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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2006-12-22, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LE VENDREDI 22 DECEMBRE 2 0 0 0 NATURE Doit-on mettre l’arbalète '»f ' sur le même pied que l’arc C’EST LA VIE! Sauver le monde, un enfant a la fois m jL zj L ?O.PHOTOS JA( OIT S l.Hl- Nlî K I I Ht UH* Il suffit de franchir le seuil de la vénérable institution du centre-ville pour découvrir tout le faste qui prévalait dans les grandes maisons montréalaises de la fin du XIX' siècle.Sortie côté club Le Club Mount Stephen, qui célèbre ses 80 ans, ouvre ses portes le temps d’un voyage dans le temps À l’occasion des Fêtes, la maison George Stephen, une imposante demeure bourgeoise mieux connue sous le nom de Club Mount Stephen, se pare de ses plus beaux atours et nous en met plein la vue.Visite.y CAROLYNE PARENT A l’instar de Groucho Marx, vous ne feriez jamais partie d’un club qui vous accepterait comme membre?Comme il vous plaira, mais sachez tout de même que les week-ends, le Club Mount Stephen, qui célébré ses 80 ans cette annee, vous ouvre ses portes le tempts d’un brunch, d’un diner et d’un voyage dans le tempts.Il suffit en effet de franchir le seuil de cette vénérable institution du centre-viDe pour découvrir tout le faste qui prévalait dans les grandes maisons montréalaises de la fin du XIX' siecle.En 1880, l’Ecossais George Stephen, homme d'affaires influent devenu president de la Banque de Montréal souhaite avoir une residence qui reflete son statut sodal Trois ans, 3000 ouvriers et 600 000 $ plus tard, oui madame, la résidence, construite sebn les plans de l’architecte WüBam Turin Thomas, es» fin prête.Entourée d’un jardin, elle ressemble a un petit palais italien et l’intérieur, qui fait la part belle aux matières nobles, est à Favenant Hauts plafonds a caissons sculptes, ornementation de bois rares tels l'acajou cubain et le bois de satin du Ceylan, dix cheminées dont une, monumentale, habillée d’un manteau d'onyx, vitraux dépeignant des scènes tirées d'œuvres de Shakespeare, plafonniers, poignées de porte et grilles de radiateur plaquées or 22 carats, un escalier majestueux.Toute cette opulence victorienne est assurément digne du Golden Square Mile, à l’époque le quartier résidentiel le plus riche du Canada.Le president-fondateur du Canadien Pacifique y vivra jusqu'en 1890.année de son déménagement a Londres.En 1891, la reine Victoria, qui l'avait déjà élevé au rang de baronnet en fait un baron II prend alors le titre de lord Mount Stephen, d’ou le nom du futur chib privé, Clubistes en toile de fond On peut d'ailleurs dire que c’est ce fameux club qui assurera la survie de la maison.Habitée par Elsie.la sœur de George, puis par son neveu jusqu en 1926.elle est vendue a un promoteur immobilier qui envisage de la démolir.Un group* d’hommes d'af faires se porte alors a sa rescousse et y établit son cercle.Et voila que 80 ms plus tard, un* nouvelle page de son histoire s’écrit.En mai dernier, Titian, une 'sk i< té immobilière montréalaise qui possède entre autres sept hôtels au Québec, s'en portait acquéreur.Ce fut un achat coup-de-cu-ur, raconte Mike Yuval, actionnaire principal du groupe: -Invité au rluh il y a trois ou quatrr ans, /'avais été ébhui par le fait qu unt tflle splendeur existe a Montréal ]e m'étais alors dit que si elle hivut partie de mon portefeuille immobilier, je pourrais faire en sorte que davantage de gens puis sent en profiter Et maintenant, je fais tout en mon pou voir pour que le publie dérouvre ce trésor du patrimoine montréalais.’ Le lustre d'autan Au cours des derniers mois, des travaux de restauration, dont la remise a neuf des boiseries, ont contribué a rendre a la résidence son lustre d'antan I Jn système de climatisation central, parfaitement dissi mule, ajoute désormais au confort des visiti-urs Afin qu'un plus grand nombre de personnes puissent jouir des beux, on a également modifié la configuration de certaines salles de réception qui.dés mars prochain, pourront accueillir phis de 300 convives Plusieurs autres projets sont sur la table a dessin, tels un jardin et une terrasse des juillet pnx bain, une salle de jeux, une salle de billard, un cellier ainsi qu’une rampe d’accès pour handicapés Réservé la semaine a ses quelque 400 membres (dont plus de 50 X sont francophones), le Club Mount Stephen accueille le grand public les week ends a l’occasion d'un dîner gastronomique en musique le samedi soir et d’un brunch dominical Entre autres délices au menu, le directeur général Silvio Si-cob mentionne le canard au miel, l’agneau aux fines herbes, le bar chiben et les pâtes a l’huile de truffe concoctées par le chef Frank Barbusri ’Notre spécialité at le foie gras, dit-il, et.pour les enfants, on a une fontaine de chocolat Cest le meilleur brunch en mile, servi dans un cadre intime » Un cadre qui, en cette période des Fêtes, est empreint de feerie Ah, si seu lement le baron voyait ça! ¦ Renseignements uniLciubmcmntstephen net ¦ Réservations: » 514 849-7338 ¦ Le Club Mount Stephen es» situe au 1440 de la rue Drummond, a Montréal.On y impose k- code vestl men taire suivant: semi-formel, c'est-à-db* port d’un veston pour les hommes, et point de jeans, evidem ment Le Club sera fermé du 25 décembre au 2 jan vier.Repas a partir de 42.95 8 par personne comprenant une visite guidée de la maiv»n Par ailleurs, si vous ne partagez pas l’avis de Groucho et souhaitez devenir membre, sachez qui vous en coûtera au bas mot 4500 5 la premiere année et 2500 S anme-Qf-ment parla suite Collaboratrice du Devoir Ciel de Noël \ A l'occasion du temps des Fêtes, le Plnnetaiium de Montreal propose jusqu'au ï jan vier de jeter un regard dit 1er eut sur le ciel étoile grâce à deux spec tacles de circonstance l e premier, Sinson de lumière, nous apprend notamment que la tête di' Noël est étroitement liee au solstice ii’llivei 1 e second, lira ai.le dragon céleste, saura ravir les enfants en lent dévoilant tous les secrets des constellations le Planétarium sera lenné le 25 dê cembre et le ! janvici wu u pla netahum montreal qe.ai Noël pieux Qu’on choisisse d'y assister pai pieté ou par curiosité, les messes de Noel ont le don de nous mettre (plus que dame Nature, du pioins) dans l'esprit des l'êtes À Moitlrêal, de nom tireuses églises célèbrent Noël au moyen d’une messe de minuit et de cantiques de saison.Parmi celles ci: la basilique Saint l’a tric k tuww stpa/rtrksmll.ra), où près de 2(XXI ihm sonnes ismrront célébrer la veille de Noél avec le chu ur de la basilique, la ( allié diale Marie Reine du Momie (wwiv rathedralrralholiquede montreal org).qui accueille le (.hœur polyphonique de Mont real la veille de Noél, et la caillé diale Christ Church {wwwmon treat.anglican org cathedral), où on pourra entendre des airs de Noël durant la messe de minuit, suivis le lendemain (le 25) par un concert de la ( horale des en fants ( >n peut également profiter de la jxTlode des l étes pour visi ter la traditionnelle exposition de crée lu s de Noël a l’oratoire Saint Joseph ( >n y retrouve, jus qu’au 15 février, 290 cm hcH de 110 pays représentant la Nativité, wwu saint /oseph org Noël russe O :|S ne< i -aire d'affronter des I froids sibériens [unir dec ou vrir la magie d’un Noél russe Demain, de 1 Ih a 13h, la corn munaut* russophorie de Mont réal sera a la Grande Place du Complexe Desjardins afin de présenter le pittoresque spec tarie de Noél intitulé Un hiver russe.On y fera la connaissanc e de grand-pere Gel, de la bonne fée Snegurochka et de l’ours llya.Chants, danses, acrobaties et gâteries agrémenteront le spectacle Marché de Noël V ous cherchez toujours un cadeau original a trois jours de Noél?Une visite au Marché de Noél de la Maison de Pays, dans le Vieux Terrebonne, pourrait peut-être vous inspirer On y trouiee, jusqu’au 31 décembre, de nombreuses idées d* ca deaux fabriqués par des artisans de la région, (les bijoux aux vête ments en passant par les objets d’art C’est egalement F occasion d’assister a un speda* le de mu sjque traditionnelle (BardeFou, cet après-midi) et de savourer gratuitement des produits du terroir tels le tartin de bison, les rillettes de i anard e» la mousse de foie d'oie I ne dégustation de vins est également organisée tous les samedis du mois de dé cembre la Maison de Pays sera fermee les 24 et 25 décembre ainsi que les l" et 2 janvier, uuu ile-des-mouhns qr ca iMurence ( lacet LE DEVOIR.LE VENDREDI 22 DÉCEMBRE 2 0 0 6 CULTURE Robert Lepage et Les Gros Becs en mode souterrain Le démantèlement des bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency ouvre la porte au projet d’amphithéâtre de l’artiste de Québec ISABELLE PORTER Québec —Après des années d’attente, le ministère québécois des Transports a finalement décidé de détruire les vieilles bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency, ouvrant ainsi la porte à l’ambitieux projet d’amphithéâtre souterrain du metteur en scène Robert l^page.*Le projet de Robert Lepage avait comme condition sine qua non que les bretelles soient démolies.C’est donc un premier pas», a déclaré hier la mairesse Andrée P Boucher en marge du débat sur le budget de la municipalité.les travaux pourraient débuter peu après les Fêtes, d’après Josée Delisle, attachée de presse du ministre Michel Després: «Ça pourrait commencer dès la fin de janvier.On vise 2008 pour la fin des travaux.» En vertu de l'entente proposée par le ministère des Transports, il en coûtera 20 millions de dollars aux deux parties pour se débarrasser des deux structures de béton situées à la jonction de la Haute-Ville et de la Basse-Ville.A l’origine, les deux bretelles avaient été construites pour permettre aux voitures d’accéder à un tunnel appelé à relier les deux extrémités de la ville.On avait creusé sur une distance de près de 100 mètres avant d’abandonner le projet Or, si les deux bretelles disparaissent Robert lepa-ge compte faire bon usage des vestiges du tunnel en le transformant en un nouveau lieu de diffusion théâtrale.Hier, la mairesse, qui se dit très attachée à ce projet, a signalé que l’espace abriterait au moins deux amphithéâtres et que le diffuseur de théâtre pour enfants Les Gros Becs pourrait aussi y trouver sa place.«Ça permettrait à Robert Ispage d'être ici, de produire ses œuvres et même d’en reprendre certaines qui ne sont plus sur le marché à l’heure actuelle mais qui pourraient revenir.Il y a aussi Iss Gros Becs qui font un théâtre de jeunes extrêmement intéressant et qui constituent un atout majeur pour la région de Québec.» Retenu à l’étranger jusqu'en janvier, Robert Lepage n’a pas commenté ces annonces, la directrice des Gros Becs, Louise Allaire, a pour sa part confirmé que des discussions avaient cours depuis l’été en ce (lui a trait à une participation de son organisme.Les Gros Becs cherchent un nouveau lieu de diffusion depuis quelques années déjà.Rencontres prévues en janvier «C’est Robert Ispage qui a pensé à nous intégrer à ce projet.Parce qu’effectivement, on pourrait en faire bon usage!, a-t-elle expliqué au Devoir.Ça nous intéresse CLEMENT ALLARD LE DEVOIR Robert Lepage compte faire bon usage des vestiges du tunnel en transformant ce dernier en un nouveau lieu de diffusion théâtrale.d’autant plus qu’une éventuelle association à Ex Machina pourrait nous aider à nous positionner à l’international.Nous accueillons des spectacles étrangers depuis 1995 et souhaitons aller plus loin dans cette voie.» Cet espace, qui fait 6000 m2 et compte trois étages, n’a jamais été accessible au public.Rares sont les personnes à avoir eu la chance de le visiter.En 2004, le maire Jean-Paul L’Allier avait invité Robert Lepage à le visiter et à lui faire des suggestions.Le metteur en scène avait déclaré que ce «lieu fabuleux» serait idéal pour abriter un studio de production.L'architecte de Québec Jacques Plante, à qui on doit notamment le nouveau palais Montcalm, le chapiteau de la Tohu et la caserne Dalhousie, étudie actuellement ce projet.D’après I.ouise Allaire, on aurait déjà imaginé des moyens devant pennettre aux autobus scolaires d’accéder au lieu à partir de la rue Saint-Vallier, dans la Basse-Ville.Ex Machina, Les Gros Becs, la Ville de Québec et le ministère de la Culture doivent se réunir tin janvier pour discuter du dossier.Le Devoir Télé-Québec peut augmenter le nombre de minutes publicitaires par heure Le CRTC a approuvé la demande du réseau PAUL CAUCHON Télé-Québec pourra maintenant diffuser 12 minutes de publicité à l’heure, au lieu de huit mais en excluant les films de répertoire, les documentaires d’auteur et les émissions pour enfants.Cette nouvelle mesure permettra à la chaîne éducative et culturelle d’obtenir des revenus supplémentaires d’un à deux millions par année.Le CRTC a approuvé hier une demande qui avait été faite par Télé-Québec il y a quelques mois de modifier son code de déontologie publicitaire afin d’augmenter de 8 à 12 minutes le temps consacré à la publicité par heure.Télé-Québec voulait également faire lever le plafond de 800 minutes de temps réservé à la publicité hebdomadaire, plafond qui avait été fixé lors de son dernier renouveUement de licence.La chaîne a fait valoir qu’à l’époque elle diffusait 17 heures d’émissions quotidiennes, une proportion maintenant passée à 18,5 heures.Dans les faits, Télé-Québec diffuse en moyenne 6,5 minutes de publicité à l’heure.Pour protéger sa programmation bien particulière, Télé-Québec a elle-même proposé de ne pas diffuser de publicité pendant les émissions pour enfants de deux à onze ans, les documentaires d’auteurs et le cinéma de répertoire.La direction de la chaîne voudrait plutôt augmenter la publicité dans les émissions de type magazine et les acquisitions, telles que 24 heures chrono.L’argument de Télé-Québec est économique et pratique.La chaîne indique qu'elle devra composer l’année prochaine avec une réduction d’un million de dollars de son enveloppe provenant du Fonds canadien de télévision, «en raison des données sur l’auditoire».Elle soutient également que ses revenus publicitaires actuels s’élèvent à neuf millions et qu’ils représentent moins de 1,65 % de l’ensemble du marché publicitaire francophone.L'augmentation demandée, qui lui rapporterait entre un et deux millions de dollars, aurait donc un effet minime sur le reste de l’industrie télévisuelle (d’ailleurs, aucun télédiffuseur ne s’est opposé à la demande de Télé-Québec).De plus, Télé-Québec fait valoir que, comme elle va maintenant confier phis de 95 % de sa production à des producteurs indépendants, ceux-ci accordent souvent des contrats sur les droits de diffusion des émissions à plusieurs diffuseurs, pour mieux financer leurs productions.«Cette situation exige la collaboration de plusieurs diffuseurs qui sont, pour la plupart, autorisés à diffuser 12 minutes de publicités à l’heure», explique Télé-Québec.Le CRTC a accepté la demande de Télé-Québec en faisant valoir que cette modification «accordera à cette dernière une plus grande flexibilité qui lui permettra de produire et d’acquérir la programmation nécessaire pour remplir sa mission éducative et culturelle» Télé-Québec s’est engagée à investir les revenus additionnels provenant des messages publicitaires dans la production indépendante.Le Devoir RADIO Jean Lapierre sera de retour à l’émission de Paul Arcand ®?fÉgÉ S":-Y ê',:";- *¦' 'ïsàft-.: il vk'l 11 S ' 74,55 $ + taxes 131.63 $ + taxes 236,91 S + taxes 105,30 $ + taxes naines, du lundi au samedi naines, du lundi au samedi naines, du lundi au samedi natnes, ie samoen AVANT UNIQUER ASSUREZ-VOUS D’AVOIR: l’adresse complète et le numéro de téléphone de la personne à abonner HOLLANDE PARENT Le député libéral Jean Lapierre sera de retour à la radio, à compter du 8 janvier prochain, à l’émission de Paul Arcand, au 98,5 FM, où il commentera l’actualité chaque matin durant une dizaine de minutes dans le cadre de l’émission Puisqu'il faut se lever.O s'agit pour lui d’un retour à d’an-ciennes amours, à l'âge de 50 ans.M.lapierre avait annoncé le mois dernier son intention de quitter la politique, c’est-à-dire de ne pas solliciter un nouveau mandat pour représenter les citoyens d’Outremont.D’ici au déclenchement des élections fédérales, qu'il prévoit à la mi-février, il entend s’en tenir à cette prestation quotidienne à la radio.Dès janvier, il écoutera les propositions venant de la télévision.«J'avais annoncé à mes collègues mon départ de la politique il y a six mois et j’avais averti le chef Stéphane Dion que je ne voulais pas de visibilité dans l’attribution des rôles de critiques et autres», a indiqué M.Lapierre hier, au cours d’un entretien téléphonique.M.Lapierre avait projeté d’amorcer un retour dans les médias un peu plus tard, mais l’insis- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Jean Lapierre reviendra à ses anciennes amours radiophoniques le 8 janvier.tance de Paul Arcand a eu raison de ses réserves.«Depuis mon départ de la radio, il y a trois ans, j’ai eu un dialogue avec Paul Arcand.Je pensais commencer un peu plus tard, mais il a insisté pour qu 'on commence au début de janvier», a dit M.Lapierre, qui estime que «dix minutes le matin n’affecteront pas [son] travail de député sortant».M.Lapierre semblait excité par la tournure des événements.«Je vais avoir la chance de pouvoir commenter la politique avec une plus grande liberté, sans le carcan partisan», a-t-il avancé.11 estime que les trois dernières années, depuis son retour en politique, n’ont pas été des plus faciles, «jai appris la gestion de crise.Je suis revenu le 7février 2004 et le rapport sur les commandites est sorti une semaine plus tard.Ça revolait de tous bords, tous côtés», a-t-il rappelé.Son poste de lieutenant du Québec et celui de ministre au sein du gouvernement de Paul Martin lui ont permis d’acquérir une meilleure expérience de la machine gouvernementale et de se retrouver au cœur des décisions.«J’ai une meilleure appréciation de la manière dont le système fonctionne.De l'avoir eu à la dure m'a donné davantage de maturité», a-t-il ajouté.La carrière radiophonique de Jean Lapierre s'est amorcée en 1992.Deux ans plus tard, il faisait équipe avec Paul Arcand à titre d'analyste politique et d’animateur.Sa carrière radio et télé a duré jusqu’en 2004, alors qu’il est retourné en politique fédérale, au sein du Parti libéral, comme député d’Outremont.A la télé, M.Lapierre commentait l’actualité politique aux réseaux TVA et CTV.avant d'animer le bulletin de nouvelles de TQS pendant deux ans.Presse canadienne LE DEVOIR.LE VENDREDI > E VE \1 H K I 2 O O «i > ¦> W ï E l\ - E \ I) CINEMA LE BON BERGER A Falfîche cette semaine SOURCE: MÉDIAF1LM CA Etats-Unis.2006.165 minutes Drame d'espionnage de Robert De Niro avec Matt Damon.Angelina Jobe.Alec Baldwin.Evocation de la carrière d'Edward Wilson, un as du contre-espionnage américain ayant participe à la création de la CIA au lendemain de la Deuxieme Guerre mondiale.• V.o.: Forum.Place LaSalle.Coliseum Kirkland.Cavendish.Lacordai-re.Des Sources, Spheretech.Marche Central • Vi: Quartier latin.Place LaSalle, StarCite, Versailles^ LE COI DE L\ GIRAFE France-Belgique.2003,84 nunutes Drank’ psychologique de Nüy N’ebbou avec Claude Rich.Louisa iili, Sandrine* ICuuuure.Fn apprenant que grand-mere est vivante, contrairement a ce que sa mere lui a toujours raconte, une îillette part à si recherche, en compagnie de son grand-père*, quelle a presque seirti de force de sa maison de retraite.• V.o.: Quartier latin.LE GRAND SILENCE -INTO GREAT SILENCE (Die ('.rosse Stille) Alk*magik*-Suisse-Fnukv.2006,162 minutes Dexaimentaire* de Philip Groning La vie quotidienne des frères contemplatifs du monastère' de' la Grande Chartreuse, situe eLuts k*s .Al;x*s gn*nobk)ise's.• V.o.s.-t.L: Fx-Ce'ntris • \.o„ s.-t.a.: Forum.JESTS CAMP Flats Tais.2tXVi, SJ minute s IXK'unk'ntain' de He-idi F wing et R.klk'1 Grady Des entants de tamilles chre tk'iine-s évangélistes se>nt «nmn es dans un camp d’ete spécialise ou le's iikmiteurs s empk'K'nt a r.Ute'i mir k'ur foi.• \ o Cine'ma du l'are lAENlTTAl MI SEE Ftatsl'nis.AXXÎ, H JS minute's c'omexlx' tintiusiste ele- Sluwn 1 tw awv Ik'ti Sîilk’i.Rohm \N itlcuns l e nouveau gardien du musee d’histeùre' naturelle' de New York devouviv ejue les animaux e't mai» nex]uins prennent we ohariue' nuit • \ o P.u'ankHin!.C olisemm Kiik land.Place LiS.ille, Cavendish, V Ote'-de’s Ne'iges, Gh'oiet.lli e.Des Se'uives.Sjihe'ivtevll.Male lie V e'll irai • V t Quarto brio, n.ur la Nilk'.StarV'ite.Paradis, lungrliei, 1 .Ke'ni.ur»'.Maivhe' v'entral Si j’avais les ailes d’un ange.Martin Bilodeau L’enveloppe, l’enveloppe, l’enveloppe.Certains d’entre vous se souviennent peut-être du jeu télévisé Le Travail à la chaîne, «une émission porte-bonheur de Radio-Canada-, animée dans les années 70 par Serge Lapra-de.Si je ne me rappelle pas les règles precises du jeu, je me souviens que la personne gagnante (des messieurs et mesdames Tout-le-monde, à qui des artistes invités prêtaient main-forte) devait choisir entre un prix déjà dévoilé, souvent modeste, et le contenu d’une mystérieuse enveloppe cachetée que Jacques Houde, grand argentier du jeu, exhibait tel un corbeau tenant en son bec un fromage.Pendant quelques secondes, sur une musique de cirque, le pubüc tentait d’influer sur sa décision et d’assouvir sa propre curiosité en scandant: «L’enveloppe, l'enveloppe, l’enveloppe.» Cette enveloppe pouvait contenir une forte somme d’argent.Souvent, aussi, un gros et désespérant zéro.Vous me voyez venir avec mes gros sabots.Oui, je pense que le système des enveloppes à la performance s’en remet au hasard et à la pensée magique.Pire qu’un jeu où on distribue quelques milliers de debars offerts par les commanditaires privés, le programme de Téléfilm Canada jette au vent des millions de dollars des contribuables (qui paient en amont avec leurs impôts et en aval aux guichets) pour entretenir artificiellement l'illusion que notre cinéma est rentable.Or il ne l’est pas, il ne l’a jamais été et, à quelques exceptions près, il ne le sera jamais.Cette certitude devrait nous convaincre d'y prospecter d’autres richesses et de miser sur leur quabté et leur rayonnement international.M:ds nos producteurs et distributeurs sont ivres et ignorants.Ils n'investissent pas leur argent mais le nôtre, se versent des salaires et des cotninissions honteusement élevés et jettent à l’eau des paquebots qui prennent l’eau.Au suivant.l'uisqu'on ne peut manifestement pas esperer la réussite artistique d’un film produit grâce à l’enveloppe à la performance Oe concept même dispense les producteurs de cette exigence), n’est-il pas réaliste d’attendre dudit film qu’il connaisse un succès de box-office?Ceci, à défaut de démontrer sa pertinence dans notre cinématographie, démontrerait la cohérence du système mis en place et la validité de l'equation à laquelle tout le milieu semble s'accrocher le succès engendre le succès.Or les films produits en 2006 grâce à l’enveloppe a la performance sont non seulement des films médiocres et inaboutis (avez-vous vu Duo?) mais également des échecs financiers.Quoi qu’en dise Alliance Atlantis Vivafilm, dont le communiqué de presse paru lundi annonçant le «bon départ- de Roméo et Juliette (avec 345 000 $ sur 70 écrans, un nettement en deçà des attentes) servait surtout à donner l’illusion que le film d'Yves Desgagnes était parvenu a enjamber une critique presque unanimement hostile au film.Quand on constate que 3,5 millions de dollars ont été engloutis dans cette ànerie, on se surprend à applaudir le programme sélectif du Fonds du long métrage de Téléfilm Canada qui, en refusant de la financer sur la base de son mérite artistique, a fait fondre son budget de moitié.De fait, tout ce que le programme des enveloppes a réussi a démontrer jusqu’ici, c’est la quabté et la nécessité du système sélectif.Les films qui generent les prétendus profits (et incidemment une enveloppe) sont ceux qui ont été approuves par un système axé sur te mérité artistique.Jusqu'ici, aucun film financé Uniquement grâce à l’enveloppe a la performance ii'a généré de performance suffisante pour obtenir.une enveloppe a la performance.Quelle leçon $trer de tout ça?Et qui, dans les coufisses de Télé-2dm Canada, ose encore scander «L'enveloppe, l en-ytloppe.l'enveloppe- en espérant y trouver plus.V une carte de Noel?:: ?•I Je vous souhaite de passer de très joyeuses Fêtes jrt de ne voir que de bons films (Volver.Volver, jihver).Cette chronique sera de retour le 12 janvier.• *- Collaborateur du Devoir EN BREF imgorama voyage jSongorama de Philippe Falardeau, un des seuls •films québécois de quabté en 2006.s'envolera cet hk r en Cabfomie, au Palm Springs International jÇstivaL suhi du Santa Barbara Internationa] Film •festival II gagnera ensuite la Suede au Goteborg In-Sçrnational Füm Festival.Le 17 janvier.Congorama >era projeté sur une cinquantaine d'écrans français -rfrant de prendre l’affiche en Belgique le 24 janvier Devoir .ANGELA Reabsation et scenario: Luc Besson.Avec Jamel Debbouze, Rie Rasmussen, Gilbert Melki.Serge Riaboukine, Akim Chir, Lok* Pont Image: Thierry Arbogast.Montage: Frederic ThoravaL Musique: Anja Garbarek.O DU E TREMBLAY Le film est à la fois simpliste, naît et sincere, conte de fées a l’intention d’iu» pubüc adulte, qui tourne les coins rond et ne se pique guère de nuances.Après un detour par la production à la suite de tibns à grand déploiement, hic Besson, cinéaste de Sikita et du Cinquième Element, revient à la realisation avec un film en français, en noir et blanc, qui brosse une histoire d’amour entre un homme au bout du rouleau (Jamel Debbouze) et un ange (la top-modèle danoise Rie Rasmussen), entre une ca méraet Paris, ici étrangement désert, fivré en cartes postales parfois splendides h's influences du classique de Frank Capra What a Wonderful World (1946) sont manifestes.Dans les deux cas, un ange vient changer le cours de la vie d’un désespéré suicidaire ef lui démontrer qu’il est meilleur qu’il ne le pense.Quant aux Ailes du désir de Wini Wenders, autre film «à anges-, on sent son aile, pour ainsi dire, flotter sur l’esthétique même du der nier Besson.Berbn est devenu Paris, mais ici aussi la ville et son architecture constituent des éléments clés du conte et participent à la structure du récit.MH Kl 1 MIN» ru n KISIIASSU L» Le dernier film de Luc Besson, en français «-t en noir et blanc, brosse une histoire d’amour entre un homme an bout du rouleau (Jamel Debbouze) et un ange (la top modèle danoise Kie Rasmussen), entre une caméra et Paris livré en cartes postales parfois splendides.D'ailleurs, jwr amour, les anges ix-uvent une lois de plus choisir la condition humaine.Air connu.L’emploi du noir et blanc renvoie au film de Capra et à une partie de celui de Wenders.1 >e là a conclure que hic Besson n'a rien invente avis son .•DigW .t Même qu’il recycle quelques elements ne son propre Sikita.avtv une heroine quasi bionique là de ht Eiile sur le pont do Patrice 1 écouté ihuii les promisses Ouf Cette lois, histoire d .u tniUiseï la chose, l'ange ix-n elle sut le sort ilàiii pauvre here enfile de dettes nlte sitera pas a inviter les hommes a des pai lies de jambes en l’air ]XHir lontlouer tes col tirs du miséreux Jamel Debbou/e rsi un element intéiessant.beau IXTSonnage de (x nliutt tendre, encoir qu’il soit eau tonne dans un registre unique celui du luuvir petit Arabe paume au regard liquide mais au bon cu'iit, qui en a bave mais dont l ame méconnue itvelo des tresoi s 1 emploi lui convient Ou n u a pas s'en plaindre Mais Kie Rasmussen, longue et maigre comme une liane, manque décidément de chunsmr Glaciale, |Kii inspirante, elle tu- dégagé aucune inte riorite angélique ri semble jxisee la comme un oi seau échassier |xnu taire contraste aviv la menue sil fimiette de Deblxm/e qu’elle protege de sa hauteur 11 y a des naivetes dans la mise en scene aussi (ô cette su|X'rposition de Hierome avis un ange de piei rr!) et un message bien convenu: se retrouvei soi même, apprendre a aimer, rt» Nuis la finesse du see nano et de la realisation de Wenders Quelque i finse de brut, du conte model ne en gros sabots Besson a du mal avis l’intimisme, mais il y met tout son co in Ç a donne ce que ça donne une poésie qui jx-ine a le vrt de tel rr même sur les ailes d'un ange /.lus vorace.- am un taux décroissance de 49% par report à seulement 16 % pour k-s réalisateurs.La hausse des autres fonctions créatrices (scénarisation, production, interpretation, eU ) se rap proche de l'augmentation moyenne er sa magie, bref.< herdvr a y voir {4u- « latr Ia’ ! h’voit GÉNÉKIQI E I» MÉTIERS DEUUERE IA (KMTIf)S l)’l N HLM Julk’tbf Ruer çt Jean Hamel fréfar e d'irik Canuel Ihottjs de I k/mtnxjiK' I afond Ezhtkais iNIS et Alliance quetgx, ois*- des techniciens de Tunage et du son 165 [jages LE DEVOIE.L E V E X D K E D I *> ') I) E < E M B K E 2 O O 6 H CULTURE Echec des négociations entre acteurs anglophones et producteurs OUI LE TREMBLAY Les négociations entre le syndicat des acteurs anglophones (ACTRA) et les associations de producteurs canadiens ont avorté hier soir.la pomme de discorde principale a trait aux droits de diffusion par Internet.Selon Raymond Guardia, porte-parole de l’ACTRA, les producteurs réclamaient la gratuité des droits d’Internet.De son côté, l’Association des producteurs de films du Québec (APFTQ) assurait réclamer plutôt le partage des droits Internet et non leur gratuité.Avec The Canadian Film and Television Production Association (CFIPA), l’APFTQ jetait le blâme sur l’ACTRA «Ils demandent trais fois plus que ce qu’ont obtenu les autres syndicats», indiquaient les associations par communiqué.Raymond Guardia a quant à lui évoqué des offres salariales de moins de 1 %.La semaine dernière, les membres de l’ACTRA ont voté à 97,6 % en faveur d’une grève.«On a un mandat fort de nos membres, ce qui ne signifie pas que l’ACTRA ira en grève le T’ janvier pour autant.Il y a des questions de stratégie.» Tant le syndicat des acteurs que les associations de producteurs se disent prêts à négocier jusqu’à la dernière minute.La convention collective arrive a échéance le 31 décembre, et même si la date butoir des négos tombait hier, le dialogue n’est pas interrompu.Le spectre de voir s’échapper de gros tournages étrangers, allergiques aux turbulences, effraie tout le monde.Hans Fraikin, directeur du Bureau du cinéma du Québec, soupirait hier: «Cette absence d’entente ne sert personne.La paix industrielle n’est pas garantie.Cet après-midi, un producteur américain m’a fait part de son intention d’aller tourner ailleurs qu’à Montréal.On est dans une industrie fragile et très concurrentielle.Peut-être les chtjses s’arrangeront-elles d’ici la fin de Tannée.Les deux parties n’étaient pas si loin de pouvoir s'entendre.Il reste dix jours, et qui veut la grève?» Le Devoir THÉÂTRE Les liaisons inoffensives LE DERNIER DON JUAN Texte: Neil Simon, traduit et adapté par Benoît Girard.Mise en scène: Monique Duceppe.Une production de la Compagnie Jean-Duceppe présentée à la Place des Arts jusqu’au 3 février.ALEXANDRE CADIEUX Il y a dix ans que la Compagnie Jean-Duceppe n’avait pas présenté au public montréalais un texte de l’Américain Neil Simon.Une longue absence, si on considère que Simon fut joué sur cette scène pas moins de huit fois entre 1982 et 1995.L’auteur de Drôle de couple et de Biloxi Blues nous parlerait-il moins en ce début de XXI siècle?Ce n’est malheureusement pas cette nouvelle production de sa comédie Ix Dernier Don Juan qui nous permettra d’affirmer le contraire.L’adaptation de Benoît Girard tnuispose l’action de la pièce à Montréal vers la fin des années 60.Bernard Cash (Claude Prégent) a 47 ans, une épouse fidèle, deux enfants, une Buick et un restaurant de fruits de mer.Lorsque s’éveille en lui le démon du midi, il se met en tète de profiter des joies de la révolution sexuelle.Ses trois tentatives d’adultère se traduisent par des après-midi dans l’appartement de sa mère en compagnie d'éventuelles conquêtes avec qui le pauvre Bernard a assurément très peu de choses en commun.On rencontre donc Hélène (Diane Livallée), une femme mûre et directe, Judy (Edith Cochrane), une jeune comédienne délurée, et Jeannette (Marie Mi-chaud), l'amie névrosée de l’épouse de Bernard.le restaurateur apprendra à ses dépens que s’envoyer en l’air n’est pas chose aisée et que la frivolité des amours sans lendemain ne constitue pas nécessairement la réponse à ses désirs d'émancipation.le mise en scène de Monique Duceppe met surtout l’accent sur le caractère comique des personnages, et c’est un peu ici que le bât blesse.Si on s’amuse à plusieurs reprises des réactions des protagonistes, on perd par contre une bonne partie de la satire de ce travers humain qu’est la recherche de la luxure comme antidote au mal de vivre existentiel.L’habillage rétro se caractérise notamment par des références culturelles (la comédie musicale Hair, la Comédie canadienne de Gratien Gélinas), les costumes très sixties de Daniel Fortin et la bande-son aux accents funk signée Christian Thomas.Loin de mettre en lumière les angoisses de notre héros, ces effets confinent plutôt le texte à l’anecdote et en diluent la potentielle actualité.Les comédiens semblent s’amuser sur scène, même si le ton choisi ne permet pas une exploration en profondeur des différents caractères.Claude Prégent, qui fait preuve d’une belle énergie, rend très bien l’insécurité de Bernard qui, dépassé par les événements, montre quand même quelques éclairs de lucidité.Autour de lui, des comédiennes de talent tentent de donner de l’épaisseur à des figures de femmes assez caricatu-rales.Diane Lavallée sq révèle étonnanunent sobre en femme fatale, alors qu’Edith Cochrane nous fait rire en hippie écervelée.Marie Michaud, quant à elle, laisse entrevoir, sous son attirail de crises de larmes et de pilules.les contours d’une femme blessée qui réussit à nous émouvoir au cours du troisième acte.Ix Dernier Don Juan nous présente les efforts mal avisés d’un homme souhaitant, à l’aube de la cinquantaine, sortir de sa torpeur.Les effets vaudevillesques de la mise en scène et son côté kitsch éliminent presque tout le côté mordant de la pièce, nous l:dss;uit avec un divertissement inoffensif et sans surprise.Collaborateur du Devoir FRANCOIS BRUNEU.E Claude Prégent et Diane Ltvallée dans une scène de la pièce Le Dernier Don Juan de Neil Simon, traduite et adaptée par Benoît Girard.% i: ¦ IfflSsJP Distribution du DVD des Zapartistes Pierre Renaud demande la levée de l’embargo « Ce serait mieux pour tout le monde», dit le président-fondateur de Renaud-Bray LOUISE-MAUDE RIOLX SO UC Y Le président-fondateur des librairies Renaud-Bray a défendu hier les moyens pris par sa chaîne pour convaincre le distributeur du DVD des Zapartistes, Local distribution, de briser l'embargo imposé par le groupe d’alterhumoristes auprès de grands groupes comme Renaud-Bray, HMV ou Archambault Conciliant, Pierre Renaud a invité les deux parties à enterrer la hache de guerre.En entrevue au Devoir, M.Renaud a reconnu que les relations avec Local distribution avaient souffert de cet embargo.«Tout le monde sait qu’il y a des gens qui ont fait des faux pas.Mais il faut comprendre que nous, notre job, c’est de vendre des disques.On essaie de les obtenir et on se retrouve le lendemain dans les journaux avec le rôle du méchant!» Hier, Le Devoir révélait que Renaud-Bray avait remis en cause le choix de Local distribution de ne pas briser l’embargo exigé par les Zapartistes.En entrevue, la directrice des communications du groupe, Carole Montmorency, avait toutefois précisé qu’aucune mesure punitive n’avait été engagée pour l'instant.«Je ne pense pas qu’on va faire ça.[.] J’imagine qu’au lieu d’en prendre 100, on en prend 75 ou 50, mais ce n'est pas un truc de boycottage.» En entrevue hier, Pierre Renaud a convenu qu’il y avait bel et bien eu quelques «accrochages».Rien toutefois pour que Renaud-Bray se retrouve pris avec l’étiquette du «gros méchant», lui qui est un partenaire fidèle de Local distribution depuis sept ans.«S’il y a quelqu'un qui fait tout ce qu'il peut pour les artistes émergents, c'est bien Renaud-Bray», a-t-il fait valoir en invitant les deux parties a revenir sur leur decision.«Ça serait mieux pour tout le monde, pour nous, pour eux et pour les clients, de lever l'embargo.» Dans le même esprit Pierre Renaud se dit prêt a faire un débat de fond sur la question de la distribution au Québec.Récemment la chaîne avait été accusée d’avoir gonflé le prix de l’album du chef Martin Heard, Au pied de cochon.«R y a une loi au Québec qui dit que les libraires doivent avoir 40 % des ventes.Je veux bien croire qu’ils ont jait ça [l’album Au pied de cochon] à compte d’auteur, mais pourquoi ce serait à nous d'assumer le risque?», a expliqué M.Renaud.Pour ce qui est du DVD des Zapartistes, le president-fondateur de Renaud-Bray n’a pas l’intention de poursuivre les négociations plus qu’il n'est nécessaire.«On ne va pas faire de guerre là-dessus.Tout le monde a compris que ça s’arrête là, mais je pense que, s’ils étaient intelligents, à quelques jours de Noël, ils reviendraient sur leur décision.» Mais les Zapartistes n'ont pas du tout aimé la tournure des événements.Dans un communiqué diffusé en fin d’apres-midi hier, ils ont confirmé leurs positions.«Avec une pareille attitude, comment Renaud-Bray ose-t-il encore nous reprocher de les traiter d’empire?Plutôt que d'encourager la relève, Renaud-Bray s’en sert pour faire de l’intimidation et imposer ses exigences.» Que le froid se dissipe ou pas, les fans des Zapartistes peuvent se procurer leur DVD en ligne ou dans l’un des quelque 80 points de vente indépendants à travers le Québec, de Rimouski à Thetford Mines en passant par Sept-Iles, Québec ou Montréal Le Devoir PARIS Zubin Mehta et Jacques Le Goff parmi les lauréats du prix Dan David 2007 Paris — Plusieurs personnalités visionnaires, femmes ou honunes, dont l’intelligence, l’excellence ou l’imagination font progresser l’humanité, sont devenues les lauréats 2007 du prix Dan David, annoncés hier par le ministre français de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, en présence du fondateur du prix, le milliardaire philanthrope Dan David.Le jury a ainsi décerné le Prix de l’action dans le présent au compositeur français Pascal Du-sapin et au chef d’orchestre indien Zubin Mehta.Pascal Dusa-pin a été loué pour «son immense curiosité envers les arts en général et la littérature en particulier» alors que Zubin Mehta, qui a notamment dirigé l’Orchestre philharmonique de New York pen- dant 13 ans, a été récompensé pour «sa direction flamboyante».Le Prix de la connaissance du passé a été décerné à l’historien français Jacques Le Goff, spécialiste de l'histoire médiévale et pionnier de l’anthropologie historique.Le Prix des promesses du futur, portant sur les énergies renouvelables, a été partagé en deux.Il revient d'abord au Dr James Hansen, du Goddard Institute of Space Studies de New York, récompensé pour ses «exceptionnels travaux sur la modélisation des changements climatiques» et son travail d’alerte auprès des dirigeants et l'opinion publique sur les défis du réchauffement planétaire.Ce prix est egalement attribué, s'agissant cette fois des solutions, au tandem constitué par le 'D" Jer- ry Oison et le D Sarah Kurtz, du Laboratoire national des energies renouvelables de Golden, au Colorado, pour leurs travaux portant sur l'énergie solaire.Les prix Dan David, décernes par un jury de personnalités parmi lesquelles figurent Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuelle de l’Académie française, et Henry Kissinger, Prix Nobel de la paix, sont alternativement remis à Paris et à Tel-Aviv et dotés d’un million de dollars dans chacune des catégories distinguées.Les lauréats recevront leur trophée lors d’une cérémonie prévue le 8 mars prochain au Palais Garnier sous le haut patronage du président de la République.Associated Press Russie: un tableau volé à l’Ermitage remis au leader communiste Moscou — Un tableau qui avait été vole en 2001 au musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg a été remis mercredi par un inconnu au leader communiste russe Guennadi Ziou-ganov à Moscou, a déclaré hier à l'AFP louri Petrakov, porte-parole du parti communiste.«Hier [mercredi!.à midi, un inconnu est venu nous rencontrer quelques secondes.EN BREF Il a dit qu ’il ne.luisait confiance qu'au parti cotnmunisle, qu’à Ziou-ganov, parce qu il savait qu’il n 'allait pas voler le tableau ou le revendre», a raconté M.Petrakov.Cet inconnu a remis à un responsable du parti un paquet, dans lequel se trouvait le tableau Ixi Piscine du Harem, peint en 1876 par le Français Jean-Léon Jérôme.«U est aussitôt reparti», a précisé le porte-parole.qui n’a pas été en mesure de décrire cette personne.M.Ziouganov a aussitôt appelé des experts du ministère de la Culture qui ont confirme qu'il s'agissait bien de l’original.La toile, expo see au musée de l’Ermitage à Saint-Péters- bourg, avait été volée le 22 mars 2001.«Elle est estimée à un million de dollars», indique le parti communiste dans un communique.-AFP Les prix Olivier à Radio-Canada RadioCanada a annoncé hier qu el le récupérait le Gala les Olivier, qui avait été abandonné par TVA Le neuvième gala, organisé par l'Association des professionnels de l'industrie de l’humour, sera présenté au printemps prochain à la television publique et sera anime par Martin Petit - Le Devoir A LA TELEVISION CANAUX 1 Ht»oo I OIOIOIM I KH ¦ ivuii/xim Dessins animes Cinéma / VRAI MENSONGE {A) avec Arnold Schwaizeneoaei.Jamie Lee Cuitis Bons naisers tie | France / Patricia Faquin Le T éiélournai Vues d ici Le TVA 1 8 heures Malcolm L e Oaicle Cinéma / ASTÉRIX ET Cl ÉOPATRE (4) Dessins animés 1 VS b VIE M»’ _ MX___ V H AK IV TTF RDS NISTQRIA AWTV SÉRIES" CÀN Al / C SAVlilfT ÉVASION TFO ^ÎTV (Mon! ) GPI TVO APC CPS NPC rox PBS pus
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