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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2006-11-09, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR V o i.X C V I I X 2 5 5 L K .1 K l D I !» N O V E M H H E 2 0 0 0 S So ?r v \ e s I $ JIM VOUNl, Ht I II K'- Le président américain George W.Bush a rencontré la presse hier en compagnie de Donald Rumsfeld qui venait de démissionner de la Défense.Rumsfeld victime de la guerre en Irak Robert Gates est nommé secrétaire à la Défense GUY TAILLEFER Bombe à Washington alors que, moins de 24 heures après le désaveu essuyé par les républicains aux législatives, le président George W.Bush, assommé par la victoire démocrate, a montré la sortie à son controversé secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, considéré de tous bords comme l’un des principaux responsables du bourbier dans lequel se trouvent les Etats-Unis en Irak.En conférence de presse à la Maison-Blanche, M.Bush, prenant une «large part de responsabilité» pour la déconfiture républicaine au Congrès, n’aurait pu être tellement plus clair: «Donald Rumsfeld et moi sommes convenus que le temps était venu de prendre une nouvelle direction au Pentagone.{.} Je reconnais que beaucoup d’Américains ont voté hier soir pour manifester leur mécontentement concernant l'absence de progrès en Irak.» Celui qui succédera à «l’arrogant» Rumsfeld, architecte impénitent de la guerre en Irak, est Robert Gates, considéré comme un pragmatique.Ce qui annonce une révision de la politique irakienne de la Maison-Blanche.Né en 1943, M.Gates a travaillé dans le renseignement pendant plus de 25 ans, sous six présidences.H fut directeur de la CIA de 1991 à 1993, sous George Bush père.Ami proche de la famille et historien de formation, il est actuellement président de l’université A&M du Texas.Mais il a surtout la particularité, dans le climat actuel d’indigestion généralisée à l’égard de la guerre, de faire partie de l’Iraq Study Group, un comité bipartisan de «sages» discrètement mis sur pied le printemps dernier par la Maison-Blanche pour dessiner une issue américaine au conflit Dans une sortie très remarquée, ]’un des coprésidents du groupe, l’ex-secrétaire d’Etat, James Baker, un républicain modéré, a critiqué il y a quelques semaines La stnite gie de la Maison-Blanche et insisté sur la nécessité d’adopter une nouvelle stratégie au Proche-Orient Dans ce contexte, M.Gates est «un leader équilibré et solide qui peut aider à faire les ajustements nécessaires dans notre approche pour faire face à nos défis actuels», a déclaré diplomatiquement M.Bush en conférence de presse.VOIR PAGE Aï RUMSFELD Les démocrates reprennent aussi le Sénat à la suite des élections Les démocrates ont obtenu la majorité au Sénat hier soir, au lendemain des élections de mi-mandat qui avaient déjà permis aux démocrates de reprendre la majorité à la Chambre des représentants.Les démocrates ont donc repris le plein contrôle du Congrès pour la première fois depuis 1994.finalement «J’ai compris que les gens n’étaient pas d’accord avec certaines de mes décisions taine, la défaite est difficile à encaisser pour les répu blicains.Mais si le président américain George W.Bush a reconnu porter une large part de responsabilité dans la défaite de son parti, il a pris soin d’ajouter que le résultat des élections ne rimerait pas avec un retrait d’Irak Chose cer- Au Sénat, dont un tiers des 100 sieges était renouvelé, les démocrates devaient reprendre six sièges aux républicains pour s’emparer de la majorité.Ils en avaient déjà pris cinq mardi: le Missouri, la Pennsylvanie, l’Ohio, le Rhode Island et le Montana Bien que dans ce dernier Etat, le sénateur républicain sortant, Conrad Burns, refusait toujours de concéder la victoire à son adversaire dé mocrate, Jon Tester.VOIR PAGE A H BUSH Robert Gates C.difficile : Couillard demande une enquête publique du coroner ROBERT DI TRI SAU /”\ uébec Apres le on/ieme deces cause jsii la XV bactérie C difficile a l’hôpital Honoré Mrtviei de Saint Hyacinthe, le gouvernement Charesl a deci dé.hier, de demander au coroner de menei une en quête publique sur cette sérié fatale À l’issue de la réunion du conseil des ministres, le ministre de Li Suite et des S-rwes sociaux, lliilipite t ouillant, a annoïKè que le ministre de Li Svwnle jxi bBque, Jacques 1 Hijxus, avait demandé, par lettre, à la coroner en chef Danielle BeUeman* qu’une enquête ixibliqne soit menée afin d’ehickler les misons des in frétions au ( Imtruttum dtjhalf qui ont touché 31 patients de l'hôpital Honoré-Mercier ces derniers mois, selon le dernier décompte, •Ce qui est anormal, ce n'est | pas d’avoir un cas — là ou ; ailleurs — d infection, c'est qu ’on | en ait trop dans une période ré | duite et que, semble^-il, d'apres les I informations qui ont été trans-! mises dans les documents internes | de rétablissement, des déviations majeures des protocoles, qui, pour \ tant, ont été communiquées, au | raient été observées dans l’établis \ sement», a indiqué M.Couillard I dans un jioint de press»-.Théoriquement, c’est au coro | ner de décoder si enquête il y I aura et si celle-ci sera publique.! I/' bureau du coroner n’a pas lait | de difficulté: il y aura une enquê-j te publique conduite par M't a I therine Rudel Tessier, a yonfir mé la porte-narole Marie-Eve Bi lodeau.M' Kudel-Tessier a mené l’an dernier l’en quête sur des décès survenus dans des résklent es privées de personnes Agées.Pendant le déroulement de l’enquête du coroner, le gouvernement et k- ministre pourront éviter de ré {xmdre aux questions sur la série de décès a l'hôpital Honoré-Mercier.«L'enquête suit son cours», pourra-t j on répliquer, la coroner en chef souhaite que le rap port de M' Kudel-Tessier soit rendu public à Tinté rieur d’un délai d’un an, a fait savoir la porte-parole.I Nombre d'événements pourraient survenir dVi là.à commencer par des é le» fions générale* au Québec Selon M.Couillard, l'enquête ne parlera pas sur les infections a C.difficile et ne cherchera pus non VOIR PAGE A H UOUM.I.AKf) * lire husm l’éditorial de Jean-Robert SonsCncon en itage A H « Nos hôpitaux sont parmi lus plus sécuritaires mi monde» Philippc t ouillard a PEDRO RUIZ LE DEVOIR Sombre horizon pour l’économie du Québec ¦ A hre en page B 1 Laissez jouer les enfants ! Sports et loisirs organisés prennent trop de place A quand remonte la dernière période de jeu libre de votre marmot, sans télé ni activité organisée?Un rapport tout juste publié par le Conseil canadien sur l'apprentissage rappelle aux adultes l’importance du jeu non dirigé, pour le plaisir et peut-être, accessoirement, le soutien à la réussite.INDEX Annonce»____B 4 Avis publics A4 Cukure.B 8 Décés_______B4 Économe B1 Editorial __A6 Idées_______A 7 Mé*éo________B4 Monde.BS Mots croisés B6 Pobbque A3 Sports-B6 Sodoku______B4 Télévision B 7 MARIE-ANDRÉE C H O U I N A R D Chers parents, pour le bien du développement de votre enfant un peu plus de «jeu libre et spontané» et un peu moins d'acté yités organisées seraient les bienvenus! A côté d’une leçon de patinage a Taube le samedi matin et d’un cours de natation le mercredi apres Tecole, l’horaire de votre enfant devrait comprendre quelques petites séances de.rien du tout AIT SOWO REITERS Les enfants sont devenus trop occupés pour simplement.s'amuser.*4* No* 01.mu U AV MO \ f > ) II DénuUe taurin Collection Portrait! daniitei Une nouveauté à découvrir en librairie dei novembre VARIA VOIR PAGE A 8 ENFANTS w ww nfia com LE DEVOIR.LE JEUDI 9 NOVEMBRE 2006 POLITIQUE Le foyer Michel David ans son rapport d’octobre 2001, le comité Pelletier était venu le plus près d’une définition de la spécificité québécoise en affirmant que le Québec constituait le «foyer principal de la francophonie au Canada».Les «retrouvailles» qui ont été célébrées en grande pompe mardi au Salon rouge de l’Assemblée nationale faisaient même partie de la stratégie constitutionnelle que l'actuel ministre responsable des Affaires intergouvemementales, Benoît Pelletier, avait été chargé d’élaborer.C’est écrit noir sur blanc dans le rapport: «Nous devons élaborer un programme qui vise à consolider la place qu’occupe l’ensemble de la francophonie canadienne au centre des valeurs qui sont fondamentales pour l’avenir de notre lien fédératif» Même si le mot continue à en agacer plusieurs, le PLQ a dû se résigner à reconnaître l’existence de la nation québécoise, mais il la définit encore en termes canadiens.Comme l'expliquait le rapport Pelletier, il a une «vision vraiment pancanadienne du fait français».Remarquez, le concept du «foyer principal» sou» tendait déjà l’accord du Lac-Meech, qui reconnaissait «l’existence de Canadiens d’expression française, concentrés au Québec, mais présents aussi dans le reste du Canada».Il y a quelque chose d’insidieux dans ce concept qui fait simplement du Québec le chef-lieu d’une minorité.Quand M.Pelletier dit qu’avec sa nouvelle politique, le Québec réintègre le «giron de la francophonie canadienne», il se situe dans la même perspective.Comment un ministre québécois peut-il déclarer que le Québec «fera partie politiquement» de la francophonie canadienne?Le PLQ a dû se résigner à reconnaître l’existence de la nation québécoise, mais il la définit encore en termes canadiens Le ministre a évoqué mardi la «rupture brutale» survenue aux États généraux du Canada français de 1967, qui ont marqué le passage d’im nationalisme canadien-français à un nationalisme québécois.Peu importe les efforts que le Québec pourra consacrer à la promotion du français ailleurs au Canada, le plus étant le mieux, il n’y a plus d'osmose.On ne reverra jamais le quart des Montréalais de» cendre dans la rue pour protester contre le sort fait à leurs «frères», comme au moment de la pendaison de Louis Kiel.Ottawa avait «frappé notre race au cœur», avait déclaré Honoré Mercier devant 50 (XX) personnes réunies au Champ-de-Mars le 23 novembre 1885.Professeur en congé de l'Université d’Ottawa, représentant un comté de l’Outaouais, M.Pelletier est particulièrement bien placé pour savoir à quel point la volonté de vivre en français est un combat de tous les jours pour les francophones hors Québec.La sincérité de son désir de leur venir en aide ne peut être mise en doute.11 y a quelques années, les Québécois ont assisté avec sympathie et admiration au combat de fa communauté franco-ontarienne pour sauver l’hôpital Montfort, menacé de fermeture par le gouvernement Harris.Ils ont egalement été indignés par les récentes compres- sions budgétaires imposées par le gouvernement Harper, qui ont entraîné l’abolition du programme de contestations judiciaires.Il peut toutefois arriver que les intérêts du Québec et des francophones hors Québec divergent.C’est ce qui était survenu en 1989, quand le gouvernement Bourassa avait appuyé celui de l’Alberta, qui contestait devant la Cour suprême le droit des Franco-Albertains d’administrer leurs écoles.Dans le but de préserver sa propre compétence en matière d’éducation, le Québec avait plaidé qu’il n’appartenait pas aux tribunaux de dire aux provinces comment protéger les droits de leurs minorités.Même si la Cour suprême avait finalement tranché en faveur des Franco-Albertains, le président de l’Association canadienne-française de l’Alberta, Georges Arès, était venu dire devant la commission Bélanger-Campeau à quel point cette «trahison» du Québec avait fait mal.Tous ceux qui assistaient aux audiences ce jour-là avaient ressenti un pincement au cœur.Inversement, bien des souverainistes en ont voulu à la Fédération des communautés francophones et acadiennes d’avoir accepté une subvention de 5(X) 000 3 du gouvernement fédéral pour lancer une campagne de publicité visant les mérites de la dualité linguistique canadienne durant la campagne référendaire de 1995.Il est bien difficile de leur en tenir rigueur, tant il est vrai que le départ du Québec porterait un coup fatal aux francophones des autres provinces.Qu’ils le veuillent ou non, ils sont condamnés à être les alliés objectifs du camp fédéraliste.Cela ne justifie pas les vexations inutiles qu’ils ont parfois dû subir durant les années qui ont suivi le référendum.Ainsi, en octobre 2001, on avait interdit à tous les dirigeants d’hôpitaux québécois de participer à un colloque sur les besoins médicaux des communautés francophones tenu à Moncton parce qu’il était financé par le gouvernement fédéral.Les francophones hors Québec sont parfaitement conscients de la délicatesse de leur situation et se gardent bien de toute ingérence dans les affaires intérieures du Québec, mais qui pourrait les blâmer de se sentir plus rassurés quand il y a un gouvernement fédéraliste à Québec'?On ne pourra que se réjouir si l’engagement inconditionnel du gouvernement Charest envers le fédéralisme canadien contribue à améliorer leur sort, même si les mesures annoncées par M.Pelletier s’inscrivent plutôt dans la continuité de la politique annoncée en 1995 par le gouvernement Parizeau, qui promettait déjà une «solidarité renouvelée».11 est néanmoins assez inquiétant d’entendre le premier ministre Charest lier la défense des intérêts et de l’identité du Québec à une étroite collaboration avec les francophones hors Québec.Tant mieux s’il se trouve que It's intérêts des uns et des autres coïncident, mais une distinction s’impose.Quand on lit dans le rapport Pelletier que la francophonie canadienne doit être «au centre des valeurs qui sont fondamentales à l'avenir de notre lien fédératif».cela ressemble désagréablement à du chantage: si nous partons, ils sont foutus.C’est la logique même du «foyer principal».mda vidftJedevoir.com Sondage national: les libéraux menacent les conservateurs Ottawa — Un nouveau sondage suggère que l’Alberta demeure le seul bastion des conservateurs à l’échelle du pays, alors que les liberaux, toujours sans chef, mènent dans les autres régions canadiennes — sauf au Quebec.L’enquête Décima Research a été menée après l’annonce par le gouvernement conservateur, mardi, de l’imposition des fiducies de revenu.Alors que les conservateurs obtiennent en Alberta 65 % des in- Québec accepte de payer l’équité salariale Les femmes recevront 1,7 milliard ce printemps JOCELYNE RICHER Québec — Après trois décennies d’attente et d’incertitude, la patience des femmes employées de l’Etat sera bientôt récompensée: elles recevront en avril 2007, toute la rétroactivité à laquelle eDes ont droit depuis 2001 au chapitre de l’équité salariale.Ainsi, pas moins de 360 000 travailleuses des secteurs public et parapublic pourront célébrer l’arrivée du printemps en se partageant 1,7 milliard de dollars.La présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, n’était pas peu fière, hier, d’annoncer que son gouvernement renonçait d’en appeler de la décision rendue publique la veille par la Commission de l’équité salariale, même si ce choix entraînera une ponction supplémentaire à ce qui était prévu de 242 millions en fonds publics cette année.En clair, la décision de Québec lève le dernier obstacle à l’application de l’entente conclue en juin dernier entre le gouvernement et les centrales syndicales, en vue de reconnaître à sa pleine valeur le travail effectué par les fenimes.Les employées de l’État œuvrant dans des catégories d’emplois à prédominance féminine vont donc avoir droit à des ajustements salariaux récurrents — dans bien des cas substantiels — à compter de janvier 2007, sans compter un paiement forfaitaire pour les six dernières années, incluant les intérêts, qui sera versé en avril 2007.Tout sourire, fa ministre Jérôme-Forget, qui venait de convaincre ses collègues du conseil des ministres d’allonger les 242 millions manquants, a parlé d’une journée «historique» pour les femmes.«L’équité, c’est réglé», a-t-elle dit en conférence de presse, en ajoutant que «le travail des femmes est désormais d’égale valeur à celui des hommes dans les secteurs public et parapublic au Québec».Chose peu courante, fa présidente de la CSN, Claudette Carbon- EQUITE salariale ., maintenant m a RENE MATHIEU LE DEVOIR H y a des décennies que les Québécoises réclament l’équité salariale, comme ce groupe rassemblé en 1998 devant l’Assemblée nationale.Le gouvernement a annoncé hier qu’il n’en appellera pas de la décision de la Commission de l’équité salariale.neau, partageait pleinement l’enthousiasme de la présidente du Conseil du trésor.«Unegrande page de l’histoire des femmes vient d'être écrite aujourdhui», selon elle.Par exemple, une infirmière au sommet de l’échelle peut s’attendre à voir son salaire être majoré de 5185 $ par année, à compter de janvier, sans compter un paiement de rétroactivité de 11076 $.Une enseignante dans la même situation aura droit à un salaire de 1588 $ plus élevé, en plus de recevoir un chèque de rétroactivité de 2578 $.Pendant ce temps, une préposée aux bénéficiaires verra son salaire augmenter de 2138 $ et encaissera un paiement de rétroactivité de 3848 $.Pour le gouvernement les coûts récurrents au chapitre de l’équité salariale s’élèveront à 825 millions de dollars par année.Quant au délai de cinq mois annoncé avant l’expédition des chèques, Mme Jérôme-Forget a dit qu’il était «physiquement impossibly de procéder plus rapidement A propos de la ponction supplémentaire de 342 millions dans les coffres de l’État, la présidente du Conseil du trésor a convenu que la somme «ne sera pas facile» à trouver dans un délai aussi restreint Vu l’importance des sommes engagées, Québec avait tenté d’étirer l'élastique au maximum et avait demandé à la Commission de l’équité salariale de l’autoriser à se prévaloir du délai ultime prevu par fa loi pour payer sa dette aux femmes, soit le 21 novembre 2008.Mais l'organisme, dans une décision divisée (à deux contre un), a conclu mardi que le gouvernement — contrairement à ce qu’il prétendait — avait les moyens de rembourser toute la rétroactivité due aux femmes depuis 2001 en six ans et sept versements, ce qui portait l’échéance ultime à novembre 2007.Québec aurait pu en appeler à la Commission des relations du travail mais y a renoncé.Presse canadienne Nation québécoise: Ignatieff propose un compromis SYLVAIN LAROCQUE Ottawa — L’équipe de Michael Ignatieff, meneur dans la course au leadership libéral, est prête à adoucir la résolution sur la reconnaissance de la nation québécoise dans le but de faciliter son adoption au congrès national du parti, à la fin du mois.La résolution, qui soulève la controverse au Canada anglais, comprend deux parties: la première stipule que le Québec forme une nation, tandis que la deuxième prévoit la mise sur pied d’un «groupe de travail d’experts» pour étudier la façon d' «officialiser» cette reconnaissance.Or le clan Ignatieff.qui a appuyé sans réserve la résolution i» sue de l’aile québécoise du Parti libéral du Canada (PLC), est désormais prêt à laisser tomber la deuxième partie du libellé.«L'essence de la resolution est dans la première partie, qui dit clairement que le Québec forme une nation, a expliqué hier le député montréalais Pablo Rodriguez, président de la campagne d’Ignatieff au Québec.Ça.pour moi.c'est la base et si la résolution était adoptée ne serait-ce qu 'avec la première partie, déjà ce servit une révolution au PLC» Son coDègue Denis Coderre, coprésident de fa campagne nationale de Michael Ignatieff.abonde dans ce sens.«On ne dilue pas la question de la natùm, a-t-il affinné au cours d'un entretien téléphonique.Mais [l’abandon du groupe de travail], ça peut être un nmpromis.» In création d'un groupe de travail inquiète plusieurs militants libéraux de l’extérieur du Québec, qui y voient une porte ouverte à fa reconnaissance de la nation québécoise dans fa Constitution, à laquelle plusieurs s'opposent Craignant que le débat sur cette résolution ne déchire le parti lors du congrès, à Montréal, les huit candidats au leadership ont entrepris des pourparlers afin d’en arriver à un compromis.Il n’est toutefois pas acquis qu’un accord puisse être obtenu d’ici au congrès.En effet certains candidats ont encore du mal a digérer l’utilisation du mot «nation».Stéphane Dion, qui a voté contre fa résolution lors du conseil général de l’aile québécoise du parti, semble peu enclin à l’amender.M.Dion estime quH faut «préciser ce que nous attendons» d’une reconnaissance du Québec avant d'aller de l’avant avec' le concept Mardi, Bob Rae mettait en garde contre la résolution actuelle en faisant remarquer que l’ancien premier ministre Bernard Landry l’avait saluée.Dans Fespoir de rapprocha- les divers camps, M.Rae a proposé de s'inspirer d’un rapport qui reconnaît le Québec comme «nation au sens sociologique du terme», publié récemment par l’ex-ministre Martin Cau-chon.un de ses supporters.Son appui au terme «nation» n’est toutefois pas inœnditionneL «Il existe plusieurs mots et plusieurs expressions pour traduire la même pensée, a-t-il soutenu.Nous ne devrions Pas nous en ter : » à un seul d'entre eux.» Plus étonnant encore, Michael Ignatieff hiknême se montre prêt à troquer le mot «nation» pour un autre quand viendra le temps de reconnaître la spécificité du Québec dans fa Constitution.Presse canadienne Débat BREF tentions de vote, les liberaux les dominent par une moyenne de trois points dims le reste du Canada — toujours sauf au Quebec.Il s'agit d'un renversement important pour le premier ministre Stephen Harper, qui avait obtenu une avance de 10 points face amt liberaux à l'extérieur de l'Alberta et du Quebec lors des élections,generales de janvier dernier.A l’échelle nationale, les conservateurs obtiennent 31 % des voix, contre 28 % pour les libéraux et 18 % pour le NPD.le Parti vert obtient 9 % des intentions de vote.Au Québec, le Bloc québécois obtient 41 % des intentions de vote, contre 24 % pour les liberaux, 15 % pour les conservateurs, 10 % pour le NPD et 6 % pour les verts.- K' Pourquoi parlons-nous ?Le langage humain à la lumière de l’évolution h Le lundi 13 novembre de 14 h à 17 h L'Institut des sciences cognitives de l'UQAM présente un débat-dialogue entre deux experts en sciences cognitives : Jean-Louis Dessalles, chercheur.Département d'informatique et réseaux.École nationale supérieure des tétécommurocahons (Paris) Étienne Hamad, Chaire de recherche du Canada en sciences cognitives, UQAM Université du Québec à Montréal Pavillon Judith-Jasmm, Studio-théâtre AJfred-Lalibertô, J-M400 40S.rue Sainte-Catenne Est SBemUQAM 8 clés pour réussir vos réunions par Raymond Laprée Auteur de Réussir vos projets de groupe (LOGIQUES, 2004) 352 pages • 34.95S ’ H En vente dans toutes les librairies Les Éditions LOGIQUES It prit at mdqme MMS reserve it modifkahom Entrée libre Renseignements : isc@uqam,ca www.isc.uqam.ca 514 987-3000, poste 2673 UQÀM Prenez position Michel BROCHU Jean-Pierre Michel DICTIONNAIRE DE OÉOmORPHOLODIE à CARACTÈRE DIMENSIONNEL SSCwes-C-SOS (514)842-3481 ci «citMMfra MflMt m ncnun féemnKiscMm* n teacnei m i A 8 LE DEVOIR.LE JEUDI » \ O V E M B R K 200 Ü ICTUALITES SUITE DE LA PAGE 1 Pour Julien Tourreille.de la Chaire Raoul-Dandu-rand de FUQAM, M.Bush vient de taire un geste qui pourrait s'avérer politiquement habile.-Eh taisant ce changement quelques heures à (>eine après les élections, U donne l’impression de conserver l'initiative.> Avec dans sa mire, sa succession à la présidentielle de 2008.La semaine dernière encore, M.Bush assurait que M.Rumsfeld, secrétaire à la Defense depuis six ans, demeurerait a son poste jusqua la fin de son second mandat présidentiel O n’empèche que sa démission «était dans l’air depuis quelques mois», note le politologue de l’Universite de Montreal, Michel Fortmann.«L’élection permet aujourd’hui au président d’arguer qu il y une nouvelle donne, de se débarrasser d'un handicap et de confier à quelqu’un d’autre le soin de préparer un adoucissement, une déradicalisation de la politique irakienne de la Maison-Blanche.» Handicap, en effet Le «faucon» Rumsfeld se sera mis à dos une bonne partie de l’establishment militaire et aura souvent été à couteaux tires avec le departement d’Etat sous l’ancien secrétaire Colin Powell.Le printemps dernier, six généraux à la retraite réclamaient sa démission immédiate, en déclarant que c'était un incompétent qui se mêlait constamment de stratégie militaire.Cette semaine encore, le Army Times, une importante revue militaire américaine, appelait à son congédiement considérant qu'il avait «perdu le soutien et le respect du leadership militaire».Avec ce résultat que plusieurs élus au Congrès, y compris parmi les républicains, applaudissaient tout à la fois, hier, le départ de M, Rumsfeld et l’arrivée de M.Gates.«Les élections d’hier étaient un cri pour le changement, et pour la première fois U semble que le président écoute», s'est félicite le sénateur démocrate Charles Schumer.Le chef de la majorité sortante du Sénat le républicain Bill Frist a espéré pour sa part que «ce changement [apporterait] un point de vue frais sur notre lutte dans la guerre mondiale contre le terrorisme, et qu’il [aiderait] à construire une politique de défense associant républicains et démocrates», M.Gates a une vision «beaucoup plus pragmatique et réaliste de la situation» en Irak, de conunenter Joseph Biden, membre démocrate de la commission des Affaires étrangères du Sénat.De Gerald Ford à Bush fils Agé de 74 ans, né à Chicago, M.Rumsfeld est un ami de longue date du vice-président Dick Cheney, autre faucon de l’administration Bush.En 1975, il devient secrétaire à la Défense sous Gerald Ford, alors que George Bush père, son rival, devient directeur de la CIA Cette inimitié ne se démentira pas.En 1981, en dépit du retour des républicains au pouvoir, l'hostilité du vice-president Bush lui barre la route de l’exécutif.En 1983, ü est envoyé spécial du président Ronald Reagan au Moyen-Orient C’est à ce titre, ironie du sort, qu’il se rend à Bagdad et rencontre Saddam Hussein, ce qui débouchera l’année suivante sur le rétablissement des relations diplomatiques avec l’Irak, qui avaient été rompues lors de la guerre israélo-arabe de 1967.Après une traversée du desert qui dure une quinzaine d'année, il revient sur la scène politique et devient secrétaire à la Défense sous Bush fils, a la suggestion de M.Cheney — à qui le président a d’ailleurs renouvelé sa confiance hier.Sa mission: transformer l'armée américaine et la rendre plus réduite, plus souple et mieux adaptée aux défis de l’après guerre froide.Son mandat aura été marqué par deux guerres, en Afghanistan et en Irak, le scandale d’Abou Ghraib et les polémiques sur la prison de Guantanamo.Il était au Pentagone quand, le 11 septembre 2001, un des quatre avions s’est écrasé sur le bâtiment du ministère américain de la Défense, à Washington.En moins d’un mois, il a lancé les forces américaines dans une guerre en Afghanistan qui a renversé le régime des talibans et a mobilisé l’armée dans une «guerre contre le terrorisme».Le rapide renversement du régime taliban lui donne de l’envergure au sein de l'administration Bush.Mais son étoile pâlit au fur et à mesure de l’enlisement en Irak et depuis un an, avec le revirement radical de l’opinion américaine contre M.Bush.M.Rumsfeld aura été notamment très critiqué pour ne pas avoir planifié l’après-guerre et avoir mal évalué le nombre de troupes américaines nécessaires pour occuper l'Irak.•Il a commis une erreur fondamentale.dit M.Fortmann, en s’imaginant qu'on pouvait abattre un Etat et le reconstruire avec des moyens limités.Il s’est rendu RUMSFELD responsable d'une situation catastrophique.» En avril 2004, les sévices infliges à des Irakiens par des militaires américains à la prison d'Abou Gh-raib.prés de Bagdad, provoque un imnxmse scandale international et le mettent en cause.11 a affirme par la suite avoir propose sa démission — refusee par k' president — quand le scandale a éclate.Les polémiques sur le centre de detention de Guantanamo, ouvert en janvier 2002 sur Hk de Cuba et géré par l'armée américaine, ont également marque son mandat L’annee américaine a ete accusée d’avoir inflige de mauvais traitements aux pruvuroers.1 Vs detenus ont entretins des grèves de fa faim pixir proies ter contre leur detention sans inculpation, et trois d’eptre eux se sont smckk-s en juin dentier.A peine annoncée, hier, la démission de M Rumsfeld, une association d’avocats defendant des detenus de Guantanamo a d'ailleurs prévenu qu’il pourrait faire l’objet de poursuites judiciaires pour son rôle dans l’usage vie fa torture./.», a luit valoir le ministre lors de la iienodc de questions à l'Assemblée na tionale, M.Couillard a soutenu qu'il était aetnelle ment «tout à tait sécuritaire» |x>ur un patient de se faire Imiter à l'hôpital Honoré-Merrier, mi la situation est redevenue «soirs contrôle».Kapix-lant que la pre valence du C.difficile avait chuté de 40 % dejmis que k mini sien' a déployé son plan d’action.M.Couillard a dit qu'fri n'rst absolument pas nécessaire de recom mamter aux Québécois de rrtanlrr, île différer ou d’an nuler une visite ou un traitement il l'hôpital compte tenu de la situation actuelle» Selon le ministre, «nos hôpitaux sont parmi les plus sécuritaires au monde» h* chef de Voptxmition officielle, André Boisrlair.a voulu, hier, se taire l’écho de l’inquiétude de la po|Hi la tion.«M/n seulement le monde a peur, au (Quebec, d'aller sur nos routes, il a peur d'aller dans les hâpi taux», a-t-il lancé au premier ministre Jean Clvaresl.La |>orte-parok de l’oiipisition offidelk en matière de santé, I nuise I larel.a signale que les données sur k programme de surveitlaiicr des infections à C difficile qui figurent sur k- site Internet du rniitisten* avaient du retard.1 es dernières données remontent â la tin de juin, Flk en a aussi appelé a la tolérance zéro.•Est-ce que ce qui serait responsable, rustrment.ce ne serait pas de viser la tolérance zéro en matière d’infretums nasoco-miates?le ministre, quand il parle, c’est de résignation |qu’il] parte Je ne pense pas que ça console les familles éprouvées parles dérés ri Homrré-Memer « I a tolérance zéro en cette matière est chose im poasibk, a rappelé M t ouillant »ll n’y a pas un f/ays au monde, il n'y a pas un système de santé au mi/nde qui a zéro infretton nosocomiale En temps normal au (Jucher, compte tenu de linruienre prévisible, il y a de 2000 a 3000 cas par année de C.difficile», un fait qui s'avérera même quand le Parti québécois reviendra au pouvoir, a dit M.Couillard Ia» Ik’t'oir Bush KH’rne- la» victoire de Jim Webb, en Virginie, a donné la majorité au Sénat aux démocrates.SUITE DE LA PAGE I la?contrôle du Sénat s’est toutefois joue en Virginie, où le démocrate Jim Webb l’a finalement emporté hier soir sur le républicain George .Alien.Le sénateur républicain sortant pourrait toutefois réclamé un recomptage, ce qui prolongerait l'attente de trois semaines.Avec la victoire de Jim Webb, les démocrates comptent 51 sièges au Sénat contre 49 pour leurs adversaires républicains.Les démocrates s’étaient déjà emparés de la majorité à la Chambre des représentants.Ces élections de mi-mandat leur ont permis de progresser d’une trentaine de sièges, alors qu'un gain de 15 sièges leur suffisait pour redevenir majoritaires au sein de cette assemblée de 435 élus, qui était entièrement renouvelée mar di.Les démocrates vont donc prendre la tête des différentes commissions de la Chambre, ce qui va leur donner la possibilité d’enquêter sur les aspects les plus contestés de la politique de George W.Bush, notamment dans les domaines diplomatiques, militaires et énergétiques.Bush se sent responsable Le president s'est par ailleurs dit •en grande partie mfrmsable» de la défaite de mardi.«J’ai compris que les gens n étaient pas d’accord avec certaines de mes décisions», a-t-il soutenu.Le président a également reconnu kiknéme que sa politique en Irak, pays envahi en mars 2(X)3 [xir les forces américaines et plonge depuis dans une spirak de violences, ne fonctionnait pas assez bien, et pas assez vite».11 a ajouté qu'il était d’accord avec son secrétaire à la Défense.Donald Rumsfeld, qui a démissionné hier, sur le fait qu’il fallait adopter une «nouvelle perspective» sur le dossier irakien, tout en soulignant que le résultat des élections ne signifiait pas que les Etats-Unis étaient prêts à retirer leurs soldats d'Irak.«Les gens qui vont observer cette élection, l’ennemi.vont dire, eh bien, cela doit signifier que l’Amérique va partir [d’Irak].La réponse est non [.] les démocrates vont soutenir nos troupes exactement comme les républicains ].] Les Irakiens doivent bien comprendre cette élection.» Main tendue aux démocrates Outre les élections au Sénat et à la Chambre des représentants, les démocrates ont aussi enregistré des gains importants pour les postes de gouverneurs, en repre- nant six Etats aux républicains et en obtenant une majorité de vont au plan national.Ils ont également remporté la majorité des assem blées d'Etat.Seul motif de satisfaction pour les conservateurs, les électeurs de sept Etats ont rejeté le mariage homosexuel lors de référendums organisés parallèlement aux scrutins locaux.Conscient de son recul le président a d’ailleurs exhorté hier repu blicains et démocrates à s'entendre sur des dossiers essentiels, comme celui du financement de la sécurité sociale.«Il est très important que les gens apportent des idées, que ces gens soient républicains ou démocrates.Si ce n 'est pas le cas, rien ne pourra se faire», a-t-il dit lors d’une conférence de presse.Il a estimé que des terrains d'entente pourraient être trouvés entre démocrates et républicains au Congrès sur des dossiers comme k* salaire minimum.«Je crois que nous pouvons trouver un terrain d'entente sur de nombreux sujets, et il y a une différence notable entre trouver un terrain d'entente et abandonner ses principes», a-t-il dit.les démocrates se sont engagés a augmenter le salaire minimum horaire, actuellement de 5,15 $ et qui n'a pas été revalorisé depuis septembre 1997.Les dépenses pour les retraites et l'assurance-maladie devraient peser de plus en plus lourd sur le budget américain avec l’arrivée à la retraite de la génération du baby-boom, et M.Paulson a parié à ce sujet du «plus grand dossier économique auquel le pays est confronté».Les démocrates devraient aussi s’attaquer à la poli tique de l'immigration, alors que les Ktats-l 'ms se sont lancés dans la construction d'un mur à fa frontière avec le Mexique.Et l'un des dossiers les plus ardus sera le programme de baisses d’impôts de M.Bush, qui arrive à expiration en 2010.l es démocrates y sont très hostiles parce qu'à leur avis il favorise surtout les riches, mais le président a un droit de veto qui rendra toute action difficile Ix‘ monde réagit timidement La défaite des républicains aux élections de mi-mandat a été ae cueillie hier avec circonsjx'ction dans le monde, même au Moyen Orient, personne ne jariant sur de grands changements dans la poli tique américaine, le Vénézuélien Hugo Chavez a été le seul chef d'Etat a se réjouir ouvertement de cette «raclée pour le president ame ricain».En revanche, aucun en thousiasme n’était perceptible ni a Bagdad, ni dans le monde arabe, même si les démocrates ont réclamé une nouvelk politique en Irak Le premier ministre canadien, Stephen Harper, a jugé que ce scrutin ne changeait rien aux rela lions canado-ainéricaines I,a victoire démocrate aux élections de mi-mandat n'a aussi guère eu de répercussions sur les marchés financiers mon diaux: Wall Street a clôturé sur un nouveau record, tandis que le dollar a un peu rebondi apres un bref fléchissement.Le Devoir Alee l'Agence France-Presse, la HHC, CV.V et Reuters Enfants SUITE DE LA PAGE 1 Pointant le jeu libre comme un aspect essentiel du développement des enfants, le Conseil canadien sur l'apprentissage (CCA a lancé hier aux parents et aux éducateurs une invitation à l'équilibre entre «les activités structurées de nature éducative et ludique» et «le jeu libre, ouvert et autodéterminé».Dans son dernier bulletin mensuel intitulé Lais-sons-les s'amuser, le CCA constate que «de plus en plus de jeunes enfants canadiens sont tellement occupés à suivre des leçons structurées et à pratiquer des sports organisés qu ’ils ne peuvent jouir des bienfaits du jeu libre et spontané».Préparé par le Centre du savoir sur l'apprentissage chez les jeunes enfants, une branche du CCA située à Montréal et dirigée par le chercheur Richard E.Tremblay, l'article vise à convaincre les parents de l’importance du jeu, leur enjoignant de ne pas succomber trop souvent à la tentation de se servir de la télé comme gardienne d'enfants.Du même souffle, il suggéré aux enseignants et aux éducateurs de ne pas associer le jeu libre uniquement a une maniéré de combler les «temps morts», que ce soit en classe ou au service de garde.•Le jeu n'a pas toujours besoin d’être associé à un objectif d’apprentissage spécifique, même s ’il est démontré qu’on apprend en s amusant, a noté hier Paul Cappon.president-directeur général du CCA ü y a une valeur au jeu salissant et farfelu, et le parent peut très bien accepter de devenir un personnage loufoque inventé par l'enfant, au risque de tomber un peu dans le laisser-aller.• Alors qu'il y a quelques dizaines d’années a peine on emmitouflait les enfants le samedi matin avant de les expédier dehors pour une longue fin de semaine de grand air ponctuée de quelques pauses repas et dodo, aujourd’hui le programme du week-end a considérablement changé chez les jeunes familles modernes.Entre l'entrainement au hockey, le cours de karaté, la leçon d’escalade et le match de soccer, parents et enfants s’essoufflent dans les fêtes d’enfants organisées au quart de tour, la marmaille réclamant l'apres-midi au cinéma et la visite au musée, les parents se culpabilisant d’avoir manqué la derniere piece de théâtre pour enfants et le concert symphonique au parc.Ouf •Il n’y a pas de comparaison possible, en effet, entre ce que fai pu vivre comme jeune enfant et Tho-raire auquel les enfants sont soumis maintenant.note Paul Cappon.qui a quelques cheveux gris.Même avec les animaux domestiques, les gens cherchent toujours la performance, les résultats, le meilleur massage pour chien, le bon cours de dressage, Faut-il qu ’il y ait toujours un objectif de performance derrière chaque activité?» Comme le note le CCA même si les parents ont récemment indique l'importance qu'ils accordaient au jeu — selon les résultats de YEnquête sur les attitudes des Canadiens à l'égard de l’apprentissage —, fls ont en revanche montré dans leurs pratiques un at trait grandissant pour les activités organisées.Ainsi, selon Statistique Canada {Enquête longitudinale na tionale sur les enfants et les jeunes), de 1999 a 2003.fa proportion des jeunes enfants de quatre et cinq ans inscrits a des cours structurés (gymnastique, arts martiaux, etc.) est passée de 23 a 30 %.Le même engouement a été remarque pour les sports organises, la statistique augmentant de 36 a 41 %.La petite piece de theatre imaginée spontanément par les gamins ou encore fa bataille de chevaliers tn> provisée dans le salon avec des bouts de carton ont pourtant elles aussi une grande importance pour fa croissance de l'enfant, note le CCA qui fait du jeu libre le «fondement des rompétenres intellectuelles, sociales.physiques et affectives» nécessaires pour «réussira l'école et dans la vie» Si le jeu de bk>cs ou fa construction d'un château soutient le raisonnement logique et fa résolution de problèmes, le jeu de mains, lui.favoriserait «l'autodé termination sociale et affective», note le rapport, qui souligne que ce dernier type de jeu pourrait être déterminant pour l’amélioration des compétences sociales des garçons L'imaginaire des tout-petits, parfois si merveilleie sement créateur, permet d’accéder au plaisir mai* aide aussi a fa communicatevn.a fa mise en perspevt» ve et a l'alphabétisation, «te enfants perfretumnant un vocabulaire adapté a divers rôles et cemtextes» Le rapport insiste aussi sur le fait que les notions d'apprentissage Ikes au jeu doivent être accessoires plutôt que de constituer la seule raison d'être du jeu •Is bambin qui se concentre à superposer des blocs n’est pas nécessairement motivé par un besoin ni même un désir d'apprendre les principes associés a la stabilité structurelle», note le CCA qui va jusqu'à dire que, si k jeu est présenté au petit uniquement sous ;uigk eefix ationriH, l’aspect ludique- est alors a* sodé plutôt a une tâche, ce qui peut être suffisant pour que l’enfant boude son plaisir Dans le document, on note aussi l'importance pour l'enfant d'apprendre «ce qui importe le plus non pas par des explications, mais bien en développant eux mêmes leurs connaissances par une interaction avec le monde physique et avec ddutrn enfants, et ce, par le jeu» Cette derniere affirmation rappelle cer tain* des princ ipes qui guident fa controversée re forme québécoise de l’éducation, l'rudent, le président Eau) Cappon a toutefois refusé de s'aventurer sur ce terrain provincial «Je ne commenterai pas la réferrme de l éducation du Quebec, mass je note que le feu peut soutenir nombre dactivités d'apprentissage, ce que des parents, des édu cateun et des enseignants ont comprit depuis long temps.Sous ne souhaitons critiquer personne avec ce rapport ou porter des ptgements négatif!, mats seulement indiquer que le jeu en lui -même.U/ut seul, est essentiel ()n l’a peut-être oublié avec le temps • Ia» Devceir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devon- sont situes au 2050, rue De Bleury.9- étage, Montréal (Québec).H3A 3M9 Ë3 Plsce-des-Arts Ils sont ouverts du hindi au vendredi de 8h30 à 17h.Comment nous joindre ?La rédaction Au telephone 51A985-3333 Par télécopieur 5144*5-3360 Par courrier redaction 9 ledevotr com La publicité Au telephone 5144*5-3399 P*r télécopieur 5144*5-3390 Extérieur de Montreal (sans truss) 1800 3634905 Renseignements et administration : 514-985-3333 U Dmem pn*.a ”ctobk*., sarttr* a tm f «Eànpwn -y v* t k laçnmxr irjFptmmrjm mxitmme» àam mmsm bs pratea» m in» mrm*»jwat a Lê Ùmmrem pubè* dit fends m taenêdé par L* Dtvoar bac doat fc «ep* «xa» ai rm !> Rfaonr 9 mm Hsavtai.f m Lafcncg Prwg C¦wririwr « anarrw i gw^iriwr et a fiflfew r le» màmmtMMm pütàÊK» âmm L* Ùmmr Lt Imm* m gfcaHbar pw liyaawia Les avis publics et appels d’offres Au telephone 514^853344 Par télécopieur 5144*53340 Par courrier avwdevtZJedevuir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au telephone 5144*53322 Par téiéoïfâeur 514-3340 • «nnari % w** » r kapnemms fjmtmrm % *ff, y frxMfr gwfewtv fer.rr ’M y ÇBrttMVNHtaK» -V « war Mary f ’.j/m tj* Les abonnements Au téléphone 5144*53355 du lundi au vendredi de 7h30à 15h30 Par télécopww 5144855967 Par courriel abonnement»# ledevow com Extérieur de Montréal '«an» Iran) 1 xrr«403.7569 L’agenda culturel Au téléphoné Par télécopieur t {+0*m*0 Im toi r WA f Mprtc *g9É 5144853346 S144653X6/ ré> lee*»» LE DEVOIR, LE J E LD I O X O Y E M H R E l> O O 0 Les Coups de Théâtre *•• «-rt* jetai* public wws.coupBdetheatre.cais CULTURE DINARS 200GB COMMERCE INTERNATIONAL DES ARTS DE LA SCÈNE DU 14 AU 11 NOVEMBRE IAISSM PASS! K GRATUITS OISPONISUS' WWW CINARS ORG/SPECTACIES Ouverture des nemièmes Rencontres internationales du divumentaire de Montréal Serge Giguère donne la parole aux aînés ODILE TREMBLAY CI est le beaui4^wf de rêves du Montréalais Serge Giguère qui ouvre ce soir les neuvièmes Rencontres internationales du documentaire de Montreal, en piste jusqu'au 19 novembre.Ce film donne la parole à des aines qui illuminent leur quotidien en créant, en travaillant la terre, en entretenant hobbys et passions.Cinq héros, âges entre 72 et 94 ans, vivent et témoignent Serge Giguère.qui avait notamment réalisé Le Roi du drum.Oscar Thibault et 9, Saint-Augustin.assure ne pas tout à fait savoir pourquoi il puise surtout ses modèles parmi les gens âges bourres d energie, souvent flamboyants.•S'étant pas particulièrement actif moi-même, confesse-t-il, je voulais juste jaire un jilm libre au sortir de trois années passées à l’ONF» Le cinéaste dit quand même éprouver une fascination pour la mémoire des personnes âgées, leur imaginaire, leur caractère forgés au fil du temps et des experiences.E retrouvait en outre avec plaisir le monde de son père, sa propre enfance aussi.«£* entrant dans la maison mère des sœurs du Saint-Nom-de-Jesus-et-de-Marie.je savais que je pénétrais un univers sur le point de disparaître.» Serge Giguère a d’abord tourne chez son voisin cultivateur.De fil en aiguille, d’autres personnes lui ont ete recommandées; Reine IV carie, la religieuse chanteuse lyrique, Marc-André Péloquin, qui fabrique des avions miniatures, Ray Monde, la femme peintre, etc.«/avais huit ou neuf modèles au début.L'emondage s'est fait tout seul, mais toutes les classes sociales sont représentées dans ce .film.Les femmes se sont revelees plutôt artistes, les htm mes.artisans.» 11 a travaille sur une période de quatre ans, arrivant avec sa camera à l'heure des grandes transitions.«Ce matin, je jette mes toiles», lui a dit l’artiste peintre, alors il a couru la filmer.•J’ai tourné beaucoup mais conservé surtout les rencontres qui marquent le passage du temps», precise Serge Giguère.•La mort se rrvèle très présenté Certains de mes personnages étaient proches de leur terme, d'autres non Deux d'entre eux se sont éteints depuis le tournage.Que reste-t-il à la .fin d'une vie?Des souvenirs.» E a fini par determiner que ses personnages ne se rencontreraient jamais tout en trouvant une courbe' dramatique comprenant les témoignages de tous.•En tin de compte, il m'est apparu que ce film alliait des elements humains, drôles et dramatiques, avec tous les registres de vie lies parle fil de trame » Le Di’t'oir CONCERTS CLASSIQUES De la musique comme on n’en fait plus CLUB MUSICAL DE QUÉBEC Brahms: les trois Sonates pour violon et piano.Gidon Kremer (violon), Krystian Zimerman (piano).Grand Théâtre de Québec, mardi 7 novembre.CHRISTOPHE HUSS Deux titans de la musique étaient bien sur la scène de la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec mardi soir.Pas pour un choc, mais pour une rencontre comme le circuit musical en offre très peu.une rencontre semblable à celles qui avaient pour terrain les festivals de Prades ou de Marlboro dans les années cinquante.Kremer et Zimerman, ce ne sont pas deux «noms» accolés sur une affiche.Ce sont deux grands artistes qui ont, des Sonates pour violon et piano de Brahms, une vision qui tranche radicalement avec ce qu’on y entend habitueDe-ment Dés l’attaque de la Sonate n ° 2, opus 100, qui lance la soirée, on comprend que pour Kremer et Zimerman ces sonates ne reposent pas sur la confrontation de deux instruments mais tiennent de la confession intime.L’un et l’autre prennent la parole dans une narration aérienne et élégante comme une plume bercée par le vent B ne manque qu’un feu de cheminée crépitant au fond de la scène pour ajouter un cadre intime à ces confidences sans paroles.Le piano de Zimerman est liqui- de: pas un recoup, pas une n'sonaie ce mal éteinte.Au contraire: une impression de quasi-apesanteur et une infinie palette d’intensités sonores.11 tisse la 2 Sonate comme une arabesque geante.alors que Kremer nous sert des diminuendos du bout de l’archet et joue de la couleur mordoré*.' de sa corde de sol.lu caractéristique la plus magique de cette communion se trouve dans la douceur des attaques, ces notes qui semblent cueillies dans le ciel.La 1" Sonate jouit d’une gamme immense de nuances dans un canevas globalement feutré: l’extinction du mouvement lent, comme une berceuse, est aussi sublime que l’attaque susurrée du finale.Avec la 2 Sonate, la perspective change; le ton est plus pugnace, les attaques plus vives dans le pn» mier mouvement qui débouche sur un adagio d’un chant profond et humble.Plus buriné et chan géant, cet opus 108 scelle avec élan la synergie de deux artistes qui n’ont rien à prouver.Es savourent leurs decrescendos et leurs gradations d’un souille commun.Cette complicité, partagé*' par un public fiés respectueux, se prolonge, malgré une légère déconcentration du violoniste, dans un rappel original, Rêve d'enfant, op.I l d’Eugène Y save, et par un mouvement de sonate de Mozart joué de manière facétieuse, avec des cadences pour le moins inattendues.Cette inoubliable soirée figurera très haut au palmarès des grands concerts de Tannée 200b.Collaborateur du Ik’vetir Eclectisme et rythmes chauds à Montréal en lumière LI SA MARIE GERVAIS Fidèle à ses habitudes, le festival Montréal en lumière, qui se tiendra cet hiver du 22 février au 4 mars 2007, promet de l’éclectisme, des rythmes chaleureux et, bien sûr, quelques batifolages dans la neige.Cette huitième édition mettra en vedette des artistes, d’ici et d’ailleurs, issus de tous les milieux de la danse au théâtre en passant par Tart visuel et la musique.Après les présidences d’honneur de Marie Chouinard et d’ArieDe Dombasle Tannée demie re, c’est la violoniste Angèle Du-beau, qui fêtera ses 30 ans de car- rière, et T auteur-compositeur-inter prête sud-africain Johnny Clegg, qui reprendront le flambeau.Au programme de ce festival hivernal, l’Afrique du Sud sera à l’honneur et réchauffera les ardeurs ave*' le Soweto Gospel Choir, et ses har monies vocales sud-africaines, et Men-Jaro, un spectacle imagine par le chorégraphe Vincent Matsoe, qui s'inspire des rituels traditionnels des Sangomas pour rassembler musiciens et danseurs dans une performance d’-afro-fusion».Sur scène, les festivaliers pourront notamment apprécier la Brésilienne et Montréalaise d’adoption Monica Freire, la Portugaise Misia, dont la musique mêle fado et influences espagnoles, et Yann Perreau, qui présentera son spectacle Perreau et la lune, en grande première montréalaise.Les airs plus classiques de Barbara Hendricks, Daniel Taylor et Nathalie Paulin accompagnée du chœur de l'Orchestre Métropole tain, ainsi que ceux plus jazzés de Chris Potter et son quartette et du Roy Hargrove Quintet, feront également partie de la fête.Du côté des spectacles de varié tés, sous la direction de Fatou Traoré, Le Vertige du papillon éblouira par ses performances mêlant musique, danse et cirque, de même que Constantinople, de Christos Hatzis, un spectacle multimédia qui revisite la reine des villes médiévales.l.a fête des lumières Hydro-Québec reviendra une fois de plus dans le Vieux-port et le Vieux-Montréal, avec ses personnages de lumière, ses leux d'artifice et autres activités sur glace.Di fameuse Nuit blanche à Mont réal aura lieu pour la quatrième année, dans la nuit du samedi 3 mars 2007.l^s billets pour les spectacles seront en vente des samedi prochain.lœ Dei'oir A LA TELEVISION K N H K K F Saints-Martyrs-des-Danmés en Espagne Max Films international a coochi une entente de distribution avw Eunxiné Flints en Espagne.1 e film fantastique de Robin Aubert ¦Suihîs-Ala rtvn-iies-J \im nés sortira sur 25 écrans espagnols.11 avait remporte en octobre le prix du public au Festival international de films du Luxembourg - LiDetxnr Garcia après Binoche à Montréal le tosriv.il Cinemania consacre à Lt production cinéntatogniphRtuc francophone bat son plein Après Li visite ralraiehissante de JuBettc Binoche pour le lancement de Teve minent, c’est au tour d*' Nicole Garcia de venir présenter demain son nouveau long métrage.SeLm Charité, mettant en vedette Vincent Lindon et Jean l Vire Ikicn 1 e même soir, Gérard Ih-piuriieu pré te littéralement sa voix au film Quand fêtais chanteur île Xaviei Gkumoli, en compagnie de Cécile d*' France.11 retromr d’aiUeurs son âme de grand acteur dans cette co-nxMie dramatique presentee en selection officielle k»rs du ikniier tes-thaï île C.uines.Ft la letraspective tk-s tihns ik' Kl ystot Kieslowski poursuit avec Longe isuix-dû Plane *4 Li double tse iie I WtKfc/ae (dimanche).- Le Dnxnr Lcloup et la relève 1 es n ventes sorties d'artistes tels Kolxrt Chailebois _ Ciel, ma CTV News I Tutenstein .Raymond Heads up ABC News [ News PBS (SSI PBS i»7> CTV tCovnT AAC BRAVO DISCOVERY HISTORY NI WSWÔRÏÔ SHOWCASE NBC News King,, The Newshour BBC News ÏBusiness CTV News 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Intronisation de Patrick Roy L ifpicerle [le National lÉcrane.Génies du crime Déco sur Tévé Arts martiaux JAG f a I oi et I Ordri La Porte d Atlantis du siécîe~jÉnse»gner Villages et Visage» __ ____^LJJnivers de la Bible Vue du canal / Alsace jLe Québec de J C f < I < »rce f uturama Sports 30 Rouie Au dessus d« (H rtilMév» Le Cercle Nouvelles de Dieu î ï(y .La Fosse aux lionne» RftCttlfer *1 I léh i Denis I évesciue Groupes F*ériorle PB fl ^ (?3 .VI ) I ofl Cinéma Story Le Téléjournal Jrnl RDI Le Journal [Temps présent f nquéteur» d n* cldents adoption L Gros Conr ertPop P Lapointe T été première cosmos î Simpson __t Lutte Impact T NA Cinéma / L APPEL DU DEVOIR (4) avec Nancy Palfc • scène Mèga ménage CirtAftu* D Btroy C esl neuf 70 Star Vi»lte Wbre 1 Scénario catastrophe The 1 3th Mission Grey s Anatomy Survivor: Cook Islands The Agenda Ugly Betty_________ Survivor Cook Islands Js Earl___The Office Til Death "’Tll” Death The This Old House Hour Adirondack j Wild ~ Grey s Anatomy Viens 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