Le devoir, 6 décembre 2002, Cahier A
FORETS WEEK-END Tango: la danse au corps et lame vagabonde Page B 1 ?Le Quebec gère de manière imprudente Page A 2 u w w .led e v o i r .e o in ?LE DEVOIR Tous contre la Guilde Création d'un réseau de musiciens qui entend défier le «corporatisme» du syndicat d'artistes Une nouvelle offensive contre la Guilde des musiciens du Québec est en branle.Excédés par le développement du dossier des musiciens de la relève et des petits diffuseurs, certains musiciens de la scène alternative, Fred Fortin en tête, disent qu’ils en ont assez.Une initiative de musiciens, «Tous contre la Guilde» apporte un éclairage nouveau sur la saga des petits diffuseurs.BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Né de l’initiative de Simon Jodoin, chanteur du groupe Mort de rire, «Tous contre la Guilde» s’est organisé rapidement à la suite du récent jugement de la CRAAP déterminant le statut du Café Sarajevo comme producteur et non comme diffuseur.Les gens derrière ce mouvement signalent que l’argumentation retenue contre le petit établissement de la rue Clark «blesse fondamentalement un grand nombre d’artistes alternatif».Pour l’instant, le mouvement est appuyé par des artistes aussi reconnus que Fred Fortin mais aussi Olivier Langevin et Pierre Girard, de Galaxie 500, de même que Jodoin.D’autres artistes sont appelés à ajouter leur nom à la liste.L’attitude générale de la Guilde des musiciens au sujet des musiciens de la relève et le corporatisme du syndicat sont visés par cette nouvelle réaction qui provient des musiciens eux-mêmes.«Tous contre la Guilde» se présente comme un réseau organisé sous forme de cellules révolutionnaires et tient à préciser qu’il n'est pas le porte-drapeau de la cause du Café Sarajevo ou de quelque autre établissement Au contraire, c’est plutôt le statut même d’artiste indépendant et de diffuseur que le mouvement tente de faire reconnaître.L’idée derrière le mouvement est d’établir une forme de fraternité entre les artistes et les diffuseurs, les premiers étant appelés à prendre position de-vant le public lors de leurs prestations.Jo-¦ ¦'Ns doin soutient que seule la Guilde ne re-¦ \ connaît pas le statut de diffuseur.«U y a T'.\ juste la Guilde qui ne semble pas sa- \ voir ce qu 'est un diffuseur.Im SO-Y DEC [Société de développement des ¦SSfek;,, \ entreprises culturelles 1 sait ce que c’est, la ROSEC [Réseau des organisateurs \ VOIR WÊÊK page a 10: mJS^Ên GUILDE —i.:.Les yeux de la faim % ^ AGENCE FRANCE-PRESSE Demain matin, le premier ministre éthiopien Mêlés Zenawi annoncera solennellement que de 10 à 14 millions de ses compatriotes sont menacés par la faim et lancera un appel aux donateurs.Au Malawi, le nombre de personnes souffrant de la faim va également bondir de 2,3 à 3,3 millions.Pas de brevet pour la souris transgénique PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Plantes et animaux ne peuvent être brevetés au Canada, a tranché la Cour suprême dans un jugement destiné à clore le débat sur la brevetabilité de l’oncosouris, cette souris qu'on a modifiée génétiquement afin quelle développe rapidement des tumeurs cancéreuses.L'université Harvard, où furent concoctés ces petits mammifères transgéniques, réclamât depuis 1985 un brevet sur ce nouvel «outil» de recherche.Les revendications de l’institution américaine visaient tous les mammifères non humains chez lesquels on pourrait insérer cet oncogène prédisposant au cancer.C’est avec une faible majorité (cinq juges contre quatre) que la Cour suprême a toutefois affirmé c\\f«une forme de vie supérieure [plantes et animaux] n’est pas brevetable du fiait quelle n’est ni une ‘fabrication’’, ni une “composition de matières" au sens du mot invention figurant dans la Loi sur les brevets».Soit dit en passant le Canada accorde déjà des brevets sur les séquences génétiques d’origines végétale, animale et humaine ainsi que pour des organismes uniceDulaires.••// n’importe pas de savoir si notre cour estime qu’une forme de vie supérieure comme l’onco-souris devrait être brevetable.Notre mission se limite VOIR PAGE A 10: SOURIS N D E X 2003, Tannée de la grande famine Le Programme alimentaire mondial des Nations unies sonne l’alarme au sujet de l’Afrique, sans grand succès CHRISTOPHE AYAD LIBÉRATION La Grande Faucheuse est de retour.C’est hélas déjà une certitude, 2003 sera l’année de la grande famine.Préciser qu’elle va, une fois de plus, ravager l’Afrique relève du pléonasme tant ce continent vit au rythme régulier des disettes bibliques et des hécatombes de masse.Depuis des mois, le Programme alimentaire mondial des Nations unies (RAM) tire la sonnette d’alarme, sans grand succès.Son directeur exécutif, James Morris, est intervenu au début de la semaine devant le Conseil de sécurité de l’ONU.«L’ampleur du désastre qui se déroule en Afrique n ’a pas encore été saisie par la communauté internationale», s’est-il alarmé, s'inquiétant de la baisse de l’aide.Sans chiffre, pas de compassion, alors le PAM a avancé un chiffre: 38 millions d’Africains souffrent ou vont souffrir de la faim.Il est tellement énorme, tellement abstrait, ce chiffre, qu'il risque plus de provoquer un soupir d’impuissance qu’un sursaut de générosité.À partir du 16 décembre, le PAM lancera une campagne télévisée intitulée «Alerte à la famine en Afrique».Derrière ce chiffre se cache une conjonction sans précédent de crises structurelles (Angola, Soudan), conjoncturelles (Afrique australe, Corne de l’Afrique et, dans une moindre mesure, Sahel, tous frappés par une sécheresse exceptionnelle), voire potentielles (Côte d’ivoire).Demain matin, le premier ministre éthiopien, Mêlés Zenawi, annoncera solennellement que de 10 à 14 millions de ses compatriotes sont menacés par la faim et lancera un appel aux donateurs.En Afrique australe, où 14 millions de personnes réparties dans six pays sont menacées, la catastrophe a été diagnostiquée dès le printemps.In famine a débuté et devrait culminer au premier trimestre 2003.Déjà, sa progression est foudroyante: pour le seul mois de décembre, le nombre de personnes souffrant de la faim va bondir de 2,3 à 3,3 millions au Malawi.Sans chiffre, pas de compassion, alors l’ONU avance un chiffre: 38 millions d'Africains souffrent ou vont souffrir de la faim VOIR PAGE A 10: FAMINE ¦ Autres informations en page A 10 i Armes à feu: Ottawa recule Le gouvernement Chrétien attendra avant d’investir 72 millions de plus dans le programme MANON CORNELLI ER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Aux prises avec un des pires scandales administratifs de son histoire, le gouvernement Chrétien a reculé hier dans le dossier de l’enregistrement des armes à feu.Quelques heures à peine avant le vote, il a abandonné sa demande visant à toucher 72 millions de dollars supplémentaires, c’est-à-dire les deux tiers du budget de 113,5 millions déjà prévus pour le programme de 2(K)2-2(K)3.C’est la première fois depuis leur arrivée au pouvoir, en 1993, que les libéraux modifient ainsi leur budget supplémentaire des dépenses, a confirmé le leader parlementaire Don Boudria, après avoir obtenu l'accord unanime de la Chambre.Le geste a d'autant plus surpris que le ministre de la Justice, Martin Cauchon, répétait encore mercredi qu’il tenait à cette somme.Il n’a pas expliqué hier ce qui l’a fait changer d’idée mais a toutefois reconnu que cela aura un effet sur les organismes et les provinces qui participent au programme et auxquelles cet argent était destiné.M.Cauchon a simplement dit qu’il préférait avoir en main, avant de demander des fonds supplémentaires, le rapport qu’il vient de demander pour janvier à la firme KPMG.«[Ce report] aura un impact, mais ce dont je veux m'assurer, c'est de faire en sorte qu’avant d’aller de l’avant avec ces montants-là, on puisse avoir le rapport des vérificateurs et apporter des ajustements», a-t-il dit à sa sortie des Communes.Ce revirement soudain illustre à quel point le gou- VOIR PAGE A 10: ARMES I^es libéraux modifient leur budget supplémentaire des dépenses pour la première fois depuis 1993 FINANCEMENT Montréal pourrait récupérer une partie de la TVQ ¦ À lire en page A 3 Mémoires d’un homme de parole 1 Introduction ET CHOIX Of TEXTES de Bruno Rot Georges Dor J44 PACES • 29,95 S 778313000689 I.K DEVOIR.LE VENDREDI (i DÉCEMBRE 2 0 0 2 \ 2 •LES ACTUALITES- Rapport de la vérificatrice générale du Québec La Caisse de dépôt a soustrait une de ses filiales à l’œil de la vérificatrice ROBERT DUTR1SAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Après la construction du siège social de la Caisse de dépôt et placement du Québec et Montréal Mode, Cadim, une filiale immobilière du bas de laine des Québécois, inquiète la vérificatrice générale intérimaire, Doris Paradis.lii ministre des Finances, Pauline Marois, a donné a la vérificatrice générale un mandat de vérification en profondeur de Montréal Mode, une société dans laquelle la Caisse a perdu 30 millions, et de la construction du somptueux siège social de l’institution financière.Mais alors que la vérificatrice aura des pouvoirs étendus d’enquête dans ces deux cas, la Caisse lui a retiré l’été dernier son mandat de vérification de sa filiale Cadim, sans explication.le vérificateur général du Québec s’acquittait de cette tâche depuis 20 ans."Ça m’inquiète, et c’est préoccupant de voir qu'une entreprise peut décider, après 20 ans, sans motif valable, de changer de vérificateur», a dit Mme Paradis au cours de la conférence de presse où elle dévoilait le tome 2 de son rapport à l’Assemblée nationale popr l'année 21X11-02.A la Caisse de dépôt, la porte-parole Suzanne Brochu a expliqué que Cadim était associée à des partenaires étrangers.Ces derniers préféraient que les états financiers soient vérifiés par une firme disposant de ramifications internationales.C’est pourquoi on a choisi la firme comptable Samson Bélair Deloitte Touche.Mme Brochu n’a pu ni confirmer ni infirmer s’il y avait des squelettes dans le placard de Cadim.la filiale immobilière Cadim affiche un actif de trois milliards et son portefeuille immobilier avait une valeur de 5,2 milliards au 31 décembre 2001, soit 17 % du portefeuille immobilier de la Caisse.Cadim détient notamment des participations dans des immeubles situés en Corée du Sud, au Japon, au Brésil et aux Etats-Unis.Le vérificateur général du Québec détient seulement un mandat de vérification financière consolidée de la Caisse.Mais il souhaite depuis plus de dix ans obtenir un mandat dit d’optimisation des ressources et pouvoir questionner ses dirigeants sur leurs pratiques de gestion, ce qui sera fait pour Montréal Mode et la construction du siège social.Le vérificateur veut qu’on lui permette de procéder à l’examen de toutes les filiales de la Caisse dont les états financiers sont actuellement confies à des vérificateurs privés.A cet égard, d'ici quelques mois, le vérificateur présentera aux parlementaires une proposition de projet de loi, a dit Mme Paradis.I.a vérification des contrats et des comptes de Montréal Mode et de la construction du siège social prendra plusieurs mois, a-t-elle signalé.«S’il y a des indices suffisamment importants qu’il y a des actes criminels qui ont été commis, comme, par exemple, de la fraude, de la malhonnêteté, on pourrait s'interroger à savoir s'il ne devrait pas y avoir une enquête criminelle», a-t-elle dit.En pareil cas, Mme Paradis transmettrait le dossier au ministère de la Justice.lit vérification entreprise chez Montréal Mode et pour la construction du siège social pourrait conduire Mme Paradis à émettre des recommandations sur la composition du conseil d’administration de la Caisse et la nomination d'un président du conseil.«Four ce qui est de scinder la position de président du conseil et celle de directeur général, je pense que, de plus en plus, les saines pratiques de gestion recommandent qu’il y ait indépendance entre les deux fonctions et que c'est une pratique de plus en plus courante dans les grandes entreprises», a souligné Mme Paradis.Le Québec gère ses forêts de manière imprudente ARCHIVES LE DEVOIR La vérificatrice générale, Doris Paradis, constate que le ministère des Ressources naturelles n’est pas en mesure d’assurer que la forêt du Québec n’est pas surexploitée.Le ministre François Gendron conteste ces conclusions tandis que l’opposition officielle réclame une enquête publique et la nomination d’un Inspecteur des forêts indépendant.ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le ministère des Ressources naturelles manque de prudence dans son évaluation de l’inventaire forestier, omet des hypothèses importantes dans sa détermination et fait ainsi courir le risque d’une surexploitation de la forêt québécoise.C’est le constat sévère que fait la vérificatrice générale intérimaire du Québec, Doris Paradis, dans le tome 2 de son rapport à l’Assemblée nationale pour l’année 20(XM)1.Elle écrit que «le ministère n’est pas en mesure de déterminer s’il y a une surévaluation de la possibilité forestière et, ce qui peut en découler, s’il y a surrécolte des bois de la forêt publique».La vérificatrice rappelle qu’en 1997, l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec invitait l’ensemble des acteurs concernés «à faire preuve de prudence» lors de l’établissement des calculs de la possibilité forestière (CPF).Or cinq ans plus tard, même si le nouveau régime forestier destiné à régir l’exploitation durable des forêts est en place depuis 2001, «nous avons constaté que les derniers CPF n’ont pas toujours été établis de la sorte», signale la vérificatrice.«Une telle surévaluation contribue, à.court terme, au maintien [des] emplois, mais elle risque, à plus long terme, d’en causer la perte si la forêt est surrécoltée», prévient-elle.Plusieurs éléments connus ne sont pas inclus dans les calculs, note la vérificatrice.Elle relève les perturbations naturelles, comme les feux, les insectes et les maladies, qui n’ont pas été prises en compte.Les calculs ne comprennent pas non plus l’ajustement de certaines hypothèses qui se sont avérées trop optimistes en matière de rendement des plantations, des éclaircies commerciales ou encore de la coupe de jardinage.La vérificatrice signale que le ministère ne tient pas compte également des aires protégées dans ses calculs.En 1997, un rapport d’une firme d’experts constatait que les coupes illégales étaient généralisées dans l’ensemble du Québec, pour le bois de chauffage surtout.Les exploitants forestiers dépassent aussi les volumes qui leur sont alloués.En 2002, la vérificatrice constate qu’il y a toujours des coupes illégales de bois.De plus, des bénéficiaires de CAAF (contrats d’approvisionnement et d’aménagement forestier) coupent encore des volumes dépassant ce qui leur est octroyé.S’ils sont pris sur le fait, les industriels règlent encore à l’amiable les poursuites avec le ministère pour une fraction du montant réclamé.D’abord à l’Assemblée nationale, puis en conférence de presse, le ministre des Ressources naturelles, François Gendron, a d’abord donné l’assurance que la forêt québécoise n’était pas surexploitée, tout en soulignant que les sciences forestières, «ce n’est pas une science exacte» et que «les certitudes absolues, moi, je n’en connais pas».De toute manière, en vertu du Régime forestier, les allocations de bois seront ajustées dans les plans d’aménagement en 2005, a-t-il avancé.Le ministre a soutenu que 85 % des reconunandations de la vérificatrice étaient conformes au bilan forestier de 1998 du ministère.Le critique de l’opposition officielle en matière d'énergie et de ressources naturelles, le député de Kamouraska-Témiscouata, Claude Béchard, a réclamé une enquête publique sur l’inventaire forestier du Québec.Il demande la nomination d’un Inspecteur des forêts, indépendant du ministère et de l’industrie, pour évaluer à la fois les possibilités forestières mais aussi les pratiques environnementales de l'industrie.Les plans de réussite, un échec TOMMY CHOUINARD DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La vérificatrice générale intérimaire, Doris Paradis, accorde une bien mauvaise note à un levier important de la réforme des écoles primaires lancée en 2(XK).les plans de réussite de ces établissements s'avèrent si vagues et incomplets qu’ils risquent bien de n’avoir que peu d’impact sur le succès scolaire des élèves, l’objectif premier de l’opération.C’est ce qu’a dévoilé hier Mme Paradis, lors du dépôt à l’Assemblée nationale du second tome de son rapport 2001-02.«J'ai constaté que le ministère de l'Éducation, les commissions scolaires et les écoles ne s'entendent pas sur le rôle des plans de réussite et sur les indicateurs appropriés pour évaluer les résultats obtenus», a-t-elle affirmé en conférence de presse.Ces plans, dont l’implantation réjouit pourtant la vérificatrice, consistent à analyser la situation des élèves, à fixer des objectifs mesurables et à mettre en place des moyens pour améliorer leur performance et procéder à l’évaluation des résultats.Or des écoles en sont insatisfaites: elles considèrent ces plans comme un moyen de contrôle plutôt que comme un outil pour améliorer la réussite scolaire.«Toutes les écoles que nous avons visitées ont produit un plan de réussite, précise Doris Paradis dans son rapport.Néanmoins, ce plan est souvent partiel.Les plans comportent fréquemment un portrait sommaire de la situation des écoles et de celle de leurs élèves.Ce portrait en dit peu sur les faiblesses à corriger, n’approfondit pas les causes des problèmes ni ne précise les actions à accomplir en priorité.La plupart des objectifs sont vagues, comme celui d’informer les parents.» Quelque 30 écoles de 15 régions du Québec ont été visitées par la vérificatrice, tandis que 23 commissions scolaires ont été interrogées.«Plusieurs écoles ne perçoivent pas de rétroaction de leur commission scolaire afin d’améliorer leur plan, explique Mme Paradis.Pourtant, sans amélioration notable de la qualité des plans, il sera difficile d’apprécier le travail accompli et de produire une reddition de comptes adéquate.» Le renouvellement de la fonction publique s’en va quant à lui à vau-l’eau, selon Doris Paradis.Il y a ainsi un risque réel que l’administration publique ne dispose pas en temps opportun d’un personnel en quantité suffisante pour offrir les services à la population, indique-t-elle, tout en signalant qu’il y a dix ans, le vérificateur général Guy Breton avait soulevé le même problème.Selon les prévisions du Secrétariat du Conseil du trésor, 44 % de l’effectif régulier de la fonction publique et 63 % du personnel d'encadrement quitteront leur emploi d’ici dix ans.«L’analyse des postes “vulnérables", c'est-à-dire ceux qui, s’ils deviennent vacants, risquent de compromettre la performance de l’organisation, est presque inexistante, illustre Mme Paradis dans son rapport Des risques quant à la disponibilité de la main-d’œuvre sont bien présents à l'égard de certains emplois, par exemple les actuaires et les ingénieurs civils, et dans certaines régions.» Des problèmes de communication minent également le système de santé, observe Doris Paradis.Par exemple, les cliniciens en milieu hospitalier n’ont pas accès rapidement aux données concernant l'état de santé des patients et les résultats des examens, alors que les systèmes d'information des CLSC prennent des années avant d’être implantés.L’ensemble des systèmes d’information du réseau coûte 230 millions de dollars par année.Les pratiques actuelles «favorisent des investissements qui font double emploi», souligne Mme Paradis.Par exemple, dans une région donnée, on recense quatre systèmes différents pour gérer les activités de pharmacie des établissements.La vérificatrice générale s’est également penchée sur les états financière de l’année 2001 des comités de transition des villes aujourd’hui fusionnées, comme Montréal, Québec et Longueuil, qui présentent des irrégularités importantes.Entre autres, les comités n’ont pas signé un contrat en bonne et due forme avec leurs fournisseurs en vue de la réalisation de certains projets de plusieurs milliers de dollars; à plusieurs reprises, cela se faisait sans appels d’offres.«On a constaté un manque de rigueur dans l’octroi des contrats, dans la fermeture des livres, dans l’assujettissement à la taxe de vente [800 000 $ de taxes impayées pour les 10 comités vérifiés]», a précisé Doris Paradis.Les centres de biotechnologies profiteraient de garanties de revenus Santé : Legault refuse de tabler sur un improbable consensus des provinces TOMMY CHOUINARD DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Parvenir à un front commun des provinces sur le réinvestissement d’Ottawa en santé est quasi hors de portée.C’est ce que croit le ministre de la Santé, François legault, qui prend part aujourd’hui à une rencontre avec ses homologues provinciaux et la ministre fédérale de la Santé, Ann McLellan.«On va essayer d’avoir un front commun des pro-vinces, mais les premiers échos qu’on a, c’est que ça va être difficile d’avoir une position claire des provinces sur le fait qu’on ne doit pas avoir de conditions dans le financement qui sera attribué par le fédéral», a-t-il affirmé hier en entrevue téléphonique au Devoir avant son départ pour Toronto.«L’histoire nous a montré que certaines provinces sont prêtes, pour avoir des fonds supplémentaires, à laisser Ottawa décider des priorités.On a vu des discussions, sur l’union sociale par exemple, où au début les provinces sont toutes bien jalouses de leurs compétences mais que, plus ça avance, plus elles sont prêtes à faire des compromis», a-t-il ajouté.Seule l’Alberta serait pour le moment du même avis que Québec, surtout au chapitre du respect des champs de compétence des provinces.Lors de la rencontre.François Legault compte bien brandir la motion unanime adoptée la semaine dernière à l’Assemblée nationale, qui dénonce la «volonté centralisatrice» du rapport Romanow.lx> ministre a même apporté avec lui des copies de son plan sur la santé, dévoilé en novembre, qui identifie les besoins du Québec à 1,6 milliard de dollars par année.Aucune condition ne doit accompagner le versement de cette somme par Ottawa, a martelé le ministre.même si le rapport Romanow suggère le contraire.La création d’une caisse-santé pour assurer que l’argent versé soit destiné à la santé est la seule concession que pourrait faire Québec.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Après avoir accordé une garantie de revenus de 38 millions au multimédia et au commerce électronique, le gouvernement du Québec remet en question la possibilité d’étendre cette nouvelle formule d'intervention aux centres de développement des biotechnologies.L'intention première du ministère des Finances était de limiter le risque de certains promoteurs d'immeubles abritant de petites entreprises naissantes en biotechnologies (start-ups), fragiles sur le plan financier.Tout comme à la Cité du multimédia et à la Cité du commerce électronique, la garantie de revenus locatifs aurait permis d’indemniser les promoteurs des centres de développement des biotechnologies incapables de louer une partie de leurs locaux commerciaux.Or il semble que l’aide gouvernementale ciblée pour des immeubles désignés crée un certain remous diuis le milieu des affaires.Ce qui ne semblait être qu’un simple délai d'application semble devenu un nouveau champ de bataille.Au sein même du gouvernement, il y aurait des Le ministre de l’Environnement et de l'Eau, André Boisdair, songe à faire adopter l'an prochain une loi en vertu de laquelle le Québec s’obligerait à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 6 % sous le niveau de 1990, comme le prévoit le protocole de Kyoto, et cela, «sans attendre Ottawa et en occupant nos propres champs de compétence».C'est ce qu’a affirmé hier le ministre dans une entrevue au Devoir, au cours de laquelle il était invité à préciser les objets de la commission parlementaire que l'Assemblée nationale a été invitée hier à convoquer pour le 18 février afin de discuter de la «mise en iruixe du protocole de Kyoto au Québec».La tenue de cette commission, proposée par le ministre Boisdair, se situe en ligne directe avec une divergences d’opinion sur la question.Certains craindraient les éventuels effets pervers d’une telle mesure, dont de possibles pressions de la part des institutions financières désireuses de prendre le moins de risque possible.D’autres personnes prôneraient au contraire cette forme d’interventionnisme, question de forcer la création d’emplois dans la «nouvelle économie».Comme le précise le sous-ministre adjoint aux politiques économiques et fiscales au ministère des Finances, Luc Monty, la question n’est pas tranchée.«H y avait eu une annonce faite dans le discours du budget [en mars dernier], mais ce n ’est pas encore en vigueur.Il y a encore des discussions au gouvernement.On réévalue la possibilité de l’appliquer en biotechnologies», a confirmé M.Monty au Devoir.Actuellement, quatre centres de développement des biotechnologies sont accrédités par Québec: à Sherbrooke, Laval, Saint-Hyacinthe et Lévis.D’autres promoteurs tentent toutefois de percer le marché.De plus, un vaste projet de biotechnologies serait sur les planches à dessin en lien avec l'éventuelle construction du nouveau CHUM dans le quartier Petite-Patrie.La garantie de revenus locatifs a été inventée pour autre motion introduite hier à l’Assemblée nationale par sa collègue des Relations internationales, Louise Beaudoin, par laquelle le Québec s’engagerait devant la communauté internationale, d’ici le 17 décembre, à faire sien le protocole de Kyoto, faute de pouvoir le ratifier véritablement comme un pays souverain.La motion de la ministre Beaudoin a été présentée en vertu de la loi 52, adoptée en juin.Cette loi prévoit que l'Assemblée nationale peut se déclarer liée par des traités, protocoles ou ententes internationales dans ses champs de compétence.Quant à la commission parlementaire «générale» du 18 février, elle permettra deux choses.D'abord, dit André Boisdair, «de réfléchir à la mise en œuvre du protocole au Québec», un exercice qui devrait déboucher sur un «deuxième plan d'action- en vue de réduire les émissions québécoises.Ce débat public devrait aussi «permettre de débattre de la manière de nous comporter en la Cité du multimédia.Son promoteur bénéficie d’une garantie de 13 millions.Il peut réclamer une aide à cinq reprises au maximum sur une période de dix ans.La garantie de revenus a permis la construction rapide d’édifices sans trop de risque pour le promoteur, un consortium formé de la Société de développement de Montréal, la SOLIM (Fonds de solidarité) et la SITQ (Caisse de dépôt et placement).Ce faisant, le gouvernement assure le prêteur hypothécaire du paiement de la dette même si une partie des locaux devait rester vide.Cette aide financière gouvernementale a par la suite été accordée à la Cité du commerce électronique.Par décret gouvernemental, son promoteur, Desjardins, jouit d’une garantie de revenus locatifs de 25,7 millions sur dix ans.L’aide a trait à une superficie de 400 000 pieds carrés sur les 925 000 existants actuellement La garantie de revenus locatifs s’ajoute à l’arsenal des mesures d’encouragement fiscal déjà en place (subventions directes, garanties de prêts, crédits d impôt pour la création d’emplois et congés fiscaux).Le problème semble résider dans le fait que les garanties de revenus locatifs sont réservées à certains promoteurs, laissant les autres sans grands moyens d’attirer les entreprises.matière de mise en œuvre à l’égard du gouvernement fédéral et des autres provinces».Le ministre Boisdair «n ’écarte pas l’idée que le Québec pourrait prendre l’initiative d’une mise en œuvre à sa façon pour atteindre les objectif de Kyoto sans que nous soyons à la remorque du fédéral».Pour l'instant certaines mesures importantes du plan québécois, comme l’inspection obligatoire defc voitures, semblent atteintes de paralysie.Mais, rétorque le ministre, les ententes passées avec les alumi-neries, qui n'apparaissaient pas dans le Plan d'action de 2000, s avèrent très efficaces.Et dit-il, le gouvernement a modifié comme prévu son règlement sur les produits affectant la couche d'ozone et a obligé de nouveaux sites d'enfouissement à capter leurs biogaz, tout comme il a commencé, comme promis dans le Plan 2000, à investir massivement dans les transports en commun avec le prolongement du métro vers Laval et la mise en place de deux trains de banlieue.Boisdair songe à une loi des GES - 6 % LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR r f LE DEVOIR.LE V E N I) R E D I ti l> E ( I M B R E 1 O O A .^Otiee/fcrte Gambard Vente et service technique ÜT MONTREAL.CENTRE VILLE • TEL 866-5*'6 LE DEVOIR ACTUALITES ,V (99,15 ’ Contrat Je ville Christian Rioux ?A Etes-vous réac?Je ne sais pas si cela vous est déjà arrivé, mais je me suis récemment fait traiter de-réactionnaire! J'ose à peine l’avouer tellement je ne m’en suis pas encore remis.Sur le coup, j’avoue m'être senti tout drôle.Heureusement, après m’être tâté un peu, j’ai découvert que je n'étais pas seul.Maigre consolation, direz-vous.Le phénomène serait même en recrudescence si on en croit la petite tempête qui ébranle ces jours-ci l'intelligentsia française.Précisons tout de suite que seule la France a le secret de ce genre de polémique — et c’est probablement pour ça qu'on l’aime tant.Il y a trois semaines, donc, un professeur d'université jusque-là inconnu publiait une plaquette de moins de 100 pages intitulée Le Rappel à l’ordre - Enquête sur les nouveaux réactionnaires (Seuil).L’auteur, qui se nomme Daniel Lindenberg, est membre de la rédaction de la revue Esprit, une revue savante fondée par Emmanuel Mounier qui a déjà eu beaucoup d’influence au Québec.L'encre du livre n’était pas encore sèche que Le Nouvel Observateur lui consacrait sa première page.Le quotidien Le Monde faisait de même quelques jours plus tard sur quatre colonnes à la une.Depuis deux semaines, le Tout-Paris ne parle plus que de cette controverse qui a même eu des échos à la télévision.Tout cela, me direz-vous, pour quelques intellos qui se traitent de réacs.Je vous l’ai dit, il n’y a qu’en France qu’on voit ce genre de chose.Contrairement à ce que son titre laisse entendre, le livre de Daniel Lindenberg n’a rien d’une enquête mais tout du pamphlet Sa thèse est simple: un vent réactionnaire soufflerait sur la vie intellectuelle.Un vent qui préparerait en douce un retour à l’ordre moral.Les «nouveaux réactionnaires» s’opposeraient en bloc à la culture de masse, à la démocratie, au féminisme, à l’antiracisme, au métissage, à l’islam, et j’en passe! Us compteraient dans leurs rangs des personnages aussi divers que le ministre de l’Education Luc Ferry, le philosophe Alain Finkielkraut, l’essayiste Philippe Muray, le «médiologue» Régis Debray, le sociologue Pierre-André Taguieff, le linguiste Jean-Claude Milner et cet autre philosophe, pourtant si peu médiatique, nommé Marcel GaucheL En guise de pièces à conviction, Undenberg n’hésite pas à citer des extraits des romans de l’impertinent Michel Houellebecq (qui dit à peu près n’importe quoi en entrevue) et de lliyperbranché Maurice Dantec (qui a découvert la ville du futur à.Montréal).Même l'essayiste québécois François Ricard se fait écorcher au passage pour avoir montré du doigt les baby-boo-mersdansIm Génération lyrique (Boréal).Tout ce beau monde souffrirait d’une «humeur chagrine face à la modernité», disait Lindenberg en entrevue.Son livre n’hésite pas à comparer les nouveaux réacs aux ancierts, en particulier au royaliste, antisémite et pétainiste Charles Maurras.Quand il ne les accuse pas d’être des disciples d’Ariel Sharon.Le vocabulaire du texte est révélateur.D est partout question d’attaques «dissimulées» et de doctrines «camouflées».Comme si un sombre complot se tramait quelque part Passons sur ces procédés, car le livre a au moins le mérite de provoquer un débat qui intéresse les Québécois autant que les Français.On sort en effet de cette lecture avec l’étrange impression que tous ceux qui se réservent un droit d’inventaire sur les 30 dernières années sont irrémédiablement voués aux feux de la réaction.Comme s’il fallait absolument accepter en bloc toutes les réformes sociales et politiques réalisées depuis 30 ans, sans exception.Comme s’il n’était pas permis de souligner en rouge les lacunes de la démocratisation de l’école, les problèmes d’une télévision soumise à la dictature des cotes d’écoute, les excès de la libération des mœurs ou de la judiciarisation des droits de l’homme.On retrouve d’ailleurs chez Lindenberg cette idée, assez courante au Québec (notamment chez les trudeauistes), selon laquelle tout ce qui a précédé les années 60 (Lindenberg parle plutôt de Mai 68) relèverait de la grande noirceur.Tout débat sur la question étant à l'avance exclu.Lindenberg n'a peut-être pas tout à fait tort lorsqu’il critique le catastrophisme de certains auteurs qui se prennent parfois pour des prophètes de l’apocalypse.L'ennui, c’est que son livre est empreint du même catastrophisme chaque fois qu'il brandit le péril des années 30.On aura compris que l'auteur en veut tout particu-lièrepient à ceux qui critiquent certaines réalisations de l’Etat-providence.Comme s’il était possible de faire le bilan des 30 dernières années sans réexaminer un certain nombre d’idées de gauche (d’ailleurs souvent partagées par la droite) qui ont dominé la fin du siècle dernier aussi bien en France qu’au Québec.?Réactionnaire! D y a tant d’années que je n’avais plus entendu ce mot que je le croyais disparu.Tellement que j'ai dû fouiller dans mon dictionnaire pour essayer d’y voir clair.C’est là que j’ai compris que le réactionnaire est le frère siamois du progressiste.Là où le premier ne regarde que vers l’avenir (autrement dit, vers le néant, puisque l'avenir, par définition, n’existe pas), le second n’a d'yeux que pour le passé (où il y a tout de même quelques petites choses à voir).Est-on réac dès lors qu’on ose penser que le progrès n’est pas toujours un progrès?A moins qu’on le soit chaque fois qu’on jette un regard furtif derrière soi pour mesurer ce qu’on a perdu?A ce compte, les grands esprits des Lumières passeraient aujourd’hui pour de fieffés réacs, eux qui perdaient leur temps à trier le bon grain de l’ivraie dans l'histoire.Ces drôles de zèbres, un peu cinglés, croyaient même — c’est vous dire! — que les clefs de l’avenir se cachaient là, quelque part dans le passé.Alors, la prochaine fois qu’on vous traitera de réac, n’en faites pas un plat Sachez au moins qu’on n'en meurt pas! Christian Rioux est correspondant du Devoir à Paris Montréa fourrait récupérer me partie de la TVQ Le remboursement apporterait quelques dizaines de millions par an dans les coffres de la ville Le contrat de ville dont on discute actuellement permettra à la Ville de Montréal de diversifier ses sources de revenus.Pour ce faire, Québec pourrait revenir sur une décision vieille de sut ans en versant de nouveau à la Ville une ristourne sur la TVQ.FRANÇOIS CARD1 LE DEVOIR NAL Tout porte à croire que le gouvernement du Québec imitera le fédéral en remboursant à la Ville de Montréal la majeure partie de la TVQ que cette dernière lui verse chaque année.Cela constituerait une des mesures fiscales comprises dans le contrat de ville dont les détails seront annoncés «dans quelques semaines».A l'heure actuelle, Ottawa consent à Montréal un remboursement de 57,14 % de la TPS quelle paye sur ses achats de biens et de services.En 2001, l'ex-Ville de Montréal avait ainsi eu droit à une ristourne de 35 millions à la suite d’un versement de plus de 61 millions en taxes sur les produits et services (TPS).Or, sur les 70 millions versés la même année à Québec à titre de taxe de vente (TVQ), la Ville n’a eu droit à aucun remboursement «Ce qu’on demande au gouvernement du Québec, c’est de faire comme le fédéral», a précisé hier, en marge d’une conférence organisée par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), le président du comité exécutif, Frank Zampino.«Ça fait partie des discussions entourant le contrat de ville.» Selon certaines informations recueillies par Le Devoir, le gouvernement du Québec serait prêt à consentir à cette demande mais rechignerait à lïdée de rembourser plus d’aigent qu’Ottawa, soit 57,14 %, comme le demande la CCMM.Au cabinet du ministre des Affaires municipales et de la Métropole, André Boisdair, on a refusé de confirmer ces informations.«Nous ne commenterons pas les discussions sur la place publique», s’est borné à dire le porteparole Jean-Louis Laplante.Le président de la CCMM, Benoît 1 aboute, reclame des deux ordres de gouvernement le remboursement intégral des deux taxes, comme cela est de ri gueur pour les organismes sans but lucratif, par exemple.Il souhaiterait également que la compensation tenant lieu de taxes que versent le provincial et le fédéral aux municipalités corresponde à HX) % des taxes foncières des immeubles dont ceux-ci sont propriétaires.Précisons que grâce aux en-lieux de taxes, la Ville récupère une partie de la taxe foncière dont Ottawa et Québec sont exemptés.En 2002, cette contribution a été de 22 millions de la part du fédéral et de 13,1 millions de la part du provincial.Avec ces trois mesures, M.labonté évalue a 120 millions le montant annuel que l’administration municipale pourrait récupérer.Lorsqu’on lui a souligné la possibilité que Québec rembourse moins de 60 % de la TVQ, il a eu ces mots: «Ça serait déjà mieux que rien! Mais si les gouvernements sont vraiment désireux d'aider les villes, il faut qu 'ils donnent une plus grande capacité financière aux municipalités.» Jusqu'en 1997, les municipalités avaient droit à un remboursement de 43 % de la TVQ par le gouvernement du Québec.Cette remise a toutefois été abolie il y aura bientôt six ans dans le cadre de l’atteinte du déficit zéro.Pour M.Zampino, le remboursement de la TVQ serait «une source de revenus importante pour la Ville».Mais il ne faut pas croire, a-t-il précisé du même souffle, que cet argent servirait à éponger les déficits récurrents de la municipalité.«On a plutôt besoin de cet argent pour régler le problème structurel de notre budget», a-t-il précisé.Far «problème structurel», le président du comité exécutif fait référence à la différence de 2 % entre l’augmentation annuelle des dé penses et l’accroissement des revenus.C’est donc avec un tel problème à résoudre que se poursuivent les discussions entourant le dépôt prochain du contrat de ville entre Montréal et le gouvernement provincial.Alors qu’on avait fixé au 1" décembre la signature du document, les négociations se ixmrsui-vent toujours.«]e suis confiant qu 'il y aura une annonce d’ici quelques semaines», a précisé M.Zampino.I pipii > rm swfnW Cfc-rruaggr- Ottawa resserre sa loi sur la pornographie juvénile PRESSE CANADIENNE Ottawa — 1 e gouvernement fédéral veut renforce!' les lois contre la pornographie juvénile et l’exploitation sexuelle des jeunes, mais il ne va pas assez loin, affirment des intervenants.A l'oppose, ceux qui défendent la liberté d’expression soutiennent que la nouvelle legislation fédérale contrevient à ce droit en réduisant l'expression artistique dans le domaine de la sexualité.Par ailleurs, l’Alliance canadienne, qui avait demande un rehaussement de l'âge du consentement sexuel de 14 à 16 ans, n'aura pas réussi à convaincre le gouvernement.En fait, le projet de loi déposé jeudi aux Communes ne comporte aucune clause sur cette question, le ministre de la Justice, Martin Cau-chon, a plutôt choisi de doubler de cinq ans à dix ans la sentence maximale de prison pour les personnes reconnues coupables d'exploiter sexuellement les jeunes de 14 à 18 ans.Selon lui, les adultes en position d’autorité auprès des enfants y penseront désormais à deux fois avant de se livrer à l'exploitation sexuelles des jeunes.Ijc projet de loi demande d'autre part aux tribunaux qu'ils cherchent davantage à comprendre les motivations et les comportements des accusés plutôt que de s’attarder sur la question du consentement des victimes.le fait de simplement relever l’âge du consentement ne donnerait pas les meilleurs résultats, a déclaré M.Cauchon.Par ailleurs, le projet de loi veut limiter la portée de la défense de «bien public» dans le cas d’accusations de por nographie infantile.En 1995, des accusations de jxir-nographie infantile portées à l’endroit de l’artiste Eli I anger avaient été abandonnées sur la base de cette défense.M.Linger soutenait que ses tableaux d'enfants montrés dans des positions sexuelles explicites avaient pour but de dénoncer publiquement les agressions sexuelles contre les enfants.Selon la nouvelle législation proposée, l'artiste devra démontrer en défense que ses œuvres ont un effet jxisi-tif supérieur aux effets négatifs pour le bien public.Pour les observateurs, la législation proposée est ni plus ni moins qu’une réponse au jugement rendu par la Cour suprême du Canada en 2001, un jugement largement dénoncé dims la population.Tout en confirmant l’illégalité de la possession de matériel pornographique, le plus haut tribunal du pays avait élargi les exceptions en matière d'exprès sion artistique de la sexualité.La cour estimait qu’on ne pouvait pas saisir des dessins ou des écrits provenant de l’imagination d’une personne (xnir sa propre utilisation.Li Cour suprême jugeait également que les œuvres d’une valeur artistique reconnue objectivement, même de faible importance, devaient être exclues de la loi.L‘s opposants avaient aussitôt qualifié le jugement d’échappatoire pour les pédophiles.La nouvelle législation proposée par Ottawa viendra refermer cette échappatoire.«On va fermer la porte», a déclaré M.Cauchon.Pour Alan Borovoy, de l’Association des droits civils, Ottawa n'a pas le droit de criminaliser les œuvres imaginaires.le gouvernement devrait savoir que de tels règlements seront probablement déclarés inconstitutionnels par les cours.«Nous n 'avons pas d’objection contre la criminalisation de la possession de matériel pornographique issu de l’exploitation sexuelle des enfants, mais c’est autre chose quand on parle de la description fictive d’événements.On ne peut pas toucher à ça», a-t-il dit.e Martin Cauchon Invitation à un Nobel d’économie ROBERT OUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La ministre d’Etat aux Relations internationales, Louise Beaudoin, a invité Joseph Stiglitz, lauréat du prix Nobel d’économie en 2001 et ancien conseiller de Bill Clinton, à venir au Québec en 2003 pour prononcer une conférence dans le cadre d’un événement qui reste à déterminer.De passage à New York mardi, Mme Beaudoin a déjeuné avec M.Stiglitz, professeur d’économie à l’université Columbia et auteur de La Grande Désillusion, un ouvrage qui dénonce les diktats du Fonds monétaire international (FMI) et les partisans du tout-au-marché.Il s'agit d’une description de l’intérieur des interventions économiques du FMI, souvent désastreuses.Entre 1997 et 2000, M.Stiglitz œuvrait comme économiste en chef de la Banque mondiale, l’institution sœur du FMI.«Nous partageons les mêmes idées sur la mondialisation, a dit Mme Beaudoin.Oui à la mondialisation, mais une mondialisation maîtrisée et à visage humain.» Mme Beaudoin se définit comme une «altermondialiste», selon une expression de plus en plus utilisée en Europe, c'est-àr‘ 27\24 Regina Sa -3V7 Amsterdam 4\1 Vancouver C- 9^ Moscou -10V14 Whitehorse Si -4V13 Tokyo O- 13\9 Yellowknife ô- -29V20 Sydney O- 23\14 Parlez directement avec un prévieionnlale Météo Conseil 1-900-565-4455 Frais applicables Pour te dernier bulletin météo en ligne, consultez le site Web météo â ( URL www.meteo.ec.gc.cî La météo canadienne sur le We LE DEVOIR.LE VENDREDI « DECEMBRE O O a r> LE DEVOIR LE MONDE EN BREF Un compromis sur la Turquie Paris (Reuters) —À une semaine du sommet de Copenhague, Jacques Chirac a confirme que Paris et Berlin se sont entendus sur une formule de compromis en faveur de la Turquie, qui se ferait proposer la date du l'juillet 2005 pour l'ouverture de négociations avec 1TJE, avec une clause de rendez-vous en décembre 2004.Ce scénario a été arrêté mercredi soir lors du diner franco-allemand de Storkow (Allemagne).Compte tenu du poids de l'Allemagne et de la France, et de l'opposition de nombreux pays de l’UE à tout engagement irréversible à Copenhague, ce compromis apparaît comme le maximum de ce que 1UE pourrait offrir aux Turcs.La Turquie, appuyée par les Etats-Unis et par plusieurs pays membres de l’UE, dont le Royaume-Uni, souhaite obtenir une date ferme à Copenhague, les 12 et 13 décembre prochains, et préconise fin 2003 ou début 2004 pour l’ouverture des négociations.Modèle fédéral au Sri Lanka Oslo (Reuters) — Faisant un grand pas dans le processus de négociations engagé en Norvège en vue du règlement du conflit sri-lankais, le gouvernement et les Tigres de libération de l’Edam tamoul ont convenu d’un modèle fédéral pour Hie, a-t-on appris hier de source diplomatique.Cette avancée, décrite par certaines sources comme la plus importante depuis la trêve signée en février par les deux parties, survient dans le cadre d'une troisième série de réunions à Oslo entre les protagonistes du conflit sri-lankais, qui a fait au moins 64 (XX) morts.Les Tigres luttent depuis 1983 pour l’établissement d'un Etat indépendant tamoul recouvrant le nord et l’est du pays.Cherie Blair, l’escroc et la presse Londres (AFP) — L’épouse du premier ministre britannique Tony Blair, Cherie, a reconnu hier avoir été conseillée «pendant deux semaines» par un homme condamné pour fraude, Peter Foster, afin d’acheter deux appartements à Bristol.Cherie Blair a été contrainte de faire cette révélation après que le Daily Mail (droite) eut publié hier des courriels qualifiés de «dévastateurs» échangés entre M.Foster et Mme Blair à propos de ces achats, sous le titre «Cherie, l'escroc et la preuve que le n‘ 10 a menti».Pendant plusieurs jours, le porte-parole du premier ministre avait refrisé de commenter des informations sorties dans la presse sur les achats immobiliers, au demeurant tout à fait légaux, de Mme Blair.Scènes d’horreur en Côte-d’Ivoire Bogouine (Reuters) — Des habitants de Man fuyant cette ville de l’ouest de la Côte-d'Ivoire ont fait état hier de la présence de dizaines de corps éparpillés dans les rues après les combats qui y ont opposé rebelles et troupes gouvernementales.Soutenue par des mercenaires étrangers, des chars et des hélicoptères, l’armée fidèle au président élu Laurent Gbagbo a repris Man lundi des mains d'un nouveau groupe rebelle dont l’apparition a ajouté au chaos régnant chez le premier producteur mondial de cacao.Le nord du pays, à majorité rrmsulmane, est aux mains des rebelles du Mouvement patriotique de Côte-d’Ivoire depuis l'échec de là tentative de coup d’Etat du 19 septembre, et le sud, essentiellement chrétien, est tenu par l'armée gouvernementale.I Fusillade en Algérie Alger (Reuters) — Douze personnes, dont six soldats pris dans une embuscade, sont mortes ( ans l'ouest de l’Algérie lors d’une fusillade entre rebelles isla-ihistes présumés et soldats gouvernementaux.rapportait hier le quotidien indépendant Le Matin.Les rebelles ont tendu une embuscade mercredi soir à des soldats traquant des islamistes soupçonnés d'avoir tué quatre mili-ciens progouvernementaux sa-friedi, écrit le journal.Six rebelles ont été tués au cours de la bataille de plusieurs heures qui a suivi Cette embuscade dans la forêt de Stamboul, dans la région de Mascara, à environ 300 kilomètres à 1-ouest d’Alger.?Grève générale au Venezuela Chavez envoie la troupe autour des installations pétrolières AGENCE FRANCE-PRESSE Caracas — Le president du Venezuela, Hugo Chavez, a déployé l’armée autour des sites pétroliers du pays afin de garantir les livraisons, dénonçant aussi un complot pour le renverser, au quatrième jour d’une grève générale lancée par l’opposition, qui réclame son départ du pouvoir.«Je garantis la protection [des installations pétrolières] avec les forces armées», a déclaré M.Chavez dans un message à la nation en garantissant aussi les approvisionnements des clients du Venezuela, cinquième exportateur et huitième producteur mondial de brut Seul membre latino-américain de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) , il produit quelque 2,49 millions de barils par jour et est, avec l’Arabie Saoudite et le Mexique, l’up des principaux fournisseurs des États-Unis.M.Chavez a précisé avoir «donné des instructions aux commandants des zones où se trouvent des installations pétrolières» en ajoutant que «l’Etat garantit le fonctionnement de la société Petroleos de Venezuela [PDVSAK Cette grève générale, la quatrième en un an, a été déclenchée lundi par la Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV), la fédération patronale Fedecamaras et la Coordination démocratique (CD), regroupant des partis et associations d’opposition.Elle a été marquée depuis mardi soir par de nombreuses manifestations contre M.Chavez.D’autres manifestations étaient prévues hier à Caracas et en province.Le président a dénoncé le fait Jr -J / I vV \ *.V .J CHICO SANC1M7 KlillïTKS L’opposition a une fois de plus réclamé la démission du président Hugo Chavez.que des secteurs «putschistes alliés à l’opposition [.] annoncent des actions.Donc, un plan de déstabilisation commence.Un plan qui prétend déstabiliser, comme en avril, est en marche», a-t-il dit en référence au coup d’État des 12 et 13 avril derniers.L’opposition à M.Chavez, 48 ans, élu en 1998 et réélu en 2000 pour six ans, réclame un référen- dum consultatif afin de décider de son maintien ou non au pouvoir.Le Conseil national électoral (CNE) a convoqué cette consultation poulie 2 février mais sa décision est susceptible d'un recours du gouvernement.Estimant que la grève est aussi «un plan contre l’industrie pétrolière», le chef de l’État a accusé des secteurs déstabilisateurs d’avoir «pointé leurs canons» contre la holding publique PDVSA et annoncé des mesures «contre ceux qui paralysent le travail de cette entreprise».«Quel est le plan des putschistes et de leurs alliés?Ixi privatisation de Petroleos de Venezuela, arracher le cœur des Vénézuéliens!», a-t-il lancé.Il a qualifié â’«acte de piraterie» l’ancrage par des grévistes du pétrolier Pilin Leon, chargé de 280 IXX> barils île carburants, mercredi d;uis le canal du lac de Maracaibo (environ 600 kilomètres à l’ouest de Caracas), et précisé qu'«M* groupe de commandos militaires était parti» pour «le récupérer» et «arrêter le capitaine».Capitaine gréviste Deux autres pétroliers, le Moray et le Moriehal.ont été ancres hier dans le canal, action qualifiée d'illégale par le gouvernement.Les trois pétroliers appartiennent à l’DV Marina, filiale de transport maritime de PDVSA, qui en possédé 13 au total.«À aucun moment nous n'avons l'intention d'obstruer le canal de navigation.ni d'endommager les navires.1.I Nous nous Joignons à la grève afin de réclamer des solutions pour le pays», a déclaré le capitaine du Motvy, César Vicente.Affirmant que le Money et le Moriehal étaient vides et ne présentaient donc aucun danger, il a signale avoir etc informé que des officiers de la marine militaire allaient prendre le contrôle de son navire.«Nous n’opposerons pas de résistance», a-t-il souligné.Le vice ministre de l'Energie, Bernardo Alvarez, a qualifié la situation A'«extrêmement dangereuse».«C'est puni par la loi.Un dommage irréparable peut être causé à la nation» en affectant l’approvisionnement en carburant, a-t-il déclaré.Globovision a montré des images des navires dans le canal, sur les rives duquel s’étaient rassemblées des dizaines de personnes tapimt sur des casseroles et criant «Nous n’avons pas peur!» en solidarité avec les équipages.Accusés d’espionnage, soupçonnés de mollesse Les inspecteurs de l’ONU entre le marteau et l’enclume BERNARD ESTRADE AGENCE FRANCE-PRESSE New York — Les inspecteurs en désarmement des Nations unies ont entamé leur difficile mission en Irak il y a à peine plus d’une semaine mais se retrouvent déjà accusés d’espionnage par Bagdad et soupçonnés de mollesse, quand ce n’est pas de complaisance, par Washington.Cette position inconfortable est cependant peut-être justement la preuve que leur chef, Hans Blix, parvient à remplir ce qu’il a souvent décrit comme fondamental pour l’accomplissement de sa mission: convaincre de son impartialité et de sa neutralité.Objet d’une campagne de pression des milieux conservateurs américains largement relayée par une partie de la presse, le directeur exécutif de la Commission de contrôle d’inspection et de vérification de l’ONU (COCOVINU) a cependant récemment rappelé qu'aucun gouvernement ne l’avait directement critiqué.Cette déclaration à la chaîne d’informations en continu CNN était cependant antérieure aux déclarations faites mercredi par le vice-président irakien Taha Yassine Ramadan, qui accusait les inspecteurs d’être des «espions à la solde de la CIA et du Mossad», les services de renseignement américains et israéliens.«Les inspecteurs, a-t-il ajouté, ne sont pas venus pour s’assurer que l'Irak ne possède pas d’armes de destruction massive mais pour fournir de meilleures conditions et des renseignements plus précis pour l'attaque contre l’Irak à venir.» Mais ces accusations, comme celle affirmant que les inspecteurs cherchent à provoquer et à humilier l’Irak, ont été reléguées hier à l’arrière-plan par Saddam Hussein lui-même.Le président irakien, dans une allocution, a ainsi présenté l’arrivée des experts de la COCOVINU comme une «occasion», soulignant que «l’essentiel» était d'oeuvrer pour éviter davantage de souffrances à la population.Et le président américain George W.Bush, qui qualifiait lundi de «peu encourageantes» les premières inspections, refusait 48 heures plus tard de se prononcer sur la coopération de Bagdad avec les inspecteurs de l’ONU, soulignant que seul «le temps le dira».Pour Donald Rumsfeld, son secrétaire à la Défense, il ne fait cependant pas de doute que l’Irak détient et dissimule des armes de destruction massive.«Les Etats-Unis le savent, le Royaume-Uni le sait aussi.Tout pays doté d’un programme de renseignement actif sait que l’Irak a des armes de destructùm massive», affirme-t-il ainsi.Le gouvernement américain n’a cependant pas indiqué être disposé à partager les renseignements qu’il affirme détenir avec les inspecteurs en mesure de les vérifier sur le terrain.Pourtant l'article 10 de la résolution 1441 du 8 novembre dernier du Conseil de sécurité des Nations unies «prie tous les États membres» de fournir à la commission «toute informations relatives aux programmes interdits» ainsi que de «recommander les sites à inspecter».Et Hans Blix avait lui-même déclaré le 15 novembre dernier en sortant du Conseil qu’il ne «pensait pas que l’on pouvait simplement dire que c’est faux et que tout le monde sait que c’est faux».«R vient un moment où il faut présenter la preuve, et dans Ums les cas.étudier les preuves fait partie de notre mission», avait-il ajoute.Sharon détaille ses vues / sur un Etat palestinien AGENCE FRANCE-PRESSE Tel-Aviv — Le premier mi nistre israélien, Ariel Sharon, a exppsé hier en détail ses vues sur l’État palestinien qu’il envisage dans l’avenir, en posant une longue série de conditions que les Palestiniens rejettent.En Israël, la police était de nouveau en état d'alerte de crainte d’un attentat dans la région nord-est de Tel-Aviv, tandis que l'état d’alerte à Jérusalem a été levé après l’arrestation d’un jeune Palestinien soupçonné de préparer un attentat suicide, selon des soqrces policières.A un mois et demi des législatives israéliennes du 28 janvier et à deux semaines d'une réunion du Quartette (OfSU, Russie, Union européenne et États-Unis), qui doit débattre le 20 décembre d’un plan de règlement du confliL M.Sharon a réaffirmé qu’il était en faveur d’un État palestinien, lors d’une conférence de presse a Tel-Aviv.Mais il a assorti sa proposition d’une série de conditions draconiennes exigeant notamment «la fin totale du terrorisme, de la violence et de l'incitation à la violence» et un changement de la direction palestinienne, stipulant clairement que cela passait par une mise à l’écart définitive du président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat.Ce n’est qu’une fois ces conditions remplies que les Palestiniens auront le droil, selon M.Sharon, à un Etat sur environ 40 % de la Cisjordanie el les trois quarts de la bande de Gaza, s’étendant en fait sur les territoires en principe déjà administrés par eux en ver(u des accords d’Oslo de 1993.Cet État, a-t-il dit, devrait être «totalement démilitarisé» et ses frontières ainsi que son espace aérien resteraient sous contrôle d’Israël, qui lui interdirait tout accord avec de$ ixiys arabes ou autres hostiles à l'Etal juif.11 s’agirait, selon M.Sharon, d’une étape «provisoire» avant un règlement final, à une date indéterminée.Pendant cette période provisoire, les colonies israéliennes resteraient en place et M.Sharon n’a donné aucune assurance que certaines pourraient être démantelées par la suite.Interrogé sur un démantèlement de colonies à Gaza et en Cisjordanie, M.Sharon a refusé de répondre directement, se bornant a réaffirmer que, pour parvenir à un règlement, il était disposé à «des concessions douloureuses», mais que ce serait une erreur de les dévoiler.Pour que les Palestiniens puissent néanmoins circuler librerpent en Cisjordanie dans leur futur Etat, M.Sharon envisage tout un système de ponts et de tunnels leur évitant de passer par des barrages militaires.«C’est un fait que ces barrages rendent la vie difficile aux Palestiniens, même s’ils sont nécessaires pour notre sécurité.Il faut créer un réseau de routes, de ponts et de tunnels pour permettre aux Palestiniens de ne pas avoir à franchir de barrages», a dit M.Sharon.Mais il a exclu qu’un réseau de communications puisse relier directement la Cisjordanie à la bande de Gaza via le territoire israélien.M.Sharon, qui avait promis «la paix et la sécurité» aux Israéliens dans sa précédente campagne électorale, il y a deux ans, a affirmé qu’il finirait par atteindre ces objectifs malgré la dégradation de la situation sécuritaire.Le chef du Parti travailliste, Am-ram Mitzna, a qualifié de «slogans électoraux» les propositions de M.Sharon, également rejetées par l’Autorité palestinienne.Le Pentagone devrait rappeler 10 000 réservistes New York (Reuters) — Le Pentagone prévoit de mobiliser au cours des prochains jours plusieurs milliers de gardes nationaux et de réservistes qui seront chargés d'assurer des fonctions militaires stratégiques en cas de conflit militaire en Irak, a rapporté hier le New York Times, citant des responsables du ministère de la Défense.En tout, 10 000 réservistes, principalement affectés à des unités de la police militaire.seront placés en état de service actif aux États-Unis et à l’étran- ger, ce qui correspondra à une première vague de mobilisations, ont indiqué au Times des responsables sous couvert de l’anonymat Bien qu’aucune décision définitive n’ait encore été prise, le Pentagone, dans le cas où le président George W.Bush déciderait du déclenchement d’une attaque, a l'intention de rappeler un nombre de réservistes sensiblement égal à celui de la guerre du Golfe (1991).À l’époque, environ 265 000 d'entre avaient été sollicités pour un service actif.CHAPI JT Gardez un bon souvenir des douze derniers mois, marqué au coin de l'humour et de la virtuosité du trait du caricaturiste de La Presse.Venez rencontrer Serge Chapleau le 6 décembre de 12 h à 13 h 30 à la librairie Archambault, Complexe Les Ailes 677.rue Sainte Catherine Ouest, Montréal 120 pages • 19,95 S Boreal www.editionsboreal.qc.ca A (i LE DEVOIR.LE VENDREDI 6 DÉCEMBRE 2 0 0 2 LE MARCHE BOURSIER B Acdiys ©50 2.940 2,650 2,650 -0150 AMSyso 316874 0.720 0 680 0.720 *0.050 AOf 6f ! 53225 2.890 2,500 2.550 -0,150 ADSIncA 9000 2.250 2,120 2250 *0100 AflfBF 355560 16,150 15,500 15,550 -0,150 WC Ower 100 20 000 20.000 20.000 -0,750 Ami «me 8500 2270 2250 2250 -0,020 AMRTach 100 1 450 M5G 1.450 *0 100 Artatfvo 16150 2 390 2 250 2,340 4 060 AT ptasba 1480C '.350 1.350 1,350 *0,020 ATI te* 2406275 11 720 10910 10.920 -0 680 ATS Auto 838127 13,400 13.000 13,000 -0,150 AastraT 2580 18330 18250 18,300 -0200 Abet dm 62430 28.080 27.800 27,800 -0200 Attrdtec 49498 8,180 8.000 8150 *0,010 AMteC 1372808 11,400 11.110 11250 -0.100 Acelei 2000 5,000 5,000 5.000 -C100 11400 0,360 0.355 0,360 -0,035 4000 0,145 0,145 0.145 0,000 93229 0,220 0200 0200 -0,010 7540 4 590 4.300 4 450 -0.180 9337 6 050 5,720 5.850 -0,150 29000 0,560 0,550 0.550 0.000 35600 0.415 0,330 0,350 -0.010 662577 19.390 18,150 19.100 *0,750 355715 17,350 16 800 17250 *0290 1300 3,500 3 440 3.500 0,000 822278 5,440 5,050 5,380 *0,160 167725 3 400 3,250 3.350 -0.120 2000 1790 1,780 1 790 -0,010 1500 0,260 0,260 0,260 0 000 5800 18,800 18,550 18,750 *0250 3500 1,490 1,450 1.450 *0,140 1400 27,000 26,520 26,590 -0,400 812604 48,500 46,810 47,550 -0240 400 25.070 25,070 25,070 0,000 41067 20,200 20,080 20200 -0.050 24671 Adhère* c Adnaro Advance AeconGr Aeterrut AfnOreo Alton o AgmcoE Agnum Ainsworth Air Canada Air Canal Axboss o AirtQ Akrta A! 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-0,050 1371095 26,450 24,600 24,610 -1,380 13400 0,880 0,840 0,850 *0,020 6,750 6,520 6,700 *0,150 0,680 0,650 0,680 -0,010 4.980 4 800 4,850 0,000 1,330 1,150 1,180 -0,060 0,300 0,205 0,255 -0,045 10.000 9,750 10,000 0,000 18226 14330 13,930 14,220 *0,100 17200 0,190 0,165 0,190 *0,020 131 41,500 41,500 41,500 *4,500 28225 42,000 40,000 40,000 0,000 7600 2,380 2,350 2,350 0,000 231323 10,180 9,950 10,070 -0,020 14300 1,490 1,400 1,490 *0,040 500 1,490 1,450 1 490 -0,010 200 6,750 6,750 6,750 -0.050 21000 26,450 26 450 26,450 *0,050 CUUAf CUtüB CUMSerq CUHserr CUMSerw CdnWsBk CdnWorM CdnZo CanamAI Canarco Canbraso CanCapp Canfor Cangene Cardan Ice Canmmeo Canwstnv CanwestGt Cap Gain y Cap Game Gara CaraAf Cardiomo Cars4uo Cascadesi Case Res o Cassaro Casunna u Caved En Cedaraslt Celestt Cell Loco CfundAf Centurion o Cequel Certicom Chai na ta Chateau AI Chemtru Chesbaro CHUM CHUM BI Churchill Cmram Circa o Circuit W Clairvest Claricap Claude R Clearly C Clearwtru Clublmk CoOper A Coastal A Cogco cblel Cogecol Cogmcase Cognos Corn Dev Comaplx .Compton Concert i Concord p Coniuch Conor Pac o C Mercntl ConsPpIy Continent! o Coolbmd Corby Corby Bf Coreco I Corel Coretec Crner Bay o Corona G Corriente o Corus BI Cossette I Cott Counsel Creolnc Crescnta Crew Do Crosofo Cryocalh Cryplotog Crystal* o Cumberl o Cusac GMo Cyberplxo Cygnalo Cymato Cytovxao 11500 12051 60ÛC 2700 16380 59556 8900 81000 95400 10356 93555 4/600 4000 42959 17533 350 69053 16906 175575 115627 10967 3500 64000 5023 88450 500 500 1,150 1,100 1,100 -0,020 0,720 0,700 0,700 -0,100 10,090 9,900 10,090 *0 090 8,000 7.900 8,000 *0,070 22,350 22,250 22,250 -0,050 12400 25,500 25,150 25,500 *0,320 18510 10.500 10,250 10,400 -0,150 18150 10,750 10,500 10,500 0.000 491101 3,490 3,170 3,400 *0,230 277811 35,000 32,600 33,270 -1,310 1,380 1,300 1,380 -0,020 0,850 0,850 0,850 0,000 101425 3900 298507 115984 67100 2000 50 3500 14002 50543 84 100 300 74163 1500 48500 4000 23650 189723 31346 90500 122900 2500 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10000 237844 107775 8125 2275 Brassera 60» 17,2» 16.7» 16.7» -0.5» Breakwh 446234 0.140 0.130 0.1» 4,010 BnkBrwo 605» 0.6» 06» 0.6» 4.010 Bndge.C o 90» 1,570 1500 1.570 +0,070 Brocket o 8625 0.670 0.6» 0,670 +0,070 BrookfldP 106585 30.130 29.7» 30,0» *0,3» BrooMMt 3774 24,4» 24,430 24.4» +0,140 BrtPnA 1» 10,5» 10,5» 10.5» -1,7» Budd Can 5» 5,7» 55» 5.7» 0.0» Burner 4595 5.920 5,8» 5.920 +0.030 Burlington 8375 64.240 63.5» 63 840 +0.330 Burntsnd 399» 0.295 0,270 0,270 0.0» Bushrmlo 720 0,940 0.940 0.940 +0.040 C CAE 459591 5,8» 5.5» 5 6» 4,1» CCL8I 5556?18.7» 18,5» 18,510 -0.110 Ccrteho 11» 0,1» 0.1» 0,1» 0,0» CDIEduc 3» 4.4» 4,4» 4.4» 0,0» CE Frank! 17» 3.3» 3.3» 3,3» +0,090 CFMCorp 8122 12.3» 12.2» 12.3» +0.1» CGI Al 4228» 7.900 7.4» 7.5» 4 3» CHCHif 120820 29.9» 29,1» 29.1» -08» CHCHIcptB 12» 30.1» 29.5» 29.5» -2.7» Cl Fund 140772 10.3» 99» 9900 4.4» CP Motors 25694 66.0» 65,370 65,850 4.1» CP Steps 160081 19,4» 18.9» 19.1» 4.270 CPiPtaslo 88» 7.5» 7.3» 73» 4.1» CSiwrisso 47212 1.270 1.2» 1.2» 4 080 Cable Salt 2629405 0,240 0.215 0,215 4.010 Caiadero 123» 3.065 0.065 0.065 4.005 CatoweiAl 84» 1.5» 1.5» 1.510 *0,010 Caledonia 320030 0,245 0.235 | 1 Cahantech 96» 5300 5.0» 5,2» 4,1» CHINet 4925 0,8» 0.8» 0.8» +00» CNMetBt 207092 0 730 0.640 0,710 +0.070 Crtwi 599768 18» 1,7» 18»+00» Cntarw 219692 0.320 0.2» 0320 +0,040 Canter wb 1310» 0,240 0 230 0.2» 4.010 Camcotoc 10» 2.8» 28» 2.860 4.140 Camera 157285 33.8» 32 510 33,5» 4.1» CimpRn 90669 0,330 0,3» 0,320 +0.020 CanBanp 809 25,920 25.920 25.920 0.0» Can Bread 6270 22,0» 21,7» 21.7» 4.240 Can Lite F 368371 32,3» 31.2» 31,3» 4.8» CmiiKp 3?» 261» 26.0» 26,1» +0,1» CSPete 1965 4,640 4.520 4,520 +0,290 CBknote 249» 2,0» 2.0» 2.0» 4.0» CM Eng 223963 2,370 2.240 2,3» +0,1» Cdnfin 7» 30.2» 30,2» 30 2M 4,0» COnflna 1304 15,2» 15,2» 15,2» +0.040 134807 2214 18167 1954 250 10210 13350 13800 Dalsa Datamiro Data west o Davis H u DecomaA! Defiant En Denison Denning Descarte Desirdn A p Desprd T p Destiny R Devine Eo Diagnocur o Diamond F o Diaz res d a Dimethad Dion Ent o Diverstd p Divers CF p Dotasco Do man A DomanBf Domcolnc Dom Citrso Domtar Domtar225 DorelA DoreiBI Dover Ind Draxis Duke En Dundee Af Dundee P A Dunde P # Dundee Re Dundee We Dupont A Dynamic go Dynatec Dyneteko E-lFtn EMJSys Eastmamo Echo Bay Econlnv Ecopa b o Eiger Tec o Eldorado Elctrvy EWmedi Electrmco Eh Ecoo ElkPoat Emco Emeramc Empire Al Enbndge Enbndgep Enbnd?60 Enbndge8 Enbnd 780 EncanaC Enerchem Enerflex Energy Nt Ene+gysvu 205015 Engemnty 5800 Enghouse* 600 Ensqnms EnvwMo Envoy Epcor 1 p Epie Data Etruscan o Europe o ExcoTec Exloete Extendi Extend AI Extend II p Fnxminio FpNewsu FPl LM Fartaxl Farmont 19,600 19,150 19,150 -0,110 10,490 10.180 10,490 +0, 0,850 0,850 0,850 +0,010 12,300 12,150 12,250 -0,040 12,750 12,350 12,510 -0.240 1,500 1.500 1,500 0,000 2.020 1,900 1,930 +0,020 5,800 5,800 5,800 0.000 5,450 5270 5,450 0,000 400 25,450 25,450 25,450 -0,050 21600 20,000 19,990 20,000 *0.200 0,110 0,100 0,100 -0,010 0,105 0,Î05 0,105 -0.010 0,440 0.400 0.440 0,000 0,590 0,580 0,580 *0,010 0,300 0,300 0,300 0,000 2.750 2,630 2,720 -0,030 0,075 0,060 0,065 -0,010 26.750 26,550 26,550 *0,050 10586 25,600 25,500 25,600 *0,070 hm.te.31360 1401635 9500 123000 11300 87628 167114 10850 GDI Gib o 3363ÛÛ 01» 0.1» 0140 -0,010 GLRReso 20» 01» 0.3» 01» 0,0» GSILum 37840 10,7» 10,190 101» -0,370 GTCTrAf 37708 40.2» 394» 40 190 +1.2» GTCTrB 3529 40,070 39.0» 39,960 +1210 GaOrteo 83395 «2» 4,120 42» 0.000 Gammon o 618» 1220 1 1» 1.190 -0,010 Garneau 105» 04» 04» 04» -0,1» GastarExp 290» 22» 22» 22» 0.000 Gateway u 73625 9 880 9 8» 9 8»+0.080 Gauntlet 179354 8,3» 7,8» 82»+0.3» GeacComp 1326816 4.6» 4.3» 4,4»+0240 Gemcomo 50» 0,120 0.120 0,120 0,0» Gemnio 134» 0.9» 0,880 0,880 -0 020 Sends 5» • 8» 1,8» 1,8» 0.0» Gen don u 322615 8.9» 8.6» 8,8» *01» GenMnrio 50» 0,065 0.065 0.065 0.0» GMC 5» 50,0» 59.8» 59.8» -0,2» Genesis lo 57346 1,820 1 8» 1.820 0,0» Genevono 205» 0.520 0.5» 0.520 -0,030 Gennum 80124 112» 10,7» 10,8» +0.1» GenScio 195» 02» 0,230 02»+0.0» Gentry o 218» 1,3» 1,2» 1,2» *0,010 Geomaquu 421 Ml 0,065 0,0» 0,0» 0.0» Gerdau am 283997 2,0» 1,9» 2,0» 0,0» Sudan A1 27688 37,0» 35.7» 360» -0 5» Gitenneso 60925 0,110 01» 0.110+0,010 Glacier Vn 75» 1,3» 13» 1,3»+0,0» Glamts 143751 13,8» 13,3» 13,5» +0.1» Glendale l 30» 4.0» 3 900 3,9» -0.1» Gientel 2» 1.0» 1.0» 1.0» -0,2» Global n«yo 34» 2,1» 2.0» 2,0» -0,140 Global T A 28747 1,850 1,720 1,720 +0,010 Global Tp 239» 10.8» 10,6» 10,6» -0,1» Global thr 105790 2,4» 2,3» 2420 +0,0» Globexo 190» 0.4» 0,410 0,4» -0.010 Gfycodesn 249» 0420 0,3» 0.420 -0,0» GResrvAo 118» 1,5» 1,410 1,5» *0,070 GoWcorp 513698 16,970 16,4» 16.9» +0.3» GoMcorpw 399 19,0» 190» 190» 0,0» Gl Queen o 20» 0,5» 0.5» 0.5»+0,010 G Star 119060 2.2» 2,020 2.2»+0,040 G Star w 140375 0,7» 0,6» 0.7»+0,020 Goldstako 210» 0,110 0.095 0,110 +0,020 Goran Cap 3» 0,0» 0,0» 0,0» 0,0» Grandfldo 80 0,0» 0.0» 0.0» 0.0» Gt north 3903» 2.6» 2.500 2,6»+0.1» Gt wide o 20» 25,0» 24 8» 24.8» -0.0» Gt W Liteco 424545 38,0» 37,2» 37,5» -0,5» Gwlrtecob 9» 25.360 25,3» 25,3» +0,0» Gw Irteco c 5» 26 8» 26,8» 26.8» -0,1» Gw irteco d 33/39 25.1» 25,0» 25,0» 0.0» Greystaro 255» 1.2» 1,1» 1.2»+0.0» Guard CAf 9» 10,520 10,520 10,520 -0.2» Guyanor b o 2 0.0» 0.0» 0,0» 0.0» H J Hsbcpa 595 26.8» 26,8» 26.800 -0.1» Haemcur o 191» 0.8» 0.8» 0 840 -0.010 Hamond At 150» 0,7» 0,7» 0,7» -0.040 Harris A1 103» 25,0» 25.0» 25.0» +0,3» Hart store 38» 1.6» 1.610 1,6» 0.0» Hartco crp 49» 3.0» 2.9» 3,040 +0,040 Hawk Oil A 20091 3,4» 3,4» 3.4» 0,0» Headline o 3» 0.0» 0.000 0.000 0.0» HearxC 20» 0,3» 0,3» 0,3» -0,005 Healing 0 u 3575 11,8» 11,7» 11.8»+0,0» Helix Bto 335 2.9» 2,9» 2,9» -0,010 Hmeosol 114225 2,570 2,420 2,5»+0,0» Heritg OA o 166» 2,7» 2,6» 2,6»+0,0» Heroux 8070 4.7» 4 5» 4,7»+0,0» High Inc Eq 37» 15,940 15,6» 15,9» +0.3» High Inc p 5675 26.1» 25,7» 26,0» +0,1» High mco a 1» 25,5» 25,530 25,530 -0.220 High mco b 2» 12,1» 12,1» 12,1» +0,1» High Rivr o 253» 1,8» 1,710 1,7»+0,0» Hillsboro 145» 0,345 0,325 0,345 +0,015 Hip mira o 222» 0,7» 0,7» 0.7»+0,020 HoHmgr i 317 5,9» 5.770 5,770 -0,0» Holing 1 IK 394 7,2» 7,2» 7,2»+0,0» Holmgr III f 793 9.5» 9,5» 9.5»+0.0» HomeBI 3101 14,1» 14,0» 14,0» -0,2» Hub mil 26698 18,7» 18,3» 18,7» +0,4» H Bay Co 133709 9,290 9,0» 9,0» -0.1» Humbird 36435 35,8» 35,6» 35,7» -0,2» Huriuna 110522 14,8» 14,640 14 6» -0,220 Husky e 164508 16,3» 15,910 15,990 -0,190 Husky ln| 1»250 6,1» 5,7» 5,820 +0,3» Hydrogen 20022 6,3» 6,0» 6,190 -0 080 IBEXT 70» 0,570 0,540 0,550 0,0» IDBiomed 75827 9,8» 9.6» 9,690 -0,010 Imiindo 34» 2,670 2,510 2,670 +0,120 IPLmv 5865 21.6» 21,2» 21,5» +0.5» lamgold 983070 5,720 5,440 5.620 +0,270 Imax 9447 6,670 6,3» 6390 -0,1» Impact En 468730 1.470 1.430 1.460 *0.010 Imp Metal 4795 0.420 0.4» 0,420 *0,020 Imperial Oil 153732 44,7» 43.7» 44,1» -0.370 Impplaso 16» 0.1» 0,1» 0,1» -0,005 Inbusines o 236» 0.085 0.0» 0,0» 0.0» Inco 1274387 33,4» 31,7» 32.0» -1,0» Incowt 8558 10,1» 9 5» 9.5» -0,6» Income Sep 5198 21,0» 20,1» 20,970 *1,220 Income S eq 4908 12,7» 12,5» 12,5» -0,2» Indigo Bk 3336 4,5» 4,4» 4,4» 0,0» Ind AHianc 18614 37,2» 36,6» 36 8» -0,1» InexPh 908» 5,1» 4,9» 4.920 *0,010 Intlazyme 52761 0.7» 0.710 0,710 -0,010 intocorp o 5» 0,170 0.170 0,170 -0,0» liriowaveo 431707 0,3» 0,335 0,340 -0,025 nlowv Aw o nmetmg nnvest u ntegrat oil ntegrt oïl p Datacas Datash Forest Al Minerai o ^oad d Uranimo ntertape ntierAf ntra west ntrinsyco nventmie nvGrp nvGrpA 34000 14915 92959 300 618 6800 1000 7785 42000 38600 11500 14650 13793 136604 50700 10000 122357 118458 133440 75700 20600 Faicnbrg Filcnbr 2p Faalono FmanMod Finanser Fmansere F Calgary o F Cardai F Quant o F SMr o Ftsemcei 5bancSp A SbancAp FWEngy Fomwtno Fort* inc Forum A F Season Frre-oro 28,250 27,730 27,880 -0,170 0,700 0,610 0,610 0,000 0,240 0,215 0,215 -0,035 5,470 5,450 5,450 -0.050 1,120 1.120 1,120 -0,030 709646 17,600 16,900 16,970 -0,280 200 28,000 28,000 28,000 -2,000 600 34 900 34.410 34 900 -0,100 21515 34 890 33,500 34,250 -0,550 1500 17,500 17,500 17,500 0,000 38621 2,490 2,410 2,410 6029 31,500 30,080 30,080 -1,150 12,980 12.700 12.700 -0,200 16,070 15,300 15,910 +0,460 2,500 1,900 2,500 *0,450 3342 15,850 15,360 15,360 -0,340 100 4.650 4.650 4,650 *0,050 20652 22,000 21,550 22,000 *0.400 32800 2,520 2.400 2,500 *0,100 408900 0.760 0,710 0.720 -0,020 3500 1.290 1,200 1,290 *0.130 2228 230,000228,000230.000 0,000 5088 4.100 4 080 4,060 -0.070 6000 0,330 0,300 0,300 -0,030 266760 1,520 1,450 1.490 *0,030 115 39,250 39,250 39.250 -0,500 20759 0.470 0,430 0.430 0,000 0,570 0 560 0.570 -0,010 1.670 1,550 1,650 *0,080 0,800 0,790 0,790 +0,010 0,280 0,260 0,280 *0,020 0.270 0.250 0.260 -0,010 1.050 0.900 1,000 +0,080 3.580 3,550 3.580 0,000 11 850 11 600 11,600 -0.400 267099 15,850 15,620 15,650 -0.170 43005 24.250 24,050 24 240 *0,070 367868 42,540 41 830 42.430 *0.430 200 24.850 24,850 24.850 +0,100 4950 25,950 25800 25.800 -0.050 5330 26,490 26,210 26,210 *0,060 9157 26,200 26.070 26.200 -0,100 1021612 44.450 43,280 44,350 +0,800 200 5,150 5,150 5,150 *0,100 10438 13,250 13,200 13,200 0,000 871500 0,245 0,220 0.245 +0.005 13.300 13.000 13,290 *0,340 0,650 0,650 0,650 0,000 10,000 10,000 10.000 -0.100 17.300 16.890 17,200 *0,100 1,550 1,550 1.550 0,000 0,370 0.350 0.350 -0,020 16600 25,340 25.250 25,340 *0,050 4000 0,410 0,400 0 400 0,000 12600 1,130 1,100 1,110 *0,030 10000 0,500 0.480 0.500 0.000 15278 12,450 12,200 12.250 0,000 42420 5,150 4 900 5.000 *0.070 114 4,400 4.400 4,400 *0.060 32855 4,380 4,250 4.270 *0.020 972 17,250 17.250 17.250 +0.240 63825 6 850 6,650 6.750 0.000 2200 9 590 9.300 9,300 -0,020 1100 8.250 8,250 8,250 -0.250 73802 157,800150,000154,480 -3.520 232591 38.690 36.950 37,050 -0,850 10000 0.175 0.175 0,175 0 000 153234 15.210 14.850 14.950 -0.220 349 23.500 23.500 23,500 0,000 48000 0.280 0.250 0,260 -0,020 4600 9,000 8 800 8.800 -0200 15 0.000 0.000 0.000 0.000 1252 19.450 18.870 18.870 -0,520 69404 24.950 24.150 24.250 -0.500 531758 2.050 1,840 1.870 -0.030 640 12.200 12.200 12.200 -0,050 70600 3.400 3.300 3.400 *0.150 16500 0.900 0,890 0.890 -0.010 3987 27.500 27.250 27 500 0.000 3830 27.260 26.400 26.400 -0,600 2500 25.440 25.300 25,400 +0.050 1550 22.000 21,850 21,850 -0.150 47450 0 650 0.630 0.640 0,000 5264231 33,100 32.410 32,650 0,000 26900 0.220 0,190 0,190 -0.0» 24310 50,250 49.760 49,840 +(1080 67119 20,500 19,600 19,670 -1.050 16622 51,490 49 050 51.150 *0,190 50000 0 3QtlO.?S0 0,900 +0.055 9000 0 38T o.; 223357 500 psco 1 p sotechn* techCapo Urals 60 umtsifl reit Umts 60c units msei Umts SP units cei units dit units cgil units citi IvacoAf IvacoB IvacoC p IvacoE p lvaco2nd1 lvaco2nd2 Ivaco 2nd 5 IvanhoeE ivanhoeM Ivemiao Jcoutua JDSUraphf 283499 Jumbo Ent 14600 0,100 0,100 0,100 0,000 5,700 5,500 5,500 -0,050 9,200 8.700 9,200 +0,400 37.500 37,500 37,500 -0,500 10,000 10,000 10,000 0.000 0,200 0,185 0,200 *0,020 0 400 0,400 0,400 -0,050 5.700 5,600 5,600 1,550 1,500 1,550 0,000 1,290 1,210 1,290 +0,050 0,285 0,280 0.285 *0,030 7,760 7,200 7,200 -0,300 18,300 17,600 17,880 -0,420 19,650 19,050 19,550 -0,180 1,100 1,060 1,100 0,000 0,500 0,490 0,500 *0,100 27,820 26,000 26,000 -1,500 26,100 25,910 26,100 +0,110 16,000 15.160 15,200 -0,550 23.850 23,750 23,750 -0.050 3,900 3.560 3.650 -0,050 0,190 0,160 0,170 *0,020 1041175 38,050 37,300 37.450 -0.300 58640 14,640 14,300 14,400 -0.6300 9,600 9,520 9,550 0,000 10360 41,500 41.350 41,350 -0.450 6600 17.150 16,800 16,900 -0,150 40256 42,650 41,850 41,850 -0,400 1600 29,950 29,700 29,950 -0,050 23588 27,000 26,420 26.450 -0,400 40345 44,800 43,700 44,400 *0,800 77500 4.700 4.450 4,500 -0,050 2,490 2,250 2,250 4.250 2,360 2,300 2,300 -0.190 49.500 49.500 49.500 0,000 0,000 0,000 0.000 0,000 23.700 23,500 23,500 -0,250 2100 23,700 23,400 23,600 *0,450 4330 25,680 25,250 25,600 -0,080 81460 19800 400 50 33230 79100 612853 126243 0.770 0.750 0.750 -0,020 3,100 3.050 3.100 *0,050 0,025 0,020 0,020 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0,070 0,330 SaputoGr Medsoiu 104486 0235 02» 02» 0,0» SasxWhtoe MegaB 67865 22,0» 21M0 215» -0.5» Saturn Menu F u 11810 12.360.12.3» 12,3» -0,0» Saxonu MendanS 683838 24 4» 23.3» 242» +0,6» SceinvAf Mem« L 5949 65 3» 83,740 63.7» -22» ScotaM’ Metai Reso 590» 1,1» 1,0» 1,1» *01» Seamark Methane* 178824 13,6» 13.3» 13.470 *0,070 Sears Can Metro Af 50903 17,7» 172» 17,7» *01» Semalcio Microbxo 260» 0,7» 0,710 0 730 *0.020 Swso MicroclBf 509125 0,115 0,105 0.105 -0,010 724Solutn Meroiga 1639810 0.870 0.7» 0.8» +0120 Seventh A Meroteef 35» 1.3» 1,0» 1.0» 0.0» ShawCBf MMiefWb 10» 22» 22» 22» 0,0» Shaw : pr MmacsWo 65» 14» 1.3» 1.400 0,0» ShawCor Ao Mmdfdy 2175 1,3» 1,0» 1 0» +0.010 ShawCorB Mmetmdo 553» 5,6» 5,5» 5 6»+0,1» She* Can Minier Nr o 142» 0.8» 0.740 0.7» +0,010 Shermag Miramar 795545 1,220 1,170 1,190 +0.020 Shemttlf Mist Inc 114» 10» 0,7» 1.0» +02» Shire acq Mrtec Tele 992» 0.4» 0395 0.4» *0 040 ShopprDrg Mo Me Cl o 50» 0.255 02» 0,2» 0.0» Sico Mobde C 887» 0,195 0,165 0180 -0,010 SKHiana Mobile Kn 666» 0,210 02» 0.2» -0,010 SierraS Moisor Af 493452 31 9» 30,550 M.9» -0,870 Sierra MoteonB 6» 31.5» M.780 M.780 -0,770 Stgnalgeno Monetao 240» 0,140 0,120 0,1» -0,005 Silent W Moore 91867 16,2» 15,190 15,510 -0,3» SmoForAf Morguard 26» 18,1» 18,1» 18,1» *0,010 Sixty spit Mosaic Gr 2336003 0,065 0.055 0,055 -0.010 Sixty a MosaMtec 11832 72» 6.7» 7.0» -0.1» Slater SO Mount Rea 2133 1640 1.5» 1 640 +0,0» SieemanB Mtn Provo 1036» 1640 1.5» 1,5» 0,0» Slmsftvmv Movertonu 13» 0,4» 0,490 0,4» -0,010 Slmsftlv Moydowo 10» 0,5» 0.5» 0,5» 0,0» SlocanF Mullen Tr 492» 28,5» 28,250 28.5» +02» Snow Le A Mulbacbvo 30» 0,155 0.155 0,155 -0,010 Sobeys MuMW B 1090 15.5» 15,310 15.5» +0,3» Sodisco Sttchoce N Q Solectron Solrtanoo SonyCorp NHCcomm 784» 1,3» 1.2» 1,340 +0,070 Npsallehx M 0.0» 0.0» 0,0» 0.0» NQLdria 19» 7140 7,140 7.140 0.0» Nsi Global o 14» 0.170 0,170 0,170 -0,010 Namibian o 105» 0,1» 0,1» 0,1» +0,010 Southwsto Linmoro LonOreo Lons Gai liQMJatn LottanCo London Dp LondonE 18,600 18,020 18,020 *0.020 11,580 11.400 11.490 -0,010 0,390 0.390 0,390 *0,020 1.100 1,020 1,040 -0,010 9.400 9,350 9,400 -0,050 0,570 0,570 0.570 4,010 3,670 3.400 3,600 4,250 3.320 3.140 3.290 4,190 1.350 1,320 1,320 4.030 13.400 13.100 13.350 4.330 3.010 2.850 2,900 4,010 1,000 0.820 0.930 4080 10.600 10.280 10,460 4,060 1.500 1,400 1,400 4,050 3.600 3.430 3.430 4.010 53,000 49.750 52,000 -1.000 600 49,590 49.500 49,590 4.070 11779 16,500 15,150 15,150 4,850 190 15.400 15,400 15,400 0.000 2360 16.350 16,300 16,350 4.050 197923 27,300 26,720 27,100 4,500 200 26,490 26,490 26,490 0,000 500 26,550 26.550 26,550 0,000 1030 25.900 25,500 25,650 4,240 5200 4,400 3,750 4.000 4.500 200 78,800 78.800 78,800 4,150 20216 6,400 6,020 6,030 4,440 5100 3,750 3,530 3,530 4.220 232586 1.850 1 680 1.850 4,050 5700 14,250 13,020 13,150 4,600 1278 25,720 25,710 25.720 4.280 92340 9.250 8,610 9.000 4,440 0.090 0.080 0 065 4.005 4.340 4.290 4 340 4.040 3.100 3,000 3,100 4.070 5,400 5.290 5,310 4.010 141837 53.150 52.500 52,500 4.410 1000 25,310 25.310 25.310 0,000 25.350 25.350 25.350 4040 188600 94700 1200 5174 104 Napierenvi Nat Bk Can NatBkl2 Nat Bk13 Nat Chaing Naviguer Nelson GM o NetDrivo Netgraph f Neuroch Nevsuno Newalta NfICapAf NewgroA NewkMco Newmont Nexen Nexlor me Nexfor Ap Nexia B Nextair o Nexus Gr o Nexxlink o Niko Noranda! Noranda IG Norl u Norsatl NorskeSk 38000 0,295 0,285 0,295 4,005 570069 31,140 30,080 30,160 4,720 2400 25,750 25 700 25,700 4200 300 26,570 26,570 26,570 4,150 29500 328270 16879 128000 100240 83879 613490 106500 500 949 16501 88978 700 133420 54500 563285 4600 17690 28461 0,150 0.145 0,150 0,000 3.400 3,100 3,300 4.240 0.580 0,570 0.570 4,030 0,160 0,140 0.150 4,010 0,185 0,165 0,180 4,005 6.750 6,450 6,450 4240 1,840 1,550 1 730 4,180 3.850 3,820 3,850 0,000 8.750 8,750 8,750 4,150 14.360 14,360 14,360 0,000 0,150 0,140 0,145 4,015 158714 40,100 38,320 39.720 *1,320 224370 33,200 32.500 33,100 +0,850 8,450 8,030 8250 4,050 24,300 24,200 24,200 4,050 2,200 1,900 2,200 4,300 0,115 0,105 0,105 4,010 0,040 0.035 0,040 0,000 3.100 2,910 2,910 4,090 23,800 23.450 23.800 4,300 14,550 14.050 14270 4,170 23,900 23,810 23,810 4 090 9.700 9,550 9,550 4,050 1.510 1,460 1,510 4,010 5.510 5,250 5,250 4260 3.340 3,110 3.160 4.070 9.700 9,500 9,510 *0,010 8,890 8.560 8,700 4,050 4,580 4,330 4.350 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Ore/one o Orvanao Oxbow Eq Pbb glb u PFBCorp PLMGro Pacwst PacNWo PacNthAf PacRimj Paladin Pan-oceanb Pan Amer Range© ParmntR PasonSys Patheon Peak En Pembercn Penn Wst Perle sys Persona Retro CCV Petrobk Peyto Ex Philip ser Pinetreeo PionerMo Pipe NT Pipe NT p Pivotai Placer Dm Plaintree PlatnvaAso PlatnvaSpo Pofyae PtashCor PowrCorl PowrCAp PowrCBp PowrCCp PowrFin PwrFinB PwrFinC PwtFmD PwrFinF PwrFS.» Preasn D Prem bmd PremIA Preml p PnmeRu Pnme west Prmtera Procyno ProgressE Promateko Promaxo Promet Loi Puise Purceh Pure GMo QlTlnc 172813 14,7» 14250 14,310 -0.2» ÛMedao 275» 0,150 0.1» 0,140-0.015 ÛoebecorA 4875 15.0» 14.310 14,310 -0,7» QuebcorBI 272»1 15,1» 14,3» 14,4» -0.610 Ouebecrwt 170184 34 740 34 0» 34.0» -0,4» Quebecrwb 66» 25.9» 25.7» 25.9» 00» Quebecrwc »75 25.9» 25.8» 2S.9» -0,0» ÛMbecrwd 6561 23.5» 23.2» 23.3» -0.3» Queenstak 33227 02» 0215 0215 -0.005 ûuenstr M 157» 0,7» 0,7» 0.7» -0.020 Ouest if 106» 1,1» 1.0» 1.0» 0.0» Spectra Spectra PI Spectral Speedwre Spht Yield Split Yldl Spirt YM II Stake tech Stantec Steepler StelcoA StelcoB Stella tones Sterling c Sterlite 0 Storm E Stratos Gi Stressgen Strongco Stuart Sulliden o Sun life Suncor Suncor p Sun Rype Surefire Swiss Wu Synsorb SynxPho Systems 3» 20,4» 20,4» 20,4» 4,1» 5» 102» 10,2» 10,2» 42» 152» 4,9» 4,7» 4,810 -0220 120» 14.9» 14,5» 14.740 -0,010 2» 1,1» 1,1» 1,1» 0.0» 459119 4.090 3,910 3,9» 40» 755 3,970 3,970 3,970 -0 530 51» 2.6» 2,6» 2,6» 0.0» 150» 1,0» 1,0» 1,0» 0,0» 1100» 0,120 0,115 0,115 -0,015 102161 6.5» 6,4» 6,5» 0.0» 2916 9,220 8,9» 9.1» 4,240 162652 1,820 1,670 1.680 -0,1» 529» 1,320 1,3» 1,3» -0,020 26270 2,680 2,530 2,530 -01» 960» 0,3» 0,340 0,370 4,040 1303672 28,590 27,5» 27,6» -0,5» 1812922 24.2» 23,310 23,6» -0.2» 5846 27,0» 26,9» 27,0» 4,0» 18» 91693 80 4975 713» 78» 6,7» 6,5» 6,7» 4.2» 0,205 0,195 0,195 -0,005 0.0» 0.0» 0,0» 0.0» 0,6» 0,570 0,570 -0.020 1,420 1,220 1,230 -0,210 0,620 0.6» 0,610 -0,010 10» 60143 3» 810 25,1» ; 25,110 25,1» 0.0» 656» 1,4» 1,340 1,3» 0.0» 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TVAGrBf TVIPaco TVXGoM Tahera o Taïga Fort Talisman Tango 0 Tan Ange o Tappit r Teck Corn A Teck B f Tecsyso Teknion f Telepanl o Telesysl Telesysw Telus corp Telus CAI Telus 4» Telus 121 Tembec Tempest a TrrqstEno Tesco Tes ma Al Tesoroo TexCapp Theratech ThdCGInv Thirty Five Thirty F p Thistle Mo Thistle wo ThomCor ThomCor2 Thom Cor V 219703 ThunderE 1660755 Thundrm o 60» Tiberon o 802» Timbr stp u Timinco Tiomino Tiverton o Toreador Toromont 1» 6.2» 6,2» 6,2» -0,0» 460» 104,0»103,8»104,0» 0,0» 2» 85» 31575 34» 11» 50695 288» 10456» 349341 6473» 4» 558725 200» 150045 297» 1» 2452717 54» 19510 190» 9220» 435» 1» 7» 62664 90» 617» 15,2» 15,2» 15,2» -0,2» 18,7» 18,1» 18,1» -0,6» 15.3» 15,2» 15,3» 0,0» 25,9» 25.9» 25,9» 4,4» 2,4» 2.3» 2,310 -0,0» 6,2» 5,8» 6,1» 4,1» 16,130 16,130 16,1» -0,020 22,0» 21,5» 21.6» -0,2» 14,0» 13,9» 14,0» 4,0» 0,065 0,055 0.055 -0,005 19,1» 18,4» 18,670 4570 0,165 0,1» 0,165 0,0» 6,2» 6,2» 6.2» 40» 56.850 56,0» 56,3» 4,3» 0,1» 0,1» 0,1» 0,0» 0.8» 0,810 0.8» 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S AGF Mstr u 4860 4,4» 4,3» 4,3» *0,0» Amalgau 7559 1.4» 1,3» 1 400 +0,090 FMelty 93 u 101» 2,920 2,5» 2,920 -0,010 F Chicago u 106466 8,2» 8,110 8.2»-0,0» GazMtrou 36928 18.9» 18.5» 18.5» -0,310 Global Ip u 8070 1,0» 1,0» 1.0» -0,0» Holing Cn u 112» 01» 0110 0.3»+0,020 McknzMu 49» 5.4» 5.3» 5,3» -0,0» Public St u 6» 20,5» 20,5» 20,5» -0,2» TrAlta P u 37271 9,0» 8,910 9,0» -0,020 TrCanpwu 143565 » 8» »,700 »,7M +0.0» TriaxRu 25» 9.2» 9,1» 91»+0,0» REVENTE INTERDITE Gerdau deb 500» 73.5» 73.5» 73.5» 0,0» UWTtS EH FIDUCIE AAWRevu 134965 10170 10,110 10,1» +0,0» APFEnu 109636 9.440 9.270 9.3» -0,020 ARC En u 282921 11,2» 11,120 11,2» +0,110 Aberdn g7 u 20910 11,9» 11.5» 11,6» -0,0» Aberdeen u 124» 20,5» 20,2» 20,3» -0,070 Acclaim u 276362 3,8» 3,740 3,7»+0,040 Adv Fiber u 547» 10,1» 10,1» 10,1» 0.0» Advantage 1 685» 12,240 110» 12,1» +0,010 RSpdtA 2» 39.1» 38,6» 38.6» -0.4» Vermdnn 2799» 11.1» 11,070 11.1» 0,0» RSpbtAp 135 37.8» 37.8» 37.8» -0,0» VHomAf 48» 5.9» 5.7» 5.8» -0.1» RPMTec 252 1,210 1.210 1210 -02» VicaryR 116930 0.320 0.310 0.310 0.0» RTOEnt 7» 65» 6.5» 6.550 +00» Vncorl 45853 22.6» 21.5» 21.6» *0.010 Randateh 12» 2.0» 1.9» 2.0»+0.0» WocE 848» 16» 1.5» 1.5» -0.0» Real Res 23246 4,7» 4.6» 4,7» 0,0» Virginia o 235» 1,040 1.0» 1,0» -0.020 Redcorpo 2777 0.2» 02» 02»+0,020 Virtekmo 586» 0.940 0.8» 0,940 +0.140 Rertmar 4» 26,3» 26,3» 26.3» -0,110 vista GW 54792 48» 45» 4,770 +0.320 Redman A' 410» 25,2» 25.1» 252» -0.0» varan A 25» 8.1» 7.9» 81» +0.2» ReW ind 64» 4.3» 4.0» 4.0» 0,0» Vivendi u 5065 26,0» 24.720 24.9» +0.090 Repadrt 671695 8,9» 8,7» 8.8»+0.3» Vvertibo 30325 0.1» 0.1» 0.1» 0.0» Research 375069 23,740 22.8» 23,2» +02» VocemoDio 146» 0.3» 01» 0.3» 0.0» Resd E 419529 2.1» 2.0» 2.1»+0,1» WfitelO 129» 3.8» 3.6» 3,7» +0,3» Revenue P 1129 1.5» 1.5» 1.5» -0.0» Watordgo 5» 0,670 0.670 0,670 -0.030 Rex Duo 11066 0,470 0.4» 0.4»-0,010 Wedabavo 50» 0,1» 0.1» 0,1» 0.0» Rchefieu 2625 13.0» 12.8» 13.0» +0.0» WenWDw 100» 0,5» 0,570 a570 -0.030 Rchmont 125» 5,2» 5,1» 5.2»+0.1» Wescam 5» 9.460 9.4» 9.4» 0.0» Radio Bio 2177 0.470 0.4» 0 4» -0 040 WsiFrasr 9» 35.0» 35.0» 35.0» 0.0» RMef 475207 0,9» 0.7» 0.9»+0.1» Western 329586 1500 1.4» 1,5» +0.020 Ridley 1 270 13,3» 13.3» 13,3» -0.1» Wcoast?p 16» 24,1» 24.0» 24.0» -0.1» Rib Alors 14791» 0.6» 0630 0.6»+0.030 WcoasBp 26» 24,0» 23.7» 23.7» -ai40 Rnarceao 22415» 16» 1.5» 1.6» *0.1» WCoppero 55125 3.4» 33» 3,4» +0.130 RwerSto 518» 3.3» 2.920 3100 +0200 Western F o 81» 2,710 2.6» 2.6® -0.1» Riverside 2» 72 10.0» 10.0» 10.0» 0.0» Wstmoi 46181 22.0» 21.5» 21.5» -0,490 RockwOo 415985 1,040 0970 1,020 *0,0» WOutbeco 2» 1.3» 1.3» 1.3» 0,0» Rogers A 110 0.0» 0.0» 0.0» 0.0» Wtettorto ’96966 0.0» 0.040 0.045 +0,005 Rogers Bt 429314 15.9» 15,110 15.1» -0.730 WBtetM 143920 20,5» 20.4» 20.410 -0140 Rogrswrts 41433 18.740 15.720 15.7» -0.7» Weston 87069 91.8» 90.5» W.510 -0,9» Rename 551» 14.510 14,3» 14.3» -02» Weston G p 103» 251» 25 0» 25 OK -01» Rothman 42684 274» 26.6» 27.0» -0270 Weston 2 p 2135 261» 26.0» 26.2» *01» Royal 8nk 1494086 59 0» 56.0» 58,2® -0.7» Wes** 29110 3 7» 3.6» 3.8» +0,060 RyBkJ 11515 25.7» 25.5» 25.560 -0.040 Weywtte 1016 76.0» 75.5» 75,5® -0.9» RyBkN 5218 26240 26960 26240 +01» Wheaton c 732464 1,120 1.040 1.120 *0.1» RyBkO 2075 25.7» 25.7» -0.1» Whetfiwo 810» 0.530 0.5» 05» +0.030 AlgonqPu Am mcom u Ameristru Arche u Atlas Cu BNSCaTs BPI Glo u Bonterr un BoralxPu Brompton u Bromptn u Ces un CRS lllu Calloway u Calpine un C Trust un CAptmntu Cdn Hotel u COil Snd u CR estate u Cdn Res u Catndrluo Citadel u Citadel H u Citadel tr u Citadel Su Clean Pwu Cominar u Corn Indu Compass u Connor C u Connors B u Contmsuf DDJCdnu Digital Wu Divers u u Divers! U u DMrstu Enrplsu Enervstu Firm Cap u F Preml u FPrem us u FPrmou FocusE Freehold u Global Pis u GL Hydro u H&Ru Halterm u HarvstEtr HCarebiou Home Eq u IAT Airu IPCun Incom FPu Income Fn u Inter Pu Ipertorm u lg5s IglOs Labrador u Legacy H u Lvngsnlu Mcknz Inc U Manuiif A Mintlncmu Morgrd u MulhFndu Mulvihill u MydasFnu NALOilu NCEPtru New Mm u North Wst u NorPptyu Northland u Northwtru Oceanexu PRTForu Parttndti Pthfndru Pembina u Pngrwth u Polar Hedu Pnmwstu Pro-ams Pro-amstr Providntu Rbctrsl Rammkru ResMentlu Rebrmntu RioCanu Rogers Su RylHostu SClu Sentry BCu Sentry du Sentry SFu Sentry gu Shmnbku Sixty Plsu Skyionu SkytonGu STaRSu Summit u SunGrou SunLICapu Superior u Tr3 Trusta Tiytengi Tmstorcu Tnaxcaru Tnaxtecu RaxCiu Tnn« Ufcmauo Versaddu Viiung u Years tru YaUMu 191923 7527 22» 10786 173303 8.9» 8.8» 8.9» 0.0» 12,1» 119» 11.910 -0,0» 13,5» 12,670 13,5» 4,5» 8,8» 8,510 8,650 -0.1» 11,050 10,850 10,950 -0,0» 210» 107,5»107,5»107,5» 4,5» 21» 7,370 7,360 7.370 -0,030 8.9» 8,8» 8,9» 0,0» 9.6» 9,530 9.5» -0,130 9,4» 9,350 9,4» 4,2» 9,4» 9,3» 9,4» 4,1» 16.1» 16,0» 16,1» 4,1» 5815 33715 1509 2070 18913 4» 32,3» 32,0» 32,3» 4.3» 3» 9,620 9,620 9,620 -0,030 9.4» 9,2» 9,2» 4,010 8.2» 8,2» 82» -0,110 13,2» 12,910 13,1» 4,170 9,1» 9,070 9.1» -0,040 35,7» 35,0» 35.290 -0,3» 12,970 12,9» 12,9» 0.0» 8,010 8.0» 8,010 4,010 1.070 1.0» 1,0» 0,0» 8,9» 8,8» 8,970 4,020 25,5» 24,7» 24,7» -0,0» 27,1» 26,6» 26,8» -0,1» 25,2» 25,1» 25,2» 0.0» 9,4» 9,1» 9,3»-0.2» 11,5» 11,450 11,5» -0,0» 16.440 16,0» 16210 4,3» 9,6» 9,6» 9,6» -0,0» 17,3» 17,0» 17,3» 4.180 13.2» 13,120 13,2» -0.020 8,6» 8,5» 8,6» 4,0» 17,5» 17,2» 17,4» -0.0» 4,0» 3,870 3,9» 4,0» 9.9» 9,9» 9,9» 4,010 24,0» 24,0» 24,0» 4,3» 10.070 9.900 10.0» -0,0» 26,640 26,2» 26640 4,3» 6,3» 6,3» 6,3» 4,020 9,970 9,720 9,8»-0,1» 18,6» 18,4» 18,4» -0,010 14,5» 14,320 14,320 -0.1» 8,7» 8,6» 8,6» -0,0» 9,5» 9,4» 9,5» 0,0» 10.4» 10,320 10,3» 4.0» 4620 14,0» 13,670 13,670 -0.040 311» 14,6» 14,5» 14,6» 4,010 13.320 13,2» 13,2» -0,0» 8.320 8.2» 8,3»-0.020 9,0» 8,2» 8,6» 4.3» 1,6» 1,610 1,6» 0,0» 10.9» 10.8» 108» 0.0» 10,6» 10,4» 10,4» -0.0» 10,390 10,120 10,1» 4,0» 19,7» 18,7» 18,8» -0,920 20.7» 20,1» 202» -0,1» 6,0» 5,9» 5,9» 0,0» 7,4» 7,290 7,3» 4,010 28.6» 28.6» 28.6» 0,0» 27,5» 27 4» 27,5» 0.0» 20» 159M7 13490 77811 53103 47» 47140 51299 9179 4125 71» 256585 18626 76» 139» 51» 16941 299215 21478 9» 12» 114» 250914 43514 3733 12770 18770 105» 1843» 185599 30» 2229» 51» 4120 18» 10685 171» 151» 417» 62457 7666 2117 437» 14,6» 14,4» 14,5» 0.0» 93344 15028 137» 130» 96» 96» 15» 226446 340126 30» 953» 46184 114055 140394 24248 48628 218221 1065» 25287 575 4755 122086 4485 8701 36687 268» 76952 253434 Toronto Ces titres, transiQés nier, sont présentés en ordre aiptabétiQue et leur valeur est exprimée en dollars canadiens.Les lettres a et b différencient les catégories d'actions ordinaires sans droit de vote.f= action ordinaire sans droit de vote ou à droit de vote subalterne: p ou o= actions assujetties à des 'ègiements spécaux: pr= actions privilégiées: r= actions privilégiées dont le dernier dividende n a pas encore été versé; u= unité de capital-action; v= dividende vanaûie; wt ou w= bon de souscription (warrant); z= lot bnsé.Les cotes Toronto New York TSX _||W1_ Dow Jones 6541,97 8623,28 Dollar Or 1 $ canadien _¦¦¦ à New York 7,2» 7,110 7.170 -0,120 112» 11,1» 11,1» -0,1» I.6» 1,3» 1,6»+0,1» 95,5» 94.5» 94,5» -1,0» 7.1» 7,0» 7.1» -0,1» 8.570 8,520 8.5» *0,030 5,1» 5,1» 5.1»+0,130 19792 19,9» 19,270 19,510 -0,1» 7185 22,5» 22210 22,5» 0.0» 208061 9,0» 8,870 8,920 -0,0» 58715 10,8» 10,6» 10.730 -0,010 1352 6.5» 6,5» 6.5»+0,010 17976 20,5» 20,120 20,2» -0,040 56» 12,1» 12.0» 12,0» -0,1» 105448 10,4» 10,1» 102» +0.030 117» 17,1» 17,0» 17,1»+0,2» 52» 11,4» 11,1» 11,3» -0,0» 16» 10,0» 9,9» 10,0» +0.140 15» 12,4» 12.3» 12,4» +0.0» 24225 9.8» 9,8» 9,8» -0.0» 10,8» 10,7» 10,8» *0,120 13.8» 13,6» 13.710 -0,0» 6,2» 62» 62» 0,0» 24.6» 24.340 24,4» -0,020 19,5» 19,4» 19,4» -0,0» 19,020 18.9» 18,940 -0.0» 9.9» 9,8» 9,9» -0.0» 30000 107.0»107.0»107.0» *1.0» 10» 2,4» 2.4» 2.4» 0 0» 13,4» 13.2» 13320 +0,020 II.9» 11,8» 11,9» -0,030 12.3» 12,1» 12.2» +0.0» 4,740 4.710 4,710 -0.030 5,9» 5,8» 5,8» -0,1» 112» 11.0» 11.0» -0,1» 18,9» 18.820 18.820 -0.030 4220 4.130 4.1» -0,040 17.3» 17,0» 17.010 -0.1» 8219 19,4» 18.9» 19,4» +0.470 111653 14.6» 14.3» 14.510+0.0» 60» 19,7» 19,4» 19,5» -0.2» 89» 22.580 22.3» 22,5» -0.120 1585 25.8» 25.4» 25.8» -0.1» 4070 9.7» 9,7» 9,7»+0,1» 30518 14,540 14,4» 14,520 +0,020 17683 10,4» 10,3» 10.440 +0.070 350» 102.6M102.-3K102.6M -1,3» 96728 18,5» 18,3» 18,5» +0,170 60» 63» 6.320 6.320 +0,020 71» 4.3» 4.3» 4.3»+0.0» 19147 7.250 7.0» 72» -0.020 12485 19,740 19.590 19.740 +0.090 12445 18.420 183» 18.410 *0.0» 47761 19.790 19,5» 19,740 +0.140 8220 8,1» 82»+0.0» 52» 5.1» 5,110 -0.040 7.9» 7.840 7.890 -0,010 68» 6.6» 6.8»+0210 5.170 4.800 5.0»+0.3» 13018 19,7» 19.710 19.710 -0.040 11» 15.310 15.3» 15.3» 0.0» TTUMSIfié 01 FONDS AMÉRCAKS 3.750 3.5» 3.6» *0.3» 26.2» 26.0» 26.0» -0.040 0285 0255 02»+0.025 0.4» 0.4» 0.4» *00» 6.680 6.3» 6.6»+0.170 50 550 K.6M K.6K *0.120 15.510 15.510 15310 *0.010 25.590 25.510 25.510 0.0» 27.0» 27,0» 27.0» 0.0» 5.7» 5.5» 53» -0.2» 25.2» 252» 252» 00» 4.0» 16» 36» -0.040 0.1» 0.115 0.130 *0.015 AgncoEi 83155 BkMtl 10 6922 CI8C20 18» CI8C22 5» CIBC 16p 238» Cariben U 2109 EchoB» 1385» European o 277» iPCusun 300» mcoEp 5» MuMtfisv 2» RyBkK 371 RyBkP 6» SNPHA 150» SNPHp 665 SNPCap 11755 SNPCapp 78» TDBkG 2455 TrAtarto 1200» 64,04 (us 324,80 Sus" Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens TORONTO S&P TSX (X-SPTT TSE) Yv' - 7500.00 -7000.00 -6500.00 -6000.00 C Jan Fév Mai Avr Mai Jun Jui AoC Sef Oct|No\C 5 Déc 6541.97 AinqueduSudM 0.1789 Israël isbekeli 0,3456 Arabie Saoudite M) 0,4325 JamaiQue (dollar) 0.0340 Argentine (peso) 0.45155 Jap (yen) 0,012502 Australie (dolër) 0.9088 Liban (livre) 0,001071 Bahamas (ddilar) 1,5794 Maroc (diihain) 0,1528 iarbade (dollar) 0,8156 Mexique (peso) 0,1621 ïermudes (dollar) 1,5794 Nouvelle-Zélande (dollar) 0,8134 îrésil(real) 0.4304 Pérou (sol) 0,4541 Caiaibes (dollar) 0,6104 Philippines (peso) 0,0301 !h« (peso) 0.00226 Pologne (ztoiy) 0,4028 Shine (renminbi) 0,1952 Rép.dominicaine (peso) 0,0739 Colombie (peso) 0.000573 Rép.tchèque (couronne) 0,0521 Corée (won) 0,001311 Royaume-Uni (livre) 2,4562 Costa ite (colon) 0,004276 Russie (rouble) 0,0505 Egypte (ivre) 0,3479 Singapour (doAar) 0,9017 États-Unis Idollati 1.5615 Suède (couronne) 0,1781 Europe (euro) 1,5634 Suisse (banc) 1,0908 Haiti (gourde) 0.0440 Taiwan (dollar) 0.0462 Hong Kong (dollar) 0,2064 Thailaflde(bant) 0,0367 Hongrie (fonnt) 0,00681 Tunisie (dinar) 1,1688 Inde (roupie) 0,0342 Ukraine (hiyvna) 0,2971 Indonésie (roupie) 0,000187 Venezuela (bolivar) 0.00122 Coup d’œil La Bourse de Toronto Standard & Poors TSX 155282 6541.97 -68.39 -1.0 Canadian Smallcap 28119 424.75 +0.79 0.2 Canadian MidCap 19038 417.78 -4.42 -1.0 60 Index 108125 371.57 -4.42 -1.2 60 Capped Index 108125 410.88 -4.89 -1.2 Cdn Consumer Discretionary 6719 72.16 -1.67 -2.3 Cdn Consumer Staples 1622 143.26 -0.72 -0.5 Cdn Div Metals & Mining 10745 126.32 -0.60 -0.5 Cdn Energy 7314 119.45 +0.07 0.1 Cdn Financials 15565 104.96 -1.44 -1.4 Cdn Gold 23534 176.81 +2.39 1.4 Cdn Health Care 1967 62.08 -0.63 -1.0 Cdn IT 61278 18.04 -0.60 -3.2 Cdn Industrials 14557 65.50 -1.60 -2.4 Cdn Materials 39582 120 04 -0.18 -0.1 Cdn Real estate 117 111.65 +0.97 0.9 Cdn Telecomm Services 2027 48.28 -0.63 -1.3 Cdn Utilities 2319 127.70 +1.24 1.0 Canadian Venture S&P CDNX 18031 965.76 +7.01 0.7 Le Marché Américain 30 Industrielles 241334 8623.28 -114.57 -1.3 20 Transports 35392 2344.36 -1.12 -0.0 15 Services publics 23116 198.37 -0.67 -0.3 65 Dow Jones Composé 299843 2397.59 -20.83 -0.9 Composite NYSE * 482.78 -4.79 -1.0 Indice AMEX * 821.46 -0.93 -0.1 S&P 500 * 906.55 -11.03 -1.2 NASDAQ * 1410.75 -19.60 -1.4 Les plus actifs de Toronto Compagnies FORDING INC PLACER DOME INC TOR BK CABLE A Volume (OOO) Haut ($) Bas ($) Perm.($) Var.(%) 51785 334 3.11 3.16 -0.07 -2.2 10812 3.01 2.85 2.90 +0.01 0.3 9426 5.50 5.16 5.16 -0.53 -9.3 5264 33.10 32.41 32.65 FT3961 1.00 0.82 0.93 3722 16.37 15.75 16.06 +0.16 1.0 2900 49 65 48.75 48.80 -0.46 -0.9 2757 34.42 33.50 33.80 -0.46 -1.3 2629 0.24 0.22 0.22 -0.01 -4.3 2452 12.15 11.55 11.70 +0.57 5.1 Les plus actifs du Canadian Venture Compagnies Volume Haut (OOO) ($) Bas ($) Perm.($) Var.(%) WILLIAM CONSL RHONDA CP PELORUS ZAQINC PAN ASIA MNG CP NUVO NETWORK 2711 O.OI 0.01 O.OI 1489 0.04 0.03 0.03 -0 05 -62.5 >1254 0.06 0.05 0.06 1197 0.03 0.02 0.03 1027 0.21 0.19 0.21 +0.01 5.0 635 0.09 0.05 0.06 -0.02 -25.0 ) 490 0.19 0.17 0.19 +0.01 5.6 450 0.10 0.08 0.06 -0.02 -20.0 448 O.IO 0.09 O.IO +0.01 11.1 386 0.24 0.21 0.22 -0.02 -8.3 decisionplus.com Des cotes en temps réel pour aussi peu que $9 95 /mois * * Plus royautés mensuelles lélcphoiic: (514) 3M2-I • Sans Ira 995.decisionplus.com “1 INDICES QUEBEC 5 décembre’2001 Fermeture Variation journalière Variation journalière (%) Variation depuis le 1er janvier K>-30 896.44 -15,05 -1.65% -14.76% IQ-150 871.56 -11.31 -1.28% -16,19% 11 *1.00 1100,00 1050.00 1000.00 950.00 «wauo *50.00 «00.00 750.00 10-36 .?s i l ?S t 1 ! ! I 1 i * i N m CfNTIf Une iritiMive du DUpaneroem omnr tr m suivi ^UTNOICf (JUtBtt Sherbrooke el de ITRÊC.Indict - Québec 9 «thOOl v.klSO-lal SO^rg LE DEVOIR.LE VENDREDI « DECEMBRE 200 A —-* LE DEVOIR ?- ECONOMIE Le gouvernement refuse de garantir un prêt de 1.8 milliard La faillite (TUnited Airlines accélérerait la transformation de tout le secteur de l’aviation JON HERSKOVITZ REUTERS Dallas — Une éventuelle cessation de paiement d’United Airlines, deuxième compagnie aérienne américaine, enverrait une onde de choc dans le secteur tout entier en obligeant les autres compagnies à réduire de façon importante leurs coûts, estiment des spécialistes du secteur.La décision de l'État fédéral, mercredi, de ne pas accorder sa garantie à un prêt de 1.8 milliard de dollars indispensable à la survie d’United pourrait condamner la filiale d’UAL Group à se placer sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites.Mais loin de disparaître, United pourrait ressortir restructurée et assainie de ce processus et représenter alors une menace pour les autres compagnies.•Si nos principaux concurrents font faillite, nous nous retrouverons foce à des compagnies aériennes qui auront mis à profit ce processus pour réduire considérablement leurs coûts-, a récemment prédit Don Uar-ty, président d'AMR, la maison mère d’American .Airlines.American, la première compagnie aérienne mondiale, lutte pour sa survie en cherchant à réduire ses coûts de quelque quatre milliards de dollars.Delta Air Lines, la troisième compagnie américaine, a déjà réduit les siens de un milliard et projette des économies annuelles de 2,5 milliards sur ses dépenses de fonctionnement entre 2003 et 2005.Ije secteur, toujours traumatisé par les attentats du 11 septembre 2001, a perdu plus de sept milliards Lan dentier et s'achemine vers des pertes du même ordre cette année.«Certains experts du secteur ont la comiction qu ’un dépôt de bilan conférerait à United un avanta- ge immédiat de 20 % en nuitière de emits lis-à-iis d'Ame-ncan Airlines, ce qui contraindrait cette dernière à se placer également en redressement judiciaire», indique Kevin Mitchell, president de la Business Travelers Association.«.4m delà dAmerican Airlines, un dépôt de bilan enverrait une onde de choc dans tout le secteur.Pour Delta.Northwest et Continental, ce ne serait probablement pas "bustniss as usual" si United sort aminci et assaini du processus», ajoute-t-il.Compagnies à bas prix Bon nombre d'analystes ne croient pas toutefois à un effet domino pour American et Delta, car ces deux compagnies ont une situation financière beaucoup plus saine qu'United.Mais ils pensent en revanche qu’une faillite dTlnited accélérerait la mue.inévitable à leurs yeux, du secteur vers le modèle des compagnies à bas prix.«Il faudra encore quelques années amnt que la si tuation ne se stabilise.Il est peu probable qu'une faillite d'United pousse American ou Delta au dépôt de bilan mais elle aurait certainement pour effet d’accélérer les changements», estime Bernard Weinstein, universitairo et expert du secteur at rien.Selon lui, la crainte princi l'idc dis; concurrents d‘l nitixl est de voir la compagnie de Chicago restructurée en transporteur low-cost a l’image de Southwest, la septième compagnie aérienne américaine.Cette dernière, basic¦ à Dallas, tsa le seul des grands transporteurs aeriens américains à être res te bénéficiaire depuis la crise de 2001 grâce à sa struc titre de coûts.Les autres compagnies ont depuis cherche à lui emboîter le pas.supprimant par exemple les repas en vol ou simplifiant leurs grilles de tarifs pour redui re leurs coûts.EN BREF Signature d’un cadre stratégique agricole La BCE baisse ses taux d’un demi-point Francfort (AFP) — In Banque centrale européenne (BCE) a abaissé hier ses taux directeurs d’un derm-point, comme l’espéraient les investisseurs et gouvernements, qui en escomptent une relance de l’économie du continent Auparavant inchangé depuis le 8 novembre 200L, le taux de refinancement est fixé à 2,75 % au lieu de 3,25 %.Le président de la BCE, Wim Duisenberg, a estimé qui existait «un nombre croissant de signes de ce que les pressions inflationnistes se relâchent, en particulier à cause de la faiblesse de l’expansion économique.En outre, les risques de recul de la croissance économique n'ont pas disparu.Notre décision devrait aussi participera l’amélioration des perspectives pour l’économie de la zone euro».RBC poursuit son expansion (PC) — La Banque Royale du Canada poursuit son expansion aux États-Unis avec l’acquisition de la firme First Institutional Securities LLC basée au New Jersey, lu compagnie, fondée en 1976, a environ 600 clients institutionnels et 4000 comptes personnels de haut niveau.First Institutional Securities intégrera RBC Dain Rau-scher, la filiale de RBC située à Minneapolis, la neuvième société eje placement en importance aux États-Unis.Le montant de la transaction n’a pas été divulgué.Les employeurs embauchent moins (PC) — Les employeurs canadiens ont cherché à embaucher moins de travailleurs pour un quatrième mois de suite en novembre.L’indice de l’offre d’emploi publié par Statistique Canada a ainsi chuté de 22 % par rapport au niveau d’octobre et de 8,6 % par rapport à novembre 2001.Les baisses enregistrées au Québec, soit 2,6 %, et en Ontario, 22 %, ont influencé de façon considérable l’indice national, selon Statistique Canada.Lyle Vanclief défend « l’équité » du projet fédéral VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Le ministre fédéral de l’Agriculture a dû peser ses mots hier matin lors de son allocution au 78‘ congrès de l’Union des producteurs agricoles (UPA).Les membres l’attendaient en effet de pied ferme à la suite des pourparlers ratés de cette semaine avec le gouvernement québécois pour la signature du cadre stratégique agricole.Lyle Vanclief a répété le mot «équité» bon nombre de fois pour tenter de convaincre les agriculteurs québécois du bien-fondé du financement de la nouvelle politique agricole fédérale.«Je sais que certains d’entre vous craignent que la politique change les programmes déjà existants.Ce ne sera pas le cas.Nous allons inclure de la flexibilité.Tous les gouvernements qui signent le cadre vont continuer à jouer un rôle dans la prise de décisions.[.] Nous ne voulons pas faire ce que les provinces font déjà.Nous voulons simplement travailler avec elles pour rendre les mesures plus efficaces.» Cela dit, il faut s’assurer que tous les fermiers aient accès au même type de ressources, a renchéri Lyle Vanclief.«Nous voulons un cadre flexible, mais nous devons être équitables.» Le ministre soutient que les producteurs de tous les secteurs réclament des sous chaque année, il faut donc que l’argent soit disponible pour tout le monde.«Ily en a qui disent qu’il a trop plu.D'autres qui disent qu’il n'a pas assez plu.D’autres qui disent que le prix de leur produit est trop bas.» Le ministre a rappelé qu’il avait été lui-même agriculteur et qu’il demeurait toujours dans la ferme maintenant exploitée par son fils.«Je vais à la maison à toutes les fins de semaine.Je connais la pression qui est exercée sur les producteurs.Je connais les défis que vous devez relever en ce qui concerne la sécurité des aliments, l’environnement, les marchés globaux, les coûts reliés aux changements technologiques et les demandes toujours pressantes des consommateurs.» Chaque année, l’industrie agroalimentaire est responsable du tiers des quelque 21 milliards de surplus commerciaux du pays, a souligné M.Vanclief.«Nous savons que le Québec est vu comme un leader qui s’adapte et qui innove dans le marché agricole.La province n’a toujours pas signé le cadre stratégique, mais les discussions vont continuer.[.] Il ne fait aucun doute que les gens du Québec seront les bienvenus dans les discussions qui débuteront dès la signature du cadre stratégique.» Lyle Vanclief a rappelé que la mise en place du cadre stratégique est nantie d’une enveloppe budgétaire de 3,4 milliards pour cinq ans.Les producteurs québécois se partageront d’ailleurs un montant de 56 millions de dollars cette année, montant faisant partie d’un fonds de transition de 600 millions de dollars.«Vous avez fait un bon travail en allant chercher des sommes d’argent aussi importantes, mais nous avons absolument besoin de flexibilité, lui a répondu le président de l’UPA, Laurent Pellerin.Nous ne voulons pas REUTERS Lyle Vanclief: «Nous ne voulons pas faire ce que les provinces font déjà.» ¦te*1* que tout le monde ait accès à cet argent.Nous voulons que l’argent aille vraiment aux producteurs qui, cette année-là, ont eu de la difficulté.» Les programmes québécois À la fin de la présentation, les délégués ont posé des questions fort applaudies au ministre.S’il a été question du prix du lait trop bas et d’autres problèmes de l’industrie, la majorité de ceux qui se sont exprimés ont plaidé en faveur d’une politique permettant au Québec de conserver ses programmes d’aide et de les financer.Les producteurs de céréales y sont même allés d’un geste symbolique en versant devant le ministre des sacs de grain sur le sol.«Vous irez dire à votre premier ministre que si vous êtes un bon chrétien [jeu de mots renvoyant à Jean Chrétien], vous êtes prêt à accepter les différences», a lancé Roland Daneau, un producteur de la région de Val-leyfield.«Nos confrères des autres provinces sont envieux de nos programmes, de notre syndicat et de notre industrie.Quand vous parlez d’équité, laissez-nous le droit, faites-nous confiance avec la Financière agricole.laissez-nous montrer au reste du Canada comment il faut faire les choses», a plaidé de son côté la présidente de la Quebec L'armers’Association, Cindy Duncan McMillan.De son côté, le ministre québécois de l’Agriculture, Maxime Arseneau, s’est dit déçu du résultat de la conférence des ministres de l’Agriculture qui s’est tenue mercredi à Ottawa.«J’avais une motion unanime de l’Assemblée nationale du Québec et une résolution tout aussi unanime du congrès général de l’UPA.Tous demandent au gouvernement fédéral de la flexibilité dans la mise en œuvre de cet accord.Malgré de nombreux efforts, je n’ai aucune indication que le fédéral entend répondre à cette demande.» La Banque Nationale rapporte une baisse de 24 % de son bénéfice PRESSE CANADIENNE REUTERS La Banque Nationale a rapporté une baisse de 24 % de son bénéfice net pour son exercice terminé le 31 octobre dernier.Le bénéfice net de la banque en 2002 s’élève donc à 429 millions, alors qu’il était de 563 millions l’an dernier.Le revenu total de la j Banque Nationale, pour l’exercice 1 2002, a, pour sa part, baissé de 4 %, pour se fixer à 3,11 milliards.Le président et chef de la direc-j tion, Réal Raymond, a indiqué que la banque avait obtenu une performance satisfaisante compte tenu du contexte économique difficile.Selon lui, les résultats du dernier exercice, bien qu’en deçà des attentes, se comparent avantageuse ment à ceux de l’industrie.La Banque Nationale a toutefois inscrit une baisse de son bénéfice net au quatrième trimestre malgré de moins fortes provisions pour pertes sur prêts et une amélioration de la plupart de ses lignes d’affaires.La sixième grande banque canadienne a fait état d’un bénéfice net de 135 millions, ou 71C l’action, contre un bénéfice de 147 millions, ou 73 C l’action, à pareille période l’an dernier.Les provisions pour pertes sur prêts étaient de 53 millions, en forte baisse par rapport aux 98 millions de l’an dernier.Le chiffre d’affaires du trimestre a progressé, passant de 340 millions à 368 millions.Le rendement des capitaux propres, indicateur clé de la performance d’une banque, est passé, sur une base ajustée, de 11,9 % à 15,7 %.La BN a par ailleurs augmenté son dividende trimestriel de 2 C, soit 8 %, pour l’amener à 26 C par action.La valeur des permis de construction atteint des sommets PRESSE CANADIENNE Ottawa — L’industrie canadienne de la construction, menée par un niveau record observé du côté du logement unifamilial, a le vent dans les voiles.En octobre, selon les données de Statistique Canada, la valeur des permis de construction au Canada a totalisé quatre milliards, soit 6,9 % de plus qu’en septembre.La valeur des intentions de construction d’oc- f tobre a égalé le sommet atteint en juillet Selon l’agence fédérale, les intentions de construction élevées dans le secteur résidentiel constituent le principal facteur à l’origine de ce sommet Dans l’ensemble, au Canada, la construction de près de 19 000 logements neufs a été autorisée en octobre.La valeur des permis de construction de logements unifami-liaux a notamment atteint le niveau record de 1,9 milliard durant la pé- riode, en hausse de 5 % par rapport à septembre.Par affleura, à la suite de deux reculs mensuels consécutifs, la valeur des permis de construction non résidentielle a grimpé de 10,9 % en octobre par rapport a septembre, pour atteindre 1,4 milliard.Dans le secteur résidentiel, les augmentations les plus marquées, soit 6,5 et 13 %, sont survenues en Ontario et en Alberta.Le Québec a été la seule province à afficher un repli, soit 8 %.«Jl Jf ltl < Résultats Tirage du 2002-12-04 Q1 (S Q4 U 34 4Q Complémentaire: (4Z) Gagnant s Lois 6/6 0 2 000 000,00 $ 5/6+ 2 221 459,50$ 5/6 187 1 894,80$ 4/6 11 845 57,30$ 3/6 224 757 10,00$ Ventes totales 11 556 363$ Prochain gros lot (approx ) 5 000 000 $ — w Tirage du 2002-12-04 08 1Z 25 25 33 34 Complémentaire: (42) Gagnant Lots 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ t 50 000,00$ 5/6 24 500,00$ 4/6 1 150 50,00$ 3/6 20 017 5,00$ Ventes totales 527 871.00$ EQtra Tirage du 2002-12-04 NUMÉROS LOTS 628457 100 000$ 28457 1 000$ 8457 250$ 457 50$ 57 10$ 7 2$ Les moâaMéa d ancaiteerny des Drtiefa gagrents perimm l'ste oWoefle de l-Q ceoe derrière a txnyitê Pour contrer WestJet ZIP s’étend à l’est GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Zip, la réponse low cost d’Air Canada à Westjet, étend son réseau à l’est du Canada.Montréal et Ottawa seront désormais reliés directement à l’Ouest canadien, via Winnipeg.I Venant Westjet de rapidité, Zip étendra son service à rabais aux villes de Montréal et d’Ottawa, re liant directement Winnipeg, et ajoutera deux dessertes dans l’Ouest canadien, soient Victoria et Abbotsford, venant élargir son service initial entre Winnipeg, Calgary, Edmonton et Vancouver.Le transporteur à rabais, filiale à 100 % d’Air Canada, vient ainsi plus que doubler le nombre de ses routes.Il en exploitait trois depuis son lancement, le 22 septembre dernier, avec une flotte de sept B-737 de 117 sièges.Zip prévoit ajouter trois appareils à son parc en février prochain.Au total, sa flotte pourra comprendre 20 appareils selon l’entente conclue avec les pilotes d’Air Canada, un nombre maximal pouvant être atteint en novembre 2003 d’après les devis originaux.Ces nouveaux vols remplaceront des liaisons du réseau d’Air Canada.Zip «peut à présent comp- ter sur un réseau de huit villes des servies par 42 vols sans escale par jour», a-t-il ajouté.Se voulant une réplique à Westjet, qui domine les liaisons intérieures de courte distance dans l’Ouest, Zip affiche un cocl ficient d’occupation oscillant entre 50 et 55 % depuis son lance ment, encore récent.«Nous vi sons le marche intra-canadien, les liaisons de courte distance.Nous voulons stimuler le marché des amis, des membres d’une famille qui, à un tarif de 170 $ |l’aller| vers Winnipeg, seront encourages à établir un contact direct entre eux plutôt qu’à s'échanger des courriers électroniques», a résumé Stephen Smith, président et elle! de la direction de Zip, lors d’un entretien au Devoir.En clair, on vise à stimuler ce nouveau mai ché et l’on pousse le recrutement parmi les utilisateurs du train ou de l’autocar.1 ’our Steve Smith, ce (y])e de scr vice est essentiellement est-ouest, et non nord-sud.«Sur les routes transfrontalières, on retrouve essen tiellement une clientèle d’affaires.D'ailleurs, les transporteurs à rabais ayant déjà tenté l’aventure transfrontalière n’ont pas fait long feu», a-t-il précisé, faisant notamment référence à People Express.Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code tivil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régie des altools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui tait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s’il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé nu certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal, (Québec) H2Y 1B6 Nom et adresse du requérant Nature de la demande Endroit d’exploitation 9117 4664 2 Restaurants 15555, rue Québec inc pour vendre Sherbrooke RIST0RANTE dont 1 avec Est AVADE0 danse et Montréal 15555, rue spectacles sans (Québec) Sherbrooke E$t nudité H1A3R1 Montréal (Québec) H1A 3R1 Dossier: 166-256 Jean-François 1 Restaurant 2125, rue Lemoine et Mynam pour servir Létourneux Delisle (Le tambour Montréal S.E N.C ) (Québer) LE TAMBOUR H1V2N8 2125, rue Létourneux Montréal (Québec) H1V2N8 Dossier: 208 579 Entreprises Addition d'au- 1380, rue Magnan inc.tonsation de Charlevoix ENTREPRISES spectacles sans Montréal MAGNAN INC nudité dans 2 (Québec) 1380, rue Bars dont 1 sur H3K 3A2 Charlevoix terrasse et dans Montréal (Québec) 1 Restaurant H3K 3A2 pour vendre Dossier 346 064 9121-9162 2 Restaurants 1418, rue Québec inc.pour vendre Cartier EURO SNACK dont 1 sur Montréal 1418, rue Cartier terrasse (Québec) Montréal (Québec) H2K 4C7 H2K4C7 Dossier 363-317 9123-1464 1 Restaurant 9807, boul Québec inc pour vendre Goum Est IL SOPRANO avec spectacles Montréal 9807, boul Gouin sans nudité (Québec) Est 1 Bar avec H1X 1A2 Montréal (Québec) spectacles sans H1X 1A2 nudité Dossier 380 600 Lubmck Destin Addition 4310, rue CHEZ TOUTOU d’autorisation Bélanger Est 4310, rue Bélanger de danse dans Montréal Est 1 Restaurant’ (Québec) Montréal (Québec) pour vendre HIT1A7 HIT1A7 Dossier 671-230 Restaurant le man- 1 Restaurant 3155, rue gu ter de mtl inc pour vendre Fleury Est Restaurant le Montréal MANGUIER DE MU (Québec) INC H1H2R2 3155, rue Fleury Est Montréal (Québec) H1H2R2 Dossier 900 316 Dreams 4L) inc 1 Bar 3612, boul DREAMS 4U INC (suite à une Saint Laurent 3612, boul Saint cession) Montréal Laurent (Québec) Montréal (Québec) H2Y 2V4 Dossier: 1294 248 H2Y 2V4 9111-8158 Permis 7001, boul Québec, inc.additionnel des Galeries RESTAURANT 1 Restaurant d'Anjou LAGUNA pour vendre Montréal 7001.boul des avec spectacles (Québec) Galeries d'Anjou sans nudité HIM 3V6 Montréal (Québec) (suite à une HIM 3V6 Dossier 1830 280 cession) Dennis Yung, 1 Restaurant 1870, rue Dat Man Truong, pour servir Gauthier Tri-Hao Truong, Montréal Dat Quan Truong (Québec) Dat-Minh Truong et Tri-Dat Truong (Le caractère chinois) LE CARACTÈRE CHINOIS 1870, rue Gauthier Montréal (Québec) H2K 1A3 Dossier 1959 345 H2K 1A3 9122 0558 1 Bar avec 5030, rue Québec inc danse et Saint-Denis BISTRO spectacles sans Montréal LA COULISSE nudité (Québec) 5030, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2J2L8 Dossier: 1959 6 75 H2J2L8 9122 3669 3 Bars dont 3000, rue Québec inc.1 sur la terrasse Edmond RESTAURANT DU dans Centre Montréal DOME sportif (Québec) 3000, rue Edmond 1 restaurant H9H 5J5 Montréal (Québec) pour vendre H9H 5J5 Dossier 1563 972 (suite à cession) Québec E" A 8 LE DEVOIR.LE VENDREDI 6 DECEMBRE 2 0 0 2 ÉDITORIAL L Un mauvais exemple L’accablant rapport de la vérificatrice générale du Canada sur le registre des armes à feu était à peine déposé, mercredi, qu’a aussitôt commencé l’habituelle partie de ping-pong où chacun se renvoie la responsabilité.Encore une fois, tous les arguments sont bons pour échapper au blâme qui devrait accompagner un dérapage aussi démesuré.a constitution d’un registre d’armes à feu au Canada était une bonne idée et l’est encore.Il sera facile [jour les opposants toujours nombreux à cette mesure, surtout dans les provinces de l’Ouest de profiter de la controverse soulevée par ce rapport pour demander l’abandon du programme.Contester son utilité ne servirait qu’à permettre aux responsables de la mise en place de ce programme de continuer à ne pas rendre de comptes, le scandale dans cette affaire est double.11 y a bien sûr les dépassements de coûts.Estimés à deux millions, ceux-ci atteignent maintenant près de un milliard.La vérificatrice, Sheila Fraser, n’a pas décelé de malversations.Elle a par contre vu de la mauvaise* gestion et de la mauvaise planification à la tonne, de même qu’une absence de contrôle.Surtout, et c’est là le deuxième élément du scandale, elle note que le Parlement n’a jamais été correctement informé de l’évolution de ce programme.Les mécanismes internes de contrôle du gouvernement n’ont de toute évidence pas fonctionné, et les parlementaires n’ont pas pu sonner l’alerte.Ils ont voté des crédits en ignorant ce qui se passait.Aujourd’hui, des explications claires s’imposent.11 faut savoir pourquoi et comment on en est arrivé là.On ne peut pas accepter la réponse du premier ministre Jean Chrétien, qui a affirmé que les provinces étaient responsables, certaines d’entre elles n’ayant pas accepté de participer à la mise en place du registre.C’est une parade trop facile.On ne peut pas dire non plus, comme l’a fait Allan Rock, que les pressions exercées par le Bernard lobby des armes ont mené à cette situation.Plu-Descôteaux tôt que l’habituel «ce n’est pas ma faute», ne o pourrait-on pas, pour une fois, faire un examen de conscience et avouer ses erreurs?L’actuel ministre de la Justice, Martin Cauchon, est celui à qui il revient, parlementarisme oblige, de justifier les dépassements de coûts relevés par la vérificatrice générale.Il ne faudrait toutefois pas que ses prédécesseurs, Anne McLellan et Allan Rock, se défilent.Ils ont une large part de responsabilité dans ce dérapage.L’attitude du ministre Rock notamment, du fait qu’il soit candidat à la succession de Jean Chrétien, doit faire l’objet d’un examen attentif.Sa carrière politique est déjà parsemée de plusieurs erreurs.Son incapacité à expliquer de façon convaincante ce qui s’est passé dans le dossier du registre des armes à feu le disqualifie d’emblée dans cette course au leadership, dont il devra se retirer plus tôt que tard.Toutefois, la responsabilité d’un glissement d’une aussi grande ampleur ne peut être imputée uniquement au ministre responsable du registre.le Conseil du trésor, qui est là pour exercer un contrôle sur les dépenses gouvernementales, se fermait-il pudiquement les yeux sur ce qui se passait?Le premier ministre faisait-il de même?A ces deux questions, on est tenté de répondre oui.N’est-ce pas ce que M.Chrétien a fait dans le cas du programme des commandites fédérales, où furent allègrement contournées toutes les pratiques de bonne gestion?le gouvernement de Jean Chrétien n’est certainement pas imprégné de la culture de reddition de comptes.A titre d’exemple, rappelons la multiplication des fondations pour abriter plusieurs milliards de dollars, qui ont ainsi échappé au contrôle du Parlement.M.Chrétien se permet des libertés, sachant que son parti n’aura pas à en payer le prix politique aux prochaines élections en raison de la dispersion des forces d’opposition.Ce n’est certainement pas ainsi qu’on incitera un appareil gouvernemental qui dépense chaque année quelque 180 milliards à observer les meilleures pratiques de gestion.Mme Fraser souligne avec raison qu’en cette matière, l’exemple doit venir d’en haut.bdescoteaux@ledevoir.ca Concurrence et aberration LE DEVOIR ==| our ceux qui en doutaient encore, la belle coopération P interuniversitaire que tous disent souhaiter ardemment est un leurre.Un incident en apparence anodin vient d’en offrir un témoignage frappant.Sans consulter ses partenaires de l’Université de Montréal et de ==! l’UQAM, le recteur de l’Université de Sherbrooke, Bruno-Marie Béchard, a demandé à la Société de transport de Montréal que la station Longueuil soit rebaptisée «Longueuil-Uni-versité de Sherbrooke».Sans réfléchir plus avant, la STM acquiesce à la demande, même s’il existe déjà une station Sherbrooke et même si le siège social de l’Université de Sherbrooke se trouve.dans la ville du même nom! Il faut dire que M.Béchard projette de faire de son institution la «cinquième université de Montréal».A cet égard, et dans un contexte où chaque institution universi-taire est engagée dans une course effrénée à la clientèle — qui a pris un tour «marketing» il y a m i quelques années alors que la baisse du nombre ÊT •*' .I d’étudiants pointait à l’horizon —, les deux institutions francophones de Montréal seraient mal avisées de contenir l’Université de Sherbrooke.L’Université de Montréal ne donne-t-elle pas des cours à Québec, et l’Université I^ival n’est-elle pas présente sur le territoire montréalais?Le plus souvent, la formation dispensée à l’extérieur du campus principal de l’institution universitaire est une formation de deuxième cycle qui s’adresse à des gens déjà sur le marché du travail.Pour cette clientèle, la proximité du lieu de résidence ou du lieu de travail constitue un atout majeur, que les universités ont su comprendre et exploiter.Que le dynamique recteur de l’Université de Sherbrooke veuille étendre son territoire, soit.Cela est légitime dans un contexte où les limites territoriales ont sauté depuis un certain temps déjà.Pour l’instant, les convoitises se portent sur Umgueuil où, aux abords du métro, chacun construit et rénove à qui mieux mieux afin de loger adéquatement ses nouveaux étudiants.Et compte tenu du fait que trois universités sont présentes à Longueuil, on voit mal pourquoi la station de métro se limiterait à une seule d’entre elles.L’argument voulant que l’UQAM et l’Université de Montréal ait déjà «leur» station apparaît spécieux.Il serait plus logique, s’il faut absolument insister sur le profil universitaire de longueuil, de rebaptiser la station «Longueuil-Universités».Mais est-ce vraiment indispensable?Va-t-on succomber au syndrome du Forum Pepsi?Enfin, il faudrait garder un œil ouvert sur la multiplication tous azimuts de cours universitaires conçus dans une optique de perfectionnement professionnel.Et s’assurer que cette formation reste de niveau universitaire.pdesrivieresiftledevoir.ca roule des Rivières ?FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE ANDRÉE LAMONTAGNE.LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE iz &iu& Vi Josce L€(rAi»tT.d ^ hut.fol Ci ûw •y Pas ce au'e'1 vV \\l jj VJ \ \ Il y a 13 ans, Polytechnique Depuis cette abominable horreur du 6 décembre 1989, chaque 6 décembre est désormais, pour nous, jour du souvenir.Nous nous souvenons des 14 jeunes victimes de cette atrocité dirigée contre elles parce quelles étaient des femmes.Tout s’arrête, les images nous reviennent et, avec elles, la tristesse, la colère et la force de poursuivre notre lutte pour qu’advienne enfin un monde exempt de violence.Pourtant, dès le lendemain, nous reprenons toutes et tous le cours de nos vies débordantes, pris par d’autres urgences, de sorte que nous n’entendons pas toujours les cris de détresse autour de nous.Car les cris n’ont pas cessé depuis 1989 et, à doses moins spectaculaires, la tuerie se poursuit toujours.Loin de se résorber, le phénomène de la violence semble en pleine expansion.Le nombre de victimes de violence conjugale signalées au Québec a augmenté de 19 % de 1997 à 2000.Statistique Canada révèle que 51 % des Canadiennes sont victimes d'un geste de violence grave au moins une fois dans leur vie.¦ Selon le ministère de la Sécurité publique du Québec, 300 femmes subissent des actes de violence sexuelle chaque jour.Les homicides entre conjoints ont augmenté en 200: 86 en 2001, comparativement à 68 en 2002.69 hommes ont été accusés d’avoir tué leur conjointe ou leur ex-conjointe en 2001 LETTRES -?- (Statistique Canada, 2001, Le Devoir, 26 septembre 2001).En l’an 2000, au Québec, sous l’instigation de la Fédération des femmes du Québec, 40 000 personnes sont descendues dans la rue pour dénoncer la pauvreté et la violence exercée contre les femmes dans le cadre de la Marche mondiale des femmes.Nous avons exigé et continuons d’exiger du gouvernement du Québec qu’il investisse 25 millions de dollars dans une vaste campagne de sensibilisation et d’éducation populaire sur duc ans pour éliminer la violence envers les femmes.Nous nous sommes inspirées des résultats spectaculaires obtenus en quelques années seulement grâce à la campagne gouvernementale contre l’alcool au volant.Pourquoi ne pas adopter la même démarche en ce qui concerne la violence?Nous croyons que pour éliminer la violence, il faut que chaque citoyenne et chaque citoyen se sente interpellé s’il est témoin d'un acte de violence! Il faut que les femmes qui subissent de la violence sortent du silence! Il faut des ressources pour inciter les hommes qui craignent de devenir violents à demander de l'aide! Il faut que les intervenants sociaux soient mieux informés! Il faut éduquer les enfants à la non-violence! Il faut.En ce 6 décembre 2002, la Fédération des femmes du Québec s’associe aux cérémonies similaires qui auront lieu en région et ailleurs au Canada et dans le monde.Vivian Barbot Présidente de la Fédération des femmes du Québec, le 5 décembre 2002 Un choix inhumain Plusieurs personnes se disent déçues du système de santé québécois actuel.Pour remédier à cette situation, certains, dont l’Action démocratique du Québec, pensent que la meilleure solution serait de laisser davantage de place au secteur privé.Effectivement, cette option pourrait peut-être «soulager» le système de santé public.Cependant, les Québécois seraient alors aux prises avec le chobc suivant un réseau privé payant et disons-le, plus rapide, et un réseau public gratuit mais avec certains délais.Un chobc inhumain.Pensez seulement aux parents d’un enfant atteint d’une maladie grave et qui doit se faire opérer le plus rapidement possible pour rester en vie.Je crois que le chobc entre un service privé plus rapide et un service public plus lent serait évident.En outre, dans cette optique, même ceux qui n’ont pas nécessairement l’argent pour aller du côté du système privé devraient y avoir recours quand même, quitte à s'endetter par-dessus la tête.Tout ça sans compter ceux qui n’ont pas la capacité de s’offrir les services privés, qui devraient injustement prendre leur mal en patience.Et imaginez les jugements du genre «ils n’ont pas assez de cœur pour trouver l’argent nécessaire afin de faire soigner leur enfant».C’est pour cette raison que j’estime que laisser la porte ouverte au secteur privé dans le système de santé ne ferait que laisser la porte ouverte à un réseau rapide pour ceux qui ont de l’argent et un autre, plus lent, pour ceux qui n’en ont pas.Huguette Blanchette Saint-]ean-sur-Richelieu, secteur Saint-Luc, le 12 novembre 2002 LIBRE OPINION Services aux élèves en difficulté ou handicapés : un débat public s’impose à la CSDM Les services éducatifs adaptés aux élèves handicapés ou en difficulté d'adaptaüon ou d’apprentissage (EHDAA) dans le réseau scolaire posent des problèmes majeurs qui perdurent depuis plusieurs années.Que ce soit dans les écoles spéciales qui leur sont réservées ou dans les écoles ordinaires où on les intègre, ces élèves ne bénéficient pas de tous lesser vices dont ils ont besoin.À la Commission scolaire de Montréal (CSDM), qui compte quelque 80 000 élèves du primaire et du secondaire, entre 13 000 et 14 000 élèves sont signalés chaque année dans le but d’obtenir les services qui leur sont nécessaires pour pallier leurs difficultés.Ceci suppose un meilleur financement mais aussi une harmonisation des services quand ces élèves sont intégrés en classe ordinaire.Actuellement, on évalue entre 3000 et 4000 le nombre d'élèves en difficulté qui sont privés de services éducatifs en raison de mesures de contingentement La Loi sur l’instruction publique (LIP) prévoit que chaque commission scolaire doit élaborer et appliquer sa politique relative à l’organisation des services éducatifs offerts aux élèves handicapés ou en difficulté.Or la politique actuelle de la CSDM a été adoptée en 1998 par le Conseil des commissaires provisoire au moment de la reconfiguration des territoires des commissions scolaires.Depuis son adoption, la situation a considérablement chapgé.La LIP a été amendée, le ministère de l’Education du Québec (MEQ) a mis en branle sa politique nationale d’adaptation scolaire, un nouveau système de codification des élèves handicapés ou en difficulté a été instauré, les règles de financement et de formation des groupes ont été modifiées et la liste des élèves en difficulté en attente de services s’est sans cesse allongée, sans compter que la région montréalaise vit une situation particulièrement difficile en matière d’éducation en raison de problèmes multiples.La CSDM a donc entrepris de réviser sa politique d’ici la fin de l’année scolaire afin que celle-ci puisse être adoptée en juin 2003 et appliquée en 2003-04.Tout comme la plupart des intervenants et des organisations qui se préoccupent de la qualité des services éducatifs offerts aux élèves HDAA nous croyons que la révision de la politique de la CSDM est nécessaire et doit se faire de façon transparente sur la place publique pour s’assurer que l’on tienne compte de tous les intérêts en cause.Nous pensons que la révision entreprise par la CSDM doit être l’occasion de revoir en profondeur ses objectifs afin que la politique s'ajuste aux réalités complexes qu’elle rencontre.Les élèves ont besoin de soutien.Cela passe par la levée des contraintes administratives, des modifications dans les pratiques, des changements d'attitude, la collaboration avec les parents et la concertation entre tous les partenaires impliqués, sans oublier les services de garde en milieu scolaire.C'est pourquoi nous avons appuyé la proposition soumise au conseil des commissaires du 4 décembre de tenir des audiences publiques réunissant tous les intervenants scolaires, des partenaires externes, des associations de parents d’élèves handicapés ou en difficulté et des organismes du milieu de la santé et des services sociaux.Malheureusement, cette proposition n’a pas rallié le nombre de votes requis au sein du conseil des commissaires.On devra donc se contenter d’un projet de consultation limité aux organismes qui auront été invités, par un comité restreint de trois commissaires, à présenter un mémoire sans pouvoir défendre leur position publiquement Bien que cette approche ait le mérite d’élargir la consultation à des groupes externes qui n’étaient pas visés dans le projet initial de consultation interne, elle n’est pas, selon nous, respectueuse des contraintes qu’éprouvent la plupart des organisations d'aide et des parents d’enfants handicapés ou en difficulté pour lesquels la rédaction d’un mémoire s’ajouterait au fardeau quotidien qu'ils assument auprès d’enfants qui requièrent déjà toutes leurs énergies.Nous continuons de croire que seules des audiences publiques permettraient de débattre ouvertement de ces enjeux sociaux afin de dégager des consensus entre les citoyens et les intervenants qui souhaitent que l'école puisse offrir à tous les enfants de meilleurs services éducatifs et un meilleur encadrement pédagogique et social.Charles Allen, Association professionnelle du personnel administratif de la CSDM; Danielle Belisle, parent d'une élève de l’école Victor-Doré; Djamila Benabdelkader, Bureau régional de Montréal, OPHQ; Marc-André Burelle, EX-EAQUO; Jocelyne Cyr, parent-commissaire; Thérèse Colin, Comité régional des associations pour la déficience intellectuelle (CRADD; Alain Marois, Alliance des professeures et professeurs de Montréal; Sophie Massy, Table de concertation sur les services éducatifs de la région de Montréal; Micheline Stjagow Lapointe, parent d’un élève de l’école Joseph-Charbonneau; Diane Morrissette, parent d’un élève de l’école Joseph-Charbonneau; Mathieu Noël, Regroupement des organismes de promotion du Montréal métropolitain (ROPMM); Gaëlle Trébaol, parent d’un élève de l’école Victor-Doré; Renée Veillette, Regroupement pour la trisomie 21 S I K 0 K V 0 1 R .I E V E X t> R K l> I ti I) E t t M R R E 0 tl A il IDEES Dans l’indifférence générale Les mortes de Juârez En dix ans, près de 300femmes, en grande majorité des jeunes de 15 à 25 ans, ont été assassinées dans cette ville située à la frontière mexicaine avec le Texas CLAUDE R 1 O U X Membre de la Commission civile internationale d'observation des droits humains au Mexique ====================1 a ville de Juârez, située à la L frontière mexicaine avec le Texas, est le théâtre d'un drame macabre qui dure depuis bientôt dix ans: l'assassinat de prés de 300 femmes, en grande majorité des jeunes de 15 à 25 ans.Depuis 1993, rares sont les semaines où on ne retrouve pas, dans le désert entourant la ville ou sur un de ses nombreux terrains vagues, le corps disloqué et mutilé d’une femme.Juârez n’en finit plus de compter ses mortes.Et ses disparues: plus de 850 femmes manquent à l’appel, probablement victimes du même sort Le 10 octobre 2001, Claudia Gonzalez Banda arrive en retard à la chaîne de montage.Deux minutes qui lui ont coûté la vie.La femme de 20 ans qui retourne chez elle après s’être fait signifier son renvoi se fait enlever à l’arrêt d’autobus.Vingt-six jours plus tard, son corps est retrouvé à côté de celui de sept autres femmes dans un terrain vague.Ibutes ont été torturées, violées, sodomisées, défigurées et battues à mort avant d’être jetées là.La manière dont s'est perpétré le crime n'est certes pas un hasard.Plusieurs douzaines de femmes ont disparu dans des circonstances semblables depuis dix ans.Plus de 25 % des femmes sacrifiées répondent aux même caractéristiques: jeunes des milieux pauvres, peau sombre, cheveux longs et fine taille répondant aux canons du consumérisme sexuel.Le crime organisé est montré du doigt par les analystes, en particulier l’industrie sordide de la pornographie extrême, les snuff movies, qui vend le viol et l’assassinat réels de femmes à des «élites» dégénérées 1 (50 000 SUS par vidéocassette, dit-on).Ce qui choque cependant, autant que le modus operandi d’assassins dépravés, c’est l'apathie que suscite le massacre auprès de la population et des autorités.Une indifférence dont l’explication pourrait se trouver dans la désorganisation urbaine, le machisme exacerbé, la croissance effrénée de l’industrie de montage, de même que dans la corruption et l’incompétence des autorités.Quatrième ville en importance du Mexique, Juârez est depuis les années 70 le lieu de l'ouverture mexicaine aux investissements étrangers qui y installent leurs maquiladoras: usines de montage où on importe des matériaux devant être assemblés par la main-d’œuvre locale à bon marché pour exporter le produit fini à l’étranger, le plus souvent aux Etats-Unis.Le tout sans payer d’impôts.On y engage surtout des jeunes femmes migrantes n’ayant pas ou peu d’attaches familiales dans la ville, réputées pour leur dextérité et le peu d’expérience qu’elles ont de l’organisation syndicale.la croissance de ce secteur économique a fortement marqué Juârez, qui regroupe maintenant 400 usines employant 230 000 personnes à des salaires de misère (40 $US par semaine chez General Electric, 35 SUS chez Alcoa).L’élite locale, entièrement dévouée à la réussite de ce modèle, a complètement abandonné les infrastructures urbaines.En 1998, on y comptait 8000 maisons de carton.50 % de la population de la ville vit dans des quartiers marginaux qui accueillent 50 000 Les femmes y sont devenues des objets aussi jetables que les millions de pneus abandonnés sur les terrains vagues nouveaux nùgrants par annee.Tous les quartiers périphériques manquent d'eclairage nocturne, 60 % des rues ne sont pas pavées et la ville possède un reseau de transports publics célèbre pour sa médiocrité.Si seulement le quart des victimes sont des travailleuses des maquiladoras, toutes sont mortes dans un contexte urbain complètement lacéré.In quasi-totalité des victimes devaient, pour se rendre au travail ou à l’école, marcher de longues distances, attendre l’autobus au coin de rues mal éclairées, le long de terrains vagues laissés à la speculation et jonchés de déchets.Aucune des victimes ne possédait de voiture personnelle.La ville de Juârez enregistre le plus haut taux de violence domestique au Mexique.Viols et meurtres de femmes y sont courants, presque invariablement par le compagnon, le mari, le père.A Juârez, l’homme qui est violent avec sa femme ou ses enfants, dans le cas improbable où il est formellement accusé, n’aura qu’à convaincre ses juges qu'il a été «provoqué» pour s’en sortir à bon compte.Les femmes y sont devenues des objets aussi jetables que les millions de pneus abandonnés sur les terrains vagues.Une combinaison d'irresponsabilité politique des élites et de corruption institutionnelle a permis que le crime organisé ait une emprise considérable sur la ville, siège du puissant cartel de Juârez.Dans la dynamique d'une ville-frontière, la migration et le crime organisé forment une équation dangereuse: marché d’esclaves sexuels (femmes, garçons ou filles), prostitution, trafjc de drogue et combines de toute sorte.A cela, il faut ajouter le jeu de miroir déformant d’une soçiété prospère située à un jet de pierre: les Etats-Unis.Deux cent quatre-vingt-dix-sept femmes assassinées.Un crime d’une telle ampleur ne peut pas être commis dans l'impunité sans la complicité, au mieux passive, des autorités.Les groupes de femmes de Juârez et les associations de défense des droits de la personne dénoncent depuis longtemps l’inaction du gouvernement dans ce dossier.Martha Altolaguirre, envoyée spéciale de la Commission interaméricaine des droits humains pour enquêter à Juârez, a dénoncé les enquêtes bâclées, les documents mal classés, le personnel mal formé, les preuves «contaminées» par des agents insouciants et le manque de volonté évidente des autorités à mettre fin au massacre.A trois reprises au moins, on a annoncé l'arrestation des «coupables».Des chauffeurs d’autobus ont «avoué», après de longues sessions de torture, avoir assassiné quelques femmes.Cependant, les crimes continuent.L’avocat des accusés, Mario Escobedo, a été assassiné par des policiers en février dernier, au moment où il s’apprêtait à dénoncer la torture dont ont été victimes ses clients.Là ne s’arrête pas l’incurie des autorités, qui ont poussé la farce macabre jusqu’à rendre des dépouilles des victimes à n’importe quelle famille, sans se soucier de l’identité des corps! Tant d’incompétence et de mauvaise volonté a poussé les femmes à s’organiser elles-mêmes et à réclamer que justice soit faite, malgré la répression: Samira Izaguirre, journaliste qui a dénoncé les assassinats et l'inaction du gouvernement, a été menacée de mort et renvoyée de son journal.Ces groupes de femmes, nés de la rage et du désespoir, ont lancé la campagne /Ni una mâs! («Pas une de plus») pour sensibiliser l’opinion publique et pousser le gouvernement à mettre fin à l’impunité des auteurs de ces atrocités.1 fU ‘K «kN V1 / REUTKKS Tant d’incompétence et de mauvaise volonté a poussé les femmes à s’organiser elles-mêmes et à réclamer que justice soit faite.Ces groupes de femmes, nés de la rage et du désespoir, ont lancé la campagne ;Ni una màs! («Pas une de plus») pour sensibiliser l’opinion publique et pousser le gouvernement à mettre fin à l’impunité des auteurs de ces atrocités.Mutineries, xénophobie et insécurité Laisserons-nous la Côte-d’Ivoire se détruire ?ALEXANDRA SIC OTT E - LÉ V E S Q U E Cofondatrice et directrice exécutive de Journalistes pour les droits humains O.S.», m’a écrit hier Inès Abonzah Yao.Cette jeune fille ivoirienne de 25 ans écrivait ainsi: «Notre génération est sacrifiée à cause des ambitions politiques.Je suis convaincue que cette guerre ne va pas finir dans l'immédiat, car même si les négociations aboutissent à la paix dans les accords, nous ne savons rien des prochains actes.À cause du couvre-feu, nous sommes devenus de véritables prisonniers.Maintenant, je réalise la valeur de la paix et de la liberté.L’insécurité se pratique de plus en plus en pleine journée.La peur d’être agressé ou d’être surpris par des tirs dans la rue fait partie de notre quotidien.» Qui aurait cru que la Côte-d’Ivoire, jadis un des pays africains les plus prospères et les plus stables, sombrerait dans un gouffre de mutineries sanglantes, de xénophobie et d’insécurité totale?Inès Yao avait à peine 15 ans en 1993, lors de la mort de Félix Houphouët-Boigny, père de l’indépendance ivoirienne.Elle a donc grandi pendant cette époque de grande illusion qu’a été le succès économique de la Côte-d’Ivoire et aussi de grande magnificence qu’entretenaient la mégalomanie et l’obsession du modèle colonial.Le patriarche Houphouët-Boigny tenait d’une main ferme l’économie et la politique ivoirienne tout en favorisant l’immigration de Burkinabés et de Maliens qui représentaient une main-d’œuvre bon marché pour les riches plantations de cacao et de café.L’« ivoirité » Inès a donc pu, malgré ses origines modestes, poursuivre des études dans les grandes écoles de secrétariat à Yamoussoukro, village natal d’Hou-phouët et aujourd’hui un lieu presque fantôme tant sa splendeur ne convient pas à la brousse environnante.Inès a donc aussi assisté au règne d’Henri Konan Bédié qui, héritant d’une économie chancelante à cause de la baisse de prix du cacao, instaura l’idéologie d’«ivoirité», soulignant alors la différence entre Ivoiriens et non-Ivoiriens et, plus tard, divisant même le pays entre le Nord et le Sud.Pour affirmer son pouvoir, Bédié empoisonna alors les esprits de la population ivoirienne en désignant les faibles et les pauvres comme responsables des maux de la Côte-d’Ivoire.Ce poison fatal fut dès lors manipulé par les dirigeants qui succédèrent à Bédié.Le 19 septembre dernier, lorsque des militaires rebelles se sont révoltés contre le régime de Laurent Gbagbo, président dit mal élu, Inès Yao était secrétaire à la Direction des droits de l’homme du ministère de la Justice.Lors du forum pour la réconciliation nationale, tenu en novembre 2001 pour pacifier le pays en proie à un malaise social et politique encore plus important depuis le coup d’État de 1999, Inès Yao s’est rangée du côté de son patron.Celui-ci, d’origine bété comme le président Gbagbo, affirmait que tous les problèmes de la Côte-d’Ivoire provenaient de ces immigrants burkinabés et maliens et de leur prétendu chef politique, Alassanne Ouattara.On ne parlait que d’Ouattara, cet ex-pre-mier ministre dont plusieurs doutaient de la nationalité ivoirienne puisqu'il était un musulman du nord du pays.Le grand patron d’Inès, le directeur des droits de l’homme, soutenait alors: «Nous savons tous qu’Ouattara est en effet un Burkinabé et Le problème de xénophobie est devenu si ancré dans cette société qu’un accord de paix ne pourra pas régler le cœur du conflit non pas un Ivoirien.Il parle comme un Burkinabé, il a les gestes d’un Burkinabé.» Pourtant, comme presque tous les Ivoiriens, Inès, si fière, maintenait alors que la discrimination ne pouvait pas exister dans son pays, cette grande terre d’accueil et de stabilité.Aujourd’hui, malheureusement trop tard, elle écrit: «Il faut faire quelque chose pour éviter que la xénophobie s’installe dans le cœur des Ivoiriens à cause de la présence de certains ressortissants des pays voisins parmi les assaillants.Car je pense que ce mauvais sentiment peut faire du mal à des innocents.» Cependant, Inès, comme tous ses compatriotes, se pose la question suivante: si Alassane Ouattara, les militaires rebelles et le président durent Gbagbo disparaissaient, les problèmes de la Côte-d’Ivoire seraient-il résolus?Ces acteurs et personnages du drame ivoirien reflètent tout simplement un problème plus profond et plus alarmant.I^e problème de xénophobie est devenu si ancré dans cette société minée par la corruption, la pauvreté et une fausse démocratie qu’un accord de paix ne pourra pas régler le cœur du conflit Le gouvernement ivoirien et la communauté internationale sont trop habitués à une politique du «mieux vaut remettre à après-demain ce qu'on doit faire aujourd’hui».La communauté internationale Pourtant, la communauté internationale, et surtout les Français, a toujours été présente, observant de près ce modèle africain.Il y a a peine un an, pendant que cette bombe de malaise social était prête à exploser mais pouvait encore être contrôlée, la communauté internationale et les Na- tions unies étaient aveuglées par les initiatives de la Côte-d'Ivoire en matière de droits de l’homme.La Direction des droits de l’homme, où Inès Yao travaillait, fut créée en 20()() pour promouvoir et protéger les droits de l’homme en Côte-d’Ivoire.Malgré les résultats nuis de cette direction après deux ans, l’ONU semblait satisfaite.Comment les Nations unies et la communauté internationale ont-elles pu être trompées aussi franchement?Ou 1’ont-elles vraiment été?L’ONU dépensait des centaines de milliers de dollars chaque année pour son bureau du PNUD a Abidjan.Des sessions de formation pour la bonne «gouvernance» ont été organisées, des fonds ont été libérés, alimentant le spectacle offert par le gouvernement ivoirien.Pourtant, personne ne parlait directement de ces problèmes incessants de haine et de xénophobie, présents de façon quotidienne dans la société et le gouvernement ivoiriens.Presque tous les midis, Inès était invitée à déjeuner par un agent du PNUD chargé de veiller sur la direction.Si celui-ci était conscient de la poudre aux yeux que jetait le gouvernement ivoirien, il n’en a pas dit un mot.Aujourd’hui, au Canada, Jean Chrétien promet des fonds considérables, dont personne n’a encore vu la couleur, pour aider l’Afrique.Nous attaquerons-nous enfin au cœur des problèmes sociaux, tel celui de la xénophobie, qui affectent des pays comme la Côte-d’Ivoire?Parlerons-nous enfin directement sur place, en Afrique, sans avoir peur des tabous, des problèmes fondamentaux qui accablent ces sociétés brisées?Inès Yao aura peut-être la chance de survivre.Elle ne fait pas partie d'une de ces ethnies ciblées par les tensions qui alimentent le drame.Pourtant, si une balle perdue l'atteint, nous serons en core témoins de notre passivité et de la destruction d’une société.L'ÉQUIPE DU D E V O IA RÉDACTION lournalisîes à l'information générale et métropolitaine : Gerald Dailaire (adjoint an dirtcteur de l'information).François Cardinal (actualité municipale).Jeanne Corriveau(rigile) Marie-Andrée Chouinard (éducation) ; Paule des Rivières (iditnriaUcle).Jean Dion.louneGiDes Franeieur rntfrrnnrmmt' Benoit Monger tmptmsabU du site Internet) .josée Bot lean Julie Carpentier (spcrrts).Brian Myies (justice et faits divers), Isabelle Pare (santé i.Miche) Garneau (rancatunste).I liane Précourt tpagrs éditonates responsahle des pages ttiématu/ues).Martin Dodos et Christine [ lu maris (rrlecteun), Jacques Grenier et lacoues Nadeau (photographes! ¦ À l'information culturelle : Michel Bélair (resfoaaoé/r).Jean-Pierre legault.Stéphane Baillargeon (théâtre).Paul Cauchon (médias).Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma).Bernard lamarche (arts visuels), h l'information économique Gerard Berubé (adioint au directeur de linformation).Dominique Reny, Éric Desrosiers.Valérie Dufour, Pauline Gravel.Claude Turcotte; h l'information internationale Claude l>vesque, Guy Taillefer.Serge Truffaut (éditorialiste^ à l’information politique La documentation ________ KichartHTes c irmi^^’TémTkHrlio^Ohvier Zuida.INFORMATIQUE, Yanick Martel (responsable) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE.Linda Thériault (responsable service à la clientele, distribution et tirage).Marie-Éve Santerre.(coordonnatrice à la promotion et à la sollicitation), Monique l'Heureux Lise Lachapelle RachelleLeclerc.Marie-France Dalcourt.L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables).Céline Furoy.Germain Haeck (contrôleur), Ghislaine lafleur.Claudette Béliveau (adjointe administrative),Claudine Chevrier, Chantal Rochon, Danielle Ross.LA FONDATION LK DEW HR Roger Boisvert (vicepmulent ezénfaf etérecteurgénérât) I V ) A K) L E I) E V 0 [ K , L F.VENDREDI 6 DÉCEMBRE 2 0 « 2 le Devoir ACTUALITES ARMES SUITE DE LA PAGE 1 vernement a été embarrassé par le gâchis financier dévoilé mardi par la vérificatrice générale Sheila Fraser.Selon le rapport de cette dernière, le programme créé en 1995 devait coûter seulement deux millions une fois les frais d’enregistrement perçus, mais la facture a déjà dépassé les 810 millions et pourrait atteindre le milliard, sinon plus, à la fin 2004-05.Le pire, selon elle, c’est que le gouvernement a demandé l’essentiel de ces fonds au moyen de budgets supplémentaires des dépenses, comme celui adopté hier, ce qui lui a permis d’esquiver un examen approfondi du Parlement Ces révélations ont choqué, non seulement l’opposition mais aussi les députés libéraux, qui ne cachaient pas leur désapprobation mercredi.Certains demandaient la démission de certains ministres, en particulier celle d’Allan Rock, le père de ce programme.D’autres souhaitaient la suspension du registre et un gel des dépenses.La tenue du vote aurait pu se transformer en terrain miné et on a préféré l’éviter.Le reste du budget supplémentaire a toutefois été adopté, ce qui n'a surpris personne puisqu’il s’agissait d’un vote de confiance.M.Cauchon, de son côté, a passé la journée à essayer de faire bonne figure en répétant que son objectif est de remettre sur les rails ce programme qui, selon lui, est fondamental et commence à porter fruits.Il dit vouloir corriger les problèmes, se conformer aux exigences de Mme Fraser et faire preuve de plus de transparence.Mais l’Alliance canadienne ne l’entendait pas ainsi.le; chef Stephen Harper et plusieurs de ses députés ont réussi à ajouter à l’embarras du ministre en lui demandant sans relâche combien il en coûterait pour compléter le registre et le maintenir.Le ministre n’a jamais répondu, tournant chaque fois autour du pot, ce qui a donné l'impression qu’il ne le savait pas.Le porte-parole allianciste, Garry Breitkreuz, se frottait les mains devant ce qu’il a qualifié de «défaite du gouvernement».Après avoir passé des années à combattre le programme, il interprète le retrait de la demande de crédits comme 4e premier jour de la fin de l’enregistrement des armes à feu».Au Bloc québécois, on adoptait une attitude inverse.Comme les néo-démocrates, on appuie sans détour le contrôle des armes à feu, mais on estime nécessaire de faire le ménage avant d’injecter des fonds supplémentaires.«On est d’accord avec l’enregistrement, mais de toute évidence, il y a là un dérapage incontrôlé.[.] Il n'y a plus personne qui s’y retrouve.lions ce sens-là, je pense que la sagesse la plus élémentaire [exige] d’avoir le courage de mettre fin aux opérations, de les suspendre.Si ça les met en péril pour quelques mois, ça les mettra en péril, mais on a le devoir rf'loffrir] une saine administration et de prendre les bonnes décisions», a expliqué le leader parlementaire Michel Gauthier, qui a qualifié ce report de geste inusâté et de «signal puissant» envoyé aux fonctionnaires.Pendant que M.Cauchon se débattait, le ministre de l'Industrie, Allan Rock, a choisi de foncer, déterminé à défendre non seulement le programme qu’il a mis au monde mais aussi sa propre réputation.Pris à partie la veille par certains députés libéraux qui demandaient sa démission, il a répliqué en faisant la ronde de plusieurs médias en matinée et, en après-midi, en offrant un point de presse encore plus long que celui du ministre de la Justice.Sans prononcer le nom de Paul Martin, il a relevé que ses détracteurs appuyaient d’autres candidats dans la course au leadership et que certains avaient combattu le contrôle des armes à feu depuis le début.A la demande de démission, il a répondu: «Absolument pas.C’est un jeu dans la course à la chefferie.» Ministre de la Justice jusqu’en juin 1997, il ne rejette pas toute responsabilité mais affinne avoir répondu, à l’éjxxjue, «de façon honnête et de bonne foi» et «sur la base de l'information disponible».Il dénonce ceux qui tentent d’utiliser la controverse actuelle pour refaire le débat sur l’enregistrement des armes à feu.«L'Alliance et le lobby des armes à feu veulent reprendre la bataille qu'ils ont perdue il y a sept ans.Nous avons la loi, et ce fut une victoire durement gagnée», a-t-il dit à sa sortie des Communes, fl n’est pas question de reader, a-t-il conclu.Rectificatif Contrairement à ce que titrait Le Devoir hier, le candidat libéral à l’élection partielle de Berthier-Mont-calm, Richard Giroux, n'a jamais dit avoir voté OUI aux deux référendums sur la souveraineté du Québec.Connue l'indiquait le texte, M.Giroux se montre discret quant à ses prises de position passées sur la question nationale.Une confusion nous aura amenés à inscrire le contraire dans le titre.Nos excuses.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 lo site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?\ja rédaction (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com Au téléphone Par télécopieur Par courrier La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Ijp Devoir est publié du lundi au samedi par le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue IV Rieur y, 9' étage.Montréal.(Québec), H3A 3M9 P est imprimé jw Imprimerie Québécor St-Jean.800.boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans l* Devoir.U Devoir est distribue par Messageries l>ynainiques.division du Groupe Québécor Inc.900, boulevard Saint Martin Ouest, Uval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Le grand jour m ¦ JACQUES NADEAU LE DEVOIR LE PALAIS des congrès a fait peau neuve, et c’est hier qu’a finalement eu lieu, avec quelques mois de retard, la cérémonie d’inauguration en présence du premier ministre Bernard Ixmdry.Rénové au coût de 240 millions, le Palais des congrès a doublé sa superficie et pourra désormais accueillir une dizaine d’événements en simultané.FAMINE SUITE DE LA PAGE 1 On ne peut pas reprocher au PAM de ne pas avoir sonné le tocsin.En toute logique, étant donné les moyens mobilisés, la famine devrait être évitée en Afrique australe.Mais plusieurs paramètres viennent aggraver la situation.Le premier est le sida, qui atteint des taux records en Afrique australe et qui a un effet démultiplicateur sur la faim absolument sans précédent.Deuxième facteur aggravant, la crise politique au Zimbabwe.Les terres des fermiers blancs expropriés manu militari par le régime de Robert Mugabe n’ont visiblement pas été redistribuées aux petits agriculteurs noirs pauvres, comme c’était le but affiché de la réforme agraire, mais à des caciques proches du régime.Résultat: la production de mais a chuté de moitié dans l’ancien grenier à céréales de la région.Avec 6,7 millions d’habitants menacés (sur une population de 11,6 millions), le Zimbabwe représente la moitié de la «famine australe».Une fois de plus, la règle se vérifie: il n’y a pas de véritable catastrophe humanitaire sans cause avant tout politique.Rien ne sert aujourd’hui d’aider le Zimbabwe sans un strict contrôle de l’usage de la nourriture dont le pouvoir, engagé dans une dérive autocratique, se sert pour «réduire à néant» au sens propre son opposition.C’est d’une résolution au Conseil de sécurité que le Zimbabwe a aujourd’hui un besoin urgent.Autre cause «politique» de la famine australe: le refus de certains pays, comme la Zambie, d’accepter toute aide alimentaire à base d’OGM.Si la famine australe et celle dans la Corne de l’Afrique sont comparables en chiffres, la seconde est à un stade nettement moins avancé et nombre d’observateurs s'interrogent sur son acuité réelle.Le gouvernement éthiopien a déjà manipulé l'arme de la faim par le passé pour affaiblir ses opposants (1984) ou approvisionner son année (2000); il pourrait de nouveau le faire.pour remplir, ses caisses.L’annonce du retour de la famine en Éthiopie est à double tranchant: elle a provoqué l’indignation de Bob Gel-dof, le rocker à l'origine de Live Aid, le grand show caritatif de 1984; elle risque de susciter indifférence et lassitude si les causes profondes d'une telle récurrence ne sont pas exposées au grand jour.a C’est la punition de Dieu contre la réforme agraire» Les sacs alimentaires que donnent les Nations unies ne suffisent plus SABINE CESSOU LIBÉRATION Matebeieland — Assis à l'ombre de sa petite maison dans une zone rurale du Matebeieland, dans l’ouest du Zimbabwe, Albert Ncube (son nom a été modifié) sort d’un portefeuille élimé une carte de l’Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (ZANU-PF), le parti au pouvoir.Ancien ouvrier du textile, ce retraité a pourtant voté pour l'opposition en mars dernier, lors de la présidentielle.Mais comme d’autres, il se sert de sa carte de la ZANU-PF pour éviter la bastonnade orchestrée par les milices du pouvoir contre les opposants.Depuis quelques semaines, elle lui sert pour tenter de se procurer un supplément d'aide alimentaire.«Les sacs que nous donnent les Nations unies ne suffisent pas», explique ce père de quatre enfants.Une fois par mois, le Programme alimentaire mondial (PAM) sillonne les campagnes pour distribuer son aide.Les Ncube reçoivent à chaque passage deux sacs de 20 kilos de mili-mili.Avec cette farine de mais, les Zimbabwéens préparent le sadza, une pâte qui forme la base de leur alimentation.La denrée s’est raréfiée.Fm effet, ces trois derniers mois, la quasi-totalité des 4500 fermiers blancs ont été expulsés de leurs exploitations.La «redistribution rapide des terres», censée bénéficier aux plus pauvres et aux sans-terre, les aura d’abord affamés.La récolte de maïs a chuté de moitié.Face aux menaces d’occupation de leurs terres, les fermiers blancs n'ont pas planté l’an dernier.Malgré la distribution par le pouvoir de semences et d’engrais, la moitié des fermes confisquées seraient aujourd’hui en friche, faute de moyens techniques, d’expertise et de main-d’œuvre.La sécheresse qui sévit en Afrique australe n’a fait qu'aggraver une crise alimentaire qui se profilait déjà l’an dernier.«C’est la punition de Dieu contre la réforme agraire de Mugabe [le président du Zimbabwe]», affirme Albert Ncube.Pour nourrir femme et enfants, il aurait besoin de 60 kilos de maïs par mois.Lui-même a les traits émaciés, mais il s’inquiète surtout pour l’un de ses fils, un garçon de six ans qui a perdu beaucoup de poids.Aussi est-il allé frapper à la porte du chef de district de la ZANU-PF.La maison de celui-ci, située à quelques centaines de mètres de la sienne, le long de la même piste de terre rouge, sert depuis le mois de juillet de centre de distribution.Dans la cour, bien en vue depuis la route mais protégés par des barbelés, une centaine de sacs blancs sont entreposés.La ZANIT-PF ne vend cette aide alimentaire qu'à ses partisans.«J'ai l'impression qu'ils m’ont repéré, soupire Albert Ncube.La carte du parti ne suffit pas.Comme je ne suis pas du genre à aller à leurs meetings, ils doivent se douter que je suis pour le MDC [Mouvement pour le changement démocratique.principal parti d’opposition]./’aï payé en octobre pour un sac de 20 kilos de maïs.Ils ne me l’ont toujours pas donné.» Il a versé 1800 dollars zimbabwéens (entre deux et quatre euros, selon les taux du marché parallèle), soit l’équivalent du montant mensuel de sa retraite.Alors que les salaires des fonctionnaires ont sans cesse été revalorisés pour suivre une inflation galopante, voilà deux ans que sa retraite n'a pas été augmentée.Avec son traitement, il a désormais le choix entre une miche de pain, 75 centilitres d'huile ou un savon.Pour s’en sortir, il cultive un lopin de terre communale.L’absence de pluie a fait sécher sur pied le maïs qu’il a tenté de planter.Faute de pâturages, son petit cheptel a été décimé.Sur les 16 vaches qu’il possédait, seules quatre ont survécu.Certes, sa famille trouve encore des protéines grâce aux œufs des poules, élevées dans la cour.Mais il ne sait pas combien de temps il pourra compter dessus: il peine de plus en plus à acheter la nourriture toute préparée qu’il faudrait pour les poulets.GUILDE SUITE DE LA PAGE 1 de spectacles de l’est du Québec] sait ce que c’est.Ils nous aident à signer des contrats avec des diffuseurs.Tout ça est inscrit, vu, su, lu partout, mais la Guilde n à pas l’air de le comprendre», explique Jodoin.qui rappelle que les musiciens de la relève travaillent de cette manière depuis des lunes, sans réel problème.Pour défendre ses positions, poursuit Jodoin, la Guilde «n’a aucune connaissance du terrain».La nouveauté de la position de «Tous contre la Guilde» tient dans une ligne du communiqué: «Plusieurs artistes se produisent à titre de travailleurs autonomes et ne ressentent aucun besoin d’adhérer à un syndicat.» En entrevue, Jodoin ajoute que «si j'achète m ordinateur, je peux devenir graphiste.Si j’achète une guitare, je peux devenir guitariste.C’est pas des oignons de personne.La Guilde applique une réalité socioéconomique syndicale qui date d’autres époques, alors que nous sommes dans une réalité moderne de travailleurs autonomes».Il est clair que dans l’esprit de Jodoin, le débat doit dé border de l’unique question des petits bars.«C’est l’autonomie du travailleur qui est en ligne de compte.» A titre de travailleur autonome dans un autre domaine, Jodoin dit trouver normal d’exiger des honoraires selon ses propres critères, affirmant qu’il ne devrait pas en être autrement dans le secteur de la musique.Au sujet de ce mouvement de réforme, Jodoin croit qu’T/ y en a plusieurs qui pensent comme moi mais qui ne l’ont pas encore verbalisé ou qui n’ont pas la tribune pour le dire.On ne veut pas partir un club mais stimuler ce vent-là».«C’est idiot, ce qui se passe, loin de la réalité.» Jodoin fait remarquer que la liste des agents producteurs accrédités par la Guilde des musiciens compte son lot de spécialistes des congrès, des mariages et de l’«aw-biance restaurant», d’accordéonistes et de musiciens en tout genre pour soirées dansantes, une réalité pour le moins distante de celle des musiciens dits de la scé ne locale ou émergents.«C’est la même chose pour les photos des représentants de la Guilde, qui ont l’air de vendeurs d’assurance.Nous, on rigole, et on a le goût de montrer du doigt et de dire combien ils ont l’air de bouf forts.» Jodoin affirme aussi que «tout support juridique ne [1] ’intéresse pas» et que son geste vient «d’un citoyen en pleine liberté qui a le droit d'aller jouer où il veut».Un droit qui lui semble «fondamental».«Tous contre la Guilde» cherche à stimuler les actions indépendantes et isolées, des spectacles gratuits, notamment, annonce Jodoin.Une action de plus grand éclat semble sur le point d’être annoncée «Lidée est de défier la Guilde des musiciens en faisant quelque chose qu’elle ne reconnaît pas et de le faire de notre propre gré.» Le mouvement attend des appuis des musiciens de la scène alternative.Le ate Internet de la formation (ymmi koolns cxm/cmtrelaguü-de) informe des activités du mouvement recueille les commentaires et se veut un forum de discussion.SOURIS SUITE DE LA PAGE 1 à interpréter les termes de la loi», a spécifié le juge Michel Bastarache, qui invite le Parlement à revoir sa Loi sur les brevets en s’inspirant du rapport fourni par le Comité consultatif canadien de la biotechnologie (CCCB).«Le mot ‘fabricaticm "s’entendgénéralement d’un produit ou d’un procédé mécanique non vivant, et non d’une forme de vie supérieure, lit-on dans le jugement Les fumes de vie supérieures ne peuvent être perçues comme étant de simples “compositions de matière”.Le corps d’une souris ne comporte pas des ingrédients ou des substances qui ont été combinés ou mélangés ensemble par une personne.» Richard Gold, professeur à la faculté de droit de l’université McGill, ne s’attendait pas à une telle décision.Il est heureux que la Cour suprême presse le Parlement d’agir sur cette question.«Quand une invention est si différente des autres inventions traditionnelles au point de vue éthique, c’est la responsabilité des législateurs de déterminer si on doit accorder le brevet.C’est positif pour la démocratie car la cour avoue qu'elle n ’est pas compétente pour trancher ces enjeux controversés de moralité et d’éthique», dit-il.Richard Gold approuverait la brevetabilité des êtres vivants mais à certaines conditions.Il exigerait une exemption pour les activités de recherche.Il ajoute que des brevets ne devraient pas être accordés sur une invention dont la commercialisation est susceptible de porter atteinte à l’ordre public et à la morale.On ne pourrait breveter un animal transgé nique si les souffrances causées à l'animal ne compensent pas les bénéfices escomptés pour l’homme.Par exemple: une souris à laquelle on a greffé up gène qui bloque la pousse des poils pour étudier la calvitie.«la commercialisation d'un brevet qui freine l’accès à un soin de santé [tel qu’un test diagnostique] est immoral», précise Richard Gold.Thomas Hudson, directeur du Centre génomique dp Montréal, salue la décision de la Cour suprême.Bien qu’il comprenne le désir des chercheurs qui ont investi temps et argent à développer un «outil», tel qu’une souris transgénique ou un test diagnostic, il croit par ailleurs que les brevets freinent le développement de la recherche.«Apres avoir pese le pour et le contre, fai somme toute l’impression que les brevets dressent plus de barrières en recherche médicale qu’ils ne la facilitent», conclut-il.«Cest une décision juste et équitable qui reflète bien la pensée des Canadiens, qui considèrent que cette question complexe et sérieuse nécessite un débat public», a déclaré Anne Mitchell, directrice exécutive de l’Institut canadien du droit et de la politique de l’environnement «La Cour suprême lance un message clair que les animaux et les plantes ne sont pas une invention.Cette décision confime que les valeurs et les principes de la société canadienne se situent au-dessus des enjeux économiques.Ces connaissances doivent demeurer dans le domaine public.Il y aura d’autres façons d'encourager la recherche que.par les brevets.Si le Parlement entreprend une révision de la Loi sur les brevets, cela devra se faire après un débat public en bonne et due forme.Mais les formes de vie supérieures ne devraient pas être brevetables.» «La balle est maintenant dans le camp du Parlement canadien, a affirmé par voie de communiqué Nadège Adam, responsable de la campagne sur leg biotechnologies pour le Conseil des Canadiens.Après 1500 demandes de brevet sur des formes de vie animales, c'est une question qui hantera les cours de justice jusqu’à ce que la législation canadienne sur le$ brevets, qui date de 1869, soit réécrite pour interdire catégoriquement la brevetabilité des formes de vie afin d’empêcher la ne de tomber sous le contrôle corporatif.e Jo Dufay, directrice de campagne de Greenpeace, applaudit au jugement «Non seulement il s'agit de la bonne interprétation de la loi, mais ce verdict est en adéquation avec la perception des Canadiens qui savent que les formes de vie ne sont pas une invention de l’industrie.Les mammifères ne sont pas des machines Cest absurde et inconcevable que des formes de vie supérieures appartiennent à des industries!»
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