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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2002-09-28, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES S A M E D 2 8 ET DIMANCHE 2D SEPTEMBRE 2 O 0 2 CINÉMA Un tableau sardonique Page E 6 DISQUES Lbvni musical Shalabi Page E 8 LE DEVOIR L- T" i i i r •*» H y ‘i J Jl ' 1 X .1 >» M" -4" m .«r-' Le vrai visage de l’homme .~4L ms* PHOTO: JACQUES GRENIER LE DEVOIR lion existe pour vrai et il ne s’appelle pas Edgar.Il s’appelle manche de pelle, et ce n’est pas aujourd’hui qu’on en saura plus.Sachez tout de même que Changer d'air, son nouvel album, porte bien son nom: non seulement ventile les puanteurs ambiantes de la planète, mais la musique, pour changer, y a presque autant d’importance que les paroles.Nouvelle étape de la révolution borienne.SYLVAIN CORMIER La scène: un Harvey’s, quelque part en 2000, pas loin d’un studio d’enregistrement.Débarquent Michel Rivard et Edgar Bori.C’est-à-dire Rivard et ce type dont on ne connaît ni le visage ni le nom, qui se fait appeler Edgar Bori à la scène.quel, témoin à la fois anonyme et privilégié, raconte: «Tout de suite, les regards se tournent vers Michel.Ça chuchote.Tout le monde sait que Michel Rivard commande tel trio.Arrive un hamburger double même s'il a commandé un simple.Avec huit tranches de cornichon, trois tranches de tomate.Il va prendre une bouchée, on lui tape dans le dos.‘Le Phoque, c’est ma meilleure." Une goutte de moutarde tombe sur sa chemise.D’autres gens arrivent.Michel dépose son hamburger géant et signe des autographes.Sept fois, on l’interrompt.Quand on sort, il me dit: “Faut que faille changer de chemise.” Et je comprends à ce moment-là qu’il n’a pas le choix.Michel Rivard n’est peut-être pas Céline Dion, mais il est connu et ne peut faire fi de son image.» Le bonheur de l’anonymat Personne ne s’est demandé qui accompagnait Rivard.Ce quidam?Cette non-vedette?Cet absent de l’image?Edgar Bori a une trop belle tête d’inconnu pour qu’on la remarque.«Moi, quand les caméras de télé sont là, les caméramans me tassent.Un photographe m’a déjà demandé: “Il est où Bori?” Je lui ai dit: “Il est parti par là.”» L’anecdote fait sourire l’Edgar Bori du civil, attablé chez moi pour la deuxième fois en trois mois.H a un bon visage que je ne vous décrirai pas.Le bonheur de l’anonymat est une chemise tachée qu’on n’a pas besoin de changer.Bori sourit d’autant plus largement que, depuis l’entrevue qu’il m’accordait en juin pour le compte de la revue Paroles et musique (le bulletin de la SO-CAN, centrale des auteurs, compositeurs et éditeurs), son nouvel album Changer d'air a enfin pris l’air.Disponible à Québec depuis le 17 septembre, à Montréal depuis le 25, le disque vit déjà une belle vie.«Il y avait des grosses piles en entrant chez Archambault à Québec, je n’apais jamais vu ça!» Et ça se vend.Etonnamment bien dans un marché en chute libre, jubile l’artiste avec un soupir de soulagement à la clé.C’est en effet la première parution de la toute nouvelle compagnie de disques fondée par Bori, Les Productions de l’onde (qui souhaite appuyer de nouveaux artistes, si tout va bien).C’est aussi le premier album à proposer officiellement Edgar Bori comme un seul homme.Jusque-là, faut-il rappeler, ou plus précisément jusqu’au spectacle en solo intitulé Le Sort de Tombre (d’abord donné aux Francos 2001), il y avait comme qui dirait un flou artistique concernant Je suis moins dans ma bulle C’est un album où je reagis Bori.On ne jurpit même pas de son existence.Etail-ce le pseudo-d’un chanteur en goguette, une simple marionnette, un justicier masqué, voire un collectif sans tête?Bori ixmvait très bien être la concoction des Pierre Potvin, Yvon Bilodeau, Ixniis (îagnéet Stéphan Côté, ces gens de théâtre qui se donnaient à voir, eux, dims les spectacles.C’était plus que plausible: c’était exprès.' lt fd&luti d apres le roman de DENIS DIDEROT Adaptation et mise en scene de CRISTINA IDVITA assistée de Stéphanie CAPISTRAN-LALONOE Avec Nathalie COSTA i Danny GAGNÉ I Catherine HAMANN Michel LAVOIE I Marc MAUDUIT Concepteurs Stéphanie CAPISTRAN-LALONOE Anne-Cathérine SIMARD DERASPE I Anne-Marie MATTEAU DU 17 SEPTEMBRE AU 12 OCTOBRE 2002 AU THÉÂTRE PROSPERO 1371.rue Ontario Est Billetterie (514) 52G G582 I Admission (514) 790 1245 Jlp rail! le groupe de la veillée Procure?-vous la carte Passeport-Prospero (6 entrées au coût de 96$) MaoeMoisELLe EHeeii dix sous de lieertÉ d Erik Charpentier mise en scène Jean-Frédéric Messier assisté de Jean Gaudreau avec Macha Limonchik I Mire I Didier Lucien I Han Masson I Julien Poulin I Stéphane Demers I Luc Bonin « I.I places de pari et d autre de cet ocean d inventivité, il ne nous reste plus qu’à nous laisser éclahousser.» - JOURNAL DE Monihi ai « .une expérience dépaysante, enveloppante.» -LA PRESSE « Imagination séduisante, décor éclaté (.) bons acteurs, mise en scène allumée.Très agréable, intelligent.» - MONTRÉAL tXPRESS SPC une création du Théâtre d’Aujourd’hui EN COLLABORATION AVEC les concepteurs Marie-Claude Pelletier 1 Sonoyo Nishikawa du 17 septeMBre au 12 oexoere 2002 3900 rue Sanr-Oents (Mélro Shettxoote) Mcntréal | (514) 282-3900 .vwwfriealredaurxirdhui.qc ca | arecnoN René RicharelCyr, Jacques Véana.aies Renaud Si L['> Ari .du Mourivr I K l> K \ O I li .I K S S A M E|»| ^ h E T It I M A \ ( H E 2 !t t P I E M B H E 2 U D 2 y: i ^Culture* THÉÂTRE Comédie à l’ancienne la vis COMICA Textes de Plaute.Traduction et mise en scene: Jean-Pierre Ronfard.Interprètes: Jean-Jacqui Boutet, Jack Robitaille, Ginette Quay, Pierre-François Legendre, Eva Daigle, Vincent Champoux, Fabien Cloutier, Maryse Beauchamp et Réjean Vallée.Assistance à la mise en scène: Jean Bélanger.Eclairages: Denis Guérette.Décor et accessoires: Michel Gauthier.Musique et réalisation des instruments: Stéphane Caron.Maquillages: Florence Cornet.Costumes: Marie-France I-arivière.Une production du Théâtre du Trident.Au Grand Théâtre de Québec, 262, boulevard René Lévesque Est, à Québec.Jusqu’au 12 octobre 2002.DAVID CANTIN Pour son quatrième passage au Trident, le metteur en scène Jean-Pierre Ronfard retourne aux origines mêmes de la comédie avec La Vis Comica de l’auteur latin Plaute (255-184 avant Jésus-Christ).En fait, il agence en adaptant Le Charançon ainsi que le premier acte d'une autre pièce qui a pour titre Le Soldat fanfaron.On s’amuse donc beaucoup au cours de ce spectacle plutôt léger qui cherche surtout a établir un contact direct avec le public.De la blague au cabotinage, le fondateur du NTE vise juste et surprend encore une fois au Grand Théâtre de Québec.La Vis Comica, ou plutôt la force comique.C'est un truc pas compliqué, une farce pour ainsi dire.L’histoire d'un amoureux qui doit acheter sa femme d’un maquereau, avec une joyeuse bande d’individus aux alentours.Un esclave pas commode s’en mêle également.Toutefois, la pièce commence par un prologue aussi utile que pédagogique.Un extrait est SOURCE LE TRIDENT Une scène de La Vis Comica dans une mise en scène de Jean-Pierre Ronfard.O Hydro VX, OuWwv FESTIVAL MONTRÉAL EN LUMIÈRE LE NOUVEAU TRIOMPHE DE RENÉ RICHARD CYR ENFIN À MONTRÉAL L HomrtiE de la rTuncMA Rêi'er un impossible rêve.pour a! Ici mire l'inaccessible étoile UN GRAND ÉVÉNEMENT THÉÂTRAL.UNE PRODUCTION QUI FERA ÉPOQUE.l*i Presse DES VOIX SUPERBES QUI DONNENT TOUTE LA FORCE À L'HISTOIRE.QUE DE TALENTS A LA PUISSANCE DIX.Montréal.Ce soir BRILLANT RETOUR DE DON QUICHOTTE.UN ÉNORME DÉFI RELEVÉ AVEC PANACHE ,0DE A LA VIE, À L E ET AU RÊVE.Koilio-C anaiio uvRirm DALE WASSERMAN kusimku MITCH LEIGH paroiisoiJOE DARION ahthiioiihmncaisi JACQUES BREL IEAN MAHEUX.ÉVELINE GELINAS, SYLVAIN SCOTT.STÉPHANE BRULOTTE.STEPHAN CÔTÉ.MICHELLE LABONTE.ROGER LA RUE.SYLVAIN MASSÉ ET CATHERINE VIDAL NisttNsctM RENÉ RICHARD CYR intvaKt »i>mnw«nmm ion ariiaii •«tcuwaHwui muon sarrasin mMMMK RMI KNRlI tfcwt IRANCOIS SI AUBIN hiumkis IllENNE BOUCHER KtfBMR NORMAND BIAIS ._ , .rMoeaiirt CHARLES f NINON Du 19 au 23 février 2003 au Théâtre Olympia IKOVJi'IJM 11004, SlHATHEKINf fSÎ (ÜH) 2J4 7JM ¦ joué en latin, puis Le Charançon commence.Il serait dommage de vendre la meche puisque l’effet de surprise compte pour beaucoup dans de telles circonstances.D’une scène à l’autre, le mensonge finit par séduire.Dès le début, la salle réagit tout en comprenant que la participation de chacun demeure primordiale.On assiste donc à un curieux défilé: de jeunes amoureux à la vieille ivrogne, du parasite au banquier un peu louche.On apprend aussitôt à connaître ses personnages à travers toutes sortes de détours tordants.Derrière de telles mises en situation, il y a Ronfard qui guide ses comédiens à travers une aventure plutôt périlleuse.Par contre, le rire fonctionne.La foule s'esclaffe sans trop de retenue.Cette satire des mœurs ne semble pas avoir pris la moindre ride.Evidemment, on imagine que le metteur en scène d’origine française s'amuse beaucoup chez Plaute.Il est capable de faire vivre ces textes grâce à des interprètes qui s’investissent sans trop d’hésitations.Jean-Jacqui Boutet montre le chemin à suivre dès le prologue.Jack Robitaille fait de même dans le rôle de Cappadox et Pierre-François gagne aussi en Phédrpme.Plus vivante que jamais, Eiva Daigle impressionne dans la peau de Planésie, ne manquant pas de mettre du piquant dans son interprétation Le décor de Michel Gauthier, qui en est à sa troisième collaboration avec Ronfard, brille sans tomber dans l’artifice inutile.Comme à son habitude, le metteur en scène montréalais dirige de façon magistrale.On découvre des interprètes capables de mesurer l’écart entre le comique et le rire facile.D’une durée de presque deux heures sans entracte, le spectacle s’allonge peut-être à l’occasion.I.e «dessert», en fin de pièce, ne vient-il pas gâcher un repas des plus agréables?Un tel choix s’avère plutôt discutable.Par contre, les interventions de la directrice de théâtre poursuivent ce rapport crucial avec l’assistance.Derrière ses tournures bouffonnes, Im Vis Comica par Ronfard offre du même coup une superbe leçon de théâtre.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Nadine Desrochers, conseillère en dramaturgie responsable des projets internationaux et des activités en langue anglaise au CEAD.Des lectures profitables Gagarin Way, de Gregory Burke, dans une traduction dYvan Bienvenue, en lecture publique à La Licorne C’est grâce au programme de résidence de traduction du Centre d’essai des auteurs dramatiques qu’on pourra se faire une idée sur Gagarin Way de Gregory Burke, un texte qui enflamme les grandes capitales de la planète depuis sa création en août 2001.Petite histoire d’une initiative fort louable ouverte sur le monde.MICHEL BÉLAIR LE DEVOIR L’histoire commence il y a une 1 vingtaine d’années.Au Centre des auteurs dramatiques (CEAD) qui commence à peine à ne plus se préoccuper d’assurer sa base, quelqu'un prend conscience qu’un des moyens les plus efficaces de faire connaître les auteurs québécois est de les traduire.Eurêka! «C'est bien de cette époque que date notre intérêt pour la traduction, note la présidente du CEAD, Lise Vaillancourt.Dès le début des années 80, nous avons créé un poste à cet effet dans notre structure et conclu un premier accord déjà avec le Montréal Flayu’right Workshop.C'est grâce aux liens que nous avons tissés ensuite avec le Canada anglais puis dans toute l’anglophonie iEtats-Unis, Angleterre, Irlande, Ecosse] qu'on a pu voir l'œuvre de Walker ici [La Fin de la civilisation] puis se développer l’engouement actuel pour la jeune dramaturgie irlandaise.C’est ainsi que les textes de Tremblay d’abord puis de Michel-Marc Bouchard, Nor- de Samuel Beckett 4 jeudis et vendredis.20 h ; samedis, 16 ti mm, 13 *3» et 13 h) Avec CYRIL BRIAN!, CALO VALENTI, FRÉDÉRIC HÉRION, RENAUD RIGA, GRÉGORY PRAET Concepteurs : Grégory Praet, Daniel Lesage, Guy Simard.Jean-Paul Dessy Une coréalisation du Manège-Mons et du Théâtre National de la Communauté Wallonie Bruxelles DENISE-PELLETIER BILLETTERIE : 253-8974 ADMISSION : (514) 790-1245 1 800 361-4595 admission.com 4353, rue Sainte-Catherine Est ?S Papineau ou Viau.autobus 34 ÎS Rie IX.autobus 139 mand Chaurette, Larry Tremblay.Daniel Danis et tous les autres se sont mis à circuler un peu partout à travers le monde.» Car bien sûr, l’anglais étant la deuxième langue un peu partout, les textes des auteurs d’ici voyagent beaucoup mieux — et surtout beaucoup plus! — dans leur livrée anglophone.Des contacts de plus en plus nombreux Le CEAD organise depuis quelques années deux résidences annuelles; une en traduction et l’autre en écriture.Jusqu’ici, après sept résidences, 34 auteurs canadiens et 17 auteurs étrangers ont pu participer à l’expérience qui peut parfois se révéler fort stimulante.Il arrive par exemple qu’un auteur traduise un texte écrit dans une langue qu’il ne connaît pas à partir du mot à mot d’une traduction littérale.Depuis les débuts de l’initiative, une bonne quinzaine de textes ont été lus ou produits ici et ailleurs au Canada, en Europe et au Mexique.La toute dernière résidence de traduction qui s’est tenue à Orford du 9 au 20 septembre ne fait pas exception à la règle: on y a traduit le Jocelyne est en dépression d’Olivier Choinière — qui lui a traduit The Shape of a Girl de Joan MacLeod — et Yvan Bienvenue a pu travailler au Gagarin Way de Gregory Burke, qu’on pourra entendre en lecture publique à La Licorne le 7 octobre.Mais cela ne veut surtout pas dire que le CEAD offre des services de traduction.Comme l’explique Nadine Desrochers, conseillère en dramaturgie responsable des projets internationaux et des activités en langue anglaise au CEAD, «le but de ces résidences est d’abord défavoriser les rencontres et les échanges entre les auteurs et les textes et de fournir un accompagnement dramaturgique aux participants».Fait intéressant à souligner, depuis huit ou neuf ans les échanges et les partenariats internationaux du CEAD se sont considérablement élargis.vers d’autres langues.«Notre programme de résidence de traduction a démarré en septembre 1998.Maintenant nos échanges débordent largement l’anglophonie et s’étendent au Mexique, à l’Italie, à la Catalogne, à la Scandinavie et à l’Allemagne.Nous avons des projets fermes et de nouveaux partenariats que nous devrions pouvoir confirmer dans quelques semaines.» On peut se renseigner sur toutes les activités du CEAD en consultant son site Internet (http:// www.cead.qc.ca/s_bienve-nue.htm).LES JOURNÉES DE LA CULTURE AU THÉÂTRE LA CHAPELLE samedi 28 septembre 14b à 15h Causerie avec Denis Lavalou auteur de Marguerite Dura IShlS à 17h Essayez-vous à la mise en scène avec les comédiens du spectacle ActivHé gratuite! Lfatt* fora 2 1 K I* K V (Ml!.I K S S V M K l> I 2 K I It I M A V ( Il K 2 !» S K I* M B U I 2 (t I» 2 K â l) ANSE Esprit de continuité Forte du succès de sa première édition, en l'an 2000, la chorégraphe Jocelyne Montpetit retient à la charge avec l’événement «Présences du Japon» dans un second volet conçu et réalisé en collaboration avec l'Agora de la danse.FRÉDÉRIQIE DOYON Grâce à sa connaissance du milieu de la danse japonaise, avec lequel elle a frayé pendant plusieurs années, et, surtout, grâce à sa compréhension intime de l’art révolutionnaire qu'est le butô, Jocelyne Montpetit souhaite propager l’esprit qui imprègne la culture japonaise et qui, selon elle, fait cruellement défaut à la nôtre: la continuité du tout est dans tout.L’esprit de rupture qui plane sur la culture occidentale — rupture du corps et de l’esprit, du rationnel et de l’émotif, rupture avec le passé, les traditions, la mémoire —, Jocelyne Montpetit y a depuis longtemps renoncé.En 1980, aux prises avec une profonde remise en question, elle a fait la rencontre révélatrice et déterminante de Min Tanaka, danseur-chorégraphe japonais venu pour la première fois secouer le public montréalais avec son étrange et belle chorégraphie."J'étais en crise quand j’ai rencontré Tanaka, raconte Montpetit.Le voir m‘a apporté une réponse à ce que je cherchais.Il m'a mise en contact avec quelque chose de très profond au niveau de l’énergie, que je n'avais encore jamais expérimenté: l’essence crée le mouvement, et non l’inverse.Tout ça dans un espace-temps fusionnel, comme s’il n’y avait plus cette séparation dont on souffre beaucoup en Occident.» Une approche holistique Après «Présences du Japon I», en 2000, événement par lequel Jocelyne Montpetit rendait hommage àTatsumi Hijikata, fondateur du butô, à travers la présentation d’archives inédites et une chorégraphie de Yukio Waguri, héritier direct d'Hijikata, la chorégraphe québécoise présente maintenant l’œuvre de celui qui a bouleversé sa vie.«La rencontre de Tanaka a marqué un change- ment de cap pour moi.Ce fut une réponse assez importante, et grave, pour me faire changer radicalement de vie.» C'est en effet à la suite de sa rencontre avec Tanaka que la chorégraphe est allée vivre cinq ans au Japon, où elle a participé aux activités de sa compagnie avant d’integrer les rangs de celle d'Hijikata.Fils prodige du maître Hijikata, Min Tanaka est à la fois porteur de l'esprit du butô tout en étant farouchement indépendant.«Tanaka demeure un inclassable dans toute cette généalogie du butô, affirme Montpetit.Ce fut d'abord un danseur soliste qui a parcouru le monde.Impressionné par Hijikata, il a voulu garder ses distances pour ne pas s’y perdre.Il n'appelait pas sa danse “butô" quand je l'ai connu, et il faisait un travail différent des autres compagnies de butô.C’est quelqu'un qui suivait sa propre voie.» Né dans la foulée de la bombe nucléaire, le butô est un art complexe qui cristallise plusieurs conjonctures, aspirations et influences: la fascination pour l’expressionnisme allemand et pour les métamorphoses, le désir de revoir la culture japonaise en profondeur, de puiser dans ses traditions animistes pour alimenter son modernisme, la volonté de se démarquer d’une civilisation qui impose son joug dans l'après-guerre, celle de l’Occident.Cette complexité est aussi à l’œuvre dans le travail chorégraphique de Tanaka, qui se nourrit de l'art du butô et inversement.Dans les années 70, avant de se rallier au maître Hijikata et de fonder Maikuju, la compagnie dont la chorégraphe québécoise a fait partie, Tanaka crée le laboratoire météorologique du corps.Cette première compagnie, qu’il installe sur une ferme, à la campagne, dans le nord du Japon, conjugue travail de la terre et entraînement du corps et de l'esprit.«Le corps doit s'adapter aux changements climatiques comme à toutes les transformations qui s’opèrent en chacun.Tanaka initie les membres de sa compagnie à toutes les façons d'accéder à ces états intérieurs.» Son approche est holistique: tous les artistes et autres acteurs du corps, acuponcteurs, danseurs, médecins, chanteurs, artistes visuels participent à ces laboratoires.«C'était très révolutionnaire à l'époque», rappelle Montpetit.Un môme esprit de continuité entre l'avant et l'après.le dehors et le dedans, preside à la creation A’Infant Body Out Of Joint, solo présente à Montréal cette semaine.«En 1985, Tanaka a fait un solo dirigé par Hijikata.Et le solo qu’il présente à l'Agora en garde l'esprit, même s'il a évolué différemment», précise Jocelyne Montpetit.Il faut dire qu'une large part d'improvisation nourrit les œuvres de Min Tanaka, qui se soumet ainsi à une évolution et à une transformation constantes, selon un autre trait propre au butô.Outre la performance solo de Min Tanaka, «Présences du Japon» propose une conférence de l'essayiste japonais Kuniichi Uno, également traducteur de Gilles Deleuze.M.Uno traitera des liens unissant les artistes Min Tanaka, Tatsumi Hijikata et Antonin Artaud.Enfin, le printemps verra éclore la dernière partie de «Présences du Japon» avec la présentation d’un duo de Jocelyne Montpetit et de la Japonaise septuagénaire Tomiko Takai, duo intitulé, d’après un poème de Kuniichi Uno, Les cerisiers ont envahi les espaces comme incendie.Autre regard sur un espace-temps radicalement différent du nôtre.INFANT BODY OUT OF JOINT De Min Tanaka du 3 au 5 octobre Comprend aussi Autour de Min Tanaka.Tatsumi Hijikata et Antonin Artaud, de Kuniichi Uno, le 5 octobre à 17h A l’Agora de la danse sag & Ecmre le théâtre avec les dramaturges François Archambault I Evelyne de la Chenelière ENtenDRe un laboratoire de la pièce Le Bruit des camions dans la nuit avec le metteur en scène Michel Bérubé et les comédiens Isabelle Roy I Patrick Hivon I Olivier Morin VoiR l’envers du décor en visitant les lieux avec des guides-animateurs.Voici les Journées de la culture au Théâtre d’Aujourd’hui PRÉSENTÉES EN COLLABORATION AVEC É Les 28 er 29 septeMsrE 2002 Entrée gratuite.Réservation obligatoire (514) 282-3900 Commission 3900, rue Saint-Denis (Métro Sherbrooke) Montréal des valeurs mobilières www.theatredaujourdhui.qc.ca direction René Richard Cyr, Jacques Vézina, Gilles Renaud mm Le Studio de l'Agora de la danse présente PRÉSENCES DU JAPON 2002 Un événement conçu et réalisé par Jocelyne Montpetit MIN TANAKA EN SOLO 3, 4, S octobre 2002 20 h CONFÉRENCE DE KUNIICHI UNO Corps genèse ou temps catastrophe Samedi 5 octobre 2002 à 1?N lllllll iii.mi iLurmy imm ¦ ¦¦¦ L'AGORA DE LA DANSE 840, RUE CHERRIER METRO SHERBROOKE 514.525.1500 Réseau Admission 514.790.1245 l,E DKVOIIi AKCJIVFS I I: IIEVOIK Fils prodige du maître Hijikata, Min Tanaka est à la fois porteur de l’esprit du butô tout en étant farouchement indépendant.|mm» OC O O mJ < > '< fi ÉDITION LE DIMANCHE 29 SEPTEMBRE 13 heures Récital de Michel G.Côté en quartette, création originale 14 heures Rencontre avec les artistes, allocutions des commissaires eUnvités, lancement du livre Ml Textes de Olivier Asselin et du disque contact nnuuuBK.Idée originale : Michel Garneau Textes Michel Garneau et Victor-Lévy Beaulieu Musique de Michel G.Côté produits par la Fondation J.Armand Bombardier et la maison d’édition Les 400 coups 15 heures Performance de Michel Garneau et de Michel G.Côté 16 heures Vernissage des expositions PQVRIMÉil 11EAÏM6ILI Commissaire invité : Michel Garneau Conception visuelle : France Leduc Conception musicale : Michel G.Côté HiEIilEFSKIUMUII Commissaire invité : Olivier Asselin Les expositions sont présentées jusqu’au 9 février 2003 Centre culturel Yvonne L.Bombardier 1002, avenue J.-A -Bombardier, Valcourt (450) 532 3033 ccylbfulfjab.qc.ca Du mardi au dimanche de 10 h à midi et de 13h à 17 h; mercredi, vendredi de 18h a 21 h l£ FAIRE ET LAPPREME ! PORTES OUVERTES à l'Ecole notionole de théâtre et à son ttiéàtie le Monument-Nationol Découvrez tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les disciplines théâtrales enseignées à l’École nationale de théâtre et explorez l'arrière-scène du Monument-National.Soyez de la fête -Venez en grand nombre - C’est gratuit ! (un événement dans le cadre des Journées de la culture) École ndtlonéle de Ihedtrn du IhHMdrt 5030, rue Samt-Dems (Metro Laurier) Rens.: 514-842-7954 ; v-^.Ai.U Cul MONUMENT-NATIONAL RCNSeiGNCMENTS : t 182.BOUL.SAINT-LAUREM mftro Saint-Laurfmt ent-nts SAMEP t è E 6 LE DEVOIR.LES SAMEDI 28 ET D I M A .Y ( H E 29 SERIE Al B RE 2 0 0 2 Culture CINÉMA Retour à la maison .# SOURCE UNITED ARTIST Igby Goes Down peint la haute société new-yorkaise contemporaine à travers le regard frondeur d Igby, un garçon de 17 ans qui hait sa mère.Un tableau sardonique IGBY GOES DOWN Écrit et réalisé par Burr Steers.Avec Kieran Culkin, Claire Danes, Jeff Goldblum, Jared Harris, Amanda Peet, Ryan Philippe, Bill Pullman, Susan Sarandon.Image: Wedigo von Schultzendorff.Montage: William Anderson.Musique: Uwe Fahrenkrog-Petersen.États-Unis, 2002,98 minutes.MARTIN BILODEAU T gby Goes Down fut à mon avis X T’un des meilleurs films présentés en compétition officielle du dernier Festival des films du monde.Qu’il ait été ignoré par le jury, de tendance vieille Europe par tradition, ne fait que renforcer mon sentiment face à cette comédie tonique et à plusieurs égards raffinée, premier long mé- trage de l’Américain Burr Steers, qui s'inscrit dans la lignée de Tadpole, passé en coup de vent sur nos écrans cet été.Le cinéaste, qui s’est fait connaître comme metteur en scène de théâtre et comédien au cinéma (Pulp Fiction, The Last Days of Disco), peint avec Igby Goes Down un tableau sardonique de la haute société new-yorkaise contemporaine, qu’il observe à travers le regard frondeur d’Igby (Kieran Culkin), un garçon de 17 ans qui hait sa mère (Susan Sarandon, délicieuse en vipère) depuis qu’elle a abandonné son père schizophrène dans un institut psychiatrique.Entre son frère républicain qu’il déteste copieusement (Ryan Philippe) et son parrain millionnaire qui cherche à amortir sa chute (Jeff Goldblum), entre la maîtresse de ce dernier qui l’invite dans son lit (Amanda Peet) et la ser- «Un des meilleurs films de cette, ou de n’ importe quelle autre année.» Jului BLirk, BOSTON MURO «Fera pour le développemenfphoto ce que Psychose' a fait pour les douches.» - Bruce Handy, VANITY LAIR «Vraiment, profondément angoissant.» Pelci Travers.RO! UNO STONT ROBIN WILLIAMS Photo obsession www.fox searc h light, c om -As ^ CINÉPLEX OOÊON QUARTIER LATIN ?MÉQA PLEX - QUZZO JACQUES CARTIER 14 ?CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO ?A L’AFFICHE! FAMOUS PLAYERS STARCITt MONTREAL ?CINÉPLEX OOÊON BOUCHERVILLE ?CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE ?QALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE ?VERSION FRANÇAISE • 9TARCITÉ CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) ?CINÉMA ST-EUSTACHE ?MÉGA-PLEX “ GUZZO TERREBONNE 14 ?CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME ?CINÉMAS A MC LE FORUM 22 ?VERSION ORIGINALE ANGLAISE FAMOUS PLAYERS COLISEE KIRKLAND ?13 ?SON DIGITAL CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) ?MËQA PLCX— OU£ZO MÉGA-PLEX ~ GUZZO SPHERETECH 14 ?TASCHEREAU 18 ?MÉGA-PLEX - GUZZO TASCHEREAU 18 ?MÉGA-PLEX' GUZZO PONT-VIAU 16 ?CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION ?CONSULTEZ LA MGE HORAIRE CINÉMA DU JOURNAL CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) ?FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL ?Voyz !• résH—f ur Mark Romanek parier du tournage da «Photo obsession.A www.foxaaarchtipht.com énergie 104.1 L aj-iverna Fi^nis pre'sent EmhanuelfAugcr dano HISTOIRE un i’ilE de Je tte isateur de "HOCHELASA" Avt'o Karine Lemieux Paul Lion Lominic Laiceuix David Boutin Sylvain Beauchamp Louio—David ùlorau Jean—üebatitien Poirier GhiLiiain Aiausicotte Gabriel Belan^ei’ .'t Deano Ciavet VISI722 i:0T?2 SITi ICTïîKiT: VWtMéHlWIWlrtlw1rnl1»llrtw1Wtw«rliWII.I IIMÉ»IM L’EXP^RICWCE: k TMIteA.«M A M t [MONTRiAtv i r^rsiENVn igaasasigiy jf faraaaa.-j] ^oSûflSKTTi ^ rurcHEN-aEvn fcæs&tsstt fciasaSnSSiTi r«T-'^;ciK^i nzz’ët&sii shâwînîSanti [’“Hua-y^i psiaSoiasaiTi r^^DScSTi ^-¦riucyèi r«TYÂsKr.ri nrAag^Ks-7i r^^tsrjn nFra*r«vi B WFMMflll ?SON DIGITAL veuse qu’il aime (Claire Danes) mais qui lui préfère son frère, Igby s'interroge, se dérobe et se prend les pattes dans les filets de son innocence et de son orgueil.En surface, Igby Goes Down parle du passage d’un adolescent à l’âge adulte.Sous cette surface, Burr Steer nous raconte l’odyssée d’un garçon qui exprime sa peur de la maladie mentale en adoptant dans son comportement ses symptômes les plus romanesques, tels que la colère, l’impertinence, la spontanéité, la fuite, etc.Le cinéaste relie ces deux niveaux par des personnages colorés quoique réalistes, et en faisant observer le décalage entre leur discours et leurs gestes.La galerie est certes plus large que profonde, et dans le but évident de séduire, Steer sacrifie parfois la rigueur à la pétillance.Ainsi, le montage gère plutôt mal la notion du temps, avec ses ellipses, et l’espace apparaît, dans certaines scènes d’intérieur, trop théâtral.Cela dit, le jeu naturel de Culkin — qui a opté pour un parcours professionnel plus difficile que son frère Macauley, mais à long terme plus sûr — et l’esprit de l’ensemble, dégagé des contingences propres au cinéma indépendant américain, font de ce Igby Goes Down une œuvre modestement originale, grave dans son propos mais souvent très drôle dans ses observations et ses dialogues.Bref, une petite découverte à faire.SWEET HOME ALABAMA Réalisation: Andy Tennant Scénario: C.Jay Cox.Avec Reese Witherspoon, Josh Lucas, Patrick Dempsey, Candice Bergen.Image: Andrew Dunn.Montage: Troy Takaki, Tracey Wadmore-Smith.Musique: George Fenton.États-Unis, 2002.ANDRÉ LAVOIE Plusieurs ont craqué devant le charme de Reese Witherspoon, elle qui se tirait parfaitement d’affaire dans des films aussi maîtrisés que Pleasantville et Election.Depuis lors, son joli visage fut associé à des productions plus commerciales qui resteront à peine gravées dans les mémoires d’adolescents: Cruel Intentions et Legally Blonde, dont on nous menace d’une suite.Sweet Home Alabama d’Andy Tennant (Ever After, Anna And The King) prouve que l’actrice s’est résolument engagée sur la voie confortable de la facilité.Faut-il effacer son passé pour obtenir le succès à tout prix?C’est ce que croit Melanie (Reese Witherspoon), figure montante de la mode new-yorkaise courtisée par Andrew (Patrick Dempsey), jeune homme plein d’avenir (politique).Sa flamboyante demande en mariage charme momentanément Melanie et plonge dans le désespoir Kate (Candice Bergen), sa future belle-mère également maire de New York.Pour ne pas que son rêve se transforme en cauchemar, la voilà de retour en Alabama pour forcer Jake Gosh Lucas), son légitime époux qu’elle n'a pas vu depuis sept ans, à signer les papiers officialisant leur divorce.Ce qui s’annonçait comme une courte escapade se transforme en voyage dans le temps, voyage parsemé d’agréables surprises et de mauvais souvenirs, d’autant plus que Jake résiste à l’idée de consentir à la demande pressante de Melanie.La citadine sophistiquée replonge dans un univers où la mode se résume aux chemises à carreaux et aux chapeaux de cow-boys; elle ne mettra pas beaucoup de temps à s’y faire.Mais elle aura plus de mal à camoufler ses origines modestes à son futur mari et à éloigner les sentiments qu’elle éprouve pour celui qui est encore le sien, du moins officiellement Les principes mêmes de la comédie romantique reposent sur cette mixture pas toujours bien dosée de rébellion (soyez prêt à tout pour conquérir l’âme sœur) et de conservatisme (comme les «A L’UNANIMITE LE MEILLEUR FILM DE GERARD JUGNOT» f^Trucciouci I^a^Ter uffiNTI (ToaéSÉfàïltt HU A L AFFICHE! ^ôerbrôq4e^i flIMi'MIIS ne- (AJHHM MM .MUH EMMAHUtUE VIKWU DANIEUE LUDIVINE FIRMINE DENEUVE ARDANT HUPPERT BÉART LEDOYEN DARRIEUX SAGNIER RICHARD w ?graphique auquel ’ 8 étoiles ! » m « Un vrai festin cinémato?il faudrait accorder Réjis Tremblay, le Soleil « Un véritable fantasme que l’on déguste à grandes lampées: un délice ! » Christian (ôté, le Droit |-—-——-1 nnHuntonlOIH! fflWWS rm | www.iftmnm-ltfilm.iom 1 m;m w h» 1 - «uSSSSnNTi rnafhraain nssssaigy-i rissasssKiTT [shsrSrookïî ?] r^ri’gitÂuvn riTitSfivn RjasiaSi» 5^1 fij L'affiche i fûi roRuwTàaTl [ eh-cemt*)* , version oriçinot# fronçnio# défilés de mode, ça se termine toujours par une robe blanche et des sourires forcés).A ce chapitre, Sweet Home Alabama apparaît aussi poétique qu'une chanson country, aussi structuré qu’une danse de ligne.Les tiraillements de Melanie entre Andrew, l’incarnation de la bonne société new-yorkaise tendance démocrate, et Jake, le bon gars du Sud ayant surmonté ses problèmes d’alcool pour s’accomplir en affaires (comme George W Bush.), vont bien au-delà de ses tremblements de cœur.Une fois de plus, le cinéma hollywoodien se fait le chantre des valeurs rurales, en opposition au clinquant des grandes villes de l’Est, repères de tous les crimes, dont celui de la superficialité.Si l’on s’attarde sur cette morale à saveur de propagande, c’est sans doute qu'elle apparaît de manière trop visible dans un film qui ne réussit jamais à camoufler habilement ses réelles intentions.En jouant fortement sur les opposi- tions Nord-Sud, républicain-démocrate, la charge s’annule pour n’en dévoiler que sa triste futilité.De plus, le suspense autour du choix final de Melanie n’a rien de très mystérieux, inscrit tout autant dans le ciel que dans ses rêves; Sweet Home Alabama conserve ainsi, d’un bout à l'autre, ses allures de carte postale magnifiant la vie au grand air.La drôlerie de Reese Witherspoon opère à l'occasion, même si l'on peut regretter les choix moins audacieux quelle adopte depuis que le succès semble au rendez-vous.Il fait également bon de revoir Candice Bergen dans la peau d’une démocrate opportuniste et manipulatrice {«Happy couples don’t sell», déclare-t-elle à son fils pour qu’il renonce à ce mariage).Mais la meilleure distribution (qui comprend aussi Fred Ward et Mary Kay Place en bons parents du Sud très très profond) ne pourra jamais diluer toute la guimauve-rie réactionnaire sur laquelle repose Sweet Home Alabama.PETER 10UIN La drôlerie de Reese Witherspoon opère à l’occasion, même : l’on peut regretter les choix moins audacieux qu’elle adopt depuis que le succès semble au rendez-vous.CONSEIL DU PATRIMOINE DE MONTRÉAL APPEL DE CANDIDATURES Dans le cadre de l'article 83.12 de la charte de la Ville de Montréal, celle-ci suscite des candidatures aux fins de la nomination d’une présidente ou d'un président du Conseil du patrimoine de Montréal.Le conseil est appelé à exercer les fonctions suivantes : • il conseille et donne son avis au conseil de la ville, au comité exécutif et aux conseils d’arrondissement, à la demande de ces derniers, sur les services et les politiques municipales à mettre en œuvre afin de favoriser la protection et la mise en valeur du patrimoine; • il fournit, de sa propre initiative ou à la demande du conseil de la ville, du comité exécutif, d'un conseil d’arrondissement ou des services municipaux, des avis sur toute question relative à la protection et la mise en valeur du patrimoine; • conformément aux règles proposées par l'Office de consultation publique de Montréal, il peut solliciter des opinions, recevoir et entendre les représentations de toute personne ou groupe sur les questions relatives à la protection et la mise en valeur du patrimoine; • il recommande au conseil de la ville, au comité exécutif et aux conseils d'arrondissement que des études et des recherches relatives à la protection et à la mise en valeur du patrimoine soient effectuées; • d contribue à l'élaboration et à la mise en œuvre de la politique du patrimoine de la ville; • il s'intéresse à l’initiation et à la sensibilisation au patrimoine en favorisant l'organisation d’activités et l’élaboration d’outils pédagogiques.La personne choisie pour remplir ces fonctions doit posséder une excellente connaissance du milieu montréalais, de ses intervenants, des enjeux relatifs à la sauvegarde et à la mise en valeur du patrimoine et des outils d’encadrement législatifs s'y rattachant.Les habiletés en matière de médiation, de concertation et de communications orales et écrites en français et en anglais, alliées à un fort leadership et à une vision éclairée et novatrice de la prise en compte du patrimoine constituent les principales qualités que recherche la Ville.Le mandat, d’une durée de 3 ans, est renouvelable une seule fois de façon consécutive.Ce poste, rémunéré, exigera une présence à temps partiel.Renseignements : www.vilie.montreal.qc.ca/culture Toute personne intéressée à répondre à cet appel devra faire parvenir sa candidature, avant le 16 octobre 2002, au Service du développement culturel à l’attention de madame Rachel Laperrière, à l’adresse suivante : Madame Rachel Laperrière Directrice générale adjointe Service du développement culturel Ville de Montréal 5650, rue d’Iberville, 5*étage Montréal (Québec) H2G 3E4 Ville de Montréal t L £ D E V 0 I K .LES SA M EDI 28 ET DI M A X ( Il E 2D SEPT E M H K E 2 0 0 2 CINÉ M A La guerre du logement SQUAT! Realisation et image: Eve Lament.Montage: Louise Dugal.Musique: Guy Leblanc.Québec.2002,82 minutes.ANDRÉ LAVOIE L* ironie parfois douteuse de l'ac-' tualité a voulu que quelques heures à peine après le visionne-ment de SQUAT!, d’Ève Lamont.on apprenait que les autorités municipales de Toronto, de concert avec le géant Home Depot, rasaient un «bidonville», un terrain occupé par des sans-abri depuis mois ans.D’ici peu.sur les ruines de ces habitations de fortune, on verra sans doute une gigantesque et hideuse quincaillerie; à Noël, les clients seront invites à se montrer généreux pour les plus miséreux.Les mines déconfites de ceux que l'on privait si sauvagement d'un toit ressemblaient beaucoup à celles vues dans le documentaire d’Eve Lamont La cinéaste a obtenu l’unique privilège de suivre de l’intérieur l'aventure périlleuse et rocam-bolesque de sans-abri montréalais qui ont occupé le Centre Préfontaine, avec la benediction de l'ancien maire Pierre Bourque, un edifice abandonne devenu le symbole de la lutte pour le droit au logement.-Après leur coup d’éclat en août 2001 rue Overdale et leur déménagement spectaculaire, hautement médiatise, rue Rachel, Ève lamont s'est vite intégrée à ces squatters bigarres.prêts à changer le monde mais pas toujours à l'unisson sur les moyens d'y parvenir.C’est d'ailleurs une des premières choses qui frappent dans ce fonni-dable portrait social, plus près du cinéma guérilla que du cinéma direct, la cinéaste soutenant totalement la lutte de ses personnages, même si elle révèle aussi leurs failles, leurs contradictions.SQUAT! plonge au cœur même de ce projet aussi utopique (ah! le grand rêve de l’autogestion des années 70) que voué à l'échec dés sa mise en place (le cadeau de Bourque n’était qu’une pomme empoisonnée pour éviter le dérapage de sa campagne électorale).Assemblées générales houleuses où l’on tente d'appliquer un «code de vie» quand certains sont «geles ben dur» du matin au soir: désir manifeste de faire les choses autrement en prodamant qu'«iï n'y a pas de leader ici»-, les situations potentiellement explosives mais aussi les gestes spontanés de solidarité viennent colorer leur quotidien jamais banal.D apparaît inevitable de voir leurs illusions et leurs principes se fracasser sur le mur du reel, où les discussions autour de la vaisselle et du ménage prennent une ampleur que même le moins idéaliste des militants n'osait soupçonner.la camera d'Eve lamont scrute ces moments de tension mais les transpose dans ce contexte beaucoup plus large, voire totalement surréaliste: les médias omniprésents, les policiers et les pompiers qui défilent à tour de rôle pour inspecter les lieux, la pression du voisinage et de l’opinion publique sur le bien-fondé de cette entreprise, etc.Ce documentaire passionnant, qui nous tient en haleine même si tous connaissent l’issue finale, révéle surtout le drame humain qui se cache derrière ces soi-disant uto- pistes, de la mère de famille monoparentale au «fugueur professionnel» en passant par de simples travailleurs dont le revenu ne leur permet pas de loger décemment leur famille, la- visage multiforme et douloureux de la pauvreté, transforme par la nouvelle donne de la réalité montréalaise où se loger lève dp la course à obstacles, c'est ce qu’Eve Lamont tente d'illustrer dans le récit de cette guerre rangée.Celle-ci oppose une autorité d'abord généreuse et ensuite plus tatillonne et des marginaux qui en ont ras le bol de dormir à la belle étoile ou d'étre soumis à la tyrannie de propriétaires peu scrupuleux.SQUAT! dénonce aussi, de manière subtile et intelligente, la couverture biaisoe de certains médias, tout particulièrement le réseau TQS, dont la mauvaise foi dépasse* l'entendement.Parti pins pour parti pris, ceux d'Eve Lamont ont au moins le mérite de donner la parole à ceux qui ne figurent jamais sur la liste d'invites des célèbres soupers de Jean Lapierre.Line bouffée d'air frais qui annonce peut-être un (réel) vent de changement.On connaît déjà la chanson I .AM TRYING TO BREAK YOUR HEART Réalisation et image: Sam Jones.Avec Jeff Tweedy, John Stirratt, Leroy Bach, Glenn Kotche, Jay Bennett Montage: Erin Nordstrom.Musique: Wilco.Etats-Unis, 2002,92 minutes.ANDRÉ LAVOIE Même le plus obscur groupe de garage possède son effroyable histoire d'amitié brisée, de trahison artistique ou de confrontation d’ego.Leurs misères s’étalent parfois à la une des journaux, le plus souvent leurs bagarres se déroulent dans l'indifférence générale, sinon sous l’œil attentif d'une poignée d’initiés.Sans le photographe et maintenant documentariste Sam Jones, ni vous ni moi n’aurions sans doute jamais entendu parler des vicissitudes du groupe Wilco qui composent la trame de / Am Trying To Break Your Heart.Et parions que personne ne s’en serait porté plus mal.Car si les critiques de la scène musicale et les admirateurs inconditionnels ont craqué pour leur dernier album, Yankee Hotel Foxtrot, les néo- phytes resteront perplexes devant cet étalage d’angoisses, de luttes fratricides et de batailles avec les grands argentiers de l’industrie musicale.Baignant dans un magnifique noir et blanc qui rehausse les charmes plutôt discrets de Chicago, lieu d’émergence et port d’attache du groupe, I Am Trying.débute comme tout bon documentaire musical.Le cinéaste cherche discrètement une vérité créatrice dans la cacophonie des répétitions et des discussions parfois enflammées.Ceci nous permet d’ailleurs de mieux situer Wilco sur la planète musicale, qui ne donne ni dans la chanson pop bubble gum ni dans le rock gérontologique.Pour le claviériste Jay Bennett, ça se résumerait à «something kind of weird and fucked up».Bennett sera d’ailleurs très vite l’équivalent masculin de Yoko Ono, celui par qui le trouble et les différends s’installent.Jeff Tweedy, le leader du groupe, supporte très mal cette opposition artistique — Jones le filme jusque dans les toilettes alors qu'il vomit après une dispute avec Bennett — et décide d’éjecter le musicien rebelle, une situation que ce dernier anticipait depuis longtemps.* V* À l'affiche du 27 septembre au 8 octobre EX-CENTRIS 3536.boul.Saint-Laurent, Mtl Billetterie (SM) 847-2206 , libre tin iimriiiTniii m i sous la direction de Raffi Armenian présente Renseignements • 514 > 873*4031 ENTRÉE LIBRE Solistes : C.M.von Weber C.H.Reinecke W.A.Mozart G.Mahler J.Sibelius Jean-Claude Picard, flûte Michèle Bolduc, soprano Cosimo Oppedisano, baryton Der Freischütz, ouverture Concerto pour flûte en ré majeur, op.283 Vorrei spiegarvi, oh Dio! K.418 Lieder eines fahrenden Gesellen Symphonie n° 5 en mi bémol, op.82 Le vendredi 4 octobre 20 h Église Saint-Marc-de-Rosemont 2602, rue Beaubien Est, Montréal (métro Beaubien, autobus 18 Est) Le dimanche 6 octobre 14 h 30 Théâtre Maisonneuve Place des Arts, Montréal (métro Place des Arts) Québec S 5 Cette fausse note ne sera d’ailleurs pas la seule puisque Wilco se retrouve tout à coup orphelin, sans compagnie de disques pour soutenir le lancement et la distribution de Yankee Hotel Fox-trot après le désistement de Warner/Reprise.Situation quelque peu absurde qui nourrit la réputation d’intégrité du groupe.Les raisons invoquées pour ce bris de contrat se résument au peu de potentiel radiophonique, et donc commercial, du disque.Jeff Tweedy et sa bande se voient forcés de prendre le bâton du pèlerin pour convaincre d’autres compagnies.L’ironie voudra qu’une autre filiale de Warner, Nonesuch, s’intéresse au dernier opus de Wilco.en payant trois fois plus que la mise de départ.I Am Trying.n’a rien d’une mosaïque de maladresses mais se présente trop souvent comme une tapisserie aux motifs conventionnels, à l’œuvre d’un groupie compatissant aux misères de ses idoles.Des musiciens passionnés argumentant derrière une table de mixage, des artistes refusant les compromis, des promoteurs qui n’apprécient que la chanson des profits, des images d’hôtels anonymes, de loges délabrées et de foules en délire, tout cela fait partie des évangiles du rock’n'roll mais la grand-messe à laquelle Sam Jones nous convie entonne trop souvent le refrain du déjà vu.Certains voient derrière les déboires de Wilco le malaise qui ronge l’industrie et ils n’ont pas tort sur ce point.Mais de là à ériger les membres du groupe en martyrs et en génies, il n’y a qu’un pas que Sam Jones a malheureusement franchi et seuls les inconditionnels du groupe voudront le suivre sur ce terrain glissant.Tous les autres auront compris que Wilco n’est que la dernière victime en lice d’un conformisme sans cesse grandissant (illustré par le règne sans partage de Céline Dion) mais il y en aura toujours d'autres, plus jeunes, plus fous, pour faire danser les boogaloos.avec Francis Covan el Mario Lepe i(1flfll8l12oclPBiito /^jULC-lAcHx.) ill Billets N sente u iilclwt II Ban «sur le rinai Admission m (514) 71B 1245 m, ssns tr«s at l-BM III 4515 (www.idndttlN.caii) 3=- Québec 5* Y; QuébecSS çr.JCLMU, Brandauer Depardieu Loren Mc HUM pu.Dowell Postlethwaite Sorvino Unger ?SELECTION OFFICIELLE 1 Festival International du Film Sa Venise ti Festival Intantatimd du Filin de TotonM Ui vérltë ne peut parfois être partagée /LiFS Qu'entre.inconnus vision française «le Bf -1 WEEN STRANGERS EQUINOXB FILMS CAPRI FILMS ET MEDIATRADE DECONCEitTAVK.FIRST [OOK MEDIA ERESENTEIfT UNEPRODIXTION CABRI ELLA MARTIN ELLI BETWEEN STRANGERS KLAUS MARIA BRANDAUER WF.NDY CREWSON GERARD DEPARDIEU SOPHIA LOREN MALCOLM Mc DOWELL PETE POSTLETHWAITF MIRA SORVINO DEBORAH KARA UNGER muswu ZBIGNIEW PREISNER «ovr«t ROBERTO SILVI covcanon visime DAN VARHI DIIECTEIB DE LA PHOTOGRAPHIE GREGORY MIDDLETON, CS.C fROOUCTELKS FXfeXTIfS WLADYSLAW BARTOSZEWICZ SIMONE DE RITA cowoDtem^s ROBERTO PACE MARIO COTONE r»tn par GABRIELLA MARTINEL 1,1 ELDA FERRI U«v CopmdwrtK» E 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 E P T E M B R E 2 0 0 2 -* Culture *- Le Maroc et son double Il y a un Maroc pour les touristes et un Maroc qui vit par lui-même.C’est le second qu’il faut découvrir.Me voici en Belgique après escale en terre musulmane, a l’invitation de l’Office national marocain du tourisme.Est-il besoin de rappeler quejes événements du 11 septembre sont entrés dafll le flanc de l’industrie du voyage, surtout en pays islamique?Les Nord-Américains hésitent particulièrement à sauter dans un avion en direction du Maghreb.D’où cet appel lancé aux journalistes québécois: «Venez faire un tour chez nous.Après tout, on y parle français et les visiteurs n’ont rien à craindre pour leur sécurité.* J’étais allée au Maroc il y a plusieurs années, sans jamais avoir eu accès aux antres touristiques pour visiteurs argentés.Plutôt aux vraies couleurs d’une mystérieuse contrée sortie à mes yeux tout droit des Mille et une nuits.Je n’avais pas le sou à vingt ans, mais des yeux ronds comme des soucoupes.Le Maroc, pour moi, c’était la route des Casbahs de Marrakech à Ouarzazate avec les nids de cigognes au-dessus des minarets de chaque village, c’était le magnifique port d’Essaouira, les fêtes de village capturées du regard dans l’Atlas, les dédales des souks, l’amitié des gens du pays, la répression politique aussi.Quelque chose de fascinant et d’incompréhensible à la fois.Décode-t-on à vingt ans une société aussi différente de la sienne que celle-là avec ses codes, ses voiles, sa religion, en s’imaginant la comprendre?On observe, on se laisse séduire et déconcerter par la couleur locale.J’étais choquée par les tabous, les interdits, la corruption généralisée, le taux élevé d’analphabétisme, la pauvreté du peuple, la mini-place réservée aux femmes.Moi aussi, je scandalisais mj>s hôtes avec mon allure trop libre, mon parler trop franc.Les chocs culturels sont faits d’incompréhension mutuelle mais aussi du désir de se rapprocher.Par la suite, la mémoire vient mêler les souvenirs brumeux aux lectures sur le pays.Ça fait une drôle de salade.Odile Tremblay ?Le pays est à cheval entre deux mondes aujourd’hui.Il a gagné une certaine liberté politique et sociale avec son nouveau roi Mohammed VI.Mais c’est le Maroc d’hier que j’ai retrouvé la semaine dernière sur la place Jemaa-el-Fna de Marrakech, endroit que tous les clichés des guides touristiques décrivent comme un des plus magiques du monde.L’ennui, c’est que les clichés ont parfois bien raison.L’UNESCO a déclaré la place en 1998 lieu de patrimoine oral et immatériel de l’humanité.A voir le sorcier assis par terre sur son tapis mélanger des herbes aux propriétés étranges dans un grigri, on comprend pourquoi: «Dix dirhams seulement, pour vous, la gazelle.» Allez décliner pareille offre.Et comment mieux résister aux charmeurs de serpents, aux dresseurs de singes, aux tireuses de cartes, aux acrobates, aux conteurs berbères, aux comédiens flanqués d’oreilles d’âne qui inventent ici chaque soir le théâtre et le cirque?Guy Laliber-té, patron du Cirque du Soleil, vient, dit-on, souvent se ressourcer place Jemaa-el-Fna, en tant que berceau authentique de la parole et du geste.C’est à ça que devaient ressembler les anciennes cours des miracles sur les parvis de nos églises du Moyen Âge.Les amoureux du pays vous le diront: le coeur du Maroc bat dans ses souks.Ceux de Marrakech dé- bouchent sur la place en question.Ils sont encombrés, bruyants, odorants, dégorgeant des casseroles de cuivre, des tissages de soie, des babouches, des travaux de maroquinerie, des tapis de Rabat et des dromadaires de cuir à trois sous.Tout le monde les fréquente, autochtones et visiteurs, voilés ou écourtichés, en shorts ou en djellabas.Y régnent en maître les marchands roués qui marchandent le bout de gras sur l'article que vous convoitez.Tout est dans le rituel.Si vous riez, si vous jouez le jeu, si vous contre-attaquez avec un prix beaucoup plus bas que l’enjeu de départ, ils s’amuseront à baisser la mise.Jamais assez pour y perdre.De toute façon, vous serez floué par plus malin que vous.Inch Allah'.Mieux que le vrai Maroc, certains connaissent surtout sa version touristique qui habite sur la planète palmiers et villégiature et ressemble à toutes les destinations vacances du monde.Ce Maroc-là a ses ampteurs, remarquez.A Agadir, par exemple.Dans la blanche ville moderne poussée sur les ruines du tremblement de terre de 1960, les hôtels sont loin de la plage, l’architecture inintéressante.Le meilleur d’Agadir ne réside pas dans le bédouin et son dromadaire plantés sur le belvédère pour la photo des touristes, mais dans les excursions à faire dans l’arrière-pays.On sillonne à partir d’Agadir les montagnes à Im-mouzer le jour du marché, ou dans le vieux Tarou-dant.Sillonnons, sillonnons, me dis-je.Ou fuyons plutôt à travers l’Atlas vers Marrakech.Du moins, le vrai Marrakech- La population berbère des montagnes et du Sud n’a pas de langue écrite mais des traditions merveilleuses à revendre.Alors, des dîners-spectacles façon berbère sont organisés pour les groupes d’Occidentaux de passage dans d’anciens palais ou des casbahs reconstituées, danseuses du ventre et musique des Gnaouas y compris, avec la tajine et le thé à la menthe.En banlieue de Marrakech, Chez Ali, complexe touristique de 11 hec- tares construit il y a 25 ans par une sorte de mégalomane, fait le bonheur des groupes organisés.Dîner sous les tentes caïdales, visite des fours méchouis, fausse caverne d’Ali Baba, culminant sur un spectacle son et lumière Fantasia avec cavaliers lançant leurs chevaux au galop et tirant en l’air des salves de leurs moukouhlas, fusils à longs canons gravés.Tout est recréé pour le touriste (le complexe peut en accueillir simultanément des milliers).Un village d’employés, serveurs et artistes, a poussé à proximité afin de nourrir la béte.Ali sert de vraies traditions, d’authentiques mets berbères, mais sortis de leur contexte, détournés de leur sens, aux rituels rétrécis pour les besoins du commerce.On n’y pille pas les autres cultures comme à Las Vegas, mais on y pastiche la sienne, en tout-compris pour la parade.Disneyland n’est pas loin derrière.Kitch à vendre, mais kitch maison.Après tout, le vrai mariage marocain, la fête du mouton, les célébrations de village, encore faut-il tomber dessus.Les complexes comme celui de Chez Ali donnent la formule totale, un peu trafiquée, sans que le voyageur ait à jongler avec le hasard et l’aventure dans sa quête d’un pays.Dommage! La culture d’un pays fait des concessions commerciales au tourisme de masse trop pressé qui réclame du tout-cuit.Elle ne se dévoile vraiment qu’aux flâneurs et aux curieux.Comme la plupart des destinations du monde, culturellement, le Maroc sert aux touristes du vrai, du faux, du vrai faux et du faux vrai, selon ce que le client a envie de consommer.Mais le pays authentique est encore partout, avec ses paradoxes et ses mystères, et il ne s’enflamme pas politiquement.comme l’Algérie voisine.Je suis allée le respirer, trop contente de pouvoir garder en mémoire un peu de ses parfums, de sa misère et de sa splendeur.otremblay(qledevoir.ca VITRINE DU DISQUE SUITE DE LA PAGE E 9 perdu la flamme au sein de Spar- ta.Il existe sans doute des centaines de formations comme ce quatuor à travers les différentes régions des États-Unis.Sur Wiretap Scars, l'énergie décapante d’ATDI cède la place à un rock ennuyeux et dépressif.Cette punk-pop aussi moderne que prévisible ne dérape pas vraiment.Ces jeunes d’El Paso ont peut-être déjà tout donné! Bien qu’AT-DI ait brûlé les planches avec sa LE CONSEIL QUÉBÉCOIS DE LA MUSIQUE ET LE MINISTÈRE DU PATRIMOINE CANADIEN VOUS INVITENT À CÉLÉBRER LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA MUSIQUE 01 OCTOBRE 2002 Ose.la musique! iB#® Montréal Duo Sitnilia 1* octobre 2002,20 h 00, Salle Pauline-Julien, 15 615.bout Gouin Ouest Au programme : P.Sarasate, F.Doppler, H.Villa-Lobos, A.Piazzolla, F.Borne, etc.ARTISTES-Nadia Labrie (flûte) et Annie Labrie (guitare) Entrée : 20 $ (régulier), 18 $ (Aîné/Étudiant) Renseignements : (514) 626-1616 www.pauline-julien.com info@pauline-julien.com Concert bénéfice 1« octobre 2002,19 h 30, Théâtre Maisonneuve, Place des Arts ta Fondation-Unicom présente - Concert bénéfice au profit des enfants autistes Au programme : Bizet, Gounod, Verdi (extraits d’opéra), Berstein, (symphonie dances).Gershwin (rhapsody in blue) ARTISTES - Princesse Caroline Murat-Haffner (piano), Leila Chalfou,(soprano).Lenard Whiting (ténor), Arto Muhandissian (baryton), Chœur de l'UQAM, Orchestre symphonique et Chœur d'enfants FACE / Direction : Miklos Takacs, Theodora Stathopoulos Entrée 20$-50 S-65$ Renseignements : (514) 842-2112 / (514) 790-1245 / ftww.pda.qc.ca Québec Conservatoire de musique de Québec l» octobre 2002, midi à 13 h, 270, rue Saint-Amable (Édifice du Grand Théâtre de Québec), Studio 2-53 Mini-concert offert par les élèves du Conservatoire Entrée libre - Renseignements : Johanne Maltais, (418) 643-2190, poste 223 Sainte-Foy Faculté de musique de l’Université laval 1« octobre 2002,20 h, Salle Henri-Gagnon, Pavillon Louis-Jacques-Casault.Concert lancement du disque des étudiantes et étudiants de la Faculté de musique de l’Université Laval Au programme : Rachmaninov, Debussy, Manuel Infante, William Bolcom.etc.Renseignements : (418) 656-7061 Montérégie la Fondation de la Maison Trestler 1“ octobre 2002,19 h 30, Salon de la Maison Trestler, 85, chemin de la Commune, Vaudreuil-Dorion Musique et tradition populaire au début de l'histoire du Canada ARTISTE - Philippe Gélinas Renseignements : (450) 455-6290 / www.trestler.qc.ca Longueuil Orchestre symphonique de la Montérégie (OSMONT) 29 septembre 2002,14 h 00 à 16 h 00, Théâtre de la Ville, 150, rue de Gentilly Est * Une pierre trois coups * Concert d’un quatuor de musiciens de l'OSMONT, précédé d'une rencontre avec l’artiste Yves Louis-Seize (Galerie Plein-Sud / Découverte de l’arrière scène de la salle Pratt & Whitney), l'événement se terminera par une rencontre du public avec le chef d’orchestre et directeur artistique Marc David.Prix de présence : deux paires de billets (valeur 60 $/paire) pour le concert de Félix et Johannes le 17 octobre 2002 Renseignements : (450) 646-3890 Saguenay Conservatoire de musique du Québec à Saguenay 1er octobre 2002,12 h (midi), Salle de répétition, 202, rue Jacques-Cartier Est, Chicoutimi Lunch musical ARTISTES - De jeunes musiciens présenteront leurs instruments, de même que la pièce qu'ils interpréteront Apportez votre dîner et venez profiter d’un moment de détente en musique, le café est servi sur place.Entrée libre Renseignements: (418) 698-3505 Sherbrooke École de musique de l'Université de Sherbrooke 30 septembre 2002,19 h, Auditorium Serge-Garant, Université de Sherbrooke Répétition publique du stage-band de l’École de musique Entrée libre 1» octobre 2002,10 h 30, Auditorium Serge-Garant, Université de Sherbrooke Lancement -.Lancement des activités marquant le 10» anniversaire de l’École de musique, en présence du recteur, M.Bruno-Marie Béchard 1" octobre 2002,12 h (midi), Auditorium Serge-Garant, Université de Sherbrooke Concert : Concert des lauréats et lauréates de bourses institutionnelles et d'admission Renseignements: (819) 821-8000, poste 1067 POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS: WWW.PATRIMOINECANADIEN.GC.CA Le 1er octobre 1975, mon illustre prédécesseur Yehudi Menuhin inaugurait la première Journée internationale de la musique, une journée où tous les peuples de la terre reconnaîtraient l'importance universelle de la musique.Veuillez vous joindre à nous pour cette célébration qui se veut une quête pour la diversité musicale (.), notre patrimoine et notre créativité.Je vous invite aussi à profiter de cette occasion pour rendre hommage aux musiciens qui vous entourent.Joyeuse Journée internationale de la musique 2002! Kifah Fakhouri Président du Conseil international de la musique Canada pk*’*- QuébecnS CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL y LS qCMAVM fougue incendiaire, Sparta se contente d’un rock sans passion.Les refrains sont faciles et les mélodies s’inclinent avant la fin, comme sur Mye.Que dire d’autre?Dommage de voir Sparta en gaspiller autant pour si peu.Parfois, la prétention ne fait qu’empirer la chose.Même s’ils se prennent encore pour Fugazi, les musiciens de cette formation ne semblent plus savoir comment surprendre.Dommage, mais on préfère réécouter Vaya en boucle.Que de bons souvenirs! D.C.THE SOUNDS OF THE SOUNDS OF SCIENCE YoLaTengo (Egon) De manière presque confidentielle, Yo La Tengo refait surface avec cet album aux résonances aquatiques.L’année dernière, le groupe acceptait d’écrire des pièces instrumentales pour une série de documentaires de Jean Painleyé sur les profondeurs marines.A l'origine, le célèbre compositeur Pierre Henry était responsable de la trame sonore de cette aventure sous l’eau.Le résultat, désormais, étonne, éblouit et sidère.The Sounds Of The Sounds Of Science invite à entrer à l’intérieur d’une déambulation tout à fait splendide.Le savoir-faire rythmique virevolte d’un morceau à l’autre.Avec des clins d’œil au free-jazz comme à un rock parfois cérébral, ce disque est beaucoup plus qu’une simple parenthèse dans la courte histoire de Yo La Tengo.Planant à souhait, cette trame atmosphérique explore un monde encore inconnu.On imagine, au hasard, la queue d’un poisson ou les tentacules d’une pieuvre que Painlevé s’efforce de saisir sur pellicule.Pleines de drame et d’émotion, ces vignettes enchantent d’un contraste au mouvement vertical.Des accents lymphatiques de Shrimp Stories au très coloré The Love Life Of The Octopus, la musique somptueuse de Yo La Tengo n’a jamais été aussi envoûtante.Un peu difficile à se procurer, à l'image d’une vraie perle rare.D.C.fri Académie de Tango i-JArce Argentin Passion Séduction Sensualité Élégance DÉBUT ÛES COUPS S0CT0BPE disse d'essai graluile Mardi 18430 Jeudi 18H45 Dimanche 16h SESSION AUTOMNE 2002 cnmmxTsomux DISPONIBLES www.academiBtango8nientin.com 4445.boul.St-laiirenl Montréal te* * mugipm pi W**fclQAnMgrtKKIGmCUMAtBtaailJlttOHttfcai t
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