invasion de l'Irak n'était aucunement justifiée par la pro sence d'armes de destruction massive, pas plus que par d’hypothe-tiques liens entre Saddam et al-Qaïda, il ne reste plus qu’une poignée d’êtres humains sur la planète, pour la plupart républicains ricains, à croire les affirmations du president Bush, quelques semaines des élections de mi-mandat au Congrès, les sondages nous révèlent un peuple américain de plus en plus sceptique.Cela conduira-t-il la majorité à voter pour des candidats démocrates?Maigre l’évidence, rien n’est moins certain.Allez comprendre pourquoi! j- rsansfa coma lede l’oir.com Jean-Robert SansfaçoM LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU.LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE SK***0 Colonisé et colonisateur Chaque fois qu’un Canadien anglais dénigre les Québécois, plusieurs médias s’empressent d’affirmer que le Canada anglais ne pense pas comme ça.Ce serait un cas isolé.Cherry, Francis, Kay, Wong, et les autres, tous des cas isolés?Je veux bien.Il n’existe aucun sondage pour appuyer cette prétention ni pour l’infirmer.Mais quand ce genre d’infamie se produit, il y a un baromètre qui pourrait nous indiquer ce que pense vraiment le Canada anglais des Québécois: ce sont les médias anglais.Il n’y a pas eu de tollé dans les médias anglais pour condamner Wong.Qui ne dit mot consent Les silences, les omissions sont souvent aussi graves que les insultes elles-mêmes.Et surtout, ce n’est pas la première fois.Est-ce que les médias anglais ont condamné les Cherry, Francis, Kay et Wong?Les Canadiens anglais ont même élu Cherry comme une grande personnalité canadienne.Est-ce que les médias anglais se sont portés à la défense de Levine, de Monfort?Ont-ils condamné les fanatiques qui s’opposent au bilinguisme?Ceux qui ont marché sur le drapeau québécois?Pendant ce temps, au Québec, on a crucifié sur la place publique les Parizeau et Mi-chaud.On a forcé Jean-Louis Roux à démissionner pour une blague de jeunesse.Comment expliquer ce contraste sinon par le complexe du colonisé et du colonisateur.Le colonisateur dénigre ses colonisés.Les Britanniques ont dénigré pendant des siècles les Irlandais, les Écossais, les aborigènes, les Boers, les Maoris, les .Amérindiens, etc., et les Québécois au Canada sont dénigrés depuis longtemps.Le colonisateur ne s'excuse pas, ne démissionne pas.le colonisé se dénigre lui-même, s’excuse et démissionné.Normand Rousseau Gatineau, le 24 septembre 2006 Mme.Wong difficile à suivre.Quelques remarques concernant la volée de bois vert adressée à Mme Wong du Globe and Mail: ¦ Si les policiers «pure laine» n’avaient pas risqué leur vie, nous aurions assisté à un massacre d’une tout autre ampleur.Ce qui n’est pas sans rappeler le dévouement des «de souche» pour soigner les immigrants irlandais au KIK" siècle (plusieurs en sont morts).¦ Mme Wong a cependant souligné un fait: que les trois tireurs étaient issus de la mouvance migratoire.Là où personne ne la suit, c’est lorsqu’elle fait un lien avec les lois linguistiques locales (existantes également dans un très grand nombre de pays).¦ Quelques événements tragiques récents: les attaques sanglantes contre les transports en commun de Londres et Madrid, les émeutes des banlieues parisiennes et australiennes, des meurtres en Hollande.Tous ces drames impliquaient des citoyens fraîchement établis et personne n’a songé à blâmer les sociétés d’accueil d'être à l’origine de ces gestes démentiels.Jacques Blanchette Le 21 septembre 2006 Faux sentiment de sécurité J’ai été très bouleversé lorsque j'ai ouvert le petit écran le 13 septembre 2006.Néanmoins, je refuse d'appuyer des politiques qui ne font que créer un faux sentiment de sécurité en puisant dans l’émoi collectif.Est-ce que punir une minorité de personnes qui s’adonnent au tir sportif va éradiquer les fusillades et les tueries?Est-ce que qu’on va vivre plus en sécurité en circonscrivant un type d’armes en particulier et en s’exclamant «Voici le coupable»?Je ne suis pas convaincu qu'un contrôle plus serré des armes à autorisation restreinte va empêcher un désaxé de causer l’irréparable.Je suis un adepte de la chasse et des sports de tir et je vous assure que les armes utilisées pour la chasse sont, pour la plupart plus puissantes et plus meurtrières que les armes à autorisation restreinte que l'on met sur le banc des accusés à la suite de la fusillade du collège Dawson.Je crois que, la plupart du temps, les politiciens sautent sur les occasions de profiter de la situation en montrant du doigt un type d'armes en particulier.La méconnaissance des armes à feu du public est facilement ex- ploitable.Sous le coup de l’émotion, on est porté à adhérer à n’importe quelle politique qui nous procure un sentiment de sécurité.Certaines de ces politiques sont discutables.Cela me rappeÛe Paul Martin qui, à la suite des tragiques événements de Toronto qui ont coûté une vie innocente, voulait régler le problème des gangs de rue en bannissant les armes de poing, alors que la plupart des armes servant à perpétrer le crime proviennent de la contrebande.Tout cela juste avant les élections.Lukas Mieszkowski Québec, le 19 septembre 2006 Une simple question U y a quelques jours, l’avocat Sciortino s’est commis dans une diatribe paternaliste qui pavait rien d’édifiante.Qu’à cela ne tienne! A tous les Sciortino de ce monde, j’adresse cette simple question: la tragédie qui a frappé notre collège ce 13 septembre serait-elle à ranger dans la catégorie des événements «normaux» que nous devrions en l’occurrence maintenant prévoir dans nos plans?Richard Filion Collège Dawson Le 20 septembre 2006 De bonne humeur.Le Devoir d’hier matin m'a réveillé de bonne humeur grâce à l'article «Le droit de nous définir» de Michel Venne, et je vous prierais de le féliciter même si le code de politesse nous défend de demander à Louis XIV de transmettre un message à des princes.J’ai aimé cet article parce que j’ai compris à la seule lecture du titre toute la profondeur de la pensée de M.Venne.Avant d’être pour ou contre, il faut être, et ce qui est vrai pour le citoyen est aussi vrai pour toutes les entités.Un Anglais qui adorait les animaux, et particulièrement un bel étalon noir percheron, le regardait sans cesse en ne prononçant que ces deux mots d’appréciation: «He is.» La philosophie est une ontologie.Aujourd’hui, comme aurait chanté le Nestor de Claude Blanchard: Chu de bonne humeur.grâce au Devoir.Marc-Aimé Guérin Le 25 septembre 2006 LIBRE OPINION -^- Le cocktail et la bombe PIERRE LAC ER TE Montréal Il y a quelques semaines, un cocktail Molo tov lancé en pleine nuit contre la porte d’une école juive d’Outremont faisait, avec raison, pousser de hauts cris au B’nai B'rith et au Congrès juif, en plus de susciter l'indignation generale de la société québécoise.La dénonciation et.ùt tonitruante et sans equivoque.On ne se doutait pas que, quelques jours plus tard.Radio-Canada lancerait une bombe encore bien plus dévastatrice en dévoilant que cette même institution hassidique abrite en tait une école parallèle où les élèves du secondaire reçoivent une education exclusivement religieuse.Il s’agissait d'un scoop à fragmentation puisqu'on a appris au fil des jours que ce n'était pas une ou deux, mais bien cinq ecoles hors la loi qui ont pignon sur nie dans le Grand Montreal.Le phis frappant à la suite de ces révélations a été de voir comment les différents intervenants ont cherche à contenir l'onde de choc.Alors que B'nai B'rith International se vantait tout récemment d’avoir parachute un millier de best-sellers aux soldats israéliens stationnés en sol libanais (operation Sifrut for Soldiers), chez nous, l’organisme demeure muet devant l'abêtissement de la branche uL trareligieuse de sa jeunesse.Sun Youth qui promettait une récompense de 5000 $ pour tout renseignement pouvant conduire à l'arrestation du pyromane envisage-t-elle une collecte de livres educatifs pour ces mêmes enfants?Pierre Anctü, directeur de l’Institut d'études canadiennes et membre de l'Institut québécois d’etudes sur la culture juive s’est même porté à la défense de ces ecoles parallèles en disant que les élèves y reçoivent «un enseignement rigoureux.comprenant de plus longues heures d'etudes.surtout en après-midi».En deçà de la réalité Le comble de la désinformation nous est venu du ministre de l’Education.Interroge sur les ondes de Radio-Canada, Jean-Marc Fournier semblait soulage que les journalistes n'aient estime qu’à 700 ou 800 le nombre d'enfants juifs qui sont prives d’éducation de base en raison de leur orientation religieuse Le ministre sait pourtant mieux que quiconque que ce chiffre est très loin de la realite.Chaque année, depuis des décennies, des cuvées de jeunes enfants et d’adolescents hassidiques ont ete et continuent d’être sacrifies sur l'autel de la claustration et de l’ignorance crasse.Ce sont des milliers de cerveaux assoiffés de connaissances qui ont ete atrophies, as- phyxiés et réduits en bouillie pour les dieux.Pas question, ici.de montrer du doigt les parents de ces enfants.les pauvres, ils ont subi le même lessivage cérébral que leurs rejetons.Le signalement a la DPJ devrait être fait a l'encontre des dirigeants de leur communauté qui.bien lettres, bien informés et bien placés dans toutes les sphères du pouvoir, maintiennent leurs ouailles dans un état de soumission totale en leur injectant la Torah comme isolant social.Ils se servent d'eux pour s’assurer d’une masse critique necessaire à la preservation de leurs privilèges.Dans un monde qui repose de phis en phis sur 1 économie du savoir, qu’apporteront à la société québécoise tous ces beni-oui-oui dépourvus du moindre sens critique et de toutes references indispensables pour leur permettre de se prendre en charge et d’assurer leur subsistance?Au nom du sacro-saint accommodement raisonnable et de la crainte de froisser les susceptibilités religieuses de cette communauté d’un autre âge.nos gouvernements se rendent complices des carences qui handicaperont la société toute entière.Dire qu’à côté de cela, on s alarme pour 1 avenir de nos jeunes qui décrochent apres n’avoir fait que.10 ou 12 ans de maths et de français! I LE DEVOIR.LE MARDI 2 R SEPTEMBRE 2 0 0 0 A i r \ V V ' 1 L 1 L ij i A la veille du Sommet de Bucarest La Francophonie vue des Balkans LOUISE BEAUDOIN Ancienne ministre des Relations internationales, responsable de la Francophonie et professeure associée au département de Science politique de l’Université du Québec à Montréal L'Organisation internationale de la Francophonie regroupe plus de 500 millions de personnes dont 175 millions de francophones ouze pays d’Europe centrale et orientale sont membres, à un titre ou l'autre, de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).La Bulgarie, la Roumanie et la Moldavie sont membres de plein droit; l'Albanie et la Macédoine sont membres associés; la Pologne, la Lituanie, la Slovénie, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie et la Croatie ont statut d’observateurs au Sommet.Le Club politique des Balkans, une ONG présidée par l'ancien président de Bulgarie (1990-1997), Jeliou Jelev, qui regroupe des politiques, anciens et actuels, de cette région, organisait au début du mois de septembre à Sofia, dans la perspective du prochain Sommet qui se tiendra les 28 et 29 septembre en Roumanie, un colloque sur le thème des «nouveaux espaces de coopération politique internationale pour la Francophonie en Europe».Invitée par le Club pour apporter un point de vue nord-américain sur la Francophonie dans cette région, j'en ai profité pour tenter de mieux comprendre les raisons de l’adhésion de ces pays à l'OIF, ayant été de ceux et de celles qui, au cours des ans, se sont beaucoup interrogés sur la pertinence de l'élargissement sans fin de cette organisation internationale.La Francophonie qui compte maintenant 63 membres, ne risque-t-elle pas de se diluer et de perdre de vue sa mission fondamentale qui est de s’assurer que la langue française demeure une grande langue internationale tout en défendant sur la scène mondiale la diversité linguistique et culturelle?Ou au contraire en permet- ^ Quebec ' «b Nouveau-Brunswick /i Belgique.Communauté française de Belgique France Luxembourg.Suisse Monaco Dominique Haiti Sainte-Lucie 7" '• Mauritanie Maroc J Cap-Vert Tunisie surname i - ag Senegal I—-, Mali ^ r Bulgarie.Moldavie, Roumanie Liban s * Egypte W Mali Guinée-Bissau Gumee Côte d'ivoire logo Bénin Burkina Faso A Etats membres ¦ Etats associes : Andorre.Albanie.Macédoine.Grèce ?Observateurs : Arménie.Autriche, Croatie.Géorgie, Hongrie.Lituanie.Pologne.Rép.Tchèque.Slovénie, Slovaquie tant un plus grand rayonnement de la langue française, cet élargissement sert-il mieux les intérêts globaux de l’institution et de tous les francophones et francophiles dans le monde?Rompre l'isolement Les pays d’Europe centrale et orientale ont entrepris depuis 15 ans d’importantes réformes économiques et sociales s’engageant ainsi, après la chute du mur de Berlin, dans un processus visant leur intégration dans le monde occidental, en passant progressivement d’une économie planifiée à une économie de marché et en instaurant un système parlementaire démocratique.La priorité des priorités pour ces pays était et demeure leur intégration dans l’Union européenne et leur adhésion à l’OTAN.Tout ce qui y concourt, tout ce qui les rapproche de ces deux objectifs est bienvenu.La Niger Tchad Centrafrique Cameroun Gumee-Equaloriate Gabon Sao Tomé et Principe AfP pxhoô Djibouti Comores | Seychelles Maunce Repartition des membres par continent Laos.Vwtnam Cambodge 1 Madagascar Vanuatu Cong ngo i Cong Burundi Rwanda Afrique 50,9% * Asie Amérique 10.5 Europe 29.8% Océanie 1.8% Francophonie européenne est ainsi perçue comme un pôle sup-plémentaire d’ouverture au monde qui rompt leur isolement passé, un nouvel ancrage dans un patrimoine culturel qui est le leur et dont le rideau de fer les avait exclus.Nous sommes bien loin de préoccupations relatives à l’avenir de la langue française! Bien loin des intérêts des Québécois pour qui l’avenir du français chez eux est lié à l’avenir du français ailleurs.Le Québec où la situation de la langue française, forte et fragile à la fois, ressemble à celle du français dans le monde.Le français qui dans ces pays européens occupe une position souvent marginale, ce qui du reste les a conduits a choisir l’anglais comme langue de communication dans leurs négociations avec Bruxelles.Rassurée malgré tout Malgré tout, je suis revenue de Bulgarie partiellement rassurée.D’abord, parce que la Francophonie, en collaboration avec la France, le Luxembourg et la Corn m u n a u t é Wall o n i e Bruxelles, a mis sur pied, pour renverser cette tendance, un fructueux programme de francisation des actuels et futurs fonctionnaires européens en provenance de cette région.Ensuite, parce que des engagements ont été pris, pendant cette conference, en faveur du français, de la part notamment du ministre bulgare des Affaires étrangères.J’y ai aussi entendu des plaidoyers convaincants, particulièrement celui de l’ancien ministre des Affaires étran gères de Pologne, le célèbre dissident et actuel député européen Bronislaw Geremek pour qui le français demeure la langue de la Révolution de 1789 et celle de la Commune de Paris de 1871, c’est-a- enjeux du Sommet U» thématique du Sommet de vrait inspirer le gouvernement du Québec ainsi que les universités québécoises, en particuliei l’Université du Québec à Mont real à laquelle est rattachée la Télé-Université, puisqu'il s'agit •des technologies de l'information dons l'éducation-.A Sofia.Christian lYeda, secrétaire d’Etat roumain et responsable de l’organisation du Soin met, nous a présenté son projet d’université francophone pour les Balkans que la Roumanie soutiai te voir adopter par les chefs dictai et de gouvernements.Projet sans doute intéressant, mais il me semble que la Francophonie, qui a peu de moyens, de vrait d'abord renforcer son propre Institut pour l'administra lion et la gestion (IFAG), installé à Sofia.Cet Institut, dirigé par un Canadien (un ancien proies seur de l'Université d’Ottawa.Georges Hénault) forme depuis 10 ans, en français, des centaines de jeunes cadres de la re gion intégrant, après avoir obtenu leur diplôme de maîtrise, des entreprises publiques ou pri Lt thématique du Sommet devrait inspirer le gouvernement du Québec ainsi que les universités québécoises vers lu construction d’une francophonie economique, maillon faible du dis(H>sitit actuel, nécessite le développement sur une grande echelle d’une institution du type de 11 F AG.1 e Sommet ne pourra, par ailleurs, éviter de discuter du U-ban Malheureusement, cet été, pendant la guerre, à cause de la position sans nuance aucune du Canada en faveur d'Israël, la Francophonie n’a pu jouer son rôle.Maintenant qu’il est question de reconstruction du Liban.membre ancien et actif, plus rien ne s’oppose à ce que des projets concrets comme celui de la remise en état des Centres de lecture et d’action culturelle créés par la Francophonie et détruits dans le sud du pays soient adoptes D’autant que l’adminis-trateui de l’OIF, le Québécois Clément Duhaime, reviendra tout juste d’une mission au Liban et sera en mesure de présenter une évaluation précise des besoins.Stephen Harper devra changer de politique par rapport à la Francophonie et faire oublier tous ses refus: refus de toute compassion par rapport au Liban.refus de rencontrer le prési dent d'Haiti, René lYéval; double refus de rencontrer le Secrétaire général de la Francophonie, Ab don Diouf, à Ottawa et à Paris; refus, tel qu'il l'avait pourtant promis noir sur blanc dans son programme electoral, d'accorder ¦tu Québec à l’UNFSCO le un me slalnt dont celui-ci jouit, depuis 1985, en Francophonie.\1 Harpet vivra concrètement, v ole à côte avec Jean Cha h si, l'expérience d'un Québec membre de plein droit d’une organisation internationale multilatérale, sjégeant d'égal ù égal avec des Etats souverains, par rapport, comme l'écrivait Gérard Bouchard dans Le Devoir du 1 s juin dernier, au «coin de chaise à I UNESCO, sans véritable droit de parole- obtenu après des g( nu flexions- par le gouvernement du Québec qui s'en est malheureusement contenté.Lettres ouvertes à la gouverneure générale, Michaëi.i.e Jean Le pays imaginaire Deux mondes FRANÇOIS TESSIER Réalisateur-producteur québécois os multitudes d'interventions publiques à l’égard des Québécois, que vous accusez incessamment de I tous les maux, sont moralistes et de plus en plus irritantes.Votre plus récente intervention, celle où vous incitez les Québécois à resserrer des liens avec les Canadiens anglais, en fait témoin.Est-ce la réponse que vous faites aux propos xénophobes et franchement antiquébécois de la journalistejan Wong du Globe and MaiR Êtes-vous en train de nous dire.Madame Jean, que si les Québécois se font insulter tous les deux mois par les columnists qnglocanadian, c'est de leur faute?Etes-vous en train de nous dire de nous lier d'amitié avec ceux qui nous insultent et nous haïssent?Quelle bonne idée; je me rends dés demain à Toronto pour remercier madame Wong en personne de sa gentillesse à l'égard de notre peuple.Nous venons dëtre insultés publiquement par une éditorialiste canadienne-anglaise méprisante.De surcroît le Globe, son employeur, ne daigne même pas s’excuser.Au contraire, il en rajoute presque avec une lettre écrite en langue de bois avec plein d’explications vagues et ambiguës.Et vous, vous nous suggérez d’aller •créer des liens-avec ceux qui nous méprisent profondément?Mais.quelle bonne idée! Pourquoi n’y avons nous pas pensé avant?! À eux le premier pas Félicitations pour vos bons ef- forts pour «rapprocher les deux solitudes», mais, malheureusement, je ne présenterai pas l’autre joue pour recevoir la deuxième gifle de la journaliste Wong.Je ne crois pas en votre rhétorique ni en vos idéaux.Je ne crois pas au Canada que vous vantez: il n'existe pas.11 n’existe que dans l’imagination de quelques Trudeauistes: sur le terrain, c'est une tout autre histoire.Et s’il y a quelqu'un qui a du chemin à faire, dans les circonstances, pour effectuer un rapprochement des deux peuples fondateurs de ce pays, je crois que ce serait plutôt aux Canadiens anglais à le faire.Non?A propos, on n’a pas vu grand English Canadian rétorquer quoi que ce soit à ce sujet.On n'a pas vu grand English Canadian condamner cette journaliste et défendre les Québécois.Personne n’a levé le petit doigt au Canada anglais pour la ramener à l'ordre.Mais pourquoi donc?Eh bien, parce qu'ils sont tout à fait d’accord avec ses propos qui reflètent ce que la majorité des anglophones pense des Québécois.Bof.il y a bien eu Stephen Harper qui a écrit une lettre de protestation pour essayer de nous impressionner.Mais lui.il a besoin des Québécois pour se faire réélire, ce qui est loin de lui être acquis (mais ça, c’est une autre histoire).J’attend toujours les excuses des Anglais! Mais elles ne viendront jamais.Alors, je tourne le dos au Canada anglais et m'ouvre a la planète entière qui elle, est toute prête a m'accueillir à bras ouverts, contrairement aux Canadians qui cassent sans cesse du sucre sur le dos des Québécois.JACQUES LEDUC Montréal O) / CHRI6* WATTU reiTEKS Michaëlle Jean e suis allé visiter l't ïuest canadien cet été, en au tomobile.Ma compagne, elle, est plutôt al lée du côté des Mari times pour un cours de perfectionnement en anglais.Ce que j’ai vécu pendant cette période m’a permis de voir, d'entendre, de comparer le Canada, votre ( fanada.D’Ottawa a lHe de Vancouver.Vous avez déjà évoqué, l’an [>as sé, les solitudes du Canaria.Je [jeux vous affirmer, Madame, que (t* srtnt plutôt deux mondes qui habitent cet espace qu’est votre Canada.Je me suis rapproché des Canadiens Mais j'ai du le faire en an giais.J'ai visit/' la maison de Gabriel le Rr/y, a Saint-Bonifaee.f ;ne Terre Neuvienne, très francophile et compétente, et un jeune Sénégalais, frai chement débarqué depuis quatre mots, nous ont fait les honneurs de la visite.Notre séjour de quelques heures dans ce coin de pays ne nous a pas permis d’entendre plus que quelques mots de français.En fait, de Montréal à Tofino, personne ne nous a adressé la pa role en français.Ce qui est nor mal, because la langue intégrante, c’est YEnglish dans votre Canada Oui, je sais, Madame la vice-reine, il y a des gens qui parlent fran çais.C’est juste que je n'en ai pas cherché.ni rencontré Entre trrnps, ici, au Québec, le recensement de 2W1 rne dit que 327 000 personnes parient unique ment l'anglais C’est comme si approximativement longueuil était unilingue anglophone.Quelque chose me dit que ça doit maintenant approcher les 400 000.Mais vos propos des derniers jours nous reprochaient a nous, les Quelwx ois, notre fermeture, notre projiension à •l'atomisation».Je suppose que votre propos sur le rapprochement devrait m’inciter à leur parler, en anglais, si je veux communiquer avec eux.I Vautres chiffres m'apprennent que la grande majorité des nonfran-( (iphones du Québec ne vont pas plus loin que Québec.C’est drôle.Vous n’en avez j/as fait mention.< Aimables mais indifférentx Et voila que vous tentez de rat trailer.de récupérer vos paroles, encore une fois Vous, Madame la vicereine, Madame Wong, Madame Kay.vous notes que des gens prétendument bien renseignés, informes de la vraie n-alite Alors imaginez la tri -s grande majorité des Canadiens qui s’aljreuvwit il»- vie |wrok*s jxmr se lorgi-r une opinion sur nous.Je les côtoyés cet été, ces gerwJà, Madame la vice-reine PA tout aussi civilises et aimables quHs aient été, ils ne veulent rien savoir de mon Québec ave ses plus js-tites auti», -os FrancoFobes, ses traditions, se* emissions télé mode in Québec, ion mvea» de vie légèrement inferieur à eux, de mm côté nord-américain et européen, fis n 'en ont rien a cirer de mon histoire nationale, de mes fêtes nationales, de mon cinéma, de mon théâtre, de mes auteurs, de ma langue IN veulent plu» que jamais, les t anadiens ( ornme vous, que je me rapproche d'eux et que je leur ressemble, av«-c des drapeaux canadien'- sur ma pelouse, avec des me ages Support our troops sur mon Ford 150.Avec un style de vie pim américain encore que les Américains eux-mêmes Pas tou», Madame la vice-reine, juste une bonne majorité confortable.L’ÉQUIPE rn DEVOIR LA RÉDACTION Jounalmrs à rinfennatioa vomir n metrafKiitmae rjtnU IHBmrr a&nt am diftcinr ir : imfrrmaivj* jrttae Corn*» Utfham annvitain .Fmbm Degfrv Htnr iamSrir Owarard oam-aimm, )rvr H-mUma tiéOanaioo ¦¦ ¦, a la paf' Mm, Bnan MfU* r ¦ .-» lx r,, L’ADMINISTRATION Franco» Btaaoa unnudlrao Nkule Carmel I itpoaasUt dn trrnra iai|lallrr- CeRae Farua.Ounnair Lafteur Chmdenr Behecaa miraalt adatramteutiee .Umadinr Ovener Macaque protean Danarir tuea » LE DEVOIR.LE MARDI 26 SEPTEMBRE 2006 A 8 A ACTUALITES DION SUITE DE LA PAGE 1 M.Dion a évoqué l’invasion irakienne que le gouvernement liberal dont il faisait partie avait refusé de cautionner en y participant et que M.Igna-tieff, qui enseignait dors a Harvard et écrivait régulièrement des textes dans le New York Times, avait appuyée avec force.«Le jugement de M.Chrétien et le mien était qu’on risquait de créer beaucoup plus d’insécurité que de sécurité en allant en Irak», rappelle M.Dion a qui l’actualité tend a donner raison.M.Dion s’en prend surtout à l’excuse qu’offre aujourd’hui M.Ignatieff, à savoir qu’il avait été témoin des abus du régime irakien envers la communauté kurde et qu’il s’était promis de toujours se porter à leur défense.Enjolivement de la réalité, faccuse M.Dion.«J’ai lu vos écrits en 2002, 2003, 2004 et 2005, et ]!ai bien de la difficulté à trouver des Kurdes!» A l’époque, rappelle M.Dion, M.Ignatieff justifiait cette intervention d’abord au nom de l’éradication des armes de destruction massive, ensuite du maintien de la stabilité de la région, enfin au nom de la propagation de la démocratie.«Ce désaccord entre lui et moi sur l’utilisation de la force en Irak traduit que je serais un chef et un premier ministre plus réaliste et plus prudent quant à l’utilisation de la force pour imposer la démocratie.Je crois que M.Ignatieff se fait le champion libéral d’une thèse naïve quant à Tutilisation de la force pour étendre la démocratie et que je n ’ai pas cette naïveté.» M.Ignatieff devenu chef nuirait-il donc au Parti libéral si la prochaine campagne électorale devait porter sur l’orientation que donne le gouvernement conservateur à la politique étrangère canadienne?«Je ne dirais pas un danger.C'est un état de naïveté dont il pourrait se corriger, mais au moment où il faut choisir un chef, le fait que j'ai demandé un cessez-le-feu immédiat [lors de la crise estivale au Liban] est aussi quelque chose qui plaide en ma faveur.» M.Dion estime en outre, pour être passé par là il y a 10 ans, qu’un professeur fraîchement sorti de l’université n’est pas mûr pour diriger un parti et un pays.«Chaque candidat fait sa propre évaluation», lache-t-il, une référence à peine voilée à son adversaire qui enseignait encore il y a un an à Harvard.«Je ne suis pas ici pour parler contre les autres candidats», finira-t-il par dire.Pas ici pour parler contre les autres candidats.Il est comme cela, Stéphane Dion.Depuis le début de cette longue course à la direction du Parti libéral, l’ex-mimstre sous Jean Chrétien et Paul Martin accumule les annonces de politiques sans se préoccuper de ses adversaires.Pit lentement, il fait son chemin.Sondage après sondage, celui à qui peu de gens au Québec accordaient la moindre chance en début de course arrive bon troisième, tout juste derrière Michael Ignatieff et l'ex-premier ministre ontarien Bob Rae.le dernier en date, effectué par Ekos pour le compte de La Presse et du Toronto Star, place M.Dion troisième avec 17 % derrière le duo Ignatieff-Rae ex æquo à 25 %.11 est aussi le deuxième choix de 27 % des militants, comme M.Rae.Son passage à l’Environnement, et en particulier le doigté avec lequel il a présidé en décembre la conférence internationale de Montréal sur les changements climatiques, lui a fourni l’occasion de se refaire une image.«Sans doute que je m'améliore comme le bon vin», dit-il à la blague.«J’ai gagné le respect de beaucoup de gens», croit-il et, avec le respect, est venue l'affection.L’air est à la promotion de l’environnement, et M.Dion en a fait son cheval de bataille dans cette course.Son premier projet de loi s’il était porté au pouvoir?Une fiscalité verte qui favoriserait l'achat d’objets moins polluants et de machines à faible consommation énergétique.Respectera-t-il les cibles de réduction des gaz à effet de serre contenues dans le protocole de Kyoto?Seulement s’il prend le pouvoir «au début de 2007»."Si par contre c’est en 2(X)S.je ne crois pas que ce soit possible» de respecter le premier échéancier de 2012.De là à promettre de renverser le gouvernement dès le début de l’année prochaine pour mettre son plan à exécution, il y a un pas que M.Dion ne franchit pas.«Non.je pense que les Canadiens ne veulent pas forcément qu'on déclenche les élections, mais les astres s’alignent vers la possibilité qu’il v ait des élections autour du prochain budget.» Soit quelque part en février ou mars.Le bon vieux Dion Stéphane Dion aura donc réussi à faire oublier l’agacement qu'il provoquait chez certains Québécois lors de son passage aux Relations intergouvemementales canadiennes.Pourtant, l’homme n’a pas changé.Un segment de près de 25 minutes d'entrevue sur le statut du Québec au sein de la fédération canadienne permet de constater à quel point il combat la thèse spuverai-niste avec autant de rationalité qu’avant A la passion, M.Dion oppose les arguments intellectuels.Lorsqu’on lui demande comment il fera pour gagner le cœur de ces Québécois ambivalents sur la sempiternelle question constitutionnelle.M.Dion répond: «Quel changement concret muiez-vous?» Que les militants libéraux se le tiennent donc pour dit.Si Stéphane Dion prend la barre du parti, pas question de tendre une quelconque perche aux nationalistes mous qui ferait office de contrepoids aux promesses de Stephen Harper (qui l'ont si bien servi au Québec avec l’élection de 10 deputes) .«Le Canada ne sera f>as une “federation du nirvana ", reconnaît-il, mais il ne va pas trop mal non plus.«Il est possible que le Canada se trouve un jour sans mouvement indépendantiste fort au pays 1.].mais je ne suis pas prêt à concéder quelque chtc se en quoi je ne crois pas.Et je ne crois pas que le Canada a un besoin existentiel d une mega-réfbrmc constitutionnelle.Je ne suis pas prêt à concéder qu ’il put à tout prix changer la Constitutif pour que ce pays mérité de rester uni» Le Devoir DETTE SUITE DE LA PAGE 1 conservateurs durant l'année en cours, notamment la réduction de la TPS.«C'est probablement le dernier surplus de cette ampleur, a dit Jim Flaherty en conférence de presse.Je rappelle que c'est le surplus de l'an passé qui est confirmé aujourd’hui.Celui de cette année sera beaucoup plus près de nos estimations faites en mai dernier, lors du budget.Il n'y aura pas de telle surprise l'an prochain.» La surprise est effectivement de taille.Alors que le gouvernement prévoyait un surplus de huit milliards pour l’année financière 200506 qui a pris fin le 31 mars dernier, la vérification finale montre plutôt que l’excédent fédéral a atteint 13,2 milliards, une hausse non négligeable de 5,2 milliards.Ce montant est le deuxième en importance depuis 1997-98, année du premier surplus à Ottawa.Seules les années 2000-01 (20,1 milliards) et 1999-2000 (13,1 milliards) peuvent prétendre rivaliser avec les chiffres dévoilés hier.L’an dernier (200405), le surplus n’avait été que de 1,6 milliard, principalement en raison de changements importants effectués à la dernière minute par les libéraux.Des charges de programmes moins élevées que prévu (1,1 milliard), notamment grâce à la dissolution prolongée du Parlement dès novembre 2005, expliquent en partie la hausse imprévue de 5,2 milliards.Des rentrées fiscales plus importantes du côté des particuliers (impôt et TPS) et une diminution des frais de la dette ont aussi pesé dans la balance.La somme de 13,2 milliards sera entièrement consacrée au remboursement de la dette fédérale, qui dégringole ainsi à son niveau le plus bas en 24 ans.Au 31 mars 2006, le déficit accumulé d’Ottawa se chiffrait donc à 481,5 milliards de dollars, soit une baisse de 81,4 milliards sur le sommet de 562,9 milliards atteint en 1996-97.Le ratio dette-PIB est du même coup passé de 68,4 % à 35,1 %.Des chiffres qui ont fait dire à Gilles Duceppe, chef du Bloc québécois, que le fédéral avait la marge de manœuvre nécessaire pour régler la question du déséquilibre fiscal.«On l’a toujours dit.Il faut que ce soit ROUMANIE SUITE DE LA PAGE 1 ce jeune diplômé en droit qui vient d’avoir trente ans est l’un des hommes les plus redoutés de Roumanie.Nommé à la tète du Département de la lutte antifraude (DLAF), il est en quelque sorte le monsieur «Mains propres» du pays.lx‘ DLAF est responsable de combattre les fraudes dans l’administration des 31 milliards d'euros (44 milliards de dollars) que la Roumanie devrait recevoir de l’Union européenne d’ici à 2013.Dans les bureaux de la chancellerie, à Bucarest il a réuni autour de lui une équipe de whizz kids aux dents longues qui n’ont pas 30 ans et qui ont pour la plupart étudié à l'Ouest les nouvelles recrues qui dissèquent les rapports financiers et mènent des enquêtes sur le terrain reçoivent 1700 $ par mois, soit deux à trois fois le salaire de leurs collègues des autres ministères.Les informations qu'ils recueillent peuvent servir de preuves devant les tribunaux Résultat le nombre d’enquêtes a triplé en 2005, et une dizaine de cas sont entre les mains des juges.Tudor Chiuariu est fier de dire que plus d’une centaine d’anciens responsables politiques, y compris l’ancien premier ministre social-démocrate Adrian Nastase, sont aujourd’hui devant les tribunaux «Tout cela aurait été impensable il y a deux ou trois ans, dit-il Ce que rums faisons représente une vraie révolu-tùm culturelle.Nous voulons faire de la Roumanie un des pays les plus transparents d’Europe.» La réalité sur le terrain laisse peut-être à désirer, mais les Roumains ont sans contredit fait un effort législatif majeur.Depuis peu, tous les élus nationaux, régionaux et municipaux doivent déclarer tout ce qu'ils possèdent, qu’il s’agisse d’un tableau de maître ou d’un compte en banque à l'étranger.Les déclarations sont même publiées sur Internet Pour éviter fa corruption des juges, les dossiers leur sont attribués selon un système anonyme géré par ordinateur qui évite toute ingérence extérieure.S eUe veut intégrer l’Europe, fa Roumanie n’a guère le choix Tous les rapports de la Commission européenne critiquent depuis des années la corruption endémique qui gangrène le pays.En 2003, l'ancien ministre de l’Intégration européenne lui-même, Hildegard Pu-wak, avait dû démissionner faute de pouvoir expliquer CONTES SUITE DE LA PAGE 1 Cette année, la parole est donnée aux conteuses.Une parole de femmes, dans un univers où ce sont encore les hommes qui se partagent le plus souvent l’avant-scène.Et toute 1a semaine durant, ces femmes du Liban, d’Écosse.de France, d'Algerie, d'Italie.d'Italie, de Hollande, iront dans les écoles, les centres pour personnes âgées, jusqu’aux collines lointaines de Pile d'Entrée, pour porter la parole que leurs mères leur ont léguée.«Un jour, on est allés dans une classe de Tile d Entrée où il y avait six enfants.Citait la première fois qu ’ils voyaient un spectacle.et il y avait des étincelles dans leurs yeux», raconte Sylvain Rivière, qui a précisément programmé son festival en automne pour s'adresser aux gens des Des plutôt qu'aux touristes.Quoi de mieux pour rapprocher ces enfants du bout du monde, que.par exemple.Fiona McLeod, conteuse écossaise, qui traîne dans sa besace des histoires de phoques ensorcelés et de marins.«Dans la mythologie écossaise, les phoques sont des animaux mythiques.Ils représentent les âmes des marins disparus».dit-elle.Comme chaque année, le périple du festival a commence à Montréal à bord du navire de croisière qui relie la métropole à l'archipel lointain.Et c'est la conteuse Joujou Turenne, Haïtienne d'origine et Québécoise d'adoption, qui a ouvert le bal dans un tourbillon d'étoffes, et au son des graines de flamboyants, iœs arbres que l’on trouve dans les Antilles.dans le prochain budget», a affirmé M.Duceppe hier.Jim Flaherty ne l’a pas contredit, mais a lancé un avertissement aux provinces: le déséquilibre fiscal n’est plus aussi flagrant a ses yeux D’ailleurs, dans le rapport financier remis aux médias et préparé par le ministère, on souligne fa situation financière des provinces.un fait plutôt inusité.Le document soutient que le surplus combiné des provinces atteindra 13 milliards en 200506, passant sous silence le fait qu’à elle seule l’Alberta est responsable de 8,7 de ces milliards «Neuf des dix provinces sont en équilibre budgétaire ou font des surplus, a soutenu Jim Flaherty.L’équilibre dans la fédération est meilleur qu’avant, il n’y a pas de doute.» Allocations et compressions Selon Gilles Duceppe, il faut également un vrai débat sur l’allocation des surplus, afin que le remboursement de la dette ne récolte pas toutes les sommes chaque année.«C'est bien, la dette, mais il faudrait répartir mieux les surplus en tenant compte de certaines priorités, a-t-il dit Je pense au déséquilibre fiscal, mais aussi aux autochtones et aux travailleurs âgés qui perdent leur emploi.» Les conservateurs ont d’ailleurs fait part de leur priorité lors de la même conférence de presse, hier.Ce sont toutefois des réductions qui ont été annoncées et non pas de nouvelles allocations de fonds.Ainsi, le president du Conseil du trésor, John Baird, et le ministre des finances, Jim Flaherty, veulent économiser un milliard de dollars sur deux ans.Soixante-cinq programmes sont touchés par ce que le ministre Baird a qualifié de «dégraissage» de la machine fédérale.D’ailleurs, entre 300 et 350 fonctionnaires perdront leur emploi, la plupart par attrition ou départs votontaires.Si certaines mesures ne feront pas de vague, notamment une économie de 46,7 millions obtenue grâce à la réduction de la taille du cabinet, d’autres feront certainement grincer des dents, même si les chiffres ne sont pas toujours énormes en apparence.Par exemple, le Programme d’aide aux musées (PAM) est réduit de 20 %, soit 4,6 millions au total pour les deux prochaines années.En 20052006, le budget du PAM était d’un peu moins de 11,8 millions.Ce programme, créé en 1972, sert à financer les activités de conservation ou de mise en valeur des collections.En 2004-2005, il a par exemple fourni ce qu’il était advenu d’une subvention de 150 000 euros versée à une société administrée par sa famille.Depuis que fa Roumanie frappe à fa porte de l’Europe, les hommes politiques ont été les mieux placés pour profiter de fa manne européenne.Mais ils ne sont pas les seuls à profiter du système.Selon un sondage publié cet été, quatre Roumains sur dix déclarent avoir offert un pot-de-vin à un médecin pour être mieux soignés.Un sur quatre a fait de même avec un professeur en échange de bonnes notes.La moitié des Roumains aurait même déjà glissé une enveloppe dans la poche d’un prêtre en échange d’un service religieux! Mais tous ces efforts risquent-ils de s’arrêter net le jour où la Roumanie sera membre à papt entière de l’Europe?«Fas du tout, dit le secrétaire d’Etat du ministère de l’Intégration européenne, Leonard Orban.Il s'agit d’un processus de modernisation qui ne concerne pas seulement l’Union européenne, mais l’ensemble de la société roumaine.L'Europe n’a fait qu’accélérer les choses Nous avons maintenant un système Judiciaire indépendant, des frontières sûres, des lois protégeant les minorités et des organismes de lutte contre la corruption.» De toute façon, estime M.Orban, si l’Union européenne décidait d’utiliser son droit de reporter l’adhé-sion en 2008, cela créerait une véritable crise politique qui n’aiderait rien.«Le report ne pourrait qu 'accentuer la frustration de la population et créer un blocage politique qui n'aiderait pas les réformes.» Selon les sondages, les Roumains demeurent les plus enthousiastes à l’égard de l’Union parmi les 25 pays membres.Mais il ne faudrait pas trop mettre cet enthousiasme à mal puisqu'il est passé de 81 % (en 2004) à 64 %.M.Orban rappelle que, malgré l’adhésion le 1" janvier prochain, il'mon pourra appliquer pendant encore trois ans des clauses de sauvegarde dans certains domaines.Elle pourra ainsi restreindre ses subventions ou l'accès au marché unique si la Roumanie ne se conforme pas aux exigences européennes.Elle pourrait limiter par exemple les importations agricoles si la Roumanie ne respectait pas les normes agricoles européennes.Une mesure grave pour un pays dont prés de 40 % de fa population vit encore de l’agriculture.En matière d'immigration.Londres a déjà annoncé qu'il pensait utiliser ces prérogatives afin de restreindre l’accès des travailleurs roumains au marché britannique.«Cette peur est largement injustifiée, estime cependant «Je suis une nomade», dit celle qui est allée collecter des contes partout dans les .Antilles, mais surtout dans les soirées de conteurs de son Haiti natal.«On apporte une bouteille de rhum et on écoute les gens se raconter des contes entre eux.» Ces histoires.Joujou les a adaptées ensuite à son répertoire, qui compte aussi des contes qu'eDe a entièrement inventés.Contes-en-iles donne la parole aux femmes donc, mais il y a bien ici un conteur, comme dans toute exception qui confirme 1a règle.Ce conteur, c'est Tou-mani Kouyaté, du Burkina Faso, qui organise aussi tous les deux ans, dans son pays d’origine, un festival international du conte.Issu d'une grande famille de conteurs malinkés, Toumani Kouyate est tout à fait à Taise parmi les femmes.«Chez nous, lorsqu 'il y a des mariages et des initiations, les femmes s ’enferment ensemble et se racontent des histoires durant sept Jours.Moi.Je les écoutais en cachette.• Pour lui.chaque mot du conte est un enseignement.«Je refuse de dire d'où vient un conte.Parce qu 'il est arrivé que des gens croient qu un conte venait de chez nous, alors qu en fait c'était un conte inuit.» En Afrique, le conte a valeur de formation, comme relève Christian-Marie Pons, professeur de communications à l'Université de Sherbrooke, qui s'est beaucoup intéressé au conte.«En .Afrique, il y a des degrés d'enseignement du conte comme il y a ici des degrés de formation scolaire, du primaire au secondaire, par exemple», dit-il.Reste que l'intérêt a connu un fléchissement ces dernières années au Moyen-Orient, comme c'est arrivé chez nous, avant le regain d’intérêt porte d'abord par les apnées 1970, puis par les années 1990.•En Egypte et au Moyen-Orient, dit M.Pons, les 130 000 $ pour la production de l’exposition Grandir à Montréal au XX' siècle, toujours à l’affiche du Musée McCord.Bon an, mal an, le PAM appuie environ 400 projets du genre.•Nous dépensons 245,3 millions par année pour soutenir les musées», dit Véronique Bruneau, attachée de presse de la ministre du Patrimoine, Bev Oda.«Nous avons révisé tous les programmes en fonction de leur ef ficacité.» Dévaluation du programme réalisée en 2003 semblait pourtant très positive.«Les données indiquent que le PAM répond à d’importants besoins des Canadiens en matière de patrimoine et à de nombreux besoins des musées, et qu'il aide à atteindre un grand nombre d’objectifs de premier plan du ministère, à un faible coût, concluait alors le ministère du Patrimoine.» D’autres exemples: la Commission du droit du Canada se fait couper les vivres (4,2 millions), alors que Condition féminine écope (5 millions en économies administratives) , tout comme Pêches et Océans (20 millions) et le programme de la GRC pour la prévention de la conduite avec facultés affaiblies par des drogues (4,6 millions).Les stages internationaux pour les jeunes disparaissent (10,2 millions) et les recherches sur la marijuana à des fins médicales se voient amputées de toutes leurs subventions (4 millions).Le gouvernement économise aussi grâce à des fonds qui n’ont jamais été dépensés, notamment la réserve prévue pour payer les avocats dans le conflit du bois d’œuvre (15 millions).Près de 380 millions proviennent de fonds non utilisés, alors que 256 millions viennent d’une meilleure efficacité dans le système.Les abolitions de programmes et les compressions fournissent près de 370 millions.Le gouvernement conservateur se donnait énormément de crédit hier pour le remboursement de la dette et les changements dans les programmes.Or ce n’est que du bout des lèvres que Jim Flaherty a reconnu que c’était le précédent gouvernement qui était en grande partie responsable du plantureux surplus, puisque les conservateurs n’ont été au pouvoir que deux mois en 200506.«Ce n’était pas parfait, mais üs ont fait quelques bonnes choses», a-t-il dit avec un grand sourire.Le Devoir Avec la collaboration de Stéphane Baillargeon l’ancien ministre des finances et columnist Daniel Daia-nu.Si l’on examine les choses lucidement, près de deux millions de Roumains sont partis depuis quatre ans.Ils sont surtout allés en Italie et en Espagne.Ceux qui voulaient partir sont donc déjà partis.Après le 1" janvier prochain, on ne devrait assister qu'à un très petit nombre de départs.» Leonard Orban avance le chiffre de 300 000 tout au plus.Daniel Daianu est beaucoup plus inquiet du déficit commercial que connaît la Roumaine depuis peu.Ce déficit est pourtant normal, dit-il, dans un pays qui s’ouvre à fa consommation et où le crédit est phis largement accessible qu’avant «Mais si la consommation devait continuer à croître plus rapidement que la production, et surtout s’il devait s’y ajouter un déficit budgétaire, à un moment où les grandes privatisations se terminent, la Roumanie pourrait frôler la récession.La Hongrie na pas jait attention et elle a un déficit de 10 %.» Pour l’instant avec des chiffres au-dessus de 5 %, la croissance roumaine est au beau fixe.Si le gouvernement menait bien sa barque, les revenus des Roumains pourraient passer en 10 ans de 30 % de la moyenne européenne à 60 %, dit Daniel Daianu.«Pour cela, il faut que le pays apprenne à ne pas seulement se moderniser à la suite des pressions du FMI ou de l’Union européenne.Il faut développer notre autonomie politique et former notre propre capital intellectuel.» En ce qui concerne la corruption, Daianu est moins optimiste que son collègue du ministère de l’Intégration européenne.«Jusqu à maintenant, on a surtout attrapé des petits périssons Pas les gros! Or, dans une société où les petits salariés n'ont souvent pas le minimum décent, il est important de punir les coupables Sinon, on provoque du ressentiment et même des révoltes, comme en Hongrie.» Récemment fa publicité d’une compagnie de téléphones cellulaires mettait en scène un parterre d’anciens cadres communistes écoutant l'ancien dictateur Nkofae Ceausescu.Tout à coup, une sonnerie de téléphone retentit et fa salle se vide aussitôt Le dictateur prononce alors les célèbres paroles qu'il avait lancées en 1989 aux manifestants sur le square de la Révolution: «AM.allô, camarades restez à vos places'» Une façon comme une autre de dire que la Roumanie n'entend plus garder son rang.Correspondant du Devoir à Paris conteurs contaient dans les cafés tous les dimanches.Ils contaient des histoires interminables.On a bien essayé de les reconstituer au complet, mais on n’a jamais réussi.» Au festival du conte de Sherbrooke, qui s’intitule Les jours sont contés en Estrie et qui se déroule du 13 au 22 octobre prochain, le conteur libanais Jihad Darwiche participe régulièrement à une nuit du conte, au cours de faqueDe il tient le public en haleine de 22 heures jusqu'à l’aube! Les jours sont contés en Estrie, qui succède au festival Contes-en-îles et au festival des Grandes-Gueules de Trois-Pistoles, présente par ailleurs des spectacles en finançais, en anglais, et en espagnol.Cette annee, le jumelage de cinq conteurs qui racontent dans leur langue maternelle, à cinq enfants québécois issus de la même communauté qu'eux donnera un livre-cd intitulé Le chemin des contes On aurait pu croire que fa développement des technologies de communications aurait nui a cette parole ancienne qu'est le conte traditionnel.Il semble bien pourtant que ce soit tout fa contraire qui se produise.Et fas festivals de conte se multiplient dans fas regions les plus reculées du Quebec.Le demier-ne du lot fa festival du conte Innucadie, de Natashquan.a ouvert ses portes cet été et accueillait justement fa conteuse des ties Annick Leblanc.«Ce qui est fascinant dans le conte, c'est que la même histoire qui fait rêver un “fio'de trois ans va aussi plaire à un adulte», dit Sylvain Riviere.Et la preuve la phis vivante de la raison d’ètre de ces événements de parole vagabonde, c’est fa foule des Des qui se presse aux rendez-vous, un sourire sur fas lèvres et fa rêve au fond des yeux Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, nie De Bfaury.O1 étage.Montréal (Québec).H3A 3M9 Kl Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphoné 514-9853333 Par télécopieur 514-9853360 Par courrier redactkm®fadevoir.com La publicité Au telephone 514-9853399 l'ar télécopieur 514-9853390 Extérieur de Montreal (sans trais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-9853344 Par télécopieur 514-9853340 Par courrier avisdev^fadevoa-.cooî Les petites annonces et la publicité par regroupement Au telephone 514-9853322 Par télécopieur 5149853340 Les abonnements Au téléphoné 5149853355 du hindi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par tefacopieur 5149855967 Par courriel abonnements@iedevoir com Extérieur de Montreal (sans Irais) 1-800463-7559 L'agenda culturel Au telephone 5149853346 Par tefacopieur 514*53390 U pnrt.à l'occasion, mottir la teste iVmtivwr» de urs Abonnes a bi ifçrgantsaoorts rrtvnmK's dent b cause.W produits ou les senrfcrs prwnt inttrrssrr srs Wteurs.mw ne souhaün pas wwwàr de CMTeapowdnace de cw orawÉMli ni «euBnr « *wrtr mm* service a k eienfte U Pmn* est publie du Hindi au samedi par l e lV\w Inc.dont le sw'ge »v*l rst situe au 2C6*X nie IV Wrury etage.Montreal (Quebec).HAA 3M9, B est raprtme par Imprimerie Québécor Sl-)ean.800.bcailes^rd hidustnei.8aax .lear «V Rfchefceu.de bnprvmnes Québécor toc.612.nie 5knt-.laroun Ouwl Mortmi l agence Presse Canadienne esi autoriser à etnptom et à ditTuser les adorroatkuw rubbers dans U ftmmr.U Vhnvtf est distribue par Messageries iVnanuques, dmàm du Groupe Quebevor toc.*\\ boulevard Satof-Marae (Vest.imnà.Eima de f*ibic*xw — E*r*irn
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