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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2007-03-19, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LE LUNDI 19 MARS 2007 A 2 ^20 / V Jacques Parizeau vient prêter main-forte à François Rebello dans La Prairie m PEDRO RUIZ LE DEVOIR Dans une allocution de près de 30 minutes, dans la circonscription de La Prairie, l’ancien premier ministre Jacques Parizeau a vanté le progressisme du Parti québécois.L’organisation de François Rebello, le candidat du coin, a également reçu l’appui des ténors souverainistes Monique Richard et Louise Harel.FRÉDÉRIC DAIGLE Discret depuis le début de la présente campagne électorale, Jacques Parizeau a fait une entrée remarquée, hier, en y allant d’un long discours lors d’une assemblée partisane dans la circonscription de La Prairie, afin de prêter main-forte au candidat péquis-te François Rebello.L’organisation de François Rebello a également reçu l’appui des ténors souverainistes Monique Richard et Louise Harel au cours de cette assemblée, où environ 150 militants étaient réunis.Dans une allocution de près de 30 minutes, l’ancien premier ministre a vanté le progressisme du Parti québécois, rappelant que plusieurs mesures récupérées par les libéraux avaient d’abord été instaurées par les différents gouvernements péquistes dans le passé.«Lesgarderies à 5$ — c’est 7$ maintenant —, c’est le Parti québécois ça, a déclaré M.Parizeau.L'assurance médicament aussi.On peut bien se chicaner et dire que ça a coûté plus cher que prévu, je comprends tout ça.Mais il reste que c’est une mesure unique, mise de l’avant par le PQ.Et que dire de l’équité salariale dans la fonction publique.Oui, il faut féliciter Mme [Monique] Jérôme-Forget d’avoir bien complété la négociation avec les syndicats, mais c’est le PQ qui a lancé ce projet.» L’économiste a dénoncé la mauvaise situation économique dans laquelle les libéraux ont plongé le Québec, avec «les fermetures d’usines qui se succèdent depuis qu’ils sont au pouvoir».M.Parizeau a également profité de cette tribune pour répliquer aux critiques du PQ qui l’accusent de se ranger vers la droite et de «s'embourgeoiser» en spécifiant qu’il n’y avait pas, sur l’échiquier politique québécois, de parti phis progressiste et privilégiant davantage les mesures sociales que le Parti québécois.«Le Parti québécois reste, sur le plan des programmes, des idées et de la vision qu’il a de la société, le parti le plus progressiste dans notre société.» N’abordant le sujet d’un éventuel référendum qu’en toute fin de discours, il a rappelé que la seule façon pour les souverainistes d’obtenir un pays était de porter le PQ au pouvoir le 26 mars prochain, invitant au passage les électeurs qui se disent souverainistes mais qui comptent voter en faveur de l’ADQ — ou ne pas voter du tout — à «montrer m peu plus de sérieux».«On a un objectif qui est de construire notre pays.Pour construire notre pays, ça prend un référen- dum.Pour tenir un référendum, il faut que le PQ soit au pouvoir.S’il fallait que tous les couples se séparent à chaque fois qu’il y a un conflit, il n’y aurait pas beaucoup de couples.Alors, pendant ces cinq semaines de campagne, il faut tous pousser dans la même direction.De pouvoir dire à vos enfants et à vos petits-enfants que vous étiez là serait une très belle histoire à raconter.» Presse canadienne Charest monte le ton contre FADQ PEDRO RUIZ LE DEVOIR *¦ i ^ Jean Charest et son épouse, Michèle Dionne, ont participé à la messe que célébrait le cardinal Jean-Claude Turcotte à la basilique Saint-Patrick pour souligner la fête des Irlandais.Le chef libéral, dont la mère était d’origine irlandaise, se dit croyant.EN BREF Tremblay veut que les chefs parlent de Montréal Le maire de Montréal Gérald Tremblay, ne voit pas un avenir très reluisant pour la métropole si un gouvernement de l’Action démocratique du Québec devait appliquer son engagement d’abolir les conseils d’agglomération.A la sortie de la messe célébrant hier la fête des Irlandais à la basilique Saint-Patrick, le maire Tremblay a dit souhaiter que les chefs de parti fassent connaître leurs engagements pour Montréal.Sans prendre parti pour l’un ou l’autre, M.Tremblay a toutefois laissé entendre que la proposition adéquiste ne lui plaisait pas du tout «Vous ne pensez pas que Montréal mérite mieux qu’un autre débat de structures?», a-t-il dit aux journalistes qui l’entouraient La dernière semaine de campagne doit notamment servir à éclairer les électeurs sur la vision des trois principaux partis politiques pour Montréal, croit le maire Tremblay.MM.Charest, Bois-clair et Dumont prononceront une allocution devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.«Les régions sont importantes, mais Montréal aussi.J’ai bien hâte d’entendre la vision de tous les chef de parti sur le rôle qu’ils voient pour la métropole du Québec», a dit Gérald Tremblay.Ce dernier a par ailleurs souligné «l’entente historique» survenue en pleine campagne électorale sur le partage régional des coûts du métro de Montréal.«C’est la première fois dans l’histoire de Montréal que nos partenaires de la communauté métropolitaine de Montréal acceptent de payer me part pour le déficit des infrastructures et de l’exploitation du métro.Mais il reste encore beaucoup à faire pour le transport en commun», prévient-il.- Le Devoir KATHLEEN LÉVESQUE Longueuil — Avec l’ADQ au pouvoir, le Québec aurait des allures de «jungle», a prévenu hier Jean Charest Depuis quelques jours, le chef du Parti libéral monte le ton à l’endroit de son adversaire adéquiste, dont les appuis ne cessent de croître, selon le dernier sondage Léger Marketing.La veille, M.Charest a dit que l’ADQ était «une coquille vide».Hier après-midi, il a participé à une réunion partisane dans l’arrondissement Saint-Hubert de la ville de Longueuil où il a harangué quelques dizaines de militants de la circonscription de Vachon.«L’ADQ dit n’importe quoi sans le chiffrer et demande un chèque en blanc.[.] Construire le Québec, ça ne se fait pas par l’abolition de tout ce qui bouge pour plaire à la première personne qu’on rencontre», a-t-il dénoncé.Le chef libéral a expliqué que Mario Dumont proposait d’abolir le Conseil de la fédération, les commissions scolaires, le fonds des générations, Emploi-Québec et les conseils d’agglomération.«Il y a une expression pour ça: bienvenue à la jungle de l’ADQ, le chaos, la confusion», a tonné Jean Charest Comme un écho, une dame a aussitôt lancé dans le même élan: «Un gros zéro».Selon M.Charest la population a le choix entre les «chicanes» d’un gouvernement du Parti québécois qui promet un référendum «le plus vite possible» et la «chaise vide» de l’ADQ.«Entre les chicanes d’André Boisclair et la chaise vide de Mario Dumont, il y a tout le Québec et tous les intérêts supérieurs du Québec et le Parti libéral pour se battre pour notre avenir.C’est ce chapitre que nous allons écrire demain qui porte notre signature», a-t-il lancé en se référant au règlement du déséquilibre fiscal.La circonscription de Vachon, en Montérégie, est dans la mire du PLQ.En 2003, le PQ l’a gagnée par 236 voix.Plus tôt en matinée, Jean Charest a participé à la messe que célébrait le cardinal Jean-Claude Turcotte à la basilique Saint-Patrick pour souligner la fête des Irlandais.M.Charest dont la mère était d’origine irlandaise, a expliqué qu’il était croyant.«Je suis catholique.Je suis croyant, mais je vous avoue d’emblée que je ne suis pas très pratiquant; je ressemble aux gens de ma génération.[.] Les valeurs sont très importantes, y compris les valeurs laïques», a dit M.Charest Par la suite, il a pris part au défilé de la Saint-Patrick au centre-ville, s’arrêtant régulièrement pour saluer les personnes installées le long du trottoir.En soirée, sur les ondes de Radio-Canada, c’est un Jean Charest détendu et moqueur qui a partici- pé à l’épiission Tout le monde en parle.A plusieurs reprises, M.Charest a profité de la tribune pour vilipender le chef de l’ADQ, Mario Dumont, notamment sur les accommodements raisonnables, la position autonomiste de ce dernier et l’absence d’engagements chiffrés.M.Charest a réitéré sa volonté de légiférer pour restreindre la circulation des armes semi-automatiques.C’est le drame au collège Dawson qui l’a inspiré, a-t-il précisé.Et si Jean Charest s’était prononcé contre la création du registre fédéral des armes à feu à une autre époque, aujourd’hui, il reconnaît que c’est un outil utile pour les policiers.L’entrevue s’est déroulée sur un ton bon enfant et s’est terminée par un câlin entre M.Charest et le coanimateur Dany Turcotte qui lui proposait de le réconforter.Le Devoir Le budget fédéral dénoncé par des militants souverainistes ALEXANDRE SHIELDS Un regroupement de militants souverainistes dénonce la décision du gouvernement conservateur de Stephen Harper de déposer aujourd’hui même son budget qualifiant le geste de «grossière manœuvre pour court-circuiter la démocratie québécoise, pour manipuler l’opinion publique, pour acheter l’allégeance des Québécois avec leur propre argent».«Stratégiquement placé une semaine jour pour jour avant l’élection au Québec, il est clair que ce budget visera à faire miroiter aux Québécois des milliards, par ailleurs déjà payés par nos impôts, dans le but de démontrer les grands avantages du régime fédéral, de soutenir les partis fédéralistes québécois et de préparer la campagne fédérale qui suivra», écrivent les auteurs d’un texte que Le Devoir publie aujourd’hui en page A 6.Le texte en question est cosigné par le Conseil de la souveraineté du Québec, les Intellectuels pour la souveraineté, LAufjournal, le Mouvement national des Québécoises et Québécois, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et l’Union des écrivaines et écrivains du Québec.Les auteurs soutiennent essentiellement que «le gouvernement de la nation québécoise est assujetti aux décisions d'une autre nation — la nation canadienne-anglaise — pour boucler son budget.Le “cadre financier'’des promesses électorales de Jean Charest le fédéraliste et de Mario Dumont qui se dit “autonomiste” sera finalement défini par le “cadre financier fédéral qu’il faudra quêter d’an- née en année, sans aucune garantie de succès».Les auteurs rappellent qu’entre 1993-94 et 2003-04, «les revenus fédéraux perçus au Québec ont augmenté de 58 % et les transferts fédéraux de 5.8 %».Ils évaluent donc à près de 3.9 milliards par année l’augmentation des transferts des impôts fédé raux au gouvernement du Québec, comme «minimum» pour rétablir les paiements de transfert à leur niveau antérieur.Quoi qu’il en soit, ajoutent-ils, «[.] que le budget Harper rétablisse totalement ou partiellement ses contributions à la santé, à l’éducation et à la péréquation, cela n’empêchera jamais ce gouvernement ou un autre qui le remplacera de recommencer à recréer un autre déséquilibre fiscal dans un an ou deux, comme le gouvernement Chrétien-Martin l’a fait contre les intérêts du Québec il y a quelques années.Encore moins d’ef-facer les dix années de turbulences et de souffrances dont les malades et les jeunes du Québec ont fait les frais».Et selon eux, si «l’encadrement du pouvoir de dépenser du fédéral» était annoncé dans l’énoncé budgétaire, cela «ne ferait qu ’empêcher le gouvernement canadien de dépenser dans des champs de compétence du Québec sans son accord Cela pourrait ralentir la centralisation, mais ne donne-rait aucun pouvoir à notre État national pour s’attaquer à nos problèmes de société».Dans ce contexte, la seule option souhaitable pour les Québécois consiste à se «construire un pays», concluent-ils.Le Devoir Boisclair, victime de la «méthode du sablier» Le chef du PQ prend ses distances par rapport au «renouveau pédagogique» ANTOINE ROBITAILLE Le chef péquiste André Boisclair a soutenu hier que comme jeune élève, il avait été «victime» de la «méthode du sablier» et que cette épreuve l’a rendu sceptique à l’égard des expériences pédagogiques radicales.«f ai appris à écrire au son à l’école primaire: fa fe fi fofu.Ba be bi bo bu.», a-t-il exptiqué hier pour décrire la méthode en question, lors d’un point de presse à L’Espace GO à Montréal.Cette méthode avait été conçue dans les années soixante par les chercheurs québécois Robert et Gisèle Préfontaine, et a été introduite dans de nombreuses écoles dans les années 70.Elle est souvent désignée comme étant à la source de nombreuses carences linguistiques de Québécois qui ont aujourd’hui entre 35 et 45 ans.M.Boisclair, qui aura 41 ans le 14 avril, s’est dit content hier que cette méthode ait été «condamnée».Il estime avoir eu la «chance», après le primaire, de recevoir un enseignement du français «très très classique avec la grammaire Grevisse, les règles que j’ai apprises les unes après les autres, par cœur».Grâce à cet enseignement et à des «exercices de stylistiques», il estime avoir pu «rattraper un certain retard».Mais des lacunes demeurent, croit-il: «Encore aujourd’hui, je suis constamment dans le dictionnaire.deux “m’’ ou un “m" ?deux T ou un T?— pas constamment, mais régulièrement — Pour être sûr que j’écris correctement mon français», avait-il précisé lors d’un entretien au Devoir en début d’année.Morale de l’histoire \ «Je ne vois pas pourquoi les Québécois devraient toujours être les premiers à innover en tout.[.] Sur ces questions, je suis plutôt conservateur», avait-il ajouté.D’ailleurs, hier, il s’est dit «extrêmement sceptiqi/te» face à ce que le ministère de l’Éducation appelle maintenant «le renouveau pédagogique».Selon lui, «sous l’administration libérale», la réforme a connu «des dérapages» et du «flou».Il faut revenir à l’essentiel de la réforme, qui n’était pas «pédagogique» au départ puisqu’elle portait sur le contenu et non le contenant de l’éducation.«C’était un recentrage sur les matières de base.Plus d’heures de français, plus d'heures de mathématiques, plus d’enseignement des sciences», a-t-il expliqué.Ainsi, pour réussir la réforme, il faudrait selon hn la recentrer, corriger les dérapages, «faire preuve de leadership sur la question du bulletin».Ensuite, offrir un meilleur soutien, «en particulier dans les milieux défavorisés», notamment en diminuant les «ratio profélèves».Dans sa «feuille de mute» — la plateforme électorale — le PQ dit vouloir garder l’école ouverte de 8 heures à 17 heures et offrir un meilleur encadrement au secondaire grâce à la création de postes de tuteur en première et deuxième secondaire.Par ailleurs, M.Boisclair s’est avoué «renversé» par les fautes sur le blogue du Parti québécois.«Je ne veux pas faire la leçon à personne mais une des façons de respecter et de célébrer notre fierté c'est de bien écrire et parler notre langue.» Le Devoir MARS 2007 ÉLECTIONS GÉNÉRALES 4 VOTE PAR ANTICIPATION 18 ET 19 MARS - 9 h 30 à 20 h üD LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846) www.electionsquebec.qc.ca Parce qu un vote, ça compte ?s * « 7444 LE DEVOIR, LE LUNDI 19 MARS 2007 ACTUALITES Programme de prestations pour enfants Ottawa veut faire plus contre la fraude «Le contrôle de la mise en œuvre du programme doit être amélioré» Ottawa — Le gouvernement fédéral va accentuer ses efforts pour détecter les fraudes qui auraient pu être commises dans le cadre de ses programmes de prestations pour entants, qui totalisent neuf milliards.Cette décision fait suite à un rapport qui établit que l’Agence du revenu du Canada fait preuve de négligence dans la lutte contre la fraude.Selon ce rapport, l’agence doit faire davantage pour s’assurer que les chèques mensuels expédiés aux familles nécessiteuses ne soient pas envoyés au nom d'enfants «potentiellement inexistants».«Le contrôle de la mise en œuvre du programme doit être amélioré, pour pouvoir gérer adéquatement le risque de paiements erronés», mentionne le rapport de vérification, qui a été achevé en novembre de l’an dernier.L’agence a donc l’intention de commencer à vérifier les dossiers de naissance, de se servir d’ordinateurs pour analyser les activités suspectes et d’utiliser les données du recensement de 2006, récemment rendues disponibles, pour mettre au jour les réclamations factices.Les vérificateurs ont examiné la Prestation fiscale pour enfant et les crédits pour la taxe sur les produits et services (TPS) et la taxe de vente harmonisée (TVH), qui ne sont accessibles qu’aux familles et résidants à revenus bas ou modestes.L’an dernier, le programme de prestation pour enfants a versé 9,3 milliards pour 5,3 millions d’enfants de moins de 18 ans, en vertu d’une formule complexe qui tient compte du revenu familial.Le crédit pour la TPS-TVH attei- gnait 3,3 milliards l’an dernier, et a été accordé à 9,5 millions de contribuables à faibles revenus sous forme de paiements mensuels.Les prestations de ces deux programmes ne sont pas imposables.En juillet dernier, le gouvernement conservateur a ajouté la Prestation universelle pour enfants au panier des programmes à l’intention des familles, mais ces paiements — qui sont imposables — n’ont pas été examinés par les vérificateurs.Les enquêteurs ont constaté que l’Agence du revenu était extrêmement efficace dans l’envoi des chèques, mais qu’elle ne s’assurait pas suffisamment que cet argent va au bon endroit Selon le rapport il est crucial que l’agence vérifie toutes les réclamations avant de poster un chèque, parce qu’aucun des deux programmes n’est autorisé à exiger des intérêts ou des pénalités en cas de versements excédentaires, et qu’il est souvent impossible de récupérer les trop-perçus chez les Canadiens à revenus modestes.Toujours d’après ce rapport, le programme de crédits pour la TPS-TVH connaît également certains problèmes: 250 000 personnes auraient reçu un paiement en trop atteignant 220 $ en moyenne.Une porte-parole de l’Agence du revenu du Canada a indiqué que des mesures ont déjà été prises pour faire appel à un plus grand nombre de spécialistes en dépistage de la fraude, et pour relier différents systèmes informatiques afin de détecter plus rapidement les problèmes.Presse canadienne En 2006, le programme de prestation pour enfants a versé 9.3 milliards pour 5.3 millions d’enfants de moins de 18 ans Chasse : le Canada se dotera de normes « historiques » MIKE OLIVEIRA Toronto — Dans la foulée d’un plan européen visant à déterminer si la chasse aux phoques est pratiquée sans cruauté, le Canada prépare sa réponse aux pres-sions internationales dans un autre dossier relatif aux droits des animaux, sous la forme d’un plan qu’un groupe parrainé par le gouvernement qualifie de «modèle pour le monde».Même des militants pour les droits des animaux appuient cet accord sur des normes internationales pour le piégeage sans cruauté, que des législateurs provinciaux espèrent faire adopter dans tout le pays dès cette année.Ces normes, qualifiées d'«historiques» et «uniques» par Rob Cahill, le directeur exécutif de l’Institut de la fourrure du Canada, ont été élaborées en réaction aux protestations qui ont débuté dans les années 1980 à propos de la chasse et de la trappe d’animaux sauvages au Canada et dans d’autres pays.«H n’existe aucun autre traité international, où que ce soit, qui réglemente la pratique de la chasse sans cruauté», a déclaré M.Cahill, dont l’organisation sans but lucratif a été mise sur pied par le gouvernement fédéral en 1983, pour effectuer des recherches et faire des recommandations au sujet de l’industrie de la fourrure.Il y a presque 20 ans, des pays européens avaient appuyé une déclaration bannissant le recours aux pièges à mâchoires, et prévenu les autres pays qu’ils interdiraient l’importation de fourrure de tout pays qui utiliserait cette méthode.Soucieux de pouvoir exporter ses fourrures en Europe, le Canada a alors commencé à négocier des règlements couvrant plusieurs types de piégeage et toute une série d’animaux sauvages.Ep 1997, le Canada, la Russie, les États-Unis et l’Union européenne ont convenu de développer les nouvelles normes et deux ans plus tard, le Canada et l’UE ont décidé de fixer à huit ans le délai pour leur entrée en vigueur.Selon M.Cahill, les pays européens qui ont blâmé le Canada auparavant ont eux-mêmes du mal à respecter les délais d’application des nouvelles normes.L’Europe ne compte pas pouvoir les mettre en œuvre avant 2012, a-t-jl souligné.A son avis, le Canada a fait beaucoup plus que n’importe quel autre pays dans ce dossier, tandis que l’Europe n’a à peu près rien fait.Des groupes de défense des droits des animaux considèrent l’entente comme insuffisante, mais l’Association canadienne du piégeage sans cruauté l’appuie, a indiqué son porte-parole Jim Bandow.Presse canadienne Marc GREGOIRE L'acliuite physique el la santé Cahier» 144 pages‘20$ ISBN 978-2-7601-6918-0 Guide-corrigé »216 pages »75$ ISBN 978-2-7601-6919-7 Pour le lor cycle du secondaire ûuÉRiNj éditeur itéo En uente dans (ouïes les librairies 514*842-3481 Los prix sont indiqués sous rosorve de modifications.OGM : l’industrie surestimerait les coûts de l’étiquetage obligatoire Selon une étude critique, la pratique coûterait sept fois moins cher par an que ce que l’industrie prétend ALEXANDRE SHIELDS Les coûts liés à l’étiquetage obligatoire des organismes génétiquement modifiés (OGM) au Québec seraient largement inférieurs à ce qu’a toujours avancé l’industrie agro-alimentaire, selon une «évaluation critique» d’une étude commandée par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec et rendue publique hier par une coalition d’organismes regroupant agriculteurs, consommateurs et écologistes.Selon ladite étude, réalisée par Martin Cloutier, du département de management et technologie de l’Université du Québec à Montréal, les coûts d’implantation d’une telle mesure se chiffreraient à 161,75 millions.Les coûts récurrents liés à son application seraient de 28,371 millions, indique le document intitulé Etude économique sur les coût relatifs à l’étiquetage obligatoire des filières génétiquement modifiées (GM) versus non-gm au niveau québécois.Or une autre étude, réalisée en 2000 par l'entreprise de consultation KPMG, concluait pour sa part que «le coût total pour le consommateur serait de 700 à 950 millions de dollars par an» pour l’ensemble du Canada.Une conclusion corroborée par l’industrie agro-alimentaire.Et cette somme pourrait aisément être revue à la hausse, selon KPMG.Dans ce contexte, le Québec devrait assumer une facture d’«environ 15,0 à 200 millions de dollars par année», estime Eric Darier, de Greenpeace.Le rapport présenté au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec en octobre 2006 confirme donc, selon lui, que «l’industrie de l’agro-alimentaire a grossièrement exagéré les coûts annuels de l’étiquetage obligatoire des OGM, et ceci, sans aucun doute, afin défaire peur aux législateurs pour les empêcher d’aller de l’avant avec l’étiquetage obligatoire des OGM».«En fait, l’ëiquetage obligatoire des OGM coûterait sept fois moins cher par an que ce que l’industrie a toujours prétendu», a ajouté M.Darier.On considère également que l’étude du ministère sous-estime les caparités d’innovation et d’adaptation des entreprises.» 06M: ÉTIQUETAGE OBLIGATOIRE SU QUÉBEC IT0IRE * t: JACQUES GRENIER LE DEVOIE Pour la mise en place de l’étiquetage des OGM, le Québec devrait assumer une facture d’«environ 150 à 200, millions de dollars par année», estime Éric Darier, de Greenpeace.Ainsi, «ce rapport devrait lever le dernier obstacle au dépôt rapide d’un projet d’étiquetage obligatoire des OGM par le prochain gouvernement du Québec», a dit le représentant de Greenpeace, ajoutant que les deux tiers de la population québécoise y sont favorables.Il a rappelé que le Parti libéral s’était engagé, avant l’élection de 2003, à «développer une politique rendant obligatoire l’àiquetage de tous les aliments contenant des OGM, qu’il s’agisse d’aliments non transformés, d’aliments transformés ou d’intrants utilisés dans la transformation».L’étude, présentée hier par des représentants de Greenpeace, de l’Union des consommateurs, d'Option consommateurs et de l’Union paysanne, n’a pas été commandée pour conclure si le gouvernement québécois devait aller de l’avant ou non.Mais parmi les constats qu’il dresse, le rapport indique notamment que «les consommateurs pourraient devoir subir des hausses de prix à la consommation» en raison de la mise en place de l’étiquetage obligatoire.L’étude réalisée en 2000 par KPMG soulignait qu’une réglementation à l'européenne ferait augmenter de 10 % les prix au détail.«Même dans le cas où il y aurait des coûts supplémentaires pour l’étiquetage obligatoire des OGM, il serait pertinent de se demander qui de- vrait payer, a jugé Nalini Vaddapalli, d’Option consommateurs.«Serait-ce aux consommateurs qui ne veulent pas manger d’OGM de payer?» La coalition estime que les géants de la distribution alimentaire au Québec — Loblaws, Métro et IGA—auraient les moyens de payer la somme, eux dont les revenus ont atteint 1,2 milliard de dollars pour l’exercice 2005-2006.Le document remis au MAPAQ soutient en outre qu’un mode d’étiquetage semblable à ce qu’il se fait en Europe, où les produits qui contiennent des OGM doivent être systématiquement étiquetés, serait «peu pratique» et «difficile à mettre en œuvre», «étant donné les structures de production et de transformation agro-alimentaire, qui définissent les constances actuelles de la situation géoéconomique du Québec au Canada et des États-Unis».L’auteur du rapport souligne aussi qu’une telle mesure devrait être accompagnée d’un «ensemble de processus permettant d’assurer la traçabilité des produits».On note également des «divergences importantes» de coûts d’un maillon de la filière agro-alimentaire à l’autre.Pour le secteur de la production, on évoque des coûts récurrents de 3,2 millions, alors que les coûts d’implantation de l’étiquetage sont difficiles à préciser.Pour la transformation, les coûts d’investissements en infrastructure pourraient atteindre 35 millions et les coûts récurrents seraient de l’ordre de 20,8 millions.Pour ce qui est du maillon distribution-commerce de détail, les coûts d’investissement atteindraient environ 123 millions et les coûts récurrents, 2,5 millions.La part initiale du gouvernement québécois serait de 3,7 millions, pour s’établir à 1,7 million annuellement par la suite.Il n’a pas été possible de parler à un responsable du MAPAQ hier pour obtenir des commentaires.Aucun engagement officiel sur l’étiquetage n’a été pris par les libéraux pour cette élection.Le Parti québécois a dit y être favorable.L’Action démocratique n’a pas répondu.Le Parti vert et Québec solidaire s’y sont engagés.Une quarantaine de pays ont déjà mis en place un système d’étiquetage obligatoire.Le Devoir Parti vert Elizabeth May se présentera contre Peter MacKay Antigonish, N.-É.— La nouvelle chef du Parti vert du Canada, Elizabeth May, a annoncé hier qu'elle entendait être candidate dans la circonscription représentée actuellement par le ministre conservateur Peter MacKay aux prochaines élections générales fédérales.Mme May a fait savoir hier qu’elle solliciterait l’investiture de son parti dans Central Nova, en Nouvel-leÉcosse, une circonscription que le ministre des Affaires étrangères, un poids lourd du cabinet de Stephen Harper, représente depuis une décennie.Par respect pour les militants, il y aura un vote de mise en candidature à l’occasion d’une réunion dans la circonscription le 10 avril prochain, a-t-elle aussi indiqué.Mme May a reconnu qu’elle n’avait pas choisi la circonscription la plus facile pour se faire élire à Ottawa.M.MacKay l’a conservée par une majorité de 3300 voix au dernier scrutin fédéral, et son père, Elmer MacKay, l’a représentée du début des années 1970 au début des années 1990.Mais elle a expliqué avoir choisi cette circonscription, de préférence à une circonscription de la Colombie-Britannique ou de l’Ontario, où elle aurait pu avoir la tâche plus facile, parce qu’elle est originaire de la région.«Je veux me présenter là où je suis à l’aise.Je veux représenter une région qui me tient à cœur.» Mme May, qui est née au Connecticut, a vécu au Cap-Breton après avoir immigré au Canada, à l’adolescence, avec sa famille.En novembre dernier, elle a terminé deuxième lors d’une élection complémentaire dans la circonscription ontarienne de London-North-Centre, avec 26 % des voix.Le Parti vert du Canada n’a jamais été représenté à la Chambre des communes, mais un récent sondage le place à égalité avec ou légèrement derrière le Nouveau Parti démocratique dans les intentions de vote des Canadiens.Des observateurs de la scène politique pensent que les libéraux — qui seraient trop heureux d’une défaite de M.MacKay — pourraient éviter de combattre trop vigoureusement Mme May dans cette circonscription.Le leader libéral, Stéphane Dion, a nié qu’il y ait eu une entente avec la leader du Parti vert, mais il ne tarissait pas d’éloges à son endroit «fai beaucoup d’admiration pour Mme May», a-t-il affirmé.Mme May a aussi nié toute entente avec les libéraux.Aux élections de janvier 2006, les Verts avaient recueilli 4,5 % des suffrages, ce qui leur avait assuré un financement fédéral.Mme May, une militante de longue date pour l’environnement a été élue à la tête du parti en août dernier, avec plus de 65 % d’appuis.Presse canadienne Un « espion » conservateur?Une vidéo diffusée sur le site Internet « YouTube » prend en flagrant délit d’espionnage un employé du cabinet conservateur de Stephen Harper.La cible de l’espion en question est le chef libéral Stéphane Dion.La vidéo, présentée avec la trame sonore du film La Panthère rose, met l’accent sur le fait que les taxes des Canadiens servent à payer l’espionnage de l’opposition officielle par le parti au pouvoir.D'une durée d’à peine deux minutes, la vidéo montre un employé de la Chambre des communes, James Murray, en train de filmer le chef libéral Stéphane Dion, alors qu’il prononce un discours en Ontario.Une fois détecté par un militant libéral, «l’espion», arborant lunettes noires et manteau vert, prend la fuite rapidement Un informateur prétendument conservateur rencontré par le quotidien The Gazette indique que ce genre d’opération fait partie des activités secrètes du Parti conservateur.L’informateur qui a désiré garder l’anonymat affinne par ailleurs que les libéraux procèdent au même type d’activités secrètes.Presse canadienne E N Baird rejette le plan vert de Dion Le ministre de l’Environnement fédéral, John Baird, a rejeté le plan des libéraux sur les changements climatiques, le qualifiant d’effort BREF faible et de tactique pour enrichir le gouvernement D a déclaré que c’était le cinquième de Stéphane Dion et les libéraux, mais qu’il n’était pas meilleur.M.Baird a assuré que le plan des conservateurs se comparera avantageusement à celui de M.Dion.- PC
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