Le devoir, 11 mai 2007, Cahier A
DUCEPPE A PEU D’APPUIS AU SEIN DU CAUCUS PÉQUISTE PAGE A4 www.ledevoir.com LE DEVOIR LE VENDREDI 11 MAI 2007 ans.c « Je suis arrive au pouvoir plein d’espoir pour l’avenir de la Grande-Bretagne.Je le quitte avec déplus grands espoirs encore », dit Tony Blair 88c + taxes = 1$ CLAUDE LÉVESQUE Tony Blair a annoncé hier qu’il quittera son poste de premier ministre le 27 juin, après avoir passé un peu plus de dix ans au 10, Downing Street un record pour un politicien travailliste.A la tête d’un parti qu’il avait préalablement transformé en profondeur en le ramenant au centre, ce fils d’une famille de la classe moyenne formé dans les meilleures écoles du royaume aura aussi, pendant ces duc années, laissé sa marque sur son pays, quoique le bilan de son action soit loin de faire l’unanimité parmi ses compatriotes.J’ai été le premier ministre de ce pays pendant un peu plus de dix ans.Je crois que c’est assez long, non seulement pour moi mais également pour le pays», a-t-il dit hier aux militants du parti travailliste réunis dans la circonscription de Sedgefield (nord-est de l’Angle- 60 % des Britanniques pensent que Tony Blair devrait laisser l’image d’une force de changement, même si ce changement n’a pas toujours été positif terre), qu’il représentait depuis 1983.«Je suis arrivé au pouvoir plein d’espoir pour l’avenir de la Grande-Bretagne.Je le quitte avec de plus grands espoirs encore», a-t-il ajouté après avoir énuméré ses principales réalisations.Porté au pouvoir une première fois avec une très forte majorité en mai 1997, puis réélu aussi facilement en 2001, Tony Blair a vu sa popularité chuter après sa décision de participer aux côtés de George W.Bush à la guerre en Irak au printemps 2003, un choix qui a profondément divisé les Britanniques.L’annonce du départ de M.Blair ne constitue en aucune façon une surprise puisqu’il avait promis, l’automne dernier, de quitter son poste avant septembre 2007.Déjà, avant de briguer avec succès un troisième mandat en 2005, il avait indiqué que ce serait le dernier.Le ministre des Finances Gordon Brown, dont les relations avec Tony Blair ont souvent été orageuses, est considéré comme son successeur probable.M.Brown a rendu hommage hier aux «réalisations uniques» et au «leadership unique» de son patron.Une rumeur jamais confirmée prétend que Gordon Brown avait en 1994 laissé à son cadet les rênes du Labour, étant entendu que ce dernier lui céderait le 10, Downing Street au milieu d’un second mandat.L’annonce du départ de Tony Blair survient dans VOIR PAGE A 10: BLAIR Gordon Brown, ou la patience récompensée, à lire en page B 9 Le PQ prend trop de place, estime l’ADQ Les libéraux promettent la tolérance zéro en matière linguistique ANTOINE ROBITAILLE Québec — L’Action démocratique du Québec estime que le président de l’Assemblée nationale, Michel Bissonnet, a été «trop généreux» à l’endroit du Parti québécois dans sa décision rendue hier sur le partage du temps de parole en Chambre.«Je crains que ça limite l’opposition dans son rôle de surveillance du gouvernement», a déploré le leader adéquiste Sébastien Proulx.Le Parti québécois, lui, estime que le président a bien «saisi le nouveau contexte», selon ce qu’a déclaré Diane Lemieux, soulignant que le PQ occupe 46 % des sièges d’opposition.Pour distribuer 60 % de ce temps à l’ADQ et 40 % au PQ, M.Bissonnet a dû limiter le temps accordé à chaque question et aux réponses, mais aussi le nombre de questions «complémentaires» (sous-questions) que peut poser un député.Il a même jugé nécessaire «d’encar-caner» — selon le mot de M.Proulx—l’échange ouvrant toute «période de questions et de réponses orales» entre le chef de l’opposition et le premier ministre en limitant la quantité de questions «complémentaires» du chef de l’opposition.L’effet sur ce moment clé de VOIR PAGE A 10: ADQ ¦ Jérôme-Forget déposera son premier budget le 24 mai, page A 4 INDEX Sébastien Proulx Annonces.B 6 Monde.B 9 Avis publics.B 4 Mots croisés.B 4 Cinéma.B 3 Nature.B 8 Décès.B 6 Reste.B 7 Éditorial.A 8 Sudoku.B 7 Idées.A 9 Télévision.B 2 Météo.B 7 Week-end.B1 Une menace?Quelle menace?Le Canada est-il moins sécuritaire qu’avant?Rien n’est moins sûr.Depuis les attentats du 11-Septembre en sol américain, pas un jour ne passe sans que la menace terroriste fasse son chemin jusque dans nos journaux et nos bulletins de nouvelles, une tendance qui s’est alourdie ces derniers mois avec l’envoi de militaires canadiens en Afghanistan.Est-ce à dire que le Canada est moins sécuritaire qu’avant?Rien n’est moins sûr.LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Trois-Rivières — Encore une fois hier, la menace terroriste a défrayé les manchettes avec cette commission d’enquête qui cherche à faire la lumière sur l’attentat perpétré contre un vol d’Air India en 1985.C’est qu’au-delà du douloureux et nécessaire exercice de reconstitution, l’ex-juge John Major cherche aussi à tirer les leçons de cette tragédie pour affiner la lutte du Canada contre le terrorisme, notamment le terrorisme sikh.Pourtant, selon une étude présentée cette semaine au 75e congrès de l’Acfas, les activités terroristes n’ont jamais été aussi rares au pays depuis 1973.Pour paraphraser Shakespeare, les médias feraient donc beaucoup de bruit pour rien lorsqu’il s’agit A C f a s Waiter de la menace terroriste en sol canadien?Force est de reconnaître que oui, explique le criminologue VOIR PAGE A 10: TERRORISME «Le 11-Septembre a changé le monde en ce sens qu ’il a fait en sorte qu ’on parle comme jamais du terrorisme aujourd’hui, mais sur le terrain, l’activité terroriste est franchement au plus bas » UQAM: exit lePPP Les universités devront obtenir l’autorisation de Québec avant de lancer des chantiers KATHLEEN LÉVESQUE Québec avait prévenu le recteur de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Roch Denis, que son projet immobilier de l’îlot Voyageur ne respectait aucune des conditions d'un partenariat public-privé (PPP).Le désastre financier de l’UQAM ne peut donc être confondu avec cette formule que Québec brandit comme une vision d’avenir.C’est ce qu’a soutenu hier Monique Jérôme-Forget, présidente du Conseil du trésor et ministre des Finances, lors d’un entretien avec Le Devoir.Outrée que l’UQAM ait fait courir la rumeur selon laquelle il s’agissait d’un PPP, Mme Jérôme-Forget a rappelé que l’association d’affaires de l’UQAM avec la firme Busac résulte d’abord et avant d’un «travail mal fait».«Le recteur Roch Denis est venu me voir une fois le contrat signé et m’a dit avoir fait un PPP.Je lui ai dit: “Pauvre monsieur, êtes-vous allé en appel d’offres, en appel de qualification?Quel est le partage de risques?” Il n’était pas capable de répondre.Eh bien, je lui ai dit: “Ne pariez jamais d’un PPP”», a raconté la ministre.Le contrat entre l’UQAM et Busac n’a fait l’objet d’aucun appel d’offres public ni d’aucun pim d’affaires sérieux, a précisé Mme Jérôme-Forget Selon elle, Roch Denis cherchait auprès d’elle un appui qu’il n’a pas obtenu.«Il voulait essayer de camoufler le fait que c’était un contrat fait en catimini, a-t-elle affirmé.C’est un contrat fait entre une personne et Busac directement.Le pire dans tout ça, c’est que tous les risques sont assumés par l’UQAM.C’est le contraire d’un PPP.» Cette rencontre a eu lieu bien avant que les projets immobiliers de l’UQAM ne dégénèrent en crise.«Il voulait probablement que je l’applaudisse d’avoir fait un PPP.Or ce n’est pas un PPP Je lui ai dit carrément qu’d était à côté de la plaque», a ajouté Mme Jérôme-Forget, qui se rappelle avoir rapidement donné congé au recteur.Lorsque Le Devoir a révélé, l’automne dernier, des dépassements de coûts de 40 millions de dollars pour la construction du Complexe des sciences, le processus décisionnel a été remis en cause.Sous la pression, Roch Denis a présenté sa démission.La semaine dernière, Le Devoir a démontré que VOIR PAGE A 10: UQAM «Le recteur voulait essayer de camoufler que c’était un contrat fait en catimini », dit Monique Jérôme-Forget AGENCE FRANCE-PRESSE STORES SUR MESURE BOIS ou PVC.TÏIKTIS ET C0Û LEURS À VOTVt CHOU.ut RABAIS SERVICE DE DECORATION GRATUIT* SERVICE A DOMICILE Boutique de decoration Claude Bouchard 2362 Beaubien r.stf Mtl 514-231-8677 ivoc tout achat do lOOS et INSTALLATION GRATUITE RIDEAUX, DRAPERIES, DOUILLETTES, TRRKLES, STORES, TOILES, PERSIENNES, AZTEC, SISAL, IERBER, ORIENTAL MODERN, CtUMKNIE, PRÉUIT ORAGE BOIS-FRANC OU FLOTTANT ji LE DEVOIR, LE VENDREDI 11 MAI 2007 A 2 LES ACTUALITES Haro sur Sam Hamad T T?».¦ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Ul MINISTRE de la Solidarité sociale, Sam Hamad, ne s’est pas fait beaucoup d’amis en déclarant, au lendemain de son assermentation, que les «BS qui n’ont pas de contraintes sévères à l’emploi ne sont pas intéressés à aller travailler actuellement», sous prétexte qu’ils «ont tout: les soins dentaires, les médicaments, la garderie».Hier, en plein cœur de la Semaine des personnes assistées sociales, des militants de l’Organisation populaire des droits sociaux (OPDS) sont venus rappeler à M.Hamad qu’avec un revenu de 572,08 $ par mois, «toutes nos journées sont entièrement occupées à notre survie».L’organisme craint que l aide sociale version Hamad ne devienne «un outil de contrôle social et de maintien des pauvres dans un état de survie permanent».Le ministre s’était excusé de ses propos quelques jours après les avoir tenus.Étudiants étrangers Quatre fois plus cher pour étudier le français au Québec EN BREF Des gardes armés dans les parcs?Les gardes de Parcs Canada pourraient bientôt porter des armes de poing pour remplir leur mission.Un agent d'appel chargé de régler les litiges concernant le Code canadien du travail a en effet ordonné hier à Parcs Canada de mieux armer ses gardes chargés de la sécurité dans les parcs, à la suite de l’étude d’un cas qui traîne depuis sept ans devant les tribunaux.Le garde Douglas Martin alléguait qu'il a été mis dans des situations potentiellement dangereuses sans être adéquatement protégé.Au bureau de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), qui représente les gardes-parcs, on mentionne que les situations à risque sont nombreuses pour les gardes.«C’est surtout vrai dans les régions éloignées où la GRC n’est pas présente», indique Patty Du-charme, vice-présidente exécutive à l'AFPC.In loi sur les parcs nationaux donne aux gardes-parcs le mandat de faire respecter l’ordre à l’intérieur des limites des parcs, ce qui veut notamment dire de procéder à l’arrestation des braconneurs (qui sont par définition armés) et des chauffards.L’AFPC demande maintenant à Parcs Canada de prendre acte de la décision le plus rapidement possible.Le Devoir Six jours pour voter Le gouvernement fédéral veut tenter de faciliter et de stimuler le taux de participation aux élections fédérales en ajoutant deux jours de vote par anticipation à ceux déjà existants.Déposé mercredi à la Chambre des communes, le projet de loi du ministre de la Réforme démocratique, Peter Van Lian, accorderait aux Canadiens un total de six jours pour aller voter aux prochaines élections: cinq par anticipation, en plus du jour même du vote.Actuellement, trois jours de vote par anticipation sont prévus par la loi, les vendredi, samedi et lundi précédant les élections (une dizaine de jours avant le scrutin).Le gouvernement ajouterait donc le dimanche de la même fin de semaine, en plus du dimanche qui se trouve à la veille du scrutin.Cette dernière journée de votation se ferait dans les mêmes conditions que le jour officiel, avec le même nombre de bureaux ouverts.Le taux de participation aux élections fédérales diminue régulièrement depuis une vingtaine d’années, ayant at- teint un creux de 60 % en 2004.En comparaison, près de 80 % de la population avait participé aux élections ayant porté John Diefenbaker au pouvoir en 1958 et en 1962.- Le Devoir Au cinquième rang Québec — Même si 91,1 % des occupants de véhicules routiers portent la ceinture de sécurité, le Québec ne vient qu’au cinquième rang au pays en ce domaine.C’est ce que révèle une enquête nationale de Transports Canada réalisée en 2005-06.Malgré ce taux encourageant, plus de 30 % des conducteurs impliqués dans un accident mortel n’étaient pas attachés.Ainsi, chaque année, environ 130 personnes décèdent alors qu’elles ne portaient pas la ceinture de sécurité et 360 personnes subissent des blessures graves.Transport Canada estime que la moitié de ces victimes auraient eu la vie sauve ou se seraient épargnées des blessures si elles avaient bouclé leur ceinture.- PC CLAIRANDRÉE CAUCHY Les étudiants étrangers qui souhaitent étudier le français dans les universités québécoises devront payer quatre fois plus cher à partir de septembre.Depuis les années 1970, les étudiants étrangers inscrits à des cours de français payaient les mêmes droits de scolarité que les Québécois.Ils acquittaient donc les droits de scolarité réguliers de 261 $ pour un cours de trois crédits.En vertu d’une nouvelle di-reçtive émise par le-ministère de l’Éducation à la fin de mars, le même cours leur coûtera 1137 $, comme pour les autres cours auxquels sont inscrits des étudiants étrangers, sans compter les frais d’hébergement et d’encadrement •Nos étudiants inscrits pour l’automne s’attendent à payer 1695 $ pour un programme d’immersion; avec les frais d’encadrement, on va plutôt leur demander 5650 $», constate le président de l’Association des écoles de français du Québec, Pierre Lincourt La directive touchera entre autres les écoles de français de l’Université Laval, de l’Université de Montréal, et des universités du Québec à Trois-Rivières et à Chicoutimi.La mesure ne s'applique toutefois qu’aux étudiants libres et non à ceux inscrits dans un programme de baccalauréat de maîtrise ou de doctorat, Pour M.lin-court, qui dirige l’École de français de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), ces nouveaux tarifs pourraient freiner les ardeurs de plusieurs étudiants envers la langue de Molière.«C’est ironique, le ministère a une politique d’internationalisation, pour encourager les universités à aller à l’international.Les écoles de français étaient la porte d’entrée tout indiquée.Si on n’a pas ce support, on peut penser que les étudiants étrangers choisiront les universités canadiennes anglaises ou américaines.Nous sommes en compétition avec tous les pays de la terre», fait valoir M.lincourt.A l’UQAC, entre 150 et 200 étudiants étrangers bénéficiaient de cette exemption chaque année.Sa collègue de l’école de langues de la faculté d’éducation permanente de l’Université de Montréal déplore elle aussi la fin de l’exemption qui s’applique à quelque 500 de ses étudiants chaque année.«Où va la promotion du français?», s’interro-ge-t-eDe.Elle craint que les étudiants étrangers ne désertent les cours de français des universités francophones pour se tourner vers ceux de McGill et de Concordia, qui ne sont pas crédités.«Ces universités sont libres de fixer les tarif.Cela va devenir beaucoup moins cher que ce que nous offrons.Une fois qu’ils y ont suivi des cours, pourquoi ne pas y rester pour poursuivre des études disciplinaires?» Au cabinet de la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, on explique que la révision du programme d’exemption de droits de scolarité pour les étudiants étrangers a été effectuée après une consultation auprès des universités.«Le programme ne donnait pas les résultats escomptés», précise l’attaché de presse de la ministre, Jean-Pascal Bernier.Les universités préféraient permettre à un plus grand nombre d'étudiants étrangers inscrits dans des programmes de maîtrise et de doctorat de bénéficier des droits de scolarité réguliers.Les écoles de français ont donc perdu les exemptions de droits de scolarité majorés au profit d’une augmentation de celles attribuées aux deuxième et troisième cycles.Le Devoir CLASSIQUE Mai.Vent de fraîcheur et de renouveau.Et la liberté de choisir le confort dans lequel vous serez heureux de vous lover.CHAMPETRE de r&luctton de réduction Tissu uni, fleuri, rayé ou à carreaux, en coton, en velour ou en jacquard, tissé, imprimé ou texturé, quel que soit le style que vous recherchez, vous trouverez la perle tant convoitée à la Maison de Meubles Patrimoine.URBAIN 'au 31 mai 2007, bénéficiez de réductions avantageuses allant de 15 à 35 % sur tous nos modèles de fauteuils et de canapés de tissu, et jusqu'à 25 % de réduction sur leurs fidèles compagnons, les repose-pieds et les tables de salon.MOBILIER D'ICI ! QUALITÉ.CONFORT.DURABILITÉ.- Bf MEUBÙ».-Labellel La’ mm Decision temporaire Le hidjab accepté au Championnat du monde de taekwondo à Québec GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Les athlètes musulmanes qui pratiquent le taekwondo avec un hijab pourront participer au Championnat du monde de la discipline, qui se tiendra à Québec dans trois semaines.La Fédération internationale de taekwondo (FIT) a tranché sur la question hier le hijab n’est «ni dangereux ni inéquitable» pour les autres concurrentes.«On s’est posé la question et il nous apparaît clair qu’en matière d’équité et de sécurité, il n’y a pas de problème tant que le voile ne couvre que les cheveux», indique Trân Triêu Quân, qui est à la fois président du comité organisateur des championnats et président de la FIT.Cette décision est toutefois temporaire, prise seulement pour permettre la tenue sans accroc du championnat.La fédération étudiera le cas plus en profondeur dans les prochaines semaines, par l’entremise d’un comité ad hoc qui soumettra ensuite ses recommandations au conseil d’administration de la FIT.Une décision plus étoffée sera alors prise.Il y a moins d’un mois, le monde québécois du taekwondo avait été interpellé par la décision de cinq jeunes filles de quitter un tournoi disputé dans la région de Montréal parce qu’on leur interdisait de porter leur hijab durant la compétition.Ce tournoi était régi par la Fédération québécoise de taekwondo, membre de la Fédération mondiale de taekwondo (World Taekwondo Federation - WTF), l’organisation rivale de la FIT.«Nos conceptions du sport diffèrent totalement, dit M.Trân.C’est comme pour le badminton et le tennis.» À ce jour, la WTF n’a pas encore répondu à la demande de la Fédération québécoise qui voulait des éclaircissements sur la question du hijab.Le règlement international que suit cette fédération stipule qu’aucun voile n’est autorisé sous le casque protecteur des athlètes pour des raisons de sécurité.A la FIT, c’est différent.«On a des règlements pour les uniformes et d'autres pour la sécurité.Mais il n’y a rien qui vise directement le hijab, dit M.Trân.C’est pourquoi nous voulions adopter tout de suite une position qui évitera les conflits.» Une soixantaine de pays seront représentés au Championnat du monde de Québec, qui débute le 31 mai.Des athlètes de la Syrie et de l’Iran seront notamment présents.Le Devoir îDEPOT DU |PLEIN AIR I 8267, boul.Saint-Laurent I JÇ Jarry (514) 381-4399 i a u pTit ummmmmm CAMPING TENTES mm mm msmmimi 2 pl.5 Bw, Double toit plein, scellée, 2 portes, aluminium 9839$ Culsinetto en nylon avec rabat de pluie 16B93$ 5 pl.Énorme vestibule, scellée, 2 chambres, 2 vestibules ISS8" 8 pl.Double toit plein, scellée, 2 chambres, 2 vestibules 2S9m i léOOOJJlt SAC À DOS Plus de 50 modèles AsotoSOL 29m Outbound 60L 89m Asolo BOL 139m Tatonka 70L 199"s SAC À COUCHAGE Plus de 30 modèles S'C rectangulaire, 3 Mis 19æs •5-C flanelle, 5 Ibs 29W 0'C Ultra compact, 2 Ibs 39™* -15‘C momie, 4 Ibs 59"$ MATELAS AUTOGONFLANTS 20" x 72" x r 29m 26" X 74" X 2" 39™* KAYAKS • 9 différents modèles t* 9 différentes couleurs 9’6" 299{l‘t 549* 929* CANOT 15’5" 599™ fermeture du magasin VENTE FINALE 50% RÉDUCTION • Habits, vestons sports et pantalons • Paletots et manteaux • Pyjamas et robes de chambre • Chemises Viyelk et Klaus Boehler • Chandails, cravattes et foulards • Chemises style polo et «T» • Coupe-vents, casquettes et bretelles • Bijouterie (boutons de manchette, etc.) • Ttlky Endumbks-id\3ÇKàux, chemises) • Artides Éccosais (kilts, vestons, etc.) Tous les meubles tels comptoirs, vitrines etc.sont disponibles.Jusqu’au 31 mai 2007 Nos heures d’ouverture: Mardi au vendredi 9h00 à 17H00 Samedi de 9h00 à 16hl5 1184 PLACE PHILLIPS, MONTRÉAL, QUÉ.H3B 3C8 TÉL: 878-1931 i 4 LE DEVOIR, LE VENDREDI 11 MAI 2007 A 3 ACTUALITES 17 MAI : JOURNEE INTERNATIONALE CONTRE L HOMOPHOBIE ON NE CHOISIT PAS SON ORIENTATION SEXUELLE FONDATION ÉMERGENCE : 514-866-6788 www.homophobie.org Christian Rioux La leçon française Imagine-t-on Jean Charest s’offrant une retraite dorée pour rédiger son discours du Trône dans un somptueux chalet gracieusement offert par Paul Desmarais?Ou George W.Bush prenant quelques jours de vacances à Hawaii aux frais d’un magnat du pétrole?C’est pourtant ce que vient de faire Nicolas Sarkozy sitôt élu en s’envolant à bord de l’avion personnel de Vincent Bolloré pour passer trois jours de rêve sur son yacht de 60 mètres, le Paloma, au large de Malte.Ses proches confirment naïvement qu’il était X «invité» personnel de ce multimillionnaire dont le nom circule pour le rachat de TF1 et qui est propriétaire de la chaîne de télévision Direct 8 et du quotidien gratuit Direct Soir.Ce geste illustre bien dans quelle bulle vit toujours l’élite française, fût-elle «décomplexée».Le «conflit d’intérêts» ne fait pas plus partie de son vocabulaire qu’à cette époque où Alain Juppé logeait des membres de sa famille dans des appartements de la Ville de Paris et où Jacques Chirac voyageait lui aussi, aux frais de ses riches amis.C’est ainsi qu’on détruit de l’intérieur la crédibilité des meilleurs discours politiques, ainsi que l’a fait Jacques Chirac pendant 12 ans.Même le philosophe Alain Finldelkraut jusque-là plutôt admiratif du fiitur président, écrivait hier dans Le Monde: «Pendant trois jours, il nous a fait honte.» ?Heureusement, il n’y a pas que cela à retenir de cette campagne exceptionnelle.Souhaitons que l’insouciance de Nicolas Sarkozy n’en fasse pas trop vite oublier les points forts.On raconte que certains iqembres des partis démocrate et républicain des Etats-Unis se sont empressés d’examiner la campagne française sous toutes ses coutures.De la présence d’une femme dans la course à l'apparition d’une droite «décomplexée» devant une gauche qui tente de s’extiiper de ses dogmes, la France nous a offert une belle leçon de politique.Les experts américains ont raison.Et les Québécois ne doivent pas se gêner pour tirer, à leur façon, leurs propres leçons de ce scrutin.Parmi ces leçons, il faut retenir qu’on ne part pas en campagne électorale sans un parti en état de marche.Ce n’est pas André Boisclair qui le dit mais de nombreux responsables socialistes fiançais.Ségo-lène Royal, qui vient en quelque sorte de redonner le statut d’oppoçition officielle à son parti, s’est lancé à l’assaut de l’Elysée sans avoir pu mettre son parti à sa main et surtout sans que celui-ci ait achevé sa rénovation après les échecs de 1995 et 2002.Cette élection nous a aussi appris que les partis ne se réveillent pas non plus par magie.Au PS comme au PQ, les beaux grands débats démocratiques se terminent souvent en queue de poisson.D aura fallu l’audace de la candidate pour imposer une conversion vers le centre à des «éléphants» qui attendaient patiemment que le jeu de l’alternance leur redonne le pouvoir.Autre leçon à retenir: Ségolène Royal n’est pas àllée chercher sa nouvelle légitimité auprès des états-majors mais dans la population et surtout dans cette jeunesse des quartiers pauvres qui l’a portée pendant toute la campagne.C’est là et pas ailleurs que réside la promesse d’un renouveau du parti.Le retour de l’identité nationale est l’autre grande leçon de cette campagne.Nicolas Sarkozy en a souvent fait un sujet de démagogie juste bon pour harceler les immigrants, mais le fond des choses reste le même.Les peuples ne peuvent pas se passer du ciment national.A plus forte raison lorsqu’ils sont minoritaires, ce qui n’est pas le cas de la France.C’est en cette matière que Sarkozy a le plus contribué à «décomplexer» non seulement la droite mais aussi et du même coup une partie de la gauche, qui a regagné le droit de brandir son drapeau et de chanter son hymne national.Gardons-nous de parallèles trop simples entre une vieille nation majoritaire dont l’identité n’est pas menacée et qui, dans l’histoire, a eu quelques bonnes raisons de se repentir et une jeune nation presque vierge dont la survie n’est toujours pas garantie.Pourtant, si un peuple majoritaire comme la France, dont personne ne remet en cause la survie, sent le besoin de renouer avec son identité, que faut-il dire de ces souverainistes qui ont depuis longtemps abandonné tous les sujets identitaires?Sans sombrer dans la démagogie, le Québec a plus que besoin d’un nationalisme décomplexé, capable d’exprimer les inquiétudes d’une population dont la place en Amérique du Nord n’est pas plus assurée aujourd’hui qu’hier.Où était le PQ pendant que Montréal se bilinguisait, pendant qu’on introduisait l’enseignement de l’anglais en première année, qu’on saccageait les programmes d’histoire, que Justin Trudeau souhaitait l’abolition des écoles françaises et que les vieux loyalistes Canadian fêtaient la naissance de «leur» pays à Vimy?Reconnaissons à Nicolas Sarkozy le mérite d’avoir su s’identifier culturellement à son peuple, parfois même jusqu’à la caricature, et d’avoir su faire résonner un sentiment d’appartenance qui a d’ailleurs forcé la gauche à se redécouvrir, elle aussi, des racines identitaires.On aura noté que ce ne fut pas la qualité première des derniers dirigeants du Parti québécois, qui portaient pourtant sur leurs épaules un projet national beaucoup plus lourd.On ne fait pas de politique en cherchant à poser en leader cosmopolite, interchangeable, bon pour tout les pays et pour tous les peuples.Ni en se taisant sur des questions aussi cruciales que l’immigration, l’omniprésence de l’anglais et la survie d’une langue.?Les Québécois doivent surtout retenir de cette élection qu’il ne faut pas hésiter à poser les questions qui fâchent.Il faut le faire en évitant le climat de guerre civile que cultive Nicolas Sarkozy.Mais on ne le fera jamais sans sortir de la «bien-pensance» multiculturelle de gauche, qui tue dans l’œuf tout débat et dans laquelle le Québec nage depuis si longtemps.crioux@ledevoir.com Conflit de travail au Journal de Québec Média Matin Québec remporte une bataille contre Québécor ISABELLE PORTER Québec — Le quotidien Média Matin Québec des syndiqués du Journal de Québec pourra être pu-oue aussi longtemps que durera le conflit de travail les opposant à Québécor Media, aÆranché un juge.D s’agit de la deuxième demande d’injonction déposée par l’employeur à être rejetée depuis le début du conflit «Nous avons toujours dit que notre moyen de pression était légal.Le juge le confirme aujourd'hui», a déclaré hier le porte-parole du syndicat, Denis Bolduc.«Le journal sera publié demain et il le sera chaque jour de la semaine jusqu’à la fin du conflit.» Québécor Media avait déjà cherché, sans succès, à obtenir une injonction temporaire pour faire interdire la publication de Média Matin Québec, un quotidien gratuit lancé le 24 avril, soit deux jours après le début du lock-out L’employeur fait valoir qu’en participant aux activités d’un autre journal, ses employés se placent en situation de conflit d’intérêts «en détournant des revenus publicitaires et le lectorat au profit d’une entreprise concurrente».Or, dans un jugement rendu public hier, la Cour supérieure conclut qu’il n’appartient pas au tribunal «d’intervenir pour faire cesser ce moyen de pression efficace».Les employés qui participent à l’élaboration de Média Matin Québec sont de surcroît protégés par la Charte des droits et libertés, fait-on valoir.Quant aux préjudices subis par Québécor Media, le juge Laurent Guertin fait valoir que, s’il risque de «connaître une diminution du nombre de ses lecteurs», «c’est un risque qu\à\ a assumé en décrétant le lock-out».L’employeur, poursuit-on, «pouvait certainement prévoir que les syndiqués exerceraient des moyens de pression».Québécor n’a pas voulu commenter le jugement hier.Joint par Le Devoir, le vice-président Luc Lavoie, a dit qu’il voulait d’abord prendre le temps d’analyser le jugement avec les avocats de la compagnie.Offensive publicitaire à venir Du côté du syndicat, on espère que le jugement convaincra les patrons d’abandonner la voie des tribunaux pour reprendre les négociations.Ces dernières, précise-t-on, sont restées «au point mort» depuis le déclenchement du lock-out Mais si l’employeur refuse de retourner à la table des négociations, le syndicat se dit prêt à donner «une nouvelle ampleur» aux moyens de pression sur le front publicitaire.«En ce qui concerne la publicité, il n’y a pas de limites [aux moyens de pression] dans le jugement.Quand on parle de l’ampleur, c’est à cela qu’on pourrait recourir.» Les artisans du Média Matin Québec assurent qu’ils n’ont «sollicité personne à ce jour» dans le but de récolter de la publicité.Encore hier matin, le journal n’en contenait pas.Certains indices laissent croire par ailleurs que les revenus du Journal de Québec auraient diminué.L’homme d’affaires Jacques Tanguay, qui avait menacé en début de conflit de retirer ses publicités du Journal de Québec, semble avoir mis ses menaces à exécution.Depuis au moins deux jours, sa compagnie d’ameublement un annonceur de premier plan pour les quotidiens de Québec, brille par son absence.Et comme le faisait remarquer hier le président du syndicat le nombre de pages a diminué, ce qui est généralement le signe d’une baisse de revenus publicitaires.Depuis le 24 avril, le journal Média Matin est publié à 40 000 exemplaires du lundi au vendredi.Des employés du journal en assurent la distribution dans différents carrefours de la ville, avec l’appui notamment d’un grand nombre de chauffeurs de taxi Avec la collaboration de Paul Cauchon Le Devoir Fuite au sujet du plan vert conservateur Le suspect accuse à son tour Ottawa veut intimider ses fonctionnaires, dit Jeffrey Monaghan Le dépôt du rapport Grenier est encore reporté ALEC CASTONGUAY Ottawa — L’arrestation par la GRC mercredi matin d’un homme à Environnement Canada a pris une étrange tournure hier au parlement, alors que le fonctionnaire fédéral faisant l’objet d’une enquête a fait une sortie publique contre le gouvernement conservateur, qu’il accuse «d’intimidation» et de mener une «chasse aux sorcières».Après sa déclaration, l’homme de 27 ans, Jeffrey Monaghan, a quitté les lieux sans répondre aux nombreuses questions des journalistes, soutenant qu’il n’avait ’V Si’tv ;,k.- Sobeys Inc, Softcnoice C wtnwi Ml a a 31 220 29,980 : 30.650 30,650 1,910 1,870 17,090 1 6,510 51,000 50,700 5.300 5,080 0,350 0.350 20,970 20.400 1,440 1.410 42,230 40,850 13,130 12,450 1,790 1,700 as?« lit Yld 1 Pr Jit YW Cap Spit REIT Pr Sprott Moly Wt 2 Wo 3126 j'|° L M term Cat 0 64770 term Expl 18205 tornowayo 2"'" SSSfr trataGold 0 2 tratM Global 1 » un Lile Fin 17 !!!«! un Lite Pr4 50.880 +0.130 5,080 -0,260 0 350 0,000 20 450 -0,330 1.420 -0.02C 40 880 -1.160 12.780 -0,340 1 780 -0,070 19.220 -0,440 0,420 -0,010 1,610 -0,010 6,050 -0,250 1 13,590 +0,210 s a ,a a 5,250 0.000 3,150 +0,050 37,430 +0.190 57.200 +0010 15 750 -0.090 3.830 -0.010 II II I ^ I 8:ü818|is oiso a ,S, i 0,4! 1,940 + T,D, 9 II TaheraDi Taiga Bl Talisman E( Tan Royalty 1 Taseko Mine ID Split B Pi TD Spli! Cl B TEAL Explo Techmcoil Cr TeckComA Teck ComBSV191 Tecsys Inc, 0 Tekmira Pharma 3 Telus Corp Telus Corp NV Tembec Inc, Tenke Mng TescoCorp, Thalln Phrm 0 Theratechnlcs Thirty Five A Thomson Corp 36 Thomson Pr II Thunderminc Tim Hortons Timminco Ltd.Tiomin.Res 0 31 TiominResWi 1 TIR Systems 0 Titan txplA TLC Vision 13f Top 10 Spit Pr " Toromont Ind ¦ TORRCdao 18: Torstar B NV Transat AT, A Transal A,T: B 13: TransCdaCorp 915: TransCda Pr u ' TransCdaPrY Transcnti ASV TranscntlBMV TransGlobec Transition 0 Tranzeo Wired Tri Vision 0 Triant Hldg J Tncan We* Trinorth Cap TriStar Oil 115C TS03 Inc, 0 156' TSX Group ¦" Tucows Inc, Tudor Corp 0 Tundra Semi Turbo Pwr Sys Turnkey EAPo TUSK Energy 178 TVA Group BNV 2 TVI Pacific 0 Twin Butte 0 «S Uni-Select Inc United Corn.Universal Egy Ur-Energy 0 7 UraMminc.J .Uranium Part 11È Uranium Wt Uranium Wt A UrtunaANV Urbana Corp.UrbanaW! USFnctSPr US Fnd 15 A USGWCdnExh Utility Corp C Utility SplPr UTS Engy Corpl Vaaldram Res 0 Van Houtle SV Vecima Netwrks Vector Aero Veian Inc SV Verenex Egy 0 Vero Energy Viceroy Hms A VicthomHmno ! Victory Nklo ' ViRexx Med J Virgin Mils In .Virginia Mns 0 VirfckVisno Vista Gk) Voice MbHyo Wall Flmncial 1130 1,„.25.300 23,660 34 770 33,660 1,930 1.700 .10,540 50,010 1,100 0,000 24,220 -1.090 33,690 -0,810 1,930 -0 020 10,700 -0,170 50,010 -0,990 45.000 +0,020 25,420 -0030 0,120 0 000 34,620 -0280 4,080 +0370 0,130 -0.005 0,030 0.000 1,580 -0,010 2.100 -0,040 6 580 *0,050 12.970 +0,010 29 120 +0,570 0,760 +0,010 22 330 -0,120 4,400 -0,110 26 940 +0,240 36,730 -0,140 36,470 -0,220 3?.510 -0.060 22,360 22,100 22,220 22,220 4.470 4,410 1.700 1,560 1.900 1,850 1,450 1.340 2,260 2,230 26.000 25,500 0,120 0,120 5,180 4,960 2,050 1,940 42.000 41,700 1.000 0.900 0.900 0,850 1 1 8.000 7,500 2,080 1,960 16250 16,000 0,190 0.185 0,650 0,630 6,350 6180 7,300 7,000 31,490 31,050 a ii ii :::: !S !:!)$ a pi 10,480 10.470 13.700 1 3,210 60800 eoS 10420 10,420 24,BO 2410 3,750 3,610 0 000 0,000 6450 6350 17,250 1 7.250 12,700 12,110 6,900 6.810 3,100 3,100 22,220 +0,290 4,410 -0,010 1.600 0,000 1,850 -0,100 1,420 +0,010 2,230 0,020 25,500 -0,420 0.900 +0150 9 870 -0,040 0 1 90 0 000 8 000 0,000 1 960 -0,110 16.010 0,000 0 190 0,000 0 650 *0,030 6 180 -0,240 7 240 +0,030 M 0,870 9.490 -0,110 17,250 +0,050 1 ,370 -0,230 +0,010 -0010 I +0 040 -0,010 ¦1,140 -0.015 •0,150 WaHbndgec Wamexlnc 0 200950 WebTach Wnss 631863 WetonEgyc 59500 Wetter Egy Wt 42750 Wenzel Down 6211 WescastASV 130700 WesdomeGoid 39212 Wait 49 Inc, 0 13500 West Energy 172600 West Fraser 61795 West Tmmins 01856895 WestamCorp 180031 WestcoastPrS 4300 Western Ffi 72664 Western Frg 6160 Western Gold 0 148215 WestjetAir 211050 WesUet AtrVr 10652 Weston George 102764 Weston Prl 1760 Weston Pill 2825 Weston Prill 7206 Weston Pr IV 7289 Weston PrV 11811 Westport Innov 145755 WestmCdnCoa 24900 Wex Pharma o 14700 WH Indus o 15126 WGI Heavy Mnri 35025 Wrtan Inc, 705183 Wilmngtn A NV 25000 WmpakLtd.3639 Winstar Reso 28400 Wireless o 172170 Hate Bn Fra.Mat.a a a G.ere 0 100 0.085 1.880 1.750 14,350 14,350 1.580 1.430 4.430 39,900 IS World Rn A World RnPr World Heart World Poinl Wrtd Egy Solo Wstem Oil A —.o is; YamanaGido 15' Yamana Wt o Yellw Pages Wt YM&wciences 33335 YorbeauAo 58500 YPGHId425% 10167 Yukon GUo 13000 ZariinkSemi 181469 ZarumaReso 214500 ZCL Composites370336 Zi Corporation 18700 Zincore Mils J 1392050 25,900 25.250 4900 2,070 2,130 16,350 16,300 74.750 25,550 26,070 24 360 24,770 23,710 1,B50 2^40 0.250 20,620 0,780 4800 3.000 9,600 4.900 1.000 3,790 12,370 11.750 10,500 0,000 0,000 1,450 36,510 1,860 0,335 9,650 6,850 2.050 0,030 0,000 11,750 15.050 6,660 0,085 1,840 2,000 _____ 0,320 24,750 24,660 0,690 0,650 2,450 2,380 _________ _ 0.145 0,140 0,140 +0,0( 15.390 12,100 13,000 -2,41.1,320 1,300 1,300 -0.020 1.050 0,830 0.980 +0,210 40160 0640 0.870 §900 250 4.910 2.070 2,160 16.360 16420 TUB ________ 25,550 -0,020 26,070 *'“ I* 90.:4*:« 23750 1880 2.250 0,270 22 000 0 900 4 940 3,000 9,610 4,900 1,040 3,790 12 380 11750 ¦j-M 0 000 0000 1450 36950 1860 0,335 .9900 +0,* 6.860 -0, 2200 ‘ 0,035 0.000 11760 15260 6,750 0.090 1,840 2,010 0,355 24,750 Adv 6,5% Db Adv Egy 7.75 D Adv Engy y.50 Alexis 6,KOb Algonquin Deb Anatolia Deb o Arctic GiacDb Artis 625 Deb Artis 7,5 Deb BaytexDeb 6onavista6,75 Bonavista 7,5% Cameco 5% Deb Canebcl1% Canebc 65% D Cdn Hotel 6% D Ciarke 6% DO Clarke 6% Db Clean Power Db Clearwater Deb Cmwtr 7,25 Db Clublmk 6% De Colabor Deb Crest Pwr 8% D Data Grp 6,75% Discovery DbJ Dundee 5,7% Db Dundee 6,5% Db Dundee Cm Db Enterra 8.25 D Entrra Egy Deb Evereacy Deb Firm Cap Deb first Cap Deb Fort Ch 6 750 FmtraCpr2N Gateway 5,35% Harvest 10 5 D Harvest 6,4% D Harvest 7,251 Harvest 7,25 0 Harvest E® 6, Huntngdr/,5 D InnVest 6% Db InnVest 6,25% Inti Mints Deb DEBENTURES 178 97,200 96,0.14 100,300 100,300 1( " 100,000 99,770 < 135.000 13!.36 133,020 1: 10 162,000 11 .539 iKnr 58 105,050 11 492 152,000 1* 345 120.000 1 96 100,750 * 20 101,250 149 100500 8 100,250 22 105,040 1016 101 990 101, 135 135,180 " 5 1 02,670 .32 103.000 102,500 20 104,000 1 04,000 air -1210 •0.690 •0,240 1 +6,000 ) +0,500 ) +1,000 305 100250 100,200 21 98 000 97 000 112 99 250 99,250 4 99 250 99,250 20 105.950 105,750 9 1 08 000 1 08.000 ' 102 500 102,500 IÔ2 5Ô0 131 200 130,Î3Ô 108.760 II 99 500 I ______8%D SK! PrimeWest7,5 PrimeWest 7,75 Progress 6,25% Progress Deb Provident 8% Provident 6,5 Provident DbC Retrocom 7,5 D Rogers Sgr 5,9 Rogers Sor 6% Royal BkG110 Royal Hst 6,25 Royal Hst 79% Fly Globe ifNl SfK Pu|p Deb Sound Egy 8 Db Sound Egy TrD Superior 5,75 Superior 5.85% Superior 8% 2 Taylor NGL Deb Teck Com Deb Thunder Egy Do True Engy Deb Vault 7,2 Deb Versacoid 6,25 Versacold 6,75 Versacoid 7% D Versacold 8,5% Whiterock Db E Wstem 7 5% Db YPG Hldngs 5,5 .760 .________ 97,000 295 116,130 114,000 994 1 06 000 1 04,750 87 104 750 104,100 85 102,500 101,500 203 104 000 1 04,000 120 114,000 109,020 20 101,010 101,000 100 1 50.010 1 50,000 35 105.000 102.250 135 92 ,010 91,300 25 99,000 99.000 38 117,180 114,000 26 104,000 10 20 128,750 12 67 153,500 15 40 101.750 10 308 100,500 9 20 101.500 10 30 104 000 1 0 ¦0,200 150.000 +2,500 118.500 +3 690 100,560 +0010 100.000 0.000 100.500 *0 250 100.250 0 000 105,040 -1.960 101 850 +0,350 135 140 -0.740 102 670 +1,340 103000 0,000 104000 +1,000 103.500 +3,500 135.000 0,000 160.000 1,000 130000 -1.990 100 250 +0.050 97000 -1,000 99250 0.000 99.250 +0,150 105750 -0,200 108.000 +0,240 102.500 0,000 131,200 +1,050 108760 -3,240 97,310 -1,690 116,050 -1 430 105710 -0.320 104.250 -1.550 101.500 -1,000 104.000 0,000 113.000 +0,250 40 104 000 1C.17 108 060 1 08,060 65 101 390 1 00,500 546 102,000 .8 101,000' " 99,000 229 .17 102,000 K 10,000 107.480 II 125,000 i: 9,950 ______ 108.500 1 08,500 99.990 99.980 100,51011"" 99.500 ! 94.900 ! 103 500 II 101,760 II 177.990 T 101,10011 97,600 ! 0,500 11 '8,750 i 4,250 '2,500 1! '1,500 11 7,990 i; 17.000 ! 112,000 10£ 111.000 10! lam 102,500 102 90,000 8! 101,200 IOC 0111 DEBENTURES (en fonds américains) Countryside US 25 101,250 101,250 131 250 -0,270 IPCUS5.75 Db 16 115.250 114,450 115,250 -0750 I PC US 6% Db 50 132,000 1 32,000 132.000 -2 000 KIK Acq US Deb 12 99.900 99,900 99,900 +0,090 AGF Master LP Amlgmted LP o Cdn tngy A Un Creslstreet Un ' EPCOR Pwr Un FortCh LP Un Fst Ast Res LP Gaz Metro Un Global Stgy Un Inter Pipe (in Mackenzie Un Pubic Stra Un Taylor NGL Un S PARTAGEES 1,360 1,350 7,150 7,140 8,180 8,100 .6,000 5,800 912 26.840 26570 11 470 11.390 22,230 21 880 16 660 16,500 0.380 0.380 9 750 9,590 2.390 2,390 24 540 24,500 9,410 9,160 7,660 7,470 SEN FIDUCIE 14,090 13,910 10,580 10,550 21,830 21,600 I, 350 +0,060 7,150 0,000 8,180 -0,020 5 800 -0 220 26,730 -0.060 II, 420 +0.010 22,220 +0 330 16,600 *0.050 3.380 *0.010 9 590 -0.160 13940 -0,060 10.550 -0.050 21 820 +0,220 12.100 +0.180 B « & S at; iy Un 175 AdjR AdvE Adv P.Aeropian Inc U12 Ag Growth Un ozn Alberta Foc Un 34924 Alexis Nihn Un 1500 Algonquin Un 206278 Alliance Un 8042 Allied Prop Un AltaGasTrlln BG AdvSSf-TSXIC BG Adv Wahid " BG lnc +Grow BGToplOOEql Big Rock Un Bird Const Un Black Dmnd Un Biackwatch 1rs BluMontManUn Boardwalk Un * Bonavista Un Bonnett's Un Bontrra Egy Un Boralex Pwr Un i Boston Pna Un Boyd Group Tr Brascan Adj 1 Brascan Foc Un Brascan SndVst Brascn Rise Un BrascnTRFUn Brick Grp A Tr BrmptnTrckUn .Bromptn Adv Un 2 Bromptn VIP Un ; Bromoten SO On Brompton Eq Un 5 Brompton Edw U 2i Brompton Stele " Brompton Trek Buildrs Egy Un BusinessTr U Calloway Tr Un 152 CaneticHesUn 8" Canexu I 11.460 31.450 -0,170 7,000 +0.460 27,940 +0.110 8.430 +0,020 14,210 IS .10,260 0,000 18180 +0,080 18.800 -0,060 9800 0,000 2,050 -0,100 9,160 9,020 9,890 9.750 9440 9.220 S.330 9,250 7.150 7.060 14,520 14,450 mexusFndUn 5 for Pulp I • " Canfor Pulp Un CanWel Bldg Un CanWest Un CarfincoUn Caraojet Un Cathedral Un CCS Income Un CdaCrteeDvU CdaTrinvUn CdnAptTrUn Sn Hlicptr Un n Hotel FP Cdn IncMgtTr ‘ In Oil Snds T12! In Res Tr Un In RI Est Un Jn Wirelss Un MM GM Un irtwell Sn U ! imlrade Un .jsswoodUn .ClfinandUn 128 Cineplex Un -1 Un DivUn HYUn .PremU 143 S-1 Un ' ___il SI Un litadeiSmrtU inngjonUn ._ eanPwrUn 115 arwater Sea 86 L Health Un 49 mersWtrUn14C stWhllln " .jborUn lominar RI Un (Cmmercial Un iompass Un '-•lorConsUn 1 wrFn2Un ' lorflRI Un .lorsBrsün * nnrConv2U nnrGlFinU itransTrSV tv Yield Un termcan Fm jemicin Tr re Cdn Un re Income Un ! ‘ le Un 5 11,990 11,870 14,200 14,000 8,460 8,450 mo !B 27,350 27,050 15,720 15,400 7,580 7.400 15,490 15,380 4,230 4 130 II S $ K | 31,340 30.! 10,640 1 0,! 27,750 27,C 15,880 15,^ 9.870 9.1 8,000 7.! 29,690 29.: 17,570 17,: 26,360 25.1 10.780 10,1 14,810 14,C 11,390 11,2 14,140 14.C 26250 27T 9,800 9,5 6,100 6,C 5,150 5.C I I 10,700 10' II 240 11,.23.740 23.1 8400 8.4 14,520 14.: 10.120 9.i 10.500 10,2 Iff 12,200 +0,120 28.310 -0,440 10.800 0.000 14 680 -0,040 2 190 +0,040 a « ’ll a 9.800 +0,020 9,220 -0,100 9,260 +0,010 7,060 -0.040 14.450 -0,040 M 14,080 -0.080 8.450 0.000 13.630 -0 060 I® « 15,510 +0.070 7.550 +0.060 15,460 -0.030 4,130 -0 090 8,490 +0,f" 4,050 +0,( 31 130 +0,060 10,550 0.000 27,040 -0.070 15.700 +0,150 9,780 .0,080 8.000 +0.140 29.650 +0.210 17,370 +0,060 25.810 -0,360 10.750 +0,050 14,480 -0,290 11.300 -0,020 14.000 -0.050 8.750 -0.050 27,830 -0030 9.790 -0.030 6.100 +0 020 5.150 +0.010 15,100 -0 030 17,620 *0.220 10.700 *0 400 11.200 *0.140 23.710 +0.030 8,400 *0,040 14,480 +0,040 9 770 -0,230 10 300 0,200 8.010 -0,020 12 160 -0,090 TUraa V*mn toot ta Nm.tor.CromDie REITU 2 Crown HI Ur WT Custom Dir Un 93726 Data Group Un MIM tonS + HwUn _ : •ec’Cas' j Divers PrTrU | diversÉiDiür-(kversiTr Engy diversiTr Frio dtversiTr Incm diversiTr StOi diversiYield U Dns Knght Ü Dominion Un Dnve Products L-.Dundee RETT Uni OHM Dvrs inch Un 54ll E.O.South Un 114933 Enbndge Un MM Enerflex Tr Un I Enerplus Rs Un 9 EnerVest Un | EnervstOeUn flj Engy Plus Un 11 «ri Equal WgntlJn ifl| EssentitgyUn 51301 EvereadyUn 21139 ExtendkareTr 117411 FA Pwr Fnd Un mm Faircourt Faircourti iUno 1 first ASS! PT first Natl Un I first Prem Un first TrHghU RahertyfixU Flaherty Un Focus Egy Un s» Hardwoods Un Hartco Inc Fnd NewaftaTrUn Newport Part U m Inc Un Swiss Water Un 4142 Teranel Fnd Un 1072697 TerraVestUn 71002 ThunderEngy U 381681 TimberWesfUn 515661 Top 10 Cdn Un 4291 Top 10 Split U 13137 Total Engy Un 27050 Transforce Un 75006 Tree Island Un 69623 Triax Divers U 6756 Trilogy Egy Un 609413 l'imac Inc Fnd 4695 Trinidad Egy U 160288 True Energy Uni 818499 UBS Global Un 3270 UBS Total Ret 1647 UE Watertieater 276688 Uranium Foc Un 60481 KSplUn 1250 EnrgyTr 83328 Vermilion Un 459491 Versacold Un 1019844 VicwesITrUn 131380 ViHge Frms Un 56400 VOXCOM Un 14674 WaiaxServUn 21715 Wellco Egy Un 49076 WestshoreUn 98148 Whiterock Un 11047 X Cargo Fnd Un 34330 Years Fin Tr U 3253 Yellow Pgs Un 1120118 Yield Adv Un 3100 YIELDPLUS Un 5371 ZargonUn 10183 IB I 10,550 10"' K “ » H01438 Jn 201959 Un 1463 ilin 544019 Fording Cdn U Foremost Un FP News Fnd Un ; Freehold Un 12L.FmtStLngUn 6309 Front St Perl 5628 Frst Asst-Blck 6473 FrstAstDvUn 4004 FrstNdAIrm Fst Ast Pwr Un FuturemedUn .GENIVAR IncUn Gienow Win Un ' GlbiPrSecUn Global DivUn .Glooal Plus Un 3400 GMP Cap Tr Un 2.Golll Town Un Gov Strip Bond Granby Un Gt Lakes Hydro : eal On 10,740 24,100 7,750 13520 18550 17,700 9.960 .20.960 >1,110 20.960 "T 18.730 27,880 17,000 .11.W) 15,250 15,010 10.300 10,150 12,610 12,550 10.000 9,850 20,500 20,300 0,000 0,000 18,750 18,700 12.000 11,900 25 060 25,040 11.330 10,800 17.000 16,770 4 500 4.250 10600 10,500 24 500 24,350 8800 8,700 6,620 6,380 8,910 8,910 9.000 8,950 11,150 11,020 25.980 24,740 15,370 15,050 20,470 20,460 2,650 2,400 20,490 20,380 25,200 25,030 6.350 6,150 3.350 3,350 31,780 .-0.090 +0 280 0 000 0,000 0,000 +0,100 -0.030 *0030 +0100 +0020 ?0.320 -0,170 ?0.240 -0,250 ?0,070 +0,030 .-0,050 ) +0.040 1 -0,020 j 0 000 ) +0250 ) +0.190 ) +0060 ) +0.370 1 -0,050 I -0 730 I +0050 ) +0,030 J +0,090 3 +0,090 1 -0,010 J -0.060 ) +0,020 *0.600 ?0,150 -0.080 -0,330 _______+0.030 11,520 -0,230 -0.040 .880 -0,060 24 100 +0.400 8 020 +0,140 ""i -0.020 I +0,010 1 -0.070 i -0,060 -0.020 -0,100 -0,100 +0.010 -0,530 -0,450 -0.010 -0,090 ?0,130 -0.010 ?0.110 .-MOO 0,000 0 000 18,750 +0 390 11,950 +0.050 25.050 0,000 11.000 -0.480 17.000 +0,260 4.300 -0.200 10.600 OOOO 24.400 -0,100 8.800 *0,140 6.430 -0,170 ) +0.050 ) +0,050 J +0,040 ‘ -0,120 -0,250 ) +0,020 ) -0.260 ) +0.050 ) +0,070 2,700 2,580 2.600 22,940 22,460 22,510 13,990 13,750 13,800 ¦ idi income un Impax Engy Un aaif IndexplasUn « ^ Interflent REIT 8393 Invest GroeUn 1800 IPCUSRTUn 19776 Jazz Air Un 763742 K-BroLinUn 8375 KCPIncomUn 84476 Keystone IPSs - v*3.une Labrador Un 1; Lansbrgh Tr Un Lawrence PytU : SS‘ Macquarie Un 13 mSmup ! MG Dividend Un MiddlebexJ Un MINT IncTrUn Montrusco Ur MorguardRIUn 3 MomeauSbcoU : .8,500 15,450 15,250 7,120 7,100 7,100 -0,050 .000 0,000 2:400 -0,050 8,360 -0 040 ’M 4.400 +0080 Movie Dist U MSP Maxxum Un 8944 Mullen Group U1415" Multi SelctUn Mulvihll Cdn U NALOiGUn New F Newk ’i LO&GUn 22C441 w Flyer Un 82937 w Mill Tr Un 1000 .r________ 47591 Noranda Cl A U 69403 North West Un 36568 NorthwaterSY 3957 Northwater 75 515 Nrthlnd Pwr Un 48585 Nrthwtr MW Un 637 NBm Prop Un 29267 NuveenSrUn 11420 Oceanex Un 905' OFI Income Un 4686 Oil SandAEngy 4774 Oil Sands Sect 4173 Oil Sands Spit 1ST OpenSky Un 121 Osprey Media U 135: Otelco IDS Un 111 Paramount Un 161 Parkland Un Pathfinder Un Payout Prim U 136 POM Rvtties Un 5970 PeaxEngyUn 123858 Pembma Pipe U 216556 PengrwthEayU604315 Penn West Un 748967 Percision Un 820187 Petrowest Tr 167598 Peyto Entry Un 286606 Phoenix Un 55872 Pizza Pizza Un 28076 Pntra Drll Un 4400 Pollard Bnk Un 29955 Precious Mti U 17584 Prêt Sec Dur A 316 PrelSecIncU 12390 Premier VaiUn 37432 Premm BmdsUn 20479 Primans Rtl U 74708 Prime Res Un 8738 PnmeWestUn 560365 ' ‘ • 23305 I 14,600 7,590 8.580 .8,940 0 125,010 ' 8,050 n n.7,780 -0,040 8 620 +001 8 940 -0 100 128 630 +2,370 8,050 -0050 6 400 *0 080 22.970 *0.440 11,280 -0,110 42 480 +0,360 14.840 +0.230 7.750 7,450 7 51 19.770 19,070 I.9,520 9.260 9,3! 9 400 9 050 9 4( 6.400 6.400 6,4C.10,850 10.400 10 450 -0,5C 13,800 13,500 13,540 -03 20,200 20.200 20.200 +0.U 19,700 19,650 19,650 ' PrmryEgyEISS Pro-AMS US Un 1500 Pro-VestUn 10389 Progress Un 500714 Provident Un 486941 PRT Forest Un 10158 Rainmaker Un 12103 Ravensource Un 1000 Resolve Bus Un 48198 Retiocom Un 38670 Richrds Pck Un 10005 RioCanRIUn 178665 Rogers Sgr Un 82285 Royal Host Un 87009 Royal LePage U 1339 Royal Util LTn 21399 Sceptre Hgh Un 5544 Sceptre Inc Un 8870 SClfl ROCS Un 22712 Second Cup Un 5330 Select 50 S-1 5226 Sentry 40 Un 13500 Sentry Foc Un 841 Sentry Lzrd Un 9035 Sentry MBS 2 U 16499 S* 179119 ' X SFK Pulp Fund 47336 Shimngbank Uni 360069 SIR Roylty Un 5300 Sixty Plus Un 3016 SkylonAsstUn 9425 Skylon GlW Un 202 SkyionG^wthU 7565 Skylon Inti Ad 1440 Slot 50 S-1 2 6492 Sleep Country 38967 SntryBIChp 280 SntryCommun 33781 Sntiy FIDAC Un 10250 Snty Set Ch Un 7370 -EntU 118195 10 770 10 470 10,550 +0:050 12,000 11800 12,000 •c :t: 20450 20 020 20 200 « 7 790 7,620 7,720 23450 22.910 23,140 tu 10480 10,320 10450 +0.100 7.300 7,230 7:230 -0,02 21,450 21450 21450 +014 12 980 12 730 12:890 +0,17 14 760 14,500 14580 ¦0,08 12,910 12,870 12:890 r ri 9290 9,150 9150 0 î' 3 590 3.520 3 590 jj ,.4 9,610 9,610 9.610 1 .4 8 950 8,830 8 900 !] 00 5,610 5,550 5,600 .1) l‘4.9450 9,210 9450 0 l/n 26 950 26,600 26 780 m 4 380 4,330 4 330 •ODSi 7 600 m 7:590 •fl CO il 13.660 13,6! 13,000 12.6L 12.660 12,540 12,600 *0,C 11,310 10,720 11.100 -0,2 10,130 10,040 "" 9,860 9:640 :500 9.6- 16.900 1 .800 16,8( Sntiy FIDAC Un Snty Set Ch Un Somerset EntU .Sound Energy T160002 Soc*.Foods U 2980 Spectra EgvUn 33579 Spmrte IncUn 6285 STaRSFundUn 1605 ‘ isnsUn 80727 Shoes 19010 dU 2114 ____Un 5160 ÏÏAUn 4201 ’ll 14,850 14| ,3 & 7,250 7,11 20.200 19,21 9.070 Si ii .IN 12,850 12,180 14,890 14.650 8.250 8000 14.230 13,820 11,980 11,350 10,530 10,350 17.190 16,850 6.190 6,100 10,330 10,300 8.700 8,700 22.700 22.650 10.230 10,100 14.100 14,100 5,640 5.460 36.450 35 300 11.450 10,850 11.700 10,510 3,350 3.350 13.250 13 230 35.100 34,530 6.390 6.220 12 850 12.630 13 680 13.350 5 550 5.320 22 010 22,000 14 810 14,450 9480 9,420 12440 12,400 28,190 27.910 14,220 i 11,400 • 10.350 + 16,900 • 6,150 ¦ 10,300 + 8,700 22,680 10.100 -O.Of 14.100 +"' 5,480 35,970 i 11,250 + 10.950 • .3.350 ?O K 13,230 - 34 530 6.350 12630 13,360 5,320 22,000 -0,110 14,550 +0,1" 9.420 12.410 + 28,000 + ÉENFi IS AMÉRICAINS ‘ 2,200 2, 16.650 1 6, I 26,500 26, I 0,000 0.I 26,000 26.11,500 11.1,750 1.12,610 12.1,200 1, 8,050 8,0! 9.650 9,6! 7,B50 7,8! I 25,350 25,3! 10.200 10,21 5,310 5.4! 0,810 0.8- RBCCap2011 6000 RyBkFTSE 10 51600 Ry8kDJNl4 3300 Ry Bk Jpn 2 16500 Ry Bk LEGS 2 1600 Ry Bk Nk2258 101610 Ry Bk $P Nt 2 1000 RyBkSPNlS 1000 Sun LF SLEECS 72000 iolkil i DEBENTURES 15200 15,200 17600 17,450 13 350 13,250 17,300 17,300 11 000 10,500 "8,010 108,000 j 000 107,650 K19 880 10,970 12,100 13,400 12.950 11.380 'S s Toronto Cos titres, transes hier, sont présentés en ordre alphabétique et leur valeur est exprimée en dollars canadiens.Les lettres a et b différencient les catégories d'actions ordinaires sans droit de vote.f= action ordinaire sans droit de vote ou à droit de vote subalterne; p ou o= actions assujetties à des règlements spéciaux; pr= actions privilégiées: r= actions privilégiées dont te dernier dividende n'a pas encore été vetsé; u= unité de capital-action; v= dividende variable; wt ou w= bon de souscription (warrant); z= lot brisé.Les cotes Toronto New York T§)( HM Dow Jones 13 215,13 13 853,13 Dollar Or 1$ canadien ¦¦¦ à New York ppppi 89,99 fus 665,10 Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) Arabie Saoudite (riyal) Argentine (peso) Ausftalie (dollar) Bahamas (dollar) Barbade (dollar) Bermudes (dollar) Brésil (real) Caraïbes (dollar) Chili (peso) Chine (renminbi) Colombie (peso) Corée (won) Costa Rica (colon) Égypte (livre) Eats-ünis (dollar) Europe (euro) Haiti (gourde) Hong Kong (dollar) Hongrie (forint) Inde (roupie) Indonésie Iroupié) 0.1666 Israël (shekel) 0,2887 0,3077 Jamaïque (dollar) 0,0179 0,36676 Japon (yen) 0,009273 0,9543 Liban (livre) 0,000761 1,1270 Malaisie (ringgit) 0,3448 0,5792 Maroc (dirham) 0,1382 1,1270 Mexique (peso) 0,1107 0,5660 Norvège (couronne) 0,1898 0,4342 Nouvelle-Zélande (dollar) 0,8460 0,00221 Pérou (sd) 0,3607 0,1494 Philippines (peso) 0,0243 0,000560 Rép, dominicaine (peso) 0,0356 0,001234 Rép, tchèque (couronne) 0,0547 0,002201 Royaume-Uni (livre) 2,1997 0,2010 Russie (rouble) 0.0442 1,1112 Singapour (dollar) 0,7488 14986 Suède (couronne) 0.1685 0,0316 Suisse (franc) 0.9370 0,1464 Taiwan (dollar) 0.034269 0,00622 Mande (baht) 0,0350 0,02767 Tunisie (dinar) 0,8812 0.000130 Venezuela (bolivar) 0,00053 Coup d’œil Indice Composé du TSX (X-SPTT TSE) 250 Jours 13000.00 12000.00 Aoû Sep Oct Nov Déc Jan Fév MailAvr luiviai »v 13853.13 La Bourse de Toronto Standard & Poors TSX Canadian Smallcap Canadian MidCap 60 Index 60 Capped Index Cdn Consumer Discretion Cdn Consumer Staples Cdn Div Metals & Mining Cdn Energy Cdn Financials Cdn Gold Cdn Health Care Cdn IT Cdn Industrials Cdn Materials Cdn Real estate Cdn Telecomm Services Cdn Utilities Canadian Venture S&P CDNX Le Marché Américain 30 Industrielles 20 Transports 15 Services publics 65 Dow Jones Composé Composite NYSE Indice AMEX S&P 500 NASDAQ 223108 13853.13 -42,03 -0.3 115851 809.81 -5 39 -0 7 140677 950.31 -4.02 -0.4 82430 789.45 -2.02 -0.3 82430 872.97 -2.24 -0.3 ry 11711 124.78 +1.61 1.3 4878 202.79 -0.27 -0.1 58272 792.53 -10,44 -1.3 44405 347.08 -1.96 -0.6 18673 220.35 -0.03 -0.0 41528 292.37 -6.15 -2.1 5681 50.39 +0.23 0.5 4287 35.08 -0.24 -0.7 9561 115.45 +0.20 0.2 101905 292.60 -2.50 -0.8 3786 266.30 -0.60 -0.2 5481 108.29 -0.12 -0.1 2350 216.86 +0.94 0.4 112007 n 3322.21 -34.75 -1.0 224638 1321513 -147.74 -1.1 32352 5121.77 -93.72 -1.8 20876 522.31 -7.21 -1.4 277868 4518.30 -63.08 -1.4 * 9669.37 -158.56 -1.6 * 2217.33 -22.03 -1.0 * 1491.47 -21.11 -1.4 * 253374 -42.60 -1.7 Les plus actifs de Toronto Compagnies Volume Haut (000) ($) Bas ($) Ferai.($) Var.(%) STARFIELD RES 31263 EQUINOX MINERALS 19233 BREAKWATER RES 9294 CRYSTALLEX INTL J 9083 LIONORE MINING 8186 CONTINENTAL 5754 GOLDCORP INC 5203 HUDBAY MINERALS 4796 NORTH ORION RES I 4578 ___ LUNDIN MINING CORP 4522 14 53 0.83 0.65 0.73 +0.13 21.7 2.89 2.60 2.80 +0.16 6.1 2.73 2.53 2.56 -0.10 -3.8 5.39 4.90 5.22 +0.36 7.4 24.00 23.75 23.83 -0.02 -0.1 5.85 3.92 4.17 -0.89 -17.6 26.88 26.50 26.58 -0.32 -1.2 26.35 24.80 25.97 -0.44 -1.7 5.65 5.42 5,58 -0.16 -2.8 14.53 13.55 13.75 -0.83 -5.7 Les plus actifs du Canadian Venture Compagnies Volume Haul (000) ($) Bas ($) Ferm.($) Var.(%) UNITED BOLERO 7853 MANSON CREEK RES 6839 YUKON ZINC CORP 6466 BLUE NOTE MINING 4698 BORDEAUX ENERGY 3450 FALCON OIL & GAS 3297 MINT TECHNO CORP 2549 VIGIL LOCATING SYS 2355 ORKO SILVER CORP 2065 PROBE RESOURCES 2046 +0.19 +0.01 +0.02 +0.06 -?0.08 -0.20 +0.02 +0.09 +0.02 decisionplus.com WWW- Procurez vous une Vision du marché boursier Téléphone: (514) 392-1366 • Sans (i ais;-'f-877-392-l366 www.marketvisionplus.com INDICES QUÉBEC IQ-3Q IQ-120 Fermeture 1379.01 1474.48 -1.57 -2.01 Variation ioumiiièrc 1*41 -0.11% -0.14% Vanation depuis le 1er janvier 10.04% 11.53% 1 ?! ! ! s p p $ s t 1 f s § $ ! 1 ! 1479.68 1399.74 1319.79 1239.84 1159.89 1079.95 1000.00 ‘ ffi VU £1 nt « mri Une ini,iative du WP“telMI« Of L INDICE QUEBEC ^ de l'U,live"i,é de ¦- ^ Sherbrooke el de l'IRÉC.Indice - Québec ® ECONOMIE Alcan : Québec a obtenu tout ce qui était possible ÉRIC DESROSIERS Convaincu d’avoir déjà obtenu d’Alcan le maximum de concessions possible, Québec a fait savoir hier qu’il n’avait pas l’intention de profiter de 1 éventuelle acquisition de la compagnie montréalaise par des intérêts étrangers pour relever ses exigences en matière de création d’emplois et de transformation de l’aluminium au Québec.Le professeur en économie régionale de l’Université du Québec à Chicoutimi, Marc-Urbain Proubt, avait dénoncé mercredi le manque d'ambition de l’entente signée en décembre par le gouvernement avec Alcan en regard des avantages énormes consentis à la multinationale, notamment sous la forme d’accès à bas prix aux ressources hydroélectriques québécoises.Il déplorait entre autres que l’on n’ait pas exigé que se fassent sur place de la deuxième et de la troisième transformation de l’aluminium produit A la suite de l’offre d’achat hostile d’Alcoa en début de semaine, il proposait que l’on profite de l’éventuelle prise de contrôle d'Alcan pour renégocier l'entente.Cette idée a été catégoriquement rejetée hier par Québec.Jamais le gouvernement n’a obtenu aussi bonne entente en la matière, a-t-on affirmé au bureau du ministre du Développement économique, Raymond Ba-chand.D n’est absolument pas question de la rouvrir.Comme promis en début de semaine, le ministre Bachand a rendu public hier le texte officiel de cette entente de 10 pages qu’il a signée le 13 décembre avec Alcan, au terme d’une négociation entamée en mai 2006.On y retrouve tous les éléments qui avaient été annoncés, notamment le maintien par la compagnie au Québec «de sièges sociaux opérationnels, financiers et stratégiques importants [.] à des niveaux essentiellement similaires à ceux d’Alcan à ce moment», ainsi que le respect de ses plans et engagements en matière de niveaux d’emplois, d’investisse- ment et de recherche.D était notamment question de la construction au Lac-Saint-Jean d’une aluminerie dernier cri censée créer 740 emplois directs et plus de 2500 emplois indirects.En échange, le gouvernement octroyait un bloc d’énergie supplémentaire à tarif industriel préférentiel (tarif L), 400 millions en prêt sans intérêts remboursable dans 30 ans, ainsi que le renouvellement du bail de la Pé-ribonka permettant à Alcan de continuer de tirer de ses propres bairages 2000 mégawatts au coût exceptionnel de 1C du kilowattheure, un avantage évalué par les experts à environ 600 millions par année.Un «acquéreur éventuel» De longs passages de l’entente sont consacrés aux mécanismes visant à s’assurer du respect de l’entente par un «acquéreur éventuel» d’Alcan.On y prévoit entre autres qu’en cas d’offre, amicale ou hostile, le texte de l’entente doit être rendu public et, 10 jours plus tard, l’acheteur doit dire au conseil d’administration d’Akan comment il entend la respecter.En cas de mésentente entre les parties ou avec le gouvernement, ce dernier peut annuler l’entente, non sans avoir auparavant fait appel à un juge à la retraite comme médiateur et avoir accordé à l’entreprise un délai de 12 mois.«Cette entente a ëé faite Justement, non pas pour bloquer des prises de contrôle — le gouvernement du Québec n’intervient pas dans les marchés financiers —, mais pour s’assurer que la sociëé Alcan respectera ses engagements au cours des 30 prochaines années», a déclaré en conférence de presse hier Raymond Bachand au moment de dévoiler le texte de l’entente.Par ce dévoilement, a-t-il ajouté, «on envoie un signal à toute personne qui serait intéressée à achëer cette société qu’elle aurait [la même] obligation que nous entendons faire respecter intégralement».Le Devoir Sans-fil de 3e génération : Péladeau plaide pour plus de concurrence JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pierre Karl Péladeau s’est adressé hier aux actionnaires de Québécor lors de l’assemblée générale de l’entreprise.La fibre à recycler fait baisser la rentabilité de Cascades Le président et chef de la direction de Québécor, Pierre Karl Péladeau, invite le gouvernement fédéral à ne pas «céder aux pressions» des grands de la téléphonie qui sont réticents à voir arriver la concurrence dans le secteur du sans-fil de troisième génération, arguant que cela servira le consommateur, qui paiera alors moins cher.«C’est certain que ça va devenir beaucoup plus concurrentiel et il y a fort à parier, en tout cas les probabilités sont élevées, que les prix vont baisser», a-t-il commenté hier lors d’une rencontre de presse à l’issue de l’assemblée annuelle des actionnaires.Le sans-fil de troisième génération permet d’utiliser le téléphone pour d’autres options que la voix, comme la musique et les vidéos.Son utilisation est encore marginale au Canada, a-t-il déploré, comparativement à plusieurs pays d’Europe.Québécor s’est déjà dit prêt à investir pour construire un tel réseau et attend à ce sujet le geste d’industrie Canada, qui doit ouvrir une nouvelle portion du spectre.M.Péladeau attend d’en voir les conditions et il fera alors connaître sa position.Il a d’ailleurs invité le gouvernement fédéral à «ne pas céder aux pressions des trois membres de cet oligopole qui veulent à tout prix conserver leur mainmise sur ce secteur névralgique».Il faisait alors Power Corporation du Canada a augmenté hier son dividende trimestriel de 22,2 % au moment où l’entreprise annonçait que son bénéfice du premier trimestre a atteint 363 millions, en hausse par rapport à celui de 254 millions enregistré un an plus tôt Le conseil d’administration de l’entreprise a annoncé un dividende de 24,125 C par action sur les actions privilégiées participantes en circulation, pour le trimestre se terminant le 30 juin 2007, aux détenteurs inscrits en date du 8 juin.D s’agit d’une référence à Bell Canada, Telus et Rogers.Résultats Par ailleurs, Québécor inc.a enregistré une perte nette de 14,6 millions au premier trimestre 2007, contre une perte nette de 60,7 millions à la même période de 2006, sur des revenus stables de 2,37 milliards.Par action, la perte nette du premier trimestre terminé le 31 mars dernier est de 23 C, contre 94 C inscrite aux livres un an plus tôt augmentation de 4,374 C par rapport au dividende trimestriel précédent de 19,75 C.Par action, le bénéfice net de l’entreprise pour la période de trois mois terminée le 31 mars est de 77 C (dilué), contre 54 C au premier trimestre 2006.Les revenus totaux de Power se sont élevés à 8,27 milliards au cours du premier trimestre 2007, contre 6,40 milliards un an auparavant La croissance du bénéfice est en partie attribuable à une augmentation de la contribution de la filiale R- L’écart favorable entre la perte du premier trimestre 2007 et celui de 2006, a expliqué Québécor hier, «s’explique surtout par l’impact de l’enregistrement d’une perte exceptionnelle sur refinancement de dettes de 331,6 millions réalisé par Québécor Média au premier trimestre 2006 dans le cadre du refinancement de ses billets le 17janvier2006».Au cours du premier trimestre 2007, Québécor World, la division imprimerie du groupe, a subi une perte nette de 45,3 millions $US, nancière Power ainsi qu’à une hausse des revenus générés par les investissements, surtout les investissements de l’entreprise dans le Fonds Sagard 1 en Europe et les activités QFH de la société en Chine.Paul Desmarais fils, le président du conseil et cochef de la direction de Power a expliqué aux actionnaires, en compagnie de son frère André, que l’entreprise a une formule très simple pour expliquer la hausse de son bénéfice.«Nous croyons que la diversification géographique et industrielle de Power, notre en regard d’une perte nette de 6 millions $US à la même période, de 2006, soit un écart défavorable de 39,3 millions $US.De son côté, Québécor Média, qui comprend entre autres le câ-blodistributeur Vidéotron et le réseau de télévision TVA, a réalisé un bénéfice net de 41,2 millions, comparativement à une perte nette de 178,4 millions au trimestre correspondant de 2006.millions approche stratégique de la gestion, le positionnement robuste et conservateur de notre famille de compagnies, nous a permis de présenter des résultats solides au cours des dernières années», a-t-il dit.Mercredi, la Financière Power a fait savoir que son bénéfice d’exploitation était en hausse de 18,4 % au premier trimestre, passant de 408 millions à 482 millions.Hier à Toronto, le titre de Power a clôturé en hausse de 16 C, à 39,35 $.Presse canadienne CLAUDE TURCOTTE Une montée exceptionnelle du coût d’achat des fibres à recycler en début d’année a fait baisser la rentabilité de Cascades au premier trimestre, au cours duquel il a par ailleurs franchi pour la première fois le cap du milliard de revenus pour une période de trois mois.Le groupe a tout de même pu déclarer un bénéfice net de cinq millions, ou 5 C par action, en comparaison de six millions, ou 7 C par action, au cours du trimestre correspondant en 2006.Toutefois, en excluant certains éléments spécifiques, notamment des dévaluations d’actifs et des fermetures d'installations, Cascades a obtenu un bénéfice net de 22 millions, ce qui montre une amélioration très nette par rapport à l’an passé.En fait, le bénéfice aurait été encore meilleur au cours de ce premier trimestre n’eût été une flambée de 30 à 60 % des prix d’achat des vieux journaux et de cartons, lesquels constituent 75 % de la matière première de Cascades, qui est le plus important acheteur de fibres à recycler au monde.L’impact de l’Asie Comment expliquer une telle hausse subite?Encore une fois, la réponse est l’Asie! Il y a de plus en plus d’exportations asiatiques vers l’Amérique du Nord qui se font par conteneurs.Or, pour éviter que ces conteneurs reviennent vides, les Asiatiques achètent du matériel à recyclage.Comme il y avait de nombreux conteneurs vides après la période de Noël, l’Asie s’est mise à acheter beaucoup de papiers et de cartons à recycler.Les prix ont ainsi monté.Cascades, dont près de 75 % des produits sont fabriqués à partir de fibres recyclées, a un besom énorme de ces fibres pour maintenir ses usines en activité.L’entreprise avait alors peu de fibres en inven- taire.Bref, très rapidement le prix de cette matière première est passé de 60 $US la tonne métrique à 150 $.Cela a eu un impact de plus de 30 millions sur les coûts de production de Cascades au cours du trimestre.Présentement, le prix de ces fibres se situe à 90 $.«Nous pouvons vivre avec cela», a mentionné hier après l’assemblée annuelle des actionnaires Alain Lemaire, président et chef de la direction du groupe.Il est possible que, dans quelques semaines, le prix soit revenu à son niveau normal, qui se situe entre 60 et 75 $.Depuis 10 ans, la moyenne du prix de la fibre a été de 65 $, bien qu’il y ait eu parfois des pointes importantes à la hausse, comme en 1995, alors que le prix avait atteint un sommet de 200 $ pendant deux mois.Si une telle montée des prix pose problème pour la santé financière des papetières qui recyclent, il y a quand même un bon côté, soit celui de favoriser une récupération accrue des vieux journaux et des cartons.En temps normal, on ne parvient à récupérer qu’en-viron 60 % des fibres, dont la cueillette n’est pas facile et coûteuse dans un pays comme le Canada, territoire immense et peu peuplé.Pour sa part.Cascades est autosuffisante à 50 % grâce à son réseau de récupération.Pour l’autre moitié qu’elle achète, elle doit aller sur le marché américain.Cascades traite dans ses usines 2,7 millions de tonnes de fibres recyclées par année.Les Asiatiques (Chine, Inde, Thaïlande) trouvent aussi que les États-Unis constituent un lx>n territoire pour le rachat de fibres.La Chine ne s’y approvisionne que depuis un an.Ce pays développe des usines, comme Cascades le fait depuis 40 ans.Elle va sans doute recueillir à l’avenir de plus en plus de fibres dans son propre pays.Le Devoir Presse canadienne Power réalise des profits de 363 L’excédent commercial diminue excédent commercial du Canada avec le reste ' du monde s’est situé à 4,6 milliards au mois de mars, en baisse par rapport à celui (révisé) du mois précédent qui était de 5,2 milliards, a indiqué Statistique Canada, hier.Les entreprises canadiennes ont exporté pour 40,6 milliards de dollars de marchandises en mars, en hausse de 1,4 % par rapport au mois précédent.Pour leur part, les importations ont augmenté de 3,3 % en mars, ayant atteint un niveau record de 35,9 milliards.Statistique Canada,a souligné que les importations en provenance des Etats-Unis ont crû de plus d’un milliard pour atteindre un sommet de 23,6 milliards, tandis que les exportations vers notre voisin du Sud se sont accrues d’un peu plus de 300 millions pour se fixer à 31,3 milliards.Les États-Unis Pour sa part, le déficit commercial des Etats-Unis s’est creusé à 63,9 milliards $US en mars contre 57,9 milliards en février, a indiqué hier le département du Commerce.Cette évolution s’explique notamment par l’accroissement de la facture pétrolière, qui a plus que contrebalancé la réduction du déficit vis-à-vis de la Chine.En pourcentage, l’accroissement du déficit s’élève à 10,4 % par rapport à février.C'est la plus forte variation observée depuis le mois d’août 2005, comparé à septembre.En mars, les importations ont augmenté de 4,5 % à 190,1 milliards et les exportations ont légèrement progressé de 1,8 % à 126,2 milliards.Le déficit avec la Chine a en revanche diminué de 6,4 % à 17,2 milliards, contre 18,4 milliards en février, les Américains restant très dépendants des importations chinoises à bas prix.Les exportations vers la Chine ont atteint un niveau record en mars à 5,5 milliards, tandis que les importations marquaient leur plus bas niveau depuis mai 2006, à 22,7 milliards.Presse canadienne Le procès Norbourg débutera lundi FRANÇOIS DESJARDINS Le juge qui présidera le procès de Vincent Lacroix a rejeté hier ce qu’il restait de l’ultime effort de l’ancien président de Norbourg visant à faire exclure la preuve recueillie lors des perquisitions du 25 août 2005.Ce dernier obstacle étant levé, le procès pénal de M.Lacroix débutera donc lundi.Le premier témoin de l’Autorité des marchés financiers (AMF) sera François Filion, issu du cabinet Leclerc juricomptables et investi d’un mandat d’enquête par l’AME Soupçonné d’avoir falsifié des documents dans le cadre d’un présumé détournement de 130 millions qui a fait 8200 victimes, M.Lacroix est accusé de diverses infractions à la Loi sur les valeurs mobilières du Québec.D fait face à 51 chefs d’accusation.Pour chacun de ceux-ci, l’AMF demande la peine maximale, soit un emprisonnement de cinq ans moins un jour et une amende de cinq millions de dollars.Vincent Lacroix, qui se défend seul, a déposé sept requêtes préliminaires.Six ont été rejetées et une a été suspendue.Dans le cadre de celle portant sur les perquisitions, M.Lacroix prétendait que ,son délateur, l’ancien vice-président aux finances Éric Asse-lin, a refilé de fausses informations aux enquêteurs.De plus, il l’accusait d'avoir brisé le secret professionnel.Bref, M.Lacroix alléguait que les perquisitions ne reposaient pas sur des bases solides et voulait interroger M.Asselin avant le début du procès.Le juge Claude Leblond, de la Cour du Québec, n’a pas retenu ces arguments.Le délateur, qui bénéficie d’une immunité, a été d’une très grande aide à l’AME Hier, un des avocats de l’agence a dit que la première grande révélation de M.Asselin concernant un «détournement» chez Norbourg a eu lieu )e 9 août 2005.Deux semaines plus tard, l'AMF et l’Equipe intégrée de la police des marchés financiers faisaient plusieurs perquisitions chez M.Incroix et dans les bureaux de sa compagnie.Pour présider le procès Norbourg, le juge Leblond a bloqué son horaire jusqu’au 15 juin.Il n’exclut pas d’ajouter des journées après cette date.Le Devoir L’avocat de Black veut miner la crédibilité de Radier Chicago — David Radier a menti pendant des années et son manque de sincérité remet en question la valeur de son témoignage au procès pour fraude de son ancien partenaire d’affaires Conrad Black, a soutenu hier l'avocat de la défense Eddie Greenspan.D y a des différences entre le témoignage de Radier et les déclarations qu’il a faites devant un comité spécial de Hollinger International en 2003, a dit M' Greenspan devant le tribunal, où Radier a entamé sa troisième journée à la barre comme témoin-vedette.«Vous avez menti pour sauver votre peau parce que vous ne pensez qu’à vous-même», a dit M' Greenspan.«A mes yeux, je suis le plus important», a répondu Radier, tout en niant qu’il mente encore.M1' Greenspan a aussi attaqué les affirmations de Radier voulant que, en tant que chef de la direction, Black était responsable de toutes les transactions de Hollinger International.«En fait vous avez pris plusieurs décisions par vous-même — vous n’étiez pas le bras droit de Conrad Black», a lancé M' Greenspan avant de citer un article paru dans un quotidien en 1996 dans lequel Radier déclarait: «Je ne suis le bras droit de personne».Embarrassé, Radier a dit ne pas comprendre le sens de «bras droit» et ne pas se souvenir de cette déclaration, ce qui a provoqué la colère de M' Greenspan.«M.l’éditeur du Chicago Sun Times, vous savez très bien ce qu’est un bras droit», a dit l’avocat, provoquant une deuxième intervention de la juge Amy St.Eve en autant de jours.Un analyste juridique a indiqué que le contre-interrogatoire musclé de M' Greenspan commence à affaiblir Radier.Dodge demande des modifications aux régimes de retraite privés Toronto — Le gouverneur de la Banque du Canada demande des modifications à la manière dont sont gérés les régimes de retraite privés, pour s’assurer qu’ils généreront les meilleurs résultats pour les employés et pour l’économie.David Dodge affirme que les employeurs ont besoin de plus de flexibilité dans la manière dont ils gèrent les régimes de retraite, de façon à les encourager à offrir à leurs employés les régimes les plus lucratifs — ceux qui versent des prestations fixes et déterminées au moment de la retraite.Il estime que le système actuel comprend certaines failles, et que les employeurs réduisent ou restreignent les régimes à prestations déterminées en raison des risques élevés qu’ils comportent Plusieurs employeurs choisissent maintenant des régimes à contributions déterminées, puisqu’ils sont plus simples à budgétiser.Une partie du problème, a dit M.Dodge, est que lorsque les régimes de retraite enregistrent un surplus, les lois fédérales et provinciales octroient de plus en plus aux employés accès à ces surplus, même si l’employeur doit continuer à assumer seul le risque d’insolvabilité.De plus, a ajouté M.Dodge, la réglementation fiscale décourage les promoteurs d’accumuler des excédents supérieurs à 10 %, même si de tels excédents sont souhaitables pour contrebalancer les périodes de déficit Et il dit que les employeurs de taille plus modeste, qui ne peuvent se permettre d’offrir un régime de retraite à leurs employés, devraient pouvoir mettre sur pied des régimes interentreprises, ce qui permettrait d’atténuer les risques.M.Dodge prenait la parole hier dans le cadre d’un sommet du Conference Board du Canada, un groupe de recherche.Presse canadienne Presse canadienne 4 A 8 LE DEVOIR.LE VENDREDI 11 MAI 2007 EDITORIAL Évaluation bidon Telle une ritournelle, l’appel du premier ministre Jean Charest à des bulletins chiffrés suscite l’agacement.Qu’on ait ou pas des bambins sur les bancs d’école, on aura compris que c’est encore et toujours sur l’évaluation que trébuche la réforme.Biffer les B+ au profit des pourcentages ne changera rien au fait que la mesure de la réussite — et de l’échec! — de nos élèves risque de plus en plus de conduire au bidon.J Marie-Andrée Chouinard ean Charest et Mario Dumont n’ont rien inventé en clamant «Ciel! des bulletins chiffrés!» afin que s’ordonne l’inextricable fouillis autour de l’évaluation de nos élèves.Bien avant eux, en 2000, le premier ministre Lucien Bouchard avait confié de sa voix de papa un penchant pour le chiffre et la moyenne.On ne se trompe pas en affirmant que, depuis, tous les ministres de l’Éducation, sans exception, ont souhaité que le chiffre supplante, sur ce feuillet vieux comme le monde, le petit bonhomme sourire, la cote ou encore le soleil.Tous visaient ainsi à rassurer des parents incrédules devant la feuille de route de leur enfant Sept ans plus tard, même rengaine! En imposant les chiffres sur les bulletins dès septembre prochain, M.Charest ne met fin à aucun interdit loin d’être prohibés, ils sont déjà autorisés par la loi! Mais les lois et les appels des ministres n’ont pas forcé la note sur le terrain.Voilà la preuve d’un grand malaise.Profitons-en pour retourner quelques décennies en arrière et dépoussiérons de vieux documents.Sur un bulletin produit par le département de l’Instruction publique, au début des années 50, une note sur 100 évaluait l’élève qu’on ordonnait aussi, du premier au dernier rang, dans chacune des matières.Une ou deux décennies plus tard, les bulletins du ministère de l’Éducation affichaient la cote ou le pourcentage et offraient aux parents, à côté du rendement de l’élève, la moyenne du groupe.L’esprit de l’époque n’était pas celui de la réforme, certes, mais les parents étaient au moins renseignés! Aujourd’hui, les bulletins font dix pages.Il faut parfois un lexique pour les déchiffrer, et lorsqu’ils en ont terminé l’analyse, plusieurs paternels sont incapables de traduire les progrès ou les difficultés de Junior.Un beau gâchis qui rappelle une fois de plus que c’est dans ses efforts de communication — qu’il s’agisse d’en articuler l’essence ou de parler aux parents — que la réforme dévoile ses plus grandes lacunes.On aura beau appeler à la logique et au gros bon sens, comme l’a fait l’Action démocratique du Québec et ensuite, gouvernement minoritaire oblige, le premier ministre Charest, le retour des pourcentages sur les bulletins ne changera rien du tout au fait qu’il semble impossible de traduire en notes, en cotes ou en dessins certaines des célèbres compétences de la réforme, dites «transversales».Qu’on se le dise: peu de parents ronchonnent lorsque leur gamine reçoit un B pour sa capacité à «lire des textes».Mais les choses se corsent lorsque fiston récolte un B pour «mettre en œuvre [sa] pensée créatrice».Alors que le fond de la réforme attise les ardeurs et divise en deux camps improductifs — les pro et les anti —, l’évaluation détonne car elle est rassembleuse: des enseignants aux parents en passant par le premier ministre, presque tous dénoncent le charabia et rêvent d’un canal de communication limpide.On sombre toutefois dans le fantasme en imaginant que la ronde des chiffres camouflera les vraies névroses de l’évaluation.Refuser de voir que les déboires du bulletin ne sont que la façade d’un inconfort plus imposant risque carrément d’aggraver le problème.Dans ce fantastique enchevêtrement dort un grand risque: qu’on se mette à évaluer pour évaluer et à produire des bulletins mirages.machouinard@ledevoir.com Dérive polonaise écidément, les jumeaux Lech et Jaroslaw Kaczynski, Dqui se partagent les postes de président et de premier ministre de la Pologne, n’ont pas leur pareil pour confondre la politique avec le comique troupier.Chose certaine, ils sont très réfractaires à l’État de droit Pour .¦ s’en convaincre, il suffit de s’attarder à la sinistre farce qu’ils viennent de concocter.Voilà: deux juges de la Cour constitutionnelle ont été suspendus par le président de ce tribunal.Le motif évoqué?Ils ont été accusés, sans que des preuves formelles aient été présentées, d’avoir entretenu des relations avec des agents de la police secrète alors que le pays ployait sous la chape de plomb communiste.Et ce.Et ce, alors que cette juridiction est plongée dans l’étude de la loi sur la lustration, autrement dit sur la décommunisation.Les deux Berlusconi polonais, dans une version à la fois janséniste et beaucoup plus radicale, ont agi de la sorte parce qu’ils craignaient que le scepticisme manifesté par ces deux magistrats ne fasse tâche d’huile et que leur projet soit ainsi invalidé.Au prétexte d’une présomption de partialité, le duo avait même demandé que la cour ajourne ses travaux, d’ailleurs censés se terminer aujourd’hui.En effet, outre les deux magistrats, il y aurait encore, d’après les jumeaux évidemment, quatre autres juges rétifs à l’approbation d’un texte que beaucoup considèrent aussi brouillon qu’ambigu.Tel que rédigée, la loi exige que les 700 000 Polonais toujours de ce monde ayant collaboré avec la police communiste admettent le fait ou, plutôt, puisque nous sommes au pays porte-étendard du catholicisme européen, qu’ils fassent un acte de contrition.Si quelqu’un dont le nom figure sur les listes de l’Institut de la mémoire nationale (IMN) refuse d’obtempérer, il perdra son emploi ou son mandat Ainsi, le député européen Bronislaw Geremek, qu’on ne peut pas soupçonner de connivence avec les communistes pour la bonne et simple raison qu’il fut un des leaders de Solidarité aux côtés de Lech Walesa et de quelques autres, perdrait son mandat si la loi était sanctionnée par la Cour constitutionnelle.Jugeant cette loi aussi scélérate que dangereuse, Geremek ne veut pas signer de déclaration.Comble de l’injustice et de la bêtise, ce texte stipule que si quelqu’un a été inscrit à tort sur les registres de l’IMN, il sera dans l’obligation de porter plainte devant la cour.Il devra attendre des semaines, pour ne pas dire des mois, avant que l’erreur ne soit éventuellement corrigée.Bref, les jumeaux ont réussi un prodige: créer l’iniquité en transférant le fardeau de la preuve sur la victime.Heureusement, les figures emblématiques de Solidarité se sont enfin réveillées.Elles se sont engagées à organiser une conférence sur la démocratie avec d’anciens communistes.Car tous se disent excédés par cette loi, qu’ils qualifient d’«humiliante» et de «viol des droits civiques».Cela étant, espérons que la Cour européenne sera saisie du dossier si jamais cette loi est adoptée.Espérons surtout que l’Union européenne et d’autres instances exprimeront leur dégoût qu’ins- Serge Truffaut pire le fanatisme religieux des jumeaux.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE fa A fHtf api SoTWAiT ii vm\t& t>£ & U Ali flfat S\Wt, ŸLfrMCNhfil'J f v X % ?\ à.un % Uo7‘oT4\ LETTRES -+- Le festival des sondages Le PQ retourne une fois de plus à la case départ.Une forme de routine, me direz-vous?Peut-être! Cela aura pour but de relancer le débat et les éternels sondages sur la course à la direction du Parti québécois.Duceppe, Curzi, Marois ou autre, les paris sont acceptés.Que le meilleur gagne.Pour ma part je doute que Pierre Curzi soit élu chef.Bien qu’il soit un bon candidat potentiel, il n’a pas d’expérience dans l’arène politique.On le fera donc jouer sur le banc quelque temps.En ce qui concerne Pauline Marois, elle a l’expérience et la notoriété suffisantes pour accomplir une telle tâche.Par contre, je doute fort qu’elle accepte de sortir de sa retraite pour risquer une deuxième défaite qui serait mortelle pour son orgueil.Bref, ces événements surviennent trop tard pour Mme Marois.Passons maintenant aux choses sérieuses.Comment Gilles Duceppe fera-t-il pour quitter le Bloc et s’infiltrer de façon «politiquement correcte» dans le clan du PQ?Se fera-t-il désirer de façon à ne plus avoir le choix de quitter le Bloc?Le Bloc aura-t-il assez de fonds pour se payer un congrès?Notre ami Gilles sait fort bien que le pouvoir, dans son cas, se trouve à Québec.[.] Mais la route n’est pas uniquement pavée d'or pour Gilles Duceppe.Sa grande faiblesse réside dans son manque de connaissance des régions.On dirait qu’il est myope sur tout ce qui est à l’extérieur à Montréal.Saura-t-il apporter les correctifs nécessaires?Pour l’instant, place au festival des sondages! Michel Beaumont Québec, le 9 mai 2005 Pour un réenchantement de l’option souverainiste Je pense que l’idée de la souveraineté a besoin non seulement d’un nouveau chef mais aussi d’un nouvel élan et que cet élan ne doit pas se limiter simplement à une réécriture du programme du Parti québécois.En effet, c’est bel et bien d’un manque d'émotions et d’irrationnel que l’idée de souveraineté souffre le plus.La souveraineté, c’est un des derniers projets collectifs qui nous restent au Québec.Peu importe les efforts de rationalisation accomplis jusqu’ici, il subsistera des zones d’incertitude quant à la réalisation d’un tel projet.En bref, l’idée de souveraineté doit être portée par quelqu’un qui soit en mesure d’assumer la part d’irrationnel dans ce projet politique.Dans cette optique, Pierre Cura pourrait être cette personne.Si, de nos jours, tout se conçoit en termes de perte et de gain, un discours faisant appel non seulement à l’intellect mais également aux émotions pourrait remplir un espace vacant dans le spectre politique actuel et plaire à l’électorat Philippe Fortin Le 9 mai 2007 C’est elle que je veux On ne saura jamais comment se serait terminée la dernière course à la chefferie du PQ, n’eût été de l'irrationnelle explosion de sympathie qu’avait provoquée la mise au jour des erreurs de jeune ministre du vainqueur.Pauline Marois l’aurait-elle doublé au deuxième tour?Ou au troisième?Quoi qu’il aurait pu en être, on ne refait pas le passé.D’autres l’ont dit André Boisclair avait perdu les élections avant même qu’elles n’aient lieu.Non seulement la propagande libérale au sujet du manque de jugement du chef péquiste avait porté fruits, mais le principal intéressé y avait lui-même contribué.A tel point qu’à tous les sondages où figurait la question «qui ferait le meilleur premier ministre?», André Boisclair s’est classé troisième.Cette difficulté des électeurs à l’imaginer occupant cette haute fonction a assurément eu beaucoup d’influence sur les électeurs, y compris les sympathisants pé-quistes.La preuve en est que Jean Charest, tout impopulaire qu’il soit et malgré la déconfi- ture de son parti chez les francophones, s’est toujours classé premier, du début à la fin de la campagne.Cette seule donnée suffit à convaincre que la candidature au poste de premier ministre d’une femme aussi expérimentée que Pauline Marois aurait certainement valu un bien meilleur sort au PQ aux urnes.Peut-être même le meilleur.Mais on ne refait pas le passé.En avril 2003, le tout dernier sondage avant le scrutin avait prédit avec exactitude les suffrages obtenus par les trois principaux partis en lice.Mais cette fois-ci, Léger Marketing et CROP avaient franchement sous-estimé la performance adéquiste, dont le résultat de 30,8 % a été nettement supérieur aux 24 % et 25 % annoncés.Difficile de ne pas voir un lien entre cette soudaine poussée de six points des deux derniers jours et l’incompréhensible acharnement d’André Boisclair à vouloir convaincre Mario Dumont que, quoi qu’en pense le chef adéquiste, il serait du comité du OUI advenant un référendum rapide organisée par un gouvernement péquiste minoritaire.Jamais Pauline Marois n’aurait misé sur pareille hérésie dans le dernier droit de sa campagne.On ne refait pas le passé, mais on peut infléchir l’avenir.Pour cette raison, et aussi parce que Pauline Marois est si bien campée au centre qu’elle est à la fois apte à rallier la gauche et la droite, c'est elle que je veux Christian Gagnon Montréal, le 9 mai 2007 Opportunisme crasse Avec tout le respect qu’on doit avoir pour la famille De Sousa, durement éprouvée, Jean Charest fait preuve d’opportunisme crasse en baptisant ce projet de loi inutile et inapplicable «loi Anastasia».Non, M.Charest, les propriétaires d’armes semi-automatiques à utilisation restreinte ne sont pas des Kimveer Gill.Cet homme était un malade mental! Alain Labelle Gatineau, le 9 mai 2007 LIBRE OPINION -?- Pour un meilleur soutien de la médecine familiale RENALD DUTIL Président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec Au moment où s’ouvre, à Québec, la première session parlementaire du nouveau gouvernement, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) souhaite sensibiliser nos dirigeants aux sérieux problèmes qui affectent nos services de médecine familiale.C’est au Québec que la proportion de la population sans médecin de famille est la plus grande, soit 24,8 %, par rapport à 14 % pour le reste du Canada.Pourtant, le médecin de famille joue un rôle central dans la coordination et la continuité des soins.Lors de son dernier mandat, le gouvernement a poursuivi la mise sur pied de nouveaux modèles permettant aux médecins de famille de mieux arrimer leur pratique au système de santé.Il a rendu les nouveaux centres de santé (CSSS) responsables des services de médecine familiale de leur territoire.L’accès aux plateaux techniques et aux ressources spécialisées, un sérieux problème dans la pratique d’un médecin de famille, a été amélioré.Mais il reste beaucoup à faire.La gestion de ces nouveaux modèles de pratique est trop lourde.L’accréditation d’un groupe de médecine familiale (GMF) fait l’objet de longues tractations (des années dans certains cas).Elle ne tient souvent pas compte des dif- férentes réalités locales des médecins de famille.Ceux qui exercent en solo ou en petits groupes ne peuvent pas bénéficier de l’environnement professionnel qu’offre un GMF.Et pourtant, selon une étude menée par le Dr Ray-nald Pinault, ce sont encore eux qui offrent le plus grand accès aux soins de première ligne.Ils ont besoin du soutien de leur CSSS, notamment l’apport d’autres professionnels de la santé dans la prise en charge et le suivi de leurs clientèles les plus vulnérables.Les obstacles actuels dissuadent les nouveaux omnipraticiens de s’engager dans une pratique de médecme familiale en cabinet privé ou en CLSC.Déjà, en 2004-05, le taux de médecins exerçant dans les cabinets privés est passé de 77,3 % à 70,7 %.Pourtant, les cabinets sont encore les unités de soins les mieux réparties sur le territoire.On y dispense la grande majorité des services médicaux de première ligne.La réduction des effectifs médicaux en cabinet est liée aux sérieux problèmes d’accès aux soins de première ligne que connaissent toutes les régions.Lors de la dernière campagne électorale, le Parti libéral du Québec a pris un engagement ferme: doter le réseau de la santé de 1500 nouveaux médecins d’ici 2012.C’est possible, car ces futurs médecins sont déjà inscrits à nos facultés de médecine.Mais encore faut-il que ces derniers restent au Québec.À ce sujet, nous avons de sérieux indices: les postes de résidences en médecine familiale res- tés vacants dans nos facultés de médecine et l’augmentation substantielle du nombre de diplômés choisissant de faire leur formation pratique à l’extérieur du Québec.Il serait bien imprudent de n’en faire qu’une situation circonstancielle.Nous devons aussi craindre qu’un bon nombre de nouveaux médecins s’installent à l’extérieur du Québec à la fin de leurs études.Ces milieux offrent à leurs médecins beaucoup moins de contraintes réglementaires et une rémunération bien supérieure à la nôtre.Le message doit être compris.Plus que jamais, il est impératif de modifier des règles trop rigides dans la gestion des effectifs médicaux au Québec.Aucun gouvernement ne pourra, à l’intérieur d’un seul mandat, résoudre les nombreux problèmes de notre système de santé.Ce système est complexe et les mesures appliquées pour corriger des problèmes peuvent prendre plusieurs années avant d’atteindre leur plein effet.Le nouveau gouvernement doit axer ses politiques sur la continuité d’actions prometteuses déjà entreprises, mais il doit aussi innover.En première ligne, il faut sans doute poursuivre et accélérer le développement des modèles mis en place ces dernières années.Toutefois, ce sont de véritables réseaux de médecine familiale qu’il faut créer à l’échelle des CSSS.Investir en première ligne, dans les soins tant préventifs que curatifs, est la seule façon d’atteindre nos objectifs de santé.Les pays de l’OO DE qui ont choisi cette voie l’ont prouvé. LE DEVOIR.LE VENDREDI 11 MAI 2007 A 9 IDEES Reconstruire la fonction de chef d’État au Québec CLAUDE CORBO Professeur au département de science politique de l’Université du Québec à Montréal SI V*V5 i, le 26 mars 2007, en raison de résultats extrêmement serrés, le Québec s’était retrouvé avec deux partis se disputant le droit de former le gouvernement, chacun ayant de bons arguments à cet effet, la lieu-tenant-gouverneure (la fonction davantage que sa titulaire actuelle) aurait-elle eu l’autorité politique et morale nécessaire pour assurer un fonctionnement harmonieux et légitime des institutions devant deux partis revendiquant chacun férocement le pouvoir?Au vu de ce qu’est devenue la fonction, on peut s’interroger.Une fonction éviscérée et ratatinée Reliquat de l’époque coloniale, la fonction de lieutenant-gouverneur est confiée à des titulaires nommés et payés par le gouvernement fédéral, à la manière de fonctionnaires «supervisant» les gouvernements provinciaux.La Constitution fédérale interdit aussi aux provinces de modifier cette fonction.Plus important encore, depuis un demi-siècle, les gouvernements québécois successifs ont éviscéré et ratatiné cette fonction.Le titulaire apparaît à peine lors de l’assermentation d’un nouveau gouvernement ou lors d’un remaniement ministériel.Occasionnellement, un reportage montre le lieutenant-gouverneur s’occupant de quelque bonne œuvre.Mais les premiers ministres et leurs ministres prennent grand soin de se réserver toutes les tâches importantes de représentation.Les lieutenant-gouverneurs successifs ont été réduits au rang de décoratipn muette.Des raisons de réformer la fonction Tous les systèmes parlementaires contemporains, aussi bien les monarchies que les républiques, comportent une fonction de chef d’Etat distincte de celle de chef de gouvernement.Cela s’explique.En effet, il doit se trouver, dans le système, une personne responsable, à l’issue de chaque scrutin, d’inviter le chef du parti majoritaire ou comptant le plus grand nombre de députés à former le gouvernement Dans des circonstances normales, il s’agit d’un automatisme.Mais les élections peuvent ne pas produire de majorité.Le,s régimes parlementaires confient donc à un chef d’Etat la responsabilité de veiller à ce qu’existent un gouvernement et un premier ministre jouissant de l’appui de la majorité des députés et à ce que des changements se fassent de façon régulière et légale.La pratiqua des autres régimes parlementaires, où le chef de l'État bénéficie d'une véritable légitimité politique, assise sur de fortes traditions dans les monarchies ou sur un mécanisme électoral crédible dans les républiques, incite à ne pas traiter la question à la légère.Cela sera d’autant plus nécessaire si le Québec instaure une mesure de représentation proportionnelle.Plus on accroît la représentation proportionnelle, plus on augmente la possibilité d’un Parlement où aucun parti ne défient la majorité.Dans ces conditions, seul un chef d’État disposant d’une légitimité politique et d’une autorité morale confirmées peut piloter prudemment le processus de mise en place d’un nouveau gouvernement en accordant priorité à l’intérêt public davantage qu’aux ambitions des partis, ou conclure à la nécessité d’en appeler à l’électorat n % M*: VT mm -ft EÜH mu CLEMENT ALLARD LE DEVOIR La lieutenant-gouverneure du Québec, Lise Thibault, accueillant la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, et son conjoint, Jean-Daniel Lafond, lors d’une visite officielle à Québec.L’actuelle fonction de lieutenant-gouverneur serait totalement démunie d’autorité et de moyens politiques pour composer avec les effets variés possibles d’une représentation proportionnelle substantielle dans le mode de scrutin.r Une nouvelle fonction de chef d’Etat pour le Québec Quelle serait une fonction de chef d’État réformée?Rappelons d’abord que dans le régime parlementaire, la responsabilité des orientations politiques et de l’action gouvernementale est et doit demeurer celle du premier ministre et du cabinet jouissant de l’appui de la majorité des parlementaires.Le rôle du chef d’État se déploie sur un autre plan.Ses responsabilités pourraient donc se définir comme suit 1.Assurer la continuité du fonctionnement des institutions Le chef d’État québécois pourrait d’abord reprendre les responsabilités actuelles du lieutenant-gouverneur: inviter un chef du parti à constituer le gouvernement sanctionner les lois adoptées par l’Assemblée et convoquer les sessions et les électioqs générales.lu première responsabilité du chef de l’É- tat est donc d’assurer la continuité du fonctionnement des institutions et d’agir comme arbitre en cas de problème, selon des modalités à définir soigneusement par voie législative.2.Concourir à la protection de l’intégrité des institutions politiques Le chef d’État pourrait aussi exercer des responsabilités visant à protéger et à garantir l’intégrité des institutions démocratiques, particulièrement là où les considérations partisanes .s’avèrent problématiques.Par exemple, le chef d’État pourrait avoir la responsabilité de recommander lui-même à l’Assemblée nationale, après consultation avec les chefs des partis reconnus, la nomination du Directeur général des élections, du Protecteur du citoyen, du Vérificateur général, bref de titulaires de fonctions critiques pour le bon fonctionnement des institutions démocratiques et qui doivent être tenus à distance des pressions et des considérations partisanes.Le chef d’État pourrait recevoir, en même temps que l’Assemblée nationale, les rapports du Protecteur du citoyen et du Vérificateur général et, au besoin, interroger lui-même les ministères ou les or- ganismes pubhcs mis en cause.Tout en laissant au premier ministre et au gouvernement leurs pleines responsabilités politiques, dont ils demeurent imputables devant l’Assemblée nationale et la population, le chef d’Etat pourrait relayer l’action du Protecteur du citoyen et du Vérificateur général au titre de l’intégrité et du bon fonctionnement des institutions démocratiques.3.Fonctions de représentatipn du Québec En troisième lieu, le chef d’État pourrait assumer des fonctions de représentation du Québec, selon un mode non partisan.Il ne manque pas de circonstances, symboliques ou protocolaires, où une représentation non partisane de la société est de mise, depuis l’accueil de visiteurs éminents jusqu’aux cérémonies de remise de l’Ordre national du Québec en passant par la célébration de moments importants de la vie de la collectivité.Cette tâche n’est pas interdite aux élus et aux dirigeants proprement politiques, mais un premier ministre ou des ministres ont une couleur et un engagement partisans marqués.Un chef d’État dénué de pouvoirs décisionnels mais investi de légitimité politique et d’autorité morale pourrait rappeler les citoyens à leurs responsabilités civiques et les sensibiliser aux valeurs démocratiques ou encore contribuer à honorer des personnes exemplaires ayant rendu d’éminents services à la société.11 y aurait, au service de la population, un personnage public particulièrement préposé à la préservation de l’intégrité des institutions politiques, à leur bon fonctionnement continu et à la promotion des valeurs démocratiques.Mode de désignation Pour qu’un chef d’État dispose de la légitimité politique et de l’autorité morale nécessaires à ses responsabilités, il faut trouver un mode de désignation minimalement démocratique, ce qui fait évidemment totalement défaut au lieutenant-gouverneur actuel, L’élection au suffrage universel, comme aux États-Unis, modifierait en profondeur le régime politique et sortirait le Québec du système parlementaire, ce qui est un tout autre débat Deux possibilités demeurent l’élection par l’Assemblée nationale (mais cela serait la même base politique que pour le propre président de l’Assemblée) ou l’élection par un collège électoral élargi et conféraqt une plus grande légitimité.Le chef d'État ainsi élu pourrait détenir un mandat non renouvelable, ce qui aurait l’avantage de l’inciter à jouer son rôle sans arrière-pensée de réélection.Un mandat de six ou sept ans permettrait au titulaire de remplir pleinement sa fonction et de survivre à l’Assemblée nationale ayant contribué à son élection.De grands efforts ont été consentis, depuis les années 60, à la démocratisation et à la modernisation des institutions politiques québécoises.La réforme du rôle de chef d’État s’inscrit dans cette démarche et s’imposera d’autant plus si le mode de scrutin doit incorporer une mesure de représentation proportionnelle.Il est vrai que la modification de la fonction de lieutenant-gouverneur exige un amendement à la Constitution fédérale, mais le Parlement fédéral peut modifier la Constitution pour une seule province sur la base d’un accord bilatéral (comme cela s’est fait en 1998 pour abolir l’obligation faite au Québec de maintenir des commissions scolaires confessionnelles à Montréal et à Québec).Cela ne saurait en soi dispenser d’entreprendre et de mener à terme une réflexion sur la fonction de chef d’État.Il en va de la qualité de la vie démocratique et du bon fonctionnement des institutions politiques québécoises.Conservatisme dans l’espace américain LOUIS BALTHAZAR Professeur émérite à l’Université Laval et président de l’Observatoire sur les Etats-Unis de la chaire Raoul-Dandurand à l’UQAM our une bonne part loin d’être exclusive, le conservatisme américain accompagne une certaine croissance du niveau de vie chez les classes moyennes.Toutes proportions gardées, plus on est riche, aux Etats-Unis, plus la tendance est prononcée en faveur de positions conservatrices et du vote républicain.Ainsi, des groupes ethniques comme les Irlandais et les Italiens ont pu vouer une reconnaissance à Franklin Roosevelt et au Parti démocrate, dont les politiques avaient contribué à relever leur niveau de vie.Cependant, quand ces groupes ont vraiment accédé à la richesse, ils se sont éloignés dans une proportion notable de leurs allégeances traditionnelles pour accorder, en plus grand nombre, leur appui au Parti républicain.Cela s’est produit notamment à la faveur de l’exode qui a mené quantité de populations de plus en plus loin du cœur des villes dans les couronnes successives de banlieues.Le phénomène le plus récent est celui dit des ex-urbs.On caractérise ainsi, pour les distinguer des suburbs désormais saturés, les lieux d’habitation situés à plus de 30 kilomètres des centres-villes et qui peuvent s’étendre jusqu’à plus de 100 kilomètres.Outre leur éloignement, ces zones sont caractérisées par une densité de population plus faible encore que celle des banlieues traditionnelles.Les propriétés sises sur ces territoires sont généralement plus vastes et les maisons qui y sont bâties sont de plus en plus spacieuses.Ces territoires ne sont ni vraiment urbains ni vraiment ruraux.Les gens qui y vivent conservent plusieurs habitudes de consommation propres à la vie urbaine.Ils se déplacent beaucoup, surtout en fonction de leurs lieux de travail.En conséquence, ils passent une bonne partie de leur vie dans leurs automobiles.Leur vie sociale peut être intense, mais elle est de plus en plus virtuelle.Les valeurs individualistes et familiales sont chez eux beaucoup plus fortes que chez les habitants des villes.Ils en deviennent très préoccupés par la sauvegarde de leurs propriétés, par leur sécurité et par celle de leurs familles.Paradoxalement, aux États-Unis, plus on est éloigné des dangers des villes, notamment la criminalité et la possibilité de devenir une cible des organisations terroristes internationales, plus on craint ces dangers et plus on a tendance à appuyer un parti politique qu’on juge plus apte à assurer la sécurité à tous les chapitres.Il était sans doute excessif de souligner une fracture géographique dans le pays de l’oncle Sam après les dernières élections présidentielles et législatives.Et il était sûrement plus excessif encore de prétendre relever une fracture profonde entre deux idéologies, celle des républicains conservateurs et celle des démocrates libéraux.Les choses ne sont pas aussi simples.Le conservatisme n’est pas le monopole du Parti républicain, et plusieurs des nouveaux élus démocrates au Congrès ne sont pas particulièrement progressistes sur plusieurs questions.On peut cependant établir une nette corrélation entre les tendances conservatrices et les régions à faible densité de population.Les ex-urbs, en particulier, apparaissent comme un terreau de choix pour le conservatisme.Il est vrai qu’à la faveur de la baisse de popularité du président Bush et des faillites de cette administration vouée aux causes .conservatrices, la droite a marqué un recul aux États-Unis.Mais ce recul devrait demeurer limité dans la mesure où la population des ex-urbs est celle qui accuse le plus fort taux de croissance.Les Canadiens à l’abri du conservatisme américain?Les Canadiens ont voulu se croire à l’abri de ce conservatisme américain.Plusieurs auteurs se sont appliqués à décrire les valeurs épousées par la population canadienne comme étant généralement plus progressistes et plus ouvertes à une certaine évolution.Cela peut être vrai, tout particulièrement pour les Québécois, qui se sont opposés massivement aux entreprises belliqueuses américaines et qui se sont montrés beaucoup plus libéraux en matière sociale.Notre intégration à l’univers, nord-américain n’en demeure pas moins très forte.A bien des égards, en dépit de nos différence^, notre mode de vie demeure calqué sur celui des États-Unis.Arrêtops-nous à l’aménagement urbain.Tout comme aux États-Unis se sont développées ici autour des villes des couronnes d’habitation dépendant essentiellement de l’usage de l’automobile.Comme aux États-Unis, les populations dites urbaines vivent de plus en plus loin des centres-villes et leurs communautés d’habitation sont relativement beaucoup plus homogènes et isolées les unes des autres.La vie sociale y est animée en grande partie par des communications virtuelles et de moins en moins par des contacts directs.Repliés sur eux-mêmes, leurs propriétés, leur entourage immédiat et leur famille, les habitants de ces communautés «ex-urbaines» ont tendance à se retrancher dans un certain conservatisme.Ils tendent à se démarquer du pluralisme urbain et de ce qui l’accompagne, notamment le contact avec les communautés culturelles issues de l’immigration.On peut voir dans ce phénomène croissant une explication partielle de l’appui électoral à l’ADQ tel qu’il s’est manifesté le 26 mars dernier.Cet appui a été substantiel dans la région de Québec.11 faut noter tout de suite que la nouvelle ville de Québec est constituée dans sa majorité des anciennes municipalités de banlieue récemment fusionnées.Cette ré- gion est proportionnellement la mieux desservie en autoroutes de tout le Québec.Elle constitue un tissu de petites communautés dispersées sur un assez grand espace.Pour l’essentiel, les comtés urbains issus de ce qu’était autrefois la ville de Québec sont demeurés fidèles ou au Parti québécois (Taschereau) ou au Parti libéral (Jean-Talon).Une bonne partie de la Basse-Ville de Québec demeure quant à elle sous l’influence d’un certain populism^ qui rappelle celui de certains leaders d’opinion aux États-Unis.Le reste des appuis à l’ADQ se situe surtout dans les couronnes semi-urbaines désignées par les codes régionaux 450 et 819.C’est là que le mode de vie nord-américain, tel que décrit ci-dessus, est davantage visible.Petites communautés, propriétés individuelles, valeurs familiales, usage incessant de l'automobile, urbanisation virtuelle.C’est là que le PQ a perdu des plumes pour diverses raisons.D’abord, la politique des fusions qui allait à l’encontre d’une volonté de retranchement par rapport à tout ce que représente la ville centre.Aussi sans doute parce que le PQ est associé, à tort ou à raison, avec un certain nationalisme civique sans âme.Ce nationalisme est vu, bien à tort je crois, comme étant dépourvu de références à la majorité francophone du Québec et à ses traditions.Cette montée spectaculaire de l’ADQ représente-t-elle un tournant significatif de l’histoire politique du Québec?Peut-être ce scrutin en est-il un réalignement comme le furent ceux de 1970 et de 1973.Mais il se peut aussi que la victoire de TADQ soit assimilable à celle de l’Union nationale en 1966, qui représentait une remontée bien éphémère, tout comme les succès du Crédit social à cette époque.Quoi qu’il en soit, il serait étonnant que disparaisse le conservatisme associé au mode de vie des régions semi-urbaines.En effet, plusieurs de ces régions, tout comme les ex-urbs américains, connaissent des accroissements démographiques remarquables.L’ÉQUIPE DU DEVOIR Dominiau R • Di * ( ! F ¦ Dt-vosiers Claude Turcotte.François Desjardins; è l’information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre mtmuitumal et page édünriale), Claude Lévesque.Guy Taillefer {adjoint nu dirrrtnrde I mfiirmatmn).Serge l ruffaul (Mitorinliste) A l'information politique : Hélène Buzzetti et Alec Tact( eny (Pl T /ynt tinrismentaires à Ottawa).Antoine Robitaillc et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec).Kathleen Lévesque ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction): Marie-Pier Frappicr, Emilie Parent Bouchard (commis à la rédaction).La documentation : Gilles Paré (directeur): Man vr?njîuay ^7.(Québec) Monique Bhérer (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Amélie Bessette.Jean de Billy.Jean-François Bossé, Dave Cameron.Marlène Côté, Christiane Legault, Amélie Maltais, Claire Paquet.Martine Riopelle, Isabelle Sanchet.Nadia °mfr aTICc- °S,f (AwWfWtaires) Laurence Thériault (directrice adjointe).Sylvie Laporte.Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production).Michel Bernatchez, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers.Donald Filion.Yannick Morin, NathalieV3*' ïi Or P 'z ^ INFORMATIQUE Yanick Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable service à la clientèle).Nancy Beaulieu.Manon Blanchette.Nathalie Filion.Rachclle Leclerc.L’ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur).Nicole CarmeîVcspoMsoWe dL sendees comptables).Céline Furoy.Ghislaine Lafleur.Claudette Béliveau (adjointe administrative).Claudine Chevrier.Monique Proteau, Danielle Ross. A 10 LE DEVOIR.LE VENDREDI 11 MAI 2007 ACTUALITES UQAM SUITE DE LA PAGE 1 l’impasse ne s’arrêtait pas là: lllot Voyageur a lui aussi creusé le gouffre financier de 1TJQAM de façon telle que le budget de fonctionnement risque de subir les effets des décisions prises dans le domaine de l’immobilier.Le trou se chiffre entre 300 et 300 millions de dollars.La ministre de l’Education, Michelle Courchesne, est rapidement intervenue.Le Vérificateur général enquête sur le dossier et le réseau de l’Université du Québec (UQ) accompagne l’UQAM dans l’élaboration de son plan de redressement, exigé pour le 15 juin.Une nouvelle équipe est en place depuis décembre dernier mais la brèche n’a pas été colmatée.Jalouse de son autonomie, l’UQAM ne s’est guère montrée transparente.Vendredi dernier, 1TJQ n’avait toujours pas en main le contrat liant ITJQAM à Busac.A Québec, on a le contrat depuis deux jours seulement Cette attitude est loin de plaire à la ministre Jérô-me-Forget «Cest le drame.Les universités ont le droit de mettre en place des constructions sans obtenir l’approbation du gouvernement.On l’a appris quand c’était fini.[.] C’est aberrant.Et il y en a plusieurs, de ces projets-là.C'est clair que ça va inviter à prendre des positions bien différentes prochainement», a-t-elle souligné.Le 24 mai, la ministre présentera le budget, de même que les crédits.Mme Jérôme-Forget entend dors lancer un message clair à toutes les universités.Au cours des prochains mois, le gouvernement apportera des amendements législatifs afin de soumettre les universités à l’obligation d’obtenir une autorisation gouvernementale avant d’ouvrir des chantiers.Pour la ministre des Finances et présidente du Conseil du trésor, les choses doivent changer, quitte à écorcher l’autonomie des universités.«On ne peut pas prendre de risques.[.\On ne peut pas mettre à la porte plus de 40 000 étudiants, des milliers de professeurs.Ce n’est pas une entreprise privée.On ne ferme pas ça, une université, alors on a l'obligation et le devoir de maintenir cette institution qui, à bien des égards, est une grande institution», a affirmé Mme Jérôme-ForgeL Déjà, la semaine dernière, la ministre Courchesne avait fermement rappelé à l’ordre l’ensemble des universités afin qu’elles se concentrent sur les volets fondamentaux de leur mission, soit l’enseignement et la recherche.Elle a même prévu sous peu une rencontre avec la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec afin de prendre le dossier immobilier de front et, surtout, de baliser les ambitions immobilières des universités.Aux yeux de Mme Jérôme-Forget, la dérive de l’UQAM ternit l’image de I’universite et celle de tous les membres du conseil d’admipistration.Elle se désole au surplus que ce soit l’État qui, au bout du compte, soit tenu responsable.«Ça irrite les citoyens de voir que leurs taxes [destinées au financement des universités] vont servir à payer pour des approches irréfléchies de gens du secteur public qui se comportent de façon cavalière», a-t-elle tranché.Derrière tout cela, il y a aussi la crainte qu’un tel problème ne soit amalgamé avec la formule de PPP alors que le gouvernement vient d’emprunter cette voie pour des projets d’envergure.C’est notamment le cas de la salle de l’Orchestre symphonique de Montréal.Trois consortiums ont franchi l’étape de l’appel de qualification et déposeront l’automne prochain une proposition concrète.Parmi les entreprises, ori compte la firme Busac, la même qui a des liens d affaires avec l’UQAM.Y a-t-il lieu de s’en préoccuper?La ministre Jérôme-Forget a dit que «Busac a probablement voulu, de bonne foi, séduire l’UQAM».Elle a ensuite rappelé que le PPP doit répondre à des règles strictes et que s’il devait y avoir des dépassements de coûts, ils seraient à la charge de l’entrepreneur.«Il est clair que quiconque va gagner le concours pour l’OSM va devoir arriver avec une approche rigoureuse», a indiqué la ministre.«Les PPP, ce n est pas sorcier.C’est la discipline, la rigueur, c’est l’obligation de réfléchir avant d’agir, c’est l’obligation défaire nos calculs avant de démarrer, c’est l’obligation de déterminer où sont les risques et qui va les assumer», a-t-elle ajouté.La construction du pont de l’autoroute 25 est également un projet qui se réalisera en PPP.Les deux hôpitaux universitaires (CHUM et CUSM) ont également pris cette voie.La question sera tranchée officiellement d’ici l’été, a assuré Monique Jérôme-ForgeL Le Devoir TERRORISME «Des tueries comme celle de Dawson, ça ne rentre pas dans le terrorisme» SUITE DE LA PAGE 1 Stéphane Leman-Langlois, qui signe avec Geneviève Ouellet une étude qui retrace l’évolution du terrorisme politique au Canada depuis 1973.«Il est vrai qu’en lisant les journaux, on pourrait s’imaginer que le terrorisme est partout puisqu’il y a toujours quelqu ’un pour réclamer des ressources et des budgets supplémentaires pour “gérer" la menace.Laquelle?Ça, ça reste très difficile à cerner.» Ainsi, lorsqu’on fait la somme de tous les événements terroristes qui se sont produits depuis le début des années 1970, les années 2000 donnent l’impression d’être des enfants de chœur comparativement aux turbulentes années 1980.«Nos courbes montrent clairement une activité plus importante dans les années 80 et un ralentissement continu ces dernières années», raconte le professeur à l’école de criminologie de l’Université de Montréal, rappelant à la mémoire des congressistes réunis à Trois-Rivières non seulement l’attentat contre le vol 182 d’Air Infiia mais aussi celui contre le vol de Lockerbie, en Écosse, en 1988.Par terrorisme, les deux chercheurs entendent englober toutes les utilisations de violence ou de menace de violence coercitive perpétrées dans un dessein politique, ce qui comprend bien sûr les actes commis au nom d’une religion ou d’une idéologie mais exclut les tueries comme celles de Polytechnique ou, plus récemment, du collège Dawson, à Montréal.«Des tueries comme celles-là, ça ne rentre pas dans le terrorisme parce qu’il n’y a pas de visée coercitive et pas de revendication politique, c’est un acte sans but, sans fondement», explique M.Leman-Langlois.GlobalemenL 73 % de tous les événements recensés depuis 1973 correspondent à ce que les chercheurs nomment des «bruits de fond», soit du vandalisme ou de la nuisance publique.Viennent ensuite les destructions matérielles d’envergure comme les bombes posées dans les cliniques du Dr Morgentaler (13 %).Suivent les attaques avec blessés, parmi lesquelles on compte par exemple l’attentat perpétré par le Direct Action Network contre une usine de Boeing (10 %).Et ici, le terrorisme se solde rarement par des décès.Seulement 2 % des attentats ont conduit à des assassinats et 2 % à des meurtres indis-criminés, c’est-à-dire non ciblés, comme ce fut le cas pour les passagers du vol 182 d’Air India.La décennie la plus chaude reste sans conteste les années 1980, alors que le Canada s’échauffe principalement sur les questions de langue.Encore là, ce ne sont pas les actes terroristes plus graves qui se multiplient mais bien le bruit de fond qui gagne en décibels.Le quart des événements recensés est directement lié aux guerres intestines entre les angles et les francos.Viennent ensuite, à égalité, les préoccupations liées aux droits des animaux et les incidents dits néonazis, à raison de 15 % chacun.«Malgré cela, l’activité terroriste est restée somme toute faible au Canada, même pendant ces années plus troubles», précise le chercheur.Alors que les courbes du bruit de fond et des actes terroristes affichent des seuils minimaux constants depuis les dernières années, le discours terroriste, lui, ne cesse de prendre de l’ampleur.D’ailleurs, entre le discours et la réalité, l’hiatus n'a jamais été aussi grand, croit le professeur à l’école de criminologie de l’Université de Montréal.«Le 11-Septembre a changé le monde en ce sens qu’il a fait en sorte qu’on parle comme jamais du terrorisme aujourd'hui, mais sur le terrain, l’activité terroriste est franchement au plus bas.» Tout ce battage médiatique encourage d’ailleurs les initiatives destinées à durcir la législation et à renforcer la prévention.Mais il semble qu’une fois de plus, les gouvernements fassent fausse route.Les graphiques présentés cette semaine révèlent en effet que les activités terroristes ne sont pas du tout influencées par la législation.Ce sont plutôt les événements historiques qui font bouger les courbes, et encore, leurs actions se répercutent principalement sur le plan du bruit de fond et beaucoup moins sur les actes terroristes réels, explique le chercheur affilié au Centre international de criminologie comparée de l’UdeM.Et la menace d’une attaque d’al-Qaïda en sol canadien, dans tout ça?«En théorie, une telle attaque n’est pas impossible puisque rien n’empêche un groupe d’individus de se réclamer de cette mouvance, mais franchement, j’y crois difficilement», conclut M.Leman-Langlois.Le Devoir BLAIR 44 % des Britanniques sondés jugent qu'il a joué un rôle positif SUITE DE LA PAGE 1 la foulée d’un de ses principaux succès, soit la remise en route mardi du gouvernement nord-irlandais, où cohabitent protestants et catholiques.Mais elle survient également alors que se poursuit une enquête policière sur un présumé scandale lié au financement du Parti travailliste et au cours de laquelle le premier ministre a été entendu deux fois en tant que témoin, ce qui en fait le premier chef de gouvernement en exercice à devoir se soumettre à un tel examen.Le 3 mai, le Parti travailliste avait d’autre part subi de sérieux revers aux élections locales et régionales.L’ami des Américains Les États-Unis ont rendu hommage hier à Y «ami» et «allié» qu’aura toujours été Tony Blair.Le président George W.Bush a vanté la capacité du premier ministre de «penser à long terme» ainsi que sa fidélité à la parole donnée.«Le premier ministre a prouvé sa capacité de travailler avec des présidents issus des deux partis et à maintenir une alliance ancienne qui est d’une importance stratégique extraordinaire», avait auparavant noté Tony Snow, le porte-parole de la Maison-Blanche.Homme de centre-gauche, ou peut-être plus justement d’une «troisième voie» vaguement définie, Tony Blair avait dans un premier temps entretenu d’excellentes relations avec le président démocrate Bill Clinton.Au grand désarroi de l’aile gauche du Parti travailliste, il a ensuite noué des liens tout aussi étroits avec le successeur républicain et très conservateur de M.Clinton.Cette relation s’e$t renforcée après les attentats du 11-Septembre aux États-Unis.Puis, en 2003, la décision de participer à l’invasion de l’Irak aux côtés des Américains a commencé à miner la popularité de Tony Blair.Jusqu’à ce jour — et encore hier — ce, dernier a estimé avoir alors pris la bonne décision, même si les armes de destruction massive invoquées pour justifier l’intervention n’ont jamais été trouvées.L’Europe «Tony Blair a ramené la Grande-Bretagne des marges de l’Union européenne vers son centre, a estimé hier le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.«Il laisse un héritage impressionnant, avec son engagement en faveur de l’élargissement et de la politique énergétique, son action en faveur des mesures de lutte contre le changement climatique et en faveur de la lutte contre la pauvreté en Afrique», a noté M.Barroso, pour qui Tony Blair n’a cependant «pas réussi à renverser l’attitude du Royaume-Uni sur certaines des questions les plus importantes de l’ordre du jour européen».On se rappellera, entre autres, que son ministre des Finances, Gordon Brown, avait exclu en 2003 la conversion de la Grande-Bretagne à l’euro «dans un avenir prévisible».L’image «cool» JMé en 1953 danp une famille de la classe moyenne à Edimbourg, en Ecosse, Tony Blair a fait ses études dans une école privée dans la région de Durham, dans le nord-est de l’Angleterre, où sa famille s’était établie après quelques aimées passées en Australie.Le jeune homme s’y fait remarquer par son tempérament rebelle, mais ses excellents résultats lui ouvrent les portes de l’université d’Oxford.Il fréquentera la vénérable institution — après avoir tenté pendant un an de devenir imprésario pour quelques groupes rock — et y obtiendra sa licence en droit au milieu des années 70.Fils d’un juriste d’obédience conservatrice, Tony Blair se joint au Parti travailliste au début des années 80.En 1983, il est élu député dans Ip circonscription de Sedgefield, récemment créée.A l’époque, il défend les politiques gauchistes traditionnelles du Parti travailliste.Au début des années 1990, il se joint cependant aux partisans d’une «modernisation» du Labour, qui prévoit l’ouverture à l’économie de marché, une distanciation d’avec les syndicats et l’abandon de positions ultrapacifistes, des changements qui ne font pas l’unanimité mais qui gagneront l’adhésion d’une majorité des militants du parti.fi devient chef de la formation, rebaptisée New Labour, en 1994, l’emportant sur deux candidats «gauchistes».Son recours à des experts en communications et à des «focus groups» lui vaudront d’être accusé de privilégier l’image au détriment du contenu.Mais c’est en grande partie cette image «cool» et moderne, ainsi que son style oratoire, qualifié parfois de «messianique», qui lui permettront de remporter une victoire éclatante sur le premier mimstre conservateur sortant John Major, aux élections générales de mai 1997, mettant fin a upe longue traversée du désert pour les travaillistes.A 43 ans, il devient alors le plus jeune premier ministre depuis 200 ans.Quelques semaines après cette victoire électorale, la princesse Diana est tuée dans un accident à Paris.Le matin même de l’annonce du décès de lady Di, il prononce un hommage qui a l’heur de toucher les cordes sensibles de ses compatriotes.Il fera montre de cette même qualité de communicateur huit ans plus tard, quand des attentats suicide frapperont Londres.Réélu triomphalement en 2001, Tony Blair n’obtiendra un troisième mandat en 2005 qu’avec une majorité fortement réduite.Sur le plan des institutions, les habitants de l’Ecosse et du pays de Galles lui doivent le rétablissement des Parlements locaux.Mais l’histoire retiendra sans doute davantage les progrès accomplis en Irlande du Nord depuis l’«accord du Vendredi saint» conclu en 1998.s La Grande-Bretagne a connu une croissance économique ininterrompue au cours de la dernière décennie mais, là comme ailleurs, tous n’ont pas l’impression d’en profiter.L’amélioration de la qualité des systèmes de santé et d’éducation est réelle mais, comme le faisait remarquer hier un historien sur le site Web de la BBC, «les problèmes structurels profonds» dans ces domaines, et dans d’autres comme les transports, les infrastructures urbaines et la criminalité, «ne peuvent pas être résolus au cours d’une décennie, peu importe la couleur du gouvernement».Tony Blair s’apprête donc à quitter le pouvoir dans un climat qui est bien différent de l’optimisme qui régnait au moment de sa première élection en 1997.Selon un sondage publié hier par le quotidien The Guardian, 60 % des Britanniques pensent que Tony Blair devrait laisser l’image d’une force de changement même si ce changement n’a pas toujours été positif.D’après cette enquête, 44 % des personnes sondées jugent qu’il a joué un rôle positif pour la Grande-Bretagne.Le Devoir Avec l’Agence France-Presse et Reuters ADQ Des efforts seront aussi faits dans le secteur des jeux vidéo, où 45 % seulement des produits offrent du contenu en français SUITE DE LA PAGE 1 la vie parlementaire a été évident hier: celle-ci est apparue éclatée, les sujets se multipliant les deux partis revenant sur des thèmes ayant déjà été abordés par d’autres.«En orchestrant de façon très rigide la période de questions, on brise le rythme auquel le Parlement est habitué et ç’a pour effet d’avantager le gouvernement», a déploré M.Proulx.La leader péquiste Diane Lemieux a aussi dit avoir une «préoccupation pour ce qui est de la mécanique» de la période de questions.M.Proulx se réjouit toutefois que le président ait présenté sa solution au problème du ménage à trois comme un «cadre théorique» qui pourrait être corrigé après avoir été mis à l’épreuve «dans les deux prochaines semaines».Car en l’état, la prépondérance de l’opposition, nécessaire en régime britannique, n’est pas assez marquée à ses yeux.Dans ce nouveau contexte, le leader adéquiste n’écartait pas l’idée de mieux se coordonner avec l’opposition officielle.Pourrait-il s’entendre avec le PQ.par exemple, pour bombarder un ministre sur un même sujet à tour de rôle, comme un député unique pouvait le faire à la belle époque des questions complémentaires quasi illimitées?«Ce n’est pas impossible», a répondu hier M.Proubc.Depuis le 26 mars, l’opposition est divisée en deux groupes parlementaires pratiquement égaux.Ces derniers n’ont pas réussi à s’entendre, ce qui a contraint le président à trancher le nœud gordien.Aux élections, l'ADQ a en effet obtenu seulement 2 % des suffrages de plus que le PQ et seulement cinq sièges de plus.Le parti de Mario Dumont a recueilli 1 223 477 voix et le PQ, 1 125 078.Le PQ occupe 29 % des sièges de l’Assemblée, 46 % des sièges de l’opposition et 43 % du vote de l’opposition.En 2003, le statut de groupe parlementaire reconnu n’avait pas été accordé à l’ADQ, qui avait obtenu 18 % des voix, 3,2 % des sièges, 8 % des sièges de l’opposition et 35 % des votes d’opposition.En conséquence, on n’avait laissé aux quatre députés adéquistes de l’époque (en 2004, un cinquième s’était ajouté) que 6 % du temps de parole, autrement dit une question sur 18.Mario Dumont avait vertement dénoncé cette décision.«B se souvient des sourires carnassiers que certains lui ont faits en lui annonçant ces mauvaises nouvelles», a raconté un membre de l’entourage de M.Dumont en parlant du leader péquiste de 2003, André Boisclair.Les négociations ont encore cours entre les trois partis en ce qui a trait au budget accordé à chacun, mais aussi à la composition des commissions parlementaires.«Ils auraient avantage à s’entendre avec nous s’ils ne veulent pas être déçus une autre fois», a commenté Diane Lemieux hier.Le bal des néophytes En cette première période de questions, hier, la nervosité des débutants était évidente.Le leader Proubc, qui en était à sa première expérience, a posé une question au gouvernement en pleine rubrique du dépôt de pétitions, ce qui lui a valu d’être rabroué par le leader du gouvernement, Jean-Marc Fournier, qui lui a lancé: «Ce n’est pas le moment de poser ce genre de question.» Le whip adéquiste, François Bonnar-del (Shefford), s’est levé à un mauvais moment, avant d’être rassis par sa voisine, Sylvie Roy (députée de Lotbinière depuis 2003), plus expérimentée.Français sans faute Dans sa première question à vie à l’Assemblée nationale, le député péquiste de Borduas, Pierre Curzi, a cherché à savoir ce que le premier ministre avait en tête lorsqu’il a dit, dans son discours inaugural, qu’il souhaitait «renforcer la fierté de la langue française dans l’espace public».Quelles mesures prévoit-il?La nouvelle ministre de la Culture, Christine Saint-Pierre, a alors déclaré que pour 4out ce qui est de la question de la langue française, ce sera “tolérance zéro”.Nous serons là, nous surveillerons et nous ferons appliquer la loi».A-t-elle voulu dire que toutes les infractions à la loi 101 seraient prises en considération?Les résultats d’une «campagne d’information et de sensibilisation» de l’Office de la langue française dévoilés en décembre 2006 indiquaient que 30 % des commerces du centre-ville de Montréal ne donnaient pas une place prépondérante au français dans l’affichage.La ministre a-t-elle l’intention d’agir?A son cabinet, hier après-midi, on s’est montré plutôt vague.«On pourrait faire d’autres campagnes du genre», a dit Nathalie Gélinas, l’attachée de presse de Mme Saint-Pierre.Des efforts seront aussi faits dans le secteur des jeux vidéo, où 45 % seulement des produits offrent du contenu en français, a-t-elle souligné.Mme Saint-Pierre pourrait commencer sa campagne de promotion de la qualité de la langue auprès de son propre collègue Claude Béchard, le ministre des Ressources naturelles.Au moment même où Mme Saint-Pierre faisait sa profession de foi envers la langue française, le ministre Béchard remettait aux journalistes une copie de son discours au Congrès de l’industrie forestière du Québec.Selon un relevé fait par la Presse canadienne, le texte comprend au moins une trentaine de fautes majeures.On y parle de la «crise que traversent [sfr] le Québec».Le ministre Béchard écrit que «les intervenants sociaux doivent s’associés [!] à une industrie moderne».D promet de consulter sur «tout [?] les projets» qui seront présentés.Le ministre invite aussi tous les forestiers «à effectuer le travail dans lequel vous exceller [sfr]».Il promet aussi de faire des actions «pour les travailleurs qui sont les premier [sfr] touché [reste] par l’incertitude».Ce n’est pas la première fois qu’un texte public d’un ministre du gouvernement libéral est truffé de fautes.En 2005, le texte du discours inaugural remis aux journalistes par le bureau du premier ministre contenait lui aussi un grand nombre d’erreurs et de coquilles qu’on avait dû corriger le lendemain.Celui présenté mercredi en était toutefois exempt Le Devoir Avec Presse canadienne LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, T étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 E3 Place-des-Arts Ds sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 5149853333 Par télécopieur 5149853360 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 5149853399 Par télécopieur 5149853390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 5149853344 Par télécopieur 5149853340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 5149853322 Par télécopieur 5149853340 Les abonnements Au téléphone 5149853355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 5149855967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-4657559 L’agenda culturel Au téléphone 5149853346 Par télécopieur 5149853390 rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Bibliothèque nationale du Québec.Le Devoir peut à l’occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'oivanisations Le Devoir est publié du lundi au samedi par lie Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, •* L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dan:
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.