Le devoir, 22 février 2007, Cahier A
QUÉBEC 2007 La bataille de l’intégrité ANTOINE ROBITAILLE Québec — Le Québec ira voter le 26 mars prochain.Le premier ministre Jean Charest en a fait l’annonce officielle hier lors d’une conférence de presse dans le hall du Parlement.Entouré des femmes du conseil des ministres, il a indiqué que dans sa bataille pour obtenir un deuxième mandat, il ripostera coup pour coup aux attaques de son principal adversaire, le chef péquiste André Boisclair.Adoptant un ton grave, le premier ministre s’est montré particulièrement irrité par le fait que M.Bois- clair, «depuis plusieurs semaines [.], se promène en criant “menteur” [à son sujet] à chaque occasion».Affirmant qu’il préférerait faire la campagne «sur le fond», sur son «plan», sur les «idées», le premier ministre a toutefois dit que «si le Parti québécois, lui, choisit le sujet de l’intégrité, il devra vivre avec les conséquences de son choix».Autrement dit, les libéraux vont se «défendre», et s’il le faut en faisant référence au passé d’André Boisclair.Mardi, en Chambre, Jacques Dupuis a répliqué aux attaques péquistes en évoquant la consommation de cocaïne du chef de l’opposition, ce qui «enfreint le Code criminel».Or, hier, le chef péquiste, en réaction à l’annonce du déclenchement des élections, en a remis et a encore une fois affirmé que le premier ministre avait énoncé des propos mensongers, notamment sur la question des frais de scolarité.M.Charest a reconnu en anglais qu’il n’a pas «un score parfait» en matière de réalisation de ses promesses de 2003.Ainsi, même s’il n’a pas livré les baisses d’impôt promises d’un milliard de dollars par année, même s’il a haussé le coût d’une journée de garderie à 7 $ alors qu’il s’était engagé à le maintenir à 5 $, même s’il n’a pas totalement résolu le problème de l’engorgement des urgences, il a dit se sentir 4rès à l’aise» de se présenter devant l’électorat puisque, selon lui, le PLQ a réalisé l’essentiel de ses engagements.D en veut pour preuve une étude de 27, universitaires sous la direction de François Pétry, Éric Bélanger et Louis-Marie Imbeau, qui conclut que le gouvernement Charest a rempli 60 % de ses promesses électorales.Les universitaires écrivent ceci: «La principale cause de la profonde insatisfaction des Québécois face au gouvernement de Jean Charest ne se VOIR PAGE A 8: BATAILLE ADQ : un fruit difficile à cueillir CLAIRANDRÉE CAUCHY En pleine montée dans les sondages, l’Action démocratique du Québec entreprend sa quatrième campagne électorale avec une organisation mo- t deste, une cagnotte peu garnie et une très courte liste de candidats de prestige.Arrivera-t-elle à récolter les fruits de la faveur qu’eUe s’attire dans plusieurs comtés ruraux et dans la capitale nationale?La situation au fil de départ tranche avec celle de 2003.Après avoir été propulsée en tête des sondages pendant quelques mois, adQ l’ADQ avait amorcé la campagne électorale en chute libre, pour terminer avec 18 % du vote et cinq députés.Au lendemain des élections, plusieurs analystes prédisaient le déclin de la jeune formation politique.Cette fois-ci, la progression est plus constante, l’ADQ étant passée de 11 à 21 % des intentions de vote ,au cours de la dernière année.A la faveur du débat sur les accommodements raisonnables, le chef de l’ADQ a joui d’une visibilité médiatique importante contribuant à accentuer la montée VOIR PAGE A 8: ADQ PLQ : le piège de la confiance ANTOINE ROBITAILLE Québec — Le Parti libéral de Jean Charest entame la campagne électorale avec une confiance qui eût paru inimaginable il y a un an.Une confiance tellement grande qu’elle est sans doute risquée.Samedi, au conseil général élargi du parti au Centre des congrès de Québec, la débauche de moyens était telle qu’on se serait cru au Super Bowl: distribution massive, par du personnel politique conscrit, de t-shirts et d’écharpes, tout cela sous une musique rythmée et les cris d’encouragement du député organisateur, Karl Blackburn.Puis, devant les 2500 militants médusés, images en plongée de chacune des régions du Québec, sorte de croisement entre Google Maps et hélicoptère TVA.Photos léchées des 124 candidats libéraux, dont plusieurs vedettes, sur des écrans gigantesques.Coût: 100 000 $, somme qui n’a pas à être comptabilisée dans les dépenses électorales puisque la campagne n’était pas encore déclenchée.Le PLQ a pleinement profité du VOIR PAGE A 8: PLQ PQ : de la défensive à l’attaque KATHLEEN LÉVESQUE Le Parti québécois fait son entrée dans le tourbillon électoral pressé de laisser derrière lui le douloureux épisode de remise en question du leadership de son chef André Boisclair.Sur la défensive depuis des semaines, le PQ entend rebondir en brandissant les thèmes de l’éducation et de l’environnement L’engagement des libéraux d’augmenter les droits de scolarité semble avoir donné un certain regain d’énergie au PQ, qui promet le gel.Le programme du parti ouvre même fa porte à 1a gratuité.Pour le député Nicolas Girard, qui agit comme porte-parole de l’organisation électorale, le maintien du gel des droits de scolarité est «une approche responsable» afin d’assurer l’accessibilité aux études supérieures.Quant à 1a gratuité, il refuse d’aller aussi loin.Dans l’immédiat, il s'agira surtout de mettre en pièces le bilan du gouvernement de Jean Charest.Mais l’Action démocratique du Québec est également dans la mire du PQ puisque la remontée du parti de Mario Dumont dans les sondages laisse entrevoir des VOIR PAGE A 8: PQ ¦ Les solidaires ciblent trois circonscriptions, page A 2 ¦ Les verts en campagne pour gagner des billets verts, page A 2 ¦ Le rappel de son passé ne fera pas taire Boisclair, page A 3 ¦ L’éditorial de Bernard Descôteaux: Quelle continuité?, page A 6 INDEX Annonces B 4 CX) ====== Avis publics.A4 m———— Météo B 4 Sudoku B 4 Mots croisés.A 4 ¦ i IM ANALYSE Le poids de l’histoire Michel David Les militants péquistes ne s’étaient jamais vraiment remis du choc que le politologue Jean-Herman Guay leur avait administré au conseil national d’octobre 2003.Le PQ pourrait très bien avoir été le parti d’une seule génération, avait lancé ce prophète de malheur.C’est pour se débarrasser de cette obsession que, deux ans plus tard, ils ont offert la direction du PQ à André Boisclair sur un plateau d’argent.Avec un chef de 39 ans à l’allure moderne, voire postmoderne, 1a pérennité de leur parti serait assurée.Paradoxalement, la génération des baby-boomers, accusée de s’accrocher de façon indécente à ses privilèges, n’a fourni qu’un seul chef au PQ, Pierre Marc Johnson, qui l’a dirigé pendant à peine deux ans en 40 ans d’histoire.Tous les autres prédécesseurs de M.Boisclair appartenaient à fa génération de l’avant-guerre.Le PLQ est d’abord et avant tout le parti de l’argent et du pouvoir, qui ne sont pas à la veille de disparaître.Jean Charest n’a donc pas à s’inquiéter de ce qui pourra arriver à cette formation le jour où lui-même quittera la scène.Quant à l’ADQ, elle est la création de Mario Dumont.11 n’a pas vraiment à rendre compte de ce qu’il en fera.M.Boisclair, lui, porte la lourde responsabilité de la survie d’un parti qui incarne le rêve de millions de Québécois et qui apparaît plus fragile que jamais.Depuis 1994, même dans la victoire, il a obtenu une part toujours moindre des voix exprimées d’un scrutin à l’autre.Les derniers sondages le situaient sous le seuil des 33 % recueillis en 2003.Dans quelle mesure son existence même com-mence-telle à être menacée?Après les semaines très difficiles qu’il a vécues, André Bois- clair avait les traits tirés d’un homme qui portait le poids de l’histoire quand il a rencontré 1a presse, hier.Le chef du PQ jouera bien plus que sa propre carrière politique au cours du prochain mois.Déjà, de nombreux souverainistes se demandent si le PQ n'est pas trop sclérosé pour s’adapter aux réalités et aux aspirations du Québec d’aujourd’hui et si le temps n’est pas venu de trouver un autre véhicule pour mener le Québec à 1a souveraineté.VOIR PAGE A 8: HISTOIRE Les airs de Dompierre Du lundi au vendredi Réalisation: Diane Mahoux 11 h30 espace ^ MUSIQUE 100,7 LE DEVOIR.LE JEUDI 22 FÉVRIER 2007 A 2 Les verts en campagne pour gagner.des billets verts QUEBEC 2007 Sur la route.___ JACQUES NADEAU LE DEVOIR LE PREMIER MINISTRE Jean Charest est rapidement monté à bord de son autobus de campagne après le déclenchement des élections.Son autobus et ceux de ses adversaires sillonneront les routes du Québec au cours des 34 prochains jours au terme desquels les citoyens choisiront leur nouveau gouvernement.Jean Charest est accompagnée de son épouse, Michelle, et de la minstre de la Culture, Une Beauchamp.Les solidaires ciblent trois circonscriptions FABIEN DEGL1SE Il est vert écolo et, en plus, il est lucide.Au départ de la course électorale, Scott McKay, chef du Parti vert du Québec (PVQ), ne se fait pas trop d’illusions à propos de ses chances de faire élire un de ses candidats dans une des circonscriptions que lui et sa formation politique convoitent Mais il part tout de même en guerre, avec détermination et conviction.Et, en trame de fond, deux objectifs: non seulement contaminer le reste de la classe politique avec ses idées démocratiques et vertes mais aussi faire le plein d'électeurs pour mettre la main «sur du financement public», avoue-t-il à l’autre bout du fil.«Notre but pour ce scrutin est clair: nous voulons assurer la progression du vote vert au Québec, et ce, en permettant aux électeurs d’exprimer leur appui à notre parti dans toutes les circonscriptions», a dit M.McKay.Les verts partent de loin.En avril 2004, aux dernières élections provinciales, le parti était arrivé en sixième place avec.0,44 % des suffrages exprimés, spit l’appui de 16 975 électeurs.A l’époque, c’était moins que le Bloc Pot (0,60 %) et que l’Union des forces progressistes (UFP), qui avait reçu 1,06 % d’appuis.Petit et pauvre Ce portrait électoral ne tranche d’ailleurs pas beaucoup avec les finances du PVQ qui, en 2005, a convaincu seulement 59 citoyens de délier les cordons de leur bourse pour offrir un petit soutien.Contributions totales: 8200 $, sur un budget de fonctionnement d’environ 30 000 $, selon les derniers chiffres disponibles auprès du Directeur général des élections du Québec.La cagnotte, bien que modeste, pourrait facilement grossir au cours des prochains mois, croit McKay, en raison du vent écologiste qui souffle de plus en plus sur le Québec.«Il y a un intérêt marqué de la population pour les questions environnementales», résume le chef, qui a décidé de se présenter dans le comté de Bourget, à Montréal, contre la députée péquiste Diane Lemieux.«Il y a aussi une certaine lassitude de l’électorat par rapport aux deux principaux partis, qui parlent beaucoup d’environnement mais qui, finalement, en font très peu.» Les conditions seraient gagnantes, estime le PVQ, qui souligne que ses résultats de 2004 ont reposé sur la présence d’à peine 36 candidats.«Cette année, c’est 125 candidats que nous voulons présenter [il y en a 80 en lice à l’heure actuelle], dit M.McKay.Nous allons être dans toutes les régions du Québec» pour tenter de «mettre la main sur les 9 % de suffrages que plusieurs sondages nous donnent», poursuit-il.On espère pouvoir ainsi remplir les coffres du parti avec les 50 C par électeur que l’Etat verse chaque année aux partis politiques.Des idées et des hommes L’argent, bien qu’important pour le PVQ, n’est bien sûr pas la seule priorité de cette campagne, dans laquelle la formation politique souhaite avancer lentement mais sûrement pour faire progresser ses idées de démocratie participative et de décentralisation, dit M.McKay.Ainsi, au cours des prochaines semaines, il sera question, assure-t-il, d’efficacité énergétique, de transport électrique, de tramways, de développement du secteur éolien sous forme de coopérative et, bien sûr, de lutte contre les changements climatiques.La table est mise.Elle devrait aussi être pliée sous peu pour voyager sur le toit d’une voiture hybride qui transportera le chef un peu partout au Québec.«Nous n’avons pas les moyens d’avoir un autobus», dit-il.Original, le mode de transport choisi témoigne de l’imagination, faute de ressources, qui anime les membres du PVQ, qui comptent sur un mode de financement hors norme pour cette campagne: des obligations vertes! L’idée a été lancée officiellement au début du mois.Il s’agit de vendre aux fidèles du parti des titres d’emprunt dont le taux d’intérêt a été fixé à 8 %.«C'est plus que ce que les banques offrent», dit M.McKay, qui reconnaît toutefois que le remboursement est conditionnel à une chose: la présence dans les urnes de 1 % des suffrages pour le Parti vert.Ce pourcentage des voix doit permettre à la formation, comme le stipule la loi, de se faire rembourser 50 % de ses dépenses électorales par l’État Avec une «participation souhaitée» au prochain débat des chefs et une «meilleure couverture médiatique», espère le chef, la chose n’est pas foncièrement impossible.«Nos idées sont bonnes et nous savons aussi qu’elles sont en mesure d’améliorer la situation environnementale au Québec pour que nous soyons en meilleure posture dans 20 ans», ajoute-t-il.«D’ailleurs, comme nous ne pensons pas prendre le pouvoir, si les autres partis veulent s’en inspirer, tant mieux.Ça nous fait plaisir.Nous sommes après tout un parti d’influence.» Le Devoir CLAIRANDRÉE CAUCHY Pour son baptême d’élections générales, le jeune parti de gauche Québec solidaire amorce une campagne à trois vitesses.Il y aura les campagnes pour «gagner», soit dans trois comtés, celles dites «intermédiaires», avec des candidats moyennement connus dans une vingtaine de circonscriptions, et enfin celles de «visibilité», explique la porte-parole de Québec solidaire, la militante féministe Françoise David.Agée de seulement un an, la formation prend position sur la ligne de départ avec des intentions de vote qui avoisinent les 5 % dans les récents sondages alors que son ancêtre, l’Union des forces progressistes, n’avait récolté qu’un maigre appui de 1 % en 2003.«Avec n’importe quel résultat au-dessus de 5 %, on serait content», affirme Mme David.Compte tenu de ses ressources limitées, Québec solidaire concentrera ses énergies sur les circons- criptions de Mercier et Gouin, à Montréal, ainsi que sur celle de Taschereau, à Québec.Le Dr Amir Khadir se présentera de nouveau dans Mercier, où il avait terminé troisième en 2003 avec 18 % des voix.Françoise David sera quant à elle candidate dans le comté voisin de Gouin contre le péquiste Nicolas Girard.Dans Taschereau, c’est l’ex-président du Syndicat de la fonction publique du Québec, Serge Roy, qui fera la lutte à la péquiste Agnès Maltais.Ces trois candidats pourront compter sur des budgets qui se «rapprochent des maximums autorisés», a précisé Mme David.Parmi la vingtaine de candidats «intermédiaires», mentionnons le syndicaliste de la CSN Arthur Sandborn (Saint-Henri-Sainte-Anne), le porte-parole du F'RAPRU François Saillant (Rosemont), la militante féministe Manon Massé, qui avait fait bonne figure lors de l’élection partielle dans Sainte-Marie-Saint-Jacques l’an dernier, et l’organisateur communautaire Bill Clennett (Hull), immortalisé sur la photo où on voyait Jean Chrétien lui serrer le cou.Hier, QS comptait 54 candidats officiels, une quarantaine d’autres devant être confirmés au cours des prochains jours.Il restait toujours à trouver des porte-drapeaux dans une trentaine de circonscriptions.Des budgets symboliques La plupart des candidats feront campagne avec un budget presque symbolique.Au total, QS prévoit dépenser entre 200 000 $ et 300 000 $ en comptant essentiellement sur des prêts de la part de sympathisants et sur des emprunts bancaires.«C’est suffisant pour que ce ne soit pas amateur», plaide Mme David.Pour conférer davantage de crédibilité à sa vertueuse plate-forme, dévoilée en novembre, le parti promet de présenter un «cadre financier».La note des engagements s’annonce salée: salaire minimum à 10 $ l’heure, hausse substantielle des prestations d’aide sociale, investissements massifs dans les transports en commun, chantier de 8000 logements sociaux, allocations parentales universelles, élimination graduelle des frais de scolarité, etc.«Le sondage CROP de janvier nous a montré qu 'il y a plus de gens qu'on le pense qui sont sensibles aux valeurs de Québec solidaire», croit Mme David, convaincue de rallier des péquistes déçus de la direction d’André Boisclair.Toutefois, le projet d’alliance des forces progressistes que caressaient les fondateurs de Québec solidaire ne se concrétisera pas.La formation a en effet été incapable de rallier les verts, qui récoltent autant, sinon plus, d’intentions de vote que QS.«Je ne critique pas les verts sur ce qu ’ils disent mais plutôt sur ce qu’ils ne disent pas.Nous sommes aussi verts que les verts, mais nous ne sommes pas que ça», a déclaré Mme David.Le Devoir 2004- os m CONTINUEZ LA BELLE VIE OBUGATIONS À TAUX PROGRESSIF OBLIGATIONS À TAUX FIXE OBUGATIONS BOURSIÈRES OBLIGATIONS SÉCURI+ OBUGATIONS A ESCOMPTE OBUGATIONS D’ÉPARGNE ÉPARGNE FLEXI-PLUS PLAN ÉPARGNE PÉRIODIQUE OBÜG EPARGNE PLACEMENTS QUEBEC VOTRE REER GARANTI À 100% 1 800 463-5229 I www.epq.gouv.qc.ca DONNEZ-VOUS LES MOYENS DE CONTINUER À FAIRE CE QUE VOUS AIMEZ.OBLIGATIONS À TAUX PROGRESSIF + Taux 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d’enquête Taylor-Bouchard.Pour illustrer ses propos, le chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ) avait à ses côtés une petite bibliothèque débordant de rapports tablettés au fil des ans par le gouvernement de Jean Charest, dont ceux concernant le CHUM, la réforme électorale et la Gaspé-sia.Selon M.Dumont, le rapport attendu par la commission Taylor-Bouchard instituée par Jean Charest pour examiner de près les accommodements raisonnables — une façon de se débarrasser d’une «patate chaude» — risque de rejoindre les autres documents.«On va parler d’immobilisme», a-t-il dit, avant d’ajouter: «C’est la position où les libéraux sont à leur meilleur.» Mario Dumont ne craint pas qu'un débat sur la question des accommodements raisonnables en pleine campagne électorale ne provoque une division, comme l’a prétendu Jean Charest.«La seule chose qui a divisé les Québécois, c’est la mollesse du gouvernement, quand on a toléré l’intolérable», a fait valoir le chef adéquiste.«Il n’y aurait jamais eu d’Hérouxville s’il y avait eu.» Selon M.Dumont, les Québécois, tout comme lui, précise-t-il, ne condamnent pas la politique en matière d’immigration.Mais devant «un glissement et un recul sur les valeurs communes», ils s’inquiètent et veulent que quelqu’un «se lève».Or le premier ministre a tardé à réagir et André Boisclair «se cache en dessous des meubles pour éviter le sujet», a-t-il affirmé.Chose certaine, il est hors de question pour l’ADQ de cacher un volet important de son programme politique concernant l’identité québécoise.L’ADQ pro- Rien de mieux qu’une campagne électorale pour en faire oublier une autre pose de doter le Québec d’une constitution afin de renforcer les valeurs communes déjà existantes (égalité des sexes, démocratie, justice et solidarité).Il est également question d’améliorer l’enseignement de l’histoire ainsi que de bonifier les programmes d'intégration des nouveaux arrivants, notamment en mettant l’accent sur la francisation.Bien qu’il s’engage sur un terrain mouvant, Mario Dumont a dit refuser de tomber dans les attaques personnelles et les invectives.Il n’a pas ménagé pour autant ses adversaires.S’il ne veut pas emprunter le vocabulaire d’André Boisclair pour qualifier le premier ministre de «menteur», il ne mentionne pas moins que Jean Charest n’a pas respecté sa parole.Quant à la consommation passée de cocaïne du chef pé-quiste, un rappel fait par les libéraux, M.Dumont n’a pas voulu s’y attarder tout en notant au passage que tous les Québécois connaissaient les problèmes passés de M.Boisclair.Pour Mario Dumont, ses adversaires se démarquent d’abord et avant tout par leur manque de leadership.Les promesses abandonnées illustrent bien le problème chez M.Charest alors que, du côté de M.Boisclair, c’est l’absence de programme qui démontre qu’il «a manqué à ses devoirs».Après sa rencontre avec la presse à l’hôtel du parlement, le chef adéquiste a entamé concrètement sa campagne électorale.Il s’est d’abord rendu dans la circonscription de Jean-Talon, traditionnellement acquise aux libéraux, pour y faire du porte-à-porte.Par la suite, il a inauguré le local électoral de Lévis, une circonscription qui était péquiste jusqu’en 2003 avant de passer entre les mains des libéraux.«On se lance dans la bataille pour faire des gains», a rappelé M.Dumont sourire aux lèvres.C’est avec la même franchise qu’il a dit être heureux que les élections 2007 soient enfin déclenchées, lui permettant «égoïstement» de tourner la page sur la difficile campagne de 2003.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Entouré de ses députés, le chef péquiste André Boisclair a repris ses attaques contre le gouvernement Charest, qu’il accuse d’avoir leuré la population.Le rappel de son passé ne fera pas taire André Boisclair Le chef péquiste continue ses attaques sur l’intégrité des libéraux de Jean Charest ROBERT DUTRISAC Québec — Le chef du Parti québécois, André Boisclair, ne se privera pas d’attaquer l’intégrité des libéraux même si ceux-ci répliquent en rappelant sa consommation passée de cocaïne.«Je ne me gênerai jamais pour dire la vérité à la population.C’est ce que j'ai fait dans le passé en toute transparence», a-t-il soutenu lors du lancement de la campagne électorale.Le chef péquiste est revenu sur ce qu’il qualifie de «premier mensonge» de Jean Charest pendant la campagne: l’affirmation des libéraux selon laquelle, pour chaque dollar de plus que les étudiants paieront en raison du dégel des droits de scolarité, le gouvernement en versera dix.«C’est une affirmation fausse», a-t-il répété.«Celui qui doit être rappelé à l’ordre, c’est celui qui nous a promis en campagne électorale mer et monde [en 2003]», a-t-il dit Le PQ, c’est «le parti de la transparence, le parti de la franchise; il ne lancera pas de promesses irréalistes», a-t-il promis.Dans le discours qu’il a livré hier dans le hall du parlement An- dré Boisclair a concentré ses attaques sur Jean Charest et les libéraux, ignorant totalement Mario Dumont et l'Action démocratique du Québec.Le slogan de la campagne péquiste: «Reconstruisons notre Québec».Alors que les libéraux veulent «unir» les Québécois, André Boisclair les accuse d’avoir divisé la population pendant quatre ans.En ce début de campagne, le PQ est dans une situation avantageuse, estime M.Boisclair.Les sondages donneraient son parti gagnant en dépit de la légère avance des libéraux dans les intentions de vote.«Avez-vous déjà vu un parti d’opposition qui, après un seul mandat dans l’opposition, se retrouve dans une situation aussi avantageuse?», a-t-il avancé.Le chef péquiste a accusé Jean Charest d’avoir trompé la population en reniant ses promesses: maintien des frais de garde à 5 $ par jour, problèmes persistants dans le réseau de la santé, baisses d’impôt qui n’ont pas été au rendez-vous.Mais M.Charest, a-t-il dit, a également abusé de la confiance du ministre démissionnaire Marc Bellemare en revenant sur son en- gagement d’abolir l’indemnisation sans égard à la responsabilité de la Société d’assurance automobile du Québec, et de la confiance, aussi, de cet autre ministre, Yves Séguin, qui a également remis sa démission, ainsi que de Thomas Mulcair, écarté de son poste de ministre de l'Environnement Souhaitant mettre derrière lui les critiques qu’a proférées Bernard Landry à son endroit à quelques semaines du déclenchement des élections, le chef péquiste a soutenu que les contributions de l’ancien premier ministre seront les bienvenues lors de la campagne, tout comme celles de Jacques Parizeau.«Le Parti québécois, ce n’est pas juste l’af faire d’une seule personne qui impose sa règle du “crois ou meurs" comme Jean Charest l’a fait», a-t-il dit Règlement du déséquilibre fiscal Alors que des rumeurs courent à Ottawa voulant que le budget fédéral du 19 mars apporte un règlement du déséquilibre fiscal qui accorderait de 2 à 2,5 milliards au Québec, André Boisclair a rappelé que cet argent appartient aux Québécois.«S’il y a de l’argent qui est dans le budget fédéral, ce ne sera pas un cadeau pour Jean Charest ni un cadeau pour le Parti libéral du Québec», a-t-il dit Un tel budget fédéral va-t-il faire dérailler la campagne péquiste?M.Boisclair a éludé la question, se contentant de dire qu'il modifierait le cadre financier de la plate-forme électorale du PQ en conséquence.Trancher avec résignation Dans son discours, André Boisclair a évité de parler de référendum, préférant l’expression «consultation populaire», employée dans la loi qui encadre les référendums au Québec.C’est ainsi qu’il a réitéré son engagement de tenir une consultation populaire le plus rapidement possible au cours du premier mandat de son gouvernement.«Ça va trancher avec la résignation que propose M.Charest» qui, 25 ans après le rapatriement unilatéral de la Constitution, n’a pas fait une seule proposition constitutionnelle, a-t-Û déclaré, accusant le chef libéral d’avoir «concédé la victoire» à Pierre Elliott Trudeau.Le Devoir Les verts à Orford Quelques heures à peine après le lancement de la campagne électorale par Jean Charest hier, le Parti vert du Québec (PVQ) a lancé officiellement sa campagne lors d’un point de presse tenu en soirée dans la circonscription d’Orford, dans les Cantons-de-l’Est «Le parc du Mont-Orfbrd est le symbole de l’attaque des libéraux contre l’intégrité d’un parc national et notre présence ici a bien sûr été calculée», a expliqué au Detw Scott McKay, chef du PVQ.«Au moment d’entamer cette course électorale, nous sommes confiants d’avoir une équipe complète d’ici le 10 mars prochain», a dit M.McKay.- Le Devoir '# ROLEX SERVICE François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Montréal 514.845.5545 LA FORCE DU DROIT .«** ^0 m *10* .1.Stéphane LETOURNEAU REUSSIR TES ÉTUDES JACQUES NADEAU LE DEVOIR Mario Dumont a lancé les hostilités sur la question des accommodements raisonnables au cours d’un point de presse à Québec.-18,50$ ISBN 979-2-7608-9508-9 Pour les Muas du sacondolro oui désirent améliorer leur rondamom 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supérieure.Andy Srougi, qui s’était fait connaître en escaladant le pont Jacques-Cartier en 2005, ne pourra désormais plus intenter des procédures devant les tribunaux québécois, à moins d’avoir obtenu au préalable une autorisation spéciale.La décision fait suite à une requête du Barreau du Québec demandant que M.Srougi ne puisse plus déposer de plaintes contre des avocats à son comité de discipline.Ce dernier y avait soumis 12 plaintes entre les mois de mai et septembre 2006, dont une contre le président du comité qui avait rejeté une de ses requêtes.Dans sa décision, le juge ne s’est pas limité au seul comité de discipline du Barreau, étendant l’interdiction à tous les tribunaux québécois.«L’intimé Srougi n'hésite pas à adopter une conduite quérulente, quel que soit le tribunal devant lequel il se trouve, et [.] si une avenue procédurale se ferme à un endroit, celui-ci n’hésitera pas à persister dans son entreprise de harcèlement procédural par la voie d’un autre système.Il est temps que le tribunal intervienne pour faire cesser ces abus», écrit le juge en chef adjoint de la Cour supérieure, André Wery.D ne mâche pas ses mots pour décrire la «croisade juridique» de M.Srougi, qui fait perdre du temps et occasionne des coûts au système juridique.D estime que M.Srougi «dénature le système de justice civile et déontologique».«Toutes les procédures initiées par M.Srougi ressassent les mêmes reproches, qui prennent leur source dans le fait qu'il n’a toujours pas réussi à détruire la mère de ses enfants à l’occasion des procédures de divorce», poursuit le juge Wery.Celui-ci n’a cependant pas accédé à la demande du Barreau de considérer également l’organisme Fathers-4-Justice comme «quérulent», puisque l’organisme n’a pas lui-même déposé de poursuite, se contentant d’appuyer celles de M.Srougi.«S’il s’avérait qu’une preuve démontre que l’organisme sert de paravent aux activités interdites de l’intimé Srougi, il est évident que le tribunal pourrait alors être appelé à intervenir», précise toutefois le juge de la Cour supérieure.Le Barreau s’est dit satisfait de la décision du juge.'Quant au principal intéressé, M.Srougi, il voyait dans le moment choisi par le juge pour rendre sa décision un lien avec le déclenchement de la campagne électorale.«H savait que ma poursuite contre le Parti libéral était prête», argue M.Srougi.D entend continuer de poursuivre ses détracteurs devant la Cour fédérale et demander des autorisations au juge pour déposer d’autres requêtes devant des instances québécoises.«Je n’ai pas le choix.S’ils m’enlèvent tous mes droits, quelle est l’autre option?Prendre une mitraillette?», demande M.Srougi.Le jugement ne rend pas caduques les poursuites déjà intentées par M.Srougi.Le comité de discipline du Barreau étudiera 13 de ces dossiers au cours des prochains mois.• Le Devoir LOUIS-GILLES FRANCŒUR L’ancien vice-président des États-Unis, Al Gore, a i conclu sa visite à Montréal hier, où plus de 1200 personnes ont assisté à une prestation au moins égale à son film, Une vérité qui dérange, en concluant sur une note d’espoir que «notre volonté politique démocratique est une ressource renouvelable».Le subtil jeu de mots, lancé à Torée de deux campagnes électorales, au Québec et au niveau fédéral, a été interprété par les uns comme un appel au renouvellement d’une certaine classe politique réfractaire à la bataille du climat alors que d’autres l’interprétaient dans son sens premier, soit comme une conséquence inéluctable d’une démocratie en ;santé qui a fait la preuve historique, comme aux États-Unis, qu’elle peut surmonter d’importants défis sociaux, politiques, technologiques et environnementaux, notamment par la signature à Montréal du protocole sur la protection de la couche d’ozone.L’ancien vice-président américain, qui nie avoir la moindre velléité de s’engager dans une nouvelle course présidentielle même si plusieurs sites Internet font campagne pour lui, était l'invité hier du Groupe des investisseurs responsables (GIR), qui réunit des communautés religieuses, des syndicats, des corps publics, etc., qui font pression pour que les sociétés privées dans lesquelles ils investissent se dotent d’objectifs sociaux et environnementaux compatibles avec leurs valeurs.Le gratin politique et environnemental du Québec était au rendez-vous au Palais des congrès de Montréal, y compris deux anciens premiers ministres du Parti québécois, Jacques Parizeau et Bernard Landry, ainsi que le maire de Montréal, Gérald Tremblay, qui a nié toutes les rumeurs voulant que sa santé soit vacillante.jy Gore estime que les milieux politique, financier et écologiste ont désormais un impératif commun: «dire la vérité sur ce qui nous confronte» dans le dossier du climat.Il a démontré pendant l’hepre et demie qu’a duré sa prestation comment aux États-Unis LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY En principe, les neurones, qui constituent l’élément fondamental du tissu nerveux, ne se trouvent que dans la moelle épinière ou dans le cerveau et leur nombre est déterminé très tôt dans la vie d’un humain.Mais une équipe de la faculté de médecine de lUniver-sité Laval a réussi une étonnante pirouette: fabriquer des neurones à partir d’échantillons de peau humaine.La percée n’est pas anodine, elle pourrait avoir des retombées cruciales dans le traitement de maladies dégénératives comme le parkinson ou l’alzheimer.Impensable il y a à peine une décennie, la production de neurones matures par le Laboratoire d’orga-nogénèse expérimentale (LOEX) lui a valu une tribune jusque dans les pages du Journal of Cellular Physiology.C’est que le chercheur François Berthod et son équipe signent ici une première.Jamais auparavant avait-on réussi à obtenir des cellules nerveuses matures à partir de cellules souches prélevées sur de la peau humaine.Et pour cause.La peau, à la base, ne contient pas de neurones.On n’y trouve que leur prolongement, les axones.on déforme la vérité sur le réchauffement du climat en donnant près de la moitié du temps d’antenne ou de reportage aux sceptiques alors qu’il n’y a pas une seule étude scientifique pour appuyer cette thèse contre des centaines de l’autre côté.D a par ailleurs invité son auditoire, formé en grande partie de représentants du milieu des affaires, à modifier sa façon de penser.Les visions de court terme, qui prévalent dans ce milieu, a-t-il dit d’entrée de jeu, font partie du problème.Des décisions majeures devront être prises, à son avis, non seulement par les gouvernements en matière de politiques publiques mais aussi par le milieu des affaires, qui devra tenir compte des changements climatiques dans ses projets d’investissement L’ancien vice-président, qui a signé le protocole de Kyoto au nom de son pays en 1997, récuse cette perception répandue selon laquelle les solutions aux Mais la peau contient aussi des cellules souches qui, celles-là, ont le pouvoir de se multiplier et de se différencier in vitro.Le défi était de prendre ces cellules souches — prélevées sur des échantillons de peau humaine adulte obtenus après des interventions de chirurgie esthétique — et de les forcer à se différencier en cellules nerveuses.Auparavant, les chercheurs n’étaient arrivés qu’à produire des neurones précoces.Le hic, c’est qu’à ce stade, la cellule avait encore le potentiel de se transformer en d’autres types de cellules.L’équipe du professeur Berthod, au contraire, a réussi à obtenir des neurones parfaitement matures.Cette découverte, si enthousiasmante soit-elle, n’est qu’une étape dans les grands travaux du chercheur.«Notre cellule a le phénotype d’un neurone, mais on n’a pas démontré encore si c’est un neurone qui fonctionne, prévient François Berthod.Nous travaillons présentement à faire la démonstration qu’il a un potentiel d’action quand vous l’excitez et qu’il est capable de transmettre l’influx nerveux.» Pour l'instant, comme les neurones ne se multiplient pas, tous les chercheurs doivent se rabattre changements climatiques vont s’avérer coûteuses et douloureuses.Faux, a-t-il dit en substance, car les gestes qu’il faudra faire vont améliorer à la fois notre qualité de vie globalement et créer des emplois stables, de plus grande valeur.L’pncien vice-président Al Gore estime enfin que les États-Unis ont les ressources et la capacité technologique pour rejoindre la communauté internationale dans la bataille du climat Si les États-Unis, a-t-il dit mobilisaient toutes leurs ressources pour séquestrer le plus possible les émissions de gaz à effet de serre, ajoutaient le maximum de mesures d’économie d’énergie et faisaient le plein d’énergies alternatives renouvelables, ils pourraient non seulement revenir à leur niveau d’émissions des années 90 mais même rejoindre celui des années 70.sur des neurones de souris ou de rats, qui ne sont pas tout à fait similaires aux neurones humains.Mais si l’intuition des chercheurs québécois se concrétise, leurs neurones créés in vitro pourront à court terme résoudre le problème de la disponibilité des neu-roqes humains.A long terme, ces neurones pourraient même être greffés dans les régions du cerveau affectées par des maladies neurodégénératives, comme le parkinson, Talzheimer ou la sclérose latérale amyotrophique (SLA).Cette méthode comporte deux avantages.D’abord, elle élimine les risques de rejet puisque les neurones seraient produits à partir des cellules souches du malade.Ensuite, elle permet d’écarter les problèmes éthiques rencontrés avec les cellules souches embryonnaires.D’ici là, il reste toutefois encore beaucoup de boulot à abattre, prévient M.Berthod.«Là, on arrive à faire des neurones, mais le grand enjeu des prochaines années sera de différencier ces neurones pour attaquer directement la maladie.» Le Devoir Le Devoir Des neurones produits à partir de la.peau AVIS LEGAUX ET APPELS D’OFFRES MOTS CROISÉS 1 234 56789 10 11 12 0366 « ZB HORIZONTALEMENT 1.Chose difficile à supporter - Dieu égyptien du Savoir et de l'Écriture.2.Action d'arriver à un lieu -Fait monter les prix.3.Ortie blanche -Imperméables.4.Étain - Jeunes hommes d'une grande beauté.5.Qui rend un culte -Organisation internationale de normalisation.6.Détraqué - Mammifère rongeur.7.Contraire à l'équité -Circulent à Paris.8.Paroles et actions de Mahomet.9.Morceau de boeuf -Course de voiliers traversant l'Atlantique.10.Inoccupé - Relatif à la peau.11.Passage d'un auteur rapporté exactement -Petit mot latin.12.Enflamme - Précises.VERTICALEMENT • 1.Frelater - Démonstratif.2.Action de quitter - Qui concerne les brebis.3.Mémoire - Petit singe.4.Singe aux fesses rouge vif - Homme dont on ignore le nom.5.En Europe et en Afrique -Pour fixer les teintures -C'est le temps de fleurs.6.Empêche d'avancer.7.Vieille ville - Foulé par des sabots - Armature de la selle.8.Porte le coup de grâce à - Arbre du bord des eaux.9.Classe - Lèvent les pattes.10.Collection de plantes -Connaît.11.Défalquées - Elle prie.12.Morceaux de bouteilles -Bases de départs.9 10 11 12 ?CUD 0365 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d’erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE BEAUHARNOIS No : 760-14-002323-079 COUR SUPÉRIEURE Michel QUILUAM, Requérant c.Dans l'alfaire de LA SUCCESSION DE FRANCINE LAPLAN-TE, -et- au coût de la parution.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL N°: 500-22-130117-065 COUR DU QUÉBEC COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c.9131-8113 QUÉBEC INC.Partie défenderesse ASSIGNATION.ORDRE est donné à 9131-8113 QUÉBEC INC.de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1, rue Notre-Dame Est, dans les trente (30) jours de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Si la partie défenderesse comparaît, la requête introductive d’instance sera présentée devant le tribunal le 4 AVRIL 2007, à 9 H 00, en salle 2.06, au Palais de justice de Montréal.Une copie de la présente Requête introductive d’instance, avis au défendeur, entente sur le déroulement de l’instance, Liste de pièces et pièces P-1 à P-3 a été remise au greffe à l’intention de 9131-8113 QUÉBEC INC.Lieu : Montréal Date : 19 février 2007 MICHEL PELLERIN GREFFIER ADJOINT CANADA, PROVINCE DE QUE-BEC, DISTRICT DE BEAUHARNOIS, C.QC (CH.CIV.), VALLEY-FIELD, No: 760-02-008714-060.SOÜS-MINISTRE DU REVENU DU QUÉBEC.Partie demanderesse, CHRISTOPHER YAUN, Partie défenderesse AVIS DE VENTE JUDICIAIRE.PRENEZ AVIS que le 06/03/2007 à 10:00, au: 2510 BROOK.ST-LAZARE.District de BEAUHARNOIS, serent vendus par autorité de justice, les biens et etlets de CHRISTOPHER YAUN-saisis en cette cause, soit: ordinateur et accessoires, bureau, t.v., classeurs, scie, etc.CONDITIONS: ARGENT OU CHEQUE VISÉ St-Eustache, ce 20 lévrier 2007 DOMINIC SOUCY, huissier de Justice, A/S PHILIPPE, TREMBLAY, DiON S ASSOCIES, HUISSIERS, N.D.2007020583.Philippe.Tremblay, Dion S Ass.165, rue Du Moulin St-Eustache, Québec, J7R 2P5, Té!.:(450)491-7575, Fax: (4501491-3418.Prenez avis que Bénédicte Maria Geraldine Martin-Mignacca dont l'adresse du domicile est le 324 avenue Elm, Westmount, Qc.présentera au directeur de l'état civil une demande pour changer son nom en celui de Bénédicte Maria Geraldine Martin.STIKEMAN ELLIOTT Soyez avisés que M* Diane Lemelin a, le 9 lévrier 2007, cessé d'exercer te droit au sein du cabinet d'avocats Stikeman Elliott s.E.n.c.a.t., s.r.l.Le présent avis est donné afin de répondre aux exigences du Code des professions du Québec.Les membres du Barreau du Québec qui exercent leurs activités professionnelles chez Stikeman Elliott s.e.n.c.r.l., s.r.l., une société à responsabilité limité Is.r.l.l de l'Ontario, ne sont pas personnellement responsables des dettes ou obligations de la société ou d'un autre professionnel découlant des fautes ou négligences commises par ce dernier, ou d’une personne sous la surveillance directe ou la direction de ce dernier dans l'exercice de leurs activités professionnelles au sein de la société.Stikeman Elliott S E,N C R.L , s.r.l.Avocate www.etikemen.com CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE ST-JER0ME No: 700-12-037358-074 COUR SUPÉRIEURE /Chambre de la Famille) MARIE-CLAUDE CASSIDV Partie Demanderesse cJ DENIS CHAMPAGNE Partie Défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à DENIS CHAMPAGNE de comparaître au greffe de cette Cour situé au 25 De Martigny ouest, à St-Jérôme, au local B1.01 dans les 30 jours de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.La requête introductive d'instance sera présentée devant le Tribunal le 5 avril 2007, à 8h45, en salle B1.01 au Palais de Justice de St-Jérôme.Une copie de la Requête introductive d'instance a été remise au greffe à l'intention de Denis Champagne.A St-Jérôme, le 12 février 2007 Line Tremblay Greffier adjoinl AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Fernand RENAUD, en son vivant domicilié au 6680 Morin, Mirabel, Québec, J7N 1X9, survenu le 14 septembre 2006, un inventaire des biens du défunt a été tait par la liquidatrice, Lucette RENAUD, le 16 février 2007, devant Me Chantal Hétu, notaire, conformément à la loi, Cel inventaire peul être consulté par les intéressés à l'étude de Me Chantal Hétu, notaire, sise au 1298 rue Bélanger Est, Montréal, Québec, H2S1H9.Donné ce 16 février 2007, Lucette RENAUD, liquidatrice Stéphane LAPLANTE, Mis en cause PAR ORDRE DU TRIBUNAL : Le requérent avise le mis en cause qu'il a déposé au greffe de la Cour supérieure, du district de Beauharnois, une requête introductive d'instance en vérification du testament olographe de Francine Laplante, Une copie de cette requête, de l'avis de présentation et des pièces communiquées a été laissée à l'intention du mis en cause, au greffe du tribunal, au Palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield, 180 rue Salaberry Ouest, Salaberry-de-Valleyfield, province de Québec.La requête introductive d'instance sera présentée au tribunal le 25 avril 2007, à 9:00 heures, en salle 1.05 au Palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield et le tribunal pourra, à cette date, procéder à l'audition de la cause et prononcer un jugement par défaut conforme aux conclusions contenues dans la requête introductive d'instance, à moins que le mis en cause soit présent au tribunal à cette date.VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE.Salaberry-de-Valleyfield, le 16 lévrier 2007 Claude Gameau GREFFIER Me Claude Papineau Lebrun Papineau, Avocats 495, Bout St-Martin Ouest #310 Laval (Québec) H7M1Y9 Téléphone: (450)668-4550 Procureur du requérant AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que la compagnie CONSTRUCTION CHARETTE ET FRÈRES INC.demandera à l'Inspecteur général des Institutions financières la permission de se dissoudre.LaSalle, le 20 février 2007 ÉTUDE DE ME MICHEL A.MÉNARD Procureur de la compagnie Donnez.On peut faire plus encore.AVIS vous est par les présentes donné que la compagnie FON-DREC INC.demandera au Re-gistraire des entreprises la permission d'obtenir sa dissolution.Daté à Montréal, ce 20ième jour de février 2007 PHILLIPS FRIEDMAN KOTLER-Par: ROBERT GOLFMAN AVIS DE CLÔTURE DE COMPTE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Li-lianne Pelletier, de son vivant domicilié au 5502 Beaubien est, app.1, Montréal, province de Québec, HIT 1X1 et survenu le 14 janvier 2004, le liquidateur désigné à la succession, Hélène Pelletier, a présenté sa reddition de compte aux héritiers, qui l'ont accepté, le 13 septembre 2005.Ce compte peul être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Elizabeth Beaudoin, notaire, sise au 1681 A, avenue de La-Salle, Montréal, Qc,H1V2J9.Donné ce 19 février 2007.Elizabeth Beaudoin.notaireCANADA COMMUNAUTAIRES ONT BESOIN de vous 514.842.3351 CENTRE D’ACTION BÉNÉVOLE DE MONTRÉAL VOLUNTEER BUREAU OF MONTREAL CABM.NET AVIS LÉGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi ré/.: 514-985-3344 Fax.514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/avis.html «vww.ledevoir.com/otfres.html Courriel : avisdev® ledevoir.com L E DEVOIR .LE JEUDI 22 FÉVRIER 2 0 07 ACTUALITES L’avis de la Santé publique sur le jeu Couillard laissera Loto-Québec poursuivre son plan de développement KATHLEEN LÉVESQUE /"V uébec — L’avis critique des W dix-huit directions de la santé publique du Québec (DSP) ne change en rien les projets immédiats du gouvernement de créer des complexes de jeu où seront combinés salons de jeu étatiques et hippodromes privés.Et c’est bien ainsi, estime le ministre de la Santé, Philippe Couillard.Invité à commenter les inquiétudes soulevées mardi par les DSP, le ministre Couillard s’est dit à l’aise avec la décision gouvernementale de permettre à Loto-Québec d’implanter son nouveau concept.«Je soutiens cette décision comme membre du gouvernement, d’autant plus qu’elle s’accompagne de mesures de mitigation qui feront le vide pour 2,4 kilomètres autour des sites d’implantation», a indiqué le ministre de la Santé.Il ajoute que Loto-Québec a entrepris «une diminution de l’offre de jeu».Rappelons toutefois que la société d’Etat a réduit le nombre de sites où l’on retrouve des appareils de loterie vidéo mais a augmenté au cours de la même période le nombre de machines à sous dans ses casinos.Rapport noyé Rendu public à la veille du déclenchement des élections générales, la journée même où le budget gouvernemental était déposé, l’avis des DSP est passé presque inaperçu.De son côté, Loto-Québec a réagi rapidement puisque la société d’Etat avait bénéficié lundi d’une rencontre particulière avec la DSP de la Capitale-Nationale.Aussi, la même équipe de la DSP rencontrait après la conférence de presse du matin les divers intervenants en santé intéressés et concernés par l’avis public.Ces derniers n’étaient donc pas disponibles pour réagir publiquement.Intervention nécessaire Campagne électorale oblige, le ministre Couillard a rappelé que l’intervention gouvernementale dans l’industrie du jeu demeurait nécessaire afin d’éviter que cela ne tombe entre des mains moins fiables.En comparaison, l’industrie des courses de chevaux a coûté cher sous le gouvernement du Parti québécois en aide gouvernementale et il était normal que l’on procède à la privatisation des quatre hippodromes.«Les courses de chevaux, je ne pense pas qu 'il y a un Québécois firmé Philippe Couillard.Le ministre a toutefois reconnu que l’implantation des salons de jeu permettrait de «rendre l’opération rentable».Le propriétaire des hippodromes, le sénateur Paul J.Massicotte, empochera 22 % des revenus générés par les appareils de loterie vidéo qui s’aligneront dans les salons de jeu.Quant à la tenue éventuelle d’une commission parlementaire sur le jeu pathologique pour encadrer l’avenir de ce secteur, le ministre Couillard s’est montré ouvert.«J’accueille favorablement leur idée qu’avant de faire d’autres développements dans ce domaine, il faut attendre la définition du cadre de référence et avoir une politique globale», a dit Philippe Couillard.Le Devoir Reconduction de la loi antiterroriste Harper accuse les libéraux de vouloir protéger un des leurs La GRC voudrait interroger le beau-père d’un député dans le cadre de l’enquête sur l’attentat contre Air India Üi HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Le premier ministre conservateur Stephen Harper s’est fait conspuer hier à la Chambre des communes jusqu’à ne plus pouvoir placer un mot après avoir laissé entendre que les députés libéraux refiisaient de reconduire la loi antiterroriste afin de protéger le beau-père d’un des leurs.Cette attaque a paradoxalement permis aux libéraux de resserrer les rangs autour de leur chef, eux qui, à peine quelques heures auparavant, s’interrogeaient sur le bien-fondé de la position de Sté- Navde phane Dion dans ce dossier, et ce, dans un contexte où les sondages sont mauvais pour le chef de l’opposition.La période de questions d’hier a tourné à un indescriptible brouhaha lorsque le premier ministre a tenté de citer un article du Vancouver Sun portant sur l’attentat terroriste d’Air India Selon cet article, la GRC avait dressé une liste de «témoins potentiels» qu’elle voudrait peut-être interroger en utilisant la loi antiterroriste, celle-ci arrivant toutefois à échéance aujourd’hui.Une de ces personnes serait Darshan Singh Saini, père de l’épouse du député libéral ontarien Navdeep Bains.«Je ne suis pas surpris, d’après ce que je lis dans le Vancouver Sun, des façons dont le Parti libéral prend ses décisions.Le Vancouver Sun a appris que le beau-père du député de Mississauga-Brampton.» M.Harper n’a pas pu placer un mot de plus, les libéraux scandant «Honte!» si fort et si longtemps que le président lui a retiré son droit de réplique.Les libéraux étaient à ce point enragés qu’ils ont abandonné leurs autres questions pour plutôt exiger des excuses.«J’ai fait partie de ce Parlement pendant 11 ans.Je n’ai jamais rien vu d’aussi bas que ce que le premier ministre a essayé défaire», a lancé M.Dion.«Ce n’est pas à la hauteur de ce qu’un premier ministre doit être.Je demande au premier ministre de s’excuser et de retirer ses paroles.» Les excuses ne sont jamais venues.Au Bains contraire, à ce moment précis, l’attaché de presse du premier ministre, Dimitri Soudas, envoyait à tous les journalistes de la tribune de la presse un courriel contenant le fameux article du Vancouver Sun, passé inaperçu jusque-là.Une fois à l’extérieur de la Chambre des communes — et alors qu’elle n’était plus protégée par l’immunité parlementaire —, l’équipe ministérielle a seulement laissé planer des doutes sur les motivations de Stéphane Dion.«Les actions du Parti libéral pourraient bien nuire à une enquête policière.Nous pensons que c’est sérieux», a lancé M.Harper.Son ministre de la Justice, Rob Nicholson, en a remis.«Nous voulons savoir pourquoi Stéphane Dion a changé d’avis sur la loi antiterroriste.Jusqu’à il y a quelques semaines, il appuyait entièrement cette loi.» La loi antiterroriste, adoptée en 2001, contient deux clauses contro- versées soumises à une sorte de date d’expiration.Si le Parlement vote contre leur prorogation, elles cesseront d’exister aujourd’hui.Les libéraux, qui avaient pourtant fait adopter le projet de loi alors qu’ils formaient le gouvernement s’opposent maintenant à leur reconduction.D s’agit des dispositions sur les détentions préventives et les interrogatoires pour fin d’enquête.Selon le Vancouver Sun, ce sont ces interrogatoires que la GRC comptait utiliser pour son enquête.Si tel était le cas, ce serait la première fois que ces clauses seraient utilisées depuis leur adoption.Division libérale Selon certains analystes, ces fameuses clauses étaient devenues l'illustration de la faiblesse du leadership de Stéphane Dion.Celui-ci s’oppose à leur reconduction, mais une poignée de ses députés y étaient favorables.L’ancien ministre de la Justice, Irwin Cotier, ainsi que la porte-parole en matière de justice, Marlene Jennings, s’étaient notamment opposés à leur chef Mme Jennings s’est toutefois ralliée mardi soir.Les dissidents soutiennent que la menace terroriste pèse toujours sur le Canada et que les deux clauses doivent être reconduites.Mais le temps de la solidarité était venu, selon le député Denis Coderre.«On va sonner la fin de la récréation», a-t-il dit à son entrée à la réunion du caucus.«Il faut parler de solidarité.Quand le chef prend une décision, on la respecte et on le suit.Il y a un moment pour discuter, il y a un moment pour les caucus, il y a un moment pour “se lâcher lousse”, mais quand le chef a décidé, tout le monde doit dire: “c’est sa décision”, et c’est tout.» Après le brouhaha parlementaire, tous les dépùtés libéraux se sont fait un devoir de se montrer solidaires derrière leur chef et leur collègue Bains.Des doutes chez des militants Le ralliement du caucus derrière Stéphane Dion ne calme pas pour autant les inquiétudes de certains militants libéraux, notamment au Québec.Le sondage paru dans le Globe and Mail mardi matin a créé une onde de choc qui se fait encore sentir.les données sur la perception des caparités de leader de Stéphane Dion ont particulièrement fait réfléchir certains militants déjà déçus de la performance de leur chef.Hier, un nouveau sondage, celui-là de la firme Ipsos-Reid, mené pour le compte de Can West, allait dans le même sens.Selon ce coup de sonde, 46 % des répondants affirment que M.Harper ferait le meilleur premier ministre, contre 29 % pour Jack Layton et 25 % pour Stéphane Dion.Certains militants libéraux n’ont pas hésité à écrire aux médias pour se plaindre.Le Devoir a notamment reçu un courriel d’une femme qui se présente comme une militante libérale «bien connue», sans toutefois s’identifier.Cette «militante» fait écho à des récriminations déjà entendues chez plusieurs militants, à savoir que Stéphane Dion ne parvient pas à susciter l’enthousiasme, ni dans la population ni chez de futurs candidats-vedettes.Le Devoir 1 Le SAMEDI 24 FEVRIER, de 13 h à 15 h.Au studio-théâtre Alfred-Laliberte de l UQAM Pavillon Judith Jasmin, Salle J-M400 (niveau métro) 405, Sainte-Catherine est - Metro Berri-UQAM La réforme scolaire est un cul-de-sac a - |p8a | stoppons laréforme La réforme scolaire québécoise est calquée sur le modèle de l'école genevoise en Suisse.L'Association refaire l'école (ARLE), formée de parents, de citoyens et d'enseignants, a réussi à stopper cette réforme pour la corriger.Le Quebec doit prendre exemple sur la Suisse.Venez entendre et questionner les dirigeants de l'ARLE à l'occasion d'une vidéoconférence entre Montréal et Genève.QUEBEC Organisée par la Coalition Stoppons la réforme e collaboration avec la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) r FÉDÉRATION AUTONOME DE RENSEIGNEMENT 4 A () LE DEVOIR, LE JEUDI 22 FEVRIER 2007 EDITORIAL Quelle continuité ?Le premier ministre Jean Charest a donné hier midi le coup d’envoi à une campagne électorale en vue d’un scrutin le 26 mars.D’entrée de jeu, il a demandé à ses concitoyens un deuxième mandat pour poursuivre la réalisation de ses engagements.La continuité qu’il propose nous oblige à nous arrêter au bilan de ses quatre premières années.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS c P Bernard Descôteaux e premier mandat du gouvernement Charest peut être divisé en deux parties, la première couvrant les années 2003-05.Ce fut une période faite d’avancées, de reculs et, surtout, d’affrontements avec de nombreux groupes de citoyens.Ces trois années ont laissé un goût amer à une majorité de Québécois, qui n’ont pas apprécié de voir leur gouvernement se transformer en apprenti sorcier.Dès les premiers mois qui ont suivi l’installation des libéraux au pouvoir, les Québécois ont découvert que le Parti libéral pour lequel ils avaient voté avec l’intention de se débarrasser du gouvernement péquiste n’était pas le parti centriste dont ils avaient gardé le souvenir.Les réformes mises en avant ont vite pris leur sens.La modernisation de l’État québécois cachait en fait la remise en cause de plusieurs acquis.La première attaque contre le «modèle québécois» a été d’autant plus vivement ressentie que le gouvernement Charest rompait ainsi son engagement électoral explicite de ne pas hausser les frais de garde dans les centres de la petite enfance.«On n’a pas voté pour ça!», ont répliqué les parents dans un slogan qui a fait florès.Cette phrase a été reprise par les opposants aux défrisions municipales, à la révision du régime d’assurance automobile, à l’abolition de l’article 45 du Code du tra- L ?I I vail sur la sous-traitance et à l’adoption d’une loi sur les partenariats public-privé.L’opposition des Québécois au moindre geste du premier ministre — ajoutons à la liste des controverses les subventions aux écoles privées juives, les compressions de 103 millions à l’aide aux étudiants, la centrale au gaz du Suroît, l’installation du CHUM au centre-ville de Montréal, la privatisation du mont Orford — n’a pas affecté l’assurance affichée par celui-ci.Apparemment, du moins.«On maintient le cap», répétait-il toujours à ses militants.Néanmoins, ses reculs et ses valses-hésitations ont créé l’impression d’un appareil hors de contrôle.Un des problèmes de ce gouvernement était alors la faiblesse de l’équipe ministérielle et l’absence de direction.N’eût été quelques ministres, dont Philippe Couillard à la Santé et Monique Jérôme-Forget au Conseil du trésor, ces trois premières années auraient été une catastrophe totale.Le premier a réussi à reprendre en main, du moins en partie, les services de santé.Si les urgences débordent encore souvent et si la pénurie de médecins et d’infirmières persiste, on peut néanmoins constater un progrès général.Quant à la présidente du Conseil du trésor, elle a exercé un contrôle des finances qui a permis au gouvernement de dégager une certaine marge de manoeuvre.Cela n’a toutefois pas suffi pour lui permettre de diminuer les impôts d’un milliard de dollars par année, ce qui était la grande promesse du programme libéral.Ces 12 derniers mois, le premier ministre a toutefois dû reprendre son gouvernement en main.La direction est devenue plus sûre et un changement de cap s’est doucement effectué.On peut même parler de métamorphose.Comprenant enfin que les Québécois voulaient un gouvernement plus centriste et qu’ils auraient de toute façon le dernier mot, le gouvernement Charest s’est transformé au point de devenir presque aussi social-démocrate que le Parti québécois.D’ailleurs, plusieurs des mesures dont Jean Charest se dit aujourd’hui le plus fier avaient été pilotées par un gouvernement péquiste.C’est le cas des congés parentaux, de l’équité salariale et de l’entente sur la diversité culturelle à l’UNESCO.Il a aussi bien saisi l’état de l’opinion publique en adoptant un plan vert vigoureux.D a également profité de l’arrivée du gouvernement Harper à Ottawa pour faire avancer les revendications historiques du Québec.Au cours de cette dernière année, la méfiance d’une partie de l’électorat s’est atténuée, mais pas au point de garantir au Parti libéral, en ce début de campagne, un deuxième mandat Reste à savoir lequel des deux visages du gouvernement Charest est le vrai, celui de l’idéologue conservateur des premières années ou celui du centriste des derniers mois.Pour pouvoir répondre à cette question, il faudrait savoir à quelle période le premier ministre fait référence quand il prononce le mot «continuité».Le retrait de Blair lors que l'administration Bush augmente et concentre à Bagdad les troupes chargées d’atténuer les tensions entre chiites et sunnites, voilà que le premier ministre Tony Blair annonce ou plutôt confirme le retour au bercail de quelques centaines de militaires britanniques d’ici décembre 2007.Dans la foulée, Blair a Serge Truffaut confié que si la pacification de l’Irak devait prendre l’ampleur souhaitée, le nombre de soldats qui reprendront la direction du Royaume-Uni se chiffrera par milliers.En un mot, la taille du contingent se confondra avec minceur à la fin de 2008.A l’origine de ce repli, il y a essentiellement deux variables: la paix relative qui distingue les trois provinces du pays placées sous la direction des Britanniques et le rythme pris par la recomposition et l’entraînement de l’armée irakienne.Peut-être faudrait-il en ajouter une troisième: la cote de popularité de Blair étant à son plus bas, ce dernier souhaitait retrouver un peu de la faveur d’antan avant de remettre les clés du 10 Downing Street à l’actuel ministre des Finances, Gordon Brown.En ce qui concerne le calme, relatif, on le répète, qui a cours dans le sud de l’Irak, il s’explique avant tout par un facteur religieux.A Bas-sora, deuxième ville en importance du pays, et dans les environs, les chiites sont plus que majoritaires.Cette région n’a jamais été le théâtre d’affrontements sanglants comme ceux qui se poursuivent dans la capitale.Maintenant, en ce qui a trait à l’efficacité de l’armée et de la police, le.temps a fait son œuvre.Aujourd’hui, on estime que le contingent militaire irakien en mesure ou presque en mesure d’épauler les forces de la coalition se compose d’environ 120 000 hommes.La police?Ses effectifs s’élèveraient à 135 000.Tout logiquement, il est plus aisé aujourd’hui de dater le retour de militaires étrangers.Cela étant, contrairement à ce que laisse croire l’annonce faite par Blair, la gestion ou, plus exactement, la suite de ce dossier appartient à Gordon Brown.Celui-ci va succéder à Blair au cours des prochains mois, voire au cours des prochaines semaines.En effet, peu de jours passent sans que le public, par sondages interposés, ou des acteurs influents de la scène politique prient Blair de plier bagage au plus vite.Quoi d’autre?Le soutien de Gordonsjjfrown à l’invasion de l’Irak ayant été tiède dès le début de cette sinistre aventure, il ne serait pas étonnant qu’il devance le rappel des autres, histoire d’enquiquiner son frère ennemi: Tony Blair.Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE JACau# VtfMÎ ÇolT L'ARTilrLÊHic Si W'tN ! 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