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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2003-05-24, Collections de BAnQ.

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LE REVOIR.LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 25 MAI 2 0 0 3 Deux carnets où Bruno Roy module l’art de l’autoportrait Page F 4 .V* ?LE DEVOIR ?Les œuvres photographiques de Nan Golding au MACM Page F 8 0 Illustration de Michel Rabagliati, tirée de La Littérature pour la jeunesse 1970-2000, sous la direction de Françoise Lepage, publié chez Fides.Les changements de mentalité, la conception qu'on se fait de l'enfant et la sophistication entre le texte et l'image ont contribué à des transformations intéressantes dans l'édition d'albums pour petits, Le Québec, terre des festivals, aura son premier Festival du livre jeunesse de Laval.Il se tiendra au Collège Montmorency du 28 mai au 1 juin prochain.Déjà, plus de 8000 inscriptions dejeunes des régions de Laval, de Montréal, des Laurentides et de Lanaudière sont confirmées.Attention, 8000 jeunes qui lisent, ça risque de faire du bruit! GINETTE GUINDON e dernier-né des festivals de littérature a lieu au moment où vient de paraître, chez Fides, un ouvrage savant retraçant Titinérai-re des trente dernières années de littérature pour la jeunesse au Québec.Inutile de dire que beaucoup de chemin a été parcouru.Sous la direction de Françoise Lepage, ce tome XI des Archives des lettres canadiennes est une publication du Centre de recherche en civilisation canadienne-française de l’Université d’Ottawa.Dix-sept spécialistes signent quatorze articles répartis en deux sections: la première partie présente les divers types de livres pour la jeunesse et étudie quelques genres littéraires (science-fiction, bande dessinée et adapta- tions théâtrales) et la seconde partie analyse l’œuvre de sept écrivains.Une annexe statistique et une imposante bibliographie de la critique de 1970 à 2000 et des sources consultées pour chaque article complètent l’ouvrage.Des albums Les jeunes festivaliers de Laval auront une belle panoplie d’albums à se mettre sous les yeux.Le genre a évolué considérablement au cours des quinze dernières années.Au milieu des années 1980, la production d’albums avait en effet baissé au point qu’on ne trouvait que quelques éditeurs audacieux pour oser s’attaquer à cette fabrication onéreuse.Comme le rapporte Françoise Lepage dans son article «L’image dans l’album pour enfants», les changements de mentalité, la conception qu’on se fait de l’enfant et la sophistication entre le texte et l’image ont contribué à des transformations intéressantes dans l’édition d’albums pour petits.L’image n’est plus un simple accessoire et on voit même des livres sans texte ou presque, comme L’Écharpe rouge d’Anne Villeneuve, complètement libérés d’une dépendance au texte.D est dommage que, dans le livre, les figures suivant cet article ne donnent que le nom des auteurs des albums en omettant celui des illustrateurs! Un autre texte, «Traces postmodemes dans les mini-romans et premiers romans», recense l’ensemble de la production de ce type de volumes.Ces romans se sont développés dans l’édition québécoise des années 1990.Quant aux romans pour adolescents, Monique Noël-Gaudreault, de l’Université de Montréal, traite de neuf titres presque tous écrits au «je».La conclusion de Claire Le Brun, dans «La science-fiction au féminin», affir- me que ce genre se distingue par son refus du pessimisme.L’article sur le panorama de la bande dessinée québécoise n’intéressera pas que les passionnés du genre.Deux autres articles, l’un sur l’adaptation des genres littéraires pour le théâtre jeunesse — qui ne figurent dans la programmation des compagnies de théâtre que depuis les années 1980 — et l’autre sur la censure, avec plusieurs témoignages d’auteurs et d’éditeurs, complètent cette première partie.La seconde partie de l’ouvrage analyse de façon approfondie les textes de six écrivains reconnus au Québec et d’un auteur francophone de l’Ontario.Pourquoi ce chobc?Des auteurs importants sont absents et les quelques titres de Doric Germain sont inconnus des SUITE PAGE F 2: JEUNESSE Gratia Dei P’ongez dans I univers du Moyen Age WaSlQ Gratia Dei Les chemins du Moyen Âge 4 DIDIER MÉHU fM \ -V A fP- ^ ^ ^ ¦ J" Visitez l’exposition Gratia Dei ?Musée de la civilisation de Québec jusqu'au 28 mars 2004 (jkfû  FIDES MUSf F.Df I * CIVÎl ISATDN F 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 25 MAI 2003 Ws Livres JEUNESSE SUITE DE LA PAGE F I jeunes lecteurs québécois.Quand on veut faire du Canada français le lieu d’une seule littérature, des déséquilibres s’établissent et frisent le ridicule.,.L’annexe d’Edith Madore sur le panorama de la situation actuelle de la littérature d'enfance et de jeunesse québécoise, exprimée sous forme de tableaux, de résumés et de chiffres réels, est une référence indispensable aux gens du milieu.De plus, ce rapport rétablit enfin des vérités sur les parutions, la durabilité des livres jeunesse en librairies et l’exportation de nos livres.Plusieurs auteurs de ce collectif seront présents au colloque qui donnera le coup d’envoi au Festival du livre jeunesse de Laval le 28 mai prochain de 9h à 16h30 avec comme invité d’honneur Pierre Bruno, maître de conférence à l’Université de Bourgogne, en France, et spécialiste de la littérature pour la jeunesse.Six interventions suivies d’une période de discussion rempliront cette journée qui se terminera par le vernissage de l’exposition d’illustrations.Les jours suivants, c’est sous le thème «La lecture donne des ailes!» que les jeunes participeront à une quarantaine d’activités dont des rencontres avec des auteurs, des bédéistes et des illustrateurs, des jeux-questionnaires, des rallyes littéraires, etc.Un hall d’exposition présentera les livres de 77 éditeurs, des œuvres d’illustrateurs, des livres écrits et illustrés par les jeunes, des organismes et associations liés à la promotion de la littérature ainsi que les séances de signatures habituelles dans ces rencontres.Coordonnées Au Collège Montmorency du 29 mai au 1" juin 2003 465, boul.de l’Avenir, Laval téléphone: (450) 978-3985 télécopieur (450) 688-2229 Heures d’ouverture du festival: les jeudi, vendredi et samedi de 9h à 21h; le dimanche de 9h à 16h.Coût d’entrée: gratuit pour les enfants de 0 à 17 ans; 5 $ pour les adultes.Mercredi 28 mai Colloque pour tous les professionnels du livre (sur inscription) 65 $, le repas et le cocktail compris LA LITTERATURE POUR LA JEUNESSE 1970-2000 Sous la direction de Françoise Lepage Fides, coll.«Archives des lettres canadiennes» Saint-lauréat, 2003,350 pages É C II O S Saint-Denys Garneau, peintre (Le Devoir) — La Fondation de Saint-Denys-Garneau lance le (i-rage d’un tableau du poète (L’île d'en haut, 1928) afin de financer son prix annuel.Une exposition des manuscrits du poète sera par ailleurs présentée cet automne à Trois-Rivières, alors que la Poste canadienne émettra un timbre commémoratif en son honneur.LITTÉRATURE JEUNESSE Uaprès-Harry Potter GISÈLE DESROCHES Depuis les Harry Potter, les éditeurs sont anxieux de mettre la main sur le manuscrit fantastique susceptible de faire grimper les chiffres de vente de façon aussi sensationnelle.Au Québec, l’éditeur des Intouchables, Michel Brûlé, a cru si fort dans la série Amos Daragon qu’il a fixé à 99 C le prix des douze mille premiers exemplaires du premier tome: Amos Daragon, porteur de masques.Les trois premiers tomes de la série sont parus simultanément.L’éditeur dit en avoir vendu les droits en Allemagne, en Serbie, en Italie et en Corée.Le premier tome a tenu la première place de la liste des meilleurs vendeurs dans la chaîne de librairies Renaud-Bray.Un site Internet (wunv.amosda-ragon.com) présente l’auteur, Bryan Perro, comédien, conteur et auteur.Bref, on mise beaucoup sur la série.Perro possède un indéniable talent de conteur.Sans s’attarder, il entraîne son jeune lecteur sur des chemins fabuleux, à la suite d’un héros de douze ans, particulièrement malin, qui se voit confier la mission de rétablir l’équilibre du monde menacé par la guerre que se livrent les dieux du bien et du mal.Reprenant sensiblement le même modèle que Le Seigneur des anneaux, apparenté aux jeux vidéo par sa progression, empruntant au conte traditionnel plusieurs motifs, sinon des scènes entières où l’on peut reconnaître le conte d’origine, le récit laisse deviner de multiples inspirations.Amos est une sorte de superhéros, vaguement ésotérique, ama- teur d’énigmes et secouru par de brusques illuminations, combattant sous la bannière de la Dame blanche des méchants vraiment cruels qu’il déjoue pourtant sans difficulté grâce à une ruse aussi réjouissante qu’efficace.D ne doute jamais de lui, trouve toujours la solution du premier coup, se montre meilleur que tous, y compris ses pauvres parents bien démunis.Si la narration est pleine de formules convenues, de clichés, si une sensation de déjà vu ou d’improvi-sé assaille souvent le lecteur adulte, s’il décèle quelques contradictions dans le discours, il n’en va pas de même pour le jeune lecteur qui suit cette quête avec ferveur.Le dosage d’imaginaire et d’action, de fantaisie et de contrainte est très réussi, le rythme bien maîtrisé, la curiosité du lecteur attisée par le souffle qui traverse l’épopée.On trouve quelques coquilles ici et là (il ga-gnit par exemple!).La lectrice, quant à elle, notera peut-être que les rôles féminins sont, encore une fois, ou bien secondaires, flous et peu dignes de confiance, ou bien totalement mythiques.Les ailes d’argent Quant à l’excellente série de Kenneth Oppel, dont les deux premiers tomes Silverwing et Sun-wing ont paru, l’un l’an dernier, l'autre récemment, elle exploite le même filon du jeune héros malgré lui.Le chauve-souriceau prénommé Ombre évolue au milieu Michel Brûlé a cru si fort dans la série Amos Daragon qu’il a fixé à 99 C le prix des 12 000 premiers exemplaires du premier tome Palmarès Renaud-Bra Le baromètre du livre au Québec 1 Roman L'IGNORANCE ¥ M KUNDERA Gallimard r 14 2 Roman P COELHO Anne Carrière 1 3 Roman Qc TOUT LA-BAS A.COUSTURE Libre Expression 7 4 Polai DARLING LILLY M.CONNELLY Seuil 2 5 Psychologie PETIT OU GRAND ANXIEUX ?A.BRACONNIER Odile Jacob 34 6 Cuisine BARBECUE ?RAICHLFN/SCHNEIDER L'Homme 56 7 Psycho.Qc DEMANDEZ ET VOUS RECEVREZ P.MORENCY Transcontinental 28 8 Roman SEPT JOURS POUR UNE ÉTERNITÉ M LÉVY Robert Laffont 13 9 Psychologie QUI A PIQUÉ MON FROMAGE ?J.SPENCER Michel talon 124 10 Polar LES CHIENS DE RIGA H.MANKELL Seuil 3 11 Spiritualité LE POUVOIR DU MOMENT PRÉSENT ¥ E.TOLLE Ariane 136 12 Spiritualité DIEU ?¥ A.JACQUARD Stock 12 13 Polar GONE, BABY.GONE ¥ D LEHANE Rivages 3 14 Roman Qc LES FILS DE IÀ CORDONNIÈRE P.GILL vlb éditeur 5 15 Scénario Qc LES INVASIONS BARBARES D.ARCAND Boréal 2 16 Jeunesse QUATRE FILLES ET UN JEAN ¥ A.BRASHARES Gallimard 47 17 Loisirs Qc LES MORDUS N’ 1 ¥ M HANNEQUART Rudel Médias 10 18 Roman Qc LIFE OF PI ?- Booker Prize 2002 Y.MARTEL Vintage Canada 29 19 Roman TOUT CE QUE J'AIMAIS ¥ S.HUSTVEDT Leméac 9 20 Roman Qc A.-C.DRAINVILLE Effet pourpre 31 21 Faune Qc LES OISEAUX ET L’AMOUR ¥ J LÉVEILLÉ L'Homme 5 22 Roman OSCAR ET LA DAME ROSE E.-E.SCHMin Albin Michel 18 23 Roman Qc M BEAUDOIN Triptyque 10 24 Actualité IA GUERRE DES BUSH 5P |é.LAURENT Plon 15 25 Essais H.REEVES Seuil 3 26 Loisirs Qc LES MORDUS If 2 M.HANNEQUART Rudel Médias 4 27 Roman IMPRIMATUR T MONALDI/SORTI JC Lattès 17 28 Psycho.Qc J.YOUNG L'Homme 18 29 Essais Qc DEUX FILLES LE MERCREDI SOIR BÉRARD/TURENNE Transcontinental 7 30 Psycho.Qc STRATEGIES POUR DÉVELOPPER L'ESTIME DE SOL J MONBOURQUETTE Novalis 5 31 Roman Qc LA MAISON DES REGRETS D.MONETTE Logiques 13 52 Roman SANS SANG A.BARICCO Albin Michel 12 33 Polar L'HÉRITAGE J.GRISHAM Robert Laffont 9 34 Flore AMÉNAGEMENT PAYSAGER POUR LE QUÉBEC HODGSON/ADAMS Broquet 6 35 Roman LA TACHE ¥ P.ROTH Gallimard 33 36 Santé GUÉRIR ¥ SERVAN-SCHREIBER Robert Laffont 5 37 Actualité APRÈS L'EMPIRE ¥ E.TODD Gallimard 31 38 Roman JE NE SAIS PAS COMMENT ELLE FAIT A.PEARSON Plon 21 39 Cuisine CUISINE VÉGÉTARIENNE ¥ COLLECTIF Marabout 17 40 Faune GUIDE DES OISEAUX DE L'EST DE L'AMÉRIQUE DU NORD ¥ D.4 l STOKES Broquet 325 41 Biographie BRÛLÉE VIVE ¥ SOUAD Oh ! Éditions 7 42 Biograph, Qc WILLIAM FYFE, TUEUR EN SÉRIE M PIGEON Lanctfit 5 43 Psychologie L'INSATISFACTION CHRONIQUE ASHNER/MEYERSON Sciences t< culture 128 44 Roman Qc UN PEU DE FATIGUE S.BOURGUIGNON Qc Amérique 28 45 Guide Qc COLLECTIF Ulysse 4 Nbre de semaines depuis parution ?: Coup de Coeur RB ¦¦¦¦¦ : Nouvelle entrée ___ Plus de lOOO Coups de Cœur, pour mieux choisir.N'ATTENDEZ PAS QU'ON VOUS PRIVE DE L'INFORMATION POUR LA DÉFENDRE Reporters sans frontières Soutenez Reporters sans frontières Achetez l'album de photographies de Philip Plisson.10,50 $.www.rsf.org Bits u ri i livres e€>l©rés* été çft$©lëillé i Jean Heidar Christine Délezenne Carole Tremblay Céline Malépart 24 succursales au Quebec Nouvel arrivage ! Les soldes d’éditeurs des livres magnifiques à prix incroyables 50% de rabais et plus.K STOP PRIX CHOC Renaud-Bray / j , WVWL ; ^ 'i Ve tn couleur dans touh les bonnes librairies Dominique Demers Fanny Les 4oo coups des siens, les Ailes d’Argent (pourquoi n’avoir pas traduit le titre?) curieux et vif, déplorant sa petite taille et cherchant à prouver sa valeur.Le récit du second épisode (prévoir des moments pénibles si on n’a pas lu le premier) mène à la découverte par la colonie d’un paradis, une jungle artificielle qui s’avérera un piège.Tout en découvrant l’abominable complot (l’auteur s’est inspiré d’expériences réelles où l’on entraînait des chauves-souris à porter des explosifs), Ombre et Marina, une jeune Aile de lumière, conduisent la colonie vers un nouveau lieu d’hivernage sécuritaire.La réflexion et la recherche de sens jouent un rôle majeur dans cette longue saga initiatique rythmée de batailles épiques que l’on suit en serrant les dents et en tournant les pages de plus en plus vite, happés par l’urgence de savoir.La traduction française emploie cependant des mots et des expressions peu familiers sur lesquels on butera peut-être, sans pour autant perdre sa motivation.La diversité sociale et l’apprentissage de la vie sont traités de façon sensible et attentive, proposant des repères valables.La sortie de Firewing est prévue pour cet automne aux Editions Scholastic.Sous le signe du Zodiaque Quant à la série Les îles du Zodiaque, chez Médiaspaul, elle est délicieusement dépaysante.Des trois, c’est certainement celle où la part d’imaginaire et d’invention est la plus grande.La réalité des personnages y perd peut-être un peu, mais pas î’intérêt Pierre, le jeune héros de 13 ans, habite Zodiaque, une île faite de multiples constellations et traversée de cours d’eau.Afin de sortir sa mère de la misère, il est parti, dans le premier épisode.Le Messager des orages, à la recherche de son père, navigateur de ia guilde des Nautes, à une époque où on ne sait pas encore où finit le monde (Tan 691).La suite, Sur le chemin des tornades.s’ouvre sur un résumé clair et détaillé du premier épisode de sorte qu’on peut en entreprendre la lecture directement si on le désire.Pierre est maintenant prisonnier du Seigneur Oronte qui le maintient en «stase» par magie, le réduisant au niveau d’instrument de navigation, lisant dans ses yeux les subtils changements climatiques qui lui permettent d’éviter les écueils.Pierre réussira à s’échapper, poursuivi sans relâche par les hommes d’Oronte.Ses tribulations le mènent à des rencontres parfois périlleuses, parfois inespérées, mais toujours fascinantes.Semé de réflexions pertinentes sur la vie, la société, la croissance, la justice, ce récit propose un univers riche, mystérieux, presque onirique, plein d’interdits et de magie.L’auteur, Laurent McAllister, est purement virtuel; même sa photo apparaissant sur le quatrième de couverture est fabriquée.La couverture est franchement attrayante, l’écriture de qualité.Le premier tome a reçu le prix Boréal, rarement attribué à un livre jeunesse.AMOS DARAGON, PORTEUR DE MASQUES LA CLÉ DE B RAHA LE CRÉPUSCULE DES DIEUX Bryan Perro Les Intouchables Montréal, 2003,252 pages SUR LE CHEMIN DES TORNADES Laurent McAllister Médiaspaul, coll.«Jeunesse Pop» Montréal, 2003,164 pages SILVERWING SUNWING Kenneth Oppel Traduit par Luc Rigoureau 2002 et 2003,382 et 416 pages Olivieri l i b r a i r i e » b i s t r orj Causerie à l’occasion du passage à Montréal de Salomon Malka dans le cadre du colloque international identités modernes et sépharades.SEPHARADE 5219, Côte-des-Neiges Métro Côte-des-Neiges service@librairieolivieri.com Emmanuel Lévinas À l’occasion de la parution aux Éditions Jean-Claude Lattès de ia biographie : Emmanuel Lévinas, la vie et ta trace de Salomon Malka, nous vous invitons à une rencontre consacrée au grand philosophe juif, Emmanuel Lévinas.Les participants tenteront de comprendre tes raisons de la popularité croissante de Lévinas aujourd’hui et de son apport à la pensée contemporaine.Participants : Salomon Malka Alexis Nouss Marc-Alain Wolf Christian Saint-Germain Mardi 27 mai 19 h 30 Réservation obligatoire : 739-3639 Si vous désirez souper au Bistro, il est préférable de réserver.^Triptyque www.gencration.net/tripty Tél.: (514) 597-1666 4 •#*r < Mafvachon ^’arpenteur de la ville L'utopie urbaine situationniste èt Patrick Straram 293 p., 25 $ Cet essai explore la vision architecturale et urbaine de l'Internationale situationniste l’une des dernières avant-gardes du 20ième siècle, et de son principal représentant au Québec, Patrick Straram.t K S S A I LE I) E V 0 I K .LES SA M E l> I 2 t ET 1> 1 M A N C tl E 2 5 Liiteratiire >%li LITTÉRATURE JEUNESSE La poésie de l’enfance Que le public soit petit ou grand, jeune ou vieux, gras ou maigre, le problème est le même: la poésie trouve toujours moins d'adeptes que le roman.Heureusement, certains amoureux des vers persistent à vouloir partager leur passion.Voici donc quatre ouvrages pour enfants qui tentent de rendre «tendance» cette forme trop souvent négligée de la littérature.o, rms D juroMtJe mW», PwrïMPs ' ot axe JE UÜS éTuxeax* P ÉM/tiOpf&i AiHbl ar, en Mo, « Sa narration e8* précise « alerte, [Te*que c’est d' I Régine Martel, £5* ressim ** OUEBK OR MfOIA F 4 L K I) E V 0 I K .LE A M E I) i t ET DIMANCHE 2 M A I U 0 3 ITTERATURE 'V! POÉSIE L’omniscience potentielle Pour le grand bien de ses lecteurs, José Acquelin parle lunaire THIERRY BISSONNETTE Les différents recueils de José Acquelin, depuis Tout va rien en 1987, se présentent comme les pièces d’un même appartement, foré à même quelque concrétion lunaire atterrie près d’un centre-ville.Chien d’azur, L’Oiseau respirable, Là où finit la terre, tous ces livres sont traversés par une perspective assez unique en poésie québécoise, où le rêve et la réflexion sont combinés sans lourdeur, faisant partie d’un même recours à l'intelligence sauvage de la perception.«Passé la volonté de la lune, par l’éblouissement de la nuit ultime, je parle d’un sentier mûr», dit-il d’ailleurs dans L’Inconscient du soleil, un livre où il se montre à la fois même et autre.C’est qu’on ne se réinvente pas totalement lorsqu’on a trouvé sa manière de déjouer le langage en sa faveur.Chez Acquelin, cette opération passe par la réitération sérielle de l’indicible, non pas celui d’une pseudo-mystique prétentieuse, mais un indicible qui résulte d’une contemplation active de «l’inexistence de tout».C'est sur un impeccable poème en prose que s’ouvre le nouveau recueil, où le poète poursuit son tranquille interrogatoire des choses et des êtres, accumulant les constats, les paradoxes et les proverbes pour mieux délier sa vie: «La fin du voyage étant la mort du voyage pour le départ de la mort.Aimer étant le détachement ultime qui rend inutiles le bonheur comme le malheur.» La première des trois sections se poursuit alors en vers, presque entièrement en quatrains, ce qui n’est pas sans rappeler une partie de L’Oiseau respirable.Fort heureusement, cette contrainte épouse totalement le courant heurté, légèrement divagué, de ces idées qui se regardent surgir.Si Saint-Denys Garneau, réincarné, eût digéré la décadence de son siècle et parfait le détache- ment dont certains de ses poèmes furent porteurs, il me semble que c’est ainsi qu’il écrirait: «le soleil m'enlève du sol/ je suis plus léger que la terre de mes os / je suis un exemple d'inconscience sirotée / je ne sers qu'à trouver un passage léger».Ailleurs, c'est un Acquelin plutôt inédit qui se révèle dans des passages crûment érotiques: «elle me demande que je l’embroche solairement / nous deux nus en sueur irrépressible / dans les graminées gratuites d’un solstice / où la nuit refuse de descendre sur un miracle».Chair et esprit plongés dans une même machine à sécréter du possible, le poète se montre plus humain encore qu’autrefois, faisant presque oublier la circonspection qui guide toute son écriture.Alors que la seconde partie, un unique long poème, emprunte aussi la voie des quatrains, la troisième section est entièrement constituée de courtes proses, un genre où Acquelin excellait déjà dans Là où finit la terre.Parcourant cela, on est souvent étonné de lire avec combien de fraîcheur il répète et approfondit ses motifs de prédilection, jouant sur les mots en évitant, presque à tout coup, la puérilité: «Quiconque écrit a quelque chose à cœur de taire.Il est si rarissime que l’on ne soit pas un tunnel.Je ne me diluerai pas à vous contredire; je vous continuerai à me dire rien d’autre que ce que je ne suis jamais tout à fait: une passerelle de neurones en passereaux.» Certains crieraient à l’emberlificoté, au cérébral, il n’y a pourtant là qu'une complexité vivante.Ce livre, qui nous lit autant qu’on le feuillette, vient confirmer la pertinence et la justesse d’un grand recycleur d’irrationnel, inconscient du soleil comme pas un.L’INCONSCIENT DU SOLEIL José Acquelin Les Herbes rouges Montréal, 2003,90 pages ROMAN Par le trou de la serrure Dans ce roman bâti sur un souvenir d’été, sis à Salies-les-Bains, dans les Pyrénées, Michèle Gazier campe une amitié entre Elise, une jeune fille encore près de l’adolescence, et une gamine de sept ans, Lola, qui a deux frères qu’on ne voit jamais.Or, sur le visage de Lola, des rides parfois dessinent d’étranges traits laids, s vertus d’une cure dans la station thermale vont permettre à la curiosité de l'une de connaître les secrets de l’autre.L’énigme tourne autour de la monstruosité.Peut-on aimer la Bête, comme dans le conte, voir l'amour la transformer?Le dévoilement est plus cru, inhabituel mais tendre.Lorsque la réalité physique des petits voisins apparaît dans un rayon de lune, on dirait que celle-ci est descendue sur la terre pour y déposer un de ces mutants que les dessins et les fictions sont d’ordinaire seuls capables d'animer.Guylaine Massoutre LES GARÇONS D’EN FACE Michèle Gazier Le Seuil Paris, 2(X)3,203 pages ROMAN QUÉBÉCOIS Ying Chen, une femme dans une ville A ccrocheur, le titre de ce roman?Peut-être.Mais rien à redire sur son exactitude: le squelette est bien là, tout au long du livre, de même que son double, qui débattent et se disputent comme deux ennemis très chers.Ce roman de Ying Chen nous plonge donc dans le fantastique.Mais un fantastique qui s’érige sur fond de quotidienneté.Présenté comme allant de soi, puisque la vraisemblance n’est le plus souvent qu'un écran.Et offert avec une économie de moyens exemplaire.Voyez le lieu où se déroule le récit.11 s’agit d’une ville double — ou s’agit-il de deux villes distinctes?— séparée par un cours d'eau.Impossible de la situer dans un pays précis ni même un continent.On sait seulement qu’il y a eu un tremblement de terre tout récent.Dans cette ville, une femme, si maigre qu’elle ne semble plus avoir que la peau et les os — c’est le squelette —, prépare tant bien que mal une réception d’amis décidée par son mari.Et de l’autre côté de la rive, sous les décombres, une autre femme — le double de la première —, blessée aux jambes, attend du secours.Ces deux femmes, aussi différentes qu’il se peut, sont les deux narratrices du roman de Chen.Elles se partagent à parts égales le récit — la voix du double étant identifiée par des italiques —, se relayant, se disputant parfois au fil d’un dialogue-débat cynique ou tendre, entreprise étonnante de déconstruction de l’identité: «Je suis la cendre de multiples consciences, je suis mangée par tant d’autres, j’ai dévoré tant de choses moi aussi, que je ne suis pas vraiment moi», dit le squelette.«Ma présence sème le doute sur l’unicité de votre personne», note le double.Mais tout à la fois tentative de réunification, comme le dit le squelette: «Derrière le “nous”, c’est toujours le “je” qui parle.Alors, de grâce, qu’il sorte du rang, ce “je”, qu'il cesse de se cacher et d’utiliser d’autres voix pour faire gonfler le volume de la sienne, qu’il parle tout haut au nom du “je” seulement.Que ce “je” soit ramené à la lumière, exposé à la chaleur, de la chair pourrie comme tout le reste.» Ainsi se racontent ces deux versants antagonistes d’une même femme.L’une en bourgeoise squelettique et velléitaire, qui a des tendances schizoïdes, retranchée dans son intérieur cossu: l’autre, sinistrée, plutôt ronde Robert Chartrand ?de corps, sensuelle, désirante mais laissée pour compte, et qui est en quelque sorte la mauvaise conscience de la première.Qu’ont-elles à se dire?Elles parlent bien sûr de leurs préoccupations immédiates, parfaitement incompatibles: mondanités, cancans du voisinage pour le squelette, alors que sur l’autre rive son double attend désespérément d’être secouru.Ainsi s’affrontent le futile et le vital, d’importance à peu près égale, qui di- sent la distance qui les sépare bien davantage qu’un simple cours d’eau.On se doute bien, cependant, quelles ont un passé commun: des origines floues d’enfants trouvées, une existence de femmes et de mères problématique.Puis, elles partagent surtout un sentiment profond, lancinant, d’étrangeté: elles ne sont pas sûres d’appartenir tout à fait à la tribu humaine.Un peu de la même manière que le personnage principal d’immobile (Boréal/Actes Sud, 1998) se sentait d’une espèce ostracisée, si différente de celle des mâles, «exacte et pure».Cette femme contradictoire, scindée, parle aussi des hommes, qui se servent d’elle comme d’un simple pont pour assurer leur descendance, de son fils qu’elle a abandonné par refus, peut-être, de n’être que l’instrument d’une continuité étrangère.0 JACQUES GRENIER LE DEVOIR Ying Chen a émigré de sa Chine natale au Québec il y a une quinzaine d’années.Elle parle aussi de l’âge, du vieillissement, cette étonnante voix de femme - de femmes?-qui dit ses incohérences, ses contradictions et va même jusqu’à se reprocher son manque d’humour.Un peu de légèreté lui ferait du bien, parmi tant de pesanteurs.Adversaires, étrangères à bien des égards et cependant complémentaires comme les deux moitiés de l’antique symbole, ces deux voix cherchent à se rejoindre, à s’entendre au-delà de leurs différences.Elles s’interpellent, se querellent parfois au cours d’un étrange débat, mené par moments sur un mode décousu, qui n’offre ni solution ni achèvement.Plutôt une exploration vertigineuse et maîtrisée de cette difficulté à devenir un individu cohérent, à lutter contre la dispersion, l’incohérence.Ying Chen, qui a émigré de sa Chine natale il y a une quinzaine d’années, avait exploré dans ses premiers romans des thèmes attendus: l’exil et le déracinement dans La Mémoire de l’eau et Les Lettres chinoises (Leméac, 1992 et 1993 respectivement), qui lui ont valu l’étiquette réductrice d’écrivain «migrant».Comment s’en débarrasser?En écrivant des romans dont les repères spatio-temporels sont de plus en plus flous, dépourvus d'allusions à quelque sinéité, dont les personnages n’ont même pas de noms.Délibérément universels, en quelque sorte.Comme si ces détails n’étaient que des accessoires encombrants qui empêchent de dire l’essentiel: une identité fragmentée, éclatée qui cherche sa cohérence.Dès La Mémoire de l’eau, un des personnages notait qu’«on vit dans une époque d’exil».Ce dernier est toujours présent dans les livres de Chen, exploré avec toujours plus de dépouillement.Querelle d’un squelette avec son double ressemble parfois à une allégorie sur la situation intenable des femmes.Mais c’est également un roman-roman qui explore de façon inusitée les questions des origines et de l’identité.robert.chartrandS (éfsympatico.eu QUERELLE D’UN SQUELETTE AVEC SON DOUBLE Ying Chen Boréal Montréal, 2003,166 pages ESSAI Le passé, la pensée PIERRE VADEBONCŒUR L’ * œuvre d’art, le poème, le style sont significatifs de première signification.Celle-ci ne s’accompagne d’aucune explication, d’aucune réflexion.Passer d’un tel premier sens, inexplicite, au sens explicite, comme nous les essayistes faisons par V Info : 450-978-3985 Festival du livre jeunesse Laval '78-3985 t aiM»114* ***** a5l«* Lu iwtui***d Bouquinez à la super expo-livres ! Venez rencontrez les écrivains, illustrateurs, éditeurs.Participez à des animations originales et assistez à des spectacles captivants.métier, c’est renoncer à cette vertu primordiale.On pourrait commenter de ce point.de vue le dernier livre de Paul-Émile Roy, L’Indéfectible Espérance, publié récemment chez Humanitas à Montréal.Il n’y crée pas ce que j’appelle du singulier, un fait de culture.La culture, il la transmet surtout.Roy a longtemps été professeur au collège Saint-Laurent.Il a consacré sa vie à la transmission et au commentaire des héritages.Son œuvre écrite se situe dans la suite de cette carrière.Le lire, c’est recevoir le passé, ramené par lui naturellement et avec compétence et générosité.Dans ce livre, il parle entre autres de saint Augustin, de Nietzsche, de la Bible, de Claudel, de Simone Weil, de René Girard et, chemin faisant, incidemment, de plusieurs autres auteurs: Steiner, Alain Touraine, Arendt, Montaigne.Il nous invite à nous laisser conduire selon cette littérature mais aussi selon son propre esprit d’enseignant avisé, réfléchi, pondéré, méditatif.Il a des convictions personnelles, tributaires de la civilisation et de la foi chrétiennes, mais il en use comme d’un éclairage un peu indirect.Comment d’ailleurs traiter la culture sans avoir im certain ancrage dans une philosophie?Cette appartenance est déjà une condition Prix Estuaire-Terrasses Saint-Sulpice Coût d'entrée : enfants : gratuit adulte : 5 $ Heures d'ouverture du Festival : jeudi,vendredi et samedi : 9 h à 21 h dimanche : 9 h à 16 h Au Collège Montmorency du 29 mai au 1" juin 2003 475, boul.de l'Avenir, Laval Élise Turcotte LAURÉATE Sombre ménagerie 76 pages - 14,95 $ mercredi 28 mai Colloque pour tous les professionnels du livre (avec inscriptions - places limitées) Une sortie enlevante pour toute In fomille! Le mini brunch de Mme Sacoche Dimanche le 1er juin à 10 h 30 ^''\Xs-e5?Adultes 6,00$ Enfants 4,00$ Invitation pour toute la fomille, venez vous régaler en compagnie de Mme Sacoche I d* Luc Lecompte FINALISTE Le dernier doute des bêtes 100 pages -15,95 $ ÉDITIONS DU ^ NOROIT 30 ans de poésie www.lenoroit.com d’intelligence de ce dont on parle avec objectivité.Je lis Paul-Emile Roy comme si j'assistais avec profit à l’une de ses leçons.La culture, transmise, même sans qu’on y ajoute d’invention comparable — car le défi est extrême — est toujours substantielle et débordant de sens.A ce propos, il y a quelque chose de bien oublié aujourd’hui en éducation.C’est que la transmission, la pure transmission des littératures, de l’art, de l’histoire et des philosophies enrichit l’étudiant d’un tel savoir que c’est là, ou ce devrait être, la première chose en importance dans l’enseignement.Le reste, les additions que l’on peut faire, le moi dans tout ça, cela, d’un certain angle, est un peu secondaire mais l’on a tendance à y accorder un rang disproportionné.La mémoire, les immenses contenus de l’histoire, a perdu en grande partie la place qu’ils occupaient et se sont trouvées discréditées depuis longtemps d’ailleurs.L’une des raispns pour lesquelles on lit Paul-Émile Roy, c’est que pour sa part il donne cela.Il faut laisser parler les siècles.Il faut les rapprocher de nous.Ils contiennent leur monde, ainsi que par anticipation le nôtre, presque autant Sans eux, du reste, ce dernier n’est pas grand-chose.Roy circule avec discernement dans la culture comme un guide.Le scolaire est peu considéré de nos jours.Le remède spécifique à un certain postmodemisme amnésique, qui envahit tout dont l’école, consisterait à supprimer l’endigue-ment du passé.La liberté retrouvée à cet égard serait sans prix.Bien sûr, on s’attendrait à voir réapparaître la réaction par cette porte ouverte.Mais ce serait vraisemblablement plutôt le contraire.Cela stimulerait la pensée.D pourrait s'agir d’une renaissance.L’INDÉFECTIBLE ESPÉRANCE Paul-Émile Roy Humanitas Montréal, 2003 J LE DEVOIR.LES SAMEDI 21 ET DI M A \ (' H E 2 r> \t A 1 2 O O A K ,1 ?r LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Nouvelles de filles amères Un second livre remarquable d’intelligence et d’humour qui confirme avec force le talent de Suzanne Myre.CHRISTIAN DESMEULES Avec J'ai de mauvaises nouvelles pour vous (Marchand de feuilles, 2001), Suzanne Myre avait fait une entrée à la fois confidentielle et remarquée dans le monde des lettres québécoises.Ses nouvelles révélaient un regard pénétrant et sensible, presque toujours teinté de cynisme et d'autodérision, avec lequel elle explorait le bonheur impossible du couple, toutes les petites contingences du quotidien qui «tuent» l’amour, l'inspiration, la créativité.Ambiances de bureau, petites jalousies entre collègues, enjeux dérisoires et déshumanisation étaient au rendez-vous de ces «nouvelles cruelles».Cette foisl VOIR Bruno Roy est actuellement président de l’Union des écrivains québécois, poste qu’il avait aussi occupé de 1987 A 1996.tisse plutôt le réseau de ses sympathies, d’une façon très différente — moins stylisée et moins tourmentée — que celle de Jean-Pierre Guay, qu’il admire, accordant de nombreuses et savoureuses pages au Journal de ce dernier.Parmi les lectures les plus éclairantes, on note aussi celles qu’il fait de Miron, Jean-Paul Daoust, Yves Préfontaine et Denise Boucher, évoqués par notre diariste épistolaire avec une sensibilité très lucide.Il n’est d’ailleurs à peu près question que de littérature québécoi- se, geste politique dont la polémique autour de L'Amour du pauvre de Jean Larose retrace les fondements.Si cette exclusivité donne une partie de son unité au livre, il est clair qu’un certain manque de contraste vient à surgir, puisque des œuvres de calibre très différent sont mises sur un même pied.Pas tout à fait une introduction à la littérature québécoise contemporaine, le journal s’adresse davantage aux inities de la lecture, qui peuvent mesurer l’intimité qu'établit Roy avec les œuvres parcourues, pas tant pour les analyser que pour en tirer le pollen nécessaire à sa quête d’identité.Presque du même souffle.Bruno Roy signe aussi sa contri butiqn à la collection «Ecrire» des Editions Trois-Pistoles.Ici aussi la lecture occupe une grande place, alors qu'on assiste, par le biais de courts fragments.à la naissance discontinue d’une vocation littéraire.Un processus difficile, que Roy de crit comme un combat contre l’imprécision.«J'avais accumule un retard réel, en matière de langue, retard que jamais je ne rattraperai vraiment», dit-il à propos de son accès tardif aux études et aux livres.Cette difficulté à naître transposée dans la langue, intimement liée à son état d’orphelin, il semble qu’elle soit exactement ce qui meut la quête d’identité citez les écrivains au thentiques, lesquels recherchent cette imparfaite fratrie du livre.JOURNAL DÉRIVÉ I.Lv LECTURE 1974-2000 Bruno Roy Éditions XYZ Montréal, 2003,22!) pages CONSIGNER MA NAISSANCE Bruno Roy Éditions Trois-Pistoles Trois Pistoles, 2003,179 pages Jacdiies kim ROLAND BOURNEUF te «tæ.’wsa* j La route INNOMBRABLE Uvur les sentiers du temps cheminent des hommes.La lave d un volcan, l'angle vertigineux d’une falaise, les omhres inquiétantes d’une forêt accompagnent les voyageurs et nourrissent leur épopée.• ", limitant mime ^ cor wm Récit, 168 p„ 19,95 S Lins tant même NOUVELLES ¦ ROMANS • ESSAIS Marcelle Ra?PATTES D’OIE Mm*»* Marcelle Roy Pattes d'oie 80 pages - 15,95 $ Entre pattes de mouche et pattes d'oie le temps s'est faufilé il a installé ses plissures d'âge sur la figure sur le corps fatigué l'écriture du temps Diane Régimbald Pierres de passage 68 pages - 14,95 $ On recueille une voix, un chant un visage portant les traces de ses origines un corps que l'on vêtira d'un nom de pierres.ÉDITIONS DU ^ NOROIT 30 ans de poésie www.lenoroit.com m - Jacques Salomé Je croyais qu’il suffisait de t’aimer.A loin Michel Des nouvelles criantes de véritér de sensualité.Un Salomé inattendu et passionnant.wvNu.albin-michcl.fr » LE DEVOIR.LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 MAI 2003 F
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