Le devoir, 16 novembre 2006, Cahier A
HÉMA-QUÉBEC Un régime d'indemnisation no fault pour d’éventuelles victimes Page A 3 ?w w w .led e v o i r.e o ni PQ Boisclair imite le Canada anglais à prendre le beau risque LE DEVOIR V O L .X C V 1 1 X 2 6 1 ?LE .1 E T D 1 l (> N O V E M H H E 2 O O ti ^ N c ?I \ \ K s 1 ^ L’entrepreneur a respecté le budget initial de rUQAM Le président du conseil d'administration ne peut expliquer qu'une partie des coûts additionnels MARIE ANDREE CHOUINARD Pomerleau inc., l'entrepreneur général qui a signé la construction du Complexe des sciences de 1TJQAM, assure qu’il a respecté à la lettre le budget de 165 millions octroyé par luniversité, terminant même l'exercice avec une économie d’un million de dollars, n ne s’explique pas le "dépassement des coûts de construction», évalué désormais par les vérificateurs de ITJQAM à 40 millions de dollars.Surpris de la hauteur des imprévus dans ce projet immobilier, le président-directeur général de l'entreprise de construction, Pierre Pomerleau, a indiqué hier au Devoir qu’il se désolait de l’ombre jetée sur ce projet, qu’il a qualifié hier de «succès colossal».«Depuis le premier estimé qu’on a fait en 2003, on a parlé de 165 millions, et à la fin, on a terminé avec 164.C’est une économie! Écoutez pour nous, à tous points de vue, c’est un projet qui s’est fait sous le signe de l’effieacité et delà responsabilité.C’est un succès.» Les propos de M.Pomerleau, un des chefs de file dans l’industrie de la construction québécoise, contrastent avec le constat fait la veille par le Comité de vérification de l’UQAM, qui a analysé les états financiers de l’établissement Comme Le Devoir le révélait hier, celui-ci a en effet conclu à des «coûts additionnels de construction du Complexe des sciences» de l’ordre de 40,6 millions de dollars au 31 mai dernier.Le montage financier initial prévoyait un budget de 165 millions, comprenant les travaux effectués sur le Pavillon des sciences biologiques, le Cœur des sciences, les résidences universitaires et le pavillon institutionnel de la Télé-université.Le président du conseil d’administration de ITJQAM, Alain Lalüer, a convenu hier qu'on ne pouvait Le montage financier initial prévoyait un budget de 165 millions.Or le projet a finalement coûté 164 millions, selon renntrepreneur.VOIR PAGE A 10: UQAM Ambrose règle ses MITT.RS Sur la tribune onusienne à Nairobi, Rona Ambrose n’a pas fait hier la plus petite allusion aux efforts du Québec, dont on dit qu’ils sont les plus substantiels qu'une province canadienne ait mis en avant jusqu'à aujourd'hui.comptes La taxe carbone de Villepin fait du chemin à Nairobi 1.0 V IS ti 1 I 1 I S I K A N CO t K Pendant que le secrétaire général de l’ONlL Kofi Annan, invitât! ht communauté internationale a hi* ser les changements cfimatiques en tête de leurs pnon tés.au niveau des questions de sécurité, ht ministre en tutdienue de l'Environnement, Rona Ambrose, a pro tité de ses cinq minutes sur la tribune onusienne de la conférence de Nairobi sur le climat pom m- lancet dans une série d’attaques parti sanes que plusieurs ont quali fiée de «très mauiHiis goût» Elle a notamment accusé le précédent gouvernement libè ral de n'avoir pas mis en place un plan à la hauteur de ses engagements en vertu du protoco le de Kyoto, sans pour autant mentionner que c’est le gouvernement Harper qui a mis la hache dans les volets des dil fé rents programmes déjà fonc tionnels et (ait disparaître le budget de 10 milliards consacré au plan canadien de lutte contre h-s changement* climatiques.Lorsque les conservateurs sont arrivés au pouvoir en jan vier dernier, a-t-elle dit, «nous nous sommes rendus compte que les mesures prises pour répondre aux changements ch matiques par les précédents gouvernements canadiens étaient insuffisantes et inexplirablrs Des années après avoir signé et ratifié le protocole de Kyoto, le ( anada n’avait toujours pas mis en application un plan pour lutter contre les changements climatiques Et le résul tat, c’est que le Canadti est d 35 % au-dessus de l’objectif de Kyoto» pour ses émissions de gaz à el let de serre.•Certains, a trllr ajouté devant h-s 1HO jsiys n-pié sentés par une centaine de ministres pléni|x>tmtiairr-s, se servent du protocole de Kyoto pour sum tier la divtsum VOIR PAGE A 10 AMBROSE ¦ Iji chronique de Michel David, à lire en page A 3 ¦ L’éditorial de Jean Robert Sanafavon, en page A H «Jamais en 15 ans de travail dims ce dossier, je n'avais vu des attaques aussi bassement partisanes proférée» sur une trihunc intcrnationalc », dit Steven (luilbcault Bachand fait volte-face Washington d’accord pour discuter de l’Irak avec l’Iran Québec entend revoir la loi sur les heures d'affaires d'ici la fin du mois FABIEN DEGUISE Le supplice de la file d’attente aux caisses des épiceries le samedi et le dimanche apres 17 heures devrait disparaître dans quelques semaines.En effet le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l’Exportation.Raymond Bachand, se prépare à revoir d’ici la fin du mois la loi sur les heures d’affaires, à l'origine de cet effet pervers, afin de «régler le problème rapidement», a-t-il indiqué en entrevue au Devoir.Le dépoussiérage doit être réglé avant Noël, espère-t-iL et ce, en dépit des tensions qui existent actuellement entre syndicats d'employés et épiciers autour des nouvelles regies du jeu à adopter.Ravmond -Ça fait longtemps que l’on es- Bachand 4e maintenir ** équilibré entre les consommateurs, les travailleurs et les employeurs», a indiqué hier M.Bachand lors d’un entretien téléphonique.«Mats à un moment donné, comme gouvernement, nous avons des responsabilités.Un consensus clair a émergé dans les dernières semaines, après 17 heures lie samedi, le dimanche et les jours fériés).fa n ’a pas de bon sens jdans les épiceries].On va donc agir là dessus.» VOIR PAGE A 10: BACHAND INDE X .Annonces — -84 Météo 87 .Avis publics .86 Monde 87 Culture 810 1 1 84 Décès 84 Pofiüqne A3 Économie -81 Sport» 86 Éditorial _ _A 8 Sodoku 84 Idées .A9 Tefcvinon 88 Un haut responsable du département d’Etat a indiqué hier que Washington était d’accord «s«r le principe» pour discuter directement avec l’Iran de la situation en Irak.»En ce qui concerne l’Iran, nous sommes prêts, en théorie, à discuter avec les Iraniens de la situation en Irak», a affirmé David Satterfield, principal conseiller de la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice sur les affaires irakiennes au cours d’une audition devant une commission du Sénat américain.•Nous sommes prêts, en théorie, à un dialogue direct avec l’Iran», a-t-il ajouté devant la commission des Forces années.•Le calendrier pour un tel dialogue direct doit encore être examiné», a-t-il ajouté.Empêtré dans le bourbier irakien, subissant des pressions très fortes pour ré- soudre le problème, Washington pose, pour toute rencontre avec Téhéran, des condi-tions qui touchent un autre dossier en exi géant que llran cesse toute activité nuclear re avant de discuter de l’Irak.Ces déclarations surviennent deux jours après que les Etats-Unis eurent indiqué que Washington avait renoncé a discu ter directement avec Téhéran des moyens de lutter contre la violence en Irak.Mardi, Damas et Téhéran ont fait savoir quTls étaient prêts à discuter des movens pour stabiliser la situation en Irak.A bord de l’avion présidentiel Air Force One.Stephen Hadley, le consedh-r pour la Sécurité nationale du président George W.Bush VOIR PAGE A 10 IRAK Interrogé par des sénateurs américains, le général John Abizaid, chef du commandement central de l’armée américaine, a déclaré hier qu’une augmentation du contingent américain en Irak ne constituait pas la solution aux problèmes de ce pays.IDÉES Pour un Québec économe Une coalition nationale veut remettre Vépargne au centre des préoccupations des Québécois ¦ À lire en patfe A 9 Par l’auteur de Mma Ramotswe, détective yfASirB MçÇàil SHI™ , anuinK MfX&Mfof McCall Smith Amis, amants, chocolat JMsaam • MJtt wwar.aditioiMfidcs.com El » I EDITIONS LASEMAINE LA MAISON DES BEST-SELLERS SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL (KIOSQUE 615) VENEZ RENCONTRER NOS AUTEURS DOMINIQUE MICHEL PHILIPPE LACUÊ £J U CRHIQUfc N 1 DE L'AUTOMOBILE BULLETIN ANNUEL DE LAUTO 2007 TOUTE LA VÉRITÉ SUR LES MODÈLES DE VOITURES LES PLUS POPULAIRES Le guide incontournable du consommateur pour éviter les mauvais achats Philippe Laguë SIGNATURES SIGNATURES: Jeudi 16 nov.de 16 h à 17 h Vendredi 17 nov.de 15 h à 17 h Samedi 18 nov.de 14 h à 16 h et de 18 h à 20 h Dimanche 19 nov.de 14 h à 16 h ¦VA OES MOMENTS SI MERVEILLEUX ¦ Jeudi 16 nov.de 19 h à 20 h Vendredi 17 nov.de 20 h à 21 h Dimanche 19 nov.de 12 h à 13 h mm CUISINE FRAÎCHEUR MARIE-JOSÉE TAILLEFER SIGNATURES: Vendredi 17 nov.de 17 h à 19 h Dimanche 19 nov.de 13 h à 14 h Autobiographie à la fois drôle et émouvante 600 pages de confidences et d’anecdotes Dominique Michel LE COMMANDANT ROBERT RICHE TW I.tr SIGNATURES: Samedi 18 nov.de10hà11 het de 19 hà 20 h Dimanche 19 nov.de 18 h à 19 h lt:i)moNs lA&MMNEi Des recettes au goût du jour Marie-Josée Taillefer Des témoignages de héros Le commandant Robert Piché < LE DEVOIR.LE JEUDI 1 t> NOVEMBRE 2 O O B a a Michel David Le fossile et le mollusque Le petit jeu auquel Québec et Ottawa se livrent depuis le debut de la conférence de Nairobi sur les changements climatiques tourne franchement à la farce.Et, en toute justice, il faut reconnaître que le ministre de l’Environnement, Claude Béchard, s’est surpassé dans le rôle du dindon.Déjà, la semaine dernière, sa vis-vis fédérale.Rona Ambrose, avait démontré une facilité déconcertante à le rouler dans la farine.Malgré les dénégations du principal intéressé, qui réclamait un droit de parole à Nairobi, elle était sortie d’une rencontre avec M.Be-chard en déclarant qu’ils avaient conclu une entente qui permettrait au Canada de parler d'une seule voix.Après avoir réalisé qu’il s’était fait berner, M.Béchard s’était envolé pour l’Afrique en se promettant de faire passer un mauvais quart d’heure à celle qui s'était payé sa tète aussi ouvertement *Je crois qu'à la fin delà semaine, Ambrose dira que c'était une erreur de ne pas nous avoir donné l’occasion de parler», avait-il déclaré.Cette belle pugnacité n’a malheureusement pas résisté au décalage horaire.Sitôt débarqué, M.Béchard s’est empressé de conclure une nouvelle entente avec M" Ambrose.«Je n'ai pas changé de ton, mais je ne veux pas de chicanes», a-t-il expliqué à un collègue de La Presse.Sur la promesse que la ministre fédérale allait mentionner le plan québécois dans son discours, il s'abstiendrait de critiquer Ottawa devant la communauté internationale.Bien entendu, elle n’en a pas dit un mot et M.Béchard s’est retrouvé Gros-Jean comme devant.De toute évidence, M”' Ambrose ment comme elle respire, mais il est encore plus étonnant de voir M.Béchard gober tout ce qu'elle dit A moins que la tactique du dindon ne soit une ruse pour démontrer toute la perfidie fédérale?Voilà qui serait vraiment très fort! ?Il n'est pas rare qu’un (e) politicien (ne) donne l’impression de prendre les gens pour des imbéciles, mais M™ Ambrose a vraiment atteint un sommet de mauvaise foi dans sa présentation de la position canadienne sur la lutte contre les changements climatiques.Le directeur de Greenpeace au Québec, Steven Guilbeault, a parfaitement traduit le sentiment général en déclarant: «Les propos de la ministre, qui prétend que le Canada respectera les obligations du protocole de Kyoto, mais pas les cibles, sont ridicules, mensongers et scandaleux.• Cela n’excuse évidemment pas tout Le président du Canadian Climate Action Network, David Coon, a dû présenter ses excuses à la ministre, après que des membres de son réseau lui eurent reproché de s’occuper davantage de sa coiffure que de son travail, mais l’incident témoigne de l’exaspération que provoque son attitude.Hier, M“ Ambrose a déclaré que le protocole de Kyoto était utilisé pour diviser les Canadiens.Là encore, elle déforme scandaleusement la réalité.A en croire un récent sondage CBC-Environnks, ce serait plutôt un facteur d’unité: 70 % des Canadiens estiment que le gouvernement Harper n’en fait pas suffisamment pour la protection de l’environnement Un tel consensus d’un océan à l’autre sur une question d’actualité est plutôt rare.Trois fois en moins d’une semaine, les groupes environnementaux ont décerné au Canada le prix du «Fossile du jour».L'immobilisme flagrant du Canada Ipi vaut le 51' rang sur une fiste de 56 pays.Seuls les Etats-Unis, la Chine, la Malaisie, le Kazakhstan et l’Arabie Saoudite font pire.Le statut présidentiel du Canada à la conférence constitue un objet de gène.?L’attitude de M.Béchard à Nairobi mériterait plutôt au gouvernement Charest le «prix du mollusque».Elle illustre de façon presque caricaturale le caractère factice de la vigueur dont il se targue en matière de relations fédérales-provindales.D'ailleurs, le premier ministre monte rarement au front lui-mème.Au contraire, quand un de ses ministres élève un peu le ton, il s’empresse d'intervenir pour dédramatiser, comme il l’a fait la semaine dans le cas du différend sur Kyoto.SU n’y a rien de grave pour M.Charest, comment blâmer M.Béchard de tempérer ses ardeurs?Remarquez, après sa prestation dans le dossier du Mont Orford, il est assez difficile de l’imaginer en kamikaze de la protection de l’environnement Le sort réservé à ceux qui ne comprennent pas que l’agressivité à l’endroit d’Ottawa a ses limites doit également faire réfléchir.Yves Séguin et Thomas Mulcair ont payé cher d’avoir pris les choses trop au sérieux.Comme on dit jamais deux sans trois.La defense des intérêts du Québec a toujours été le talon d’Achille de M.Charest Par définition, le PQ aura toujours l’avantage sur ce plan.E est d’autant phis important pour un premier ministre fédéraliste de profiter de toutes les occasions de démontrer que sa premiere aBegeance va au Québec en dépit de son engagement envers le Canada.Hier, a l'Assemblée nationale, l’opposition péquiste a présenté une motion dénonçant d'affaissement du premier ministre» face au gouvernement Harper, mais Jonathan Valois exagère un peu quand fi affirme qui ne critique phis du tout Ottawa depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs.Les stratèges libéraux ont bien compris la nécessité de faire une petite crise de temps a autre.Le problème est que la critique semble toujours être sans consequence, comme dans le cas du registre des armes à feu, ou encore que tout est arrange d’avance avec le «gars des vues», comme dans le cas du strapontin a fUNESCO Je parierais que, d’une maniéré ou d’une autre, M.Béchard va obtenir ses 328 mfibcms pour son plan de lutte contre les changements climatiques d’ici les prochaines elections.Apres l’avoir rendu aussi ridicule à Nairobi, c’est bien le moins que M*r Ambrose puisse faire.POLITIQUE Un régime d’indemnisation no fault pour d’éventuelles victimes dn sang Québec entend créer un régime particulier d'assurance pour Héma-Québec Si de nouvelles victimes du sang contaminé se déclarent au Québec, elles seront indemnisées par l’État en vertu d’un régime sans égard à la responsabilité.De ce fait, les victimes ne pourront plus recourir aux tribunaux pour réclamer des dommages.Un projet de loi déposé cette semaine à Québec instaure ce régime inédit.ROBERT DUTR1SAC Québec — Les futures victimes du sang contaminé au Québec seront indemnisées par un regime sans égard à la responsabilité, à l’instar des victimes d’accidents de la route ou d’accidents de travail.C’est l’essence du projet de loi 45 que vient de déposer a l’Assemblée nationale le ministre de la Santé et des Services sociaux.Philippe Couillard.Depuis sa création en 1998, les produits distri bués par Héma-Québec, l’organisme chargé de la collecte du sang et de sa distribution dans le reseau de santé québécois, n’ont entraîné aqcune contamination.Toutefois, cet organisme d’Etat autonome estime qu’il doit s’assurer.Or le coût de cette assurance n’a cessé de croître depuis quelques années, a expliqué Philippe Couillard au cours d’un entretien accordé au Devoir.«Les précautions qui sont prises à Héma-Québec et dans la plupart des agences de sang au monde sont suffisantes pour espérer qu'il ARv'HlVfS RHTVKS est peu probable qu 'une telle catastrophe se produise Cependant, compte tenu du nsque.on a de la i/frri culté à trouver un assureur pour Héma-Québec», a indiqué le ministre Les agences de sang ont change leurs pratiques en profondeur depuis le scandale du sang contaminé dont la Croix-Rouge canadienne tut responsable dans les années 80 et 90.Selon André Rock, vice-président aux affaires publiques et au marketing, le risque qu’une personne transfusée au Québec reçoive du sang contaminé est de 25 fois moindre que le risque pour un individu d’ètre frappé par la foudre, dont la probabilité est de l’ordre de un sur 500 000.Qu’à cela ne tienne, HenveQuebec doit payer des primes d’assurance sans cesse croissantes.11 lui en coûtait annuellement 1,6 million en 1998 pour obtenir une couverture d’un montant de 300 millions, alors qu’aujourd’hui la pri Les éventuelles victimes perdront leur droit de recours devant les tribunaux me annuelle s’élève a huit millions, selon M Koch le coût de l'assurance représente, à hu seul.36 $ par poche de sang distribuée.Si un régime d’indemnisa tion -suis egard à la faute avait ete en vigueur pour les produits df lema-Québec depuis si création, l'organisme aurait économisé 60 millions, a signalé k* porte-pcirole Hénv»Quebec dispose d’un budget an miel de 120 millions.Avec un régime diixlemmsatktti suis egnnl à la resi ponsibilite.les victimes éventuelles ivnleiit knu droit de recours devant k-s tribunaux.Et les mdeuuutes de millions de dollars qui y sont pu tois associer*.En revanche.les victimes, s'il y en a, seront indemnisées avec cekTite, tandis que k-s procedures judicuuirs privent s'étendre sur plusieurs années, a fut v-.ikùt lliilàv pe Couillant I H- longues procédures devant k-s tnlnt nanx entraînent «*in é ¦ ¦ , - J^v -, ; ^ fl % M ! ï ill ' feKSVM.ï?irs>^’ï-,.ES® '"i» .'f- ' vfp' .ÿr- 4 .¦: 'tèmi kw: i- .r f 1 I 'âM'Mî ¦ '¦ 'r ¦ mMMm é* '¦ j mem , mm ¦ LÙ i » .‘A'Jk*.m Uhii aircanada.com CLICHi ÜEPtTf » ÉCUIUCE DlffEIIENI EN (ilSON Dû lEKIE l«WI« SU! FOND GHS OU DE COIUEU! A 6 LE DEVOIR.LE JEUDI 16 NOVEMBRE 2006 LES ACTUALITES EN BREF Enquête des Services essentiels Le Conseil des services essentiels fera enquête concernant la menace des obstétriciens^ynécxdogues de ne pois pratiquer d’accouchements à partir du 1" janvier, représailles contre l’imposition de la loi 37.C’est le Consdl hn-méme qui a décidé d’étudier la situation.Pour l'instant, l’enquête ne concerne que les obstétriciens, même si le président intérimaire de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQj a laissé planer mardi l’hypothèse que l’ensemble des spécia-nstes ne pratiquent plus à compter de janvier si Québec n’accepte pas leurs revendications — notamment sur la question du partage du paiement des primes d’assurance responsabilité des médecins.la section IV de la loi 37 prévoit que le Conseil •peut, de sa propre initiative, faire enquête sur toute actùm concertée, appréhendée ou en cours, impliquant la Fédération, une association ou des médecins spécialistes et ayant des effets sur la prestation de services médicaux*.C’est le Service de médiation et des enquêtes du Conseil qui convoquera les parties concernées et fera ensuite rapport Pour éviter que la grogne des spécialistes n’affecte directement la population, Québec avait prévu dans la loi 37 des mesures interdisant à tout spécialiste de participer à une action concertée où ü cesserait diminuerait ralentirait ou modifierait son activité professionnelle.- Le Devoir Situation maîtrisée L’éclosion mortelle de la bactérie C.difficile a l’hôpital Honoré-Mercier n’a pias touché les autres établissements de santé de la Montérégie, ont indiqué hier les responsables de la Direction de la santé publique de la régioa Le bilan de situation qu’ils ont dévoilé montre qu’aucune autre éclosion ne sévit en Montérégie et que la progression de la souche hypervirulente qui a fait 11 morts ces derniers mois à Honoré-Mercier est au ralenti: aucun nouveau cas n’a été diagnostiqué dans cet hôpital depuis le 4 novembre.Globalement, les autorités notent une •nette diminution* du nombre de cas de C.difficile observés en Montérégie depuis le début de 2005.On exp>lique ces résultats p>ar la mise en place de mesures spéciales efficaces apres la crise vécue au Québec en 2004.Le gouvernement a annoncé la semaine dernière une enquête publique du coroner dans le cas de l’hôpital Honoré-Merder, afin de comprendre pourquoi ces nouvelles mesures d’hygiène n’ont pas été respectées.- Le Devoir 0 Entreprendre ses rêves Des jeunes qui font rayonner leurs talents, qui donnent forme à leurs projets, qui vont au bout de leurs passions.Voilà la raison d'être du Défi de l’entrepreneuriat jeunesse, lancé par notre gouvernement en 2004.C’est pour susciter de telles réussites que se tient aujourd’hui la toute première Journée nationale de la culture entrepreneuriale.Je salue les carrefours jeunesse-emploi pour leur initiative et je souhaite que cette journée soit, pour les jeunes, une invitation à entreprendre leurs rêves.Le premier ministre du Québec, Jean Charest Les policières face aux hassidiques La suggestion du SPVM est inacceptable, selon Dupuis ALEXANDRE SHIELDS La «suggestion* du Sendee de police de la Ville de Montréal (SPVM) invitant ses p»Bdères à céder leur place à un collègue masculin lors des interventions auprès d’hommes de la communauté juive hassidique a non seulement soulevé Tire du syndicats des policiers, elle a aussi suscité la désapprobation du ministre de la Sécurité pni-blique Jacques Dupuis hier.Le ministre est intervenu auprès de la direction du SPVM après avoir appris l’existence d’une fiche culturelle», publiée dans la dernière édition de la brochure du SPVM L’Heure juste, qui suggère aux policières de faire appel à des collègues masculins lorsqu’elles sont confrontées à des membres de cette communauté religieuse.•Je me suis fait un devoir de communiquer avec le directeur du Service de police de la ville de Montréal et de discuter avec lui de cette situation et de lui dire et de lui “réexprimer” une valeur qui est fondamentale dans notre société», a dit M.Dupuis à l’Assemblée nationale.Cette valeur, a-t-il poursuivi, «c'est qu ’ily a ici, au Québec et au Canada, une égalité entre les hommes et les femmes, et les uns et les autres ont le droit d’exercer leurs fmetions en tout respect de leurs droits fondamentaux*.Du côté du SPVM, on a tenu à calmer le jeu hier en soulignant que les informations en question sont avant tout des outils de sensibilisation.«Ce ne sont pas des politiques ou des modes de fonctionnement, mais plutôt une certaine mise en situation ou des fiches informatives qui permettent de développer les compétences interculturelles de nos policiers et de mieux connaître certaines particularités des diverses communautés culturelles à Montréal*, a expliqué la porte-parole du SPVM, Johanne Faquin.Selon elle, fl s’agit avant tout pour les policiers de s’adapter au «contexte montréalais composé de différentes cultures», ce dont les policières n’ont pas à s’offusquer.Pour Mme Faquin, c’est un peu le même type d’accommodement qu’on ferait pour une femme qui aurait subi une agression sexuefle et qui refuserait de parler avec un policier mâle.La Fraternité des policiers de Montréal s’est toutefois insurgée contre cette «suggestion».«Je pense que c’est la première fois que le service de police va aussi loin et je crois que quelqu’un a manqué de jugement dans cet article, c’est dair et net, et on manque de respect envers nos 1200 policières», a expliqué le président du syndicat Yves Francœur.Les femmes représentent environ 30 % des effectifs du SPAM.La Fraternité estime non seulement qu’elles ont bataillé fort pour gagner leur place, mais aussi que leurs interventions se font pour des raisons de sécurité publique et que les croyances religieuses n’ont pas à interférer avec l’applkation de la loi Dans la dernière édition du bulletin informatif mensuel L’Heure juste, on soulignait que «pour certains juif hassidiques, (le statut très particulier de la femme] signifie qu ’ils doivent éviter de parier à une Jemme par respect pour son statut de mère».On formulait ainsi cette suggestion aux policières: «Votre rôle, en tant que professionnelle, est de faciliter l'échange avec votre interlocuteur.Dans certains cas, cela pourrait signifier de faire intervenir votre collègue masculin pour faciliter la discussion et la prestation de service.» Le Devoir Avec la Presse canadienne Stade Percival-Molson L’opposition s’organise afin d’obtenir la tenue d’un référendum C LAIRAN D RÉ E CAUCHY Les résidants du quartier Milton-Parc se mobilisent afin de réunir le nombre de signatures nécessaires pour la tenue d’un référendum sur le projet d’agrandissement du stade Percival-Molson.Une vingtaine de bénévoles sillonneront en fin de semaine les zones avoisinant le stade Percival-Molson pour informer les citoyens de la tenue d’un registre mardi prochain à l’hôtel de ville.Ils distribueront quelques centaines de dépliants pour mobiliser contre le projet d’agrandissement du stade des Alouettes.Un autobus scolaire a également été nolisé pour faire la navette mardi prochain entre le quartier Milton-Parc et l’hôtel de ville, où les citoyens pourront signer le registre entre 9h et 19h.•Chaque fois qu’on prend une bouchée de la montagne, cela ne revient plus.Comment refuser lorsqu’un hôpital demande d’agrandir un stationnement quand on n’a pas refusé pour le stade?», s’interroge le porte-parole du Comité des résidants de Milton-Parc, Jacques Thériault Seuls les citoyens habitant très près du stade, soit sur certains pans des rues Des Pins, Lome, Lome Crescent, Aylmer, Duro-cher, Prince Arthur, Milton et University, peuvent signer le registre.«C’est pratiquement arrangé avec le gars des vues.Quand on regarde les zones sur une carte, ce ne sont pas la majorité des zones où les impacts se font sentir», déplore M.Thériault Les citoyens du secteur craignent que l’agrandissement du stade ne pave la voie à une utilisation plus intensive du stade.•L’Université refuse de prendre un engagement formel qu ’elle n 'utilisera pas le stade pour des concerts rock.Les Alouettes, on en est fiers, mais si on décidait de tripler le nombre d’événements, cela donnerait des maux de tête dans le quartier», fait valoir M.Thériault Les Alouettes souhaitent ajouter 5000 places aux gradins du stade Percival-Molson, ainsi que 18 loges corporatives.Le projet prévoit aussi l’aménagement d'un écran géant à flanc de montagne.L’équipe de football a sollicité les' î différents paliers de gouvernement pour financer le projet dont le coût est estimé à 27 millions.: Dix millions ont été demandés au-fédéral et 10 autres à Québec, tan-.‘ dis qu’une demande de subvention de 4,2 millions a été acheminée à la Ville de Montréal.Le Devoir Consultations sur le futur CHUM Des échanges surréalistes KATHLEEN LÉVESQUE Le développement d’une technopôle de la santé a été au cœur des consultations publiques sur le projet du CHUM qui se poursuivaient hier, bien que la Ville de Montréal n’ait toujours pas fait connaître publiquement ses intentions à ce sujet Du coup, les échanges avaient presque des allures surréalistes; des questions étaient soulevées mais restaient sans réponse compte tenu que le programme particulier d'urbanisme (PPU) n’est toujours pas dévoilé.«On ne peut pas en discuter.Les élus se sont fiiit une tête là-dessus mais ils ont choisi de ne pas en parler publiquement», a expliqué à l’Office de consultation de Montréal Sylvie Champagne, fonctionnaire de la Ville de Montré^.Joint en fin d'après-midi, le maire de l’arrondissement de Ville-Marie.Benoît Labonté.a indiqué que la technopôle est la phase II du CHUM et que, de toute façon, il était hors de question de «discuter en abstraction d'un projet qui n 'est pas final».Il reconnaît toutefois que l'Office avait toute la lattitude pour aborder la question.*/ai choisi de reporter l'étude du PPU sur le quartier de la santé après les audiences sur le CHUM.J'ai le PPU en main, mais il manque un élément important, soit sur quelle base économique, commerciale et finan- cière va s’asseoir le projet.Ce travail n’est pas complê-, té», a affirmé M.Labonté.Ce plan d'affaires auquel fait référence le maire de Ville-Marie est en cours d'élaboration.Le mandat a été donné par Technopole Ville-Marie, un organisme; créé il y a quelques mois pour promouvoir le développement biomédical à proximité du futur hôpital.Le directeur général de l'organisme, Guy Gélineau, a d’ailleurs précisé hier que «déjà, des besoins se font sentir».«Il est possible de développer dès maintenant, die façon progressive», a-t-il ajouté, laissant entendre qu'il n’est pas nécessaire d’attendre qu’un choix soit fait sur le recouvrement ou non de l’autoroute Ville-Marie.Un premier édifice pouvant accueillir des industries pourrait être implanté d'ici un an ou deux.Pour Benoît Labonté, il importe que les autorités municipales agissent en «gestionnaire responsable» dans ce dossier.«Si noies recouvrons l’autoroute, il faut savoir s’il y a un réel potentiel de développement.» Chose certaine, cette question de l’autoroute est apparue dans les discussions menées par l’Office de consultation comme fondamentale.Un citoyen a souligné que de ne pas recouvrir l’autoroute serait une occasion ratée et surtout démontrerait une «absence de courage» des politiciens.Le Devoir Montréal : une métropole culturelle du XXIe siècle Midi-chaud > Jtudl 30 novtmbr» 2006 de midi 4 14 Fairmont le Reme i r?Set- > R**«fV»tloni «rwx.ccmm.qc.cj/'tribunes (514) 871-4000.poste 4001 Conférencier Crrrer^nce- kl mon Brault cWe'-f-v è t* Isabelle Hudon Benoit Labonté Maire de l'arrondissement de VHle Marie Membre du Comité eiécutif responsable de la Culture, du Patrimoine du Centre-Ville el du Design Président de Culture Montréal Directeur général de l'Ccole nationale Présidente et chef de la direction Chambre de commerce du Montréal métropolitain > BU lefts) Membres: 65$ Non-membres : 95 $ lises en sus de tvlt-e du Canada Vice-crésident du Conseil des Arts du Canada En association avec G En collaboration avec Chambre de commerce du Montréal métronclltaln Beard of Trade of MetropoutiffionWe! .oessAt CS SOPHIN Fitvanciinc Sun life femme enceinte 1007, nie LAURIER ouest.Outremont TéL: 274-2442 LE DEVOIR.LE J E L’ P 1 10 NOVEMBRE LES A CITA LUES Ottawa annonce un surplus de 5,3 milliards HÉLÈNE BIZZETTI Ottawa — Le Canada se dirige-t-ü tout droit vers un autre plantureux surplus imprévu?La question était sur toutes les levies hier, alors qu'Ottawa a dévoilé un surplus de mi-amee de 53 milliards, en hausse par rapport a la même période de l’annee dernière.L’opposition crie à l'hypocrisie, tandis que les conservateurs assurent quüs respectent leur plan.Ottawa a enregistre pour le mois de septembre dernier un déficit de 1,4 milliard, mais maigre tout le surplus cumulé au cours des six premiers mois de l'annee financière est phis que confortable, et même en hausse de 400 miffions de dollars par rappcxl à 2005.•Ça démontre que le gouvernement fédéral a encore beaucoup trop d'argent pour ses responsabilités», conclut Pierre Paquette, critique en matière de finances au Bloc québécois.D y voit un argument supplémentaire au reglement rapide du déséquilibré fiscal En mai dernier, le ministre des Finances conservateur, Jim Flaherty, avait prédit un surplus d'à peine 3,6 milliards pour l'année en cours.Pourtant, les chiffres de l'annee ressemblent jusqu a present beaucoup à ceux de l'annee précédente, pour laquelle le surplus s’est établi à 13,2 milliards.•L'instabilité des résultats financiers mensuels montre qu’on ne peut pas paire d’extrapolation au sujet de l'excédent pour l’année complète», dit-on au ministère des Finances.On rappelle aussi que plusieurs mesures commencent à peine à se faire sentir et que d'autres ne réduiront les revenus fédéraux qu'une fois les formulaires d’impôt complétés.C'est le cas d’une multitude de crédits d’impôt annoncés dans le dernier budget dont celui pour les titres de transport en commun (environ 200 millions par année) ou encore la baisse d'un point de la TPS.La critique néo-démocrate, Judy Wasylycia-Leis, flaire la •tactique».•C’est une stratégie pour détourner notre attention et tout mettre sur la dette en fin d'année», dit-elle.Le critique libéral, John McCallum, estime toutefois que le gouvernement n’est pas trop à blâmer.Selon lui, ce sont les fonctionnaires •hyper-conservateurs» qui ajoutent des mesures de prudence partout.•Les fonctionnaires ne donnent pas néefssairement toutes les informations aux politiciens.» Economiste, M.McCallum a été ministre du Revenu lorsque son parti était au pouvoir.En soi, un surplus élevé *n est pas le pire des crimes», mais cela constitue une entorse à une promesse conservatrice.les trois critiques estiment que le surplus fédéral de l'année en cours dépassera largement celui prevu par M.Flaherty, Pierre Paquette se risquant même à avare cer le chiffire de •huit ou neuf milliards de dollars».Le Devoir Rivière Rupert La « mère » des truites sauvages pourrait être menacée Des écologistes ont effectué des tests qui montrent de très fortes concentrations de mercure dans tes sols du futur reservoir LOUIS-GILLES F R A N C Œ l R Des échantillons des sols du tutur reservoir hydroélectrique quHydroQuebec veut construire pour détourner la tète de la riviere Rupert, à La Baie-James, indiquent que les concentrations de mercure éventuel lement libérées pourraient mettre en peril h «mère» de toutes les truites sauvages de l'Amérique du Nord.C'est ce qua declare le porte-parole du Sierra Chib du Canada.Daniel Green, qui a hu-mème realise l ete dentier, selon un protocole scientifique, une se ne de tests pour évaluer les concentrations de mercure des sols du futur réservoir, ce qui lydro-Quebec avait omis de taire dans son etude d’impacts environnementaux.dit-iL La partie fédérale du Comité d'examen (Comex) du projet de La Rupert n’a pas encore remis son rapport, ce qui pennettra au Sierra Chtb, à la Fondation Rivières et à Révérence Rupert de leur communiquer les resiti-tats de cet échantillonnage realise conjointement.Quant à la partie québécoise du Comex elle a décide de remettre un rapport favorable au projet au début de novembre même si Hydro-Quebec a été critiquée pendant les audiences pour avoir ontis de faire tous les tests requis sur le mercure, comme le demandait Li directive d’impacts.Les tests réalisés par Daniel Green sur trois sites du futur réservoir ont démontré, a-t-il expliqué au Devoir, la présence de concentrations de mercure pouvant atteindre 190 parties par milliard (ppb).avec plusieurs valeurs se situant entre 15(1 et 1 Tl' ppb Selon des chercheurs du Experimental Likes Area d'Ontario — une Ame vokintnirement contaminée pu dr's chercheurs pair mieux comprendre Li méthylisa tion du mercure (Luis les reservoirs hydnx'kvtnqnes , on atteint des valeurs critiques de contamination du poisson lorsque les sols ennoyes afticheiH (Fs; coneen initions allant de 80 à 100 ppb.Avec des concentrations aussi elevées que 150 à 170 ppb, explique Daniel Given, on atteint un niveau de risque écologique (Jus eleve, s*ut celui où.d'après b littérature scientifique, les espws aquatiques font tua a dos problèmes de reproduction.Or la tète de la Rupert, où Hydro Quebec veut construire mi réservoir pour b dériver vers les turbines de Li Eastmam, plus au nord, abrite une population de truites qu'on ne retrouve qu'à cet endroit sur Li pLinète, soit Là où Li Rupert prend naissince d,uis l'exutoire du lac Mistassini, une veritable mer intérieure.1 Vs analyses génétiques réalisées par le biologiste 1 oms Ber natehez, de IT'itivrrsitr laval, et publiées dans AMas non plus du statut de délégué d’office, réservé aux députés, sénateurs, présidents de circonscription, candidats défaits, ex chefs et membres de l'exécutif national du PU 11 as sistera donc au spectacle, sans plus •Il est seulement un observateur, pas un délègue», confirme une source au PU' M I rudeau n'a pas donné suite aux appels du Devoir hk'r.Le fils de l'ancien premier ministre a secoué la scène politique, et fait enrager l'équipe de Michael Ignatieft, en y allant de ses commentaires sur les qualités de l'universitaire, que plusieurs comparent a son père «( ne grande difference entre Ignatieff et mon prrr, e rst au niveau de la force de son lugrmrnt.a t il déclare sur les ondes de la SKi Asét Ignatieff.il est un peu partout des fois II dit ceci, il dit cela, il se contredit parfois.II n a pis la clarté que mon pérr a pu avoir.» 11 estime que Michael Ignatieff, •c'est pis quel qu un qui o la sagesse nécessaire» 11 a aussi dit que la reconnaissance formelle de la nation québécoise «a est pas nécessaire».-On a cette mentalité que, si 1rs Anglais ne nous reconnaissent pis.on n existe pis Hon I heu ' U taut pisser à autre cbme!» La’ Devait VENEZ LES RENCONTRER AU STAND GALLIMARD DU SALON DU LIVRE DE MONT puteui de Ae aux éditions auteur de aux éditions INVITEE D'HONNEUR DU SALON DU LIVRE GALLIMARD GALLIMARD ! ét ale dt > loi un LE VENDRED117 NOVEMBRE DE 18 H À 19 H LE DIMANCHE 19 NOVEMBRE DE 15 H A16 H PRIX VICTOR-MARTYN LVNCH CT Al IWTON 2006 LE VENDRED117 NOVEMBRE DE 18 H A 19 H LE SAMED118 NOVEMBRE DE 16 H 30 A 17 H 30 LE DIMANCHE 19 NOVEMBRE DE 12 H A 13 H LE VENDRED117 NOVEMBRE DE 16 H A 17 H DU LIVRE EUROPUN__J LE JEUD116 NOVEMBRE DE 9H A 11 H Chen Jiang INVITE D'HONNEUR DU SALON DU LIVRE GALLIMARD JCUNCRAF LE VENDRED117 NOVEMBRE DE10H Ail H LE VENDRED117 NOVEMBRE DE 11 H 45 A 12 H 30 LE SAMED118 NOVEMBRE DE 11 H A12 H 30 LE DIMANCHE 19 NOVEMBRE DE 15 H 30 A 16 H 30 LE LUNDI 20 NOVEMBRE DE 13 H 45 A 14 H 30 LE JEUD116 NOVEMBRE DE 10 H A 11 H LE VENDRED117 NOVEMBRE DE 10 H A 11 H LE SAMED118 NOVEMBRE DE 14 H 30 A 15 H» LE DIMANCHE 19 NOVEMBRE DE 11 H A 12 H LE VENDRED117 NOVEMBRE DE 10 H A 11 H LE SAMED118 NOVEMBRE DE 11 H A 12 H 30 A 8 LE DEVOIR.LE JEUDI 16 .NOVEMBRE DITORIAL Ambrose fait honte ! A Jean-Robert Sansfaçon Au cours de son seul discours officiel prononcé devant les délégués des pays participants à la 12'conférence sur les changements climatiques qui se tient à Nairobi, la ministre canadienne de l’Environnement, Rona Ambrose, a trouvé le moyen de sombrer dans la partisanerie politique.Décidément, voilà une ministre et un gouvernement qui ne veulent rien entendre, sinon la voix de leurs propres obsessions.près une semaine de conférence entre hauts fonctionnaires des pays participants à la conférence de Nairobi, c’était au tour des politiciens d’entrer en scène, hier, pour entreprendre les négociations sur les suites à donner au protocole de Kyoto.Parlant au nom du Canada, la ministre Rona Ambrose s’est contentée de répéter que son gouvernement adhérait aux objectifs du protocole, mais qu’il était impossible d’atteindre les cibles irréalistes de réduction de gaz à effet de serre (GES) dans les délais presents.Pas plus qu’à l’habitude, elle n’a précisé pourquoi cela était impossible, choisissant de blâmer les libéraux pour leur inaction passée.De la pure partisanerie étalée devant ce parterre mondial! A aucun moment pendant sa courte allocution, Mme Ambrose n’a fait allusion au fait qu'une majorité de Canadiens sont favorables aux cibles du protocole de Kyoto et s’opposent au plan conservateur qui reporte à 2050 l’échéance d’une réduction significative des émissions de GES.En début de journée, le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, avait plaidé pour une intensification des efforts dans la lutte contre le réchauffement de la planète.Faisant allusion aux pays qui refusent toujours de s’engager, il a dénoncé leur «effrayante absence de volonté politique».Il pensait d’abord aux EtatSrUnis et à l’Australie qui n’ont pas adhéré au protocole, mais aussi à certains pays en développement comme la Chine et l’Inde, dont la croissance rapide menace d’aggraver la situation.En réponse à des journalistes canadiens qui lui demandaient de commenter les positions de leur gouvernement, M.Annan a diplomatiquement dit souhaiter que le Canada assume un leadership dans le monde étant donné que cette question est importante dans l’esprit des Canadiens.Or, loin de corriger le tir devant l’opposition grandissante à la politique réactionnaire de son gouvernement en matière de lutte contre les GES, Mme Ambrose vient de confirmer devant ses homologues du monde entier que les conservateurs canadiens ne feront à peu près rien d’ici l’échéance de 2012.In ministre en a même profité pour accuser ses opposants d’utiliser le dossier du réchauffement de la planète pour diviser le pays.Tiens donc! Eh bien, non! Mme Ambrose, ce ne sont pas les gens de l’opposition, pas plus que le gouvernement du Québec ou les environnemen-talistes qui divisent le pays: c’est vous et votre gouvernement qui, en reniant de fado la signature du Canada au bas du protocole de Kyoto, faites honte aux Canadiens et aux Québécois.?A l’heure actuelle, le Canada fait partie du groupe de pays développés dont les émissions de GES sont les plus élevées de la planète et qui ne font cependant aucun effort pour se conformer à leurs propres engagements.Avec 731 mégatonnes de CO émises en 2002, le Canada se dassait,parmi les plus grands émetteurs du monde, certes loin derrière les Etats-Unis (6 934 mégatonnes), mais devant la Grande-Bretagne (634 mégatonnes), l’Italie ou la France (554 mégatonnes chacun), qui comptent pourtant environ deux fois plus d’habitants que le Canada Une situation qui n’a certainement pas cessé de se détériorer depuis 2002.Alors que le Canada s’est engagé à réduire ses émissions pour atteindre un niveau de 6 % inférieur à celui de 1990 d’ici 2012, elles sont aujourd hui de 27 % plus élevées qu’il y a 16 ans.C’est la pire perfor-niance des 36 pays signataires du protocole! Pendant cette même pè riode, le Royaume-Uni a réduit ses émissions de 14 % sans nuire aucunement à la croissance économique, l’Allemagne de 17 % et la France de 1 %, elle qui affichait déjà des résultats intéressants compte tenu de son niveau de développement Voilà des pays qui se retrouvent aujourd'hui dims une position de force pour exiger des autres nations, conune le Canada, qu'elles fassent leur part 11 est vrai que le Canada est un grand producteur de pé-frole; mais compte tenu des revenus très importants qu’il tire de cette activité, son gouvernement fédéral et chacun de ses gouvernements provinciaux devraient s'engager avec encore plus de détermination à en combattre les effets pervers sim l’environnement De toute façon, n est-ce pas là le meilleur moyen d'inciter l’industrie à investir dans les technologies de pointe, et les consommateurs à adopter des habitudes de vie compatibles avec la protection de leur environnement?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédücteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE LA PgStTiQN t>£ EqnA Am8Ro5£ SüR U PRoToCOtf levoTo.6) w L’Ile d’Orléans et Rabaska Le reportage de votre collaboratrice à Québec, Isabelle Porter, concernant le projet Rabaska que vous avez publié dans vos pages le 28 octobre dernier, reportage fort bien fait par ailleurs, a malheureusement passé sous silence la vive opposition de la population de l’Ile d’Orléans à ce projet Cette opposition, qui est à l’origine de la création de l’Association de l’île d'Orléans contre le port méthanier, s’est manifestée clairement de diverses façons: ¦ adoption d’une résolution contre Rabaska par le conseil municipal de Saint-Laurent dès le printemps 2005; ¦ signature d’une pétition anti-Rabaska par près de 75 % des résidants de Sainte-Pétronille; ¦ sondage de la firme Léger Marketing au début de cette année, sondage commandé par le promoteur lui-même, révélant que 57 % des insulaires ne veulent pas d’un port méthanier situé à un kilomètre de leur territoire.Voilà donc ce que pense à l’Ile d’Orléans la majorité silencieuse, dont la porte-parole de Rabaska, Stéphanie Trudeau, aime tant se réclamer.Evidemment, à la différence de ce que l’on a fait à Lévis, il n'est pas possible à l’Ile d’Orléans de dégager une majorité favorable à Rabaska en incluant dans l’échantillon à partir duquel se fait le sondage des répondants vivant à 40 ou 50 kilomètres du site convoité par les marchands de gaz naturel.Il est clair, d'ailleurs, que jamais le promoteur de Rabaska n’osera effectuer un sondage selon les règles de l’art, exclusivement auprès de la population vivant dans un rayon de cinq kilomètres, tant sur la rive sud qu'à l’Ile d’Orléans, sur ce qui serait une installation industielle à haut risque pour cette population (industrie classée SEVESO en Fran- LETTRES -+- ce).Il sait trop bien que son projet serait massivement rejeté.Louis Ducïos Sainte-Pétronille, île d’Orléans, le 6 novembre 2006 Aider ou cesser de nuire ?Daniel Germain, l’organisateur de la conférence Promesse du millénaire de Montréal qui se déroulait la semaine dernière, rêve d’un «Davos de l’humanitaire».Est-ce là de la pure inconscience ou un réflexe schizophrénique?La question se pose.Ne sait-il pas qu’avant d’aider il faut d’abord cesser de nuire?Que ce sont très souvent les mêmes qui se glorifient de faire la charité aux pauvrejs avec leur fondations privées et qui privent l’Etat de moyens?C’est pourtant là l’outil le plus efficace pour favoriser la redistribution de la richesse, la justice sociale et la lutte contre la pauvreté.Or, ces grands bienfaiteurs et ces grandes corporations s’échinent à s’enrichir en n,e contribuant équitablement aux revenus de l’État de toutes les façons possibles (évasion fiscale, paradis fiscaux, fiducies du revenu, etc.), et en bénéficiant de privilèges fiscaux injustifiés (la Fondation Chagnon n’incarne rien d'autre).Plusieurs études prouvent que la tendance est telle que, dans un avenir pas si lointain, les bénéfices des sociétés seront à l’abri de tout type de contribution publique, avec toutes les conséquences que cela implique.Sans même parler de leurs actions en faveur de la privatisation de biens publics.Bill Clinton peut continuer de faire son mea culpa, lui qui a approuvé une loi qui mettait fin à la garantie fédérale américaine (accordée à l'époque du New Deal) d'apporter une aide financière aux familles pauvres ayant des en- fants à charge.Le but était de contraindre ses familles à trouver du travail (qui dans les faits s’est avéré inexistant) et d’économiser 50 milliards de dollars pour atteindre l’équilibre budgétaire sans toucher aux budgets militaires.Le but était-il aussi de paver la voie à ses futures actions de grand bienfaiteur?Catherine Caron Montréal, le 11 novembre La marmotte et son ombre Le recours analogique à la marmotte pour décrire le comportement politique des francophones du Québec est particulièrement instructif.Il est apparu au cours de l’entretien que l’historien Jocelyn Létourneau accordait récemment à Antoine Robitaille du Devoir.Le petit animal serait un bel exemple de finesse stratégique, multipliant galeries et chambres souterraines pour se donner toutes les chances de survie dans un monde difficile.Les Canadiens-français d’antan, Québécois de souche d’aujourd'hui, ne seraient pas ces indécis, ces écartelés entre le fédéralisme et l’indépendance qu’on nous décrit En fait tout comme leur nouvel emblème totémique, ils seraient d’habiles stratèges, pragmatiques, champions du dérapage contrôlé si les circonstances rexigent' Et pourtant comment oublier que la marmotte se terre, promène constamment un regard inquiet sur son environnement immédiat cherche son ombre au moindre rayon de soleil?Ce discours sur la finesse politique des francophones du Québec m’a donné la sensation d'être un malade en phase terminale à qui des visiteurs apportent des encouragements de circonstance, persuadés qu’il ne lui reste que quelques heures à vivre.Et j’ai eu mal! Serge Genest Québec, le 7 novembre 2006 LIBRE OPINION Histoire : autopsie d’une occasion manquée MICHÈLE DAGENAIS Historienne, pnrfrsseure titulaire.Université de Montréal CHRISTIAN LAVILI.E Professeur associe de didactique de l'histoire.Université Laval «L'histoire rappelle sans cesse à l’homme sa liberté de lire son histoire et sa liberté de la frire.» - Fernand Dumont (1969) Après des mois de controverse, le ministre de l’Education vient d’approuver une version modifiée du nouveau programme d'Histoire et d'éducation à fa citoyenneté.Cette version donne raison aux adversaires du projet original en intégrant l'essentiel de leurs revendications.C’est une décision malheureuse à notre avis, contraire aux intérêts de 1a jeunesse québécoise.Celle-ci se verra privée d’une formation renouvelée, tenant compte de l’évolution des connaissances, de notre société et de ses perspectives d’avenir.Comment a-t-on pu en arriver là?L’af faire commence le 27 avril dernier, lorsque Le Devoir publie un article intitule «Cours dhistoire épuré au secondaire».Une levée de boucliers s'ensuit.Des journalistes, des historiens et des professeurs d’histoire, des lecteurs mettent le programme en accusation.Un leader nationaliste déclare le programme «stalinien»: une collaboratrice du Devoir (29 avril) le repète en précisant qu’une telle réécriture historique est l’apanage de «toutes les dictatures, h-mnniques ou pas»! D autres, dont une chroniqueuse de La Presse (29 avril) et deux responsables de la Société des professeurs d'histoire du Quebec (Le Devoir, 28 avril), voient dans l'affaire «une gigantesque t'ntreprise de pnrpagande fédéraliste».Qu’est-ce qui justifie tant de fureur?«Québec songe à un enseignement ‘moins poli- tique'’, non national et plus pluriel», affirme le journaliste qui a ouvert la controverse.Pour cela le pro gramme aurait été «épuré» d’événements et de dates essentiels à ses yeux: bataille des plaines d'Abraham, Proclamation royale, Meech.rapatriement de 1982.D'autres ont ajouté la Conquête, la Rebellion, la Confederation, la conscription, etc.Tous ces faits sont d'ordre politique.Aucun ne relève de l’histoire sociale, économique ou culturelle, ou de ces objets nouveaux chez les historiens, tels les oubliés de l’histoire: minorités, femmes, communautés issues de l’immigration, etc.Ces faits d’ordre politique, ce sont ceux qui par tradition servent à fonder la question dite nationale.Plusieurs semblent penser qu'il suffit de les aligner en un récit historique pour convaincre que l’indepen-dance est une étape naturelle, inscrite dans l'ordre des choses.C'est ce qui était af firme dans le Livre blanc de la souverainete-associatum, publié en vue du référendum de 1980.Nous y avons d'ailleurs repere l’essentiel des faits declares manquants.Comment, dans les circonstances, ne pas suppo-ser que la controverse autour du nouveau programme a son origine dans le projet souverainiste entretenu par les nationalistes traditionnels?Traditionnels, ils le sont d’autant phis que le schema explicatif revendique ressemble fort à celui de fa survivance.Une éditorialiste du Devoir (28 avril) n'explique-t-elle pas que le programme est «fouie sur la negation même du peuple québécois: la survie d'une société française en Amérique»?Il arrive même que transparaissent des relents de nationalisme ethnique.Ainsi quand on lit en tribune du site nationaliste Uigile.net (27 avril) que le programme vise à «oc-culter l'existence, l’identite même de miliums de Québécois de simcke».Foin des nombreux Québécois issus de l’immigration?le Québec d'aujourd’hui, portant ses ambitions aux quatre coins de fa planète, puait bien foin de ce vieux schéma de fa survivance.Éducation civique et à la citoyenneté Le nouveau programme associe histoire et éducation à la citoyenneté.Des intervenants s’en offusquent et parient de «détournement de la tâche de Ihis-torien» (Le Devoir.28 septembre).Cette association n’est pourtant pas nouvelle dans le champ scolaire.Au Québec, dès 1905 le programme d'histoire entendait servir à 1a formation du «bon citoyen».De fait, l’histoire scolaire est née d’une volonté d’éducation civique, alors qu'à la fin du XIX' siècle les Etats-nations nouvellement formés souhaitaient un enseignement qui dirait aux citoyens la nature de 1a nation, sa légitimité, ainsi que leur identité nationale.Depuis, les régimes politiques sont passés à la démocratie.Or, en démocratie, il est attendu de tous une participation éclairée à fa chose publique, tant dans les relations du citoyen avec l'État—c’est l'éducation civique — que dans les rapports des citoyens entre eux: c’est l’éducation civique élargie à l’éducation à fa citoyenneté.Comme dans le programme! Aux élèves d'aujourd'hui, le progranune d'Histoire et d'éducation à fa citoyenneté doit offrir une formation pour le present, mais plus encore pour l’avenir.Car i'ecole forme pour la vie.On estime donc qu’il est phis utile d’enseigner aujourd’hui des savoirs durables, parce que réutilisables, que de simples connaissances factuelles bientôt dépassées.C’est fa vieille métaphore du poisson qu’il faut enseigner à pécher plutôt que donner.Or.c'est un poisson que les adversaires du programme veulent donner.Un récit historique compost- d’evenements choisis montrerait aux jeunes, soutient le mémoire de la Chaire Hector-Fabre de IT QAM, combien ces événements de l’histoire du Quebec «out oriente inexorablement son destin dans la direction que l'on connaît» (Bulletin d’histoire politique.automne 2006).Devinez laquelle! .Au contraire, le programme d'histoire a opte pour une vision liberale (au sens philosophique) de fa formation scolaire: celle d’enseigner à penser par soi- même, et de développer ses capacités de choisir librement D’où les trois compétences du programme: ¦ savoir interroger le passé et le présent car il n’y a pas de lecture de faits historiques qui ne parte d'une interrogation raisonnée; ¦ savoir expliquer les faits questionnés, et s’initier à la méthode historique pour cela; ¦ conjuguer les savoirs ainsi développés pour considérer des questions de citoyenneté et de responsabilité sociale.Rien dans cela n’exclut les contenus (on ne pense pas sans contenus), et aucun n'est exclu a priori.Les professeurs le savent bien! Le ministre a donc cède aux objections.Le nouveau programme en est sérieusement amoindri.Qu on nous comprenne bien: nous n’estimons pas que le projet de programme était sans defauts.Bien des choses auraient pu être examinees fa tète froide et corrigées si nécessaire.Sauf que la controverse n'en a pas laissé le temps.Par ailleurs, s’il est legitime que le nationalisme québécois s'oppose à d’autres comme projet politique sur fa place publique, il ne saurait se servir du programme d’histoire pour gagner les élèves à la cause.Ce qui nous préoccupe avant tout c'est fa direction figee que certains entendent donner a lenses gnement de l’histoire, aux dépens de son renouvellement nécessaire.Le ministre pourrait plaider que.si les contenus factuels reclames ont été ajoutes, la structure pedagogique a été pour l’essentiel preservee.Mais cette structure se trouve désormais en concurrence avec une perspective qui lui est adverse: celle d'une récit historique unique et achevé.Comment peut-on avoir a la fois, sur fa même table, les ingredients d’un repas à preparer, et le repas prepare5 En cedant à la fronde, il se peut que le ministre ait gagne la paix — provisoirement du moins, mais les élèves y auront perdu en matière de formation historique adaptée à notre epoque.MaÊÊgBÊÊÊÊÊÊÊÊÊKBÊÊIÊKIÊÊÊÊKIÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊ L E DEVOIR.LE J E T 1> I IR N O \ E M R K E 2 0 0 6 A î> Pour un Québec économe Une coalition nationale veut remettre l'épargne au centre des préoccupations des Québécois effondrement marqué de l'epargne au Quebec depuis 2003 et le raz-de-marée vers la retraite qui s'annonce d’ici 15 ans entraîneront des contractions sociales et des conflits générationnels de tout premier plan au Québec.Pour éviter les crises qui pointent à l’horizon, si les Que bécois ne prennent pas rapide ment leur sort en main, des professionnels de la finance et des académiciens ont formé une coalition pour donner l'alarme et démontrer l’urgence de restaurer la confiance dans les systèmes d’épargne et d’investissement En cela, ils appellent tous les Québécois, du Quebec lucide au Québec solidaire, à prendre conscience de l’ampleur du déficit qui se creuse de jour en jour pour assurer le bien-être minimum des Québécois et une solidarité inter-générationnelle plus saine et équilibrée, et à se pencher intensément sur le problème de l’épargne.Tout comme l’infrastructure routière en déroute, l’ossature de l’épargne et de l'investissement au Québec donne l’impression de se désagréger de jour en jour dans un climat général de kisser-faire et de nids-de-poule.Les scandales de fonds mutuels en 2005 et le dernier soubresaut des fiducies de revenu révèlent un état persistant et général d’insécurité financière pairni le public.Le cadre politique actuel se révèle de moins en moins adapté et efficace pour relever les nouveaux défis posés par les phénomènes de globalisation et d’hybridation des modèles de gouvernance.Adopter une approche globale De nombreux projets de loi (27,29,30) et de nouveaux règlements, affectant tous un aspect ou un autre de l’épargne et de l'investissement, sont actuellement à l'étude à l’Assemblée nationale.Une réflexion sérieuse alimentant une véritable politique nationale de l’épargne impliquerait de les envisager dans une approche globale de la politique de l’épargne et non de façon isolée et individuelle.En effet, à la veille du changement de générations le phis radical depuis un aède, avec la mutation des baby-boomers en «papy-boomers-, des conflits inter-générationnels aigus et la perspective d’un nouveau déclin socio-économique hantent des centaines de milliers de Québécois.Le conflit oppose retraités, employés actifs et jeunes.Il s’articule autour de deux phénomènes.Premièreqient, il y a la faiblesse générale du taux d’épargne chez les Québécois: le taux d’épargne du 1 Canada et du Québec a atteint son plus bas niveau depuis la Grande dépression en chutant à 1 % au cours de la période 2005-06, contre une moyenne d’environ 4 à 5 % entre 1993 et 2004, et plus de 10 % entre 1973 et 1993.Et ce.alors que le Québec est la seule province canadienne où le nombre les faillites personnelles et commerciales a augmenté en 2006.Deuxièmement, on note la participation inégale des générations au stock d’épargne.Ces phénomènes sont porteurs d’importants conflits sociaux.La marmite du conflit inter-générationnel Tout d’abord, on trouve les centaines de milliers de préretraités, provenant surtout des services publics (municipalités, universités et gouvernement provincial), tributaires d’une rente de retraite susceptible d’être insuffisante pour les 20 à 30 années de retraite qui les attendent, au lieu de 15 à 20 années dans le passé.Ces aînés reviennent à la table de négociation pour réclamer l’indexation de leur retraite et avoir accès aux surplus accumulés des caisses.Ensuite, on trouve les travailleurs actifs, qui ne sont pas certains de bénéficier des avantages de la Effondrement du taux d’épargne au Québec en 12 ans Québec Canada ^ no?n jp y jp ^ oP ^ / ," ct’’ .cp5 xp* V V* V ’F X'' 'C' socrck iNsrm r or ix srATtsngi > vu uu hk siAnsnuri canada retraite qui leur ont ete promis, en raison des difficultés financières de nombreuses entreprises et de la conversion de leurs caisses de retraite en régime d’accumulation.En effet, selon diverses sources, 80 % des caisses de retraites au Canada sont aujourd’hui incapables d’honorer tous les engagements à venir qu'elles ont pris auprès de leurs bénéficiaires.Selon un sondage réalisé par Watson Wyatt et le Conference Board du Canada, 61 % des directeurs financiers prédisent que la crise' des retraites au Canada s’accentuera probablement au cours des prochaines années.Face à une telle incertitude, les travailleurs, qui cotisent pour les fonds de retraite, arguent que les retraités ne peuvent avoir droit au partage sans prise de risque et sans nouvelle contribution: les retraites doivent être prêts à assumer des risques de pertes s'ils veulent obtenir ces avantages.Enfin, il y a les oubliés: les jeunes qui ne participent pas à ces programmes de retraite et qui épar gnent trop peu.Ils ne s’intéressent pas encore à ce débat mais devront en subir de lourdes conséquences.Plus on retarde la mise en place d'une poli tique intégrée, plus l’arbitrage deviendra onéreux et douloureux.Et il n’y a pas de secret: les contribuables devront soit mettre la main à la poche, soit consentir à l’abandon de programmes sociaux toujours plus nombreux Mieux protégés en consommant qu'en investissant?Les Québécois, dont le taux d’épargne recule constanunent depuis 30 ans, ne réussissent pas à rattraper leur retard par rapport aux Canadiens.L'impression que les frais financiers sont élevés et qu’il manque de concurrence, la profonde mutation des caisses de retraite qui reportent sur les particuliers toute la responsabilité fiduciaire, la complexité croissante des instruments et la confusion persistante de la chaîne de distribution, autant de facteurs qui contribuent à décourager les épargnants d'investir sagement et efficacement.Ceux qui devraient profiter le plus de la montée de la Bourse sont justement ceux qui en ont le plus peur.Et les autres, qui avaient investi avec confiance dans les fiducies de revenus, tel que Granby Indus tries, pour profiter d'entrées stables, constatent que 76 d'entre elles affichent une perte de capital accumulé de près de 4 milliards $.Les consommateurs se sentent mieux protégés et semblent plus satisfaits en achetant des objets de consommation courante lecteurs MP3, consoles de jeux, aspirateurs électriques ou abonnements de magazines qu'en investissant leurs dollars durement gagnes dans des fonds collectifs, des caisses île retraites ou des regimes d'epargne-retraite.Parce que le bras droit ignore souvent ce que le bras gauche fait au sein de l'Etat, le temps est venu de coordonner plus activement les politiques entre les ministères des Finances, du Revenu, de la Kami) le, de la Justice (responsable de la loi sur la protection du consommateur) et de l’Emploi pour faciliter l'accès au marché et relever le taux d'épargne.Nous ne pouvons plus continuer a appliquer une politique mosaïque lorsque le ministère de l’Emploi propose un statut de responsabilité fiduciaire aux sociétés de gestion qui est ignoré par le ministère des Finances et l'Autorité des marchés financiers.Nous ne pouvons pas plus renforcer la sécurité des fonds collectifs sans tenir compte des politiques d’ensemble de protection des consommateurs.Et la sécurité des caisses de retraite dépend d’économies d’échelle beaucoup plus efficaces et de l’optimalisa tion des processus de gestion pour extraire de chaque point de base plus de revenus pour les gêné rations de demain.11 ne peut y avoir de veritable réflexion sans une vision d’ensemble.C’est pourquoi nous avons créé' la Coalition pour la protection des investisseurs afin de remettre t'épargne au Centre de nos préoccupations pendant qu'il en est encore temps.A ndrCe Dt> Serres Professeur, directrice du programme MUA en financement d'entreprise et rodirertnce du Croupe interdisciplinaire de recherche en éthique financière (GIREF), Université du (Jucher à Montreal René Delsanne Professeur, département de mathématiques.Université du Québec à Montréal Reynold N.Harpin Expert-conseil en placement et administrateur de sociétés Jean-Luc lutndry Associé principal.IxindryMonn Robert Pou Hot Vice-president et cofondateur, Centre d 'excellence fiduciaire (CEFEX) Michel Roux Doyen de la faculté de gestion, Université de Pans 13 et cofondateur du Groupe de recherche interdisciplinaire en éthique financière (GIREF) Accès des femmes à la prêtrise fiïormatt Spector Ignatieff aurait dû savoir Un s,rge québécois de ma connaissance, dote d'une experience considerable en matière île relations tederales provinciales.soutient en plaisantant que le Canada ne connaît des ennuis que lorsque trancophones et anglophones discutent tie la même chose en même temps En vertu vie cette règle, nous devrions tous être rassérénés de voir que le vingt-cinquième anniversaire de l'accord constitutionnel de IVrrc l'rudeau avec neul des provinces a eu peu d’échos au Canada anglais Pas plus que le quinzième anniversaire (en avril 2002) de la tentative vie Brian Mulroney vie susciter l'adhesion de l'Assemblee nationale vin Quebec à ta Constitution canadienne en v enchâssant l'accord du lac Me- Ovmuw Psnw Jactw»* *»V»» a r**m—ia» -»*»>»¦ UrM tUSui imernm u ,aéL, )ilSTR.4T!0\ - if'phaiw botter nmteiieari.Nïtoir Canari 'enpamaüe 4m wemen f\tmf4a*i*t C44m* farm Obààaae* Ijûn# Oamée» heUrr+m 'mépmmu oémtmwtratr*»/, Oamém* Chemr* Hemrtae Vu*m Pîfcak * A 10 LE DEVOIR.LE JEUDI 16 NOVEMBRE 2006 \CTUALITES BACHAND SUITE DE LA PAGE 1 En reconnaissant que la loi «doit être adaptée 14 ans après son adoption», M.Bachand annonce ses couleurs.11 a l’intention de saisir le Conseil des ministres de ses recommandations sur les heures d’ouverture dès son retour d’une mission économique en Inde le 28 novembre prochain.Le ministre doit quitter Québec ce vendredi pour une dizaine de jours.Selon nos informations, deux scénarios pourraient dès lors être envisagés.Le ministre pourrait proposer l’abolition pure et simple de l’article 6 de la Loi sur les heures et les jours d’admission dans les établissement commerciaux, qui ne permet pas aux épiciers d’avoir plus de quatre employés dans leurs commerces après 21 heures en semaine et après 17 heures le samedi, le dimanche et les jours fériés.Une autre solution envisagée consisterait uniquement à repousser cette limite à 19 heures ou 21 heures pendant les fins de semaine.Rappelons qu'actuellement l’article 6 de la loi induit des files d’attente souvent interminables aux caisses, mais aussi de la frustration chez les consommateurs.Frustration qui n’est pas bonne pour l’image et les affaires des épiciers, dénoncent-ils en chœur depuis le début de l’été.A cette époque, Métro, Provigo et So-beys ont unis leur force pour sensibiliser le gouvernement, à travers une campagne de cartes postales, sur le besoin urgent de modifier sa législation.«Il faut respecter le choix des 300 000 personnes qui font leur épicerie les fins de semaine après 17 heures et les employés qui subissent de la pression», souligne M.Bachand, qui pense qu’un «accès plus large» devrait faire le bonheur de tout le monde.Selon un sondage SOM commandé par le cabinet du ministre en octobre dernier, près de 63 % des 1011 répondants interrogés entre le 4 et 15 octobre sont en faveur de l'abolition de la règle des quatre employés après 17 heures les samedis, dimanches et jours fériés.Les trois quart apprécieraient que cette restriction intervienne seulement à 21 heures, mais 88 % se plieraient facilement à une limite portée à 19 heures.Même si aucun projet de loi n’a été déposé avant le 15 novembre, ce qui aurait assuré une adoption de la loi sans le consentement de l’opposition d’ici Noel, M.Bachand estime que la refonte de la loi pourrait très bien être réglée avant le départ des députés en vacances, soit le 22 décembre prochain.«C’est ce que les citoyens souhaitent», a-t-il indiqué.«J'aimerais dîme que ce soit terminé avant Noël.» Une fois le feu vert du Conseil des ministres obtenu, la modification de la loi sur les heures d’affaires risque d’ailleurs de faire l’objet d’une consultation rapide en commission parlementaire, sur invitation.le plan de match exposé par le ministre aujourd'hui tranche avec ses déclarations des derniers jours.Depuis septembre dernier, en effet M.Bachand n’envisageait pas de modifier la loi «sans un consensus» des parties touchées [Kir cette réforme.Ce consensus a été toutefois impossible à atteindre, syndicats et employeurs n’arrivant pas à se mettre d’accord sur un compromis (l’heure de fermeture des commerces le soir) en échange de bi fin de la restriction des quatre employés.Encore hier, l’inertie du gouvernement Charest dans ce dossier a déchaîné le chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ), Mario Dumont en point de presse à Québec.«Ils [les ministres libéraux] sont devenus tellement terrorisés par le fait de faire le moindre changement qu’ils arrivent en fin de mandat et ne sont plus capables de puer dans les heures d'ouverture des supermarchés», a-t-il dénoncé parlant même d’une «fourmi [qui] arrête le trafic sur le Métropolitain» pur décrire l’influence de ce notveonsensus sur le ministre.M.Bachand justifie toutefois cette lenteur d’action par son déplacement en Inde, qui l’a empêché de déposer un projet de loi au cours des derniers jours: «Ce n ’est pas facile pour un gouvernement d'agir quand le porteur du liossier est parti pendant 12 jours.» Le Devoir AMBROSE SUITE DE LA PAGE 1 dans notre pays, mais nous ne le permettrons pas.» La ministre devait toutefois confirmer les pires craintes des écologistes, de l’opposition parlementaire canadienne et des gouvernements étrangers lorsqu’elle a réitéré que le Canada imposerait à ses entreprises des objectifs de réduction de long terme, lesquels seront annoncés en janvier et qui permettront au Canada de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 65 % par rapport à leur niveau de 2003, et cela, dans 45 ans.Le protocole de Kyoto exige plutôt de réduire le niveau actuel d’émissions de 26 % pour les ramener à 6 % sous la barre, non pas de 2003, mais de 1990.D’autre part, la ministre Ambrose n’a pas fait la plus petite allusion aux efforts du Québec, dont on dit qu’ils sont les plus substantiels qu’une province canadienne ait mis en avant jusqu’à aujourd'hui.Ses propos partisans et ambigus ont été unanimement dénoncés par les groupes environnementaux canadiens.Steven Guilbeault, de Greenpeace, a déclaré en leur nom, hier soir de Nairobi, que «jamais, en 15 ans de travail dans ce dossier, [il n'avahl vu des attaques aussi bassement partisanes proférées sur une tribune internationale de cette importance: le discours de la ministre Ambrose a provoqué une véritable gêne dans cette audience et notes, nous y avons vu non seulement des inexactitudes, mais des mensonges.H y avait un plan de lutte contre les changements climatiques en place au Canada, qui avait l’appui massif de la population.Et, si on peut effectivement débattre de son efficacité globale, une chose est certaine, ce sont les décisions des conservateurs de mettre un frein à tout ce qui donnait des résultats qui compromettent maintenant l’atteinte de nos engagement, ce que la ministre essaie de masquer parses attaques » La France mène le bal Le Canada a aussi été la cible du président français Jacques Chirac, dont le discours, lu par sa ministre de l’Environnement, Nelly Olin, a attribué les difficultés de mise en œuvre du protocole à «ceux qui l’ont ratifié et qui reviennent maintenant sur leur engagement ou qui n'en respectent pas les conditions».Plus tôt, le président français avait tiré à boulets rouges sur ces «grands pays industrialisés qui ont refusé d’entrer dans la logique de l’action collective et laissent croître leurs émissions de GES», une claire allusion aux États-Unis.De son côté, le secrétaire général des Nations unies avait lui aussi ciblé les États-Unis en déplorant le «manque effarant de leadership» de la part des grands responsables du problème climatique: «J’aimerais, a-t-il dit, que les dirigeants de ce monde fassent preuve de courage.» Quant au président français, D a réclamé dans son discours «l'établissement d’un régime multilatéral efficace et renforcé», plus ambitieux encore que la première phase de réductions convenue par les pays industrialisés, et qui devrait «mieux associer les pays émergents, dont ks émissions croissent rapidement».Quant aux États-Unis, Ds ont accueilli vertement la proposition française d’imposer une taxe de carbone sur les biens provenant des pays non régis par le protocole de Kyoto ou qui n’en observent pas les dispositions pour avantager, sur le plan économique, leurs industries par une production énergétique dommageable au climat «Nous ne croyons pas que ce type d'approche soit la plus constructipe ou la plus efficace», a indiqué la sous-secrétaire d’Etat américaine, Paula Do-briansky.John Howard, le premier ministre de l’Australie — le seul autre pays industrialisé à bouder la communauté de Kyoto avec les Etats-Unis —, a qualifié la proposition française de simplement «stupide».Mais la proposition mise en avant par le premier ministre français, Dominique de Villepin, mérite qu’on en fasse une «véritable étude», déclarait de son côté le commissaire à l’Environnement de l’Union européenne, Stravos Dimas.Pour sa part, le président de la Confédération suisse, Moritz Leuenberger, également ministre de l’Environnement, a élargi le débat en préconisant la mise en place d’une «taxe mondiale sur le carbone» qui forcerait tous les utilisateurs de combustibles fossiles à assumer ainsi les frais de l’effacement des GES associés à leur utilisation.Cette taxe serait acquittée par tout individu ou entreprise et agirait, a-t-il dit sur les causes du problème en forçant les grands émetteurs à réduire leur consommation tout en assurant une véritable équité à l’échelle internationale.Mais l’Arabie Saoudite ne l’entend pas ainsi et s’est déclarée hostile à toute taxe ou incitation fiscale qui pousserait les consommateurs à réduire leur consommation de produits pétrotiers.Pour le ministre saoudien du Pétrole, Ali ibn Ibrahim Naimi, ce ne serait pas une solution «viable» parce qu’elle constituerait un frein au développement économique.Quant à la Chine, elle a redit clairement hier qu’elle est toujours prête à débattre des enjeux climatiques, mais dans une logique volontariste.Elle a cependant pressé les pays occidentaux à accroître leurs réductions de GES dans une deuxième phase d'engagements plus substantiels afin de neutraliser la hausse de la température du globe.Dialogue et coopération, mais sans cadre contraignant pour les pays émergents, a martelé son porte-parole, le ministre du Développement national, Jiang Weixin.Le Devoir V.OlWKTfOn Pntégallm Guide des produits de santé naturels Naturel ne rime pas toujours avec inoffensif! Plus de 50 fiches de produits • De t'ait au zinc • De la glucosamine aux oméga-3 • Des suppléments aux vitamines et minéraux En venta «n Kiosque at «s übrslr»* i.Éditions ProtëçaVous La référence des consommateurs www.pv.qc.ca % PASSEPORTSAUTé NET SUITE DE LA PAGE 1 • en rpute vers Singapour, a affirmé hier que ce dont les Etats-Unis ont besoin, c’est «moins de discussions que d’actions de la part de l’Iran».Dans l'avion la conduisant au Vietnam, avant une escale sur la base américaine de Ramstein, en Allemagne, la secrétaire d’État Condoleezza Rice a indiqué de son côté que les États-Unis avaient tait «de multiples ouvertures aux Iraniens sur l'amorce d'un dialogue avec eux», en rappelant avoir offert en mai dernier de rencontrer son homologue iranien .à condition que Teheran suspende son programme d’enrichissement.«Im question est de savoir s'il y a quoi que ce soit dans le comportement des Iraniens suggérant qu ils sont prêts à contribuera la stabilité en Irak», a-t-elle ajoute.«Il y a eu une période au cours de laquelle une offre de contact [par l'intermédiaire de l'ambassadeur américain en Irak Zaltnay Khalilzad) a été proposée.[mais] cela n 'a pas fonctionné pour plusieurs raisons».avait indiqué lundi le porte-parole du département d’Etat Sean McCormack.L’année dernière, les États-Unis avaient autorisé Zalmay Khalilzad à prendre directement contact avec l’Iran pour tenter de lutter contre l’insurrection en Irak, alors que les relations entre Washington et Téhéran sont rompues depuis 1980.«Si les Iraniens veulent dialoguer avec mms.nom leur avons dit nmment.c 'est-à-dirr qu 'ils doivent suspendre de manière verifiable leurs activités d'enrichissement d’uranium».avait déclaré de son côté huidi k> [resident George W.Bush, à l’issue d’mie rencontre avec k' premier ministre israélien Éhoud Olmert à fa Maison-Blanche.Révision de stratégie George W.Bush a lancé une vaste revue d'en semble interne de la politique irakienne par son administration.au moment où le president américain est soumis à une forte pression pour modifier sa strategie, a révéle hier fa Maison-Blanche.Face à la persistance de l’instabilité depuis des mois en Irak et devant l’absence apparente de perspective, M.Bush n'a cessé d’assurer que son administration révisait «constamment la tactique» pour IRAK l'adapter aux conditions sur le terrain.Mais cette révision est une nouvelle indication d’un changement possible de politique, que l’opinion américaine attend avec plus d’impatience depuis 1a défaite des amis républicains de M.Bush aux élections parlementaires du 7 novembre.Elle a commencé «assez discrètement» il y a plusieurs semaines, mais M.Bush a réuni mardi ses responsables en charge de la sécurité nationale et a donné pour instruction que les conclusions de ce réexamen soient consignées dans un rapport, a indiqué le conseiller du président à 1a sécurité nationale, Stephen Hadley, à bord de l'avion présidentiel.Une partition de,l’Irak serait «complètement inacceptable» pour les États-Unis, a déclaré hier un res-ponsable du département d'Ètat, qui a mis un garde contre le coût humain d’tme teUe hypothèse.«Une partition de l’Irak pourrait seulement se faire au prix de beaucoup de souffrance humaine et de violence et pourrait conduire d une diskreation qui serait à la.fois pro-frnde et amplètement inacceptable, je pense, pour les Américains».a déclaré l'ambassadeur David Satferfield, le coordonnateur pour l'Irak au departement d’Ètat lin générai optimiste le général John Abizaid, chef du commandement central de l'armée américaine, a pour sa part jugé hier qu’une augmentation du contingent américain en Irak ne constituait pas la solution aux problèmes de ce pays, où fas violences ont atteint selon kti un niveau inacceptable.Interrogé par des sénateurs américains, il a en revanche formulé le souhait que fas Irakiens prennent davantage fa responsabilité de fa sécurité de leur pays.le général Abizaid est fa premier responsable militaire américain à s’exprimer au Capitole depuis la perte du contrôle du Congrès par le Parti républicain de George Bush lors des elections du 7 novembre.«Je pense qu ’un renpreement du contingent américain empêcherait les Irakiens d'en fijirr davantage, de prendre data n toge la responsabilité de leur avenir», a dit le général Abizaid.commandant des forces américaines au Proche-Orient.Il a exprimé son désaccord avec certains sénateurs américains prônant l’envoi de renforts pour diminuer les violences en Irak.Il s’est toutefois également opposé à un retrait des forces américaines en prévenant le Congrès que tout calendrier de retrait ou toute limitation des effectifs priverait les conunandants sur le terrain de 1a «flexibilité» nécessaire.Les militaires déjà présents sur place devraient être davantage affectés à la fonnation des forces irakiennes, a-t-il proposé.Des reproches de McCain Le sénateur républicain John McCain a reproché au général Abizaid de ne recommander que le statu quo.«Je suis bien sûr déçu que, fondamentalement, vous défendiez ici aujourd’hui le statu quo, dont, je crois, le peuple américain a dit lors des dernières élections qu’il ne constituait pas un état acceptable», a déclaré l’élu de l’Arizona.Les démocrates, qui vont désormais contrôler les deux Chambres du Congrès, ont réclame une nouvel fa stratégie pour l’Irak, et beaucoup réfléchissent à un moyen de sortir de ce pays.Cari Levin, futur president de fa commission sénatoriale des Forces armées, a réclamé un début de retrait militaire dans un délai de quatre à six mois.Il a renouvelé cet appel hier et invité les Irakiens à se prendre en charge.«Nous devrions confier la responsabilité de l’avenir de l'Irak exactement à ceux auxquels il appartient, les Irakiens», a-t-ü dit Contrairement aux responsables rivils du Pentagone, le général Abizaid a régulièrement fourni au Congrès une evaluation franche de la situation en Irak.En août, il avait déclaré au Sénat que les violences confèssionnelfas en Irak étaient fas pires qui ait jamais vues et qu elles pourraient conduire à une guerre civile.Hier, il a fait part de son optimisme quant à fa capacité de l'armee américaine de stabiliser l'Irak.«L'évolution des défis en matière de sécurité en Irak nécessité des etolutions de notre propre approche afin de parvenir à la stabilité, a-t-U dit Je reste optimiste sur le fait que nous poutvns stabiliser l'Irak.» 11 a egalement assure que le niveau de violences avait baisse: «Je ne dirais pas que nous avons .franchi km tournant dans ce dtmaine.mais (fa situation] n est plus aussi mauvaise qu en août.• Agence France-Presse et Reuters UQAM SUITE DE LA PAGE 1 pas expliquer fa totalité des coûts additionnels, mais une partie.An si, l’installation de la fibre optique dans les nouveaux pavillons a occasionné par exemple des dépenses imprévues de 1 ordre de quatre millions de dollars, pendant que plus d un million était dépensé pour de nouveaux équipements.•Dans te devis initial, il y a des coûts qui n 'étaient pas prévus qui se sont ajoutés en cours de route», a-t-il exposé, convenant toutefois que cela n’expliquait pas l’entièreté des 40 millions.On sait désormais que fa conseil d’administration de rUQAM a pris connaissance mardi de ces dépassements, qui s'accompagnaient aussi d’un manque a gagner de 66 millions de dollars dans le montage financier prévu pour le Complexe des sciences.Lors de cette séance, l’autorité de ITQAM a également appris l’incidence de ces ratés financiers sur le budget de fonctionnement de l’université, qui affiche un déficit d’exploitation de quelque 20 millions de dollars.M.LaDier a expliqué que le recteur Roch Denis, à qui il a été impossible de parler hier encore, n’avait pas assisté à la rencontre de mardi du conseil d’administration, «mais nous en avons convenu ensemble, le vice-président et moi».M.Denis n’a pas remis sa démission hier, contrairement aux rumeurs qui couraient sur le campus, «f ai rencontré M.Denis [hier] après-midi, il ne m'a pas parié de démission», a expose M.Lallier.Le comité de vérification doit d'ailleurs rencontrer le recteur lundi après-midi, «ce qui n 'a pas encore été fait et ce qu'il tient à faire».Le conseil d’administration l’entendra te lendemain.Interrogé sur fa confiance accordée au recteur par rUQAM, M.Lallier a indiqué «qu’à ce moment-ci.le conseil d'administration considère toujours que M.Denis est recteur de l'UQAM».«Avant de chercher des coupables, nous voulons avoir l’ensemble du portrait d’analyse», a-t-il ajouté.Selon nos informations, les vice-recteurs de l’établissement auraient toutefois demandé cette semaine le départ du recteur.Des doyens leur auraient emboîté te pas.M.Lallier a indiqué qu’il n’avait reçu aucune lettre détaillant cette demande mais qu’il avait rencontré les vice-recteurs en début de semaine «pour entendre leurs préoccupations».«Nous avons convenu que cette rencontre demeurerait confidentielle», a-t-U dit.À deux reprises en 2006, le conseil d’administration a eu à autoriser l’utilisation de la marge de crédit à hauteur de 20 millions de dollars.Parallèlement à ces autprisations, le conseil a demandé au ministère de l’Éducation de lui verser une subvention additionnelle de 20 millions pour le Pavillon des sciences, jugeant insuffisants les 25 millions déjà versés par Québec.«Il est anormal qu’on ait reçu 25 millions sur un projet qui en vaut 98», a indiqué le président du conseü.La décision de loger fa Télé-université dans fas nouveaux bâtiments a aussi donné lieu à une nouvelle demande de subvention de 20 millions de dollars dirigée vers Québec.«Nous sommes justifiés de faire une telle demande», a précisé M.Lallier.Le MELS a toutefois répliqué: «Ce n’est pas parce qu une université nous formule une demande qu’elle doit être automatiquement jugée comme justifiée, ce n’est pas du tout comme cela que ça fonctionne, a indiqué Marie-Claude Lavigne, attachée de presse du ministre Jean-Marc Foumier.Nous calculons en jonction d’étudiants et de mètres carrés!» La hauteur de fa subvention prévue par le MELS était par ailleurs clairement annoncée dès l’automne 2003.Dans une lettre écrite à Roch Denis par l’ex-mi-nistre de l'Éducation Pierre Reid, et dont Le Devoir a obtenu copie, Québec précise qu’«i7 est entendu qu’au-delà de cette contribution de 25 millions, le projet sera à la charge de l'université».Le syndicat des professeurs de l'UQAM (SPUQ) s’inquiète de ce qu'on apprendra sur fa «catastrophe financière» de l’ilôt Voyageur.«Ça fait longtemps qu’on dit que les grandeurs en immobilisation auront des répercussions sur le budget de fonctionnement», a dit le président du SPUQ, Gaétan Breton.Le président du Syndicat des changés de cours, Guy Dufresne, a assisté comme fas autres groupes de l’UQAM hier à une rencontre orchestrée par des membres du vice-rectorat.D s’est dit «rassuré» par fa transparence qui y a été démontrée, mais son exécutif doit analyser tous fas documents remis au conseil d’administration cette semaine.L’Assemblée des gouverneurs du réseau UQ — l’instance suprême pour tout établissement du réseau, dont l’UQAM — ne pouvait indiquer hier fa manière de faire de l'UQAM pour transgresser les règles édictées par l’assemblée.«Je ne peux vous répondre pour l’instant, mais nous sommes en communication directe avec le conseil d'administration», a précisé Pierre Moreau, président du réseau UQ.Cette assemblée, composée de tous les recteurs des établissements UQ, a demandé au début de novembre au conseil de ITQAM de fournir des détails sur l’état du budget de lllot Voyageur.C’est elle qui autorise tous les projets de plus de quatre millions lancés par une umversite.Le Devoir FLQ, version 2006 Un communique de presse anonyme est parvenu hier au Devoir annonçant la renaissance du Front de libération du Québec (FLQ) afin de lutter contre «l'oppression» du peuple québécois.Selon le communiqué, le FLQ reprendrait «ses activités pour dénoncer l’impérialisme anglo-saxon qui sévit dans l'ouest de Montréal et notamment dans le 'Hést Island", où le fait .français est quotidiennement et systématiquement bafoue».Devant ce constat des «patriotes convaincus» ont décidé de reprendre «le combat du Québec français».Sur un ton sans equivoque, fa communique prévient que fa FLQ va frapper du côté des anglophones regroupés dans des ghettos de riches.«Ça va leur coûter très cher.Ceux qui refusent d'apprendre et d'utiliser le français ont tout intérêt à partir.très vite!.», peut-on lire.Et fa communiqué se termine sur un avertissement en caractères gras: «Les frappes commencerxmt très exactement dans trois mois, sans autre avis.À bon entendeur, salut!» Maigre des verifications.ü a été impossible d’associer ce communique à un groupe souverainiste precis - Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bteury, SR étage.Montréal (Québec), H3A3M9 H3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au telephone 514-98f*3333 Par télécopieur 51 *-965-3360 Par courrier redaction S ledevoir corn La publicité Au telephone 51*985-3399 Par télécopieur 514-965-3390 Extérieur de Montreal (sans frais! 1 600 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au telephone 51*985-3344 Par télécopieur 51*985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.coni Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphoné 51*985-3322 Par télécopieur 51*985-3340 Les abonnements Au telephone 51*9853355 du hindi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 51*985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800463-7559 L’agenda culturel Au telephone 51*9853346 Par télécopieur 51*9853390 U f Vnxr peut, à t\\Yanoa, mettre la liste cfadrevee» de ses afcvnne» à la disixvitjon .fif ÉWÜ JUI reconnue* dont la cause, les prxxKat* ou le* stove* peinent interrssrr se* lecteurs.Si tous or swhaürr pas reveror de cvempunttaice de ce» ornmCMM.touI» « arortjf rare seovr a la dfeaaeèr U /Vtw e*t publié du hindi au samedi par le IVnv Inc dont le aége social est situe au AtV rue IV RVurr fr «sa*.Montréal, (Quebec) HAA AM9 B est snpnme par tmpnmene Quebecer fc-.lean.fcV N.x*Jr**rd tatoariei^antJeaB arV ftrhefeu v&vnon de Impntnenea Quebeor lac- *12.nie Saanjactpes (Vest Moocrai l agener Prewar v anadmne est auhewee â envoyer et à diffuser les mlormabon» pubheew dam U flmar U flwe* est Ascribue par Mesaageoe* IVnanuqufSc dhreaun du irirwye Québécor bv.’AV- bouknard Sat-Marf* CVest.laaai Emwi de pabbeattaa — Eareg—mnew r CWSft.Dépôt légat Bfcfahe^jr mmndr du ^æbec
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