Le devoir, 9 juin 2007, Cahier A
68 : l’Afrique rassemble, le Kosovo divise 60 milliards sont promis pour la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose Les pays du G8 ont promis hier de débloquer des milliards de doUars pour aider l’Afrique, notamment dans la lutte contre les pandémies, au dernier jour d'un sommet où la Russie a refusé une tentative de compromis dans l’épineux dossier du Kosovo.Le forum des huit principaux pays industrialisés a aussi agité la menace de nouvelles sanctions contre l’Iran si le régime des mollahs poursuit son programme nucléaire et a demandé que les responsables d’atrocités contre les civils au Darfour soient poursuivis.Régulièrement accusé de négliger l’Afrique, le G8 a donc tenté de reprendre l’initiative en promettant 60 milliards de dollars au continent noir pour la lutte contre le sida, le paludisme et la tu- berculose.Il n’avance toutefois aucun calendrier et indique seulement que les fonds seront versés «au cours des prochaines années».Les contributions de chaque pays restent à préciser., La moitié sera prise en charge par les Etats-Unis, qui avaient déjà promis fin mai un doublement de leur aide dans ce domaine à 30 milliards de dollars.Les États-Unis, l’Allemagne, la Russie, la France, le Royaume-Uni, le Japon, le Canada et l’Italie ont aussi réaffirmé leur engagement, pris il y a deux ans à Gle-neagles, de doubler le montant de leur aide à l’Afrique en 2010 par rapport à 2004.Cela représenterait une VOIR PAGE A 12: G8 www.ledevoir.com LE DEVOIR V o L.X C V 1 I 1 JV ' 1 2 8 LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 JUIN 2007 2,20$ + TAXE s = 2 , 5 0 $ Si notes n’agissons pas, l JACQUES NADEAU LE DEVOIR Au lieu de l’habituelle courtepointe de logos commerciaux, les bolides de l’écurie Honda sont drapés cette année de l’image d’une Terre verte et bleue.Ci-dessus: la voiture numéro 7 de Jenson Button.Célébration du moteur à explosion et de la société de consommation, la Formule 1 promet aujourd’hui de se transformer en championne de l’environnement.Ses futurs règlements, dit-elle, feront passer ses écuries de dinosaures d’un siècle révolu à des laboratoires d’où sortiront nos voitures de demain.Simple opération de marketing ou véritable révolution, l’épreuve reine de la course automobile risque-t-elle d’y perdre son âme?ERIC DESROSIERS Au lieu de l’habituelle courtepointe de logos commerciaux, les bolides de l’écurie Honda sont drapés cette année de l’image d’une Terre verte et bleue qui flotte dans l’espace.Dévoilée cet automne dans une galerie du Musée d’histoire naturelle de Londres, la RA107 affiche sur son aileron arrière l’adresse du site Web zvww.mye.arthdream.com.On y invite les gens à s’engager à faire un geste, même modeste, afin de réduire la pollution.En échange d’une petite contribution à la cause, l’équipe s’engage même à inscrire le temps d’une course, en tout petit, votre nom sur l’une ou l’autre des voitures numéro 7 et 8 de Jenson Button et Rubens Barrichello.«Si nous n’agissons pas, l'existence de la Fl est menacée», a averti à la fin du mois dernier son grand patron, Max Mosley, président de la Fédération internationale de l’automobile (FIA).«Des voitures qui consomment 75 litres d’essence pour faire 100 km ne sont plus cool.» «Nous devons passer d’une technologie du XXe siècle à celle du XXI' siècle si nous ne voulons pas bientôt avoir l’air de dino- saures», avait-il affirmé quelques mois plus tôt Ces déclarations feront sans doute rigoler.Comment croire que des gens dont la spécialité est de concevoir à coups de centaines de millions deux voitures par an capables d’atteindre en huit secondes une vitesse trois fois supérieure à la limite permise sur les autoroutes, mais dont le moteur rend l’âme bien avant d’avoir passé le cap des 1000 km au compteur, pourraient se transformer en agents de développement durable?«Qu’ils commencent par réduire le bruit de leurs voitures.Ce n’est pas parce qu’elles sont pétaradantes qu’elles vont plus vite ou plus loin», s’exclame Pierre Lavallée, directeur général du Centre d’expérimentation des véhicules électriques du Québec (CEVEQ).Les gens de la Fl ne sont pas seulement des as de la mécanique auto, ils en sont aussi du marketing.«Tout le monde sait que, si Honda a peint une grosse planète Terre sur ses voitures, ce n'est pas par altruisme VOIR PAGE A 8: VERT Montréal a toujours la fièvre, page A 9 ¦ Alonso marque son territoire, page Cil L’effet Hamilton Il serait vaguement fallacieux de prétendre que le circuit mondial de Formule 1 a gâté ses fens par des courses au championnat endiablées ces dernières années.Même au Grand Prix du Canada, situé à peu près au premier tiers du calendrier, la mode était de contempler le classement des Dion pilotes et de se susurrer dans son habitacle intérieur: «Tiens, Schumacher est en tête, et assez d’aplomb merci.» Prendre pour Ferrari relevait non pas de la gageure mais de l’investissement pépère.Déjà que la discipline elle-même est peu propice aux dépassements sur le bitume, ça n’arrangeait rien de VOIR PAGE A 8: HAMILTON LECTURES D’ETE Chrystine Brouillet Secrets et mensonges I Cahier F INDEX Actualités.A2 Idées .B 5 Annonces.CIO Monde A10 Avis publics .C6 Mots croisés.D 5 Bourse ,.C4 Météo .C5 Carrières .C8 Perspectives.B1 Décès CIO Rencontres.D 4 Économie.,.C3 Sports .Cil Éditorial .B 4 Sudoku .C 6 Balayage UMP annoncé Sarkozy anticipe une victoire aux élections législatives CHRISTIAN RIOUX Paris — On parle de «vague», de «raz-de-marée» ou de «tsunami».Seul le choix du mot semble faire encore débat La victoire de l’UMP paraît tellement irréversible au premier tour des élections législatives françaises qui auront lieu dimanche qu’à moins d’un imprévu, le suspense est quelque peu émoussé.Le sujet passionne d’ailleurs si peu les Français qu’aucun grand quotidien parisien n’a jugé bon d’y consacrer sa une depuis une semaine.Le scrutin serait-il déjà joué?Tous les sondages VOIR PAGE A 12: SARKOZY irli president ici rraü recueillir 430 des 577 sièges a pourvoir Français au cégep : l’auteur de la réforme enterrée s’explique, page B 5 ) ' PRESENCE CL AUTOCHTONE du 10 au 21 juin à Montréal C J Canada Québec ! Montréal@ LE DEVOIR ISfær: / #s&s: nati vely nx.qc.ca 778313000696 A 2 LE DEVOIR.LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 JUIN 2007 LES ACTUALITES Achat d’avions tactiques Airbus refuse de s’avouer vaincu La nouvelle proposition ferait épargner deux milliards aux Canadiens ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le géant aéronautique européen Airbus s’est fait dire non à plusieurs reprises par le ministère de la Défense, mais il tient bon.Dans l’espoir de voir son avion tactique A400M être retenu par Ottawa dans sa série d’acquisitions militaires, Airbus Military propose une nouvelle solution qui ferait épargner deux milliards de dollars aux contribuables canadiens tout en satisfaisant aux exigences de l’armée.La proposition a été envoyée hier au ministre de la Défense, Gordon O’Connor, et aux députés membres du Comité permanent de la défense nationale.Dans cette lettre, dont Le Devoir a obtenu copie, Airbus Military détaille sa proposition.Il faudrait d’abord que le Canada renonce à l’achat de 17 avions C-130J, le nouveau modèle d’Her-cules, au coût de 4,9 milliards (incluant l’entretien sur 20 ans).Le contrat pour l’acquisition de ces avions n’est toujours pas signé avec Lockheed Martin, même si l’annonce a été faite et que les négociations sont en cours depuis novembre 2006.Airbus Military propose que le Canada achète plutôt huit A400M, des avions plus gros que les C-130J, tout en conservant neuf Hercules de la flotte canadienne.En effet, sur la trentaine d’Hercules que possède le Canada à l’heure actuelle, neuf appareils plus récents peuvent être opérationnels pendant encore plusieurs années.L’acquisition des huit avions A400M coûterait 1,9 milliard de dollars.En ajoutant l’entretien sur 20 ans des nouveaux appareils Airbus et des neuf Hercules plus âgés que détient déjà le Canada, la facture grimperait à 2,9 milliards, soit deux milliards de moins que pour l’achat des C-130J de Lockheed Martin.«Une telle solution serait viable et essentielle pour combler les besoins présents et futurs des Forces armées ‘ÿ' ’ V: «.fl .J» Image réalisée par ordinateur de l’avion A400M d’Airbus.canadiennes», peut-on lire dans la lettre.Airbus Military fait également une proposition audacieuse sur la livraison des appareils.Même si le premier A400M n’a toujours pas été livré à la France, premier pays acheteur, et ne le sera qu’à la fin de 2009 (il est en assemblage final), le géant européen promet que le premier avion destiné au Canada serait livré en décembre 2010.La commande serait complétée en 2013, soit dans la même période que pour les C-130J.Le Canada a besoin de ces deux milliards Selon des analyses émanant du ministère de la Défense et obtenues par Le Devoir cet hiver, Ottawa a déjà considéré d’acheter pas moins de 12 appareils A400M.C’était entre 2000 et 2002.Le ministère de la Défense hésitait entre les C-17 de Boeing et l’avion d’Airbus.Le Canada a finalement acheté quatre C-17.Le A400M est un avion plus petit que le C-17, mais plus gros que le C-130J.Il peut par exemple transporter un véhicule blindé léger (VBL) prêt au combat, ce que le C-130J ne peut pas faire.Joint par Le Devoir pour expliquer cette nouvelle offensive, le grand patron d’Airbus Military en Europe, Richard Thompson, a expliqué que les nombreuses critiques à l’égard du C-130J, la lenteur des négociations entre le gouvernement et Lockheed Martin, ainsi que les commentaires de la vérificatrice générale Sheila Fraser sur le processus non compétitif qui a mené au choix de Lock- heed Martin ont convaincu l’entreprise de soumettre une nouvelle proposition.«Je crois que le Canada est intéressé à épargner deux milliards de dollars.Les besoins en Afghanistan sont importants, la mission coûte cher et ces deux milliards peuvent servir à d’autres priorités», soutient Richard Thompson, vice-président senior d’Airbus Military.Ce dernier a toutefois affirmé qu’il n’avait pas rencontré en personne les fonctionnaires du ministère de la Défense depuis un bon moment En ce qui concerne l’inconfort de posséder deux flottes d’avions en même temps, soit les Hercules et les A400M, Richard Thompson estime qu’il s’agit d’un faux débat.Il rappelle que le C-130J est l’équivalent d’une nouvelle flotte, puisque l’appareil est ARCHIVES AFP différent à 70 % du vieux modèle d’Hercules.«Ça prend de nouvelles installations d’entretien, une nouvelle formation des pilotes et des nouveaux simulateurs, comme avec notre appareil», dit-il.Visiblement d’attaque, Richard Thompson a même promis de verser 55 % des retombées économiques du contrat à l’industrie aérospatiale québécoise, ce qu’aucun constructeur ne s’est engagé à faire jusqu’à maintenant.«Nous n'aurions aucun problème à atteindre cet objectif», dit-il.La proposition d’Airbus Military a toutefois peu de chances de se frayer un chemin au ministère de la Défense, où l’on défend bec et ongles le choix du C-130J de Lockheed Martin.Le Devoir 40 millions de plus pour les handicapés Québec — Les handicapés et leurs familles devraient attendre moins longtemps, à l’avenir, avant d’obtenir des services, grâce à l'ajout d’une somme de 40 millions de dollars, récurrente annuellement, annoncée hier par le gouvernement Charest Le premier ministre Jean Charest et le ministre de la Santé, Philippe Couillard, ont rendu public cet effort additionnel, tout en reconnaissant que même avec cette somme les besoins étaient loin d’être comblés.«La demande de services augmente encore plus vite que le nombre de personnes qu’on rejoint», a convenu le ministre en conférence de presse.M.Couillard a refusé de dire exactement combien de personnes handicapées supplémentaires — parmi les 8000 figurant sur la liste d’attente, dont 3400 enfants — seraient mieux soutenues grâce aux sommes annoncées.«On va réduire de façon très substantielle les listes d’attente», s'est contenté de dire le ministre, sans préciser de nombre.Du total, 10 millions iront aux familles, pour leur offrir un moment de répit ou des services à domicile.La majeure partie — 24 millions — sera cependant réservée aux centres de réadaptation, et au premier chef ceux qui viennent en aide aux enfants.Enfin, 5 millions permettront aux familles de mieux rémunérer les employés qui viennent leur prodiguer des services à domicile, puis 1 million ira à la recherche.Par ailleurs, à propos du rapport de la Protectrice du citoyen, publié la veille, le ministre a apporté un bémol aux critiques formulées et s’est montré optimiste.Le ministre a fait valoir que la situation s’était beaucoup améliorée ces dernières années dans les CHSID.Presse canadienne * \ Vous déménagez?Appelez-nous dès aujourd'hui pour nous en aviser et vous serez automatiquement inscrit au concours.Si vous n'êtes pas client chez Vidéotron, abonnez-vous rapidement à l'un de nos forfaits et vous serez éligible au concours Premier mois gratuit Ajoutez un nouveau produit à vos services Vidéotron actuels et obtenez le premier mois de ce service gratuitement.Mieux encore, vous n'aurez aucuns frais de rebranchement à payer (une économie de 49,95$)**.videotron.com/demenagement 514 28M711 1 88-videotron VIDEOTRON >l______________________ eOUBKOCMfDtA Galeries d'Anjou, 7999, bouî.lies Gateries-d'Anjou Anjou Mail Champlain, 215f, boni, lapinière, Brossard Galeries de Hull, 320, boul.Saint-Joseph, Gatineau Carrefour Angrignon, 7077, bouî.Newman, Lasaîie Carrefour laval, 3035, boul.le Carrefour, laval Place i.ongueuii, 825, rue St-Laurent Ouest, Longueuii Centre Eaton, 705, rue Sainte-Catherine .Ouest Montréal Centre Rockland, 2305, chemin Rockland, Montréal Complexe Desjardins, 150, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal Place Versailles, 7275, rue Sherbrooke Est, Montréal fairview Pointe-Claire, 6801, route Transcanadien ne, Pointe-Claire Galeries Rive-Nord, 100, boul.Brien, Repentigny Place Rosemère, 401, boul.Libelle, Rosemère Carrefour de i'Estrie, 3050, bout Portland.Sherbrooke Promenades St-Bruno, 110 B, boul.des Promenades, St-Bruno Place Vertu, 3131, boul.de la Côte-Vertu, St-Laurent 803A, boul.Curtkabelie, Biainviile 455, bout de Wortagne, Boucherville 8200, boul.Taschereau, Brossard 1201, boul.de Périgny, Chambly 965, boul.d'Auteui Duvemay 523, boni.Curé-Labelle, FabreviDe 355, boul.Greta Gatineau 3698, boul.Taschereau, Greenfield Park 10, rue Papineau, 1950, bout Curè-labeüe, Lafontaine 840, boul.de L'Ange-Gardien, L'Assomption 2930, chemin Chambly Longueuii 1070, Montée Masson, Mascouche 2552, rue Beaubien Est, Montréal 6425, rue Beaubien Est, Montréal 9501, rue Christophe-Colomb, Montréal P356, boul.Maurice-Duplessis Montréal 5253, av.du Parc Montréal 4260, rue Sainte Catherine Est Montréal 6112, rue Sherbrooke Ouest, - Montréal 5632, boul.Henri-Bourassa, Montréal-Nord 12886, rue Sherbrooke Est Pcinte-aux-Trernbles 100, boui.Bric-n, Repentigny 199, boui.Curé-Labelle, Rosemère 66, rue Jacques-Cartier Nord, Sherbrooke 5245, boul.Cousineau.St-Hubert 400, boul.du Séminaire Nord, StJean-surRichelieu • Le concours prend fin le 18 juin 2007.Règlements disponibles sur vldeotron.conVdemenagement.** Cette offre d'une durée limitée s’adresse aux clients résidentiels Vidéotron qui déménagent et q * (minimum forfait Tétémax), câble dassi afOUtl.SI l'engagement au nouveau { .rebranchemem ne sont exigibles.Des pénalités s'appliquent en cas de bris d'engagement, l'engagement' n’èst pas transférable.Frais de déménagement des prises additionnelles en sus.Certaines conditions s'appliquent.Le pouvoir infini du câble VIDEOTRON ® QUEBECOR MEDIA 4245, rue Jean-Talon Est SUéonard 2020, boul, René-Gaultier, Varennes 585, avenue St-Charte* Vaudreuil-Dorion f LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10JUIN2007 A3 ACTUALITES Les pétrolières devront justifier toute hausse de prix Béchard adopte un train de mesures pour rendre l’industrie un peu plus transparente À défaut de contrôler les prix de l’essence, le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, aura les pétrolières à l’œil.Elles devront justifier toute hausse du prix de l’essence à leurs stations service.Les consommateurs sauront peut-être pourquoi ils paient plus cher à la pompe et un peu mieux à qui profite ce marché volatil.ss® ARCHIVES REUTERS ROBERT DUTRISAC Québec — Québec exigera des pétrolières qu’elles justifient chacune des augmentations du prix de l’essence à leurs stations service afin d’éviter les hausses injustifiées.Le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard, a annoncé hier l’introduction d’ici deux semaines de sept mesures destinées à assurer «plus de transparence» dans les marchés de l’essence.La Régie de l’énergie fixera quotidiennement le prix minimum estimé tandis que les pétrolières et les distributeurs indépendants devront transmettre par écrit à la Régie la justification de toute augmentation du prix à la pompe.«Je n’ai pas la certitude ou la conviction que, par ces mesures-là, les prix de l'essence vont baisser demain matin», a reconnu Claude Béchard au cours d’une conférence de presse.«L’objectif est de faire en sorte de protéger les contribuables, les citoyens québécois, contre des hausses injustifiées ou avec des justifications qui, parfois, laissent beaucoup de place à l’interprétation.» Ces mesures sont volontaires, mais si les pétrolières ne s’y conforment pas, le ministre déposera un projet de loi pour les imposer.En comparant le prix minimum déterminé par la Régie et le prix affiché par les pétrolières, les consommateurs auront une idée précise des marges que celles-ci se réservent Mais M.Béchard veut aller plus loin: découvrir l’entreprise qui part le bal des hausses de prix.«Le palmarès que nous allons compiler [va] nous permettre à court et à moyen terme d’avoir une bonne idée de [l’identité de ceux] qui sont les initiateurs des mouvements à la hausse», a-t-il prédit Claude Béchard a cité l’exemple de l’augmentation décrétée dans les stations service de Montréal un vendredi après-midi avant le congé de trois jours de la journée des Patriotes, en mai dernier, alors que le ministre avait pourtant demandé aux pétrolières de faire preuve de retenue.«Les prix ont augmenté sans qu’il y ait de raison apparente», a-t-ü rappelé.«J’aurais été bien curieux de savoir par écrit — et de le transmettre aussi aux Québécois — quelles sont les raisons invoquées pour justifier cette hausse-là dans un endroit précis.[.].Ça devient beaucoup plus gênant défaire varier ces prix-là pour des raisons qui ne sont pas solidement défendables.» Comme l’a révélé Le Devoir mercredi, le gouvernement renonce à imposer un contrôle des prix de l’essence comme le font actuellement les quatre provinces atlantiques avec un prix plafond fixé à chaque semaine ou aux deux semaines.Au bout du compte, «le consommateur était peut-être à l’abri des variations mais il payait l’essence plus cher», a constaté M.Béchard.Outre les deux mesures déjà mentionnées, le gouvernement demandera aux pétrolières d’afficher à leurs stations service le prix minimum fixé par la Régie.De plus, chacune des 4000 stations service devra informer la Ré- gie de toute modification apportée à son prix affiché.Enfin, les pétrolières devront afficher et mettre régulièrement à jour les composantes du prix de l’essence.A l’instar du gouvernement de l’Ontario, Québec demandera au gouvernement fédéral d’élargir le mandat du Bureau de la concurrence afin de lui permettre d’enquêter sur le prix de l’essence pour déterminer s’il n’y aurait pas de collusion.Du côté de l’opposition officielle, on estime que le ministre n’a pas pu mettre les pétrolières au pas.«Les mesures annoncées par Claude Béchard vont seulement permettre aux consommateurs de documenter l’échec quotidien du ministre avec les pétrolières», estime le porte-parole en matière d’énergie, Richard Mer-lini.L’Action démocratique du Québec n’a toutefois pas encore énoncé les solutions qu’elle propose pour contrer la hausse des prqc à la pompe.A l’Institut canadien des produits pétroliers, on se réjouit que le gouvernement ait rejeté l’idée d’imposer un prix plafond.Le porte-parole Carol Montreuil a confirmé hier que les pétrolières avaient l’intention de collaborer avec le gouvernement afin d’assurer «plus de transparence et une meilleure communication avec les consommateurs».En revanche, M.Montreuil craint «la complexité» de ces rapports.Ainsi, on dénombre 17 régions administratives au Québec et les prix sont affectés par trois marchés distincts: le marché mondial du brut, le marché continental du pétrole raffiné et le marché local.«On comprend un peu plus cette complexité-là», estime M.Mon-treuiL «Le diable est dans les détails.U va falloir trouver une façon pour faire en sorte que le fardeau bureaucratique de tout ça soitgérable.» Le Devoir Légère hausse du taux de diplomation C LAIRAN D RÉ E CAUCHY La (très) lente remontée des taux de diplomation au secondaire se confirme cette année.Les statistiques rendue^ publiques par le ministère de l’Éducation hier montrent cependant que l’écart entre la réussite des garçons et des filles se maintient La proportion d’une génération qui obtient son diplôme d’études secondaire avant l’âge de 20 ans (soit après un maximum de sept ans sur les bancs d’école) a connu une légère augmentation, passant de 70,4 % l’an dernier à 71,2 % cette année.Si la tendance se maintient, la hausse pourrait se poursuivre au cours des prochaines années puisque la proportion d’élèves qui obtiennent leur diplôme dans les temps prescrits se maintient à 60,1 % alors qu’elle était de 60,5 % Tan dernier.En comparaison, ce taux s’établissait à 57,8 % il y a trois ans.Les données montrent par ailleurs que les garçons sont toujours plus nombreux à éprouver des difficultés à l’école.Le taux de diplomation des garçons est de seulement 65 % (en hausse de un point), comparativement à 78,6 % pour les files (en hausse de 0,6 point).Les résultats aux épreuves ministérielles de juin 2006, également rendus publics hier, révèlent par ailleurs que les élèves québécois ont particulièrement bien réussi les épreuves de mathématiques en cinquième secondaire, dans une proportion de 81,6 %.C’est un bond spectaculaire de plus de 13 points par rapport à l’année précédente.Sur une note moins réjouissante, la performance des élèves en français a été moins bonne en 2006 Montréal 514.845.5545 Nathalie DAVID Sylvie MONETTE collection mille sourires Guide d'accompagnement 160 pages-78,75$ ISBN978-2-89458-203-9 J’ADORE LE FRANÇAIS Sârle A 1er cycle du primaire Les éditions LA PENSÉE En DBIIIB dans lOUlBS IBS liDralNBS 514-848-9042 Le prix est indiqué sous réserve de modifications.alors que seulement 86,6 % d’entre eux ont réussi l’examen, contre 89,8 % en 2005.L’examen de sciences physiques a aussWonné du fil à retordre aux élèves de quatrième secondaire puisqu’il a été réussi par 80,2 % d’entre eux, contre 85,7 % l’année précédente.Lorsqu’on tient compte de tous les examens (anglais, français, histoire, mathématiques et sciences physiques), le taux de réussite est toutefois resté stable en 2006 par rapport à 2005, s’établissant à 83,2 %.Sans surprise, les élèves qui fré- quentent le secteur privé ont mieux réussi, soit dans une proportion de 94,2 %, contre 80,6 % pour ceux des écoles secondaires publiques.La popularité des écoles privées continue par ailleurs de croître.Elles ont attiré 1 % de plus d’élèves parmi la cohorte qui a commencé ses études en 1999 (soit 19,9 %).L’hémorragie est plus marquée dans les régions de Montréal et de Laval, où les commissions scolaires ont perdu 2 % de leur clientèle.Le Devoir # ROLEX OYSTER PERPETUAL DAY-DATE AW WtËÈSSÊÊÊÈÊÊÉÊBÊÊÈÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊËtÊk Faites connaissance.avec nos programmes Communication appliquée Communication promotionnelle Français langue seconde pour non-francophones Journalisme Localisation Publicité Rédaction Relations publiques Traduction I et II Gestion appliquée à la police et à la sécurité Gestion des services de santé et des services sociaux Relations industrielles - modules Coopération internationale - nouveau Criminologie Droit Intervention auprès des jeunes Intervention en déficience intellectuelle Petite enfance et famille Toxicomanies Violence, victimes et société Gérontologie Santé communautaire Santé et sécurité du travail Santé mentale CAMPUS CAMPUS RÉGIONAUX FORMATION À DISTANCE AUTOMNE 2007 514 343.6090 1 800 363.8876 www.fep.umontreal.ca Université rm de Montréal Daniel Giguère, directeur Ressources humaines Kruger veut développer son leadership face aux médias.Prendre ma place Toute une génération sera prête à prendre la relève.Au cours des prochaines années, plusieurs leaders et acteurs de décisions agissant dans l'espace public se retireront.L’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke www.USherbrooke.ca/politique UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 JUIN 2007 LES ACTUALITES Pauvre classe moyenne ! Gil Courtetnanche La classe moyenne, c’est un peu comme le monde ordinaire ou M.et Mme Tout-le-monde.On sait vaguement de quoi on parle et à qui on s’adresse, mais on serait bien en peine de tenter de la définir scientifiquement.Chose certaine, jamais les membres de la classe moyenne n’ont été aussi chouchoutés et courtisés par nos dirigeants politiques.Ce fut le cas lors des deux dernières campagnes électorales et particulièrement la semaine dernière à l'Assemblée nationale, lors des discussions et des tractations qui ont entouré l’adoption du budget.Avec des trémolos émus dignes de Brigitte Bardot évoquant les blanchons, Jean Charest et Mario Dumont se sont portés à sa défense, comme si la classe moyenne était une espèce menacée d’extinction.De toute évidence, la chasse politique à la classe moyenne est ouverte, même au PQ, où on a évoqué après la défaite de mars dernier le besoin de se «rapprocher de la classe moyenne», ce qui, dans le langage péquiste, signifie s’éloigner des syndicats.L’apparition de la classe moyenne comme cible de marketing pohtique fait son apparition avec Ronald Reagan en 1980.Les villes se vident de Blancs, qui vont s’installer dans des bungalows de banlieue.Les familles à deux revenus, donc à deux autos, se généralisent.Après l’effervescence des années 70, les jeunes cessent de s’intéresser à la politique, tout comme les pauvres, désillusionnés par leur peu de mobilité dans l’échelle sociale, La classe moyenne vote en masse, et elle vote non seulement pour protéger son nouveau statut mais aussi pour grimper dans l’échelle de la richesse et profiter de la nouvelle consommation qui déferle.La richesse et le matérialisme ne sont plus des états honteux qu’on dissimule: ils deviennent des buts et des objectifs admirables.Au Québec, la classe moyenne a commencé à devenir un bloc imposant dans la foulée de la croissance des années 50 et 60 ainsi que, on l’oublie trop souvent, à la suite des grandes victoires syndicales, notamment dans les services publics.Une très grande partie des membres de la classe moyenne est composée d’enseignants, d’infirmières, de chauffeurs d’autobus, de fonctionnaires et de cadres intermédiaires dans les administrations publiques.Il est d'ailleurs fascinant d’apprendre du PLQ ou de l’ADQ que ces gens prennent la classe moyenne en otage quand ils recourent à la grève pour confirmer leur statut de membres de la classe moyenne.Si on écoute attentivement les discours de Mario Dumont et de Jean Charest ainsi que leur défense de la classe moyenne, on découvre qu’ils ne parlent pas des mêmes personnes.La classe moyenne de l’ADQ, c’est la famille: pas la famille recomposée ou monoparentale, non, la famille classique, avec deux ou trois enfants et peut-être la mère au foyer.Pour cette tranche de la population, les valeurs morales, la sécurité et la tranquillité font partie des principales préoccupations.La valeur familiale, c’est la valeur de la droite américaine et de Stephen Harper.La classe moyenne de Jean Charest, ce sont les gens qui travaillent fort, qui sont ambitieux, qui ont un Blackberry pour ne rater aucun ordre du patron, même les week-ends, qui n’utilisent pas les transports publics et qui veulent changer de voiture aux deux ans.Ils veulent devenir plus riches et ne comprennent pas pourquoi le fruit de leur dur labeur servirait à nourrir mieux des assistés sociaux qui refusent de travailler.Le discours libéral sur la classe moyenne, c’est celui de la valeur «travail» chère à Nicolas Sarkozy, le premier président néolibéral de l’histoire de la France.Dans ce discours, les gens sont riches parce qu’ils le méritent et on ne conçoit pas qu’ils puissent se satisfaire de demeurer un peu riches.Cette défense de la richesse ou du confort se fonde souvent sur des arguments absolument fallacieux, comme celui de la position concurrentielle du Québec en matière de fiscalité individuelle.Comme si des dizaines de milliers de personnes qui gagnent 75 000 $ par année menaçaient de vendre leur nouveau condo ou de s’exiler en Alberta pour payer 3000 $ d’impôt de moins.La classe moyenne ne s’exile pas, elle est enfin installée.Ceux qui quittent le Québec, ce sont les très pauvres, qui sont à la recherche d’un emploi enfin rémunérateur, et les très riches, qui veulent devenir encore plus riches.Le discours sur la sauvegarde de la classe moyenne, cette chasse systématique à l’électeur, ressemble drôlement à l’arbre qui cache la forêt La classe moyenne au Québec n’est ni malheureuse ni précaire: elle est à l’aise.Elle jouit de revenus élevés si on la compare au reste de la planète et peut compter sur un système de services publics et de sécurité sociale parmi les plus développés au monde.La classe moyenne de MM.Charest et Dumont c’est aussi le tout-à-l’auto, l’étalement urbain, la surconsommation et la pollution.Les premières victimes de cette séduction des gens heureux à laquelle se livrent tous les partis, ce sont précisément ceux qui ont besoin du gouvernement pour quitter la pauvreté et la précarité et réaliser leur rêve d’enfin appartenir à la classe moyenne.Dissoute dans cette logorrhée et évanouie dans cette pluie de cadeaux aux nantis, la grande priorité que devait être la lutte contre la pauvreté, promulguée solennellement par l’Assemblée nationale il y a quelques années.La semaine dernière, en écoutant les chefs des trois partis se disputer les allégements fiscaux de 900 millions, j’ai eu l’impression qu’il n’existait plus de pauvres au Québec parce qu’ils ve- • naient tous de s’acheter un duplex à Brossard.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Tfe/-’ niPiSH une narration en autoclMe Par Fauteur de ta Nordicité canadienne 256 pages *30$ ISBN 978-2-7601-6962-1 GUERIN, éditeur ttée 514-842-3481 En vente dans toutes les iiorairies Le prix est indiqué sous réserve de modifications - 'It'., -Arhl ¦ ¦ Transports Transport Canada Canada Forfait Chic-Chocs À partir de 682* Faîtes un plongeon R une mer de mi au Gîte du Mont-A WwlSilfi Jetez l'ancre au Gîte du Mont-Albert, en plein cœur du parc national de la Gaspésie, un des plus beaux territoires protégés du Québec, et découvrez des espaces infinis, une nature bouleversante, des randonnées inoubliables, un confort douillet et une table renommée.Détails du forfait : Le forfait comprend 5 nuitées au Gîte, 5 soupers table d'hôte, 5 petits déjeuners et les frais de service.Prix par personne en occupation double.Le tarif est en vigueur jusqu'au 29 septembre 2007.Prix sujet à changement sans préavis.Taxes en sus.Cet été, vivez le parc national de la Gaspésie Pour information ou réservations : 1 866 111-2.421 ParcsQuebec.com/albert iSépajE Parc national de la Gaspésie Gîte du Mont-Albert Avis à toutes les personnes qui semblent âgées de 12 ans ou plus À compter du 18 juin 2007 Pour prendre un vol commercial au Canada, vous devez : 1.avoir une pièce d'identité valide.• Une pièce d'identité avec photo émise par le gouvernement fédéral ou votre province ou territoire qui indique votre nom, votre date de naissance et votre sexe.• Deux pièces d'identité valides émises par le gouvernement fédéral ou votre province ou territoire et dont au moins une qui indique votre nom, votre date de naissance et votre sexe.2.faire émettre votre billet au nom qui figure sur votre pièce d'identité.• Si le nom figurant sur votre carte d'embarquement ne correspond pas au nom figurant sur votre pièce d'identité, vous ne serez pas autorisé à monter à bord de l’avion.Ces règles font partie du nouveau Règlement sur le contrôle de l'identité adopté par le gouvernement du Canada pour régir le transport aérien.Toutes les règles visant les vols à destination des États-Unis et les autres vols internationaux continuent de s'appliquer.Pour plus de renseignements, visitez le site www.tc.ac.ca.Canada ML»M Dès l'automne, l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke offrira dans la région de Montréal : Réflexions sur le leadership public (GEP 710) Formation offerte par : ¦ Liza Frulla, professeure associée.Ex-ministre des gouvernements du Québec et du Canada.¦ Stéphane Faquin, professeur à l'École de politique appliquée.Spécialiste en gouvernance et politique internationale.Les places sont limitées! www, USherbr ooke.ca/politique 819 821-8000 poste 63256 ¦ 1 800 267-8337, poste 63256 UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE i 1 LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET D1MAXCHE 10 Jl’I.V 2007 A 5 LES ACTUALITES Steven Guilbeault quitte Greenpeace, mais le militant demeure La vitamine D contre le cancer : les avis restent partagés ARCHIVES REUTERS f Selon le Dr Reinhold Vieth, de l’Université de Toronto, de brèves expositions au soleil induisent la production de 8000 à 10 000 UI, une quantité optimale pour obtenir une bonne protection contre la plupart des cancers.LOUIS-GILLES FRANCŒUR Après 10 années à la tête de la campagne canadienne sur le climat et plus de six ans à la coordination générale de Greenpeace-Québec, Steven Guilbeault a remis hier sa démission pour devenir, du moins jusqu’à nouvel ordre, un «électron libre», ce qui lui permettra de participer à des projets ou d’accepter des mandats dans différents domaines sans s’intégrer véritablement dans une fonction qui l’accaparerait totalement Du moins pour l'instant.Le porte-parole environnemental favori des médias d’information québécois, dont la démission prendra effet le 15 septembre, a tenu à mettre fin hier aux rumeurs au sujet d’un saut prochain en politique.Certes, fl reconnaît avoir été sollicité par le NPD, le Parti libéral du Canada et le Parti québécois.Mais ce pourrait bien être plutôt aux côtés de l’ancienne commissaire à l’environnement du Canada, Johanne Gélinas, que Steven Guilbeault pourrait se retrouver sous peu, du moins pour des mandats ponctuels, a appris Le Devoir de source bien informée, ce que l’intéressé refuse toutefois de confirmer.L’ancienne commissaire à l’environnement fait désormais partie du cabinet d'experts comptables Deloitte & Touche, où elle coordonne un service de vérification environnementale.Mais, raconte le papa de la petite Madeleine âgée de deux mois — son troisième enfant —, la vie politique «me priverait de vivre à fond la croissance de mes enfants: on verra dans cinq ou dix ans pour la politique.Je ne ferme pas la porte à cette hypothèse».D’ici là, toutefois, Steven Guilbeault entend profiter de ses 38 ans pour cumuler les expériences les phis diverses «sans arrêter de militer pour les idées auxquelles [il croit], et surtout, militer pour l’évolution du dossier des changements climatiques, mais sous des formes différentes».D convient qu’il a été sollicité de nombreuses parts ces derniers temps, mais il demeure discret sur le sort des proportions qui lui sont faites.Une chose est certaine, il affirme vouloir «demeurer au Québec», en grande partie à cause de sa petite famille.Il nous confie cependant qu’il n’hésitera pas à donner un coup de main à la fondation Sedna de son ami Jean Lemire, le parrain de la petite Madeleine.La fondation Sedna, qui sera dirigée par Pierre Lussier, l’ex-directeur du Jour de la Terre, a reçu hier au Biodôme une subvention de 750 000 $ pour coordonner les projets de sensibilisation aux changements climatiques d’un certain nombre de groupes environnementaux que Québec considère comme ses «partenaires» de son plan de lutte contre les changements climatiques.Il s’agit des groupes Equiterre, Greenpeace, Mission Antarctique, du Biodôme et des Artisans du Rebut global D restera dans l’enveloppe de deux millions par année consacrée par Québec à cette fin quelque 1,25 million pour les initiatives du gouvernement lui-même et des nombreux autres groupes environnementaux, qui devront vraisemblablement s’inscrire, pour leur part, dans le nouveau programme destiné aux «organismes du milieu qui désirent réaliser des projets de sensibilisation».Les autres groupes écologistes, à qui Québec ne décerne pas le statut de «partenaires», risquent de se retrouver en concurrence avec une multitude de groupes sociaux hétéroclites, une situation que plusieurs ont déjà vécue péniblement dans le passé.Quant à Steven Guilbeault, l’idée d’un changement de cap le travaille depuis quelque temps.Steve Sawyer, le porte-parole international de Greenpeace, vient lui aussi de laisser sa place pour devenir président de l’Association internationale de l’énergie éolienne.Ce départ d’un vieux complice a fait réfléchir Steven Guilbeault à de nouveaux défis.Après avoir pris en 1997 les commandes dç la campagne nationale Climat et Energie de Greenpeace, Steven Guilbeault s’était fait connaître en escaladant la tour du CN à Toronto en 2001 pour protester contre le retrait des É,tats-Unis du protocole de Kyoto.A part ce coup spectaculaire, le porte-parole de Greenpeace s’est surtout imposé par sa pondération et sa grande connaissance du dossier climatique.D a participé à toutes les rencontres internationales des signataires du protocole de Kyoto depuis sa signature en 1997 et au deuxième Sommet de la Terre à Johannesburg en 2002.Le Devoir PAULINE GRAVEL La recommandation émise hier par la Société canadienne du cancer de consommer des suppléments de 1000 UI de vitamine D pour prévenir le cancer ne fait pas l’unanimité parmi les autorités publiques et les scientifiques.A la suite de la publication de diverses études épidémiologiques et cliniques montrant que la vitamine D contribue à prévenir divers types de cancer, dont les cancers du sein, de la prostate et du côlon, la Société canadienne du cancer a publié hier un avis dans lequel elle invite les adultes habitant au Canada à prendre des suppléments de 1000 unités internationales (UI) de vitamine D chaque jour.Pour la plupart des personnes actives et à la peau blanche, il ne serait toutefois nécessaire de consommer ces suppléments que durant les saisons automnale et hivernale, soit au moment où les rayons du soleil qui nous atteignent sont très faibles, compte tenu des latitudes nordiques à laquelle se trouve le Canada, et ne parviennent pas à induire la synthèse d’une quantité suffisante de vitamine D par la peau.L’Institut national de santé publique a réagi à cette recommandation dans les médias, par la voix du Dr Marie Rhainds, en affirmant qu’un tel avis «ne fait toujours pas l’unanimité».«Il reste encore des consensus internationaux à obtenir», a déclaré le porte-parole, qui a porté l’attention sur les sources de vitamine D offertes par l’alimentation.Dans les années 1940, le lait a été enrichi en vitamine D pour prévenir le rachitisme.Ainsi, un verre de lait contenant 100 UI de vitamine D, «il faudrait donc en boire dix par jour afin d’obtenir la dose requise», a fait remarquer le grand spécialiste de la vitamine D, le Dr Reinhold Vieth, de l’Université de Toronto.La margarine et certains poissons gras comme le thon, le saumon, les sardines et le hareng en contiennent également Mais selon le Dr Vieth, les quantités que nous tirons de ces aliments demeurent nettement insuffisantes.Les médecins veulent que leurs patients atteints d’ostéoporose présentent des taux sanguins d’un métabolite de la vitamine D (le 25-hydroxy-vitamine D) supérieurs à 75 nanomoles par litre, indique le Dr Vieth, qui affirme du même coup que la prise d’un supplément de 1000 UI tous les jours de l'année permettra à la moitié de la population d’atteindre une concentration optimale de 25 (OH)D dans le sang.Les 1000 unités ne seront toutefois pas suffisantes chez les personnes pour qui le soleil contribue peu à regarnir les réserves de vitamine D en raison de leur peau foncée et de leurs rares sorties à l’extérieur, voire de leur tenue vestimentaire qui couvre l’ensemble du corps.Pour ces divers motifs et des raisons scientifiques, le Dr Vieth aurait plutôt tendance à suggérer des doses atteignant les 4000 UI.Mais n’y aurait-il pas de danger d’intoxication?«Les 4000 UI représentent 0,1 milligramme de vitamine D», précise le chercheur, rattaché à l’hôpital Mount Sinai de Toronto.«La vitamine D commence à provoquer des effets nocifs à des doses supérieures à 40 000 UI.De plus, il faut savoir que la vitamine se distribue dans tout l'organisme et qu’elle a une demi-vie de deux mois.» Les taux sanguins de 25 (OH)D que le Dr Vieth a mesurés chez des étudiants de l’Université de Toronto étaient bien inférieurs aux 75 nanomoles par litre (50 na- nomoles/1 pour les Blancs et 33 nanomoles/1 pour les autres) tandis que ceux relevés chez des maîtres nageurs qui avaient assuré la surveillance de lieux de baignade pendant trois mois atteignaient en moyenne les 140 nanomoles/1 en dépit des lotions solaires et des vêtements qu’ils portaient Une valeur que le Dr Vieth considère comme «probablement normale pour l’espèce humaine Puisqu’elle correspond à des conditions environnementales comparables à celles dans lesquelles les premiers humains ont évolué.Comme les autres primates, les premiers humains vivaient à des latitudes méridionales, voire équatoriales».Le Dr Vieth affirme que durant la saison estivale, de brèves expositions au soleil (dix minutes pour l’avant du corps et dix minutes pour l’arrière en maillot de bain) induisent la production de 8000 à 10 000 UI, une quantité optimale pour obtenir une bonne protection contre la plupart des cancers.«D’aussi courtes durées d’exposition ne devraient pas brûler la peau», précise-t-il.A ce sujet, les dermatologues sont nettement plus prudents.«R est vrai que la probabilité d’avoir un coup de soleil après dix minutes d’exposition n’est pas très élevée, quoique cela dépende du type de peau de la personne.Mais les dommages se font de façon cumulative.Les dix minutes d’exposition qui se répètent jour après jour, année après année, endommageront la peau, c’est certain, et pourront peut-être aboutir à un cancer de la peau.Pour s’épargner ces effets nocifs, peut-être vaudrait-il mieux prendre des suppléments.Le but ultime n’est-il pas de prévenir tous les types de cancer?De toute façon, on est toujours un peu exposé au soleil, ne serait-ce qu'en marchant dans la rue à l’heure du midi alors que nous n’avons pas appliqué d’écran solaire», déclare le dermatologue Ari Demirjian, qui ne condamne pas catégoriquement les suggestions du Dr Vieth pour les personnes ne souffrant pas de cancer de la peau et ne présentant pas d’hypersensibilité au soleil.«R faudrait mener une étude qui % comparerait le risque de cancer de la peau à celui de divers autres cancers que la vitamine D semble prévenir pour savoir lequel des deux maux est le moindre», conclut-il.Celui de courir le risque de contracter un cancer de la peau en s’exposant au soleil ou celui de se priver d’une protection contre divers cancers en s’interdisant de courtes expositions au soleil?Le Devoir Télé-Québec, une vitrine de choix pour le long métrage documentaire.MH- v ‘^ll D0CSPLUS Dimanche 20 h 30 Cet été, venez découvrir des œuvres bouleversantes de vérité, entre autres, Barbiers : une histoire d'hommes, Chez Schwartz, Lage de passion, Nestor et les oubliés et Les vrais perdants.Ce soir : Un sur mille avec René-Daniel Dubois telequebec.tv A 6 LE DEVOIR.LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 JUIN 2007 LES ACTUALITES EN B Oumou Touré va rester Citoyenneté et immigration Canada (CIC) a tranché: Oumou Touré, cette mère de 24 ans menacée d expulsion vers sa Guinée natale, pourra finalement rester au Canada.Son histoire a attiré l’attention des médias cette semaine parce que son renvoi du pays aurait probablement signifié celui de sa petite fille de deux ans et demi, Fanta.Sa mère craignait qu’elle soit, comme elle, obligée de subir l’excision en Guinée, ce à quoi elle s’oppose avec vigueur.Plusieurs organismes d’entraide ont apporté leur soutien à la cause de Mme Touré, dont les autorités avaient précédemment refïisé toutes les demandes d’obtention du statut de réfugiée ou de résidente permanente pour motifs humanitaires.L’avocat de Mme Touré avait toutefois reconnu que les demandes antérieures n’avaient pas été bien préparées et qu’elles définissaient mal le risque couru par la jeune Fanta.Selon un porte-parole de CIC, de nouveaux éléments de preuve déposés cette semaine par l’avocat de Mme Touré ont donc permis aux autorités de conclure que Fanta courait un «risque sérieux» de subir une mutilation génitale si elle devait quitter le Canada avec sa mère.Mme Touré a donc obtenu le statut de résidente qui lui permettra de faire sa vie ici.Ses deux enfants sont nés au Canada.- Le Devoir 60 000 $ d’amende Les 13 inspecteurs propreté de l’arrondissement de Ville-Marie ont distribué des amendes d’une valeur de 60 000 $ pendant les sept premiers jours d’appli- R E F cation du nouveau règlement sim le civisme, le respect et la propreté.Au total, 116 contraventions ont été émises, d’un montant variant de 125 $ à 1500 $.En 2006, les inspecteurs n’avaient distribué que pour 21000 $ d’amendes (179 constats) pendant toute l’année.Si le rythme actuel se maintenait, l’arrondissement récolterait donc en douze mois plus de trois millions en revenus de contravention et distribuerait plus de 6000 infractions.Les sommes récoltées sont versées au nouveau Fonds d’embellissement de Ville-Marie.- Le Devoir Fausse alerte au cégep Champlain Longueuil — Les policiers de Longueuil n’ont fina- lement rien trouvé au cégep Champlain, à Saint-Lambert, sur la rive-sud de Montréal, évacué hier à la suite de menaces proférées à l’endroit de l’institution de langue anglaise.Quelque 300 étudiants avaient été immédiatement évacués par mesure de précaution.L’équipe d’intervention mandée sur les lieux pour fouiller l’établissement n’a rien trouvé et les policiers se penchent maintenant sur les mesures de sécurité qui seront mises en place pour assurer un suivi.Par ailleurs, une enquête est en cours pour tenter de*retracer l’auteur des menaces, soit le passager d’un autobus dont les propos avaient été entendus par un autre voyageur qui les avait rapportés aux autorités.Quelque 2500 étudiants fréquentent normalement ce cégep, mais la session étant terminée, la population étudiante était réduite à sa plus simple expression.- PC ou’wotbüB flnilVtM) MONDE rhanfie Ve monde '.X an.on cnangg La Grande Déclaration Jeunes, science et démocratie Explorations médias Perfor IP1 * .jftr # * mances distiques POUR tES 15-35 ANS î de : aux airs de tes ¦¦¦J*:,,': PJVUUNEM&r°15 , Jt k m STEPHEN^15 « P* .Æ rannorteur specif V çTtPHfcN Nations unies h 'SEgk HWV!eSleriCMS j mt rf n ^Se^Cc'"e,"Cnl ; basque I redu^locolotass ' rMM0N^c2 ICO whom®* , ;ond3Wur du F°tum S°oa CHIE- Co-fondateur du Mondial ftUX Centre j ^o"»e , mormakowaw tconomje» ^'j£,Jêat économique ue 1 FavniWe WOMtôÆnnenrent KiS'eftSnnntdu^ i auQuéhee àLEXMlORA S2ACXX ConseiUer aux °Vont.ères Médecins Sans || ~ GEORGE HEI0 ! des Nations Unie HAHTEl GÉRARO’ ^ « coprésidenV ( “.tee»»'1 , raisonnables CHARLY fran iourna m Poète | Humoriste de' fVj ppt ients cVimatiOoes minority ons dans Ve monde > Gouv ^ autochtone ique étrangère du Canad * québécoise lC'ue performance ^w .at sociaV MMàïÊëÈÊ Q ms > Ciné-debats Soirée avec uj .raricatures L’édition 2007 de l’École d’été est la conférence préparatoire l’École d’été vise la certification carboneutre obtenue du Congrès Mondial des Jeunes i l’École d’été 2006 i^r»o*on GpUmetair L’édition 2008 de l’École d’été est un événement officiel des Fêtes du 400’ anniversaire de Québec M €>q5S «CLUB 2/, le devoir uqàm @ I DesJardins Caisse d'économie solidaire Fondation RONA Les Offices jeunesse intemationaia du Québec QWmQbINHIwH—puwü) 0 iifî Canada PRENDS TA PLACE LE DEVOIR.LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 JUIN 2007 A 7 LES ACTUALITES Torture en Afghanistan -?- L’opposition se demande qui dit vrai: MacKay ou Day?HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Le ministre des Affaires étrangères, Peter MacKay, a servi une rebuffade voilée à son collègue de la Sécurité publique en affirmant qu’il a eu raison dans le décompte des prisonniers afghans se disant torturés et Stockwell Day, tort.Les partis d’opposition, eux, se disent fatigués des perpétuelles contradictions des conservateurs dans ce dossier.«H ny a pas de contradictions, il y a un total de six cas», a répondu M.MacKay au cours d’un point de presse hier.M.MacKay était invité à expliquer pourquoi Stockwell Day a affirmé mercredi devant un comité parlementaire qu’il y avait «un total de quatre cas depuis février», alors que le ministère des Affaires étrangères a admis le lendemain vers 21h qu’il y en avait plutôt six.«Il yen a eu quatre depuis mai, et deux autres auparavant», s’est contenté de répondre M.MacKay.Le bureau de Stockwell Day n’a pas donné suite aux appels répétés du Devoir hier.Trois de ces cas auraient été recensés à Kandahar, et les trois autres à Kaboul.Les six prisonniers en question ont été capturés par les forces canadiennes et transférés aux autorités locales.Les partis d’opposition, quant à eux, en ont tout simplement assez de ne jamais avoir l’heure juste quant au traitement des prisonniers faits par le Canada en Afghanistan.«Il faudrait que les deux [ministres] se parlent!», a lancé la bloquiste Monique Guay, qui déplore la qualité «nulle» de l’information fournie par le gouvernement «On nous répond à peu près n'importe quoi une journée puis le lendemain, c'est le contraire.La qualité n'est pas là et je pense que, comme parlementaire, on a le droit de savoir.» L’exaspération était la même chez Alex McDonough, du NPD, qui avait assisté à la comparution de M.Day en comité mercredi.Cette nouvelle contradiction prouve à quel point les conservateurs ne prennent pas la question du traitement des prisonniers afghans remis par le Canada au sérieux, estime-t-elle.«Cela tourne à la dérision, notre affirmation voulant que nous sommes en Afghanistan pour y instaurer la règle de droit et la démocratie puisque; lorsque ce genre de problème surgit, ce gouvernement ne l’aborde même pas.» Le Devoir Ottawa assouplit les règles d’obtention d’un passeport Plus besoin de connaître un avocat pour demander le document HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Le gouvernement canadien a annoncé hier qu’il relâchait les règles d’obtention d’un passeport, question d’accélérer la délivrance de ces documents de voyage.Le ministre des Affaires étrangères, Peter MacKay, promet que la sécurité n’en sera pas compromise.Tout cela alors qu’Ottawa a annoncé en catimini qu’il retardait l’obligation faite aux personnes de 12 à 17 ans de présenter un document d’identification avec photo pour prendre l’avion, tel qu’en faisait état Ij> Devoir hier.Les changements annoncés, qui entreront en vigueur graduellement cet été et cet automne, sont très significatifs.Une personne déjà titulaire d’un passeport émis après le 31 janvier 2002 pourra demander de le renouveler sans avoir à fournir de nouveau des preuves de citoyenneté et faire signer sa demande par un répondant Cette mesure entrera en vigueur le 15 août prochain.Cette mesure, a fait valoir M.MacKay, «permettra d’accélérer le processus d’émission de passeports sans toutefois compromettre la sécurité de cet important document».Passeport Canada délivre près de 20 000 passeports par jour, contre 13 000 il y a 14 mois.La cadence devrait augmenter encore davantage, mais on ignore à quel rythme.Ottawa estime que, cet été, près de 50 % des Canadiens détiendront un passeport Le changement le plus important se rapporte d’ailleurs à ces fameux répondants.Auparavant, une demande de passeport devait être signée par une personne membre d’un ordre professionnel reconnu (avocat médecin, dentiste, vétérinaire) ou encore un député ou un policier.L’exigence était critiquée parce ARCHIVES REUTERS que lourde, voire excessive, pour cçrtaines personnes au réseau social moins garni.A compter du 1" octobre, il suffira de faire signer sa demande par une personne déjà détentrice d’un passeport canadien.Ce changement est rendu possible par la création d’une base de données propre à Passeport Canada, qui n’a donc plus à s’appuyer sur celles des ordres professionnels.«Je ne vois pas en quoi être membre d'un ordre professionnel est différent d’être un Canadien en bonne et due forme», a justifié Gérald Cossette, le président-directeur général de Passeport Canada.N’y a-t-il pas de garanties de sécurité supérieures avec les membres d’ordres professionnels, lui ont demandé les journalistes?«C’est un jugement que voqs posez.Nous ne posons pas ce jugement.» A ceux qui croient qu’en cas d’erreur (passeport délivré à une personne peu recommandable) ceÛe-ci sera plus difficile à corriger à cause du renouvellement quasi automatique et de la possibilité pour cette personne de se porter garante d’un autre demandeur, M.Cossette répond qu’il «y a toujours des risques d’erreurs», dans les «groupes d’avocats aussi».Un répit pour les enfants voyageurs Quant aux jeunes voyageurs qui risquaient de rester sur le tarmac à défaut de présenter une preuve d’identité avec photo pour prendre leurs vols domestiques, Ottawa a annoncé discrètement tard jeudi soir, une «période de transition» de trois mois, jusqu’au 18 septembre.Ottawa entendait obliger toutes les personnes qui «semblent être âgées» de 12 ans ou plus à présenter une telle preuve d’identité dans 10 jours.Transports Canada avait d’ailleurs fait paraître mercredi des avis à cet effet dans tous les grands quotidiens du pays.Les députés — y compris des élus conservateurs — craignaient que cette mesure, publicisée à la dernière minute, ne gâche les vacances des familles, comme le rapportait Le Devoir hier.«Le ministre [Lawrence Cannon] a fait cela pour les familles», a expliqué sa porte-parole, Nathalie Sa-rafian.Mme Sarafian soutient toutefois que c’était dans l’intention du ministre d’offrir cette période de transition, et que celle-ci était sans lien avec les critiques exprimées par les députés.En attendant la pleine application des nouveaux règlements, les jeunes de 12 à 17 ans prenant un vol intérieur pourront présenter une carte sans photo.Le Devoir Les Américains pourront venir au Canada sans passeport Ottawa — Washington a suspendu pour ses citoyens jusqu’en septembre l’obligation de posséder un passeport pour aller au Canada.Des législateurs américains et Ottawa souhaitent que la même mesure s’applique aux Canadiens qui font le voyage en sens inverse.L’administration Bush a levé temporairement l’obligation d’avoir un passeport pour prendre un vol des Etats-Unis vers le Canada, îe Mexique, les Caraïbes et les Bermudes, afin de calmer la grogne des Américains qui voyaient leurs voyages estivaux menacés, en raison de délais de traitement d’une demande de passeport pouvant atteindre 10 semaines.Les voyageurs devrojit tout de même présenter un reçu du département d’Etat, prouvant qu’ils ont fait une demande de passeport et une pièce d’identité émise par le gouvernement comme un permis de conduire.La représentante démocrate de New York au Congrès, Louise Slaughter, a dit douter que les voyageurs pourront recevoir un tel reçu à temps.Elle avait d’ailleurs déjà mis en garde le gouvernement contre les délais que créerait l’obligation d’avoir un passeport pour traverser la frontière.Elle a ajouté qu’elle essaierait avec d’autres représentants de faire adopter une suspension de l’obligation de présenter un passeport pour les Canadiens qui s’envolent vers les États-Unis.En point de presse, hier après-midi à Ottawa, le ministre des Affaires étrangères, Peter MacKay, a dit qu’il n’avait appris que la veille que les États-Unis pre- naient cette mesure pour leurs citoyens.Il assure qu’il fait tout pour les convaincre d’étendre la suspension aux Canadiens.En attendant, il affirme qu’il faut se réjouir pour l’industrie du tourisme canadien.Le président de Tourisme Canada, Randy Williams, s’est réjoui de la décision du gouvernement américain, mais a déploré qu’elle créerait encore plus de confusion.L’obligafion d’avoir un passeport pour aller en avion aux États-Unis a provoqué une avalanche de demandes de passeports avec laqueUe Passeport Canada se débat depuis des mois.Presse canadienne I E G O R AUCTION HOUSE VENTE AUX ENCHÈRES 19 et 20 JUIN 2007 À 19 HEURES 30 EXPOSITION Du jeudi 14 juin au jour des ventes, de midi à 17h «u 872 rue du Couvent Provenant d’une très importante succession et divers LYMAN, John Goodwin FRSA CGP CAC (1886-1967) SUZOR-CÔTÉ, Marc-Aurèlc de Foy (1869-1937) FORTIN, Marc-Aurèle ARCA (1895-1982) KRIEGHOFF, Cornelius David (1815-1872) HAMEL, Théophile (1817-1870) STEINWAY & SONS REDOUTÉ, Pierre-Joseph (1759-1840) Collection d'antiquités * | 1 i I MJ ri France, Époque Empire IEGOR Hôtel des Encans - 872 rue du Couvent - H4C 2R6 - Montréal - QC - Canada - Tel: 1-514-344-4081 ÉCOLE CANADIENNE XIXème VIÉ, Sébastien (Maître en 1767) RÉMY, Pierre (Maître en 1750) Liste complète et toutes les photos sur iegor.net Fax: 1-514-344-4125 - www.iegor.net LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 J LM N 2007 A 8 P nombre de voi- # — SUITE DE LA PAGE 1 mais parce qu'elle n’est pas parvenue à trouver un commanditaire majeur pour remplacer celui qu’elle avait avant», dit René Fagnan, rédacteur en chef du magazine spécialisé Paddock.L’auto de course qui est sous la peinture verte n’est pas différente des autres et pollue autant.Cela ne veut pas dire que la Formule 1, comme le reste du monde de la course automobile, n’est pas sérieuse lorsqu’elle dit quelle cherche à prendre le virage vert.«Max Mosley était en Fl lorsqu ’il y a eu les premières crises du pétrole, au début des années 70, raconte René Fagnan.Il se souvient que les gouvernements ont annulé des courses parce qu'on ne concevait pas que toute cette essence soit gaspillée pendant que les gens faisaient la queue pour faire le plein.Il sait que l’histoire pourrait rapidement se reproduire avec la montée de la conscience écologique.» La voiture Peugeot que pilotera Jacques Villeneuve à la course des 24 heures du Mans la semaine prochaine sera propulsée par un moteur diesel de 700 chevaux.Les monoplaces de l’épreuve américaine des 500 miles d’indianapolis roulaient à l’éthanol cette année.La Formule 1 a depuis 11 ans un programme visant à planter chaque année au Mexique autant d’arbres qu’il faut pour neutraliser la pollution émise par ses voitures de course et leurs équipes.Les changements annoncés ces derniers mois par Max Mosley vont toutefois beaucoup plus loin.Ils touchent les règles de la compétition et visent à forcer les équipes à tenir compte du même genre de problèmes qui se posent dans l’industrie automobile tout entière.«La Formule 1 doit revenir en prise avec la réalité», a-t-il déclaré en avril.S’ils sont acceptés par les écuries, qui ont encore six mois pour tenter d’y apporter des amendements, ces nouveaux règlements autoriseront à partir de 2009 l’installation sur les bolides d’un dispositif capable d’emmagasiner l’énergie produite lors du freinage afin de la réutiliser au moment de l’accélération.De tels systèmes se retrouvent déjà dans les voitures hybrides qui roulent dans nos rues.Leur impact sur la piste pourrait toutefois être beaucoup plus grand, quand on sait qu’une Formule 1 qui passe de 320 à 80 km/h dégage en quelques instants l’équivalent de 2500 kilowatts ou 3000 chevaux-vapeur.L’année suivante, on autoriserait les équipes à utiliser des systèmes permettant de capter toute autre forme d’énergie dégagée par la voiture afin de la retransmettre aux roues.On estime qu’actuellement seulement un tiers de l’énergie produite par le moteur des voitures de course est utilisé pour propulser les voitures, les deux tiers étant tout simplement perdus, principalement sous forme de chaleur.Ces changements viseraient à faciliter la transition vers une toute nouvelle philosophie de courte qui entrerait en vigueur en 2011.A partir de cette date, la cylindrée et le régime des moteurs devront être ré- duits, ce qui devrait, entre autres choses, en réduire le niveau de bruit.On devrait également avoir choisi un carburant vert qui remplacera l’essence utilisée présentement.Lors des épreuves, chaque équipe se verra allouer la même quantité de carburant Le défi pour les ingénieurs sera alors de concevoir des voitures toujours capables d’aller aussi vite, mais fonctionnant avec de plus petits moteurs, probablement turbocompressés et limités dans leur consommation.La voiture de l’avenir Les bonzes de la Fl espèrent ainsi faire de leur épreuve le laboratoire d’où sortiront nos voitures de l’avenir.«Chez nous, on ne demande pas à un ingénieur de mettre au point un nouveau système dans un an, mais dans une semaine, disait Max Mosley au mois d’avril.Car dans une semaine, c’est le concurrent du stand voisin qui risque de l’avoir.» Le budget total des 11 écuries du championnat de Formule 1 a beau friser le milliard de dollars par année, Pierre Lavallée ne cache pas son scepticisme quant à leur pouvoir de révolutionner à elles seules l’industrie du transport tout entière.«Tout cela m’apparaît extrêmement prétentieux, dit l’ingénieur.Leurs ressources et leurs champs d'intérêt restent limités.» Il convient toutefois qu’à l’image de l’écurie Honda, le grand cirque de la Formule 1 peut servir de puissant moyen de promotion des technologies vertes partout dans le monde à une époque où la croissance de pays comme la Chine et l’Inde annonce une forte augmentation du tures.La Formule 1 réclame pourtant la paternité de plusieurs innova tions qui ont marqué l’histoire de l’automobile, dit le journaliste spécialisé René Fagnan.On dit * qu’elle aurait, entre autres choses, inventé le rétroviseur, ^ les freins à disques et les systèmes de gestion électronique des moteurs.Elle a aussi été la première à appliquer la science aérodynamique à l’automobile et à y installer des pièces en matériaux composites.«La Formule 1 est un milieu où l’on n'aime pas beaucoup les grands changements comme ceux que propose aujourd’hui Max Mosley, dit le rédacteur en chef du magazine Paddock.Elle reste toutefois le meilleur environnement pour développer de nouvelles technologies parce que c'est le plus dur; si cela fonctionne sur piste, cela fonctionnera pour une utilisation normale.» Des voix se sont élevées pour dire que la plus grande source de pollution durant un Grand Prix n’était pas les voitures sur la piste, même si celles-ci polluent dix fois plus que des voitures normales.L’essentiel des émissions de CO, vient des 160 000 km parcourus d’un bout à l’autre de la planète par les équipes et leurs 700 000 kilos de matériel, ainsi que du déplacement des centaines de milliers de spectateurs qui viennent les voir sur les circuits.Perdre son âme La plupart des chefs d’écurie se sont montrés jusqu’à présent ouverts à l’égard des changements de règlements proposés par les autorités de la Formule 1.Certains ont toutefois fait remarquer que de pareils changements ne se feraient pas sans augmenter considérablement leurs budgets de recherche et développement au moment même où l’on dit vouloir les freiner pour réduire les écarts de moyens entre les grandes et les petites écuries.D’autres, enfin, disent craindre que toutes ces nouvelles contraintes réglementaires ne finissent par tuer une épreuve dont le succès tient à la vitesse des voitures et à l’innovation technologique.Les autorités de la Fl n’en croient rien.Les chevaux-vapeur perdus à cause des nouvelles limites de puissance seront regagnés grâce aux futurs dispositifs de récupération d’énergie, pensent-elles.«Cela fait des années que l’on invente toutes sortes de nouveaux râlements plus contraignants, dit René Fagnan.Cela a amené chaque fois des innovations nouvelles et les voir tures ne vont pas moins vite.» Pierre Lavallée est du même avis.«Si Ton est capable de faire avancer un TGV à 580 km/h avec un moteur électrique, je ne doute pas que Ton soit capable de concevoir des véhicules à énergie alternative aussi performants que la Formule 1, note l’expert Mais si on voulait que ce soit des voitures électriques, il faudrait trouver une façon pour que les arrêts au puits pour recharger les batteries ne durent pas dix minutes.» Le Devoir HAMILTON SUITE DE LA PAGE 1 voir la course aux honneurs elle aussi figée.Certes, au cours des deux dernières saisons, un changement de la garde s’est produit On a assisté à l’arrivée à maturité de jeunes talents comme Felipe Massa, Kimi Raikkdnen et surtout Fernando Alonso, double champion du monde alors qu’il n’aura que 26 ans en juillet Alonso et Massa, ce dernier chaussant désormais les énormes souliers de Michael Schumacher, parti à la retraite, en sa qualité de premier pilote de la Scuderia, promettaient du reste d’être les centres d’attention de la compéti- tion en 2007.Ils le sont, bien sûr, ne serait-ce que parce qu’à eux deux, ils ont enlevé quatre des cinq Grands Prix disputés jusqu’à maintenant.Mais ils doivent partager les feux de la rampe avec un troisième larron inattendu, en la personne de Lewis Hamilton.Si vous n’avez pas entendu parler de Lewis Hamilton cette semaine, on espère que votre séjour sur la planète Mars aura été agréable.Rapidement devenu la coqueluche des médias qui, justement, n’avaient pas eu grand-chose à se mettre sous la dent depuis un petit bout, Hamilton s’est au surplus retrouvé malgré lui dans l’œil de la proverbiale tempête dans le non moins proverbial verre de flotte lorsque Jacques Villeneuve, un chanteur pop de renom, a raconté à la dernière livraison du magazine Autosport que le jeunot effectuait des départs dangereux et mériterait de se faire donner du drapeau noir plus souvent.Villeneuve n’a pas tardé à se faire rabrouer par un peu tout le monde pendant que le principal intéressé, doté d’un calme plutôt impressionnant, se contentait de répondre d’une voix posée devant un milliard de journalistes quelque chose dans le genre de «je ne sais pas pourquoi il .a dit ça».D’ailleurs, à la télé, ils ont dit que dans l’ensemble, Hamilton avait «bien répondu aux questions» jeudi, ce qui ne peut qu’ajouter à l’engouement qu’il suscite.Un printemps ne fait pas une hirondelle, mais Lewis Hamilton a acquis en quelques semaines, à 22 ans à peine, le statut de phénomène de la Formule 1.Déjà, par sa seule présence, il faisait figure de précurseur en tant que premier pilote noir de toute l’histoire.Et si plusieurs ont froncé le sourcil lorsque McLaren Mercedes, une des meilleures écuries, a annoncé il y a quelques mois sa décision de faire de lui son second conducteur — derrière Alonso expatrié de chez Renault, rien de moins —, il s’est chargé de faire taire les sceptiques dès ses débuts.Une troisième place au Grand Prix d’Australie, suivie de quatre deuxièmes places consécutives, en Malaisie, au Bahrein, en Espagne et à Monaco.Cinq épreuves, cinq podiums, à égalité avec son coéquipier en tête du championnat des pilotes.Ne reste pratiquement plus qu’à se demander quand il remportera sa première course.En tout cas, le jeune a l’habitude de brûler les étapes, à tel point qu’un vétéran aguerri et ancien porte-couleurs de McLaren comme David Coulthard, par exemple, s’est interrogé publiquement à propos de l’opportunité de le faire monter en Fl dès cette saison alors qu’il aurait pu encore acquérir du métier dans un circuit infé- rieur.Champion britannique cadet de karting à dix ans, il a couronné une ascension fulgurante en décrochant l’an dernier les grands honneurs de la série GP2, le circuit européen où se produisent les espoirs de la Formule 1.La presse britannique en a fait son chouchou, évoquant en lui le meilleur conducteur du pays depuis Nigel ManseL Mais la comparaison la plus inévitable, même si elle peut paraître oiseuse parce qu’inspirée essentiel lement par la couleur de la peau, a été celle avec Tiger Woods.Vrai que le golf professionnel et la course automobile de haut niveau ont en partage de faire pas mal dans l’affluence et assez peu dans la diversité ethnique, mais il faudra attendre encore un peu: l’un a des tonnes de titres à son actif, l’autre est frais arrivé.Et bien que possédant un des meilleurs volants du circuit, l’autre n’est pas à l’abri d’une baisse de ré» gime.Dans tous les sports, il n’est pas rare qu’une recrue démarre en lion puis éprouve des difficultés à mesure que ses adversaires le connaissent mieux.L’histoire fréquemment racontée veut qu’après avoir remporté, à 11 ans, la compétition Champions du fùtur McLaren Mercedes dans sa classe d’âge, Lewis Hamilton soit allé interpeller directement le patron de l’écurie, Ron Dennis, lors d’une cérémonie de remise de prix.Hamilton lui a alors dit qu’il voulait piloter pour lui.Après réflexion, Dennis a décidé de donner sa chance au garçon, et les résultats se sont avérés aucielà de toute espérance.Jamais un pilote à sa première campagne en Fl n’a remporté le championnat En dominant le classement après quatre épreuves, Hamilton a établi un record, celui du plus jeune conducteur à occuper la tête.Et il accomplit ses exploits dans une saison comme personne ne se rappelle en avoir vu, où pas moins de quatre coureurs—Alonso 38 points, Hamilton 38, Massa 33, Râikkônen 23—promettent de se livrer bataille jusqu’à la fin pour te titre.L effet Hamilton pourrait bien consister à donner un panache inédit à la Formule 1 et à mettre du suspense là où il en a si souvent manqué.: ’
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